La terre de chez nous, 31 mai 1967, mercredi 31 mai 1967
[" .Wr .\"«at; Il (II 4 ^\"*/i r V>.S*£3 \t\t.vizi\t\t\t \t\ti\ti\t\ti*b7 L-17763-6-6\tCA.' 1 3 L 1 0 .MUNICIPALE, 1210 SHCR3R00KE EST,\tfërTJMtfS' MONTREAL 24, P.Q.L E\tSEUL\tHCtOOMi\t« A D A 1\tV R E\tA G R 1 C 0 L\tE\tFRANÇAIS\tD\u2019AMERIQUE Port payé à Québec Vol.XXXIX - No I2 - Montréal, 3I mal I967 Le mécontentement général et la déception se lisent dans la figure des cultivateurs qui ont envahi la Colline Parlementaire d'Ottawa le 24 mai dernier.Cette scène, incidemment, a été croquée au moment où les autorités gouvernemen- ¦ , tabs annonçaient qu'elles devraient d\u2019abord *' étudier la demande des cultivateurs et ne pou-\u2019 : \u2022donner de réponse immédiate'.Vit\tv.\t>\"* .Promesse du gouvernement fédéral aux 25,000 marcheurs \" ;r___________.d\u2019ici le 10 juin prochain sur la politique laitière (page 5) Voir nouvelles et autres photographies sur la marche en pages 2, 3, 4 et 5 04^3 2&&&S£3!5 J t HlftMIK %;\u2022 tâgÿ *> g f T:*x' ./-w*îuW^ afeaiftiifci Oadqe\\ lÀJUye h ta v j* *y ¦ *?.% HllfitWt r;p! AH[*Ti |MjUD jt\u201d *¦ t j*.t @ Confiait* »Fwtf ult** IhPtUNTltfi LAIT' , etc-\u2019 Or après av^ Sans\tet centaines LPa,ÎRru plusleurs bonne j mllles\u2019 pour une Partie d\u2019entre eux, les cul- tivateurs décidèrent de continuer à manifester tant et aussi longtemps qu\u2019on ne leur aurait pas apporté une réponse satisfaisante.On annonça une nouvelle rencontre entre les autorités gouvernementales et les représentants des cultlvateurs^cédulée pour 4 heures de l\u2019après-midi.Une première rencontre très orageuse, semble-t-il, s\u2019était tenue sur l\u2019heure du midi pour la présentation du mémoire.C\u2019est donc à l\u2019issue de cette seconde rencontre et devant l\u2019insistance des milliers de protestataires que l\u2019Hon.Sauvé devait enfin annoncer au début de la soirée que toute la question serait réétudiée à fond et qu\u2019une réponse définitive serait rendue d\u2019ici le 10 juin.M.ALBERT ALLAI N L\u2019un des premiers à porter la parole fut le 1er vice-président de l\u2019UCC et co-président de la manifestation, M.Albert Allain, \u201cPar votre présence, dit-il, vous traduisez aujourd\u2019hui l\u2019insécurité majeure dans laquelle sont plongés les cultivateurs de l\u2019Est.Et, d\u2019ajouter M.Alain, \u201cl\u2019économie canadienne évolue dans un contexte très favorable, mais pour l\u2019agriculture, ce n\u2019est pas vrai.Elle rencontre de plus en plus de difficultés.Les agriculteurs s\u2019objectent aux quotas dè production.Ils souffrent d\u2019insécurité.Les producteurs de lait nature ne reçoivent plus de subside, etc.Vous avez fait connaître vos griefs dans l\u2019ordre; vous connaîtrez maintenant la position de l\u2019Etat.\u201d M.LIONEL SOREL Accueilli par des applaudissements presque frénétiques, M, Lionel Sorel, président général de l\u2019UCC devait à son tour prendre la parole: \u201cVous ne sauriez croire jusqu\u2019à quel point votre présence ici est précieuse à tous les cultivateurs du Canada.Elle démontre aux responsables de la politique laitière que nous sommes décidés à sortir de l\u2019impasse dans laquelle nous nous trou-vons.Les cultivateurs n\u2019acceptent plus que l\u2019on joue sur les mots et les pourcentages.\u201cNos cultivateurs ne sont pas assez aidés, surtout ceux de l\u2019Est.Ils n\u2019acceptent plus de vivre en marge de la société.Ils veulent travailler honnêtement et vivre à l\u2019instar des autres classes.Grand merci a tous ceux qui sont ici et continuons a travailler de concert\u201d.L\u2019HON.J.J.GREENE Il s\u2019écoula au moins une longue minute avant que le ministre de l\u2019Agriculture ne réussisse a parler.Les cris saccadés de \u201cOn veut $5 piastres\u201d se répétaient avec insistance.Aussi, c\u2019est avec une certaine hésitation que l\u2019Hon.Greene prononça les premiers mots de sa brève allocution : \u201cMes amis.j\u2019espère, les cultivateurs\u201d.Et, devait-il ajouter aussitôt: \u201cComme la majorité des personnes présentes sont de langue française, il n\u2019est que juste de parler d\u2019abord en français.Ayant de la difficulté a parler cette langue, c\u2019est M.Maurice Sauvé qui le fera à ma place\u201d.L'HON.MAURICE SAUVE' Comme nous l\u2019avons mentionné un peu plus haut^ c\u2019est l\u2019Hon.Sauvé qui devait etre le principal porte-parole du gouvernement fédéral.\u201cBienvenue au Parlement, dit-il.J\u2019ai un reproche à vous faire, c\u2019est que vous avez attendu trop longtemps pour venir à Ottawa, H y a dix ans, si les cultivateurs étaient venus, vous ne seriez pas ici aujourd\u2019hui.\u201cNous sommes d\u2019accord que les cultivateurs doivent vivre comme les autres.Nous voulons également le lait a $5 pour les cultivateurs.Cependant, le gouvernement, par les taxes qu\u2019il doit imposer, ne peut agir comme il le veut (la foule: \u201cOn veift $5 piastres\u201d) \u201cVous êtes venus manifester pour que l\u2019on donne suite a vos revendications.Or, une nouvelle hausse de $0.25 signifierait pour le gouvernement un budget accru de $90 millions et c\u2019est à vous les cultivateurs de convaincre l\u2019opinion publique que vous avez besoin d\u2019une meilleure politique laitière.Ce matin, vos dirigeants ont reformulé vos griefs et nous sommes d\u2019accord, dans l\u2019ensemble.\u201cVous semblez oublier que la politique laitière s\u2019est beaucoup améliorée depuis deux ans.(aù-tre interruption de la foule) La Régie des Marchés Agricoles du Québec établit des prix, a la suite de négociations.Vous irez donc demander à la Régie djéta-blir un prix de $3.54; c\u2019est a eux d\u2019y voir! \u201d \u201c La politique laitière s\u2019est peut-être améliorée, rétorquèrent des cultivateurs dans la foule, mais on crève toujours de faim\u201d.L\u2019orage gronde toujours, des huées se font entendre, à tel point que les clameurs de la foule enterrent la voix du ministre Sauvé, pourtant amplifiée par les puissants haut-parleurs du Parlement, Après un laps de temps, le ministre Sauvé parvint a glisser quelques mots pour demander a la foule d\u2019avoir au moins la politesse de le laisser parler, \u201csurtout de la part des Canadiens-français qui ont demandé qu\u2019on leur parle en français et d\u2019attendre pour manifester.Le ministre, on le sait, devait revenir au début de la soirée pour annoncer aux milliers de manifestants encore massés sur les pelouses du Parlement _que son collègue Greene et lui-même s'engageaient à soumettre à nouveau la question de la politique laitière au Cabinet et a donner une réponse d\u2019ici le 10 juin.Entre temps, ils rencontreront les représentants des u n i o n s ^ et prendront une journée entière pour discuter à fond de la politique laitière et du problème agricole en général.\u201cFaites-nous confiance, dit-il.-Le gouvernement établiera, avec vos dirigeants, une politique qui permettra aux cultivateurs de vivre convenablement\u201d, conclut-il.Cette fin du discours de M.Sauvé se termina dans un brouhaha indescriptible.M.ALBERT ALLAIN Dressant enfin le bilan de la journée, le co-président de la manifestation et 1er vice-président de l\u2019UCC, M.Albert Alain, souligna qu\u2019il shiglssait d\u2019une démonstration très sérieuse de la colère des cultivateurs.D\u2019autres étapes pourront suivre, si nécessaire.Enfin, dit-il, \u201cpour aujourd\u2019hui, mais pour aujourd\u2019hui seulement, nous devons nous considérer encore en négociations.\" \u201cL\u2019on a pu prendre consclen-se, ajouta-t-il, qu\u2019il n\u2019est pas facile de discuter avec le gouvernement.Cette manifestation démontre bien la détermination des cultivateurs auprès des responsables de l\u2019établissement de la politique laitière.Elle aura pour résultat immédiat une prise de conscience de nos gouvernants envers les problèmes de l\u2019agri; culture de l\u2019Est.et c\u2019est déjà quelque chose.\u201d Les représentants des cultivateurs de langue anglaise, MM.Charles Monrow, président de la Fédération de l\u2019Agriculture de l\u2019Ontario, John Dolmer, président des Fermiers Unis de l\u2019Ontario ainsi que le président de la Fédération Canadienne de l\u2019Agriculture, M.J.M.Bently, et le président de la Marche, M.E.Powers ont également adressé la parole.Dans l\u2019ensemble, ils ont exposé aux cultivateurs anglophones, la même situation présentée par les porte-paroles de l\u2019UCC. Situation et conditions it A \u2018kdlürmïïü\u2019 de l\u2019agriculture au Québec 41e COURS A DOMICILE (Le ministère de l'Agriculture et de la Colonisation du Québec collabore financièrement à la publication des cours) DEUXIEME PARTIE Les conditions de développement de l\u2019agriculture du Québec B - L\u2019efficacité des institutions agricoles (suite) LES ENTREPRISES ÉCONOMIQUES DU SECTEUR SECONDAIRE Si l\u2019action directrice en agriculture doit venir principalement du syndicalisme agricole : organe de représentation des cultivateurs, et de l\u2019Etat : responsable du bien commun de la société, cela n\u2019implique pas que les entreprises économiques du secteur secondaire agricole n\u2019ont rien à voir dans l\u2019organisation rationnelle de l'agriculture.Elles constituent un rouage essentiel dont le fonctionnement conditionne pour une part l\u2019ensemble de l\u2019activité agricole.Il existe deux types principaux d\u2019entreprises économiques au secondaire agricole : les entreprises de fourniture de biens d\u2019utilité professionnelle et les entreprises de transformation et de distribution des produits agricoles.Il va sans dire que ces deux types d\u2019entreprises^ jouent des rôles importants.Les premières fournissent des biens qui sont essentiels aux cultivateurs pour produire les denrées agricoles.Les secondes transforment, distribuent, etc.les denrées qui sont produites par les cultivateurs; le service qu'elles rendent a trait à toutes les activités économiques qui modifient l\u2019utilité du produit quant à la forme, l\u2019endroit, le temps et la possession.Des chercheurs ont mis de l\u2019avant l\u2019idée que les entreprises de transformation et de distribution des produits agricoles devraient jouer le rôle d\u2019agent coordonnateur de toute l\u2019activité agricole par le moyen de l\u2019intégration verticale.Nous croyons pour notre part que, d\u2019une façon générale, Je rôle de telles entreprises est celui d\u2019être des intermédiaires efficaces entre les producteurs et les consommateurs, de manière à permettre aux premiers de recevoir des prix raisonnables pour leurs produits et de fournir aux seconds des denrées alimentaires à des prix également raisonnables.Leur façon de participer à la rationalisation du secteur agricole doit consister essentiellement à modifier leurs modes de relation avec les producteurs agricoles et sans doute aussi avec les consommateurs.Les entreprises économiques agricoles ont été habituées dans le passé à transiger avec les cultivateurs sur une base individuelle, chaque cultivateur s\u2019organisant seul ou à peu près pour acheter ses biens d\u2019utilité professionnelle ou vendre ses produits.Les cultivateurs ont décidé, pour leur part, de s\u2019organiser collectivement pour négocier avec les entreprises, du moins dans le cas de la vente de leurs produits.Les entreprises devraient accepter sans réserve ce nouveau mode de relation avec les cultivateurs.C\u2019est là une condition essentielle non seulement pour rendre justice aux cultivateurs mais aussi pour rationaliser le secteur agricole.Sans doute les entreprises devront-elles aussi accepter, pour le bénéfice de tous, d\u2019organiser leurs relations avec les consommateurs sur une base collective, par le truchement d'associations de consommateurs sur une base coopérative et autre.Les cultivateurs se sont donnés un outil important d\u2019action pour agir au sein des entreprises agricoles : les coopératives.Les coopératives agricoles sont de véritables entreprises économiques appartenant aux cultivateurs.Leur rôle est d\u2019une part de procurer aux cultivateurs des biens et services d\u2019utilité professionnelle aux meilleures conditions possibles et, d\u2019autre part, de permettre a ceux-ci de dépasser le niveau de la production agricole pour agir directement dans la transformation et la distribution des produits.Elles sont en effet un moyen excellent pour les cultivateurs de pénétrer dans le champ des entreprises, d\u2019en découvrir les rouages, d\u2019y introduire des éléments de concurrence, de briser lorsqu\u2019il y a lieu des monopoles.Elles constituent en somme un reseau de transformation, d\u2019entreposage, de distribution, etc.des biens d\u2019utilité Droite nelle et des produits agricoles et P peuvent aussi etre d\u2019excellent.es biens, régulariser .es marchés* g* tuuuurs_______ problèmes qui les co\u2019idrou'tent'J\" voulons seulement appuyer ici s'ur .ÎT5 portance pour elles de se définir de véritables entreprises éeonfm°i rae et d\u2019agir efficacement au milieu d!£f prises d'un autre type, pour influencer ! l\u2019avantage des cultivateurs les march» des biens d\u2019utilité professionnelleagriîo le et des produits agricoles.b Tout comme la formation profession nelle des cultivateurs et l\u2019action union\" nee et efficace des institutions agricoles\" la recherche scientifique peut fortement' conditionner les progrès de l\u2019agriculture Celle-ci est en effet a la base meme* la plupart des développements qui peuvenl intervenir et elle touche à tous les sec teurs de l\u2019activité agricole.Il nousappa rail, avec le Conseil des Hecherches Agricoles du Québec, que l'organisation de la recherche agricole n\u2019est pas suffi, samment rationnelle dans la province et que l\u2019équipement qui y est consacré nesl pas suffisant dans certains domaines comme celui de l\u2019économie rurale Nous ne croyons pas nécessaire de discuter Ici cette question dans le détail.Nous avons pris connaissance du document préparé à ce sujet par le Conseil des recherches agricoles du Québec en 19G4 et du Mémoire que vous a soumis, avec ce document, le même Conseil au mois de mars I960, Ces documents font a notre avis une revue complète des problèmes et des besoins en matière de recherche 'scientifique agricole fondamentale et appliquée.Nous souscrivons aux considéraüons qu\u2019ils contiennent et nous recommandons : (14) Que le gouvernement provincial leur donne suite immédiatement en collaboration avec les autres institutions intéressées, dont principalement l\u2019Université Laval et l\u2019association professionnelle.\u2022* * WV\u2019 *;\u2022**?.?i» 4**, Ou étiez-vous, M.le député de la Beauce?Permettriez-vous à une femme d\u2019exprimer son opinion au sujet des politiques laitières en train d\u2019être adoptées par le gouvernement d\u2019Ottawa ?Depuis toujours, on reproche aux habitants de ne pas s\u2019occuper de leurs affaires et que le recul qu\u2019ils ont sur le recul qu\u2019ils ont sur les autres classes de la société est dû au désintéressement des membres qui composent la classe agricole.par le passé, cela était malheureusement trop vrai.Mais aujourd\u2019hui, Messieurs les députés, vous ne pouvez plus dire ces choses de la classe agricole.Volontairement, au-delà de 75% des membres de la classe agricole font partie de leur associa-tionprofessionnelle.l\u2019U.C.C.; les spécialités agricoles s\u2019organisent ou sont en voie de l\u2019etre.Concernant le lait industriel] les producteurs intéressés ont pris leurs responsabilités.Nous avons fait connaître nos besoins à nos législateurs et leur avons fait part de nos inquiétudes pour l\u2019avenir.Pour confirmer ces avancés, l\u2019âge moyen de nos cultivateurs est là pour le prou-\u2019 ver.Pour notre part, je crois que nous l\u2019avons fait, il est un fait; nous ne pouvons légiférer, nous ne sommes pas du gouvernement quoi ! Dans notre région, M.Flavlen Couture, président de la Fédération de l\u2019U.C.C.deQuébec -Sud et M.Gérard Beaudry, pré- sident du Syndicat régional pour la même région, ont rencontré officiellement MM.les députés Racine (Beauce), côté (Dorchester), Latulipe (Mégantic).Ces députés se sont montrés courtois, intéressés et ils ont promis de faire quelque chose de pratique en Chambre quand ce serait le temps.On rencontra ensuite M.Racine, a Saint-Honoré de Beauce, où un groupe Imposant de cultivateurs s\u2019étaient rendus.Une délégation d\u2019environ 700 personnes est allée âv Ottawa pour appuyer davantage nos députés à la veille des grandes décisions qui devaient se prendre en faveur ou contre les producteurs de lait industriel.Notre grande déception ! les députés, a part M.Latulipe, qui a droit a des félicitations pour ne pas avoir eu peur de se prononcer, _vous M.Racine et M.Côté, où étiez-vous ?La Beauce, particulièrement, est très productrice de lait industriel.Le seul homme dans le comté bien placé pour nous donner l\u2019appui nécessaire pour atteindre une fin aussi humaine, n\u2019était pas là au bon moment.Vous avez répété le geste de Ponce Pilate.Que diront maintenant les nombreux producteurs de la Beauce ?A part votre salaire, je préfère ma position près de mes cjochons et mes vaches que la vôtre où nous ren- PAGE 6 - LA TERRE DE CHEZ NOUS -31 MAI 191 controns tant de corps d\u2019hommes munis d\u2019une seule tête ! L\u2019espace manque pour tout é-crire ce que j\u2019aurais à dire.Le plein journal ne serait pas suffisant pour vider le coeur d\u2019une femme qui aime bien l\u2019agriculture.Merci, M.le directeur, merci chers lecteurs et lectrices.Suis-je la seule à penser ainsi ?Mme G.Bourque, St-Georges de Beauce.Enseignement professionnel agricole Dans l\u2019éditorial de la TCN du 12 avril et signé M.Paul-Henri Lavoie, il est dit qu\u2019on a pas l\u2019intention de reprendre des débats publics au sujet de l\u2019intégration de l\u2019enseignement professionnel agricole au système général d\u2019éducation du Québec.a moins d\u2019y être obligé.Je profite de cette porte ouverte justement pour vous demander, M.Lavoie, de nouveaux débats publics.J\u2019ai recueilli, à date, l\u2019opimon de différents milieux ruraux, de gens avertis, connaissant les a-vantages et les désavantages et je vous assure que l\u2019opinion presque générale est en faveur du maintien de nos écoles d\u2019agriculture.Nous aimerions savoir, M.Lavoie, si ceux qui parlent ou écrivent au nom de l\u2019U.C.C.ont consulté les membres de notre association professionnelle.Il arrive parfois hélas ! que les décisions soient prises par des chefs sans que les intéressés aient acquiescé a ces décisions.Faites enquête auprès des cultivateurs, même les plus progressifs et vous constaterez que la grande majorité est en faveur du maintien de nos écoles d\u2019agriculture tout en améliorant les programmes et en exigeant une préparation académique suffisante pour que les candidats puissent suivre ces cours avec efficacité.Qu\u2019on évolue au rythme du progrès plutôt que de tout chambarder sans en connaître les conséquences.Vous vous dites, M.Lavoie, en faveur du nivellement des classes de la société.J'en suis à condition que ce soit souhaitable et réalisable.L'intégration des écoles professionnelles d'agriculture comporte en soi des avantages.D\u2019accord, vous ne faites voir que le beau côté de la médaille.N\u2019y a-t-il pas danger que nos fils perdent l\u2019estime et le goût du sol, noyés dans une masse d'étudiants urbains durant cinq ans ?Est-ce que ceux qui prendront l\u2019option agricole compléteront leur secondaire, une onzième année ?Avez-vous songé à la perte de temps due au transport, matin et sotr ?Nos écoles d\u2019agriculture actuelles sont des pensionnats qui n\u2019exigent que $0.50 par jour pour nourrir et loger nos grands garçons et organiser leurs études et leurs loisirs.L\u2019enseignement agricole en plein milieu urbain va être forcément plus théorique que pratique, sans compter que nos fils n\u2019auront que les deux mois de juillet et août pour travailler sur la ferme.Pensez-vous sérieusement que les travaux d\u2019été vont les attirer à ce point, taudis que leurs compagnons de classe se baladeront sur le bord des lacs et des rivières ?.Leur manque d'entraînement leur fera trouver le travail ardu, Vous savez que les cours dans nos Ecoles d\u2019agriculture actuelles finissent au moment ou les travaux les plus intéressants commencent sur la ferme, C\u2019est à ce moment seulement que nos fils peuvent appliquer les théories nouvelles qu'ils ont apprises.Ils apprennent a surveiller l\u2019évolutin constante et constatent ensuite avec sa-action 1 e résultat lie leur vail.Et c\u2019est avec enthou-sine qu\u2019ils veulent retourner leur école spécialisée pour rendre encore davantage, ce qu\u2019ils réaliseront que rs études leur ont servi a lque chose de mieux.Avenant le cas, ou maigre réticences de presque tous cultivateurs, on iiW ition agricole à l'école pop ante, qu\u2019est-ce que nous pré* ons comme conséquences as ?C \u2019est dire adieu a 1 op (Suite à la page 18) ABC Propriété de l'U.C.C.FONDE EN 1929 515, avenue Viger, Montréal - Tel.288-4285\t^ \"Le seul hebdomadaire agricole français d Amériçu DIRECTEUR: Paul-Henri LAVOIE, b.s-a-REDACTEUR EN CHEF: Pierre COURTtAu Membre de l9ttAudit Bureau of Circulation\" Composition/Montage: Lithographie Rive Sud Imprime par Les Presses Lithographiques (1965) Publié le mercredi de chaque semaine\t$3.00 Abonnement: 1 an, $1.00; 3 ans, $2.00; 5 ans, ^^ Le Ministère des Postes, îi Ottown, n uutoris* l\u2019affranchis pement en numéraire et l'envoi\t|iün.comme objet de 2e clusHe de la présente pu IE PARLEMENT À L\u2019ACTION L'AGRICULTURE .VUE DE QUEBEC Au moment ou l\u2019on abordait au parlement l\u2019étude des crédits dévolus au ministère de l\u2019agriculture, au montant de $92,099,-900 pour 19G7-G8, le titulaire, M Clément Vincent, devait expliquer la nouvelle philosophie qui prévaut dans la politique agricole au Québec.M.Vincent, soutient qu\u2019un plan quinquennal est nécessaire pour établir des projections selon les techniques modernes.Le développement des connaissances permettra d\u2019ac-croftre la production agricole mais aggravera les problèmes de la commercialisation.Aussi, M.Vincent compte-t-il sur l\u2019appui du syndicalisme agricole pour résoudre les difficultés envisagées.QUATRE OBJECTIFS Le député-ministre de Nicolet a donc soumis les grandes lignes d\u2019une politique agricole à long terme, concentrée sur quatre champs d\u2019opération: l\u2019aménagement, le financement, l'information et la commercialisation.Sur le flanc de l\u2019aménagement du territoire, M.Vincent préconise les cultures spécialisées et régionalisées et un plap quinquennal de drainage prévoyant 00 millions de pieds de drainage souterrain.Au chapitre du financement, des cours de gestion de ferme seront fournis aux cultivateurs, l\u2019assurance-récolte sera appliquée en janvier 1908, et des réformes apportées a la loi du crédit agricole.INFORMATION ET COMMERCIALISATION Dans le domaine de l\u2019information, des cours spéciaux dans un régime d\u2019éducation permanente seront mis au point spécialement pour les familles rurales sur la rentabilité de la ferme et la commercialisation des produits et des fermes-ty-pes seront établies d\u2019abord en Gaspésie puis dans tous les districts ruraux en province comme école pratique d\u2019opération.Quant a la commercialisation, problè- national 1 baler_tw|ne li 7Qo Oo fe et ü'o.Ai- me où joue la compétition internationale, M.Vincent entreprend l\u2019organisation d\u2019usines laitières régionales, adopte de nouveaux règlements sur la classification des produits agricoles et accélère la publicité en faveur de la consommation des produits du Québec.CRITIQUE DE COURCY Dans sa critique générale sur le budget Vincent, le député d\u2019A-bitibi-Ouest, M.Alcide Cour-cy, a rappelé que les revenus des cultivateurs s\u2019étaient accrus de 9.2 p; c.en 1906 comparatif vement à 19G5, se chiffrant à $G57 millions.Il a déploré une diminution de $2 millions sur les crédits votés l\u2019an dernier, et réclamé l\u2019établissement d\u2019un office des grains de provende ainsi que des cours de recyclage pour les cultivateurs déplacés de leurs fermes.Sur ces sujets, M.Vincent a précisé que la réduction du budget s\u2019explique du fait que l\u2019an passé, $1-1,753,000 n\u2019avaient pas été u-tilisés par le ministère et furent retournés au trésor provincial.De même le projet d\u2019investir $1,500,000 dans la construction d\u2019une résidence d\u2019étudiants à St-Ilyacinthe a été reporté en 19G8, en raison des exigences économiques administratives de la province.PROJETS BAEQ POUR LA GASPÉSIE Sur une question inscrite au feuilleton, par SI.Maurice Tessier (Rimouski), le ministre de l\u2019agriculture, M.Clément Vincent révèle dans un document déposé, que depuis le IG juin 19GG et jusqu\u2019au 23 octobre, les projets suivants ont été acceptés par le gouvernement d\u2019après les recommandations du BAEQ et leur réalisation devrait s\u2019effectuer au cours de 19G7, suivant les engagements financiers inscrits au budget, soit $550,000 pour l\u2019établissement de fermes-modèles; $1,500,000 pour la consolidation des usines de transformation de lait industriel; $600,000 pour le regroupement des exploitations forestières; $150,000 pour la revalorisation des usines utilisant le bois; $1,000,000 pour les plans directeurs de trois stations touristiques; $1,500,000 pour la stabilisation dans l'emploi d\u2019un groupe de travailleurs forestiers; $100,000 pour l\u2019établissement d\u2019équipes d\u2019entretien; $150,000 pour la diversification de la pêche côtière; et, $80,000 pour l\u2019installation d\u2019un bureau perma- °«ce twine \"*'V ¦¦ 4iM' i national cordage company NTBEPOTs'T\u201d Sl'\"1' To\u2019on,° I 0TS\tTOUT LE CANADA nent de géologues résidents.Tous ces projets doivent bénéficier à la Gaspésie, au Bas du fleuve et aux Iles de la Madeleine, mais il est déjà acquis que suivant les résultats obtenus, les expertises seront conduites dans toutes les autres régions de la province.TAXE SCOLAIRE DANS NICOLET En réponse à une question inscrite par M.Kenneth Fraser (Huntingdon), le ministre de l\u2019Education, M.Jean-Jacques Bertrand, a fixé à $91,550.171e montant total des remboursements alloués par le gouvernement aux cultivateurs du comté de Nicolet d\u2019une partie de la taxe scolaire sur leurs fermes, au cours de l\u2019année 19G5-GG.Quant à lacom-pilation des montants alloués pour 19GG-G7, il faudra forcément attendre à l\u2019automne prochain avant d'obtenir les renseignements précis.PROMOTION TOURISTIQUE Afin de mieux répondre aux exigences des milliers de touristes attendus à l\u2019occasion de l\u2019Expo G7, une quinzaine de comptoirs temporaires de renseignements ont été ajoutés aux quatre bureaux permanents et aux douze kiosques saisonniers administrés en province par le ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche.Les comptoirs permanents se logent à Montréal (2), Québec et New-York et ont attiré 174,480 visiteurs, en 19GG.Les kiosques saisonniers se situent à l\u2019Ancienne-Lorette, Montmorency, Hull, Lacolle, Rivière - du - Loup, Stanstead, Trois-Pistoles, Sainte-Flavie, Sainte-Luce, Coteau du Lac et Sorel et ont renseigné 128,741 touristes l\u2019an passé.Quant aux nouveaux comptoirs temporai- A Ottawa Inauguration de Védifice du ministère de VAgriculture OTTAWA - Le ministre de l\u2019Agriculture, l\u2019hon.J.J.Grene, i-naugurera officiellement aujourd\u2019hui, 31 mai le nouvel immeuble de 14 étages de son ministère, construit au coût de 10 millions de dollars sur les terrains de la Ferme expérimentale centrale d\u2019Ottawa.L\u2019édifice, d\u2019une structure imposante, porte le nom de Sir John Carling, ministre dont le mandat fut marqué par l\u2019institution du Service des Fermes expérimentales.On s\u2019attend qu\u2019un petit-fils de Sir John, le Colonel J.Innis Carling, représente la famille lors de l\u2019inauguration.L\u2019hon.George J.McIlraith, titulaire du ministère des Travaux publics, qui a construit l\u2019immeuble, présidera une cérémonie qui se déroulera à l\u2019extérieur de la spacieuse entrée qui donne sur une peinture murale de 85 pieds sur 13, oeuvre de l\u2019artiste Takao Tanabe, de Vancouver.Le nouvel édifice compte dix étages; deux soubassements logent l\u2019équipement, des magasins, etungarage; le sommet comprend deux étages de service qui abritent le système de climatisation, et différentes pièces d\u2019équipement supplémentaire.res, ils sont aménagés a Dundee, Sabrevois (Iberville), Philips-burg (Missisquoi), Rivière-Beaudette (pour les visiteurs ontariens); Rigaud, Candiac, sur l\u2019autoroute des Cantons de l\u2019Est, soit aux postes de péage du Mont-Or ford et à Chambly, sur les deux immenses terrains de stationnement de l\u2019Expo, St-Nico-las, Black Lake et à Armstrong.Décès du Chanoine Lionel Groulx Mardi, le 23 mai dernier, est décédé, à Vaudreuil, le Chanoine Lionel Groulx, à l\u2019âge de 89 ans.La plupart des membres du gouvernement, le premier ministre Johnson en tête, assistèrent, vendredi, le 2G mai, en l\u2019église Notre-Dame de Montréal, aux obsèques d\u2019Etat que le Québec accorda au Chanoine Groulx.Rappelons de plus que cette journée fut proclamée par le gouvernement \u201cjour de deuil officiel\u2019\u2019.CHANGEMENT D'ADRESSE Nous ne pouvons donner suite 6 une demande de changement d'adres se non accompagnée de votre adresse précédente telle qu'elle est imprimée sur votre \"Terre de Chez Nous\", IE CENTIPEDE FORANO-FAHR 1.\tFane le foin 2.\tConditionne le foin 3.\tLe met en andains , -J m \u2019V*?»MÏ.£'fi?m H .\u2019.a* UNE SEULE MACHINE OUI FAIT TROIS OPERATIONS - CONVIENT PARFAITEMENT A TOUS LES GENRES DE TERRAIN - LARGEUR DE TRAVAIL: 2 COUPS DE FAUX - 2 MODELES DISPONIBLES - Satisfaction assurée ou nous reprenons le Centipede __ Veulllei s\u2019il vous plof» m\u2019adresser de la documentation sur le Centipede Forano-Fohr ?Sans obligation de ma port, je serais Intéressé i une démonstration sur mo ferme U ÎOR/USlO NOM .ADRESSF.PLESSISVILLE, QUE.UMÉRO UN DANS SON DOMAINE! Gfâce à son prix, vous pouvez ficeler davantage de balles par dollar! WAUU SUPERIEURE Sisal t: L*.\" rj,V'onal \u201ds' ''lêe en t'bre \u201c\"\u2018TlrnediX\tsupérieure, \"\u2019«'mes du\t\"C ',Ce\"c l,!' |,lus EPROUVEE quant A LATENS|0N Ucrle et S™la»u,e la manutention p«\u201c\">s qionn.?' volu'n,.reuses et du on peut deplacer rap,dement NOUVEUE PROTECTION National ««Lïïiïï!1* ,0fmu,e- '\u2022» ticellc \"fissure ù h 6 COn,,e les H,e,s (,e 'a \u2018es Insec,esV.TeXemVr\"* W \u2019 ,0l'e lomn'sseu' la ficelle à presse NATIONAL Satisfaites j\u2019appétit de votre scie avec une chaîne PIONEER à pas ^>.\tde .4 ! 9> La chaîne Pioneer à pas de .4 est celle qui donne le plus de rendement de toutes les chaînes de scie.Sureguard et Duracut.les chaînes qui ont la dent longue.Les chaînes de scie Pioneer surpassent toutes les autres en rapidité et en rendement.Rassasiez votre scie avec une chaîne à pas de .4! LES SCIES A CHAINE PIONEER 31 MAI 1967 y &s**~ >~r *-***4t ¦\u2022****\u2022 \u2022imZD» &X2ÊM Quelques magnifiques truies d IIJm ÊL 'tfhiï- PÜ! t >,>>.¦ \u2022 y.rmtV.i - V *\"¦ i Dans paraître mains fastidi c\u2019est Le tabac Goulais c mM /*g&* jjm pe^at mittmm.p! Les VRAIS professionnels de l\u2019agriculture Texte: J.~B.ROY, agronome \u2022\t' - »\t*\u2014\t*\t«fuwMUICIIIIC UUII \u2014° compensation que seuls les riches ou les agriculteurs peuvent se payer.PAGE 8 - LA TERRE DE CHEZ NOUS - 31 MAI 1967 Léonard Boulais, Ste-Brigite, Iberville Prévenez le cannibalisme chez les volailles par Roger J.PAIEMENT, agronome Le picage des plumes et de la chair retarde la croissance des poulets, réduit la ponte, abf-me l\u2019apparence des volailles et occasionne de la mortalité.Un début de cannibalisme peut dégénérer en vice général dans un troupeau si on n\u2019a pas la précaution d\u2019éliminer les causes et d\u2019appliquer les moyens .efficaces pour prévenir cette habitude nuisible.L\u2019entassement dans l\u2019éleveuse le poulailler, les cages ou les porches pour les dindons constitue la principale cause du cannibalisme.La population du troupeau doit convenir à l\u2019espace de plancher disponible, n faut é-galement que le nombre des trémies, des abreuvoirs et des nids soit suffisant pour satisfaire les besoins du troupeau.En évitant aux oiseaux la lutte pour leur subsistance, il est possible d\u2019écarter un début de picage.Des locaux trop éclairés favorisent le picage car, par curiosité, les oiseaux explorent les blessures, les taches de sang, la surface luisante de l\u2019anus.Pour cette raison, on conseillé un éclairage uniforme dans tout i le local mais d\u2019intensité moyenne.Lors d\u2019une épidémie, l\u2019obscurcissement réduit le picage.Le confort dans la bâtisse influence le comportement des ol-seaux.En cas de chaleur ou de froids anormaux, et d\u2019une ventilation Insuffisante, le troupeau peut être enclin au picage, car l\u2019état nerveux en est affecté.Le moyen préventif le plus eh ficace consiste à couper et à caractériser le hec supérieur avec un couteau chauffé.Cette opération pratiquée vers l\u2019âge de six semaines pour lescochets lourds, les poulettes et les dindons consiste à couper le quart des deux mandibules du bec.Au début de la ponte chez les poulettes, la moitié du bec supérieur est sectionnée une seconde fols.Il est très important d\u2019enlever du troupeau les oiseaux blessés qui ont des plaies ou des régions très déplumées par suite du picage.De tels oiseaux invitent le troupeau à généraliser le cannibalisme.Certains aviculteurs badigeonnent les plaies avec une pommade spécialement venue dans le commerce.Ce compose rouge et très âcre évite le picage.(Suite a la page 9) sera bientôt prêt à être récolte; c'est la constatation que semblent foi et son fils.Ce concurrent, de40 ans, classé premier lauréat de la médaille de bronze en 195G, produit du porc, du lait, du tabac, des fraises et du mais sucré dans sa ferme de 90 arpents.On a ici un exemple de la façon dont peut se tirer d\u2019affaire, dans une petite exploitation.un agriculteur qui fait de la consolidation en augmentant les investissements les plus productifs et en s'orientant vers des spéculations intensives.En ces dernières années, M.Boulais a investi dans le drainage souterrain, l\u2019irrigation, les truies d\u2019élevage et la construction d\u2019une porcherie.Ancien participant d\u2019un concours de ferme auquel il s\u2019est classé premier, l\u2019exploitant tient soigneusement la comptabilité des divers départements de son entreprise.C\u2019est à cette école qu\u2019il a appris a mettre en pratique les méthodes progressives de culture et d\u2019élevage, pour monter Jes recettes brutes de sa ferine^ à la somme respectable de près de $40,000.L\u2019apport de la porcherie au revenu global est de plus de 50 pour cent.En 19G5, il a consisté dans la vente de 500 porcs de marché et d\u2019une quinzaine de truies d\u2019élevage.L\u2019agrandissement récent de la porcherie permettra dorénavant de doubler ces quantités.M.Boulais produit ses propres porcelets.A cette fin il garde une quarantaine de reproductrices Yorkshire de haute qualité.La gent porcine loge un des locaux hygiéniques bien aménagés, équipés de silos pour la réception des moulées en vrac.Le concurrent ne néglige pas ses bovins qui comptent 1 taureau, 21 vaches et il jeunes sujets de race Holstein.Ses lai- tières sont inscrites au contrôle K.O.P.et la production moyenne est de 9,520 1b de lait par tête.Elle était de 8,940 lb en 19G3.La grange-étable, de même que la porcherie, sont pourvues d\u2019un écureur automatique et de la ventilation forcée.Il faut déplorer l\u2019absence d\u2019une laiterie moderne, lacune qui oblige à loger temporairement le réservoir à lait dans la grange.Deux chevaux adultes complètent le cheptel.Il faut dire que le lauréat n\u2019a pas encore de tracteur.Il possède bien les instruments aratoires et l\u2019outillage indispensables - épandeur a fumier, chargeuse à foin, trayeuse mécanique, herse, faucheuse \u2014 mais le poids d\u2019une mécanisation exagérée n\u2019écrase pas son entreprise.Il a tout de même acheté un système d\u2019irrigation à 15 jets et fait creuser un étang pour son alimentation.Ainsi, par temps sec, il peut arroser pâturages, tabac, fraises.Les travaux de culture et de récolte nécessitant l\u2019emploi de machines dispendieuses et de tracteurs sont exécutés par des voisins dont M.Boulais loue les services et l\u2019outillage.A cette fin, il lui en a coûté $G00 en 19G5, ce qui est beaucoup plus économique que de supporter les frais de capitalisation et d\u2019entretien d\u2019une machinerie personnelle.La ferme, cultivée sur 8G arpents, comporte 20 arpents de blé, 10 d\u2019avoine, 4 de mais sucré, 4 de mais fourrager, 24 de prairies, 4 de tabac et de fraises, et 20 de prairies.Des applications annuelles de 60 tonnes de calcaire et de 8 tonnes d\u2019engrais chimiques, ainsi que l\u2019épandage du fumier de ferme permettent de retirer un bon rendement des champs.Un réseau d\u2019égouttement superficiel en bon ordre, complété par des drains sous-terrains sur une étendue de IG acres font donner leur plein effet aux bons procédés de culture.Outre la grange-étable et la porcherie, les dépendances comprennent un silo réservé à la récolte de mais, un séchoir à tabac, un modeste hangar, un garage avec remise et atelier en voie d\u2019aménagement.Toutesces constructions ont subi la touche heureuse et économique du propriétaire qui s\u2019intéresse aux travaux de menuiserie.Il en est de même de la maison qui a été modernisée.Sous les soins assidus de Mme Boulais, le foyer est en ordre, de même que le potager et le parterre où fleurs et verdure mettent une note de gaf-té.L\u2019aménagement des abords indique que le concurrent et son épouse aiment à vivre dans un cadre de beauté.M.et Mme Boulais ont 4 garçons et 5 filles.Les enfants participent aux travaux de l\u2019exploitation dans la mesure où leur âge et leurs études le permettent.Le père sait les intéresser en leur confiant certaines responsabilités.C\u2019est ainsi que deux fils de 12 à 15 ans ont la conduite de l\u2019élevage et de l\u2019engraissement de quelques porcelets dont le revenu sera leur propriété.Il faut voir avec quel soin ils tiennent la comptabilité de leur \u201ctroupeau\u201d.La famille Boulais est très sympathique.Etablie à Sainte-Brigide^ depuis 1947, elle n\u2019est pas prête à se détacher de la terre.Son exemple prouve qu\u2019il est possible de vivre dans une petite ferme à productions variées.MINISTERE DE L\u2019AGRICULTURE ET DE LA COLONISATION AU SERVICE DE LA FERME FAMILIALE Rédigé en collaboration Chef de la rédaction: P.Carpentier agronome au service de l'Information Reproduction autorisée en donnant crédit aux auteurs UAH vs, - .gmm >?_X V -.afc, 5» *(V*^ \\K tfcSKWWj vl 'H««l ^Wl> \u2022-*'X-f Toil le du canniabali: d\u2019espace t clairage e: coupe de* menace c important balisme, ilever imm ;attelnts to ses proiini Les moutons s\u2019en vont au pâturage Eleveurs de moutons, nous voici rendus au moment ^ de mettre brebis et agneaux à l\u2019herbe.Avez-vous fait le bilan de l\u2019agnelage et de la récolte de laine ?Si vous n\u2019êtes pas satisfaits des résultats obtenus prenez les dispositions nécessaires afin que la saison estivale, que vos moutons s'apprêtent traverser, en soit une de succès et de bénéfices assurés lors de la vente des agneaux.Pour atteindre un tel succès, il est très important avant la mise à l\u2019herbe de traiter brebis et agneaux contre les parasites internes, avec un produit reconnu de bonne qualité.Les médicaments à bon marché donnent souvent de pauvres résultats.Suivez bien les recommandations du fabricant et évitez les déceptions dues à des erreurs d'administration qui peuvent se traduire par des pertes.Mettez les moutons au pâturage dès le lendemain du traitement.Lors de la tonte, avez-vous mis de la poudre contre les parasites externes qui causent tant de dommages aux toisons des brebis ?Saviez-vous que.En 1903, 23% des cultures bet-teravieres étaient désherbées, chimiquement en Belgique; l'année suivante ce pourcentage pas-sait a 78% puis à 95 et 9G% en 19C3 et 1900(70,300hectares).En Allemagne de l\u2019Ouest, la proportion est do 30% en 1903, du 87% en 19GG.'on* Pays'nas\u2019 de 10%en 1963, de 82% en 1900.ez.(Suite de la page 8) L avènement des rations, scientifiquement balancées, des rietes de volailles au plumage °urni et des cages pour pondeu-a reduit considérablement le \u201e\u201e\t-, ,en vue de préve- CQnn ibal isme.mais le manqiîe et d\u2019accessoires, un é-excessif et une mauvaise es becs demeurent une onstante.Il est donc de prévenir le canni-_ s\u2019il survient, d\u2019en-n mediate ment les oiseaux probaWesne\u201cminantlescau- Les pertes occasionnées par les poux et les mites baissent considérablement le rendement en laine et affectent la santé du troupeau.Pour mettre les brebis à l\u2019herbe, choisissez autant que possible une belle journée; attendez que la rosée soit disparue, servez leur d\u2019abord un repas de bon foin pour que leur estomac soit lesté, puis donnez leur leur liberté.Vous vous éviterez ainsi des surprises désagréables telles que météorisation et indigestion.Après une infestation parasitaire, il est Indispensable de fournir des suppléments minéraux en abondance pour réparer les dommages causés à l\u2019organisme du mouton par les parasites Internes.Tenez toujours à la disposition des brebis une provision de sel iodé et cobal-tisé auquel vous mélangez une livre de phénothiazine par 10 livres de sel.Ce mélange est très efficace; c\u2019est un traitement préventif; il ne détruit pas tous les parasites, mais il aide à en contrôler le nombre en détruisant un fort pourcentage de larves.De plus, le mouton n\u2019ayant pas la langue rude comme celle de la vache, il consommera plus facilement le sel fin que le sel en bloc.Les^boîtes à sel doivent être placées à l\u2019abri de la pluie.Au moment de la mise à l\u2019herbe, il faut examiner les onglons des brebis et couper ceux qui sont trop longs afin de prévenir les boiteries durant l\u2019été.Un bon éleveur voit ses moutons chaque jour, ainsi, il peut prévenir des accidents et des pertes dues à des circonstances incontrôlables comme les mauvaises mères qui abandonnent leurs petits, celles qui tombent sur le dos dans un trou, les diarrhées qui se déclarent chez les agneaux, etc.Durant les premiers jours de juin, surveillez bien les agneaux surtout si la température est chaude, l\u2019atmosphère humide et pesante.Ces conditions sont favorables à l\u2019éclosion delacoc-cidlose dont le principal symptôme est une diarrhée noire très liquide et parfois striée de sang.Les agneaux qui en sont atteints perdent l\u2019appétit, ils deviennent efflanqués et répugnent à se déplacer.Dans quelques cas, on constate une élévation de température.Dans les cas graves, le contraire se produit; la faiblesse s\u2019accroît, les agneaux se couchent et finalement couchent et finalement meurent.Parfois, ils meurent subitement par hémorragie intestinale.Le taux de mortalité peut atteindre jusqu\u2019à 12 ou 15 pour cent.Contre la coccidiose, l\u2019administration de sulfamidée s\u2019impose et il faut alors avoir recours au service d\u2019un vétérinaire.Gonzogne de MAURAIGE, technicien-proiesseur Durant la même période, (1958-19G5), cette culture a rapporté aux producteurs un revenu moyen à l\u2019acre de $232.G2 en Ont-tario; $22G.12 en Alberta; $215.25 au Québec, et $153.75 au Manitoba.Fait à souligner cependant, les producteurs du Québec ont obtenu les meilleurs revenus à l\u2019acre, cinq années sur huit.En 1958 et 19G2, ils étaient dépassés par ceux de l'Alberta et de l\u2019Ontario, et en 19G3, ils arrivaient quatrième.En 19G5, le revenu-acre des producteurs du Québec était de $317, comparé à $272 pour ceux de l\u2019Ontario $1G9 pour ceux du Manitoba et de $242 pour les Albertains.REVENU TOTAL PAR TONNE NORMALE De 1958 à 19G5, le revenu annuel moyen par tonne a été pour les producteurs québécois de $17.05 comparativement à $ 14.29 en Ontario; $15.01 au Manitoba, et $15.80 en Alberta.Les cultivateurs du Québec ont toujours touché des revenus, par tonne, supérieurs à ceux des producteurs des autres provinces intéressées à la culture de la betterave sucrière, sauf en 19G2 ou l\u2019Alberta obtenait $19.54 contre $19.45 pour le Québec; et en 19G3 où les producteurs ontariens réalisaient un revenu par tonne de $2.95 de plus que ceux du Québec.Sur une période de 8 ans, cependant, les cultivateurs québécois ont réalisé comme moyenne annuelle $1.25 la tonne de plus que ceux de l\u2019Alberta qui pour la même période se classent au deuxième rang; $2.04 de plus que ceux du Manitoba, et $2,7G de plus que ceux de l'Ontario.Au Centre d\u2019insémination de Québec La réunion annuelle des insé-minateurs des cercles d\u2019élevage de bovins affiliés au ^C.I.A.Q., avait lieu récemment à St-Hyacinthe.A cette occasion, le gérant, M.Louis-N.St-Pierre, citait quelques chiffres relatifs aux activités au Centre durant la dernière année fiscale.Au 31 mars 19G7, 72 cercles d\u2019élevage de bovins étaient en opération.Ces cercles groupent près de 20,000 membres actifs.Du 1er avril 19GG au 31 mars 19G7,\t133,389 vaches ont été inséminées comparativement a 110,585 l\u2019année précédente; ce qui représente une augmentation pour un an seulement de 18,-804 saillies, soit la plus forte augmentation pour un centre canadien d'insémination.Il est intéressant de noter que le C.I.-A.Q.se classe premier de tous les centres d\u2019insémination au Canada, quant au nombre de vaches inséminées annuellement.LES JEUNES TAUREAUX La congélation de la liqueur séminale étant devenue une tech- nique bien établie au Centre du Québec, le C.I.A.Q.entreprend cette année un autre projet d\u2019envergure: la mise en marche du programme d\u2019épreuve des jeunes taureaux.C\u2019est un projet qui pour donner des résultats requiert la coopération constante de tous.Le contribution des éleveurs d\u2019animaux de race sera sûrement la plus précieuse, car c\u2019est seulement dans ces troupeaux où l\u2019on pratique le contrôle laitier officiel, R.O.P., qu\u2019il est possible d'obtenir les informations nécessaires pour éprouver les jeunes taureaux.Aux éleveurs qui hésiteraient à faire saillir quelques-unes de leurs taures par un jeune taureau d\u2019un an, nous rappelons que le risque est moins grand d\u2019utiliser ce jeune taureau dont la haute valeur généalogique reconnue constitue tout de même une certaine garantie, que l\u2019emploi d\u2019un reproducteur de 5 ou G ans qui n\u2019est pas éprouvé.Propos saisonniers Les veaux nés au printemps ne doivent pas être envoyés au pâturage; le régime de l\u2019herbage ne répond pas à leurs besoins, de plus, ils supportent mal les mouches et les rayons ardents du soleil.En fin de saison, au début de septembre, on pourra les mettre en liberté mais on aura soin de continuer à les nourrir comme s'ils étaient à l'intérieur.Les veaux d\u2019automne qui ont déjà atteint l\u2019âge de six mois peuvent aller au pâturage.Comme pour les vaches, Ja transition de l\u2019étable au pâturage ne doit pas être trop brusque.De plus, ils ont besoin d\u2019une ration de concentrés riche en minéraux.*** La période de stabulation qui prend fin vous a permis de déceler les faiblesses du système de ventilation de votre étable.Il ne faut pas considérer comme normal un excès d\u2019humidité et des odeurs très fortes persistantes dans le logement des animaux.Dans pareils cas, l\u2019humidité est cause d\u2019un vieillissement prématuré des bâtisses tjui occasionne des réparations coûteuses.D\u2019autre part, pareil état d\u2019insalubrité affaiblit la résistance des animaux aux maladies, tout en occasionnant une forte diminution de leurs rendements.Plusieurs causes peuvent être la source de ces ennuis qui n\u2019existent pas dans une__ étable chaude, munie d\u2019un système de ventilation adéquat où les bêtes ont un cubage d\u2019air suffisant.A l\u2019occasion du ménage printanier, c\u2019est le temps d\u2019apporter les modifications qui s\u2019imposent.*** Savez-vous que la moutarde et le radis sauvage dans les cultures de céréales peuvent causer une diminution de rendement atteignant jusqu\u2019à 50 pour cent ?Le MCP A est l\u2019herbicide recommandé en pareil cas.Pour obtenir des détails sur son emploi, consultez la publication 303 du ministère de l\u2019Agriculture et de la Colonisation, ou l\u2019agronome de votre localité.Paul CARPENTIER, agronome 31 MAI 1967 - LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE REVENU MOYEN À L'ACRE Betterave sucrikre tenus des producteurs canadiens Les superficies annuelles moyennes des cultures de betteraves sucrières, de 1958 à19G5 inclusivement, dans les provinces canadiennes s\u2019établissent comme suit; Alberta.39,428 acres, Manitoba.23,883 acres, Ontario.19,332 acres, Québec.8,G23 acres, D\u2019UN AGRONOME Les Choses et les Cens par Jaaa-Charlas MAGNAN Peux hausses de prix ds lait La Caisse d\u2019Etablissement de l\u2019U.C.C.a tenu plusieurs réunions d\u2019informations, à St-Léon le Grand, St-Alexis, St-François d\u2019Assise et l\u2019Ascension de Pa-tapédia, dans la région de Ri-mouski.Une centaine de personnes ont assisté à ces réunions, où le gérant des ventes, M.Georges Brillant, a démontré hors \"de tout doute que les Caisses d\u2019Etablissement jouent un rôle primordial pour le relèvement é-conomique de la Région.\u201cIl est assez difficile\u201d, ajoutait-il \u201cpour jjn organisme jeune de répondre à un très grand nom-bre d\u2019emprunt\u201d.La Caisse con- Un appel au boycottage Les ministres de l'agriculture que j\u2019ai connus (VII) CLEMENT VINCENT (Deuxième partie) A deux reprises seulement, j\u2019ai eu l\u2019occasion de voir à l\u2019oeuvre M.Vincent, face à un auditoire.Sa voix, ni grave, ni aiguë, se déroule selon un registre bien timbré.Il parle simplement, comme entre amis.La rareté du geste est compensée par un ton de confidence cjui plaît et rapproche.Son discours n\u2019a pas le genre d\u2019un touche-a-tout, sans préparation.Au contraire, il est sobre et mûri, précis et lucide.Son verbe, prudent et nuancé, le protège contre l\u2019égarement ou les faux pas.Ce qu\u2019il dit paraît prévu et pensé d\u2019avance.Ses paroles et son comportement donnent une impression de bonne fol, de sincérité et de préparation.On ne peut nier que ce ministre soit un cultivateur qui tranche sur l\u2019ordinaire.C\u2019est vraiment quelqu\u2019un.Les gens sans expérience imaginent le ministre, comme un homme tout puissant, pouvant tout obtenir ou accorder, même faire la pluie ou le beau temps dans un gouvernement.D\u2019abord, le ministre doit s'entendre avec ses conseillers immédiats, satisfaire aux requêtes ou les refuser, contenter les amis s\u2019il le peut, faire face aux adversaires, équilibrer les exigences de chacun, faire accepter ses directives, convaincre ses collègues au Cabinet des ministres, rendre justice a tous, etc.Au demeurant, le ministre est tout somple-ment un serviteur public, pris dans le tourbillon des affaires et constamment en garde en face des passions, des appétits et des pressions de toutes sortes.Peut-on imaginer en plus le défilé quotidien des fonctionnaires au bureau d\u2019un nouveau ministre, la visite des solliciteurs, des sauveurs, voire des \u201cféliciteurs\u201d intéressés ?Dans les circonstances, dit-on.combien M.Vincent s'est montré endurant et digne de son prénom \u201cClément\u201d.Il fut clément envers tous.\t*\u2022 \u2022 La situation actuelle de l\u2019agriculture semble difficile pour nombre de cultivateurs.Problème complexe.La production et le matériel de ferme coûtent trop cher, en regard du travail fourni et des fonds consentis à l\u2019exploitation.Il y a aussi à ajuster le problème des marchés, des prix équitables, des profits, de la gestion des fermes.En toutes ces questions, le ministre aura son mot à dire et à offrir le poids de son influence.Sa tâche est commencée.L\u2019hon.Vincent désire présenter un projet de Loi en vue de modifier plus justement le régime de garantie prévu par la Loi^des produits laitiers.Quant au bill 46, il prévoit une amélioration, à l\u2019avantage des cultivateurs.Un projet d'assurance-récolte serait aussi en bonne voie d\u2019acceptation par le Parlement.Un plan s\u2019annonce aussi pour assurer l\u2019égalité économique, en faveur des régions agricoles défavorisées.Le programme de M.Vincent touche en plus à l\u2019entraînement professionnel, a une meilleure efficacité chez les agronomes et dans l\u2019administration du Ministère, a une plus profitable mise en marché et a des profits plus équitables pour les cultivateurs, etc.Et que d\u2019autres projets qu\u2019il serait trop long d\u2019énumérer ici.Que fera M.Vincent en face des intérêts agricoles à soutenir et à favoriser ?D\u2019excellentes mesures sont en voie de réalisation.Souhaitons qu\u2019elles aboutissent, a l\u2019avantage de tous.L\u2019un des proches du ministre nous a révélé un des aspects de son caractère : \u201cc\u2019est un optimiste résolu, dit-il, mais ayant toujours en main le frein du réaliste.C\u2019est un travailleur qui a vu, vécu et expérimenté.En lui, s\u2019agite parfois une certaine angoisse, venant de son désir naturel de concilier, d\u2019unir et de rendre justice aux gens de sa classe, les cultivateurs\u201d.On peut dire, sans forcer les choses, que M.Vincent aime l'agriculture et qu'il fera l\u2019impossible pour en défendre les droits et assurer la juste place qui lui revient dans l\u2019estime et l\u2019économie de la nation.\u201cCet homme, rapporte un de ses collègues, a toujours essayé de se tenir, non dans les voies les plus commodes, mais dans celles qu\u2019il jugeait seules compatibles avec un certain sentiment de l\u2019honneur et du service, quelque péril qui s\u2019y trouvât\".Ce témoignage nous permet d\u2019espérer d\u2019heureuses réalisations.Région du Rlmowki La Caisse d\u2019Etablissement tient plusieurs réunions d\u2019information Comme notre journal en a informé ses lecteurs dans ses dernières éditions, une majoration des prix de détail du lait nature est entrée en vigueur la semaine dernière dans l\u2019Ontario.Le lait livré à domicile coûte maintenant 32 cents la pinte dans la majeure partie de la province voisine et 33 cents dans les régions du Nord.Quant aux prix minimums au producteur, ils sont maintenant de $6.10 dans le centre et le sud et de $6.67 dans le Nord.Il s\u2019agit évidemment du lait embouteillé et consommé à l\u2019état frais, qui n\u2019est sujet à aucune subvention gouvernementale.Le producteur touche .35c.de plus; les laiteries, ,41c.Un groupement de consommateurs et de consommatrices de la région d\u2019Ottawa \u2014 et probablement ailleurs aussi - a lancé un appel aux citadins dans le but de boycotter les livraisons de lait nature.Ils soutiennent que cette hausse de prix, surtout la part qui va aux laiteries, n\u2019est pas justifiée.Cette première tentative de cesser tout achat de lait frais durera deux semaine, après quoi l\u2019on verra.Les partisans LIS TRAVAUX ET LES JOURS 4 JUIN 1967 \"La mise en marché des oeufs au Canada\u201d Les prix des oeufs comme ceux de plusieurs autres produits agricoles varient considérablement permettant parfois aux producteurs de réaliser des profits et souvent aussi leur occasionnant des pertes considérables.A l\u2019émission \u201cLes Travaux et les Jours\u201d, du dimanche 4 juin, télédiffusée à 1 h.30 p.m.au réseau français de Radio-Canada, Jean-Guy Roy fera le point sur l\u2019actuelle structuration de la mise en marché des oeufs au Canada.du boycottage ont pour leur dire qu\u2019il y a sur le marché suffisamment d\u2019autres sortes de lait pour que les ménagères puissent se passer de lait nature sans trop en souffrir.Il ne s\u2019agit pas, ajoutent-ils de punir qui que ce soit, bien que certaines gens du circuit commercial soient appelés à en subir les contrecoups.Le groupement de protestataires aurait deux buts principaux ; d\u2019abord forcer le gouvernement provincial à modifier sa politique en matière de production du lait; ensuite, d\u2019amener les laiteries à réduire leurs prix, même s\u2019il leur faut pour cela modifier la fréquence et les méthodes de livraisons.RÉACTION DES LAITIERS Des porte-parole des laiteries ontariennes ont déclaré qu\u2019ils n\u2019avaient pas l\u2019intention de changer leur ligne de conduite.En outre, ils ne croient pasquel\u2019appel au boycottage puisse occasionner des ennuis durables au commerce du lait nature.On se rappellera peut-être que certains groupes de producteurs laitiers, surtout dans le sud-ouest de l\u2019Ontario n'étaient pas satisfaits d'une augmentation do 35 cents seulement les 100 livres, qui correspond à un peu moins d\u2019un cent la pinte.Ils ont fait des représentations auprès des autorités provinciales à ce sujet, mais apparemment sans réussir à changer quoi que ce soit.Au Manitoba Le lait nature a aussi récemment fait l\u2019objet de discussions depuis quelque temps au Manitoba, surtout en ce qui a trait à la région du Winnipeg métropolitain.L\u2019Association des producteurs réclamait une majoration de 52 cents les 100 livres et les laiteries de 1 cent la pinte (l\u2019équivalent de 38 cents les 100 livres).La Régie provinciale du lait au Manitoba a rendu sa décision durant la première dizaine de mai.(Contrairement à la Régie ontarienne, la Régie du Manitoba est autorisée à fixer les prix de détail du lait nature).La décision rendue : hausse globale de 2 cents la pinte au délt^,1\u2019 >« P?* \u201c lait livré à do.micile étant porté de 27 à 29c la pinte.Les nouveaux prix sont en vigueur depuis le 15 mai Les producteurs touchent 39 cents de plus les 100 livres (ils en avaient demandé 52) et les laiteries 3?cents.Le prix mini muni au pro ducteur de la région de Winnipee est maintenant de $5.87 les 100 livres; quelques-uns recevront .10c.de plus parce que qualité de leurs ^livraisons de lait correspond a des normes très élevées établies par le Gouvernement de Winnipeg.La hausse antérieure des prix du lait ^nature au Manitoba re-monte a la mi-juillet de 19CG Les producteurs et distributeurs avalent reçu une part égale de la majoration de l\u2019an dernier \u2014 38 cents les 100 livres de part et d\u2019autre ou l\u2019équivalent de ,01c la pinte.Nouveau fongicide supérieur Composition unique Résultats exceptionnels Une autre étape dans la lutte contre la brûlure de la pomme de terre Produ/ts chimiques pour l'igricullurt ROHM ÎHRRS COMPANY OF CANADA.LIMITED WÏ8T e-eiLL ONTARIO une marque depot## eu Bureau ai canadiens et dent let pr.nopau* payt et'«n|#rt ENRAYEZ LA MAMMITE AVEC LE BAIN DE TRAYONS HIBITANE SORTE DE GANT ANTISEPTIQUE # nait dans le moment un accroissement rapide qui lui permettra, d\u2019ici un temps indéterminé, de remplir pleinement, le rôle qu\u2019elle s\u2019est fixé.Les montants consentis en emprunt seront plus élevés si la population est consciente de la valeur de l\u2019épargne et du placement.La Caisse d\u2019Etablissement de l\u2019U.C.C., se doit d\u2019être présente dans toutes les localités du diocèse.Le territoire desservi est immense mais la dynamique équipe de représentants s\u2019accroît rapidement afin d\u2019offrir à la population un meilleur service, service qui doit répondre aux besoins de la région.Les bactéries qui causent la mammite atteignent la glande mammaire par le canal du trayon.Le canal du trayon ne se refer nie pas immédiatement après la traite.Certaines méthodes de traite peuvent causer des dommages è l\u2019épithélium fragile du canal et empêcher ainsi la fermeture normale de ce conduit.Les traces de lait qui persistent dans le canal et le trayon après la traite sont d'excellents véhicules pour les microbes.Le bain de trayons \u2019Hibitane\u2019, \"sorte de gant antiseptique\", enveloppe le trayon de ses puissantes propriétés microbicides.Appliqué immédiatement après la traite, il détruit les bactéries avant qu'elles aient le temps de pénétrer à l'intérieur.Il produit une pellicut, qui scelle non seulement le bout, mais aussi toute la surface du trayon.I- I j\t\"Au point de vue économique, le produc\t| |\tteur laitier ne peut survivre qu\u2019à condition\t| j d'enrayer la mammite.\" |\tExtrait du\tdiscours\tprononcé\tpar le\tDr\tH\tG\tHodgosèHi^\t| \u2022 de président du Conseil national de la mamm'te io\t5 I congrès annuel de cet organisme, J.A.V M 19G6.P.721.\tJ ENRAYEZ LA MAMMITE *\tLE BAIN DE TRAYONS 'HIBITANE' *\tLE LAVE PIS 'HIBITANE' LABORATOIRES AYERST division de Ayerst McKenna & Harrison, Limitée PAGE 10 - LA TERRE DE CHEZ NOUS - 31 MAI 1967 Retour d\u2019un débouché è noir» porc COUP D\u2019OEIL SUR.le monde agricole Vagriculture en France Un journaliste agricole M.Claude Jouin, a écrit un intéressant livre sur l\u2019agriculture française U'aujourd\u2019hui et de demain: DES PAYSANS POUR DEMAIN.Disons que l'auteur de ce volume est actuellement responsable des reportages \u201cd\u2019AGRI 7 JOURS\", un journal agricole français.OPTIMISME Dans la préface M.Eric Forget, Indique que le titre du livre (\"DES PAYSANS POUR DEMAIN \")est optimiste parce que son auteur es* confiant dans l\u2019avenir du monde agricole.Et M.Claude Jouin explique son optimisme en ces termes \u201cL\u2019homme trouve toujours la grâce, la possibilité de réagir.Il n\u2019y a pas que l\u2019instruction qui compte, il y a les valeurs propres de l\u2019homme, qui ne disparaissent pas, même si le métier se transforme\u201d.Ce livre, centré sur les agriculteurs et tourné vers demain, ne se résume pas.Il faut le lire.Alors, compte tenu naturellement des particularités propres à l\u2019agriculture française, on peut dire que grâce au style de l\u2019auteur au plan, à la présentation et à l\u2019illustration de ce volume, les agriculteurs, même ceux peu habitués aux livres, le liront sans difficulté et avec beaucoup d'intérêt, CENTRE D\u2019INTÉRÊT La lecture de cet ouvrage nous a lait découvrir que sous plusieurs aspects, le monde agricole français avait d\u2019étranges ressemblances avec celui du Québec.Ainsi, par exemple, là-bas, existe l\u2019exode rural; là-bas aussi on cherche à s adapter à un monde nouveau; là-bas on recherche des formes nouvelles d'exploitation afin de permettre aux agriculteurs d'avoir des loisirs comme les autres; etc.Enfin les deux phrases suivantes, extraites du livre de M.Jouin, confirment que les agri culteurs de la France et d Quebec sont aux prises avec des Problèmes et des préoccupations identiques; \"Les hommes resteront ou reviendront à l\u2019agricul-ure quand ils pourront choisir, du Brevets d\u2019invention MARQUES de COMMERCE MARION, ROBIC t ROBIC ci-devant Marion & Marion 2)00, rue DRUMMOND MONTREAL, 25 - 288-2152 non pas un état de vie, mais un métier\u201d, et \u2018\u2018La non-satisfaction des besoins essentiels des ruraux est la raison fondamentale de l\u2019exode rural\u201d.APERÇU SOMMAIRE Voici maintenant un aperçu sommaire de \u2018\u2018DES PAYSANS POUR DEMAIN\u201d.Ce livre comprend 4 parties.D\u2019abord, au début, 15 photos donnent une vue panoramique de l\u2019agriculture française et de ses problèmes.Puis ces images sont précisées par une série de 10 reportages aux quatre coins de la France.Dans la deuxième partie, un nouveau style de vie, un nouveau paysan y sont dessinés.TROISIÈME PARTIE Dans la troisième partie, l\u2019auteur traite de 4 formes possibles d\u2019agriculture pour le cultivateur d\u2019aujourd\u2019hui et de demain: l'exploitation familiale - l\u2019entreprise capitaliste - l\u2019entreprise \u201cen a-teliers\u201d - l\u2019exploitation en association.Prcésisons que M.Jouin fait une distinction entre les formes d\u2019agriculture précitées et \u201cl\u2019agriculture de groupe\u201d et \u201cl\u2019Intégration\u201d.^A ce sujet, il dit qu\u2019il s\u2019agit là (pour \u201cl\u2019agriculture de groupe\u2019\u2019 et \u201cl\u2019intégration\u201d) de deux grands courants socio-économiques qui imprègnent plus ou moins toutes les formes actuelles et futures d\u2019exploitation ou d\u2019entreprise.A la fin de cette troisième partie, l\u2019auteur les examine donc à part, avec leurs chances et leurs risques.QUATRIÈME PARTIE Enfin, la quatrième partie est constituée de \u201cpoints de vue\u201d d\u2019hommes divers, qui ont par leur situation une certaine vision de l\u2019avenir, sur ce que sera l\u2019agriculture française dans 20 ans.Pour notre part, nous condi-dérons que ces témoignages, susceptibles d\u2019intéresser tous les agriculteurs étrangers et particulièrement ceux du Québec, contribuent à donner une valeur exceptionnelle à cet ouvrage.COMMENT SE LE PROCURER?Ce livre de 1G0 gages coûte 9 Francs, et peut etre obtenu en s\u2019adressant directement à; Service Edition Librairie, 21, rue Faubourg Saint-Antoine, Paris ((lie).Toutefois, pour rendre service à nos lecteurs, nous pourrions nous occuper de le leur procurer.Ils n\u2019ont qu\u2019à faire parvenir leurs demandes à; \u201cLa Terre de Chez Nous\u201d.Epro FOIE BILIEUX ?5 ,7\u2014 des lourdeurs ?des ConsJ'P°Jion vous donne-t-elle ves maux de teie?«\u201coJT01\" dnu°J\u201c,enc\u201c \" d'irrlgularitS?phekobTe.EH0B,lE\u2019 - pXC'*e la sécrétion de lobilo; ~ vl:VOriiC, *'®coul°ai®nt par les voies normales ; .«porto u,n soulagement ®t| ICnrn 'l\u201c |a doux et constipation occa- efficacc de s«onnello ; pHEN0B//F J965''0\"*\trevue suri ni\td;s\t«ns \u201c effets secondaires inde-eirnhlm* ______ GRATUIT : Une diète-n et une magn revue sur de cramp\u201e \u201c\u201c** \"Pilots rapides, sans douleurs.SFIII cu\u2019r\tJflL* secondaires indésirables, ni nausi tcZï\t$0-69 LE F0RMAT St-Pierre & Vachon lnc.°u Lauréat Custeau, ?ept- T.C.N., c.P.275,\t1005, Calixa-Lav; i:evis> P-Q-\tSt-Hyacinthe, Qué L\u2019embargo levé par la Graade-Bretagae Voici une bonne nouvelle qui nous parvient a travers d\u2019autres plus ou moins bonnes; la Grande-Bretagne a décidé de lever son embargo sur la plupart des produits du porc canadien.C\u2019est ce que vient d\u2019annoncer le ministre canadien du Commerce, M.Robert Winters, à son retour d\u2019Europe.Il s\u2019agit là pour nous d\u2019un marché traditionnel qui nous avait été fermé à la suite de la dernière guerre mondiale, a cause des difficultés de la balance des paiements dans lesquelles se débattait alors la Grande-Bretagne qui, comme on s\u2019en rappelle peut-être, avait été notre principal marché pour le^porc avant et durant la dernière guerre.Maintenant que ce problème a été partiellement résolu, M.Winters a pu conclure des pourparlers qui donnent accès au marché de la Grande-Bretagne à la plupart de nos morceaux de porc, sauf au jambon entier non emballé à l\u2019égard duquel certaines modalités n\u2019ont pas encore été conclues.Pour le reste, on peut dire que ce marché traditionnel nous est réouvert à un moment où cela nous parait fort opportun.Il est vrai que la Grande-Bretagne a continué d\u2019importer du Canada certaines viandes porcines du Canada depuis l\u2019impo- sition de l\u2019embargo d\u2019après-guerre.Ainsi, en 19GG, nous lui avons exporté 19,399 longues 2,299 livres tonnes de porc congelé et réfrigéré; en outre, 3797, 999 tonnes de bacon, 33,599 tonnes de jambon et de bacon en boîtes et G9.599 tonnes d\u2019autre porc en conserve.Mais il s\u2019agit là de quantités fort restreintes comparativement à nos expéditions de bacon et d\u2019autres viandes de porc d\u2019a-vant-guerre.Quelques-unes des restrictions qui ont suivi le deuxième conflit mondial ont été adoucies ^en 1969, alors que l\u2019on accorda à notre pays un contingent de 25,909 tonnes de porc congelé ou réfrigéré et d\u2019autres produits renfermant un minimum de viande porcine.Depuis, d\u2019autres concessions nous ont été allouées graduellement.POUR LONGTEMPS Toutefois, les contingentements permis jusqu\u2019ici représentaient peu de viandes porcines en regard des restrictions levées récemment et annoncées par le ministre canadien du Commerce.L\u2019industrie canadienne de la charcuterie a reçu les renseignements voulus quant aux dernières concessions et l\u2019on compte bien qu\u2019elle entreprendra une vigoureuse campagne d\u2019exportation pour stimuler nos ex- portations de porc vers la Grande- Bratagne.Il importe en effet de profiter de cette occasion qui nous est fournie d\u2019expédier outre-mer un volume aussi élevé que possible de viandes porcines pendant que dureront les avantages actuels qui nous sont alloués.Il se peut en effet que l\u2019entrée éventuelle de la Grande-Bretagne dans la Communauté économique européenne (Marché commun) mette certaines entraves aux privilèges commerciaux qu\u2019on vient de nous annoncer.Selon les apparences, toutefois, l\u2019entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché commun comme pays à part entière n\u2019est pas pour demain.Il est également probable qu\u2019elle se fera par transitions.D\u2019ici là, il importe que le commerce canadien du porc -entreprises privées et coopératives \u2014 tire pleinement partie des avantages qui nous sont offerts.En fait, la reprise du marché du porc depuis une couple de semaines ne serait-elle pas une répercussion directe de la réouverture de notre marché traditionnelle outre - mer, même si le marché des Etats-Unis indique aussi une nette tendance à des achats plus volumineux que l\u2019an dernier de porc et de morceaux de porc en provenance du Canada ?AU COEUR MÊME du SILO LA DOUVE EXCLUSIVE \"CO-OP\" ! Pour réussir et conserver un ensilage de haute qualité nutritive, il faut l'entreposer dans un réservoir pensé à cette fin.C'est la définition même du SILO \"CO-OP\" ! COOPERATIVE FEDEREE DE QUEBEC SERVICE DE LA MACHINERIE ET DE L'OUTILLAGE 1055 ouest, rue du Marché Central \u2014 Montréal, P.Q.CARACTÉRISTIQUES EXCLUSIVES DE LA DOUVE VIBRÉE ET PRESSÉE \"CO-OP\" \u2022\tFini lisse exempt de pores.\u2022\tDimensions d'une précision inégalée.\u2022\tEpaisseur uniforme.\u2022\tSurface de contact maximum aux joints.\u2022\tDensité supérieure de 7% à tout autre procédé.\u2022\tRésistance à la compression supérieure de 33% à tout autre procédé.\u2022\tRésistance à la flexion supérieure de 16% à tout autre procédé.\u2022\tAbsorption d'humidité inférieure à 3.5%.Pour une Information plus détaillée demandez notre catalogue 31 MAI 1967 LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE II PAGE PUBLIEE PAR ^COOPERATIVE FÉDÉRÉE DE QUÉBEC LA FÉDÉRATION DÉS COOPÉRATIVES AGRICOLES 1055, RUE DU MARCHÉ CENTRAL, MONTRÉAL REDACTEUR: l«ais-Nrill»» POULIN A rassemblée annuelle du C.C.Q.Les réalisations, les problèmes et les perspectives d'avenir de la .' \" agricole (Texte de l'allocution prononcée à l'assemblée générale annuelle du Conseil de la Coopération du Québec, tenue le 17 mai, par M.Geo.-E.Turcotte, directeur général de la Coopérative Fédérée.) - Il - (Suite) Si on parle des accessoires ou produits nécessaires à la production sur la ferme (grains, moulées, semences, engrais), la part ou marché coopératif atteint en moyenne et parfois dépasse le tiers des besoins de l\u2019agriculture Québécoise.Ajoutons que ces coopératives sont centrées sur le service de la meunerie et qu\u2019à ce titre, elles s\u2019insèrent dans la chaîne des produits transformés (lait, porc, volailles, etc.).Ces meuneries coopératives au symbole CO-OP deviennent, alors, par suite de l\u2019intégration de la ferme dans le réseau coopératif de transformation, des instruments de production au même titre que les usines de transformation elles-mêmes.Ce ne sont plus des moulées seulement que les meuneries vendent, c\u2019est un programme de production relié aux abattoirs coopératifs.Et un programme appuyé par une technique dont les coopératives et la Fédérée font ensemble l\u2019épreuve.J\u2019ajoute ces détails simplement pour montrer à ces anciens ruraux que sont devenus les citadins comment est complexe le réseau de la production et de la transformation des produits agricoles, et jusqu\u2019à quel point cette intégration appelle l\u2019é-troite association des coopératives agricoles entre elles.Certes les coopératives agricoles vendent aussi des produits qui ne sont pas à proprement parler des produits agricoles, encore que ceux-ci servent aux agriculteurs.Tels sont les pétroles, les pneus, les batteries, la broche, la peinture, la tôle, demain les \u201cPilules\u201d etc.La vente de ces produits, outrequ\u2019ils sont nécessaires aux agriculteurs, ajoute à la polyvalence des activités et absorbe une part des charges qu\u2019ont à porter 12 mois par année les coopératives agricoles dont les activités ont par ailleurs uncertain caractère saisonnier.A ce propos, disons que la Fédérée a des pro blêmes de coexistence avec la Fédération des Magasins Co-Op.Le Conseil de la Confédération, et nous lui sommes redevables pour ce geste de sa part, a chargé un spécialiste de les étudier.Les résultats me rappellent la définition humoristique d\u2019un spécialiste: \u201cA Specialist is a man who knows more and more on everything, until he knows everything about nothing\u201d.Nous devrons donc reprendre le dialogue, suivant une autre forrrmle.Mais il s\u2019agit ici d\u2019un problème mineur par rap-port à l\u2019importance des grands problèmes de la Coopération a-gricole.Un trait marquant de notre agriculture moderne, surtout depuis 15-20 ans, c\u2019est la spécialisation.Dans les années 30, on préconisait le régime de culture mixte comme étant un moyen de stabiliser les revenus de la ferme tout en permettant une plus efficace utilisation de la main d\u2019oeuvre familiale qui était alors abondante.On avait comme centre l\u2019industrie laitière avec une douzaine de vaches par ferme, puis on y ajoutait quelques porcs, 100 poules, 4 arpents de tabac ou de betteraves à sucre à partir de 1940; on récoltait la sève d\u2019érable, on vendait quelques tonnes de foin et l\u2019hiver les jeunes montaient au chantier.Puis la guerre est venue avec ses exigences et l\u2019une de ses conséquences, la mécanisation et l\u2019agrandissement des fermes.Devenus spécialiste ou sur le point de le devenir, son exploitation étant maintenant orientée vers le marché, l\u2019agriculteur est un producteur qui utilise à plein les techniques modernes de production et il achète de fortes quantités de grains, de moulées de produits pétroliers, d\u2019engrais chimiques.Or, une agriculture qui change exige que changent aussi les institutions qui la servent.On assiste donc à la naissance des meuneries coopératives.Plusieurs étant greffées sur les coopératives laitières qu\u2019on avait fondées quinze ans auparavant pour prendre soin de la production laitière.Inutile de dire que la concurrence se met aussi de la partie.Tous sont désormais à la recherche d\u2019un fort volume de production et de vente: nouvelle dimension nécessaire pour compenser le rétrécissement des marges d\u2019opération.Ceci est vrai à la Coopérative comme sur la ferme, les deux devenant un chaînon de l\u2019industrie alimenaire moderne, le commerce et l\u2019industrie privée capitaliste vont chez le cultivateur \u2014 chez le moyen et le gros surtout -par la ligne di-recte_ et en faisant le moins d\u2019arrêts possibles, que ce soit pour distribuer les accessoires nécessaires à la production agricole ou pour en rapporter les produits.De plus en plus, l\u2019industrie alimentaire moderne intègre sous son contrôle plusieurs, quand ce n\u2019est pas toutes les phases du processus de la production et de la transformation des produits agricoles.Et elle peut le faire parce qu\u2019elle détient ou contrôle le pouvoir de consommation.Une trentaine de corporations, tant au Canada qu\u2019aux Etats-Unis, décident aujourd\u2019hui PAGE 12 - LA TERRE DE CHEZ NOUS - 31 MAI 1967 de la quantité et des prix que recevra l\u2019agricultueur pour son produit.\u2018\u2018En fait, depuis Adam, et depuis 5 Adam Smith en matière de doctrine, nous dit John Kenneth Galbraith, l\u2019homme d\u2019affaire ou l\u2019entrepreneur ont appris que leur action est subordonnée à la demande du marché\u201d.Mais aujourd\u2019hui \u201cQue les procédés et produits modernes hautement techniques requièrent l\u2019association de capitaux (considérables), cela nous conduit inévitablement à la planification -et donc à la direction du marché (management) par ceux qui l\u2019approvisionnent.C\u2019est la technologie, non une certaine idéologie, qui produit ce résultat.La de- mande du marché sert admirablement dans le cas ta l\u2019appro-visionnemei .en produits simples.Si excellente que soit la formule quand il s\u2019agit de mousquets, elle s\u2019avère très déficiente pour les missiles.Même la fourniture des pièces pour l\u2019industrie moderne de l\u2019automobile ne peut reposer sur une demande imprécise du marché, non plus qu\u2019il soit prudent d\u2019assumer que le marché absorbera la production à un prix rémunérateur.Ici encore, il faut la planification.Or, le principal instrument de planification dans notre économie moderne, c\u2019est la grande corporation.En dedans de limites larges, elle détermine ce que le consommateur doit avoir et le prix qu\u2019il doit payer.Ellepr PW('1* le besoin de capital, d\u2019équipement et de produits primaires pour cette production, et elle fait les arrangements en conséquence\u201d.Et John Gailbraith ajoute: \u201cLe marché moderne réparti entre quelques grandes firmes assure une production efficace, progressive et dont les prix sont généralement considérés favorables par le public, ce qui est la plus déconcertain-te contradiction de la théorie économique traditionnelle\u201d.\u201cGalbraith, J.K., Market Planning and the Hole of Government.The Atlantic, mai 19C7\u201d.I à suivre) La viande demeure un bon achat Malgré les critiques répétées que l\u2019on entend ici et là au sujet du haut niveau des prix de la viande, celle-ci demeure un achat avantageux pour les consommateurs.Evidemment, ceux-ci ont normalement tendance à s\u2019en prendre beaucoup plus aux prix des produits ou des biens qui répondent à des besoins essentiels qu\u2019aux prix des objets de luxe ou au coût des loisirs.Il n\u2019en reste pas moins que la multiplication des critiques contre les prix des aliments, critiques qui s\u2019appuient trop souvent sur une étude incomplète des faits, n\u2019aide guère les agriculteurs à obtenir des prix rénumérateurs pour leurs produits.Actuellement, les prix de gros de presque toutes les coupes de porcs sont de loin inférieurs à ceux de l\u2019an dernier.Les prix de l\u2019agneau frais, surtout des agneaux en provenance des provinces des Prairies, sont également inférieurs à ceux de l\u2019an dernier.De grands établissements de vente au détail de la région Montréalaise publiaient récemment des prix pour le boeuf qui demeuraient très attrayants pour les consommateurs.Si on compare le niveau des prix des viandes avec le niveau des salaires, on constate que le salaire horaire moyen de l\u2019ouvrier canadien achetait une plus grande quantité de viande au cours des derniers mois qu\u2019en 1905.En fait, l\u2019ouvrier canadien moyen pouvait acheter avec une heure de salaire 1.7 1b de bacon en décembre GG, p.O lb en octobre GG et 1.5 lb en décembre G5.Le ministère fédéral de l\u2019Agriculture calcule qu\u2019une heure de salaire de l\u2019ouvrier moyen de Toronto achetait 3.2 lb de porc en 19GG, 2.9 lb on 195G et 1.8 lb en 1948-50.L\u2019an dernier, une heure de salaire achetait 2.7 lb de boeuf à comparer à 2.G lb en 5C et 1.0 en 1948-50.Qui y a gagné ?Ces chiffres fournissent à l\u2019agriculteur une réponse valable aux consommateurs.Enquête sur le poids des porcs Régulièrement, le Ministère Fédéral de l\u2019Agriculture procède à une étude des résultats de la classification des porcs.Cette étude vise principalement à définir les raisons responsables des résultats de la classification.A plusieurs reprises, les spécialistes de la mise en marché des porcs, tant à la Coopérative Fédérée qu\u2019au sein de nos deux ministères de l\u2019Agriculture, attirent l\u2019attention des producteurs sur la nécessité d\u2019éviter la \u201csur-finition\u201d des porcs, afin qu\u2019un excès de graisse n\u2019empêche pas un sujet d\u2019être classé dans la catégorie^.Une fois de plus, la dernière étude du ministère fédéral de l\u2019Agriculture confirme le danger de la \u201csur-finition\u201d.Récemment, dans un communiqué officiel, le ministère fédéral de l\u2019Agriculture révélaitqu\u2019-en mars dernier, 9G% des porcs classés 13, tout en étant à l\u2019intérieur des poids prévus pour la catégorie A, étaient déclassés a cause de la trop forte quantité de gras.Cette \u201csur-finition\u201d s\u2019appliquait à 97% des porcs B en provenance de l\u2019est du Canada et 95% des porcs venant de l\u2019ouest.Notons aussi que 20% des porcs classés B dépassaient le poids de la catégorie A (135-170 lb.) et 8% n\u2019atteignaient pas le poids minimum.Parmi les porcs classés C, 17% dépassaient le poids de la catégorie A et 4% ne l\u2019atteignait pas.Les constatations des spécialistes du ministère fédéral de l\u2019A- riculture confirment une fois de lus le coût onéreux d\u2019un P°rc op gras, coût onéreux pai une lassification inférieure et par ! coût de production d\u2019une livre î graisse en trop.Nous savons je dans la production animale, ivers facteurs empechent « roducteur de viser juste.* endant, nous croyons encore pportun d\u2019attirer l\u2019attention des iltivateurs sur cet aspect in-ortant de la production porcin .A In S.C.A.de Ste-Marie Chiffre d\u2019affaires de Une centaine de sociétaires assistaient à l\u2019assemblée générale annuelle de la S.C.A.de Sainte-Marie, comté de Beauce, tenue le 15 mal dernier sous la présidence de M.Roland Poulin, cultivateur.Présenté par M.E.Petit, de la division de la Coopération du ministère de l\u2019Agriculture, le rapport des opérations pour l\u2019exercice terminé le 28 février 19G7 affiche un chiffre d\u2019affaires de $1,933, 251.57, laissant des trop- $2 millions *30,810.92.Le chiffre accuse une augnie $4G8,12G sur l\u2019annee eau conseil d\u2019admise compose de U*.ilin, président; Ja 1 vice-president, Ju icher, Gérard lîbea ; jrius Marcoux, mem «> \u2018LS! ^ 1 SP 1 L.^ rédactrice Huguette CHAGNON Première assemblée annuelle de la Fédération de St-Jean Le 18 mai, au sous-sol de l\u2019église St-Gérard- Magella avait lieu la première assemblée annuelle de la fédération de l\u2019AF EAS de St-Jean.Mme Fleurette Urault, présidente de la Fédération, souhaita la plus cordiale bienvenue aux cent cinquante déléguées et membres venant des vingt-trois cercles.\u201cC\u2019est réellement un plaisir de vous revoir et je vous félicite d\u2019avoir réussi à laisser vos occupations habituelles, pour assister à la première assemblée annuelle de la Fédération \u201d.RAPPORTS Mme Fleurette Brault, présidente et Mme Léopold Dansereau, vice-présidente, ont présenté un résumé de leur travail exécuté sur la plan de la Fédération et de l\u2019Association, A leur tour, les directrices ont donné quelques statistiques concernant le nombre de membres, la fréquence des réunions, la vitalité des comités, la réalisation de l\u2019étude sociale et les finances des cercles de leur secteur.Dans l\u2019ensemble, les cercles sont actifs mais une attention spéciale devrait être apportée à la réalisation de l\u2019étude sociale lors de l\u2019assemblée du cercle.M.l\u2019abbé ^Georges - Etienne Phaneuf, aumônier général, et Mme Dominique Goudreault, présidente de l\u2019Association, ont a-dressé un message aux dames.CHERCHONS À RENDRE SERVICE \u2018En écoutant ces rapports objectifs, souligne M.l\u2019abbé Pha-neuf, on constate que les deux associations sont vraiment fusionnées et qu\u2019il y a eu des réalisations intéressantes au cours de l'année.Continuez à chercher à rendre service.A 1 exemple du Christ, il faut sortir de notre égoisme pour voir et découvrir notre rôle dans le monde; il faut reviser la conception de l\u2019amour, du mariage, de 1 Emilie, converser avec ses semblables et développer une certaine culture.Sur le plan international nous devons nous préoccuper d\u2019aider l\u2019UMOFC (Union Mondiale des Organisations Féminines Catholiques) à financer le secrétariat de l\u2019Amérique Latine et la délégation canadienne aux journées internationales.selon l\u2019Encyclique de Pâques, les chrétiens doivent in-suiiier l\u2019esprit évangélique, s\u2019ai-er et s\u2019aimer les uns les autres, M* l\u2019abbé Phaneuf ajoute ; \"Par l\u2019AFEAS, rendons ?rv.ice tons nos milieux; la so-e en a tellement besoin\u201d *\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022«,,.I grapho-anaiyse] : ,, Par LOUISE \u2022 \u2022\tvous vouiez savoir ce J \u2022\t17 'eVele vo,re écriture, : ;\tOne page écrite 6: J \u2022\tLi°TCDnr 9repho-analyste, \u2022 :\tchez nous, * ;\t5\u2019 Ave V'9er, Montréal 24.î \u2022\t° |\tlu somme de $1 à i ! quJfn °mande en 56 La.b.MONTREAL tes °de 1de Iait écrémé: (ven- Çanada ig\u201cCs °u pIus>- Pu>V-, à _r® cat-.sacs, .20c.POMMES DE TERRE Lundi, le 29 mai 1967, le marché de Montréal.Québec, en sacs de 50 lb.I.P.-E.75 lb.'.1.85.I.p.-E.50 lb.1.25- I.P.-E.10 lb.0.33- N.-B.\t50\tlb.0.85- N.-B.\t10\tlb.0.23- Cal.100 lb.blanches.G.25- Cal.50 lb.blanches.3.25' Floride rouge 50 lb.4.50-N.4 sucrées la boite.sur 0.90 ¦\t1.90 1.30 \u20220.35 ¦0.90 ¦0.25 ¦\tG.50 \u2022 3.50 4.75 5.75 PORCS ABATTUS Ce qui suit est le différentiel pour les porcs vendus sur le marché en se basant sur le prix des porcs de catégorie \"A\" conme prix de base.¦»i' Prix payés, lundi, Marché de Polnte-St-Charle» A-Prix de base.B- .C- .D- .Légers .Lourds .Extra-Lourds.Semi-castrats.Truies.le 29 mai 1967 Prix non établis Marché de l\u2019Es', 31.00-\t32.00 30.00-\t31.00 28.00-\t29.00 24.00-\t25.00 27.50-\t28.50 27.75-28.75 19.50-\t19.50 24.00-25.00 19.50-19.50 Marché de Toronto 33.35-\t34.45 32.35-\t33.45 30.35-\t31.45 2G.35-27.45 29.75-30.75 30.00-31.20 23.05-23.45 2G.35-27.45 23.05-23.45 à 22c nu Cat\u201d sacs> -20c.cat., sac?ln
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