La terre de chez nous, 20 novembre 1963, mercredi 20 novembre 1963
[" 1 T H £ Q U E 0 [ u 11 Cf 0 U V E ii Vol.XXXV \u2014 No 35-Montréal, le 20 novembre 1963 L\u2019UCC suggéré remède a une «memique (à lire en page 2) Une partie de noire patrimoine (Photos Office du Film du Québec) Vf'cr- \u2022 r,.-vr.Arf hmrn&'V I O U E amer AN Ç A I .G R I C O AIRE & A -4.t,* sfc, A V?»> 5?n\u2018 *r»vt SP¥#î Leurs revenus (7/ lire en page 3) Desordre rtdescripfible dans les\tW ; duits forestiers :r\\ y veau-Brunswick v (a lire en page 5) y\t\u2022> , ' SSTl .qu'il repose en paix! L'intégration (b la forât a Pvconomw rurale: L\u2019DCC wiim un remède à une industrie anémique \u2022Tu comprends comme certains pars des Industries Forestières; j\u2019ai dit un trou pour un poteau de huit pieds, pas un trou de huit pieds pour un poteau/* NOUVELLES t^iiviiiiiiii III IIIIIIII III min ¦11111111111111111111111 HE LA llo IIEI KE BEURRE: ventes sous forme d\u2019huile Le gouvernement fédéral aurait vendu ces derniers temps certaines quantités d\u2019huile de beurre à 27 cents la livre, la presque totalité destinée à des pays d\u2019outre-mer.Le ministre de l\u2019Agriculture, M.Harry Hays, a donné à entendre à la Chambre que les ventes de l\u2019Office de stabilisation des prix agricoles dépassaient jusqu\u2019ici 20 millions de livres.Le gouvernement se proposerait d\u2019en écouler quelques dizaines de millions de livres additionnelles sur les marchés extérieurs et domestiques, toujours sous forme d\u2019huile pour la friture.CONFÉRENCE: agricole le 17 décembre La conférence agricole fédérale-provinciale d\u2019Ottawa aura lieu un mois plus tard que ces dernières années.Elle se déroulera le 17 décembre en la salle du Comité des chemins de fer de la Chambre des communes, La journée précédente, le 16, sera consacrée à la préparation d\u2019un sommaire des perspectives agricoles en 19G-1 par les hauts fonctionnaires du ministère fédéral principalement.TABAC JAUNE: le début des enchères Jeudi, le 1-4 novembre, excellent début des enchères à tabac jaune en Ontario.A la fin de cette première journée, des quantités minimes - 1 o^u 2 \u201d des offres \u2014 étaient demeurées invendues comparativement à 15 ou 23 % l\u2019an dernier.La plupart des producteurs se sont déclarés satisfaits de l\u2019allure de ces premières ventes.Les extrêmes de prix ont été de 61 cents la livre pour la qualité la meilleure et ^de 10 cents pour la qualité la moins bonne.Cette année, les enchères sont libres, c\u2019est-à-dire qu\u2019elles ne sont pas astreintes à un prix minimum fixe comme durant les 5 années précédentes.REUNION: des ministres des Ressources Mardi de cette semaine, le 19, réunion à Ottawa du Comité des ministres des Ressources \u2014 d\u2019Ottawa et des provinces.PORCS: SI de plus a Montréal Le marché des porcs a continué de se raffermir presque partout la semaine dernière,les gains allant de 30 c.à $1 les 100 livres.Prix des porcs de la catégorie A; Toronto, gain de 30 c.à $26.05-$27,70 les 100 livres; Montréal, gain de$là $25.50-26.50; avance de 50 c.à Winnipeg ou $24-$24.50; de 90 c.à Calgary ou $23.90-$24.80, et de 65 c.à Edmonton ou $24.35-$24.85.VEAUX: marché ferme ou raffermi Les veaux classés Bons et De choix se vendaient à des prix stables ou à la hausse lasemaineçlernière.A Toronto, prix inchangés à $26-$35, quelques-uns à $37.50 les 100 livres; de même a Montréal \u2014 $28-$32; à Winnipeg, gain allant Jusqu\u2019à $2 ou $28-$32; Edmonton, fléchissement de 50 c.à $22-$23.AGNEAUX: gains de 50c â $1 Les agneaux classés Bons ont marqué un gain de $1 les 100 livres la semaine dernière à Toronto, soit $20-$21; gain de 50 c.à Montréal ou $18.75-$19.50; à Winnipeg, prix inchangés à $18, ^tandis que le marché d\u2019Edmonton était le seul à marquer une perte à $15.50-$16.(Suite à la page 16) Récemment, les porte-paroles des compagnies forestières se sont, comme il fallait s\u2019y attendre, opposés violemment au programme de l\u2019U.C.C.visant à l\u2019intégration de la forêt à l\u2019agriculture.Certains individus ont répandu dans le public une foule de demi-vérités et Je crois de mon devoir d\u2019en relever quelques unes.Ainsi, l\u2019on a laissé entendre que l\u2019actuel système forestier québécois avait apporté des résultats positifs et que les grandes entreprises forestières avalent ici au Québec fait preuve d\u2019un grand dynamisme.Plusieurs à la lumière des statistiques forestières mondiales, ne partagent pas cette opinion.Voici en résumé le tableau comparatlfqui met le plus en évidence le manque de dynamisme de nos entreprises forestières québécoises.En l962, la production des usines à papier du Québec était de 6% inférieure à la production de 1956.Toutefois au cours des sept dernières années, la production du papier à journal dans le monde libre a augmenté de 2%.La production de la Scandinavie a augmenté de 57% et celle des Etats Unis de 39% alors qu\u2019au Japon elle faisait un bond de 105%, Nos entreprises forestières non seulement n\u2019ont pas suivi la tendance, mais elles ont perdu du terrain.N\u2019est ce pas là un signe de leur Inadaptation aux condi tions changeantes?La vérité est que les compagnies forestières québécoises sont devenues extrêmement conservatrices et elles nous montrent, aujourd\u2019hui, tous les signes d\u2019une dégénérescence avancée.De plus elles sont, dans la plupart des cas, des subsidiaires des grandes corporations américaines et ces gens, naturellement, préfèrent de beaucoup développer leurs succursales a-méricalnes.Faut-11 les en blâmer?Cette situation est-elle normale dans une province aussi riche en ressources forestières et où l\u2019on trouve les plus habiles travailleurs forestiers du monde?De tout ceci, 11 se dégage une idée maîtresse: NOS AFFAIRES NE SERONT JAMAIS AUSSI BIEN GEREESQUE LORSQU\u2019ELLES LE SERONT PAR NOUS.Dans quel sens devrions-nous orienter notre^ politique forestière de façon à redonner à notre industrie forestière l\u2019injection revigorante dont elle a si grandement besoin?Je crois que l\u2019intégration de la forêt à l\u2019agriculture constitue une suggestion susceptible d'améliorer notre situation forestière.Il ne faut Jamais perdre de vue qu\u2019une forêt, pour etre rentable, doit être habitée et que l\u2019Industrie forestière n\u2019est pas une Industrie comme les autres.Si l\u2019industrie forestière était une Industrie comme les autres, nous n\u2019aurlon besoin que d\u2019une usine à papier pour fabriquer toute la production pa-petlère québécoise.Or, vous savez qu\u2019il n\u2019en va pas de même.Le facteur limite de l\u2019expansion de notre Industrie forestière est non seulement le marché à atteindre mais la forêt elle-même.Une politique forestière progressive devra s\u2019inspirer de conceptions nouvelles.Nous devrons livrer la lutte au gigantisme en établissant à travers la forêt de nombreuses petites usines forestières comme cela s\u2019est fait ailleurs.Les opérations monstres s\u2019étendant sur de vastes territoires et alimentant de grosses usines ne sont pas recommandables au point de vue social et sylvlcole et elles ne sont pas non plus rentables au point de vue économique.Cette nouvelle conception a été appliquée par les Scandinaves et l\u2019immense succès qu\u2019ils ont obtenu sur les marchés mondiaux nous montre qu\u2019ils ont vu juste.Depuis sept ans leur production papetlère a augmenté de 57 % en regard d\u2019une diminution de 6% pour le Québec durant la même période.Cet Immense succès, n\u2019est pas étranger au fait qu\u2019en Scandinavie, plus de 60% de la production forestière provient des cultivateurs.A-fin de donner plus de relief à tout ceci, analysons le cas particulier de la Finlande.LA FINLANDE PAYS DES COOPÉRATIVES La Finlande est l\u2019un de ces petits pays d\u2019Europe qui a réussi a garder son indépendance malgré les nombreuses pressions qu\u2019ont toujours exercées ses puissants voisins.Géographiquement, ce pays fait partie Intégrante de la Scandinavie quoique sa population ne soit pas Scandinave au sens Vlklng du mot.Du point de vue ethnique, les Fin- EN VEDETTE! GILLES VIGNEAULT SA CARRIÈRE .SES PHOTOS .SES CONTES SES POÈMES (dont un inédit) et la liste complète de SES DISQUES dans l'édition 1964 de (\u2019ALMANACH DU PEUPLE BEAUCHEMIN AUSSI \u2014 La production agricole \u2014 Tableau des frais d\u2019exploitation et dépréciation des fermes du Québec\u2014Revenu monétaire des cultivateurs du Québec découlant de la vente des produits agri- coles La météo en 1964\u2014La synthèse de Pacen in Terris\u2014Les biographies do nos politiciona-L adresse de tous les fan-clubs\u2014Les sports\u2014Lu .et beaucouf Place des Arts\u2014Les recettes d\u2019autres articles intéressants.CONCOURS LITTÉRAIRE BEAUCHEMIN GAGNEZ: une bourse d'étude do 5300 dans l'institution do votro choix CONCOURS QUESTIONNAIRE GAGNEZ: soit une voiture Isard, soit uno piscine Euoèno Roy, Ltée.CONCOURS DE SONDAGE GAGNEZ: soit des disques long Jeu, soit une série do 10 volumes choisis L\u2019ALMANACH DU PEUPLE BEAUCHEMIN (en vente partout) landais ne sont reliés ,ucun des peuples indo-européens; ieur langue ne s\u2019apparente qu\u2019à i\u2019fcjS-tonien et au Hongrois.Ainsi, par exemple, le mot merci sé dit \u201ckllto\u201d, le mot école \"kuuhr> le mot mère \u201caltt\u201d et le mot pere \u201cIsa\u201d.Un tiers du pays est situé a l\u2019Intérieur du cercle polaire mais le climat n\u2019est pas aussi froid que la plupart des gens l\u2019imagine à cause des effets réchauffants du golfe Stream.La température moyenne s\u2019apparente a celle qui prévaut dans le sud de l\u2019Ontario, c\u2019est donc dire qu\u2019en Finlande, le climat est plus clément qu\u2019au Québec.Evoquer tous ces détails me direz-vous semble superflu mais cette Impression ne résiste pas à l\u2019analyse puisque toutes ces explications servent à créer une ambiance susceptible de nous mieux faire comprendre la vogue et l\u2019étendue du mouvement coopératif finlandais.Ce splendide isolement autant linguistique que géographique a fait réaliser a ce peuple la nécessité de l\u2019entraide mutuelle.Il ne faut donc pas se surprendre que le mouvement coopératif ait pris tant de place dans la vie des Finlandais.Aujourd\u2019hui, presque chaque citoyen est relié au mouvement coopératif, soit comme membre d\u2019une coopérative, client, dirigeant, membre d\u2019un cons.;! \u2019\u2019administration ou tout simplement comme employé.Le mouvement coopératif a pris tellement d\u2019importance que l\u2019Université d\u2019Helsinki a senti le besoin de créer un Institut de Coopération dont le but est de faire des recherches utiles à l\u2019orientation économique et sociale des coopératives.Le muu-vement coopératif finlandais a pris son essor en 1901 lorsque la Société Pellervo a été fondée.Cette société s\u2019est intéressée à tous les domaines de l\u2019économie finlandaise.Elle a prodigué ses conseils aux coopératives, elle a préparé la constitution de ces différentes coopératives, elle a également surveillé les transactions financières, elle a créé de toute pièce des coopératives de crédit, de production et de consommation.La société Tel-lervo a agi en quelque sorte comme conseil d\u2019orientation é-conomlque et aujourd\u2019hui, des usines de toutes sortes fonctionnent à la moderne sous un régime coopératif.SI les Finlandais peuvent aujourd\u2019hui se vanter de posséder le contrôle de leur économie, Us le doivent entièrement à ces individus c-clalrés qui ont Jeté au début du siècle les bases du mouvement coopératif en fondant la Société Pellervo.H peut nous sembler bizarre à nous, Nord Américains, que de gros magasins comme Eaton, Morgan ou Dupuis puissent être administrés par une coopérative mais notre étonnement est encore plus grand lorsque l\u2019on constate que de nombreuses usines de transformation des produits forestiers sont la propriété de coopératives forestières!.LES COOPÉRATIVES FORESTIÈRES Nos chantiers coopératifs ont donc leur pendant en Finlande.Ils existent également sur une grande échelle dans plusieurs (Suite à la page 16) PAGE 2 - LA TERRE DE CHEZ N0US-LE 20 NOVEMBRE 1963 Pu pain sur la planche La route est longue, mais l\u2019UCC sait ou elle va [ O lecteur a sans doute pris connaissance, il y a quelques semaines, de la longue liste des résolutions adoptées lors du congrès général de l\u2019UCC tenu i Beauport, les 22, 23 et 24 octobre dernier.La liste est longue, il faut le répéter, et on s\u2019imagine que le lecteur ne croit pas que l\u2019UCC a déjà faj, i,.s demarches, les représentations et les revendications nécessaires pour mener à bon port toutes ces résolutions de Beauport-excusez le jeu de mots -.Un mois à peine s\u2019est écoulé depuis ce fameux congrès qui a fait les manchettes des quotidiens et de quelques hebdomadaires de la province.Tous étaient d\u2019accord, enfin, pour admettre la gravité des problèmes des cultivateurs et pour reconnaître en même temps la force des cultivateurs unis, même si cette union n\u2019est malheureusement pas complète.En tout cas, chose certaine, c\u2019est que la porte a été ouverte sur une meilleure compréhension du public en général, et de certaines autorités vis-à-vis les problèmes des cultivateurs du Québec.Si rien n'est réglé, le climat est meilleur.Tout en se faisant mieux comprendre, le cultivateur se fait craindre et il se fera sans doute écouter désormais ! Depuis ces trois jours mémorables d\u2019octobre 1963, qu\u2019a donc accompli l\u2019UCC en vue d\u2019améliorer le sort de ses membres comme celui des autres cultivateurs qui se contentent de la voir aller.?D\u2019abord, à la suite d\u2019un ultimatum, il y eût la rencontre avec le ministre des affaires municipales, Me Pierre Laporte.Rencontre qui a porté certains fruits puisque l\u2019UCC a reçu l\u2019assurance d\u2019une prio-nte pour la présentation de son mémoire sur les taxes toncières municipales et scolaires à la Commission d\u2019enquête sur la fiscalité.Et ce n\u2019est sans doute pas fini!.A la suite de rencontres avec les dirigeants de la Fédérée, il y a eu entente concernant la politique laitière que l\u2019UCC doit soumettre prochainement au gouvernement provincial afin de former un bloc solide du Québec quand viendra le moment de présenter cette politique sur le plan national.Notons que cette politique est fondée sur les résolutions du congrès général.A plusieurs reprises déjà, l\u2019UCC a rencontré les autorités fédérales, c\u2019est-à-dire le Ministère fédéral de l\u2019Agriculture, les députés du gouvernement comme ceux de l\u2019opposition, au sujet des grains de provende: leur approvisionnement, leur transport et leur coût pour les fermiers de l\u2019Est du pays.On attend maintenant que le gouvernement d\u2019Ottawa fasse connaître ses décisions et on espère que cela ne tardera pas trop.et surtout que les intérêts des cultivateurs de l\u2019est seront sauvegardés! L\u2019intégration de la forêt à l\u2019économie rurale a fait le sujet de maintes discussions publiques depuis un mois.Tout le monde s\u2019en mêle à partir de ceux qui savent réellement ce dont ils parlent, jusqu\u2019aux soit-disant connaisseurs des problèmes forestiers, ceux qui n\u2019y connaissent rien et ceux qui n\u2019admettent pas- et ceux-là sont les plus intéressés-que les cultivateurs et les ouvriers de la forêt s\u2019occupent de leurs propres affaires! Attaquée par ceux-ci et par ceux-là, l\u2019UCC a répliqué.Comme eux, elle sait maintenant utiliser les moyens de diffusion modernes.Aussi vendredi dernier, elle convoquait une conférence de presse à Montréal afin de faire le point et informer une fois pour toute la population de ce qu\u2019elle entend par l\u2019intégration de la forêt à l\u2019économie rurale.Elle a démontré que ce n\u2019est pas une chimère, que cette politique n\u2019a pas été inventée par elle puisque déjà, depuis bien des années, c\u2019est une politique appliquée par plusieurs pays d\u2019Europe.Signalons que la conférence de presse a été un succès.Les journalistes ont répondu à l\u2019appel de l\u2019UCC et ils ont fidèlement transmis son message.Evidemment, çà ne règle pas le problème, mais ajoutons que l\u2019UCC demeure en état d\u2019alerte pour voir à l\u2019application de cette politique par les autorités concernées.Un autre comité spécial a été mis sur pied afin de préparer un mémoire et d\u2019étudier les démarches devant être entreprises bientôt pour faire reconnaître la nécessité d\u2019un vrai syndicalisme agricole tel que prôné par le congrès général de Beauport.C\u2019est une tâche à laquelle s\u2019est attaqué l\u2019UCC depuis de nombreuses années.Mais l\u2019appui qu\u2019ont accordé les délégués aux dirigeants de l\u2019UCC, a inspiré un dynamisme nouveau qui laisse prévoir des résultats plus encourageants.Enfin, tous les chefs de services de l\u2019UCC se sont réunis durant deux journées entières, au début du mois, afin de préparer leur programme de travail de l\u2019année 1963-64, les revendications et les démarches à entreprendre, les mémoires à écrire et à présenter aux différents gouvernements; en d\u2019autres mots, les suites à donner aux résolutions du congrès général.Il y a du pain sur la planche.L\u2019UCC ne chôme pas et les cultivateurs peuvent être assurés qu\u2019ils sont bien défendus.Jacques Laliberté PAR D.E.GRANDPRÉ \"LEURS\u201d REVENUS \u201cLe revenu net pour l\u2019ensemble de l'agriculture canadienne en 1902 s\u2019est accru de presque i jxjur cent par rapport à celui de 19'1.Mais il s\u2019agit là d\u2019une moyenne trompeuse.Un simple coup d\u2019oeil sur les chiffres officiels indique clairement que seule s les fermes de l\u2019Ouest, dans l\u2019ensemble, ont marqué des gains.Pour ce qui est des fermes do l\u2019est et du centre du pays elles montrent, au total, une diminution de leur revenu net en 19G2.Cette réduction va d\u2019un minimum de 1% en Ontario à un maximum de 18.4% en Nouvelle-Ecosse.Pe Québec se situe entre ces deux extrêmes et montre une baisse moyenne de 11% dans le revenu net de ses cultivateurs».Ce paragraphe apparaît au bas de la page 10 du dernier rapport annuel de l\u2019U.C.C, Uneleçons\u2019en dégagé: Le revenu net a eu beau augmenter pour l\u2019ensemble du bays, une seule région, celle de l\u2019Ouest a bénéficié dû total de cette hausse.Pour ce qui est de l\u2019Est, l\u2019année agricole 19G2 Sj fut nettement moins bonne que i.Pour mieux le prouver, le rapport s\u2019inspire des chiffres officiels et se sert du critère le Plus probant en agriculture com-dans l\u2019Industrie: le revenu oot.Qu,, faut\u2014Il entendre Ici par revenu net?C\u2019est le revenu qui , ;sto au cultivateur une fols dé-s *,>s frais encourus pour les dépenses courantes ainsi que les nais de dépréciation.! ne interprétation un peu plus poussée des chiffres officiels révélé ce qu 1 suit; Tout près, 011 Près des deux-tiers du reve- nu net agricole au pays en 1962 sont allés aux quatre provinces sises à l\u2019ouest des Lacs \u2014 le Manitoba, la Saskatchewan, l\u2019Alberta et la Colombie.Celles du centre (Ontario et Québec) ainsi que les provinces atlantiques se partagent l\u2019autre tiers.Or,comme l\u2019Ontario à elle seule touche les 3/5 de cet autre tiers, il n\u2019en reste que les 2/5 au Québec et aux quatre provinces atlantiques.31/2 FOIS DE PLUS Les observations précédentes et celles qui suivent ne sont pas faites dans le but de chicaner nos confrères de l\u2019Ouest.Elles veulent tout simplement mettre en lumière deux faits; l)uneaugmentation du revenu net agricole au Canada ne bénéficie pas de la même manière à toutes les réglons; 2) les cultivateurs de certaines provinces ont touché en 1962 un revenu net convenable alors que les cultivateurs d\u2019autres provinces recevaient un revenu net à peine convenable a notre époque.Pour s\u2019en rendre compte,comparons un peu la situation en Saskatchewan et au Québec.l\u2019our chacune de ces deux provinces divisons, si vous le voulez, le revenu net total de 1962 par le nombre de cultivateurs.Le résultat de cette division: un revenu net moyen par ferme d\u2019environ $1,600 au Québec et- tenez-vous bien! \u2014 de $5,400 près en Saskatchewan.Autrement dit, le fermier de la Saskatchewan a touché l\u2019an dernier un revenu netjnoyen supérieur de 3 1/2 fols à celui touché par le cultivateur du Québec.On dira que le fermier de la Saskatchewan n\u2019a pas la même chance tous les ans, qu\u2019il passe par des années creuses.Admis, mais 11 reste qu\u2019il a été privilégié en 1962 et qu\u2019il le sera bien davantage en 19G3, une fols qu\u2019on aura calculé les revenus de l\u2019agriculture canadienne pour l\u2019année qui s\u2019achève.RELEVÉ PROBANT Même s\u2019ils sont officiels, les chiffres précédents __ passeront pour exagérés peut-être.Pourtant, 11 n\u2019en est rien.Pour s\u2019en rendre compte, 11 suffit d\u2019examiner un peu les résultats d\u2019un relevé que vient de publier le gouvernement provincial de Regina.Ces résultats sont tirés de la comptabilité d\u2019au-delà de 450 fermes, un peu supérieures à la moyenne dans l\u2019ensemble, mais pas tellement ! Le moins qu\u2019on puisse dire, c\u2019est que les chiffres émanant du gouvernement de la Saskatchewan confirment ceux du Bureau fédéral de la statistique.I,\u2019enquête provinciale a précisément pour but de fournir un tableau de l\u2019état financier de l\u2019agriculture en Saskatchewan par rapport à l\u2019aimée antérieure \u2014 ici 1962 par rapport à 1961.Comme il se doit, le premier chiffre mentionné a trait au revenu net moyen des quelques 450 fermes soumises à l\u2019enquete.La moyenne de ce revenu net en 1962 fut de $8,803 par ferme comparativement à $3,498 en 1961 \u2014 beaucoup mieux que 1961, qui n\u2019était pourtant pas si mal! Le deuxième chiffre représente ce qu\u2019on appelle le revenu du travail de l\u2019exploitant; on l\u2019obtient en déduisant du revenu brut les dépenses courantes en argent, léserais de dépréciation et l\u2019intérêt (ici de 5%) sur le capital investi par le propriétaire.Le revenu du travail de l\u2019exploltdnt, sur les fermes comprises dans l\u2019enquête, fut $6,036 en regard de $915 en 1961, PLUSIEURS VARIANTES Autre moyen de juger de l\u2019état financier de ces fermes: le revenu sur le capital investi dans le fonds de terre, les bâtiments la machinerie et le bétail: entre 8 et 9% en 1962.La capitalisation moyenne des 450 exploitations s\u2019élevait à $54,618.La plus petite des fermes analysées avait une mise de fonds de $11,687 et rapportait $1,436 comme revenu du travail de l\u2019exploitant.La plus grosse, propriété de deux partenaires, comportait une mise de fonds de $220,000 et donna près de $28,000 comme rémunération au travail de ses exploitants en 1962.Pour l\u2019ensemble des fermes, voici les principales variantes quant au revenu du travail de l\u2019exploitant: au-delà de 8% rapportaient moins de $1,000 tandis que 71% rapportaient à leur propriétaire $3,000 et plus.SURFACE ET FERTILITÉ Pour ce qui est de la superficie moyenne des ^fermes com-rpises dans l\u2019enquête, signalons qu\u2019elle dépassait un peu 1,000 acres comparativement à une moyenne de 700 acres environ pour toutes les fermes de la Saskatchewan.Les spéculations des fermes étudiées: des céréales seulement sur un certain nombre alors que les autres étaient une combinaison grains et bestiaux.Les deux grands facteurs qui ont contribué à bonifier l\u2019état de ces fermes en 1962: l\u2019amélioration du rendement des cultures et des conditions de vente des mêmes cultures.Inutile d\u2019ajouter que la fertilité naturelle des sols explique en partie l\u2019écart des revenus agricoles entre le Québec et la Saskatchewan.I Propriété de l'U.C.C.FONDEE EN 1929 515, avenue Viger, Montréal \u2014 Tél.288-428 5 \"Le seul hebdomadaire agricole français d'Amérique\" DIRECTEUR: Paul-Henri Lavoie, b.s.a.CHEF DE LA REDACTION: Jacques Laliberté Membre de P'Audit Bureau of Circulation\" Compositlon/Montoge LITHOGRAPHIE RIVE SUD Imprimé par LES PRESSES LITHOGRAPHIQUES DE QUEBEC Publié le mercredi d» chaque semaine Inc.Abonnementi 1 an, $1.00; 3 ans, $2.QO; S ans, $3.001 Le Ministère dfcs Postes.S Ottawa, a autorisé l'affranchissement en numéraire et l'envoi comme obict de le classe de U présente publication LE 20 NOVEMBRE I9B3-LA TERRE DE CHEZ N0US-PAGE 3 \u201eîsî:îi.\" /#ou:o**'jaoo J»/|,1«i,*ii.oo ji/jr/ttoo\t/ ?« 70-t\t?______\"j 3t «TJ.MOqtoVUV*00 ^ J\t.iT * _ - -% j Hi; 'j üî-.» |0* Trente-huitième cours à domicile LA GESTION AGRICOLE et son organisation par Maurice Corel, professeur à la Faculié d'Agriculture de l\u2019université Laval Les résultats L\u2019observation de l'entreprise est la première étape de la gestion pratique.Le mot observation n\u2019est pas pris ici non pas dans ses sens courants: l\u2019action de regarder ou celle d\u2019émettreunavls, une remarque.Le mot observation veut dire 1 c 1 mensuration, action de mesurer, de chiffrer.De même qu\u2019en médecine, avant de pouvoir dire de quoi souffre un patient, il faut mesurer les battements de son coeur, le taux des globules rouges de son sang, etc., en gestion il faut mesurer les ressources que l\u2019on utilise, les rendements techniques que l\u2019on obtient et mesurer aussi, bien sûr, la valeur d\u2019une production et ce qu\u2019elle a coûté.Il en sera toujours ainsi en médecine, il en sera toujours ainsi en gestion.Et de la même façon que les médecins se donnent des règles de mesure - on volt mal un médecin dénombrer des globules rouges en centaines par centimètre cube, un autre ^en millions par pinte de sang, uii_ troisième procéder d\u2019une autre manière - il faut accepter en gestion uncertain nombre de règles de mesure.Comment donc mesurer d\u2019une manière pratique les résultats économiques d\u2019une exploitation agricole ?La règle que nous proposons a le gros avantage de s\u2019appliquer avec les mêmes définitions de base aussi bien à une exploitation agricole qu\u2019à une seule production.Il s\u2019agit d\u2019abord de mesurer le produit brut et les charges réelles.8- l-LE PRODUIT BRUT En simplifiant, disons que le produit brut de votre exploitation pour un an c\u2019est la valeur totale en dollars de la production réelle et finale de votre exploitation durant un an, LES VENTES NETTES D\u2019ANIMAUX Le sens des deux mots \u201créelle\u201d et \u201cfinale\u201d doit être bien compris.Expliquons nous.Votre voisin produit, par exemple, des porcs en achetant les porcelets tandis que vous, gardez des truies, élevez les porcelets et n\u2019achetez pas de porcelets.L'un et l\u2019autre, vous pouvez fort bien mettre sur le marché durant un an le même nombre de porcs engraissés et en obtenir les mêmes recettes.Si l\u2019on veut comparer les productions réelles de porcs des deux fermes, il est, vous le pensez bien, anormal de le faire sur la seule base des recettes.En effet, votre voisin ne fait que produire la différence entre la valeur des porcs de marchés vendus et la valeur des porcelets achetés.Nous appellerons ventes nettes la différence entre les recettes provenant de la vente des animaux et les achats d\u2019animaux dans le courant de l\u2019année.Ainsi le produit brut comprend les ventes nettes d\u2019animaux.Vous penserez qu\u2019on peut comparer par exemple entre deux fermes le coût des aliments achetés par $100 de ventes nettes de porcs; cela ne voudrait rien dire si l\u2019on faisait cette comparaison par $100 de recettes porcs.LES VARIATION D\u2019INVENTAIRE D\u2019un autre côté, toute la production porc d\u2019une année n\u2019est pas écoulée à la fin de l\u2019année.Si nous prenons comme année la période 1er mai - 30 avril, cela veut dire qu\u2019il y a, à la ferme, le 30 avril, des porcs qui ne sont pas encore prêts pour le marché mais qui sont nés et ont grossi durant l\u2019année.Leur valeur à la fin de l\u2019année est bien une production réelle de votre exploitation durant l\u2019année.Comme au début de l\u2019année, il pouvait y avoir à l\u2019inventaire des porcs qui étaient nés l\u2019année précédente et n\u2019étaient pas prêts pour le marché, il faudra en tenir compte aussi.En effet, ces porcs ont été vendus depuis.On ajoutera donc aux ventes nettes de porcs la différence entre les valeurs d\u2019inventaire des porcs à la fin de l\u2019année et au début de l\u2019année.Ainsi le produit brut comprend les variations de valeur d\u2019inventaire des animaux.economiques LES PRÉLÈVEMENTS Remarquons tout de suite que vous avez pu prélever un ou plusieurs porcs pour votre consommation familiale.La.valeur de ces prélèvements représente une partie de votre production réelle.Ainsi le produit brut comprend ce qu\u2019on appelle les prélèvements en nature pour la famille.LE SENS DE PRODUCTION 'FINALE\" Expliquons-nous maintenant sur le mot \u201cfinale\u201d.Admettons que pour nourrir vos porcs vous utilisez votre lait écrémé.Pour obtenir ce lait écrémé, il vous fallait des vaches et ces vaches ont en particulier mangé de l\u2019herbe et du foin.Nous ne disons pas que le produit brut de votre exploitation comprend la valeur totale de tous ces produits porcs, lait écrémé, foin, etc., mais seulement la valeur du dernier produit obtenu, du produit final.LE PRODUIT BRUT DIVERS En terminant ces explication sur le produit brut, remarquons qu\u2019il est commode d\u2019inclure dans le produit brut un certain nombres de revenus de l\u2019exploitation agricole qui ne proviennent pas de produits commercialisables.Par exemple, vous pouvez travailler à l\u2019extérieur de votre ferme en utilisant de la machinerie de votre exploitation, ou louer votre machinerie, les recettes que vous en avez sont un produit brut accessoire de votre exploitation.Vous touchez également des ristournes de vos coopératives agricoles, vous recevez diverses subventions pour fin de production.Ces rentrées d\u2019argent qui n\u2019existeraient pas s\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019exploitation agricole sont une partie du produit brut de celle-ci pour l\u2019année considérée.D y a lieu aussi de tenir compte de ce que l\u2019entreprise peut produire de durable pour elle-même.Ainsi, on plante un verger avec la main-d\u2019oeuvre et les outils de la ferme, on construit une remise avec le bois et les ouvriers de la ferme: l\u2019augmentation du capital immobilisé qui en résulte est une réelle production de l\u2019entreprise au cours de l\u2019année.LE TABLEAU DU PRODUIT BRUT En résumé, le produit brut annuel de votre exploitation comprend donc; A.\tLes recettes de la vente des diverses productions de votre ferme (vente de produits de grande culture, de produits horticoles, de produits de l\u2019érablière ou du bois de la ferme, ventes de lait, crème, oeufs, laine, ventes d\u2019animaux de toutes sortes.) - moins les achats d\u2019animaux au cours de l\u2019année, -plus la variation d\u2019inventaire des animaux et des produits de la ferme (pour les animaux et les produits de la ferme dont la valeur sur la ferme à la fin de l\u2019année est plus élevée qu\u2019au début de l\u2019année, plus cette augmentation d\u2019inventaire; pour les animaux et les produits de la ferme dont la valeur sur la ferme à la fin de l\u2019année est moins élevée qu\u2019au début de l\u2019année, moins cette diminution d\u2019inventaire).B.\tLes prélèvements en nature de produits de la ferme faits par la famille pour se nourrir elle-même et la main-d\u2019oeuvre engagée s\u2019il y en a.C.\tLes produits bruts divers comme les productions d\u2019immobilisation, les travaux faits pour des voisins, la location de machines agricoles, les ristournes de coopératives, les subventions à la production, etc.Il - LES CHARGES MONÉTAIRES Dans une exploitation familiale, pour produire, on utilise deux grandes sortes de moyens de production: ceux qu\u2019on achète a l\u2019extérieur (ils sont nombreux; engrais, moulées, usage de crédit, machines, etc.) et ceux de la famille que l\u2019on ne pale pas directement (main-d\u2019oeuvre familiale et capital agricole de la famille).Nous appellerons charges monétaires de l\u2019exploitation agricole pour une année tout ce qu\u2019a coûté le produit brut en moyens de production achetés à l\u2019extérieur.LA QUESTION DES AMORTISSEMENTS Remarquons tout de suite que parmi les dépenses que vous faites pour votre exploitation, certaines se répètent tous les ans (exemple: moulées, assurances, etc), d\u2019autres d\u2019ailleurs beaucoup plus Importantes se répètent rarement (construction d\u2019un ixnilalller, achat d'un tracteur).Ces dernières dépenses sont exceptionnelles et on ne peut les compter comme charges d\u2019une seule année.Elles servent pour plusieurs années et il faut donc les répartir sur plusieurs années.Si vous avez acheté un tracteur de $3,000 en 19G2, on ne peut pas dire que vos charges de production ont été augmenté de $3,000 en 1962.Et cela même si vous aviez payé votre tracteur comptant.Il faut distinguer entre l\u2019apport nouveau de capital sur votre ferme et les charges de production de l\u2019année.Il y a donc lieu de prendre comme charge monétaire d\u2019une année la perte de valeur de votre tracteur durant une année, c\u2019est-à-dire sa dépréciation.Ainsi, petit à petit, sur plusieurs années, on amortit la valeur totale du tracteur.La dépense exceptionnelle est donc amortie sous la forme de plusieurs montants annuels successifs.Et chacun de ces montants représente une charge monétaire annuelle.Ainsi, on parlera d\u2019amortissement des bâtisses de l\u2019exploitation et d\u2019amortissement des bâtisses de l\u2019exploitation et d\u2019amortissement de la machinerie LE TABLEAU DES CHARGES MONÉTAIRES Dressons donc un tableau des principales charges monétaires de votre exploitation.Elles comprennent: A.\tLes approvisionnements (ou achats de matières) -\tamendements et engrais chimiques, -aliments de toutes sortes achetés pour les animaux, -carburants, huiles et graisses pour moteurs et tracteurs, -divers: emballages, pesticides, liens, etc.B.\tLes frais de maln-d\u2019oeuvreengagée -\tsalaires payés â des engagés -valeur des avantages fournis aux engagés sous forme de nourriture, logement, assurances, transport.C.\tLes réparations et l\u2019entretien -\tentretien et réparation du tracteur du camion, de l\u2019automobile, (pour l\u2019automobile, la part correspondante à l\u2019utilisation par la ferme.) -\tentretien et réparation des autres machines, -entretien et réparation des bâtiments d\u2019exploitation -achats de petit outillage d\u2019une valeur inférieure à $50.00 Ces petits outils n\u2019ayant pas une grande valeur, il serait fastidieux de les amortir car la liste peut être longue; on peut considérer qu\u2019en achetant un de temps à autre on \u201centretient\u201d son assortiment de petits outils.D.\tLes frais de services -transports sur ventes d\u2019animaux, de lait et autres produits, -électricité, eau, téléphone (pour la ferme seulement), -\tlocation de machinerie pour travailler sur la ferme -\tcoût des travaux agricoles (autres que d\u2019améliorations foncières faits par d\u2019autres sur la ferme), -assurances des récoltes, bâtiments, animaux, machines et tracteur -frais de saillies et d\u2019insémination artificielle -frais vétérinaires.E.\tLes frais financiers Ce sont les intérêts payés dans l\u2019année pour les emprunts hypothécaires, les autres emprunts et les comptes a payer.Il ne s\u2019agi évidemment ici que des seules dettes concernant la ferme.F.\tLes frais généraux La caractéristique de ces frais est qu\u2019on ne peut pas dire qu\u2019ils sont causés par une production plus que par une autre.Ce sont les frais de documentation professionnelle (U.vres et revues agricoles), de consultation, de cotisation professionnelle, de déplacement pour visite de fermes modèles ou de stations expérimentales, les taxes, etc.G.\tLes frais d\u2019amortissement Nous en avons parlé précédemment.On les divise en: -amortissement des bâtisses agricoles -amortissement des machines agricoles (on entrera ici l\u2019automobile pour sa part d\u2019utilisation à la ferme).Ill-LE REVENU AGRICOLE FAMILIAL Si l\u2019on retranche du produit brut annuel le montant des charges monétaires qui lut correspondent on obtient ce qui revient en fait aux deux moyens de productlonque nous avons oublié: la main-d\u2019oeuvre familiale et la partie du capital agricole-c\u2019est-à-dire de la valeur de la ferme-qui appartient à la famille.Doncceqm revient aux moyens de production de la famille, nous l\u2019appelons tout simplement R.A.F.: revenu agricole familial.Remarquez que ce R.A.F.est un résultat économique important pour vous permettre de juger la marche de votre exploitation.Ce R.A.F.cependant ne représente pas l\u2019argent dont vous disposez pour vos dépenses familiales.Etant donné le calcul du produit brut, une partie de votre R.A.F.correspond aux produits agricoles de votre ferme que vous avez consommés; une autre partie peut exister sous forme d\u2019augmentation d\u2019inventaire de vos animaux.Le reste est ce que vous pouvez dépenser dans l\u2019année, votre revenu agricole familial en espèces, ce qu\u2019en anglais on appelle \"net cash income\u201d.IV - LE REVENU DU TRAVAIL FAMILIAL À LA FERME Acceptons 5% comme taux normal d\u2019intérêt.Disons que la part libre de dette du capital total que représente votre ferme doit recevoir 5% d\u2019intérêt.Si nous otons cette rémunération de votre capital du revenu agricole familial calculé plus haut, nous obtenons le revenu du travail familial à la ferme.C\u2019est le salaire obtenu pour votre travail et le travail des membres de votre famille.Nous verrons plus loin combien ce calcul est important.h ni ni ni ¦111111111111111 ni ni ii mini ¦¦\tm i QUESTIONS \\ JJJ 1.Durant un an, vous avez vendu des* JJ porcs pour une voleur de $600 et Z Z vous avez acheté des porcelets pour\" Z un montant de $120.Votre famille Z Z et vous même avez consommé de !*
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