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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
mercredi 12 novembre 1958
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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La terre de chez nous, 1958-11-12, Collections de BAnQ.

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[" NOUVELLES DE agricoles île prédn M Dougl pourrait I produits I depuis 1!) fen liber moindre: Animent 11 J* Cheddar i#el1\u201ce temps !Wr.J» peine \"JUMème fins awmaw X - fSHüSSmm ¦ *'**£,r h4 1 LE SEUL HEBDOMADAIRE AGRICOLE FRANÇAIS D\u2019AMERIQUE (ïi:i eminent, séances du Comité consultatif sur les services Trois événements d'importance majeure apparaissent a l\u2019agenda de l'agriculture canadienne en dedans de 5 jours, I.es trois sont à l'echclon national et débutent dans l\u2019ordre suivant: li I.a conférence agricole iederale provinciale de fin d'année à Ottawa, d'une durée probable île deux jours, les 12 et 13 novembre; 2.t l.e H novembre, inauguration officielle de l'Exposition Royale de Toronto par S.k! I* Gouverneur (iénéral du Canada, le très bon.M, Vincent Massey; 3t l.e 17 novembre, réunion à Ottawa des ministres du cabinet fédérai et des ministres des provinces qui ont un rôle à jouer dans la rvnserwtion des ressources naturelles renouvelables an pays 1,'olt-j.-.tif de ees pourparlers: Tracer le programme préliminaire à une innfèrenre nationale de grande envergure prévue pour l'an prochain il visant la conservation de nos ressources nationales.I.a réunion r>t convoquée par l'Iton.M.Alvin Hamilton, ministre des Ressources naturelles n des Affaires du Nord dans le cabinet fédéral.'T'ne anime plutôt favorable à l'ensemble de l'agriculture\", vient a ttliavva le ministre de l'Agriculture du Canada, l'Iton.darkness, faisant allusion a 1959.Cependant, elle b.m nous valoir des excédents de viandes porcines et de Et le ministre d'ajouter que, pour la première fois ¦ gouvernement a commencé d'acheter du porc afin le marché.Autre, e imentaires: bon étal du marché des bestiaux en jjé-lue ¦ volume des ventes en hausse depuis le début de ail.o mardi- bovins et volailles appelé à demeurer plutôt terme 19511 l'c.ibilites d'exportation très limitées en ce qui regarde prii.tini> l.nii.-rs Ee meilleur moyen de parer à une situation qui Pourrait il.:ur dillicile dt* ce côté: Réduire la product ion.E1- prix de soutien actuels pour le beurre et le pore demeureront '!-lu'm' \"lopi'au printemps prochain.Ees prix obligatoires des jurauiu ch iixés à Ht) p.c.de la dernière moyenne décennale, valent \u201c I?u.t J.'jim- Chez le porc actuellement, le prix obligatoire cônes-'n' 1\t; 1 les tou livres, catégorie A à Toronto M darkness es! ; s prix du porc pour l'annce à venir seront nettement qu'en '5tl \u2018l.iiiii,x milieux, ceux de la production surtout, on semble ! .\u2018I11'; ¦ marché du porc aurait meilleure chance de se tenir J,.'1'1 In!'llu' si, au lieu de recourir aux achats directs, le gouver-I I \u2022\u2019\"\u2018Uniniuie eomplètémenl ces achats et utilise son autre f«r-imiiiae s\"'ilivni : les paiements de compensation.Telle est la pro-V^/nionmdee.ces jours derniers, par le secrétaire de l'Oftice de ° (ll's l\u2019ores en Ontario.M.James Boynton.1 \"e de SI a 1)1 i I isa Lion des Prix agricoles, h Ollaw.i.annonçait la venie au Royaume-Uni de II) millions de livres de Ivo-\u2018ililar qu'il détenait depuis quelque temps.Faible depuis p,l|l,s- le marché du fromage au R.-U.se serait raffermi ces dernières semaines.Récemment et ee pour la .\t.\t\u2018\u2018n cinq ans, le fromage du Canada se vendait pins 1 le beurre au R.U., dit le communiqué de l'Office.Ministre du Canada au Vatican Sainip|l\u201esll \u2018d'i'mrilTiui (12 novembre), d'après les dépêches, que S* duc,, .° , I\"1 -\u2022eau XXIII accueille au Vatican le premier niinistr» na,la* très bon.M.John O.Diefenbaker.(Suite à la jxigc l 2 J d e CHEZ NOUS Volume XXX \u2014 No 31 Montreal, mercredi le 12 novembre 19ôd PAGE 2 LA TERRE DE CHEZ NOUS LD 12 NOVEMBRE 1958 fj&Zb conseil^ 'avicoles do J.-B.ROY, agronomo L'éclairage artificiel des pondeuses I.\u2019automne ramène la question de l\u2019éclairage artificiel des pondeuses.l\u2019Dur retirer le maximum d\u2019avantages d\u2019un système adéquat d\u2019éclairage, il faut connaître les principes d\u2019une installation efficace et savoir l'utiliser à bon escient.Voici un aide-mémoire qu\u2019il est bon de mettre soils les yeux îles aviculteurs à cette saison de l\u2019année.1.\u2014But de l\u2019éclairage artificiel : \u2014 Les pondeuses ont besoin d\u2019un minimum de lit heures de clarté par jour pour que leur consommation de nourriture suit suffisante pour en obtenir une ponte abondante.Durant la belle saison, les jours sont assez longs pour permettre à la pondeuse de satisfaire ses besoins alimentaires.Vient l\u2019automne et scs journées écourtées, la poule sera tôt sur son perchoir le soir et elle en descendra tard le matin.Ses activités se trouvent réduites à une huitaine d\u2019heures, comparativement à une quinzaine pendant l\u2019été.Inévitablement, sa ponte baissera, non seulement parce qu\u2019elle n\u2019aura pas le temps de manger suffisamment, mais aussi parce que ses glandes ne seront pas assez influencées par la lumière.C\u2019est pour prévenir des inconvénients que l'un prolonge les heures de clarté par la lumière artificielle.2.\u2014Durée de l\u2019éclairage : \u2014 Comme l\u2019utilisation de l\u2019éclairage artificiel a pour but de prolonger les heures de clarté naturelle, son emploi dépend de la longueur du jour que l\u2019on veut obtenir.On conseille d\u2019accorder aux poules des journées d\u2019une durée moyenne de 14 heures \u2014 13 heures étant le minimum, 15 le maximum.La lumière artificielle peut se donner uniquement le matin ou seulement le soir, ou encore par la combinaison des deux systèmes, soit quelques heures le matin et quelques heures le soir.L\u2019essentiel, répétons-le, c\u2019est de procurer environ 14 heures de clarté par jour aux pondeuses.Un système automatique de contrôle est généralement utilisé' pour \u2018borer l\u2019aviculteur de la corvée quotidienne de donner et de couper le courant à des heures précises.3.\u2014Installation : \u2014 Une ampoule de 00 watts suspendue à une hauteur de fi à 7 pieds de la litiere, suffit pour éclairer 200 pieds carrés de plancher.1.ampoule doit etre surmontée d\u2019un abat-jour ou réflecteur, dis-positif permettant d obtenir de 25 à 50'.ô plus de rendement.Le H- * ,, ôtre maintenu exempt de tout excès de poussière et 1 installation électrique bien faite afin de supprimer tout danger d incendie.Un bon programme d\u2019éclairage artificiel signifie économie et meilleur rendement dans la ponte.Le programme agricole de la fédération libérale Trois commissions dont l\u2019une pour les problèmes d'éducation, une autre pour les problèmes ouvrier* et une dernière pour les problèmes agricoles se sont partagé le travail lors du 4ieme congres annuel de la Fédération Libérale Pro-vmc.ale du Québec tenu à Montréal, il y a quelques jours Voici I essentiel des principales résolutions susceptibles d'in-teresser la classe agricole, présentées par les commissions cr approuvées par I assemblée générale.Education et instruction: fusion des commissions scolaires dans une même paroisse, organisation d\u2019ecoles secondaires régionales, système d\u2019égalisation des revenus comme base de financement des commissions scolaires, service provincial d\u2019évaluation, répartition des contribuables en deux groupes soit les individus et les sociétés, généralisation de la taxe de vente de 1%, instruction obligatoire jusqu'à lfi ans, suppression des rétributions mensuelles et gratuité des manuels scolaires.Ressources naturelles: se donnant connue objectif fondamental de sa politique agricole \"d\u2019a-s.i-ri r à l\u2019agriculture du Québec et à ceux qui en vivent leur légitime part du revenu national\" (t préconisant comme l\u2019un des moyens d'atteindre cctie fin \u201cune action vigoureuse et systématique pour assurer la consolidation et la prospérité du .secteur agricole et cela en étroile collaboration avec les organisations agricoles qui expriment les besoins des cultivateurs\u201d, la Fédération affirme que sa politique agricole s'intégrera dans une politique de planification et d'utilisation rationelle des ressources naturelles de la province.Les meilleurs troupeaux sont traits avec CHORE-BOY low vacuum Système de traite k canalisation *28 rue St-llubert.81-Jvttn.Que.Orientation: une résolution préconise \u201cla formation d'un bureau no recherches economiques qui sera chargé de faire l'inventaire des possibilités de productions et de marchés des différentes ' régions de notre province afin d\u2019o-nenter les producteurs et d'organiser l\u2019écoulement des produits par I intermédiaire d'organismes appropriés.\" Credit: relever le maximum de prêt de S8.000 à $15,000 établi à fi0r; de la valeur réelle et établissement d un crédit de roulement l'asé sur la rentabilité des productions de la ferme.Etablissement: par une autre resolution le parti s\u2019engage à met-Ire sur pied \"un crédit d\u2019établissement a 00% de la valeur réelle ' l\u2019 la ferme.Après 10 ans, la ili\u2019Mo capitale de l\u2019emprunteur sera réduite de 1/3 et le calcul de son annuité sera effecté en tenant compte du reliquat du capital, la durée du prêt ne dépassant pas \u2022di ans.Tous ces prêts garantis p.v une assurance\u201d.De plus l\u2019octroi il établi-sentent sera porté à M.20U à raison de $300 par année P\u2019 nd-int r ;,ns.Inc'ust ,;lisation: le document '(¦ \"1 encouragement de l\u2019établis-Mtr lequel la commission agricole a été appelée à travailler préconi-M: \"l'i\u2019ncouragement de l\u2019établissement d\u2019industries dans les milieu; ruraux pour absorber la main d\u2019oeuvre disponible sur les fermes et favoriser ainsi l'oxer-nrc de certains métiers\u201d.Recherche et enseignement supérieur: le même document précise qu'ils \u201cest urgent d'avoir l§HÜ ftjlii n fi»* ?v >»*-V\\> < S.-.y \u2022ftitf Î-.\"St-Blain Christina\", dont le propriétaire est M.Clément Beauchemin, de Verchères, a été couronnée grande championne de réserve lors de l'exposition provinciale de Québec.Cette vache Ayrshire t egalement remporté les premiers prix pour la lactation aux expositions provinciales de 1952, 1953 et 1958.Elle avait déjà été classée grande championne de réserve en 1953.Elle fut également gV gnante de la progéniture maternelle avec sa soeur (génisse SR) qui sera consignée è la vente des étoiles à l'exposition royale de Toronto la 18 novembre prochain.Nouvelle classe de touristes : les rtouveaux-ncs Au delà de 20 \"\" de poussins éclos en plein été Pour la première fois cette année le rapport intitulé \"Prévisions sur les Couvoirs\" public un numéro de fin d\u2019étc.jusqu\u2019ici c'érait la coutume de discontinuer toute livraison vers la fin de juin.Le ministère fédéral de l\u2019Agriculture, qui surveille la montée et la baisse des éclosions avec l'aide des ministères provinciaux, justifie de la manière suivante la parution d'un rapport de f;n d'été : L'incubation, à l\u2019année longue, surtout celle des poussins et îles dindonneaux destinés au gril, est devenue d\u2019une importance telle qu\u2019on a cru bon de publier un numéro supplémentaire sur les éclosions des treize semaines allant du 28 juin au 27 septembre.En plus de fournir des chiffres, sur les éclosions d\u2019été, le numéro supplémentaire renferme des tableaux statistiques qui mettent à jour les éclosions depuis le début de l\u2019année ou des 39 semaines qui vont du 1er janvier au 27 septembre.Voici le sommaire de ce rapport.Poussins à griller Pendant la période de treize semaines de juillet, août et septembre (du 28 juin au 27 septembre), il s\u2019est produit, en chiffres ronds, un total de 17 millions de poussins destinés à la production de poulets à griller comparativement au chiffre cslimatif de 12 millions de poussins de ce genre (\u2022obis durant la mémo période en 1957.Toutes les provinces ont montré des augmentations considerables, l'accroissement étant très prononcé en Colombie, en Alberta, en Ontario et au Québec.Poussins de remplacement- Au cours de la période de treize semaines finissant le 27 septembre, il s\u2019est produit 3.U millions de poussins de remplacement pour les troupeaux au regard de 2.9 millions durant le* semaines correspondantes de \u201957 La Colombie, l\u2019Alberta et l\u2019Onta-no accusent les plus fortes nug- des institutions d\u2019enseignement agronomique et agricole qui par leurs recherches dans tous les domaines et par un enseignement adéquat animeront le progrès de 1 agriculture québécoise.mentations du nombre de poussins de remplacement.Pendant cette période ; le Québec a onre-gi tré une baisse d\u2019environ 300,-0(i0 poussins.Eclosions de dindonneaux Du début de l\u2019année en cours jusqu\u2019au 27 septembre dernier, les couvoirs enregistrés ont produit plus de 8.2 millions de dindonneaux.De ce nombre au delà de 8.2 millions étaient desti- nés h la production de d -.rions a griller.En septembre, pmi:-l'Ontario seulement, «u.;a;:.u.\u2022 81,035 dindonneaux éclos, i -.unt destinés à la production th dindons à griller.Dans le Qm-Dec les chiffres étaient de 41.901) U 43.500, respectivement.A noter que les chit'fn \u2022 aient pour les 13 semaines de l'eté dans le cas des poussins tandis que.pour les dindonneaux, .; -mit applicables à 39 semaine- .\u2022 Ix'riode s'étalant du 1er i,.n : au 27 septembre 1958 LA NOUVELLE POULETTE DEKALB la vraie productrice d\u2019oeufs Les aviculteurs du pays ré . t route clans l'obligation de soutenir, plus ou moins ht'\u2022 tellement dans les deux cas, le pouvoir d achat des glandes masses laborieuses du pays.bar le recoins à des paiements de coin pensât ion dans le cas du beurre, 111 \"in que l'F.tat peut soutenir le pouvoir d achat des \u2018II .: c, a cause de la position particulière que le benne {' \u2019'ails la structure des prix de tous les produits laiticis, restera parfaitement en équilibre avec les sommes b'/'¦ mera pour remédier au chômage, cela tout en i et Haut 'b'-t.\u201dtents qui découlent toujours de la presence de surplus Km\u2019ll tic y fl blet.Louis - Philippe- PO UE,ltV LA TERRE DE CHEZ NOUS PAGE 3 En aviculture CONSEQUENCES DE LÀ PEU PRÈS La maladie de Newcastle exerce de nouveau ses ravages.Présentement c\u2019est surtout la région dt St-Hyacintho qui est frappée par l'épidémie.On ne connaît pas encore l\u2019étendu-a des ravages et il faudra sans doute quelques semaines pour être suffisamment fixé à co sujet.De toutes façons, il semble bien que ce sera le désastre pour un certain nombre de producteurs.t' es! l'histoire vécue dans les régions de Juliette el d \u2022 Victoriaville, il y a quelques mois, qui se répète Quand la maladie frappe, on sonne l'alarme générale.Tous les moyens possibles sont mis à contribution afin de tenter de contrôler la situation.Puis une fois la crise passée, tout semble retomber dans l'oubli Seule uni- nouvelle crise ramène le problème à la surface.I nc fois l'état d'alarme passé, on semble attendre tout simplement la prochaine fuis ! l a façon dont on fait face aux coups subits que porte la maladie de Newcastle est un indice d\u2019une politique de circonstance ou de petit bonheur.Avec suffisamment de vision, il serait possible de prévenir dans une bonne mesure en semblables cas.Des formules ont été préconisées.Les producteurs eux-mènics eu ont mis une de l'avant qui nous semble logique en attendant d'en découvrir une meilleure.Us préconisent la vaccination préalable des troupeaux Ils recommandent même une méthode qui, en fait, la rendrait obligatoire sans obliger l'État à jouer le rôle de policier.Ils demandent que le vaccin soit fourni gratuitement en tout temps, les frais d'inoculation étant à leurs charges.Seuls bénéficieraient de l'indemnité pour abattage de troupeaux en cas d'épidémie les producteurs qui se seraient conformés à la réglementation relative à la vaccination.Si la formule n'est pas satisfaisante, qu'on l'améliore ou qu'on en mette une autre de l'avant.Mais au moins qu'on en ait une comme point de départ.On éviterait ainsi ce véritable désarroi qui s'empare de tout le monde lorsque subitement une épidémie de Newcastle frappe une région.D'ailleurs l'aviculture peut-être plus que toute autre production, à l'heure actuelle, à cause des changements formidables qu'elle subit réclame une politique de vision.C'est absolument essentiel pour la stabilité de celte industrie et pour la survie des véritables aviculteurs.Aussi en regard des problèmes qui se posent à notre aviculture, on se demande comment il se fait qu'on n'ait pas encore jugé à propos de désigner un titulaire au poste de chef de la section avicole au ministère de l\u2019Agriculture à Québec, vacant depuis près de deux ans.C'est difficilement excusable et quasi inexpliquable.Qu'on nomme donc sans plus tarder un responsable dûment qualifié et qu'on lui accorde les pou voirs et l'autorité nécessaires et il y a lien d'espérer que ce secteur important de notre industrie agricole réussira à faire face sans trop de contre coups et surtout de dommages aux transformations profondes et rapides dont il est l'objet.Paul-Henri LAVOIE.LA CONFERENCE .AGRICOLE LA CLEF DES CHAMPS Quel o.st le plus gros événement agricole de la présente semaine au pays?Où se situe le centre d\u2019attraction principal qui a l\u2019agriculture pour enjeu?Quelques-uns le placeront peut-être à Toronto .La Ville-Reine est en effet le théâtre de l\u2019Exposition royale d\u2019automne qui sera inaugurée vers la fin de la semaine par Son Excellence le gouverneur général, le t.h.M.Vincent .Massey.Mais avant Toronto, il y a au-(ro chose .Vous voulez dire 1 \"Conférence\u201d .Eh '\t1 .i.la conférence agrico\u2019- icdérale-pro-vinciale d\u20190'*.iwa où se rencontrent les principaux représentants du ministère fédéral et des ministères provinciaux de l'Agriculture l ministres et sous-ministres principalement); sont aussi de la réunion des délègues de nos associations les plus importantes d'agriculteurs.Thème élastique Jusqu'ici colle conférence de fin d'année à Ottawa a eu pour thème principal : \"La situation présente et les perspectives de l'agriculture canadienne pour l'aii !t venir\".On ne semble pas avoir d'objection -à conserver ce thème ou sujet central.Il se prêtait hier, il se prête aujourd hui et se prêtera demain aux digressions les plus tortueuses sans danger de se faire interrompre par un \u201chors d\u2019ordre-' venu d un coin ou de 1 autre de la grande salle.Langages variés \"Situation présente et perspectives .Dans 1 esprit de plus d'un délégué, ça prendra souvent le sens ou les sens que voici : ee qu'on n'a pas et ce qu\u2019on devrait avoir: ce qu'on a.mais pas en quantités suffisantes; ce qu'on a en moins vis-à-vis ce que les autres ont en plus .Sans oublier \u2014 oh I que non.surtout cette année ce qu\u2019on a en trop et à un degré tel (pie r:t menace de devenir, que déjà c'est devenu un ennui, un embarras qui fait route vers les \"fardeaux onéreux\" pour se rendre peut-être, qui sait, jusqu'à l'apogée dans ce domaine qu\u2019on appelle - ça fait deux fois plus lourd si vous l'écrivez \u2014 les surplus incontrôlables\".Vivant dans un pays libre.Il faut bien donner à chacun la 11- heri traduire dans son langage .Points de repère On aurait tort de croire quo tout le temps .passe en digressions.Il y a des points qu'il vaut la peine d'étudier plus attentivement et d'examiner sur les quatre faces.On en découvre un par-ci par-là dans les rapports présentés à la conférence.Comme nous n'avons pas encore le texte de ces rapports pour en tirer quelques exemples, ouvrons la Revue d\u2019actualité économique de novembre pour y puiser au hasard quelques-uns de ces points de repère, de ces énoncés de faits qui peuvent déclencher les discussions profitables.Cette revue est publiée par la division de l'économie rurale à Ottawa.La livraison de novembre constitue habituellement l\u2019un des documents-clés de la conférence.Situation économique \"Les revenus en espèces à la ferme en \u201858 sont plus élevés qu'il y a un an.Pour les six premiers mois de '58.ces revenus sont estimés à $1.3 milliard, une hausse par rapport aux six premiers mois de '57 et de \u20185G.La hausse des revenus tirés des ventes de bétail a plus que compensé la baisse dans les revenus tirés de la vente des récoltes.\" \"On est loin d\u2019avoir résolu le problème des excédents.En Amérique du Nord, les stocks sont immenses.Les excédents de produits laitiers sont de plus en plus graves sur le continent européen.Excédents de beurre en Finlande.en Suède et en Irlande avec dumping sur les marchés du Royaume-Uni\".\"Les exportations du Canada vers les pays à monnaie sterling sont présentement soumises à moins de restrictions qu'elles ua le furent ces dernières années\u201d.\"Les prix des denrees agricoles à la ferme ont marqué une hausse durant les premiers mois de '58, mais eurent tendance à bais ser à compter de juin.De son coté, le coût des articles et services essentiels à la ferme a aussi augmenté.Les prix du bétail Les éleveurs de bestiaux canadiens ont touché de meilleurs revenus durant la première moitié de 1858 que pendant n'importe uelle autre période équivalente cptiis 1851\".Volume et prix des porcs \"De janvier à août\u201d '58.les prix de gros des huit coupes principales de porc ont baissé d'environ I\tà B et demi p.c.par rapport à ceux de '57.Durant le même intervalle.notre consommation domestique augmentait d'environ 10 p.c.ou de 4 millions de livres\".Consommation du boeuf: \"De janvier à août \u201857 les Canadiens consommèrent en boeuf l'équivalent de leur production domestique.Cette année cependant.(1858) production et prix augmentant parallèlement.la consommation correspond à 82 p.c.seulement du volume net des ventes, les autres 18 o.c.étant acheminées vers les Etats-Unis.II\tn\u2019y a guère de changement i prévoir dans l\u2019immédiat.\" Production accrue de lait: \"1 a production de lait en '53 dépassera d'environ 4 p.c.celln de '57 pour atteindre les 18 milliards de livres.Durant les sept premiers mois de '58, environ 8t p.c.de tout le volume supplémentaire de lait a servi à la fabrica- (Sufte-à h pa-jt! 10) »\u2022 f 4 jt \u2019I ¦ \\\t«r* .-t ¦\u2022a- PAGE 4 LC 12 NOVEMBRE 1 \u2022' - LA TERRE DE CHEZ NOUS ILE TRACTEUR 33 IE ME COURSA DOMICILE M.ROM KT CUAKKONNLaU agronome Professeur à l'école moyenne d'ûgfic«Iturc Chicoutimi \"rX- 'i r*J -V.:.'i-L.Le système de refroidissement (Leçon 7) La chaleur produite par les explosions répétées et aussi par les frictions qui se produisent à l\u2019intérieur du moteur, doit se perdre quelque part autrement elle s\u2019accumulerait et pourrait à très brève échéance, causer la ruine du moteur.Le système de lubrification du moteur aide à dissiper une partie de cette chaleur mais on se met d\u2019accord pour dire que ce rôle appartient au système de refroidissement.DAfïCfR DC Qf-L cerre Ai//T / / fiïilyfft //- A 't.-S M/i y~ Pour refroidir le moteur, on entoure les cylindres et les soupapes, d\u2019une chemise d\u2019eau.Quand l'eau est chaude, une pompe la conduit dans le radiateur où elle se refroidit au contact de l\u2019air.C'est aussi simple que cela, mais l'on se doute bien que même si le système paraît bien ordinaire en soit, il peut présenter toutefois quelques complications si l\u2019on n'y prend garde.Quand on veut se protéger contre le froid ou la chaleur, on met des mitaines, quand on veut empêcher un système de refroidissement d\u2019opérer convenablement, on le laisse se salir.A l\u2019intérieur du moteur les dépôts de vrille, de chaux ou de magnésie (causés par l\u2019eau dure) peuvent agir exactement comme une mitaine et garder la chaleur dans les cylindres, très peu se communiquera à l\u2019eau.Dans le radiateur sale, le contraire va se produire, l\u2019eau gardera sa chaleur parce que les minces tôles qui la séparent de l\u2019air sont devenues épaisses ou encore parce que les trous d\u2019air du radiateur sont bouchés et que l\u2019air ne vient plus rencontrer l'eau.(Rappelons en effet que l\u2019eau peut se refroidir dans le radiateur parce qu\u2019elle est habituellement séparée de l'air en mouvement par des tôles très très minces) C H FAtf l) fs, i/ /< i/ / Comment maintenir la propreté ?Si les dépôts de chaux proviennent de l\u2019eau dure, il est évident qu\u2019avec de l\u2019eau douce on n\u2019aura pas à les craindre.Donc, première règle: employer de l\u2019eau douce.Contre la rouille, une mesure préventive: un anti-rouille qu\u2019on renouvellera de temps à autre parce qu'il perd de la valeur avec le temps.Il est plutôt difficile d'empêcher le radiateur de se salir extérieurement mais il est aisé de le nettoyer: un bon courant d'air ou d'eau, en sens inverse de celui où la saleté et les mouches auront pénét ré.Circulation de l\u2019eau Ce n\u2019est p; s tout que l\u2019eau puisse emmagasiner la chaleur des cylindres, cette eau doit circuler jusqu'au radiateur.Pour ce faire, on inclut une pompe dans le système, pompe qui est actionnée par une courroie, ordinairement la même qui fait tourner le générateur.Une pompe en bon ordre (si elle ne l\u2019est pas, consultez votre agent) remplira sa fonction à la condition que la courroie soit bien tendue.La tension se donne par le générateur.En desserrant les boulons qui retiennent le générateur, on pourra tendre la courroie jusqu\u2019à ce qu\u2019elle obéisse d\u2019environ V-> pouce lorsque l'on pèsera sur le milieu de la partie la plus longue.Certaines pompes nécessitent un graissage régulier tandis que d\u2019autres sont lubréfiées sans qu\u2019on s\u2019en occupe.On fera bien de vérifier ce point sur son tracteur en particulier.Enfin, pour ne pas perdre l\u2019eau au cours de sa circulation, il importe que les boyaux soient en bon état.Quand ils obéissent à une forte pression du pouce il est bon de songer à les remplacer.On ne négligera pas non plus un raccord qui suinte.Au besoin, changer le collet.Thermostat Le moteur donne son rendement maximum à une certaine température.Au dessous de celle-ci, le moteur n\u2019a pas de force.La gazoline ne se vaporise pas suffisamment.Pour aider le moteur à atteindre cette température le plus tôt possible, on installe un dispositif de fermeture qui empêche l\u2019eau de circuler ailleurs qu'à l\u2019intérieur même du moteur tant qu\u2019elle n\u2019a pas atteint une certaine température.A ce moment, un ressort se détend sous l\u2019action de la chaleur et permet la circulation de l\u2019eau.Ce dispositif, le thermostat, ne requiert aucun soin, ne nécessite aucune réparation.S\u2019il ne fonctionne pas, on le remplace.La rapidité de réchauffage du moteur s\u2019accentue aussi par la fermeture de volets.Anti-gel Quelques cultivateurs, pour des raisons d'économie, préfèrent laisser le tracteur \"à l\u2019eau'' durant l'hiver, en particulier ceux qui ne le sortent que très rarement.Cette politique peut permettre une économie de quelques dollars mais elle est très risquée.De toute façon, celui qui l\u2019adopte ferait bien chaque fois qu\u2019il remplit son tracteur, d\u2019attendre que le moteur soit en marche et de le vider pendant qu\u2019il est encore chaud.Autrement, le danger de gel est trop grand.Et à propos de vidange, du système de refroidissement, on ferait bien de savoir à combien de \"cup \u2019 il faut ouvrir pour le vider complètement.Même en 1958, on rencontre des gens qui vont tenter toutes sortes de produits pour empêcher l'eau de geler : sel \u2014 sucre \u2014 miel \u2014 sirop __ huile de charbon etc.Quand on leur dit que l'emploie de telles substances est dangereux, ils ne nous croient pas.Pourtant, voyons ce (pii peut arriver: \u2014 le sel ronge le métal et facilite la coro-sion, les sucres vont durcir à la chaleur, ils vont cuire.Quant a 1 huile, elle ne se mélange pas intimement à l\u2019eau, chacun le sait.Donc, au repos, 1 huile va monter a la surface et le danger de gel pour l\u2019eau en dessous sera aussi grand.G _Jr.\u2014 tihlilAr £ A'fi C / /f C 'Sla?t fi u ô r l'eut remplir le système d\u2019huile est dangeureux parce que l\u2019huile amollit les boyaux de caoutchouc et n\u2019a pas non plus un si grand pouvoir d\u2019absorption de chaleur que l\u2019eau.Les compagnies de pétroles nous offrent à très bon compte des solutions anti-gel parfaitement sûres à un prix très bas.Dans une province comme la nôtre, c\u2019est aussi nécessaire que les pm-u-, La meilleure pratique, celle qui offre le plus .b sécurité, c\u2019est d\u2019emplir une fois pour toutes le sy. isonne! de Québec depuis !!M!) H compte lui ausi 21 ans d'eni-.ut ministère de l\u2019Agriculture ou Canada.(.est à titre d'inspecteur que \",J Gosselin vint au ministère de l'Agriculture en 1!>37.Il rum.o.-'.iya son travail dans le Bas .Nn'rd I.aurenl avec pied à terre a Itimouski.En ÜM2.il lut promu classificateur et permuta à Que-In !¦ même.Il avait été nommé chef de te bureau en 1!)50.LE 12 NOVEMBRE 1?5i Une politique réaliste ou de belles paroles en l'air ?.\"Dans le passé, comme tous le savent, les plus gr.mj, usagers des produits forestiers ne se sont pas tournés .iVfc consistance vers les propriétaires de boisés prives pour y trouver la grande partie de leurs approvisionnements.j| y a eu des périodes de concurrence terrible pour les ,li,.pénibilités, et d\u2019autres où le cultivateur fut négligé sans aucune considération pour sa survivance comme fournis, seur.Selon mon jugement, ccs attitudes extrêmes ne pm.duiront jamais de bois.La ferme forestière, la culture des boisés, doivent être établies sur des bases solides prrma.nentes et à longue portée.Les cultivateurs ne peuvent être contraints durant les périodes de tiraillements éco.mimiques à procéder à ties coupes ruineuses pour obtenir un secours monétaire urgent si, plus tard, nous voulons acheter leurs produits forestiers.Pour les mêmes motifs la survivance de l\u2019acheteur est essentielle au propriétaire de boisés de ferme; un moulin prospère veut dire beau, coup eu travail et salaires pour la région dans laquelle il se situe.Selon mon jugement, il n\u2019y a pas d\u2019autre pro.gramme à adopter\u201d.\"Il faut absolument que nous ayons île» cultivateurs de boisés qui réalisent des profits avec leurs récoltes de bois.Ceci veut dire que nos propositions doivent s\u2019avérer bonnes et acceptables pour toutes les parties intéressées: cultivateurs, acheteurs, fabricants; de telles propositions seront également bonnes pour le conué, Ja province .t |c pays\u201d.(Kxlrnll cTi.ii (li-.i'i.i- |i.ii.nrr en Juillet )\u2018.S4 par \\i s.rn n i.lolinstnn.président il.la Canadian lul.rmulonal Paper Cmnp.o.a,, vam un groupe d.< ulilvalrurs réunis à IfarrlnMo».u# d'Arc-m.mil 1 mmm liât?.mm 1) 2) 3> 4) LE SUPERPHOSPHATE Réduit les pertes d\u2019azote (N) Equilibre les éléments fertilisants du flintier < rée un milieu environnant, plus sain l'uvorise de pins grands rendements cf profils L AUGMENTATION des revenus rendue possible par I emploi du Superphosphate avec le fumier de ferme être ce 4 à î Fob 0I jnéfnE p'üJ LES ENGRAIS CHIMIQUES DU QUÉBEC INC.Employer du avec le Le Fumier de Fcrm est- une important source d\u2019Elémcnt Fertilisants pour le cultivateurs lorsqu'il est ma nipulc avec soin.Malheureusement, très souvent I' fumier est mal protégé et perd jusqu 50&o et même plus de scs élément fertilisants J LE 12 NOVEMBRE 1958 LA TERRE DE CHEZ NOUS PAGE 9 CRMSC >>V v .s£v\"v&&fc*v»4uè/ir&iï, succursales t MONTREAL QUEBEC OUEBEC-OUEST PRINCEVILLE Victoria ville RI MOUSKI LA SARRE membre du CONSEIL DE LA COOPERATION OU QUEBEC COOPERATIVE INTERPROVINCIALE FEDERATION CANADIENNE DE L AGRICULTURE\tà i FEDERATION CANADIENNE A L DES PRODUCTEURS DE LAIT Æ jtfe.r WM $82Z%.¦ ¦¦ K\u2019 mm :V LA COOPERATIVE FÉDÉRÉE DE QUÉBEC \"K**'.«UK ST-.-AUL .MOVnilUt Les coopératives agricoles servent l\u2019agriculture Tel que nous 1 avions annonce la semaine dernière, nous sommes heureux de présenter, dans cette livraison et la suivante, la conférence i]iie M¦ Leo I îlion, secretaire de la Cooperative hederce, a prononce lors du Congrès des Coopérateurs, tenu à Québec les 28-29 octobre.Le travail fut préparé par M.Filion, en collaboration avec M.Rcynald Fcrron, gérant général, et M.Roger Perreault, économiste à la Coopérative Fédérée.Nous sommes assurés que nos lecteurs seront vivement intéressés à lire cet exposé et qu\u2019ils en retireront beaucoup de profit.\tL.B.Le sujet que votre Exécutif nous a demandé de traiter s'intitule : LA CONTRIBUTION COOPERATIVE DANS 1,\u2019INDUSTRIE PRIMAIRE.Le sujet ne manque pas d\u2019intérêt mais il couvre un terrain très vaste.A cause du temps mis à notre disposition et, plus encore, à cause du fait que certains aspects du problème, tels que l\u2019industrie forestière et les pêcheries, peuvent être traites par des spécialistes de ces questions; nous limiterons donc nos observations au point de vue agricole.En effet, les secteurs des coopératives forestières et des coopératives de pêcheurs ne manquent pas de gens compétents qui sont capables de vous intéresser au plus haut point.I.p rôle joué par les coopératives agricoles dans l\u2019évolution de l'agriculture proprement dite, dans l\u2019exploitation de la ferme et dans la .situation économique et sociale du cultivateur de chez nous, tuais parait comme un sujet extrêmement vaste.Nous devrons nous contenter de mettre l\u2019accent sur le rôle possible des coopé-: t.ves a.icoles en face des pro-''.¦ te; lie l'Iirure.Il nous faudra, sans limite, faire une brève rétrospective mais sans toutefois insister davantage.I.a situation actuelle est celle qui nous intéresse et notre intention est d'etre a r i réaliste que possible.Nous désirons utiliser le temps mis à nuire disposition pour exprimer aussi notre foi dans la formule coopérative, non seulement pour faire face aux problèmes de l'heure, mais pour les résoudre à l'avantage du cultivateur.Kn somme, à la question-thème du congrès \"pourquoi des coopératives ?\", nous répondons immédiatement que les coopératives a tncoles ont été nécessaires dans Je passé cl qu\u2019elles seront plu» indispensables que jamais dans l'avenir si l'on veut que le cultivateur reste maître en agriculture et sur sa ferme.i\u2019mtr atteindre notre 1>ut.il faudra d'abord analyser les ca-r.-.etéri.Miques de notre agrieul-ture et les tendances qui se des-'inent et.en deuxième lieu, la nature d - nas coopératives agricoles Dans une deuxième partie, tous aborderons les principaux problème, actuels en agriculture et nous essaierons de voir comment les coopératives agricoles pourront les résoudre.Nous insinuerons certaines rceomman-'idioiis destinées à permettre nux cooperatives et aux cultivateurs 'te maitriser à leur lvénéfice !a lormuie de l'intégration.Caractéristiques de notre agriculture Pour permettre de vous faire 'tie idee plus nette des facteurs J* 1\"1 conditionnent notre agricul-ttre, nous vous donnerons quel-î.Ucs chiffres qui résument ces caractéristiques ; \u2014 !li' des 11 ,000 cultivateurs Li Province sont propriétaires de leur ferme.\u2014\u201970\tde nos fermes produisent pour le marché.\u2014\t85 \u2018.du revenu du cultivateur provient de l'industrie animale dont 40'.de l'industrie laitière et le reste de l'élevage des volailles, porcs, veaux, etc.\"Ce qui veut dire que $0.85 de chaque dollar reçu par le cultivateur provient de la vente d'animaux et de produits d'animaux.\u2014\t50 r'i environ des frais d\u2019opé.ration sur les fermes proviennent de l'achat d'engrais alimentaires.\u2014\tI.a production agricole se localise principalement autour de Montréal, dans la vallée du Richelieu, dans la zone des Bois-Francs, autour de Québec et sur les plaines du I.ac Sfl-Jcan.l)e ces données, on peut formuler les observations suivantes : \u2014\tDans le Québec, le cultivateur est encore propriétaire du sol.\u2014\tNotre agriculture est centrée sur l'industrie animale ; la province de Québec est donc plus exposée aux dangers de l'intégration verticale puisque celle-ci se pratique particulièrement en industrie animale.\u2014\tI.es variations que l'on constate dans le développement de notre agriculture rendent plus difficile rétablissement d e plans d'ensemble.\u2014\tDe plus en plus, nos fermes produisent pour le marché ; elles se commercialisent et le cultivateur doit être mis davantage au courant des divers développements dans le domaine de la transformation et de la mise en marché de ses produits.\u2014\tAjoutons à ceci que les productions agricoles ont tendance à être désordonnées en ce sens que la production ou l'offre s'ajuste souvent très difficilement à la demande.Cette condition entraîne des fluctuations de prix qui occasionnent des pertes souvent considérables pour le cultivateur.I.'industriel peut ajuster assez facilement sa production nux lie-soins du consommateur lorsqu'il possède le personnel, l\u2019outillage et la matière première.L'agriculteur, par contre, ne peut compter sur une production assurée parce ¦?.îev\\c M.Léo FILION que des facteurs incontrôlables entrent en ligne de compte.En effet, les Jnleinpcrics des saisons, les températures plus ou moins favorables, les insectes et la maladie peuvent avoir une influence considérable sur le volume et la qualité de la production et chan.ger les prévisions.Ces éléments contribuent à briser l'équilibre du marché et no peuvent être contrôlés que dans une faillie mesure.La concurrence entre certaines productions agricoles qui peuvent facilement se substituer l'une à l\u2019autre contribue à rendre les prévisions encore plus difficiles.Si par exemple le prix du porc est élevé, le consommateur opte pour line autre viande à meilleur compte.La concurrence des productions agricoles étrangères est un autre facteur qui influence rétablissement des prix de nos produits.Les politiques des gouvernements, prix de plancher, prix do plafond, etc.peuvent être utiles à un moment donné, mais deviennent d'anpiication difficile si elles s'établissent en permanence.Tendances de notre agriculture Notre agriculture s\u2019est grandement transformée depuis 10 ans.Les statistiques suivantes le démontrent : \u2014 Une ferme sur !t est disparue.Kn effet, en 1951 on comptait 134,000 fermes, aujourd'hui on en compte 119,000.Dans ce tains comtés, tels que ceux de Clmmbly, Richelieu, Vercho-rcs, l\u2019oxode rural est beaucoup plus prononcé.I.a superficie totale en culture a diminué malgré que la superficie par ferme ait augmenté d'environ 5 acres depuis 1051.\u2014\tT.e rendement par acre accuse une augmentation de meme que le rendement du travailleur agricole qui a doublé depuis 20 ans.\u2014\tLa mécanisation s\u2019est intallée sur nos fermes à tel point qu'ou compte environ 30,000 tracteurs de plus qu\u2019er.1951.soit le double.\u2014\tLe coût de la vie a augmenté et les conditions de vie se sont améliorées.On compte 18,000 autos de plus depuis 1951.sur les fermes.La plupart des foyers sont munis d\u2019appareils de télévision.Plus de 90% de nos fermes sont pourvues d\u2019énergie électrique comparativement à 07% en 1951.\u2014\tPar ailleurs, le revenu du cultivateur est sensiblement le même qu'en 1949 alors que le coût d'opération s\u2019est élevé de 25%.Il résulte donc de ces informations : 1)\tQue, malgré le développement technologique considérable.la position économique du cultivateur ne s'est pas améliorée et son pouvoir d'achat s\u2019est énormément déprécié.2)\tQue le cultivateur se voit aujourd'hui dans l'obligation d'augmenter son revenu pour faire face à l'accroissement du coût de la vie et de ses frais d'opérations.Pour atteindre ce but.il devra augmenter sa production en mécanisant sa ferme ou en prati-ouaiit l'élevage sur une plus grande échelle.Ceci veut dire qu'il aura besoin de capitaux plus considérables et.particulièrement, de crédit à court ou à moyen terme.Sans cela, il sera dans l\u2019obligation ou de quitter sa ferme ou d'accepter le crédit à la production que lui offrent certaines entreprises qui désirent obtenir au plus bas prix possible ses animaux ou ses produits animaux ou lui vendre à des prix élevés les engrais alimentaires nécessaires à l'alimentation de son troupeau.Kn somme, il devra accepter de participer à ce mouvement d\u2019intégration que nous considérons comme une menace si elle se pratique chez nous comme elle s'est pratiquée dans d\u2019autres régions du continent nord-américain.Nature de nos coopératives locales Nos coopératives agricoles sont modelées à l'image de l'agriculture : \u2014\tElles sont la propriété des cultivateurs tout comme le sont les fermes du Québec .\u2014\tIdles sont essentiellement agricoles en ce sens qu\u2019elles n'ont virtuellement lias d\u2019activité dans le domaine de la consommation proprement dite.\u2014\tElles sont affiliées à une Centrale qui limite ses services à la classe agricole.\u2014\tElles s'occupent principalement de la transformation des produits laitiers, de la consignation d'animaux et de la volaille.de la fabrication de moulées et d\u2019engrais alimentaires, de la vente de la machinerie agricole, etc.On remarque aussi des coopératives spécialisées, tels que les conserveries, les coopératives de tabac, les couvoirs, etc.Grande manifestation à St-Hyacinthe Dimanche, le 2 novembre à l\u2019occasion de la clôture de la Semaine de la Coopération, le Comité Régional de Coopération de St-Ilyacinthe a organise un \u201cSouper de la Coopération\u201d qui a réuni 400 convives au Centre Notre-Dame de St-Hvacinthe.Le conférencier-invité était M.Roméo Martin, président du Conseil de la Coopération et assistant-gérant de la Coopérative Fédérée.Ce ralliement, présidé par M.Raoul Cloutier, président du comité régional, et assistant-directeur du Service des Relations Extérieures et de la Publicité dele Coopérative Fédérée, groupait des coopérateurs de différents points de la région : S'orol, Granby, Druinmondvijle, Si-Hyacinthe, etc.Beaucoup étaient accompagnés de leurs épouses.Tous les secteurs coopératifs étaient représentés, soient les coopératives agricoles, les caisses populaires, les mutuelles d\u2019assurances, etc.Une soirée récréative suivit le souper.(Suite à la patje 19) \u2014\tAu point de vue juridique, elles sont régies pour la plu part d\u2019entr\u2019elles par une loi qui leur est propre.\u2014\tElles ont des activités multiples; production, transformation.classification, entreposage, usinage, emballage, protection des récoltes, machinerie, courtage, mise en marché, achats et ventes.\u2014\tLeur volume d'affaires est d'ordinaire conditionné par la productivité naturelle du sol de la région où elles sont établies.Il existe beaucoup de petites coopératives a\"ricoles: 2(10 sur 513 ont un chiffre d'affaires inférieur à $150,000.Par ailleurs, (i'î font plus do un demi-million d\u2019affaires.iCe qui veut dire que 1 - rythme des fusions dos petites coopératives avec dej unités viables plus grosses doit s'accentuer.les grandes entreprises coopératives peuvent s'adapter plus facilement aux exigences changeantes du marché.\u2014\tPlusieurs d\u2019entr\u2019elles possèdent des capacités de production et de distribution encore inutilisées.\u2014\tLe nombre des sociétaires de nos coopératives agricoles s\u2019élève à (19.000 sur un nombre total de cultivateurs de 118,-000.Donc un cultivateur sur deux est membre d\u2019une coopérative.Actuellement les coopératives locales et leur Centrale transi-qent °5% des ventes totales des produits apricolss du Québec.C'est un résultat très satisfaisant.11 reste tout de même un potentiel inexploité.mm DE QUEBEC PAt^A4 j ÿ.IlWM \u2022;\u2022,, : .- , ^mèf.3fe8 '\u2022\t\u2022 'N-V ' A - \u2022''\t; t»r.¦ - .y y*H>5éS^1ï \u2022> *
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