La terre de chez nous, 29 novembre 1979, jeudi 29 novembre 1979
[" L'art de \"dé-s-ordonner\" la mise en marché du lait de consommation vrt «A* Photos Rosaline Ledoux \"S SffiSS «s\u201d*?>30* LE SEUL HEBDOMADAIRE AGRICOLE D\u2019EXPRESSION FRANÇAISE EN AMÉRIQUE Mini-sommet sur la viande bovine Quand les boeufs font parler d\u2019eux pages S et 14 Port payé à Québec Volume 60, numéro 39 \u2014 Montréal, 29 novembre 1979 Abolition du plan conjoint du porc Le sexisme c\u2019est quoi? rurale La famille sacrifiée à la ferme Je suis contente de voir qu'enfin la Terre de Chez Nous commence à s'intéresser au rôle méconnu de la femme dans l'entreprise agricole.Quand pour ma part, je regarde le chemin parcouru, je suis plutôt déçue.Je trouve qu'il est dommage qu'une femme de producteur agricole soit obligée de donner tant de LATERRE' -A.de chez nous Le seul hebdomadaire agricole d'expression française en Amérique Fondé en 1929 Propriété de l'UPA S1S, Ave Vigor, Montréal H2L 2P2, Qué.Tét.: (S14) 2*1-6141 Directeur Jean-Marc KIROUAC Rédacteur an chat: Pierre COURTEAU Rédactrice et maquettiste: Mme flosallne-D.-LEDOUX Journalistes: Ranald BOURGEOIS Daniel RIVET Collaborateur*: Marc ST-PIERRE (Québec) Dente MARIER (Ottawa) Directeur de la publicité: Barnard DANIB Représentant à Toronto: Torn McOooy, SuMo SIS, 44 rua Victoria, Toronto, Ontario MSC1V2' Tél.i (41 \u2022) 3*3-0522 Composition et montage: Rive-Sud Typo Service Inc.Impression: Le* Presses Lithographiques IMS Inc.# Publié le leudl de chaque semaine Abonnement: 1 an, $7; 2 ans, $12; 3 ans, $15.Chèque ou mandat A l'ordre delà Terre de Chez Nous eladressé au Service du tirage (Pas d'argent comptant S.V.P.) 04pM ISgsl \u2014 4* trtmmtr* 1 STS INstOSI C«tinter Ô9 dmatém» cJbbbq son temps à l'exploitation afin de la sauver, et souvent aux heures où elle devrait être avec sa famille.Pour nous autres, il y a une.dizaine d\u2019années, comme ça allait mal, il a fallu tout repenser notre organisation: stabulation libre etc.On a congédié notre engagé et avec mon mari fai partagé le plus gros de la tâche.Lui le travail dur et pénible, moi la traite, les veaux, les petits travaux, les commissions, le travail de bureau.Nos journées sont de 12 à 20 heures et les dimanches et fêtes de 6 heures.Pour notre ferme ça été une bonne solution: travail mieux fait, moins de frais.Mais notre famille paie très cher la survie de l'entreprise.Nos plus vieux avaient à ce moment avancé leurs études.Restaient les trois derniers: 7.9, et 11 ans.Nous nous retrouvons aujourd'hui avec de gros problèmes dus, à notre avis au temps que nous n'avons pas pu leur consacrer cjuand ils étaient jeunes.Aujourd hui, je ne sacrifierai pas les enfants pour l\u2019exploitation.Mme A.M.région de Mégantic Une piètre performance de P.Nadeau Lors du programme de télévision de RADIO-QUÉBEC, les \"Lundis de Pierre Nadeau\u201d, en date du 22 octobre dernier, on à servi au public québécois, avec la bénédiction de notre ministre de l'Agriculture, une étrange moulange d'informations agricoles qui malheureusement ne contenait que de la matière sèche el fibreuse et zéro en pourcentage de protéines! Faut qualifier ça: \"Les déboires de Pierre Nadeau!\" ou \"La fraude de Pierre Nadeau!\" En fait de pot-pourri agricole, c'était on ne peut davantage plus pourri.On nous a brassé sans queue ni tête du zonage agricole, des quotas de lait, des ?uotas d'oeufs, du plan conjoint, de auto-suffisance, du marché libre, du fumier de porc.etc.et j\u2019en passe! Au milieu de tout le tintamarre, trônait mal à son aise un joufflu ministre de /'Agriculture et fumant sans arrêt cigarette sur cigarette pendant toute la durée du spectacle.Les cultivateurs présents ont démontré leur capacité de s'animer sans avoir besoin de ranimation de Nadeau qui cette fois s'est fait prendre à son propre piège, se faisant balloter d'un bord à l'autre de l'audience, dévoilant sa totale ignorance des dossiers, improvisant à tout hasard, parlant à tort et à travers son chapeau et s'emmerdant de plus belle! Le plus lamentable de l'affaire, est que toute cette Tour de Babel dont le ministre et les cultivateurs présents ont fait conjointement les frais, n'a apporté aucune lumière sur les questions traitées et que le public citadin en sort encore plus profane qu'il ne Tétait au début du programme.André Godin R.R.1 Cantley, Qué.JOX ILO.\u201cHolocauste\" renseigne la jeune génération Je prends quelques minutes pour vous écrire au sujet de la série Holocauste présentée à TVA, Vous vous interrogiez à savoir s'il était utile de présenter toutes ces horreurs à un public qui risque d'être amené à la blaserie.(Vous ajoutiez cependant que le ton parfois mélo nuisait à l\u2019impact.Enfin, il me semble que c\u2019est quelque chose comme ça.Vous me corrigerez si je me trompe.) Je ne peux malheureusement pas suivre la série mais je vais vous rapporter la réaction de mes deux soeurs de 16 et 17 ans.Mes soeurs savaient à peine qui était Hitler.Elles ne connaissent pas le sens exact du mot nazi.Pour elles, l'expression \"les horreurs de la guerre\" était justement une expression.Elles n\u2019avaient aucun/ idée de toute la folie qui s\u2019est déchaînée pendant ces années sombres de l\u2019humanité.Mais maintenant qu'elles écoutent la série Holocauste, je les entends parler avec indignation, horreur et révolte des crimes monstrueux qu'ont commis les bourreaux des Juifs.Eh bien, n'aurait-elle servi qu'à cela, je veux dire avoir fait prendre conscience de cela ne serait-ce qu'à mes deux soeurs, cette série aura été bénéfique.Encore, ai-je signalé à mes soeurs, ce n\u2019est qu'une partie de la réalité.Je crois que cette série, ou une autre du genre, devrait passer une fois tous les 5 ou 10 ans afin qu'aucune génération n'ignore jamais jusqu'où peut conduire la folie humaine incarnée trop souvent dans la guerre.5 ou 10 ans c'est assez long pour qu'on ne soit pas blasé et c'est assez court pour qu'on ne l'oublie pas.La jeune génération était en train de prendre la relève sans avoir réellement pris conscience de ce drame épouvantable et inexplicable.Il faut quelle sache que plus jamais une telle chose ne doit se produire.Michel Francis Lagacé C.P.4 St-Athanase Cté Kamouraska Québec GOL 2LO Trouver une place pour les valeurs morales En lisant dans La Terre de Chez Nous le courrier de Marie-Josée, il est consolant de constater qu'il y a encore.au Québec même, parmi la jeunesse, des gens pour qui les valeurs morales trouvent une bonne place dans leur vie, même si dans bien des circonstances on tend à les ridiculiser.Cette femme courageuse qui, sans prendre parti, ne craint pas de dire la vérité à ceux qui la cherchent dans son courrier, mérite des.félicitations pour sa compréhension sinon son soulagement envers ceux qui souffrent moralement ou physiquement.Heureux qu\u2019il y ait encore des gens qui ne craignent pas de passer pour des niais pour défendre ce qui est propre, ce qui est beau, ce qui n\u2019est pas chose facile dans notre société moderne qui tend à nous rabaisser jusqu\u2019aux pires bas-fonds.Il est vrai que le Créateur nous a laissés libres,-mais à force de descendre il vient un temps où on doit remonter.On se rend compte alors que ce n\u2019est pas aussi facile que de descendre.Chacun dans la vie en fait plus ou moins T expérience.Merci Marie-Josée et que Dieu vous entende.G.Lafitte Septuagénaire En Ontario, les études agricoles sont populaires Les inscriptions ont augmenté de 6,6% dans les collèges offrant des cours de technologie agricole.Il y a eu cette année 1476 inscriptions dans les quatre collèges et à l\u2019université de Guelph comparativement à 1384\u2019une année auparavant.Les programmes appliqués ont connu la plus forte augmentation.Selon les rèsponsables des programmes, il s\u2019agit là d\u2019une tendance encourageante.Cette dernière augmentation porte à 50% la hausse des effectifs des cinq dernières années.Le seul nouvel hybride que vous devriez essayer cette année 3« Voici un nouvel hybride Pioneer qui convient parfaitement aux régions à 2700 unités thermiques.Vous pouvez le semer èn toute confiance, car le 3950 a été produit par les experts du plus grand programme mondial de perfectionnement du maïs, en plus d\u2019avoir fait ses preuves sur des centaines de fermes canadiennes.Quand vous choisissez un maïs de semence Pioneer^, vous prenez une vraie bonne décision.Vivre, Apprendre et Ensemencer avec LS MAIS DS IBMSNCB OC MANQUE PIONEER, DE MARQUE ^PIONEER, PIONEER HI-BRED LIMITED, CHATHAM, ONTARIO N7M 5L1 La limitation da la garanti* at du dadommagamant qui apparaît sur l'atiquatta lait parti* das conditions da vanta.Plonaar ast una marqua da commarca; las numaros Idantlflant las varlétas.'Marqua déposé* da Plonaar Hl-Brad Limité*, Chatham, Ontario.Voyez votre fournisseur Pioneer I Black Like | Serge Garneau Tél.: (418) 423-4314 Charny Les Engrais Chimiques Lévis I Ltée Tél.: (418) 832-4703 Cookshlre Donat Chapdelaine Inc.Tél.: (819) 875-3321 Mascouche Harold Reesor Tél.: (514) 474-2547 Notre-Dame-du-Bon-Conseil Luc St-Pierre LtôI.: (819) 336-5244 Plesslsville Noël Pellerin Tél.: (819) 362-6488 Richmond Johann Mobile Feeds (1973) Inc.Tél.: (819) 826-2942 St-Alexandre-d'IbervIlle Lucien Roy Tél.: (514) 346-5881 St-Almé Rosaire Champagne Tél.: (514) 788-2476 Ste-Anne-des-Plalnes Paul Aimé Chaumont Tél.: (514) 478-4628 St-Blaise Éthier & Frère Tél.: (514) 291-3151 St-Césaire Meunerie Jetté Tél.: (514) 469-3002 St-Esprit Comté Montcalm Réginald Marsan Tél,: (514) 839-2294 St-Étlenne de Beauhamois Alec Holzgang Tél.: (514) 429-4025 St-François-du-Lac Léonard Morvan Tél.: (514) 568-2427 St-Grégolre Jean-Claude Parr Tél.: (819) 223-2862 Ste-Hélène Roland Brouillard Tél.: (514) 791-2324 Sl-D\u2019amase Jean-Guy Beauregard Tél.: (514) 797-2244 St-Marc Roger Petit Tél.: (514) 584-3989 St-Ple Gérard Tanguay Tél.: (514) 772-2563 St-Télesphore André Marleau Tél.: (514) 265-3631 St-Thomas-d\u2019Acquln Raymond Desmarais Tél.: (514) 796-3175 St-Valérien Noël Leclerc Tél.: (514) 549-2370 Ste-Elisabeth Laurent Rainville Tél.: (514) 753-7482 Ste-Scholastique Pierre Jetté Tél.: (514) 475-8300 Ste-Martine Jacques Brault Tél.: (514) 427-3440 Stanbridge East Norman L.Miller Tél.: (514) 248-2581 Thurso Lefebvre & Frères Tél.: (819) 985-2326 PAGE 2- LA TERRE DE CHEZ NOUS, 29 NOVEMBRE 1979 Mario DUMAIS Editorial ¦%JL Le prix des engrais chimiques Après le coup de massue que constitue l'augmentation du prix des moulées qui vient d'étre asséné sur la tète des éleveurs, c\u2019est au tour des agriculteurs engagés dans les productions végétalès de connaître une hausse ruineuse du prix des engrais chimiques.Selon l'indice des prix des produits achetés par les agriculteurs publié par Statistique Canada, l'Indice du prix des engrais chimiques dans l'Est du Canada dont la base était de 100 en 1971 s'élevait à 244.1 au troisième trimestre de 1979 comparativement à 201.9 au trimestre correspondant de 1978.Cette augmentation correspond à une hausse de 20.9% en un an.Comme c'est souvent le cas des moyennes et des Indices, Ils dissimulent des hausses encore plus spectaculaires de certaines catégories particulières de produit.C\u2019est ainsi qu\u2019un agriculteur, gros utilisateur de cet engrais, avait payé le phosphate biammonlacal (18-46-0) qui sert principalement à la fertilisation du mais, $220.la tonne métrique en bénéficiant de 30 lours de crédit en mal de cette année.En octobre, on exigeait qu'il pale au comptant $315.la tonne métrique pour le môme produit.Ceci constitue une augmentation de 43% en 6 mois sans compter les changements dans les conditions de crédit.L'on sait que la moulée constitue la principale dépense des agriculteurs, mais l'engrais chimique vient au premier rang des dépenses pour les productions végétales.Il n'est pas facile, ni pour un agriculteur, ni pour une organisation agricole, de connaître les causes des hausses de prix d'un produit dont la filière de production est aussi complexe que celle des engrais chimiques.C'est pourquoi l'UPA a créé II y a un an un Comité de chimie agricole chargé de rassem- bler des Informations sur ce marché et éventuellement d'intervenir face à des hausses de prix lugées anormales.La hausse actuelle des engrais chimiques l'est certainement du point de vue de son impact sur le revenu net des agriculteurs compte tenu de la hausse beaucoup moins considérable du prix des produits agricoles à la terme.Mais les vendeurs et fabricants d'engrais chimiques subissent-ils également des hausses de coût comparables è la hausse du prix des produits qu\u2019ils vendent?Y a-t-ll des raretés temporaires ou permanentes de produits nécessaires à la fabrication des engrais?Y a-t-il quelque part des entreprises qui manipulent les prix à leur avantage?Il n'est pas facile à l'heure actuelle de répondre à ces questions, à cause entre autres de la complexité de ce marché.Les engrais chimiques sont essentiellement à base de produits azotés (N), phsophatés (P205) et potassiques (K20).Les principales sources d'engrais azotés, soit l'ammoniaque, le nitrate d'ammoniaque et l'urée sont fabriqués dans des usines ontariennes situées à Sarnia, Maitland, Courtrlght et Welland.Le phosphore qui entre dans la production des phosphates et superphosphates provient de la Floride et est transformé au Canada pour produire de l'acide phosphorlque, le phosphate biammonlacal (18-46-0) ou du super triple (0-46-0) dans des usines situées dans 3 villes ontariennes et une ville du Nouveau-Brunswick.Quant à la potasse, elle provient de la Saskatchewan qui alimente toute l'Amérique du Nord et qui exporte 96% de sa production en dehors du Canada.Par conséquent, aucune des sources naturelles des produits qui entrent dans la fabrication des produits de base n'est située au Québec.Il faut è ce ni- veau acheter sur un marché mondial de plus en plus instable.De môme, les usines qui transforment les produits naturels en produits de base qui entrent dans les engrais simples ou composés sont toutes situées à l'extérieur de notre territoire.Seules des entreprises de mélange, qui fabriquent par exemple des engrais composés è partir de produits de base sont installées sur notre territoire.La capacité de production des mélangeurs n'est utilisée qu'à 10%.Ceci s'explique par la dispersion de la production sur le territoire, par une utilisation d\u2019engrais chimiques à l'acre plus faible Ici qu'en Ontario, le Québec ayant consommé 425,000 tonnes d'engrais en 1977-78 comparativement à 1,100,000 en Ontario, et par l'engorgement créé par le fait qu'on achète en général la presque totalité de l\u2019engrais chimique dans une courte période au printemps.De plus, certaines réglons ont une consommation extrêmement faible, comme l\u2019Abitlbi-Témls-camingue qui en a utilisé 3,710 tonnes en 1976-77, soit 9110 de 1% des ventes du Québec.Soulignons également que la concentration de la consommation au printemps cause des problèmes de disponibilité de moyens de transport, spécialement pour la potasse de l'Ouest canadien qui utilise les chemins de ter.Ces quelques observations visent à mettre en évidence les conséquences dramatiques de la hausse actuelle du prix des engrais chimiques sur le revenu des agriculteurs, mais è souligner en môme temps la complexité du processus de formation des prix sur ce marché.Si nous voulons éventuellement parvenir à démêler les cartes avec lesquelles on loue à ce niveau, il ne fait pas de doute qu'il faut continuer le travail entrepris par l'UPA dans ce domaine.L\u2019enquête du SEI Plus que des \"pistes à explorer\", une autoroute de l'action par Daniel RIVET Un plan conjoint, un coût de production, on ne sait plus très bien d\u2019où ça vient, ce que ça change en fait et où on s\u2019en va avec ça! Comment voulez-vous qu\u2019on défende quelque chose qu\u2019on ne comprend plus très bien! Et qui ça, NOUS?En premier lieu, la majorité des administrateurs des Syndicats de l\u2019UPA.Comment s\u2019en étonner d\u2019ailleurs, alors que 62% d\u2019entre eux sont en poste depuis moins de cinq ans, tel que rapporté par le directeur-adjoint du Service d\u2019éducation-information (SEI), M.Gilles Besner, dans l\u2019éditorial TCN du 15 novembre.D\u2019une certaine manière, en répondant à l\u2019enquête récemment menée par le SEI auprès d\u2019eux, les élus de la classe agricole ont exprimé deux volontés très nettes, soit celle de mieux comprendre eux-mêmes les modes d\u2019intervention économique dont les agriculteurs se prévalent depuis plus de 20 ans, et, par ailleurs, le désir de mieux s\u2019équiper pour rejoindre la base et travailler efficacement avec ceux qu\u2019ils représentent.Eh oui, il faut revenir à une formation économique et syndicale de base, une formation souhaitée, considérée comme utile et nécessaire par ceux et celles-là même qui détiennent présentement des postes de responsabilité à tous les niveaux de la structure de l\u2019Union.Pour l\u2019UPA, il s\u2019agit certes d\u2019un important rappel, car la mission socio-économique du syndicalisme agricole se trouve remise à sa place du premier plan, alors que justement se manifeste à la base un gros besoin de retour aux fondements historiques de l\u2019organisation professionnelle des agriculteurs du Québec.Toutefois, il ne faudrait pas croire que cette remise à jour des nécessités syndicales se soit faite spontanément, et en ce sens il apparaît important de mesurer l\u2019ampleur du travail mis en branle par le SEI de la Confédération depuis maintenant deux ans.À vrai dire, l\u2019enquête du SEI et la tournée régionale qui s\u2019est ensuivie ont permis d\u2019ouvrir bien plus que \u201cdes pistes d\u2019exploration\u201d (cf.édito 15 novembre), puisque aux résultats d\u2019enquête sont venus s\u2019ajouter un rapport des préoccupations des régions, une synthèse des éléments prépondérants et un programme d\u2019action qui ont transformé les \u201cpistes\u201d et les \u201csentiers\u201d en véritables autoroutes.Clarification des attentes Par exemple, au niveau des attentes, le SEI des régions ont mis en évidence les besoins réels en animation et en coordination.On ne se sent pas assez \u201cdans le coup\u201d des orientations et actions du SEI provincial, et les rencontres de responsables ne vont pas assez loin dans le sens de la confrontation; on demande de l\u2019aide pour développer la réflexion régionale, évaluer les actions réalisées et aussi ressourcer les responsables des SEI régionaux.La coordination que l\u2019on souhaite est un peu correspondante à la force de l\u2019organisation régionale, certains désirant que le provincial s\u2019enligne sur les régions, alors que d\u2019autres réclament une attitude centrale plus directive.Par ailleurs, comme toutes les régions s\u2019entendent pour reconnaître qu\u2019il appartient au \u201ccentre\u201d de suggérer des pistes communes, pourquoi l\u2019autonomisme des uns ne pourrait-il simplement faciliter l\u2019investissement du SEI provincial là où son intervention est plus en demande?Au niveau formation et information, il faut retenir qu\u2019on veut d\u2019abord \u201cformer les formateurs\u201d, c\u2019est-à-dire aider ceux qui ont à intervenir dans le champ à développer leurs aptitudes à la communication, grâce à des outils simples et uniformes.Ainsi, pourquoi ne pas créer une banque de ressources pour organiser des sessions régionales de formation?La plupart des régions ont demandé des rencontres régionales couvrant moins de sujets et où chaque sujet serait traité plus en profondeur.Enfin, dans le même sens qu\u2019il faut \u201cformer les formateurs\u201d, on a suggéré que les administrateurs des Syndicats puissent être considérés comme des multiplicateurs d\u2019information, ce qui, en termes d\u2019animation, constitue une importante redécouverte et revalorisation du rôle des Syndicats de base.Les actions d\u2019éducation Mais on ne s\u2019est pas que demandé ce qu\u2019on voulait, on a aussi regardé, ce qui se fait, avec quelque surprise d\u2019ailleurs, car on a constaté par exemple qu\u2019au niveau information, il se dépense beaucoup d\u2019énergie pour rejoindre d\u2019abord l\u2019ensemble des agriculteurs, puis le public en général.et enfin les administrateurs élus, alors qu\u2019au niveau formation, ces derniers se retrouvent en tête de liste en tant que clientèle variée.Est-il possible que des élus mieux formés puissent agir plus efficacement dans le milieu s\u2019ils ne sont pas aussi mieux informés que l\u2019agriculteur moyen?Voilà une considération qui pourrait à elle seule amener bien des réenlignements.Par ailleurs, en reconnaissant que la formation doit viser surtout lés jeu- nes administrateurs, et dans le sens de les préparer au fonctionnement en groupe comme à l\u2019évaluation des actions qu\u2019ils mènent, ne va-t-on pas exactement vers une meilleure prise de conscience des responsabilités des élus?En effet, comment leur travail peut-il bien longtemps les intéresser s\u2019il est trop souvent pris en charge par des tiers?Encore là, les données dont on dispose ouvrent bien plus que de vagues perspectives.Un programme articulé En fait, en établissant les objectifs généraux de son projet de programme pour \u201979-\u201980, le SEI provincial n\u2019a pas manqué de bien cerner sa cible d\u2019action en tenant compte des difficultés de mobilisation rencontrées par l\u2019Union depuis quelques années et des résultats précieux tirés des récentes consultations régionales.Il s\u2019agit d\u2019opérer un retour à la base, pour écouter ce que les producteurs ont à dire, comprendre leurs attentes et les informer adéquatement.Il s'agit de clarifier ce qui semble mal compris et d\u2019identifier ce qu\u2019il faut changer concrètement pour mieux comprendre aux attentes des agriculteurs.Il s\u2019agit de réengager les administrateurs dans des actions concrètes et de leur fournir toute l\u2019assistance qu\u2019ils réclament.Il s\u2019agit en somme.de se redonner des prises sur l\u2019histoire sociale, économique et morale de la classe agricole québécoise, en regardant résolument vers l\u2019avenir, et en refusant que cet avenir se réduise à la seule perspective d\u2019un \u201csyndicalisme d\u2019affaires\u201d.Pour faire le pont entre les secteurs \u201cgénéral et spécialisé\u201d de l\u2019Union, quant à moi, il y a longtemps, très longtemps que je n\u2019avais vu une approche aussi progressiste.29 NOVEMBRE 1979, LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 3 numfBfi M.OvMe '.&W Saguenay-Lac St-Jean Les gagnants du Mérite forestier 1979 M.Jacques Caron, administrateur régional du ministère de l'Énergie et des Ressources (MER) pour la région du Saguenay-Lac St-Jean, a dévoilé, mercredi le 7 novembre, les noms des gagnants du concours du Mérite forestier 1979 pour la région.La remise des prix a eu lieu à Métabetchouan lors d\u2019une soirée organisée en l'honneur des gagnants.La première place est allée à M.Ovide Painchaud de St-Méthode, pour l'entretien remarquable et l'excellente protection de sa plantation de 19 hectares.M.Painchaud a reçu un prix de 1 500 $ et le trophée rattaché à cette première place.M.Raoul Castonguay de St-Félicien, a pour sa part mérité là deuxième place, un prix de 1 000 $ et un trophée.M.Castonguay possède entre autres une magnifique plantation de 15 hectares qu'il a très bien entretenue et bien protégée.Enfin, M.Albert Perron de St-Prlme, s'est classé troisième, méritant ainsi un prix de 500 $ accompagné d'un trophée.Ce prix lui a été décerné pour ses bons travaux d'entretien et de protection dans sa plantation et dans son boisé naturel.Crée dans le but d'encourager les propriétaires à bien aménager leurs boisés, le concours du Mérite forestier a été modifié au cours de la dernière année et II prévoit maintenant l'attribution de prix en argent aux trois meilleurs concurrents de chaque région administrative du MER.C\u2019est parmi ces gagnants régionaux que l'on choisira les médaillés d'or, d'argent et de bronze au niveau provincial.Tout en évaluant l'ensemble de la propriété des concurrents, les juges du concours accordent une attention particulière à un aspect de l'aménagement forestier désigné pour chaque concours.Pour cette année, LA PROTECTION DU BOISÉ PRIVÉ constituait l'aspect privilégié.Ainsi, les juges ont surveillé entre autres, les mesures de protection prises contre le feu, contre les insectes et les maladies et contre les méfaits de l\u2019homme., qui \u2022'est classé premier, reçoit son prix ds M.Jacques Caron (à droite), administrateur régional.Deuxième prix: M.Raoul Castonguay.Troisième prix: M.Albert Perron.Le jury était formé cette année de M.Marcel Chabot, ingénieur forestier, et de M.Luc Tremblay, technologiste forestier, tous deux à l'emploi du MER.Pour déterminer ces trois gagnants, les juges ont dû visiter 16 propriétés appartenant à autant de propriétaires qui s'étaient inscrits au concours.Jacques Duval Qui n'a pas déjà révé de posséder une Ile, où il pourrait se retirer à la recherche de quelques moments de repos?Ce rêve est poutant une réalité pour M.Raoul Castonguay.Bien plus, l'île de M.Castonguay contient une plantation de 55 000 pins rouges de 25 à 30 ans d'âge.Pourtant, ce fait assez rare n'a pas impressionné outre mesure tes juges du concours du Mérite forestier, qui ont examiné de plus prés les travaux de M.Castonguay.Pour ces bons travaux d'entretien de la plantation de l'ile et de ses autres propriétés forestières, M.Castonguay mérite le prix de 1 000$.M.Castonguay a fait l'élagage de l\u2019ensemble de sa plantation, tout en prenant soin de bien étendre les branches sur le sol pour accélérer leur décomposition.PAGE 4- LA TERRE DE CHEZ NOUS, 29 NOVEMBRE 1979 m, i\t, Deux fois moins d\u2019incendies forestiers au Québec en 1979 Lorsqu il entreprit de reboiser son ancienne bleuetière en 1972, M.Ovide Painchaud l'a fait avec soin.Aujourd'hui, ce terrain est devenu une magnifique plantation et lui vaut le premier prix de 1 500 $ au concours du Mérite forestier.L'entretien de sa terre reboisée permet à M.Painchaud, qui porte bien ses 72 ans, de rester actif: \u201cIl y a toujours quelque chose à faire ici\", dit-il.Sur une superficie de 19 hectares, notre gagnant a planté 34 000 pins gris.\"J'ai fait une expérience qui s\u2019avère intéressante, nous dit-il, j\u2019ai occupé toute ma surface récupérable\u201d.Avant d'entreprendre la plantation des arbres, il lui a fallu enlever les souches et faire le nettoyage du terrain.Au niveau de la protection, qui constituait l'aspect privilégié du concours 1979, M.Painchaud s'en préoccupe beaucoup.Un chemin, au centre de la propriété, conduit jusqu'à la rivière.Ainsi, l'accès aux terres, en cas de feu, est facile.De plus, sa propriété est bien délimitée.D'un côté, un large coupe-feu la protège; de l'autre extrémité, une clôture de broche marque bien les limites du terrain.Quelques pancartes identifient bien la jeune plantation et interdisent la circulation aux motoneiges.Les insectes ne menacent pas les arbres, la grande propreté des lieux en est sûrement une des raisons.Bien connu pour l'excellent fromage qu'il produit à sa fromagerie de St-Prime, M.Albert Perron s'intéresse également à la forêt.Pour ses bons travaux effectués dans sa plantation et dans sa forêt naturelle, il a obtenu le troisième prix de 500 $.La propriété de M.Perron s'étend sur 20 hectares, dont 4 hectares ont été reboisés principalement en pin rouge.Ces arbres ont maintenant 15 à 17 ans et atteignent une hauteur qui témoigne bien des soins qu'ils ont reçus.En plus d'avoir fait creuser un petit lac pour mieux se protéger du feu, M.Perron a également fait relever les limites de son terrain du côté de son boisé naturel: comme on peut le voir sur la photo de droite, une bande de quelques pieds bien nettoyée marqOé bien les frontières et prévient ainsi les empiétements de tout genre.Selon un rapport préliminaire du Service de la protection contre le feu du ministère de l'Énergie et des Ressources, le Québec a eu à combattre seulement 615 Incendies forestiers qui ont détruit 3 206 hectares de forêt en 1979.Il faut remonter à l'année 1973 pour obtenir des chiffres inférieurs: cette année-là, on ne relevait que 506 Incendies qui avalent détruit 3 034 hectares de forêt.Des 615 feux de forêt, 201, soit près de 33%, ont été allumés par des amateurs de plein air.Parmi les autres causes où l\u2019homme est impliqué, notons les opérations forestières qui ont causé 84 feux (90 hectares), les opérations industrielles, 69 (109 hectares), les personnes résidant en forêt, 107 (243 hectares) et les chemins de fer, 32 (1 909 hectares).Selon les statistiques fournies par le Service, le plus important feu de forêt de l'été a été causé par une compagnie ferroviaire.Cet incendie a détruit 1 900 hectares de bois sur la Côte-Nord.La foudra a été la cause de 83 feux qui ont détruit 431 hectares de forêt.Enfin, 29 feux (40 hectares) ont été attribués à des incendiaires.L\u2019an dernier, les sociétés de conservation Intervenaient contre 1 160 incendies qui détruisirent 3 675 hectares de forêt.La foudre en avait allumé 163 à elle seule En moyenne, on relève 1 200 feux de forêts par année au Québec.Guv Balllaroonn Conférence socio-économique sur la viande bovine Quand les boeufs font parler d\u2019eux Abolition du plan conjoint du porc Une conférence socio-économique à quoi cela ressemble-t-il?C\u2019est une grosse machine bien huilée qui réunit tous les intéressés d\u2019un domaine donné dans une vaste salle où sur des tables disposées en hémicycles portant micros, on accorde à chacun des intervenants 4 minutes pour faire valoir son point de vue.Ensuite le couperet du meneur de jeu tombe: monsieur, il vous reste 15 secondes.C\u2019est moderne de facture et jjssez sophistiqué.On emprunte la logistique des \u201cbriefings\u201d de l\u2019armée pour mener rondement en un jour et demi des discussions qui laissées à l\u2019état de folie prendraient des semaines.La semaine dernière à Sherbrooke, on a parlé de viande bovine.Seuls les boeufs n\u2019ont point eu la parole.Car tout le monde y était: ceux qui les produisent, ceux qui les font manger, ceux qui les coupent, ceux qui les mettent en boîte et en comptoir, ceux qui les financent, ceux qui les mangent et enfin ceux qui réglementent toutes ces opérations.Les participants sont des gens eux aussi bien rodés, autant que les machines: des présidents, des V1P, habitués à tous les traquenards d\u2019un tel système.Tous ces gens qui n\u2019ont pas souvent l\u2019occasion de manger ensemble leurs toasts du déjeuner et qui ne se voient parfois qu\u2019à la télévision ont pu échanger des propos dans les corridors, prendre des contacts, s\u2019écouter parler et écouter un peu aussi les autres.C\u2019est probablement de l\u2019avis de plusieurs le plus grand mérite de ces rencontres sociales et économiques que de permettre par exemple aux financiers et aux gros acheteurs de parler en face et de côté avec ceux qui donnent la moulée aux veaux tous les matins.Ceux qui observent ces jeux sans trop en connaître toutes les règles sont quand même frappés par une chose.D\u2019un côté il y a ceux qui croient aux forces aveugles du libre marché: les gros acheteurs, les détaillants, les-exportateurs et de l\u2019autre les producteurs moyens qui sentent qu'ils doivent se protéger pour faire face à un monde impitoyable où seuls les plus gros surnagent.L\u2019UPA est plusieurs fois inter- venue pour ramener le débat sur ces points: les formules que préconisent actuellement les producteurs organisés, les plans conjoints, sont là pour protéger avant tout }a ferme familiale, une entreprise qui doit faire vivre son homme et le mettre à l\u2019abri des fluctuations énormes d\u2019un marché qui comme celui du boeuf n\u2019a point ses leviers de commande ici, mais dans l\u2019Ouest et aux Etats-Unis.D\u2019autres intervenants comme les Chambres de Commerce ont souvent joué sur un thème: il faut que les banques et le gouvernement voient à insT taurer un système d\u2019aide et de crédit autant pour des \"personnes morales\" que pour des \u201cpersonnes physiques\".En clair, cela veut dire que l\u2019on devrait fournir du crédit pour lancer dans l\u2019industrie de la production du boeuf autant les grosses compagnies _ que Joseph-Henri Dubeau de St-Victor.Il est facile de prévoir ce qui pourrait arriver.Une chose m\u2019a frappée aussi à Sherbrooke: quand les producteurs parlent, on les écoute, mais ça reste là.La balle ne rebondit pas vraiment.Chacun donne son point de vue comme si le reste n\u2019existait pas.,ou presque.En somme, quand même une entreprise fort bien préparée par le ministère de l\u2019Agriculture .du Québec, dés documents fort au point, un meneur de jeu d\u2019une maîtrise exceptionnelle André Charbonneau, des participants civilisés qui pour une fois étaient obligés de trouver entre eux ce qui les unit plutôt que ce qui les divise, aussi quelques intervenants un peu plus colorés qui donnaient la minute de détente indispensable dans une machine un peu robotisée et qui rappelaient par leur côté émotif qu\u2019on avait encore affaire à des hommes.Peu de femmes, deux au fait, mais dont les interventions de qualité fort remarquée rachetaient leur faiblesse numérique.Si les consommateurs et les producteurs sont chacun à l\u2019autre bout de la chaîne, à beaucoup de moments on avait à Sherbrooke l\u2019impression que c\u2019était quand même eux, en plusieurs points qui étaient les plus proches.\tRosaline Ledoux Le 21 novembre dernier, le Conseil des ministres a décidé de mettre fin au plan conjoint du porc qu\u2019il avait lui-même adopté en décembre 1977.Le \"Conseil dés' ministres a pris cette décision parce qu\u2019il se dit convaincu de l\u2019absence des consensus suffisants dans l\u2019industrie porcine québécoise pour permettre le maintien du plan conjoint dans sa forme actuelle.Au moment où le Conseil des ministres avait décidé d\u2019autoriser, par une procédure exceptionnelle, la mise sur pied d\u2019un plan conjoint sans référendum, cette décision faisait suite à une ordonnance de la Régie des marchés agricoles recommandant de confier la mise^sur pied d\u2019un plan conjoint à un office de producteurs dont les dirigeants auraient été nommés par le lieutenant-gouverneur-en-conseil de façon à représenter l\u2019ensemble de cette industrie.Par cette même décision, l\u2019administration du plan conjoint était confiée à la Fédération des producteurs de porcs.Rappelons qu\u2019il y avait déjà eu deux référendums sur des projets de plans conjoints \u2014 en 1971 et 1973 \u2014; ces deux votes avaient permis de dégager des majorités de 56% et de 61%.Ces tentatives avaient échoué car la Loi sur la mise en marché des produits agricoles exige une majorité de 66% pour l\u2019adoption d\u2019un plan conjoint et un pourcentage cJ/T votes exprimés d\u2019au moins 50% des producteurs visés.Il était évident, selon le ministre de l\u2019Agriculture, M.Jean Garon, que la décision d\u2019autoriser un plan conjoint sans référendum ne rallierait pas immédiatement les tenants d\u2019un libéralisme dépassé.Mais, de poursuivre le ministre, il était alors prévisible qu\u2019à court terme, l\u2019équilibre serait rompu sur le marché nord-américain du porc entre l\u2019offre et la demande ce qui aurait pour conséquence de provoquer un fléchissement des prix.Au-delà des positions de négociation et d\u2019affrontement de philosophies économiques différentes, nous avons cru que le mariage de raison que nous provoquions ainsi, finirait bien, après deux ans de vie commune.Cependant, la Fédération n\u2019a jamais pu exercer les pouvoirs accordés par le plan conjoint, à cause notamment d\u2019un manque de pouvoirs et d\u2019une guérilla judiciaire menée par des meuniers in- tégrateurs.Il apparaissait donc inutile, dans les circonstances, de consulter les producteurs de porc par voie de référendum sur un plan conjoint qui n\u2019a jamais réellement fonctionné.L\u2019abrogation du plan conjoint semblait donc être la seule façon de clarifier la situation et de permettre au processus normal d\u2019adoption et d\u2019opération d\u2019un système de mise en marché ordonnée de se remettre en marche.M.Garon a comparé le plan conjoint à une convention collective de travail: c\u2019est un mécanisme légal qui permet aux producteurs de fixer collectivement avec les acheteurs les conditions de vente des produits agricoles.C\u2019est un droit reconnu aux producteurs agricoles lorsqu\u2019il s\u2019appuie sur un consensus suffisant pour le bénéfice des producteurs agricoles et des consommateurs de conclure le ministre.R.B.Fédération des producteurs de fruits et légumes M.Jean-Paul MaMhot nouveau président Le 22 novembre dernier, la Fédération des producteurs de fruits et légumes tenait son Assemblée générale annuelle et faisait le bilan des premières négociations pour les légumes de conserverie.Nous reviendrons plus en détail sur cette assemblée la semaine prochaine; notons cependant deux points tout de suite.D\u2019abord, les délégués ont adopté une résolution demandant à la Régie des marchés agricoles une modification du plan conjoint afin d\u2019y inclure les pouvoirs prévus à l\u2019article 67 de la Loi sur'la mise en marché des produits agricoles.Ensuite, la Fédération s\u2019est donnée un nouveau président en la personne de M.Jean-Paul Mail-hot de St-Jacques-de-Montcalm en remplacement de M.Lucien Beaudry qui n\u2019a pas demandé de renouvellement de mandat.M.Beaudry occupait ce poste depuis cinq\"ans et c\u2019est sous son règne qu\u2019on a fait les démarches pour obtenir un plan conjoint, le faire adopter en référendum et le rendre opérationnel après une première ronde de négociation avec les conserveries.L'hybride à choisir si vous étiez obligé d'en semer seulement un 3975A Voici le meilleur hybride que vous puissiez semer dans les régions à 2700 unités thermiques.Vous pouvez semer le 3975A en toute confiance, car il a été produit par les experts du plus grand programme mondial de perfectionnement du maïs, en plus d'avoir fait ses preuves sur des milliers de fermes canadiennes.Quand vous choisissez un maïs de semence Pioneer®, vous prenez une vraie bonne décision.Vivre, Apprendre et Ensemencer avec LS MAÏS DS BIMINCI EX MANQUf PIONEER.SEMENCES DE MARQUE /^PIONEER.PIONEER HI-BRED LIMITED, CHATHAM, ONTARIO N7M 5L1 La limitation da la garanti» at du dédommagamant qui apparaît aur l'étlquatta tait parti» daa conditions da vanta.Flonaar aat una marqua da commarca; laa numéros Idantlflant laa variétés.\u2019Marqua déposé» da Plonaar HFBrsd Limité», Chatham, Ontario.Voyez votre fournisseur Pioneer Black Lake Serge Garneau Tél.: (418) 423-4314 Charny Les Engrais Chimiques Levis Ltée Tel.: (418) 832-4703 Cookshire Donat Chapdelaine Inc.Tel.: (819) 875-3321 Mascouche Harold Reesor Tél.: (514) 474-2547 Notre-Dame-du-Bon-Conseil Luc St-Pierre Tél.: (819) 336-5244 Plessisville Noël Pellerin Tél.: (819) 362-6488 Richmond Johann Mobile Feeds (1973) Inc.Tel.: (819) 826-2942 St-Alexandre-d'Iberville Lucien Roy Tél.: (514) 346-5881 St-Aimé Rosaire Champagne Tél.: (514) 788-2476 Ste-Anne-des-Plaines Paul Aime Chaumont Tél.: (514) 478-4628 St-Blaise Éthier & Frère Tél.: (514) 291-3151 St-Césaire Meunerie Jette Tél.: (514) 469-3002 St-Esprit Comté Montcalm Réginald Marsan Tél,: (514) 839-2294 St-Êtienne de Beauharnois Alec Holzgang Tel.: (514) 429-4025 St-François-du-Lac Léonard Morvan Tél.: (514) 568-2427 St-Grégoire Jean-Claude Parr Tél.: (819) 223-2862 Ste-Hélène Roland Brouillard Tél.: (514) 791-2324 St-Damase Jean-Guy Beauregard Tél.: (514) 797-2244 St-Marc Roger Petit Tél.: (514) 584-3989 St-Pie Gérard Tanguay Tél.: (514) 772-2563 St-Télesphore André Marleau Tél.: (514) 265-3631 St-Thomas-d\u2019Acquin Raymond Desmarais Tél.: (514) 796-3175 St-Valérien Noël Leclerc Tél.:.(514) 549-2370 Ste-Élisabeth Laurent Rainville Tél.: (514) 753-7482 Ste-Scholastique Pierre Jetté Tél.: (514) 475-8300 Ste-Martine Jacques Brault Tél.: (514) 427-3440 Stanbridge East Norman L.Miller Tél.: (514) 248-2581 Thurso Lefebvre & Frères Tél.: (819) 985-2326 29 NOVEMBRE 1979, LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 5 Gouvernement du Quebec Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation Las 12a Journées horticoles ornementales tenues récemment à Saint' A L\u2019HONNEUR: Dans le cadre des du ConseH des productions végétales du Qi de ses artisans, pour leur dévouement à l\u2019i ci-haut MM.Maurice Hardy, Marcel MaH , Bernard Routhler, madame Denise Gerv.Denis Bastlen, mesdames Thérèse Dlonne et Le Conseil des productions végétales du Québec Horizon prometteur sur une 2e décennie Les journées horticoles ornementales favorisent l\u2019échange de connaissances et d\u2019expériences LE CPVO DES ANNÉES 10-90: Le président du Conseil des productions végétales du Ouébec, monsieur Jean-Claude St-Pierre, prononçant son message dans le cadre des fêtes du 10e anniversaire d\u2019existence de cet organisme.a)\tcolliger, ordonner et diffuser par tous les moyens possibles l'information scientifique et technique en fonction des productions végétales agricoles du Québec; b)\tétablir les besoins de recherches dans le domaine des productions végétales, des sols et du génie rural; c)\tprendre position et donner avis sur toute question concernant les productions végétales; d)\tétablir et maintenir des contacts pertinents et actifs avec les organismes ou les comités agricoles et para-agricoles impliqués dans les productions végétales.Composition Le Conseil des productions végétales du Québec comprend 12 comités et six commissions qui regroupent, au niveau de chaque production ou discipline, des chercheurs, des vulgarisateurs et des producteurs employés ou représentants des gouvernements, des universités et de l'industrie.Bref, toutes les catégories de gens concernés par les productions végétales sont représentées au sein du CPVQ, dont le mandat couvre deux paliers: la recherche et l'information.La rechercha Le CPVQ a convenu, lors de son assemblée plénière, de continuer à dresser la liste des sujets nécessitant des efforts accrus de recherches dans le domaine des productions végétales, de les justifier, de les classer par ordre d\u2019importance et de les faire parvenir à tous les organismes s\u2019occupant de recherches agricoles au Québec.On a également souligné que la priorité devrait être accordée aux besoins de recherches les plus importants.PAGE 6 - LA TERRE DE CHEZ NOUS.29 NOVEMBRE 1979 Les 12e Journées horticoles ornementales tenues récemment â Saint-Hyacinthe ont été couronnées d\u2019un éclatant succès, tant par le nombre de participants que celui des exposants.Le contentement manifeste des professionnels de l'horticulture ornementale à l\u2019Issue de ces quatre jours de rencontres, colloques, démonstrations et autres activités en est un éloquent témoignage.De très nombreux sujets d\u2019études ont été abordés par les fleuristes, paysagistes, pépiniéristes et étudiants de l\u2019ITAA qui se spécialisent dans cette sphère.C\u2019est fort à propos, d\u2019ailleurs, que le représentant du titulaire du ministère de l\u2019Agriculture et de l\u2019Alimentation, monsieur Réal Rancourt, adjoint parlementaire du ministre Jean Garon et député de Saint-François, alléguait que de telles rencontres permettent de fixer dans l\u2019espace et dans le temps une somme de connaissances et d\u2019expériences diverses et d\u2019en assurer la diffusion au plus grand nombre possible de groupements et Individus intéressés.\"On constate que de plus en plus de groupes de producteurs, qu'il s\u2019agisse de producteurs laitiers, d\u2019aviculteurs ou d'éleveurs de boeufs, se donnent des instruments semblables à ces Journées horticoles, parce qu\u2019on est conscient qu'il s\u2019agit là d\u2019une des meilleures façons de faire progresser les choies dans un secteur donné.\u201d Et le député Rancourt de citer les Journées horticoles de Saint-Hyacinthe en exemple â tous les secteurs de l\u2019agro-alimentaire.Un défi et une occasion unique Commentant ensuite les Floralies internationales qui se dérouleront à Montréal l\u2019an prochain, le représentant du ministre québécois de l\u2019Agriculture et de l'Alimentation a soutenu_gue cette grande première en Amérique du Nord constitue un défi en môme temps qu\u2019une occasion unique pour les Québécois.ont donné lieu à de fructueux échanges chez les spécialistes de l'horticulture ornementale et les étudiants de cette discipline.Les comités d'études et les démonstrations ont attiré des groupes nombreux et intéressés.\tPhoto Pierre Bôdard Un défi, parce qu\u2019il faudra prouver notre savoir-faire et notre compétence aux quatre millions de visiteurs attendus à ce déploiement horticole.Une occasion unique parce que les Floralies réuniront dans la Métropole les sommités horticoles du monde entier, pour ainsi provoquer un échange de connaissances sur ce qu'il y a de plus à date sur le plan international, au chapitre de l\u2019horticulture, qu\u2019il s'agisse de recherche appliquée ou de recherche fondamentale.Une vingtaine de pays ont déjà assuré qu\u2019ils participeraient aux Floralies internationales, du 17 mai au 1er septembre 1980, à Montréal.Il s\u2019agit des pays suivants: Afrique du Sud, Belgique, Canada, Colombie, Costa Rica, Espagne, États-Unis, France, Guatémala, Hollande, Honduras, Israël, Italie, Mexique, Monaco, Népal, Venezuela, Japon.Des négociations sont en cours pour obtenir la venue de l\u2019Autriche, la Côte d'ivoire, l\u2019Indonésie, le Portugal, la République fédérale d\u2019Allemagne, la République populaire de Chine et du Royaume uni.Hommages aux étudiants La conception et l\u2019élaboration de ces Journées horticoles annuelles relèvent des experts du milieu, tandis que les étudiants en horticulture ornementale de l'ITAA en assurent la réalisation matérielle finale.En ce faisant, ces derniers mettent leurs connaissances à profit, ce qui nous permet d\u2019admirer de magnifiques aménagements floraux et horticoles.On a profité de la réunion de clôture pour rendre hommage à plusieurs étudiants qui se sont distingués de façon très spéciale.Des bourses furent donc remises à Danielle Déland, Michel Otis, Patricia Beauregard, René Deschônes, Mireille Dion, Claude Gélinas, François Ducasse, Nil Marie Munger, Francine Héon.Enfin, le député Réal Rancourt a remis des certificats d\u2019honneur à MM.André Cataford, de la Semence supérieure, et Milan Havlin, d\u2019Intérex-Dekor, pour un nouvel aménagement de mise en vente de plantes de serres.ARTISANS versaire certains marque Banville, Dlonne, fêtes qui ont marqué le 10e annl-; végétales du Québec, on a rendu hommage à dévouement à l\u2019endroit de l\u2019organisme.On re-Marcel Mailloux, Alexandre Dion, Gilbert Denise Gervais, Paul Gervais, Jean-Louis L'établissement d'un plan d\u2019action dynamique pour la décennie qui débute a été l'objectif mis de l'avant lors de l'assemblée générale du Conseil des productions végétalés du Québec tenue dans le cadre des fêtes qui ont souligné le 10e anniversaire de cet organisme.Les thèmes étudiés en ateliers et à l'assemblée plénière portaient effectivement sur \u201cle CPVQ et sa structure\u201d, \"le CPVQ et la recherche\", et \"le CPVQ et ses recommandations\".Rappelons qu\u2019au moment de sa fondation en 1969 le CPVQ, un organisme consultatif unique en son genre au pays, s'engageait à poursuivre l'amélioration des productions végétales au Québec.Les résolutions présentées lors des fêtes de son 10e anniversaire sont donc venues renforcer les buts qui apparaissaient déjà au mandat initial de l\u2019organisme.Ce mandat se lira dorénavant comme suit: L\u2019Information Plus que jamais on réalise l\u2019impérieuse nécessité de publier et d'utiliser rapidement les résultats de la recherche.Le CPVQ devra donc poursuivre la publication de guides techniques à l\u2019intention des vulgarisateur! et des producteurs agricoles.Il devra également prendre avantage de tous les moyens modernes de diffusion de l\u2019information pour faire connaître les résultats de la recherche aux utilisateurs.À l\u2019honneur Le Conseil des productions végétales du Québec a profité des fêtes du 10e anniversaire pour rendre hommage à certains de ses artisans de la première heure.Furent donc cités à l'honneur pour leur dévouement consacré au CPVQ, messieurs Gilbert Banville, Denis Bastien, Alexandre Dion, Jean-Louis Dionne, Paul Gervais, Maurice Hardy, Marcel Mailloux, Bernard Routhier, Jean-Léon Sauvageau et Roger Van den Hende. \u2022Rédige en coilaooiaiion par le Service de I information du ministère de l'Agucuiture et de i Alimentation Agriculture/ Information ?Responsable; Angié Richard ?Reproduction aiiionsée en donnant crédit Un premier colloque agricole à St-Hyacinthe Le 25 octobre dernier, à l'Institut de technologie agricole et alimentaire de Saint-Hyacinthe, s'est tenu le premier colloque en aviculture.Ce colloque, coiffé du thème \"Quoi de neuf en aviculture\", était organisé par le comité avicole du CPAQ.Ce colloque s'est avéré un franc succès et les sujets traités ont su intéresser les représentants\u2019 de toutes les sphères de l'aviculture.Messieurs André Breton, président de A.Breton Limitée et François Planté, directeur de la Division de l'aviculture à Agriculture Canada, ont présidé l'assemblée durant cette Journée.Monsieur Raymond Corriveau, représentant de l'Association Holsteln-Friesan et président du CPAQ, a prononcé l'allocution d'ouverture.Selon monsieur Corriveau, le colloque répondait à un véritable besoin d\u2019étre mieux informé chez les participants.Soulignons que dix conférenciers ont pris la parole dans le cadre du premier colloque sur l'aviculture.Directeur- adjoint au Service des productions animales et responsable de la Division avicole au ministère de l'Agriculture et de l\u2019Alimentation, monsieur André Mélan-çon a brossé un tableau de la situation de l'aviculture au Québec.Par la suite, monsieur Pierre-Julien Bernier, ingénieur et agronome au Service de la construction et du machinisme agricole du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation du Québec a fait le point sur les procédés de ventilation et de conservation d'énergie.Le Dr Paul Laguë, agronome au Département des sciences animales du collège Macdonald a traité de la rentabilité découlant de l'utilisation d'un éclairage intermittent dans les poulaillers.Le dernier conférencier de la matinée, monsieur Gilles Gaudreault, responsable du Service avicole à Shur-Gain Québec, a présenté une conférence portant sur l'importance des bonnes conditions de régie au démarrage des poussins et dindonneaux.En après-midi, monsieur Jacques Rodrigue, technologists au Service de pro- Les conférenciers du colloque avicole: de gauche à droite; Messieurs François Planté, Rock Venne, Jacques Rodrique, André Breton, André Mélançon, Conrad Bernier, Gilles Gaudreault, Paul Laguë, Pierre-Julien Bernier, Robert Gauthier et Louis Lahaye.Monsieur Louis Rolland n\u2019apparaît pas sur cette photographie.Photo Pierre Bédard Des producteurs et des entreprises du Québec se sont distingués aux concours des produits de l'érable et des fromages fins tenus dans le cadre de la Foire royale de Toronto.Sirop d\u2019érable Dans la catégorie du sirop d'érable très clair, 21 inscriptions ont été enregistrées et deux Québécois remportent les premiers prix.Il s'agit, dans l'ordre, de M.Clifford Curtis, d\u2019Ayer's Cliff et de Mme Raymond Boulé, de Sutton.Dans la catégorie du sirop d\u2019érable clair, 21 inscriptions ont également été enregistrées et les deux mêmes producteurs québécois ont gagné, M.Curtis au second rang et Mme Boulé au quatrième.Pour avoir accumulé le plus grand nombre de points dans toutes les catégories, la mention de Champion est allée à un producteur de l'Ontario et celle de Champion de réserve, à M.Clifford Curtis, d'Ayer\u2019s Cliff.Sucre dur Sur 14 Inscriptions reçues dans cette catégorie, le premier prix est revenu à M.Clifford Curtis et le troisième à Mme Raymond Boulé.Beurre d\u2019érable Pour le beurre d'érable, 13 produc-teuse se sont inscrits et Mme Lionel P.Kent, d'Ayer\u2019s Cliff, a mérité le premier prix, Mme Raymond Boulé, de Sutton, le second et M.Clifford Curtis, d'Ayer's Cliff, le quatrième.Sucre granulé Dans cette catégorie, 12 candidats se sont inscrits et Mme Raymond Boulé, de Sutton a gagné le quatrième prix.Les fromages à pâte ferme Dans la catégorie des fromages à pâte ferme, 29 candidatures ont été enregistrées et deux Québécois occupent les premiers rangs.Il s'agit de Dalpé & Frères Inc.avec son fromage Emmental et Lactantia Ltée avec son Brick.Les fromages à pâte demi-ferme Sur 16 candidats inscrits, deux fromagers québécois remportent de nouveau la palme dans cette catégorie.Au premier rang, Lactantia Ltée avec le fromage Mont Saint-Michel et au second rang, la Crémerie Saint-Gérard Inc.avec la Tomme des Laurentldes.Les fromages à pâte molle Dans la catégorie des fromages à pâte molle, Agropur-Fromagerie de Beaujeu remporte les deux premières places avec son Brie et son Camembert.Les champions Pour avoir obtenu le plus grand nombre de points dans toutes les catégories, deux Québécois méritent respectivement les titres de Champion et Champion de réserve; il s'agit de Dalpé et Frères Inc.avec le fromage Emmental et Agropur-Fromagerie de Beaujeu avec le fromage Brie.tection de l\u2019environnement du Québec, a ?.< îtretenu l'auditoire sur la possibilité de développer le secteur avicole tout en protégeant l'environnement.Par la suite, le Dr Louis Rolland, directeur du Service technique Sacbec, a parlé de l'importance de la qualité de l'eau nécessaire aux oiseaux.Les quatre dernières conférences de la journée ont porté sur la médecine aviaire.Le Dr Roland Fillon, directeur du laboratoire de pathologie animale de Saint-Hyacinthe, a traité du système immunitaire des oiseaux.Par la suite, le Dr Robert Gauthier, responsable du Service technique pour E.W.Caron Compagnie Limitée a présenté quelques problèmes d'actualité en aviculture.Enfin, le Dr Louis* Lahaye, directeur du Service avicole de la Coopérative fédérée du Québec, a informé les participants sur les problèmes reliés à l'utilisation de vieilles litières.Finalement, les participants ont pu entendre le Dr Rock Venne, directeur du Service technique chez René Poirier Limitée.Sa discussion portait sur les causes expliquant les baisses de ponte.Monsieur Conrad Bernier, directeur du Service des productions animales, a fait la synthèse de cette journée.\"Ce colloque, a-t-il souligné, répond à un besoin d'informer tous les intéressés sur les nouvelles recherches et techniques qui vont permettre à l'industrie avicole de progresser\".Il a souligné l'importance des sujets traités au cours de cette journée: les types de construction, les méthodes d'hygiène et de régie qui permettront d\u2019améliorer les techniques de l'élevage.Selon monsieur Bernier, l'évolution de la technologie avicole permettra à ce secteur de demeurer compétitif.Au Salon international Les concours d\u2019animaux (wlftlln) Jugement Inter-races de chèvres Nubienne (croiség/T\t\tProp.:\tStéphane Roy Rang du Ruisseau Nord, Québec Alpine (croisée)\t\tProp.:\tDan Baran & Philippe Cranston Denfleld, Ontario Alpine (pure race)\t\tProp.:\tDan Baran & Philippe Cranston Dentield, Ontario Toggenburg (de race)\t\tProp.:\t' Bill & Héléne Hackett Klnburn, Ontario Meilleur Pis Vison\t\tProp.:\tBill & Héléne Hackett Klnburn, Ontario Visons de toutes les couleurs\tGrand champion\tProp.\tM.Pierre Lajeunesse Saint-Jacques Comté de Montcalm \tGrand champion de réserve\tProp.\tM.Marcel Moreau Saint-Paul d'Abeslord Vison noir\tGrand champion\tProp.\tM.Marcel Moreau Saint-Paul D'Abeslord Vison pastel\tGrand champion\tProp.\tM.Pierre Lajeunesse Saint-Jacques Comté de Montcalm Vison bleu\tGrand champion\tProp.\tRobert Laperle Coaticook Comté d'Orford Vison mutation\tGrand champion\tProp.\tM.Marcel Cété Lapin\t\t\tBaie Saint-Paul Comté Charlevoix Lapin argenté de Champagne\tChampion\tProp.\tPaul-Émile Bédard Saint-Méthode Comté de Frontenac \tChampion de réserve\tProp.\tPaul-Émile Bédard Saint-Méthode Lapin californien\tChampion\tProp.\tRosaire Pépin\t> Neufchétel, Québec \u2022\tChampion\tProp.\tRosaire Pépin \tde réserve\t\tNeufchétel, Québec Géant des Flandres\tChampion\tProp.\tRosaire Pépin Neufchétel, Québec -\tChampion de réserve\tProp.\tRosaire Pépin Neufchétel, Québec Lapin hollandais\tChampion\tProp.\tLuce Champagne Thetford-MInes \tChampion de réserve\tProp.\tLuce Champagne Thetford-MInes Lapin de la Nouvelle-Zélande (blanc)\tChampion\tProp.\tFernand Champagne Thetford-MInes \tChampion de réserve\tProp.\tRosaire Pépin Neufchétel, Québec Lapin de la Nouvelle-Zélande (rouge)\tChampion\tProp.\tRosaire Pépin Neufchétel, Québec \tChampion de réserve\tProp.\tRosaire Pépin Neufchétel, Québec flex (toutes variétés)\tChampion\tProp.\tRené Lachance Beauport, Québec Papillon géant\tChampion de réserve\tProp.\tBenoit Lachance Beauport, Québec \tChampion\tProp.\tRosaire Pépin Neufchétel, Québec\tH \tChampion de réserve\tProp.\tRosaire Pépin Neufchétel, Québec Marte argentée\tChampion\tProp.\tPaul-Émile Bédard Saint-Méthode Comté de Frontenac \tChampion de réserve\tProp.\tPaul-Émile Bédard Saint-Méthode Comté de Frontenac Trio à chair\tChampion\tProp.\tGermine Phaneuf Weed on, Ham Sud Québec Famille des Capereaux avec la mère\tChampion\tProp.\tMarcel Mackle Weedon, Ham Sud Toutes autres races non mentionnées\tChampion\tProp.\tRosaire Pépin Neufchétel, Québec \tGrand champion de l'exposition\tProp.\tFernand Champagne Thetford-MInes ' animal: Femelle Nouvelle-Zélande (blanc) \tGrand champion de réserve\tProp.\tRosaire Pépin Neufchétel, Québec animal: Femelle angora de couleur blanche 29 NOVEMBRE 1979,\t\tLA TERRE DE CHEZ NOUS- PAGE7\t Les hommes et la politique au Québec Une chronique de Marc Saint-Pierre Cette fois, le ministre de l\u2019Agriculture, Jean Garon» s\u2019est fâché.Évidemment, il venait de traverser une dun épreuve.Son parti venait d\u2019êtrr éc asé dans trois élections complément-ires, y compris dans Beàuce-sud p il était d\u2019ailleurs intervenu personnellement pour donner un petit coup de pouce au candidat péquiste Raymond Boisvert.Bref, rien pour mettre de bonne humeur un homme aussi occupé que M.Garon.Mais sa colère provenait surtout, la semaine dernière, de l\u2019entente que le gouvernement Clark a conclu avec les Etats-Unis relativement aux importations de poulet.Le solide ministre Garon, dans une conférence de presse à laquelle avaient été conviés tous les correspondants parlementaires, a purement et simplement accusé le gouvernement fédéral de conduire l\u2019industrie avicole québécoise à la faillite.L\u2019entente conclue entre Ottawa et Washington à l\u2019effet d\u2019accorder aux Américains 6.3 pour 100 du marché canadien du poulet \u2014 45 millions de livres cette année, 48.5 millions de livres en 1980 et 52 millions de livres en 1981 \u2014, est totalement inacceptable.Et justement parce qurils se font rouler par un gouvernement fédéral inconséquent, l\u2019industrie avicole du Québec % YY NN V JJ HH SIMON BAILLARQEON Ange-Gardien Clé Rouville Tél.(514)293-7439 La colère du ministre dans son ensemble et le gouvernement québécois vont envisager sérieusement la remise en question de leur participation future aux activités de l\u2019Office national de commercialisation du pou-let.Le ministre a même indiqué une date limite: \u201cLors de la conférence socioéconomique sur l\u2019industrie de la volaille, en décembre prochain, si cet accord n\u2019est pas modifié substantiellement, a-t-il dit, les représentants des producteurs, des transformateurs et du gouvernement du Québec envisageront sérieusement la remise en question de leur participation future à cette entente nationale de commercialisation du poulet.\u201d M.Garon a indiqué que le niveau de contingentement établi dans le cadre de l\u2019entente USA-Canada a été fixé sans consultation aucune avec les producteurs et les signataires de l\u2019entente nationale sur la commercialisation.Actuellement, a-t-il renchéri, les capacités de production avicole du Québec ne sont utilisées qu\u2019à 65 pour 100, alors que les capacités d\u2019abattage et de transformation ne sont utilisées qu\u2019à 70 pour 100.\u201cIl y a donc place pour un accroissement de la production sans qu\u2019il soit nécessaire d\u2019y consentir le moindre investissement\u201d, a constaté M.Garon.Le ministre s\u2019est également opposé à un autre volet de l\u2019entente canado-américaine qui permet aux importateurs d\u2019obtenir des quotas supplémentaires d\u2019importation lorsque ces derniers considèrent que le produit n\u2019est pas disponible en quantités suffisantes dans les diverses catégories.C\u2019est illogique, de l\u2019avis du solide ministre, puisque les producteurs de poulet québécois sont en mesure de s\u2019ajuster aux moindres exigences du marché dans une période de sept semaines.Le ministre a noté que des abattoirs ontariens, deux plus précisément, importent massivement'des poulets amé- ricains, les abattent, puis les refilent sur les marchés québécois et ontarien.Ces poulets seraient 6 cents moins chers la livre que leurs pareils canadiens.Ce dumping n\u2019est pas pour arranger les choses! Pour mettre fin à tout ça, le ministre Garon suggère que les poulets importés soient sous la responsabilité de l\u2019Office canadien de commercialisation du poulet qui les répartirait au prorata de la production aux abattoirs canadiens.\u201cAprès les coupures de 20 pour 100 des quotas des producteurs laitiers, après avoir provoqué une grève d\u2019une durée de six mois chez les manutentionnaires du port de Montréal, grève qui a eu un impact économique désastreux chez les éleveurs québécois, après avoir rétabli une politique des grains de provende discriminatoire pour le Québec, voilà maintenant que le gouvernement fédéral s\u2019attaque au secteur de la volaille qui avait néanmoins réussi à s\u2019implanter fortement au Québec\", a conclu M.Garon.Somme toute, une belle et juste colère.Il est seulement dommage qu\u2019elle ait pris tant de temps à venir.COOPÉRATIVE AGRICOLE RÉGIONALE DE PAPINEAU DIRECTEUR GÉNÉRAL L\u2019ENTREPRISE Une Importante coopérative agricole dont les fonctions manufacturières et commerciales s'exercent dans plusieurs usines et succursales par plus de cent employés, principalement dans l'industrie laitière, de même que dans d'autres secteurs aussi diversifiés que l'alimentation du bétail, les engrais chimiques, les machines agricoles, le pétrole, la quincaillerie et les accessoires agricoles.Divers services techniques aux agriculteurs complètent sa vocation.Sa juridiction s\u2019étend au-delà de la vallée de l\u2019Outaouais.LA FONCTION Le titulaire di^poste devra gérer l'entreprise d'une façon dynamique et éclairée en fonction des objectifs et politiques sanctionnés par le Conseil d\u2019administration dont il est le seul fondé de pouvoirs.Agissant aussi comme trésorier, il apportera une attention particulière aux états financiers, aux procédures et méthodes budgétaires et comptables ainsi qu'à la protection des actifs.Il aura à représenter la coopérative auprès des sociétaires, des institutions coopératives, financières, gouvernementales et autres ainsi que du oublie en général.LE CANDIDAT Occupe déjà un poste de grandes responsabilités de gestion et sa formation lui permet de comprendre et de maîtriser les activités à ce niveau supérieur: il possède bien le sens de l\u2019organisation, des capacités de décision et l'entregent nécessaire pour motiver son entourage.La rémunération et les compléments sociaux sauront satisfaire les candidats dont le salaire actuel est de l'ordre de $30,000.00.Veuillez adresser votre curriculum vitae sous pli confidentiel à: M.Jean-Pierre Brlsebois, Directeur, Développement organisationnel, Coopérative Fédérée de Québec, C.P.500, Station YouvHIe, Montréal, Québec H2P 2W2 Le bon vieux maïs\u201d est un ami de longue date sur lequel vous pouvez toujours compter 3977 Voyez votre fournisseur Pioneer Black Lake Serge Garneau Tél.: (418) 423-4314 Charny Les Engrais Chimiques Levis Ltèe Tel.: (4181 832-4703 Cookshire Donat Chapdelaine Inc.Tél.: (819) 875-3321 Mascouche Harold Reesor Tél.: (514) 474-2547 Notre-Dame-du-Bon-Conseil Luc St-Pierre Tél.: (819) 336-5244 Voici un hybride qui s'est acquis toute une réputation dans les régions &2650 unités thermiques.Vous pouvez semer le 3977 en toute confiance, car il a été produit par les experts du plus grand programme mondial de perfectionnement du maïs, en plus d'avoir fait ses preuves sur des milliers de fermes canadiennes.Quand vous choisissez un maïs de semence Pioneer®, vous prenez une vraie bonne décision.Vivre, Apprendre et Ensemencer avec LS MAÏS OS BBMBNCB DI MAROUK PIONEER* SEMENCES ^PIONEER.PIONEER HI-BRED LIMITED, CHATHAM, ONTARIO N7M 5L1 La limitation da la garantie et du dédommagement qui apparaît sur l'étiquette fait parti# des conditions da vante.Pioneer est une marqua da commerce; laa numéro# Identifiant las variétés.'Marqua déposée da Pioneer Hl-Bred Limitée, Chatham, Ontario.Plessisville Noël Pellerin Tél.: (819) 362-6488 Richmond Johann Mobile Feeds (1973) Inc.Tel.: (819) 826-2942 St-Alexandre-d'lberville Lucien Roy Tél.: (514) 346-5881 St-Aimé Rosaire Champagne Tel.: (514) 788-2476 Ste-Anne-des-Plaines Paul Aime Chaumont Tél.: (514) 478-4628 St-Blaise Éthier & Frère Tél.: (514) 291-3151 St-Césaire Meunerie Jette Tél.: (514) 469-3002 St-Esprit Comté Montcalm Reginald Marsan Tél,: (514) 839-2294 St-Etienne de Beauharnois Alec Holzgang Tel.: (514) 429-4025 St-François-du-Lac Léonard Morvan Tél.: (514) 568-2427 St-Grégoire Jean-Claude Parr Tel.: (819) 223-2862 Ste-Hélène Roland Brouillard Tél.: (514) 791-2324 St-Damase Jean-Guy Beauregard Tél.: (514) 797-2244 St-Marc Roger Petit Tél.: (514) 584-3989 St-Pie Gérard Tanguay Tel.: (514) 772-2563 St-Télesphore André Marleau Tél.: (514) 265-3631 St-Thomas-d'Acquin Raymond Desmarais Tél.: (514) 796-3175 St-Valérien Noël Leclerc Tél.:.(514) 549-2370 Ste-Élisabeth Laurent Rainville Tél.: (514) 753-7482 Ste-Scholastique Pierre Jetté Tél.: (514) 475-8300 Ste-Marline Jacques Brault Tél.: (514) 427-3440 Stanbridge East Norman L.Miller Tél.: (514) 248-2581 Thurso Lefebvre & Frères Tél.: (819) 985-2326 PAGE 8- LA TERRE DE CHEZ NOUS, 29 NOVEMBRE 1979 1929-1979 L'agriculture vue par la TCN 1966 On est à la veille de l\u2019Expo \u201967.La population se choisit un nouveau gouvernement provincial.Après six ans de révolution tranquille, on a besoin de reprendre son souffle.Sur la scène agricole, les grands débats sur la mise en marché se poursuivent avec beaucoup de vigueur.Vote d\u2019un plan conjoint pour le lait industriel.Offensive syndicale sur le front de la commercialisation des oeufs, des grains de provende, de l\u2019adhésion à l\u2019UCC, de la forêt.C\u2019est le grand rattrapage qui se poursuit pour donner à la classe agricole un niveau de vie convenable.\u201cEn raison de la primauté du secteur forestier dans l\u2019économie du Québec et de sa place dans l\u2019éventail de nos richesses naturelles, nous croyons que définitivement l\u2019Etat doit prendre des options politiques, économiques et sociales qui vont permettre une administration saine et une gestion adéquate de notre patrimoine boisé.\u201cLa politique forestière du Québec devra être audacieuse et constituer un défi à notre apathie tant du point de vue économique que social dans le but de reprendre nos droits les plus légitimes, de garder la maîtrise de notre plus belle ressource et d\u2019en faire profiter la çommuhauté québécoise tout entière\u201d (5 janvier) Le discours se fait plus sereih avec l\u2019industrie forestière et les responsables gouvernementaux.De part et d\u2019autre, on s\u2019est quelque peu habitué à travailler avec les syndicats et les offices de producteurs même si la lutte fut très difficile et même s\u2019il reste encore beaucoup à faire.Les producteurs ont fait reconnaître leur place comme intervenants collectifs.\u201cComme toute oeuvre humaine, la coopérative agricole est perfectible.À cause de son caractère collectif, elle est peut-être encore davantage exposée aux faiblesses et aux erreurs des hommes considérés individuellement.Dénoncer les déficiences de la coopération et réclamer leur correction ou leur disparition peut être la meilleure façon d\u2019exprimer sa foi agissante en la cause.Préconiser \"d\u2019autres moyens susceptibles, soit de compléter l\u2019action de la coopération, soit d\u2019atteindre les objectifs recherchés par la coopération, c\u2019est un devoir rigoureux lorsqu\u2019on est au service de tous les cultivateurs.Seuls les esprits timorés ou préjugés devraient se scandaliser de divergences d\u2019opinion sur les formules d\u2019application lorsque l\u2019accord persiste et est proclamé constamment sur l\u2019essentiel.\u201d (26janvier) A-t-on besoin de préciser ces tensions continuelles entre le syndicalisme NDLR \u2014 Cet article s'inscrit dans le cadre d\u2019une série spéciale que nous reproduirons régulièrement à chaque semaine tout au long de l'année du cinquantième anniversaire de fondation du journal.Cette série inédite sur la petite et la grande histoire de l'agriculture, telle que décrite et commentée par La Terre de Chez Nous depuis 1929, a été colligée par le journaliste Renald Bourgeois.et la coopération.Ceux qui ont suivi la série s\u2019en sont sans doute rendu compte.Le syndicalisme a toujours considéré la coopération comme un partenaire dans l\u2019atteinte des objectifs de défense des intérêts des agriculteurs et elle s\u2019est toujours opposé à ce que cette dernière devienne une idéologie circulaire et totalisante.Est-il besoin de dire que c\u2019est une tentation qui guette les structures dont la lourdeur peut les amener à se couper de la base.La loi de la jungle en agriculture, c\u2019est ce qui menace constamment les producteurs et c\u2019est elle qui semble être favorisée par certains.Le syndicalisme s\u2019y oppose et préconise divers aménagements pour l\u2019instauraton d\u2019un équilibre entre les différentes classes de la société.\u201cLa loi de la jungle c\u2019est en quelque sorte celle de la libre concurrence telle que la conçoivent et l\u2019appliquent les gros intérêts susceptibles d\u2019être mis en cause.Les petits et les faibles sont à: la merci des plus voraces et des plus puissants et risquent sans cesse de se faire étrangler et dévorer.Les cultivateurs sont des êtres humains qui ont droit à un niveau de vie normal, qui tiennent à avoir leur mot à dire lorsque leur sort est en jeu et surtout qui ont appris à se servir de leur seule force, l\u2019union.11 s\u2019agit d^un mouvement irréversible.Ceux qui vivent de l\u2019agriculture sans en être les principaux artisans réalisent que leur règne absolu en vertu de la loi implacable de la jungle est menacé.Ils le sentent fort bien.Leurs réactions et leur résistance parfois fracassantes constituent tout simplement un indice que ce règne tire à sa fin!\u201d ( 16 février) Les grains de provende maintenant.\u201cLes cultivateurs du Québec demandent .que le gouvernement fédéral prenne les mesures nécessaires pour établir le même coût d\u2019acquisition des grains de provende à la ferme dans tout le pays, dans cette optique, mettre fin immédiatement au commerce libre des grains de provende dans l\u2019Ouest et, partant, confier tout le commerce des grains de provende à l\u2019intérieur des Prairies à l\u2019Office canadien du blé et créer un office des grains de provende pour l\u2019Est du pays.\u201d (12 janvier) Dans ses projets de législation, la Chambre des communes a inscrit une législation sur les grains de provende.Elle n\u2019a.pas l\u2019heure de plaire à tout le monde, en particulier aux spéculateurs et à certaines personnes de l\u2019Ouest.Heureusement que tous les partis politiques l\u2019ont promis et qu\u2019ainsi ils pourront difficilement s\u2019y opposer.(20 avril, 4 mai) D\u2019autre part, suite à un travail con- k \"-y *; y?\u2022 Z\"- fiv**\u2022?.& Y a dm quoi Ima allraymr: Ima pria dm la ri and\u2022 dm volaillm mont mxpomma i fléchir.LA TERRE DE CHEZ NOUS \u20149 NOVEMBRE 1966 \"J'ai l'impression qus Pries sst pass# avant mai sidérable dans la^hamp, par des recruteurs, les effeeufs de l\u2019UCC montent régulièrement.L\u2019année 64-65 avait terminé avec 52 923 membres et tout indique que l\u2019objectif global de 55 000 pour l\u2019année 65-66 sera dépassé.(25 mai) En effet, à la fin de la campagne, l\u2019UCC compte 56 576 membres soit une augmentation de 21 500 membres depuis six ans.\u201d.les cultivateurs et \u2022 les travailleurs forestiers croient à la nécessité de l\u2019Union et à l\u2019efficacité de leur centrale syndicale.Avec une telle augmentation, il va sans dire, la force représentative de l\u2019Union est accrue d\u2019autant, et ceux qui ont à se préoccuper de l\u2019amélioration du sort de l\u2019agriculture devront inévitablement tenir compte de la présence de l\u2019UCC.\u201d (10 août) Dans le secteur laitier, les problèmes restent à résoudre.Les producteurs demandent un minimum de $4 les 100 livres.\u201d.il ne s\u2019agit pas en l\u2019occurence d\u2019une négociation, mais bien d\u2019un prix minimum, et d\u2019un prix minimum pour chacune des catégories de produits laitiers, y compris les surplus de lait nature.\u201d (16 mars) Première constatation, la politique laitière d\u2019Ottawa est insatisfaisante.La plupart des groupes de producteurs demeurent défavorisés.Deuxième constatation, il ressort que les producteurs de lait veulent aussi faire leur part et que la mise sur pied de structures syndicales appropriées peut contribuer dans une mesure importante à améliorer les revenus des producteurs de lait industriel.(29 juin) La Régie a adopté la requête pour un plan conjoint des producteurs de lait industriel.Les producteurs sont appelés à se prononcer par référendum.\u201cLe dépouillement du scrutin de lundi, le 17 octobre, concernant le plan conjoint des producteurs de lait industriel permet de révéler que sur les 51 931 producteurs invités à se prononcer, par la Régie des marchés agricoles du Québec, 64% se sont prévalus de leur droit de vote.Du nombre des voteurs, 91% se sont prononcés en faveur.\u201d (19 octobre) \u201cLes producteurs agricoles réclament avec instance que le ministère de l\u2019Agriculture établisse des coûts de production sur les produits agricoles.Il ne se passe guère de réunion importante sans qu\u2019ils ne viennent à la charge sur ce sujet.\u201d Ainsi s\u2019annonce un bataille des années 70.(11 mai) Que de chemin parcouru depuis une dizaine d\u2019années.Il est intéressant de constater que malgré les plus sombres pronostics, la classe agricole a su profiter des événements pour sortir l\u2019agri- culture de son passé et lui donner une orientation nouvelle et dynamique.L\u2019UCC n\u2019a pas manqué de suivre l\u2019élan général de la société vers une plus grande ouverture et une plus grande libéralisation.(18 mai) Reste encore une bataille d\u2019importance à livrer, la reconnaissance officielle du syndicalisme agricole.C\u2019est à Québec que revient le soin de ratifier sans délai ce droit élémentaire et fondamental.On le sait maintenant, il faudra attendre encore quelques années avant d\u2019obtenir une Loi sur les producteurs agricoles.(30 mars) L\u2019Union nationale revient au pouvoir.M.Clément Vincent accède au poste de ministre de l\u2019Agriculture.La TCN ne manque pas de rappeler aux élus les promesses électorales.On voit M.Vincent à toutes les sauces dans les pages du Ministère.Après un certain temps ça reviendra à la normale heureusement! (22juin) On parle aussi de contingentement en 1966.\u201cPuisque à la consommation, il y a une application naturelle de contingentement, comment croire que la production puisse jouer adéquatement son rôle sans contingentement?\u201d (30 novembre) Vous vous souvenez aussi qu\u2019en 1966, on parlait de ce fameux événement qui avait nom Expo 67.L\u2019agriculture sera présente, elle aura son pavillon.On rêvait depuis si longtemps d\u2019être sur la carte, comme peuple et comme nation.(13 juillet, 23 novembre) Notons en terminant que depuis l\u2019accession de M.Paul-Henri Lavoie au poste de secrétaire général, la TCN n\u2019est plus identifiée à un journaliste.Les contributions sont plus éparses et la TCN se cherche un rédacteur.On nous annonce aussi le décès de M.Jean-Baptiste Lemoine, président général de l\u2019UCC de 1954 à 1962.Quelques semaines encore et nous serons dans le présent.SYNDICAT DES PRODUCTEURS DE LAIT DE JOLIETTE AVIS AUX PRODUCTEURS DE LAIT DE CONSOMMATION Il y aura vente publique de quotas de lait de consommation ainsi que de quotas de lait de transformation, mardi le 11 décembre 1979, à 10h; au bureau du syndicat des producteurs de lait de Joliette, 110 nord rue Beaudry, Joliette.29 NOVEMBRE 1979, LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 9 L'art de \"dé-s-ordonner\" la mise en marché du lait de consommation au Québec NDLR \u2014 Dans son édition du 8 courant, la TCN faisait écho à l\u2019achat par Agropur, coopérative agro-alimentaire, de la Crémerie Union Inc.de Trois-Rivières et des conséquences d\u2019une telle acquisition pour l\u2019ensemble des producteurs de lait nature du Québec.La transaction en elle-même n\u2019aurait eu rien d\u2019alarmant n\u2019eut été de la décision de l\u2019ex-Coop de Granby de remplacer du même coup par des sociétaires producteurs de lait industriel les producteurs-fournisseurs de lait de classe 1 qui livraient jusque-là leur produit à l\u2019usine trifluvienne.Le commentaire qui suit vise donc à cerner l\u2019enjeu véritable du dossier, étant donné que la jurisprudence pouvant s\u2019ensuivre risque de jeter par-dessus' bord 25 années d\u2019efforts soutenus qui ont permis à la Fédération des producteurs de lait du Québec d\u2019ordonner la mise en marché telle qu\u2019on la connaît aujourd\u2019hui.Les producteurs de lait de consommation, et avec eux leurs confrères membres de la Fédération des ADIEU LES PROBLEMES DE DÉNEIGEMENT AVEC Modèle Econo 6 + 6 (78\u201d) attache 3-points, type deux phases, pour tracteurs utilité jusqu'à 60 H.P.Modèle 720, avant ou arrière, deux vérins, 86-Vi\" de largeur, type deux phases, pour tracteurs jusqu'à 75 H.P.Fabriqué par: MCKEE BROS., ELMIRA, ONT.GAMME COMPLÈTE DE MODÈLES POUR TRACTEURS DE 16 H.P.\u201e 125 H.P.Ècrivez-nous FOftANO Plessisville, Qué.Je désire plus d'informations sur votre gamme de souffleurs McKee Nom______________________ Adresse .producteurs de lait industriel du Québec, ainsi que l\u2019UPA tout entière s\u2019insurgent contre cette stratégie à peine yoilée de la coopération laitière dont les conséquences à court et long termes pourraient neutraliser toute l\u2019action entreprise par le syndicalisme agricole et ses fédérations spécialisées dans le secteur de la mise en marché.En 1970, les producteurs de lait de consommation du Québec, regroupés en quelque 32 plans conjoints locaux ou régionaux de mise en marché du lait nature, ont décidé de réaliser la mise en marché ordonnée de leur produit, en se regroupant au sein de la Fédération des producteurs de lait du Québec, administrant un plan conjoint provincial.Cette proposition a reçu l\u2019approbation massive de 85% des producteurs de lait nature du Québec.Immédiatement, les administrateurs se sont mis à l\u2019ouvrage pour réaliser le \u201cplan conjoint des producteurs de lait du Québec\u2019\u2019.Cette réalisation comprenait: \u2014\tLe contingentement national: \u2014\tL\u2019uniformisation des quotas de lait de consommation: \u2014\tLe pool provincial de l\u2019utilisation en classe I et du prix du lait excédentaire; \u2014\tLe paiement aux producteurs par leur Fédération: \u2014\tLes négociations de conventions de vente et de transport: \u2014\tEt plus tard, un mode d\u2019intégration des producteurs de lait industriel au marché du lait de consommation et la participation aux subsides fédéraux pour les producteurs de lait de consommation.Au cours des neuf dernières années, les administrateurs de la Fédération ont travaillé à perfectionner ce mode de mise en marché ordonnée du fêiit de consommation dans la province de Québec, Ce mode de mise en marché a sécurisé les producteurs de lait de consommation qui ont investi dans leurs facilités de production, soit par l\u2019achat de quotas tant de lait de consommation que de lait de transformation, soit en modernisant leurs installations et leurs moyens de production.Ce mode de mise en marché a également sécurisé l\u2019industrie en général incluant les transformateurs et les transporteurs par des conventions négociées et respectées de part et d\u2019autre.Incident lourd de conséquences?En date du 1er octobre 1979, Agropur, Coopérative Agro-alimentaire, prenait possession ded\u2019usine de pasteurisation de Crémerie Union Inc.de Trois-Rivières et depuis menace de tout foutre en l\u2019air en y instaurant ce que la Coopérative désigne \u201cle mode coopératif de mise en marché du lait de consommation\u201d au Québec.Par ce nouveau mode coopératif, le système connu de mise en marché ordonnée d\u2019un produit agricole se \u201cdé-s-ordonne\u201d automatiquement puisque l\u2019on substitue tout simplement aux producteurs en place des producteurs de lait industriel sélectionnés par la coopérative au bénéfice de la coopérative qui instaure le nouveau mode.L\u2019incident de Trois-Rivières n\u2019est peut-être pas significatif dans le contexte du plan conjoint du lait du Québec mais pour bien évaluer la situation, les producteurs doivent tenir compte des conséquences de la généralisation de ce nouveau mode coopératif de mise en marché du lait.En effet, de leur propre témoignage, les gens qui aujourd\u2019hui préconisent ce mode de mise en marché ne reconnaissent pas le contingentement national qui permet aux consommateurs de se procurer des produits laitiers à bon compte et aux producteurs, par les subsides, de se rapprocher d\u2019un coût de production décent pour leur travail.Ils ne reconnaissent pas non plus les quotas de lait de consommation et de transformation que les producteurs ont acquis ou maintenus au cours des années, la production devant permettre la rentabilité de l\u2019usine et pas nécessairement de la ferme du producteur puisqu\u2019il n\u2019y a pas de négociations de prix selon l\u2019utilisation, chaque producteur recevant ce qui peut rester après les opérations de transformation de la matière première et de \u201cmarketing\u201d des produits finis.Ainsi, la généralisation de ce mode de mise en marché coopératif signifie pour toutes les productions agricoles au Québec la disparition graduelle des droits des producteurs en place pour les remplacer par des producteurs membres de la coopérative qui veut rentabiliser ses usines de transformation.La disparition des pouvoirs de négociation des prix et conditions de mise en marché des produits agricoles serait remplacée par la remise initiale plus un inconnu selon la rentabi- lité des usines de transformation et du \u201cmarketing\u201d.Les producteurs de lait de consommation du Québec se sont donné des structures ordonnées de mise en marché du lait, ont convenu avec les producteurs de lait industriel d\u2019un mode d\u2019intégration à ce marché, ont réalisé des ententes avec les transformateurs et les transporteurs et ont également convenu avec les autres provinces canadiennes d\u2019une entente nationale et n\u2019entendent pas abandonner ces réalisations pour le plaisir de la coopération.De plus, suite à une décision de la R.M.A.Q.formant un comité de travail pour solutionner les problèmes entre la coopération et le syndicalisme dans la mise en marché du lait, les producteurs de lait de consommation ont recherché positivement les solutions adéquates à ces problèmes avec l\u2019accord de tout le syndicalisme agricole.Les avancés du syndicalisme agricole pour en arriver à une solution négociée civilement sont sérieusement mis en doute face aux gestes unilatéraux d\u2019Agropur.Communiqué de la F.P.L.Q.Les apprentis-vachers à LaPocatière Pour les jeunes de 17 ans et plus qui sont intéressés au travail agricole, PITAA de LaPocatière a mis au point un cours spécial de dix semaines inti-.tulé: \u201cAide-fermier-vacher\u201d.Ce cours s\u2019adresse à ceux qui sont intéressés à travailler sur une entreprise laitière, qui ont complété un secondaire II ou son équivalent et qui sont sur le marché du travail depuis au moins un an.En gros, il s\u2019agit d\u2019assimiler tous les éléments de connaissance théorique reliés à la traite des vaches laitières (quatre semaines), puis de réaliser trois stages pratiques de deux semaines chacun chez des producteurs agricoles utilisant les trois principaux procédés actuels de traite.Par ailleurs, il convient de signaler aux intéressés que pendant les dix semaines de formation, divers appuis financiers peuvent leur être accordés, 3ue ce soit par le biais des prestations \u2019assurance-chômage ou celui des allocations de formation.Pour de plus amples informations sur ce cours et sur les allocations disponibles, le plus simple est sûrement de s\u2019informer au Service de main-dîoeuvre agricole (SM AC) de la Fédération régionale U PA la plus près de chez vous.Enfin, il faut faire vite, d\u2019abord parce que la prochaine session commence dès le 7 janvier \u201980, et ensuite parce que le nombre de places est limité à 10.LACTOGOG LACTOGOG 7-7 est un pré-mélange nutritif développé spécialement pour les vaches laitières, effectif au niveau de la production du lait et du gras de beurre.Le produit est enregistré à la division des produits végétaux et de quarantaine d\u2019Agriculture Canada.LACTOGOG 7-7 est totalement exempt de médicaments, d'hormones ou d'urée.Ce n'est pas un stimulant.Au cours d'une étude scientifique de 17 semaines, il a été démontré que les vaches ayant reçu le pré-mélange LACTOGOG 7-7 ont vu leur production laitière augmenter quotidiennement de 18% (7.8 Ib) par rapport au groupe témoin.Procurez-vous ce pré-mélange nutritif chez le distributeur Agrimel autorisé de votre localité AGRIMEL LTEE.LTD 745 Ste-Rose, Laprairie, P.Q.Canada.Tél.: (514) 659-2791 rT-j-j uactogog DISTRIBUTEURS EXCLUSIFS LACTOGOG SHERBROOKE.RICHMOND.COMPTON STANSTEAD G.F.B.Inc.1186.rue Sherbrooke Magog.P Que G1X2T3 Tel (819) 843-9241 CHAMBLY.ST-JEAN, NAPIERVILLE.BEAUHARN0IS.LAPRAIRIE.CHATEAUGUAY HUNTINGDON Les Entreprises BR0NN Inc.C P 59.Ormstown, Que JOS 1K0 Tel.(514) 829-2547 LAC ST-JEAN.SAGUENAY.CHARLEVOIX Les Entreprises YVON GAGNÉ Liée 1400.Boul St-Judes Alma.Que G3B 3L4 Tel .(418) 662-3620 ST-MAURICE.CHAMPLAIN.P0RTNEUF NIC0LET.LOTBINlERE PEKTEL Limitée/Limited 154 Radisson.Trois-Rivières Que .Canada G9A 2C3 Tel (819) 373-5389 R0UVILLE.IBERVILLE.BROME.MISSISQU0I THIMOLA Inc.Roule 133 Henryville.P Que Tel (514) 299-2673 % Brevet en instance PAGE 10- LA TERRE DE CHEZ NOUS, 29 NOVEMBRE 1979 Responsable des pages: Rosaline Ledoux Tales'du cfm Campagne du Conseil du statut de la femme GUERRE AU SEXISME Autrefois, les grand X sur les bouteilles signifiaient que le contenu était empoisonné.De nos jours, les grand X sur les tableaux signifient que le contenu de beaucoup d\u2019annonces publicitaires est empoisonnant.Empoisonnant pour tous les consommateurs qui sont le'moindrement sensibilisés au difficile problème de la relation homme-femme à notre époque.Le Conseil du statut de la femme vient en effet de déclarer la guerre au sexisme afin d\u2019éveiller la population au phénomène du sexisme et convaincre les femmes qui en sont encore les victimes inconscientes de ne plus le tolérer.Tel est le but d\u2019une campagne de publicité sans précédent qui coûtera un demi-million de dollars à la Province.Son thème: \u201cContre le sexisme \u2014 pour l\u2019égalité.\u201d Pour définir smplement ce mot nouveau qui ne vient d\u2019entrer au dictionnaire que depuis 1978, on peut dire que le sexisme consiste en une attitude de discrimination à l\u2019égard du sexe féminin.Le lancement par Mme Claire Bo-nenfant, présidente du Conseil du statut de la femme (CSF), a eu lieu la semaine dernière en présence de représentantes des associations féminines les plus importantes, un an après la publication de la politique d\u2019ensemble du CSF: \u201cPour les Québécoises: égalité et indépendance\u201d.C\u2019est la première fois que le problème du sexisme est abordé aussi ouvertement et vigoureusement: la première fois aussi que le CSF a recours à l\u2019industrie publicitaire pour rejoindre massivement la population dans une opé- ration de sensibilisation qui s\u2019étendra jusqu\u2019en juin 1980.Des outils sérieux Cette opération a été préparée minutieusement et longuement.On s\u2019en aperçoit devant les outils dévoilés pour l\u2019appuyer: publications, diaporama, messages télévisés, affiche, sans compter la création officielle d\u2019un Comité pour la publicité non sexiste.\u201cL\u2019image des femmes dans la publicité\u201d, un ouvrage de 103 pages signé Catherine Lord, veut démontrer comment l\u2019image des femmes véhiculée dans la publicité, se révèle dévalorisante et discriminatoire à leur égard.C\u2019est une étude statistique originale portant sur un échantillon de publicité télévisée au Québec en 1978.Y sont illustrées les principales critiques que les femmes adressent à la publicité qui vont de la femme-objet à la femme-servante, en passant par la femme-princesse et la femme-bébé, sans oublier la femme qui craint d\u2019être rejetée pour ses défauts physiques, et celle qui se conduit comme un être envieux, jaloux, stupide ou incompétent.Un diaporama intitulé \u201cLe sexe à pile\u201d traite du sexisme dans la publicité.Destiné à toutes les associations féminines et autres groupes, ce document d\u2019une durée de 13 minutes comprend 140 diapositives.On peut l\u2019emprunter en écrivant au: Conseil du statut de la femme, 700, boul.St-Cyrille est, 16e Québec, GIR 5A9.C\u2019est là aussi qu\u2019il faut s\u2019adresser pour se procurer \u201cL\u2019image des femmes dans la publicité\u201d.Dès la mi-décembre, on pourra obtenir un autre ouvrage.\u201cLa publici- La conservation des aliments fait réaliser des économies Nos ancêtres ont vite appris à entreposer les aliments afin de s\u2019assurer un approvisionnement tout au long de l\u2019année.Mais l\u2019entreposage des aliments permet également de réaliser des économies intéressantes.Presque tous les aliments vendus dans les supermarchés peuvent, s\u2019ils sont gardés dans des conditions adéquates, conserver longtemps leur saveur et leur pleine valeur nutritive.Certains produits doivent être congelés.d\u2019autres placés au réfrigérateur tandis qu\u2019un certain nombre peuvent être conservés en toute sécurité à la température ambiante.L\u2019entreposage nous permet aussi de profiter des prix réduits.Le pain, qu\u2019on peut assez souvent se procurer à rabais, est un bon exemple.Congelé, il conserve sa saveur et sa qualité pendant au moins un mois.Il est aussi logique d\u2019acheter de la viande en spécial et de la congeler.Les rôtis de boeuf et les biftecks peuvent se conserver jusqu\u2019à un an et la viande hachée pendant environ trois mois.L\u2019agneau se garde au congélateur pendant environ cinq mois, le porc, quatre mois et les morceaux de volaille durant six mois.Les viandes cuites aussi se congèlent bien.C\u2019est une autre façon d\u2019épargner.Un grand nombre de ménagères préparent des plats en grandes quantités et économisent ainsi du temps, de l\u2019énergie et de l\u2019argent sur les ingrédients achetés à prix réduits dans les supermarchés.Les plats ainsi préparés sont tout simplement laissés à refroidir et placés au congélateur en vue d\u2019une consommation ultérieure.Les restes de viande peuvent être traités de la même façon.Tous les plats de viande y compris la volaille et les pâtés, se conservent au moins deux mois tandis que les ragoûts peuvent être gardés durant trois mois.Dans le cas des fruits et des légumes dont la plupart ne peuvent être gardés que peu de temps au réfrigérateur (tomates et laitue, une semaine, choux deux semaines et brocoli, trois jours), il existe quelques exceptions.Les pommes fraîches se conservent facilement pendant deux mois, les carottes durant plusieurs semaines, le panais et les oignons pendant un mois et les betteraves environ trois semaines.L\u2019achat de ces produits en grandes quantités s\u2019avère une décision très judicieuse quand ils sont offerts à des prix réduits.Les produits à base de céréales et les aliments secs se conservent très bien dans une simple armoire, pourvu qu\u2019elle soit sèche et propre.Quand les prix de ces aliments sont plus bas, le consommateur peut en profiter et.en acheter de grandes quantités.Ces produits se conservent facilement de six mois à un an.Les produits en conserve doivent être utilisés dans l\u2019année si on veut le maximum de qualité.Il existe une foule d\u2019autres aliments que l\u2019on peut acheter en grandes quantités quand les prix sont particulièrement intéressants.C\u2019est un bon moyen de réduire la facture alimentaire de votre famille.té sexiste, c\u2019est quoi?\u201d destiné au grand public et tiré à 50,000 exemplaires.Quatre messages \u201canti-sexisme\u201d On a pu voir des messages de 30 secondes portant sur les fillettes et les poupées.Us ont pour but d\u2019attirer l\u2019attention sur le sexisme dans la famille et ils se poursuivront jusqu\u2019au 16 décembre.Les messages suivants: sexisme au travail, se succéderont du 4 février au 15 juin 1980.Pour ce qui est de l\u2019affiche, qui sera distribuée partout, elle est saisissante avec son fond noir barré du mot \u201csexisme\u201d que l\u2019X géant semble biffer, avec en bas le slogan \u201cContre le sexisme, pour l\u2019égalité\u201d.Un mot nouveau Sexisme mot nouveau, est moins connu que \u201cdiscrimination\u201d dont la pénétration est plus grande.Aussi la campagne de publicité, confiée à l\u2019agence Feedback, que préside Mme-Thérèse Sévigny, consistera à dénoncer en priorité le sexisme dans la publicité, où il se manifeste le plus.Pour cela, il faut informer les gens, les aider à identifier les comportements sexistes, de façon à provoquer des changements.Un deuxième thème portera sur les perceptions que les femmes entretiennent.\u201cLes changements seront possibles dans la mesure où l\u2019individu ne sera pas seul à agir; il faut que les groupes sociaux et les collectivités s\u2019impliquent\u201d, estime Mme Sévigny, qui travaille déjà avec une équipe mixte et D' | W Mme Clairs Bonenfant, présidante du Conseil du statut de la femme, dévoilant l'affiche de la campagne \u201cantisexisme\".dont les messages cherchent à rejoindre tous les adultes du Québec, hommes et femmes.Et pour que leurs dénonciations et plaintes ne restent pas sans lendemain, le Conseil du statut de la femme a créé un Comité pour la publicité non sexiste.Ce comité, dont Catherine Lord assume la permanence au 1255, Carré Philips, à Montréal, \u201centend se prévaloir de tous les moyens de sensibilisation et de recours à l\u2019opinion publique afin de faire disparaître de nos média la publicité discriminatoire à l\u2019endroit des femmes\u201d.****à*»*»**»»*****»***»»*»**»************?»¦*»» Participez aux grands concours de Noël de la TCN Pour la 12e année, là Terre de chez nous lance ses deux concours de cartes et de contes de Noël.La participation massive de plusieurs centaines de concurrents de tous les âges ne laisse aucun doute sur l'intérêt que suscitent de tels concours.Nous incitons donc nos lecteurs à s'inscrire à l'un ou l'autre des concours en faisant parvenir leurs dessins et textes, d\u2019ici le 8 décembre prochain A U PL US TARD.Comme l'an dernier, un jury sera chargé de déterminer le choix des gagnants dans les différentes catégories et des prix intéressants seront octroyés aux lauréats.Plusieurs autres prix sont prévus à l\u2019intention de ceux qui se clas- ¦ seront deuxième ou troisième et des mentions pourront être accordées au gré des membres du jury.Suivant la qualité des travaux présentés, la Terre de chez nous reproduira avec la liste des gagnants quelques écrits et cartes dans son édition de Noël.Nous accorderons préférence aux cartes qui prendront pour thème les enfants à travers le monde, les enfants et Noël, les enfants dans nos vies.Cartes de Noël Utilisez les matériaux de votre choix: papier blanc ou de couleur, jute, gouache, peinture à l\u2019eau, fusain, crayons de cire, etc.Les deux critères principaux qui seront considérés par le jury seront l'originalité du sujet et son exécution.Il est inutile de soumettre des reproductions de cartes commerciales, lesquelles seront automatiquement rejetées.Première catégorie: S à 9 ans.Seconde catégorie: 10 à 15 ans.Troisième catégorie: 16 ans et plus.IM PORTA NT: Il faut inscrire à l\u2019endos de chaque carte vos noms, âge et adresse et insérer celle(s)-ci dans une enveloppe suffisamment affranchie à: Concours \u201cCartes de Noël\u201d, La Terre de chez nous, 515, Ave Vlger, Montréal, H2L 2P2.Prière d'indiquer au coin extérieur gauche de votre envoi le numéro de votre catégorie.Contes de Noël Le conte aura un maximum de 700 mots.Le jury tiendra compte de l\u2019originalité et du style.Si possible traiter le sujet de façon légère ou teintée d\u2019humour.Dans le cas des participants d\u2019âge scolaire, il est recommandé dé faire attester l\u2019authenticité du conte par le professeur de l'élève.Première catégorie: 13 ans et moins.Seconde catégorie: 14 ans à 17 ans.Troisième catégorie: 18 ans et plus.IMPORTANT: Prière d\u2019indiquer vos noms, âge et adresse à l'endos de votre texte.C\u2019est à cet endroit que doit apparaître, pour les moins de 18 ans, la signature du professeur ainsi que le nom et l\u2019adresse de l\u2019école.Faites parvenir votre inscription à: Concours \u201cContes de Noël\u201d, La Terre de chez nous, 515, Ave Viger, Montréal, H2L 2P2.Il faut indiquer au coin extérieur gauche de l\u2019envoi le numéro de votre catégorie.N.B.Aucune carte ni conte ne seront retournés.29 NOVEMBRE 1979.LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 11 VOTRE CUISINE Épargne d\u2019énergie dans la cuisine La cuisinière est l\u2019un des appareils ménagers qui consomme le plus d\u2019énergie.11 est donc important d\u2019en faire bon usage.Environ 70% de l\u2019énergie dépensée par les plaques chauffantes de la cuisinière sert directement à cuire les aliments tandis que dans le four cette proportion est d\u2019à peine 10%.Dans ce dernier cas, le reste de l\u2019énergie dépensée sert à réchauffer l\u2019intérieur du lour et s\u2019échappe en partie par les parois, le cadre de la porte et la porte lorsque celle-ci est ouverte.Alors si vous devez utiliser le four, préparez divers plats à la même température (par exemple des biscuits, des gâteaux, des muffins, des pains éclairs et à la levure, des rôtis et des plats en casserole) ou préparez un repas com- plet au four.Choisissez dès aliments qui ont la même durée et la même température de cuisson ou encore ajoutez certains plats afin que tout soit prêt à servir en même temps.Se servir en même temps des plaques chauffantes et du four demande beaucoup plus d\u2019énergie qu\u2019utiliser un seul de ces éléments à la fois.Cuire plusieurs aliments avec lé même appareil ne demande qu\u2019un peu plus d\u2019énergie.Les légumes racines et en conserve se prêtent bien à la préparation de plats au four tout comme les viandes, les pâtes, le riz et les desserts aux fruits.Vous trouverez ci-après un exemple de repas complet au four, pour six personnes.En outre comme les prix du porc sont très avantageux en ce moment, ce menu est doublement attrayant.- A Rôti de longe de porc aux tranches de pommes épicées Courge au four et Oignons rôtis Pouding au pain et à la rhubarbe Environ 3 heures avant le repas, placer le rôti de porc (1,5 kg) sur une grille dans une rôtissoire peu profonde, le côté gras sur le dessus.Placer ensuite la rôtissoire sur la grille inférieure du four.Rôtir à découvert à 160°C.Pendant que le rôti cuit, préparer le reste du repas.Peler 700 g d\u2019oignons et ne couper que les plus gros en deux.Couper en deux trois courges de grosseur moyenne et les épépiner.Badigeonner de beurre fondu et assaisonner de sel.Placer sur une plaque à biscuits, la surface non pelée sur le dessus.Pré- parer ensuite les moitiés de pomme et le pouding au pain et à la rhubarbe.TRANCHES DE POMMES ÉPICÉES 3 pommes moyennes 25 mL de mélasse 25 mL de cassonade 50 mL de ketchup Pincée de sel Couper les pommes en deux et enlever le coeur.Disposer ensuite dans un plat à four peu profond, la surface pelée sur le dessus.Mélanger les autres ingrédients et en napper les pommes.POUDING AU PAIN ET À LA RHUBARBE 4 tranches de pain 25 mL de beurre-250 mL de sucre 3 mL de cannelle 750 mL de rhubarbe congelée en morceaux 25 mL de beurre Etendre environ 5 mL de beurre sur chacune des tranches de pain et couper en cubes de 1 cm.Mélanger le sucre et la cannelle.Déposer la moitié de la rhubarbe au fond d\u2019un plat à four de suite en p.18 Parlons TISSAGE Afin d\u2019aider nos lecteurs tisserands qui désirent progresser dans la connaissance du tissage domestique à basse-lisse, nous publions, à titre documentaire, une liste (incomplète) de noms d\u2019endroits où se procurer l\u2019équipement, les'fibres et les fils, les livres et les revues spécialisées en la matière, l\u2019enseignement technique et créateur.METIERS A TISSER ET ACCESSOIRES LES PRODUITS CLP INC.(usine) C.P.160 Woburn, P.Q.\u2022 ' Cté Mégantic G0Y IR0 Tél.: 819-^544-2160 Agence à Québec La Laine de l\u2019Artisan Enr.1358, Chemin Ste-Foy, G IS 2N6 Québec 6, Tél.: 681-3395 (Fils variés, livres de tissage) MÊT1ERS CLÉMENT (usine) 941, rue Clément Saint-Justin (Maskinongé) Québec J OK 2V0 Tél.: 819-227-2311 Agence à Québec Lise C.Roy 220 rang St-André St-Etiennede Lauzon Comté de Lévis, G0S 2L0 Tél.: 831-5744 NILUS LECLERC INC.L\u2019isletville P.Q., G0R 2C0 Tél.: 418-247-3975 Maison-mère (usine) Métiers variés Accessoires Livres de tissage METIERS LECLERC 95 rue Dalhousie Québec 3 G1K4B9 Tél.: 694-0484 ' Succursale à Québec Métiers variés Accessoires Livres de tissage LECLERC INDUSTRIES 9210, rue Lajeunesse Montréal 354, H2M IS2 P.Q.Tél.: 384-9500 \u2014 381-5782 Succursale à Montréal Métiers et accessoires .Fils à tisser, livres Ecole de tissage ECOLES DE TISSAGE AU CANADA Les Commjssjons Scolaires locales des villes Les Commissions Scolaires régionales Le Service des loisirs des villes Les Cercles de Fermières 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