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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
mercredi 1 mai 1963
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 1963-05-01, Collections de BAnQ.

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[" '«KjrSsi -, y I X./,* IRLEZ-NOUS D\u2019AMOUR G i \u2022; y.-rA pésÿm «£201 '.{¦ \u2022.\" Bg&u\u2019n V ' ' ¦ .w .' a':/ y.iJtli mm wvw mmm g prî G SÆs;.;>:- [A^wâuSiS 3À-' r< .-.£!.' < >X'ji : .' 818888 K®S32i®üK DU 5 AU 12 MAI 1963 fe.\u2019Ir*;\":.10559 gWSMggngi S3® S' m |$if V ' *\u2022 m-$.,-r.vv' SSfeSSHBi Ml ¦¦¦,.¦¦¦'\u2022 '¦ Pour un lait sain suivez La méthode la plus facile et la plus économique, la méthode IOSAN Un seul produit \u2022 une seule opération.Méthode scientifique recommandée par les plus hautes autorités.IOSAN farm sAxn*n°* * O- ^\u2022 LAVAGE (Tous les ustensiles ainsi que les réservoirs refroidi sseurs).1.Rincer complètement à l*eau tiède ou froide afin d'enlever tout résidu de lait.2.Démonter tout l'équipement et bien laver(brosser) dans une solution tiède (110 degrés F) d'IOSAN 1 oz.- 4 Gai.d'eau (25 p.p.m.d\u2019iode libre).3.Si désiré rincer à l'eau froide et égoutter.4.Conserver vos gobelets-trayeurs de la façon indiquée par votre inspecteur, ou dans une solution d\u2019IOSAN, \u2018/i oz.-i 1 Gai.d'eau.B- DÉSINFECTION (a ssainisse* ment de tous les ustensiles et de 1\u2019 équipement.1.Immédiatement avant latraite, rincer dans une solution d'IOSAN, */j oz.« 4 Gai.d'eau chaude, (12.5 p.p.m.d'iode libre).2.Les réservoirs-refroidisseurs devraient être assainis immédiatement avant usage e l\u2019aide d\u2019un (vaporisateur IOSAN vaporisant une solution de 25 p.p.m.d'iode libre.C- LAVAGE DU PIS (Désinfection) Se servir d\u2019une serviette de papier propre pour chaque vache, tremper dans une solution chaude d'IOSAN, 1 oz.- 1 Gai.d\u2019eau.D- TREMPAGE DES TRAYONS Aussitôt la traite achevée im-merser les trayons de la vache dans une solution concentrée d\u2019IOSAN, 1 oz.- 5 oz.d'eau.E-TREMPAGE DES GOBELETS Avant la traite de chaque vache, immerser les gobelets» trayeurs pour 30 secondes dans une solution chaude d\u2019IOSAN, 1 oz.- 2 Gai.d'eau (50 p.p.m.) N.B.: IOSAN indique son pouvoir-germicide par sa couleur.Aussi longtemps que la solution restera colorée, IOSAN est en mesure d\u2019agir comme germicide.Quand la coloration est pratiquement toute disparue, il faut préparer une nouvelle solution.IMPORTANT .\u2022 Si une couleur jaunâtre paraft sur l'équipement après le premier usage d'IOSAN, ceci indique la présence de la pierre de lait.Enlevez-la en employant l\u2019acide KLEEN-EZEV D-l ou FOAM-CHEK.Par la suite l'usage quotidien d\u2019IOSAN, préviendra la formation de la pierTe de lait.AVERTISSEMENT! IOSAN sous forme non diluée ne doit pas venir en contact avec les aliments.Dangereux si avalé.Pour renseignements et commandes: WEST CHEMICAL PRODUCTS LTÉE 5623 ave Casgrain, Montréal, Oué.(Découper et conserver pour la bien assimiler) Fermier Acadien Premier ministre: Lester B.Pearson, 65 ans, Algoma Est, (Ontario), Justice : Lionel Chevrier, 60 ans, Montréal-Laurier,(Québec).Affaires extérieures : Paul Martin, 59 ans, Essex- Egt, (Ontario).Chef de la représentation libérale au sénat : Ross Mac-Donald.Secrétaire d\u2019Etat : J.W.Pickerglll, 57 ans, Bonavlsta-Twllllngate, (Terre-Neuve).Défense : Paul Hellyer, 39 ans, Toronto-Trinlty, (Ontario).Finances : Walter Gordon, 57 ans, Toronto-Davenport, (Ontario).Commerce: Mitchell Sharp, 56 ans, Toronto-Egllnton,(Ontario).Postes : Azellus Denis, 56 ans, Montréal-Saint-Denis, (Québec).Transports : George Mcll-ralth, 54 ans, Ottawa-Ouest, Ont.Mines: William Benldlckson, 52 ans, Kenora-Rainy River, (Ontario).Nord canadien : Arthur Lalng, 58 ans, Vancouver-Sud.Président du Conseil privé : Maurice Lamontagne, 46 ans, Montréal - Outremont - St-Jean, (Québec).Revenu : J.R.Garland, 45 ans, Niplsslng, (Ontario).Défense : ministre associé : Lucien Cardin, 44 ans, Richelieu-Ver cher es, (Québec).Travail : Allan J.MacEachen, 41 ans, Inverness - Richmond, (Nouvelle- Ecosse).Travaux publics : Jean-Paul Deschâtelets, 50 ans, Montréal-Maisonneuve-Rosemont, (Québec).Pêcheries : H.-J.Roblchaud, 51 ans, Gloucester, (Nouveau-Brunswick).Solliciteur général: J.Watson MacNaught, 58 ans, Prince, (I.-P.-E.).Anciens combattants : Roger Telllet, 50 ans, Salnt-Boniface, (Manitoba).Santé : Judy La Marsh, 38 ans, Niagara Falls, (Ontario).Production pour la défense : Charles M.Drury, 50 ans.Montréal-Salnt-Antolne-W est-mount, (Québec).Citoyenneté et Immigration : Guy Favreau, 46 ans, Montréal-Papineau, (Québec).(Suité à la page 10) Vaste enquête entrer: sur les boisés de ferr F Projet pilote ou projet piloté?Au Nouveau Brunswick, la population rurale et en particulier la classe agricole est au prise avec les pires difficultés de son histoire.C\u2019est le problème des petites fermes qui force le père de famille à se trouver de l\u2019emploi en dehors de son exploitation agricole pour gagner la vie desafamllle.C\u2019estleproblèmede la vente des produits agricoles, en particulier celui du bols à papier.C\u2019est aussi celui d\u2019orienter la production agricole en regard des marchés, et de la vocation des sols.jCe sont les taxes toujours de plus en plus onéreuses ainsi que le coût de la vie à la hausse tandis que le prix des produits agricoles restent stationnaires ou diminuent.Or les dirigeants de l\u2019Association professionnelle des cultivateurs qui comprennent les difficultés de ceux-ci, ont voulu leur aider à mieux vivre en tentant d\u2019organiser la vente des produits forestiers par l\u2019organisation d\u2019offices de vente.La vente de bois à pulpe pour un grand nombre de cultivateurs constitue un revenu très Important.C\u2019est avec la vente de ce produit que les taxes municipales sont payées; qu\u2019on achète les engrais chimiques, la chaux, les grains de semence et qu\u2019on habille les enfants pour les envoyer à l\u2019école.Or le prix du bols a pulpe est devenu dérisoirement bas.Deux réglons dans notre province ont eu l\u2019audace de tenter l\u2019organisation d\u2019offices de vente du bois à papier.L\u2019une d\u2019elle a réussit à mener à bonne fin son projet tandis que l\u2019autre a été réduite au silence par les paroles d\u2019un haut placé au Ministère de l\u2019Agriculture qui a dit: \u201cAttendez un peu, les gars, voyons d\u2019abord ce que va nous donner le projet pilote du Madawaska.* Que penser de l\u2019attitude de ce haut personnage au Ministère de l\u2019Agriculture?H est certain que les cultivateurs se demandent pourquoi il leur faut attendre les résultats de l\u2019expérience du Madawaska, car si l\u2019office de vente des produits forestiers du Madawaska n\u2019apporte pas une amélioration sensible dans les prix des produits forestiers, 11 est facile de conclure que ce moyen d\u2019améliorer la situation des prix n\u2019est pas le bon.Or c\u2019est précisément ce qui arrivera, car un office de vente Isolé dans la province et aux prises avec des compagnies forestières indépendantes ne peut accomplir grand chose.Pour que les cultivateurs obtiennent un prix raisonnable pour leurs produits forestiers 11 faut que toute la province soit couverte par des offices de vente, et c\u2019est précisément ce que certaines gens craignent.En face d\u2019une telle situation, il semblerait que le projet pilote du Madawaska à l\u2019Insu^de ses organisateurs serait un projet piloté vers les récifs des Intérêts particuliers pour y sombrer sans espoir d\u2019être renfloué.Mystère.Le cabinet Pearson Voici lo liste des ministres constituant le nouveau cabinet fédéral Les noms sont suivis de l'âge et du comté des détenteurs de portefeuilles.On remarquera que, pour une fois, compte tenu de la quantité du moins, le Québec est fort bien représenté avec huit ministres.D autre part, la qualité ou l\u2019importance des ministères qu'on leur a confié n'est pas aussi grande.Sa majesté la langue française est.bien servie avec dix ministres.Une des mesures les plus importantes réclamées par les membres de l\u2019Office des Producteurs de Bois de Pulpe du Saguenay, au cours de l\u2019assemblée générale de cet organisme le 16 avril, a trait à une enquête qui devra se terminer dans trois ans.L\u2019enquête déterminera pour chaque producteur la quantité de terres en bols, et de bols qui peut être utilisé en 4 pieds de même que le volume-approximatif des essences marchandes, comme ^l\u2019éplnette et- le sapin, le cyprès, etc.On déterminera encore ce que le boisé pourra fournir en bols de construction.De cette façon, ces coupes vraiment rationnelles pourront être effectuées chez chacun des producteurs et assureront la survie et une meilleure utilisation des boisés.L\u2019Office pourra encore recommander plus adéquatement les travaux à entreprendre pour l\u2019amélioraton et le développe-ment des boisés.On se rappellera qu'en 19G2 il avait été a peu près lmpossl-\u2019 ble de préciser quelle pouvait etre dans la région du Saguenay la coupe annuelle qui assurerait le maximum de rendement tout en accordant la meilleure con servatlon^des boisés.L\u2019enquête est commencée actuellement dans le secteur qui écoute son produit en bols de pulpe a la Compagnie St-Raymond Paper.Ce secteur comprend les paroisses de St-André, St-Jérôme, Desbiens, Chambord, Saint-François de Sales et Lac Dou-chette.Les 4000 producteurs de bols de pulpe seront visités individuellement d\u2019ici 3 ans par toute la région et tes renseignements trouvés permettront do poursuivre 1e travail déjà commencé qui vise à mettre plus d\u2019ordre dans l\u2019exploitation des boisés.¦ Le Conditionneur à Foin DION laisse oux tiges les feuilles riches en protéines \u2014 parce que ses rouleaux conditionneurs tournent plus lentement.Alimentés par un ramasseur exclusif, ils n'ont PAS à faire appel à la vitesse.\u2022 Les rouleaux à grande vitesse happent le foin.Les feuilles sont déchirées .sèchent trop vite .se brisent ou s'effritent.Il en reste bien peu pour vos bêtes.Le Conditionneur DION soulève et bouffe le foin.Les rouleaux à rotation lente ouvrent les tiges sur toute leur longueur sons les plisser.Les feuilles restent aux tiges .ce qui veut dire qu'un DION vous fait faire plus d'argent ., Et pourtont DION coûte moins cher.\t\u2014V\"\tLe ramauaur rotatif exclusif \"flotte\" sur 1rs roches et les obstacles .les dents flexibles se redressent et reprennent leur place sim dommage, le: rouleaux exclusifs en acier, 1 l'fprcuve du bourrage, ouvrent les tiges uniformément sur toute leur longueur .les deux rouleaux sont entraînés par chaînes l rouleaux.le CenéitioMieeir I Faix DION Modèle 710 coupe et conditionne en mime temps avec la nouvelle faucheuse sans bielle, le Modèle 700 peut servir avec votre faucheuse remorquée ou montée sur le cité.Andjineuse également disponible.Infermex-Youi ouprèi de votre dépositaire DION Ou écrivez à: DION FRERES Inc.Ste-Thérèse-de-Blainville, P.Q.Téléphone 823-3636 La banque du cultivateur La BANQUE CANADIENNE NATIONALE a des bureaux dans tous tes centres agricoles et dans toutes tes régions de colonisation de la province de Québec.Protégez votre foyer, préparez l\u2019avenir des vôtres, assurez-vous une vieillesse heureuse et digne en vous constituant petit à petit les réserves nécessaires.Banque Canadienne Nationale 600 bureaux au Canada GE 2\u2014LA TERRE DE CHEZ N0US-Le litr;WA| 1963 Toujours le même objectif U m\u2019accuse.Et je n\u2019ai pas la contrition.Je ¦ coupable du retard à la nomination du secre-.éncral de l\u2019U.C.C.pour avoir différé pen-t plusieurs semaines ma réponse a une flJdc formelle d\u2019occuper le poste que les ficiers supérieurs de l\u2019U.C.C.me faisaient a I i-mars.A mon absence d\u2019interet personnel IL,ait mon inaptitude à assumer la tâche selon /conception qui en a à peu près toujours pre-lue Je n\u2019ai aucun regret de ce retard, car il a permis de faire le point en compagnie des prin- rioaux officiers et employés.Ce délai s\u2019est P\ten une période très precieuse de re- £ \u201dde la situation et de travail en le d\u2019une certaine réorganisation et meme \u2022 ront-ition.Grâce à la comprehension remar-rrT»emb,es de IW-.if et aux escel-?\" ,\u201c dispositions de tous les responsables les ésuUats ne devraient pas trop tarder a se faire sentir Dans les circonstances je crois devoir livrer quelques impressions des échangés et contacts fort nombreux et variés des demieres se- maines.L'U.C.C.se doit de préciser au plus tôt sa place dans le monde agricole.Il existe déjà un bon commencement, surtout dans certaines régions.H est urgent de compléter ce travail et de le généraliser.De le faire comprendre à tous les intéressés, d\u2019en faire admettre les conséquences logiques par tous, en tout temps et partout.Des groupements spécialisés de cultivateurs peuvent être nécessaires; des entreprises économiques sous le contrôle des cultivateurs, coopératives, plans conjoints ou autres sont sans doute indispensables; des structures adaptées aux conditions et circonstances s\u2019imposent sûrement.Mais seule l\u2019U.C.C.peut assumer pleinement la tâche immense dévolue à un véritable syndicalisme, en plus de s\u2019acquitter des responsabilités considérables de caractère professionnel que lui assigne une situation de faits.Des démarches importantes sont en cours en vue de faire avancer cette conception de l\u2019organisation des cultivateurs, et il y a lieu d\u2019être optimistre à ce sujet, même s\u2019il reste des gens qui, soit par ignorance ou par intérêt, s\u2019efforcent d\u2019entretenir la confusion.Définir sa place ainsi que celle des autres constitue un premier pas essentiel.Mais ce pre- mier pas s\u2019avère vite inutile si un deuxième n\u2019est pas franchi immédiatement.Il s\u2019agit alors d\u2019occuper la place, sa place.Pour l\u2019U.C.C., cela veut dire répondre à tous les besoins de la classe agricole.Assumer tous les problèmes des cultivateurs et travailler à les solutionner.De façon concrète.Avec le dynamisme que commande la tâche.Avec l\u2019agressivité qu\u2019exige le vrai syndicalisme, ce qui n\u2019exclut nullement la collaboration et la participation avec les autres groupes ou secteurs pour des tâches communes.En acceptant la part de risques que comporte semblable action, risques que seule peut prendre une organisation qui n\u2019a pas de groupes particuliers à protéger ou d\u2019intérêts économiques à sauvegarder, telle l\u2019U.C.C.La diminution de l\u2019importance de la classe agricole à plusieurs points de vue, rend de plus en plus indispensable sa présence dans les autres secteurs de la population et dans les divers domaines de l\u2019activité.L\u2019U.C.C.se doit d\u2019assurer efficacement cette présence.D\u2019assurer ainsi une compréhension raisonnable des problèmes et des solutions des cultivateurs organisés de la part d\u2019autres groupes importants, surtout chez les classes populaires.De préparer du même coup l\u2019appui général dont la classe agricole aura de plus en plus besoin, tant lors de ses démarches auprès des autorités gouvernementales en vue de l\u2019obtention de politiques appropriées que dans ses batailles avec ceux pour qui la défense de leurs intérêts égoistes constitue la seule règle du jeu.Présence qui peut être assurée par de multiples moyens mais selon une norme qui est l\u2019essence même de l\u2019U.C.C., soit la promotion du bien commun de la classe agricole en regard du bien commun général.De plus en plus, les plus belles oeuvres et les meilleures causes ont absolument besoin d\u2019une organisation solide et efficace pour se traduire en réalités.Qu\u2019on aime cela ou non, c\u2019est une rançon qu\u2019il faut payer aii progrès actuel ou à ce qu\u2019on désigne comme tel.Organisation au point de vue humain et matériel.Solide, c\u2019est-à-dire pouvant compter sur des hommes prêts à assumer pleinement leurs responsabilités et reposant sur des bases financières et autres suffisamment fermes et permanentes.Efficace, c\u2019est-à-dire, comprenant des hommes dont la valeur peut se comparer à celle de tout autre groupe et disposant de moyens susceptibles d\u2019assurer un rendement maximum.La grande règle de la véritable efficacité est peut être plus de mise que dans tout aiitre cas, lorsqu il s\u2019agit de louables oeuvres et d\u2019excellentes causes! Nous vivons l\u2019ère de la socialisation.Pour le groupe plus restreint, cela veut dire le travail d équipe.Le travail d\u2019équipe s\u2019impose de plus en plus, partout.Il devient une nécessité absolue, une condition \u201csine qua non\u201d dans l\u2019accomplissement d\u2019une mission comme celle dont l\u2019U.C.C.a charge.A cause de la nature même du travail qui ne se conçoit même pas sur une base individualiste.A cause aussi de la variété et de l\u2019importance des tâches à accomplir qui réclament des concours nombreux et divers.A cause également de la modicité des moyens en regard des besoins, qui oblige davantage à une mise en commun.Travail d\u2019équipe véritable qui doit exister à tous les échelons.Sans lequel les plus louables efforts ne donneront que des résultats réduits et sont même voués à l\u2019échec.Pourquoi tout cela?.Et bien d\u2019autres choses?.Tout simplement pour demeurer fidèle à la mission au moins implicite que l\u2019U.C.C.a assumée depuis sa fondation, celle de servir le mieux possible l\u2019ensemble des intérêts de tous les cultivateurs du Québec.La façon de s\u2019acquitter de cette tâche a pu varier selon les époques, même selon les hommes.Les époques deviennent révolues et les hommes passent.Certes les oeuvres restent mais surtout la mission demeure.Sans nullement renier le passé, il s\u2019agit de s\u2019efforcer de s\u2019en acquitter en tenant compte du présent et en envisageant l\u2019avenir.Aujourd\u2019hui et demain, les cultivateurs ont besoin d\u2019une U.C.C.qui a sa place bien définie dans le monde agricole, qui fait preuve d\u2019un dynamisme digne de la place qui lui revient, qui représente de façon valable la classe agricole au sein de la nation, qui repose sur des bases solides et efficaces et qui ne peut se concevoir sans un esprit et un travail d\u2019équipe.Chacun de nous y a donc sa place et son rôle! Paul-Henri LAVOIE.tS-fi PAR D.E.GRANDPRÉ \u2019¦Jas.\" Le cultivateur-consommateur On a pris l\u2019habitude d\u2019appeler consommateur le client de la classe agricole, l\u2019acheteur d\u2019aliments, la ménagère qui chaque semaine se rend à l\u2019épicerie faire son plein de vivres.On a oublié que, sur notre planète, tout le monde consomme, tout le inonde peut être appelé consommateur à un degré plus ou moins prononcé.Le cultivateur appartient a cette dernière catégorie et non à titre de quantité négligeable, loin de là.c\u2019est un fait admis cher, nos voisins que le fermier des Etats-Unis achète dans le commerce une valeur de S3.chaque fois que le citadin acheté pour $ 1, l e gouvernement de Washing-ün publiait il y a quelque temps un bulletin à ce sujet, bulletin que le gouvernement a tenté adapter le plus fidèlement Possible aux conditions qui nous ®nt propres.Or voici quelques nts qui ressortent do ce dé-Phant en distribution gratuite ministère de l\u2019Agriculture ^ Canada.(1).ta valeur moyenne des fermes J |,lus Que doublé au Canada Q'uis une quinzaine d\u2019années; le représente aujourd\u2019hui en jnoyenne $25,000 - les deux-°rs tonnes du fonds de terre dos bâtiments et le tiers \u201cÇs machines, de l\u2019outillage et bétail.Et il n\u2019est pas rare \u201c\u201c trouver dans l\u2019Ouest des rinos a céréales et bestiaux '\"\"eos a plus de $40,000.00.CLIENT-EMPLOYEUR Camions et automobiles sont devenus une quasi nécessité dans bien des fermes, voire avions légers; à quoi il faut ajouter les lots d\u2019engraissement, les cou-voirs et pépinières qui, souvent de peu d\u2019étendue, n\u2019en représentent pas moins de mises Importantes de capitaux.Chaque famille agricole comprend en moyenne quatre personnes.Le cultivateur fait le gros de ses achats à crédit, comme cela se pratique dans les secteurs de la société.Il en résulte un effet immédiat et stimulant sur l\u2019ensemble de l\u2019économie nationale.Bien que le nombre d\u2019employés sur les fermes ait diminué considérablement avec la motorisation, ce nombre atteint annuellement p r è s de 700,000 ou le dixième de l\u2019embauchage de la nation.La somme des salaires payés se chiffre dans le voisinage de $200 millions par année.PRINCIPAUX ACHATS La liste des principaux achats effectués régulièrement par le cultivateur comprend les articles suivants: - aliments du bétail et semence d\u2019une valeur annuelle de 370 millions do dollars; -\t55 millions d\u2019huile diesel et le sixième de toutes les ventes d\u2019essence pour alimenter 1,365,000 véhicules et l\u2019outillage de ferme; -\tmachines nouvelles et outillage neuf d\u2019une valeur annuelle d\u2019environ 295 millions de dollars, y compris 87 millions pour de nouveaux tracteurs; -\tengrais chimiques et chaux qui à eux seuls se totalisent à 85 millions de dollars.et s\u2019ac-crofssent d\u2019une année à l\u2019autre; -\tcontenants pour fruits et.légumes principalement qui atteignent le chiffre étonnant de 38 millions de dollars; -\tproduits antipara s i taires contre maladies et insectes évalués à 26 millions de dollars, valeur qui augmente à vue d\u2019oeil; -\télectricité d\u2019une valeur de 22 millions de dollars et dont l\u2019usage va s\u2019accentuant.AIDE INDIRECTE Les autres emplois et revenus que l\u2019Industrie agricole aide indirectement ne se comptent pas.On y relève entre autres: -\tles fabriques de machines et d\u2019outillage agricoles qui achètent tous les ans 10,000 tonnes de fer et d\u2019acier, procurent du travail à 13,000 ou 14,000 employés^ dont la feuille de pale s\u2019élève a plus de 60 millions de dollars; -\tà elles seules les grandes épiceries emploient au-delà de 75,000 ouvriers dont les salaires annuels atteignent 220 millions de dollars; -\tenviron le huitième des revenus du transport automobile et le septième des revenus du trafic par chemin de fer sont attribuables aux produits agricoles, le total dépassant 230 millions de dollars; quelque 10,000 établissements comptant 310,000 employés s\u2019affairent à la transformation de produits originaires des fermes canadiennes, ce qui nécessite le versement de salaire approchant le milliard de dollars par année; -\tles industries des aliments et breuvages utilisent chaque année 350 millions de dollars en emballages, la part des fruits et légumes étant de 70 millions de dollars; -\tles taxes sur la propriété coûtent annuellement aux cultivateurs 162 millions de dollars; les loyers, 55 millions en^espè-ces ou en nature; l\u2019intérêt sur l\u2019argent emprunté, 58 millions, sans parler des autres déboursés de même nature; -\tles cultivateurs acquittent encore des sommes élevées en assurances : assurances-incendie, assurance-automobile, assurance-vie, assurance-bétail, assurance-récolte, assurance-grêle et ainsi de suite.COÛT ET PART DES VIVRES Ajoutons que les cultivateurs canadiens soldent toutes ces dépenses à même le tiers (revenu net) des quelque 2 1/2 milliards à 3 milliards des revenus nets tirés des produits de la ferme.Le salaire net des consommateurs d\u2019aliments n\u2019a cessé d\u2019aug- menter depuis une dizaine d\u2019années.Toutefois, les citadins consacrent une part de plus en plus faible de leurs revenus à l\u2019achat d\u2019aliments : 28% en 1940; 25% en 1950 et 23% en 1960.Cela signifie que la proportion que touche le cultivateur du dollar versé par le citadin va sans cesse en diminuant.Ces quelques chiffres n\u2019apportent pas grand chose de neuf au tableau agricole.Ils confirment quand même le vieil adage: Tant va l\u2019agriculture, tant va l\u2019économie de la nation.(1) Imprimé chez l\u2019Imprimeur de la Reine et le Contrôleur de la papeterie, 1963, Ottawa, Canada.Propriété de L'U CC - Fondée en 19?Q 515, avenue Viger, Montréal Tél.Victor 2-6431 \"Le seul hebdomadaire agricole français d'Amérique\u2019\u2019 DIRECTEUR : Paul-Henri Lavoie, B.S.A.SEC.DE LA REDACTION : Jacques Laliberté Membre de 1\u2019 \u201cAudit Bureau of Circulation\u201d Composition fMontnce LITHOGRAPHIE RIVF SUD Imprime par LES PRESSES LITHOGRAPHIQUES DE OUEBFC Inc.Publié le mercredi de chaque semaine Abonnement : 1 an, $1 - 3 ans, $2 - 5 ans, $3 Le Ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l'affranchissement en numeraire et l'envol comme objet -le 2e classe de \u2019.a présente publication.LE 1er MAI I9G3-LA TERRE DE CHEZ NOUS-PAGE 3 Le Parlement de la Province a récemment adopté une loi connue sous le nom de Loi des marchés agricoles du Québec (bill 13).Cette loi entrera en vigueur le 1er mal.Le bill 13 prévoit la fixation des prix des produits a-gricoles par des offices reconnus par le gouvernement et précédemment formés entièrement de cultivateurs et de personnes ayant des Intérêts connexes.L\u2019expérience démontre que ces offices ont souvent fixé des prix sans aucun égard pour la Juste valeur marchande des produits agricoles.LA POSITION DE CARNATION La compagnie Carnation n\u2019a absolument rien à voir aux rumeurs selon lesquelles elle quitterait ou ne quitterait pas Sherbrooke.Aucune voix autorisée de Carnation n\u2019a jamais déclaré que Carnation allait ou n\u2019allait pas, désirait ou ne désirait pas, quitter Sherbrooke.La question n\u2019a Jamais été de savoir si Carnation quitterait Sherbrooke ou non.La question a été et demeure de savoir combien de livres de lait Carnation a les moyens d\u2019utiliser dans ses usines du Québec.Les frais d\u2019exploitation des usines du Québec seront-ils tels que Carnation puisse vendre sa production québécoise dans de vastes secteurs du Canada, ou ces frais seront-ils tels que Carnation ne puisse pas vendre, même localement, la production de ses usines du Québec ?Bref, la production des usines de Carnation au Québec va-t-elle augmenter ou continuer à décroître?Carnation possède des Intérêts énormes à Sherbrooke, à la fols financiers et communautaires en raison de ses belles relations avec la population locale, relations qu\u2019elle a établies avec les années.De toute évidence, Carnation désire faire tout ce qu\u2019elle peut pour le bien de la population de Sherbrooke et pour maintenir et agrandir le champ de son activité au milieu de la population sher-brookoise.Carnation croit que les dispositions du bill 13 sont contraires aux intérêts des agriculteurs qui fournissent le lait utilisé par Carnation.De plus, elle est convaincue que le bill et les activités qu'il permet de maintenir peuvent causer un tort irréparable à la fois à la Province de Québec et à l\u2019avenir des installations de Carnation au Québec.Quand la loi entrera en vigueur, l\u2019avenir de ceux qui profitent de la présence de Carnation à Sherbrooke,c \u2019est-a-dire les producteurs qui sont les fournisseurs de Carnation, et l\u2019avenir de l\u2019activité de Carnation au Québec pourraient retomber entre les mains des quelques hommes qui forment les offices, à moins que les producteurs n\u2019en décident autrement.Si les représentants qui forment l\u2019Office des producteurs et ceux de la Régie des marchés agricoles peuvent résister aux pressions politiques et autres et s\u2019ils sont des hommes intègres et prévoyants, il est possible que quelques-uns des problèmes difficiles inhérents à une telle loi puissent être réglés de telle sorte que ceux qui profitent de la présence de Carnation à Sherbrooke n\u2019en souffrent pas.Si, par contre, les représentants suivent la même ligne de conduite que l\u2019ancien office des marchés a-gricoles et que l\u2019Office qui représentait autrefois les producteurs fournissant du lait à Carnation, l\u2019économie de Sherbrooke, de Waterloo et d\u2019autres municipalités des Cantons de l\u2019Est en souffrira grandement.Les anciens offices exigeaient que Carnation paye un certain prix poulie lait industriel, sans tenir compte de la valeur du lait sur le marché, c\u2019est-à-dire un prix n\u2019ayant aucun rapport avec celui que les autres fabricants payaient pour le lait industriel qu\u2019ils transformaient.On ne tenait aucun compte de l\u2019effet défavorable de ces prix sur l\u2019avenir de l\u2019industrie laitière et de Carnation.Si, comme ce fut le cas dans le passé, la compagnie Carnation doit continuer à payer des prix défavorables et si les offices reconnus par le gouvernement ne montrent pas plus de prévoyance, trois groupes en seront lourdement touchés.Ce sont: 1)\ttous ceux qui bénéficient d\u2019une économie prospère dans les Cantons de l\u2019Est; 2)\tles producteurs de Carnation - les agriculteurs qui fournissent à Carnation son lait et 3)\tles installations de la compagnie Carnation dans le Québec.LES RÉALISATIONS DE CARNATION La compagnie Carnation a toujours été et demeure favorable à tout programme qui n\u2019est injuste pour personne et qui est appliqué uniformément à tous les intéressés, qu\u2019il soit législatif ou autre, et qui a pour résultat d\u2019améliorer le sort économique du producteur laitier.Carnation sait que le bien-être du producteur laitier qui lui fournit son produit brut et les Intérêts des consommateurs qui achètent son produit sont des facteurs d\u2019une importance primordiale pour sa propre prospérité along terme.Carnation est flère de la contribution qu\u2019elle a apportée et qu\u2019elle apporte encore à l\u2019industrie laitière.Carnation a été et demeure à l\u2019avant-garde de la_re-cherche poursuivie en vue de l\u2019amélioration des pâturages et des récoltes, de l\u2019administration des récoltes et de l\u2019amélioration des troupeaux.Aucune compagnie, aucun individu ni aucun gouvernement, peut-être, n\u2019ont poursuivi si longtemps et avec un tel succès, par des croisements et des recherches scientifiques, l\u2019amélioration de tout le cheptel laitier.La première vache qui ait jamais produit plus de 37,000 livres de lait par année fut une vache Carnation; la première vache à produire plus de 1,400 livres de gras en une année fut une vache Carnation; la première vache à produire plus de 1,500 livres de gras en une année fut une vache Carnation.(Sur une ferme bien administrée, une vache produit en moyenne 205 livres de gras par année).Vingt-cinq pour cent (25%) de toutes les vaches qui, dans le monde, produisent plus de 37,000 livres de lait par année sont des animaux qui descendent de vaches Carnation.Pendant 30 années consécutives, le record mondial pour la production du lait a été détenu par des vaches Carnation ou leur descendance.Bien plus, Carnation a été une des premières, sinon la première entreprise au Canada à lancer des produits et à établir des marchés pour les producteurs de lait industriel.Elle a été la première a produire le lait évaporé, qui est le produit fabriqué à son usine de Sherbrooke, et d\u2019autres produits du lait.Au cours des années, elle a fait plus que toute autre compagnie, toute province ou tout corps gouvernemental au Canada pour faire accepter par les consommateurs le lait évaporé et le lait en poudre.Depuis qu\u2019elle s\u2019est lancée en affaires, en 1916, elle a établi un vaste marché pour le lait produit par ses fournisseurs, cette production atteignant, en certaines années, 700 millions de livres, B est évident que l\u2019établissement d\u2019un solide marché pour les produits agricoles est une contribution d\u2019une importance vitale pour le bien-être de l\u2019agriculteur.Carnation, à Sherbrooke, a toujours payé^ pour le lait industriel, un prix égal ou même supérieur a celui de ses concurrents.LES ASPECTS REGRETTABLES DU BILL 13 L\u2019ancienne Loi des marchés agricoles du Québec et le bill 13 qui est à la veille d\u2019entrer en vigueur ne sont pas des lois avantageuses pour l\u2019industrie laitière dans son ensemble, qu\u2019il s\u2019agisse de la production, de la fabrication, du transport ou des innombrables autres personnes pour lesquelles cette vaste industrie crée du travail.La présente loi et le bill peuvent même être un Instrument par lequel certains secteurs et même l\u2019ensemble de l\u2019Industrie pourraient être détruits.Cela pourrait très bien arriver même si les membres des offices travaillent en toute bonne foi et dans la pleine mesure de leurs moyens.B faut des années d\u2019étude et d\u2019expérience spécialisées pour comprendre parfaitement les nombreux et complexes aspects économiques de l\u2019industrie laitière et de la mise en marché des produits laitiers.Malheureusement, on ne peut pas s\u2019attendre qu\u2019une régie générale des marchés comprenne parfaitement elle-même des questions aussi spécialisées ni qu\u2019elle puisse se procurer cette compréhension, et c\u2019est ce qui s\u2019est produit dans le passé.La loi comporte plusieurs clauses Injustes.U en est une, importante, selon laquelle les offices peuvent exiger et établir les prix à être payés par un fabricant particulier.Cela met les membres de l\u2019office dans une situation intenable, en ce que la seule chose, ou presque, qu\u2019ils peuvent faire pour justifier le coût du maintien des offices en existence, c\u2019est d'exiger que la compagnie manufacturière en question paye, pour ses produits bruts, un prix supérieur à la valeur marchande - sans tenir compte du fait qu\u2019ils peuvent ainsi détruire l\u2019entreprise de fabrication et nuire à l\u2019ensemble de l\u2019Industrie.La loi permet à la Régie des marchés de fixer le prix qui doit être payé par un fabricant particulier à un niveau qui n\u2019a aucun rapport avec la valeur du lait industriel sur le marché.Voici un exemple: en 1962, Carnation a perdu^ à l\u2019avantage d\u2019un fabricant rival, qui n\u2019était pas soumis a la Loi des marchés agricoles du Québec, des ventes de produits qui auraient utilisé 6,250,000 livres du lait des producteurs de Carnation.Cela s\u2019explique par le faltque le producteur rival du Québec payait son lait au prix du marché, tandis que Carnation ne pouvait pas affronter la concurrence, devant payer le prix défavorable établi par la Régie des marchés pour le lait nécessaire à ses produits industriels.Si la loi avait limité le prix maximum que la Régie peut établir au prix du marché qui prévaut généralement dans le secteur où se trouve le produit brut, ou si la Régie, d\u2019elle-même, avait eu la prévoyance d\u2019agir ainsi, Carnation n\u2019aurait pas perdu cette vente et les producteurs de Carnation n\u2019auraient pas perdu ce marché pour leur lait.Qu\u2019on multiplie cet exemple par le nombre des manufacturiers rivaux qui existent et l\u2019on comprendra que, par les décisions de la Régie, Carnation peut être perdue comme marché pour le lait des producteurs.Les plus grands parleurs, ceux qui exercent les plus fortes pressions sur les membres de n\u2019importe quel office, sont habituellement les gens les moins efficaces et les moins productifs et ceux dont le gagne-pain principal ne provient pas de leur production laitière.Si la Régie des marchés agricoles adopte comme ligne de conduite de forcer un manufacturier ou une industrie à payer un prix qui maintiendra en place les producteurs inefficaces et les moins productifs, il ne peut y avoirquMn seul résuil tat - la destruction du manufacturier et même de l>in dustrle.Le consommateur ne peut être forcé ni m| l\u2019office ni par personne à acheter des produits dont il prix est établi par caprice ou par fantaisie et aii-dessul de leur valeur marchande.\t' * PERTE D'UN REVENU POUR LES CANTONS DE L\u2019EST Une compagnie comme Carnation doit travailler conforl mément à bien des lois \u2014 les lois du pays et les lois J la province.Les lois du Canada Interdisent à une comnal gnle comme Carnation, dans certaines circonstances J vendre ses produits moins cher que leur coût.Si ses prol duits sont vendus plus bas que leur coût, elle est présumé! prima facie coupable de violer la loi.Conformément à l\u2019ancienne loi, qui comportait plJ sieurs des mêmes aspects destructifs que le bill 13, Cari nation était forcée de payer son lait Jusqu\u2019à 25 cents | \" cent livres de plus que les compagnies rivales.Cela ren| dait Carnation incapable d\u2019entrer en concurrence avec le! entreprises qui payent des prix inférieurs.Carnationdel vint incapable de prendre les mesures nécessaires pool protéger son marché et de se conformer à la loi fédéraf le.La compagnie fut ainsi forcée à grand regret et au prii de grandes dépenses de construire une usine et d\u2019agrandi ses usines déjà en existence hors du Québec pour remplaJ cer une production qui n\u2019était plus économique au Québec! Quand ces dispositions furent prises,les producteurs dl Québec furent privés d\u2019un marché pouvant absorber a| moins 45,000,000 de livres de lait industriel par année e un apport de quelque $1,500,000 par année à l\u2019économij de Sherbrooke.Les avantages à très court terme,mêmes\u2019ily en avaiil accordés au producteur en raison des plans antérleursdl mise en marché, devinrent négligeables comparativement! à la perte subie par les producteurs et à la perte subie pan la collectivité par suite de la diminution delà productloij de la Compagnie dans le Québec.Cette perte était causé! par les prix désavantageux exigés par l\u2019Office des producj teurs et fixés par la Régie des marchés agricoles! Dans les domaines de la consommation; de la vente cl de la mise en marché, le service de recherche de Carna-1 tion compte parmi les meilleurs dans toute notre indus! trie.Au cours des années, ce service a été très profitable! aux producteurs laitiers en fournissant un marché pouvarJ absorber de 500 à 700 millions de livres de lait par année! Pour servir efficacement, Carnation doit être soupleete:! mesure d\u2019affronter la concurrence non seulement desau-l très produits laitiers, mais d\u2019une foule d\u2019autres allments| d\u2019une valeur diététique équivalente.Quand le prix de sa matière brute est établi par un! commission qui, de par sa nature même, doit agir lento! ment et dont les membres ne peuvent avoir- et en t»[ peut l\u2019exiger \u2014 la formation et l\u2019expérience nécessaire! pour s\u2019occuper des complexités de la mise en marché,[ Carnation se trouve dan& une position où elle ne peut pi! affronter la concurrence ni poursuivre le travail de nils! en marché nécessaire pour maintenir et créer la demand! à l\u2019égard de ses produits finis.Dans le passé, les office! ont établi pour le lait des prix arbitraires qui ont rend! Carnation incapable d\u2019affronter la concurrence lors de L| vente de son produit fini fabriqué au Québec.Le producteur devrait se demander sérieusement st faut que son avenir soit entre les mains d\u2019offices qui, pa:| leur nature même, ne peuvent agir avec la rapidité et II souplesse nécessaires pour affronter les conditions rapi-l dement changeantes des marchés.Pour pouvoir travailler! efficacement, les membres de l\u2019Office doivent pouvoir! comprendre les facteurs qui créent un marché à]ongter-l me pour la production du Québec; ils doivent même etrel prêts à résister aux pressions de ceux qui préfèrent sa-l crlfier l\u2019avenir au présent et l\u2019intérêt de^la majorité al l\u2019avantage immédiat dequelques-uns.Pour être efficaces,! les offices doivent avoir une vue d\u2019ensemble assez vasteP et avoir assez d\u2019intégrité pour négocier etpermettredea prix qui fassent grandir l\u2019Industrie plutôt que de la de-j trulre.B n\u2019est clairement pas dans l\u2019intérêt du producteur d\u2019éliminer ni le lait évaporé comme marché pour sa produc tion laitière ni Carnation comme marché pour le lait in dustriel produit dans cette région.Carnation a toujour offert à ses producteurs un prix aussi élevé ou plus elev< que le prix payé par les entreprises rivales pour le lai] industriel.De plus, depuis plus de soixante ans, Carne tion a créé de vastes marchés pour les produits laidet en général, et depuis plus récemment pour les produit» laitiers de la région en particulier.L\u2019avenir des producteurs de lait de cette région etJ ^ venir de la compagnie Carnation sont Intimement lie si l\u2019une des parties est traitée Injustement, toutes j deux ainsi que toute la population de Sherbrooke en s friront à la longue.LA COMPAGNIE CARNATION LIMA LB (Page réservée et payée par La Compagnie Carnation Limitée) PAGE 4- LA TERRE DE CHEZ NOUS-LE 1er MAI 1963 D$2D NOUVELLES DE LA Ile HEURE OFFICE: national, vente du lait Saskatchewan Farmers\u2019 Union a donné son approbation complète â un office de mise en venteau lait et des produits laitiers au Ca- nlAu cours d\u2019une réunion de deux jours, ses dirigeants ont également né leur assentiment à une mise en commun des prix des divers luits du lait et à un paiement fondé sur le classement.ASSURANCE: limitée sur les récoltes , ,j plupart des provinces n\u2019ont pas l\u2019intention de se \"vrer cette année à un régime étendu d\u2019assurance-récolte, greffé sur la loi fédérale.Même le Manitoba, qui fut le premier a se prévaloir de cette loi, réduira ses étendues assurées par rapport à celles de l\u2019année dernière.oeufs: nouvelle chute des prix Les oeufs sont tombés à un niveau encore plus bas la semaine dernière Dans l\u2019ensemble, les deux premières catégories ont marqué une baisse variant de 1 à 9 cents la douzaine, au producteur, sur la nresque totalité des marchés canadiens.Les prix des A petits et des catégories inférieures ont varié de stables à Inférieurs de 1-6 cents.Situation faible dans les provinces centrales.En Ontario, déclin continu depuis la fête de Pâques et transactions lentes durant la semaine en revue.Expéditions rien que passables vers les points extérieurs.A Montréal, demande tranquille et provisions abondantes.Grossistes prudents et achats au Jour le Jour.Prix comptant, sur place: Montréal, 42-43 c.pour a gros et 40-41 c.pour a moyens, soit une perte de 3 c.la douzaine; Toronto, 38 et 36 c.respectivement \u2014 une perte de 5 c.Provinces atlantiques, mêmes tendances, exception faite de Terre-neuve où les prix se sont maintenus stables.VOLAILLE: quelques révisions Ton généralement stable à presque tous les marchés de la viande de volaille la semaine dernière, si l\u2019on excepte les révisions dispersées qui suivent.VOLAILLE VIVANTE: A Montréal, baisse de 1/2 c.des poulets de D livres et moins; à Edmonton, quelques commerçants ont cru bon de hausser de 2 c.la livre le prix des poules bien en chair.VOLAILLE ABATTUE: A Halifax, baisse de 2-3 c.des poulets de tous poids tandis qu\u2019à Régina plusieurs commerçants avaient tendance à augmenter de 2 c.le prix des poulets entre 5 1/2 et 6 1/2 livres.Prix des poulets de gril de moins de 5 livres, catégorie No 1, poids vivant: Vancouver, 22 1/2 c.; Edmonton, 23-24 c.; Regina 22 c.; Winnipeg, 20 1/2-21 c.; London et Toronto, 19 c.; Montréal, 19 1/2 c.; Halifax, 20 C.STOCKS: produits avicoles, aux E.-U.Dans l\u2019ensemble, les stocks de produits avicoles aux Etats-Unis au 1er avril de cette année étalent inférieurs à ceux de la date correspondante de 19G2.11 y avait quelque 233,000 caisses d\u2019oeufs de moins que l\u2019an dernier.Les réserves de viande de volaille étaient aussi moindres de 40 millions de livres environ, y compris les dindons.Les poulets à griller et à rôtir étalent les seuls à enregistrer une augmentation.PORCS: baisse ntodé.: des prix Ton Instable du m lé des porcs la semaine dernière accompagné d\u2019une tenta .ce à la baisse des prix.Dans l\u2019ensemble, fluctuations de 40 cents vers le haut à 70 c.vers le bas.Prix au producteur de la catégorie A: à Toronto, un certain recul à $23.35-$25.15; Montréal, perte de 50 c.les 100 livres -$24-$25; Winnipeg, perte également de 24 c.à 50 c.à $22.50-$22.75 tandis que Calgary marquait une baisse de 75 c., Edmonton, de 40 c.et les marchés de la Saskatchewan de 25-50 c.VEAUX: chute de $7 à Winnipeg Marché peu encourageant des veaux la semaine dernière presque partout.Transactions fort limitées.Toronto les Bons et De choix se vendaient $2 moins cher les 100 livres en fermeture; Montréal, prix variant de stables à inférieurs de $2 - $23-$27; baisse variant de $6-$7 à Winnipeg \u2014 $29-$31, tandis que le marché d\u2019Edmonton perdait $5 \u2014 $26-$30.'(;M U X: marché à la hausse Arrivages peu abondants de moutons et agneaux la semaine dernlore sur les principaux marchés canadiens.LeS^bons sujets des lots d\u2019engraissement se vendaient$1 déplus à Toronto -$26.50.Prix stables à Winnipeg et Edmonton a $22.50 et $22 respectivement.Importations des Etats-Unis durant la semaine écoulée: 3,459 têtes.(,\"\\S: offre la plus élevée Le marché des bovins fut caractérisée la semaine dernière par les arrivages les plus élevés enregistrés Jusqu\u2019Ici durant l\u2019année 1963 - au total 33,100 têtes.Demande passablement bonne à la plupart des parcs à bestiaux, ce qui n\u2019a pu empêcher une certaine baisse des cours, sauf aux marchés de l\u2019est du pays où les prix ont ou bien conservé leur niveau ou bien monté légêrement.De 58 à 59% des arrivages appartenaient aux deux Premieres catégories.Tableau d\u2019ensemble des prix: bouvillons, variant de stables à Inférieurs de $1 les 100 livres; vaches, fluctuations de 50 c.vers le haut c- vers le bas; taureaux, stables à Toronto; gains de 50 c.à Montréal.bovins d\u2019engrais: vive demande, surtout pour les légers.Prix luctuant de $1 vers le haut à 50 c.vers le bas.Exportations aux Etats-Unis durant la semaine: 1,303 tetes.Le cultivateur ne réclame pas de faveurs spéciales wJe n\u2019ai pas peur de la noirceur\u201d (Hays) Comme on peut le deviner par son physique, le nouveau ministre de l\u2019Agriculture est un homme serein.Les problèmes qui l\u2019attendent ^lors de la sessionqul débutera à la ml- mal le préoccupent va sans dire, mais ne paraissent pas l\u2019inquiéter outre mesure.Il possède une philosophie acquise depuis longtemps des hommes et des choses.Il ne s\u2019en fait pas trop non plus d\u2019être le seul député libéral élu dans les deux provinces de l\u2019Alberta et la Saskatchewan.A ce sujet il a pour son dire: *Je n\u2019ai pas peut de^la nolrceux\u201d, indiquant par là que, politiquement parlant, 11 se trouve plus ou moins dans un océan de noirceur.M.HAŸS En ce qui regarde la politique adoptée et appliquée par le parti conservateur ces dernières années en matière agricole, le nouveau Ministre ne veut pas tout chambarder, semble-t-11.Interrogé à ce sujet Immédiatement apfès son assermentation, il s\u2019est contenté de répondre: \u2022J'ai l\u2019intention de jeter un coup d\u2019oell attentif à toutes nos mesures avant de faire quoi que ce soit\u2019\u2019.En prononçant ces paroles, M.Hays faisait particulièrement allusion aux mesures applicables à l\u2019ouest du pays, soit les prix du blé et les versements à l\u2019acre Inaugurés 11 y a quelques années par le régime conservateur.Pour ce qui est des questions de l\u2019est du Canada, il s\u2019en remettra à peu près entièrement au ministre de l\u2019Agriculture désigné pour cette partie du pays, l\u2019hon.René Tremblay, député de Matapédla-Matane.On sait que ce dernier entrera Immédiatement en fonction dès que le Parlement aura ratifié l\u2019Institution d\u2019un ministère de l\u2019Agriculture pour l\u2019Est, ce qui devrait se faire dès le début de la prochaine session (16 mal).A noter qu\u2019il ne s\u2019agit pas d'un ministre \u2022associé\", mais bien d\u2019un ministre pour l\u2019Est.PAS DE FAVEURS L\u2019hon.Harry Hays, on le salt, est le représentant de Calgary-sud à la Chambre des communes.Q est le seul à avoir résisté à la vague conservatrice gui a emporté presque tous les sièges de l\u2019Alberta et tous ceux de la Saskatchewan, y compris celui de M.Hazen Argue (Asslnoboia).Le nouveau ministre considère les cultivateurs comme des gens aussi raisonnables que les autres.Ils ne demandent pas de faveurs particulières, dit-il.A quoi 11 s\u2019empresse d\u2019ajouter: Je connais un peu les problèmes du cultivateur, puisque J\u2019en suis un mol-même.Je me propose de représenter la classe agricole au meilleur de ma connaissance.Il se peut qu\u2019il y ait certaines modifications aux mesures existantes, \u2018mais Je ne veux rien déclarer à ce sujet pour l\u2019Instant.L\u2019administration de l\u2019agriculture est un défi pour tout homme qui veut aider ses concitoyens et Je suis heureux d\u2019affronter ce défi*.Je suis persuadé qu\u2019il^ en est de même pour mon collègue de l\u2019Est, M.Tremblay.Personnellement, Je connais assez bien les problèmes agricoles de l\u2019est du pays et J\u2019ai bien l\u2019intention d\u2019aider M.Tremblay dans toutes* la mesure de mes moyens.M.Hays est nettement favorable aux ventes de blé à la Chine â des conditions acceptables pour le Canada.En fait, 11 préconise les ventes de produits agricoles à tous les pays du monde.En matière commerciale, il résume ainsi sa pensée: \u2018Ce ne sont pas les gouvernements qui comptent, ce sont les gens\u201d.PAS EFFRAYÉ A un Journaliste qui lui demandait s'il redoute les critiques de l\u2019ex-ministre de l\u2019Agriculture sur le parquet de la Chambre, M.Hays répondit : \u2018Le fait d\u2019affronter M.Hamilton ne m\u2019inquiète pas\u201d.A un autre Interlocuteur qui lui signalait la présence de tout un groupe de fermiers de l\u2019Ouest en Chambre alors qu\u2019il était seul à se défendre 11 fit observer: \u2018Cela non plus de m\u2019effraie pas.D\u2019ailleurs, ma tâche a été allégée par le fait que l\u2019administration de la Commission canadienne du blé a été remise entre les mains du nouveau ministre du Commerce, l\u2019hon.Mitchell Sharp, qui est un expert en commerce du blé.Il lui faudra étudier soigneusement le programme libéral en ce qui a trait à l\u2019agriculture, avoue-t-11 humblement.*En fait, (Suite à la page 18) LANOUVELLE MARQUE r-mex TWI/VB | DE FICELLE À PRESSE ù JbUx modique 40 LB.BRUT; 39 LB.NET T R:F- Tf R F a Micro-Bit régulière pour councs de tous genres \u2014 et la Micro-Guard, pour la coupe du bois de papier.Cette dernière se distingue par un maillon-garde spécial qui réduit les retours-arrière.Ces chaînes du type Micro-Bit vous aideront h obtenir plein rendement do votre scie mécanique, quels qu\u2019en soient la marque et le modèle.I^e profil aitfu du tranchant coupe comme un charme même dans le bois franc gelé dur! 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OMARK Industries Ltd.GUELPH, CANADA LE 1er MAI 1963-LA TERRE DE CHEZ N0US-PAGE 5 PAGE PUBLIÉE PAR LA ICOOPÉRATIVE FÉDÉRÉE Pt QUÉBEC LA FÉDÉRATION DES COOPÉRATIVES AGRICOLES 1055 OUEST, BOULEVARD CRÉMAZIE, MONTRÉAL \"jgjj REDACTEUR: Philippe POULIN Le porc AMÉRICAIN fait des siennes Dès le début de mars, les prix du porc amorcèrent une descente.Pendant janvier et tévrler, les prix furent supérieurs à ceux de la même période de 19G2, se maintenant au niveau de $29-30 (1) les cent livres.D\u2019ailleurs, les arrivages étalent moindres que l\u2019an dernier.Pour les trois premiers mois de 1963, le nombre de porcs abattus dans les abattoirs sous inspection fédérale était pour l\u2019ensemble du pays de 12.9 ?0 Inférieur au chiffre correspondant de l\u2019an dernier.Donc, le niveau des prix actuels aurait dû normalement se maintenir légèrement au-dessus des prix de 1962.Le fait est que le prix moyen national pondéré des porcs de catégorie A s\u2019établissait à$29.14 pour la période du 1er janvier au 7 mars 1963; pour la période correspondante de l\u2019année précédente, ce prix moyen s\u2019établissait à $25.25.Différence appréciable, mais qui demeurait en rapporta-vec les arrivages.Au 11 avril, par suite de la dégringolade des prix, la différence du prix moyen pondéré n\u2019était plus que de $2.52 en faveur de 1963, Que s\u2019est-il produit ?La direction générale de la Coopérative Fédérée est fort consciente de cette situation a-normale et a suivi de près la tournure des évènements.Le lecteur lira avec intérêt ladéclara- Voici ces causes: (a) Le haut niveau des prix canadiens en regard du bas niveau des prix américains a déclenché un fort mouvement d\u2019importation de porc américain.Depuis le début de l\u2019année, les arrivages sur les marchés américains ont été et sont encore plus élevés que prévus.Les prix s\u2019enressent^nt.Au cours de la semaine finissant le 4 avril, le prix du porc à Chicago s\u2019établissait à $14.00, poids vivant, soit l\u2019équivalent de $18.67, poids abattu.C\u2019est le plus bas prix atteint par le porc à Chicago depuis 1944.A la fin des deux premiers mois de 1963, le Canada avait déjà importé des Etats-Unis au-delà de 16.6 millions lb de porc.Les chiffres pour le mois de mars ne sont pas encore connus mais ils seront vraisemblablement plus élevés.Les effets des importations de janvier et février se sont faits sentir dès le début de mars.Depuis quelques années, le mouvement des porcs est libre entre les Etats-Unis et le Canada, chaque pays imposant le même droit d\u2019entrée d\u2019un cent et quart la livre sur la viande de porc en provenance de l\u2019autre.En 1962, le Canada exportait 43.6 millions de livres de porc aux Etats-Unis et en importait 29 millions delivres.Cette année, jusqu\u2019à au- -UN COUP D\u2019COCUON.QUOi/ tion de monsieur J.A.Courteau, administrateur de la Fédérée, que nous publions en cette même page.En causant avec monsieur J.Folkes, de la division des porcs chez Legrade Inc., nous avons dégagé les causes principales de cette chute des prix du porc qui s\u2019établissaient au bas niveau d\u2019environ $25.00 à la fin de la deuxième semaine d\u2019avril.jourd\u2019hui, la tendance est inverse.Et elle est déjà désastreuse pour les producteurs.L\u2019industrie porcine canadienne a besoin du marché américain; la situation actuelle indique que l\u2019industrie américaine sait bénéficier du marché canadien lorsqu\u2019il est favorable.Les deux marchés sont liés l\u2019un à l\u2019autre, le mouvement des porcs à tra- LA SITUATION DE L\u2019INDUSTRIE PORCINE En d'autres colonnes de cette page, on fournit au lecteur quelques expli cations en marge des prix du porc.La Coopérative Fédérée de Québec n'a pas vu sans appréhension les premiers indices d'une baisse des prix.En regard des arrivages et du coût de production des porcs, les prix payés nu début de l\u2019année semblaient satisfaisants.En l'espace de quelques semaines, ils ont fléchi d\u2019environ $5.00 les cent livres.Les producteurs ont sûrement vécu les mêmes réactions que nous et partagé nos inquiétudes.Pendant cette période, la Fédérée a fait tout son possible pour freiner I allure de la baisse des prix en soutirant du marché pourles diriger vers l'entreposage des quantités considérables de coupes.Au cours d\u2019une semaine en particulier, nous croyons que cette décision, qui comportait certains risques évidents, a eu I effet d'arrêter la baisse et de bonifier les prix dès la semaine suivante.Nous avons fait face à une situation difficilement contrôlable.Dans les circonstances et dans la mesure du possible, nous avons conscience d'avoir joué notre rôle.Ce qui s'est passé depuis le début de 1963 indique le besoin d'assurer une certaine direction des mouvements deporcs à travers la frontière Canado-américaine.L'exportation de 50 millions de livres de porc canadien aux Ftats-Unis ne risque pas d\u2019affecter le marché américain.L'importation de la même quantité de porc américain sur le marché canadien risque d'avoir des conséquences désastreuses.Dans le premier cas, c\u2019est une goutte d'eau; dans le second, c'est un orage violent.Le gouvernement canadien contingente l\u2019importation de dindes des Etats-Unis.En s'inspirant du principe d'une telle politique, le gouvernement canadien devrait prendre I initiative de négocier avec le gouvernement américain une entente comportant pour le Canada les moyens de prévenir l'entrée massive de porc américain lorsque l\u2019offre et la demande au pays atteignent un équilibre sati sfaisant.La capacité de production du pays voisin est tellement forte que le porc américain peut inonder et ruiner notre marché dès que nos prix atteignent un niveau alléchant pour l\u2019industrie d\u2019outre-frontière.Des mesures s\u2019imposent pour éviter la répétition de ce qui vient de se produire.Sur le plan du coût de production, nous désirons rappeler les efforts tentés par lo Fédérée, avec le concours d'autres organisations agricoles, en vue d\u2019obtenir du gouvernement fédéral unepolitique de vente des grains d'alimentation dans l\u2019Est qui soit propre à encourager nos productions animales.Les dirigeants des partis politiques fédéraux se sont engagés à résoudre ce problème de l'approvisionnement et du coût des grains de provende.Nous entendons bien suivre cette question de près.C est en travaillant à la fois au niveau des prix de vente et au niveau du coût des provendes que nous réussirons à stabiliser nos productions animales, plus particulièrement notre production porcine, en améliorant leur rentabilité.Malgré la chute des prix que nous connaissons, il faudrait éviter l'abandon de la production du porc.Nous nous adressons particulièrement aux producteurs qui abandonnent ou reprennent cette production suivant le niveau des prix à un moment donné.L\u2019expérience nous enseigne que les producteurs qui réussissent dans cet élevage sont ceux qui y persévèrent et réalisent ainsi un prix moyen convenable.Au cours des prochains mois, les prix ne seront pas aussi attrayants que nous le souhaiterions.Parcontre, certains facteurs laissent percevoir une amélioration des prix américains, ce qui ne manquera pas d'influer favorablement le cours de notre marché.Evidemment, il peut se produire des événements imprévisibles.Toutefois, nous avons déjà appris qu'une trop grande variation de la production porcine se traduit toujours par un état du marché qui joue au détriment des producteurs eux-mêmes.La Fédérée ressent le choc subi parles producteurs.Avec eux, nous souhaitons que la situation se redresse rapidement.J.-A.COURTEAU, administrateur, La Coopérative Fédérée de Québec.vers la frontière se déclenchant dans un sens ou dans l\u2019autre suivant le rapport existant entre les prix.Récemment, Washington sonnait une note optimiste.Le département de l\u2019Agriculture des E.U.prévoit que le prix américain du porc a atteint son plus bas niveau et qu\u2019il devrait normalement reprendre une tendance ascendante vers le mois de juin.Ici, il faut dire que le gouvernement américain qui avait momentanément cessé ses achats de porc en conserve les a repris au cours du mois de mars.C\u2019est de bon augure.(b) La réduction des prix du boeuf a également exercé une pression sur les prix du porc.Il est difficile d\u2019établir en blanc et en noir l\u2019influence des prix du boeuf sur le porc mais telle influence existe par suite de l\u2019at- titude de la ménagère qui tend à substituer un produit à un autre suivant le rapport qui existe entre les prix de ces produits.Les prix du boeuf semblent vouloir se stabiliser et si les prix américains se maintiennent au niveau du début d\u2019avril, les conséquences seront mois fortes.(c) Enfin, il faut signaler que l\u2019instabilité de la situation politique canadienne tend a engendrer l\u2019incertitude économique.Ainsi, actuellement, la valeur inférieure du dollar canadien par rapport au dollar américain constitue une sorte do protection relative du marché canadien et favorise l\u2019exportation.Mais telle situation durera-t-elle longtemps ?Lorsque les politiques économiques d\u2019un gouvernement sont peu ou pas définies, le goût du risque s\u2019atténue.Et le comportement de l\u2019industrie s\u2019en ressent.Les lignes précédentes essaient d\u2019expliquer la situation qui s\u2019est produite depuis le début de mars.Les producteurs ont écopé durement si l\u2019on considère les prix des grains et moulées.Certains indices nous permettent de croire que nous avons vécu le pire et que la situation se redressera graduellement.Pour le moment, nos prophéties n\u2019iront pas plus loin.Louis-Philippe Poulin (l)Les chiffres cités dans cet article sont tirés do la revue intitulée \u201cLivestock and Meat Trade Report», publiée par le ministère fédéral de l\u2019Agriculture, PAGE 6-LA TERRE DE CHEZ KdUS-LE ter MAI 1963 Pacem in Terris VACHERIES CARNATION n ovrll dernier, en la Jour- & Jeudi Saint, était publiée 1(4 \u201cunue \u201cPacem In Terris .^document tire son nom des C Juir lesquels il commence m [n Terris: La paix sur la (PJCe \\ U fut accueilli partout priment si l\u2019on en Juge par Jtnnes appréciations de la et de la radio.Des te-P nLes d\u2019approbation venus s°e fnnnalités aussi dlfféren-de P\u201eue celles d chef des Etats-SS ee celui de l\u2019U.R.S S\u201e de fs,S.les évoques ou de rejetants des religions juives protestantes prouvent, on ne Lt mieux, la sagesse de sa doc-ge et l'universalité de son Influence.Le problème de la paix dans le monde, tel est donc le sujet de LaFCA cette dernlere encyclique.Malgré tous les progrès de la science et de la technique, les hommes n\u2019en sont pas encore arrivés à découvrir comment Ils pourraient s'accorder, réaliser au mieux leur vie à l\u2019Intérieur de leurs différents pays et amener les peuples à se rapprocher au lieu de chercher à se massacrer.Dans l\u2019espace de cinquante ans, le monde aura connu deux conflits mondiaux, des guerres de frontières et des résolutions en si grand nombre qu\u2019on ne peut plus les compter.Chacun de ces conflits apporte des pertes de vie, des deuils^ des misères Inouïes et fournit a l\u2019humanité des engins de mort de plus en plus perfectionnés.Partout on parle de paix parce que partout on craint la guerre.Les pays n\u2019en continuent pas moins de s\u2019armer, de faire des expériences afin de découvrir les moyens les plus surs de s\u2019anéantir.rencontrera le nouveau ministre de l\u2019agriculture le président de la Fédération canadienne de l\u2019agriculture, le Dr H.-H.Hannam, vient de convoquer une assemblée des membres de l\u2019exécutif de cet organisme en vue d\u2019une rencontre avec le nouveau ministre de l\u2019Agriculture, M.Harry Hays, n est également possible qu\u2019a cette occasion l\u2019exécutif de la FCA rencontre le futur et probable ministre de l\u2019Agriculture pour l\u2019Etat du pays, M.René Tremblay, actuellement ministre d\u2019Etat, de même que les ministres des Transports, de l\u2019Industrie et du Commerce.la réunion des membres de l\u2019Exécutif de la FCA a été fixée pour les 7 et 8 mai tandis que la rencontre avec le ministre de l\u2019Agriculture aura lieu le 8 au matin.\u201cSI tu veux la paix, prépare la guerre\u201d, disait le vieux diction.il semble qu\u2019il devienne de moins en moins vrai.S\u2019il reste sage de ne pas se démunir de ses armes devant un ennemi fortement équipé, n\u2019est-il pas de plus en plus clair qu\u2019il faille quand même chercher ailleurs les facteurs d\u2019une véritable paix.¦SI tu veux la paix, prépare la paix», n\u2019est-ce pas le slogan que des hommes civilisés devraient employer.SI tu veux la paix, recherche au fond de toi-même,recherche dans la conscience des peuples les mobiles les plus appropriés à une atmosphère de détente et d\u2019accord.C\u2019est bien un peu dans cet optique que se place le Souverain Pontife dans sa dernière encyclique.Au-dessus des bruits de guerre, au-dessus des préparatifs les plus alarmants, au travers des désirs de pacification plus ou moins conscients, plus ou moins sincères, 11 présente le vrai visage de la paix.Il fait un appel à tous les gens de bonne volonté pour qu\u2019elle s\u2019établisse et s\u2019appuie sur les plus solides garanties.Antisyndicalisme, chantage, montage contre ces cultivateurs .et records des vaches Carnation! La Compagnie Carnation Limitée continue sa guerre contre I organisation syndicale des producteurs-fournisseurs a ses usines du Québec.Elle maintient ainsi la politique antisyndicale qu\u2019elle a inaugurée dès que les cultivateurs qui transigent avec elle se sont organisés en office de producteurs, qu\u2019elle a manifesté de façon plus particulière chaque fois qu'elle a été appelée à traiter'avec l\u2019organisme représentant ses producteurs et qu'elle a intensifié lors de l\u2019étude du bill 13.Les pages d annonce qu'elle publie dans les journaux de Sherbrooke et dans la T.C.N.donnent une bonne idée de la campagne qu'elle entend poursuivre.Il y aura sans doute lieu de revenir bientôt sur les avancés et les arguments de la Cie Carnation, et surtout sur ses interpretations et ses jugements en regard d'une législation de mise en marché ordonnée des produits de la ferme.Une première impression qui se dégage de son texte, c'est qu\u2019un désastre menace la province de Québec porce que quelques centaines de cultivateurs tiennent à négocier collectivement la vente de leurs produits avec un géant qui prend quasi allure de monstre si on tient compte de son attitude et des abus qu'il se permet (abus dénoncés et condamnés en vertu de la législation fédérale antimonopole) en regard de sa puissance.A en croire la Compagnie Carnation, les représentants des producteurs organisés et les responsables de la Régie des marchés agricoles seraient des ignorants, des incompétents sinon des imbéciles, tant ils seraient absolument inaptes à tenir compte de certains facteurs même élémentaires dans leurs demandes et leurs décisions.De là, la crainte (?) de Carnation de voir l'agriculture québécoise, surtout celle des Cantons de l'Est souffrir grandement du bill 13.Comme c'est touchant! Après tous les sacrifices (?) le dévouement (?) et les services (?) de cette compagnie qu'elle ne manque d'ailleurs pas d'étaler! Si Carnation donnait en même temps, un tableau de ses profits et dividendes, ce serait plus complet et sans doute encore plus édifiant! Certains passages du message de la Compagnie Carnation destinés à l'ensemble de la population, constituent peut-être le genre le plus dangereux d'incitation au mécontentement d'un secteur important de la population contre un autre tout aussi important, premier pas vers la lutte des classes.Carnation joue ainsi un jeu très dangereux.Elle joue avec du feu! Cette compagnie est beaucoup mieux avisée lorsqu'elle étale les records des vaches Carnation.Aucune objection, d'autant plus que dans le domaine des vacheries, elle semble particulièrement à l'aise! La Direction.¦Pacem ln Terris*, Il ne faut pas alors s\u2019en surprendre, apparaît aux yeux de tous, catholiques ou membres d\u2019autres religions, croyants ou agnustlques, comme un document rempli de bons sens et d\u2019à propos.Nous sommes, une fols de plus, en face de cette sagesse éternelle de l\u2019Eglise, celle qu\u2019elle a hérité de Dieu Lui-même, suprême ordonnateur de l\u2019univers.Il nous sera sans doute Intéressant, comme catholique; de prendre connaissance de cette fameuse lettre, de nous en pénétrer et de lui apporter notre réponse personnelle.Dans une série de cinq articles, nous essaierons d\u2019en analyser les grandes lignes.Ça pourra nous être un stimulant à revenir au texte lui-même pour en faire une étude plus approfondie.La paix! Bien souvent on a tendance à ne la considérer que négativement comme ntant l\u2019absence de guerre, l\u2019abse\u2019nce de combat l\u2019absence de discorde.La présente encyclique aborde la question de façon plus positive et dynamique.Elle apparaît alors comme l\u2019ordre, la concorde entre les humains et entre les peuples.Répondant à une exigence profonde de la nature humaine, elle doit être déterminée en fonction de cette même nature selon les critères de la droite raison.On aurait tort de penser, nous dit l\u2019encyclique, que les relations entre les Individus peuvent se régler selon des lois purement techniques ou scientifiques, selon ¦les lois auxquelles obéissent les forces et les éléments irrationnels\u201d.\u201cLes normes de la conduite des hommes sont d\u2019une autre essence: il faut les chercher là où Dieu les a inscrites, à savoir dans la nature humaine*.\u201cCe sont elles qui indiquent clairement leur conduite aux hommes, qu\u2019il s\u2019agisse des rapports des Individus les uns envers les autres dans la vie socialejdes rapports entre citoyens et autorités publiques au sein de chaque communauté politique; des rapports entre les diverses commu- nautés politiques; enfin, des rapports entre ces dernières et la communauté mondiale, dont la création est aujourd\u2019hui si impérieusement réclamée par les exigences du bien commun universel\u201d.Rapports entre les individus eux-mêmes, rapports entre individus et pouvoirs publics, rapports entre communautés politiques et rapports des individus et des communautés politiques a-vec la communauté mondiale,telles sont les quatre grandes divisions de l\u2019encyclique \u201cPacem in Terris\u201d.Nous essaierons dans les semaines qui vont suivre de vous donner un aperçu sur chacune de ces divisions.Georges-Etienne PHANEUF, Aumônier général de l\u2019U.C.C.et U.C.F.R.flWlMîf» 1 T- v> Vf Farmhand En t.te de l,i MANUTENTION .» I.i ferme PAS DE MEILLEUR RÂTEAU À AUCUN PRIX ! REGLAGE PRECIS-La manivelle relève et abaisse toutes les roues de râtelage en même temps.Les dents brevetées à ressort happent tout le foin, sans saleté.le remplacement est facile et peu coûteux.VIRAGE DES ANDAINS et râtelage déporté jusqu\u2019à 5\u2019accroissent la valeur du modèle 25.Pas besoin d\u2019outil.vous n\u2019avez jamais vu de râteau si facile à régler et à entretenir.urtant/ le FARMHAND 25 coûte jusqu\u2019à $100 de moins que des râteaux ordinaires! J?L AJMEREZ! Dans un roulement délicat, il Ip e.Ulje.bande de 7\".Même aux fortes vitesses du trac-te \u2019 e '°ln se déplace 45 % moins vite qu'avec les râ-uoripi/orarres'\" ce qu' épargne feuilles et graines.Le ente/- est po.urvu de foues de râtelage sans pareilles, lochpi S par ^placement au sol.sans prise de force, engrenage ni poulie qui puisse s\u2019user et créer des \u201d,\t\u201c6** huuiic qui puibbe b Ubei e|nes de réglage.Chaque roue de râtelage s'abaisse indépendamment pour prendre tout le foin, léger ou lourd, sur tout terrain.Avec seulement 10 livres à la barre de tirage et des roues de transport de type automobile et de 15\", le modèle 25 est facile à remorquer et à manoeuvrer.Demandez une démonstration: son action efficace et son très bas prix feront le reste.Autres râteaux à roues Farmhand: M-5 pour bande de 7 1/2\u2019, M.6 pour râteler 10\u2019 de large, Y-74 à 11 roues qui râtelle jusqu à 20\u2018, rORANU TCN PLESSISVILLE, QUE.Veuillez m'envoyer plus de renseignements sur le nouveau Farmhand, modèle 25 Nom.Adresse.R.R.se releve et LE 1er MAI 1963-LA TERRE DE CHEZ NOUS-PAGE T Dès sa naissance, samedi le 27 avril dernier, à Charlesbourg, la nouvelle Fédération des travailleurs forestiers du Québec a Insisté sur la nécessité, pour elle, de réclamer, le plus tôt possible, de la Législature provinciale, une enquete royale sur les problèmes de l\u2019industrie forestière au Québec.Ce n\u2019est qu\u2019à grand peine que les représentants de l\u2019Union catholique des cultivateurs(UCC) présents au deuxième congrès provincial des bûcherons affiliés à cet organisme, ont pu convaincre leurs pupilles de confier la rédaction du mémoire, réclamant l\u2019enquête précitée, à un comité constitué de membres du Comité forestier de l\u2019U.C.C., de l\u2019Office des producteurs de bois et, évidemment, de la nouvelle fédération.Il semble donc que, dans un proche avenir, l\u2019administration de M.Lesage sera saisie d\u2019un projet en ce sens.Cette enquête, selon les représentants des quelque soixante mille bûche- M.Gérald Martin, Ph.D., avi.seur techniqucdc la West Chemical Products Ltéc, qui était conférencier lors de l'asscm-blcca annuelle des techniciens en industrie laitière tenue à St-Hyacinthe, les 16 et 17 avril 1963.Le sujet traité en était un d'une brûlante actualité: \u201cLa qualité du lait'\\ rons du Québec, serait urgente.La situation qui prévaut présentement en certaines régions leur serait des plus désavantageuses, notamment en Gaspé-sie, ou des syndicats de bûcherons affiliés à l\u2019UCC ont été récemment victimes de dispositions restrictives de la part_du ministère des Terres et Forêts, dispositions qui menaceraient d\u2019en acculer au moins trois à la faillite.On s\u2019est surtout plaint de la lenteur qu\u2019a apportée le ministère à accorder les permis d\u2019exploitation, ce qui a rendu pratiquement Impossible, l\u2019exécution des contrats dans les délais prescrits.En effet, les demandes de permis, formulées en juin, n\u2019ont été accordées qu\u2019en novembre dernier.RAVAGES DU \"PATRONAGE\" Il semble qu\u2019on fasse preuve de plus de diligence dans le cas des grandes compagnies d\u2019exploitation forestière.On a d\u2019ailleurs souligné les ravages du \u2018patronage* en ce domaine.La nouvelle Fédération des travailleurs forestiers de l\u2019U.C.C.du Québec (c\u2019est ainsi qu\u2019on la dénommera), dont le président sera .M.Richard Paradis, de Ste- Edwldge - de- Ro-berval et le vice-président M.Nazalre Beaulieu, de Lejeune, comté de Témiscouata, a formulé, également, plusieurs résolutions importantes concernant, entre autres, l\u2019ordonnance no 39 de la Commission du salaire minimum, amendée en Juillet dernier afin de permettre aux compagnies forestières de payer des taux Inférieurs à ceux précédemment établis, pour la coupe de bois, au cours du mois de mal 1962.Concernant cet Item, la Fédération s\u2019est vue forcée, pour le moment du moins, de se contenter d\u2019endosser les propositions présentées récemment à la Commission par le Comité forestier de l\u2019U.C.C, Aux termes de ces proposi- .\tr .\t:-.\t¦\t\u201c\u201c\t= , uisiuuncc une cinquantaine recruteurs qui participeront le 5 mai prochain a la grande campagne de recrutement de l\u2019U.C C Cett campagne do recrutement est organisée simultanément par quatre Fédérations de l\u2019U.C C \"couvre*, quatorze comtés dont 5 sur la rive nord et 9 sur la rive sud.\t' ' ' ranl tlons, on suggéré que les taux horaires soient portés de $1.10 à $1 25 pour les salariés dont les heures de travail sont vérifiables ; à $1.35 pour les hommes de métiers; de $9.00 à $11.25 par Jour pour ceux dont les heures de travail ne peuvent être 'Vérifiées et enfin, que le salaire minimum des bûcherons \u201csans semaine normale\u201d soit porté de $59.40 à $67.50 par semaine.Quant aux apprentis, toujours selon les estimés minimums du Comité forestier de l\u2019U.C.C.les taux seraient portés, pour eux, de $0.85 l\u2019heure à $1.00 pour ceux dont les heures de travail sont vérifiables, et de $7.65 par Jour à $9.00 pour les autres.Il sera également exigé que les salariés engagés à forfait ne puissent, désormais, travailler plus de neuf heures par Jour, et que tout salarié régi par l\u2019ordonnance puisse Jouir, hebdomadairement, d\u2019une pé- riode de repos de vingt-quatre heures, ou de deux périodes consécutives de dix-huit heures chacune.Les forestiers ont \u201cvigoureusement\u201d souligné l\u2019absence des deux ministres Invités à participer à leur congrès, MM.René Hamel, ministre du Travail, et Lucien-A.Cliche, ministre des Terres et Forêts.M.Hamel avait fait tenir, aux dirigeants du Comité forestier de l\u2019U.CjC.un télégramme exprimant leurs regrets de ne pouvoir venir.En ce qui concerne M.Cliche, que les congressistes ont surnommé le \u201cministre Invisible\u201d, c\u2019est la seconde fois que, sous divers prétextes, il évite de participer aux congrès provinciaux des bûcherons affiliés à l\u2019U.C.C.De plus, ni l\u2019un ni l\u2019autre des deux ministres n\u2019avaient délégué de représentant.Le Congrès de fondation de la Fédération des travailleurs forestiers du Québec a débuté par un office religieux, célébré en l\u2019église St-Charles de Charles! bourg, par Son Ex.Mgr n.-aJ Labrle, ancien évêque de Ilaute-T rive.Au cours du banquet qui al suivi, quelques Invités ont pris! la parole pour souligner le tra-I vail magnifique accompli, aJ cours des dernières années, pari le Comité forestier de l\u2019U.C.cj en ^faveur des ouvriers de forêt.Ces hôtes des congres-l slstes étaient, outre Mgr Labrie.l l\u2019abbé G.-Etienne Phaneuf, au-1 mônler général de l\u2019U.C.C.; lel R._P.J.-E.Laçasse, s.j\u201e au-1 mônler général des chantiers;! M.Marcel Dubuc, 1er vice-président général de l\u2019U.C.C.; M.L Joseph Bouchard, président dJ comité forestier; M.Léo-Pauli Lévesque, directeur du Servie! forestier de l\u2019U.C.Cl ; M.Jear.-I Marie Couët, secrétaire de hl Fédération de l\u2019U.C.C.duSague-l nay et, enfin, M.Guy Hamel,I président de la Fédération U.C.C.I de la région de Québec-Nord,qui! présidait le banquet, \u201cLa Presse\u2019 Les veaux de lait gagnent en moyenne 1 Ib Voici quelques résultats obtenus par des éleveurs du Québec Poids gagné M.PHILIPPE MARIEN Sl-Roch de l'Achigan 831b M.GILLES CHARLAND St-Chrysostome 109 Ib M.REGINALD CARON 265 nord, rue Notre-Dame Louiseville SHUR-GAIN c'esf-feADDITIONNEL DANS L\u2019ÉLEVAGE DES VEAUX 1321b Lactivo consommé 81 Ib 1001b 1381b Taux de conversion .98:1 Age à la vente 32 jours Poids à la vente Profit (veau et Lactivo payés) 1731b $27.80 .91:1 42 jours 2041b $33.85 1.04:1 42 jours 222 Ib $36.11 Ces chiffres démontrent que le Lactivo donne vraiment les résultats que les cultivateurs en attendent! Ils peuvent tous faire écho à M.Caron, lorsqu'il ¦proclame: \u201cAvec le Lactivo, SHUR-GAIN fait aux cultivateurs un véritable cadeau!\u201d PAGE 8 \u2014 LA TERRE DE CHEZ HOUS-LE 1er MAI 1963 LACTIVO *^i > > i > » C >>>> \u2022 \u2022\u2022! (I SHUR-GAIH UTTIUd MjUÏ LACTIVO 5HUR-GAIN v( y»» COUVOIR T,1,\"'\" SI AUGUSTIN SI i.'T'SIIN CO POfilNtO'\tR«! [OH ffijn- Soutien des produits laitiers 1903-04 de poids avec 1 Ib de LACTIVO SHUR-GAIN CHEZ NOUS-PAGE Le ministre de l\u2019Agriculture, l\u2019hon.Harry Hays, vient d\u2019annoncer les mesures que le gouvernement entend prendre pour stimuler la consommation en même temps que pour apporter un meilleur équilibre entre la production et la consommation des produits laitiers.Une partie du programme gouvernemental vise à acheminer un volume accru de lait vers les fabriques de fromage.Un soutien effectif de 64 cents la livre sera payé aux fournisseurs de lait et de crème aux fabriques de beurre.Le gouvernement achètera à un prix approprié certaines Le Syndicat Coopératif Agricole d\u2019Albanel participe au service d\u2019éducation et de propagande de la Fédératlonde l\u2019U.C.C.du Saguenay en versant à cet organisme .2 de 1% de son chiffre d\u2019affaires.Plusieurs décisions furent prises concernant la politique générale de la coopérative.M.Armand Tremblay fut nommé délégué au Conseil d\u2019orientation Economique de la Chafne Coopérative du Saguenay.Le conseil d\u2019administration et le comité de surveillance demeureront Inchangés.Le conseil d\u2019administration se composera donc encore cette année de MM.Germain Dumais, président, Lionel Mardi, vice-président, et de MM.Léo Lambert, Maurice Frl-gon, Euclide St-Pierre, Philippe Plourde et Jean-Louis Bérubé, tous directeurs.Quant au comité de surveillance, le président en est M.Clément Pouliot, et les autres membres sont MM.Donatien Dumais et Jean-Marie Rochette.a fait ses preuves chez l\u2019éleveur canadien! MYRHILL REFLECTION LILLIE ôgee de 6 ons élevée par Hillois Suddoby, Kcmptville, Ontario est maintenant propriété de la Ferme de M.W.K.MacLeod, Disraéli, Québec.Elle vient d'etre classée Excellente ce qui est la plus haute classe pour la conformation.Lillie o remporté le 1er prix dans lo classe des taures de 3 ans sèches è l\u2019exposition d'Hiver d'Ottawa en 1960.Elle fut grande championne à l\u2019Exposition de Sherbrooke et réserve Grande Championne à l\u2019exposition de Québec en 1961.En 1962, elle remporto le 1er prix des vaches taries à l'Exposition de Québec.Elle a produit o l\u2019âge de 4 ans 3X, 16850 Ib.de lait et 572 Ib.de gras, 3.39%.Ce qui lui donne un B.C.A.de 127% pour le lait et 118% pour le gros.Ristourne de $13,000.au S.C.A.d\u2019Albanel U> Syndicat Coopératif Agricole d\u2019Albanel tenait dernièrement son assemblée générale annuelle sous la présidence de M.Germain Dumais.Une quarantai-.ne de cultivateurs assistaient à la réunion où fut étudié le rapport financier du Syndicat et où l\u2019on choisit les officiers pour la prochaine année d\u2019opérations.L'étude des états financiers démontre une situation financière enviable pour le syndicat d'Albanel qui est une coopérative à services multiples.I.\u2019actlf net total est de $330,000.et l\u2019avoir des membres avant distribution de la ristourne se chiffre à plus de $230,000.Les membres actifs sont au nombre de 140 et les membres auxiliaires sont au nombre de 40, ce qui assure un développement normal et régu- lier à cette organisation coopérative.Les opérations de 1962, pour leur part ont connu une augmentation intéressante dans la plupart des services, et le chiffre d\u2019affaires est passé de $675,000.à $713,000.laissant un excédent des revenus sur les dépenses de $23,500.Le syndicat offre à ses membres les services de fabrication de beurre et de fromage, ceux de la laiterie, de l\u2019épicerie et de la quincaillerie, celui de l\u2019entrepôt et celui du moulin.Apres étude des possibilités du syndicat et des opérations de 1962, les membres ont décidé de la distribution d\u2019une ristourne d\u2019environ $13^000.correspondant d\u2019une part a 6.5% du chiffre d\u2019affaires des membres à l\u2019épicerie et à4%decechlffred\u2019affalres à l\u2019entrepôt.quantités de lait écrémé en poudre au lieu de verser, comme depuis 1959, un paiement supplémentaire aux fournisseurs aux usines de laits concentrés.En annonçant la nouvelle M.Hays a souligné que le programme entre en vigueur le 1er mai.Toutefois, le gouvernement envisage d\u2019autres mesures à longue portée; de concert avec les provinces et l\u2019industrie, il veut aussi entreprendre dès maintenant une étude sur la possibilité d\u2019aider un régime de distribution du lait dans les écoles, sans parler des autres démarches propres à corriger le déséquilibre actuel entre l\u2019offre et la demande.Pour stimuler immédiatement la production du fromage cheddar, le Ministre a déclaré que le gouvernement conservera le niveau de soutien de 32% cents la livre et portera de 25 à 30 cents les 100 livres les versements sur le lait livré aux fromageries.Ne seront pas admissibles à ces paiements les fournisseurs de lait nature.Sauf sur le lait destiné à la production du fromage cheddar, tout paiement supplémentaire sur le lait usiné sera discontinué.L\u2019Office de stabilisation des prix agricoles achètera à 52 cents la livre le beurre de 40 points, f.à.b.Montréal et Toronto.Du même coup, l\u2019Office autorisera les exploitants de fabrique à verser à leurs fournisseurs un paiement de compensation de 14% cents la livre de gras butyrique servant à la fabrication du beurre, sauf à l\u2019égard des fournisseurs de lait aux laiteries urbaines.L\u2019Office remboursera ces paiements aux exploitants de fabri ques.Le programme aura pour effet de fournir un prix de soutien effectif de 64 cents la livre à tous les fournisseurs réguliers de crème et de lait aux beurreries.LES OEUFS DE LA POULETTE CORVETTE SONT DEMANDÉS PAR LA MENAGERE.LA COQUILLE EST ENCORE SOLIDE APRES 14 MOIS DE PONTE.On voit ici M.Léandre Leduc, de Beauharnois\u2014un autre éleveur acquis à SHUR-GAIN\u2014avec un de ses sujets nourris au Lactivo.Selon les recommandations, M.Leduc lui donne seulement du Lactivo délayé dans le l\u2019eau: c\u2019est le meilleur moyen d\u2019obtenir les gains de poids les plus rapides et les profits les plus substantiels.Le Lactivo produit une viande de haute qualité dont la couleur et les autres caractéristiques sont celles qu\u2019on recherche le plus dans un veau de lait.Les acheteurs reconnaissent de plus en plus la valeur des veaux élevés au Lactivo et paient aux plus hauts prix les veaux de lionne qualité pesant de 175 à 225 lb sur pied. W'M *'û L\u2019OLIVER etfj.'Ai£j \u2018limm \t Solidarité et collaboration poor une U.C.C.plus puissante Les Fédérations de l\u2019U.C.C.de Sainte-Anne-de-la-Pocatlère, de Québec-Est, Nord et Ouest seront en pleine campagne de recrutement dimanche le 5 mal.L\u2019an dernier, cette campagne a remporté des succès encourageants, succès, qui furent à peu près identiques dans toutes les Fédérations del\u2019U.C.C.àtravers la Province.C\u2019est ainsi que le nombre de membres s\u2019étant sensiblement accrus, l\u2019U.C.C.s\u2019est retrouvée plus forte, plus^dynamique et son action auprès des autorités gouvernementales fut d\u2019autant plus efficace.Le thème de la campagne de recrutement, \u201cSOLIDARITE ET COLLABORATION» fut tiré de \u201cMater et Magistra».C\u2019est le titre d\u2019un paragraphe qui appuie sur la nécessité vitale pour les travailleurs de la terre de s\u2019unir et de collaborer pour maintenir bien vivante leur association professionnelle ou syndicale.En effet, ce n\u2019est que par l\u2019association que les mots SOLIDARITE et COLLABORATION ^prennent une signification concrète.Jean XXHI a dit : \u201cDe nos Jours une voix Isolée n\u2019a quasi Jamais le moyen de se faire entendre, moins encore de sefaireécouter».Or, n\u2019est-ce pas en utilisant de façon Intelligente leur droit d\u2019association, en ayant des rapports fraternels d\u2019hommes conscients de leur interdépendance, c\u2019est-à-dire de leur responsabilité les uns envers les autres quant a leurs droits et a leurs devoirs, que chaque Individu peut poursuivre et atteindre des objectifs qui dans l\u2019isolement ne sauraient dépasser le stade embryonnaire.Nous avons le devoir de mettre en commun une partie de nos ressources intellectuelles et physiques, une partie de notre Intelligence, de notre personne, de nos biens matériels en l\u2019oc- currence la cotisationà l\u2019U.C.C., pour que la communauté agricole puisse Jouir d\u2019une existence normale au sein de la société québécoise et canadienne.En effet, devant l\u2019immensité des problèmes qui nous assaillent, comment l\u2019homme seul pourrait-11 atteindre une matu-turité sociale et économique normale?Dans un monde entièrement organisé, seule l\u2019unité d\u2019action, l\u2019union des forces peut permettre à un groupe minoritaire d\u2019économiquement faibles, de faire entendre une voix qui touchera de façon sympathique l\u2019opinion publique et partant forcera une action supplétive ordonnée de l\u2019Etat.Ne l\u2019oublions pas, sans une aide intelligente et généreuse de l\u2019Etat, l\u2019agriculture québécoise ne survivra pas à la crise actuelle.Or, cet apport de l\u2019Etat pour être efficace doit être pensé, conçu, orienté en étroite collaboration avec l\u2019association professionnelle.C\u2019est pourquoi l\u2019agriculteur a besoin plus que Jamais d\u2019une association bien représentative.Représentative par la qualité et le dynamisme de ses chefs; représentative par la qualité et le nombre de ses membres; représentative par la puissance de son fond de défense professionnelle.Ainsi, SOLIDARITE et COLLABORATION j>ar l\u2019U.C.C.pour amener l\u2019Etat à se pencher avec davantage de sollicitude sur les problèmes de la classe agricole.U.C.C., institution humaine, donc perfectible n\u2019est pas sans reproche, loin de là.Que de péchés d\u2019omission peut-on l\u2019accuser principalement?Mais son plus grand tort n\u2019est-U pas celui de manquer de ressources humaines, c\u2019est-à-dire que faute de fonds nécessaires, le nombre I OLIVERl Les cultivateurs du Quebec l\u2019achetent parce que: Le tracteur OLIVER 500 possède tous les perfectionnements de la' famille des tracteurs OLIVER: PUISSANCE dans sa catégorie, tire bien aisément sa charrue à 2-3 raies.PESANTEUR VIVANTE au travail par son système hydraulique moderne de contrôle de tire et de transfert de poids.SÉCURITÉ par son bloquage de différentiel, ses vitesses multiples, et ses contrôles d'accès facile.VERSATILITÉ par son système de suspension à trois points auquel peuvent rapidement s'attacher la plupart des instruments modernes en usage sur nos fermes qui ne peuvent se procurer un gros tracteur.LE TRACTEUR 500 SOUTIENT BIEN LA HAUTE RENOMMÉE OLIVER [COOPÉRATIVE FÉDÉRÉE DE QUÉBEC 1055 OUEST, BOUL.CRÉMAZIE, MONTRÉAL, QUÉ./C.P.500, STATION YOUVILLE de techniciens spécialisés est nettement insuffisant.Nous sommes en face de deux problèmes qui peuvent se solu tlonner par un seul geste- un nombre de membres plus grand et plus de revenus.Donc, SOLIDARITE suffisante pour vouloir s\u2019entraider et COLLABORATION vivante en payant sa cotisation pour une U.C.C.plus puissante.Guy HAMEL Le cabinet.(Suite de la page 2) Forêts : Jack Nicholson, Cl ans, Vancouver-Centre.Agriculture : Harry Hays, 53 ans, Calgary-Sud, (Alberta).Sans portefeuille : René Tremblay, 40 ans, Matapédia-Matane, (Québec).M.Pickergill sera le chef de file de la représentation libérale en Chambre.SECRÉTAIRES PARLEMENTAIRES Voici maintenant la liste des 16 secrétaires parlementaires nommés Jeudi dernier, et dont 5 sont des députés du Québec.Travaux publics : Hubert Ba-danai, 68 ans, Fort William, Agriculture : Bruce S.Beer, 52 ans, Pell.Finances : Edgar J.Benson, 38 ans, Kingston.Travail : James A.Byrne, 52 ans, Kooteway-Est.Transports : Jean-Charles Cantin, 45 ans, Québec-Sud.Anciens Combattants : Clies-ley W.Carter, 60 ans, liurin-Burgeo.Premier ministre (secrétaire): John Davis, 46 ans, Coast Capl-lano.Secrétariat d\u2019Etat : Yvon Dupuis, St-Jean-Iberville-Napier-ville.Santé et Bien-Etre : Stanley Haldasz, 40 ans, Toronto-Park- dale.Justice : Donald S.Macdonald, 31\tans, Toronto-Rosedale.Postes : G.Roy McWUliam, 50 ans, Northumberland-Mira-michi.Citoyenneté : John C.Munro, 32\tans, Hamilton-Est.Commerce : Jean-Luc Pépin, 38 ans, Drummond-Arthabaska.Affaires Extérieures : John B.Stewart, 39 ans, Antigonish-Guysborough.Nord Canadien: John N.Turner, 34 ans, St-Laurent - St-Georges, Les Travaux et les Jours, le 5 mai à 1 h.30 p.m.Jeunes ruraux et Médecine vétérinaire A l\u2019occasion de la Semaine de la Jeunesse rurale catholique, qui se tiendra du 5 au 12 mal, l\u2019émission Les Travaux et les Jours du dimanche 5 mai, a 1 h.30 de l\u2019après-midi, sera d\u2019une formule tout à fait spéciale.Le commentateur Gustave Larocque rencontrera l\u2019auteur bien connu Jean-Robert Rémil-lard, qui a écrit la plèce-tliemo de la Semaine de la J.R.C.Celui-cl nous parlera de sa piece intitulée Quand on s\u2019aime bien tous les deux ., qui Illustre les problèmes de la Jeunesse rurale.A la même émission, Jean-Guy Roy animera une discussion entre le docteur Pierre Cayouet-te, m.v., et M.Lionel Sorel, président général de l\u2019U.C.C., au sujet des modifications a apporter à la loi des médecins vétérinaires du Québec.MARION, MARION, ROBIC & BASTIEN Brevets d\u2019invention MARQUES do COMMKKtl rn tons pays 2100 rn** Drumnwnd MONTREAL 25 ?PAGE 10 \u2014 LA TERRE DE CHEZ NOUS-LE 1er MAI 1963 if GLAISAGE DES TERRES (suite) Ce problème d\u2019amélioration des sols sableux par des apports d\u2019argile m\u2019intéressait au plus haut point.Sur ces sols légers de St-Raymond, les récoltes étaient déficientes et les cultivateurs avaient peine à rejoindre les deux bouts, à la fin de chaque année de travail.Après ma visite chez Georges Cayer, le \u201cglaiseur\u201d d\u2019autrefois, j\u2019eus la curiosité de rencontrer Mm! Quetton, Cayer, Cyrille Cantin, J.-Moi'se Martel, tous convaincus des bons effets de l\u2019argile appliquée sur leur sol sableux.M.Cayer récoltait jadis 20 minots d\u2019avoine à l\u2019arpent.Après le glaisage, il en récolte 35.Avant le glaisage, les pommes de terre rendent 140 minots; après, c\u2019est une récolte de 235 minots.L\u2019apport d\u2019argile a triplé le rendement en foin et la qualité des pâturages s\u2019en est suivie.Ce fut ainsi comme résultat, sur toutes les fermes des glaiseurs visités.11 fallait bien admettre les résultats; nous les avions sous les yeux.Enfin, je fis la connaissance du plus âgé des glaiseurs de St-Raymond, M.Elie Paradis, cultivant sa terre, depuis bO ans, près du COQ-ROND, à peu de distance de la POINTEDES-FOURCHES.M.Paradis évoque en commençant les souvenirs de sa jeunesse.En nous montrant religieusement ses chers et vieux outils des premiers jours, le fléau (le flô) et le van, il ne peut s\u2019empêcher de vanter son jeune temps, quand il allait veiller chez les voisins \u201cgreyé\u201d de bottes sauvages, vêtu d\u2019une culotte de toile du pays, et coiffé d\u2019une bougrine à la mode de l\u2019époque.\u201cJ\u2019étais faraud\u201d, allez, disait-il' -\u2018\u2018Près de chez nous, continua le vieux Paradis, j\u2019avais remarqué une poussée furieuse de beau trèfle, là où la glaise de la bricade était déboulée et répandue sur le terrain.J\u2019attribuai à la glaise ce trèfle haut et bien fourni.\u201d C\u2019est ainsi que M.Paradis transporta 300 charges de glaise sur un arpent.11 y récolta plus tard 300 bottes de bon foin, où auparavant il avait peine à recueillir 100 bottes de mauvais fourrage.Même résultat sur la ferme de M.Cyrille Cantin.Ce dernier appliqua 3000 charges de glaise sur son sol.A part l\u2019amélioration de sa ferme, cette opération permit à M.Cantin d\u2019obtenir de lauréat du Mérite agricole, au concours provincial.Un lauréat, vainqueur au concours et cultivant une pauvre terre sableuse, voilà un exploit qui étonna tout le monde! Cultivateur avisé, mais aussi un glaiseur acharné.\u201cJ\u2019ai dû au glaisage, disait M.Cantin, la plus grande partie de ce grand honneur reçu au concours du Mérite agricole, pour les fermes les mieux cultivées et administrées.\u201d J\u2019étais assez jeune agronome à cette époque.Mais qui parmi vous n\u2019aurait pas été influencé et convaincu, en face des faits ci-dessus énoncés et à la vue de tant de labeur et de courage manifestés par les valeureux cultivateurs de St-Raymond?Ce fut le point de départ d\u2019une grande campagne en faveur du glaisage.Conférences, visites, démonstrations, tout fut utilisé pour propager ce précieux amendement.A part le vénérable curé Fill ion et les cultivateurs, l\u2019on vit des artisans, des commerçants comme Léger Pagé, Jean Denis, puis le député Ldouard Hamel se joindre à ce mouvement d\u2019aménagement rural.L année suivante, 200,000 \u201cvoyages\u201d de glaise étaient répandus par les cultivateurs sur leur sol.M.Charles Gagné, professeur a l'Ecole d\u2019Agriculture de La Pocatière, économiste chevronné vint aussi à notre secours, pour nous éclairer et faciliter la tenue de nos livres de comptabilité.A quoi ont tourné nos efforts, qu\u2019en est-il résulté?Conclusion: les sols rendent au centuple, les profits furent plus cleves.En plus, à St-Raymond, on n\u2019achète point de fumier comme autrefois, ni foin, ni grain.A part certaines moulées engrais indispensables, les cultivateurs se suffisent à eux-memes.\u201cLa glaise a sauvé la paroisse\u201d, comme l\u2019a justement rappelé ^ M.Antoine Roy, 1\u2019 agronome actuel du comté de LE SERVICE IMMOBILIER CAISSE D\u2019ETABLISSEMENT RURAL de Joliette 421, De Lanaudière - Tel: PL.6-8191 Offre en vente plusieurs BELLES ET TRES BONNES FERMES arfaitement bien équipées - Revenus Immédiats \u2022 Au Service de l'acheteur: 1-\tProduc-fion établie en rapport avec les possibilités de la propriété.2-\tOrganisation du plan financier.Préposé au Service Immobilier: A.BERGMANS - Tel: PLatean 3-3206 Grand succès du pèlerinage des travailleurs forestiers ÇA PAYE DE FERTILISER SES PACAGES! Pour $.1.00 investi en engrais chimique, la valeur de la production laitière additionnelle réalisée s'est établie comme suit en 1962: Sud \"de Montréal\t$5.38 Nord de Québec\t5.77 Drummond-Yamaska\t3.44 Chicoutimi-Lac-St-Jean\t4.21 Sud de Québec\t2.54 La fertilisation des pacages est un placement nécessaire qui rapporte un gros intérêt.Prenez avantage du subside accordé par le Ministère de l'Agriculture.Fertilisez et évitez un manque de foin et de pâturage en 1963 et 1964.SOURCE: Ces chiffres proviennent des démonstrations de fertilisation de pâturage par les Engrais Chimiques du Québec Inc.en collaboration avec les Agronomes du Ministère de l\u2019Agriculture.Dix-huit comtés répartis dans 5 régions sont réaliser que des pèlerins étaient venus de très loin: v.g.Sainte-Anne-des-Monts, Rimouski, Chicoutimi.D'autres venaient de Joliette, Québec, Ste-Anne-de-la-Pocatière, Trois-Rivières.C'est pourquoi nous pouvons dire que les participants au pèlerinage étaient venus de toutes les parties de la province.Nul doute que le Don Dieu a été touché de leur geste et que par l\u2019intercession de la ponne Sainte Anne, il s\u2019apprête à bénir ces personnes généreuses et par elles tous les travailleurs forestiers.fit les présentations d\u2019usage à l\u2019intention de Mgr Audet.Celui-ci, dans son sermon, développa le thème de l\u2019universalité de l\u2019Eglise.Son exposé comportait une explication vivante et détaillée sur le 2ème Concile du Vatican.Avec ses 2,500 évêques, réunis autour du successeur de Pierre, pour étudier en commun les meilleurs moyens d\u2019assurer la vitalité de l\u2019Eglise, avec en plus ses nombreux observateurs d\u2019autres religions, le Concile apparaft comme une manifestation éloquente de l\u2019Eglise Universelle et laisse présager un retour à l\u2019unité pour tous les chrétiens.Son Excellence s\u2019adressa tout spécialement aux pèlerins leur demandant d\u2019offrir leur travail, leurs peines, leurs prières pour le succès de cette assemblée unique dans l\u2019histoire de l\u2019Eglise.Parmi Jes prêtres qui ont participé à la célébration de la messe, on remarquait M.l\u2019abbé Georges-Etienne Phaneuf, aumônier général de l\u2019U.C.C.et l\u2019U.C.F.R.qui servait commeprêtre assistant et M.l\u2019abbé Lucien Rioux, aumônier de la fédération de l\u2019U.C.C.et de l\u2019U.C.F.R.de Rimouski qui remplissait l\u2019office de sous-diacre.Après la célébration de la messe, Son Excellence Mgr Audet se fit un plaisir d\u2019aller rencontrer les pèlerins sur le portique de la Basilique.Il serra la main à chacun, leur fit baiser son anneau et leur remit une médaille.Cette démarche du Pasteur qui est heureux de se retrouver au milieu des fidèles, fut des plus touchantes.Elle nous permit de 3ième DIMANCHE APRÈS PÂQUES Au milieu dos païens, conduisez-vous d'une moniére irréprochable, pour que là même où ils vous calomnient et vous traitent de malfaiteurs, ils en viennent, frappés de vos bonnes actions, à glorifier Dieu le jour où il les visitera.(I P.2, 12) Société Catholique de la Bible \t ait\t Dimanche, le 28 avril, se tenait à Ste-Anne de Beaupré le pèlerinage des Travailleurs Forestiers.Des gens venus de tous les coins de la province se sont fait un devoir d\u2019y participer.Ils furent reçus chaleureusement par les Révérends Peres Rédemptoristes et le directeur du pèlerinage, ie R.R.Engelbert Laçasse,' S.J., aumônier provincial des chantiers.LE CONGRÈS PROVINCIAL DES TRAVAILLEURS FORESTIERS C est en fin de semaine dernière que se tenait à Québec le deuxieme congres provincial des travai I leurs forestiers.Nos lecteurs en trouveront un compte-rendu détaille en page 8 de la présente édition.fLa Rédaction) Ce pèlerinage fut marqué tout spécialement par la célébration d\u2019une Messe Pontificale.Son Excellence Mgr Lionel Audet, évêque auxiliaire de Québec, célébra cette messe et prononça un magnifique sermon à l\u2019intention des pèlerins.Le R.p.^Laçasse, rappela les buts de pèlerinage: demander pardon pour les fautes commises en forêt et implorer les secours du Bon Dieu pour les besoins spirituels et matériels des travailleurs forestiers.Ensuite) il LE 1er MAI 1963 \u2014 LA TERRE DE CHEZ N0US-PAGE M Le parlement à i,aciion:iiiiiiiiiillllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ,.VUE DE QUÉBEC 111111111111111111111111.Québec.- Même si, à plusieurs reprises, depuis I960, le premier ministre lui-même, l\u2019hon.Jean Lesage, a déclaré qu\u2019il n'était aucunement question de créer un ministère de l\u2019éducation, 11 semble bien maintenant que cette perspective devra s\u2019analyser sous un angle différent depuis la présentation du premier rapport de la commission Parent sur l\u2019enseignement.Or, des 33 suggestions avancées dans ce document, 11 est clair que la création d\u2019un ministère de l\u2019éducation devient la plus importante.Bien plus, des rumeurs circulent au parlement que le premier ministre convoquerait une session spéciale l\u2019automne prochain spécialement pour scruter le rapport de la Commission Parent sur l\u2019éducation.Certains observateurs prévoient que, devant l\u2019accumulation des travaux lé- PO MMIERS greffé» et cultivé* chez nou» sur racine» rustique» et accll.matée» du Québec hauteur de 3 à \u2022 v / pled> / Variétés r d'été d'automne d'hiver Toute» commande» remplie» area le plu» grand eoln Demandez notre dépliant gratuit PEPINIERE EDOUARD BOULAIS propriétaire Ferme Dominique Savio, St-Jean-Baptiite-de-Rou ville tél.Marievllle LUcerne 9-7331 glslatifs et la nécessité de prolonger les sessions maintenant à six mois et plus, l\u2019on veuille revenir à l\u2019ancienne coutume d\u2019aborder la session à l\u2019automne, la coupant par les vacances des fêtes de Noël et du Nouvel An, pour la poursuivre ensuite en janvier et ainsi parvenir à liquider l\u2019agenda vers le mois de juin.RESTRUCTURATION EXIGÉE Il est aussi certain que les recommandations du rapport Parent nécessiteront une étude approfondie et déclencheront des débats assez longs .d\u2019autant plus que l\u2019opposition fera feu sur cette proposition concernant la création d\u2019un ministère de l\u2019éducation et celle du conseil supérieur de l\u2019éducation qui réduit singulièrement la représentation des évêques.Nous sommes engagés dans l\u2019époque delà réforme au Québec.C\u2019est indiscutable! Les chiffres parlent.Selon les statistiques de 1961, celles exploitées par la Commission Parent, on compte 50,000 enseignants dans les 7000 écoles régies par 1700 commissions scolaires.On prévoit déjà, à Québec, une législation prochaine qui statuerait les salaires des professeurs d\u2019une façon uniforme dans toute la province et même, certains osent prédire la disparition éventuelle des commissions scolaires locales devant l\u2019importance que prendront les commissions scolaires régionales.Revision aussi, sur le plan provincial, du système de taxation scolaire afin de l\u2019uniformiser.Tout autant de projets qui, éventuellement et graduellement, dit-on, seront présentés devant la législature et, très certainement, chambarderont bien des concepts et traditions consacrés par le passé encore si près de nous.PROPOSITIONS PRATIQUES Se basant sur les études entreprises par le Conseil d\u2019orientation économique et les recommandations du comité d\u2019élaboration de la politique agricole du Québec, l\u2019hon.Alcide Courcy, ministre de l\u2019Agriculture et de la Colonisation, a soumis aux délégués présents au congrès annuel de la Société des éleveurs d\u2019animaux de race de la province, des propositions pratiques en vue de revaloriser la ferme et sa production selon les besoins du marché domestique: 1)\t- le crédit agricole pourra faciliter le passage de la production laitière trop considérable actuellement à celles de la viande de boucherie; 2)\t- l\u2019agrandissement des fermes s\u2019avère nécessaire par le rachat des terres libres et l\u2019organisation de pâturages communautaires; 3)\t- la généralisation de l\u2019in-slmlnation artificielle améliorera les troupeaux destinés aux commerces des viandes; 4)\t- la production herbagère accrue favorisera les bouvillons de choix; 5)\t- l\u2019organisation des zones d\u2019élevage et des zones d\u2019engraissement pour les troupeaux régionalisera la production; 6)\t- une production accrue et améliorée en horticulture maraîchère, aviculture, pomiculture, pour conquérir le marché domestique tout au moins, est aussi de première nécessité.NOUVELLES LOIS Par ailleurs, c\u2019est l\u2019intention du ministère de proposer l\u2019étude de deux nouvelles lois portant sur l\u2019agriculture à la présente session provinciale.La première mesure, faisant suite au bill 13, traitera spécifiquement de la classification de tous les produits agricoles pour revaloriser le marché domestique et apporter des revenus accrus aux producteurs tout en offrant des produits de choix aux consommateurs.La seconde mesure amendera la loi touchant le programme fédéral -provincial de *l\u2019ARDA\u201d.Ces deux législations retiennent présentement l\u2019attention du ministère et ont priorité sur tous les autres problèmes spécifiques à l\u2019agriculture.PROJETS RETARDÉS Par ailleurs, on apprend^ que la législation qui devait réglementer le commerce des viandes, l\u2019élevage du boeuf de boucherie, les abattoirs, les usines et les commerces de viandes, est retardée car l\u2019on attend les rapports de trois ministères Intéressés à ce problème particulier: agriculture, santé, commerce et industrie.Même situation çrévaut en ce qui concerne la réglementation de la production et de la vente du cidre de pomme champagnisé car les mêmes ministères sont appelés à se prononcer sur le projet en tenant compte des très nombreuses propositions avancées par des groupements divers de producteurs et de commerçants.ASSURANCE-RÉCOLTE Le problème étant trop complexe encore pour offrir des solutions adéquates, le projet de présenter une législation concernant l\u2019établissement au Québec d\u2019une assurance^- récolte est forcément remis à l\u2019an prochain.Les conditions dans le Québec pour offrir semblable protection aux agriculteurs sont Infiniment plus nombreuses et difficiles que dans les provinces de l\u2019Ouest.Toutefois, l\u2019on prévoit des règlements nouveaux ou amendements à la loi des Indemnités aux sinistrés afin de mieux établir les dégâts causés par les fléaux naturels, de les prouver rapidement et hors de tout doute et d\u2019accélérer aussi les enquêtes sur des normes générales.Au ministère de l\u2019Agriculture et de la Colonisation, i\u2019on s'est plaint, l\u2019an dernier, d\u2019une avalanche de réclamations dont certaines étaient des plus extravagantes et fantaisistes.Un comité spécial a même été créé pour analyser de nombreux mémoires et documents sur ce projet d\u2019assurance-récolte et même deux plans sont en vole de préparation.Iæ principal handicap touche évidemment les implications financières qui imposeront les dédommagements et, déjà, l\u2019on estime que Québec devra frapper au parlement fédéral pour obtenir sa participation financière car le projet sera fort onéreux.UNE SYNTHESE Lors du débat provoqué en Chambre par la création du nouveau ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche (sportive), le premier ministre déclarait qu\u2019une étape décisive était franchie dans les gestes posés par le gouvernement afin d\u2019assurer un nouvel essor à une industrie qui joue un rôle primordial dans l\u2019économledu Québec depuis 33 ans.D\u2019autant plus significative cette décision majeure que, d\u2019ici 1967, le Québec doit rafraîchir son visage français pour accueillir les millions de visiteurs qui s\u2019uniront au peuple canadien dans la célébration du centième anniversaire de la Confédération et se presseront à l\u2019exposition universelle de Montréal.Par suite de l\u2019institution du Conseil du Tourisme, le premier Les corvées du jardinage sont résolues grâce au niotoculteurteUry Voici le motoculteur qui effectue avec aisance et rapidité tous les travaux de jardinage.Il creuse des sillons larges et profonds, enfouit l\u2019engrais, laboure, sarcle et fait une foule d\u2019autres travaux.i\u2014i L 6 Motoculteur rui possède tous les avantages.*\tToutes les commandes sont placées sur les poignées *\tBras à deux attaches pour plus de robustesse et de rigidité *\tTransmission garantie à vie *\tCouteaux à double tranchant .entièrement garantis con tre le bris.MAR» OHOIX O'AQOtSSOlRKS IfltardiMfMUM \u2022» \u2022\u2022 M.William C.Cameron, bien connu dans les milieu x agricoles, vient d efre nommé directeur général du Service de la production et des marchés, au ministère de I Agriculture du Canada.Ses (onctions subséquentes: chef associé des produits I ailiers services du classement et de l\u2019inspection, 1937; chef de la Section, 1944; chef delà Division des produits laitiers, 1949; directeur associé du Service des marchés, 1955 et, par suite de la réorganisation du Ministère en 1959, assistant directeur général du Service de la production et des marchés.avril 1961, des auditions furent tenues en province et 114 mémoires d\u2019organismes divers préconisaient la création d\u2019un ministère dont la juridiction couvrirait l\u2019Office du Tourisme et ses services, les parcs et les réserves, l\u2019hôtellerie et l\u2019artisanat.RÉORGANISATION M.Lesage convient que l\u2019on s\u2019est ému à la pensée de la disparition du minisfere de la Chasse et des Pêcheries, mais 11 explique qu\u2019il semble plus logique de transporter les activités de ce ministère en bloc sous l\u2019égide du ministère du Tourisme, sauf les pêcheries maritimes et commerciales qui se Joindront au ministère de l\u2019Industrie et du Commerce.Quant aux sites et monuments historiques, malgré la suggestion du Conseil du Tourisme de les céder au nouveau ministère, Ils demeureront partie Intégrante du ministère des Affaires culturelles parce que rattachés à l\u2019héritage culturel de l\u2019Etat du Québec.Enfin, le service de météo-rologie unifié au ministère des Richesses Naturelles depuis quelques mois, après avoir été l\u2019une des préoccupations du ministère des Terres et Forêts, il subira des transformations sans toutefois quitter l\u2019autorité du ministre, l\u2019hon.René Lévesque, et demeurera au service de tous les ministères.Principalement pour la promotion des sports du ski, de la chasse et de la pêche, on avait proposé d\u2019englober ce service au Tourisme.Il n\u2019est toutefois pas dit que ces recommandations - clés du Conseil du Tourisme n\u2019aboutiront pas, un jour, à une nouvelle réorganisation du nouveau ministère mais il faut bien attendre les résultats des expertises avant de les juger.SQLUTIQN.Df LA FA0EJ8 :i Z* 11 ¦ i ¦ ¦ i ¦ ¦ i a i ¦ ¦ ¦ 111 il a s 11 ¦ i ¦ ¦ i ¦ i ¦ ¦ m i ¦ m i is 11 ¦ i ¦ ¦ 11 ¦ a i ¦ 11 ! i ¦ 111 ¦¦¦¦ ! Pour renseignements complets et le nom du dépositaire MALLE/.CE COUPON AUJOURD\u2019HUI m Z Votre nom .- Votre adresse.piWplPii\tT\t¦\tM\t\ti 0\t¦ | «Um.kiM.fc.u.\tJ\tffl\tte\t¦\tL,\tH TERRY machinery COMPANY § E /R HVIV ¦ UNE DIVISION DEteXtronlCANADA LTD.\u201cI Z\t1240 Blvd.Lourentien, Montreal 9, Que.\\ ¦ J I I .\tjWiWi Noua sommas \u2022 lo ra-s '¦ plus amples détail».R Al Al Al R EL R ÂTum El MSI n Tisj GRATIS Renseignements, littérature et photos sur le bétail Hereford.Ecrivez à: Société des Eleveurs d\u2019Hereford du Québec, Windsor Mills, Qué._ AGE I 2\u2014 LA TERRE DE CHEZ NOUS-LE 1er MAI 1963 ^ MINISTERE DE L'AGRICULTURE ET DE LA-COLONISATION AU SERVICE DE LA FERME FAMILIALE Rédigé en collaboration Chef de la rédaction: P.CARPENTIER agronome au service de l'Information Reproduction autorisée en donnant crédit aux auteurs Le pouvoir immunisant du COLOSTRUM chez le veau nouveau-né par Hermel Chamberland, D.M.V.Service de l'Hygiène animale ISiPîeî* T**\tS K Le veau doit naître et séjourner dans un local pro-re non accessi-aux vaches adultes; a cet effet un box exclusivement réservé aux parturiantes est l'idéal.n est établi.par expérience que les mammifères adultes, placés dans des conditions ordinaires d\u2019hygiène, résistent à leurs propres microbes, notamment le colibaclle, hôte normal de l\u2019Intestin, en plus de faire échec à une multitude d\u2019organismes pathogènes du milieu ambiant.Ce phénomène, longtemps demeuré obscur, devait trouver plus tard son explication lors de la découverte dans le sérum sanguin d\u2019anticorps spécifiques dont l\u2019origine procède de la globuline gamma au contact des microbes.LE COLOSTRUM EST INDISPENSABLE En quantité suffisante dans le sang du mammifère adulte, la globuline gamma au contraire est très réduite chez le nouveau-néjainsl ce dernier est Incapable de se constituer une défense efficace dès les premiers Jours de son existence, et la mère doit fournir, par l\u2019intermédiaire de son premier lait, une réserve additionnelle d\u2019anticorps pour protéger son rejeton.Pendant la gestation les anticorps maternels atteignent le sang du foetus en traversant le placenta et à la naissance, le Jeune mammifère possède déjà les éléments nécessaires pour lutter contre les microbes Jusqu\u2019à ce que son taux de globuline soit suffisamment élevé pour lui permettre d\u2019édifier ses propres anticorps spécifiques.Toutefois des espèces de mammifères, notamment les bovins, dérogent à certaines des lois physiologiques cl-haut mentionnées; la transmission des anticorps maternels au lieu de se faire par la vole placentaire au foetus s\u2019effectue par le tube digestif du veau après sa naissance.anticorps PROTECTEURS En effet, pour des raisons d\u2019ordre anatomique, les anticorps de la vache ne peuvent pas franchir la barrière placentaire et le veau naft privé dè toute protection contre les microbes.Au terme de la gestation les anticorps spécifiques de la vache sont acheminés vers la glande mammaire et s\u2019incorporent au premier lait appelé colostrum.La présence de cette substance dans la glande mammaire persiste pendant 3 à 4 Jours après \u2022a r lssance du.veau.Ainsi en plus Je fournir à ce dernier des éléments nutritifs, des vitamines, etc., 1 e colostrum Jouit de propriétés immunisantes par la qualité des anticorps qu\u2019il contient et son ingestion par le veau lui procure Immédiatement l\u2019immunité dont 11 a besoin.La découverte dans le sang du veau des anticorps du colostrum quelques heures après son ingestion démontre avec quelle rapidité les anticorps sont absorbés au niveau de l\u2019intestin du Jeune veau.absorption LIMITÉE SI d\u2019une part la période de la sécrétion colostrale est chez la vache réduite à quelques Jours, d\u2019autre part c h e z le veau la pérlodè d\u2019absorption par la muqueuse digestive des anticorps contenus dans le colostrum est aussi très limitée.Des expériences s démontrent que 36 heures après sa naissance le veau n\u2019absorbé que partiellement les anticorps contenus dans le colostrum maternel.L\u2019entrave à ce mécanisme serait provoquée par la formation au niveau de l\u2019épithélium Intestinal du veau nouveau-né d\u2019une couche de mucus dite couche de Disse; les ferments digestifs en production croissante Jouent aussi un rôle partiellement destructeur de ces mêmes anticorps.Il serait Illusoire de prétendre que le colostrum de même que 1 e sérum maternel possèdent la gamme totale des anticorps spécifiques vu l\u2019étendue et la diversité de la flore bactérienne rencontrée chez les différents par J.-B.ROY, agronome, publiciste En faisant de la production du veau de lait et de la production du boeuf de boucherie le thème principal de leurs discussions, les membres de la Société des éleveurs d\u2019animaux de race du Québec, réunis dans la vieille Capitale, le 18 avril, à l\u2019occasion de leur assemblée annuelle, ont non seulement voulu attirer l\u2019attention des cultivateurs sur ces importantes questions, mais aussi associer tels élevages a la solution du problème agricole du Québec.Pour sa part, le conférencier Invité à ces assises que présidait M.Clifford Oswald, de Ste-Scholastique, a exposé le sujet avec beaucoup de réalisme.En effet, M.Emile Massé, directeur des productions animales à la Coopérative Fédérée de Québec, parlant de \u201cProduction de veaux de lait et de bovins de boucherie\u201d a suggéré des moyens d\u2019exécution assez précis.Individus et dans tous les milieux d\u2019élevage.PRINCIPALES CAUSES DE LA DIARRHÉE Le colibaclle est le microbe qui semble être le plus redoutable au veau nouveau-né; 11 est l\u2019agent reconnu de la diarrhée et de la septicémie chez celui-ci.Cette espèce microbienne se différencie en de nombreux types; de plus nous devons noter qu\u2019un type de colibaclle après s\u2019être maintenu un certain temps dans une exploitation est remplacé par d\u2019autres et ainsi de suite.Pour ces raisons 11 apparaît Impossible que les anticorps spécifiques correspondants à ces différents types'puissent^tous se retrouver dans un même colostrum.Le colostrum de la vache a donc une valeur d\u2019immunisation réelle mais très variable et il est le seul moyen de défense du veau nouveau-né contre les microbes; le degré d\u2019immunité qu\u2019il peut conférer est fonction de facteurs plus ou moins contrôlables parce qu\u2019ils sont biologiques.LE VEAU DE LAIT Le veau, a dit en substance M.Massé, est le premier revenu de l\u2019Industrie laitière.Aux producteurs, 11 pourrait rapporter beaucoup plus qu\u2019il ne l\u2019a fait Jusqu\u2019ici, si une fois pour toute on instaurait son élevage sous 1 e signe de la discipline.Cette prédiction s\u2019inspire des facilités dont nous disposons déjà dans la ferme et des débouchés immédiats, presque illimités, qui sont à notre portée.n y a un million de vaches laitières au Québec.Bon an mal an, elles donnent 900,000 veaux.De ce nombre, 600,000 sont mis annuellement sur le marché pour fins de consommation.Une moitié est écoulée sur les marchés locaux et l\u2019autre est dirigée sur les marchés publics ou grands marchés.Ce n\u2019est qu\u2019à ces derniers endroits que les veaux peuvent être contrôlés officiellement aux points de vue poids et qualité.Or moins de 20% sont classés Choix et Bons alors que plus des quatre cinquièmes vont dans les catégories inférieures, celles qui sont les moins payantes, privant par le fait même PRATIQUES RECOMMANDÉES Ainsi, l\u2019éleveur devra, pour garantir au colostrum toute sa puissance d\u2019immunisation, utiliser certaines pratiques zootechniques qui sont d\u2019ailleurs d\u2019application facile, et que nous nous permettons de résumer à titre de conclusion.Le veau doit naître et séjourner dans un local propre et non accessible aux vaches adultes; à cet effet un box exclusivement réservé aux parturiantes est l\u2019idéal.Il doit boire le colostrum maternel dans les 24 heures qui suivent sa naissance; en pratique le laisser téter librement semble donner le meilleur résultat.Afin que le colostrum soit riche en anticorps, il faut éviter les les producteurs d\u2019une partie des revenus qu\u2019ils toucheraient avec des veaux de meilleure qualité.Pour un, M.Massé, et avec lui bien des agronomes ont déjà signalé cette lacune aux éleveurs, mais Jusqu\u2019ici leurs remarques ont été peu entendues.Al\u2019assem-blée des éleveurs d\u2019animaux de race, le représentant de la Coopérative Fédérée est revenu à la charge avec les suggestions suivantes: 1-\tproduire uniquement du veau de lait pour lequel il existe une très forte demande parce que le consommateur aime la saveur d\u2019un tel produit; 2-\trépartir les vêlages graduellement au cours de l\u2019année afin d\u2019échelonner la vente des veaux de lait sur une période de 9 ou 10 mois et, ainsi, régulariser les prix pour établir une bonne moyenne; 3-\taugmenter de 20 livres le poids moyen de chacun des veaux mis sur le marché.Cet accroissement de pesanteur permettrait de transformer en chair de veau, à la ferme même, 120 millions de livres de lait annuellement, lactations prolongées Jusqu\u2019aux approches du vêlage et les traites avant la parturition.Pour être efficace les anticorps du colostrum doivent correspondre à la flore microbienne a combattre, c\u2019est-à-dire aux microbes de la vache et de son milieu.Cette condition n\u2019est réalisée que si le veau est.malntenu dans le milieu où sa mère a vécu pendant la gestation.L\u2019achat de vaches quelques Jours avant la mise-bas et Intégrées à un nouveau troupeau nous apparaît une pratique condamnable a moins de les isoler complètement des autres bêtes de l\u2019étable dans un local au préalable bien désinfecté.Malgré toutes ces précautions l\u2019infection du veau nouveau-né est toujours possible; si elle devait se produire, une désinfection rigoureuse des lieux s\u2019impose Immédiatement.soit l\u2019équivalent de 5 millions de livres de beurre dont la production est fortement excédentaire; 4-\tprocéder à une mise en marché efficace et ordonnée par l\u2019utilisation des outils que les éleveurs se sont donnés, tels les abattoirs coopératifs.L\u2019observance de ces conseils permettrait aux éleveurs du Québec de mettre sur le marché de 7 à 8 millions de livres de veau de plus annuellement sans que les prix n\u2019en soient affectés, de conclure M.Massé.LE BOEUF DE BOUCHERIE Si l\u2019augmentation de la production de veaux de lait ne requiert pratiquement que de la bonne volonté de la part des éleveurs, la production de boeuf de boucherie pose des problèmes plus complexes.H existe, certes, un marché Intérieur puisque le Québec ne produit annuellement que 25% de la viande boeuf qu\u2019il consomme, mais 11 faut compter avec la rude concurrence de l\u2019Ouest canadien.Toutefois M.(Suite à la page 14) Peux productions q développer Le veau de lait et le boeuf de boucherie Dans un programme de planification de l'agriculture tenant compte des réalités économiques, je.veau de lait et le boeuf de boucherie apportent un élément de solution au problème agricole du Québec.LE 1er MAI 1963-LA TERRE DE CHEZ NOUS-PAGE 13 .a production de la graine de mil Traitement efficace, peu coûteux et facile contre les mauvaises herbes par R.-D.Cartier, agronome La culture du mil (fléole des prés) pour la graine est une pratique courante dans la province de Québec.Cette récolte spéciale, d\u2019un rendement moyen annuel de 3.5 millions de livres environ de graine de semence, sur une superficie approximative de 23,000 acres, rapporte à ceux qui la produisent des bénéfices supplémentaires appréciables.Toutefois, la graine de mil ne peut être mise légalement sur le marché sans rencontrer les normes de classification de la loi fédérale des semences.Cet assujettissement, ayant pour objet - .a protection du cultivateur contre l\u2019emploi de semences à faible pourcentage de germination et remplies de graines de mauvaises herbes de toutes sortes, restreint forcément le volume annuel de la production de cette semence.Il y a plusieurs espèces de mauvaises herbes dont les graines sont plus ou moins difficiles à séparer de la semence de mil.Cependant les deux principales espèces responsables de cette limitation de production sont la marguerite blanche (bouquets blancs) et la barbarée vulgaire (herbe de Sainte-Barbe).Ce sont deux plantes vivaces (persistantes) et dont l\u2019habitat naturel se trouve surtout dans les prairies de graminées.S' SB&SÇ h '\t; Champ de mil pour la production de la graine.La moitié gauche du champ a reçu un traitement herbicide.La partie de droite, laissée sans traitement, est envahie par les mauvaises herbes.Les graines de ces mauvaises herbes étant en tous points semblables en volume et en pesanteur à celles du mil, le criblage ne réussit pas à les en séparer complètement.Il s\u2019ensuit que cette semence est souvent rejetée du commerce, vu que les graines de ces deux espèces sont classés, selon la loi, comme dangereuses au premier degré.C\u2019est ici que les herbicides sont appelés à jouer un rôle prépondérant.Le mil étant une graminée,^ il offre beaucoup de résistance a l\u2019action des herbicides et les espèces gênantes qui nous occupent son facilement éliminées par le traitement.Il existe, en effet, une marge très étendue entre la résistance du mil, qui n\u2019est nullement avarié par le traitement, et la vulnérabilité de la marguerite et de la barbarée vulgaire.Ce décalage offre l\u2019immense avantage de pouvoir appliquer sur le mil une solution appropriée d\u2019un herbicide sélectif, tel que le 2,4-D ou le MCP A, sans affecter son développement normal tout en permettant de détruire ces plantes nocives.L\u2019époque propice pour exécuter ce traitement se situe à l\u2019apparition des premiers boutons floraux des plantes à supprimer.Ce désherbage chimique est efficace, peu coûteux et facile à exécuter.Cette nouvelle méthode ouvre des perspectives encourageantes d\u2019intensification de la production de la graine de mil aux agriculteurs du Québec.Le veau de lait.(Suite de la page 13) Massé est d\u2019avis qu\u2019il y a place pour le boeuf de boucherie sur beaucoup de nos fermes, soit à titre de production secondaire, comme complément aux productions existantes, soit comme production principale en substitution à l\u2019industrie laitière.La production du boeuf dans le Québec, a souligné le conférencier, doit être basée sur l\u2019utilisation des fourrages et sur la capacité de la ferme à les produire économiquement.LA MISSION DES ÉLEVEURS DE RACE L\u2019hon.Alcide Courcv devait être le conférencier au dfner des éleveurs.Obligé de quitter Québec à l\u2019heure où il devait adresser la parole, le ministre de l\u2019Agriculture et de la Colonisation n\u2019a pas voulu partir sans rencontrer les congressistes.Il leur a fait une visite sur la fin de l\u2019avant-midi et leur a livré un bref, mais substantiel message.Elaborant d\u2019abord sur le thème de la journée, le Ministre a dit qu\u2019il fallait donner une nouvelle orientation à nos productions a-çricoles puisqu\u2019on commençait a admettre que le développement de l\u2019industrie laitière a ses limites et qu\u2019elle n\u2019est pas la seule réponse au problème agricole.D a fait remarquer que le veau de lait et le boeuf de boucherie étaient des productions apportant un élément de solution et qu\u2019on en tenait compte dans le programme de planification de l\u2019agriculture en cours puisqu\u2019il était basé sur des réalités économiques.SECTION DU MINISTERE DE L\u2019AGRICULTURE ET DE LA COLONISATION, QUÉBEC.La direction du ministère de l\u2019Agriculture et de la Colonisation, dit encore l\u2019hon.Courcy, est engagée, avec toutes les élites agricoles de la Province, dans une oeuvre d\u2019envergure et elle compte sur les éleveurs d\u2019animaux de race du Québec pour lui aider à mettre en oeuvre les programmes de productions agricoles qu\u2019elle aura élaborée, l\u2019Etat ne Jouant en ce domaine qu\u2019un rôle de suppléance et de coordination.LA SAUVEGARDE DE NOS FERMES FAMILIALES A cause de ses herbages et de ses marchés, la province de Québec est merveilleusement située pour l\u2019élevage des bestiaux, déclarait le sous-ministre adjoint de l\u2019Agriculture, à Ottawa, M.S.-J.Chagnon, dans son allocution d\u2019après-dfner aux membres de la Société des éleveurs.Au cours des trente dernières années, Québec a progressé énormément en agriculture, et dans l\u2019élevage en particulier.Toutefois, a poursuivi M.Chagnon, les possibilités d\u2019amélioration restent très grandes puisque seule l\u2019industrie laitière est excédentaire.Dans le Québec, la culture mixte est nécessaire pour sauvegarder nos fermes familiales et celles-ci doivent être exploitées d\u2019une manière intensive, à base d\u2019élevage, et produire le maximum d\u2019herbages.L\u2019économie de production et la qualité du produit sont des objectifs que les cultivateurs doivent constamment avoir à l\u2019esprit.Et M.Chagnon de conclure: \u201cSi la province de Québec continue de développer ses élevages comme elle se doit de le faire, surtout avec les avantages que fournira une législation d\u2019assistance au transport et à la distribution des surplus de grains de l\u2019Ouest vers l\u2019Est, il est facile de conclure que les éleveurs comme votre groupe, qui auront la responsabilité de fournir des animaux de souche pour les troupeaux et sujets d\u2019élevage d\u2019abord.Cette amélioration doit porter non seulement sur la conforma- «çor -Jtrr OÇT Æm mvn REPRESSION:- 1, Moyens mécaniques: Vers la fin d'avril ou d'octobre, brûler les mauvaises herbes, surtout les graminées telles que le chiendent, sc.taircs, etc., autour do la plantation.Sarcler parfaitement entre les rangs.Au début d'août, faucher toutes les mauvaises herbes autour de la plantation.2.Moyens chimiques: A la fin de mai ou début de juin soupoudrer le sol avec de l'insecticide ALDRINE 5% granulaire (G) ou 5°o poudre (D) dans les prcmicros rangées en bordure de la culture susceptible d'être attaquée par le perce-tige.L.J.JOB/N, Entomologiste.Cycle évolutif et répression du perce-tige de la pomme de terre tion, mais aussi sur l\u2019économie de production, tant chez les bovins, que chez les porcs et les moutons*.L'INSÉMINATION ARTIFICIELLE Relevant des observations faites au cours de l\u2019avant-midi, le directeur des Productions a-nimales au ministère de l\u2019Agriculture et de la Colonisation, M.Pierre Labrecque, confirme que la production de boeuf de boucherie posera plusieurs problèmes d\u2019envergure, mais à son avis l\u2019insémination artificiel^ permettant d\u2019avoir recours a prix modique à l\u2019emploi d\u2019excellents taureaux, favorisera le passage économique de la production du lait à celle de la viande de boeuf.Le cas échéant, 1 e Centre d\u2019insémination artificielle de St-Hyacinthesauras\u2019organiser pour répondre à ces nouveaux impératifs.LES ACTIVITÉS DE LA SOCIÉTÉ Dans le rapport qu\u2019il a présenté sur les activités de la Société, le secrétaire, M.Armand Ouellet, a mentionné que le nombre de membres - 4,021 -le nombre d\u2019enregistrements -24,883 - le nombre de transferts 17,377 - ont été plus élevés, en 1962, qu\u2019en aucune des quatre années précédentes.Il a rappelé que le printemps dernier la Société des Eleveurs a fait admettre, l\u2019automne dernier, au temple de la renommée, feu l\u2019honorable Adélard Godbout, le premier ca-nadien-français à recevoir cet honneur.Au chapitre des activités, M.Ouellet a souligné bien d\u2019autres Initiatives, notamment l\u2019étude d\u2019un projet de loi sur les enchères publiques et un projet d\u2019amendements à la loi de la protection des animaux pur sang.Au terme de ce fructueux congrès, M.Pierre Veillon, de Sweetsburg, a accédé à la présidence de la Société.M.J.-A.Ste-Marie, de Lennoxville, a été nommé premier vice-président, et M.Amédée Gagnon, de Riviè-re-Ouelle, d euxième vice-président.Ce papillon nocturne cause parfois des pertes considérables dans les champs de pommes de terre, de mais, de tomates et principalement dans les plantations de rhubarbe.Connu ^depuis le début du vingtième siècle dans les provinces maritimes, ce ravageur fit son apparition dans le Québec il y a une trentaine d\u2019années.Il importe de faire connaître aux producteurs ce ravageur dont l\u2019importance des dégâts s\u2019accroît de plus en plus et de leur suggérer les moyens de le détruire.VIE ET MOEURS Ce papillon nocturne hiverne sous forme d\u2019oeufs déposés, au mois d\u2019août et septembre, dans la gaine de plusieurs mauvaises herbes principalement le mil, le chiendent, la sétaire verte et l\u2019échinochloa pied de coq.Les chenilles apparaissent au prin- temps, plus précisément vers le 15 du mois de mal.Elles se nourrissent à l\u2019intérieur des tiges de mauvaises herbes principalement le chiendent durant une période d\u2019environ quatre semaines.Vers le dix de juin, les jeunes larves quittent les mauvaises herbes et émigrent vers les plantes cultivées.Elles perforent les tiges de rhubarbe, de pommes de terre, de mais et de tomates; lorsque la tige flétrit et meurt, l\u2019insecte se met à la recherche d\u2019une autre victime.Vers la mi-juillet la larve quitte la plante-hôte, pénètre dans le sol à environ un pouce de la surface, se construit une chambrette terreuse et s\u2019y transforme en chrysalide.Le papillon émerge de la deuxième semaine du mois d\u2019août jusqu\u2019à la mi-septembre et dépose ses oeufs dans la gaine des mauvaises herbes situées près des cultures.A travers le courrier D.- Nous vous envoyons une enveloppe contenant des puces.Pourriez-vous les faire identifier dans un laboratoire.Nous habitons sur une ferme et au printemp s ces puces apparaissent à l'extérieur de la maison.On ne peut trouver l'endroit d'où elles proviennent.Quel insecticide devrait-on employer pour combattre ces bestioles nuisibles?C.E.C.Cté Bcaucc R.- Les spécimens d\u2019insectes que vous nous avez fait parvenir sont des puces qui s\u2019attaquent aux chats, chiens, animaux domestiques etc.Durant la belle saison, les puces se reproduisent aussi bien à l\u2019intérieur qu\u2019à l\u2019extérieur de la maison.Les batiments de ferme sont souvent responsables do la multiplication de ces bestioles nuisibles.Pour réprimer les puces, il faut poudrer les chats, les chiens ainsi que les autres animaux domestiques qui sont infestés.Il est très important aussi, de traiter les endroits ou ces animaux nichent ou séjournent, avec une poudre insecticide à base de DERRIS.La DERRIS se vend sous différents noms de commerce, comme poudre ATOX, GARDEN DUST, INSECTODUST, etc.Cet insecticide n\u2019est pas toxique pour les humains et les animaux domestiques, vous pouvez donc en faire usage librement.Il est bon de répéter les traitements à tous les dix jours.Nous vous faisons parvenir une circulaire décrivant plus longuement la façon de procéder pour lutter contre les puces.J.-André DOYLE, Entomologiste.(FOXQIGllCb L'oeuf La larve La chrysalide F.'adulte (1/16\") Cycle évolutif de la puce du chat et du chien.kGE 14 \u2014LA TERRE DE CHEZ NOUS-LE 1er MAI 1963 IcS frais de dépréciation des ,Jes apres la période de ponte constituent des dépenses assez considérables, mais généralement ignorées de la part des aviculteurs.A toute fin pratique, cet item doit être évalué dans le calcul du prix de revient, car .\u2022haciue poule accuse une perte véritable d\u2019environ $1.50, soit h différence entre le coût d'élevage au début de la ponte et le prix de vente après la ponte.Cette dépréciation représente donc des frais variables de 6 a 9 sous la douzaine d\u2019oeufs selon l\u2019intensité de ponte et la mortalité Lorsque les races et croisements du type de poids moyen étalent populaires et que les prix pour la chair de cette catégorie de volaille étaient d\u2019environ 20 sous la livre, le problème de la dépréciation des poules pouvait être négligé car les frais d\u2019élevage équivalaient environ au prix de vente.Mais l\u2019avènement des poules légères et la demande réduite pour la chair de tels oiseaux suscitent des considérations nouvelles.Voici deux moyens pratiques pour diminuer les frais de dépréciation.Le premier consiste à intensifier la ponte et à prolonger la période de ponte par une bonne gestion alimentaire de manière à produire de 18 à 22 douzaines d\u2019oeufs par sujet, et ce durant IG à 18 mois.Cet objectif est difficile à atteindre, mais plusieurs aviculteurs réussissent à obtenir de tels résultats.Souvent, pour des raisons incontrôlables, il survient une baisse de production après 10 ou 12 mois.Une ponte de 40 ou 50ré s\u2019avère généralement non profitable durant les mois de l\u2019été.Voici une façon pratique de prolonger la ponte alors que les prix sont élevés et avant la production des nouvelles poulettes.Il s\u2019agit de provoquer une mue hâtive afin d\u2019utiliser les poules durant G à 8 mois déplus.En principe, la mue est le symptôme d\u2019un repos naturel chez une pondeuse, elle est caractérisée par une chute partielle des plumes.La mue naturelle survient ordinairement après 12 a 14 mois de ponte ou bien résulte d\u2019un trouble alimentaire ou autre.Des expériences ont démontré qu\u2019il était possible de provoquer volontairement une mue afin do procurer hâtivement une période de repos en temps opportun.Ainsi, certains éleveurs, vers les mois d\u2019avril et mai, lorsque la ironie décline et que les prix ne sont pas très élevés, favorisent la mue pour bénéficier d\u2019une seconde ponte avec les mêmes sujets et profiter des bons prix au cours de l\u2019été.Il suffit de bien sélection- ner le troupeau au préalable de s'assurer que les poules s en bonne santé et exemptes parasites internes ou extern l\u2019uis on prive le troupeau d\u2019i d\u2019abreuvage durant 36 lieui consécutives.Une période r< tieinte a deux heures par J( d\u2019abreuvage est alors perm pour deux semaines.La mou est.s°ustraite complètement regime alimentaire au cours , I,remiere période de la m nrant la chute des plumes, s pendant 15 à 23 jours.Api *es doux premiers Jours d\u2019at linence, servir trois llvi d avoine le matin et la mê quantité dans l\u2019après-midi | 0 poules par jour, durant 1 semaine.Les deux semaii suivantes, servir 4 livres d otne le matin et 5 livres d; 1 après-midi, par 100 poul est très important de four! section du ministe DE L\u2019AGRICULTURE E DE U COLONISATION QUEBEC.3 à 4 cuillerées à soupe d\u2019huile de foie de morue dans les grains, par Jour et pour 100 sujets.Il faut également offrir du gravier insoluble et réduire l\u2019éclairage artificiel ou naturel.Ce régime occasionne une chute complete des plumes et arrête la ponte.La période de repos et de régénération de l\u2019ovaire pour la prochaine ponte exige une alimentation convenable pour fortifier les poules.Aussi, sert-on une ration quotidienne de 3 livres de moulée de ponte et 8 livres d\u2019avoine par 100 poules.On augmente graduellement la portion de moulée selon la condition des sujets.La ponte devrait normalement débuter après la 8ième semaine de ce procédé.Alors, l\u2019éclairage artificiel est recommandé pour obtenir 14 heures de travail par Jour.On doit évidemment servir des écailles d\u2019huftres pour assurer une bonne texture à la coquille de l\u2019oeuf.Explicitons maintenant la signification de la mue forcée au point de vue économique.Après la mue, une pondeuse donnera normalement 10 douzaines d\u2019oeufs, soit un profit net additionnel d\u2019environ 50 sous à $1.00 selon le mode de vente et les prix courants durant l\u2019été.Notons que les oeufs seront presque tous gros et rapporteront ainsi plus puisque la demande et les prix sont généralement avantageux à cette période de l\u2019année.Le coût de l\u2019alimentation durant la mue représente environ 15 à 20 sous par poule.On doit également considérer que ce procédé permet un meilleur usage du poulailler avant l\u2019entrée des poulettes.Sans être une solution magique, nous recommandons la mue forcée pour les gros troupeaux et aux aviculteurs qui peuvent appliquer strictement les indications prescrites.Roger-J.PAIEMENT, agronome, spécialiste en aviculture.d&gi; r m*> La vignette ci-contre illustre les différents stades de la mouche du chou, espece qui s attaque également au navet.Dans ce dessin, les stades sont, considérablement grossis: l'oeuf illustré au centre gauche est, en réalité, de la grosseur d'une tête d'épingle et de couleur blanche.La larve, ou asticot, au centre de I illustration, est le stade le plus dommageable: ces larves, généralement très nombreuses, se développent aux dépens des racines dont elles se nourrissent.Comportement et répression de la mouche du navet par Claude RITCHOT, entomologiste ERRATUM Dans l'article intitulé: LA FERTILISATION EST P AY ANTE,paru en page 10 de la T erre de Chez Nous du 17 avril 1963, c'est par erreur qu\u2019on a donné comme exemple d'engrais composé le 5-10-10, puisque cette formule n est plus fabriquée par les manufacturiers d\u2019engrais chimiques.Le iélraiiyqiie du pommier par Marcel MAILLOUX, entomologiste Depuis 1945, le tétranyque du pommier ou mite rouge s\u2019est graduellement répandu dans les vergers du Québec.Se trouvant en nombre considérable presque partout, il est devenu un des pires ennemis de nos pommeraies.L\u2019introduction des pesticides organiques dans les programmes de pulvérisation est la cause principale de la montée vertigineuse de cet acarlen.En effet, la plupart de ces produits détruisent les ennemis naturels de ce tétranyque tout en n\u2019affectant pas celui-ci.La mite rouge peut causer de sérieux dommages au pommier en suçant la sève des feuilles Celles-ci pâlissent, deviennent Jaunâtres ou brunâtres, et tombent prématurément.La vigueur des arbres et la grosseur des fruits sont ainsi réduites et les récoltes subséquentes, compromises.Lors de fortes infestations, une chute prématurée des fruits peut également avoir lieu.CYCLE VITAL Le tétranyquedu pommier liasse l\u2019hiver à l\u2019état d\u2019oeuf, dans les fentes et les crevasses de l\u2019écorce à la face inférieure des branchez, très souvent aussi près des bourgeons.L\u2019éclosion des oeufs d\u2019hiver, qui sont d\u2019un rouge foncé, a lieu très tôt au printemps vers le stade du bouton rose.Les larves se transformes en proto-nymphes et en deutonymphes et deviennent enfin adultes quelque 8 à 10 jours après l\u2019éclosion.Ces premiers adultes et ceux des générations subséquentes pondent la majorité de leurs oeufs sous les feuilles.Ces oeufs é-closent au bout de 10 Jours environ: c\u2019est ainsi que l\u2019on a constaté dans le Québec une succession de G à 7 générations par année.Vers la fin de l\u2019été, les oeufs d\u2019hiver sont pondus par les femelles des deux ou trois dernières générations.Un certain nombre de ces oeufs sont déposés sur le calice des fruits, où l\u2019on peut les observer assez facilement.Si l\u2019on considéré que chaque femelle pond une moyenne de 35 oeufs, on peut facilement Imaginer la population de ce tétranyque après quelques générations seulement, d\u2019où la nécessité de faire de bons traitements contre cet acarlen.COMMENT COMBATTRE LA MITE ROUGE Deux types de traitements peuvent être faits contre la mite rouge: les traitements préventifs au printemps et les traitements éra-dicants en été.Les traitements préventifs sont indispensables dans la plupart des vergers, afin d\u2019empêcher le développement de grosses populations de mites au cours de l\u2019été.Deux acaricldes peuvent être employés au stade du bouton rose: le GENITE 50-W et le CHLOHI3ENSIDE 40-W.Ces traitements sont surtout efficaces contre les oeufs d\u2019hiver et les larves.D\u2019autres traitements sont aussi recommandés tôt dans la saison pour ceux qui n\u2019auraient pas fait celui de la période pré-florale.Dans ce cas, deux applications, dont l\u2019une 8-10 jours après le stade du calice et l\u2019autre environ 10 jours plus tard, doivent être faites.Employer l\u2019un des acaricldes suivants: OVEX Les producteurs de navets de la région de Montréal ont à faire face à un grave problème: celui de la résistance de la mouche du navet aux produits chlorés, tels que l\u2019aldrine et le DDT.Comment résoudre ce problème ?Malheureusement, il n\u2019existe pour cela aucune formule magique ni dans le Québec, ni ailleurs au Canada ou aux Etats-Unis.Il faudra donc cette année, pour réduire les risques d\u2019une perte totale de la récolte, tenir compte du comportement naturel de la mouche du navet.Des expériences répétées à St-Martin, Duvernay et l\u2019Assomption, ont démontré que la période la plus critique pour le maraîcher se situe entre le 15 mai et le 15 juin.C\u2019est à cette époque que la mouche du navet pond régulièrement et avec une intensité presque incroyable, c\u2019est-à-dire une moyenne d\u2019au moins 200 oeufs par plant, dans la région de Montréal.Dans les réglons où l\u2019aldrine n\u2019a aucun effet, 11 devient donc de première importance de retarder les semis jusque vers la mi-juin, de façon à éviter la première génération.Vous savez tous, cependant, que vos problèmes ne s\u2019arrêteront pas là et que la mouche va reprendre sa ponte, vers le 10 ou le 15 juillet.Mais à cette date, la population de la mouche est beaucoup moins forte et, conséquemment, plus facile à combattre.Pour enrayer l\u2019attaque de la deuxième génération de la mouche du navet, le seul moyen pratique consiste à utiliser un insecticide efficace contre l\u2019adulte lui-même, le dibrome 9.6 E.C., à raison de 17 onces à l\u2019acre.Il est Important de pulvériser avec assez d\u2019eau pour bien mouiller le feuillage et le sol, de telle sorte que la mouche 50-W, KELTHANE 18.5-W ou TEDION 25-W.Les traitements éradicants^ nécessaires lorsqu\u2019il y a de 5 a 10 mites par feuille à l\u2019intérieur du pommier, sont généralement faits vers la fin de juillet.Deux acaricldes et le mélange d\u2019un a-carlcide et d'un insecticide sont ne puisse se poser en aucun endroit sans être tuée.Ces recommandations aideront certainement les producteurs mais à la seule condition de ne pas attendre que les navets soient trop affectés.Pour éviter toute erreur, nous vous recommandons d\u2019inspecter vos champs deux fois la semaine.Remuez la terre dans le voisinage Immédiat du collet des jeunes navets, surtout ceux qui se trouvent en bordure du terrain, près des fossés, et lorsque vous y verrez de petits oeufs allongés .blancs, de la grosseur d\u2019une^ pointe d\u2019épingle, ne tardez pas à traiter votre champ.Tout retard peut être néfaste.Il faudra répéter les traitements toutes les semaines, tant qu\u2019il y aura des mouches.Présentement, à la Station provinciale de Recherches de l\u2019Assomption, de nombreuses expériences sont en cours pour trouver, au problème de la mouche du navet, une solution efficace et économique.H est encourageant de constater qu\u2019il y a progrès dans ce domaine et qu\u2019au cours de la prochaine saison, nous obtiendrons peut-être les résultats espérés.C\u2019est cependant là un problème d\u2019envergure qui ne peut se régler rapidement.Les maraîchers qui n\u2019ont pas de problème de résistance pourront, encore cette année, continuer à traiter de l\u2019aldrine comme auparavant.Pour que le traitement soit plus efficace, il est préférable d\u2019employer de l\u2019aldrine 5% granulaire et de l\u2019appliquer directement dans le sillon au moment du semis, à raison de 20 livres âl'acre.A cette fin, on peut utiliser un adapteur spécial ou simplement semer un mélange de 10 parties d\u2019aldrine granulaire par partie de semence de navet, après avoir agrandi l\u2019ouverture du semoir.recommandés à cette époque: le KELTHANE 18.5-W, l\u2019ETHION 25-W ou le mélange OVEX 50-W plus GUTHION 25-W.Généralement, une seule application est suffisante au cours de l\u2019été, excepté lorsqu\u2019il y a épidémie.Comme plusieurs générations de tétranyque se développent au cours d\u2019une seule saison, il serait préférable de ne pas employer toujours Je même acarlcide d'une année à l\u2019autre, afin d\u2019éviter que les .mites ne développent de la résistance envers cet acarlcide.Un changement de pesticide est également recommandé pour arrêter un début de résistance qui aurait pu s\u2019établir dans un verger, à la suite de l\u2019emploi abusif d\u2019un même acarlcide.Sur la photo ci-contrc, les deux feuilles de droite ont été endommagées par le tétranyquedu pommier.Comparer leur aspect maladif et leur couleur pâle à l\u2019aspect d\u2019une feuille saine, à gauche.(Photo: Laboratoire de Recherches du Canada, St-Jean, P.Q.) LE 1er MAI 1963\u2014 LA TERRE DE CHEZ N0US-PAGE 15 Le cou! de production des oeufs de tonsommotion (III) LES FRAIS VARIABLES, LES FRAIS DIRECTS ET LA DÉPRÉCIATION DE LA POULE Par J.-B.ROY, agronome publici ste.Dans le coût de production de 34.5 cents la douzaine d\u2019oeufs établi par la division de l\u2019Aviculture, ces trois catégories de frais représentent respectivement 4.4, 18.5 et 8.3 cents.Après avoir considéré, dans un premier article, les trois facteurs de base influençant le coût de production en aviculture, nous avons analysé, dans un second, les frais de capitalisation dont il faut tenir compte dans le calcul du prix de revient des oeufs de consommation.Poursuivant cette étude des différents éléments du coût de production, considérons maintenant la part des dépenses imputables aux fraisvarlables, aux frais directs et à la dépréciation de la poule.Rappelons que dansson calcul du coût de production des oeufs de consommation, la division de l\u2019Aviculture a pris comme base un troupeau de 5,000 pondeuses de race légère et a présupposé une ponte totale annuelle de 82,500 douzaines, l\u2019équivalent de 192 oeufs par poule ou 16.5 douzaines.Précisons également que tous les chiffres cités proviennent de moyennes faites à partir de statistiques véridiques fournies par la comptabilité d\u2019un groupe d\u2019aviculteurs du Québec.LES FRAIS VARIABLES Dans le cas qui nous occupe, les frais de capitalisation, rappe-lons-le,représentent une dépense de 3.3 cents par douzaine.Les déboursés imputables aux frais variables s\u2019élèvent à 4.4 cents la douzaine.Ils comprennent l\u2019éclairage et le chauffage, la litière et la main-d\u2019oeuvre.Le calcul des frais d\u2019éclairage et de chauffage ne pose pas de problème à l\u2019éleveur.La compilation de ses factures d\u2019électricité et de combustible suffiront à établir la somme de ces déboursés.Dans l\u2019établissement du présent coût de production, l\u2019éclairage et le chauffage représentent une dépense annuelle de 4.8 cents par poule, $240 au total.Le coût de la litière est également facile à déterminer si l\u2019aviculteur l\u2019achète à l\u2019extérieur.Si le matériel utilisé est produit dans la ferme même, l\u2019éleveur devra comptabiliser cet élément comme une dépense réelle.Dans ses calculs, la division de l\u2019Aviculture a fixé le coût de la litière à $400, soit une charge de 8 cents par pondeuse, pour l\u2019année.Outre l\u2019éclairage, le chauffage et la litière, les frais variables comprennent la main-d\u2019oeuvre.La rétribution annuelle de l\u2019aviculteur prenant soin de 5,000 pondeuses est établie à $3,000.Salaire insuffisant, dira-t-on, mais on voudra bien remarquer qu\u2019il se complétera, à la fin de l\u2019année, du profit réalisé avec le troupeau si la vente des oeufs laisse un profit.La plupart des aviculteurs ne s\u2019attribuent pas de salaire dans le calcul de leur prix de revient et préfèrent mettre au compte de leur rétribution, à la fin de l\u2019année, tout le bénéfice réalisé avec la vente de leurs oeufs.En définitive, ça revient au même, mais pour les fins d\u2019une bonne comptabilité et l\u2019établissement d\u2019un coût de production réel, il est indispensable d\u2019y inclure le salaire nominal de l\u2019exploitant, même si ce dernier n\u2019a pas recours à la maln-d\u2019oeuvre extérieure.Les frais variables - éclairage et chauffage, litière et main-d\u2019oeuvre - se totalisent à $3,640, soit une dépense de 4.4 cents la douzaine d\u2019oeufs, toujours en présupposant une ponte annuelle de 82,500 douzaines.LES FRAIS DIRECTS Les frais directs au montant de $15,300 signifient un coût de 18.5 cents par douzaine.Ils constituent donc un facteur très Important du coût de production.Au fait ils représentent plus de la moitié des dépenses attribuables au prix de revient.H sont constitués des éléments suivants: alimentation, médicaments et vaccins.Dans le cas qui nous occupe, la division de l\u2019Aviculture a établi à $500 le coût des médicaments et des vaccins.Le calcul de cet item ne comporte pas de difficulté si l\u2019éleveur en a noté le coût au fur et à mesure que tels déboursés se présentaient.Les frais alimentaires se totalisant à $14,800 ont été calculés sur la base que voici: 4.5 livres de moulée requises pour produire une douzaine d\u2019oeufs, soit 74 livres par pondeuse de 16.5 douzaines d\u2019oeufs par année (4.5 lbx 16.5).Le coût de la moulée a été établi à 4 cents la livre; donc une dépense de $2.96 par oiseau et de $14,800 pour 5000 poules.En divisant par 82,500 douzaines la somme des frais variables qui est de $15,300, on obtient un coût par douzaine de 18.5 cents pour cet important facteur.A cause de l\u2019importance que prennent les frais d\u2019alimentation dans l\u2019établissement du coût de production, l\u2019éleveur a tout Intérêt à surveiller étroitement ce COÛT DE PRODUCTION DES OEUFS DE CONSOMMATION (5,000 pondeuses, 82,500 douzaines) Total A\u2014Frais de capitalisation\t$ 2,750.00 B\u2014 Frais variables Eclairage et chauffage.240.00 Litière.400.00 Main d'oeuvre.3,000.00 3.640.00 C \u2014 Frais directs Alimentation 4.5 Ib.de moulée par dz.x 16.5 dz.par poule: 74 Ib.14,800.00 Médicaments et vaccins.500.00 15,300.00 D \u2014 Dépréciation de la poule Coût des poules prêtes a pondre: 5,000 x $2.00.10,000.00 Vente de 4,615 poules (4.2 Ib.x 16c ' Ib.).- 3,092.00 6.908.00 Coût de production d'une douzaine d\u2019oeufs Prix de la vente des oeufs\ten 1961 PROFIT PAR DOUZ.D'OEUFS:\t5.7* PROFIT PAR POULE:\t94.0
de

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