La terre de chez nous, 13 mars 1974, mercredi 13 mars 1974
[" I i hBBSBBI sjj NOUS CHEZ D E LE SEUL HEBDOMADAIRE AGRICOLE FRANÇAIS D'AMÉRIQUE _ Port payé à Québec VOL.XLIV-No 2 Montréal, 13 mars 1974 marna &S!eS« i* * \" ¦ \"¦ ^ Les producteurs de lait vont dire à Ottawa ce qu\u2019ils veulent pages 3 et 5 Photos TCN ¦\t:> 5 st-Mnutïïsf.DOSSIER: On aménage les restes pages centrales -, *W 73£13 ¦\t¦i' \u2018 , f *¦ STE-SCHOl ÉÉÉT\u2014\u2014 \u2022Reunion monstre t de 2,000 r~ ' 'p.iyp / agricole semaine * Nouvelle technique de compostage On a mis au point aux États-Unis une nouvelle technique de transformation des déchets urbains en compost.Les déchets sont d\u2019abord transportés chaque jour, par camion, de l\u2019usine d\u2019épuration Blue Plains près de Washington, à la campagne où ils sont mêlés à des copeaux de bois.Au moyen d\u2019une machine mise au point par l\u2019inventeur Herbert Cohey et la division Terex de General Motors, le mélange est brassé quotidiennement pendant plusieurs semaines: ce qui permet aux déchets de se décomposer sans dégager de mauvaises odeurs.Ensuite on le laisse reposer pendant un mois.Il est alors prêt à être utilisé dans l\u2019agriculture pour ameublir et engraisser le sol.Comme fertilisant, sa valeur est d\u2019un cinquième ou d\u2019un dixième d\u2019un engrais chimique ordinaire.Le procédé s\u2019avère plus économique que l\u2019incinération.Coupe à outrance des boisés privés Même si les boisés privés ne totalisent que 28,919 milles carrés au Québec comparativement aux 240,464 milles carres de forêts gouvernementales, 23% des coupes commerciales leur sont imputables.Ce fait, selon M.André Lafond, le doyen de la faculté de Fores-trie de l\u2019Université Laval, dénote qu\u2019il y a coupe abusive dans les boisés privés.Selon lui cette tendance irait en augmentant.M.Lafond qui prenait la parole à la conférence MacMillan de l\u2019Université de la Colombie britannique a également déploré le peu d\u2019intérêt accordé au reboisement au Québec.Beaucoup de miel en 1973 Le Québec a enregistré une forte augmentation de la production de miel en 1973.La récolte a rapporté aux apiculteurs $2,466,000 comparativement à $656,000 en 1972.Le prix moyen pondéré payé aux producteurs (excluant le prix des contenants) a été de 51 cents la livre de miel, en regard de 41 cents en 1972.La valeur globale de la cire et du miel est estimée à $2,509,000 en 1973 alors qu'elle avait été de $664,000 en 1972.La production totale de miel se répartit comme suit: miel blanc 78%; miel foncé 19%; miel en rayons 3%.Le nombre d\u2019apiculteurs a également grimpé de 1,429 à 1,826 tandis que le nombre de ruches passait de 46,750 à 52,000, soit une augmentation de 11.2%.Le seul Hebdomadaire agricole français d'Amérique Fonde en 1929 Propriété de I UPA 515, avenue Viger, Montréal H2L-2P2, Tél.: 288-6141 DIRECTEUR: Jean-Marc KIROUAC REDACTEUR EN CHEF: Pierre COURTEAU RÉDACTRICE et MAQUETTISTE: Mme Rosaline D.-LEDOUX GÉRANT DE LA PUBLICITÉ: J.-V.HENRY Représentants à Toronto: Colin C.King A Ass.Ltd.32 ouest, rue Front, Toronto, Ont.« Composition Montage Rive-Sud Typo Service Inc.Impression Les Presses Lithographiques 1965 Inc.Publié le mercredi de chaque semaine Abonnement: I an.S3: 3 ans.S 7.5 ans $10.Avec ^ Nutrite, ça pousse à pleines clôtures! 1 7-27-12 ***** Spécialement conçu pour un départ rapide et sans risque de brûlure du maïs.Il fournit le magnésium, le soufre, le bore et le zinc nécessaires à une croissance optimum des plants.Employez 250 livres à l\u2019acre de 7-27-12 ***** au semis pour un meilleur rendement et un maïs de qualité supérieure.5-15-15 *** Hautement recommandé pour les semis des céréales et l\u2019implantation de luzerne avec plantes abris.Sa teneur élevée en soufre et magnésium hâte la maturité des céréales et minimise les risques de verse.Utilisez de 400 à 500 livres à l\u2019acre de 5-15-15 *** au semis pour des grains de bonne maturité et une pousse assurée de vos prairies et pâturages.13-13-13 *** Particulièrement dosé pour la fertilisation des prairies et pâturages riches en mil, brome et dactyle.Sa teneur en magnésium, soufre et calcium, assure un meilleur équilibre des éléments dans les herbages et diminue les risques de tétanie et autres maladies.Épandez de 300 à 400 livres par acre de 13-13-13 *** sur vos prairies et pâturages tôt le printemps et l\u2019été pour un rendement maximum.MM» TtTîr 13-13-13 13-13.13 NUTRITE Dépôt légal \u2014 3* trlmastra 1973 Blbllolhéqua natlonala du Québac Enraglstramant No.1051 Courrlar da la dauiléma classa .un coup de main à la nature! PAGE 2- LA TERRE DE CHEZ NOUS.13 MARS 1973 Qu\u2019adviendra-t-il de notre industrie laitière?¦r&m M.Ptarr* tî-MARTIN, 2a vka-pr*aMam général dal'UPAat président de la Fédération daa producteur» da lait Muatrlal du Québec M.Faut COUTURE, Présidant général da l'Union des Producteurs Agricoles M.Marcel MAILLOUX, présidant da la Fédération des producteurs de lait du Québec.Producteurs, transformateurs et consommateurs sont unanimes à reconnaître que l\u2019industrie laitière canadienne nécessite un redressement spectaculaire au risque de devenir à brève échéance un secteur moribond.Le ministre fédéral de l\u2019Agriculture, M.Eugène Whelan, reconnaît lui-même cette situation alors qu'il vient d\u2019affirmer aux Communes que notre volume de production laitière a connu la baisse la plus considérable depuis 1920.À l'instar des producteurs, M.Whelan affirme que si le prix du lait n\u2019est pas augmenté, la production continuera de baisser.Conscients de la menace qui plane sur l\u2019avenir de l'industrie laitière et peut-être davantage sensibilisés parce que plus de 50% du volume de la production nationale provient du Québec, quatre organismes agricoles québécois ont pris l'initiative d'une démarche conjointe auprès de ministres et députés fédéraux du Québec.L\u2019Union des Producteurs Agricoles, la Coopérative Fédérée de Québec, la Fédération des Producteurs de lait industriel du Québec et la Fédération des Producleurs de lait du Québec se sont donc rendus dans la Capitale fédérale, le 7 mars, poser certaines questions bien précises aux ministériels, à l'égard de la prochaine politique laitière 1974-75.La solution, souligne le document remis à cette occasion, repose sur les réponses que le gouvernement peut apporter à ce qui suit: \u2022\tDoit-il maintenir une industrie laitière viable au Canada?\u2022\tPréfère-t-il être à la merci des marchés d\u2019importation et des aléas qu\u2019ils comportent pour assurer au consommateur canadien les produits laitiers qu\u2019il requiert?\u2022\tPeut-il assurer le développement du secteur de transformation en industrie laitière sans favoriser dans la politique le développement de la production?e Peut-il rassurer les producteurs de lait en indiquent clairement qu\u2019il compte sur eux pour l\u2019approvisionnement du marché canadien?Énoncé de politique À chaque année, au cours du mois de janvier, les producteurs de lait canadiens font le point sur la politique laitière fédérale lors de l'assemblée annuelle de la Fédération canadienne des producteurs de lait.Cette année, à Régina, les 15, 16 et 17 janvier, les producteurs établissaient les priorités suivantes dans l'énoncé de politique de la Fédération canadienne des producteurs de lait: a)\t\u201cUne augmentation générale du rendement de la production de lait industriel et de crème correspondant au moins à $2.00 les 100 livres de lait; b)\t\"Un engagement du gouvernement fédéral, de préférence un engagement du Parlement sous forme de mesure législative, à maintenir à l'avenir le rendement de la pro- mmmmmmis&rx.'xw .i i i n ¦ iwiifiuniwriium\u2014ifw» i -\t-a < duction de lait à des niveaux parfaitement satisfaisants: c)\t\"Un seul régime de contingentement pour le lait industriel et la crème au lieu du double régime actuel de quota de mise en marché et de contingent de subsides.\" Le 15 février, le conseil exécutif de la Fédération canadienne des producteurs de lait a rencontré les ministres Drury, Whelan, Stanbury, Ouellet, Dubé, Gray et Macdonald, et discuté du bien-fondé de la politique de la Fédération pour l'année laitière 1974-75.L\u2019assemblée annuelle de la Fédération canadienne de l\u2019agriculture, lors de la réunion de Saskatoon, a approuvé unanimement et appuyé la politique de la Fédération canadienne des producteurs de lait.Situation du producteur L'analyse des faits nous démontre que les producteurs de lait de transformation et les producteurs de crème n'obtiennent pas un revenu suffisant pour leur travail et encore moins un rendement satisfaisant pour leurs investissements.Les opportunités qui se présentent actuellement aux producteurs de lait et à leur famille se sont modifiées considérablement de sorte que, si le producteur n'obtient pas l'encouragement nécessaire et les moyens requis pour demeurer en industrie laitière, la production canadienne continuera de dé- croître et les producteurs continueront de quitter cette production à un rythme accéléré.Le déclin de la production de lait de transformation, estimé entre 5% à 10% au cours de l'année laitière 1973-74, est une indication évidente de l'urgence du problème qui se pose actuellement au niveau canadien.Au Québec, où se produit plus de 50% de la production canadienne, la baisse de production en 1973 a atteint 4%.Au 1er janvier 1973, au Québec, on comptait 35,549 producteurs et au 1er janvier 1974, on n'en comptait plus que 32,349.Coûts de production ,.\u2014.La demande vitale présentée par la Fédération canadienne des producteurs de lait pour obtenir une amélioration des revenus des producteurs d'au moins $2.00 les 100 livres de lait est nécessaire pour leur assurer un accroissement raisonnable de leurs revenus.Le niveau actuel des prix de soutien des produits laitiers permet aux producteurs de lait de transformation de retirer un prix de $7.15 des 100 livres de lait sur lequel s'appliquent les subsides de la Commission canadienne du lait.Même si certaines de nos meilleures usines, par le truchement de primes diverses et de paiements additionnels, sont en mesure de payer un prix moyen qui peut équivaloir à $7.50 les 100 livres de lait, ces prix sont loin d'être comparables au coût d\u2019opportunité ue production de $10.34 par 100 livres de lait qui a été établi pour l\u2019ensemble du Canada.Le coût d'opportunité de production du Québec établi à même les données des groupes de gestion du MAC, basé sur un troupeau moyen de 35.5 vaches avec une moyenne de production de 9,938 livres de lait, s\u2019est établi à $10.15 les 100 livres.Dans l'établissement de ces coûts, on n'a pas tenu compte des augmentations des intrants qui sont survenues depuis le mois de janvier 1974.Industrie laitière canadienne En vertu de l'entente intervenue entre les différents organismes signataires du Plan global provisoire de commercialisation du lait, il a été établi que les besoins du marché canadien en produits laitiers seraient satisfaits par la production canadienne.Actuellement, ce n'est pas le cas.Il est important d'obvier à cette situation qui a pour effet de diminuer la rentabilité de ce secteur important de l\u2019économie canadienne.Consommation canadienne Le consommateur canadien demande qu'on mette à sa disposition des produits laitiers en quantité suffisante pour répondre à sa demande; nous devons donc prendre les moyens de lui assurer cet approvisionnement à des coûts aussi avantageux que possible.Cet objectif est à réaliser à partir de la production canadienne même si le consommateur doit éventuellement payer un prix plus élevé.La stabilité d\u2019approvisionnement du marché canadien re- Dans la poursuite de cet objectif, le gouvernement doit assurer le paiement de subsides sur toutes les livraisons de lait effectuées en vertu d'un quota de mise en marché.Le présent système de doubles quotas a pour effet de freiner la production puisqu'il exclut une quantité considérable de la production laitière des subsides de la Commission canadienne du lait et, par le fait même, oblige les producteurs à produire du lait à un prix très intérieur au coût de production.pose sur l'intérêt des producteurs à continuer de l'approvisionner.Si la production laitière continue à décliner, le consommateur sera à la merci des marchés d\u2019importation pour satisfaire sa demande et à la merci des fluctuations considérables de prix qui peuvent survenir advenant le cas d'une pénurie de produits laitiers à l'échelle mondiale.Nous nous permettons de rappeler que la récente crise de l'énergie nous a fourni de cuisants exemples d'un tel danger.13 MARS 1974, LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 3 Offre finale soumise incessamment par les chantiers coopératifs Le sort de l'usine Dupan bientôt scellé?Les travailleurs et les producteurs de bois deviendront-ils propriétaires de l\u2019usine Dupan, à Lac-des-lles?Cette question demeure toujours de grande actualité suite aux pourparlers qui se poursuivent depuis près d\u2019un an entre la Société générale de Financement, propriétaire de la Société Sogefor, et la Fédération des Chantiers coopératifs de l\u2019Ouest québécois.Une première offre d\u2019achat de l\u2019ordre d\u2019un $1 million avait été soumise en mai 1973 par la Fédération aux représentants de la S.G.F.Celle-ci fut cependant refusée après examen et certains observateurs interprètent ce refus à la lumière d\u2019un marché très favorable qui aura permis de rendre l\u2019exploitation de l\u2019usine de panneaux-particules plus rentable qu\u2019à l\u2019ordinaire.Il va sans dire que les fluctuations des prix sont importantes dans ce secteur et le seuil de rentabilité que l\u2019on situe à $95 les 1,000 pieds carrés peut facilement devenir un handicap dans un marché à la baisse.À la lumière des événements, la Fédération de l\u2019Ouest québécois a convenu de soumettre une nouvelle offre d\u2019achat à la S.G.F.Cette offre qui serait présentée incessamment tiendra compte, selon les informations recueillies, du contexte économique de 1974; dans l\u2019esprit des dirigeants des chantiers, elle constituerait une contre-proposition finale.Par ailleurs, on sait qu\u2019une vaste campagne populaire de financement est en cours au niveau de la région de Mont-Laurier et les souscriptions recueillies à ce jour sont fort encourageantes.En effet, la Coopérative d\u2019Exploitation des Hautes Laurenti-des qui a pris charge du financement révèle que près de $100,000 ont été souscrits et payés à date, soit environ la moitié de l\u2019objectif de $200,000.Aux nombreux souscripteurs individuels de la région et de l\u2019extérieur, t\u2019ajoute la participation financière de corps intermédiaires et autres sociétés appartenant à divers groupements populaires.Celte forme de financement représente à la fois les parts ftrivilégiées et le capital social.Ce sont es travailleurs de l\u2019usine et les producteurs de bois qui détiendront les parts sociales avec privilège de vote.Pour bien comprendre le rouage administratif de l\u2019éventuelle structure coopérative, advenant un accord avec la S.G.F.ces mêmes travailleurs membres de la Coopérative d\u2019Exploitation des Hautes Laurentides seront représentés par cette dernière à l\u2019intérieur de la fédération des chantiers coopératifs de l\u2019Ouest québécois.La Fédération, on le sait, opère déjà un irn- Exportations record de blé Le département américain de l\u2019agriculture a révélé que les exportations américaines de blé avaient atteint le chiffre record de 19 millions de tonnes durant les six premiers mois de l\u2019année céréalière en cours depuis le 1er juillet dernier.Elles dépasseront, semble-t-il, 32 millions de tonnes d\u2019ici le 30 juin prochain: ce qui représente 70% de la récolte américaine.Vu la très importante augmentation des prix, la valeur de ces exportations a triplé au second semestre 1973 passant de 849 millions à 2,62 milliards.Ce trafic a cependant eu pour conséquence de vider les greniers américains dont les réserves tomberont le premier juillet prochain au plus bas niveau enregistré depuis 1947 soit 4.8 millions de tonnes.Brevets d\u2019invention Marques de Commerce Marioa Robic & Robic ci-devant Marion S Marion 2100, rue Drummond Montréal 107 \u2014 288-2152 portant complexe intégré de sciage à Taschereau et son expérience d\u2019un quart de siècle dans le secteur des opérations forestières et de sciage est peut-être la meilleure garantie qu\u2019elle puisse offrir pour assurer la bonne marche de l\u2019usine de Lac-des-îles.Une condition essentielle est posée par la Fédération dans son offre d\u2019achat.Elle considère en effet qu\u2019une usine de sciage d\u2019une capacité annuelle de quelque 30 millions de p.m.p.est nécessaire pour permettre aux producteurs de retirer un revenu maximum de leur bois.En combinant les opérations de sciage à celles de la fabrication des panneaux-particules, les responsables d\u2019une étude de marché estiment que la vulnérabilité de l\u2019usine Dupan serait beaucoup moins grande.Des pourparlers ont déjà été entamés avec la CIP pour obtenir des droits de coupe sur leur territoire en échange de fibres de bois que leur fournirait la Fédération.Somme toute, déclare M.André-Côme Lemay, ingénieur-forestier et secrétaire du Comité des Associations coopératives forestières du Québec, le projet augure bien et il y a lieu d\u2019espérer qu\u2019une entente vienne concré- tiser les longues négociations qui se sont poursuivies jusqu\u2019à ce jour.Une chose est certaine, conclut M.Lemay, l\u2019usine de sciage projetée serait construite de toute manière, même si les négociations pour l\u2019achat de l\u2019usine Dupan devaient avorter.Une scierie serait un complément précieux aux panneaux-particules, bien sur, mais l\u2019économie régionale justifie la réalisation d\u2019un complexe de sciage indépendant, s\u2019il est impossible de le combiner à l\u2019usine existante.VENTES INTERNATIONALES D\u2019ANIMAUX DU QUÉBEC INC.STE-JULIE DE VERCHÉRES Nous avons des contrats pour CUBA, TRINIDAD, le MEXIQUE et L\u2019ITALIE.Nous achetons couramment des génisses Holstein Pur-sang enregistrées de 1 à 24 mois, saillies ou non.avec ou sans record.Nous achetons aussi des génisses croisées non saillies de bonne origine, poids 700 Ib et plus, troupeaux et matériel roulant complet.Téléphoner: (514) 649-1110 ou 649-1122 Jean-Guy, Guy, Pierre Trudeau Jean-Jacques Pouliot.Lucien Provost 583-3954.LA BANQUE ROYALE PRÉSENTE Agriplan un nouveau service complet de financement et de consultation pour l\u2019agriculteur québécois Les 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laitière de la Coopérative Fédérée.Jean-Paul Dinel, v.prés, de la Fédérée et Yves Caron, député de Beauce.¦ ¦tâÆ Le groupe des ministres québécois qui a bien voulu écoutsr avec sympathie les revendications des producteurs de lait; MM.Marc Lalonde, Gérard Pelletier, Mme Jeanne Sauvé et M.Jean Chrétien.On reconnaît à l'arrière plan, MM.Pierre St-Martin, prés, du lait industriel et Marcel Mailloux, du lait de consommation.Le ministre André Ouellet présent à la réunion n'apparait pas sur la photo.:2 C'est M.Léopold Corriveau, adjoint-parlementaire du ministre Whelan qui s'était occupé de regrouper la députation québécoise autour des producteurs de lait du Québec.On le voit ici au centre en compagnie de MM.Maurice Mercier, directeur du service de la Mise en marché de l'UPA et Jean-Marc Ki-rouac, secrétaire-général de l'UPA.Dans une atmosphère de détente favorable aux discussions sincères, les principaux organismes représentant les producteurs de lait du Québec ont rencontré jeudi le 7 mars, cinq ministres du Québec à Ottawa, de même que huit députés représentant des comtés ruraux afin de les mettre au courant des besoins essentiels des producteurs et les sensibiliser aux implications des nouvelles politiques laitières qui doivent être annoncées à la fin du mois.Photos et texte Rosaline Ledoux On se souvient que le ministre Whelan a déclaré devant la ht A récemment que les producteurs n\u2019avaient pas encore réussi à le convaincre que la demande d\u2019augmentation de $2 du 100 Ib de lait était justifiée.C\u2019est afin d\u2019amener la députation québécoise à exercer les pressions voulues que l\u2019Union des producteurs agricoles, les deux Fédérations de producteurs de lait et la Coopérative fédérée ont présenté un exposé de la situation à la députation québécoise.\u201cLes agriculteurs réclament des conditions de vie semblables à celles des autres groupes de la société.Actuellement, nous ne sommes pas dans la course.Nous sommes peut-être cependant parmi les plus capables de nous recycler ailleurs, nous les cultivateurs.Mais nous savons que nous devons tenir le coup pour fournir aux consommateurs leurs besoins essentiels.Autrement, ils devront payer leurs produits importés beaucoup plus cher.L\u2019argent qu\u2019il faut pour nos produits, MM.du Gouvernement, allez le chercher où vous voulez.C\u2019est votre affaire.Nous, nous savons ce qu\u2019est la nôtre.\u2019\u2019 C\u2019est en ces termes vigoureux que le président Paul Couture de l\u2019UPA a appuyé la requête des producteurs de lait devant les Ministres André Ouellet, Marc Lalonde, Jeanne Sauvé, Gérard Pelletier et Jean Chrétien.Un auditoire sympathique et réceptif qui a cependant souligné l\u2019inquiétude de pouvoir défendre une telle hausse devant les consommateurs.C\u2019est du moins l\u2019opinion émise par Mme Jeanne Sauvé.Ce à quoi a répliqué avec vigueur le député de Richelieu, Florian Côté en soutenant que les députés québécois ne devaient pas en faire uniquement une question de rentabilité politique, mais plutôt une question d\u2019intérêt à long terme du consommateur et du producteur.Le président de la Fédération des producteurs de lait, M.Marcel Mailloux a lui aussi remarqué que les consommateurs sont beaucoup plus favorables à voir le producteur vivre décemment quand on leur démontre clairement le bien-fondé des revendications, comme c\u2019est souvent le cas devant les audiences de la Régie au Québec.\u201cLes consommateurs ne peuvent s\u2019attendre éternellement à ce qu\u2019on les nourrisse à bon marché.Nos jeunes n\u2019acceptent plus de rester en agriculture, dans les conditions qui leur sont faites.Ils sont de plus en plus instruits et aptes à occuper d\u2019autres fonctions, \u201d a souligné pour sa part le président du Lait industriel, M.Pierre St-Martin.Le ministre André Ouellet a réaffirmé la volonté du gouvernement d\u2019Ottawa de maintenir une industrie laitière viable au Québec et devant le commentaire émis par le directeur du Service de la mise en marché de l\u2019UPA, M.Maurice Mercier à savoir qu\u2019il était possible aux producteurs de lait du Québec de fournir dans les prochains Jours les chiffres confirmant Purgence de la situation, le ministre Ouellet a affirmé que la députation québécoise appuierait les revendications des producteurs, devant le Cabinet des Ministres dans la mesure où leurs demandes seraient justifiées.Parmi les membres de la députation québécoise présents à la réunion, signalons la présence de M.Léopold Corriveau, député de Mégantic, adjoint-parlementaire du ministre de l\u2019Agriculture, Florian Côté, de Richelieu, Yves Caron, de Beauce, Antonio Yana-kis de Berthier, Walter Smith, de St-Jean, Marcel Roy, de Laval, Marcel Lessard, du Lac St-Jean, Yvon L\u2019Heureux, de Chambly et Gaston Clermont de Gatineau.Le vice-président de la FPLIQ M.Roger Ménard participait lui aussi aux discussions d'Ottawa en compagnie de M.Adrien Dubois, du service d'information de la FPLIQ.Æf®- M.Florian Cftté, député de Richelieu prend ici son air le plus interrogateur, tandis que le président de la FPLQ, M.Marcel Mailloux semble bien confiant du résultat des démarches.Quand les producteurs de lait vont dire à Ottawa ce qu\u2019ils veulent 13 MARS 1974, LA TERRE DE ÇHpZ NOUS - PAGE 5 À St-Pierre de Broughton Un même bâtiment de 17.000\tpieds carrés abritant 2.000\tporcs Une structure imposante que ce bâtiment de plus de 17,000 pieds carrés qui abrite la nouvelle porcherie de la Meunerie St-Pierre de Broughton Inc.Cette installation ultra-moderne combine toutes les phases de la production et permet d\u2019abriter à la fois 225 truites et 1,800 porcs.Le président de la meunerie Shur-Gain, M.Paul Gagnon, affirme qu\u2019un seul homme suffit pour l\u2019alimentation et la surveillance du cheptel porcin ainsi que pour l\u2019entretien de la Ferme Olympique.Une longue et minutieuse planification combinée à la visite de plusieurs porcheries tant au Canada qu'aux États-Unis auront sans doute été pour beaucoup dans la réalisation de ce projet que d\u2019aucuns qualifient de révolutionnaire.Le bâtiment se répartit en cinq sections, toutes équipées des installations et équipements les plus modernes.Ces sections comprennent la gestation, la mise base, la pouponnière, la croissance et la finition.«-4*.Une porcherie de 512 pieds de longueur, çe M.Gagnon a énuméré quelques-unes des particularités qui caractérisent l\u2019immense bâtiment de 512 pieds de longueur.Le plancher est en lattes de béton de 4 pouces avec espacements de trois-quarts de pouces.Seule la section de mise bas comporte des espacements de sept seizièmes de pouces.Le système de chauffage est à l\u2019eau chaude et â circulation continue.Les fosses à purin sont divisées en cinq sections et pourvues d\u2019une ventilation particulière.Une bonne partie de la pollution est enrayée grâce à la culture de bactéries sèches qui contrôlent les odeurs en plus d\u2019éliminer les mouches.De même, il a été possible d\u2019automatiser l\u2019alimentation générale à l\u2019exception des truies qui nécessitent une ration individuelle.On peut noter enfin une aération constante et variable, grâce à un système pourvu de thermostats pour chacun des ventilateurs à vitesse variable.Le coût?M.Gagnon évalue â environ $175,000 ou $10 le pied carré la valeur du bâtiment et des équipements.Ceci ne comprend pas les quelque 2,000 porcs Yorkshire et Landrace qui seront répartis dans les diverses sections.rmgiatu > voit pao tous lot joursi Photo TCN Les producteurs de bois et les marchands de bois Le S mars 1974, la Régie des Marchés Agricoles du Québec entendait, en audience publique, une requête de l\u2019Association des Marchands de bois de pulpe du Québec dont le but était d\u2019exempter ses membres de l\u2019application des règlements d\u2019exclusivité par les syndicats et offices des Producteurs de bois de Rimouski, La Pocatière, Québec-Sud, Québec et Saguenay Lac St-Jean.Les requérants ont tenté de démontrer que {'application de ce règlement les priverait de la liberté du commerce qu\u2019ils exerçaient avant le règlement.Certains ont même indiqué qu\u2019ils étaient dans l\u2019obligation de suspendre leurs activités commerciales si le règlement continuait de les couvrir.Quant aux syndicats et offices, représentés par la Fédération des Producteurs de bois, ils se sont opposés à lu requête en démontrant que: 1)\tLes règlements d\u2019exclusivité en cause sont entrés en vigueur le 1er janvier 1974 conformément aux dispositions de la Loi des Marchés Agricoles du Québec et des plans conjoints concernés.2)\tLa Régie des Marchés Agricoles du Québec a tenu des séances d\u2019audience publique auxquelles toute per- Assemblée pour l'amélioration du bétail sonne intéressée à l\u2019application des règlements d\u2019exclusivité pouvait se faire entendre.3)\tEffectivement, plusieurs personnes et associations s\u2019y sont présentées et ont exposé leurs points de vue, dont les requérants.4)\tAprès une étude complète du dossier qui a duré plus d\u2019un an la Régie des Marchés Agricoles du Québec a donné son approbation aux règlements d\u2019exclusivité tel qu\u2019il est prévu à l\u2019article 48 de la Loi des Marchés Agricoles du Québec._ Quant à l\u2019opportunité des règlements d\u2019exclusivité, les syndicats et offices ont soutenu l\u2019avoir démontrée nettement au cours d\u2019audiences antérieures.La Régie doit rendre sa sentence au cours des prochains jours.En attendant les règlements concernés s\u2019appliquent à tous les producteurs de bois couverts par la Loi des Marchés Agricoles du Québec qui produisent dans les territoires des syndicats et offices impliqués.QUL fàmwm marnm IMDQ 00CJJQ run GEORGE WHITE Avec un épandeur Schultz, vous bénéficiez d\u2019une garantie bien spéciale.Les flancs de la caisse sont garantis pour aussi longtemps que vous garderez répandeur.Comme tous les matériels George White, ces épandeurs ont fait l\u2019objet de 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pourcentage de gras qu\u2019il contient ne doit pas dépasser I5%.*2111 IKMBwmwtiBB»; TOdJ°Uiï?.LE 3/.Vincent SYSTÈME POUR L\u2019ÉPANOAGE DU FUMIER ÉCUREUR D\u2019ÉTABLE \u201cHYDRAULIQUE\" ÉPANDEUR À PURIN En plus dépandre du purin de fumier, l'épandeur \"Vincent\" transforme le fumier solide en un purin très fluide.POMPE À PURIN \u201cagitateur\" Peut agiter le purin de porcherie dans une fosse de plus de 40 x 40 pieds.Sert aussi à remplir l'epandeur à purin ou à vider la fosse.Son système de manutention est entièrement hydraulique et adaptable à tout tracteur.w InHOt [H 1931/ r\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 I H.VINCEh T INC.j St-Valérien, Cté Shefford, Québec.I 549 -2212-2213-2321 I | Nom .I Adresse .I R.R.No .Comté .?\tËcureur ?\tPompe ?\tÉpandeur Tél.Prov.PAGE 6- LA TERRE DE CHEZ NOUS.13 MARS 1974 Réunion monstre à Ste-Scholastique // V ç f Dans un geste impressionnant de solidarité, plus de 2,000 agriculteurs et ouvriers se sont unis la semaine dernière à Ste-Scholastique.Les orateurs ont dénoncé la propagande et la répression du gouvernement fédéral qui cherche à camoufler une injustice flagrante commise à l'endroit des familles des expropriés.Tous ont été unanimes à dire que les procédures d'expropriation et les critères d\u2019évaluation dans le cas de l\u2019aéroport Mirabel furent de loin plus strictes et préjudiciables qu\u2019elles ne l\u2019ont été dans le cas de l'aéroport de Pickering.Chacun à leur façon, les porte-parole de l\u2019UPA, de la CSN, de la FTQ, de la CEQ, de même que des représentants du People or Plane (Comité des expropriés de Toronto) et du CI AC (Centre d\u2019information et d\u2019animation communautaire - Ste-Scholastique) ont dénoncé une certaine forme de violence du gouvernement qui détruit les ressources naturelles et déracine la population.Trois rcprésentanls du groupe des expropriés, le euré Georges Duquet, le président Jean-Paul Raymond, du CiAC et une permanente, Mme Rita Lafond, ont tout particulièrement insisté sur l'importance de se serrer les coudes.-L'Étal fédéral, selon eux, cherche à écraser, à diviser par toutes sortes de moyens de pression.La présence récente d\u2019une escouade policière anti-émeute pour provoquer des manifestants paisibles et la menace de réduire la valeur des montants offerts font partie de cette intimidation.Toutefois, insistent les dirigeants du CIAC, l\u2019État a peur de l'opinion publique et l\u2019engagement unanime des agriculteurs et ouvriers québécois à supporter la cause des expropriés devrait permettre d\u2019établir les véritables mécanismes de négociation collective que la partie expropriante a refusé depuis cinq ans.La foule qui avait rempli à craquer l\u2019église et la salle paroissiale est demeurée calme tout au long des exposés.Elle a manifesté par des applaudissements nourris son appui aux remarques souvent cinglantes formulées à l\u2019endroit des responsables de l\u2019expropriation.On a pu entendre des commentaires du genre: \u201cOn nous arrache nos biens par la force, c\u2019est une forme de piraterie moderne\u201d; ou bien encore: \"On fait de vous des immigrants et des exportés dans votre propre pays\"; un autre participant a ajouté: \u201cSte-Scho est devenu le paradis des technocrates, des entrepreneurs, des firmes d\u2019ingénieurs, des architectes, des planificateurs, des amis du régime, etc.,\u201d ce à quoi un quidam de la salle s'est empressé d\u2019ajouter son grain de sel: \u201d.c\u2019est également le paradis des écoeurants,\u201d a-t-il conclu.Participation de l\u2019UPA Le 2e vice-président général de l\u2019Union des producteurs agricoles, M.Pierre St-Martin, s'est dit d\u2019avis qu\u2019on devait avant tout respecter un grand principe de base en matière d'expropriation.\"Il faut, a souligné le représentant de la Confédération, qu\u2019on permette à un agriculteur de s\u2019installer ailleurs dans des conditions au moins comparables à celles qui existaient avant l\u2019expropriation de sa terre\u201d.Essentiellement, M.St-Martin a indiqué que dans le cas de l\u2019agriculture, la procédure normale d\u2019expropriation ne peut se baser que sur la seule valeur marchande.Trop de facteurs entrent en ligne de compte: il faut par exemple considérer la valeur économique, la: productivité de la ferme, l'âge de l\u2019agriculteur, etc.Par ailleurs, l\u2019État est tenu de protéger les sols agricoles.La mise au rancart de 70,000 acres de bonnes terres arables est définitivement condamnable.Selon l\u2019U PA, le gouvernement devra être tenu responsable de la détérioration de ces terres à moins qu\u2019il décide de mettre un frein immédiat aux abus de toutes sortes.Il peut le faire s\u2019il règle sans plus larder tous les cas litigieux; à ce niveau, un peu de bonne volonté suffirait car l\u2019État a la finance nécessaire.À cela doit s\u2019ajouter un plan d\u2019utilisation à long terme du territoire.Enfin, le porte-parole de l\u2019UPA a rappelé l\u2019appui de cet organisme à la cause des agriculteurs expropriés.M.Marcel Thibaudeau, membre de l'exécutif, M.Jean-Marc Kirouac, secrétaire-général et M.François Côté, attaché au Service d\u2019Études et de recherches représentaient également l\u2019UPA à cette manifestation.L'UPA était présente à cette assemblée populaire en faveur des expropriés de Ste-Scho.On reconnaît dans l'ordre habituel: MM.Jean-Marc Kirouac, secrétaire-général, Pierre St-Martin, 2e vice-président général et Marcel Thibaudeau, membre de l'exécutif et président de la Fédération de l'U PA des Laurentides.2,000 personnes posent un geste impressionnant de solidarité IVMIL |»1} terre CE\t! yy- / sv\tV\t> CMMERCE\t* '\tv Av RAISON\tt )r L* Dr.Godfrey, présidant du Comité Poopla or Piano, do Pickoring, (è gauche) est venu apporter son appui au CIAC.Il échange symboliquement un sac de pommes de terre contre des oranges que lui a remis M.Jean-Paul Raymond, président du groupe des expropriés québécois.Ce geste était le rappel ironique d'u-no comparaison éloquente faite par un ministre fédéral.Un orateur a dit du Curé Georges Duquet après l'avoir entendu défendre la cause de \"ses\u201d expropriés qu'il comprenait pourquoi le fédéral voulait détruire son église.L'abbé Duquet s'adresse ici à la foule et derrière lui, on peut lire une affiche d'une brutale réalité.Texte et photos.-Pierre COURTEAU La protection Shur-Gain bol utérin N pour les bovins Le Bol utérin N Shur-Gain renferme de la nitrofurazone, bactéricide à large spectre, plusieurs sulfamides et de l\u2019urée.Ensemble, ils constituent une aide très efficace pour prévenir et traiter les infections utérines chez les bovins.service santé animale À votre Centre de Service Shur-Gain 13 MARS 1974.LA TERRE DE CHEZ NOUS-PAGE 7 \\\\ I f j ! S T t *¦ : u> E .A G E ' L L) L U\"! au service de II AGRICULTEUR I RÉDIGE EN COLLABORATION chef de la redaction: BENOIT ROY directeur de l'Information Reproduction autorisée en donnant crédit Déclarations pour certaines cultures non ensemencées QUÉBEC \u2014 Les producteurs de certaines régions qui, en raison des pluies du printemps '73 ont dû laisser en terre nue des superficies préparées pour ensemencement en 73 des cultures suivantes: soya, maïs-grain, mais-fourrager, avoine, blé, orge, devront signer une déclaration à cet effet au bureau de renseignements agricoles de leur territoire, avant le 1er avril 1974.Les déclarants concernés doivent être localisés en bordure du lac St-Pierre dans les régions 4 et 10, en bordure de la rivière Outaouais dans la région 8 ou à l'intérieur des régions 6 et 7.Le Ministère rappelle à ce groupe de producteurs que leurs déclarations serviront à compléter des statistiques concernant l'ensemble des pertes par type de cul-ture et qu'elles ne l'engagent en rien à verser quelque compensation monétaire que ce soit.Au Saguenay Lac-St-Jean Amélioration du rendement laitier .\tIV 7.- QUÉBEC \u2014 \"Il est inconcevable, actuellement, qu'un producteur de la province de Québec puisse laisser dans le pis de ses vaches 2,000 livres de lait par an\".C'est en ces termes que s'exprime le Dr André Saucier, directeur adjoint du service du Contrôle des produits laitiers au ministère de l\u2019Agriculture du Québec.Selon le Dr Saucier, il devient important d'informer tous les agriculteurs concernés de prendre les moyens nécessaires pour recueillir tout le lait que donnent ses vaches.Au cours de la tournée éducationnelle sur l'amélioration de la qualité du lait qu\u2019il entreprendra prochainement dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean, le Dr Saucier insistera particulièrement sur ce point.Le Dr Saucier affirme qu'une traite effectuée de façon adéquate réglerait ce problème en grande partie.Durant ces journées de cours, il essaiera en compagnie du Dr Marcel La-brie, également du service du Contrôle des produits laitiers, de démontrer aux agriculteurs de la région les nouvelles méthodes assurant le succès de la traite.Les Drs Saucier et Labrie misent beaucoup sur ces journées et estiment qu\u2019elles peuvent aider les producteurs laitiers de la région à augmenter de façon notable leur revenu à la ferme.En quoi consiste le programme \"Agriculture\u201d du Service de placement étudiant du Québec Les agriculteurs du Québec sont invités à faire appel à la banque de personnel constituée par le Service de Placement étudiant du gouvernement du Québec.Ce programme de placement étudiant, en vigueur pour l'été 1974, a pour but d'accroître le nombre d'emplois étudiant dans le domaine agricole et de permettre à l\u2019étudiant une rémunération raisonnable et nécessaire à la poursuite de ses études.Avantages: Le Service de Placement Étudiant du Québec remboursera directement à l'agriculteur 3373% du salaire payé aux étudiants pendant les huit (8) premières semaines d'emploi.Le montant de la subvention octroyée pourra atteindre un maximum de $30.00 par semaine par étudiant, ce qui n'empoche ep rien l'agriculteur d'offrir un salaire supérieur à $90.00 par semaine.En participant à ce programme, l'agriculteur est assuré d\u2019un personnel motivé et recruté avec soin par le Service de Placement Étudiant.Pour participer à ce programme: L'Agriculteur doit: 1.\tFaire parvenir son offre d'emploi au Service de Placement Étudiant du Québec avant le 15 avril 1974.Il peut se procurer le formulaire approprié en s'adressant au Sèrvice de Placement Étudiant.2.\tPrésenter toute demande de remboursement au Service de Placement Étudiant sur la formule appropriée avant le 15 octobre 1974.L'étudiant doit: 1.\tAvoir complété le secondaire V ou avoir atteint 18 ans.2.\tPrésenter sâ demande d'emploi au Service de Placement Étudiant en la faisant parvenir dès qu'elle aura été approuvée et estampillée par les autorités scolaires de l'institution qu'il fréquente.Il peut se procurer un formulaire au département du Service aux étudiants de son institution scolaire ou au Service de Placement Étudiant.Renseignements généraux: Tous les agriculteurs du Québec peuvent participer à ce programme.Seuls les étudiants inscrits au Service de Placement Étudiant du Québec et présentés par ce service seront considérés aux fins du programme.Cependant le Service de Placement Étudiant considérera comme admissible au programme un étudiant (1) au choix du cultivateur à la condition expresse que celui-ci soit inscrit au Service de Placement.Conditions d'admissibilité: 1.\tL'agriculteur doit fournir à l'étudiant un travail pour une période minimale de huit (8) semaines.2.\tLe salaire de base payé à l'étudiant ne peut être inférieur à $60.00 par semaine.3.\tLes agriculteurs devront: a)\tcompléter dans son entier les formulaires appropriés.b)\tLes expédier directement à l'une des 2 adresses suivantes: Le Service de Placement Étudiant du Québec 2700 boul.Laurier Suite 3030-A Québec 10, P.Q.Téléphonez (à frais virés si désiré) (418) 643-7474 ou: Le Service de Placement Étudiant du Québec 310 ouest, rue Ste-Catherine Montréal, Québec Téléphonez (à frais virés si désiré) (514) 873-1974.f.-ÿkj :.x 7 cenferf êtucïtâiïU wy \\ ! Création d\u2019un Comité mixte UPA-MAQ sur l\u2019agro-tourisme QUÉBEC \u2014 Au terme de plusieurs rencontres entre des dirigeants de l'Union des producteurs agricoles du Québec (UPA) et des représentants du ministère provincial de l\u2019Agriculture (MAQ), un comité mixte UPA-MAQ vient tout juste d'être créé afin d'assurer dès maintenant la participation des agriculteurs à l'élaboration et à l'\"opérationnalisation'' des politiques québécoises en matière d'agro-tourisme.Il va s'en dire que les préoccupations immédiates du nouveau comité concernent la mise au point du programme d\u2019hébergement à la ferme qui constitue le premier jalon posé par le Ministère dans ce domaine.À date, les responsables du projet estiment à environ 150 le nombre de fermes qui feront partie du réseau québécois de fermes d'hébergement, à l\u2019été 1974.À court terme, les membres du comité verront à la création d'organismes représentatifs de la classe rurale dans les régions agricoles où plusieurs agriculteurs ont manifesté le désir de recevoir des vacanciers.Il s'agit des régions de l'Estrie et du Bas St-Laurent, la région du Saguenay-Lac-St-Jean possédant déjà un tel organisme.Ces associations d'agriculteurs-membres du réseau d'hébergement, que l'on nommera probablement Agrico-tours, serviront surtout d\u2019organismes d'encadrement pour les agriculteurs participants.Leurs fonctions pourraient s\u2019étendre également à la réservation et au placement des villégiateurs, compte tenu des goûts et des aspirations des deux parties en cause.Le comité mixte UPA-MAQ travaille donc à la mise au point de tous les mécanismes nécessaires au bon fonctionnement du programme d\u2019hébergement à la ferme tels que l'organisation d'un système efficace de réservation.Ils se penchent également sur les problèmes de la sélection et de l'accréditation des fermes.Une chose est certaine à ce niveau: tous les membres s'entendent pour mettre l'accent sur la qualité des fermes d'hébergement et non pas sur leur quantité.L'aqrkultvre.anjomd'kvi À rémission \u201cL\u2019Agriculture Aujourd\u2019hui\u201d, il sera question, les 18 et 19 mars, du Salon International de la machine agricole, qui aura lieu à Montréal au début d'avril, en compagnie de M.Guy Jacob, président du Salon et également chef de la division du machinisme agricole au ministère de l'Agriculture du Québec.Le 20 mars sera consacré au comité consultatif en machinisme agricole.Le lendemain, on pariera des cours de mécanicien agricole et la semaine se terminera sur le concours provincial de labour.N.D.L.D.En raison de difficultés d\u2019ordre technique, le compte-rendu de la Semaine Agricole 1974, organisée par le bureau régional de Québec, ne passera que dans le prochain numéro de La Terre de Chez-Nous.PAGE 8- LA TERRE DE CHEZ NOUS.13 MARS 1974 MINISTERE DE L AGRICULTURE Proclamation du lauréat provincial et fin de l\u2019Opération-luzerne 1973 v~> \"N'avons-nous pas raison do dira qua la luzerne, avec ses 17% et 18% de protéines, est vraiment de la moulée récoltée en plein champ\" a déclaré M.Léon Sylvestre qui présidait l'Opération-Lu-zerne en 1973.QUÉBEC \u2014 C'est un agriculteur de St-Valérien, dans les Cantons de l'Est, M.Marcel Rodier, qui a été déclaré premier lauréat provincial de l'Opération luzerne 1973.Ce titre lui a été décerné lors de la journée provinciale de la luzerne qui s\u2019est tenue récemment à Québec, dans le cadre de la Semaine agricole 1974.Convaincu de la valeur de cette plante fourragère et manifestant beaucoup d\u2019émotion, M.Rodier a affirmé qu'il a obtenu cette année un rendement moyen de cinq tonnes à l\u2019acre et qu'il réalise ainsi des profits bruts de $160 à l'acre.Le lauréat provincial s'est vu décerner, en plus des prix donnés à chaque gagnant régional, un trophée, emblème du championnat, qu\u2019il conservera un an, une plaque-souvenir et six tonnes d\u2019engrais chimiques.Ce dernier prix était une gracieuseté des Engrais Chimiques du Québec.M.Fernand Paquette, de Batiscan, comté de Champlain, s\u2019est classé au deuxième rang et a reçu également une plaque-souvenir et quatre tonnes d'engrais chimiques.Divers prix ont aussi été remis aux dix autres agriculteurs qui se sont classés premiers dans leur région.L'éloge de la luzerne Au cours de cette journée, plusieurs personnalités importantes du monde agricole québécois sont venues à tour de rôle faire l\u2019éloge de la luzerne, la plante fourragère par excellence en 1973.M.Normand Toupin, ministre de l'Agriculture du Québec, a d\u2019abord situé cette plante dans le programme quinquennal d\u2019auto-approvisionnement lancé par son ministère.Il a invité les agriculteurs à produire davantage les aliments nécessaires à l\u2019alimentation de leur bétail afin que le degré d\u2019auto-approvisionnement atteigne 65% en 1974-75.Abondant dans le même sens, M.Léon Sylvestre, président de l\u2019Opération luzerne 1973, a donné les trois objectifs visés par le programme d'auto-approvisionnement: produire à la ferme un volume optimum de matières premières de qualité, avoir un contrôle accru de notre dépendance de l'extérieur et adapter progressivement nos cultures aux besoins de la société.\"Pourquoi le Québec, avec ses 6,500, 000 acres en culture et ses 61,277 exploitations agricoles, se contenterait-il de ne produire que 40% de ses besoins céréaliers\", a déclaré M.Sylvestre en invitant à nouveau les agriculteurs à améliorer et à diversifier leurs cultures.La luzerne, qu'il a qualifiée de \"moulée récoltée en plein champ\", semble être la plante toute désignée pour réaliser cette amélioration puisque sa teneur en protéines varie de 17 à 18%.Terminant sur une note d\u2019humour, M.Sylvestre a comparé l'Opération luzerne 1973, avec ses 12 concours régionaux et son concours provincial, à à une \"loto-luzerne\" dont chaque billet était chanceux du fait que tous les participants ont déployé des efforts méritoires au bénéfice de la rentabilité de leur propre exploitation agricole.L\u2019Opération luzerne 1974 Tout en étant le couronnement de l'Opération luzerne 73, la journée provinciale de la luzerne a permis aux agriculteurs de connaître le président de l\u2019Opération luzerne 1974.Il s'agit de M.Hubert Melanson, directeur général des Bureaux et Laboratoires régionaux du ministère de l'Agriculture du Québec.M.Melanson a incité fortement tous les agriculteurs à poursuivre la culture de la luzerne et à intégrer davantage les productions végétales aux productions animales sur leur ferme.Il a finalement rappeler que la luzerne peut donner de bons rendements partout au Québec, là où les techniques de production sont appliquées correctement et où la ferme est bien gérée.Notons finalement qu'un semoir de précision, offert par la Compagnie Allied Equipment, et que plusieurs sacs de semence de luzerne, donnés par la Coopérative fédérée de Québec, ont été tirés au sort entre les 530 agriculteurs qui ont participé à l'Opération luzerne 1973.Nous aporcovons Ici M.at Mma Marcal Rodlar après la ramlsa dos trophées at plaques qu\u2019ils ont gagnés pour s'ètre classés au premier rang du concours provincial de luzerne en 1973.>WV*L.i -v .IJ ft\u2019ll OWR.1TION 1 M i \u2019tic .M.Hubert Melanson, dlrectour général das Bureaux at laboratoires régionaux du ministère de l\u2019Agriculture du Québec, félicite M.Fernand Paquette de Batiscan qui s'est classé au deuxième rang du concours provincial de luzerne.AA#/ * :t -a Les gagnants des 12 concours régionaux de luzerne Région 1\tRégion 2\tRégion 3\tRégion 4\tRégion 5\tRégion 6 Région 1: Région 2: Région 3: Région 4: Région 5: Région 6: Région 7: >> M ««m Région 12 Région 11 Région 10 Région 8 Région 7 Région 8: Région 9: Région 10: Région 11: Région 12: en 1973 M.Jean Labrie, de St-Louis; comté de Kamouraska.M.Richard Deneault, de St-Pierre, comté de Montmagny.M.Edouard Blais, de Leeds, comté de Mégantic.M.Robert Lefebvre, de St-Félix, comté de Drummond.M.Marcel Rodier, de St-Va-lérien, comté de Shefford.M.Gilles Arpin, de St-Ours, comté de Richelieu.M.Guy Paquette, de St-Georges, comté de Beau-harnois.M.Simon Thibodeau, de Thurso, comté de Papineau.M.Michel McFadden, de St-Eugène-de-Guigues, comté de Témiscamingue.M.Jean-Guy Muloin, de St-Roch, comté de l\u2019Assomption.M.Fernand Paquette, de Batiscan, comté de Champlain.M.Laurent Boudreault, de Ste-Croix, Lac St-Jean.13 MARS 1874, LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 9 La mise en marché au jour le jour Volailles Lundi, le 4 mars, des représentants de la Fédération des producteurs de volailles,* dont le président Roger Landry et le vice-président Roland Girardin ont rencontré à Québec, des membres de I Office et de la Société du crédit agricole, afin de discuter avec eux des objectils que la Fédération entend poursuivre quant à la politique de transfert des quotas actuellement à l\u2019étude.On notait à la réunion la présence du sous-ministre de l\u2019Agriculture, M.Lucien Bissonnetteet du représentant du Service de la mise en marché de l\u2019UPA, M.Paul A.Guillotte qui ont discuté entre autres choses des moyens pour permettre à la Société et à I 01 lice d etlec-tuer un meilleur contrôle sur leurs prêts aux producteurs de volailles du Québee-comité ex^cuti|' de la Fédération des producteurs de volailles étudie actuellement avec l\u2019aide du Service de la mise en marché 1 organisation administrative de leur Fédération et les relations qui doivent exister entre elle et l\u2019UPA, quant à l\u2019administration et à l\u2019exécution du plan conjoint.Urine On notera que la réunion des producteurs d\u2019urine de jument du Canada qui devait se tenir cette semaine à Montréal a été remise au 19 MARS PROCHAIN, toujours dans les locaux de l\u2019UPA, à Montréal.Bois Le Service de la mise en marché de l\u2019UPA, par l\u2019entremise de Me Paul-André Guillotte a participé à l\u2019audience tenue la semaine dernière à Québec, suite à la requête de l\u2019Association des marchands de bois du Québec.¦ \u2019*> U Dr J.L.Séguin, vétérinaire chargé da la région d\u2019Ottawa, prélève un échantillon de sang de la veine jugulaire d\u2019une vache en vue de détecter la brucellose.Cette maladie provoque des désordres du système reproductif de la vache provoquant l\u2019avortement chez les vaches en gestation.Une légère recrudescence de la brucellose vient de raviver l\u2019intérêt pour la maladie tout en provoquant un peu de confusion chez certaines personnes.Un programme national d\u2019épreuve de sang a abaissé la fréquence de la maladie à son niveau actuel d\u2019environ 0.2%, contre 4.5% qu\u2019elle était en 1957.Démission de M.Maxime Plamondon, secrétaire des Fédérations de Québec-est nord et ouest Lors d\u2019une récente réunion du Conseil d\u2019administration des Fédérations de l\u2019UPA de Québec-est-nord et ouest, le secrétaire M.Maxime L.Plamondon a remis sa démission.C\u2019est avec beaucoup de regret que les dirigeants de l\u2019UPA de Québec ont accepté le geste de M.Plamondon.Ce dernier était à l\u2019emploi des Fédérations depuis le I7 août 1952.Il a vécu plusieurs années où la situation des Fédérations était plus difficile et ne comptait que deux employés permanents.Il a donc connu des périodes où pour tenir des réunions dans les syndicats locaux, il lui fallait se déplacer par autobus et se loger dans les différentes paroisses pour un certain temps.Au moment de son départ, Maxime Plamondon cumulait plusieurs postes: directeur régional pour l\u2019UPA de la région de Québec, secrétaire des trois Fédérations et responsable du service de secrétariat, secrétaire du Comité de régie interne, secrétaire du syndicat des directeurs régionaux.M.Plamondon ne quitte cependant pas l\u2019agriculture, car ses nouvelles fonctions l\u2019amèneront à travailler au sein du Ministère de l\u2019Agriculture à Québec.Plan canadien de multiplication des semences de plantes fourragères Le Plan canadien de multiplication des semences de plantes fourragères est né du besoin d\u2019assurer des disponibilités suffisantes de semences généalogiques, et d\u2019un programme destiné à informer les agriculteurs des avantages d\u2019utiliser des variétés améliorées.Le Plan encourage la production, la distribution, la continuité de l\u2019offre et l\u2019écoulement des stocks de semences certifiées et d\u2019origine de variétés fourragères recommandées.Lutte antiparasitairc intégrée Selon un chercheur de la Station fédérale de recherches d\u2019Agrieulture Canada de Harrow (Ont.), il fut un temps où les antiparasitaires jouissaient d\u2019une confiance illimitée pour la répression des parasites.Cependant ces derniers sont devenus plus résistants.Dans certains cas, les produits chimiques ont créé plus de difficultés en détruisant leurs ennemis naturels.signifie davantage avec Shur-Gain Les veaux Fl doivent satisfaire à plusieurs exigences spécifiques.Le programme d\u2019alimentation Shur-Gain pour les veaux Fl répond à ces besoins et normes.C\u2019est un fait reconnu.Renseignez-vous auprès du fabricant Shur-Gain sur notre programme pour l\u2019alimentation des veaux Fl ou bien, si vous n\u2019avez pas encore reçu notre pour les veaux Dép.Fl Division Shur-Gain, Canada Packers C.P.6045, Montréal 101 Nom Adresse Ville\tProvince publication \u201cLe programme Fl et Shur-Gain\", demandez votre exemplaire gratuit à l\u2019adresse ci-dessous.aliments La lutte antiparasitaire s\u2019oriente maintenant vers l\u2019intégration de systèmes naturels à la gestion agricole planifiée.PAGE 10- LA TERRE DE CHEZ NOUS, 13 MARS 1974 Potentiel agrologique NORD OUEST STE SCHOLASTIQUE L'agriculteur connaît bien la fertilité tout comme les carences de \"sa terre\" et il peut très bien percevoir que la butte de son voisin est difficilement cultivable.Il en est de même pour le profane qui se promène dans la région; il ne saisira peut-être pas pourquoi l'avoine ou le trèfle pousse moins bien sur un champ que sur un autre, mais au moins il se posera la question.Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte.Il y en a un qui est à la base du rendement, de la productivité et de l'action même de l'exploitant.G\u2019est à partir du SOL que la grande roue commence à tourner, et l'homme et la machine et la gestion.Si on prend la peine d'aller constater sur les lieux le dynamisme d'une région agricole et si on se réfère à la carte pédologique de ladite région, on se rend compte spontanément et logiquement que la grande roue tourne depuis belle lurette dans la future municipalité de Mirabel et dans toute la zone environnante qu\u2019on tente d'aménager.Elle a même atteint un rythme que l\u2019on peut comparer à celui de nos meilleures et si rares régions du Québec comme la vallée du Richelieu ou encore la plaine de Joliette.La carte pédologique des comtés d\u2019Argenteuil, Deux-Montagnes et Terrebonne nous donne un éventail de types de sols propres ou impropres à l\u2019agriculture.Nous prendrons ici l'exemple du comté de Deux-Montagnes, particulièrement touché par les plans d'aménagement.Voici quelques pourcentages qui aideront à comprendre et à mieux saisir le potentiel agrologique de ce comté.Ces chiffres n'ont été calculés que pour les différents sols occupant une zone qui va de la limite sud du comté jusqu\u2019au piedmont des Laurentides: couvrant 155,840 acres, c'est-à-dire 87% du comté.Le rapport précise le potentiel de chaque type de sol, c'est-à-dire son aptitude à porter les grandes cultures, les cultures maraîchères etc.La compilation des chiffres donne le tableau suivant: Total 67.8% (des 87%) Sols convenant aux grandes cultures, aux cultures maraîchères et aux vergers 18,8% Sols convenant mieux aux grandes cultures\t36,4% Sols convenant mieux aux cultures maraîchères\t12.6% Le total accumulé correspond finalement à 77% de toute la région basse.Ceci vient tout simplement confirmer l'importance à donner à l'agriculture dans le comté puisque les sols permettent et productivité du travail et rendement à l'unité de surface.Oui, la zone comporte un fort de sol argileux (30%) soit exactement 50,384 acres.L'argile Ste-Rosalie s'étend sur de grandes surfaces: celle entre St-Hermas et Ste-Scholastique; celle couvrant une bonne partie de la paroisse de St-Benoit jusqu'à la rivière du Chêne et jusqu'au village de St-Augustin; sans oublier évidemment tout le sol argileux du territoire exproprié au nord de Ste-Monique sur lequel se trouve le chemin de la Côte Ste-Marie.Il y a aussi l'argile Rideau qui est plus massive que la précédente et présente une topographie quelque peu ravivée, elle forme des taches discontinues \u2014: bien travaillée, elle donne d'aussi bons rendements que la précédente.Mais il n'y a pas que l'argile, bien que ce soit un de nos sols les mieux adaptés à l'industrie laitière.Il a une topographie unie d'où les pierres et l'érosion sont absentes, il est fertile naturellement.Sa couche arable est perméable, mais elle exige d'être chaulée et d'être drainée.Non, il n'y a pas que l'argile.On trouve aussi toute la qamme des terres franches qui occupent 33,682 acres, réparties un peu partout sur le territoire, formant taches et bandessurtout entre St-Placide et Ste-Monique, et entre St-Eustache et Ste-Thérèse; ses séries de terre franches sont utilisables autant à la culture des fruits et légumes qu'à la grande culture: la luzerne: fixatrice d'azote vient particulièrement bien, le sol étant aéré permet la pénétration de ses longues racines.Enfin, il y a toute la gamme des sols sableux qui couvrent 12,6% de la région, surtout entre St-Augustin et Ste-Monique vers l'autoroute des Laurentides.Même si ce sont des sols naturellement pauvres, ils conviennent à la culture maraîchère pourvu qu\u2019on les fertilise et les irrigue.L'investissement consenti sur une terre sableuse serait rentable à long terme si l'on y pratiquait une culture spèciale qui leur soit appropriée: par exemple la pomme de terre.Nous avons voulu donner, par cette brève description, une idée de tout le potentiel agrologique de la zone la plus touchée soit par l'expropriation même, soit par les effets du traumatisme créé chez les cultivateurs entourant la zone expropriée.Sous-jacent au riche potentiel des sols, il y a aussi et surtout le fait que ces agriculteurs se sont adaptés à l'argile en y cultivant trèfle et maïs d\u2019ensilage, adaptés aussi au sable en y récoltant la fraise et en y semant la carotte, le chou, l'oignon, adaptés aussi au sable graveleux des collines d'Oka et de St-Joseph-du-Lac en y plantant des pommiers.Quand on lit dans SATRA que la ville de St-Eustache devrait s'urbaniser davantage, on constate qu'elle ne s'agrandirait qu\u2019en empiétant sur les bonnes terres franches tout comme Ste-Thérèse l'a fait par le passé.Quand on lit aussi qu'on devrait geler les terres de toute la zone située entre St-Augustin et Ste-Thérèse pour permettre l'implantation d'un réseau routier et d'un système de transport en commun (la 13 par exemple rejoindrait l'autoroute 50).Quand on lit qu'une ligne de transmission de l'Hydro-Québec ferait une course vers l'ouest contournant la zone aéroportuaire, mordant et sur le territoire du BANAIM et sur celui de SATRA.Quand on lit que l'autoroute 50 traversera le territoire exproprié au sud de Lachute jusqu'à Ste-Anne-des-Plaines.Et quand on constate les dégâts causés par l'expropriation et par les conditions de vie imposées au futur cultivateur-locataire qui signera un bail ne respectant même pas la nature même du métier de l'agriculteur qui ne travaille que pour l'avenir (une ferme ne se rentabilise qu\u2019à long terme).On ne peut qu'être pessimiste devant les planificateurs qui ne tiennent à conserver l'agriculture dans la zone que jusqu'au moment où ils auront besoin de cet espace pour autre chose.en attendant, le cultivateur est perçu comme le gardien de cet espace.& par Suzanne Dlon-Désllets et Françoise Mondor Groupe de recherches Aménagement espace rural UQAM Direction: Marte-Anne Boudeweel-Lelebvre Publie en collaboration avec le ministère de l\u2019Agriculture du Quebec 13 MARS 1974, LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 11 Ste-Scholastique avant 1969, Mise en valeur agricole intensive, diversifiée et à haut rendement De l\u2019avis même des spécialistes gouvernementaux qui travaillent présentement à l'aménagement de la région de Mirabel, celle-ci se distinguait par la qualité de son agriculture.\"Ces deux activités majeures (urbanisation, récréation) baignent dans un milieu rural offrant sur de grands espaces, certaines des meilleures terres agricoles du Québec et souvent, les mieux exploitées.\" (SATRA, Cahier d'information, 18) La région de l'aéroport compte de grands spécialistes en production laitière.Ils ont fait école et leur réputation a depuis longtemps dépassé le cadre de la Province.\" (Introduction au bail, 2) \"Une analyse des comptabilités des GERA du comté des Deux-Montagnes indique que la production de lait à l'acre dans ce comté est une des plus élevées de la Province.Les producteurs de lait ont de l'expérience et du savoir-faire.\" (Introduction au bail, 3) Voilà des constatations générales qui nous assurent de la valeur de cette région.Cependant elles ne nous renseignent pas sur sa diversité.L'État a exproprié 850 fermes dont 200 (2) auraient été marginales.Les propriétaires de ces dernières travaillaient à l\u2019extérieur et souvent louaient leur terre, en tout ou en partie, aux exploitants voisins.Ces locations allaient dans le sens du mouvement d'augmentation de la superficie moyenne de l'unité d\u2019exploitation (consolidation) amorcé depuis 25 ans pour s'adapter à la mécanisation du travail.Certaines fermes vivotaient: trop petites, ou le propriétaire négligeant de procéder aux changements d'orientation de la production essentielle à leur rentabilisation.Cependant 800 fermes étaient en production en 1969.Environ 200 exploitations produisaient autour de 250,000 Ib de lait par an.Plusieurs produisaient bien davantage.Les études, sur toute la région d'aménagement, montrent que dans les trois comtés touchés: -\tle taux de désertion depuis 1951 fut toujours élevé; la tendance s'atténue de 1961 à 1966 surtout dans le comte de Deux-Montagnes où on note même une augmentation de la population agricole: la zone fait partie du bassin de main-d'oeuvre de Montréal, cette tendance accélère le regroupement des fermes.-\tla superficie cultivée a diminué entre 1951 et 1961 pour rester stable après 1961 et même augmenter dans le comté de Deux-Montagnes.\u2014 le nombre de chefs d'exploitation travaillant à l'extérieur a augmenté Ste-Scholastique exemple d\u2019intervention gouvernementale L\u2019implantation en milieu rural d\u2019un projet comme celui du Nouvel Aéroport International de Montréal (NAIM) amène inévitablement une nuée de spéculateurs qui profitent du besoin d\u2019argent frais de certains cultivateurs.Elle attire aussi l\u2019intérêt des promoteurs qui y construisent dans le plus parfait désordre, hôtels, habitations, centres d\u2019achats, centres d\u2019affaires, industries.laissant entre tous ces beaux \"développements\" des espaces en friche dont le prix est devenu trop élevé pour qu'ils trouvent preneur.Voilà ce que le BANAIM affirme avoir voulu prévenir en expropriant les alentours de la zone aéroportuaire.Étatn propriétaire du sol, le gouvernement fédéral peut harmoniser, intégrer les zones domiciliaires, les activités économiques, le réseau de transport routier et ferroviaire, celui du transport d'énergie afin de vaolriser toutes les possibilités du territoire.Nous pouvons être d\u2019accord avec cela.Ce qui nous inquiète c'est que les projets d\u2019aménagement du territoire (pour l'ensemble de l'Annexe B) et les mesures adoptées jusqu'à présent (dans l'espace exproprié) laissent croire que l'agriculture ne tient pas une grande place dans l'avenir de cette région.La place de l\u2019agriculture dans les projets d\u2019aménagement de SATRA Dans la première formulation des objectifs d'aménagement, on ne mentionne rien qui touche le domaine agricole.Le second tableau des objectifs est le suivant: 1° réduire le nombre et la longueur des déplacements principalement entre le travail et le domicile.2° susciter une mobilité accrue de la main-d\u2019oeuvre et l'accessibilité aux emplois de la zone métropolitaine de Montréal.3° assurer les meilleures liaisons possibles entre Montréal et son aéroport international et favoriser les retombées économiques de l'aéroport sur le territoire et assurer la hiérarchisation des systèmes de transport.4° assurer aux populations du territoire les meilleurs services urbains possibles au moindre coût de mise en valeur par la croissance de grands pôles urbains.5° assurer la meilleure utilisation possible des ressources agricoles, de conservation et de récréation de la région aussi bien pour les régionaux que pour les résidents de la région métropolitaine de Montréal.L'agriculture devient au moins une préoccupation au même titre que la récréation (qui était, elle, un des sept \u201cdomaines de préoccupation\" des (4) premiers objectifs).Aux cinq objectifs ci-haut cités, on peut accorder des valeurs inégales.Après consultation des autorités gouvernementales et municipales, on fait une pondération, c'est-à-dire que chacun d'eux influencera plus ou moins les prises de décision selon qu\u2019on le considère primordial, important ou moins important.À quel rang la pondération a-t-elle placé l'agriculture?Les choix finals nous en donnent une idée.À quelques reprises, dans le rapport du SATRA, on parle de préservation des bons sols agricoles.Ainsi, lorsqu'on rejette la possibilité de la création de \"villes nouvelles\u201d on se justifie en disant que; \"les sites possibles pour des opérations de cette audace et de cette envergure avaient une valeur agricole et récréative beaucoup trop grande dont la perte ne nous semblait pas compensée par les avantages d'une telle opération peu commune en Amérique du Nord.\" (SATRA, rapport synthèse, 21) Plutôt que de créer des villes nouvelles, on étudie les possibilités d'expansion de chacune des villes existantes, l\u2019organisation actuelle de celles-ci, les conséquences multiples du développement futur de chacune d'entre elles.Cinq esquisses d\u2019aménagement sont dressées afin de comparer les avantages et les inconvénients du développement d\u2019une ville ou d\u2019une autre.Développement de: Ste-Thérèse\u2014-St-Jérôme Ste-Thérèse\u2014St-Eustache Ste-Thérèse\u2014Terrebonne St-Jérôme\u2014Lachute St-Eustache\u2014Lachute Perte de valeur de la production agricole en dollars 3.4 millions 7.3\tmillions 4.4\tmillicfns 2.8 millions 7.7 millions Les préférences de SATRA sont allées à la deuxième hypothèse.Nous le voyons clairement: la pondération des objectifs a placé l\u2019agriculture en dernière place.Les spéculateurs et les promoteurs immobiliers auraient fait le même choix.Avait-on besoin de faire de si longues études, d'exproprier, de geler des propriétés pour en arriver à cela?Et qu\u2019on n'insiste pas pour dire que la création de villes nouvelles aurait fait perdre trop d'espace à l'agriculture! Au contraire, un peu d'innovation du côté de l'urbanisme aiderait grandement à la préservation de nos espaces agricoles.Autour de la zone expropriée on attend la spéculation.Un climat de nonchalance s'est créé.Le taux de désertion s'est accru.contraire coise.nent à la tendance québé- \u2014\tles fermes effectuant pour moins de | $2,500.de ventes en produits agri- | coles étaient moins nombreuses | là qu'ailleurs au Québec.\"Une terme sur trois était dans cette situation dans la zone d'aménagement en 1966 comparativement à une ferme sur deux dans le reste du Québec.\" (SATRA, analyse prospective des termes., 23) \u2014\tl'augmentation des superficies consacrées à la production des légumes fut plus rapide qu'ailleurs; celle de la production du porc et de la volaille semblablement.\u2014\tl\u2019augmentation fut bien supérieure au reste du Québec pour les espaces de serres surtout dans le comté de suite à la page 13 pourra-t-il encore récolter du mais?PAGE 12- LA TERRE DE CHEZ NOUS, 13 MARS 1974 n l: f Br\" .IrR Une prochaine résidence secondaire?S Diminution du nombre ^exploitants agricoles Comté de Deux-Montagnes 1951 à 1961\t14%\t(SATRA) 1961 à 1966\t7%\t(SATRA) 1967 à 1971\t35%\t(UPA-Laurentides) L\u2019accélération de ce phénomène semblé être attribuable à l'expropriation même.La spéculation est commencée à Ste-Monicue, St-Augustin et St-André.Dans cette dernière paroisse, les spéculateurs ont acheè cinq terres et pris des options sur trois autres après l'annonce par le gouvernementd'un grand projet de développement non défini.St-Placide, St-Antoine, Ste-Anne-desPlaines sont touchés; St-Joseph, Oka et St-Benoit semblent pour le moment épargnés Dans St-Janvier, une vingtaine de fermes sont divisées par la route 50.Enfin, tous les p'ojets proposés par SATRA et mentionnés dans cette étude (routes, parcs industriels .) trouveront place autour de la région aéroportuaire.Même si l\u2019on suggère le contôle des périmètres des villes, l'avenir de l'Annexe B s\u2019annonce essentiellement urbain it industriel.On a raison de craindre pour l'avenir dt l\u2019agriculture aux alentours de la zone fédérale mais la zone expropriée elle-même estaussi un sujet d'inquiétude.Dans le territoire du BANAIM, l'État a atheté les terres.Il offre ensuite en location à l'ancien propriétaire ou, si celui-ci se désiste, à un autre exploitant agricole, celles qui ne sont pas requises pour la constructim.Environ de 150 à 300 cultivateurs (le nombre varie selon les sources de renseignement) auraient été obligés de quitter leur ferme.Sur ce nombre, quelques-uns seulemmt (3 ou 4) se sont relocalisés sur le territoire exproprié afin de continuer la pratiqm de leur profession.À part les évictions, de 150 à 200 cultivateurs ont quitté leur ancenne propriété.D'après les mêmes sources, il y aurait aujourd'hui de 250 à 425 ferrras en production.Chez BANAIM, on parle de 425 fermes rentables.Ceci nous parait cejendant exagéré.Car nous avons pu constater qu\u2019une bonne partie des exploitations :ont actuellement en stagnation.De plus, les départs, obligatoires ou non, ayant été rombreux et les conditions offertes par le gouvernement n\u2019ayant attiré aucun cultivateur de profession, il serait en effet surprenant qu\u2019il y ait encore 425 fermes en pleine prîduction.Que s'est-il passé?L'intervention énergique de l'État dont le but était de \u201cpréserver l'agriculture de la spéculation\" ne donre-t-elle pas les résultats attendus?D\u2019abord l\u2019installation de l'aéroport apporte ses contraintes.La dissection du territoire agricole par le réseau routier et ferroviaire, par l'industrie, par les habitations.complique le travail de l'exploitant: obligatiorde traverser une route pour aller cultiver une partie de sa terre, perte de temps en \"vayagement\" parce que l'exploitation n'est plus d'un seul tenant, diminution de la qualitédes récoltes à cause de la pollution, pertes dues au vandalisme.diminution du nortbre d'exploitants et par conséquent difficulté à trouver de l'aide.Ces inconvénients, les agriculteurs les craignent.Le passage d\u2019oiseaux migrateurs est dangereux à proximité d\u2019un aéroport: il a déjà causé des accidents graves.Certaines cultures ou façons culturales seront interdites près de l'aéroport afin de ne pas attirer les oiseaux.La liste des interdictions est longue et elle n\u2019est pas définitive.Pour le fermier, elles peuvent commander un changement de son système de production et affecter la rentabilité de ses investissements (en temps et en argent).L\u2019aéroport et les industries qui se fixeront autour feront concurrence à l\u2019agriculteur sur le plan de la main-d'oeuvre.Cela peut stimuler l'agriculture, mais peut poser de sérieux problèmes de gestion à celui qui doit affronter la situation.On nous a cité le cas d'un exproprié qui a dû payer $18,000 de main-d'oeuvre pour la construction d'une grange-étable près du territoire exproprié: l'ouvrier compétent demandait $9 l'heure alors qu\u2019en d\u2019autres temps, le tarif horaire régional aurait été inférieur à cette somme au moins du tiers.Comme toute implantation de type industriel, la venue de l'aéroport provoque une hausse du niveau des prix et des salaires que l'agriculteur est incapable d\u2019affronter.Non seulement la venue de l'aéroport a apporté un nombre incalculable d'inconvénients, mais en plus les palliatifs et les mesures administratives qu'on y a proposés se sont mués en autant de nouveaux inconvénients.De sorte que les mesures employées par les organismes gouvernementaux n'ont pas eu les effets d'atténuation que l'on souhaitait.L'agriculteur québécois a le sens de la propriété.Sa terre appartient souvent à sa famille depuis plusieurs générations et il a contribué lui-même, avec ses ancêtres à la création de cet espace.Il accepte difficilement d'étre expulsé par un évaluateur \"conquistadore\".Même dépossédé, il parlera encore de \"sa\" terre.C\u2019est là une caractéristique du monde agricole.Le planificateur pourrait en tenir compte, comme ii considère la présence d'un marécage lors de la construction d'une route: la difficulté peut se vaincre mais il faut en prendre les moyens Le manque d'information sûre, les erreurs d'interprétation, l'ignorance des responsabilités de chacun, les erreurs de planification, les réajustements ont développé un climat d'insécurité et détruit l'image des organismes gouvernementaux.Le même jour, le même bureau 1° remet au curé, afin que celui-ci avertisse les intéressés, une liste d'expropriés qui doivent partir dans un bref délai, sur laquelle se trouve le nom de M.X et 2° affirme à M.X qu'il pourra rester encore 5 ans sur son ancienne propriété.La nouveauté du projet et la rapidité avec laquelle tous les services ont ete organisés (pourrait-on parler d'improvisation?) comportent une grande part d'insécurité.BANAIM l'affirme dans son introduction au bail: \"Le bail! essaye de prévoir toutes les situations qui peuvent se présenter dans l'avenir.Certaines inconnues subsistent.On en saura davantage lorsque l'aéroport sera en fonctionnement depuis quelques années.\" (Introduction au bail.23) Peut-on blâmer les expropriés de ne pas vouloir \"payer pour apprendre\"?Pour les cultivateurs, l'insécurité vient d\u2019un facteur encore plus important: la durée du bail.\"Le bail a une durée maximum de 10 ans et il est renouvelable pour une autre période de 10 ans.Si le secteur n'est pas touché par le développement de l'aéroport, un nouveau bail pourra être accordé pour les mêmes durées.\" (Introduction au bail.9) \"Si les lieux loués sont requis pour une lin publique quelconque, le bailleur pourra mettre lin au présent bail moyennant avis d\u2019au moins 6 mois donné au locataire.\" (Bail, 9) \"Le locataire n\u2019aura aucun recours, ne fera aucune demande ou réclamation et n'intentera aucune action contre Sa Majesté la Reine du chef du Canada pour quelque dommage ou inconvénient que le locataire pourra subir qui sera occasionné par ou attribuable aux opérations et aux activités régulières de l'aéroport international de Montréal à Ste-Scholastique, y compris le départ et l'atterrissage des avions.\" (Bail, 7) \"Le locataire permettra au bailleur, en tout temps raisonnable, d'exécuter tous travaux que le bailleur décidera de faire sur les lieux loués sans pouvoir exiger aucune diminution de loyer saul si de sérieux et importants troubles de jouissance sont causés.\" (Bail, 4) Le bail engage aussi l'exploitant à maintenir sa ferme à un bon niveau de production.On y fait des recommandations concernant les labours, les façons culturales, le contrôle des mauvaises herbes, la qualité des semences, l'entretien des cours d\u2019eau et fossés, le nombre de têtes de bétail et l'exploitation des pâturages.Les grosses réparations à la maison de ferme sont à la charge du bailleur mais \u201ctoutes les réparations aux autres immeubles qu'elles soient grosses ou locatives, seront à la charge du locataire.\" (5) Il n\u2019y aura jamais de remboursement pour les améliorations de moins de $1000.sauf s'il y a entente préalable (rien n'est sûr.).Pour les autres améliorations, le bureau de location déterminera une période d\u2019amortissement (ex.pour un silo: de 10 à 20 ans selon qu'il est en bois, en béton ou en acier) et \"si le locataire est forcé de quitter les lieux pour des fins publiques, on lui remboursera l'amortissement qui n\u2019est pas épuisé\" (6) \"Si c'est le locataire qui veut lui-même quitter les lieux, il aura droit à 50% ou 75% de la valeur inépuisée selon les raisons de son départ.\" (7).Ces clauses sont peu rassurantes, elles ne stimulent certes pas l\u2019agriculteur qui comprend que chaque fois qu'il aura besoin d\u2019une indemnité, il aura à passer par toute une phase de marchandage.Il n'est pas plus enclin à faire des améliorations dont il ne profitera pas longtemps qu\u2019un locataire urbain dans un logement qui ne lui appartient pas.Les risques de perte sont grands étant donné que l'expulsion peut venir plus vite qu'on ne le croit.Alors on abandonne la terre ou on stabilise le niveau de production afin de ne pas avoir à augmenter le capital d'exploitation aux item bâtiments et cheptel.On exploite la ferme pour en tirer le profit maximum à court terme.Ainsi les prairies vieillissent, les sols se dégradent, les bâtiments se détériorent, la friche gagne.Dans l'ensemble de la région depuis l'expropriation, on compte facilement les nouvelles constructions sur les fermes: une maison, une grange-étable, quelques laiteries, quelques silos, une reconstruction après un feu.Afin de lutter contre cette dégradation, les expropriés ont suggéré que l'on donne au locataire un crédit sur le loyer lorsqu'une réparation ou une amélioration sera effectuée.Ceci aurait incité les occupants à maintenir maisons et bâtiments en bon état et permis aux cultivateurs d'accroitre leur production.On a refusé jusqu'à maintenant d'accéder à leur requête.Dans ce cas, il n\u2019est donc pas étonnant, nous le répétons, qu'une région qui progressait à un rythme plus grand que le reste du Québec avant 1969, soit engagée depuis cette date dans un processus de régression.Les locations se font à prix fort raisonnable.Théoriquement, les locataires sont choisis.Mais les nombreux départs et l'indifférence des agriculteurs de l'extérieur pour le travail de \u201cpionniers\u201d dans l'expérimentation \"d'une formule agricole relativement nouvelle\u201d (9) a laissé la place libre à qui avait le goût d'air pur et de verte campagne.Le plus souvent, ces locataires sous-exploitent leur lot.Certains peuvent à la faveur de cette location, apprendre à cultiver la terre mais beaucoup d'autres ne collaborent qu'à la détérioration des sols.Comme nous le notions au début, l'intervention gouvernementale aurait pu contribuer au progrès de cette région.La vente du fonds de terre à l'État libérait des capitaux qui pouvaient être investis dans l\u2019équipement.Une planification tenant compte des désirs de la population agricole pouvait permettre le développement d'un nouvel esprit dans la gestion des fermes et la mise en valeur optimale du milieu.Mais les freins au progrès que nous avons énumérés, en particulier l'incertitude quant à l'avenir de chaque ferme et les risques encourus lors des investissements ont annulé les avantages qu\u2019aurait pu avoir l'action de l\u2019État.Le chemin de la Côte Ste-Marie.ii lÜliiAT'ï- «\"'Cuits xworisfs ij P ' Simm jHrl «\"'CitS «urHORUfO 1 ouïr i.uj\" \u2022 1 ffsm'Y Deux-Montagnes (457% de 1951 à 1961 et de 100% de 1961 à 1966) le comté de Deux-Montagnes, celui dont le pourcentage de la superficie englobée par la zone d'aménagement est la plus importante, \"a suivi une evolution beaucoup plus reguli :re et progressive que celle des comtés d'Argenteuil et de Terrebonne.\u201d (3) la productior très diversifiée: des ventes de la région \u2022\tLait et viande bovine provenant de l'élevage laitier\t50% \u2022\tPorcs\t10% \u2022\tOeufs et poulet à griller\t8% \u2022\tFruits et légumes\t15% \u2022\tBovins de boucherie \u2022\tBois, produits de l'érable \u2022\tCéréales davantage dans cette zone qu l'ensemble du Québec: depui augmentation plus important jugmer fourrager et d'ensilage.\u2014 \"Les termes de la zone d'aménagement sont légèrement plus homogènes en terme de niveau de revenu brut que les fermes du reste du Québec prises dans leur ensemble.\" Mais.\"on retrouve dans la zone d'aménagement une des caractéristiques fondamentales de l'agriculture nord-américaine à savoir: une forte proportion de termes qui ne peuvent vivre exclusivement de l'agriculture compte tenu des bas revenus qu'ils en tirent et une très faible proportion de fermes réalisant plus de $25,000.de ventes de produits agricoles.\" (SATRA, Analyse prospective des fermes., 24) Bref, nous avons affaire à une région agricole qui connaît des problèmes similaires aux autres régions du Québec, qui perd de ses effectifs à cause de l'attraction de Montréal.Néanmoins elle comble ses déficits avec plus d'ardeur qu'ailleurs par une intensification du système de culture.La variété des types de sols est mise à profit par une diversification de la production qui allait s\u2019accentuant, permettant ainsi l'utilisation de toutes les ressources du milieu.Enfin, dans la région, quelques industries étaient liées à l'agriculture.Certaines lui donnaient les moyens de s'équiper et de s'approvisionner (industrie d'amont: fabrique de silos de béton); d'autres transformaient ses produits (industrie d'aval' conserverie).Une fromagerie a dû fermer ses portes.La Société coopérative de la Rivière du nord a vu son chiffre d\u2019affaire diminuer au tiers.L'agriculture était donc le moteur de cette région: les autres activités économiques lui étant subordonnées.peine de conserver sa tonc- aqes du L aui-ii La qualité des sols, ;limat, la proximité des marchés, la rapidité d'adaptation des cultivateurs aux conditions du milieu (diversification des cultures) et à celle du marché (nouvelles orientations des grandes cultures) sont autant d'arguments qui nous portent à répondre par l'affirmative.Il s\u2019en trouve (chez BANAIM) pour insister sur le fait que dans la région agricole entourant l'aéroport, il y avait des fermes peu rentables et de nombreux résidents non-agricoles et que par conséquent, même si cette région cesse de produire, ce ne sera pas une grande perte.À ceux-là nous rétorquons que, s'il est important de préserver les bonnes exploitations existantes, il est aussi important de sauvegarder les espaces à haut potentiel agrologique, même s'ils n'étaient pas en 1969 utilisés au maximum: Il faudrait que les organismes gouvernementaux au lieu de les détruire, s'interrogent sur les raisons de leur sous-exploitation.13 MARS 1974, LA TERRE DE CHEZ NOUS-PAGE 13 Les projets: \u201cIls ne tailleront pas dans du neuf\u201d 91 Le Comité de la route 50 Peut-être pour se donner bonne conscience, parce que l'agriculture n'est pas integree au niveau des objec- \\ tifs à atteindre dans la zone entourant le territoire exproprie, l'organisme gouvernemental SATRA a voulu octroyer un mandat au Departement d'Économie rurale de l'Université Laval.Cedit mandat était à la fois très clair et très suc- : cinct: il consistait en l'etude de modèles de fermes laitières et maraicheres en vue d'eclairer des recommandations 1 sur l'aménagement de l'agriculture dans la region de l'ANNEXE B.En d'autres mots, il s'agissait d'identifier les principaux types de fermes existant dans la region et de définir les conditions de rentabilité des exploitations dans une perspective évolutive c'est-à-dire dans le contexte où peut-être on aurait à s'adapter soit à de nouvelles ressources soit à l'introduction de nouvelles productions soit à des nouvelles techniques agricoles.Les chercheurs ont réussi à faire un rapport qui est une somme d'environ 500 pages.Ils répondaient ainsi aux exigences de SATRA.tout en expliquant les limites de leur ouvrage et l'obligation morale très grande pour les planifi- :\u2022! cateurs de prendre en considération les vues de chaque agriculteur, autant dans sa liberté dans le changement que sa capacité à en absorber le poids.IPour ce faire, ils ont pris la peine d'interroger 1511 cultivateurs.Ils n'ont retenu que 941 fermes commerciales (au sens du recensement) pour élaborer leurs types de fermes rentables, rejetant ainsi les 570 restantes, dont les ventes étaient inférieures à $2,500., qui étaient de ce fait marginales par rapport aux objectifs fixés.Leurs conclusions sont les suivantes: plusieurs municipalités dont celles de St-Hermas, St-Placide, St-Benoit, Ste-Scholastique, St-André, St-Jèrusalem, Blainville et St-Eustache, seraient particulièrement touchées par des activités non agricoles qui supplanteront les productions laitières et maraîchères: Ainsi donc le vrai problème est posé par les chercheurs! Ils ne le résolvent pourtant qu'en partie en proposant une analyse prospective de modèles de fermes.Le point primordial dont il aurait fallu rendre compte, c'est d'abord la localisation des fermes puis, le regroupement, s\u2019il en faut, dans un espace défini préalablement par les autorités compétentes.Cet espace, vital, et pour le milieu et pour l'agriculteur et sa famille, ne doit pas être dessiné au fur et à mesure que l'arpenteur et l'ingénieur tracent une route.De plus, on sait très bien que dans le contexte d'une économie techniquement avancée, jamais l'agriculture n'est entrée en compétition avec l'industrie et elle n'en aura pas de sitôt le moyen, à en juger par les préoccupations des gouvernements.Les grandes cultures en production laitière qui demandent un espace assez vaste sont particulièrement touchées.Le problème est moindre pour les cultures sans sol ou encore pour les cultures en serre.C'est dans cette optique que l'équipe du département d'Économie rurale a voulu soulever, dans un chapitre, les principales contraintes auxquelles auront à faire face les planificateurs, étant donné que son rôle se limitait à créer des modèles à l\u2019intérieur d'une zone qui reste à planifier à court et à long terme, d'ou l'expression \"mettre la charrue devant les boeufs\".Voici les 4 aspects du milieu qui pourraient avoir des conséquences sur l'évolution des structures des fermes: 1e Le marché de la main-d'oeuvre agricole, 2e L'évolution du Marché des terres, 3e L\u2019incertitude du producteur face à l'instabilité des prix, 4e Les contraintes imposées pour la sécurité aérienne (dans la zone _______________________________________J expropriée).(SATRA, Analyse prospective des fermes., 141 j tn ettet, il serait inutile de vouloir agrandir les fermes si on ne se rend pas compte du besoin de faciliter le recrutement de la main-d'oeuvre, tout comme il est important qu'une action gouvernementale (positive) puisse permettre de contrôler l'évolution du prix des terres dans la zone non-expropriée.Ceci peut se faire en appliquant le Programme national de rachat des petites fermes, mais encore là, ça se complique du fait que le programme soit sous l\u2019égide du Gouvernement fédéral.Il y a aussi la nécessité de garantir un marché au producteur maraîcher qui doit faire face à une instabilité plus grande des prix.Les planificateurs ont aussi à tenir compte de restrictions sévères sur les cultures, dans la zone expropriée, qui peuvent avoir plusieurs implications sur la rentabilité de la ferme.Mais là, nos chercheurs font de l'ingérence en territoire fédéral.La question du rôle des villages n'est pas vidée avec tout çà.SATRA n'en fait pratiquement pas mention.S'il faut spécialiser les agriculteurs, il faudrait bien tenir compte des agents de services à l'amont comme à l'aval, du vendeur de grain jusqu'au transformateur.Il est difficile de prévoir jusqu'où se rendra cette analyse.Pour le moment, nous la situons très mal à l'intérieur du schéma d'aménagement.S'ils réussissent à \"mettre le cultivateur dans le coup\" après la défaite de Ste-Scholas-tique, chapeau bas! Comme dirait Jean-Paul Raymond, président du CIAC, \"il n\u2019est jamais trop tard\".Ni les expropriés, ni la Fédération régionale de l'UPA des Laurentides n\u2019ont été consultés dans la recherche des options à prendre pour la création de ce nouveau milieu.L'agriculteur, quoique peu habitué à ce genre de situation, est à même de prendre conscience de la nécessité de l'action concertée et de l'importance de la solidarité syndicale.Lm poktort hollandais: autra sxampla d\u2019intarvantion da l\u2019État Les polders sont des terrains plus bas que le niveau de la mer que les Hollandais ont asséchés pour agrandir leur territoire agricole national.Une faible partie de ceux-ci est consacrée aux villes et aux Industries lesquelles sont très liées à l'agriculture.Le cultivateur qui s'y Installe n'a pas à considérer la possibilité de l'extention urbaine.Les terres en location sont remises à l'agriculteur en état d'assurer une haute productivité: le sol a été préparé (drainage sous-terrain, canaux, fertilisation.), les bâtiments sont neufs et aptes à remplir tous les usages nécessaires sur les types d'exploitations pour lesquels ils ont été créés.Dans les polders, toute la planification du territoire (localisation des villes, du réseau routier.) a été faite en (onction de l'agriculture.Dans ce pays surpeuplé où le sol a une grande valeur, la location d'une terre dans les polders est perçu comme un avantage précieux.Les demandes sont très nombreuses et les cultivateurs sont triés sur le volet.L'expérience et les études en agriculture sont obligatoires.Enfin les baux (désormais emphytéotiques c'est-à-dire de 99 ans) sécurisent les locataires.LAURENTIDES STE-SOPHIE IACKUTE STE.ANNE.DES-PLAINES AÉROPORT \u2022STE-SCHOLASTIQUI Ttemonioui ' BLAINVILLE \\ \u2022 \\' \\ST.AUGUSTIN, \u2022 ST.BENOIT LAC DES DEUX-MONTAGNES ISTETHEBESE ST-EUSTACHE Conclusion À un moment où il est difficile de restreindre la présence envahissante du spéculateur, où il devient ardu de vouloir empêcher la maison de ferme de se transformer en résidence secondaire, où il devient alfolant de ne pas pouvoir à tout le moins retenir le cultivateur sur sa terre, nous avons recueilli la loi Toupin comme étant une etape de franchie, une étape préliminaire, urgente et nécessaire qui doit rapidement amener un zonage de nos meilleures terres agricoles ceinturant les villes les plus importantes du Québec.Par contre, l'action si discrète du Gouvernement de la province de Ouèbec, lace aux perturbations majeures causées à l'agriculture par l'amenagement régional de toute la zone aéroportuaire de Mirabel, nous fait douter de sa bonne loi, celle de vouloir proléger les zones agricoles à haute productivité, dont on s'aperçoit qu elles occupent un espace si restreint dans la province.Son intervention est urgente: il n'y aura bientôt plus à aménager que de maigres restes.Et qu'allons-nous faire de ces restes?Un pâté chinois! Avec du boeuf de l'Ouest et du blé d'Inde des États-Unis, des patates du Nouveau-Brunswick et des oignons de l'Ontario.Ce travail a été rendu possible grâce A la collaboration de MM.Germain Robert, directeur régional de l\u2019UPA des Laurentides, Denis Boissy, directeur de i'intormation (Banaim).Jean-Paul Raymond, président du Centre d'information et d\u2019Action communautaire (CIAC) et André Bouvette, anthropologue attaché au CIAC.Nous tes remercions bien vivement.PAGE 14- LA TERRE DE CHEZ NOUS, 13 MARS 1974 Stages de jeunes ruraux dans l\u2019Ouest Un programme a été prévu entre l\u2019Union des Producteurs Agricoles et le \u201cNational Farmers\u2019 Union \u2019\u2019 afin de permettre à 25 jeunes ruraux du Québec de réaliser un stage d\u2019étude chez des exploitants agricoles bilingues de l\u2019une ou l\u2019autre des trois provinces des Prairies.Montreal Verser la somme de $30.00 en Irais de participation au stage.Ce programme est_ subventionné par le Secrétariat d'Étal Canadien avec le NFU et l\u2019UPA, il se déroulera du 7 au 29 juillet et comprendra: Une période de 10 jours dans une famille agricole des prairies Une session d'étude et d'évaluation de 4 jours à Winnipeg des 225 participants du Canada.Le temps requis pour le trajet par train.Les personnes intéressées à poser leur candidature peuvent le faire aux conditions suivantes: Être âgé de 16 à 25 ans, filles ou garçons Lire directement impliqué dans le milieu agricole \u2014 Être intéressé au développement de l\u2019agriculture et aux organismes qui en dépendent La forêt: un environnement à préserver (M.Drummond) QUÉBEC \u2014 À l\u2019occasion de la proclamation, par le gouvernement du Québec, de la période du 5 au II mai 1974 \u201cSemaine de l\u2019arbre et de la forêt\u2019\u2019, le ministre des Terres et Forêts réaffirme sa volonté que la forêt soit non seulement une source de produits, mais aussi un environnement naturel qu\u2019il importe de préserver.C\u2019est dans cet esprit, précise M.Kevin Drummond, qu\u2019a été conçue la politique forestière du gouvernement du Québec et c\u2019est dans cette perspective que les programmes du ministère sont orientés.L\u2019arrêté en conseil qui proclame la \u201cSemaine de l\u2019arbre et de la forêt\u201d dit que cette proclamation \u201ca pour but de rappeler les bienfaits que procurent l\u2019arbre et la forêt\u201d.rKUüuutüHb AGftlCÛUS La semaine de l'alimentation et le producteur Durant la semaine nationale de la consommation, du 1er au 8 mars 1974, les producteurs agricoles, par l\u2019entremise de l\u2019Union des Producteurs Agricoles de la région de Québec, ont participé le 1er et le 2 mars 1974 à cette activité à Place Fleurs de Lys.Lors du dernier congrès général de l\u2019UPA, les délégués ont souhaité un rapprochement entre le consommateur et'le producteur.Ils ont souhaité aussi, une information adéquate au grand public consommateur sur la situation économique faite aux producteurs agricoles.Il faut que l\u2019UPA et l\u2019Association des Consommateurs se fréquentent et collaborent au mieux-être de chacun de ses membres.Le rôle que l\u2019UPA a joué à l\u2019intérieur de cette activité a été surtout d\u2019informer l\u2019ingénieur en économie domestique (l\u2019épouse du foyer) de ce cju\u2019il faut manger, soit un produit québécois.On a distribué un grand nombre de recettes pour apprêter ce produit et aussi on a donné de l\u2019information sur le rôle de producteur comme tel, sa responsabilité et la mise en marché des produits agricoles.Afin de permettre une meilleure liaison, des épouses de producteurs agricoles se sont prêtées à toutes les questions des intéressés et nous croyons que cette initiative a été un grand succès.Le Service d'information des Fédérations de l\u2019U P A de Québec Est, Nort et Ouest.Poser sa candidature avant le 28 mars en se procurant un formulaire disponible à son bureau régional de l'UPA ou au Service d\u2019Éducalion et d'information de l\u2019UPA.515 Avenue Viger, Montréal.Les participants choisis après sélection devront: \u2014- Participer à des journées d\u2019études préparatoires les 4 et 5 mai à \"Attendu que la forêt est une des plu: importantes richesses du Québec,.il importe, dans l\u2019intérêt de l\u2019Etat, d\u2019assurer par tous lesmoyens possibles, la conservation, l\u2019aménagement rationnel et la restauration de cette richesse\u201d.Au cours de cette semaine tous les groupements qui se préoccupent de la fonction économique ou sociale de la forêt, sont invités à promouvoir le culte de l\u2019arbre et de la forêt.'pédàiatiôK de& 'Pn&dcictewu de *VoleUlle& du 2.uéCec À TOUS LES PRODUCTEURS RÉGIS PAR LE PLAN CONJOINT Prenez avis que l'assemblée générale annuelle de la Fédération des producteurs de volailles du Québec se tiendra à la date et à l\u2019endroit ci-dessous mentionnés.Jeudi, le 21 mars 1974, à 10:00 A.M.à l'Institut de technologie agricole St-Hyacinthe, P.Q.Tous les éleveurs, détenteurs de quota sont particuliérement invités à participer à cette assemblée.Cependant, seuls les délégués seront appelés à voter'\tMaurice MERCIER, secrétaire.\"'\"'/\u2019'S .vous mesdames ton r j?wmmm \u2022\u2022 ,\u201d:V- \u2022\t- .VP\\.V e invita PLACE BONAVENTURE MONTRÉAL 4-5-6-7 AVRIL 10:00 A.M.à 6:00 P.M.Des centaines de marques différentes de tracteurs et machines agricoles.VEDETTES AU SALON 1974: L'ATELIER DE FERME MODÈLE LE SPECTACULAIRE TRACTEUR DE COMPÉTITION, GRAND CHAMPION DE L'EST DE L'ONTARIO ET DE L'OUEST DU QUÉBEC.LE RÉVOLUTIONNAIRE TRANSPORTEUR DE BALLES DE FOIN.LA CUISINIÈRE SOLAIRE À VAPEUR.LE TAUREAU ANGUS ROUGE.Le Salon 1974, l'endroit idéal pour comparer avant d'acheter.D'où que vous veniez, à pied, à cheval ou en voiture, l'accès de Place Bonaventure est facile.ENTRÉE LIBRE SUR PRÉSENTATION DE CE COUPON NOM.ADRESSE .(s.v.p., déposez à l'entrée) 13 MARS 1974, LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 15 Nous continuons cette semaine la publication des opinions de nos lecteurs vis-à-vis l'article paru en janvier et intitulé \u201cLe mariage, un vaincu?\" Comme on a pu le constater les semaines dernières, les commentaires et témoignages sont bien différents suivant l\u2019expérience et l\u2019acquis de chacun.Si d\u2019autres personnes tiennent encore à ajouter leur grain de sel à notre dossier, elles sont bienvenues.Adressez vos commentaires à: Opinion Mariage La Terre 515 ave Viger Montréal H2L 2P2 N R Æ Le mariage ne fait pas de miracle Aujourd'hui, même dans les régions rurales, il y a des gens qui se marient civilement.D\u2019autres préfèrent demeurer ensemble, sans être mariés.Il y en a qui divorcent.C\u2019est un état de choses qu\u2019il faudra accepter, qu\u2019on le veuille ou non.Que dire des parents, qui même aujourd\u2019hui en 1974 se mêlent trop des affaires de coeur de leurs enfants.Il y en a moins qu\u2019auparavant qui essaient d\u2019influencer leur fils ou leur fille quand vient le temps des fréquentations ou des mariages.Il y a quelques années, des parents ont forcé une jeune fille de ma connaissance à épouser un gars qu\u2019elle n\u2019airgait pas.parce que celui qu\u2019elle aimait n\u2019était pas de leur goût.Que penser aussi des parents qui voyant que que leur fille est enceinte cherchent à l\u2019obliger à se marier, même si les deux jeunes gens ne s\u2019aiment pas vraiment.L\u2019ivrognerie et les problèmes d'argent sont vraiment les plus grandes causes de la faillite des mariages.Il y a aussi le fait que les fréquentations se font comme les élections, avec des promesses qu\u2019on ne tient pas une fois marié.Aucune conquête n'est définitive.Le bonheur se bâtit jour après jour.Si tous les époux et toutes les épouses demeuraient tels qu'ils étaient au moment de leurs fiançailles, les choses iraient mieux.Il y a encore des couples qui sont heureux, parce qu\u2019ils sont capables de faire un effort pour réussir leur mariage.Si les hommes étaient plus délicats, si certaines épouses étaient moins acariâtres, si on voyait clair avant de se marier, cela faciliterait les choses.Le mariage, ça ne fait pas de miracle.On garde ses défauts.Il ne sert à rien d\u2019épouser quelqu\u2019un qui ne veut pas cesser de boire, ou qui est jaloux ou paresseux.Les filles ont trop tendance â prendre les garçons pour des dieux.Il est aussi difficile de réussir son mariage que de gagner â la loterie.Pourquoi ne prendrait-on pas autant de précautions pour choisir son époux ou son épouse que lorsqu\u2019on s\u2019achète une auto, des vêtements et des meubles.Gérard Fortier Si-Ferdinanp Ne pas se marier sous l\u2019impulsion du moment Le mariage traditionnel est-il un non-sens romantique et irréaliste?Je le crois.On ne Se marie pas par tradition, ni pour des raisons que l\u2019on croit romantiques.Ainsi, parce que les parents s'v opposent ou par coup de foudre â la Cendrillon.Y aura-t-il des mariages légaux â court terme?Il faudrait être bien inconscient pour dire non.Cela existe présentement.On se marie et si ça ne marche pas.on divorce.Les enfants dans la rue élevés sans amour, par des étrangers.Le mariage sans cérémonie serait-il accepté par notre société rurale?Je le crois.Les grandes cérémonies disparaissent, eela est devenu trop coûteux.Je trouve pour ma part que les simples noces faites â la maison avaient plus de valeur et permettaient aux deux familles de se connaître davantage.Je crois que celui qui veut tenter une expérience avec une partenaire sur le plan sexuel peut le faire: si ça marche, tant mieux, on peut s\u2019unir pour la \\ ie.Si ça ne marche pas.pas besoin de divorce, on se quitte.Pour ma part, je crois que pour contracter mariage, il faut trois raisons de base: être assez intelligent, éprouver de l\u2019amour et avoir le respect de la dignité de l\u2019autre.L\u2019intelligence pour être capable de différencier l\u2019amour physique, l\u2019intérêt, de l\u2019amitié ou de l\u2019amour réel.L\u2019amour pour être assez fort doit passer par-dessus des défauts physiques, moraux ou sociaux.Notre religion nous dit bien les conditions d\u2019un mariage valide: entre deux catholiques tout d\u2019abord.L\u2019Eglise ne reconnaît pas le mariage avec un protestant.Je crois que toute personne qui quitte son conjoint pour en épouser un autre est adultère et par le fait même pratique le concubinage.Il ne faut pas se marier sous l\u2019impulsion du moment.C'est ensuite un embarras pour la société par une progéniture qui ensuite n\u2019aura confiance en rien, ni personne.Comment appeler un père ou une mère qui laissent leur enfant trainer la vie.ici et lâ.dans des foyers nourriciers?Qui après avoir échoué une fois se préparent â échouer une autre fois.Le mariage ce n\u2019est pas la vie â deux, c\u2019est deux pour un.Stanislas Godbont Desmeloizes.-Ibitibi-Ouest.Il faut préparer son mariage Je ne suis pas d'accord pour approuver les mariages civils ou â l\u2019essai.Le vrai mariage demande des sacrifices des deux côtés.Dans la vie.on ne peut tout avoir.Pour cela, il faut que le mariage soit préparé.Les jeunes qui pensent qu'ils vont vraiment se connaître en faisant tout pour conserver leur liberté se trompent.C'est cette route qui conduit le mieux â la séparation.Aveuglés par la passion, ils s\u2019engagent sans préparation.Il faut savoir choisir son partenaire, pour endurer ses petits défauts.Si on ne pense jamais aux valeurs spirituelles, on en vient toujours â se démoraliser.Je ne suis pas davantage pour la pilule pour empêcher la famille, â l\u2019exception des personnes malades.Les jeunes qui prennent ce moyen pour faire la vie du mariage avant de recevoir le sacrement nous prouvent ce que cela vaut: â la moindre petite contrariété, ils se séparent.Les mariages chrétiens sont plus nécessaires que jamais.C'est eux qui vont amener la révolution réelle de la famille de l\u2019avenir.Vue dame chrétienne de Parisville.Cette génération a commencé l\u2019évolution qui devait se faire Le mariage est l\u2019institution qui a fait des milliers et des milliers de malheureux, hommes.femmes et enfants, depuis toujours.Retournons 30 ans en arrière: â ce moment-là.les jeunes de 20 ans se mariaient selon la tradition religieuse.Mais l\u2019erreur venait de ce qu\u2019on a toujours associé l\u2019aspect sexuel et l\u2019aspect de l\u2019engagement religieux ou civil.Durant les fréquentations plus ou moins longues, malheur â celui qui aurait osé transgresser un peu la loi.Ces restrictions créaient chez les jeunes une mentalité qui voulait que c\u2019était le commencement de tous les délices.On se faisait un château en Espagne du mariage.Pour se réveiller tôt ou tard dans un château noir.La lune de miel terminée, une fois l'appétit sexuel un peu émoussé, on se rendait compte que cela n\u2019aurait pas valu la peine de se marier pour ce qu\u2019apportent moralement et physiquement les relations sexuelles à l\u2019être humain.Voilà qu\u2019était écroulé la moitié du Château en Espagne.Il ne restait comme bagage pour continuer la route â deux qu\u2019un demi-amour.Insuffisant, résultat de cela: mésentente entre époux, déboires de toute sorte.Les voilà bel et bien installés dans le \"château noir\".On s'endure jusqu\u2019à la fin de ses jours.On voudrait bien mettre un terme à cela, mais qu'est-ce que la société va dire?Cela se passe ainsi pour 99 couples sur 100.La génération d aujourd\u2019hui et de demain a heureusement commencé l\u2019évolution qui devait être faite depuis longtemps.J\u2019approuve leur optique, lace aux manières.La manière de taire d\u2019abord: ils n\u2019associent pas le sexe ou mariage comme tel.Dans la période pré-maritale, ils vont changer assez souvent de partenaires.Ils apprennent que le mariage n\u2019est l\u2019institution spécifique donnant droit aux relations sexuelles, comme les générations passées l'ont toujours cru.Mais ça demeure instinctivement l\u2019affaire de chacun de s\u2019engager ensuite dans une union durable avec un partenaire qui convient.On leur offre des cours théoriques de préparation au mariage, ils optent en général pour la partie pratique.Ce quMeur permet de ne pas se laisser aveugler uniquement par l'attrait sexuel qui n\u2019apporte à lui seul rien de suffisant pour structurer une vie de bonheur à deux.Après avoir franchi cette étape, le jeune qui décide de se marier aura dissocié l\u2019élément qui l\u2019aurait conduit plus sûrement à un échec et demeure convaincu que l'unique base fondamentale qui garantit le bonheur vrai sur le chemin de la vie à deux, est l\u2019amour véritable.Errare luimanum est.i i J.i\t!\"ï De concert avec d\u2019autres organismes intéressés à la production de la volaille, la Fédération des producteurs de volailles du Québec a organisé l\u2019automne dernier une vaste campagne de publicité sous le thème \"Festival de la volaille.\" Dans le cadre de ce mouvement, on vient de terminer l\u2019expédition par la poste de plus de 35,000 livres de recettes ayant pour base le poulet et la dinde.On voit ici Mme Ginette McKenzie employée par la Fédération spécialement pour répondre aux dizaines de milliers de demandes ainsi reçues par la poste.\tPhoto TCX PAGE 16- LA TERRE DE CHEZ NOUS.13 MARS 1974 Mon nez dans votre cuisine Rognons au menu La plupart de ces gens qui croient ne pas aimer les abattis n\u2019en ont jamais mangé.Et (l\u2019ordinaire, ils n\u2019en ont jamais mangé parce qu\u2019il ne savent pas comment les préparer et les servir.Les rognons par exemple, sont très populaires dans les pâtés au boeuf et aux rognons, les ragoûts de rognons ainsi que les plats de viande chauds dans plusieurs restaurants.Mais souvent, on les ignore au comptoir des viandes.Cette viande économique de haute valeur nutritive apporte variété au menu et saveur toute nouvelle à plusieurs plats.Les Services consultatifs de l\u2019alimentation vous offrent quelques conseils utiles au sujet de la préparation et de la cuisson des rognons.Les rognons de boeuf et de veau sont composés de plusieurs lobes irréguliers, alors que les rognons de porc et d\u2019agneau sont lisses et en forme de fève.Tout comme ils varient en apparence, ils varient en saveur et en tendreté et requièrent différentes méthodes de cuisson.Pour préparer les rognons, retirer la membrane et couper les conduits avec des ciseaux pointus.Les couper en tranches ou en morceaux d\u2019^i à Yi pouce d\u2019épaisseur.Pour les sauter ou les griller, les couper en deux sur la longueur.Les rognons de boeuf et de porc ont un goût plus fin s\u2019ils ont trempé au réfrigérateur pendant une heure dans de l\u2019eau froide salée (le.à thé de sel dans 4 tasses d'eau), ou mariné dans une sauce vinaigrette.Les ro- gnons de boeuf et de porc sont meilleurs braisés ou bouillis.Les rognons de veau et d\u2019agneau sont plus tendres et ont un goût plus fin.Ils gagnent à être cuits rapidement, grillés, sautés ou brunis à feu vif et braisés quelques minutes dans une sauce bien assaisonnée.Pour obtenir une plus belle couleur, brunir peu de tranches à la fois et ne pas trop cuire, car elles durciront.Allouer Vi livre par portion.Ce \"plat aux rognons et aux légumes\" est composé d'un mélange de rognons de porc, de céleri, de carottes et de champignons sur un lit de nouilles au beurre.Substituez les légumes préférés de votre famille à ceux mentionnés.Il y a une façon délicieuse de servir les rognons les mélanger à une variété de légumes et les servir sur un lit de nouilles au beurre.Servir les légumes suggérés dans \u201cPlat aux rognons et aux légumes\u201d ou substituer ceux que vous préférez.PLAT AUX ROGNONS ET AUX LÉGUMES / Vî livres de rognons de porc 'h tasse d'oignon tranché 2 c.à table de beurre I c.à table de sauce de soja Zi c.à thé de sel V>« c.à thé de poivre Vi tasse de céleri tranché Vi tasse de carottes tranchées minces I boites ( 10 onces) de champignons 3 tasses de nouilles cuites Retirer les membranes et couper les rognons en tranches d\u2019Ks pouce.Sauter rognons et oignon au beurre jusqu\u2019à ce que l\u2019oignon soit transparent.Ajouter le reste des ingrédients excepté les nouilles.Sauter jusqu\u2019à ce que les légumes soient tendres, (environ 10 minutes) Servir sur nouilles.6 portions.Le miel, que c\u2019est bon! Personne ne contredit le fait que le miel soit le sucre le plus naturel.Sa saveur unique, sa facilité d\u2019ingestion et sa haute valeur énergétique en font un aliment tout spécial.Une question qui revient souvent au sujet du miel \u2014 pourquoi est-il pasteurisé.La réponse est simple.Le miel est traité à la chaleur ou pasteurisé afin de détruire les levures susceptibles de causer une fermentation.Ceci allonge la durée d\u2019entreposage sans affecter pour autant la saveur ou la valeur nutritive.Il est important de conserver le miel dans un endroit sec à la température de la pièce.L\u2019entreposage dans un endroit très chaud, sur une période de plusieurs mois rend le miel plus foncé, alors que la réfrigération cristallise le miel liquide.Comment remédier à la cristallisation?Il suffit de placer le bocal de miel dans un contenant d\u2019eau chaude jusqu\u2019à ce que les cristaux disparaissent.Le miel se conserve aussi au congélateur.Il est intéressant de noter que le miel est deux fois plus sucré que le sucre.Alors, si vous en utilisez pour sucrer des boissons chaudes ou froides, des céréales ou des desserts, il ne faut que la moitié de la quantité requise.Le miel crémeux, le plus populaire, est délicieux sur pain grillé ou biscuits chauds.Bientôt le congé scolaire du printemps les écoliers seront à la maison et demanderont ces casse-croûte.Les Services consultatifs de l\u2019alimenta- tion vous suggèrent ces deux casse-croûtes nutritifs et de préparation facile.Même les enfants peuvent se préparer eux-mêmes ces \u201cRouleaux au miel et aux arachides\u201d et ces \u201cCroquants au miel\u201d.ROULEAUX AU MIEL ET AUX ARACHIDES Y) lasse de miel Y) tasse de beurre d'arachides Zi c.à thé de vanille 2 tasses de gaufrettes à la vanille écrasées Vi tasse d'arachides finement hachées Mélanger miel, beurre d\u2019arachides et vanille.Incorporer les gaufrettes écrasées.Façonner en boules de Y* pouce et rouler dans les arachides.Refroidir.Donne environ 3 douzaines.CROQUANTS AU MIEL Y» tasse de miel Zi tasse de beurre d'arachides 4 tasses de céréales prêtes à servir I paquet (6 onces) de morceaux de beurre écossais ou de chocolat mi-sucré Chauffer le miel en brassant jusqu'au point d\u2019ébullition.Retirer du feu et y incorporer le beurre d\u2019arachides.Ajouter les céréales et brasser bien.Étendre dans un moule graissé de 8 pouces.Fondre les morceaux de beurre écossais ou .de chocolat et verser sur la première préparation.Refroidir et couper en barres.Donne environ 2 douzaines.Les arts à la maison avec Béatrice Boily \t.¦»
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