La terre de chez nous, 25 novembre 1964, mercredi 25 novembre 1964
[" L E S UL hebdomadaire agricole Port payé à Québec 'jô Cl L \u2014\t' ' 0 \u201c *¦\u2019 4 IBLlOTHtQUE E E il V.H E U R I M E R C V P.P- f MOTEL OU GC'JvriNfv ii E R E C P \u2022 O .FRANÇAIS D' AMERIQUE Vol.XXXVI-No 36-Montréal, 25 novembre 1964 (Photo courtoisie Office provincial du Film) Laiteries et conserveries prises en défaut et condamnées.page 2 ARDA de 1965 à 1970 page 3 Courcy fait siennes les demandes de l'UCC page 4 Perspectives porcines: fin \u201964, début \u201965 page 7 Création d'un comité d'étude des problèmes agricoles du N.-O.québécois page 9 Pourquoi le vote rural est-il allé à Johnson?page 16 LES CULTIVATEURS DE L\u2019ONTARIO PRÊTS À MARCHER SUR OTTAWA (page 5) Plan conjoint pour la mise en marché du bois dans les Cantons de VEst: 4,200 producteurs appelés à voter prochainement Quelque 4,200 producteurs de bols des Cantons de l\u2019Est, soit l\u2019un des plus fort groupes de la province, seront appelés a voter prochainement pour l\u2019application d\u2019un plan conjoint qui vise la mise en marché des bols feuillus et résineux de la région de l\u2019Estrie.La Régie des marchés agricoles de la province de Québec annonce que les bulletins de vote parviendront prochainement à chacun des Intéressés et que ceux-ci devront les retourner à la Régie au plus tard le 13 Janvier 1965.L\u2019ouverture et le comptage des bulletins de vote auront lieu le lendemain, Jeudi le 14 janvier 1965, à 10:00 heures de l\u2019avant-mldi, aux bureaux de la Régie, à Montréal.Le plan conjoint en question vise la mise en marché des bols feuillus et résineux de la région de l\u2019Estrle provenant des boisements des producteurs ainsi que des boisements pour lesquels une association de producteurs, engagée dans la coupe du bols selon la formule des chantiers coopératifs, détient un permis de coupe du ministère des Terres et Forêts de la province de Québec.Un producteur Intéressé à ce plan conjoint est, comme le décrit la loi, tout producteur possédant un minimum de dix acres en boisement, ainsi que toute association de producteurs engagée dans la coupe de bols selon la formule des chantiers coopé- ratifs et qui, comme on l\u2019a dit plus haut, détient un permis de coupe du ministère des Terres et Forêts.Le projet connu sous le nom de \u201cPlan conjoint des producteurs de bols de l\u2019Estrle\u201d couvre tout le territoire suivant: les districts électoraux de Sherbrooke, Stanstead, Compton, Wolfe, Richmond, Shefford, Brome, Mlssisquol et celui de Frontenac pour les paroisses suivantes: Lac Mégantic, Ste-Cécile, St-Hubert, St-Jean Vlanney, Woburn, Marsboro, Piopolis, Val Racine, Notre-Dame des Bols, Milan, Nantes, St-Romain et Stornoway.SI le vote est favorable et sanctionné par la Régie des marchés agricoles du Québec, le plan conjoint régira et liera tous les producteurs qui possèdent la qualité et rencontrent les conditions définies plus haut.L\u2019application, la conduite, le contrôle, l\u2019administration du plan seront confiés au Syndicat des producteurs de bols de l\u2019Estrle (UCC).Ce syndicat agira également comme agent de négociation et agent de vente du plan conjoint.Est-il nécessaire Ici d\u2019inviter tous les producteurs Intéressés à utiliser leur droit de vote?Un producteur qui ne vote pas se prononce contre le projet même s\u2019il lui est favorable.Le plan conjoint doit être approuvé par au moins les deux-tiers des votants et au moins la moitié des \\\\ HIBITANE n CONTRE LA M A NI MIT E HIBITANE lave pis + HIBITANE bain de trayons \u2022\tEfficacité prolongée __\t\u2022 Sans toxicité \u2022\tNe modifie pas le goût du lait \u2022\tNe corrode pas les ustensiles La désinfection est à la base de tout programme sérieux de contrôle de la mammite b-' vine.DIVISION DE SANTÉ ANIMALE AYERST, McKENNA & HARRISON, LIMITÉE MONTRÉAL\tCANADA I Propriété de l\u2019U.C.C.FONDE EN 1929 515, avenue Viger, Montréal - Tel.288-4285 *Le seul hebdomadaire agricole français d\u2019Amérique\" DIRECTEUR: Paul-Henri L avoie, b.s.a.CHEF DE LA REDACTION: Jacques Laliberté Membre de l\u2019mAudit Bureau ol Circulation\" Composition/Montage LITHOGRAPHIE RIVE SUD Imprimé par LES PRESSES LITHOGRAPHIQUES DE QUEBEC Inc.Publié le mercredi de chaque semaine Abonnement: I an, $1.00; 3 ans, $2.0.0; 5 ans, $3.00 Le Ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l'affranchissement en numéraire et l'envoi comme objet de 2e classe de la présente publication producteurs Intéressés doivent voter.Il est à noter qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un vote secret et qu\u2019ainsi aucun producteur ne peut craindre de réprésallles quelconque.SI d\u2019ici le mois de janvier, un producteur ne recevait pas son bulletin de vote, 11 est prié de s\u2019adresser Immédiatement à l\u2019organisateur syndical de la Fédération de l\u2019UCC de Sherbrooke, à Sherbrooke, ou encore à la Régie des marchés agricoles de la province de Québec, à Montréal.Une nouvelle lieuse à foin de gronde capacité et de dimension! moyennes vient d'être lancée sur le marché pour les fermiers co.nadiens, par la division des tracteurs de la Société Ford-Conada Limitée.Cette lieuse à maintes qualités, la Ford 530, est dispo.nible avec noueur à fil métallique ou à ficelle et avec entrainement par prise de force ou par moteur.Elle peut manipuler jusqu'à 12 tonnes à l'heure de récoltes, qu'il s'agisse de luzerno abondante ou de paille courte.Poursuite» Intentée» par la Régi» ét» marché»: Des laiteries et des conserveries prises en défaut et condamnées Depuis que le monde est monde, toutes sortes d\u2019individus se plaisent à transgresser les lois que, pour le bien commun et le bon ordre, la société Impose à ses sujets.Or, 11 appert que la Loi des marchés agricoles de la province de Québec jie fait pas exception.Ainsi, après une courte enquête dans différentes cours de session de la paix du Québec, nous avons découvert, entre autres, quatre laiteries et deux conserveries qui, ces derniers mois, avalent été condamnées d\u2019abord à se plier aux exigences de la loi, puis à payer des amendes et les frais après des poursuites Intentées par la Régie des marchés agricoles du Québec.Sun» unlquu ut cul-du-»oc I Façon étrange de dialoguer de certain fonctionnaire.Les autorités gouvernementales y compris celles du ministère de l\u2019agriculture de la province font un effort louable en vue d\u2019engager et d\u2019entretenir le dialogue avec les citoyens, surtout par l\u2019entremise des corps Intermédiaires.Il est à espérer que la formule s'étendra a tous ceux qui assument des responsabilités.Mais 11 reste encore beaucoup de chemin à parcourir, si on en Juge par la réaction toute récente d\u2019un fonctionnaire du ministère de l\u2019Agriculture, un dénommé Thibodeau, à qui on accorde une certaine confiance puisqu\u2019on lui a donné charge du premier groupe spécial de gestion de ferme, dans le comté Argenteull.L'Incident que nous rapportons^ démontre le chemin Immense à parcourir pour atteindre l\u2019objectif que l\u2019on recherche et 11 ne' faudrait pas qu\u2019il s\u2019en produise trop souvent de semblables pour que l\u2019Idée de dialogue ne devienne qu\u2019un vain mot .Nous avons participé, dimanche, à une émission de \"L\u2019homme et le sol\u201d de Radio-Canada qui portait sur la gestion de ferme, en compagnie de trois employés du ministère de l\u2019Agriculture y compris l\u2019Individu dont 11 est fait mention plus haut.H s\u2019agissait d\u2019un débat ou d'une discussion générale sur la question alors que chacun pouvait y aller de ses suggestions et de ses opinions.L\u2019Individu en question s\u2019imaginait sans doute qu\u2019il était appelé à donner une conférence de presse ou une conférence tout court sur son travail, mais toutes les autres personnes ; présentes ont participé à une discussion qui nous a semblé normale selon l\u2019Invitation qui nous avait été faite.Pour notre part, nous n\u2019avons pas voulu nous _en tenir à une expérience peut-être valable mais qui demeure très limitée et qui a à peine une année d\u2019existence.Nous avons élargi le débat comme nous croyions que c\u2019était notre devoir, en le faisant porter sur ce que devait être la véritable gestion de ferme, sur le rôle et la nécessité de conseillers vraiment qualifiés et la part prépondérante que doit Jouer le cultivateur dans cette initiative.Aussi, avons-nous été fort surpris et même renversé d\u2019apprendre lors d\u2019une émission de télévision au cours de la même Journée, cet Individu qui était alors seul, et qui parlait de la même question a Jugé à propos de lancer une attaque personnelle à notre endroit.S\u2019il s\u2019étalt limité à nous mettre en cause comme Individu, nous n\u2019en parlerions même pas car nous considérons que nous n\u2019avons pas le temps et que ça ne vaut d\u2019ailleurs pas la peine de s\u2019occuper de tous les épouvantails qui peuvent embarrasser la route que nous croyons devoir suivre.Mais dans de telles circonstances, s\u2019attaquer au secrétaire général de l\u2019U.C.C.alors que quelques heures précédemment, il pouvait le faire en face, c\u2019est manifester une attitude qui dénote ce que nous sommes obligés d\u2019appeler de la bassesse et de la lâcheté.C\u2019est pour le moins une drôle de conception du dialogue et c\u2019est fort inquiétant pour les cultivateurs qui oeuvrent dans la gestion de ferme avec de tels conseillers et même pour tout le système.Surtout si quelqu\u2019un qui, depuis à peine un an, s\u2019occupe de ce problème, s\u2019imagine devenu un Voici la liste des principales condamnations que nous avons pu relever dans quelques cours de session de la paix du Québec.La laiterie Ideale de Mont-Joli: 14 octobre 1964; défaut j de produire des documents en rapport avec son utilisation du | lait.Fair View Farm Inc.de Len-noxvllle : 12 septembre 1964; I défaut de fournir ses formules | d\u2019utilisation du lait pour les mois d\u2019avril, mal et Juin.Laiterie Victoria de St-Lam-bert: 15 août 1964; refusdefour-, nir des documents relatifs au j test du lait.Laiterie Sanitaire de l\u2019Epi-1 phanie ; 24 août 1964; défaut de produire des documents en rap-port avec l\u2019utilisation du lait, | Deux conserveries ont été condamnées à des amendes et aur frais pour avoir effectué des | achats de tomates de conserverie sans permis de la Régie des marchés.Il s\u2019agit de la conserverie René Hamel d'Upton et la conserverie St-Valérlen dans la localité du mime nom.La^TCNpontinuera ses petites enquêtes à travers la province afin de tenir ses nombreux lecteurs au courant de ce qui passe dans les cours de session de la paix en relation avec la Loi des marchés agricoles.spécialiste dont le point de vue I est absolument indiscutable, Avec un tel esprit, comment | espérer que les groupes de gestion de ferme qui doivent reposer I essentiellement sur l'éducation et le dialogue avec les cultivateurs concernés puissent obtenir j les résultats qu\u2019on en attend ?Cette première expérience de groupe de gestion dirigé par un l fonctionnaire du gouvernement pourrait être une condamnation non équivoque de la formule a moins qu\u2019il s\u2019agisse d'un Individu qui constitue une malheureuse exception ou qui a été désempare parce que non habitué à discuter d\u2019égal a égal.Alors que surtout en gestion de ferme, 11 s\u2019agit de travailler et de coopérer avec les cultivateurs au lieu de donner des ordres, des Instructions et de tenter d\u2019imposer ses vues, où cela condulra-t-il avec de supposés conseillers qui ne sont meme pas capable de dialoguer a la premiere occasion et P ne semblent pas en mesure de s\u2019engager ailleurs que dans des voies a sens unique sinon des culs-de-sac ?.P.-H.L- PAGE 2 \u2014 LA TERRE DE CHEZ NOUS-LE 25 NOVEMBRE 1964 ¦ K ri Les annonceurs intelligents.et les autres ! Que faut-il penser des annonceurs de \u201cLa Terre de Chez Nous\u201d ?Et que doit-on penser de la politique de la TCN concernant la publicité commerciale?C'est très rarement que nous traitons d\u2019un tel sujet.Cela fait même quelques années que nous n\u2019en avons pas fait l\u2019objet de l\u2019article principal du journal.C\u2019est que nous faisons confiance à la compréhension et à l\u2019objectivité tant de nos lecteurs que de nos annonceurs.Toutefois, même s\u2019il n\u2019èxiste aucun problème à ce sujet, nous croyons opportun de rappeler sommairement notre politique en la matière.Il n\u2019y a rien comme les situations claires pour donner satisfaction à tous les gens honnêtes et éviter tous les malentendus et même complications possibles.Lorsque la TCN ouvre ses pages à des individus ou des entreprises qui ont des produits ou des services à offrir aux cultivateurs, elle ne reçoit aucune faveur de qui que ce soit tout en ne prétendant pas accorder un privilège excep-tior.nel.C\u2019est un contrat qui intervient entre deux parties en vue d\u2019avantages réciproques à peu près équivalents.Les seules restrictions qui sont imposées de la part du journal visent à éliminer dans toute la mesure du possible la fausse représentation ou la tromperie à l\u2019égard des abonnés.L\u2019immense majorité des cultivateurs de la province qui font confiance à leur journal méritent cette protection.Les annonceurs sérieux le comprennent d\u2019ailleurs facilement d\u2019autant plus que toute tactique qui viserait à tromper le client éventuel se retourne toujours contre celui qui l\u2019utilise.A cause de son caractère même, la TCN offre en quelque sorte un défi aux annonceurs.En effet, il s\u2019agit de la seule publication agricole ou rurale du Canada français qui présente au moins trois caractéristiques majeures particulièrement exigeantes.Tout d\u2019abord, elle est la propriété exclusive des cultivateurs par l\u2019entremise de leur association professionnelle.Comme conséquence directe, elle est orientée et dirigée par les cultivateurs eux-mêmes et leurs représentants.Enfin, elle est consacrée uniquement et exclusivement aux intérêts les mieux compris de la classe agricole.11 va de soi que ce caractèrebien particulier et unique de la TCN exige de la part de ceux qui veulent l\u2019utiliser, une foi suffisante en la liberté.D\u2019ailleurs la mesure de liberté que ne cesse de prendre la TCN envers qui que ce soit, en dépit de réactions possibles désavantageuses, est la meilleure preuve de ce statut unique du journal des cultivateurs.La TCN ne peut à aucun prix aliéner la moindre parcelle de sa liberté.Mais en retour, elle concède le même droit à tous ceux qui traitent avec elle pourvu, évidemment, que les règles normales en de tels cas soient observées.Nous voulons citer comme preuve l\u2019attitude du journal au sujet des coopératives agricoles à titre d\u2019annonceurs.Pendant une certaine période, on a remarqué que la centrale des coopératives agricoles du Québec utilisait très largement la TCN pour fins de publicité commerciale.Certains s\u2019interrogeaient alors en se demandant si ce n\u2019était pas là le résultat de liens quelque peu mystérieux.Au cours d\u2019autres périodes, ce fut l\u2019inverse, c\u2019est-à-dire que le mouvement coopératif agricole utilisait beaucoup moins la TCN pour les mêmes fins.Des abonnés nous ont même fait des remarques à ce sujet.Nous croyons devoir répéter ici l\u2019explication que nous avons donnée à des centaines de cultivateurs réunis lors du dernier congrès général de l\u2019U.C.C.: le mouvement coopératif est libre d\u2019utiliser la TCN comme toute autre entreprise.Même plus ou moins.C\u2019est son affaire.Si les cultivateurs qui sont propriétaires des entreprises coopératives agricoles ne sont pas satisfaits de la situation, c\u2019est à eux d\u2019y voir.On a donc là une démonstration éclatante de la liberté de la TCN pour elle-même et pour les autres.Ceci étant admis et la situation étant bien tirée au clair, il y a alors lieu de discuter affaire avec des gens intelligents.Les annonceurs acceptent librement de choisir une publication tout à fait libre à leur endroit et à l\u2019endroit de qui que ce soit.A cause de son caractère même, la TCN ne s\u2019est jamais prêtée et ne se prêtera jamais à toute la série de trucs qu: peuvent être utilisés lorsqu\u2019il s\u2019agit de décrocher ou de conserver à tout prix une clientèle.Encore là, c\u2019est une question d\u2019honnêteté et de respect de l\u2019intelligence de ceux avec qui ont fait affaire.C\u2019est d\u2019autant moins nécessaire dans le cas de la TCN qu\u2019il est établi sans aucune contestation possible et par des experts reconnus et indépendants, que la TCN constitue le canal le plus efficace et le moins dispendieux pour offrir des services et des produits aqx cultivateurs.En fait, c\u2019est surtout cela qui compte pour tous ceux qui veulent qu\u2019un dollar légitimement dépensé rapporte un profit légitime.Cette politique de la TCN à laquelle elle entend demeurer fidèle, se traduit en définitive en des résultats de plus eh plus intéressants et durables.Le nombre croissant d\u2019entreprises renommées qui utilisent toujours davantages la TCN pour s\u2019adresser aux cultivateurs le démontre clairement.Les responsables de ces entreprises font preuve d\u2019un véritable sens des affaires mais démontrent également qu\u2019ils sont des gens avertis et à l\u2019esprit suffisamment ouvert pour comprendre qu\u2019ils font un excellent marché en achetant un espace dans la TCN mais que cela ne leur confère aucun droit sur la liberté même du journal.Et le respect de la liberté est un signe infaillible d\u2019intelligence! Paul-Henri LAVOIE.n hH*' ¦» mo PAR D.E.GR^NBPRÉ rm ARDA de 1965 à 1970 C\u2019est cette semaine, à Montréal, qu\u2019on tentera de dresser dans ses grandes lignes le programme d\u2019action d\u2019ARDA au cours des cinq prochaines années.Ce qui veut dire à compter de la fin d\u2019avril 1965 au début de mal 1970.Les assises se dérouleront du 25 au 27 novembre.^ Le ministre fédéral des Forêts, dont releve aussi l\u2019aménagement rural, m.Maurice Sauvé, a exprimé que les dix ministres provinciaux Intéressés seront de la réunion.Nul doute de nombreux spécialistes dans les domaines les plus variés de l\u2019aménagement régional y seront aussi présents.La tâche principale des congressistes consistera sans doute a faire une revue complète des projets d\u2019entente fédérale-pro-vlnciale pour les cinq années à venir \u2014 projets envoyés à chacune des provinces au début d\u2019octobre dernier.Cette revue entraînera vraisemblablement des discussions, modifications, probablement des refontes completes de certaines clauses, sans parler de passes d\u2019armes à l\u2019occasion.Ce_ qui est normal et nature1 apres tout.Si l\u2019unanimité e ait déjà faite à propos de ces pians d\u2019entente, il n\u2019y aurait pas Heu de tenir une réunion e deux ou trois Jours; 11 n\u2019y uratt pas lieu de déplacer un f.,.Erand nombre de person-fn, es.dont le temps doit être fort precleux.Que dolt-on attendre-de pareilles délibérations après trois années de fonctionnement au ralenti du programme AR£)A ?Notre voeu le plus cher est que ces délibérations aboutissent \u2014 et le plus tôt possible d\u2019ici cinq ans \u2014 à quelques résultats concrets, tangibles, visibles.Une fols que nos gens auront pu voir, de leurs propres yeux, une réalisation valable d\u2019ARDA, il y a fort à parier que le programme y gagnera tellement en ampleur et en vitesse qu\u2019il faudra appliquer les freins au lieu de peser sur l\u2019accélérateur.Jusqu\u2019ici, on peut dire que tout de ce qui s\u2019est fait se ramène à du \u201cblue print\u201d ou, si vous préférez, à quelques plans et devis, ü ne servirait guère de blâmer ceux-cl^ou ceux-là, puisqu\u2019il faudrait blâmer un peu tout le monde.Sans compter qu\u2019une foule de réalisations célèbres ont débuté sur j?apler .Même qu\u2019ils n\u2019auraient pu débuter autrement.Mais le fait demeure : ARDA n\u2019a montré Jusqu\u2019Ici à peu près rien de concret, de visible.DANS NEUF COMTÉS Cette chronique faisait allusion la semaine dernière à une conférence de M.Maurice Sauvé devant la Fédération de l\u2019agriculture de l\u2019Ontario.Le ministre a dévoilé alorsqu\u2019oncommençait à se rendre compte de l\u2019existence de problèmes économiques graves et pressants dans certaines réglons où ARDA compte bien faire oeuvre utile avant longtemps.Il a exposé, entre autres, la situation suivante, dans neuf comtés de la région du Bas St-Laurent.Une population d\u2019environ 300,000 habitants dont le revenu brut total serait de quelque $80 millions par année.A ce revenu viennent s\u2019ajouter une somme globale de $110 millions aux trois paliers gouvernementaux \u2014 fédéral, provincial et municipal.Il n\u2019est pas besoin d\u2019être grand clerc pour s\u2019apercevoir qu\u2019une fols les dépenses Indispensables payées, le revenu annuel moyen de cette population est nettement insuffisant.Rien d\u2019étonnant que M.Sauvé ait Jugé bon d\u2019affirmer un peu plus loin dans son discours : \"Le fait de compter plus d\u2019un demi-million de gagne-petit dans des réglons rurales riches en ressources semble Indiquer que nous avons négligé de mettre en valeur nos ressources humaines .En gaspillant le potentiel de nos gens, nous gaspillons du même coup les richesses naturelles de la nation\u201d.PROGRAMMES INTÉGRÉS Ce qui m\u2019a particulièrement plu du discours de M.Sauvé à Toronto, tout comme d\u2019un autre prononcé antérieurement au Club Richelieu de Trois-Rivières, c\u2019est sa façon globale d\u2019envisager les problèmes et questions d\u2019aménagement.Apparemment, 11 pense \"rural\u201d d\u2019abord et, par le fait même, agricole.Mais 11 va encore plus loin; il est d\u2019opinion que tout projet de planification économique et sociale devrait pouvoir d\u2019intégrer logiquement à d\u2019autres programmes dont les objectifs sont semblables dans leurs grandes lignes.Lisez plutôt ce passage de son discours de Toronto ; \"Le problème agricole n\u2019est pas distinct du problème rural; de son côté, le problème rural n\u2019est ni séparé ni distinct des problèmes sociaux et économiques des diverses grandes régions au pays.Il s\u2019ensuit que les plans d\u2019action et l\u2019action qui visent à résoudre les problèmes ruraux doivent s\u2019intégrer à des problèmes d\u2019aménagement économique et social d\u2019ordre plus général.Sans cela, notre effort devient fragmentaire et nous travaillons souvent à l\u2019encontre les uns des autres.QUESTIONS D\u2019AUTONOMIE Reprenons en terminât la question posée au début : Que sortira-t-il des enretiens de Montréal cette semaine?M.Sauvé, cela va de soi ne pouvait guère en donner de détails, pas plus à Toronto qu\u2019allleurs.N\u2019Importe qui peut deviner, par ailleurs, qu\u2019on verra à éliminer, dans toutes la mesure du possible, les entraves qui ont gêné et, dans certains cas, jparalysé, la mise en train du premier programme de trois ans (1962-65) qui prendra fin en avril.Autre point déjà connu du public et qui ne manque pas d\u2019importance : Le budget de la deuxième entente sera autrement plus prometteur que celui de la première.Le plan d\u2019action de 1965-1970 prévoit des déboursés de $175 nulllions par Ottawa et à peu près autant de la part des provinces.Autre perspective moins connue du public, mais à prévoir pour quiconque connaît M.Sauvé: une part élargie d\u2019autonomie et de responsabilité sera attribuée aux provinces.Le ministre a pu se rendre compte de ce désir un peu partout au Canada lors de sa randonnée dans toutes les provinces avant de mettre au pointée programme qui sera étudié à Montréal cette semaine.Ce qui ne signifie pas toutefois que le^ Ministre fédéral est disposé à laisser les provinces disposer selon leurs caprices des fonds fédéraux mis a leur disposition, surtout dans les questions qui relèvent d\u2019Ottawa, comme les recherches.Cela ne veut pas dire que Québec ou Toronto devra invariablement soumettre à Ottawa tous et chacun des projets réguliers et ordinaires qui font partie des cadres dres de l\u2019entente ou des ententes.AUTRES RÉALISATIONS On sait aussi de bonne part qu\u2019à l\u2019avenir les conclusions d\u2019un rapport de recherches dans une région donnée devront comporter un ensemble de solutions concrètes lorsque ce rapport sera remis à M.Sauvé.Enfin, l\u2019entente prévue pour 1965-70, renferme un certain nombre de propositions qu\u2019il serait trop long d\u2019énumérer ici.En voici quelques unes pigées au hasard ; 1) propositions pour détourner les terres marginales ou sous marginales de l\u2019agriculture vers le reboisement etjles pâturages communaux, le coût d\u2019achat de ces terres étant (Suite à la page 5) LE 25 NOVEMBRE 1964\u2014 LA TERRE DE CHEZ N0US-PAGE 3 -Lett res DE MON CURE Vous, du moins, nos amis.J\u2019ai fait plusieurs fois, en novembre, le tour du cimetière; .et me suis arrêté, naturellement, sur les tombes de ceuxque j\u2019ai inhumés.Une fois de plus, je me suis reproché d\u2019oublier, trop vite, ceux qui sont partis pour l\u2019au-delà.Oubli d\u2019autant plus grave que nous sommes redevables à la plupart d\u2019entre eux : Vivants, ils étaient actifs, dans la société, comme dans l\u2019Eglise.Ils ont donné leur coup d\u2019épaule pour l\u2019avancement du Royaume de Dieu et du bien-être de l\u2019humanité.La mort ne devrait pas être une rupture, mais le sceau d\u2019un pacte d\u2019éternelle amitié.Je pense à cette bonne fille, célibataire, que je voyais venir à l\u2019église, sur ses deux cannes.\u201cPourtant, disait-elle, j\u2019ai bien couru dans ma vie : On était loin de l\u2019école; et les soirs d\u2019automne, il fallait s\u2019en venir vite, pour aller toucher les boeufs.J'en ai couru des vaches, dans les taillis, à la brûnante!.et ramassé des roches!\u201d Toute sa vie, elle avait travaillé pour les autres, .n\u2019avait jamais connu le confort; et bien qu\u2019invalide, - en ses dernières années, \u2014 n\u2019avait jamais voulu demander sa pension.\u201cQu\u2019est-ce que je vais faire de ça ?disait-elle; j\u2019ai tout ce qu\u2019il me faut\u201d.Pourtant, vue par une\tjeune fille d\u2019aujourd\u2019hui,\telle manquait de tout,\t\u2014\tC\u2019est pourtant\telle\tqui\tm\u2019apportait tous\tles automnes, sa part\tde\tDieu.- U y\tavait\tde\tl\u2019huile dans sa\tlampe quand l\u2019Epoux l\u2019a\tappelée.Et ce\tpère\tde\tfamille qui, une\tfois ses enfants établis, a\tdû se faire amputer les deux jambes.\u2014 On le voyait passer, en chaise roulante.\u201cOÙ allez-vous donc, cher ami?\u201d .Je m\u2019en vais voir mes jambes, dans mon lot, au cimetière.- Quand il est mort, J\u2019ai averti le fossoyeur de faire attention à ses jambes; de lui redonner pour le Grand Jour.\u2014 D n\u2019a rien laissé, excepté des fils et des filles bien orientés vers le ciel.et bien aguerris pour la terre.Cette grand\u2019mère: \u2014 qui a laissé sa bibliothèque à son curé.Elle avait connu l\u2019aisance; et s\u2019en est servi pour aller plus facilement vers les autres .et pratiquer un bel apostolat social, auprès des Fermières Canadiennes-Françaises ., en même temps qu\u2019une grande charité missionnaire.Ici, c\u2019est une jeune maman (41 ans).Elle a laissé son époux courageux et généreux, avec ses sept enfants déjà initiés a la véritable vie chrétienne.Elle a laissé, aussi, ses animaux; surtout ses poules, dont elle s\u2019est Informée jusqu\u2019au dernier jour.- Seigneur, donnez-lui le repos éternel, pour qu\u2019elle continue de veiller sur son foyer .et son poulailler.La, c\u2019est un terrien des plus enracinés.Avant de céder le bien à son fils, il lui avait construit une bonne maison, à côté du foyer paternel .et se contentait, depuis, du rôle de bon serviteur .\u201e en même temps que de sage conseiller.\u2014 Il voyait Dieu, partout, sur sa terre .et dans la Bible, dont il lisait quelques pages, tous les soirs.\u201cC\u2019est le plus beau de tous les livres, me disait-il ; Un vrai roman d\u2019amour\u201d.\u2014 Qu\u2019il lui soit donné de voir bientôt, et dans toute sa gloire, le Héros de SON livre.Cet autre, là-bas, qui s\u2019était détaché, lui aussi, en faveur^de son fils; \u2014 et qui s\u2019étaltfait menuisier.toujours prêt à exécuter, à petits salaires, les travaux qui n\u2019intéressaient pas les ouvriers syndiqués.A l\u2019ombre de la croix, ce sont les prêtres : \u2014 Ancien curé et enfants de la paroisse.\u201cVous êtes mes amis\u201d, avez-vous dit, Seigneur.\u2014 Us ont été bons capitaines, dans l\u2019Eglise Militante; admettez-les dans l\u2019Eglise Trjomphante.C\u2019est pour paftre vos brebis qu\u2019ils s\u2019étalent faits prêtres, un jour .; c\u2019est en les cherchant qu\u2019Bs se sont fatigués.Montrez-leur vos pâturages éternels, où il n\u2019y a pas d\u2019épines .ni de loups .ni d\u2019alcool.DANS LA CARAVANE Ce furent toutes des vies nécessaires; \u2014 Dans ce long portage que l\u2019humanité doit faire, de la terre au ciel, ils ont accepté leur charge .et, souvent, celle des autres.S\u2019ils n\u2019avaient pas été vaillants, dans la caravane, il y a des bagages qui seraient restés là, et dont ceux d\u2019aujourd\u2019hui .et ceux de demain seraient privés, \u2014 Leurs vies, pour la plupart, anonymes, n\u2019en ont pas été moins fécondes; et ils nous en ont laissé les fruits.La Foi nous enseigne que la mort ne les a pas séparés de la Communion des Saints, dont nous sommes membres .; que, peut-être, ils marchent, aujourd\u2019hui, dans la caravane de l\u2019Eglise Souffrante.et que nous pouvons, là, leur rendre les services qu\u2019ils nous ont rendus, dans l\u2019Eglise Militante: C\u2019est pour nous un devoir de piété filiale, pour plusieurs, - et de justice, pour tous.Il en va aussi de notre intérêt, parce qu\u2019ils deviendront, au ciel, nos meilleurs intercesseurs.\u2014 Quand on arrive, dans un pays étranger, que c\u2019est commode de savoir qu\u2019on a là, quelques amis qu\u2019on a bien connus; à qui on a même rendu service, au pays d\u2019origine! C\u2019est rassurant de savoir qu\u2019ils seront au Bureau des Douanes, pour nous recevoir et parler, en notre nom.la langue du pays.\u201cFaites-vous des amis .qui vous recevront dans les pavillons éternels\u201d.(Luc, XVI - 9).\tTON CURÉ Cours par correspondance INSTITUT ALIE \u2022 Ecole roconnuo par le Ministère de l'Education.EN ÉTUDIANT \u2022 Programme officiel du Ministère de l'Education.CHEZ VOUS OBTENEZ LE DIPLÔME DU MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION \u2022\tCoure pouvant être suivis par matières séparées pendant une période de un à quatre ans.\u2022\tRajustement scolaire gratuit dans nos locaux.\u2022\tCorrection concise de vos travaux.\u2022\tManuels gratuits Frais d\u2019examens officiels payés par l'Institut.ES «MK mtt «ru fit SCIENTIFIQUE ?\t8e et 9* ?\t10e année f~) lie année INSTITUT ALIE 2860 est, rue Sherbrooke, Montréal.Sans obligation de votre part, demandes notre prospectus.M., Mme, Mlle Mmmm\tVille .\u2019 soi 3*e :»i\u201c «es »*sr n&j «jjt sar «v- uer vtse r*x cm mbs GÉNÉRAL\tCOMMERCIAL ?«\u2022\u2022ta»\t?10e et 11» ?10* «t lie\tG 12* année Q Cours de conversation anglaise ?\tMatières séparées S tous les nlveaus ?\t6e et 7e année spéciale pour adultes G Cours de l'Ecole Universelle de Paris A lo Conférence cgricole fédéra le-provinciale: IM.Courcy fait siennes les demandes de l\u2019UCC Lors de la conférence agricole fédérale-provlnciale qui se tenait lundi, le 23 novembre, à Ottawa, le ministre provincial de l\u2019Agriculture et de la Colonisation, M.Alcide Courcy, est Intervenu énergiquement pour faire sienne les demandes du congrès général de l\u2019U.C.C.tenu en octobre dernier à Beauport relativement à l\u2019établissement Immédiat d\u2019une politique d\u2019urgence pour le lait Industriel.On se souvient qu\u2019à ce congrès les cultivateurs du Québec ont demandé au gouvernement^ provincial d\u2019intervenir auprès du fédéral afin de relever Immédiatement le prix du lait Industriel payé aux cultivateurs tout en réclamant de Québec comme mesure d\u2019urgence et temporaire, un octroi de 40c.le 100 livres de lait.jCette recommandation du congrès avait été faite dans l\u2019attente d\u2019une politique à long terme.C\u2019est l\u2019essence même de ces demandes que le ministre Courcy a repris à la conférence agricole fédérale-provlnciale à laquelle participaient des représentants de toutes les provinces du Canada et de la plupart des associations agricoles du pays dont l\u2019U.C.C.On ne peut que louer cette Intervention de M.Courcy à la Conférence comme on peut comprendre qu\u2019il sollicite la participation directe du gouvernement central à la subvention de .40c.le cent livres en attendant les politiques à long terme.Que Québec force Ottawa à faire sa part est tout à fait logique; mais la subvention de 40c.le cent livres de lait Industriel demandée j>ar le dernier congrès doit être agréée sans retard par Québec qui doit alors voir à un partage équitable du coût avec Ottawa.Les importations do dindons des E.-U.: Comparution le 30 novembre à Ottawa L\u2019U.C.C., qui a été choisie comme porte-parole des producteurs de dindons de la province de Québec, déléguera un de ses représentants lundi, le 30 novembre, à une entrevue avec la Commission canadienne du Tarif, à Ottawa.L\u2019U.C.C.demanderaque le tarif sur les Importations de dindons vivants soit fixé à .04c.au lieu de .02c., soit l\u2019équivalent du dindon mort.Plusieurs organismes agricoles du Canada doivent appuyer cette demande des producteurs de dindons et de leur porte-parole, l\u2019U.C.C.Ainsi, il est certain que des groupes comme l\u2019Association canadienne des fabricants de moulées, le Comité des Industries avicoles du Québec, etc., présenteront un mémoire devant la Commission canadienne du Tarif le 30 novembre.On sait qu\u2019un grand nombre de dindons américains a fait son entrée sur le marché canadien ces derniers temps et que cette situation cause un tort énorme à nos producteurs.* * * * Le voyage autour du monde était autrefois une grande aventure.De nos Jours, les voyages sont rapides et les gens de tout pays se coudoient, ce qui n\u2019est pas sans danger pour la santé 1 Renseignez-vous pour savoir quelles Inoculations sont exigées dans les pays que vous devez visiter afin d\u2019y entrer facilement et en sortir en santé.L'OPINION RURALE RÊVE ET RÉALITÉ Depuis longtemps que je suis un coopérateur et je crois à l\u2019union de tous les cultivateurs pour régler leur problème.Je suis même directeur de ma coopérative et il faut tous travailler ensemble.Mais pour ça, il faut se tenir et on doit même éviter d'être injuste les uns envers les autres.C'est pourquoi, j'ai été surpris que dans une grande assemblée dernièrement de centaines de coopérateurs -et d'invités M.Courteau de notre Fédérée à déclaré que c'est grâce à lui et à la coopération si on va avoir un ministre de l'agriculture pour l'est.C\u2019est aussi étrange qu'avec ce monsieur, il parle et il se vante comme si la coopération c'était une affaire personnelle de lui.Je sais pas si c'est vrai qu'on va en avoir un ministre de l'est mais ça été demandé par l'U.C.C.d'abord dans des congrès et dans notre journal et ailleurs et il me semble que c\u2019est après quand ça forçait que lu Fédérée et les autres ont embarqué et appuyé.C'est tant mieux que tout le monde pousse ensemble maintenant mais à quoi ça sert d'essayer de se vanter et de prendre les mérites des autres.D'abord c'est pas juste et ça risque de faire des problèmes et d'empêcher d'être fort car pour cela il faut être unis tous en laissant à chacun son mérite.Au moins nous autres ne mêlons pas les cartes, y en a assez qui les mêlent pour nous nuire.J\u2019écris cela rien que pour mieux aider toutes nos associations à être plus fortes et à mieux travailler ensemble.Un coopérateur convaincu.REGARDEZ-VOUS DANS UN MIROIR M.CAST0NGUAY.Pour qui vous prenez-vous ?pour un de ces petits Jos Connaissant ?Fous lirez dans la T C.N du 15 juillet, page 14 \"grain de sel\", ça vous irait très bien Eh bien oui! les cultivateurs sont allés à Québec mais ce n\u2019est sûrement pas pour baiser les pieds du gouvernement, vous devriez vous informer avant de vous vanter parce que recevoir 18,000 baisers il y en aurait plusieurs qui ne pourraient plus marcher On braille mais avec raison.Four les allocations familia \u2022 les, je me demande où vous avez eu ces informations.On reçoit $6 00 par enfant comme tout le monde.Si on en a plus que les autres, c'est parce que la famil le est plus nombreuse, et ce n'est pas un petit S6.00 qui fournit à nourrir, à habiller et payer le médecin pour un enfant On prend le reste sur la paye des vaches.Je ne connais personne qui soit de l\u2019air du temps et les vieux qui vivent chez leur garçon cl qui retirent $3,000.moi je n'en connais pas.Pour les vaches il y en a qui font $5,000.par année et même plus c\u2019est vrai ça, mais imaginez-vous donc que 27 vaches ça en donne du luit, on a même pas besoin de soigner ça, ça vient tout seul, pas de foin, pas de moulée, pas de vitamines tout ça, ça tombe du ciel, on a pas besoin de grunge non plus, on laisse ça dehors, été comme hiver, pas d'électricité, tout ça on paie ça avec du vent, en plus de ça, faire vivre une famille et aussi les tracteurs, vous croyez peut-être que ça roule avec de l'eau ?Con\\-bicn d\u2019autres dépenses qui seraient trop long a écrire parce que ça prendrait toutes les pages de la Terre de Chez Nous.Alors imaginez-vous que le gros $5,000.rendu à la fin de l'année il ne lui reste plus de zéro.ri y a peut-être, une \u201e quantité d'avocats, de notaire' et docteurs fils de cultivate\u2019 pourquoi ?Tout simplementpa,L qu \u2018I ne veut pas que son hls a(, aussi de misère que lui dans sa ™'^us dites Rue vous gagne, $3,500.avec ça pour faire vivre rien qu'une petite famille on se trouverait au ciel et vous n'entendriez plus parler le petit cultivateur, on est pris à (aire noire juste port mais pas plus.Pour les taxes, s'il y en a qui attendent 3 ans pour payer, ou voider-vous qu\u2019ils prennent leur argent quand l\u2019année finie il ne leur reste rien qu\u2019un pauvre petit $5.00.Fous dites que nous sommes tous des gnochons, que c\u2019est écoeurant.Est-ce que vous aver un miroir chez vous, lavez-le et regardez-vous donc pour voir si par hasard il y aurait une ressemblance.Je suis sûre que vous resterez sûrement surpris Je me demande aussi, pourquoi, vous lisez La Terre de Chez Nous, il faut croire que nous ne sommes pas aussi insigniliants que vous le dites parce qu'il y en a beaucoup qui s'intéressent à nous et ça ne les regarde en rien, vous voulez un bon conseil, achetez-vous une terre et dans un an vous allez vous apercevoir que ce n'est pas aussi drôle que vous le pensez et que la charogne est meilleure pour la santé.On est peut-être des fous et tout ce que vous voulez mais on a une consolation en pensant qu\u2019il y en a de pire que nous et ils sont encore en liberté Pauvre Monsieur,je vous plains d'être obligé de lire des articles qui vous écoeurenl, vous seriez aussi bien d'aller voir un médecin (fils de cultivateur) avant qu\u2019il soit trop tard, parce que votre coeur ne supportera pas ça bien longtemps.Vous devriez li rc dans la Terre de Chez Nous, lettre de mon curé, c\u2019est formidable et merveilleux, moi ça tait 5 ans que je le Iis et ça fait du bien Je suis une femme de cultiva leur et je n'ai pas honte de mon métier.A bon entendeur, salut.Mme Maurice Letourneau Kingscroit, P Q.ON TIENT A FAIRE INSTRUIRE NOS ENFANTS t,n lisant vos élucubrations^, on sc demande de quoi vous êtes étonné car vous ne sernblez pas avoir une intelligence pour réfléchir, J e ne relèverai pas toutes les insanités contenues dans votre lettre publiée dans la Terre de Chez Nous, semaine du h Juillet 1964, mais seulement celle-ci : vous parlez des allocations (Suite à la page 10) Vice-président de Québec-Ouest: Décès de M.Arthur Vachon M.Arthur Vachon, vice-président de la Fédération de l\u2019U-C.C.deQuébec-Ouest, est decede le 15 novembre dernier.H était directeur de cette fédération depuis 195G.M.Vachon était également président de l\u2019Office des producteurs de bois de Mégantic, président des Syndicats de producteur de bols de la Rive-Su et directeur du Comité provincial des syndicats et des offices de producteurs de bois de province.A son épouse ain qu\u2019à ses enfants, nous offrons nos plus sincères condoléances.PAGE 4-LA TERRE DE CHEZ NOUS-LE 25 NOVEMBRE 1964 / Il reste à en déterminer la dot», mais.mm \u2018-Ml Kl '***+mH t Le premier recueil des publications gouvernementales du {) UC bec vient d\u2019être publié par l\u2019Office d'information et de publicité du Québec, en collaboration avec les ministères.Ce travail a pour but de répondre aux nombreuses demandes du public et des fonctionnaires sur le nombre et la nature des publications de l'administration québécoise.On peut se le procurer en s'adressant à l\u2019imprimeur de la Heine, Hôtel du Gouvernement, Québec.NOUVELLES ÏÏkTa\"\"Ïï;\"m i: iire OEUFS: baisse de 4C à Montréal La tenue du marché des oeufs a continué de faiblir la semaine dernière.Presque partout, les prix au producteur des A gros et moyens ont baissé de 1 à 6 cents la douzaine.Autres catégories; prix relativement stationnaires accompagnés de variations à certains endroits.\t\u201e Prix comptant, sur place, a Montréal: A gros, 33 c.en fermeture, un recul de 4 c.la douzaine; A moyens, 27 c.recul également de 4 c., tandis que les B demeuraient à 25 c.En Ontario, demande rien que passable des catégories supérieures; offre trop abondante pour les besoins à de nombreux marchés.A Montréal, ventes un peu meilleures qu\u2019en Ontario et approvisionnements moins considérables.Provinces atlantiques: prix variables des premieres catégories; demande stable ou bonne; arrivages locaux à peine suffisants sur le continent et Inférieurs aux besoins dans Pile du Prince-Edouard.V01.AII.ilgains, poulets de gril Peu de changement de prix, la semaine dernière, sur la majorité des marchés de la volaille.Le rapport officiel signale les modifications suivantes.VOLAILLE VIVANTE: poulets pesant moins de 5 livres, hausses de 1/2 - le.la livre sur les trois principaux marchés des provinces centrales; à Montréal, baisse de 1/2 - le.des poulets pesant entre 6 et 7 livres et ceux de 7 livres et plus; au même endroit, quelques commerçants avaient aussi tendance à baisserde 1 c.le prix des poules (tous poids); à Vancouver, des acheteurs payaient 2 c.de moins pour les poules bien en chair.VOLAILLE ABATTUE: aucun changement à signaler.Prix au producteur, le 17 novembre, des poulets pesant moins de 5 livres, catégorie No 1, poids vivant, dans les principales villes canadiennes: Montréal, 18 c.la livre; Toronto et London, 17 c.; Winnipeg, 1C c.; Regina, 18 c.; Edmonton, 16-18 c.; Vancouver, 19 c.PRIX, des broilers aux li.-U.Pour lins de comparaison, voici un aperçu des prix payés aux Etats-Unis pour les poulets à frire et à griller, poids vivant, du début de l\u2019année en cours jusqu\u2019à septembre.Le prix moyen des huit premiers mois janvier-août a été de 14.1 c.la livre contre 14.9 c.durant les mois correspondants de 1963.En août, 14.4 c.Dans les régions productrices du sud-est, 13 1/2- 14 1/2 c.en^fln d\u2019août.Une fois passée la Fête du Travail en septembre, baisse à 13 1/2 c., niveau qui s\u2019est maintenu pendant presque tout le mois de septembre.STOCKS; de volaille et d\u2019oeufs Voici un bref tableau des stocks de volaille et d\u2019oeufs dans les entrepôts du Canada en date du 1er novembre: VOLAILLE (toutes classes et catégories): 53.9 millions de livres, soit environ 1 million de moins que l\u2019an dernier, même date, et près de 10 millions de plus qu\u2019au 1er novembre 1962.OEUFS (en coquille): 8,000 caisses de 30 douzaines contre 3,000 caisses l\u2019an dernier et 7,000 en 1962.PORCS; ton plutôt irrégulier Tenue instable de la plupart des marchés aux porcs la semaine dernière - dans l\u2019ensemble, fluctuations de 50 c.les 100 livres dans les deux sens.Prix des porcs de la catégorie A: Toronto, peu de changement à $2G.G0-$27.G0; Montréal, gain de 50 c.à $2G.50-$27.50; Winnipeg, perte de 25 c.enfermetureâ$24.25-$24.50; Calgary et Edmonton, un certain fléchissement à $22.90-$23.10 et $22.75-$23.10 respectivement; Lethbridge, $22.75-$23.10; Saskatoon, baisse de 25 c.les 100 livres a $23.50-$24.00 \\I \\: ton stable ou ferme La semaine dernière, les veaux Bons et De choix se vendaient un Peu plus cher en moyenne à Toronto \u2014 $27-$33; Montréal est demeuré fermera $28-$31.A Calgary, les bons veaux lourds s\u2019écoulaient facilement a $1G.50-$17.50.'\u2022\u2022NI \\i \\; marché bien soutenu A Toronto, la semaine dernière, les Bons agneaux se vendaient 50 c.plus cher les 100 livres à $22-$22.50\u2014 rares transactions a $22.75; a Winnipeg prix stables ou accrus de 50 c.à $18.50-$19; Edmonton, un peu plus ferme à $18-$18.50.IIOMNS; sommet depuis 7 ans Les arrivages de bovins, la semaine dernière, ont atteint leur sommet des 7 dernières années.Demande passablement bonne durant presque toute la semaine.Transactions plutôt actives presque partout.Quelques gains de 50 c.les 100 livres des bouvillons et génisses au debut.lableau d\u2019ensemble des prix: bouvillons et génisses, de stables a supérieurs de 50 c.; vaches, de stables à inférieurs de $1.Bovins d\u2019engrais: offres très abondante, bonne demande, transacts fort actives; prix stables, fermes ou raffermis.Exportations aux Etats-Unis durant la semaine: 7,G52 tetes.la marche sur Ottawa semble chose décidée Ce peut-être_une question de mois.Ce peut-être une question de semaines.On ne le sait encore trop.Mais, la chose semble bien décidée, il yaura \"marche\u201d sur Ottawa organisée par un ou des groupes d\u2019agriculteurs.Cette fois, les \u201cmarcheurs\u201d ne seront pas les producteurs de céréales des provinces des Prairies.On se souvient en effet de 1959.Alors que les fermiers de l\u2019Ouest arrivèrent à pleins wagons dans la Capitale canadienne pour réclamer des paiements d\u2019appoint sur les céréales.On se rappelle aussi que, n\u2019ayant pu obtenir les paiements d\u2019appoint sollicités, ils s\u2019en retournèrent avec l\u2019assurance de paiements à l\u2019acre.Paiements qu\u2019ils reçurent pour l\u2019année en question et à deux autres reprises par la suite.La prochaine invasion d\u2019Ottawa joar les agriculteurs sera plutôt le fait de certains secteurs de l\u2019Est, surtout de l\u2019Ontario.peut-être aussi du Québec, Quelques lecteurs s\u2019en souviennent peut-être, lors de son dernier congrès annuel, la Farmers\u2019 Union de l\u2019Ontario a décidé de \"marcher\u201d sur Ottawa.Cela afin d\u2019attirer l\u2019attention des gouvernants et de la population sur un certain nombre de griefs qui se manifestent actuellement en agriculture.La décision d\u2019alors n\u2019est pas restée lettre morte.Depuis, ils se préparent et continueront de se préparer à passer à l\u2019action finale: le rendez-vous collectif dans la Capitale fédérale.Cette décision prouve hors de tout doute qu\u2019il y a malaise, mécontentement quelque part.Vous connaissez peut-etrecebon mot d\u2019un ancien roi de France: \"Mon royaume compte 40 millions de sujets, sans compter les sujets de mécontentement\u201d.L\u2019observation peut s\u2019appliquer même en régime démocratique, de telle sorte qu\u2019on pourrait dire aujourd\u2019hui: Le gouvernement d\u2019Ottawa compte au delà de 19 millions de sujets, sans parler des sujets de mécontentement.NOMBREUX \"MARCHEURS\"?Quelle tournure prendra cette marche sur Ottawa?Quels en seront les effectifs?L\u2019Ontario Farmers\u2019 Union (ONF)réussira-t-elle a obtenir l\u2019appui de sympathisants qui, par le nombre, pourraient relever grandement l\u2019importance de sa démarche et l\u2019appuyer fortement dans ses revendications?Autant de questions qu\u2019on se pose actuellement, questions dont on devrait connaître les réponses avant longtemps.On dit, par exemple, que l\u2019ONF a sollicité l\u2019appui de l\u2019organisation nationale, la National Farmers\u2019 Union (NFU) dans ses démarches à Ottawa, appui qui impliquerait la représentation \u2014 dans la marche \u2014 des autres associations provinciales (Mani- toba, Saskatchewan, Alberta et Colombie-Britannique).A ce sujet, on signale que la NFU fera connaître sa décision peu après la réunion qu\u2019elle tient cette fin de semaine-ci à Ottawa.Quoi qu\u2019il en soit, on est déjà assuré de la collaboration de toutes les filiales de ^la Farmers\u2019 Union d\u2019un bout à l\u2019autre de l\u2019Ontario.Advenant que chacune de ces filiales soit représentée par un nombre raisonnable de délégués, l\u2019effectif des \"marcheurs\u201d pourrait être assez imposant.Onjsarle de 10,000, chiffre qui, à prime abord, nous paraît un peu gonflé, surtout si l\u2019Ontario est seule de la partie.QUE FERA L\u2019UCC ?Il y a un autre facteur important quant aux effectifs agricoles qui se rendront à Ottawa.Selon certaines dépêches, l\u2019Union catholique des cultivateurs du Québec aurait été invitée, elle aussi, a être de la marche.Il n\u2019y a pas lieu de s\u2019étonner d\u2019une telle Invitation, que les dirigeants de l\u2019UCC l\u2019acceptent ou non.On peut même l\u2019expliquer de bien des manières: 1) geste de solidarité; 2) présence de l\u2019UCC dans l\u2019est ontarien \u2014 l\u2019UCFO; J3) identité de nombreux problèmes agricoles dans l\u2019une et l\u2019autre provinces; 4) revenus médiocres et malaises communs dans l\u2019ouest du Québec et l\u2019est de l\u2019Ontario par suite d\u2019une longue et désastreuse sécheresse qui a débuté tôt le printemps dernier et s\u2019est prolongée jusqu\u2019à cet automne; 5) problèmes analogues de production, d\u2019approvisionnement en grains de provende,'de mise en marché et combien d\u2019autres raisons encore! Ne seraient-ce que les fruits de l\u2019expérience acquise lors de la fameuse marche sur Québec en juin dernier! QUESTIONS DE PRIX H y a donc les comtés de l\u2019est et du nord-est de l\u2019Ontario qui s\u2019apprêtent à envoyer à^ Ottawa des délégations particulièrement imposantes.Ces gens-là ont pour leur dire; Nous avons bien eu certaines offres de secours de Toronto et d\u2019Ottawa, mais cela ne suffit pas.A moins que le gouvernement ne s\u2019empresse de nous accorder une aide plus substantielle, nous seront très bientôt acculés à la faillite.En outre des cultivateurs de l\u2019est contraints souvent de ven^ dre partie de leurs troupeaux à des prix ridicules, faute de fourrages pour les nourrir et parfois d\u2019eau pour les abreuver, il y a encore les planteurs de tabac et des horticulteurs du sud-ouest qui ont perdu une partie de leurs récoltes, toujours à cause de la sécheresse.Soulignons enfin un certain mécontentement d\u2019ordre général lié au prix de nombreux produits agricoles.Et lié par lefalt même au niveau et à l\u2019administration des prix de soutien, au régime des paiements d\u2019appoint qui a remplacé graduellement l\u2019achat direct sur les marchés par des versements de compensation, ces derniers visant des quantités et des catégories fort limitées de produits.LES DEUX OBJECTIFS Pendant ce temps, les quantités supplémentaires et les catégories un peu moins bien cottées sont autant de proies du marché Ubre, proies sujettes et livrées à des fluctuations et à des chutes de prix parfois Inexcusables et souvent inexplicables.Autant de raisons Invoquées pour Justifier la marche projetée! A déclaré un porte-parole de l\u2019Ontario Farmers\u2019 Union: Notre objectif principal est sans doute d\u2019exposer au gouvernement des doléances réelles mais, aussi et peut-être surtout, d\u2019alerter la population en général qui paraît Ignorer la situation critique de l\u2019économie agricole dans son ensemble et les conditions déplorables qui sont le lot d\u2019une bonne proportion de la caisse agricole.La clef.(Suite de la page 3) partagé par les deux gouvernements; 2)pour former des exploitations agricoles rentables par l\u2019achat de fermes cultivables, mais non rentables actuellement, par achat et revente à de bons exploitants moyennant aide technique, subventions et crédits; 3) pour former et rétablir les cultivateurs et leurs familles tenues d\u2019abandonner leur ferme, formation professionnelle aux métiers et au travail spécialisés; 4)pro-posltlons pour créer du travail non-agricole dans les sections rurales là où il y a des ressources à exploiter, projets financés conjointement par le gouvernement fédéral et les provinces; 5)implantations d\u2019industries modestes, mais appropriées dans les localités rurales qui disposeraient des ressources naturelles et de la main d\u2019oeuvre voulues ainsi que de débouchés assurés dans les centres urbains des régions concernées et, si c\u2019est économiquement faisable, dans les grandes métropoles; 6)implantations d\u2019industries un peu plus importantes dans les petites villes régionales pourvu que les industries ainsi implantées y trouvent des conditions probables ou certaines de rentabilité.D\u2019autres projets de même nature ne manquent pas.Espérons en terminant que quelques-uns se transposeront solidement dans la réalité et, comme nous le disions au début, deviennent visibles.Alors commenceront à croire les gens qu\u2019on accuse aujourd\u2019hui de peu de fol.W: ' \u2022\u2022\u2022:/ m m m -m.m Cl MENT QUEBEC I NC MANUFACTURIERS DE CIMENT PORTLAND Un ciment de haute qualité .de plus en plus recherché .LE 25 NOVEMBRE 1964 \u2014 LA TERRE DE CHEZ NOUS-PAGE 5 PAGE PUBLIÉE PAR LA ICOOPÉRATIVE FÉDÉRÉE DE QUEBEC LA FÉDÉRATION DES COOPÉRATIVES AGRICOLES 1055, RUE DU MARCHÉ CENTRAL, MONTRÉAL Vj REDACTEUR: Loais-Philippe POULIN Le Congrès dos Coopérateurs L\u2019idée coopérative dans notre milieu Contribution importante du coopératisme \u2014 Vers la pla nification de l'action coopérative - Examen de cons cience \u2014 Vers de nouveaux champs d\u2019action La presse quotidienne a fait largement écho à plusieurs discussions qui ont marqué le dernier Congrès des Coopérateurs.SI quelques journalistes, à l\u2019affût de sensations nouvelles, ont dramatisé les débats et déformé les données des problèmes, 11 ne faut point s'en scandaliser.Il faut plutôt y voir un trait dominant de la conception actuelle de l\u2019Information destinée au public lecteur.Mais à toute chose, malheur est bon.Et les rapports publiés dans les Journaux ont eu au moins l\u2019avantage de prouver au grand public que les dirigeants des mouvements coopératifs québécois ont accepté de s\u2019interroger sur une foule de choses.Beaucoup plus que d\u2019autres manifestations publiques précédentes du Conseil déjà Coopération, le récent Congrès aura fourni l\u2019occasion d\u2019un examen de conscience utile pour ceux qui se préoccupent de l\u2019adaptation du coopératisme aux conditions nouvelles d\u2019un milieu en pleine transformation.Voilà qui est très sain et qui dénote la présence de forces vives puissantes au sein de la coopération.Tous les conférenciers, sous des formes différentes, ont posé des problèmes de base.Voici quelques extraits de quelques conférences qui nous semblent présenter un Intérêt particulier.L\u2019IDÉE COOPÉRATIVE EST-ELLE DÉPASSÉE ?Analysant l\u2019évolution du milieu québécois en regard des possibilités nouvelles pour le mouvement coopératif, M.Léo Bérubé, directeur du service de la Coopération au Secrétariat de la province, s\u2019interroge.\u201cComme vous tous, sans doute, je suis choqué de la désinvolture avec laquelle sont trop souvent abordés les problèmes fondamentaux de la population du Québec.Peu habitué a descendre dans la rue, occupé à s\u2019ajuster aux besoins présents, le mouvement coopératif du Québec semble absent chez la plupart de ceux qui manufacturent au jour le jour le comportement de la population.Et ceux qui l\u2019abordent semblent trop souvent vouloir l\u2019isoler, le vider de sa substance et le reléguer dans la zone négligeable des manifestations marginales\u201d.\u201cEst-Il donc vrai que l\u2019Idée coopérative a perdu sa valeur dans la conjoncture actuelle ?Est-11 vrai que les réalisations coopératives de notre population sont actuellement dépassées ?Est-11 vrai que l\u2019expérience économique et social que les citoyens du Québec ont accumulée par leur action coopérative est désormais sans objet, et qu\u2019il leur faut abandonner leurs efforts dans cette direction, chercher d\u2019autres Idées-force, bâtir sur d\u2019autres fondations leur recherche ordon- née de progrès économique et social ?\u201d LA RÉPONSE DE M.BÉRUBÉ Ces questions posées, le conférencier résume sa réponse : \u201cAu contraire, c\u2019est mon Intention de montrer que, malgré quelques apparences à première vue contraires, la situation présente Justifie leurs efforts passés, et qu\u2019elle leur offre des chances nouvelles de faire progresser leur oeuvre.Jamais dans l\u2019histoire du Québec la contribution du mouvement coopératif n\u2019a, en fait, été aussi Importante; Jamais Jusqu\u2019à ce Jour la coopération n\u2019a été aussi près de réalisations d\u2019envergure^dans plusieurs des domaines où elle a pris racine; Jamais enfin, des domaines nouveaux et d\u2019une très grande Importance, ne lui ont été aussi facilement accessibles\u201d.COOPÉRATION et PLANIFICATION Après avoir affirmé que l\u2019évolution économique favorise le mouvement coopératif et démontré que la consolidation et la centralisation des forces économiques se sont situées au centre des préoccupations coopératives, M.Bérubé revient à l\u2019Idée de la planification, Idée que l\u2019on retrouve sur toutes les lèvres: \u201cLe mouvement coopératif a une longue tradition planificatrice.Au Québec, le mouvement coopératif n\u2019a pas à rougir de l\u2019effort qu\u2019il a fait dans ce domaine.Bien sûr, les plans, les programmes préparés au niveau de la haute direction des secteurs coopératifs ont, dans le passé, été difficiles à réaliser, parce que trop souvent contrecarrés par l\u2019Incompréhension des dirigeants locaux, eux-mêmes prisonniers d\u2019un contexte peu favorable à l\u2019évolution économique.Mais 11 reste que malgré la timidité de certains efforts, malgré le manque d\u2019une cohésion véritable, et malgré que le mouvement coopératif évoluait dans une atmosphère délétère, 11 a réalisé des progrès certains\u201d Plus loin, commentant les efforts actuels de planification du développement économique de notre milieu, M.Bérubé ajoute : \u201cUn autre phénomène Important est que la planification qui s\u2019amorce se situe surtout dans le domaine de la production, et d\u2019une production orientée vers le marché.En tant que coopérateur, Je me réjouis qu \u2019enfin on regarde les problèmes économiques dans leur dimension globale.Je me réjouis qu\u2019on ne se contente plus de stimuler la production par l\u2019amélioration des facteurs techniques, administratifs et financiers qui y concourent, mais qu\u2019on se préoccupe tout autant d\u2019analyser les marchés pour pou- voir y ajuster la production, et qu\u2019on accepte enfin le fait que le marché devient le facteur dynamique, en même temps que le facteur limite de la rentabilité de la production moderne\u201d.PLANIFICATION DE L\u2019ACTION COOPÉRATIVE SI M.Bérubé s\u2019est ensuite appliqué à tracer la vole de l\u2019action coopérative dans des activités déjà connues et dans de nouveaux champs d\u2019action, il revenait à M.René Paré, président de la Société des Artisans et président du Conseil d\u2019Orlen-tatlon Economique du Québec, de définir les éléments de base de la planification de l\u2019action coopérative elle-même.Après avoir défini les concepts fondamentaux de la planification et dégagé ses traits principaux, M.Paré continue : \u201cCes deux concepts \u2014 planification et mouvement coopératif \u2014 font une paire magnifique.En effet, concept de prévision, d\u2019envergure, d\u2019ordre dans la réalisation des projets et des plans, d\u2019une part, et, d\u2019autre part, concept d\u2019action, de volonté d\u2019agir et d\u2019agir bien, cela constitue tout ce qu\u2019il faut pour réaliser quelque chose et quelque chose de bien.Au surplus, ces Idées appliquées à nos coopératives, au Conseil de la Coopération du Québec, c\u2019est déjà la base d\u2019un plan magnifique et qui est susceptible de faire rendre au mouvement coopératif du Québec tout ce qu\u2019il peut et doit donner à notre monde désordonné et incertain mais, par ailleurs, bien disposé vis-à-vis de la vie sociale et économique de la communauté\u201d.\u201cSI nous faisons le tour de nos différentes coopératives, en nous y arrêtant un peu, secteur par secteur, nous nous rendons compte qu\u2019il y a de magnifiques réalisations et des promesses d\u2019avenir encore plus grandes.Mais, par ailleurs, en faisant cette analyse, nous constatons que depuis une dizaine d\u2019années, il s\u2019est produit des événements malheureux et qui, peut-être auraient pu être évités, ou tout au moins atténués, si notre mouvement avait été plus cohérent, mieux structuré, si nous avions eu, non seulement au niveau du coopérateur, mais surtout au niveau des secteurs coopératifs, un peu plus de conviction coopérative, un sentiment plus grand et plus net de notre appartenance au mouvement coopératif; si nous avions eu aussi une conviction plus forte et plus Intense de l\u2019esprit de planification, de la prévision, de même que de l\u2019Interdépendance de nos divers secteurs coopératifs\u201d.QU\u2019AVONS-NOUS FAIT?Après avoir cité des difficultés éprouvées récemment par des coopératives et certains secteurs M.Paré pose quelques questions fort sérieuses : \u201cQui s\u2019est ému devant les difficultés de certains de nos membres ?Qu\u2019avons-nous fait \u2014 et comme coopérateurs, et comme coopératives, et comme mouvement coopératif \u2014 pour venir en aide à ces organismes qui en avalent bésoln?\u201d \u201cNous pouvons nous demander si notre mouvement est bien un mouvement, c\u2019est-a-dlre un groupe faisant équipe pour l\u2019action coopérative ou si ce n\u2019est pas plutôt un certain nombre de mouvements, travaillant chacun de son côté, quand ce n\u2019est pas l\u2019un contre l\u2019autre, c'est-à-dire dans l'Indiscipline, l\u2019Incohérence,en l\u2019absence presque complete de toute planification, de toute Idée de planification\u201d.LE CONSEIL DE LA COOPÉRATION Après avoir démontré et affirmé l\u2019Insuffisance actuelle des Lors du dernier Congrès des Meuneries coopératives, le Docteur Nickolalchuck, professeur de nutrition animale au Collège Macdonald et aviseur technique du service des grains et moulées de la Fédérée, disait ce qui suit: \u201cA titre de spécialistes en nutrition animale, nous avons l\u2019o-bllgatlon de nous tenir bien au courant des plus récents résultats de la recherche dans le domaine de l\u2019alimentation des bovins, porcs et volailles.Mais les résultats de cette recherche doivent être Interprétés et appliqués à la lumière des conditions prévalant au Québec et aussi, évidemment, en tenant compte de la qualité et du coût des divers Ingrédients disponibles\u201d.\"Le spécialiste se trouve donc dans la nécessité de formuler des rations alimentaires répondant aux exigences des animaux tout en étant pour l\u2019éleveur aussi économique que possible.L\u2019objectif final que nous recherchons est la mise à la disposition du producteur d\u2019une alimentation de rendement optimum permettant une production rentable de l'unité de produit fini\u201d.\u201cCes exigences obligent le spécialiste en nutrition animale a adapter constamment les résultats des travaux de recherche à notre propre milieu agricole de façon à favoriser la meilleure utilisation possible des aliments que la ferme produit elle-même, moyens d\u2019action du Conseil de la Coopération comme Instrument de planification et d\u2019unification des forces coopératives, M, Paré a ajouté ceci : \u201cDans cette optique, trois conditions simpo-sent pour la réorganisation de notre Conseil de la Coopération du Québec : 1)\tQu\u2019Il planifie son action, celle des secteurs coopératifs et des coopératives; 2)\t^Qul\u2019ll soit et se sente bien la tête du mouvement coopératif québécois; 3)\tEnfin \u2014 et c\u2019est une condition sine qua non - qu\u2019on lui donne pour le diriger \u2014 parti-cullèrement au poste de directeur général \u2014 des hommes de valeur, compétents, dévoués et efficaces\u201d.Dans l\u2019édition de la semaine prochaine, nous présenterons encore d\u2019autres échos de ce Congrès qui, nous l\u2019espérons bien, ne restera pas sans lendemain.tels que les grains et les pâturages.Il faut aussi, évidemment, que le producteur, aussi blenque le spécialiste, tiennent compte des autres facteurs tels que les problèmes de régie et d\u2019hygiène\u201d.Le programme d\u2019alimentation pour bétail laitier, tel que préparé par le service des grains et moulées de la Fédérée, en collaboration étroite avec ses spécialistes ennutrltlonanimale, tient précisément compte des opinions exprimées par le Dr Nickolalchuck.Ce programme offre à l'agriculteur quelques méthodes lui permettant de tirer le meilleur parti possible des aliments qu\u2019il produit sur sa ferme et qui, en définitive, lui coûtent le moins cher.Peu Importe les politiques de prix appliquées à i\u2019agriculture et, plus particulièrement à l\u2019Industrie laitière, le producteur progressif demeure constamment conscient de tenir le prix de revient du lait au plus bas niveau possible.C\u2019est dans cet esprit que les spécialistes de la Fédérée ont préparé un dépliant exposant un programme d\u2019all-mentatlon pour bétail laitier.Tout producteur peut se procurer ce programme en s'adressant directement à sa meunerie coopérative locale ou a la Cooperative Fédérée deJQuébec, 4394, rue St-Ambrolse, à Montréal, ou à 150, rue St-Pierre, a Québec, Il est entendu que ce dépliant est offert gratuitement.L\u2019alimentation de» bovins TENIR COMPTE DE LA PRODUCTION DE LA FERME PAGE G-LA TERRE DE CHEZ NOUS-LE 25 NOVEMBRE 1964 mmmm\tl\u2019inmniiiTiinr iiiir nr nitrnrft llfp:* tWlON\tL A6R CULTURE VUE DE QUEBEC Slr£\t1\t Le poids de ces deux porcs diffère de 16 livres.Celui de gauche a été nourri, de sa troisième à sa neuvième semaine, avec le mélange médicamenté AUREO S.P\u2014250; celui de droite a reçu l\u2019alimentation habituelle.L'AUREP S.P\u2014250 constitue un nouveau et puissant additif, qui non seulement augmente la croissance de 87 pour cent, mais réduit de plus les pertes causées par la diarrhée bactérienne, la rhinite atrophique et la pneumonie bactérienne, affirment les Spécialistes de la Compagnie Cyanamid of Canada Ltd.UNE IMEItllE DANS TON .JAIID1N par L.A.ROCHE L'homme se distingue desanl-maux d\u2019une foule de façons mais l\u2019une des principales est le fait qu\u2019il puisse exprimer sa pensée et l\u2019inscrire sous la forme de signes que d\u2019autres hommes sont capables de comprendre.Il y a bien des années, l\u2019homme marquait les murs des cavernes de France de dessins qui exprimaient sa pensée, ses émotions et ses rêves.Dans les caves du nord de l\u2019Afrique 11 laissa sur des parchemins l\u2019histoire de sa vie.Chaque auteur laissait un écrit et seul l\u2019original était à la portée des lecteurs.A Rome et en Grèce înt pensa que toute la population >t les générations futures alme-alent Urent les poètes et les ompositeurs du temps, c\u2019est lors que l\u2019on décida de faire opler les livres.Les copistes e multipliaient Jusqu\u2019au Jour i l\u2019on Inventa l\u2019Imprimerie, ujourd\u2019hul, pour quelques sous, jus pouvons acheter, a peu jurés >ut ce qui s\u2019écrit et même \u2022aucoup mieux que cela, 11 est isslble d\u2019emprunter pour rien, une bibliothèque, tous les 11-¦es que nous voulons.Le cultivateur en général souf-e cependant d\u2019une lacune dans itre système, 11 ne dispose que irement d\u2019une bibliothèque qui Mt bien adaptée à ses besoins à ses goûts.Il y a cinquante as, un Ecossais du nom de tacDonald, essaya de résoudre e problème et laissa au Collège ul porte son nom, le soin d\u2019or-;anlser une bibliothèque ambu-ante qui apporterait aux cultivateurs les livres qu\u2019ils désirent et ceux dont ils ont besoin.La bibliothèque ambulante du Loliege MacDonald ne sert tjue les comtés entourant le college et possède surtout des livres ' écrits en anglais.Un assistant bibliothécaire est sur la remorque et conseille les cultivateurs sur le choix de leur lecture.Cette bibliothèque passe de ferme en ferme régulièrement et habituellement une fols par mois.SI nous lisons en moyenne un livre par mois, soit 12 livres par an, nous enrichissons nos connaissances à un rythme équivalent à ce qui est nécessaire pour l\u2019évolution moyenne de notre Intelligence.Malheureusement, ^els sont, parmi les cultivateurs, ceux qui Usent au moins un livre par an?U y a une foule ne livres qui peuvent nous apporter un enrichissement, qui éventuellement peuvent nous aider ^ns notre métier de cultivateur., présentement un livre sur ta revolution agricole de Cuba, ecl est en ligne avec les événe-™entf cle ja politique mondiale Plus d\u2019etre plein de renseignements sur l\u2019agriculture de ce J5- Le tout peut nous donner e foule d\u2019idées sur notre pro- Pte agriculture.pour nos gouvernements, nous sommes toujours à organiser des collectes pour une foule d\u2019organisations plus ou moins rentables.Pourquoi ne pas organiser une banque provinciale de livres et demander au gouvernement d\u2019organiser le service de distribution, le bibliothèque.Notre organisation,^l\u2019U.C.C.ne demanderait peut-être pas mieux que de prendre la direction de cette campagne monstre pour une bibliothèque de plusieurs millions de livres qui pourraient intéresser notre classe agricole.Le gouvernement, devant cet effort de tous ne pourrait refuser d\u2019organiser un service de camions-remorques et de bibliothécaires qui auraient leur point d\u2019attache Québec.-A deux mois, approximativement de la prochaine session provinciale, Il est permis de se poser certaines questions sur les projets que le gouvernement entend endosser au cours de 1965, particulièrement en ce qui a trait à l\u2019agriculture et à sa politique de consolidation de la ferme familiale.Depuis quelques semaines, 11 semble en effet que le ministère de l\u2019Agriculture bouge un peu plus sur ses propositions, poussant même plus loin que les arguments pour susciter leur application pratique.LES SOCIÉTÉS D\u2019AGRICULTURE A Rlmouskl, lors d\u2019une Journée d\u2019étude à laquelle participait le ministre, M.Alcide Courcy, les cultivateurs ont mis en doute l\u2019efficacité réelle des Sociétés d\u2019A-grlculture qui seraient des organismes régionaux dépassés par le temps.Les suggestions furent a l\u2019effet de diriger plutôt ailleurs les subventions gouvernementales allouées à ces sociétés.Aucune décision n\u2019a été rendue par le ministre mais 11 est déjà acquis que, lors de la prochaine session, le sujet rebondira dans les débats de la Chambre, LES COOPÉRATIVES Le problème de la production et de la mise en marché des produits agricoles devra trouver solution au sein des coopératives des plans conjoints et des offices de producteurs.Selon M.Courcy, 11 Importe que les coopératives dans nos écoles d\u2019agriculture, si bien répartie à travers la Province.Aide-toi, le ciel t\u2019aidera et ne Jette pas la pierre dans le jardin du voisin.Perspectives porcines Nous sommes toujours a la ^cherche de demandes spéciales Les ventes de porcs seront plus considérables durant le dernier trimestre de l\u2019année en cours et les prix seront un peu moins élevés que durant la période correspondante de l\u2019an dernier, prévoit-on au ministère de l\u2019Agriculture du Canada.Les expéditions atteindront probablement leur sommet enfin d\u2019octobre et en novembre pour diminuer un peu en décembre.On s\u2019attend que les prix demeurent près de leur niveau actuel.Au 1er septembre, on comptait 5.9 millions de porcs sur les fermes canadiennes ou 6 pour «cent de plus que l\u2019an dernier, selon un relevé du Bureau fédéral de la statistique.L\u2019accroissement des effectifs était de 2 pour cent dans l\u2019est et de 12 pour cent dans l\u2019ouest du Canada par rapport au 1er septembre 1963.D\u2019après les réponses fournies par les cultivateurs, il se peut que les mises-bas augmentent de 9 pour cent dans l\u2019Est et de 30 pour cent dans l\u2019Ouest.Ce serait une augmentation totale de 278,-000 au pays, soit 16 pour cent de plus que l\u2019an dernier.SI l\u2019on se fonde sur le relevé du Bureau fédéral de la statistique, les expéditions se totaliseront à 1,859,000 têtes durant le dernier trimestre de 1964, c\u2019est-à-dire une moyenne de 143,000 par semaine.C\u2019est 5 pour cent de plus que durant les trois derniers mois de 1963 et le volume le plus élevé depuis le dernier trimestre de 1959.Dans l\u2019est du pays, on s\u2019attend que les arrivages hebdomadaires se chiffrent en moyenne par 91,-500 unités en octobre, novembre et décembre, soit une hausse de 2 pour cent sur ceux de l\u2019an dernier, même période; dans l\u2019ouest la moyenne des arrivages hebdomadaires, pendant le meme tri-, mestre, serait de 51,500 têtes ou 11 pour cent de plus qu\u2019il y a un an.s\u2019attachent surtout à un objectif précis ; celui^de réduire le plus possible le coût de production de leurs membres, d\u2019améliorer constamment cette même production agricole et de concentrer la production en fonction des sols et par un travail collectif afin de pouvoir rencontrer facilement la concurrence sur notre propre marché domestique.EN PRÉVISION DE 1967 Entre-temps, dans la province, on constate que la plupart des cités et villes se préparent activement à recevoir le flot touristique prévu pour 1967, alors que Montréal ouvrira son exposition universelle.Mais également, un effort gigantesque est entrepris par le gouvernement pour que la belle province arbore son vrai caractère typique français.De plus, dans les milieux ruraux, des projets d\u2019envergure fantastique sont entrepris en vue de la promotion touristique qui devrait, en Amérique du Nord, nous être plus particulièrement profitable, C\u2019est ainsi que nombre de cultivateurs entendent eux aussi récolter cette manne en dotant leur ferme de station touristique.UNE AFFAIRE PAYANTE Dans sa tournée entreprise à travers la province, le ministre Alcide Courcy, de l\u2019Agriculture, s\u2019est attardé d\u2019une façon spéciale aux problèmes horticoles dans la région de Montréal où quelque deux cents délégués d\u2019organismes ruraux de dix-huit comtés se trouvaient réunis.Ce district est particulièrement Important puisqu\u2019il représente 66 p.c.des fermes horticoles du Québec, 40 p.c.des domaines spécialisés dans la grande culture et 26 p.c.des fermes avicoles.Pour relancer l\u2019agriculture et la convertir en affaire lucrative pour les cultivateurs, M.Courcy a souligne, qu\u2019a la suite d\u2019enquêtes, des mesures spéciales avalent été endossées touchant la réforme de l\u2019enseignement agricole et la régionalisation de la production.Toutefois, M.Courcy a répété qu\u2019il n\u2019appartient pas au gouvernement mais aux producteurs eux-mêmes d\u2019organiser la mise en marché de leurs produits.DES CERCLES D\u2019ÉTUDES En 1965, c\u2019est l\u2019intention du ministère de l\u2019Agriculture de mousser une autre formule nouvelle destinée à rehausser non seulement les connaissances des producteurs mais également leurs revenus.On proposera au Québec la formation de cercles d\u2019études où les cultivateurs désireux de profiter de technique niques nouvelles, pourront étudier les problèmes connexes à la rentabilité de leur ferme par un meilleur rendement des capitaux, de la machinerie, de la main d\u2019oeuvre, la variété de la production, des cultures et de l\u2019élevage, en fonction des sols et du marché.Des experts du gouvernement se rendront sur les lieux pour entamer le dialogue.SUR LE PLAN NATIONAL Par ailleurs, tout indique que sur le plan national, puisque le Québec veut récupérer d\u2019Ottawa tous ^ses droits prioritaires en matière de taxation afin de pouvoir utiliser ces revenus selon les besoins les plus importants de l\u2019heure, le comité parlementaire de la constitution sera en mesure de déposer son rapport devant l\u2019Assemblée Législative au parlement de Québec, dès la prochaine session de 1965 et présenter des conclusions pratiques touchant les modifications à apporter à l\u2019acte confédératif canadien pour permettre à la province de Jouir encore plus de son autonomie.Pour le premier trimestre de 1965, les ventes totales atteindraient 1,918,000 têtes ou 147,-500 par semaine, soit 4 pour cent de plus que pour l\u2019année antérieure.Dans l\u2019Est, on prévoit des expéditions moyennes de 92,800 unités par semaine, la hausse la plus marquée devant survenir au Québec.On prévoit que les expéditions de l\u2019Ouest atteindront une moyenne de 54,700 porcs par semaine, l\u2019augmentation étant répartie assez uniformément dans les trois provinces des Prairies, Les prix en janvierufévrier et mars 1965 seront légèrement inférieurs à ceux de cet automne et un peu moindres que durant le premier trimestre de 1964.Les ventes prévues au cours des deuxième et troisième trimestres de 1965 demeureront probablement supérieures de 5 pour cent à celles de 1964, le gros de l\u2019augmentation provenant toujours de la région des Prairies; la hausse dans l\u2019Ouest correspondra à 11 pour cent.L\u2019Est marquera une augmentation de 2 pour cent, surtout dans l\u2019Ontario et les provinces de l\u2019Atlantique.Durant la période avril-septembre 1965, les prix seront déterminés dans une large mesure par la situation aux Etats-Unis où, cet hiver, les fermiers projettent une réduction prononcée dans le nombre des mises-bas.Aux Etats-Unis on prévoit une diminution ïïes ventes en 1965, ce qui devrait se traduire par un relèvement de la moyenne des prix.Cependant, un accroissement de 4 ou 5 pour centjdes ventes au Canada durant la même période pourrait bien empêcher nos prix d\u2019enregistrer une hausse proportionnellement aussi marquée qu\u2019aux Etats-Unis.(Comm.) DE LA \u201cROYALE\" PEUT VOUS EPARGNER DE L'ARGENT Les prêts agricoles du Québec, aux termes de la nouvelle loi de l\u2019amélioration des fermes (Québec) sont offerts aux agriculteurs de la province, par l\u2019intermédiaire de la Banque Royale, pour plusieurs fins utiles\u2014renouvellement de bétail, achat de machinerie et outillage, construction et rénovation de bâtisses, modernisation des systèmes d\u2019eau et d\u2019électricité, etc.Le Gouvernement de la Province de Québec remettra aux emprunteurs, par l\u2019intermédiaire de la banque, un rabais de 3% par an, sur l'intérêt\u2014en fait, vous recevrez la moitié du montant de l\u2019intérêt payé sur le prêt.Pour plus de détails, consultez votre gérant local de La Banque Royale du Canada.& BANQUE ROYALE 6Z-3F LE 25 NOVEMBRE 1964-LA TERRE DE CHEZ NOUS-PAGE 7 MINISTERE DE L\u2019AGRICULTURE ET DE LA COLONISATION AU SERVICE DE LA FERME FAMILIALE Rédigé en collaboration Chef de la rédaction: P.CARPentier agronome au service de l\u2019Information Reproduction autorisée en donnant crédit aux aufeurs NI.Coiircy rencontre les cultivateurs du bas St-Laurent-Gaspe'sie-Iles-de-la-Nladeleine Nécessite d\u2019une nouvelle politique canadienne de l\u2019industrie laitière.La tournée de M.Courcy et des hauts fonctionnaires du ministère de l\u2019Agriculture et de la Colonisation s\u2019est poursuivie à Rlmouskl, ces Jours derniers, cù pour cette sixième et avant-dernière assemblée régionale, s\u2019étalent réunis quelque cinq cents délégués de groupements agricoles du district no 1, formé de dix comtés de la rive sud, de l\u2019Islet à Gaspé Inclusivement.S\u2019adressant à une assemblée composée surtout de producteurs laitiers, 1 e ministre Courcy a Insisté sur le caractère national que doit avoir la solution au problème des bas prix du lait Industriel; 11 a exprimé sa confiance dans l\u2019Instauration prochaine d\u2019une nouvelle politique laitière fédérale complètement rénovée, aboutissement logique des efforts conjoints actuels des gouvernements du Québec et autres provinces canadiennes de l\u2019Est et de celui d\u2019Ottawa.Le ministre a prix contact et dialogué avec des représentants de l\u2019U.C.C,, de coopératives agricoles, de sociétés d\u2019agriculture, de cercles de fermières et de l\u2019U.C.F.R., dégroupements économiques et plusieurs^ fonctionnaires de son ministère.H a fait une brève visite à l\u2019école d\u2019agriculture de l\u2019endroit et 11 a adressé la parole aux étudiants après quoi, avec quelques-uns de ses collaborateurs, 11 fut l\u2019hôte du supérieur du séminaire de Rlmouskl, Mgr Antoine Gagnon, à l\u2019occasion d\u2019un dfner Intime.Recrudescence de la maladie de Newcastle Les épizooties de la maladie de Newcastle au Canada ont été près de deux fois plus nombreuses au cours des onze derniers mois que durant toute l\u2019année financière 1962-1963.Un fonctionnaire de la Direction de l\u2019hygicne vétérinaire, au ministère de l\u2019Agriculture du Canada, signale à ce propos que c\u2019est le temps de rappeler aux aviculteurs les moyens de lutte préventive contre cette maladie.Il arrive assez souvent que les visiteurs propagent le virus sur les pneus d\u2019automobile ou sur leurs souliers en passant d\u2019une basse-cour à l\u2019autre, mais la maladie se propage bien davantage par les camions et les cages de livraisons\u2019 des volailles destinées aux marchés.Lorsque la maladie s\u2019introduit dans un troupeau de remplacement, l\u2019aviculteur peut s\u2019attendre à bien des ennuis.11 est tenu de déclarer immédiatement au ministère de l\u2019Agriculture cette maladie dont les symptômes sont l\u2019alanguissement menant à la paralysie, et chez les poules adultes, la baisse de la ponte.Un vétérinaire du ministère fédéral de l\u2019Agriculture doit alors faire l\u2019inspection des lieux et étudier les mesures à prendre pour circonscrire la maladie: vaccination, désinfection des lieux et destruction des carcasses.Les autorités provinciales et fédérales recommandent la vaccina- tion préventive dans les régions qui ont eu à souffrir de la maladie de Newcastle.Au Canada, les principales infections ont frappé le Québec et la Colombie-Britannique, mais l\u2019Ontario eut son tour en 1963, lors de premières manifestations dans cette province depuis plusieurs années.Cette maladie est pratiquement inconnue dans les Prairies et dans les provinces atlantiques.La maladie a été identifiée en 1926 à Newcastle (Angleterre) d\u2019où son nom, mais elle est apparemment originaire de l\u2019Indonésie.En Asie, elle prend une forme virulente et la mortalité atteint parfois 100 p.100.Aux Etats-Unis, où la maladie est connue sous le nom de pncumo-encépha-lite, et au Canada les pertes sont beaucoup moins élevées.Par exemple, au cours des onze derniers mois la mortalité a varié de 2 à 40 p.100.La_ maladie de Newcastle a entraîné de lourdes pertes au Canada dans les premières années.Au cours de l\u2019année financière 1950-1951, le gouvernement a versé près de 1 million de dollars à titre d\u2019indemnités pour la destruction des troupeaux malades.Le programme de destruction obligatoire et d\u2019indemnisation a été discontinué en 1954, mais la maladie demeure de déclaration obligatoire en vertu d\u2019une disposition de la loi canadienne sur les épizooties.U) v hn Photographie prije Jor* d\u2019une a5sem.blee d\u2019information ?\u2022nue récemment.On ?\u2022connoit, de gauche à droite: MM.Jos, Audet, chef de |0 Division de la Vulgarisation; Roméo Lalonde, sous-ministre conjoint; l\u2019hon.Alcide Courcy et M.Ernest Mercier, sous-ministre qui adresse la parole.M.Courcy a souhaité la bienvenue aux agriculteurs réunis pour le colloque, les Invitant à échanger des Idées avec la.direction de son Ministère et à discuter des différents problèmes auxquels Us ont à faire face.Après les exposés de l\u2019agronome régional, M.Adrien Martin, sur l\u2019agriculture du Bas St-Laurent et de la Gaspésle, du sous-ministre M.Ernest Mercier, sur les objectifs et le rôle du ministère de l\u2019Agriculture et de la Colonisation, ainsi que du directeur de la Production et de la Mise en marché, M.Lucien Blsson-nette, sur la régionalisation des cultures et des élevages, les auditeurs ont posé des questions qui témoignent désintérêt qu\u2019ils portent aux problèmes agricoles de l\u2019heure et aux politiques du gouvernement du Québec.Le ministre a été appelé à apporter des précisions sur des mesures d\u2019assistance de son Ministère, telles que la subvention à l\u2019achat des engrais chimiques, l\u2019encouragement à l\u2019emploi de la pierre à chaux, l\u2019aide au transport des animaux dans les centres éloignés des abattoirs, l\u2019aménagement rural, le crédit agricole maintenant plus généreux et d\u2019accès plus facile qu\u2019autrefols.Une question sur l\u2019opportunité des subventions aux sociétés d\u2019agriculture à suscité une échange de vue entre plusieurs auditeurs.Les participants ont vanté à l\u2019unisson l\u2019oeuvre passée de ces groupements, mais les opinions n\u2019ont pas été unanimes sur l\u2019à-propos de leur existence dans l\u2019avenir, à moins que leurs dirigeants n'introduisent plus d\u2019orl-glnallté dans les programmes.A l\u2019Invitation d\u2019un délégué, M.Courcy a rappelé le but de la Loi de l\u2019acquisition des terres libres qui autorise l'achat des terres patentées afin de favoriser l\u2019agrandissement d\u2019établissements trop exigus pour être rentables et la consolidation des paroisses.Aux exploitants susceptibles de bénéficier de cette législation, le ministre a suggéré d'en étudier les modalités et les avantages avec leur agronome, En terminant, le ministre Courcy a fait appel à la loyauté des agriculteurs.Il a Insisté pour qu\u2019ils maintiennent leur appui aux organismes syndicalistes et coopératlstes qu\u2019ils se sont donnés.Il leur a demandé d\u2019envisager d\u2019une façon aussi réaliste que possible les objectifs de la planification de l\u2019agriculture ré- de terre, permettent de beau glonale dont les premières réall- espoirs, satlons, dans l\u2019élevage des mou-\tJ.il.ROY, tons et la culture de la pomme\tagronome -\u2014U M.Courcy dirigera la délégation du Québec à la conférence sur l\u2019aménagement rural Le ministre de l\u2019Agriculture et de la Colonisation, monsieur Alcide Courcy, à titre de ministre responsable de loi ARDA au Québec, dirigera la délégation de la Province à la conférence fédérale-provlnclale concernant l\u2019aménagement rural qui aura Heu du 25 au 27 novembre, à Montréal, n sera accompagné du sous-ministre, M.Ernest Mercier; du président du Comité permanent de l\u2019aménagement des ressources (CPAR), M.J.-B.Bergevln; du directeur de l\u2019aménagement rural au Québec, M.Cyprlen Pelletier; et du secrétaire permanent du Comité ministériel de planification, M.Maurice Joubert.La conférence, convoquée par le ministre fédéral des Forêts et de l\u2019Aménagement rural, M.Maurice Sauvé, a pour objet principal de reviser la loi et d\u2019étudier les conditions d\u2019un nouvel accord au sujet de l\u2019ARDA, entre le gouvernement d\u2019Ottawa et ce- lui de chaque province, etporant sur la période de 1965-1970, Tel que déjà annoncé, le projet prh voit une dépense fédérale le $175 millions durant cettepùi-de de cinq ans et, pour les provinces, une dépense globale presque égale.Depuis l\u2019adoption par la U :1s-lature, en mars 1963, de la i-ol de l\u2019aménagement rural et du développement agricole, Quels: a soumis à Ottawa une quarantaine de projets d'aménagement au coût approximatif de $16.6 millions.A ce Jour, les projets acceptés représentent des déboursés de $10.4 ml Ions à partager également ent.¦ le proving clal et le fédéral.On sait que l\u2019ob, tlf principal du programme ARDA est d'améliorer la situation économique et sociale et l\u2019utilisation des res< sources dans les réglons rurales! J.B.R.' Plus de lait par vache Au Québec, la production annuelle de lait par vache s\u2019est accrue de 1,200 livres depuis 1950, pour atteindre 6,367 livres l\u2019an passé, soit une augmentation totale de 23% ou de 1.8% annuellement.En terme de production globale, cette amélioration du rendement qu\u2019a accompagné un accroissement numérique des troupeaux s\u2019exprime par une majoration de 1.8 mlllard livres de lait en 13 ans.Voilà ce qui révèlent les plus récents statistiques.Cette tendance vers une meilleure productivité par vache se manifeste de façon soutenu depuis une trentaine d\u2019années.Il est fort probable qu\u2019elle se maintiendra dans l\u2019avenir.L\u2019existen- ce de nombreux troupeaux dont le rendement en lait dépasse de beaucoup la moyenne de la Province témoigne des vastes possibilités d\u2019amélioration qui s\u2019of-frent aux éleveurs compétents.L\u2019Ontario obtient de ses vaches une production de 7,143 livres de lait par an alors que jj moyenne canadienne est de 6,6 livres, une amélioration de 35,s depuis 1950.\t.L\u2019éleveur du Québec a tou Intérêt à poursuivre ses effor pour un meilleur rendement Iiü-tler, car une production annue minimum de 7,000 livres de m par vache est l\u2019une des conditio d\u2019efficacité des 40,000 fer1\"® laitières spécialisées de la * vlnce.PAGE 8\u2014 LA TERRE DE CHEZ N0US-LE 25 NOVEMBRE 1969 Création d\u2019un comité d'étude des problèmes agricoles du N.-O.québécois La créatlond\u2019uncomltéd\u2019étude des problèmes agricoles du Nord-ouest québécois, formé de représentants des groupements ruraux des comtés de Rouyn-Noranda, Témlscamlngue, Abitibi-est et Abltibl-ouest, a été préconisée par un groupe de participants à l\u2019assemblée d\u2019information que tenait à Rouyn, le 17 courant, le ministre de l\u2019Agriculture et de la Colonisation, M.Alcide Courcy.Les promoteurs de ce projet ont fait valoir que chaque région de la Province, a ses caractères et ses besoins propres et, que de ce fait, elle doit avoir un programme agricole élaboré à partir des conditions et des^ exigences qui lui sont particulières.L\u2019à-propos d\u2019un tel programme découlerait d\u2019études portant sur une région homogène quant à la nature des fermes, aux marchés dlspo- Dans un article publié récemment, on a signalé les qualités physiques d\u2019un bon étalon et l\u2019Importance de faire un choix basé sur ces qualités.La chose est d\u2019une Importance telle que les gouvernements ont depuis longtemps légiféré sur le sujet.Les détails qui suivent vous Intéresseront sûrement.Dans la province, Incidemment, la monte publique des Juments est régie par une loi dite de l\u2019Enrôlement des Etalons dans le Québec.Cette loi est elle-même mise en application par l\u2019entremise du Comité de surveillance des Etalons nommé par le Conseil d\u2019Agrlculture, le 19 mars 1919.Soulignons d\u2019autre part, qu\u2019à l\u2019article 10 des règlements régissant le Comité de surveillance des Etalons, Il est stipulé que : Après le premier Janvier 1920, aucun propriétaire ou possesseur d\u2019étalon ne peut l'offrir ou l\u2019employer pour la monte des Juments appartenant à autrui avant de l\u2019avoir présenté à l\u2019inspection et d\u2019avoir obtenu un permis de monte, émis à cette fin par le Comité de survelllan- nlbles et au niveau économique des exploitants.Son établissement et la fixation des objectifs nécessiteraient la participation des Intéressés qui, au sein d\u2019un comité spécial, pourraient s\u2019exprimer par la voix de leurs groupements.Ainsi serait rendue possible, l\u2019élaboration d\u2019un programme régional de conception réaliste.L\u2019agronome régional du Nord-ouest, M.Joseph Lallberté, animateur du colloque auquel a donné lieu la réunion entre les participants et la direction du ministère de l\u2019Agriculture et de la Colonisation, s\u2019est dit prêt à concrétiser le projet d\u2019un tel comité approuvé par l\u2019assemblée.Au cours du dialogue, il a été souligné que la production agricole du Nord-ouest est déficitaire en regard des besoins, sauf ce des Etalons.A noter également que le permis en question est annuel.A l\u2019epoque, on le sait, les reproducteurs de race se trouvaient en nombre Insuffisant dans la province et, pour cette raison, la loi précitée tolérait l\u2019emploi des étalons croisés pour la monte publique.Toutefois, on ne tarda pas à manifester une certaine appréhension quant aux résultats possibles d\u2019une telle pratique.En effet, du procès-verbal d\u2019une séance du Comité de surveillance des Etalons, tenus à Québec le 17 Janvier 1924, on extrait ce qui suit : \"Laquestion de fixer une époque pour prohiber l\u2019usage des chevaux croisés pour la reproduction est alors étudiée dans tous ses détails\u201d.Et l\u2019on revient assez régulièrement à la charge à ce sujet, Jusqu'à ce que l\u2019arrêté ministériel no 64, en date du 20 Janvier 1928, vienne amender les règlements du Comité de surveillance des Etalons et prohiber après le 1er Janvier 1929, l\u2019acceptation pour la monte de tout nouvel étalon croisé./.Antoine GIMONT, agronome pour le beurre, et que l\u2019on doit avoir pour première préoccupation de mieux satisfaire la consommation dans la mesure où 11 est économique de le faire.Les possibilités de l\u2019élevage des animaux de boucherie dans la région ont fait l\u2019objet de plusieurs échanges de vues.Grâce à une mesure d\u2019assistance régionale spéciale, des centaines de bovins de boucherie ont été placés dans les fermes du Nord-ouest depuis deux ans.Cette Initiative a pour but, non de substituer les animaux de boucherie aux bovins laitiers dans les exploitations ou la production du lait est avantageuse, mais bien d\u2019activer l\u2019élevage des bovins de boucherie dans les paroisses de colonisation où cet élevage permet une utilisation plus profitable des grandes étendues de terre herbagère afin de consolider les fermes et d\u2019aider à les rendre plus rentables.C\u2019est pourquoi le ministère de l\u2019Agriculture et de la Colonisation offre une aide spéciale pour l\u2019Introduction de bons animaux de type à boucherie, dans les comtés Rouyn-Noranda et Témlscamlngue.Plusieurs agriculteurs de la région s\u2019interrogent, cependant, sur la rentabilité de cet élevage et ont demandé au Ministère de poursuivre ses études sur le coût de production et les revenus éventuels de cette production.Le ministre Courcy a fait part de son Intention de faire poursuivre de telles études, à condition que les éleveurs collaborent en tenant une bonne comptabilité et en fournissant les données requises.En réponse à un auditeur, le Ministre a déclaré qu\u2019en organisant la production et la cueillette des bleuets au sein de bleuetières communautaires,_ 11 espérait que reviendrait l\u2019âge d\u2019or du bleuet dans la région.Mais 11 faudra mettre de l\u2019ordre dans la commercialisation, a commenté M.Courcy, et à cette fin les cuellleurs réunis en syndicats devront se donner les règlements qui s\u2019imposent en la matière et voir eux-mêmes à la mise en marché afin de retirer le maximum de leur production, en supprimant les Intermédiaires inutiles.J.B.ROY, agronome La loi protège les éleveurs de chevaux ¦ 1 **- ?Membres de la direction du Club des Eleveurs de Bovins Canadiens, pour le district^no 5.Dans l\u2019ordre habituel, assis; MM.Andrea St-Pierre, J.-P.Côté, Hosea Gognon et Jean Dion.Debouts; M.Sorel et M.Eugène Laflamme.Dix fois son poids en lait \"En dépit du fait que la production laitière ait été un peu moindre que celle de l\u2019an dernier, Ici à la Ferme de Descham-bault, elle se situe à 9,000 livres de lait comme production moyenne du troupeau\u201d.C\u2019est ce que déclarait récemment M.Andréa St-Pierre, lors de l\u2019assemblée annuelle des éleveurs de bovins canadiens pour le district no 5, tenue à la Ferme-Ecole provinciale de Deschambault.Comme à l\u2019accoutumée, la réunion débuta par les mots de bienvenue du président, M.Jean-Paul Côté et de M.A.St-Pierre, régisseur qui fit une brève description de la Ferme dont 11 a la direction depuis 24 ans.U rappela les travaux principaux poursuivis dans cette Institution gouvernementale; expériences et recherches en horticulture, en floriculture et en élevage, principalement de chevaux et bovins Canadiens.Puis à titre de conseiller technique et de classificateur officiel pour l\u2019Association des Eleveurs d\u2019animaux Canadiens, M.St-Pierre rappela les qualités et les défauts de cette race, défauts qui disparaîtront d\u2019autant plus rapidement que les éleveurs se montreront plus soigneux dans la sélection et le choix des reproducteurs.M.Sorel donna un résumé des activités de la Société qui accuse une forte augmentation dans le nombre des enregistrements, tant mâles que femelles.L\u2019Insémination, dlt-U, pour les petits troupeaux, sous plusieurs aspects est préférable à l\u2019achat d\u2019un taureau.M.Adalbert Marcoux, agronome, classificateur pour le ministère de l\u2019Agriculture du Canada, souligna le fait que le veau de race Canadienne fournit d\u2019excellents veaux de lait, n Incita ensuite chaque membre à manifester plus d\u2019intérêt à la société d\u2019éleveurs à laquelle 11 appar-tlenL \u201cChaque éleveur, dlt-11, doit être lui-même un propagandiste de la race d\u2019animaux qu\u2019il élève.C\u2019est le devoir de chacun de crier ses qualités sur la place publique\u201d.Le secrétaire du club, M.Jean Dion, fit lecture du rapport de la dernière assemblée.L\u2019après-mldl fut consacré à la classification détaillée de deux Jeunes taureaux et de trois vaches.Des prix pour cette^exper-tlse furent décernés à MM, Roland Guillemette, J.-P.Côté, Marc Béland, Benoit Matte, Eugène Laflamme et Hoséa Gagnon.Ont été élus à la direction du Club pour la prochaine année: MM.J.-P.Côté, président; Hoséa Gagnon et Jean-Marie Blgué, respectivement premier et second vice-président, et secrétaire M.Jean Dion.Les aviseurs techniques seront MM.Andréa St-Pierre et Jean-Marc Bélanger, agronomes.Les agronomes Roy, Lavallée, Faust et Thlffault ont également' adressé la parole au cours de cette Journée.Paul CARPENTIER, agronome.Division de l'Information A St-Tite Activités de la Société d\u2019agriculture ¦¦ ¦ 1 ** * \u201e ¦ Wê m* ' :v:: .Un groupe de beaux chevaux Canadiens phofographié à la Ferme-Ecole de Dose am au Plan, extrême droite, on distingue deux nouvelles constructions, l\u2019écurie et la bergerie.Cette association d\u2019agrlcu.teurs évolue dans une région du Saint-Maurice qui a été et est encore plus forestière que purement agricole.Elle tient cependant une exposition chaque année et ses concurrents^ du concours d\u2019embellissement à un souper Intime dans la salle paroissiale de St-Tlte.M.Justin Carpentier a présidé cette soirée Intime à laquelle ont pris part une centaine d\u2019invités dont le doyen des agronomes du Québec, M.Jean-Charles Magnan, conférencier Invité, M.le Chanoine Paquln, curé de St-Tlte et M.Jean-Paul Matte, député de Champlain aux Communes.M.P.-H.Maranda, agronome officiel, a agi comme maître de cérémonies.Voici les noms et adresses des gagnantes régionale et paroissiales du concours d\u2019embellisse- ment; GAGNANTE REGIONALE, Mme Maurice Béland, Ste-Thècle.GAGNANTES PAROISSIALES: Mesdames Joseph Belleville, St-Joseph de Méklnac; Bernard Duchemln, St-Thlmo-thée; Adélard Paquln, St-Tlte; Léo Béland, Ste-Thecle.Au cours d\u2019une allocution vivante et très Imagée, M.Magnan a rappelé de nombreux souvenirs de sa carrière agronomique de 50 ans, y compris ce qu\u2019il se plaît à appeler son \"aventure électorale de 1945 alors qu\u2019il est retourné chez lui avec le consentement de la majorité des électeurs de Portneuf\u201d! M.Magnan a loué le travail d\u2019apostolat agronomique de M.Maranda et a demandé a ses auditeurs de faire toujours confiance à leur agronome qui ne demande qu\u2019à SERVIR, selon la devise de la Corporation des agronomes du Québec.LE 25 NOVEMBRE 1964-LA TERRE DE CHEZ N0US-PAGE 9 Le roman-feuilleton de la TCN ¦ v\"; ¦ '_________________________ ifppl ttr (suite et fin) 0 un texte inédit de Daniel D'ARTHEZ 17 octobre 1948 Elle est seule.Elle pleure sa peine.Seul je suis.Le poids des paroles qu'elle a tues m'accable.Brisée, pantelante, elle m'attend.Fourbu, apeuré, Je la Ms.Qui l'emportera ?Qui s\u2019avouera vaincu 7 Le vainqueur ne le sera-t-il que pour etre prisonnier du vaincu 7 21 octobre 1948 A quoi bon vivra la passé 7 Seul l'Instant qui passe a de Ut valeur.Le temps est et, déjà, il n\u2019est plus.Avant même que le présent ne soit passé, le Mur est présent.C\u2019est se détruire que de vouloir se réaliser dans le passé.L\u2019action est actuelle.Elle ne vaut que pour le Mur.Je rejette ce qui reste du souvenir.Il ne saurait que nuire.A nous deux Mur ! 1 janvier 1949 Pour se réaliser, faut-il se perdre 7 Faut-il exclure tout ce qui n\u2019est pas ce qu\u2019on a voulu 7 Le risque n\u2019est-il pas alors de restreindre sa destinée 7 H faut opter.Mais le choix même Umlte la liberté.L\u2019agir peut-11 être à la fols libre et limité ?Se réaliser ne devlent-11 pas le développement supérieur que d\u2019une partie de ce qui fait qu\u2019on est sol et non un autre ?1 5 février 1949 Chacun est présumé avoir voulu les conséquences naturelles de ses actes.Mais est-on responsable des résultats non voulus 7 Peut-on accepter qu'un acte soit posé, mais en refuser les circonstances 7 Je suis responsable des liens que Je crée.Je suis responsable de celle qui se donne à moi; qui crie vers moi; qui ne veut que moi.Pourquoi ai-je accepté d\u2019être aimé sachant ne pouvoir aimer 7 REMERCIEMENT A ST-ISIDORE Un abonné désire remercier publiquement St-lsidore pour la guérison d'un animal.Brevets d\u2019invention MARQUES de COMMERCE en tous pars ROBIC & B AST I EN 2100, rue Drummond MONTREAL 2J 28 mors 1949 Grandeur et misère de l\u2019amour humain.Amour qui se veut Infini.Amour qui n\u2019est que limitation.Incompréhension de l\u2019amour qui conduit à se donner.Qui mene à être l\u2019autre avant sol-même.14 avriI 1949 Toujours est en moi la présence du temps passé.Sans cesse m\u2019habite une réalité qui lutte contre mon rejet.Je me souviens de^ ce qui n\u2019est plus et J\u2019hésite à poursuivre mon chemin.Je ne puis oublier celle qui emplissait ma solitude de sa présence.La recherche de l\u2019oubli, Je l\u2019ai vécue.Prisonnier du rejet que j\u2019ai voulu, J\u2019ai cherché à amoindrir le don qui me fut fait.Nombreuses sont les nuits qui témoignent de ma fuite.Puissant est le désordre qui ordonne ma vie.J\u2019ai recherché l\u2019amputation de l\u2019amour par la quête de l\u2019amour.J\u2019ai procuré à ma mémoire le sommeil qu\u2019apporte la fatigue du travail.J\u2019ai mutilé par le sarcasme la valeur du passé.Et pourtant Je me souviens.Pourtant Je n\u2019oublle pas.Quelle est la valeur présente du passé 7 Que représente-t-il pour moi ?Je ne le sais pas.Le poids de l\u2019absence pèse en mol.Avide de certitude, Je n\u2019ai que l\u2019Incertitude.Le passé questionne le présent.De réponse Je n\u2019en al pas.Je quitterai l\u2019ambivalence du présent.Je retournerai aux sources du passé qui survit.Oubliant le rejet, je chercherai la paix.Ne me quitte pas encore, Mi-rlanne, je reviens vers toi.Je ne sais si Je serai à toi, toi qui es à moi.Je ne sais si à nouveau je te quitterai, cette fols pour le non-retour.Je cherche a comprendre ce que tu es.Je tiens a savoir si tu m\u2019es indispensable autant que Je te le suis.Je ne désire que la tranquillité du coeur.Ne me quitte pas.Je reviens vers toi chercher la lumière.Aubry, 1 5 avri I 1949 (Midi) Ce matin, flottant à la dérive sur la rivière qui roule les derniers débris de l\u2019hiver, fut trouvé son corps.Ses yeux fixaient le ciel qui se printanlsait, PIN YS.-yS/A'S.mpn ifiiü '¦ llllii wm mm \tROUL.DE\t\tQ\tPOSES o 3% x 5\t35ç\t \tROUL.A DE\t1\t\tn POSES ^ 3A x 3'A\t(\t)0< \tROUL.on POSES DE tü 3% x4A\t\t\t1\t|00 \t[ IMPRESSION INDIVIDUEI\t\t\t-LE 05*\t ROUL.DE\tQ\tPOSES O 3'A X 5\t300 '\t\t ROUL.A DE |\tPOSES £ 3Ax3A\t4\tOO r\t IMPRESSION INDIVIDUELLE 30*\t\t\t\t mu HLddiuii l 11 L/l V I U U LL LL\tT EKTACHROME 12o-62o-i27 ou 135 (20 poses) 115 LninumiuniL\tAVEC MONTURES\t1 N.B.A ces prix, ajoutez St pour la poste et 4 ou 6% pour la taxe de vente.Pour tout autre renseignement, écrivez-nous.Enveloppes de retour gratuites.Satisfaction garantie ou argent remis.ENVOYEZ VOS PHOTOS A: PHOTO POSTE INC.CASE POSTALE 1153, QUEBEC, P.Q.L\u2019 * * k\t\u2022 \u2022 \u2022 (Suite de la page 4) familiales.Très bien et tant mi \u2022 eux pour ceux qui les reçoivent (vous êtes peut-être du nombre), au prix qu\u2019est la vie, ça tombe bien, mais cela ne refile pas tous les problèmes.Quand vous parlez des vieux qui touchent une pension et qui, d\u2019après vous, demeurent chez leurs enfants, vous prouvez votre ignorance.En connaissez-vous des vieux, qui, après avoir élevé une famille demeurent chez leurs enfants, quand ils ont une pension si petite soit-elle.Non bien sûr.Vous ignorez tant de choses qu\u2019i 1 ne vous vient pas à l\u2019esprit qu\u2019il faut des soins de médecin aux vieillards, davantage que lorsqu\u2019ils étaient plus jeunes, et que cela coûte cher.Fous en faites des chiffres, vous.Si nos gouvernants comptent par millions, vous, vous y allez beaucoup plus fort et ce qui ost mieux, vous paraissox y croire.Cela vous arrive-t-il souvent de jongler avec les finances des autres ?Alors, un conseil, voyez au plus tôt un psychiatre qui vous dirigera vers une maison de santé où vous serez hospitalisé aux frais des autres, y compris des habitants.Pour ce qui est de l\u2019instructl -on, le cultivateur, comme tout bon citoyen, tient à faire instruire ses enfants.Vous savez que les fils de la terre sont généra -lament intelligents.Pas étonnant qu\u2019il y ait parmi eux des avocats, des médecins, des notaires, des professeurs etc.Ce n\u2019est pas parce que ses revenus se chiffrent par milliers qu\u2019il réussit ce tous de force, mais bien parce que cet homme désire que ses en-fants soient de vrais citoyens et non des numéros anonymes, il a donc dû travailler 12 à 15 heures par jour selon les saisons, pour obtenir ce résultat qui a l\u2019air de vous surprendre.On sait que la crise que traverse l\u2019agriculture inquiète tous les gens bien pensants, gouvernement compris.Il est grand temps que l\u2019on fasse quelque jchose^.L\u2019employé que vous êtes, a $3,500.00 par année, est protégé de bien des façons: assurance-chômage, maladie, syndicat qui s'occupe de son salaire, etc, etc.aussi ne s\u2019inquiète-t-il pas trop.Il n\u2019en va pas de même pour le cultivateur qui n\u2019est assuré d'aucune façon.Le printemps est-il tardif ou froid ou sec, tout de suite c'est l\u2019inquiétude qui naft.Que seront les récoltes ?Si le rendement est inférieur à la moyenne, où prendra-t-il l'argent pour faire face à ses obligations ?Il ne le saura que dans 4 ou 5 mois.Vous voyez Monsieur, que le cul -tivateur a plus de problèmes que vous ne le pensiez.Trop longtemps, les autorités ont ignoré cette question, c\u2019est pourquoi notre agriculture est dans le marasme.Avec un peu moins d'ignorance que vous, sans doute, elles penchaient dans votre sens, mais les temps ont changé et on va faire quelque chose pour l'habitant, du moins nous l'espérons.Déjà, avec leur marche sur Québec, les cultivateur ont prouvé qu\u2019il fallait que cela change.Vous voyez que vous avez parlé à travers votre chapeau, mais je doute fort que vous en portiez, de chapeau.Il n\u2019y en a pas à votre pointure, vous avez la tête trop grosse et trop vide par surcroît Profitez des vancanccs pourpren dre un repos et vous éclaircir les idées.Alors, vous aurez une plut juste conception des choses mais cela, c\u2019est à voir.Mme Télesphore Thibault, Nominingue.SOTTISES! Pour écrire de telles sottises, tu démontres tout simplement que tu n\u2019es qu\u2019un imbécile.Laisse-moi te dire que tu ne représentes pas beaucoup de gens dans la société, car je veux que tu saches qu\u2019avant de faire de telles affirmations dans un journal, tu aurais dû bien te renseigner sur notre situation.Hélas, tu ne l'as pas fuit.Un enfant pose des ctuestions pour s\u2019instmirc et ensuite, il émet franchement ses petites idées.C\u2019est normal.Toi, tu as préféré rester encroûté dans ton ignorance-crasse.Ce qui te fait parler de la sorte, c'est certainement que tu n\u2019aimes pas être obligé de payer ta juste part de taxes.Si tu es écoeuré, prépare-toi à vomir car nous préparons une marche prochaine sur Ottawu et une autre sur Québec.Bon appétit L\u2019évêque de Gospé meurt subitement ù Rome Mgr Paul Bernier, évêque de Gaspé, e^t mort subitement le21 novembre dernier, à St-Pierre de Rome, au cours de la cérémonie de clôture de la troisième session du Concile.On a annoncé que les funérailles du prélat seront probablement chantées samedi prochain, a Gaspé.La dépouille mortelle est arrivée de Rome par avion mardi à Montréal.De là, elle a été Immédiatement conduite à Gaspé.BIOGRAPHIE Son Exc.Mgr Paul Bernier est né le 18 janvier 1906, à Québec.Ayant terminé ses études au petit séminaire de Québec, il entrait au grand séminaire de la même ville qui le mena à la prêtrise.Ordonné prêtre en 1928, Mgr Bernier était en ^1952 nommé nonce apostolique à Panama et à Costa Rica et archevêque titulaire de Laodicée, en Syrie.C\u2019était alors le premier Canadien que le Saint-Siège appelait à servir dans la carrière diplomatique.L\u2019année de son ordination, en 1928, 11 était nommé secrétaire à l\u2019archevêché de Québec, fonc.tlon qu\u2019il occupa Jusqu\u2019en 1932 alors que ses supérieurs ecclésiastiques l\u2019orientaient vers les universités pontificales de Rome.Il en revenait trois ans plus tard avec les titres de docteur en théologie, docteur en droit canon et licencié en philosophie.Rentré de Rome^U devenait ehanJ celler du diocèse de Québec.Neuf ans plus tard, en 1944 11 était appelé à assumer la fonction alors nouvelle de secrétaire de la Conférence canadienne catholique, à Ottawa.Trois ans après, il se rendait dans la Ville Eternelle pour être l\u2019un des principaux secrétaires à la secrétaire d\u2019Etat de Sa Sainteté Pie XII.Il devint, en 1948, chargé d\u2019affaires à la nonciature apostolique de Panama.Le 6 août 1952, Rome le nommait archevêque et nonce apostolique en Costa-Rlca.Au siege épiscopal de Gaspé, Mgr Bernier succéda à Mgr Alblni Leblanc, décédé en 1957 dans un accident d\u2019automobile.fill NOTRE CRITIQUE Les émissions sérieuses Les Caisses Populaires et l\u2019Assurance-Vie Desjardins nous ont habitués, depuis quelques années, à des émissions d\u2019intérêt public sur des sujets sérieux.Les séries télévisées \u2018\u2018Joindre les deux bouts\u201d ne sont pas près d\u2019être oubliées.Cette année, on se penche sur la Jeunesse, sur les problèmes des \u2018\u201815-25\u201d.Le lundi soir, à 10 hres, Radio-Canada nous présente le Frère Untel, Jean-Paul Desbiens, dans des entrevues avec des jeunes de tous les coins de la province.On a sans doute misé sur la curiosité du public en allant chercher le Frère Untel comme animateur.En fait, le rôle du Frère Desbiens est assez limité.Il présente les films et les commente un tout petit peu.Toutefois, on peut trouver que les entrevues de jeunes sont trop nombreuses et pas assez approfondies.On se sent un peu perdu devant toute cette masse de témoignages.On se demande parfois où l\u2019on peut aboutir.Userait peut-être préférable de donner moins de place aux films et davantage au Frère Untel qui, lui, a sûrement quelque chose à dire.On le sent peu a l\u2019aise dans son rôle d\u2019*\u2018anlmateur\u201d.U gagnera probablement en assurance avec les émissions.Les opinions émises par les Jeunes peuvent rendre service à d\u2019autres Jeunes, aux parents et aux éducateurs.Ne seralt-il pas possible d\u2019identifier, au bas du film, le lieu de provenance des jeunes.Cela ajouterait à l\u2019Intérêt.Félicitations aux Caisses Populaires et à l\u2019Assurance-Vie Desjardins de leur apport à la cause de la Jeunesse.Contrairement à ce qui se passait ces dernières saisons, 11 n\u2019est pas nécessaire d\u2019être \u2018\u2018vertueux\u201d pour tenir le coup Jusqu\u2019à la fin de l\u2019émission.Jusqu\u2019à maintenant, on peut dire que les émissions furent assez Intéressantes pour nous empêcher de sombrer dans le sommeil.*\u2022* Les émissions féminines de l\u2019après-midi, à C.B.F.T., sont toujours très bien faites et Intéressantes.Je m\u2019en voudrais de ne pas signaler une série sur la santé, le mardi après-midi à 3 hres 30: \u201cSI la santé m\u2019était contée.\u201d.Depuis quelques semaines, des entrevues fort au point d\u2019une gynécologue, le Dr Fortier, par l\u2019intelligente Françoise Faucher.On a traité avec franchise et respect de l\u2019anatomie féminine, de la maternité et de la régulation des naissances.La semaine prochaine, on doit aborder la ménopause.Pour toutes celles qui préfèrent des renseignements de première main sur des problèmes féminins aux bingos et aux qulzz, voilà une série à ne pas manquer.*** \u201cEst-ce ainsi que les hommes vivent?\u201d Une autre initiativeoriginale de Radio-Canada, à la radio, tous les Jours de la semaine à 2 hres 30.Lisette Gervais et Jean-Paul Nolet se partagent entrevues et commentaires.^ J\u2019al particulièrement goûté les entrevues de la semaine dernlere avec une néo-canadienne, allemande d\u2019origine, sur son enfance et son adolescence dans l\u2019Allemagne hitlérienne.Pendant que cette dernière nous relatait ses expériences sous les bombes et ses longs mois de vie dans les caves pour échapper à la mort, une autre petite fille, Julve^cel-le-là, Anne Frank confiait a son Journal les misères de ses années de réclusion dans une mansarde d\u2019Amsterdam.Le parallèle entre ces deux enfances était bien amené.On pouvait y mesurer toute l\u2019absurdité de la guerre et combien les Innocents en sont plus marqués que les vrais coupables.MARIE-STEPHANE COURS DE 4 MOIS Par correspondance de la 4e à la 12e annee.Uiplôme et examens $4.00 par mois.Livres fournis gratuitement pour la durée des cours.ECRIRE POUR RENSEIGNEMENTS iuir.Les proche ins cours cl muteront le 12 décembre 1964 L'incription doit être faite avant le 10 décembre 1964 INSTITUT NERON C.P.D-1336, Québec ________ PAGE 10\u2014 LA TERRE DE CHEZ N0US-LE 25 NOVEMBRE 1964 45 4 5 Rédactrice: Michelle Roy-Guérin A travers les pages de notre petite histoire De 1661 à 1714, les Jésuites du Cap-de-la-Madeleine, et a-près eux, M.le curé Vachon, HH «»¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦ CULTURE PHYSIQUE A LA MAISON Il n\u2019exlste pas, dans nos maisons de disques, une méthode sur disque EN FRANÇAIS de culture physique, comme 11 y en a plusieurs en anglais.Il y a plusieurs livres écrits sur le sujet, mais 11 est très difficile, sinon impossible pour une femme à la maison de s\u2019astreindre seule à suivre sans faillir des exercices quotidiens dans un livre.C\u2019est pour pallier à ces deux besoins demeurés sans réponse satisfaisante que Jeannette Bertrand, la courriériste bien connue, aidée de son mari Jean UJeunesse, a mis au point un disque sur un rythme entraînant, lait spécialement pour la femme à la maison, D ne s\u2019agit pas de la transformer en athlete ou en danseuse de ballet, mais simplement d'atnlncir les points de son corps qui ont tendance à s\u2019empâter, et à durcir ses muscles.L\u2019exercice tient en forme celle qui le pratique régulièrement, détend, soulage de bien des maux autant psychologiques que physiques.Sur des musiques jeunes et dynamiques, le couple Lajeu-nesse-Bertrand Invite donc la femme à retrouver et conserver sa Jeunesse.On peut se procurer ce disque dans les maisons spécialisées, et si ces dernières ne l\u2019ont pas encore, on peut très bien le leur faire commander.Une excellente suggestion de cadeau également! LE CARNET DU BONHEUR Françoise Gaudet-Smet vient de mettre sur le marché son agenda annuel \u201cAujourd\u2019hui \u201965\u201d, le cinquième de la série.Illustré de dessins d\u2019enfants et des oeuvres deSr Gertrude-du-Rédemp-teur, des SS de l\u2019Assomption de Nicolet (qui a déjà fait l\u2019objet d\u2019une entrevue dans notre Journal), l\u2019agenda se base, comme citation Journalière, sur les \u201co-ralsons\u201d liturgiques.Il contient se servent de la petite église de bols de Pierre Boucher, transportée au Village du Moulin et des poèmes qui sont une mine de bons conseils.Voilà une occasion de faire de 1965 une année de Joies.Vous souvenez-vous du \u201cgrain de sel\u201d Intitulé \u201cLe carnet du bonheur\u201d?Pourquoi ne pas noter chaque Jour dans cet agenda une Joie.Ce ne sont pas les peines, les Inquiétudes, les soucis qu'il faut Inscrire, mais les petits bonheurs et les grands.On y recourt dans des moments plus sombres, pour retrouver le soleil.Voilà encore une autre bonne suggestion de cadeau I NOS JEUNES SE MANIFESTENT Les^ 20-21-22 novembre se tenait à Saint-Jean-Port-Joli un \u201cstage des chefs locaux\u201d de la Jeunesse Rurale Catholique (JRC), ainsi qu\u2019à Sainte-Marguerite du Lac-Masson conjointement.La première Journée, comme d\u2019habitude, a été consacrée à la réflexion spirituelle de la récollection.Le lendemain, le sujet de travail en équipe était \u201cNotre milieu\u201d; premier point, la population: rurale et urbaine, natalité, religion.Second, la situation économique: agriculture, mines, forêt, pêche, énergie électrique, Industries de fabrication.Troisième, la situation professionnelle nationale: répartition de la maln-d\u2019oeuvre.Quatrième point, l\u2019éducation: éducation scolaire, formation professionnelle, éducation populaire.Le cinquième point était consacré au divertissement.Le second sujet d\u2019étude fut: \u201cl\u2019attention à la vie\u201d: base de l\u2019action et facteur d\u2019engagement - qualités de cette attention: regard en profondeur, objectif, vaste, commun, actif.Le lendemain, on a étudié: \u201cl\u2019engagement\u201d: définition, son aspect temporel et spirituel, son aspect humain et chrétien, son aspect militant d\u2019action catholique.Comment y arriver, ses exigences et ses dimensions.On ter-(Suite à la page 13) légèrement agrandie, pour desservir leurs paroissiens.La population étant augmentée pendant ces cinquante années, M.le curé Vachon conçoit le projet d\u2019agran-dlt la chapelle, et même de bâtir une solide construction en pierre.Il fait sa demande à Mgr de St-Valier en visite pastorale, lequel approuve le projet.Nous trouvons, consignées au livre de la paroisse, les volontés de l\u2019évêque: \u201cNous, Jean, Evêque de Québec, durant le cours de la visite que nous avons faite en la paroisse Sainte Madeleine du Cap, après avoir examiné les comptes ci-dessus transcrits, nous les avons alloués et approuvés.De plus, Nous avons déclaré aux habitants, à la fin de notre prédication, que notre Intention était qu\u2019ils fissent ^paraître leur zèle en travaillant à une nouvelle église de pierre pour la bâtisse de laquelle nous avons promis de donner abondamment et qui, nous l\u2019espérons, sera faite bientôt si les habitants qui sont des deux côtés de la rivière y contribuent, comme nous les y exhortons pour l\u2019honneur de la grande Sainte leur patronne et leur avantage particulier.Donné au Cap-de-la-Madelelne, le 13 mal de l\u2019an 1714,\u201d M.le curé Vachon et les mar-gullùers de la paroisse confièrent le travail à M.Lafon \u201cpour la muraille de l\u2019église\u201d, a M.Pailllé qui taille la charpente, confectionne les fenêtres et \u201cacommode les deux chasy de la chapelle et celuy de la sacristie,\u201d et à M.François Dufaux, maltre-menulsier, de Trois-Rivières, qui devait \u201cemployer toutes les planches et madriers de l\u2019ancienne église qui se trouveront bons pour la nouvelle é-gllse.\" Les travaux furent exécutés lentement.Ce n\u2019est qu\u2019en 1720 que l\u2019église sera complètement parachevée.Pour y parvenir, François Dufaux devait faire \u201cla couverture de la dite église de planches embouffetées posées debout et de travers, avec parties délardées; comme aussi le clocher, comme encore le plancher d\u2019en bas de madriers _de pin embouffetés; toute la voûte entière de planches blanchies et embouffetées Jusques à l\u2019autel Jusques au rond point qui servira de sortie; placera une cloison derrière l\u2019autel.; aussi les deux chassis à deux volets ves.nouvelles brèves.nouv< >*-«*»* \u2018«j - * S V ;*«
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