La terre de chez nous, 9 décembre 1970, mercredi 9 décembre 1970
[" Port payé à Québec Vol.XLII - No 39 - Montréal 9 décembre 1970 ?L\u2019U.C.C.à l\u2019heure du syndicalisme agricole page 5 (PHOTO OFFICE OU FILM OU QUÉBEC) Entente entre l\u2019Anglo-Pulp et les producteurs de bois page 18 Le plan conjoint provincial des producteurs de lait nature \" ses objectifs page 20 67 I- PROPOS D\u2019UN AGRONOME Au hasard des rencontres.par Jess-Cksrle» MAGNAN PAUL MERCURE Cultivateur à Cap Santé.(Portneuf) lin cc jour du 14 septembre, je parcours en auto l'une des vieilles routes de lu paroisse du Cap-Santé.Combien ces vieux chemins de la campagne, inconnus des étrangers, nous remettent en mémoire les pénibles débuts de notre peuple colonisateur! Souhaitons que nos professeurs d'histoire soulignent, devant leurs élèves, l'utilité des anciennes routes et leur vertu civilisatrice.Bien que.étroites et tortueuses.ces artères vitales nous rappellent les labeurs et les vertus, de même que l'épanouissement de ces colons et cultivateurs qui ont fondé notre pays.Obscure et noble destinée des pionniers qui mériterait d'èlre plus connue de nos enfants, au moins autant que les hauts faits de Tarzan et de Tintin.La route ancienne, chez nous, c'est bien le premier facteur de voisinage et de relations humaines.C'est vraiment le berceau, le premier lien des gens d'autrefois.J'arrête ici celte méditation interrompue par mon arrivée subite en face d\u2019une gracieuse maison enjolivée d'arbres et de verdure.Devant elle se dresse à ma vue un calvaire érigé avec foi et bon goût.Là M.Paul Mercure m'attendait.Ce cultivateur est administrateur de l'Assurance Mutuelle-vie de l'U.C.C.Cet homme de 61 ans est de taille solide et ramassée.Il a le front bombé, le regard éveillé mais un peu moqueur, la bouche mince et sceptique, la démarche posée.Sa parole explicite et déterminée est exemple de tout ornement inutile.C'est un passionné à froid de ses idées et du syndicalisme agricole.Ce cultivateur.apparemment tranquille et conciliant, peut au besoin, s'il est serré de près, devenir brûlant, au dire de son entourage.Traditionaliste mais progressif, il désire la reconnaissance syndicale de la part vies gouvernements et réclame des lois et un crédit adaptés aux nécessités présentes de notre agriculture.\\ part ses occupations sociales et d'autres fonctions publiques.il voit à l'administration d'un domaine de 150 arpents de terre avec en plus un boisé de 30 arpents, (pour la pitoune).situé à environ quatre milles de sa demeure.Le terrain cultivé est uni et pourvu de sols variés.Depuis vingt ans.ce cultivateur a drainé les parties basses et humifères de son sol.à raison d'un arpent par année.Annuellement le sol reçoit le fumier de la ferme complété par 5 à 6 tonnes d'engrais chimiques et 20 tonnes de chaux.La terme est en plus pourvue d'un bon outillage moderne.M.Mercure s'adonne à l'industrie laitière.Il possède 45 têtes de bov ins.dont 30 vaches Ayrshire de pur sang.Il use d'un taureau et aussi du procédé de l'insémination artificielle.La moyenne annuelle de production par vache atteint le chiffre de 9.500 livres, soit une production totale en lait de 250.000 livres.Ce produit est livré à l'usine de La Pérade.L'outillage de la traite et du refroidissement du lait m'a paru propre et complet.Une comptabilité suivie éclaire les opérations de cette ferme et facilite sa gestion.M.Mercure a déjà participé au Concours du Mérite agricole de la Province.Il a d\u2019abord obtenu la médaille de bronze, puis ensuite celle d'argent, en I94K.Vue dans son ensemble, celte ferme révèle un soir assidu et un genre de culture et d'élevage bien assorti aux conditions de son sol et de ses possibilités économiques.Quel est le secret de M.Mercure qui lui a permis de faire face a tant de tâches et de responsabilités?Ln effet, il a cumulé à la fois les fonctions de conseiller municipal et de commissaire d'écoles.Il fut en plus administrateur de la caisse populaire locale, puis longtemps administrateur et ex-président de la Fédération de l'U.C.C.enfin régisseur de ferme, etc.Lui seul lésait! Il a su dominer les réalités, les construire et les modeler, selon ses besoins et ses vues.\"La terre, croit-il.c\u2019est encore essentiel à l'économie et au bien du pays.Lt pour que l'agriculture réussisse, l'effort collectif et constant des cultivateurs reste nécessaire\".Propriété de l\u2019UCC Fondé en 1929 515.avenue Viger, Montréal 132 \u2014 Tél.288-6141 Le seul hebdomadaire agricole français d\u2019Amérique Membre de l\"'A udii Bureau of Circulations\u201d DIRECTEUR; Henri-Paul PROULX RÉDACTEUR EN CHEF: Pierre COURTEAU RÉDACTRICE: Mme Rosaline D.-Ledoux GÉRANT DE LA PUBLICITÉ: J.-V.HENRY Représentants à Toronto: Colin C.King & Ass.32.rue Front ouest.Toronto.Ont.\u2014 Tél.: (416) 363-2497 Publié le mercredi de chaque semaine Abonnement I an.S2; J ans.55; 5 ans.$6.Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement No 1051 Composition / Montage: Rive Sud Typo Service Inc.Imprimé par Les Presses Lithographiques 11%51 Inc \u201cIl faut que les jeunes soient au courant de la situation financière de l'entreprise.\" Je veux donner mon opinion au sujet du salaire aux fils de cultivateurs, comme complément à un article paru dans iv>-tre journal.Je crois que te jeu- ne garçon qui cesse d'aller à l'école pour aider sur la ferme de son père a le droit d'exiger un petit salaire.Celui-ci se sentira plus indépendant et il pourra se mettre un peu d'argent de côté et à /'occasion faire un cadeau ou se payer une gâterie.Si le jeune demande un salaire plus élevé, il faudra exiger de lui qu \u2019il paie sa pension et ce sera juste.Il faut que les jeunes soient au courant de la situation financière de l'entreprise fami- liale et ainsi ils accepteront mieux le maigre salaire qui leur sera offert.C'est ainsi qu'ils apprendront à tenir un budget personnel et à prendre une part active au développement de la ferme, soit en apportant leurs idées, soit en faisant du bénévolat.Je crois que la plupart des jeunes ne sont pas au courant.donc ils ne peuvent comprendre pourquoi eux.ils doivent travailler sans salaire.Je ne vois pas pourquoi le père de famille qui projette d'acheter un complet neuf à son fils de 17 ans pour l'automne ne pourrait pas donner un montant d\u2019argent équivalent à celui-ci pour qu\u2019il puisse faire l'achat de son complet lui-même et.si par exem- ple.le jeune garçon n'a pu prévenir assez à l'avance et qu'il ne peut se paver son complet il lui f audra s'en passer tout simplement.C'est ainsi qu'il apprendra à marcher seul dans la vie.C'est fini le temps où le père et la mère demeuraient sur la ferme jusqu'à leur mort, pour guider leurs enfants.Si on appliquait ces méthodes, je suis convaincue que plus de jeunes resteraient sur la ferme de leur père.Mme li.I).Sl-Ettgène de Ladrière Co.Rimouski Publication des lettres 'L\u2019OPINION RURALE\u201d Sous la rubrique \u201cL\u2019Opinion rurale\", la TIRRL l)h CHEZ NOUS publie gra-tuilemcnt les lettres Je ses lecteurs sur des sujets d\u2019actualité et d\u2019intérêt général Cependant, lu TCN se réserve le droit de rejeter toute lettre de propagande en faveur d\u2019un groupement, d\u2019une idéologie ou d'un parti politique, tout comme celles pouvant receler des injures ou attaques personnelles La direction se réserve en outre le droit d\u2019écourter les lettres pigées trop longues En général, elles ne doivent pas eweder .MK) mots Chaque lettre doit porter la signature et l'adresse post ale de son auteur, sans quoi elle sera détruite.Par exception, une lettre pourra être signée d'un pseudonyme lors de la publication, nuis la TCN ra connaître le nom et l'adresse de l'auteur.Enfin.l\u2019UCC et le journal, n\u2019endossent pas néccssuirc-mcfit les opinions et les idées émises dans cette rubrique, lesquelles demeurent la responsabilité personnelle du signataire L OPINION RURALE.1700 cultivateurs aux cours de formation professionnelle Quelque 1700 cultivateurs de 31 comtés de la province ont suivi depuis trois ans 76 cours de formation professionnelle d'une durée d\u2019une semaine à l'Institut de Technologie agricole ( IT A ) de La Poca-tière.La responsabilité des cours dépend des chefs du département et des professeurs de l'Institut.Les agronomes de Québec et l\u2019éducation permanente du cultivateur Les membres de la Corporation des agronomes (section de Québec) réunis en sessions d'études ont souhaité que les normes d'admission au programme d\u2019éducation permanente des agriculteurs soient révisées et qu\u2019on instaure dans ce domaine une certaine uniformisation à l\u2019échelle de la province.Conférence 4-H 1970 à Ottawa en novembre La 39e conférence nationale des clubs 4-11 s'est tenue à Ottawa, au milieu de novembre.Plus de 150 délégués ont participé à ces assisses qui ont fourni l'occasion aux membres de rencontrer entre autres, le Gouverneur Général et son épouse.Une tournée vers Toronto a permis aux jeunes 4-H d'assister à une joute de hockey au Maple Leaf Garden.Brevets d'invention Marques de Commerce Marion, Rôtie & Robic ci-devant Marion & Marion 2 1 00.rue Drummond Montréal 25 \u2014 288-2152 \u201cLes cultivateurs ne veulent pas de politique dans leur Union\" Si vous regardez les rapports de congrès annuels de l'U.C.C., depuis un certain temps, on y découvre une certaine animosité politique.Il y a nettement tendance pour certains partis seulement.On vient de changer de gouvernement le 29 avril et qu'est-ce qui se passe depuis?Eh bien, on parle de forcer ce nouveau gouvernement à remettre en vigueur les primes enlevées par le précédent gouvernement et cela sans trop de chahut.On a su abriter l'affaire.Maintenant qu'il y a un nouveau\tgouvernement, l'U.C.C.s'efforce de reprendre ce quelle a laissé faire avant.Maintenant, on y va à fond de train.C'est peut-être une des raisons pour lesquelles plusieurs membres se re- fusent à renouveler leur carte.Ils ne veulent pas de politique dans un groupement qu'ils ont fondé! Serge St-Laurent BromptonviUe r.r.no I Richmond SANS PAROLES VRAIMENT INCROYABLE! VENTE COLOSSALE WONDER STEEL NOUVELLES PORTES ET NOUVEAUX MURS AVANT ET ARRIÈRE 1970 LAMINES, 4\", DE 40' x 40' (POUR UNE PÉRIODE LIMITÉE) Ne vous trompez pas.Ce n\u2019est pas simplement un ensemble de toiture.Nous incluons aussi les murs avant et arrière, y compris les partes coulissantes de 12\u20198\u201d x 18\u2019.Auparavant 92,395.POUR SEULEMENT I FA.B.MONTRÉAL $1,949 Posiez le coupon ou téléphonez (Montréal) 733-7511 aujourd'hui pour une information complète.\u2014 WONDER STEEL BUILDINGS LTD.887, Monlée-de-Ueate, St-Laurent, Qu*.S il vous plait onvoyoz-moi des informations complotes sur Wonder Steel Buildings.Je suis intéressé à construire une.d0 *\t.do longueur.Date de construction prévuo .Territoires disponibles NOM .ADRESSE .TÉLÉPHONE._________________ TCN\u2014*-12-70 PAGE 2 - LA TERRE DE CHEZ NOUS.9 DÉCEMBRE 1970 r S.SLA^Ji Le Congrès Canadien de l\u2019Agriculture Deux conclusions importantes La Terre de Chez Nous a publié la semaine dernière et publie cette semaine une abondante information sur le Congrès Canadien de l'Agriculture qui s'est tenu à Ottawa les 25, 26 et 27 novembre.Il n'est pas facile de dégager toutes les conclusions importantes de ce congrès.Il nous apparaît tout de même que deux d'entre elles ressortent avec beaucoup d'évidence.Il s'agit de l\u2019opposition générale du Congrès à la position fondamentale de la Commission de Planification au sujet de subventionnement de l'agriculture, et l'insistance mise par les organisations professionnelles d'agriculteurs sur la participation des agriculteurs à la définition des politiques agricoles nationales.Aide du gouvernement fédéral à l\u2019agriculture: Un des premiers problèmes qui a été abordé aussi bien dans les principaux documents soumis au Congrès que dans les ateliers de travail est celui de l'aide du gouvernement fédéral à l'agriculture canadienne.Or, dans à peu près tous les cas, les prises de position sont fermes à ce sujet et rejettent l'attitude générale de la Commission et ses recommandations particulières à l\u2019effet que le Fédéral abandonne graduellement les aides qu'il apporte à l'agriculture, notamment à celle des provinces de l'Est du pays.C'est ainsi par exemple que la Fédération Canadienne de l'Agriculture, le principal organisme agricole du pays auquel est affilié t'U.C.C., affirme dans son mémoire ce qui suit: \"La Commission de Planification déclare: 'On retrouve dans toutes nos recommandations un autre principe selon lequel les gouvernements devraient moins s'immiscer dans les questions agricoles, ce qui aurait pour résultat de pousser les cultivateurs, organismes agricoles et entreprises connexes à relever la qualité de leur gestion et à veiller eux-mêmes à leurs propres affaires'.\"À y bien regarder, cela semble signifier principalement que les pouvoirs publics devraient réduire puis supprimer toutes formes significatives d'aide directe aux cultivateurs.La phrase suivante du rapport de la Commission nous éclaire là-dessus: \u2018Nous estimons que l'agriculture devrait fonctionner à peu près comme toutes les autres industries'.Ce doit être une façon polie de dire que le gouvernement ne devrait pas avoir à dépenser de l'argent pour l\u2019agriculture.Prise objectivement, cette déclaration n'a pas de sens.Le rapport entre les entreprises et le gouvernement, l'intervention politique du gouvernement dans les affaires des entreprises, le montant et la nature des subventions qui sont offertes, toutes ces choses varient grandement.De quelles autres industries veut-on parler?L'industrie pétrolière?Bell Canada?Les fabriques d'appareils électriques et les textiles bénéficiant d'une protection douanière?Les stations privées de radio et de télévision libres d'exploiter une ressource rare?Trans-Canada Pipelines?Les entreprises de taxi fonctionnant en vertu de permis municipaux?L'usine d'eau lourde de Glace Bay?International Nickel?Les professions de médecin et d'avocat?Les avionneries?L'industrie automobile?L'Hydro-Ontario?L'épicerie du coin?Les sociétés multinationales?.\"Comme nous l'avons dit, l\u2019agriculture est une partie intégrante très importante du Canada; il y va donc de l\u2019intérêt de toute la nation qu'on maintienne une industrie saine, forte et productive.L'intérêt national exige donc que le gouvernement lui accorde son appui; ce n'est pas du paternalisme\".Les déclarations au Congrès des Fermiers Unis du Canada, de l\u2019U.C.C., de la Fédération de l'Agriculture de l\u2019Ontario et de bien d\u2019autres organismes vont dans le même sens.De même les conclusions des ateliers de travail.Qu'il suffise à ce sujet de citer le rapport des ateliers qui ont étudié la recommandation de supprimer la politique d'assistance au transport des grains de provende et la recommandation d'éliminer les subsides sur le lait.\"On demande que les subventions au transport des grains de provende à destination de la Colombie Britannique et de l'Est du Canada soient maintenues\".\"L'assemblée s'oppose avec vigueur à l'échéance associée à l'application des clauses.de cette recommandation qui exige une réduction progressive des subsides payés par unité de production (du lait) jusqu\u2019à disparition complète en 1976, en accord avec l\u2019objectif de la Commission Canadienne du Lait de se retirer complètement des programmes actuels de subside dans la même année\".Participation des agriculteurs à la définition des politiques?Une deuxième question qui a fait l'objet de prises de positions nombreuses et à peu près unanimes au Congrès Canadien de l\u2019Agriculture est celle de la participation des agriculteurs à la définition des politiques agricoles, et même à la négociation de ces politiques entre le gouvernement canadien et les agriculteurs.Encore ici, c'est la Fédération Canadienne de l\u2019Agriculture qui a donné le ton au Congrès.Elle consacre plusieurs pages de son mémoire à cette importante question.Elle y affirme notamment: \"À l'avenir, les organisations de cultivateurs et leurs représentants devront avoir un rôle reconnu et plus efficace dans la mise au point des politiques et des programmes agricoles.Même si la responsabilité des gouvernements à l'égard de nombreuses questions, surtout les dépenses de fonds publics, est telle que ce sont eux qui prennent les décisions ultimes, il faut néanmoins reconnaître qu'il importe que les cultivateurs participent aux décisions dont les conséquences pèsent si lourd sur leur avenir\u201d.Quant au Congrès dans son ensemble, tout en rejetant catégoriquement la recommandation de créer un grand Conseil Consultatif National de l'Agriculture, il a fortement insisté sur la consultation.Qu\u2019on se souvienne à ce sujet des déclarations à la fin du Congrès, de MM.Roy Atkinson, président des Fermiers Unis du Canada, Gordon Hill, président de la Fédération de l\u2019Agriculture de l\u2019Ontario, Paul Baby, président de Unifarm (Alberta), et Albert Allain, président général de l\u2019U.C.C.Voilà donc deux conclusions majeures et évidentes du Congrès d'Ottawa.Le Gouvernement Fédéral ne pourra pas, à moins de rire effrontément des cultivateurs, des gouvernements provinciaux et des autres organismes qui ont pris part à ce Congrès, passer outre à ces avis qui lui ont été donnés à l\u2019occasion de cette vaste opération de consultation.Henri-Paul Proulx FAR O.E.GRANDPRÉ MAUDIT SOIT L'AVOCAT DU DIABLE! Vous n\u2019avez probablement pas lu deux livres parus il y a quelques années déjà.L\u2019un s'intitulait \"Satan refuse du monde\" et l'autre \"Les saints vont en enfer\".À eux seuls ces deux titres vous prouvent que Satan a de plus en plus de besogne à abattre à mesure que les siècles s'empilent les uns sur les autres.Aussi doit-il recourir à l\u2019aide de toutes sortes de spécialistes.Vous savez, par exemple, que le diable a à son service un nombre incalculable d'avocats, même parmi nous.Inutile de le rappeler, on appelle avocats du diable les gens qui sont toujours prêts à plaider contre les bonnes causes ou à trouver la bête noire dans un programme qui.à tout prendre, est acceptable et bénéfique à l\u2019ensemble de la population.Pas besoin de longues éludes légales pour bien remplir ce rôle.Il suffit d'avoir un esprit de contradiction supérieur à la moyenne, d\u2019être ou de se faire chicaner chaque fois que l\u2019occasion se présente.C\u2019est à ce litre (d'avocat du diable) que nous voulons commenter aujourd'hui quelques aspects quelques-uns seulement du dernier Congrès de l\u2019agriculture canadienne tenu à Ottawa en fin de novembre.Admis, les avocats du diable sont rarement populaires, et pour cause! Mais leurs plaidoyers ne sont pas toujours complètement inutiles.Premiere cause L'altitude adoptée par les éleveurs de bovins de boucherie de l\u2019Ouest nous offre une première et belle occasion déjouer notre rôle.A l\u2019occasion du Congrès, on le sait, leur Association s\u2019est déclarée de nouveau en faveur de \"la libre entreprise\" et s'est opposée à toute intervention gouvernementale dans leurs affaires.C'est là une prise de position qui les regarde.Mais s\u2019il est un groupement (hors les produc- teurs de blé) qui a bénéficié de la recherche gouvernementale et des sommes impliquées à celte fin.c\u2019est bien celui des ranchers et des éleveurs de bovins à viande.À cet égard, le gouvernement s\u2019est nettement mêlé de leurs affaires et aucun d\u2019entre eux n'a songé à faire entendre des protestations.Deuxième cause L'un des aspects fondamentaux du rapport de la Commission de planification de l\u2019agriculture canadienne semble être le retour à la libre concurrence et à la liberté des prix dans le commerce des produits agricoles.Ce serait même là une condition indispensable d'une allocation rationnelle des ressources agricoles.Voici l'une des recommandations qui apparaît en page 6 du rapport: \"Les interventions politiques, sous forme de subventions et d'accords sur les tarifs douaniers et le commerce, annulent les avantages du jeu de l'offre et de la demande ainsi que de la concurrence dans bien des marchés\".C'est une conclusion qui n'est pas dénuée de bon sens si on l\u2019étend à tous les marchés mondiaux en temps normal.Par contre, elle n'a plus aucune raison d'être si on la confine au marché canadien seulement et si on l'analyse dans le contexte de l'époque où nous vivons, c'est-à-dire en 1970, voire depuis un quart de siècle au moins.Nombreux coupables Où trouver les marchés libres de nos jours?Pouvez-vous me nommer un seul pays évolué au monde où le commerce des denrées agricoles, dans l\u2019ensemble, fonctionne librement?On peut bien déceler un semblant de liberté.Mais, en réalité, c'est la loi de la jungle qui domine.Loi qui peut prendre une multitude de formes: subven- tions à la production, subventions au commerce d'exportation, souvent les deux à la fois, prix de direction, droits d\u2019entrée, restrictions totales ou partielles aux importations parfois motivées par de simples prétextes, mesures de faveur à des nations amies, dons purs et simples, sans parler du reste.Les Etats-Unis et le Marché commun d\u2019Europe en savent quelque chose.Leurs entraves au commerce international sont connues.Nous-mêmes en savons quelque chose.Nous ne sommes pas exempts de tout pêché dans ce domaine.Le Canada est peut-être un peu plus raisonnable que d\u2019autres pays en la matière, mais il utilise lui aussi les subventions à l\u2019exportation de certains produits, les entraves à l'importation de denrées que nous tenons à produire chez nous, des droits d\u2019entrée et des contingentements aux importations.Et il ne manque pas de groupements d'agriculteurs pour demander à l\u2019Etat de durcir ses positions et d\u2019assurer une protection accrue à notre production nationale en bien des cas.Aucune solution Autre cas idéal pour un avocat du diable: le manque de logique de la part d\u2019une association d\u2019envergure quasi nationale.Elle a présenté au Congrès un mémoire très serré de 20 à 25 pages.Le document renfermait une série de critiques parfois justes, parfois moins justes, contre le rapport de la Commission de planification (Task Force).Les formules de rechange?Aucune.Interrogé à ce sujet, le porte-parole de cette association aurait répondu: Ce n'est pas à nous qu\u2019il appartient de trouver des solutions.Eh.bien.D\u2019autres sociétés agricoles demandent à l'Etat d\u2019augmenter ses subventions et ses allocations de toutes sortes à l\u2019agriculture, ce qui est légitime.Mais elles insistent pour demeurer maîtresses de leurs propres destinées.Dans certains cas, c'est faisable.Dans d\u2019autres, non.Comment voulez-vous que le gouvernement consacre des millions de dollars à l'aide agricole sans surveiller l\u2019usage qu'on en fait?Après tout, les deniers publics proviennent des taxes imposées aux contribuables.Il s\u2019ensuit que le gouvernement doit, un jour ou l'autre, rendre compte au Parlement et au peuple de l'usage qu\u2019on a fait de ces impôts.Intérêts évidents Ainsi, nous n\u2019avons rien contre une politique nationale de revenus minimums garantis, mais il s\u2019agit là d\u2019une mesure dont l\u2019application devrait être étroitement surveillée.Comme les autres mesures sociales, elle serait sujette à des abus, du genre de ceux dont vous êtes peut-être témoins tous les jours.Enfin, deux grandes sociétés commerciales préconisent: l\u2019une, l\u2019accroissement de la production laitière: l\u2019autre, l\u2019augmentation de la production des viandes, rouges surtout.Dans le premier cas, il y a peut-être des risques d\u2019une pénurie éventuelle de produits laitiers, même si la production augmente avec la diminution du nombre de vaches laitières.Dans le deuxième cas, on recommande une \u201cexpansion considérable\u201d de la production bovine et un \u201caccroissement rapide\" de la production du porc.Les éléveurs de bovins et de porcs ne semblent pas d\u2019accord avec ces recommandations et l\u2019on ne saurait les en blâmer.Mais il faut se rappeler que les sociétés commerciales aiment toujours disposer d\u2019une abondance d\u2019approvisionnements.Comme mot de la fin: Pourquoi avoir joué ici ce rôle d\u2019avocat du diable?Réponse: probablement parce que personne d\u2019autre n\u2019était assez stupide pour le faire.9 DÉCEMBRE 1970- LA TERRE DE CHEZ NOUS- PAGE 3 PAGE PUBLIEE PAR LA FÉDÉRATION DES COOPÉRATIVES AGRICOLES lOHii, rue du Marvin* Central, Montréal AÙHHU B/FN \\cnrnt chu msi ~r*fTfs ICHiFié FlOFFttFk L\u2019organisation de la mise en marché des porcs au Québec Attitude de la Coopérative Fédérée de Québec (Texte intégral du mémoire présenté à la Régie des Marchés Agricoles) IX 34-\tTraitons maintenant du caractère professionnel du producteur.Si nous ne sommes pas opposés à un plan conjoint des producteurs de porcs, c\u2019est parce que nous croyons que cette formule d\u2019organisation de la mise en marché du porc, si elle est bien conçue et dirigée, en regard de l\u2019organisation commerciale et industrielle de la mise en marché actuelle de ce produit dans notre milieu et de ses conséquences sur le ou les mécanismes de fixation des prix, est l'un des moyens aptes à apporter plus d\u2019équité non pas plus d'égalité au niveau de la fixation des prix du porc.Mais tous les efforts qui devront ère déployés pour atteindre cet objectif et, surtout, tout l\u2019argent qui devra être dépensé par les producteurs importants.nous imposent l'obligation morale de réfléchir tout le problème en terme du producteur professionnel de porcs qui exerce cette activité sur une échelle qui correspond à un concept d\u2019agriculture moderne et d'avenir et qui.dans des conditions normales, va persister à maintenir et à développer cette production.35-\tNotre production de porcs tend à devenir une spécialité.Hile ne l'est pas encore tout à lait.Il convient donc de s'assurer que c\u2019est le véritable producteur professionnel permanent qui va accepter ou refuser tout projet d'organisation du marché en toute connaissance de cause, non le producteur sporadique, celui qui entre dans cette production et qui en sort au gré de ses spéculations superficielles personnelles le \"in and out\u201d comme disent nos concitoyens anglais qui constitue bien plus un élément d\u2019anarchie et d\u2019insécurité pour le producteur professionnel que tout autre facteur, pas plus non plus que le producteur il en reste encore un certain nombre qui ne garde que quelques tètes pour des raisons qui n\u2019ont rien à voir à l\u2019économie agricole moderne, l e projet de plan conjoint prévoit qu\u2019une personne qui ne soigne qu'un seul porc est un producteur intéressé et qu\u2019il peut, par son vote, annuler l\u2019attitude positive ou négative d\u2019un producteur qui met en marché 1,500 ou 2.000 porcs par an.et le nombre de producteurs de cette dernière PAGE 4- catégorie augmente constamment dans Québec.L\u2019avenir et le présent, \u201cc'est eux\u201d.36-\tUn plan conjoint, c\u2019est essentiellement de l\u2019organisation économique, de l\u2019organisation de mise en marché.Ça s'adresse à des gens engagés dans l'économie d\u2019échange.non dans l'économie vivrière et de subsistance.Les plans conjoints ne valent rien pour résoudre les problèmes de l'agriculture de subsistance, car ces problèmes sont d'abord d'un ordre humain et social et même s'ils sont parfois tragiques nous en convenons volontiers ils ne seront jamais résolus par des formules comme les plans conjoints de mise en marché.Évidemment, la tentation est forte pour les promoteurs d'un plan conjoint de profiter de la facilité d'aller chercher les votes affirmatifs de cette catégorie de producteurs sous-marginaux qui n\u2019ont rien à risquer parce qu'ils n'ont rien à perdre ou à gagner avec un plan conjoint.La même remarque vaut pour un projet d'Élat.Ils peuvent constituer un poids favorable dans les votes mais un poids qui sera porté monétairement par d'autres, c'est-à-dire les producteurs professionnels.37-\tNous nous opposons donc au silence du projet du plan conjoint de l\u2019U.C.C.sur le producteur appelé à se prononcer.Voici notre suggestion en cette matière: a) Il convient de dresser une liste valable des producteurs professionnels de porcs du Québec.Nous n\u2019avons aucune confiance dans l\u2019objectivité des listes de producteurs éligibles à la prime provinciale ou au paiement de compensation qui peut être éventuellement versé par l\u2019Office de Stabilisation des Prix du ministère fédéral de l'Agriculture.Notre attitude est claire et nette là-dessus et il serait oiseux de la justifier aux personnes familières avec l'industrie porcine.D'avance, nous n'acceptons pas non plus une liste qui pourrait être soumise par les promoteurs du projet.Personne n'aime perdre la face pas plus nous que d'autres et le danger existe alors que la liste soit confectionnée plus en fonction des votes à obtenir qu'en fonction de la reconnaissance de la nécessité de tenir compte du caractère professionnel du producteur intéressé: b) Nous suggérons que sur publicité et invitation faites par la Régie des Marchés Agricoles elle-même, les producteurs intéressés s'enregistrent au bureau de l'agrono- Lors du dernier congrès des meuneries.M.Maurice Lavallée, directeur de la division des moulées et fertilisants à la Coopérative Fédérée, a fait une revue de la situation générale actuelle du commerce des grains de provende au Canada.Pour l\u2019information de nos lecteurs, nous publions quelques extraits de cet exposé.Voici: \u201cLes prix des grains canadiens ont monté depuis quelques mois dû à la coïncidence de plusieurs facteurs: politique de vente plus agressive de la part du Canada, afin de disposer des surplus accumulés depuis plusieurs années, diminution planifiée des emhlavures de blé au Canada, diminution dans le rendement des récoltes dans les pays traditionnellement exportateurs de céréales.récolte de maïs américain atteint de maladie amenant une baisse estimée à environ 1371, comparativement à la récolte de l'année dernière.Ces facteurs ont contribué à diriger une plus grande demande mondiale vers les grains canadiens et.ainsi, occasionné les hausses de prix\".\u201cContrairement à la situation qui existait il y a un an et même au printemps de 1970, les ventes faites depuis quelques mois pour expédition en 1970 et même jusqu\u2019en 1971 ont atteint des niveaux tels que les facilités d'entreposage et de transport à travers le Canada semblent être taxées à leur maximum.A moins que des événements imprévisibles tels que grèves, mauvaise température, etc, entravent le mouvement île ces grains vers les pay s destinataires, le Canada semble en voie d'exporter durant 70-71 une quantité record de céréales\".\u201cYvon Deschamps, dans sa chanson \"LL BONHEUR\", dit que le soleil luit pour tout le monde, mais ce qu'il ne dit pas.c'est que lorsque le soleil me de comté ou divisionnaire, celui-ci ayant la responsabilité de vérifier le statut professionnel du producteur qui s'enregistre suivant des normes établies par la Régie elle-même et seule ou par toutes les parties représentées au sein de son comité du porc, telle liste de producteurs enregistrés indiquant également la production annuelle moyenne de chacun et étant à la disposition de toutes les organisations sérieuses qui voudront en prendre connaissance.38-\tLes méthodes employées luit, il ne luit pas sur tout le monde en même temps.Ces exportations volumineuses, inattendues, favorisent certainement l\u2019économie agricole de l'Ouest du Canada.Cependant.les conséquences pour l'Est du Canada, tout particulièrement pour le Québec, ne seront pas le soleil d'Yvon Deschamps qui luit pour tout le monde\".\"L\u2019augmentation des prix des grains canadiens et américains se matérialise alors que le prix du porc est à la baisse et les prix obtenus pour le poulet de gril se dirigent vers leur plus bas niveau depuis plusieurs années.En somme, l'éleveur québécois, l'industrie de l'alimentation animale ainsi que les industries de transformation des produits agricoles, sont pris dans un étau.D'une part, baisse des prix des produits finis, porcs, poulets de gril et incertitude quant au revenu de l'industrie laitière et.d'autre part, augmentation considérable des prix des grains servant à leur alimentation\".\u201cHistoriquement, les fluctuations des prix des grains n'ont aucun rapport avec ceux des produits finis, parce que les causes motivant ces fluctuations ne sont pas les mêmes.Il n'en demeure pas moins vrai que les» prix des grains exercent une influence sur le niveau des productions animales, leurs prix et leur rentabilité\".\"Je crois que nous devons accepter que les prix des grains, certainement pour au moins un an, demeureront élevés et par conséquent affecteront la production animale a travers le Canada et le continent nord-américain.Dans le domaine de la production animale, dans la province de Québec et ceci dans un avenir rapproché, nous nous dirigeons vers le cycle traditionnel de surproduction animale entraînant des bas prix et sous- en Alberta pour les producteurs de porcs et en Ontario pour les producteurs de poulets de gril méritent de retenir l'attention de la Régie.Les producteurs jouissant d\u2019un statut professionnel reconnu par un organisme d\u2019Etat qui est censé être neutre seraient appelés à se prononcer en faveur du projet, peu importe que ce projet soit mis en oeuvre par l\u2019Etat ou que son implantation et son fonctionnement ressortissent à l\u2019autorité d'une organisation de producteurs.\t(à suivre) production entraînant des prix élevés.Dû à ce changement radical et rapide dans la situation de la disponibilité des grains sur les marchés mondiaux.nous devons prévoir une diminution dans certains types d'élevage tout particulièrement le porc\".\u201cLe volume d'exportation prévu pendant l'année 1970-71 aura aussi d'autres conséquences graves pour nous du Québec.Une partie de ces exportations sera faite de la tète des Grands Lacs via les élévateurs à grains des ports de Montréal, Trois-Rivières, et Québec.Un encombrement monstre existe déjà dans ces ports et s'aggravera au fur et à mesure que nous approcherons de la fermeture de la navigation cette année.Les opérateurs de ces élévateurs veulent et se doivent nécessairement de transborder le maximum possible de grains destinés à l\u2019exportation, ceci afin de respecter les contrats de vente convenus et d'obtenir le plus de revenu possible dans l'opération de leurs élévateurs.Dans un tel contexte les grains destinés pour consommation locale dans la province de Québec représentent un volume de grains minime dans l'ensemble de ce mouvement et nuisent au transbordement des grains destinés à l'exportation\".\u201cHeureusement, grâce à la collaboration extraordinaire obtenue de vous tous, il y a deux ans.lorsque nous avons obtenu des réductions de taux de transport par chemin de 1er directement de la tête des Grands Lacs à des destinations dans la province, le mou-vement par rail demeure notre soupape d'échappement.Je crois que cet hiver le geste posé il \\ a deux ans nous permettra de continuer à vous approvisionner quelles que soient les conditions existantes aux trois élévateurs sur le Neuve Sl-Laurent\".LA TERRE DE CHEZ NOUS, 9 DECEMBRE 1970 Situation générale du commerce des grains L\u2019U.C.C.à l\u2019heure du syndicalisme agricole Un document de travail a été remis, la semaine dernière, aux présidents des caucus des quatre partis politiques à l\u2019Assemblée Nationale.Ce document expose les vues de l\u2019U.C.C.sur le projet de Loi du Syndicalisme agricole au Québec.D'une façon générale, il semble que l\u2019exposé des dirigeants provinciaux de l\u2019U.C.C.a été accueilli favorablement par tous les présidents de partis.Le document, que nous reproduisons en entier ci-après, ne constitue pas le projet de loi lui-même, celui-ci devant être préparé par le gouvernement, mais il indique d\u2019une façon assez précise ce que les agriculteurs du Québec attendent de l\u2019éventuelle législation.On sait enfin que les autorités gouvernementales se sont engagées à présenter au cours de l\u2019actuelle session le projet de loi en première lecture.Messieurs les Ministres Messieurs les Députés, Les membres de l\u2019Union Catholique des Cultivateurs sont heureux que vous ayez accepté de rencontrer leurs représentants régionaux pour discuter avec eux du projet de Loi du Syndicalisme Agricole qui devrait, dès la présente session, être adopté par l\u2019Assemblée Nationale.Un premier projet de Loi du Syndi-nalismc Agricole ayant fait l'objet d\u2019un mémoire de l\u2019U.C.C.en décembre 1965, les différents partis politiques qui ont constitué le gouvernement québécois par la suite, ont eu l'occasion de l'inscrire à leur programme politique à tour de rôle.Tout dernièrement, à l\u2019occasion du Congrès Général de l'U.C.C.le Premier Ministre du Québec et son Ministre de l\u2019Agriculture affirmaient publiquement que leur gouvernement acceptait sans restriction le principe du projet de Loi du Syndicalisme Agricole.De plus, lors du même Congrès Général de l\u2019U.C.C., le Ministre de l\u2019Agriculture manifestait son intention de doter le syndicalisme agricole d\u2019une véritable Loi le reconnaissant juridiquement et ce, avant l\u2019année 1971.Devant cette volonté expresse des autorités gouvernementales de vouloir doter le syndicalisme agricole québécois d\u2019un véritable statut juridique, nous croyons opportun de discuter avec les députés de nos comtés des principales particularités du syndicalisme agricole québécois.Le Syndicalisme agricole québécois: Le cultivateur québécois, sans être à proprement parler un salarié, n\u2019en est pas pour autant un chef d\u2019entreprise du même genre que ceux du secteur industriel.Cette distinction, dans les faits, au niveau de l\u2019occupation du cultivateur québécois, a permis au syndicalisme agricole d'acquérir un caractère bien particulier qui nécessite, aujourd\u2019hui, une législation particulière.Les législations conçues en fonction du monde des salariés ou du monde industriel ne peuvent convenir adéquatement au monde agricole.Que le niveau local ou régional des structures du syndicalisme agricole puisse s\u2019accommoder de la Loi des Syndicats Professionnels, c\u2019est le maximum que l\u2019on puisse espérer; le niveau provincial de la structure du syndicalisme agrico- CHAÎNES DE SCIES MÉCANIQUES ET ACCESSOIRES provenant du plus important entrepôt d'accessoires pour scies mécaniques en Amérique du Nord CHAINE de 12\"-14\".$9.50 et PIGNON .$11.50 CHAiNEde 15\"-16\".$10.50 et PIGNON .$12.50 CHAiNEde 17\u201d-20\".$12.50 et PIGNON .$14.50 CHAINE de 21\"-24\u201d.$15.00 et PIGNON .$17.00 CHAiNE de 25\u201d-28\".$17.50 et PIGNON .$19.50 Ptei tait ptmniKiaia \u2022% S V P rnttA*** U aodèta at la Marqua da scia ENTREPOT du MANUFACTURIER Dipt.Q2 a/s Casier 40, Ste-Foy Québec 10, P.Q.Bureau et Entrepot 1257, 14e Avenuo Ouest, Charny, P.Q.\u2014 832-0593 TOUTES MARCHANDISES GARANTIES SANS CONDITION.PAIEMENT COMPTANT AVEC LA COMMANDE OU SUR LIVRAISON.Oemamler nolle catalogue gratuit.pu» spéciaux pour achats en grande quantité le se doit d\u2019obtenir une Loi \u201cfaite sur mesure\u201d une Loi adaptée à ses besoins.En somme, la Loi devant traduire dans un texte juridique la vie et le développement personnels et collectifs des individus, il est du devoir de l\u2019État de donner aux classes professionnelles les cadres juridiques qui favorisent leur épanouissement.Les producteurs agricoles québécois qui adhèrent au syndicalisme désirent, dans le cadre d\u2019une \"Loi du Syndicalisme Agricole\", conserver et rendre efficace leur droit d\u2019association, conserver leur liberté syndicale et moderniser leur processus de perception de la cotisation syndicale.Personne, aujourd\u2019hui, n\u2019oserait contester à qui que ce soit le droit d\u2019association.D\u2019ailleurs, dans la Loi des Syndicats Professionnels ce droit est reconnu à tous ceux qui veulent s'en servir.Reconnaître le droit d\u2019association à des membres d'une classe professionnelle, c\u2019est une chose, et faciliter l\u2019exercice efficace de ce droit d'association en est une autre.C\u2019est à ce niveau de l\u2019exercice efficace du droit d\u2019association que se situe la demande des producteurs agricoles syndiqués, quand ils exigent une Loi du Syndicalisme Agricole.Obliger une classe professionnelle comme celle des producteurs agricoles à continuer à oeuvrer, après quarante-six ans d\u2019expérience, à l\u2019intérieur d\u2019un syndicalisme strictement volontaire, c\u2019est tout simplement brimer l\u2019efficacité de l\u2019exercice du droit d\u2019association.A ce niveau, obliger une minorité à reconnaître les droits véritables de la majorité, c\u2019est tout simplement favoriser un ordre social qui permet à une classe professionnelle de progresser.Dans le cas du syndicalisme agricole, la présence de syndicats dans toutes les régions de la province, l\u2019absence d\u2019entraves, soit linguistiques, soit religieuses, favorisera aussi dans l\u2019avenir l'exercice efficace du droit d\u2019association.La liberté syndicale doit aussi trouver son compte dans le projet de Loi du Syndicalisme Agricole.La liberté syndicale, aujourd'hui, et c\u2019est reconnu.existe quand l\u2019on peut adhérer à un syndicat de son choix.Etre ou ne pas être syndiqué, être ou ne pas être groupé, le problème ne se pose plus.La Loi du Syndicalisme Agricole devra prévoir que la reconnaissance syndicale ne sera accordée qu\u2019à l\u2019organisme qui pourra faire la preuve de sa représentativité véritable.Quant à la modernisation du processus de perception des cotisations, nul ne pourra reprocher aux producteurs agricoles de la désirer; depuis le temps que les dirigeants des syndicats font le porte à porte pour ramasser les cotisations volontaires.Ce recrutement volontaire, c\u2019est pour l\u2019U.C.C.une dépense d\u2019énergie et de capitaux qui dépasse l\u2019entendement en 1970 et qui compromet, de façon permanente, tout plan de développement de l\u2019Union.La permanence des services et l\u2019organisation des structures régionales et provinciales sont toujours en butte à des fluctuations budgétaires causées par le plus ou moins de succès de ce recrutement volontaire.De plus, le syndicalisme agricole prônant et défendant des politiques agricoles qui finissent par profiter à tout le monde agricole, il n\u2019est pas juste et raisonnable que, socialement parlant, une minorité de producteurs agricoles ne puissent se soustraire au devoir du paiement d\u2019une cotisation syndicale.L\u2019évolution du Syndicalisme Agricole Québécois: La Loi du Syndicalisme Agricole devra permettre à ce dernier d\u2019évoluer selon la façon bien typique et bien caractérisée qui lui est propre.Pour ce faire, la Loi du Syndicalisme Agricole devra reconnaître à l\u2019Union des producteurs agricoles du Québec, les droit suivants; 1\tDe promouvoir, défendre et développer les intérêts économiques, sociaux et moraux de ses membres et des producteurs; 2\tDe représenter les producteurs en général auprès des pouvoirs publics, de toute agence, régie, commission ou groupement, chaque fois qu\u2019il est de l\u2019intérêt général des producteurs de le faire; 3- De concilier et de coordonner les politiques des différentes fédérations.fédérations spécialisées, sections et syndicats et les intérêts particuliers des producteurs avec le bien commun des producteurs agricoles en général.Ce rôle de promotion des intérêts généraux des producteurs agricoles, de représentation des producteurs agricoles et de conciliation ou de coordination des intérêts particuliers d\u2019un groupe de producteurs avec le bien commun des producteurs agricoles en général a toujours été joué par le syndicalisme agricole québécois.Le reconnaître dans une Loi équivaut à une confirmation légale du rôle du syndicalisme agricole dans la société, à une reconnaissance de sa nécessité pour l\u2019équilibre des forces vives de cette même société.Opposition au syndicalisme agricole: Quelques oppositions au projet de Loi du Syndicalisme Agricole ont déjà commencé à se manifester.L'argumentation des opposants témoigne d\u2019un manque d'information que nous avons bien l\u2019intention d\u2019essayer de corriger.La cotisation syndicale semble être la cause d\u2019une foule d\u2019inquiétudes qu\u2019il faut à tout prix dissiper.En fait.l\u2019U.C.C., en dehors du mode de perception de la cotisation syndicale, reconnaît qu'il peut y avoir deux genres de cotisations syndicales; une cotisation annuelle fixe ou une cotisation à l'unité de produit variable selon le volume de la production.Quand l'U.C.C.envisage la possibilité d\u2019une cotisation variable, elle le fait en fixant des normes qui corrigent les dangers d\u2019une cotisation sans limites quant à son niveau.Ces normes sont les suivantes: 1)\tLe montant global à être retiré d\u2019une cotisation variable selon le volume de la production est toujours relié au budget requis pour le fonctionnement de l\u2019Union; 2)\tAu niveau de chaque producteur, il y a toujours un maximum pour la cotisation syndicale; 3)\tGarantie île remboursementaux producteurs dont le total des déductions à la source dépasse le maximum fixé; 4)\tToute décision concernant la cotisation syndicale et réservée à l\u2019assemblée générale.La cotisation syndicale annuelle et fixe rencontre la faveur de plus en plus de producteurs, si l\u2019on en juge par les discussions à l\u2019occasion des assemblées de producteurs agricoles.Le mode de 9 DÉCEMBRE 197C perception désiré est celi- de la déduction à la source.D\u2019aucuns prétendent que même déduite à la source, la cotisation syndicale devrait rester volontaire.Une telle position implique une inefficacité de l\u2019exercice du droit d\u2019association qui ne peut plus être tolérée en 1970.La preuve étant faite que les résultats concrets obtenus suite aux démarches et aux représentations faites par les dirigeants du syndicalime agricole profitent à tous membres ou non-membres, il n\u2019est quejuste, socialement parlant, que tous paient une cotisation syndicale.D\u2019autres s\u2019en prendront certainement à l\u2019obligation d\u2019être membre de l\u2019Union des producteurs agricoles du Québec, une fois la loi adoptée.Dans l'esprit de l\u2019U.C.C., la Loi devra prévoir des facilités de retrait tout autant que des facilités d\u2019exclusion pour ce qui est d\u2019être ou de ne pas être membre de l\u2019Union.Là-dessus, il ne subsiste aucun doute que le membre individuel pourra facilement manifester son désir d'être rayé de la liste des membres de l\u2019Union.Il est à remarquer, toutefois, que le fait d\u2019être rayé ou exclu de la liste des membres individuels n\u2019enlève rien à l\u2019obligation de payer la cotisation.Parmi ceux qui auront à déduire à la source la cotisation syndicale du producteur agricole, il est aussi possible que quelques-uns d\u2019entre eux s'opposent à ce processus de perception de la cotisation.En 1970.s\u2019objecter à une déduction à la source pour le plaisir de s\u2019objecter, c\u2019est plus ou moins valable.Il est clair que les règlements qui régiront cette déduction seront dépouillés de toute complexité inutile et que tout sera prévu pour que le plus grand nombre possible de producteurs n\u2019ait des déductions de faites que sur la vente d'un seul produit.Quant à ceux qui auraient des craintes au sujet de la surveillance que pourrait exercer l\u2019Union des producteurs agricoles du Québec, nous pouvons les rassurer en leur disant que ce droit de surveillance pourra être exercé par un service d\u2019inspection de l\u2019État, service totalement indépendant de l\u2019Union elle-même.A ceux-là qui sont toujours inquiets de voir une classe professionnelle s'organiser sérieusement, il nous faut répondre que le syndicalisme agricole québécois entend promouvoir et défendre les intérêts de la classe agricole comme il l\u2019a toujours fait dans ïe passé.c\u2019est-à-dire en se laissant guider, dans ses activités, par le respect des personnes et le sens du bien commun et en se laissant inspirer dans son orientation par la justice et la charité.Les autres corps sociaux: Ce que les producteurs agricoles du Québec réclament comme législation syndicale, ce sont tout simplement les mêmes droits et pouvoirs qui sont accordés aux autres classes de la société.Les ouvriers, les enseignants, ceux qui oeuvrent dans la fonction publique, les étudiants, les infirmières, les classes professionnelles ont tous les droits et pouvoirs réclamés dans la Loi du Syndicalisme Agricole.Va-t-on priver plus longtemps la classe agricole de ces mêmes doits et pouvoirs?Il ne faudrait pas.N.B.: Chaque fois qu\u2019il est question de producteur agricole dans le présent texte, il fau bien comprendre qu\u2019il s'agit des producteurs agricoles et forestiers.- LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 5 \t\tMH\t\twm\t \t\tHW\thwkhhBE\tEDH\t AU SERVICE DE LA FERME FAMILIALE Rédigé en collaboration Chef de la rédaction: BENOIT ROY Directeur de l'Information Reproduction autorisée en donnant crédit aux auteurs IL EST NÉCESSAIRE DE REPENSER TOUTE LA CONCEPTION DE L\u2019AGRICULTURE CANADIENNE (N.Toupin) 41 QUÉBEC \u2014 \u201cLe Gouvernement du Québec reconnaît, avec les autres gouvernements du pays, la nécessité absolue de repenser toute notre conception de l\u2019agriculture canadienne et d\u2019adapter, dans les plus brefs délais, les programmes agricoles à l'idée d\u2019une orientation entièrement nouvelle de notre économie rurale\u201d.C\u2019est ce que déclarait récemment le ministre de l\u2019Agriculture et de la Colonisation du Québec.M.Normand Toupin.en commentant le rapport de la Commission de planifi- nécessaire dans le crédit agricole Le ministère de l\u2019Agriculture et de la Colonisation du Québec endosse \u2014 parfois en y apportant quelques modifications \u2014 plusieurs recommandations de la Commission de planification de l'agriculture canadienne.Il manifeste par contre son opposition à l\u2019endroit de certaines autres.Voici de larges extraits de l'allocution de M.Toupin à ce sujet.Grains de provende L'idée de supprimer l'aide fédérale au transport des grains de provende ne répugne pas.de prime abord, au Québec, mais à la seule condition que les producteurs de l'Est du Canada aient libre accès, en tout temps, aux grains de provende des provinces des Prairies dans un marché canadien libre de trouver seul son propre niveau.Crédit agricole Il y a longtemps que les Gouvernements qui se sont succédé à Québec insistent sur la nécessité d'une coordination dans le secteur du crédit agricole.Celui que je représente ici ne diffère pas en ce sens de ceux qui l\u2019ont précédé.Le Québec endosse pleinement l\u2019idée d'une entente fédérale-pro-vinciale en matière de crédit à l'agriculture qui permette de coordonner sur le plan canadien un système bien adapté de crédit agricole administré au niveau des provinces.Je me permets d'insister sur le terme \"entente\" qui suppose négociation préalable.Le Québec ne veut pas se faire imposer unilatéralement un système unique fédéral-pro-vincial de crédit agricole à la définition duquel il n'aurait pas participé.Recherche agricole La Commission de planification n\u2019a pas procédé à une étude approfondie du problème de la recherche agricole au Canada et s'en réfère aux recommandations du Comité d'étude de la recherche agricole (Comité Smallman du Conseil des Sciences).Le Québec endosse les principales recommandations de ce Comité, à savoir: a)\tla mise sur pied d'un organisme canadien de coordination de lu recherche et du développement agricole qui définirait les priorités et conseillerait les gouvernements en ce qui a trait à l'utilisation des ressources consacrées à ce genre d'activités.b)\tla participation des principaux intéressés (gouvernements, universités, groupements de producteurs et agrinégoce), à l\u2019orientation et au financement de la recherche et du développement agricole.Le Québec est d'accord avec la Commission de planification pour augmenter les montants consacrés à la recherche économique, particulièrement dans le secteur de la commercialisation, et désirerait voir, de plus, s'établir une liaison plus étroite entre les centres de recherche du Canada et les services de vulgarisation des provinces.Offices de commercialisation Les recommandations de la Commission de planification relativement à la création d\u2019un Office national de commercialisation des denrées agricoles et d\u2019offices nationaux de commercialisation pour les divers produits sont acceptables, mais il y a lieu de s\u2019interroger sur la structure proposée et le rôle de ces organismes aussi bien que sur leur aptitude à résoudre les nombreux problèmes que soulève l'absence de coordination entre les divers organismes provinciaux de commercialisation.Le commerce international Le Québec ne croit pas devoir endosser l'idéologie libre échangiste que semble vouloir adopter la Commission de planification.Dans un monde où la tendance à la formation de blocs protectionnistes se précise de plus en plus, il apparait peu réaliste de vouloir supprimer unilatéralement toute protection tarifaire.cation de l'agriculture canadienne, à l'occasion du deuxième congrès agricole canadien.M.Toupin a rendu hommage aux membres de la Commission de planification de l'agriculture canadienne pour la tâche \u201cvéritablement gigantesque qu'ils ont accomplie et pour le courage, sinon l\u2019audace, qui se manifeste dans la plupart de leurs conclusions\".Voici d\u2019ailleurs en quels termes le ministre s\u2019est exprimé à ce sujet: \u201cMême si certaines, parmi les recommandations que la Commission MacFarlane a cru bon de formuler, nous laissent quelque peu perplexes quant à la philosophie de base qui les a inspirées, même si quelques-unes d\u2019entre elles sont totalement inacceptables, même si, en général, elles ne semblent pas reconnaître l\u2019existence d\u2019une agriculture dans l\u2019Est du Canada, il reste néanmoins que le rapport soumis au Ministre fédéral de l\u2019Agriculture constitue un document de grande valeur dont les responsables de l\u2019élaboration des politiques agricoles de l\u2019avenir auront avantage à s'inspirer\u201d.\"Le Québec reconnaît donc-que l'agriculture canadienne est à la recherche d\u2019un nouvel équilibre.La réadaptation qui s\u2019impose ne peut plus s\u2019effectuer par un phénomène naturel d\u2019évolution comme on l'a si longtemps imaginé.C\u2019est à des mesures beaucoup plus rationnelles qu'il faudra désormais avoir recours\".La réadaptation de l\u2019agriculture est impensable sans que l'on offre aux exploitants marginaux qui veulent en sortir, des options précises et réalistes soit dans le secteur agricole, soit dans d\u2019autres secteurs de l\u2019économie.Les agri- culteurs de pointe devront faire preuve de plus d'imagination dans la recherche de solutions nouvelles en vue de protéger leur entreprise, et cela dans un souci toujours grandissant de l\u2019intérêt commun\u201d.\"Le Gouvernement du Québec est pleinement conscient de l\u2019ampleur des difficultés à surmonter dans le développement et le réajustement de l\u2019agriculture canadienne.Il constate néanmoins une attitude plus positive des agriculteurs devant ces difficultés, attitude qui les pousse à préconiser eux-mêmes des mesures plus ou moins avant-gardistes et plus susceptibles d\u2019aider la cause de l\u2019économie agricole canadienne\u201d.\"Le Gouvernement du Québec sera toujours favorable au dialogue, et conséquemment au nom du Québec, j'exprime ici l\u2019espoir qu'à partir de ce congrès, des mécanismes seront mis en place qui permettront une participation soutenue dans l\u2019élaboration des politiques agricoles nationales, non plus seulement des Gouvernements fédéral et provinciaux, mais également des représentants de tous les secteurs agricoles et para-agricoles, y compris l\u2019agrinégoce\".Désir du Québec et des maritimes de devenir le bassin laitier du Canada QUÉBEC \u2014 Le gouvernement du Québec endosse le désir qu\u2019ont les producteurs québécois de voir l\u2019Est du Canada, particulièrement le Québec et les provinces maritimes, devenir, pour des raisons de climat et de disponibilité de main-d\u2019oeuvre, le bassin laitier du Canada.Telle est la réaction du ministre de l\u2019Agriculture et de la Colonisation.M.Normand Toupin, face à la position adoptée par la Commission de planification de l'agriculture canadienne au chapitre de l\u2019industrie laitière.\u201cL\u2019agriculture québécoise étant ce qu\u2019elle est, la première préoccupation de la délégation du Québec est évidemment l'industrie laitière, qui, à elle seule, représente près de 50% du revenu agricole global de la province\", a précisé M.Toupin.Selon le ministre, en effet, il ne s\u2019est rien produit depuis la réunion de juin 1970 des ministres et des sous-ministres de l\u2019Agriculture du Canada et des provinces qui soit de nature à justifier un changement de la part du Québec, dans l\u2019attitude qu\u2019il adoptait à cette occasion.\u2022 Le Québec accepte toujours, en principe, que la pro- duction laitière au Canada doit correspondre à la consommation intérieure, (y compris les dons de produits laitiers), et aux ventes possibles de ces produits sur le marché d\u2019exportation.\u2022\tLe gouvernement du Québec endosse le désir qu\u2019ont les producteurs québécois de voir l\u2019Est du Canada, particulièrement le Québec et les provinces maritimes, devenir, pour des raisons de climat et de disponibilité de main-d\u2019oeuvre, le bassin laitier du Canada.\u2022\tLe gouvernement du Québec ne peut pas endosser la recommandation de la Commission de planification relativement à la disparition des subventions à la production de lait au cours des cinq prochaines années, à moins que le consommateur canadien consente à accepter une augmentation graduelle des prix des produits laitiers sur le marché intérieur.\u2022 Le gouvernement du Québec croit qu\u2019il y a lieu, au contraire, d\u2019adopter dès maintenant, une attitude positive qui pourrait se traduire par une série de mesures agressives dans les domaines suivants: a)\tMaintien de la protection tarifaire et des subventions à une production contrôlée, se situant au niveau de la consommation présente et des possibilités actuelles des marchés d\u2019exportation; b)\tIntensification des recherches dans le but d\u2019améliorer les techniques de production, d\u2019introduire de nouveaux produits laitiers et d\u2019exploiter toutes les possibilités des marchés canadiens et étrangers; c)\tAugmentation de la production subventionnée dans la proportion de l\u2019accroissement du potentiel de consommation et d\u2019exportation.PAGE 6 - LA TERRE DE CHEZ NOUS.9 DECEMBRE 1970 C$/6C Il est possible de fournir des locaux confortables aux animaux Alors que, dans la plupart des régions du Québec, la rentrée des troupeaux est terminée, les animaux entament une période qui causera bien des contraintes à leur organisme.Trop souvent, ces contraintes sont considérées comme un mal nécessaire, comme l'inévitable tribut à sacrifier à notre climat.I.es spécialistes de la division des Constructions rurales du ministère de l\u2019Agriculture et de la Colonisation du Québec, toutefois, croient possible, avec des locaux à ambiance contrôlée, de fournir des bâtiments confortables aux animaux et de réduire ainsi les stress auxquels ils sont soumis l\u2019hiver.Que comporte un local à ambiance contrôlée?1.\tDe l'isolation clans les parois.Cette isolation est nécessaire pour ralentir le passage de la chaleur et permettre un gradient d'un certain nombre de degrés entre le climat extérieur, variable, et le climat intérieur qu\u2019on tente de tenir assez, constant.L'isolation permet de conserver de la chaleur qui assurera le fonctionnement des ventilateurs qui, eux, réalisent le remplacement de l\u2019air chargé d\u2019humidité et de gaz pour de l\u2019air frais.Cet air frais absorbe beaucoup de chaleur et l\u2019air rejeté est la cause de la perte de celte chaleur.2.\tUn dispositif de ventilation.Habituellement cet appareillage consiste en un ventilateur motorisé avec un contrôle sensible à la température du thermostat.Pour obtenir un bon résultat, le ventilateur doit fonctionner continuellement.Pour cela, il faudrait un ventilateur à capacité infiniment variable avec un gros débit pour les jours d\u2019automne ou doux d\u2019hiver, un débit intermédiaire pour les jours ordinaires et un débit minime pour les jours froids.Comme les ventilateurs à vitesses variables présentent encore des inconvénients concernant leur prix et leur disponibilité, on obvie à cet inconvénient en utilisant des ventilateurs à vitesses multiples (2) et en multiplianf leur nombre et en variant leur capacité, c.g.: un ventilateur de 12\u201d à 2 vitesses avec un ventilateur de 16\" également à 2 vitesses.De cette façon, l\u2019exploitant conserve un certain choix pour ajuster le fonctionnement aux besoins.Le chiffre indiquant le maximum ne sera pas requis souvent pendant la saison froide (fin novembre à fin avril) cependant, il illustre bien la flexibilité nécessaire à un système de ventilation pour les bâtiments d\u2019élevage.Sachant que les débits normaux d\u2019hiver seront généralement considérablement inférieurs aux maximums, on pourra prévoir l\u2019arrêt prolongé d\u2019une partie du système tout en s'assurant qu'on dispose encore d'une capacité suffisante.Par contre, le printemps, l\u2019été et l'automne exigeront souvent des capacités au moins égales aux maxima indiqués.Aux endroits où on manque de chaleur, soit par manque d\u2019isolation, soit à cause d\u2019une vague persistante de froid, soit, enfin, parce que le bâtiment n\u2019est pas assez rempli, on peut améliorer la situation en abaissant la température de quelques degrés (e.g.Isolation des locaux Voici, en résumé, ce que doit être l\u2019isolation des locaux\t bovins laitiers\t\tRésistance Murs\tPlafonds .\t12\t15 à 20 Porcs\t\tI5\t20 Volailles\t\t.\t15\t20 Débit variable d\u2019air (en pieds cubes par minute)\t Bovins laitiers (1000 lbs)\t\t30 à 130 pcm Porcs: finition (l 25 Ibs) \t\t6 à 31 gestation (truies)\t\t15 à 75 mise-bas (truie & portée)\t\t30 à 230 Volailles: pondeuses (r.légères) .\t*/t à 3»t p.à griller (par Ib.) \t\t\u2018's à V, Cours sur les productions végétales à Radio-Canada QUEBEC, les cours télévisés inaugurés en 1967 et qui ont pour thème général \u201cL\u2019agriculteur de demain\u201d, reprendront l\u2019affiche le 13 janvier.La série 1971 sera consacrée à l\u2019étude des produc-.tions végétales.En communiquant cette information, le ministre de l\u2019Agriculture et de la Colonisation, M.Normand Toupin, précise que les cours seront télédiffusés sur les ondes de tous les postes du réseau français de Radio-Canada, chaque mercredi, de lOh.à 10h.30 a.m., durant 11 semaines consécutives.Les émissions porteront, dans l\u2019ordre, sur les sujets suivants: les céréales, la luzerne, les prairies, les pâturages, la récolte et la conservation des herbages, le maïs-grain, la production des légumes, la récolte et la mise en marché des légumes, les pommes de terre, les petits fruits, la lève soya.L\u2019étude des productions végétales fait suite aux thèmes 5°F).Ccci aura pour effet de diminuer les pertes de chaleur par conduction et de conserver cette chaleur pour actionner les ventilateurs.L\u2019inconvénient d'une baisse minime de la température est moins grand pour l\u2019hygiène des animaux qu'une augmentation de l\u2019humidité et la condensation sur les parois.Ajoutons qu\u2019un peu de chauffage d\u2019appoint pour les périodes difficiles de l\u2019hiver serait souvent indiqué.Les éleveurs qui désirent améliorer les conditions d\u2019ambiance de leurs locaux d'élevage peuvent communiquer avec le conseiller en Génie rural, aux bureaux régionaux du ministère de l\u2019Agriculture et de la Colonisation.L\u2019Hydro-Québec maintient également un service de consultation â ce sujet.Horizons verts (le mardi, à 13 heures) à la TV de Radio-Canada Le I5 décembre: \"Toujours plus de viande\".Film réalisé par le ministère de l'Agriculture de la Belgique et destiné â encourager l'élevage du porc dans ce pays.On y traitera du \u201cPorc belge\u201d, autrefois gardé pour le lard, mais aujourd'hui, bon producteur de viande; du \"Large White Belge\", apparenté au Yorkshire, que nous connaissons bien ici; enfin, il y sera également question d\u2019une race indigène, le \"Piélrain\", qui a une drôle d\u2019allure, mais dont les experts belges disent beaucoup de bien.Ai Ciitre d\u2019inséni ination artificielle Taureau Jersey bien éprouvé J 1 WENDYBROOK \"DREAM \"s BEACON 17633 Excellent Médaille d\u2019Or \u2014 Médaille d\u2019Argent Production: 51 filles comparées à 24 contemporaines dans 31 troupeaux = Lait + 7.2 Conformation: 53 filles: 92% Bonnes Plus et M ieux 10 filles sont Excellentes et 23 Très Bonnes \tc O E |\t1 3 S Fr 1966 Drame policier de P Fou-rastic avec Bernard Nocl et Duda C aval-cantin Atterre par la mort de sa femme.un homme sc laisse aller au désespoir puis finit par reprendre goût à la vie MONTREAL Conal 10 CFTM TV DIMANCHE.13 DECEMBRE I Ih.- LE1S MYSTERES DE PARIS i4t Fr 1962.Film d'aventures de A Hunc-bcllc avec Jean Marais et J ill Haworth Un homme tente de réparer le mal qu'il a fait a une famille pauvre LUNDI.14 DECE MBRE 12H.15 - le: destin fabuleux de DESIRE C LARA
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