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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
jeudi 24 juillet 1980
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 1980-07-24, Collections de BAnQ.

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[" LATERREM^ de chez nous LE SEUL HEBDOMADAIRE AGRICOLE D\u2019EXPRESSION FRANÇAISE EN AMÉRIQUE Port payé à Québec Volume 51, numéro 21 \u2014 Montréal, 24 juillet 1980 \u2022 DES MOZART EN HERBE À TERRE DES HOMMES! LES ENFANTS D\u2019ABORD! LES ENFANTS SONT TOUJOURS ROIS A TERRE DES HOMMES, ENTRE AUTRES AU PAVILLON DE L\u2019EXPLORATION OÙ, GRACE À UN JARDIN DE FLEURS MUSICALES GÉANTES À L\u2019ENTRÉE DU PAVILLON COMME L\u2019INDIQUE LA PHOTO, ILS PEUVENT S\u2019AMUSER À DEVENIR DE FUTURS MOZART ! Lait: la R.M.A.rendrait rapidement sa décision p-H Porc: étape importante franchie Les nouveaux syndicats de gestion p-11 L\u2019UPA du Saguenay-Lac-St-Jean p.6 La Chaîne coopérative Un géant industriel p.12 Maurice Valllancourt Producteur de fraises p.17 m L\u2019opinion rurale Discrimination envers les éleveurs de porcs La ségrégation n'existe pas seulement chez les noirs américains, les producteurs de porcs en savent quelque chose.Le porc est devenu la deuxième plus importante production agricole québécoise, pourtant toutes les raisons sont bonnes pour blâmer les éleveurs de tous les maux: pollution de l'eau, pollution de l\u2019air et j\u2019en passe.Surveillés dans tous nos faits et gestes, jugés de façon inhumaine, peu importe que nous ayons investi des milliers de dollars, contribuant à l\u2019économie de la région.On peut même se permettre( des incursions sur votre propriété sans que les autorités en place n\u2019y voient ombrage.Après avoir réussi à obtenir votre permis d\u2019exploitation du S.P.E.(Service de Protection de l\u2019Environnement ) dont les normes sur l\u2019élevage du porc sont très sévères, dépensé des sommes énormes pour vous conformer à ces règles, armé de courage vous croyez vivre dans la sérénité.Détrompez-vous, il suffit d\u2019un voisin à l\u2019esprit tortueux, qui entretient même une correspondance assidue avec les inspecteurs.Les pires \u201ccochonneries\" ce n\u2019est pas ceux qu'on pense qui les font.Après maintes inspections du S.P.E.s'avérant conformes aux règlements, sur quelque sujet que ce soit, les plaintes devraient retourner contre les plaignants qui se servent honteusement des deniers publics pour assouvir leur vengeance personnelle.LATERRE%â^ de chez nous Le seul hebdomadaire agricole d'expression Irançaise en Amérique Fonde en 1929 Propriété do I UPA 51b, Ave Vigor, Montréal, Ouébec H2L2P2 Tél.: (514) 288-6141 Directeur: Jean-Marc KIROUAC Rédacteur en chel: Pierre COURTEAU Secrétaire de rédaction: Mme Rosallne-D.-LEDOUX Journalistes: Renald BOURGEOIS Michelle AUE Collaborateurs: Marc ST-PIERRE (Québec) Claude TURCOTTE (Ottawa) Directeur de la publicité Bernard DANIS Représentant é Toronto: Tom McGoey, Suite 615, 44 rue Victoria, Toronto, Ontario M5C 1Y2 Tél.: (416) 363-0522 Composition et montage Rive-Sud Typo Service Inc.Impression Les Presses Lithographiques 1965 Inc.Publie le ieudi de chaque semaine Abonnement 1 an.SIO; 2 ans.S15.3 ans S20 Chèque ou mandat à l'ordre de la Terre de Chez Nous et adressé au Service du tirage IPas d'argent comptant S.V.P.l Dépôt légal \u2014 3* trim**tr* 1980 Bibliothèque national* du Québec Enr*gl*tr*m*nt No 1051 Courrier d* daualém* cia ta* Je cite ici un extrait de l'éditorial paru dans La Terre de chez nous du 11 janvier 1978 par M.François Côté et qui touche aussi les autres sortes d'élevages.\"Etant donné que les agriculteurs sont les premiers occupants de la campagne, que l'agriculture est leur gagne-pain, que le but de leur activité est de nourrir la population, que les odeurs qui viennent des exploitations animales ne font aucun tort ni à la santé, ni à l'environnement, qu\u2019on sait que les gens peuvent facilement s'habituer aux odeurs, les S.P.E.devraient avoir le courage d'établir un règlement qui, tout en protégeant l'environnement physique protège aussi les agriculteurs contre les plaintes de tous et chacun.Il faudrait simplement que les S.P.E.retournent une bonne partie des plaintes qu'ils re- çoivent en disant aux plaignants que l\u2019agriculture est essentielle à la société, que les odeurs font partie de l'agriculture, donc de la vie à la campagne, et que les droits des agriculteurs sont confirmés par règlement.\" Tant que les élus municipaux et provinciaux n'auront pas évolué au point de comprendre que la pollution ne s\u2019est pas faite en un jour, que la production porcine n\u2019en porte pas toute la responsabilité, que la population en général y a contribué, même ceux qui crient le plus fort; les producteurs de porcs du Québec devront subir les allégations répétées de personnes malveillantes et sans scrupules.Mme Angèle Port élancé Producteur de porcs Lac des lies Comté Labelle, P.Q.Subvention pour La Poule Blanche d\u2019Upton La Ferme La Poule Blanche Ltée, d\u2019Upton, propriété de la Coopérative Fédérée du Québec, recevra du ministère fédéral de l\u2019Expansion économique régionale (MEER) une subvention de S61,575.pour l\u2019amélioration de son usine de transformation d\u2019oeufs liquides.Destinés au marché de la pâtisserie, des pâtes alimentaires et institutionnel, les oeufs liquides sont des oeufs que l\u2019on décoquille pour ensuite les pasteuriser et les congeler ou les conserver à l\u2019état liquide.L\u2019industrie cliente demande les blancs séparés, les jaunes ou l'oeuf entier.Ce projet de La Poule Blanche devrait créer sept emplois et appeler des investissements de l\u2019ordre de $479,000.y^\u2014:- Ce n\u2019est pas sans raison que les fils de moyenne ou haute tension sont normalement hors de portée; évitez le moindre risque de contact avec ces conducteurs.Les cerfs-volants présentent un grave danger lorsqu'ils s'accrochent aux installations électriques: la ficelle qui les retient peut alors devenir conductrice de courant lorsqu\u2019elle est humide, qu\u2019elle renferme un fil métallique ou que le taux d'humidité de l\u2019air est suffisamment élevé.Pour se livrer à ce genre de jeu en toute sécurité: \u2022\tChoisissez un endroit dégagé, éloigné des lignes électriques; \u2022\tÉvitez de faire voler un cerf-volant par temps orageux; \u2022\tLâchez immédiatement la ficelle d\u2019un cerf-volant qui menace d'entrer en contact avec une ligne électrique.N\u2019essayez jamais de dégager un cerf-volant empêtré dans les fils ou les installations électriques; appelez plutôt Hydro- v Québec.Prenez garde! Il y va de votre vie et de celle de vos enfants.[f\t¥ \tkt.bélbkz Quand le rendement vous importe PRÉMÉLANGE, MINÉRAUX, VITAMINES & ADDITIFS PORCS, BÉTAIL, VOLAILLES, DINDES.MOULÉE, GRAINS, TOURTEAU DE SOYA Tél.: Montréal: (514) 658-8733 Québec : (418) 478-6285 Concentrés Scientifiques Bélisle inc.196 Chemin des Patriotes.St-Mathias, Qué.J0L 2G0 PAGE 2- LATERRE DE CHEZ NOUS.24 JUILLET 1980 Pierre Nicolas Girard Editorial C\u2019est pour quand des vacances pour tout le monde?Euroforum O-* La société moderne a imposé aux travailleurs un rythme soutenu de travail qui les confronte souvent à des situations de stress, que les générations qui nous ont précédés n'ont pas connu.L'urbanisation croissante lait également partie de ces phénomènes modernes qui poussent la population à changer d'air ou à aller faire le plein de nature quelques jours par année.Ce qu\u2019il est convenu d\u2019appeler la période des vacances n'est en fait qu'un temps d'arrêt devenu essentiel dans notre société et qui s'est concrétisé pour chacun des travailleurs, soit dans des conventions collectives, des lois ou des ententes verbales.Ce besoin essentiel n'échappe pas aux employés de t\u2019UPA alors que la plupart profiteront d\u2019une période où le travail à la ferme est plus intense pour prendre des vacances bien méritées.Plusieurs utiliseront leurs vacances pour satisfaire un besoin physique et rechercher un coin tranquille pour se reposer; d'autres profiteront de cette période pour se ressourcer ou faire le point sur leur carrière ou pour bien d'autres raisons encore.J'ai même déjà entendu un producteur dire: \"Les vacances ça permet au moins au gars d'asphalte de sortir de la ville et de venir voir à quoi ressemble la campagne\".Pour un, je suis du nombre de ceux qui se reposeront pendant les vacances.J'irai dans le merveilleux comté de Charlevoix satisfaire mes besoins de calme, de verdure et d'air pur.Les vacances des travailleurs, c'est reconnu et acquis mais où en sommes nous avec les vacances des producteurs agricoles?La question est d'autant plus délicate que les intéressés eux-mêmes en ont une perception différente.Je crois cependant que le besoin chez les producteurs de prendre un temps d\u2019arrêt, de changer d'air est aussi nécessaire que chez tout autre travailleur, d'autant plus que pour la plupart des producteurs, même les congés de fins de semaines n'existent pas.La venue de l'agriculture d'une nouvelle génération de producteurs plus sensibilisée à la qualité de la vie et à des conditions de travail qui se rapprochent des autres secteurs de notre société s'ajoute aux raisons qui me motivent de soulever la question des vacances dans l'agriculture.D'abord, il faut reconnaître que quelques producteurs prennent des vacances annuelles et de plus en plus le nombre d'intéressés augmentent.Il existe cependant un grand nombre de producteurs qui, môme s'ils ont le désir et la capacité financière, sont dans l'impossibilité de trouver une main-d\u2019oeuvre compétente et fiable pour les remplacer.L'absence de main-d\u2019oeuvre qualifiée et de banques régionales de travailleurs agricoles tait que les années s'écoulent et le producteur attend l'occasion de prendre ses premières vraies vacances.Le dossier du remplacement les lins de semaines et pendant les vacances a été soulevé à plusieurs reprises dans quelques régions mais nous en sommes encore à l'étape du tâtonnement, ne l'oublions pas.Il faudra consacrer les efforts nécessaires pour en arriver à une organisation mieux structurée dans ce domaine.Il existe sûrement au Québec des personnes impliquées dans des secteurs d'activités connexes à celui dont je viens de faire mention./À leur retour de vacances, ces personnes pourront tenter de mieux cerner la préoccupation des producteurs pour un remplacement fiable lorsqu'ils sont absents de la terme.Plusieurs producteurs soutiendront sûrement un tel mouvement et d'ici quelques années, le manque de main-d'oeuvre ne devrait plus être une raison qui prive plusieurs producteurs de vacances annuelles méritées.En attendant que tout cela soit vrai, bonnes vacances tout de même.Quant à ceux qui accueilleront des vacanciers, faites les travailler un peu, cela leur fera du bien! Une politique néfaste pour les éleveurs Québec s'oppose aux nouveaux contrôles de la Commission canadienne du blé L\u2019entrée en vigueur, le 1er août 1979, de restrictions sur les ventes de céréales en dehors du contrôle de la Commission canadienne du blé a eu les effets néfastes prévus sur l\u2019industrie de l\u2019élevage au Québec et, loin de vouloir corriger cette situation, il semble que la Commission canadienne du blé veut renforcer encore davantage son contrôle sur le commerce des céréales au Canada, plaçant ainsi les éleveurs québécois dans une situation de totale dépendance.C\u2019est ce qu\u2019a déclaré le 14 juillet le ministre de l\u2019Agriculture, des Pêche-ries et de l'Alimentation du Québec, M.Jean Garon, dans le cadre de la conférence fédérale-provinciale des ministres de l\u2019Agriculture qui a présentement lieu à Toronto.M.Garon a rappelé que chaque fois que les utilisateurs québécois de céréales ont eu à passer obligatoirement par l\u2019intermédiaire de la Commission canadienne du blé pour s approvisionner auprès des producteurs des Prairies, ils ont eu a subir un traitement inéquitable, payant leurs grains plus cher que les concurrents de l\u2019Ouest et même parfois que les clients étrangers de la Commission canadienne du blé.Un communiqué diffusé par le Cabinet du ministre Garon souligne que la situation avait été corrigée en 1974 avec la possibilité qu\u2019ont eue les acheteurs québécois de transiger directement avec les producteurs sur ce qu\u2019il est convenu d\u2019appeler le marché libre ou le marché hors quota où ils pouvaient obtenir leurs grains à un prix comparable à celui payé par les éleveurs des prairies.Cet accès au marché libre avait coïncidé avec le début d\u2019une phase de développement très rapide de l\u2019élevage au Québec, principalement dans le secteur du porc.Front commun québécois Dès le 29 mars 1979, lorsque la Commission canadienne du blé a annoncé son intention d\u2019imposer, à compter du 1er août 1979, des contingentements sur les livraisons de céréales sur le marché libre, un front commun englobant le Gouvernement, l\u2019Union des producteurs agricoles, la Coopérative fédérée et l\u2019Association des meuniers, s\u2019est formé pour protester contre cette mesure.Lors de la conférence fédérale provinciale de St-Andrew\u2019s, Nouveau-Brunswick.tenue en juillet 1979, toutes les provinces, à l\u2019exception de la Saskatchewan ont demandé que la décision de la Commission canadienne du blé soit reportée à plus tard, afin de permettre d\u2019en étudier les conséquences possibles.Rien n\u2019y fit et le 1er août 1979, le nouveau système de contingentement est entré en vigueur.Force est de constater aujourd\u2019hui que ceux qui en craignaient les effets sur la rentabilité de l\u2019élevage au Québec ont vu juste.En effet, d\u2019août 1979 à avril 1980, on estime que les livraisons de céréales sur le marché libre ont diminué de 38% par rapport à la période équivalente l\u2019année précédente.Pendant ce temps, le prix des céréales sur le marché libre qui était de S10 à S20 moins élevé la tonne que sur le marché contrôlé par la Commission, s\u2019est accru très rapidement pour dépasser celui de la Commission de plus de $5 (période de février à avril 1980).Toutefois, i! continue d\u2019exister dans les Prairies un marché interne échappant totalement au contrôle de la Commission dont les prix sont de $10 à S18 la tonne moins élevés que ceux payés pour les céréales livrées à Montréal (Montréal-camion).Selon M.Garon.cette situation ne peut qu\u2019aller en s\u2019aggravant surtout si la Commission canadienne du blé met de l\u2019avant son intention d\u2019instaurer un contrôle encore plus sévère sur le commerce des céréales au Canada.Il est en effet question que la Commission canadienne du blé devienne le seul vendeur de céréales entrant dans le système canadien de commercialisation.Cela équivaudrait à une disparition pure et simple du marché libre et laisserait les éleveurs québécois avec une seule source d\u2019approvisionnement pour leurs céréales en dehors du Québec.Selon M.Garon, la situation actuelle est déjà tout à fait inacceptable mais elle risque de devenir franchement odieuse si la Commission canadienne du blé va de l\u2019avant avec son projet.Il ne faut pas oublier, a rappelé le ministre, que les éleveurs québécois n\u2019ont pas le droit de s\u2019approvisionner en dehors du Canada, à l\u2019exception du maïs.Si la Commission canadienne du blé devait obtenir un monopole effectif pour le commerce des céréales produites dans l\u2019Ouest, le Québec exigera, en contrepartie, qu\u2019on lui donne le droit de s\u2019approvisionner sur les marchés internationaux, en dehors du contrôle de la CCB.24 JUILLET 1980, LATERRE DE CHEZ NOUS- PAGE 3 O © Gouvernement au Quebec Ministère de l'Énergie et des Ressources Direction des communications Responsable: Jacques Duval Reproduction autorisée en donnant crédit LES ÉRABLIÈRES SONT-ELLES MENACÉES PAR DES INSECTES DÉFOLIATEURS?Rtf'S» ihf 5 \u2022vif»- '¦ \u2022 -T tv-V.?vS.- Aux prises avec une défoliation causée par la livrée des forêts et l\u2019enrouleuse de l\u2019érable, plusieurs propriétaires d\u2019érablières craignent pour leurs arbres et appréhendent une mauvaise récolte d'eau d'érable pour le printemps prochain.Selon les spécialistes du Service d\u2019entomologie et de pathologie du ministère de l'Energie et des Ressources (MER), ces défoliateurs ne menacent pas la vie des érables, bien qu'ils notent que ces insectes aient été particulièrement actifs cette année.Cette défoliation momentanée et partielle des arbres, qui inquiète tant les propriétaires, n'entraîne pas la mort des érables.En effet, l\u2019érable, comme la plupart des feuillus, possède suffisamment de réserves de nourriture pour refaire ses feuilles au cours de l'été.Ce n'est qu'après plusieurs années de défoliations sévères et consécutives que l'arbre peut mourir dans certains cas.Toutefois, la seconde floraison réduit les réserves de nourriture de l'érable, ce qui devrait influencer quelque peu la prochaine récolte.Quant à savoir dans quelle proportion la défoliation affecte la récolte, aucune étude n'a encore permis d'établir le degré de relation: en effet, outre la défoliation, plusieurs autres facteurs influencent la récolte de sève tels que le climat au cours de la saison estivale, l'ensoleillement, la rigueur de l\u2019hiver, le \"gel-dégel\" et la température du printemps.Quoi faire?Il n'est pas facile de combattre les insectes comme la livrée et l'enrouleuse.Dans le cas de la livrée, le MER a procédé à un programme expérimental de répression contre cet insecte: des arrosa- ges aériens au Bacillus thuringlensis (B.T.), un insecticide biologique, ont été effectués à la fin de mai sur deux cent dix-huit hectares de forêt feuillue de la Beauce, plus particulièrement sur des zones fortement infestées de St-Martin-de-Beauce.Quant à l'enrouleuse, bien protégée par les feuilles dans lesquelles elle s\u2019enroule, elle est encore plus difficile à combattre au moyen d'un insecticide.Fort heureusement, ces insectes disparaissent généralement rapidement sous l'action de parasites ou de maladies virales propres à l\u2019espèce, ou à la suite d\u2019un hiver plus rigoureux qui cause une mortalité des oeufs.Pour la plupart des propriétaires d'érablières, le recours à un insecticide présente des coûts trop élevés avec des résultats incertains.Il vaut mieux alors laisser la nature faire son travail.Dans les cas les plus sérieux, M.Gilles Bonneau, entomologiste au Service d\u2019entomologie et de pathologie, suggère aux propriétaires d\u2019érablière, l'intervention suivante: \"cet été, identifiez les arbres ou les secteurs de l'érablière qui vous semblent les plus affectés par la défoliation (défoliation totale ou consécutive) et marquez les arbres de façon à les repérer facilement; au printemps prochain, ne les entaillez pas.En sautant ainsi une saison, cela devrait permettre à l'arbre de refaire ses réserves de nourriture et éviter, dans les cas extrêmes, une action irréversible de dépérissement de l\u2019arbre.\" L\u2019ENROULEUSE DE L\u2019ÉRABLE Les premiers signes de la présence de cet insecte se manifestent très tôt au printemps dès la sortie des feuilles des bourgeons où les larves qui viennent d'éclore commencent à enrouler les feuilles ressemblant à un long fuseau.Les larves se nourissent à l'intérieur de cet abri, et très souvent, elles sectionnent la nervure principale près du pétiole de la feuille; celle-ci alors se dessèche, prend une teinte brunâtre et tombe au sol sous l'action du vent.Cette défoliation momentannée et partielle de l'arbre cause souvent des maux de tête aux propriétaires mais les conséquences demeurent, dans la plupart des cas, au niveau de l'esthétique.Les chrysalides se forment souvent à l'intérieur de la feuille enroulée et les papillons de couleur jaune citron apparaissent vers la mi-juillet pour y déposer leurs oeufs sur les jeunes rameaux.La distribution de l'enrouleuse à travers le Québec suit celle de ses hôtes préférés, soit les érables, principalement l'érable à sucre.En 1975, cet insecte a connu une montée spectaculaire dans la zone des érablières surtout concentrée dans le sud du Québec.Depuis ce temps, ses populations oscillent d'année en année et se retrouvent, à l\u2019occasion, en très grand nombre dans une région donnée.S Répression Il n\u2019est pas facile de combattre cet in- secte, car les larves sont protégées par les feuilles enroulées.Aussi, les traitements suggérés ne valent que pour les arbres d'ornements et de petites superficies: \u2014\tLorsque la taille de l\u2019arbre le permet, on peut enlever à la main les feuilles atteintes et les déposer dans une solution de varsol ou autres décapants à peinture.\u2014\tSi un traitement s'avère nécessaire, on suggère d'utiliser le Carbaryl (Se-vin) 50 W ou le Methoxichlore 50 W à raison de deux cuillerées à table par gallon d\u2019eau.Le traitement doit être fait après l\u2019éclosion des oeufs, vers la première semaine de juin.Il ne faut jamais oublier que les insecticides chimiques sont des produits toxiques; il est donc extrêmement important de s'en servir avec prudence et de suivre les recommandations du fabricant à la lettre.On recommande de ne pas effectuer ces traitements au milieu de la journée lorsque le soleil est très ardent afin d'éviter l'évaporation de la solution d'insecticide ou lorsque le vent est fort pour ne pas que le produit dérive.Les enrouleuses de l'érable sont très fréquemment parasitées par d\u2019autres insectes et les hivers rigoureux entraînent souvent une mortalité importante des oeufs.Il faut toujours se souvenir que même si la défoliation est sévère au moment du passage de l\u2019insecte, l'arbre réussira à faire de nouvelles feuilles au cours de l'été.Chenille de l'enrouleuse de l'érable à son plein développement.PAGE 4- LA TERRE DE CHEZ NOUS.24 JUILLET 1980 y» ,\t*i AlYvjc'v Création d\u2019un fonds forestier L\u2019Assemblée nationale adoptait en juin dernier, la loi créant le Fonds forestier.Ce fonds spécial et les revenus qu\u2019il produira seront consacrés au financement des travaux de régénération des forêts publiques afin d\u2019assurer la permanence des approvisionnements en bois.Financé par le Gouvernement durant les trois premières années de son existence, le Fonds forestier recevra, dès 1983, les contributions des industriels bénéficiaires de droit de coupe sur des forêts publiques à raison d'un maximum de 1$ le mètre cube de bois coupé.Géré par le ministre des Finances, ce fonds sera toutefois distinct du Fonds consolidé de la province, et par conséquent, demeurera à l'abri des compressions budgétaires de quelque gouvernement qu\u2019il soit.Au cours de l\u2019année 1984-1985, et par la suite à tous les cinq ans, le ministre de l\u2019Energie et des Ressources produira un bilan de l\u2019état des forêts du Québec.Présentement, près de 25% des territoires de coupe ne se régénèrent pas ou mal, d'où la nécessité d\u2019un tel fonds pour maintenir, améliorer et augmenter la production de matière ligneuse au Québec.Et en forêt privée?Bien que le Fonds forestier ne touche pas directement les propriétaires de boisés privés, le ministre de l'Energie et des Ressources M.Yves Bérubé, croit qu'il peut les servir.C'est ce qu\u2019il a soutenu lors de l\u2019assemblée annuelle de la Fédération des producteurs de bois du Québec, le 17 juin dernier: \"En raison, a-t-il dit, de l\u2019investissement que l\u2019industriel devra faire, c\u2019est-à-dire, le déboursé d'un dollar pour chaque mètre cube de bois coupé en forêt publique, le prix du bois va conséquemment augmenter de 50\u2018, 75\u2018 et même de 1$ le mètre cube.Cependant, de ce dollar qu'il investit dans l'aménagement forestier, l\u2019industriel compte en retirer au moins un bénéfice, soit une sécurité d'approvisionnement.\u201d \"Pourquoi ne pas imaginer alors que les propriétaires de boisés privés ne puissent constituer un fonds spécial analogue à celui qu\u2019on met sur pied pour la forêt publique?Pourquoi les syndicats et les offices, qui font la mise en marché des bois provenant de la forêt privée, ne profiteraient-ils pas de l'occasion qui leur est fournie de négocier avec les industriels un prix, dont une part serait affectée à l\u2019aménagement des boisés privés, en échange de quoi, les syndicats et offices s\u2019engageraient à offrir des garanties d\u2019approvisionnement à moyen et à long terme?En fait, il n'y a aucune raison valable pour que l\u2019industriel qui accepterait d\u2019investir dans le reboisement intensif de la forêt publique, se refuserait à le faire dans le cas des boisés privés.Cette demande m'apparaît tout à fait justifiée et dé-\u2019 fendable\", devait-il conclure.au feu! jjf\tHBBIBIBH\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\tP[f\tkHE làMiAi -\t\t\t POINT DE VUE Lettre conjointe UP A \u2014 Coopération au MAPAQ M.Jean Garon, ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation du Québec, Suite à votre décision d\u2019appliquer, par l'intermédiaire de l\u2019Office du crédit agricole, le Règlement concernant un crédit spécial pour les producteurs de porcs du Québec, nos organismes vous mentionnaient, par télégramme le 9 mai 1980, que celte annonce dans votre communiqué du 2 mai ne répondait pas aux points principaux de leurs demandes vis-à-vis l\u2019industrie du porc, les points principaux étant les suivants: a I pour les naisseurs: \u2014\tpour la période du 1er décembre 1979 au 31 mars 1980, une intervention provinciale équivalente à S4.68 par porcelet: \u2014\tà compter du 1er avril 1980, ouverture du régime d\u2018assurance-stabilisation des revenus pour que puissent s'assurer à compter de cette date tous les producteurs de porcelets.b ) pour lesjinisscurs: \u2014\tpour la période du 1er avril 1979 au 31 mars 1980, une intervention provinciale équivalente à S5.26 par 100 livres de porc mises en marché: \u2014\timplantation d'un régime d'assurance-stabilisation à compter du 1er avril 1980.Le 19 juin.1,300 producteurs de porcs, sous l'initiative de l\u2019UPA et de la Fédération, appuyés en cela par la Fédérée et plusieurs de ses coopératives, vous rencontraient pour vous faire valoir à nouveau leur position.Depuis ce temps, votre Gouvernement a décidé d'offrir aux naisseurs un plan d'assurance-stabilisation à compter du 1er juillet 1980.Aujourd'hui, l'UPA.la Fédérée et la Fédération ont fait le point et nos organismes considèrent qu'il faut, pour les producteurs de porcs, discuter maintenant avec vous des principes acceptés entre nos organismes et des modes d intervention à venir de votre Gouvernement.1.LES PRINCIPES A ) Nos organismes accordent priorité au maintien et à l'établissement de producteurs indépendants, mais dans le respect du producteur de choisir lui-même son mode de production: B)\tNos organismes reconnaissent que la coopération a soutenu les producteurs de porcs dans la période difficile que traverse la production porcine actuellement.C)\tNos organismes reconnaissent aussi que la coopération assure au producteur, qui produit en association avec sa coopérative, la participation à la gestion de sa production, à l'administration de sa coopérative et au partage des résultats d opération.D)\tNos organismes établissent que les interventions gouvernementales, pour les producteurs-naisseurs doivent être basées sur les quantités déterminées dans le régime actuel de stabilisation et, pour les producteurs-finisseurs, sur un maximum annuel de 6,600 porcs mis en marché et tout comme dans d'autres politiques provinciales, multiplication par deux ou trois du maximum selon qu'il y a dans la ferme deux ou trdis propriétaires qui y travaillent.Audiences sur le porc: étape importante franchie par André Piette Un pas décisif a été franchi lors de la dernière journée d'audiences de la Régie sur le porc, le 17 juillet, alors qu'a pris fin la période des témoignages.En termes juridiques, cela signifie que la preuve est terminée.Les prochaines audiences seront maintenant réservées aux plaidoiries des procureurs des principaux partis impliqués.Cette journée d'audiences \u2014 la neuvième \u2014 a été marquée par le dépôt de plusieurs mémoires.La Société des éleveurs de porcs de reproduction a 2.LES DEMANDES A ) Pour les naisseurs: Pour la période du 1er décembre 1979 au 30 juin 1980, une intervention provinciale équivalente à S9.24 par porcelet.BI Pour les finisseurs: Pour la période critique, il est demandé d'assouplir l'application du \"Règlement concernant un crédit spécial pour les producteurs de porcs du Québec.\" Nos organismes s'engagent à suivre de près l'application de celte mesure.Pour la période du 1er avril 1980 au 31 août 1980, une subvention provinciale équivalente à SI 1 par porc mis en marché, cette subvention étant conditionnelle à l\u2019adhésion du producteur à un régime d\u2019assurance-stabilisation à établir pour les finisseurs à compter du I er septembre 1980.Ce régime de stabilisation doit couvrir les producteurs en tenant compte des principes énumérés à l'article I du présent document.Compte tenu de l\u2019urgence de l'acceptation de leurs demandes, F U PA, la Fédérée et la Fédération vous demandent d\u2019intervenir sans délais.M.Pierre Gaudet, président général, l'Union des producteurs agricoles.M.Paul-Emile St-Pierre, président.Coopérative Fédérée du Québec.M.Yves Tourangeau, président, Fédération des producteurs de porcs du Québec.ouvert la marche en demandant à la Régie d'exclure les producteurs-reproducteurs de la définition du producteur visé par le plan conjoint.Cette intervention a été suivie par celle de Mme Pauline Boileau, qui présentait la position de l'Association des consommateurs du Québec (A.C.Q.), organisme regroupant 80,000 consommateurs.Dans son mémoire, l'A.C.Q.s'objecte à la formule de plan conjoint et favorise plutôt le regroupement des producteurs sous forme coopérative; par ailleurs, elle exige, dans le cas où le plan conjoint serait approuvé, que l'administration en soit assumée par un office composé de producteurs, de transformateurs et de représentants des consommateurs.L'Association professionnelle des meuniers québécois (A.P.M.Q.), jusqu'ici muette dans ce dossier, a présenté son point de vue en rendant publique une lettre que son président.M.Paul Gagnon, expédiait au président de la Régie, M.Benoît Lavigne, le 27 mai dernier.Dans cette missive, l'A.P.M.Q.affirme n'avoir jamais été opposée à la mise en place d'une structure de mise en marché pour la production de porcs; cependant, elle refuse de reconnaître comme adaptés aux particularités du Québec la forme et le contenu du plan conjoint tel que demandé par la F.P.P.Q.dans ses versions antérieures et actuelle, et recommande que la mise en marché et la commercialisation du porc soient supervisées par l'ensemble de l'industrie agro-alimentaire.L\u2019événement qui retint le plus l'ilt-tention durant cette journée fut sans doute le dépôt du mémoire de la Coopérative lédérée.Les prochaines audiences se tiendront le 27 août, au Ramada Inn de la Côte-dc-Liesse, à Montréal.Le mot de la fin a été réservé à M.Marcel Mailloux, qui a fait lecture du mémoire de l'U PA.Dans son soutien à la requête de la F.P.P.Q., l\u2019UPA a invité les producteurs à mettre de côté leur rôle d\u2019observateur et à prendre en main leur production.La position de la Coopérative Fédérée sur le projet de plan conjoint du porc La Coopérative Fédérée de Québec est favorable à tout effort de rationalisation de la production porcine dans le respect des conditions aptes à assurer les meilleurs résultats possibles, compte tenu de l'environnement économique de cette production.En considération des liens contractuels qui unissent les divers éléments de la structure de la Coopération agricole, nous croyons que ces liens peuvent être respectés sans infirmer tout effort de rationalisation de cette industrie.C'est donc dans la recherche de ce double objectif que la Coopération agricole attire l'attention de la Régie et des producteurs sur la nécessité pour la Régie, si celle-ci devait opter pour un projet de plan conjoint à titre d'effort de rationalisation de la production porcine, de prévoir la négociation obligatoire de toute matière pouvant faire l\u2019objet d'un règlement de la Fédération et/ou de l'Office et notamment toute matière prévue aux articles 67 et 68 de la Loi des Marchés agricoles relative au contingentement de la production du produit visé, à sa mise en vente en commun et/ou aux relations contractuelles liant le producteur intéressé en vertu desquelles il participe à la production du produit visé pour le compte d\u2019autrui.La Coopération agricole exprime l'opinion que l\u2019article 70 de la Loi peut constituer le cadre d\u2019un travail en commun propre à prévenir tout conflit grave ou difficulté sérieuse entre toutes les parties impliquées dans l'application d'un plan conjoint.En conséquence, nous suggérons à la Régie de modifier le plan conjoint en ce sens.Coopérative Fédérée de Québec Le Président du conseil, Puul- Emile St- Pierre.?AVEC L\u2019EPANDEUR BASCULANT C\u2019EST DU 7 DANS 1 5- Fpanrieur de fumier 1- Plateau nu 3- Remorqua typa betterave 4 Remorqua basculante étancha a grain» et a mai» 2-Remorque fourragera fl Déchargement latéral pour dlatributlon aliment» 7 Remorqua antilaga LE PRIX D\u2019UN\tEST SEMBLABLE À CELUI DE TOUT AUTRE ÉPANDEUR DE MÊMES DIMENSIONS, MAIS UN\tEST TELLEMENT DIFFÉRENT PAR TOUS SES AVANTAGES ET SES CARACTÉRISTIQUES FORANO Plessisville, Qué.G6L2Y9 Sans obligation de ma part, je désire plus de renseignements sur le CEMA Nom - Adresse-.- Tél.: i La polyvalence : au service de l\u2019agriculture = RENTABILITÉ 24 JUILLET 1980, LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 5 La Fédération du Saguenay-Lac St-Jean Vivre la concertation ou se concerter pour vivre La Fédération de l\u2019UPA du Sa-guenay-Lac St-Jean célébrera à la fin du mois son cinquantième anniversaire.Un congrès spécial marquera, le 27 août, cette étape dans la vie du mouvement syndical agricole régional.Cet événement est important car il permettra une rétrospective de la profonde implication du syndicalisme dans le développement socio-économique ae la communauté.D\u2019autre part, on en profitera aussi pour jeter un regard sur l\u2019avenir de l\u2019agriculture, en ce début de la décennie \u201980.L\u2019histoire de la Fédération est intimement liée à l\u2019histoire du Saguenay-Lae St-Jean.L\u2019agriculture faisait face à des contraintes climatiques et il fallut trouver des solutions pour en réduire l\u2019impact.Les agriculteurs misèrent sur l\u2019action collective, mutualité, syndicalisme, coopération plus que dans toute autre région.La Fédération fut, tout au long de son histoire, présente pour assurer la mise sur pied et le succès des entreprises comme la Chaîne coopérative du Saguenay, L\u2019Association coopérative laitière, la Caisse d\u2019établissement, etc.Nous aurons l\u2019occasion de revenir sur cet anniversaire dans quelques semaines.Après l\u2019anniversaire.D\u2019autre part, les caractéristiques de l\u2019agriculture régionale ont considérablement changé.Le changement le plus drastique fut la diminution du nombre d\u2019agriculteurs; celui-ci est passé de 6000 il y a 25 ans à 2200 aujourd\u2019hui.Toutefois, la production agricole totale n\u2019a pas diminué.De même, à l\u2019instar des autres régions de la province, la mécanisation a considérablement modifié le travail rural comme tel.Il en fut un peu de même pour la forêt.Le travail en forêt n'est plus ce qu\u2019il était.Fait à noter, les secteurs agricole et forestier sont aussi importants l\u2019un que l\u2019autre pour la Fédération.De plus, les organismes qui s\u2019occupent de la forêt sont diversifiés et agissent sur plusieurs plans.Il y a le Syndicat des travailleurs forestiers qui compte plus de 2000 adhérents.À l\u2019exemple des syndicats ouvriers des autres centrales syndicales, il s\u2019occupe de la négociation de conventions collectives de travail.Il a à son crédit la première reconnaissance syndicale et la première grève légale dans le secteur forestier.Le syndicat a beaucoup contribué à rendre plus décentes les conditions de vie en forêt.C\u2019est la région du Québec où le syndicat est de loin le plus important.Le maraudage de la Confédération des syndicats nationaux fait la vie dure à la Fédération des travailleurs forestiers.On compte aussi au Saguenay-Lac St-Jean huit chantiers coopératifs.Le chantier coopératif est une formule de coopération des travailleurs forestiers.Us demandent et obtiennent des droits de coupe sur les terres de la couronne par soumission.Ils vendent le bois récolté aux entreprises de sciage ou de pâte.Tout récemment, ils se DÉTECTEUR D'HUMIDITÉ FROMENT 1210 Un seul instrument électronique pour établir le degre d'humidité des fourrages, des produits ensilés et de tous les grains.Lecture digitale.plus $379 amples renseignements Pour de écrivez à: stuaAt McDonald C.P.1330.Waterloo, P.O.JOE 2N0 Tél.: (le soir) (514) 539-3018 DISTRIBUTEUR POUR LE QUÉBEC sont impliqués avec d\u2019autres organismes dans le sciage par la construction d\u2019un moulin à Petit Paris.Enfin, le Syndicat des producteurs de bois du Saguenay-Lac St-Jean négocie des contrats de vente pour le bois produit sur la forêt privée.Le Syndicat a aussi mis sur pied trois sociétés d\u2019aménagement et de gestion de la ressource forestière privée et fait de la recherche pour trouver de meilleurs débouchés aux feuillus.Donc, plusieurs outils pour intervenir en forêt.L\u2019agriculture maintenant dans son organisation professionnelle regroupe en syndicats spécialisés et syndicats de base à caractère général et tous travaillent au mieux-être de la classe agricole.À cela, rien de bien original, toutes les régions sont organisées sur le même modèle.Dans le bleuet, une Fédération des producteurs de bleuets administre un plan conjoint régional qui se charge de la commercialisation du bleuet.On cueille le bleuet en forêt mais aussi dans des bleuetières communautaires louées par des coopératives.Celles-ci louent le territoire et l\u2019aménagent par brûlage, fertilisation.Elles en ont la responsabilité et l\u2019usufruit.Cette ressource est d\u2019un apport considérable à l\u2019économie rurale de la région.C\u2019est pourquoi, la Fédération et les producteurs veulent investir dans la recherche pour améliorer la productivité des bleuetières.Dans les autres productions agricoles, c\u2019est évidemment le lait qui domine (800 producteurs au lait industriel et 400 au lait nature).Le porc, la volaille et les oeufs existent en tant qu\u2019in-dustrie au Saguenay-Lac St-Jean mais elles ne sont pas suffisamment développées pour assurer l\u2019auto-suffisance régionale.La pomme de terre connaît des conditions idéales pour son développement et les paroisses de St-Am-broise et Péribonka ont une vocation reconnue pour la pomme de terre.L\u2019élevage du bovin de boucherie se développe lentement de même que la culture des céréales; on vise l\u2019augmentation du taux d\u2019auto-suffisance régionale.Un secteur horticole très dynamique (une vingtaine d\u2019unités) s'implante à proximité des grands centres.Dans le cadre du plan de développement quinquennal, les petites productions (mouton, lapin, oies, miel) trouvent leur place dans l'agriculture régionale.Pour assurer le dynamisme de toute la structure de production, la Fédération et les producteurs ont plongé dans l\u2019économique.Les plans conjoints, la coopération (fondation de deux coopératives régionales), la mutualité (assurance), les caisses, les outils créés-par les agriculteurs ne manquent pas.S\u2019ils se sont plus ou moins autonomisés il faut y voir un processus normal de croissance.Une mère qui ne craint pas l\u2019autonomie de ses rejetons.Au Saguenay-Lac St-Jean, la Fédération de l\u2019U PA a démontré la possibilité pour tous ces organismes de vivre en harmonie, de respecter les champs de compétence mutuelle.L\u2019UPA assume pleinement son rôle au niveau de l\u2019orientation générale.L\u2019exemple ainsi tracé démontre la faisabilité de s\u2019accommoder de chacun des organismes et ce pour le plus grand bien des agriculteurs.Par ailleurs, le service d\u2019impôt et de comptabilité est très développé.Il fait la vérification des livres de coopératives, la comptabilité des agriculteurs et des travailleurs forestiers.Douze personnes y travaillent à temps plein.Le Centre régional des jeunes agriculteurs (CRJA) regroupe les jeunes de la région depuis dix ans.Il s\u2019occupe d\u2019éducation et de formation des fils et filles d\u2019agriculteurs établis ou en voie d\u2019établissement.À Alma, le secondaire et le collégial forment des exploitants agricoles.L\u2019UPA mène actuellement une campagne d\u2019information dans le but d\u2019inviter les fils d\u2019agriculteurs à suivre ces cours.De ces quelques considérations, on peut conclure que les agriculteurs ont vu le développement régional dans une perspective globale.Ils veulent produire et transformer dans la région de façon à maintenir un taux d\u2019emploi rural et forestier satisfaisant.L\u2019isolement relatif les a obligés à prendre en main le développement contre deux tendances qui se manifestaient: la provincialisation et la \u2018paroissialisa-tion'.C\u2019était ni plus ni moins une question de survie.FÉDÉRATION DU SAGUENAY LAC ST-JEAN LES EQUIPEMENTS RSEQT INC.* tr*z I ^ A l\u2019occasion du 8ième anniversaire de la distribution des Tractor Universal au Québec, les compagnies Universal tractor et Les équipements Ascot inc., sont heureux de vous offrir les programmes d\u2019achat suivants: 1er choix: CABINE SÉCURITAIRE ASCOT (prix de détail suggéré: $1,875) GRATUITE 2ième choix: REMBOURSEMENT TEUR A PARTIR DE LA JUSQU\u2019AU 1er MARS 1981.D\u2019INTÉRÊTS À L\u2019ACHÇ- DATE D\u2019ACHAT Ces programmes sont en vigueur à partir du 15 juil-let 1980 /usqu'au 31 août 1980 ou jusqu\u2019à l\u2019écoulement des Inventaires actuels.44.5 h.p.prise de force, aussi dlsponl- Le tracteur FIAT UNIVERSAL Modèle 445, ble dans les modèles 445DT, DTC, DTE.Parce que: 1\u2014\tC'est celui qu'on achète pour soi et que toute la lamille utilise.2\u2014\tC'est un tracteur diesel 3 cylindres éprouvé, qui limite l'emploi de carburant et permet de pratiquer l'économie d\u2019énergie.3\u2014\tConception des plus modernes: moteur diesel 3 cylindres, transmission de 12 vitesses avant et 3 arriére, prise de force indépendante et synchronisée avec les roues arrière, système hydraulique avec contrôle automatique de position et d'effort, différentiel avant central avec réducteurs planétaires, conduite hydrostatique, siège de luxe ajustable.4\u2014\tAvec le tracteur FIAT UNIVERSAL 445DTC vous obtenez jusqu'à 40% plus de traction dans les champs.15% plus de traction sur les surfaces pavées qu'avec les tracteurs conventionnels à deux roues motrices.5\u2014\tIl vous coûte moins cher parce que la compagnie ASCOT réalise les économies suivantes pour vous: \u2014\tpas d'échange d'argent à payer car ASCOT achète directement du manufacturier européen sans passer par un intermédiaire américain \u2014\ten assemblant ses tracteurs au Québec.ASCOT réduit ses coûts de transport de 75% et il n'y a pas de frais de douanes.LES EQUIPEMENTS ASCOT INC.1138 Route 220, St-Élle d\u2019Orford, (Sherbrooke) Qué.JOB2SO I Je désire des informations sur les modèles de 1 Nom - HP, à roues motrices.Adresse I Ville Prov.Code postal _ Tél.; PAGE 6- LA TERRE DE CHEZ NOUS.24 JUILLET 1980 Les hommes et la politique au Québec Une chronique de Marc Saint-Pierre L'une des doléances qui revient souvent dans la conversation des producteurs agricoles du Québec et notamment les éleveurs est le coût élevé des grains et des moulées.Bien sûr, la hausse du prix des intrants en général et surtout celui des moulées est susceptible de provoquer quelque coupe sombre dans les bénéfices des producteurs par les temps qui courent.Néanmoins, jusqu'à tout récemment, les éleveurs pouvaient se dire en matière de consolation que les temps étaient durs pour quiconque et que les règles de la compétition nivelaient les chances dans une certaine mesure.Il semble bien que ce ne soit plus le cas.Il y a quelques semaines, l\u2019économiste Mario Dumais, de l\u2019Union des producteurs agricoles, indiquait dans la Terre de Chez Nous que les Québécois avaient perdu l\u2019équité en matière de grains de provende.Le ministre québécois de l\u2019Agriculture, Jean Garon, vient de faire entendre un pareil son de cloche.À Toronto, où il participait à la conférence annuelle des ministres canadiens de l\u2019Agriculture, M.Garon a soutenu que c\u2019en est fait de l\u2019équité depuis la mise en place des restrictions par la Commission canadienne du blé sur les ventes de céréales.De l\u2019avis du ministre,les restrictions de la CCB ont eu des effets néfastes sur \u2018l'industrie de l\u2019élevage au Québec.D\u2019août 1979 à avril 1980, a indiqué le porte-parole du Québec, les livraisons de céréales sur le marché libre ont diminué de 38 pour 100 par rapport à la période équivalente l\u2019année précédente.Dans le même temps, le prix des céréales sur le marché libre, qui était de S10 à S20 moins élevé la tonne que sur le marché contrôlé par la commission, s\u2019est accru très rapidement pour dépasser celui de la commission de plus de S5.00, du moins pour la période de février à avril 1980.Toutefois, de l'avis du ministre, il continue d'exister dans les Prairies un marché interne échappant totalement au contrôle de la CCB dont les prix sont de S10 à S18 la tonne moins élevés que ceux payés pour les céréales livrées à Montréal.Bref, l\u2019équité a pris le bord.Mais ce n\u2019est pas tout.Selon le ministre Garon, la CCB a l\u2019intention d\u2019instaurer un contrôle encore plus sévère sur le commerce des céréales au Canada.Il demeure possible en effet que l\u2019organisme, qui relève du gouvernement fédéral, devienne le seul vendeur de céréales entrant dans le système canadien de commercialisa- Des oeufs plus \u201cnaturels\u201d L\u2019alimentation naturelle a atteint le secteur de l\u2019oeuf aux États-Unis.Un producteur du Maryland, par exemple, qui élève ses 12,000 pondeuses au sol, les nourrit au grain et n\u2019utilise aucun antibiotique, ne parvient pas à satisfaire la demande locale même s\u2019il vend ses oeufs à un prix nettement supérieur à celui du marché régulier.Un oeuf par jour Le professeur Harold Biellier est parvenu à obtenir d\u2019une pondeuse un rendement d\u2019un oeuf par jour pendant 448 jours consécutifs.Il a atteint ce résultat en portant le taux de ponte à 107% au cours des 112 premiers jours de ponte, alors que le cycle naturel de 24 heures avait artificiellement été ramené à 22 heures.Il croit que ses \u201csuper-poules\u201d lui permettront de sélectionner des lignées de pondeuses livrant leur oeuf par jour.Celles-ci pondraient ainsi 30 douzaines par minée comparativement aux 22,5 qu\u2019on estime présentement devenues usuelles.Les éleveurs québécois bien coincés tion.Cela équivaudrait à une disparition pure et simple du marché libre et laisserait les éleveurs québécois avec une seule source d\u2019approvisionnement pour leurs céréales en dehors du Québec.Avant 1974, avant que ne soit établi le principe de l'équité à la suite d\u2019une longue lutte de l\u2019UPA et d\u2019organismes intéressés au commerce des céréales, les Québécois payaient souvent leurs grains plus chers que les Russes ou les Chinois! Du fédéralisme rentable, quoi, rentable pour les gens de l\u2019Ouest.La CCB a beau jeu.Les éleveurs québécois sont coincés d\u2019une part entre la réglementation fédérale obligeant tout consommateur canadien de grain, sauf le maïs, à s\u2019approvisionner au Canada et, d\u2019autre part, les restrictions de la Commission canadienne du blé.L\u2019an dernier, à pareille date à St.Andrew\u2019s, au Nouveau-Brunswick, lors de la conférence annuelle des ministres de l\u2019Agriculture, le ministre Garon avait obtenu l\u2019appui de huit provinces à l\u2019effet d\u2019établir un moratoire sur la nouvelle politique de la CCB devant entrer en vigueur le 1er août 1979.Cet appui théorique n\u2019a rien donné.Cette fois, à Toronto, le ministre Garon a proposé que les Québécois aient le droit de s'approvisionner sur les marchés internationaux en dehors du contrôle de la CCB.Qu'Ottawa l\u2019entende! DISTRIBUTEURS DEMANDÉS POUR LE QUÉBEC Système MAPLEPOWER Système fabriqué au Québec pour la cueillette de la sève d\u2019érable.Garantie de 20 ans sur les tuyaux MAPLEPOWER (MC), offerts à des prix concurrentiels.20 millions de pieds ont été vendus jusqu\u2019ici.Nous voulons établir la distribution immédiate dans le Québec.Écrire à C.P.355, LA TERRE DE CHEZ NOUS, 515 avenue Viger, Montréal H2L 2P2.f\" UN NOM À RETENIR.IrcFsiltec inc.Beloeil (514) 467-3348 \u2022 Québec (418) 831-7620 \u2022 Sans frais: 1 (800) 361-7063 Venez nous rencontrer à l\u2019Expo de St-Hyacinthe le 28 juillet 80 V z= rr=3 S I © 1 ) Capacité variant de 125 à 5000 pl.eu.© , nfc \" ¦ Des silos de qualité supérieure à des prix très compétitifs.Capacité de 1195 à 134160 bols seaux.-'X.\u2019J- Jolnts étanches.Le coupe-brise de butyle est scellé sous pression dans chaque Joint, puis renforcé de boutons de 3/a\" de diamètre, bannissant l\u2019humldlté et les Insectes.Parois gaufrées.Les doubles ondulations accentuent la solidité, et empêchent le contenu de coller sur les parois.Panneaux galvanisés à zinc antirouille, formés avec précision pour bien s'ajuster.- ,.v, F r Blocage d'avant-tolt.Toiture el parois sont bien liés en un tout, permettant de remplir le silo au maximum (la pente du toit est la même que celle du contenu s'il est déversé par le centre).Raccord Incurvé d'avant-tolt.Maximum d'étanchéité, plus de solidité, plus de résistance au vent.Panneaux de toiture retenus solidement et à demeure par des boulons de s\" de diamètre.\\ \t\t CO\t\t.CM\t\t CM\t\t3 LU\t\t H\t\t CE\t\t TRANS CANADIENNE QUE, SORTIE 112 RICHELIEU- © TYPE VILLA: Idéal pour villa, garage, petit atelier, bureau, ou autres usages.Portée de 25 pieds.VILLE ET CAMPAGNE: Robuste bètlment â toutes lins, voué è bien des applications.Unités courantes de 25 et 35 pieds de largeur, avec hauteur du plafond de 10, 12 et 14 pieds, au choix.BÂTIMENT CONVEXE: Pour fins d'entreposage, ou autres.Montage économique sans charpente.Largeur de 40 é 200' sans piller.Autres bâtisses à toit plat |usqu'à 300 pieds.ENTREPÔT ECONOMIQUE: Pour la machinerie, los céréales et les légumes en vrac, pour matériaux el autres produits.Largeur: 38', 40', 51', 68' Hauteur: 14', 17', 18', 23' Veuillez me renseigner sur: £ NOM ___ ADRESSE VILLE _ .PROV.CODE POSTAL lu TEL.: trcFsiltcc 1475 BOUL.DE L\u2019INDUSTRIE BELOEIL, P.Q., J3G 4S5 inc.24 JUILLET 1980, LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 7 ^ aGouVMrwment du Quûbuc Ministère de ('Agriculture, de» Pêcheries et de l'Alêne nlslkjn sm.'JS!*?WWmm- ; 'X } rr.> ijî, .*¦< v m ' Semaine de sécurité agricole, du 25 au 31 juillet Une imprudence pèut coûter cher sur la ferme Par Anne Thibault Il arrive que certains agriculteurs doivent payer cher pour avoir pris des risques au moment de l\u2019utilisation de machines agricoles.La mort, la perte d\u2019un membre ou une invalidité permanente sont des tragédies qui pourraient, la plupart du temps, facilement être évitées.Personne n\u2019est à l\u2019abri des accidents, surtout pas sur une ferme où tout est extrêmement mécanisé.S\u2019il est vrai qu\u2019être agriculteur comporte des risques, certains en prennent inutilement.À l\u2019occasion de la semaine de sécurité agricole qui se déroule du 25 au 31 Juillet, nous sommes allés recueillir des té- Echaudé par ses mésaventures sur up tracteur, Guy Vigneault de Plessisville vérifie désormais toute la machinerie dont il se servira au cours de la journée.Avant d\u2019effectuer une réparation, il prend le temps d\u2019arrêter le moteur afin de ne prendre aucun risque inutile.photo Anne Thibault moignages d\u2019agriculteurs du comté de Bellechasse et de la région des Bols-Francs qui, à cause d\u2019une imprudence, ont mis leur vie en danger.Négligence, imprudence: principales causes d\u2019accidents Les agriculteurs que nous avons rencontrés nous ont tous affirmé que la majorité des accidents agricoles sont dus à une négligence, un manque d\u2019attention et à une trop grande précipitation dans l\u2019exécution d\u2019un travail.Guy Vigneault, agriculteur du 11e rang de Plessisville, a été victime de sa propre négligence.Trois fois dans le même été, le boulon qui attache la boite à ensilage au tracteur, s\u2019est détaché puisqu\u2019il n\u2019était pas solidement fixé.Les deux premières fois, Guy réussit à arrêter la boîte en freinant brusquement.Mais la troisième fois, alors qu\u2019il descendait une pente abrupte, la boîte à ensilage passe pardessus les roues du tracteur et vint lui coincer la jambe.Il s\u2019en tira avec un pied cassé mais depuis, il vérifie toujours la machine avant de l\u2019utiliser.Au Québec, les agriculteurs sont pressés par le temps, la température et l\u2019énorme charge de travail à abattre, ils se hâtent donc pour terminer avant la pluie ou la tombée de la nuit et c\u2019est à ce moment, lorsque la précipitation est trop grande, que survient l\u2019accident.Pour sauver du temps, on voit souvent des agriculteurs laisser fonctionner le souffleur à ensilage pendant qu\u2019ils vont chercher un voyage au champ, surcharger un tracteur risquant ainsi de le faire capoter et omettre de replacer les gardes de sécurité sur les prises de force.Enfin, un agriculteur nous a dit posséder des échelles pour les fosses à purin et ne pas avoir le temps de les y installer! Les silos: des endroits très dangereux Plusieurs personnes ignorent que les silos utilisés pour conserver l\u2019ensilage de foin et de maïs renferment des gaz qui sont mortels.Joseph Leblanc, propriétaire d\u2019une ferme laitière à Saint-Anselme, l\u2019ignorait lui aussi.Sans avoir fait fonctionner le souffleur et sans aucune ventilation, Joseph Leblanc monta dans le silo afin d\u2019enlever l\u2019ensilage pourri.Il sentit la forte odeur irritante dégagée par les gaz mais il continua son travail sans trop s\u2019en préoccuper.Très vite, il ressentit une sensation de brûlure au nez et à la gorge et une grande difficulté à respirer.Intoxiqué par les gaz d\u2019ensilage, monsieur Leblanc dut passer dix jours à l\u2019hôpital.Une aventure semblable est arrivée à André Brassard, agriculteur de Plessisville.Il se souvient d\u2019être descendu dans la chute du silo puis, plus rien.Il se réveilla étendu dans sa cour ne se rappelant de rien.Tous deux ont conscience que cet accident aurait pu leur être fatal.Aussi, au-cun'des deux ne retourne dans un silo sans l\u2019avoir ventilé auparavant.Les enfants sont impliqués dans plus de 20% des accidents.Les statistiques révèlent que les enfants de dix ans et moins sont impliqués dans plus de 20% des accidents survenus à la ferme.Plus vite que l\u2019éclair, les enfants échappent facilement à la surveillance des parents et c\u2019est lorsque l\u2019on s\u2019y attend le moins qu\u2019ils surgissent du champ que l\u2019on est à faucher! Même s\u2019il lui est arrivé plusieurs mésaventures, André Brassard dit n\u2019avoir eu vraiment peur qu\u2019une seule fois.C\u2019était le 5 octobre 1975, alors que son fils, âgé de cinq ans, réussit à grimper sur le foin accumulé dans la boîte à ensilage.André, qui travaillait près de la machine, n\u2019a pas eu le temps, en attendant les cris de l\u2019enfant, d\u2019arrêter le moteur.Entraîné par le mécanisme, l\u2019enfant passa entre les deux rangées de pics «r*u sa Joseph Leblanc, producteur laitier de Saint-Anselme, indique l\u2019entrée du silo dans lequel il a risqué sa vie.S\u2019il avait fait fonctionner le souffleur et s\u2019il avait ouvert cette porte pour permettre une bonne ventilation, l\u2019accident ne serait pas arrivé.\tphoto Pierre Bedard acérés.Extrêmement chanceux, il s\u2019en est sorti vivant mais il s\u2019en fallut de peu pour que cette mésaventure ne lui coûte la vie.Pour sa part, Gérard Dutil, agriculteur de Saint-Anselme et père de sept enfants, a eu un accident causé involontairement, bien sûr, par son fils.Gérard qui voulait faire démarrer manuellement sa moissonneuse-batteuse était beaucoup trop absorbé par son travail pour faire attention à son fils, alors âgé de quatre PAGE 8 \u2014 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 24 JL) ILLET 1980 ans, qui jouait sur le tracteur.Sans s\u2019en rendre compte, le petit avait embrayé le moteur et poussé le bras de vitesse au maximum.Avant que Gérard ne puisse réagir, le tracteur qu\u2019il venait de faire démarrer manuellement, s'élança, le renversa et lui écrasa la jambe et le bras gauche.Les séquelles de cet accident font que Gérard souffre aujourd'hui de rhumatisme.En général, les adolescents sont téméraires et parlent plutôt de leurs exploits sur le tracteur que de prudence.Néanmoins, ceux qui ont vu des accidents ou qui connaissent une personne qui a été blessée à la suite d'une imprudence, sont plus conscients du danger.Jean-Pierre Baril, fils de Gilles Baril de Plessisville, se souvient comment son frère s'est fait prendre la jambe dans la désileuse alors qu\u2019il voulait la débloquer.Depuis cet accident, les frères Baril coupent le moteur de toute machine qui demande une réparation.Les fils de Fernand Vigneault, qui ont vu leur père perdre une main dans une faucheuse, prennent, depuis ce temps, les de sécurité nécessaires pour éviter tout autre accident.Tous devraient en faire autant.t»jk*L ümifc ijaüraMfüu \t11\t\u2014\u2019 î\tî 11 » [ J, *rT'\t\"m 'î i\u2014î\t\u2014-Vl ' * \t I\t! Il\tH™rf\t1 ^\t \til \"T VT\tC \u2019f\t\tr î j\tM \u2022 ; 1 L\t.J\t\t?n\t \tU yZXJ&tn\t\trr Le bruit des machines agricoles peut être dangereux pour les opérateurs et il peut entraîner la perte progressive de l\u2019ouïe, allant môme jusqu\u2019à la surdité permanente.Il est donc recommandé de porter un appareil anti-bruit comme le fait Emmanuel de B lie, à gauche sur la photo.Ce jeune stagiaire français qui travaille présentement chez Gaspard Vigneault de Plessisville, est obligé de porter cet appareil qui lui rend supportable le bruit de l\u2019ensileuse près de laquelle il travaille en compagnie d\u2019un employé.\tphoto Anne Thibault À la ferme, la négligence provoque des accidents A la ferme, d'impardonnables accidents surviennent par imprudence, manque d\u2019attention ou tout simplement par négligence.Pourtant, la plupart de ces accidents pourraient être évités en appliquant les règles élémentaires de sécurité agricole.A l\u2019occasion de la Semaine de sécurité agricole, qui se déroule du 25 au 31 juillet, le ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation invite les agriculteurs à être vigilants, plus particuliérement pendant la saison estivale, période d'intense activité agricole.Même lorsqu\u2019on y est habitué, la manipulation des tracteurs, des animaux ou des pesticides reste dangereuse et le travail dans les silos ou les fosses à purin est un risque à chaque fois que l'on y pénétre.La témérité des jeunes et les mauvaises habitudes des moins jeunes provoquent des accidents graves, souvent mortels.Prévenez les accidents dont vous pourriez être responsable Le tracteur est impliqué dans plus de 78% des accidents mortels dus à I outillage agricole.Afin de prévenir ces accidents, toute machine agricole doit être operôe par des personnes expérimentées qui devront prendre certaines précautions indispensables.Un tracteur muni d\u2019un cadre protecteur ou d\u2019une machine résistante et une ceinture de sécurité bouclee vous protégeront en cas de capotage.Des prises de force couvertes d'un garde protecteur et des machines régulièrement vérifiées sont des mesures de sécurité qui diminuent considérablement les risques d'accidents.Toujours arrêter le moteur avant d\u2019etfectuer-une réparation ou toute vérification et ne jamais prendre de passager sur le trac- teur sont également des règles élémentaires de sécurité qu'on a malheureusement tendance à oublier trop souvent.Lorsque vous engagez de la jeune main-d'oeuvre, assurez-vous qu\u2019elle possède l\u2019expérience requise pour conduire un tracteur; sinon il faut prendre le temps de lui donner la formation nécessaire.Les herbicides, insecticides, fongicides et pesticides sont des produits dangereux qui doivent être utilisés avec discernement.Avant d'appliquer ces produits chimiques, assurez-vous d'abord qu'il ne vente pas, portez des vêtements protecteurs et des gants de caoutchouc, lisez attentivement les instructions et suivez les recommandations prescrites par le fabricant.Une fois le travail terminé, ne jetez pas les contenants vides dans le fossé ou dans tout autre endroit qui permettrait au liquide de s'échapper.Cela risquerait de contaminer les aliments du bétail, ou l\u2019eau.En outre, si pour une raison quelconque vous devez monter dans un silo pendant la période critique, c\u2019est-à-dire immédiatement après l'ensilage, il faut d\u2019abord faire fonctionner le souffleur d'ensilage pendant au moins 20 à 30 minutes avant d y pénétrer et tout le temps qu'il y a quelqu'un à l\u2019intérieur.Attachez-vous à l\u2019aide d\u2019un câble que vous laisserez pendre dans la chute jusqu'au bas du silo et assurez-vous de la présence d'au moins deux personnes à l'extérieur.De plus, il est recommandé de laisser les portes ouvertes et d'égaliser la surface de l'ensilage dès la fin du remplissage du silo.Poser une affiche, près de l\u2019échelle, interdisant l'accès au silo et spécifier la présence des gaz mortels constitue non seulement une mesure de prévention, mais c'est aussi un acte de civisme. Rédige en collaboration par le Service de l'information du ministère de l'Agriculture des Pêcheries et de t Alimentation Agriculture/ Information \u2022\tResponsable André P chard \u2022\tReproduction autorisée en oonr.io! cr Basée sur l\u2019aquiculture Une méthode révolutionnaire de production du gazon Le colloque international sur les pelouses, tenu dans le cadre des Floralies de Montréal, sous la direction de M.Jean-Guy Richer, président de l\u2019Association des producteurs de gazon du Québec, a permis à l'assistance d\u2019en connaître plus long sur une fulgurante méthode de production de gazon connue sous le nom de \u201cTANA GRASS\u201d.Né en Angleterre il y a quelques années à peine ce procédé, basé sur l\u2019aquiculture ou hydro-culture, a depuis lors totalement révolutionné les coutumes européennes.Plus est, cette méthode peut facilement être utilisée au Canada où elle permettrait de faire gagner de quatre à huit semaines sur la saison des semailles, laquelle est généralement re- tardée par la longueur et la rigueur de nos hivers.Cet éloquent exposé du procédé \"Tana Grass\" a été fait par M.Jacques Boulanger-Français, architecte de jardins et du paysage, de Belgique.La base de ce procédé révolutionnaire est évidemment l'eau.Cette dernière est logée dans des couloirs longitudinaux d'un mètre de largeur sur quelque 8 à 10 cm de profondeur.Un film plastique permet d'obtenir une étanchéité totale.Les canaux sont remplis d\u2019eau (5 cm).À la surface de l\u2019eau, il faut épandre un mélange, à parts égales, de tourbe bactéri-sée neutre et de mousse d\u2019urée formaldehyde ou de polystyrène expansé.Sur ce mélange flottant est déroulé un tissu synthétique qui assurera la liaison entre le support et les graines semées en cou- Le colloque international sur les pelouses, tenu le 8 juillet dans le cadre des Floralies de Montréal, a cerné tous les problèmes relatifs à ce secteur.On remarque sur la photo ci-dessus, MM.Jack Eggens, de l\u2019Université de Guelph, en Ontario, le Dr Clay Switzer, doyen du Collège de l\u2019agriculture de l\u2019Ontario, Jean-Guy Richer, président de l\u2019Association des producteurs de gazon du Québec, qui présidait le colloque, Paul Ricke, de l\u2019Université de l\u2019Etat du Michigan et John K.Campbell, exgérant du club de golf de St-Andrews, en Ecosse.(Photo: Editeur officiel du Québec) IIIIIIIIIUIIUIIIIIIII iiillllHlIlllllllllllllllHIIIIIIIUIUUUIIIIIII AVERTISSEMENTS PHYTOSANITAIRES RÉSEAU MAÏS-CÉRÉALES La pyrale du maïs Dates du traitement Les papillons de la pyrale du maïs ont commencé à déposer leurs oeufs dans plusieurs régions du Québec.Puisque le producteur de maïs-grain n'effectue qu'un seul traitement insecticide contre cet insecte, il est important qu'il le fasse au moment précis où le maximum de larves de la pyrale se trouve sur le feuillage.Cette année les dates de traitement sont les suivantes: \u2014\tle 25 juillet pour les régions de Saint-Hyacinthe, de Châteauguay et de l'Ile-Jésus; \u2014\tle 30 juillet pour les régions de Nico-let, de l'Assomption et de Buckingham \u2014\tle 4 août pour les régions de Trois-Rivières et de Québec.Description du traitement Les insecticides recommandés et la dose à l'acre sont: Furadan 4.8 F (16 onces) Sevin 50W (3 livres), Sevin 85W (2 livres), Lannate 2 L (37 onces) et Dylox 80 SP (30 onces).Justification du traitement Il est recommandable d'effectuer l\u2019un des traitements décrits ci-dessus, si on prévoit que la pyrale peut attaquer 30% et plus des plants.Les producteurs, avant de décider d\u2019une intervention chimique, doivent vérifier les critères suivants: a)\tQuelques jours avant la date du traitement, vérifier la présence sur le feuillage de petits trous (criblures) de la grosseur d\u2019une tète d\u2019épingle, d\u2019excréments (sciures de bols) sur les tiges, de panicules (croix) affaiblies ou brisées.2 à 5% de plants avec ces premiers symptômes signifient la présence de nombreuses larves qui pourraient attaquer plus de 30% des plants de maïs-grain.b)\tSi pendant les 15 jours avant les dates du traitement il y a plus de 5 à 7 nuits avec des températures minima supérieures à 15° C, et si l'humidité est élevée et le temps calme, le danger d'une épidémie est presque certain.IMPORTANT Tous ces insecticides, sauf le Dylox, sont très toxiques pour les abeilles.Traiter en fin de journée et être prudent près, des champs en fleurs.Le Furadan et le Lannate sont très toxiques pour les humains.Porter des gants, masque et lunettes protectrices.verture.Les plates-bandes ensemencées sont recouvertes d'abris en forme de tunnels.Trois semaines après le semis, la \"ga-zonnière\u201d est généralement exploitable.Les tapis gazonnés sont alors enroulés autour d\u2019un support et livrés au client qui, bien entendu, aura préalablement préparé son terrain en conséquence.Selon les conditions atmosphériques, l'acquéreur de cette toison de verdure pourra procéder à la première tonte quelque trois semaines plus tard.MISE AU POINT Le Dr Clay Switzer, doyen du Collège de l'agriculture de l'Ontario, à Guelph, a tenu à réfuter certaines rumeurs touchant l'herbicide 2-4-D.\"Lorsque cet herbicide est employé selon les recommandations prescrites.Il ne peut être nocif que pour les plantes contre lesquelles on veut lutter.Il ne présente donc pas de danger pour les humains et les animaux\" d'affirmer le conférencier.Le Dr Switzer, qui s'est principalement arrêté sur la lutte contre les mauvaises herbes, a fortement incité son auditoire à se familiariser avec les herbicides et à suivre rigoureusement les Instructions touchant leur utilisation.Il a conseillé la pulvérisation en mai ou septembre.Date limite d\u2019adhésion: 1er septembre 1980 Assurance-stabilisation des porcelets La Commission administrative des régimes d\u2019assurance-stabilisation des revenus agricoles (CARASRA) désire informer les éleveurs qui ne sont pas déjà inscrits au régime d'assurance-stabilisation des porcelets qu'ils ont jusqu\u2019au 1er septembre pour y adhérer.Le taux de cotisation pour l\u2019année de participation 1980-1981 est fixé à 12,50$ par truie.Il est à souligner que pour obtenir le niveau de prix garanti, une indexation des coûts de production est calculée à chaque année.De plus, le prix qui est utilisé pour fins de compensation est la moyenne annuelle pondérée des prix du porcelet ayant prévalu au Québec.La Commission vous invite donc à communiquer avec elle à l\u2019adresse suivante afin que vous puissiez bénéficier des avantages du régime: 200-A chemin Sainte-Foy, 10ième étage, Québec, G1R 4X6 TOUS L\u2019ABRI land Bergeron Parmi les programmes d'assurance offerts par la Régie de l'assurance-récolte du Québec, vous vous souvenez sans doute de celui qu\u2019on avait intitulé notre programme \"ANTIGEL\u201d.Cette expression veut bien dire ce qu\u2019elle dit et lorsque nous avions réussi à la trouver nous en étions fier.Inutile de vous rappeler que ce programme \"ANTIGEL\" s\u2019applique aux légumineuses, c'est-à-dire aux luzernières de première, deuxième et troisième années et aux prairies de trèfle de première année et doit être souscrit avant le 1er novembre de chaque année pour obtenir la protection contre le gel d'hiver pour la saison qui vient.Tous savent qu'il est dispendieux d\u2019implanter une belle luzernière et que, passé le risque de gel de la première année, on sent beaucoup de soulagement chez l'exploitant qui s'adonne à cette culture.C\u2019est pourquoi il existe une assurance qui vient minimiser ce risque toujours imminent du gel d\u2019hiver.Ce programme est à mon sens le programme \"Cadillac\" de la Régie; Il a été conçu et réalisé pour faire comme un gant aux producteurs et c\u2019est pourquoi les producteurs répondent bien.Nous n\u2019avons qu'à regarder les résultats de la campagne de vente de l\u2019année '80 pour se rendre compte que les agriculteurs comprennent bien le programme et le considèrent comme un outil de protection indispensable.Les 550 producteurs qui ont payé une prime de 162,423,94$, ce qui représente une valeur assurée de plus de 1 million 2$ pour une superficie totale de 6,180 hectares, en sont une preuve réelle.Que s'est-il passé cet hiver?La neige ayant été beaucoup moins abondante, plusieurs ont craint pour leurs prairies et à plus forte raison ceux qui avaient des luzernières.Devant ces conditions climatiques pénibles, nous nous sommes retrouvés au printemps avec des avis de dommages en grand nombre et les constatations ont révélé des dégâts Importants.Parmi les 542 assurés, 235 ont effectué des travaux urgents et ont reçu une compensation pour ce faire de plus de 95,000$ et 226 ont procédé à des abandons réglementaires, c\u2019est-à-dire que devant l\u2019importance des dégâts, rien ne pouvait être fait si bien que la Régie a versé plus de 257,000$.Au total plus de 350,000$ versés en indemnités à quelque 369 producteurs qui avaient fait confiance à la protection offerte par l'Assurance-récolte.Un producteur de luzerne et non le moindre m\u2019affirmait: \u201cSi je n'avais pas l\u2019assurance-récolte dans mes luzernières je n\u2019aurais plus les moyens de m'adonner à cette culture qui pour moi est de première importance.\" Voilà un témoignage qui démontre bien l'utilité et la nécessité de notre programme.C\u2019est devant ce genre de témoignage que nous nous rendons compte que l'assurance-récolte est faite pour le cultivateur \"homme de progrès\".Fait important à noter, au moment où vous lirez ces lignes, ces montants d'indemnités auront déjà été tous versés aux producteurs.\u2018;:l; V 1(t \u2022 WW H m 24 JUILLET 1980.LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 9 L\u2019Abitibi-Témiscamingue, favorable à l'élevage bovin Si le climat nordique de l\u2019Abitibi-Témiscamingue peut limiter la diversité des productions traditionnelles qu\u2019on y fait, il permet cependant la culture d\u2019herbage.Un projet de recherche mené en Ontario dans le district de Té-miscamingue près de la frontière québécoise a en effet démontré qu\u2019un hectare de pâturage peut produire 325 kg de viande bovine au poids vif (soit 300 livres à l\u2019acre).Ceci confirme encore une fois la productivité potentielle de cette région.De plus, il pourrait y avoir aussi un développement plus grand de la culture de certaines céréales pour compléter l\u2019alimentation des bovins.La combinaison de ces éléments (pâturage plus productif et culture de céréales) pourrait rentabiliser la production de viande dans cette région.Présentement, les producteurs du Nord-ouest québécois vendent surtout des bouvillons d\u2019embouche à l\u2019automne et ceux-ci sont engraissés plus au sud.Si on pouvait augmenter de façon appréciable la productivité des pâturages, il ne serait pas illusoire de penser que l\u2019Abitibi devienne une de nos grandes régions pour la production de viande bovine.Remise du trophée de présentation chez les jeunes, M.René Hardy, président provincial de l'Association remet le trophée à Linda Desmarais, représentante du club de Richmond; Sylvain Boisclair du club des Bois-Francs et François Drolet du club de Portneuf respectivement deuxième et troisième.À droite, les juges pour le concours: David Crack et Yvon Chagnon.Le pique-nique annuel Holstein Encore cette année, le pique-nique annuel de l\u2019Association Holstein du Canada, section Québec, fut des plus réussi.Il s\u2019est tenu â la ferme de M.Kené Hardy de St-Antoine-des-Lau-rentides le six juillet.Le club Holstein des Laurentides et la famille Hardy recevraient les éleveurs du Québec.Le troupeau Hardy comprend 175 têtes sur une ferme de 500 acres en Brevets d\u2019invention Marques de Commerce ROBIC,ROBIC ET ASSOCIÉS 1514 DOCTEUR PENFIELD MONTRÉAL, H3G 1X5 TÉL.: 934-0272 culture.La journée a, comme il est de coutume, commencé par les mots de bienvenue du président.Ensuite, on tint les compétitions.Le trophée MacLeod pour le jugement de quatre sujets, est allé au club des Bois-Francs dont les juges étaient André Laroche, Marc Comtois et Gilles Tourigny.M.Denis Vallée de Ni-colet a remporté le trophée Georges-Rolland Gladu pour la présentât^ .d\u2019un animal pour les adultes.Lim t Desmarais s\u2019est classée première chc,.les jeunes.Ce lu^ ensuite'la messe et le pique-nique.L\u2019après-midi débuta par la présentation de la famille de l\u2019hôte et se poursuivit par une parade des bêtes de la ferme.M.Jean Garon, ministre de l\u2019Agriculture, a passé l\u2019après-midi en compagnie des éleveurs.Le pique-nique annuel est un événement fort apprécié des éleveurs Holstein car il allie détente et concours plus sérieux.De nouveau, c\u2019est le temps de penser au aiia\"\"\"\u2019 HYDUMP JIFFY et BLO-DECK JIFFY L\u2019équipe qui vous aide à faire votre ensilage en toute facilité Nouveaux modèles améliorés pour 1980 Pour mieux vous renseigner, adressez cette annonce à JIM HARKNESS EQUIPMENT Distributeur et détaillant d'équipements agricoles de qualité Route 9, Harriston, Ont.NOG 1Z0 Tél: (519) 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de producteurs de lait, inscrite devant la Régie des marchés agricoles et visant à mettre fin à l'application des quatre plans conjoints existants pour les remplacer par l\u2019entrée en vigueur d\u2019un nouveau plan qui couvrirait l'ensemble des producteurs de lait au Québec, a été prise en délibéré par la Régie.Il faut s\u2019attendre, selon un porte-parole autorisé de l'organisme para-gouvernemental, à ce qu\u2019une décision soit prise \u201ctrès rapidement\u201d dans cette affaire, peut-être même d\u2019ici quelques jours.La dernière séance du 18 juillet aura permis d\u2019entendre les procureurs des différentes parties, en plus de la déposition d\u2019un mémoire par l'UPA.des représentations des producteurs laitiers Délisle de Nicolet, ainsi que celles de l\u2019Association des consommateurs du Canada, section Québec.Deux autres séances, tenues les 3 et 7 juillet, avaient permis l\u2019audition de quelques témoignages dont le principal fut celui de M.Jacques Boucher, président de la Fédération des producteurs de lait industriel du Québec (voir TCN du 10 juillet).Intervenant à la dernière minute, l\u2019Association des consommateurs aurait voulu que la Régie procède à une enquête sur l\u2019administration des plans conjoints.Cette requête devait finalement être rejetée par la R.M.A.puisqu\u2019elle ne cadrait pas avec l'objet limité des audiences qui étaient alors en cours.À la limite, le procureur de l\u2019Association, Me Jean-Claude Beau-champ, fut invité par la Régie à soumettre sa preuve et son argumentation par écrit aux diverses parties intéressées avant 17 heures, le 21 juillet, ce qu\u2019il n\u2019a pu produire en temps utile.Décès de la mère de M.Jocelyn Vigneux Nous apprenons avec regret le décès de Mme Antoinette Vigneux, de Sherbrooke.Elle était la mère de M.Jocelyn Vigneux, directeur adjoint au Service d'administration et de trésorerie de l'UPA, à Montréal.Les funérailles de Mme Vigneux ont eu lieu en l\u2019église Ste-Famille de Sherbrooke le 21 juillet.De là.le cortège s\u2019est rendu au cimetière de Wotton pour l'inhumation.Nos plus sincères condoléances à la famille Vigneux.La Holstein se vend bien Au cours des dernières ventes Holstein, on a assisté à une envolée des prix sans précédent.Il faut dire que les bêtes mises en vente étaient de qualité supérieure.Lors de la vente du troupeau De Bois Clair de M.Roger Soucy de St-Édouard de Lotbinière.le 31 mai dernier.M.Jacques Dubois de St-Flavien de Lotbinière a payé 37 000 S pour De Bois Clair Aztec Josée, classée excellente et née le 19 août 1974.M.Dubois a aussi acheté au prix de 17 000 S De Bois Clair Aztec Laura, classée très bonne.Les 91 sujets mis en vente ont rapporté une moyenne de 3 500 S par sujet.D\u2019autre part, la mise en vente du troupeau Beervern, propriété de John Beerwort de Brome a rapporté en moyenne 3 878 S par sujet.83 têtes furent mises en vente.M.René Hardy de St-Jérôme, président provincial de l\u2019Association Holstein, a fait la plus haute mise, soit 21 000 S pour Beervern Aztec Connie, née le 19 mars 1979 et classée très bonne.Une Holstein enregistrée ça vaut son pesant d\u2019or! Les procureurs des deux Fédérations.Me Claude Paquette et Bernard Bastien, se sont tour à tour appuyés sur la preuve pour réitérer l\u2019urgence d\u2019un nouveau plan conjoint unique ce, sans qu\u2019il soit nécessaire de recourir à un référendum.En substance, ils ont fait valoir que les ententes concernant la mise en marché provinciale du lait étaient le fruit d\u2019une concertation indéniable entre les principaux intervenants.Ils ont donc réclamé que la requête soit reçue et que la Régie recommande au Lieutenant-gouverneur en conseil l\u2019adoption du plan conjoint sans recours au référendum.De son côté, l\u2019UPA est venue appuyer le projet, comme l'avait lait le Conseil de la coopération laitière lors d\u2019une précédente séance.Les deux structures générale et spécialisée du syndicalisme agricole ont déjà procédé a la consultation nécessaire auprès des producteurs, rappelle le mémoire déposé par le président général.M.Pierre Gaudet.L.\u2019UPA s\u2019estime en conséquence bien fondée d\u2019intervenir en faveur de l\u2019éventuel plan unique.Elle ajoute que la tenue d'un référendum ne ferait somme toute que retarder la mise en place des mécanismes tant attendus pour réaliser la mise en marché ordonnée du lait au Québec.La luzerne: reine des plantes fourragères La luzerne est la plus populaire des plantes fourragères au Canada et dans le monde.Elle donne un produit très digestible et présente des qualités nutritives exceptionnelles.Cette légumineuse peut être consommée aux pâturages mêmes, transformée en foin ou ensilée: sous forme d'agglomérés déshydratés, elle sert également de compléments protéiques dans les rations des animaux.Intervention en faveur des syndicats de gestion Dans une lettre qu\u2019il faisait parvenir à M.Jean Garon, ministre de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation du Québec, le Conseil exécutif de l\u2019UPA demandait au ministre d\u2019accepter la mise en place des syndicats de gestion actuellement formés qui ont adressé une demande pour débuter leurs opérations.On sait que le ministre avait annoncé qu\u2019il limiterait à 15 le nombre de nouveaux syndicats pour l\u2019année 198(1-81.Il en existe présentement neuf et il y a 17 demandes.En terminant, le Conseil exécutif dit espérer qu\u2019il sera possible au ministre de répondre favorablement à cette demande afin de ne pas décevoir ceux qui avaient mis travail et espoir dans la formule.L\u2019automne est le temps idéal pour combattre le chiendent à l\u2019aide de Roundup®.to* >/ t.t S'L'v W*rtte.VteVwjui UrRt* Après la récolte, vous savez où sont vos pires infestations de chiendent Lorsque vous les voyez, songez à les détruire par un traitement d'automne à l'herbicide Roundup'-'\u2019' de Monsanto.Voici comment intégrer Roundup à votre programme d'automne.Retardez le labour pour laisser repousser le chiendent.Roundup agit sur le chiendent en croissance active qui a au moins 8\" de haut Le labour tronçonne simplement les mauvaises herbes.Roundup, au contraire, détruit le chiendent traité, y compris les racines, et il l'empêche de se répandre ou de repousser.Voilà ce qui rend payant de retarder\u2019votre labour d'automne jusqu'à ce que les mauvaises herbes soient prêtes à traiter au Roundup.Roundup peut détruire de 95% à 99% du chiendent.Pour obtenir une excellente répression du chiendent, appliquez Roundup avant la première gelée meurtrière pour les mauvaises herbes, et laissez l'herbicide agir sur les mauvaises herbes avant de labourer.Appliquez de bonnes pratiques de culture.Roundup n\u2019agit pas au-delà des mauvaises herbes.Roundup s'achemine partout où vont les mauvaises herbes, mais pas au-delà.C'est que Roundup agit à l'intérieur des mauvaises herbes, non pas dans le sol.Au printemps suivant, vous pouvez semer n'importe quelle culture que mentionne l'étiquette: mais, soja, blé, avoine, orge, pommes de terre ou fourrages.Attaquez le chiendent partout où vous le voyez.Rappelez-vous que l'automne est le meilleur moment de combattre le chiendent avec Roundup.Voyez votre marchand aujourd'hui même et renseignez-vous au sujet du nouveau contenant d'essai.Lisez et respectez toujours l'étiquette de Roundup.Roundup* est une marque déposée de la compagnie Monsanto.®Compagnie Monsanto, 1980.\tRCM-10-80-F Monsanto Canada Inc.Montréal, Toronto, Winnipeg, Regina, Calgary, Vancouver.Monsanto Jamais on n\u2019a vu de tel herbicide.24 JUILLET 1980, LA TER R E DE CH EZ NOUS - PAGE 11 Un géant industriel: Sa Chaîne coopérative du Saguenay par Renald BOURGEOIS w-.Wf/if / müA &BH1 Le Saguenay-Lac St-Jean a ses géants industriels.Il y a l\u2019Alcan et il y a Price, il y a aussi la Chaîne coopérative du Saguenay, un géant autochtone, né du sol et des gens qui l\u2019habitent pour favoriser le développement régional.Les agriculteurs du Saguenay-Lac St-Jean ont connu, il y a plus de trente ans des problèmes au niveau de la commercialisation de leurs produits et au niveau des approvisionnements pour leurs entreprises.L\u2019UPA régionale et les coopératives locales décidèrent d\u2019amorcer un mouvement de consolidation des entreprises existantes et de mise en place de nouveaux services selon les priorités que l\u2019on identifiait en cours de route.Le géant est né du désir bien légitime de voir se poursuivre le développement de l\u2019agriculture régionale.Aujourd'hui, on la donne en modèle à ceux qui veulent étudier le dynamisme régional et la coopération.La Chaîne a son siège social à St-Bruno, à peu près au centre de cette vaste région.Mais la décentralisation est pour elle chose importante, aussi maintient-elle des places d'affaire tout autour du Lac et le long du Saguenay.Elle offre tous les services dont les agriculteurs peuvent avoir besoin.L\u2019an dernier, un chiffre d\u2019affaire de près de 100S millions, trois mille sociétaires dont 1600 agriculteurs et presque autant de forestiers, car il faut dire qu\u2019en 1973 la CCS entrait de plain-pied dans l\u2019exploitation d\u2019une deuxième ressource naturelle importante, le bois.L'achat d\u2019une usine de sciage située à Notre-Dame-de-la-Doré marquait une étape importante dans l'histoire de la coopérative agricole.Aujourd\u2019hui, on peut dire que le défi relevé en ce temps-là, méritait de l'être et que les administrateurs avaient vu juste en misant sur la forêt.L'isolement géographique de la région et son climat moins favorable que dans le sud du Québec auraient facilement pu faire que l\u2019agriculture régionale aille en périclitant \"au profit des régions du sud.Tel ne fut pas le cas et cela on le doit aux coopératives telles la Chaîne mais aussi l\u2019Association coopérative laitière du Lac St-Jean.Cette dernière étant plus jeune et exclusivement spécialisée dans la transformation et la commercialisation du lait.On ne peut évidemment parler de l\u2019agriculture au Saguenay-Lac St-Jean sans constater l\u2019apport de cet outil économique indispensable.On doit aussi noter pour le bénéfice du reste de la province l\u2019esprit de collaboration qui anime le syndicalisme et la coopération.On dit qu\u2019ils marchent la main dans la main.C\u2019est tout à l\u2019honneur des agriculteurs de là-bas d\u2019avoir su donner aux organismes qu\u2019ils ont mis sur pied pour les défendre, des mandats complémentaires et non concurrents.Mais ce qui devait plus particulièrement donner naissance à la Chaîne, c\u2019est la construction d'un abattoir.Les agriculteurs trouvaient difficilement à faire abattre leurs bêtes dans la région.Encore aujourd\u2019hui, avec des ventes dépassant les 40$ millions, c\u2019est de loin le secteur le plus important.La Chaîne possède un abattoir très moderne qui ferait l\u2019envie de plusieurs.On peut y abattre bovins, porcs et volailles.Au cours de 1979, on y a abattu plus de 10 000 bovins adultes et 21 000 veaux, près de 65 000 porcs et 1 500 000 volailles.Des chiffres impressionnants certes, mais en plus, on fait des charcuteries et on s\u2019occupe de la vente des viandes produites.On estime que la CCS occupe 60% du marché régional des viandes.2 , \u2019fTTtîr tn il, A.é! L'abattage et la transformation des viandes, une spécialité à la CCS.! = | : 1 i J LOI SUR LES OFFICES DE COMMERCIALISATION DES PRODUITS DE FERME Conseil national de commercialisation des produits de ferme AVIS D\u2019AUDIENCES PUBLIQUES Conformément à la Loi sur les offices de commercialisation des produits de ferme, le Conseil national de commercialisation des produits de ferme tiendra des audiences publiques sur le bien-fondé de la création d'un office de commercialisation de la pomme de terre dans l\u2019est du Canada.Les audiences commenceront à 10 h (heure locale) aux dates et adresses indiquées plus bas: Charlottetown à l'ile-du-Prince-Édouard (pour l\u2019ile-du-Prince-Edouard), le 2 septembre 1980, au Charlottetown Hotel.100, rue Kent.Perth-Andover au Nouveau-Brunswick (pour le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Ecosse); le 4 septembre 1980 à la salle de la Légion royale canadienne.Toronto en Ontario (pour l'Ontario), le 8 septembre 1980, au Cambridge Motor Hotel, 600, chemin Dixon, route 401.Rexdale.Montréal au Québec (pour le Québec), le 10 septembre 1980, au Holiday Inn, 420, rue Sherbrooke ouest.L'inscription des participants débutera à 9 h (heure locale).Ceux qui désirent présenter des observations doivent faire connaître leur intention au Conseil et lui soumettre dix (10) copies des présentations au plus tard le 22 août 1980.Les présentations resteront la propriété du Conseil national de commercialisation des produits de ferme.Tout exposé oral présenté aux audiences doit être un résumé des principaux points proposés et sera limité à 10-15 minutes.Pour de plus amples informations, communiquer avec le Conseil national de commercialisation des produits de ferme à l'adresse suivante: Place de ville, Centre Building, 300, rue Sparks.2« étage.Ottawa.K1R 7S3; téléphone: (613) 995-2297.La présidente du Conseil national de commercialisation des produits de ferme.S.June Menzies 0* Conseil national de commercialisation des produits de ferme PAGE 12- LA TERRE DE CHEZ NOUS.24 JUILLET 1980 S' \u2014 Nous reproduisons ci-dessous une nouvelle tranche d\u2019Albert Rioux, ex-président général de l\u2019UCC, ex-sous-ministre de l'Agriculture et de la Colonisation et l\u2019un des co-fondateurs de La Terre de Chez Nous.\u201cJe me souviens\" constitue un ouvrage de grand intérêt, étant donné surtout que l\u2019auteur fut un témoin privilégié et acteur de premier plan sur la scène agricole québécoise.Cette sérié inédite est publiée par tranches hebdomadaires.NDLR des mémoires Je me joutfens par Albert Rioux 20
de

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