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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
jeudi 17 mai 1979
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 1979-05-17, Collections de BAnQ.

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actif 2 ans de cours agricoles à St-Hyacinthe et 6'h mois de stage en agriculture en Norvège.Un voyage que j\u2019ai effectué en 78.Ces six mois m\u2019ont ouvert les yeux sur mes capacités physiques assez surfaites.D\u2019abord si la moitié aune ferme est une femme, l\u2019autre moitié doit à mon sens être un homme.Et comme dit le proverbe, chacun son métier et les vaches seront bien gardées.Je ne pense pas par là que la femme ne doit pas prendre une part active aux travaux de la ferme, mais il faut bien penser aussi qu\u2019elle se doit avant tout à ses enfants, aux soins de la maison, de son potager tout en demeurant un support moral à son mari mais aussi un support physique quand le besoin s\u2019en fait sentir.Et pour vous parler de mon expérience en Norvège, je vous le jure que c\u2019était pas facile.Tout d\u2019abord, le propriétaire avait 2 fermes en montagne au-dessus de 900 mètres d'altitude et celles-ci étaient séparées de quelque 20 km.Souvent mon patron \"Arila\u201d devait s\u2019absenter 3 juitrs au moins par semaine pour s'occuper de son autre ferme, me laissant seule y près de l'endroit où restait sa femme.J.devais très rôt le matin m'atteler à la bfogne, le soin de l'étable, des poules P»ts atteler la machinerie pour herser, amasser les roches, rentrer le bois pour l'hiver, peinturer les bâtiments et au besoin garder les 2 enfants à bas âge, laver la vaisselle, passer la balayeuse et j'en passe.En fait, je faisais le travail qui revient à une Norvégienne bon teint.J\u2019ai fait ça allègrement pendant 3 mois puis j\u2019ai pris des vacances.\"Tout nouveau, tout beau\".Mais on s'essouffle à la longue et j\u2019ai perdu mes belles illusions.Et bien si c est ça la vie d\u2019agricultrice femme et mère de famille, il en faut bien du courage et c\u2019est pas une paye au bout qui va garder les femmes sur les terres.Ici c'est différent me direz-vous.Là-bas la ferme pour moi c\u2019était pas la moitié ni le 3/4 mais le tout entier à 100% d'efforts acharnés sur une terre de roches grosses comme des ballons et pas légères non plus.Même si je n\u2019avais que 10 hectares, je devais quand même courir les vaches éparpillées dans la montagne parce que la clôture ne tenait qu\u2019à un fil et je ne sentais pas la force d\u2019en planter.Aussi quand j\u2019avais sarclé les pommes de terre tout l'après-midi et le soir trait mes 10 vaches et seule encore, même si j\u2019avais le pipeline.Pourtant je n'avais pas à me plaindre.Ici c\u2019est pas 10 hectares dont j\u2019aurai à m\u2019occuper mais 60 et pas 10 vaches mais au moins __________________________________________ 40.Tout ' est disproportionné et cela à St-Georges de Champlain, à quel-prend de l\u2019aide et de la force physique.\tques kilomètres à l\u2019est de Grand\u2019Mère, Pour résumer ma pensée, j\u2019aimais beaucoup ce que j\u2019ai fait là-bas et cela ne m\u2019a pas découragée, au contraire, mais chaque chose doit être dosée à la mesure de l\u2019homme et de la femme en part équitable tout en travaillant en rets, M.Yves Bérubé, avec la Wafer parfaite harmonie de partage dans les bons comme dans les mauvais jours.Le hic là-dedans, c\u2019est d\u2019avoir à trouver un partenaire ayant ces qualités.Marie-Paule Laroche, Tingwick, Cté Richmond À St-Georges de Champlain Une usine de contreplaqué La région de Trois-Rivières sera dotée, d\u2019ici un an, d\u2019une usine de panneaux de particules planes (wafer-board) qui procurera de l\u2019emploi à quelque 300 personnes (115 à l\u2019usine et 200 en forêt), en plus de constituer un important débouché pour des arbres encore pratiquement inutilisés dans l\u2019industrie comme le tremble et le bouleau blanc.La construction de l\u2019usine, au coût de $20 millions, devrait commencer sous peu.La construction de cette usine a été rendue possible grâce à une garantie d\u2019approvisionnement signée par le ministre des Terres et Fo-êts, M.\u201d\t\u201c* \u2018 *\t.board Corporation de Timmins en Ontario.La garantie assure, pendant 20 ans, un volume annuel de 200 000 mJ de bois, dont 80% en peuplier faux-tremble et 20% en bouleau blanc.L\u2019usine, d\u2019une capacité d\u2019environ 215 tonnes métriques par jour (72 000 tonnes/an ou l\u2019équivalent de 126 000 000 pi.J de panneaux de 3/8 po.d\u2019épaisseur) fournira un produit, destiné surtout à l\u2019industrie de la construction.Il s\u2019agit de panneaux faits de l\u2019agglomération, sous chaleur et pression, de minces lamelles de bois préalablement séchées et enduites d\u2019un adhésif à l\u2019épreuve de l\u2019eau.L\u2019approvisionnement se fera en priorité à même les terrains privés, par l\u2019entremise des syndicats et offices des producteurs de bois des environs.Des démarches ont déjà été faites en ce sens entre les parties.Quant au volume manquant, il pourra provenir des territoires publics adjacents de toute tenure; suite à une entente, il proviendra surtout des territoires concédés à ja Consolidated Bathurst Inc.Cette installation est importante car elle assurera un véritable débouché à certaines essences dites \u201csecondaires\u201d qui n\u2019avaient jamais trouvé preneur auparavant.a QUI SE PASSE ICI LATERRE de chez nous PEUT EAIRE TOUTE LA DIFFÉRENCE ENTRE ON COMPTE BACTÉRIEN BAS OU UN COMPTAGE ÉLEVÉ Le seul hebdomadaire agricole d\u2019expression Irançaise en Amérique Fondé en 1929 Propriété de l'UPA 515, Ave Viper, Montréal H2L 2P2, Qué.Tél.: (514) 281-6141 Directeur: Jean-Marc KIROUAC Rédacteur en chel: Pierre COURTEAU Rédactrice el maquettiste: Mme Roaallne-D.-LEDOUX Journalistes: Renald BOURGEOIS Daniel RIVET Collaborateurs: Jacques DALLAIRE (Québec) Denis MARIER (Ottawa) Directeur de la publicité: Bernard DANIS Représentant é Toronto: Torn McGoey, Suite 615, 44 rue Victoria, Toronto, Ontario M5C1Y2 Tél.: (416) 363-0522 Composition et montage: Rive-Sud Typo Service Inc.Impression: Les Presses Lithographiques 1965 Inc.Publié le jeudi de chaque semaine Abonnement: T an, $7: 2 ans.$12; 3 ans.SIS.Chèque ou mandat à l\u2019ordre de la Terra de Chez Nous et adressé au Service du tirage (Pas d\u2019argent comptant S.V.P.l Dépôt légal \u2014 2a Irtmaatra 1179 Blbüothaqua national* du Ouéfeoc Enregistrant ant No 10S1 Courrier de deuxième classe Joignez votre bonne gestion aux produits de lavage et de désinfection recommandés par West Agro, et vous avez le programme qui va abaisser votre comptage bactériologique et le maintenir à ce bas niveau.A ce sujet, voici quatre produits de West Agro qui vont vous aider à accomplir cette besogne.IOSAN®, le nettoyeur-désinfectant à base d\u2019\"lode Maîtrisé\u201d, qui est tellement utile à bien des égards, losan est efficace pour le lavage manuel et l\u2019assainissement des trayeuses, bassins-refroidisseurs et ustensiles laitiers.Il l'est également pour le lavage du pis et la désinfection des gobelets entre la traite de chaque vache, losan, lorsqu\u2019il \u2022 est employé régulièrement, aide à contrôler la formation de la pierre de lait.\"Marque Déposée de West Agro-Chemical Ud.Ctiij Hgr~2fPiosan SUPER MANUAL DAIRY CLEANER®, avec chlore, très mousseux, se rince facilement, est doux pour les mains et est d\u2019une rare efficacité pour le lavage des bassins-refroidisseurs et des ustensiles laitiers.KLEEN-EZEY®, acide avec détergent, très mousseux, enleveur de pierre de lait, pour le nettoyage manuel des chaudières, ustensiles, trayeuses et bassins-refroidisseurs.FOAMCHEK®, acide-détergent, non corrosif, puissant et peu mousseux pour l\u2019enlèvement de la pierre de lait par circulation.FORTIFIED CAUSTIC SODA (FCS), pour l\u2019entretien des pièces en caoutchouc sur la ferme laitière.Le trempage des articles en caoutchouc dans une solution chaude de FCS permet au gras de se libérer, facilitant d'autant le lavage subséquent.Bien vouloir suivre les directives apparaissant sur l\u2019étiquette.WWW WEST W AGRO 5623 avenue Casgrain, Montréal H2T 1Y1 PAGE 2 - LA TERRE DE CHEZ NOUS.17 MAI 1979 Mario Dumais Editorial Questions de l\u2019UPA aux partis politiques L'appareil étatique manifeste aujourd'hui sa présence dans toutes les sphères de la vie sociale.Cette présence s'illustre d'abord par l\u2019ampleur des ressources qui passent entre les mains de la structure gouvernementale.Les revenus combinés des gouvernements fédéral, provinciaux et locaux, ajoutés à ceux des hôpitaux et aux recettes des régimes publics de retraite s'élevaient en 1978 au Canada, à presque la moitié des richesses produites par les Canadiens, soit 48% de la production nationale brute.Cette présence se manifeste également par les retombées de l'action législative et réglementaire des gouvernements, par l'existence des entreprises publiques, etc.Aussi, si un citoyen choisit de se désintéresser de la politique, aussi bien l'avertir que la politique, elle, ne se désintéressera pas de lui! L'UPA a toujours pris soin de préciser qu'elle n\u2019entendait pas jouer un rôle partisan en politique.Cependant, il entre dans ses fonctions d'infléchir l'action gouvernementale dans un sens favorable aux intérêts des agriculteurs.C'est dans cette perspective qu'il faut inscrire la démarche de i'UPA dans cette campagne.Par la voie de son président, M.Paul Couture, elle expédiait une lettre aux chefs canadiens des quatre principaux partis et à leurs porte-parole provinciaux, leur demandant de prendre position à propos de six questions de juridiction fédérale qui intéressent directement les agriculteurs.Voici quelle en est la teneur.1.\tOffices nationaux de commercialisation, politiques de gestion de l'offre Indiquez si vous admettez le bien-fondé des offices nationaux de commercialisation dans les secteurs où ils existent (lait industriel, oeuf, poulet à griller, dindon) et si vous seriez prêts à appuyer, le moment venu, la création de tels offices dans d'autres secteurs.Appuyez-vous les politiques de gestion de l'offre, compte tenu qu'une telle politique est nécessaire pour contrôler les importations?Actuellement, les quotas d'importation de fromage fin s'élèvent à 45 millions de livres.À quel niveau seriez-vous prêts à réduire ces importations?2.\tExportations Quel effort entendez-vous déployer pour promouvoir l'exportation des produits agricoles autres que les grains?Êtes-vous favorables à la création d'une société canadienne vouée à l'exportation des produits agricoles et à ce que des producteurs agricoles soient impliqués dans la gestion d'une telle société?3.\tStabilisation des revenus Il existe deux philosophies concurrentes relatives à la stabilisation des revenus agricoles.La première propose l'implantation des programmes de stabilisation des prix.L'UPA ne partage pas cette optique, parce que si l'on stabilise les prix, on n'a pas la garantie que les coûts de production seront couverts et que l'agriculteur obtiendra un revenu net positif.D'un autre côté, I'UPA est favorable à une stabilisation des revenus qui prend la forme d'une assurance à laquelle participent les producteurs et qui prend en compte les véritables coûts de production sans pour autant éliminer le rôle des gouvernements provinciaux dans le développement de l'agriculture.Vous engagez-vous à stabiliser les revenus plutôt que les prix?Quel produit serait stabilisé?Comment définirez-vous une ferme efficace?Qu'incluriez-vous dans les coûts de production?4.\tCrédit agricole Lors de l'annonce des coupures budgétaires du Gouvernement fédéral en septembre 1978, une réduction de $23 millions pour les années 78-79 et 79-80 des dépenses de la société du crédit agricole ont été annoncées.De plus, alors que les nouveaux fonds nets déboursés en vertu de la Loi sur le crédit agricole s'élevaient au Québec à $66.5 millions en regard d'un total canadien de $365 millions en 1975-76, la part québécoise était réduite à $54.5 millions sur un total de $380.2 millions pour l'ensemble du Canada en 1977-78.Comment réagissez-vous face à ces données?5.\tAllocations pour la formation des adultes Les programmes fédéraux de formation professionnelle aux adultes comportent des sessions de formation pour les producteurs agricoles.Cependant, à la suite de l'adoption de la loi C-27 en août 1977 et de la décision gouvernementale d'août 78 de couper toute allocation, sauf quelques exceptions, aux travailleurs autonomes, les agriculteurs ne peuvent plus bénéficier des allocations qui leur étaient antérieurement versées à l\u2019occasion de leur participation à ces sessions.En conséquence, les inscriptions se sont abaissées à 40% de ce qu\u2019elles étalent.Vous engagez-vous à défendre la réintroduction de ceS'SUbventions?6.\tLa politique des grains de provende En 1974, des modifications importantes étaient apportées à la politique canadienne des grains de provende.Au Québec, nous dénoncions depuis près de 30 ans cette politique que nous jugions inéquitable pour les consommateurs de l'Est.La situation prévalant avant 1974 était la suivante: les acheteurs de céréales dans l'Ouest, soit les meuniers, les parcs d'engraissement ou les agriculteurs pouvaient acheter leurs céréales sur le marché libre directement des producteurs; les acheteurs de l'Est devaient s'approvisionner en céréales de l\u2019Ouest auprès de la Commission canadienne du blé, et la livraison de ces céréales était contingentée par la C.C.B.Cet état de fait créait un différentiel de prix favorable aux acheteurs de l'Ouest qui était supérieur aux trais d'acheminement des céréales de l'Ouest vers l'Est.À compter de 1974, la C.C.B.ne contingente plus les céréales fourragères destinées au marché domestique canadien et les acheteurs de l'Est peuvent dorénavant s'approvisionner sur le marché libre et en conséquence, les céréales de l'Ouest coûtent aux utilisateurs de l'Est le même prix qu'aux utilisateurs de l'Ouest plus les frais afférents à leur transfert dans l\u2019Est.C'est à partir de ce moment que l'on commence à parler de l'acquisition de l\u2019équité pour l'Est.Dans un communiqué daté du 27 mars 1979, la C.C.B.annonce l'imposition de quotas de livraison de céréales fourragères destinées au marché domestique canadien.Encore une fois, ces quotas ne s'appliqueront pas aux livraisons destinées aux meuneries, aux parcs d'engraissement ou d'une terme à l'autre dans l'Ouest.Une telle politique nous ramène à la situation d'avant 1974.Le développement accéléré des productions animales au Québec, en particulier le porc, risque d'être remis en question par cette modification à la politique canadienne des grains.L'UPA a dénoncé cette décision dans un communiqué conjoint avec la Fédérée daté du 12 avril 1979.Précisons que I'UPA ne s'oppose pas au principe de l'imposition de contingent mais au fait que nos compétiteurs dans les productions animales dans l'Ouest y échapperaient.Quelle attitude adoptez-vous sur cette importante question?Tel était le contenu des questions que nous posions aux partis politiques dans la lettre qui leur fut expédiée le 2 mai.Au moment d\u2019écrire ces lignes, soit mardi le 15 mai, seul le Nouveau parti démocratique a répondu à nos questions.Dans l'ensemble, les positions de ce parti sont semblables à celles de I'UPA sur les questions que nous soulevions.Qu'en est-il de la production du boeuf au Québec?Fait plutôt inusité que la production du boeuf fasse l\u2019objet d\u2019une analyse en page éditoriale de La Terre de Chez Nous.Il n\u2019y a pas de conflit de quelque nature que ce soit, mais il s\u2019agit plutôt de faire connaître à l\u2019ensemble des producteurs le pas qu\u2019ont fait leurs confrères dans cette production pendant les derniers 18 mois.Les producteurs agricoles québécois ont toujours mis de côté cette production jugée comme trop risquée.Il est vrai que les hauts et les bas du marché n\u2019ont pas rendu la tâche facile aux quelques producteurs spécialisés qui s\u2019y sont aventurés.Il faut dire que la nature même de cette production et le libre jeu de l\u2019offre et de la demande font en sorte que lorsque le prix du boeuf est bas comme durant les années 73-74-75-76-77, les troupeaux diminuent.Plus le prix baisse, plus les producteurs offrent des animaux en vente.Lorsque les trou- peaux sont à ce point décimés et que l\u2019offre de boeuf devient inférieure à la demande du consommateur, alors le prix s\u2019élève mais les producteurs n\u2019ont plus autant d\u2019animaux à offrir.Les troupeaux se refont sur une période de deux à quatre ans et le même phénomène recommence.Ce phénomène s\u2019appelle le cycle du boeuf.Au cours des cinq dernières années, des producteurs de la région de St-Hya-cinthe ont laissé leur entreprise laitière pour débuter en engraissement de boeuf ou parc d\u2019engraissement à son plus bas niveau.En plus .de ^implanter dans cette production, ces produc-, teurs ont même réussi à progresser.Plusieurs pratiquaient, il faut le dire, une autre production comme revenu d\u2019appoint, sôit des porcelets, des légumes de conserverie, des cultures commerciales ou autres.Depuis le début de l\u2019année 1979, les projets de parcs d\u2019engraissement ont mûri chez plusieurs entreprises laitières d\u2019envergure ainsi que chez quelques investisseurs, non encore producteurs agricoles.D\u2019autre part, plusieurs programmes gouvernementaux d\u2019incitation à la production ont vu le jour.Les producteurs de boeuf sentent de plus en plus le besoin de se regrouper au niveau provincial.Ce qu\u2019ils attendent au niveau de leur association professionnelle n\u2019est toutefois pas encore définitif.Le 20 avril dernier, les délégués de la Fédération des producteurs de bovins du Québec étaient réunis à St-Hyacin-the pour parler de production et de mise en marché de leur produit.Il semble évident qu\u2019à la base, les délégués s\u2019entendent pour mettre en place des programmes de développement de la production tant pour la phase des produc-teurs-naisseurs que pour celle des producteurs-finisseurs.En ce qui regarde la mise en marché, 17 MAI 19 une chose est certaine au départ, les producteurs veulent une protection de leurs investissements et de leurs revenus.Les producteurs vaches/veaux rappelons-lc ont adhéré massivement en 1976, à un régime d\u2019assurance stabilisation des revenus agricoles créé pour eux.L\u2019année dernière, c\u2019était au tour des producteurs-finisseurs de se doter du même programme de sécurité des revenus.La mise en marché des bovins au Québec étant laissée à elle-même, il arrive que plusieurs producteurs mal informés ont eu à subir des pertes lors de la mise en vente de leurs animaux, surtout dans le cas des sujets provenant des troupeaux laitiers.Les producteurs de boeuf recherchent tous la même chose, soit de vendre leurs bêtes au meilleur prix possible.Cependant, l\u2019approche sur les Suite à la page 7 >.LA TERRE DE CHEZ NOUS- PAGE 3 UPA LES TRAITS D\u2019UNION Québec-sud, de la graine de combat La Fédération de l\u2019UPA de Québec-sud a pris une position ferme à l\u2019encontre de la décision de la Commission canadienne du blé, qui ramènerait les producteurs agricoles québécois au rang d'étrangers en ce qui regarde l\u2019achat de leurs grains.En effet, en soumettant les acheteurs de l\u2019Est canadien aux prix établis par la Commission et le marché boursier pour le grain intérieur quota, on se ramène à la situation de concurrence déloyale qui existait entre les producteurs de j\u2019Ouest et de l\u2019Est et qui avait fait l\u2019objet d\u2019une très grande bataille syndicale en vue d\u2019obtenir l\u2019équité au niveau du marché et des coûts de production.Selon un communiqué de l\u2019UPA de Québec-sud, l\u2019Etat fédéral avait résolu ce problème depuis cinq ans \u201cen permettant aux producteurs québécois d\u2019avoir accès au marché libre des grains au même titre que les producteurs de l\u2019Ouest\u201d, ce à quoi la récente décision de la CCB mettrait fin.Si cette décision est maintenue, les producteurs de viande de l\u2019est pourront payer leur grain au double du prix de leurs concurrents \u201cwesterners\u2019\u2019, et dès lors toutes les productions sans sol du Québec seront en péril, non pas par manque d\u2019efficacité mais bien à cause d\u2019une injustice flagrante qui avantage indûment les producteurs de l\u2019Ouest.La feuille verte, c\u2019est à Nicolet Dans le feuillet mensuel d\u2019information de la Fédération régionale de l\u2019UPA de Nicolet et sous la signature d\u2019un producteur, M.Gérard Gras, on apprend que les promesses électorales des politiciens fédéraux doivent être comprises comme.des promesses électorales.M.Gras rapporte en effet que le ministre fédéral de l\u2019Agriculture M.Wheelan a promis aux producteurs de lait industriel une hausse de 10% de leur quota via un accord de uatre ans avec la CEE pour l\u2019achat e fromage cheddar canadien fort.Or le lendemain, le président de la Commission canadienne du lait, M.Choquette, aurait déclaré prévoir une hausse beaucoup moins spectaculaire, soit environ 1% à cause d\u2019une légère augmentation de la consommation interne, et un autre 1% advenant la conclusion des accords avec la CEE.La Beauce en fleurs et fruits?La Fédération de l\u2019UPA de Québec-sud estime à 6,000 acres les besoins horticoles de la région 03, soit six fois plus que ce qui est actuellement mis en culture dans ce secteur.Pour développer les potentiels régionaux, on compte sur l\u2019attitude positive du MAQ via les politiques d\u2019auto-suffisance régionale, sur la mentalité plus ouverte des agriculteurs et plus particulièrement celle des jeunes et des producteurs à temps partiel.La diversification n\u2019est pas qu\u2019une question de goût et une nécessité économique, c\u2019est aussi bien souvent une obligation commandée par la difficulté d\u2019entrer dans les secteurs plus traditionnels.Arrêtez de trifouiller dedans Les machineries vendues par les compagnies ne sont pas faites pour être modifiées à l\u2019avenant; autrement dit, pour les mordus du trifouillage, il vaudrait mieux canaliser vos énergies vers une vieille minoune d\u2019auto plutôt que d\u2019essayer de \u201ctchopper\u201d vos tracteurs de ferme.Voilà l\u2019essentiel du message adressé (beaucoup plus élégamment) aux agriculteurs dans le feuillet Solidarité Information du mois d\u2019avril (UPA Québec est-nord-ouest).Ne pas modifier les instruments, expliquer à tous les utilisateurs les dangers de chaque machine, évaluer l'âge réel (le degré de maturité) des utilisateurs, éviter d\u2019essayer de faire en une heure ce qui devrait en prendre trois, et porter des vêtements non accrochants, voilà Le dernier né chez MDffiTE.COOPERATIVE FEOEREE OE QUEBEC SERVICE DES MACHINES AGRICOLES/1055 OUEST.RUE DU MARCHE CENTRAL.MTL.QUE.1 y t «' e !(\t\u2019\t.fill.' ' «Il U .' ,V' !?,i .t î 4 r t ues u » > t r i fS \u201d t tînt* 00 Or t f t»\u2022 i pouf «\u2022xtifier »-r M tj.trnrne ( i>mplt*te vît- !rteurs iVlnte ¦ y en .1 pour tous \u2022es gouts et tous es besoms ULUI ^«UjuÂjOujÇ PAGE 4 \u2014 LA TERRE DE CHEZNOUS, 17 MAI 1979 Suite de la page 4 les recommandations de l\u2019UPA de Québec à ses membres, et que tous les agriculteurs devraient mettre à profit en pensant au respect que l\u2019on se doit en tant qu'êtres humains.CANFARM et l\u2019UPA Certains dirigeants de la nouvelle Coopérative de services Canfarm, dont Peter Hannam et Lindsey Barfoot, respectivement président et directeur-général, ont rencontré l\u2019UPA le neuf courant afin de discuter de la façon de lancer le travail de promotion pour le service de gestion Canfarm.La Coopérative entend augmenter son nombre d\u2019adhérents qui se situe présentement autour de 1300.L\u2019augmentation des coûts a amené le désengagement de plusieurs agriculteurs.On a donc discuté de stratégies de développement pour le Québec avec les représentants du Québec dont MM.Jean-Marc Kirouac, Roland Pigeon, Guy La-brosse, G.Sauvageau.On a aussi discuté des relations MAQ, UPA et Canfarm et il a été entendu que l\u2019UPA aura les pouvoirs précédemment exercés par le MAQ.Décès de M.Émile Bolduc VI.Émile Bolduc, de La Durantaye, comté de Bellechasse, est décédé le 13 courant à l\u2019âge de 80 ans.L\u2019octogénaire laisse notamment dans le deuil, outre son épouse, M.et Mme Jacques Labrie (Gabrielle Bolduc), de Boucherville.VI.Labrie est le directeur du service des productions animales à l\u2019UPA.Nos plus sincères condoléances aux membres de la famille.producteurs de iaK industriel fédération des Le règlement sur les quotas de mise en marché de la Fédération des producteurs de lait industriel vient d\u2019être adopté par la Régie des marchés agricoles et devrait être publié d\u2019ici la fin du mois de mai dans la Gazette officielle du Québec.Rappelons les changements majeurs qui furent apportés au règlement sur les quotas de mise en marché: d\u2019abord, l'instauration des ventes publiques de quota qui auront lieu le second jeudi de chaque mois; puis le prêt de quota entre producteurs.En ce qui concerne les ventes publiques de quota, la Fédération fera paraître dans la Terre de Chez Nous du 7 juin, la liste des endroits où auront lieu les ventes publiques pour chacune des régions.Enfin, en ce qui regarde le prêt de quota entre producteurs, il importe de souligner que les prêteurs et les emprunteurs devront s\u2019entendre entre eux avant d\u2019entreprendre les démarches prévues au règlement sur les quotas de mise en marché.La Fédération des producteurs de lait industriel voudrait, en terminant, informer tous les producteurs de lait industriel que le texte intégral de son nouveau règlement sur les quotas de mise en marché sera publié dans la Terre de Chez Nous du 24 mai prochain.Évaluation des protéines du lait Un projet pilote d\u2019une durée de six mois vient d\u2019être lancé à Ottawa afin d\u2019évaluer la possibilité d\u2019ajouter la teneur en protéines du lait au Programme fédéral de contrôle d\u2019aptitudes des bovins laitiers (ROP).La teneur en protéines du lait devient de plus en plus importante pour l\u2019industrie laitière canadienne, particulièrement aux niveaux de la transformation des produits laitiers et des exportations de bovins et de sperme.La mise en marché et les petites productions Les membres du Conseil exécutif de l\u2019UPA ont étudié une politique de financement des groupes spécialisés en organisation.Plusieurs de ces groupes s\u2019intéressent à la production et à la mise en marché et, par conséquent, ont droit à des services.Les petites prq,duc-tions (lapins, truites, abeilles, agriculture biologique, etc.) veulent de plus en plus organiser leur mise en marché pour mieux planifier leur développement, l\u2019UPA a passé en revue leurs besoins financiers et établira sous peu une politique pour ces groupes.Participation accrue du MAQ à la promotion du lait Le ministère de l\u2019Agriculture du Québec a fait parvenir à la Fédération des producteurs de lait du Québec sa contribution annuelle au programme de publicité et promotion de la Fédération.La contribution du ministère au montant de $150,000 signifie une augmentation de $50,000 par rapport à la contribution des années antérieures.La Fédération poursuivra avec cette somme son programme de promotion visant l'augmentation de la consommation du lait.Décision du conseil des ministres Maintien de l\u2019ordonnance de la Régie sur le prélevé dans le porc Le président de la Fédération des producteurs de porcs du Québec a été informé du maintien de l\u2019ordonnance de la Régie des marchés agricoles concernant l\u2019obligation faite aux abattoirs de retenir la contribution de 10é par porc abattu pour permettre l\u2019administration du plan conjoint des producteurs de porcs.On se souvient que le Conseil des salaisons avait demandé la révision de cette ordonnance au Conseil des ministres.Rendue le 29 novembre 1978, suite à des négociations amorcées entre la Fédération et le Conseil des salaisons en mars 1978, l\u2019ordonnance stipulait que tous les abattoirs de porcs du Québec doivent retenir la contribution prévue au plan conjoint.Le 19 décembre 1978, le Conseil des salaisons avait adressé une demande en révision au Lieutenant-gouverneur-en-conseil.Dans leur argumentation, les porte-parole des salaisons prétendaient que les producteurs refusaient cette retenue.En transmettant la nouvelle, le président de la Fédération, M.Marcel Letendre, a indiqué à la TCN que la Fédération fera de plus amples commentaires lorsqu\u2019elle aura reçu le texte de la décision.¦M'S?ss % Pour diminuer la fréquence .' de mammite Men Avant la traite, laver ie pis et les trayons avec H1BITANE, LAVE PIS afin de réduire la numération bactérienne.Men assécher Assécher afin d\u2019empêcher la pénétration des godets de la trayeuse par l\u2019eau contenant des bactéries résiduelles.Les bactéries pénétrées dans les godets peuvent être projetées dans les trayons par la fluctuation du vide ou par la montée du lait.Assécher à l\u2019aide de serviettes de papier.HIBI1ANE LAVE PIS (chlorhexidine) Utiliser de façon habituelle dans la prévention de la mammite (% once par gallon d\u2019eau) Ayerst LABORATOIRES AYERST division do Ayerst.McKenna & Harrison, Limitée, Montréal, Canada Fabrication canadienne selon accord avec Impanel Chemical Industrie# Limited «ni 17 MAI 1979.LA TERRE DE CHEZ NOUS- PAGE 5 HERSE A DISQUES GRATUITE! Les prix spéciaux s'appliquent aux commandes \u2022placées avant le 31 mai 1979.Sous réserve de disponibilité des stocks.Fret local et préparation par le concessionnaire en plus.Prix de détail\t$4 704 Acompte de 30%\t1411 Pas d'intérêt jusqu'au 1er octobre 1979 Solde dû au 1 er octobre 1979\t$3 293 Il peut être possible aux acheteurs approuvés de financer également une partie du solde de $3 293 dû au 1 or octobre 1979 grâce au programme ordinaire de financement Belarus.D'autres modèles sont soumis proportionnellement aux mêmes conditions pour les acheteurs approuvés, en vertu du programme ordinaire de financement sans intérêt de Belarus jusqu'au 1er octobre 1979.ÉQUIPEMENT BELARUS DU CANADA LTÉE 1200, rue de Nobel Boucherville (Québec) Achetez de votre concessionnaire local Belarus, soucieux de servir d\u2019une valeur approximative au détail de $670, avec l\u2019achat d\u2019un tracteur neuf BELARUS 250 DIESEL DE 31 CHEVAUX SAE, À $4 704 ou moins Le prix du tracteur comprend: \u2022\tBlocage du différentiel \u2022\tPrise de force \u2022\tAttelage en 3 points: 1 prise à distance \u2022\tLestage des roues avant \u2022\tBarre de traction pivotante \u2022\tPneus arr.10x28, pneus avant 6.00 x 16 \u2022\tF.A.B.Montréal Les prix comprennent la barre de traction pivotante, le lestage des roues avant, le tachymètre, les pneus ordinaires, FA.B.Montréal FINANCEMENT SANS INTERET JUSQU\u2019AU 1«r OCTOBRE 1979 Pour les acheteurs approuvés \u2014 voir exemple ci-dessous Achetez votre tracteur neuf Belarus de modèle 500 ou 800 et recevez une CABINE DE TRACTEUR GRATUITE! d'une valeur approximative au détail de $930 Tracteur diesel BELARUS de MODÈLE 800 de 85 CH.SAE S,0.7S* v rnmnrlt la rohlns Tracteur diesel BELARUS de MODÈLE 500 de 70 CH.SAE y compri» la cabine Hluatrée y compris la cabine Illustrée PAGE 6- LA TERRE DE CHEZ NOUS, 17 MAI 1979 Les hommes et la politique au Québec Une chronique de Jacques Dallaire Une expérience à la fois intéressante et unique est actuellement en cours dans le comté de Portneuf, en banlieue de Québec, alors qu\u2019un groupe de propriétaires de sols agricoles ont décidé de faire bloc pour redonner à leurs terres une vocation agricole.Pour ce faire, les 10 personnes impliquées dans ce projet n\u2019ont pas procédé à un regroupement traditionnel, mais ils ont plutôt décidé de former un Groupement foncier agricole.Dix personnes se sont ainsi associées, depuis l\u2019été dernier, formant une sorte de compagnie dans le but de relancer l\u2019exploitation de leurs terres pendant les 10 prochaines années.En fait, ces personnes sont toutes propriétaires des terres qu\u2019elles veulent maintenant mettre en commun et dans la plupart des cas, il s\u2019agit de fils de producteurs agricoles ayant hérité de la terre paternelle.Cependant, comme bien d\u2019autres, ces hommes d\u2019affaires en puissance étaient restés propriétaires d\u2019excellents sols arables (il s\u2019agit en effet de terres de catégorie un), mais ils avaient délaissé l\u2019exploitation agricole pour aller gagner leur sel à la ville, soit comme fonctionnaire, contremaître, mécanicien ou employé de banque.Qu'en est-il.suite de la page 3 moyens à prendre pour améliorer la mise en marché diffère quelque peu lorsque vient le temps de passer aux interventions à pratiquer sur les marchés.Les producteurs-naisseurs en général préfèrent une action collective très directe sur les marchés, orchestrée par leur fédération de producteurs avec des pouvoirs de contrôle et de négociations de prix avec les acheteurs.Par contre, les producteurs spécialisés dans l\u2019engraissement préfèrent une action moins directe de leur fédération dans la mise en marché.Le ministère de l\u2019Agriculture du Québec a travaillé ces dernières années à élaborer des règlements de mise en marché des bovins vivants, tant au niveau des maisons d\u2019abattage que des maisons d\u2019enchères.Les délégués de la Fédération réunis en assemblée générale annuelle ont exprimé le voeu que la réglementation des maisons d\u2019enchères soit appliquée dès cette année et de façon énergique.Un point soulevé par les délégués, et qui devrait faire l\u2019objet de démar-.ches immédiates de la Fédération au cours de 1979 consiste en l\u2019information des producteurs sur les marchés, et ce, dans le but d\u2019intéresser plus de producteurs à l\u2019élevage spécialisé et de permettre à ceux qui y sont déjà d\u2019acquérir les connaissances nécessaires pour prendre de meilleures décisions.L\u2019assemblée générale annuelle d\u2019avril a mandaté la Fédération pour qu\u2019elle voit à fournir à tous les producteurs de bovins une information adaptée au marché du Québec.Les producteurs désirent aussi que leur organisme professionnel rende facilement disponible l\u2019information des autres marchés nord-américains.Les discussions amorcées depuis le début de l\u2019année concernant la mise en marché des bovins vivants ou carcasses, au niveau des syndicats régionaux et de la Fédération provinciale; permettent aux producteurs de mieux connaître les circuits de vente et le marché pour intervehir plus efficacement, s\u2019il y a lieu.Les membres de la Fédération devront au cours de l\u2019année 1979 trouver les besoins réels au niveau de chaque région et adapter les systèmes de vente les plus adéquats aux différentes catégories d\u2019animaux vivants mis en marché.Claude Paquette, ecn.agr.Fédération des producteurs de bovins du Québec Un projet qui embête le ministère de l\u2019Agriculture Lorsque la loi 90 décrétant la zone agricole a pris force, les terres qu\u2019ils possèdent se sont retrouvées dans la \u201czone verte\u201d, mais elles n\u2019étaient pas exploitées depuis plusieurs années, dans certains cas depuis près de dix ans.Avant que les sols ne deviennent irrécupérables ou que la Banque de terres prévue par la Loi 90 mettent la main dessus, le groupe établi dans le rang Sainte-Angélique, à Saint-Basile, a décidé de réagir.À l\u2019aide de l\u2019UPA de Québec, de représentants du ministère de l\u2019Agriculture à Deschambault, du Conseil régional de développement de Québec et l\u2019Office de planification et de développement du Québec, les membres du groupement ont élaboré leur projet, qui est maintenant remis au ministère de l\u2019Agriculture pour approbation.La moyenne d\u2019âge étant de 35 ans, ces futurs exploitants agricoles étaient donc prêts à prendre des risques, à analyser les productions susceptibles d\u2019être rentables à moyen terme ou des productions qui rejoignent des politiques du Ministère.Après étude, il fallait choisir entre la production de céréales, les parcs d\u2019engraissement de boeufs et l\u2019élevage de vache-veaux, tenant compte que le projet entraînait des coûts minimum de $600,000.Le groupe avait le grand avantage de ne pas avoir à débourser ou à emprunter pour acquérir des sols arables ou des terres pouvant être converties à diverses fins, car il les possédait déjà.Finalement, on a opté pour l\u2019aménagement de parcs d\u2019engraissement de boeufs, l\u2019un des \u201cbébés\u201d du ministre de l\u2019Agriculture, M.Jean Garon, parce que cette production ajustement de grandes possibilités d\u2019avenir.Jusqu\u2019ici, ça va bien.Les problèmes commencent lorsqu\u2019on aborde le financement de semblable projet qui touche pour le moment quelque 800 acres de Forte demande à la Fédération des agricotours Agriculteurs, vous pourriez louer votre résidence secondaire à des vacanciers De plus en plus d\u2019urbains souhaitent prendre leurs vacances dans des maisons secondaires d\u2019entreprises agricoles.En effet, à l\u2019intérieur du réseau d\u2019hébergement à la ferme, une quarantaine de maisons secondaires sont mises à la disposition des vacanciers.Pour la période estivale, les demandes de location dépassent largement les possibilités du réseau.Dans l\u2019ensemble du Québec, mais en particulier dans les régions de Jo-liette, des Cantons de l\u2019Est, de la Beauce, de Charlevoix et des Laurentides, la Fédération des agricotours serait intéressée à accueillir de nouveaux membres qui auraient à mettre une maison secondaire à la disposition des vacanciers.Dans le cas où vous souhaiteriez vous joindre au réseau, veuillez communiquer avec Mme Fernande Marien, à la Fédération des agricotours, 515, avenue Viger, Montréal.Pour la région de Montréal: (514) 288-8090; d\u2019ailleurs au Québec (sans frais) 1\u2014800-361-6196.sol, alors que l\u2019on en vise à la limite 6,000 pour les années à venir.Ce nouveau type de développement, ressemblant aux groupements forestiers, n\u2019est pas admissible au crédit agricole parce que les sommes exigées sont trop élevées.Cela dépasse aussi tous les programmes existant actuellement au Ministère.Il semble que c\u2019est le fonds de développement québécois, financé par l\u2019Office de planification et de développement, qui souscrira la somme requise ou qui soit prêt à le faire.Toutefois, le dossier repose encore sur la table du Ministère, car ce projet chicote les \u201chautes autorités\u201d qui veulent des assurances que cela va donner les résultats escomptés.Il est entendu que les gens qui ont décidé de s\u2019associer n\u2019exploiteront pas tous nécessairement leurs terres eux-mêmes, mais que c\u2019est la compagnie qu\u2019ils forment qui le fera en leur nom, ce qui n\u2019exclut évidemment pas que certains s\u2019y adonneront si le ministère de l\u2019Agriculture donne le feu vert à l\u2019OPDQ pour que la subvention de $600,000 soit accordée.Il est entendu aussi que pour les 10 prochaines années, ces terres ne pourront être vendues, sauf à quelqu\u2019un qui, à son tour, devra obligatoirement entrer dans le groupe.Il s\u2019agirait d\u2019un premier pas \u2014 et en ce sens la décision que prendra le Ministère sera déterminante \u2014 car, semble-t-il, des projets semblables sont envisagés, toujours dans le comté de Portneuf, à Grondines et à Neuville.La prudence du Ministère s\u2019explique peut-être, mais qui sait?C\u2019est peut-être là une nouvelle formule d\u2019exploitation agricole avec laquelle le gouvernement devra composer.C\u2019est sans doute la rançon que le ministère québécois de l\u2019Agriculture devra payer s\u2019il veut relancer l\u2019exploitation des sols arables chez nous.Un tel projet démontre en tout cas que des gens sont prêts à \u201cretourner aux sources\u201d, mais que l\u2019argent ne pousse pas dans les arbres! Appauvrissement du milieu rural dans le monde Le paupérisme en milieu rural ne fait que s\u2019aggraver, indique un rapport de la F.A.O.(Organisation des Nations unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture), à l\u2019occasion de la réunion du Comité préparatoire à la conférence mondiale sur la réforme agraire et le développement rural, qui se tiendra à Rome du 12 au 20 juillet prochain.La plus grande partie des quelque deux milliards de personnes vivant en milieu rural \u201cne bénéficie en rien des fruits du progrès\u201d et plus de 800 millions d\u2019entre elles sont classifiées dans les statistiques internationales sous l\u2019étiquette de \u201cmiséreux\u201d, indique le rapport.La F.A.O.estme ainsi qu\u2019entre 1972 et 1974, environ 455 millions d\u2019individus, dont 65% se trouvaient en Extrême-Orient, ne bénéficiaient pas de l\u2019apport énergétique minimum.Les causes de la paupérisation crois- sante des populations rurales sont tout d\u2019abord liées aux structures: distribution inéquitable de la terre et de l\u2019eau, inapplication des lois sur le fermage et le métayage, difficulté d\u2019accès aux techniques modernes et manque d\u2019investissements publics.Les barrières tarifaires ont également affaibli la capacité des pays en développement à augmenter leurs investissements sur le plan interne.Enfin, l\u2019investissement privé étranger, bien que favorisant les exportations du pays bénéficiaire, ne tient pas compte de l\u2019approvisionnement alimentaire, ni des niveaux de l\u2019emploi sur le plan local.La population rurale devrait approcher le chiffre de 2,900 millions à la fin du siècle.Si l\u2019on en croit les tendances actuelles de la production et de la demande, le déficit céréalier du monde en développement, qui était de 16 millions de tonnes en 1970, devrait dépasser 90 millions de tonnes en 1985.17 MAI 1979.LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 7 NOMINATION CHEZ CHIPMAN INC.________________________________________________¦ J.S.KING Chipman Inc., filiale en propriété exclusive de la Canadian Industries Limited et distributeur de la gamme la plus complète de produits antiparasitaires industriels et de détail au Canada, annonce la nomination de M.J.S.King au poste de président.Au cours de ses 21 ans de carrière à la CIL, M.King a oeuvré dans les secteurs technique et commercial et occupé divers postes de direction à la division des produits chimiques et à la division des plastiques.Il a aussi été détaché au Royaume-Uni, auprès d\u2019Imperial Chemical Industries, compagnie mère de la CIL.Diplômé de l\u2019université de Saskatchewan à titre d\u2019ingénieur mécanicien, M.King était directeur des polymères à la division des plastiques de la CIL.Il a maintenant pris ses nouvelles fonctions au siège social de Chipman Inc., à Stoney Creek (Ontario). Agriculture Québec Agriculture/ Information PLACE AUX FRAISES! Tout jardinier qui se respecte se fera un point d'honneur de produire des fraises dans son potager.La culture de la fraise est facile et requiert peu d\u2019espace.De plus, les conditions atmosphériques du Québec sont favorables à cette production.La longueur des jours et la température répondent parfaitement aux besoins du fraisiers.Emplacement de la fralsière À cause de son caractère permanent, la fralsière doit être établie de façon à ne pas nuire aux travaux du potager.Sa place est à l'une des extrémités du jardin.On choisit un emplacement où l\u2019air circule bien afin que les fleurs ne soient pas endommagées par les gelées tardives du printemps.râlement à la fin d'avril ou au début mai.Ainsi le plant produit des stolons (tiges rampantes dont le bourgeon terminal produit des racines) en juillet, ce qui constitue un avantage parce que les stolons qui se forment tôt produisent beaucoup plus de fruits que ceux qui poussent à la fin de l'été et à l'automne.' Pour obtenir de hauts rendements, il est préférable de ne mettre en terre que des plants certifiés des variétés recommandées par le Conseil des productions végétales du Québec.Des producteurs subventionnés et dirigés par le ministère de l\u2019Agriculture sont chargés de produire de tels plants.Il faut planter dés la réception des plants en prenant soin de garder les plants humides et en les manipulant mlnitieusement lorsque le JL.J-1 MW %* \t\t \t\t.*v£:7 ~ Type de aol Le fraisier exige un loam, un loam sableux ou un sable avec un PH de 5,5 ou 6,5.Le sol doit être profond et riche en matière organique.Le drainage et un bon égouttement superficiel sont très importants.La première condition de succès dans la production de fraises est d'établir la fralsière dans un terrain exempt de mauvaises herbes, de chiendent surtout.Une bonne façon de diminuer la population de mauvaises herbes et de préparer le sol à la plantation des fraisiers est de pratiquer au moins deux années de cultures sarclées auparavant.Il ne faut pas planter les fraisiers sur un retour d'aubergines, de piments, de pommes de terre, de tomates ou de framboisiers, car ces cultures sont prédisposées à la flétrissure verticulienne, et môme si elles ne manifestent aucun symptôme de la maladie, elles infectent le sol.De plus, il faut pratiquer une rotation minimum de quatre ans, afin de maintenir la fertilité du sol, accroître les réserves de matière organiques et lutter contre les insectes, les maladies et les mauvaises herbes.En ce qui concerne la fertilisation du sol, il y aurait avantage à consulter le feuillet Petits fruits \u2014 Culture Agdex 230/20, produit par le Conseil des productions végétales du Québec.Plantation Il faut planter tôt au printemps, géné- temps est ensoleillé et venteux.SI les racines très fines ne sont pas recouvertes, elles se dessèchent au bout de quelques minutes.La mise en terre des plants se fait dans un terrain bien ameublé en prenant soin de placer le collet au niveau du sol et en foulant bien la terre sur les racines.Les fraisiers sont plantés en rangs espacés de 90 cm avec 46 cm entre les plants.Entretien de la plantation Le rendement et la qualité de la récolte dépendent principalement de la croissance et du développement des stolons durant le premier été qui suit la plantation.Il importe donc d'apporter une attention spéciale aux pratiques culturales telles que le binage, le sarclage, le billonnage, la répression des mauvaises herbes et l\u2019irrigation, lesquelles permettent d'obtenir des plants forts et des stolons hâtifs.Lorsque les premiers stolons ont atteint de 12 à 15 cm de longueur, on les place à une distance de 12 à 15 cm dans la direction du rang.Dès que la plate-bande atteint à peu près 46 cm de largeur, on coupe tous les autres stolons qui poussent de chaque côté du rang.On supprime les fleurs qui apparaissent l'année de la plantation car cela permet de hâter la formation de stolons et d'en augmenter le nombre.Une plantation faite au printemps, sarclée et binée au cours de l'été, protégée par un paillis contre les froids de l\u2019hiver, donne une bonne récolte l\u2019année suivante.Paillage Le paillis protège contre les dommages causés par l'hiver, retarde la végétation au printemps, évitant ainsi les dangers de gelées tardives.Il diminue l\u2019évaporation du sol, favorise la propreté du fruit, protège contre la moisissure grise, la pourriture molle et empôche le développement des mauvaises herbes.Les pailles d'avoine, de blé, d'orge et de seigle sont idéales pour le paillage.Il faut appliquer un herbicide sur le paillage afin de réprimer la germination des graines de céréales et de mauvaises herbes.Il faut appliquer le paillis lorsque le sol est légèrement gelé, à l'automne; on l'enlève au printemps suivant lorsque de nouvelles feuilles commencent à pousser et que le feuillage prend une couleur jaune clair.On laisse d'un tiers à la moitié du paillis sur les plantes pour qu'elles poussent à travers, et on étend le reste entre les rangs en ayant soin de couvrir tout le sol, surtout les bords de rangs.Une vraie jachère, La jachère est un instrument de régie qui sert à débarrasser un terrain de ses mauvaises herbes vivaces en le travaillant.De cette façon, on épuise les plantes vivaces qui ne peuvent plus repousser.1re étape Labour mince.Labourez votre champ à une profondeur de 3 ou 4 pouces, juste ce qu'il faut pour séparer les tiges des racines profondes.Assurez-vous que toute la surface du champ est retournée.Pour ce faire, utilisez la technique \u201copen-split\" pour labourer la partie sous le tracé d\u2019ouverture (pour cette technique, voyez votre bureau local).Aiguisez la pointe de votre charrue pour réduire le tirage et faites cette opération aussitôt que le sol est sec, soit vers le début de juin.Utilisez une rasette si possible.Il est important que ce soit fait à cette date pour profiter au maximum du temps sec.2e étape Un premier coup de herse doit être donné peu après le labour, de façon à descendre de la terre dans le joint du labour pour retarder la pousse de la mauvaise herbe.Par la suite, hersez chaque fois que l'herbe veut repousser (1 à 2 pouces).Cette opération devrait se produire toutes les 2 ou 3 semaines ou plus, selon l\u2019état du terrain.Au total 3 ou 4 passages.3e étape Labour à pleine profondeur à la fin d\u2019août.Labourez à nouveau votre champ à la fin CORRECTION Le Conseil des productions végétales du Québec tient à apporter la correction suivante au bulletin: LÉGUMES, Agde* 250/20.Aux tableaux des pages 14 et 40, en ce qui a trait à la quantité de semences requise à l'hectare pour la transplantation (production de plants), il faut lire 250 grammes au lieu de 70 grammes pour le chou hâtif, le chou tardif, le chou fleur, le chou brocoli, le chou de Bruxelles et le chou Chinois.Récolte et conservation La fraise est un fruit très périssable.Quand les fruits sont mûrs (fin juin-début juillet), il faut faire la récolte tous les deux jours; lorsque la maturation est rapide, il peut être nécessaire de cueillir tous les jours.Les fraises destinées à la consommation à l\u2019état frais doivent être cueillies lorsqu'elles sont complètement rouges.Rénovation de la fralsière Dans un potager, on peut garder une plantation de fraisiers jusqu'à trois ans, mais après une 2e récolte, il est ordinairement difficile de la maintenir.Il y a avantage à rajeunir la fraisière dès la seconde année en plantant, au mois d\u2019août, les plants les plus vigoureux et les plus productifs dont on dispose.Ce rajeunissement permet de maintenir la fraisière en bon état de production.En grande culture, on conseille de planter chaque printemps et d'éliminer les vieilles plantations immédiatement après leur première récolte.Le conseil vaut pour le jardinier amateur qui peut s\u2019en accommoder.qu\u2019est-ce que c\u2019est?d'août à 7 ou 8 pouces de profondeur (profondeur normale).Résultats escomptés si le travail est réussi.Disparition presque complète des mauvaises herbes vivaces et réduction sensible de la population de mauvaises herbes annuelles.Les mauvaises herbes vivaces sont détruites surtout par l'épuisement des réserves de leurs racines ce qui se produit en les obligeant constamment à repousser ou en exposant leurs racines au soleil.Points à surveiller \u2014 Le hersage doit se faire par temps sec.\u2014 Si vous n\u2019utilisez pas l'ouverture \"open-split\u201d, votre champ sera réinfesté par le centre, surtout par le chiendent poussant sous le tracé d\u2019ouverture.\u2014 Soyez pointilleux sur les dates.Labour au début de juin, hersage sitôt repoussé et nouveau labour fin août.RECHERCHEZ CE SIGLEÏ Si un concessionnaire en machinerie agricole ou en équipement de bâtiment de ferme affiche ce sigle, c'est qu\u2019il est accrédité par le Comité consultatif en machinisme agricole.L\u2019accréditatio'n constitue une assurance de disponibilité de pièces et de service.Protégez-vous vous-mêmes en effectuant vos achats de machinerie chez un concessionnaire accrédité! PAGE8-LA TERRE DE CHEZNOUS.17MAI 1979 mm i «,*»£ ¦t*yrc' y».« i et tile dans I île Notre-Dame, dans un étang aménagé à cet effet, d'une étendue de tourbière \u201cempruntée\u201d à la Baie James.Et la \"cicatrice\" laissée aux environs du chantier de LG2?Les spécialistes de la direction Environnement de la SEBJ ont déjà planifié une \"renaturalisation\".Et puis, les quelque 1 200 blocs retirés et transplantés ne représentent qu'environ un centième de l'étendue de la tourbière-mère.Une fois le puzzle ré-assemblée.et lorsque les blocs seront degelés, il faudra alors suivre de f-^r près la \u201créanimation,, de la tourbe en prenant soin, par exemple, de donner à l'eau de l\u2019étang le degré d'acidité requis.Et l'an prochain, les visiteurs qui circuleront dans l\u2019ile pourront, pendant quelques minutes, se retrouver dans un milieu typique de la taïga.Cunlculture Nécessité d\u2019un Combien de fois, au cours de réunions d\u2019éleveurs de lapins, n'entend-on pas la repartie suivante: \"Moi, je ne soigne jamais un lapin; aussitôt qu'un de ceux-ci est malade, je l'abats\".Pourtant, cette \"thérapeutique du bâton\", appliquée de façon non restrictive, est tout à fait néfaste à l'avancement de la cuniculture et ceci de deux façons: \u2014\tPremièrement, elle empêche de connaître plus précisément les maladies qui affligent son troupeau et par conséquent, de pouvoir éventuellement les prévenir.\u2014\tDeuxièmement, elle prive les laboratoires de pathologie de sujets d'étude qui Içur auraient permis d\u2019en connaître plus sur les maladies du lapin et d\u2019améliorer ainsi le service aux éleveurs.Prenons un exemple précis: certains éliminent tous les animaux démontrant de la diarrhée; pourtant ce symptôme peut correspondre à une dizaine de maladies du lapin.Il est essentiel de connaître la cause de cette diarrhée car, dans plusieurs cas, il existe un traitement et des moyens de prévention.Ainsi, si l\u2019on constate la présence de coccidiose in- bon diagnostic d'élevage.En fait, ils essaieront, en premier lieu, de donner le diagnostic le plus précis possible.Dans un second, ils conseilleront l\u2019éleveur sur les traitements à effectuer.Ainsi, dans le cas d\u2019entérite due à une bactérie, ils effectueront un antibiogramme, c\u2019est-à-dire un test de sensibilité de germe isolé vis-à-vis de certains antibiotiques.Il est souvent indispensable cependant de commencer un traitement avant d'avoir le diagnostic précis (qui nécessite parfois 2, 3 et môme 4 jours).Nous décrirons dans des articles subséquents, certains traitements d\u2019urgence non-spécifiques et individuels qui permettront de limiter les dégâts.Lors de l'envoi de spécimens au laboratoire, il y a quelques règles importan- .tes à suivre: 1.\tIl faut envoyer des sujets vivants (si possible plusieurs) qui démontrent des symptômes de la maladie ainsi que quelques sujets qui viennent de mourir de la maladie.Si c'est impossible d\u2019avoir des sujets vivants ou qui viennent de mourir, faites-en congeler quelques-uns le plus rapidement possible.17 MAI 1979, LA TERRE DE CHEZ NOUS- PAGE 9 LA SALMONELLOSE PORCINE Une poussée de salmonellose porcine sévit actuellement dans les établissements d'éleveurs commerciaux.Le Service Vétérinaire du ministère de l\u2019Agriculture a mis sur pied un comité d'étude formé de médecins vétérinaires recrutés à la Faculté de St-Hyacinthe et de médecins vétérinaires oeuvrant auprès des intégrateurs et des épidémiologistes provinciaux.Devant l'insuccès de la médication curative, des mesures rigoureuses d'hygiène sont préconisées, tant dans les maternités que dans les porcheries.Un groupe d\u2019étudiants de la Faculté, sous la direction des membres du comité, poursuivront, à compter du 14 mai, l\u2019enquête et les recherches.Les données recueillies et les résultats d'analyses en laboratoire seront informatisés et serviront à préciser les programmes de prévention qui seront adaptés aux besoins.En plus, une recherche sera mise de l\u2019avant afin de préciser l\u2019efficacité du vaccin contre cette condition.Une partie du groupe d'étudiants poursuivra l\u2019enquête sur la salmonellose bovine qui a sévi dans au-delà de deux cents troupeaux au cours de l'hiver.testinale, on fera un traitement préventif une fois par mois.D\u2019autre part, dans le cas d'une maladie spécifique telle la maladie de Tyzzers (une maladie qui a fait énormément de ravages au Québec, il y a 4 ou 5 ans), il faudrait, en plus d\u2019instituer un traitement dans l'élevage concerné, viser à prévenir l\u2019apparition de la maladie dans d\u2019autres élevages (par une vaccination, par exemple).Enfin, dans plusieurs cas, les résultats des autopsies confirmeront que la diarrhée est non spécifique et sous la dépendance de facteurs de régie ou de milieu défectueux.La suralimentation au sevrage et à l\u2019engraissement est une des principales causes d'entérite chez le lapereau.Il en est de même en ce qui concerne un système de ventilation mal équilibré.Étant donné le grand nombre d'affections intestinales chez le lapin, il n'est donc pas surprenant qu'un médicament, qui a bien fonctionné dans un cas, se révèle tout à fait inefficace dans un autre.Il ne faut pas croire cependant que les laboratoires de pathologie apporteront des solutions miracles aux problèmes N.B.: 4 ou 5 heures après la mort, surtout s'il fait très chaud, il y a apparition de lésions post-mortem qui sont très difficiles à distinguer des lésions dues à la maladie.Il y a aussi une contamination bactérienne non spécifique qui s'établit de façon telle qu'il est très difficile, sinon impossible, d'établir si le ou les ger-me(s) que nous isolons en bactériologie a(ont) causé la mort.2.\tIl faut éviter de donner des médicaments aux sujets envoyés au laboratoire car ceux-ci pourraient fausse1-les résultats.3.\tIl faut donner au préposé aux dossiers une histoire de la maladie qui afflige l'élevage.Ne pas hésiter à réclamer le vétérinaire en charge des autopsies pour lui expliquer plus clairement le problème.Pour terminer, mentionnons que sept (7) laboratoires provinciaux sont au service des éleveurs à Alma, Montréal, Ni-colet, Québec, Rimouski, Sherbrooke et Saint-Hyacinthe.N\u2019hésitez pas à vous en servir, ils vous appartiennent.C'était un rêve un peu fou, comme le dit lui-même M.Pierre Bourque, chef horticulteur du Jardin Botanique de Montréal.C'est maintenant une entreprise en bonne voie de réalisation.Ce sera, lors de la tenue des Floralies internationales de Montréal, à l\u2019été de 1980, une première mondiale dont le succès ne fait plus de doute.Une tourbière de la région de la Baie James sera implantée dans l\u2019île Notre-Dame.Rares sont les gens qui peuvent de leurs yeux voir une véritable tourbière, fouler ces tapis spongieux, y cueillir des fleurs carnivores, admirer des mélèzes qui, contrairement à leurs congénères qui s'élancent vers le ciel, imitent les Bonsaï orientaux et tordent leurs branches.Implanter en pleine région métropolitaine une authentique tourbière de la taïga aura donc un impact non négligeable autant sur les plans éducatif et scientifique que touristique.Mais une tourbière, ça ne se transporte pas comme se transporte ce que les citadins non initiés appellent à tort \"de la tourbe\".Une tourbière, comme l'ont expliqué les experts présents à la conférence de presse de la SEBJ, de l'AMARC et du Jardin Botanique de Montréal, c\u2019est par définition un terrain humide occupé par du matériel organique provenant de la décomposition des plantes.L\u2019entourbement d'un milieu aquatique est un processus qui peut s'étaler sur des milliers d\u2019années.Comment, alors, peut-on déménager et ré-implanter un tel sol?Rien de plus simple, en effet, que de découper à la scie des blocs de tourbe congelés d\u2019un mètre sur un mètre par 40 cm d\u2019épaisseur, de les placer sur des far-diers qui ont laissé leur cargaison à l'un des chantiers du Complexe hydroélectrique et qui retournent à Montréal.Simples aussi le déchargement et la reconstitution, Ces blocs entreprendront bientôt le long périple vers Montréal ils seront mis en place avant d\u2019avoir eu le temps de dégeler.Notre-Dame où # Rédigé en collaboration par le Service de l'information du ministère de l'Agriculture Agriculture/ Information I Responsable: André Richard ?Reproduction autorisée en donnant crédit DEPLACER UNE TOURBIÈRE: RIEN DE PLUS SIMPLE - CIBA-GEIGY CANADA LTEE, Division agrochimie, 1, Westside Drive, Etobicoke, Ontario M9C 1B2 \u2022Marque déposée HERBICIDE POUR MAÏS CIBA-GEIGY Division agrochimie E-108(F) PAGE 32- LA TERRE DE CHEZNOUS.17 MAI 1979 "]
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