La terre de chez nous, 5 octobre 1966, mercredi 5 octobre 1966
[" ' ü Ta i \u2022' H r i/ f Vol.XXXVIII - No 29 - Montréal, 5 octobre 1966 Port payé a' Québec 1 s'agit précisément.Démonstrations a Toronto auprès du gouvernement provincial, défilés des tracteurs sur les grandes routes, démarches à Queen\u2019s Park par certains groupes de fermiers ontariens, tous suivis de démarches auprès du gouvernement d'Ottawa, lit faute de résultats soit a Toronto^, soit à Ottawa, menaces de grèves et de déversement du lait dans les sillons du labour d\u2019automne.Pour prévenir de telles éventualités, une Commission nationale ne serait certainement pas superflue.A l'origine de tous ces Peu usités en agricultu: décelait un manque à gagi '\"niaise exprimé ouvert 11011 Par toute la classe 1 oie, tout spécialement de: \u2022tisseurs aux fabriques c ,e fabrication et desprodu C1'eil|e.Et ça se passa] 10 province dont le prix coin fabriqué (par lep c.,'1 ) a $3.25 a l\u2019usine, er \" une subvention fédérale cents les 100 livres garantie au cultivateur par le gouvernement fédéral.AUTRE LITIGE Rappelons brièvement un autre litige; La disparition de rémunération au producteur entre les deux provinces productrices par excellence.Le Québec versait un subside de 17 1/2 cents le cent livres en été et de 35 cents en hiver.L'Ontario, par- conti e, n\u2019en versait aucun.Ce qui donnait lieu à deux conséquences funestes: 1) la contrebande facile entre deux provinces littéralement sans frontières; 2) la mise en état d\u2019infériorité des industriels (fabricants) ontariens quant à l\u2019écoulement de leur produits a des prix comparables à ceux du Québec.C\u2019est là une situation qui ne peut rester sans correctifs \u2014 et dans un immédiat aussi proche que possible.Le chaos existe déjà.Il est clair qu\u2019il ne peut se perpétuer indéfiniment.DES PALLIATIFS Il s\u2019est déjà tenu plusieurs réunions pour apporter de l\u2019ordre dans les échanges de lait Québec et Ontario.Jusqu\u2019ici, aucune solution atteinte a la satisfaction des deux parties ou plutôt des trois parties.Pourtant, l\u2019une ressort des derniers entretiens Ottawa-Québec et Toronto.Elle n\u2019a encore aucun assentiment des trois gouvernements, du moins a l\u2019heure où ces lignes sont écrites.Le dénouement se diviserait en deux parties: 1) L\u2019Ontario aurait mis de l\u2019eau dans son vin et consentirait à accorder une subvention de 25 cents les 100 livres do lait industriel, tandis que le Québec resterait relativement sur ses positions \u2014 et ce jusqu\u2019au 1er avril 19G7; 2) après quoi (à compter du 1er avril prochain) le gouvernement fédéral prendrait entièrement à sa charge le subventionnement du lait de transformation.En somme, Ottawa devrait porter de 75 cents les 100 livres sa subvention au niveau de la fabrication, à $1 ou $1.25.à moins d\u2019en \u201cpasser\u201d une^partie au consommateur lui-même.OBJECTIF VISÉ On connaîtra probablement la réponse d\u2019Ottawa avant longtemps.Auparavant, il est naturel que M.Green en discute avec les membres de la Commission de la stabilisation des prix, avec ses collègues du Cabinet Pearson qui, a leur tour, devront avoir l\u2019approbation du tout puissant^ Comité du Trésor.Deux faits à prévoir: les producteurs de lait nature auront aussi leurs revendications à faire valoir; ensuite l\u2019objectif final des fournisseurs aux usines de transformation conservent toujours comme objectif a atteindre un prix de $5 les 100 livres \u2014 et dans un avenir pas tellement éloigné, (ceux de l\u2019Ontario Farmers\u2019 Union) en tous cas.LA COMMISSION L\u2019institution, sous peu, de la future Commission du lait a été annoncée la semaine derniere par le ministre de l\u2019Agriculture, M.J.J.Greene.Celui-ci s\u2019adressait au congrès annuel ^du Conseil de l\u2019industrie laitière qiü se déroulait à Québec.Le Ministre a sans doute voulu permettre un délai entre la passation de la Loi et la formation de l\u2019organisme afin de donner une dernière occasion aux groupements concernés de se faire entendre.On sait en effet que deux organismes, entre autres, avaient exprimé leur mécontentement de ne pas avoir été consulté avant l\u2019adoption finale du projet de loi.Il s\u2019agit de l\u2019U.C.C.et la l\u2019Association des producteurs laitiers du Canada.Sans^donner la moindre précision où les commissaires seraient recrutés, M.Greene a promis qu\u2019il était à la recherche des hommes les plus compétents dans les diverses classes de producteurs, des fabricants et des distributeurs.Dans les coulisses, on mentionne déjà des noms prestigieux dans le secteur laitier, dont certains font partie d\u2019importantes sociétés de mise en marché (en Ontario et au Québec surtout).Mais onigno-re si ceux-là ou certains d\u2019entre eux résigneront tes fonctions qu\u2019ils occupent déjà pour aller à Ottawa.Un autre personnage important du nouvel organisme sera sans doute le secrétaire-trésorier.LE BEURRE BAISSE La production canadienne de beurre de fabrique a continuer de baisser quelque peu pendant le mois d\u2019août, annonçait-on au 1er septembre.Elle accuse également une baisse assez prononcée durant lesjiuit premiers mois (janvier-août) de cette année, soit environ 5.3 millions de livre comparativement a la même période de l\u2019an dernier.On se rappelle que, l\u2019aimée dernière, il nous en manquait un volume d\u2019environ 22 millions de livres pour répondre aux besoins courants du pays.Quant a la production du fromage, elle a haussé un peu, mais moins que prévu, la différence en plus étant seulement de_5 millions de livres à peu près.Propriété de l'U.C.C.FONDÉ EN 1929 915, avenue Viger, Montréal \u2022 Tel.: 288-4285 \"Le seul hebdomadaire agricole français d\u2019Amérique\u201d DIRECTEUR: Paul-Henri LAVOIE, b.s.a.Chef de la rédaction: François Côté Membre de l\u201d\u2018Audit Bureau of Circulation\u201d Composition/Montage: Lithographie Rive Sud Imprime par Les Presses Lithographiques (1965) Inc.Publié le mercredi de chaque semaine Abonnement: I an, $1.00; 3 ans, $2.00; 5 ans, $3.00 Le Ministère des Postes, « Ottawa, a autorisé 1*affranchissement en numéraire et l\u2019envoi comme obiet de 2e classe de la présente publication \u20225 OCTOBRE 1966 -LATERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 3 PAGE PUBLIEE PAR ^coopérative fédérée de Québec LA FÉDÉRÂTfON DES COOPÉRATIVES AGRICOLES 1055, RUE DU MARCHÉ CENTRAL, MONTRÉAL REDACTEUR: Louis-Philippe POULIN Vis-à-vis de Vimpôt Les coopératives ne jouissent pas d\u2019un régime de faveur A intervalles plus ou moins réguliers, les institutions capitalistes lancent des cris d\u2019alarme et tentent de faire croire que le mouvement coopératif est favorisé sur le plan fiscal.Pourtant rien n\u2019est plus loin de la vérité.La loi actuelle ne fait que traitei les coopératives comme elle se doit de le faire en toute équité.Ce qui n\u2019a pas empêché M.Gérard Bélalr, économiste-conseil, de suggérer dimanche aux épiciers en gros du Québec d\u2019exercer des pressions auprès du gouvernement fédéral pour mettre fin au soi-disant régime de faveur accordé aux coopératives.Le conférencier a prétendu que toutes les entreprises devraient être égales devant la loi.Sans mettre en doute ni l\u2019intégrité, ni la compétence d\u2019économiste de M.Bélalr, nous pouvons affirmer d\u2019ores et déjà d\u2019après ces propos qu\u2019il n\u2019a, à l\u2019instar de nombreux capitalistes rien compris aux fondements mêmes du coopératisme.Sinon il n\u2019aurait jamais^parlé de \"régime de faveur\u201d à l\u2019égard des coopératives.C'est uniquement parce qu\u2019il refuse d\u2019admettre les différences fondamentales^ qui existent entre les deux systèmes^ que le conférencier au congrès de l\u2019Association des épiciers en gros du Québec a parlé d\u2019inégalité devant la loi.Nous sommes tout à fait d\u2019accord avec M.Bélalr pour que toutes les entreprises soient égales devant la loi, mais il faut convenir au départ que nous parlons des entreprises d'un même ordre, d\u2019un même système.La où il y a^injustice, c\u2019est dans les cas où on se sert de moyens artificiels pour saper les avantages inhérents à un système par rapport à un autre.Et c\u2019est précisément ce qui se passerait si on édictait une loi qui considérerait les coopératives comme des entreprises capitalistes : on fausserait alors les données de base.Les entreprises coopératives font partie d\u2019un système tout à fait particulier et parfaitement autonome qu\u2019il serait malhonnête d\u2019assimiler au capitalisme.Dans un système dit de libre entreprise, il serait inadmissible que l\u2019on ne permette pas à un certain type d\u2019entreprises de s\u2019épanouir librement simplement à cause des avantages marqués qu\u2019elles ont sur les autres genres d\u2019entreprises.Et il faut remarquer que ces avantages ne sont pas accidentels mais qu\u2019ils font partie intégrante du système coopératif.Quant aux avantages qu\u2019accorderaient les loi s actuelles aux coopératives, voyons en quoi ils consistent.Tout d\u2019abord remarquons qu\u2019il n\u2019existe aucune législation spéciale pour le coopératisme et que ce sont les lois s\u2019appliquant aux entreprises capitalistes qui régissent les activités des coopératives.D\u2019autre part, au Québec, les coopératives jouissent d\u2019une exemption fiscale qui est généralement de trois ans.A ce sujet, la Commission d\u2019enquête sur la fiscalité a recommandé que \"l\u2019exemption actuellement accordée aux sociétés coopératives et aux caisses populaires soit maintenue\u201d à cause du contexte socioéconomique dans lequel évoluent des institutions.En effet, les coopératives oeuvrent surtout dans l\u2019agriculture et les pêcheries, secteurs depuis toujours désavantagés, et dans des réglons économiquement faibles.En fait on ne peut pas parler ici de favoritisme à l\u2019égard des coopératives.Il ne faut pas oublier que n\u2019importe quelle industrie privée peut obtenir des privilèges semblables et même supérieurs lorsqu\u2019elle va s'établir dans certaines régions.Cette pratique est d\u2019ailleurs en vigueur partout au monde.De plus, remarquons que les coopératives ont provoqué le développement économique desecteurs qui n\u2019intéressaient même pas les intérêts privés à cause de leur peu de rentabilité.Parce qu\u2019aujour-d\u2019hui elles ont réussi ce qu\u2019on croyait impossible, on crie à l\u2019Injustice et on craint leur puissance qui, même si elle demeure relativement négligeable pour le moment, ne cesse de grandir de jour en Jour.On craint peut-être que le coopératisme supplante l\u2019entreprise capitaliste dans plusieurs secteurs comme cela s\u2019est fait dans quelques pays d\u2019Europe.C'est pour cetteralsonquel\u2019on s\u2019en prendrait au système de ristourne et de trop-perçu en vigueur dans toutes les coopératives.Mais avant d\u2019attaquer les coopératives sur ce point, il faut bien se rendre compte que le trop-perçu est loin d\u2019être \"un gain, un profit pur et simple\u201d.Nous serions curieux de voir comment M.Bélalr et tous ceux qui partagent son avis peuvent faire intervenir la notion de profit alors qu\u2019un groupe d\u2019individus se vend des produits à lui-même.Car c\u2019est exactement ce qui se passe.Et quand ces individus se sont vendus les produits trop cher, ils se redistribuent entre eux ce qui a été perçu de trop.Et, fait significatif, pour bien souligner ce fait, les coopératives paient les mêmes taxes que les autres entreprises sur les profits qu\u2019elles réalisent On finit par s\u2019habituer à une chose qui existe depuis assez longtemps.Une coopérative a-gricole, par exemple, pour beaucoup de gens, est une chose acquise, qui doit suivre son petit bonhomme de chemin sans retenir plus qu\u2019il ne le faut les préoccupations de la population a-gricole.Pour d'autres, heureusement, on devient conscient de n\u2019en pas tirer tout le parti possible et des actions fort positives se déclenchent ici et là.Depuis quelques années, dans Québec, plus particulièrement en coopération laitière, nous avons retrouvé un dynamisme nouveau qui augure fort bien pour l\u2019avenir.La coopérative est un instrument d\u2019action.Et comme tout Instrument, sa valeur tient à la valeur des hommes qui l\u2019utilisent.Dans la rénovation de notre coopération agricole, nous rencontrons toutes les attitudes.Par exemple, on veut bien conserver la coopérative à tout prix.Mais que veut dire, dans l\u2019esprit de ces personnes, \u201cconserver notre coopérative\u201d?Conserver la coopération, ça veut dire quoi ?Un coopérateur agricole français a voulu répondre à cette question.Il dit très bien ce que beaucoup de nos agriculteurs disent d\u2019une façon ou de l\u2019autre.Aussi nous le citons.Voici son texte.L.P.P.\u201cA une époque où les agriculteurs se posent le problème de leur liberté par rapport à l\u2019Etat, par rapport aux secteurs industriels et commerciaux, par rapport aux capitaux étrangers au secteur agricole et au pays^ la coopération agricole prend a nouveau un intérêt essentiel.C\u2019est en effet une forme de société où les entrepreneurs sont à la fois apporteurs de capitaux, apporteurs d\u2019activité et bénéficiaires du résultat de leur activité.Leur Indépendance est réelle, dans la mesure où la concurrence leur laisse une marge de choix, où Us défendent cette marge de choix et l\u2019exploitent.Or des coopératives existent.Plus ou moins nombreuses selon les secteurs et les régions.Plus ou moins efficaces selon leurs marchés et leurs dirigeants.Si l\u2019on estime que la coopération agricole est un défenseur actif de l\u2019agriculteur et de sa liberté, il est essentiel de conserver des coopératives.sur la vente de produits à des clients non membres.Jean D'AUTANE (L\u2019Action, 31 aou( 1966) Mais il est plusieurs façons de conserver : on peut conserver à un homme sain sa santé; on peut aussi conserver la vie à un homme malade ou mourant.Conserver, c\u2019est, pour nous, adapter en permanence la structure d\u2019une entreprise à la situation de valeurs ou de services.Conserver la coopération a-gricole, ce n\u2019est pas, pour nous, défendre tel ou tel statut juridique, tel ou tel avantage particulier, telle ou telle marque, titre ou label.C\u2019est au contraire rechercher quels sont les besoins des agriculteurs par rapport à leurs exploitations et a leurs marchés et essayer de répondre à ces besoins.Un grand problème se pose : la connaissance de ces besoins \u2014 car ceux-ci ne sont pas toujours bien connus, donc ne sont pas conscients.La coopération pour se survivre doit, en conséquence, entreprendre l\u2019étude de ces besoins et des moyens d'y satisfaire.Elle doit en particulier étudier ce qui menace la liberté des agriculteurs, c\u2019est-à-dire essentiellement la croissance des entreprises qui approvisionnent les exploitations, ou qui transforment et distribuent leur production.La coopération doit connaître ses besoins, les faire connaître, trouver 1 e moyen de s\u2019y adapter dans les services qu'elle rend et dans les structures qu\u2019elle adopte.Conserver la coopération a-gricole ce n\u2019est donc pas défendre les vieilles coopératives sclérosées dans leurs formes et dans leur fonctionnement actuels.C\u2019est au contraire les inciter, les aider à retrouver la souplesse des organismes Jeunes avec leur force, leur volonté d\u2019avancer, leur esprit d\u2019innovation et leur faculté d'initiative.Conserver la coopération agricole, c\u2019est donner leur place aux coopératives agricoles dans un monde économique qui se transforme.Cette place n\u2019est pas réservée; aux coopératives de la prendre.Conserver, ce n\u2019est pas, pour nous, rester sur place sans imagination, c\u2019est garder un role économique ou d\u2019en prendre un, c\u2019est-à-dire ne pas vieillir.Franz DU BOSCO (Economie agricole No 6 - Juin 1966) Qui dit qu'on a rien à faire ?Depuis quelques années, le peuple québécois connaît un regain de fierté nationale.Cette fierté dépasse les ronflants discours du 24 Juin et le fait de réclamer des chèques bilingues.Aujourd\u2019hui, le peuple québécois veut la maîtrise de ses destinées économiques et, ce faisant, il exerce une fierté légitime qui ne l\u2019empêche pas de respecter les aspirations nationales et économiques des autres groupes qui constituent notre pays.La coopération s\u2019avère aujourd\u2019hui l\u2019instrument par excellence de la maîtrise de notre économie et grâce à elle, notre récupération économique se fera par des actions constructives, par des gestes positifs, par le regroupement de nos forces nationales dans les entreprises privées à caractère collectif, entreprises bâties pour répondre aux besoins des membres de notre communauté na- tionale.Ce nationalisme de bon aloi dépasse de beaucoup l\u2019émotivité enfantine des criminels à la bombe et les discours vides de certains dirigeants nationaux qui par ailleurs, dans la vie quotidienne, pratiquent souvent un aplavantisme servile et déshonorant devant la puissance économique de l\u2019étranger chez nous.C\u2019est donc à la fols sur le plan des services et sur le plan de la vulgarisation des principes que nous devons oeuvrer pour que le mouvement coopératif québécois joue le rôle qu\u2019il est le seul apte à jouer dans la conjoncture historique actuellle.Se trompe qui croit que le mouvement coopératif est sur le point d\u2019un nouveau départ, n devra relever le défi ou se voir vouer à l\u2019asphysle.Collectivement, le mouvement coopéraltlf québécois constitue la plus grande puis- sance économique du Canada français après le gouvernement lui-même.Nous devons être conscients que cette puissance appartient en fait à deux millions de citoyens de l'Etat du Québec.Le mouvement coopératif est à eux et il existe pour eux.Il importe donc de faire produire à la formule coopérative tout ce dont elle est capable.Le Québec sera une puissance économique contrôlée par le peuple québécois ou il sera une attraction folklorique dans un Etat économiquement dominé par des Intérêts étrangers.Le rôle de la coopération devant cette éventail peut être déterminant.Qui dit qu\u2019on n\u2019a rien à faire?Gilbert CHARRON PAGE 4 - LA TERRE DE CHEZ NOUS - 5 OCTOBRE 1966 (Ensemble, 14 sept.1966) Conserver n\u2019est pas laisser vieillir rljr.e» moln» 1 La proposition de $4.50 du Québec et de l\u2019Ontario.Il v a quelques Jours, les honorables Clément Vincent et Wil-Stewart, respectivement \" mlstres de l'Agriculture du Québec et de l'Ontario, soumettaient au ministre federal del A-rricuKure, l\u2019honorable J.J.Greene, une proposition suscep-uhie d\u2019assurer aux producteurs canadiens \u201cun prix de base moyen\" île 5-1.50 les cent livres de lait destiné à la fabrication.La proposition comportait que le gouvernement d'Ottawa, a partir du 1er octobre 19GG, garantisse à toutes fins pratiques un mix minimum moyen de $3.50 le cent livres de lait, et mentionnait qu\u2019Ottawa devait considérer le nouveau prix de base moyen de $.1.50 \u201ccomme un strict minimum, étant donné que les besoins des fermiers s\u2019accroissent sans cesse.\u2019\u2019 Comme à ce $3.50 devait s\u2019ajouter le 75 cents de subside que verse déjà le gouvernement fédéral, le projet aurait donc permis aux producteurs d\u2019obtenir du gouvernement fédéral l\u2019assurance d'un prix de $4.25 le cent livres de lait à partir du 1er octobre à aller Jusqu'à la fin de la présente année laitière, ce qui correspondait exactement à cequel\u2019U.C.C.et la Fédération des Producteurs de lait Industriel ont demandé au gouvernement d\u2019Ottawa à la ml-Julllet dernier, à titre de correctif de la politique alors en vigueur, vu les résultats Insatisfaisants qu\u2019elle avait donnés à plusieurs points de vue.11 est vrai que selon la proposition en question, le gouvernement, du Québec n\u2019auralt versé que 25 cents le cent livres au lieu de 35^ cents comme 11 l\u2019a fait jusqu\u2019à maintenant au cours de la saison d\u2019hiver, même si ce subside est établi à 171/2 cents pendant les mois d\u2019été alors que la production est beaucoup plus considérable.Mais une des conditions de ce projet d\u2019entente était \u201cque les gouvernements de Québec et d\u2019Ottawa accordent une attention spéciale aux conditions attachées à la production de caséine et de lait en poudre, et au fait que les usines de traitement des produits laitiers de la province de Québec aient un urgent besoin d\u2019être modernisées.\u201cLe ministre de l\u2019Agriculture du Québec avait d\u2019ailleurs ajouté que les mon- tants que le Québec pourrait épargner \u201cseraient réinvestis dans l\u2019Industrie laitière, soit sous forme d\u2019aide aux usines de traitement de lait qui utiliseraient cet argent pour se mettre au pas de l\u2019ère moderne, soit sous la forme d\u2019un système d\u2019égalisation qui assurerait aux fermiers un revenu constant de $4.50 les cent livres de lait produit.\u201d En somme, 11 s\u2019agissait d\u2019une politique temporaire c\u2019est-à-dire constituant un strict minimum pour finir la présente année laitière.Le montant de$4.25 garanti ou payé par Ottawa rencontrait les dernières demandes des producteurs organisés.De plus, la^ contribution globale du Québec à l\u2019Industrie laitière était à toutes fins pratiques maintenue même si elle pouvait être utilisée de façon différente.Mais de toute manière, il semble bien que toute la question devra être ^reprise, car selon les dernières Informations, la proposition dont 11 est question ci-dessus n\u2019auralt pas de suite du moins telle qu\u2019elle a été formulée.\t,, , P.H.L.L\u2019UNION CATHOLIQUE DES CULTIVATEURS Congrès Général Annuel Avisestpar les présentes donné que le congrès général annuel de l'Union Catholique des Cultivateurs aura lieu à l\u2019Hôtel/Motel des Lau-rentides, 350 boulevard Ste-Anne, Beauport, Québec, les 18, 20 et 21 octobre 1966.La première séance du congrès débutera le 18 octobre à 2 heures de l\u2019après-midi.Avis est également donné par les présentes que le comité de mise en nomination des offices généraux se réunira le 19 octobre, à 5 heures de l\u2019après-midi, à la salle Joliette, Hôtel/ Motel des Laurentides, Beauport, Québec.Le secrétaire général, Panl-HeRri Lavoie M.A.Allain:| L\u2019aménagement rural est urgent dans le nord-ouest québécois \u201cIl est très urgent qu\u2019un programme rationnel de l\u2019aménagement rural soit mis en application dans le nord-ouest québeçols\u201d.Voilà une des grandes opinions émises par M.Albert Allain, président de la Fédération UCCd\u2019Amos, et premier vice-président général de l\u2019Union Catholique des Cultivateurs à l\u2019occasion du congrès régional d\u2019Arnos, le 28 septembre dernier.M.AUaJn a commenté avec à propos et justesse les diverses résolutions présentés à cette occasion concernant particulièrement l\u2019Industrie laitière, l\u2019aménagement rural et l\u2019enseignement agricole.Malgré l\u2019accident grave dont 11 a été victime sur la route il y a quelques semaines, le premier vice-président de l\u2019UCC a présidé avec maîtrise le congres.Certains observateurs ont remarqué que même s\u2019il avait encore une jambe dans le plâtre, il semblait reposé.Commentant le mémoire de l\u2019UCC sur l\u2019établissement et l\u2019aménagement des fermes, M.Al-lain a longuement fait état de la situation qui prévaut actuellement dans le nord-ouest québécois, \u201csituation peu réjouissante ou de toute urgence, il faut mettre en ueuvre un plan rationnel d'aménagement.Dans cette partie de la province, l\u2019apport des gouvernements devra être plus condisérable que dans la plupart des autres régions du Québec si l\u2019on veut que ce secteur agricole soit maintenu et placé sur un plan de viabilité\u201d.Certains membres du groupe des quelque 175 délégués qui assistaient a ce congres s\u2019en sont vertement pris à la députation du Québec siégeant au gouvernement fédéral.En ceci, Ils ont Lut écho à une résolution de marne considérant que \u201cl\u2019économie agricole passe pour quan-t té négligeable auprès des ¦tu orités politiques et adminis-rattves du gouvernement fédé-ÎT \u2019\t\u2018\u2018en dehors de la nne de quelques rares mi- deniior Gt deputés Pendant la derniere session parlementaire, J» deputation du Québec n\u2019a pas uuesHn3 resP°nsabilltés sur des q estlons aussi vitales que la loi des faillites, l\u2019agence des grains de l\u2019Est, la réalisation effective d\u2019une politique permettant à chaque producteur de recevoir un prix minimum de $4.00 le cent livres de lait.Dans ce domaine du lait industriel, le congrès a d\u2019ailleurs adopté une résolution à l\u2019effet que le prix de $5.00 le cent livres de lait soit admis dans les réclamations à être mises ^en avant par le prochain congrès général de l\u2019UCC.IBERVILLE SACS (Morieville) Limitée FILIALE DES PAPIERS ROUVILLE INC., Q Manufacturiers de sacs de papier et jute \u2022 Sacs à patates, grains, moulées, lait en poudre, etc.ENTREPRISE 100% 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