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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

La terre de chez nous, 1983-06-23, Collections de BAnQ.

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[" ,* *Æ| LATERRE» de chez nous Volume 1, numéro 5 -\t23 juin 1983 W$W' ire-*'.- : 'v ' - * SSSBWgSS **ï » tô r» \u2019 >«u t yfÊttt pMit# £*ÎSS ü » ^\u2022Av mM® ¦i'j t \u2019.' ;< / U *»'.vV 'V* .' ¦ - Mi :S?s ¦ SssSfeîSfi&afcl ?y»v-^.Ai œmjsfi -»v v.\u2019 «Ytf'VSr Aïs W .mm ¦%y- lî\u2019i.WK:; SsSa&ie mmsm ¦ l :.:': $æ$ts.mm mmmm gægafecffi m FORÊT PRIVEE\tPORC CHAIR DE VOLAILLE OEUFS D'INCUBATION PRODUITS DE L ERABLE BETTERAVE SUCRIERE MIEL CEREALES PISCICULTURE PÈCHES COMMERCIALES BOEUF POMME DETERRE FRUITS ET LÉGUMES AGNEAUX ET MOUTONS wT CHÈVRES SOMMAIRE Pages Sirop d\u2019érable, miel et betterave à sucre Statistiques de production .3 \" 1 et statistiques Typiquement québécoise, l'exploitation des érablières fait partie de notre culture.Une tradition entoure ce rite qui est le premier signe du printemps.Mais comme dans les autres secteurs de l'agriculture, la tradition a fait place a l'industrie.On parle maintenant d'acériculture.On aménage les érablières.La cueillette sous vide est courante.- L'osmose inversée a atteint le stade opérationnel.Les problèmes d'excédents se posent.Certaines érablières dépérissent.Les goûts du consommateur changent.Le contrôle de la qualité devient une nécessité dans un circuit aussi complexe.Des ajustements tout à fait normaux compte tenu des changements considérables intervenus ces dernières années.Les réseaux de commercialisation doivent s'ajuster et les acériculteurs s'adapter aux nouvelles techniques.Nous profitons également de l'occasion pour mettre en parallèle deux autres productions, l'apiculture et la betterave à sucre, grâce aux statistiques publiées les plus récentes.Enfin, un article s'adresse aux betteraviers.Il résume les conférences du colloque du Conseil des productions végétales en mettant l'accent sur les données de base.Sirop d\u2019érable L'aménagement et le dépérissement dans les érablières .4 Reportage: Les frères Gauthier .5 Évolution de la mise en marché .6 Pour développer la vente de détail .6 L'érablière de St-Norbert .7 Fonctionnement de l'osmose inversée .7 Implication dans la mise en marché des produits de l'erable .8 Les producteurs de sucre d'érable du Quebec .9 Betterave à sucre Les techniques de production .10 et 11 V\tJ A LATERRE%i» de chez nous Le seul hebdomadaire agricole d'expression française d'Amérique Au service de l'agriculteur québécois depuis plus d'un demi siècle Publié le jeudi de chaque semaine Il VDIU suffit di rnipllr II coupon it d\u2019y joindra UBcMqm «v mm dit ta poste ll'ortnta: LiTirrefcdMiiws 555.tali.Roliad Ttarrioo Lsapwil.(Qsé.| J4H3Y9 Je désire m'abonner à La Terre de chez nous pour: 1 an/12 S ?pour 2 ans/20 $ ?pour 3 ans/25 $ ?NOM.ADRESSE.CODE POSTAL.Ci-joint la somme de.Signature Renald Bourgeois, agronome Le crédit forestier Les propriétaires forestiers ou une association ayant comme principal objet la mise en valeur d'une forêt privée peuvent bénéficier de prêts forestiers à long terme et à moyen terme garantis par l\u2019Office du crédit agricole du Québec.Le montant du prêt hypothécaire peut aller jusqu'à 90% de la valeur de la forêt, sans excéder 40 000 $ pour un propriétaire et 500 000 $ pour une association.Pour les prêts sur nantissement (à moyen terme), ceux-ci peuvent aller jusqu'à 70% de la valeur des biens nantis sans excéder 25 000 S pour un individu et 100 000 $ pour une association.Le total de ces deux prêts ne peut cependant excéder le maximum du prêt hypothécaire.Ces emprunts (hypothécaires) peuvent servir à l\u2019aménagement d\u2019une forêt privée, à l'achat d'une forêt ou à la consolidation de dettes contractées à ces fins; (nantissement) à l'achat de semences ou de plants y compris des plants destinés à la production d'arbres de Noël, à l'achat ou la réparation de machinerie, d'outillage ou d'instruments y compris pour les érablières, à la protection de la forêt et à l'achat ou la construction d'immeubles.Le prêt hypothécaire est remboursable dans un délai maximum de 60 ans tandis que le prêt sur nantissement l'est sur un maximum de 15 ans.Le taux d'intérêt est égal au taux de base de la majorité des banques à charte faisant affaires au Québec, en vigueur le dernier jour du semestre précédant celui au cours duquel l'acte de prêt est signé, majoré de '/î% et s'ajuste au début de chaque période semestrielle (1er mars et 1er septembre) au taux de base en vigueur le dernier jour de la période précédente, majoré de ''2%.Ce taux d'intérêt est réduit de 5% pour une période ne pouvant excéder 15 ans.La forêt à l'égard de laquelle le prêt est consenti ou qui sert à le garantir doit toujours être soumise à un plan de gestion jusqu\u2019au remboursement complet du prêt.Cependant, si le prêt est remboursé avant échéance, le plan de gestion continue de s'appliquer à cette forêt durant un délai maximum de trois ans de la date de tel remboursement, sans toutefois dépasser le terme du prêt prévu à l'origine.Le demandeur doit suivre les procédures normales pour l\u2019obtention d\u2019un prêt de l'Office du crédit agricole.Garanti par l\u2019Office, le prêt est déboursé par une institution financière accréditée.Lors du dernier exercice financier, l\u2019Office a autorisé 38 prêts à long terme (921 500 $) et 65 prêts à moyen terme (721 080 $).Les deux derniers exercices financiers (1981-82 et 1982-83) ont marqué un ralentissement des opérations parce que le nouveau taux d'intérêt chargé aux emprunteurs à partir du premier août 1981 était très élevé par rapport au taux antérieur.La conjoncture économique était également moins favorable.Cependant, ce service est disponible pour les propriétaires forestiers qui veulent s'en prévaloir, acériculteurs y compris.PAGE B2- LA TERRE DE CHEZ NOUS, 23 JUIN 1983 ^514 Statistiques de production La betterave sucrière Contrairement aux statistiques sur la production de miel, celles sur la production de betteraves sont plus fiables.La raison en est bien simple Il y a un seul acheteur, la Raffinerie de sucre du Quebec, et les producteurs doivent s'entendre avec cette dernière pour ce qu'ils produisent.Elle connaît donc exactement le nombre de producteurs, les superficies ensemencees.le rendement en tonnes métriques et en sucre, le tonnage traite et le prix payé Quant aux prévisions, leur réalisation dépendra de l'intérêt de cette production par rapport aux autres, plus particulièrement de la rentabilité que pourront en tirer les producteurs de leur programme de culture.Si cette production présente de nombreux avantages du point de vue de l'amélioration des sols, elle est aussi exigeante.La rentabilité dépend beaucoup de la compétence technique du producteur.Il y a place pour ce développement que prévoit la Raffinerie, mais le prix du sucre n'y est pas et cette depression des prix internationaux semble la pour rester un certain temps encore Le \"virage sucré'' du Quebec a ete suffisamment commente dans les médias pas besoin de s'y arrêter ici.Dans une perspective de diversification des cultures, l'intensification reste tout a fait justifiable et les producteurs ne pourront qu'en bénéficier.La betterave fournit en effet une carte supplémentaire à insérer dans les necessaires rotations.Elle permet l'amelioration des sols.Quant à notre degre d'autosuffisance, il est très faible, de l'ordre de 5% en 1979.On voudrait le porter à 25%.L'objectif est réaliste compte tenu des facilités existantes.D'ailleurs, avec une\u2019 consommation de 40 kg par personne, on a probablement atteint un plafond.Les diététistes ne disent-elles pas de couper le sucre.en divisant la production par le nombre d entailles, toujours en prenant comme base I échantillon La production de l'année est obtenue en multipliant le rendement moyen par le nombre d'entailles.Le prix de vente au detail est évalué encore a partir de I échantillon D'autre part, pour ce qui est du nombre de producteurs, la Federation l'évalue entre 8 000 et 9 000 Celui-ci fluctuerait en fonction du nombre d'entailles II est cependant impossible Le miel \"Les données portant sur le nombre d'apiculteurs et de ruches nous sont transmises par la section de l'apiculture du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Quebec Les estimations de la produc lion et de la valeur s'appuient sur les renseignements reçus de plus de 600 producteurs possédant près de 20\u201d,.des ruches.À partir des données ainsi recueillies, le rendement moyen par ruche est calculé en divisant la production par le nombre de ruches Ensuite, pour estimer la production totale, le rendement moyen est multiplie par le nombre total de ruches au Quebec Les prix moyens rapportes par ces apiculteurs nous permettent d'évaluer la valeur de la production.'' Voila telle qu'exposée dans l'introduction du bulletin du Bureau de la statistique, la méthode employee pour établir les chiffres contenus dans le tableau statistique que nous vous présentons.Quelle est la valeur de ces chiffres?Que valent les chiffres de la Division de l\u2019apiculture?Comment les établit-elle9 On sait très bien que ces 4 000 apiculteurs ne peuvent tous être des professionnels.N'est-on pas tenté à la Division de surévaluer le nombre de ses clients.Combien de centaines d'apiculteurs ont moins de dix ruches?Sans nier la difficulté de ramasser des chiffres fiables sur l'industrie d'avoir un chiffre plus precis car on n effectue pas de recensement systématique des producteurs Tous savent que nous sommes large ment autosuffisants et notre consom mation pai personne très faible, inferieure a celle du miel.On l'ostimait 0.26 kg pai personne en 1979 il y a tout lieu de croire cependant que celle-ci a augmente ces dernier es années suite aux efforts des acericulteurs pour vendre une plus grande part de leur production au detail apicole ou la structure de commei cialisation est encore très individuelle, il y a lieu pensons-nous de les prendre sous toute reserve.Le référendum de I hiver dernier a permis a la Régie des marchés agricoles d'établir une liste de quelque 600 apiculteurs possédant 25 ruches et plus Si on admet qu'on peut en avoir oublié plusieurs, ceux-ci no se comptent certainement pas pai centaines.Et le nombre de ruches?Comment on est-on arrivé à ce chiffre9 l a moyenne est inférieure a 29 ruches pour 1982 Quelle enquête fait-on pour dénombrer ces iechos?On le voit, même si cos chiffres peuvent donner quelques indications, ils doivent être pris pour ce qu'ils valent.Surtout que quiconque peut s'acheter deux ruches et s'improviser apiculteur Pour tenir compte du hobby, il faudrait établir des classes selon l'importance des ruchers.Évidemment, comme la production et la valeur a la ferme se basent sur ces deux chiffres, ellos doivent egalement être prises avec les mêmes reserves en attendant une meilleure méthode d évaluation.Pour ce qui est de la consommation et de l'auto-approvisionnement, on les établissait en 1979 à 1,12 kg personne et a 55%.Encore la, il faudrait savoir exactement ce que valent cos chiffres.La production de betteraves Années\tNombre de Superficies producteurs récoltées (ha)\t\tRendement tonne ha\tBetteraves traitées\tRendement en sucre (t)\tPrix moyen S tonne 1982\t319\t4 849\t36.4\t176 500\t17 500\t?1981\t276\t3 903\t41,1\t160 532\t18 187\t24,31 1980\t196\t2 666\t46,7\t121 493\t12 168\t52,18 1979\t150\t1 864\t56,6\t105 484\t12 172\t41,93 1978\t198\t2 104\t46,7\t98 345\t12 645\t24,45 1977\t186\t1 561\t43,8\t68 425\t8 044\t21,20 \t\t\tLes prévisions\t\t\t 1983\t570\t8 200\t\t345 000\t40 000\t 1984\t620\t9 300\t\t410 000\t47 000\t 1985\t675\t10 550\t\t485 000\t56 000\t 1986\t740\t12 000\t\t570 000\t66 000\t * Le prix moyen pour 1982 n'est pas encore déterminé Source: Ratlinerie de sucre du Québec Les produits de l\u2019érable Pour l'estimation de la production acéricole, le Bureau de la statistique recueille des données auprès d'un échantillon de plus de 1 400 producteurs, lesquels possèdent environ 20% des érablières du Québec.Ces derniers sont appelés à remplir un questionnaire portant sur le nombre d\u2019entailles, la production de sirop d'érable et de ses dérivés et le prix de vente.À partir des données recueillies sur le nombre d'entailles, le BSQ calcule le taux de variation du nombre d'entailles de l'échantillon, taux qui est appliqué à l'estimation totale de l'an dernier pour obtenir l'estimation du nombre d'entailles pour l'année en cours.Le rendement moyen est calculé Répartition de la production acéricole totale du Québec selon les régions agricoles de 1973 à 1982 Année\tProduction totale (Kilolitre)\t\t\tProduction acéricole par région agricole (%)\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t1\t2\t3\t4\t5\t6\t7\t8\t10\t11\tAutres 1973\t10 679\t1.5\t16,8\t46,3\t6.1\t14,2\t4,7\t2,3\t(1)\t6.0\t0.9\t1.2 1974\t7 537\t1,7\t14.0\t45,3\t6.6\t16.3\t5.7\t2.8\t(t)\t5.6\t0.9\t1.1 1975\t5 905\t2.1\t14.7\t39.3\t7.4\t16,9\t7.5\t3,6\t(1)\t6.1\t1.2\t1.2 1976\t6 637\t1,8\t16.5\t44.4\t7.7\t14,6\t4.7\t2.6\t01\t5.2\t1.1\t1.4 1977\t8 065\t1.1\t14.4\t41.1\t7.6\t17,1\t6,2\t3.3\tID\t6.8\t1.0\t1.4 1978\t6 601\t1.8\t12,0\t43.5\t8.5\t16,8\t5.8\t3.4\t(D\t6.1\t0.7\t1.4 1979\t9 819\t2,0\t14,9\t45.0\t7.8\t15,1\t4.5\t3.1\t(D\t5,5\t0.8\t1.3 1980\t10 912\t2,4\t16,8\t46,5\t7,3\t14.2\t3,8\t2.3\t1,0\t4.8\t0.9\t(2) 1981\t13 458\t3.1\t20.0\t40,9\t7,3\t12,9\t4,6\t2.3\t1,7\t5.7\t1.2\t0.2 1982\t7 786\t3.3\t20,2\t35.9\t6.7\t13,4\t6,3\t4.1\t2,5\t6.1\t1.2\t0,3 (1) Inclus dans autres (21 Non slgniticatil Structure régionale et évolution de la production de miel québécois Production do miel kg Valeur ($) Région\tApiculteurs\tRuches\tMoyenne\tlutal\t«1 la ferme Bas-St-Laurent Gaspesie\t268\t3 839\t35\t135 100\t481 100 Quebec\t389\t12 60?\t30\t369 000\t1 14?700 Beauce\t110\t3 154\t?6\t8?900\t284 100 Nicole!\t220\t1 1 054\t?6\t292 000\t799 700 Estrie\t480\t8 658\t25\t214 100\t62?600 Richelieu\t468\t22 652\t3?\t736 300\t1 665 700 Sud-Ouest de Montreal\t393\t15 267\t33\t496 800\t1 149 600 Outaouais\t399\t7 007\t22\t154 000\t405 100 Abitibi-Temiscammgue\tB5\t783\t21\t16 200\t59 400 Nord de Montréal\t867\t19 475\t30\t586 900\t1 630 300 Mauricie\t208\t5 517\t29\t168 900\t403 300 Saguenay-lac-St-Jean\t113\t5 092\t26\t134 900\t357 600 Années\t\t\t\t\t 1982\t4 000\t115 000\t29\t3 376 100\t9 001 000 1981\t3 600\t105 000\t46\t4 792 200\t12 267 000 1980\t3 425\t98 00Q\t17\t1 647 200\t3 9 /0 000 1979\t3 050\t90 000\t42\t3 787 700\t6 853 000 1978\t?750\t8?000\t40\t3 288 400\t5 521 000 1977\t2 600\t73 700\t36\t2 635 900\t4 500 000 1976\t2 400\t67 000\t28\t1 884 200\t3 199 000 Source: Miel 1982.Bureau de la Statistique du Québec Réglons agricoles: 1\u2014 Bas-Sl-Laurenl, Gaspesie\t7\u2014 Sud-Ouest de Montreal 2\u2014 Québec\t8\u2014 L'Outaouais 3\u2014 Beauce\t9\u2014 Abitibi-Témiscamingue 4\u2014 Nicolet\t10\u2014 Nord de Montreal 5\u2014 Cantons de l'Est\t11\u2014 Mauricie 6\u2014 Richelieu\t12\u2014 Saguenay-Lac-St-Jean Source: Bureau de la Statistique du Québec 23 JUIN 1983, LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE B3 mûmm ,r»; \u20225\u2019SS',; mm ¦ \" o \t L\u2019aménagement et le dépérissement dans les érablières par Gaston B.Allard, agr.Le dépérissement dans les érablières n\u2019est pas un phénomène nouveau; à chaque année, plusieurs producteurs se plaignent d'une mortalité souvent généralisée dans des boisés qui paraissaient en parfait état les saisons précédentes.Par le passé, les spécialistes en sciences forestières appelés à expertiser ces cas de dépérissement pouvaient généralement les associer à des causes telles que le vieillissement, des modifications brutales dans la matière ou dans la composition de peuplement, un changement rapide des conditions hydriques., bref, à un mauvais aménagement de l\u2019érablière.Toutefois, le nombre de cas rapportés l'été dernier, ainsi que l'ampleur du phénomène de dépérissement dans certaines érablières ont fait naître certaines rumeurs, plusieurs fois reprises au cours de l'automne par les médias d\u2019information.Ces rumeurs faisaient état d'un mal mystérieux et nouveau qui menaçait les érablières du Québec et qui était causé tantôt par les \"pluies acides\" tantôt par un \"nouveau champignon\".plus de 8,000 acériculteurs.L\u2019analyse des quelque 2 350 questionnaires qui nous ont été retournés se poursuit, mais déjà certaines des caractéristiques du phénomène de mortalité dans les érablières peuvent être décrites.A)\tObservation des symptômes Prés de 38% de ceux qui ont répondu disent n'avoir noté aucun symptôme particulier depuis 1979.Ceux qui déclarent avoir subi des pertes ont observé les premiers symptômes dans des proportions égales aussi bien avant 1980 (18,4%) que pendant l'été 1980 (18,6%) et 1981 (18,9%).Ce résultat semble exclure la possibilité de lier le phénomène à une cause unique qui aurait intervenu subitement telle que les conditions climatiques particulières du printemps 1981 qui ont souvent été invoquées (figure 1 ).B)\tImportance des pertes subies L'analyse porte sur près de 5,2 millions d'entailles réparties dans toutes les régions agricoles, proportionnellement à l'importance de chacune en regard de la production acéricole totale.Si on exprime le nombre d'entailles Figure 1 OBSERVATIONS QUANT A L'ANNÉE PENDANT LAQUELLE SONT APPARUS LES SYMPTÔMES 700 _ 600.500.300.100.AV.60 Etant donné que plusieurs des cas rapportés étaient confirmés par des officiers du ministère de l'Agriculture, des-Pécheries et de l'Alimentation du Québec ainsi que d\u2019Énergie et Ressources, la direction de ces Ministères a mis sur pied un groupe d'experts auxquels se sont joints des spécialistes en météorologie et en sciences forestières d'Environnement Canada.À la fin du mois d'octobre, ce groupe a visité une dizaine d'érablières situées dans la Beauce et l'Estrie, deux régions qui semblaient particulièrement touchées.Quelques semaines plus tard, il déposait un premier rapport dans lequel on faisait état de quelques-unes des hypothèses qui, sur la base des connaissances actuelles permettent d\u2019expliquer partiellement certains des phénomènes observés.Enquête postale Une des recommandations du rapport était à l'effet d'utiliser la saison morte pour tenter de mesurer l'ampleur du phénomène de dépérissement et sa distribution géographique.On voulait également obtenir des renseignements qui permettraient de vérifier certaines des hypothèses formulées; cette cueillette d'informations a été réalisée par le biais d'une enquête postale adressée à perdues au cours des années 1980, 1981 et 1982 en fonction du potentiel d'entailles dans les érablières de chaque région, on observe (figure 2): \u2014\tun accroissement rapide des pertes subies au cours des trois années (1980, 1981 et 1982) \u2014\tbien qu'il se manifeste à peu près dans toutes les régions, le phénomène est particulièrement important dans la région de la Beauce (03), la partie sud de la région de Nicolet (04)\tet l\u2019Estrie (05).\u2014\tl'addition des pertes observées pour ces trois années donne une diminution du potentiel acéricole de 9% pour la Beauce (03), de 7% pour Nicolet (04) et de 8% pour l'Estrie (05)\t.C)\tRépartition régionale Comme on l\u2019a vu précédemment, l'importance des pertes subies varie substantiellement d'une région à l'autre.Les analyses se poursuivent en vue d'obtenir une cartographie plus finie du phénomène en regard de l\u2019altitude des érablières, du type de sol, ainsi que de la composition des érablières affectées.Les causes À l\u2019évidence, il existe réellement un phénomène de dépérissement et de mortalité accélérée dans plusieurs érablières du Québec.Les pathologistes forestiers s'entendent sur le fait qu'on ne peut associer le phénomène à une seule cause; il s'agirait plutôt d'un ensemble de conditions et de facteurs pouvant introduire des stress dans l'écosystème que représente une érablière.Chacun de ces facteurs (causes) intervient dans le résultat final en fonction de caractéristiques propres à chaque site.On distingue généralement trois grandes familles de causes: les causes permanentes, accidentelles et accessoires.a)\tLes causes permanentes sont celles qui ont un effet à long terme et qui tiennent souvent à des facteurs naturels tels que le vieillissement du peuplement, la fertilité du sol où s\u2019est implantée l'érablière.À cause des modifications qu elles introduisent dans le peuplement lui-même ou encore dans les conditions de drainage (fossé, chemin d'accès.) et d\u2019ensoleillement, l\u2019aménagement et l'exploitation de l'érablière sont souvent des causes permanentes pouvant, à moyen ou à long terme, induire le dépérissement.b)\tLes causes accidentelles sont celles qui ont des effets visibles à court terme et qui introduisent des facteurs de stress temporaires et non récurrents.Ainsi, l\u2019effet du choc climatique résultant des conditions printanières de 1981, les défoliations causées par la chenille de \"la livrée des forêts\u201d, les dommages causés au système radiculaire par un gel profond du sol pendant des hivers froids avec peu de neige.sont autant de facteurs importants de stress.Il faut cependant noter que leurs effets disparaissent aussitôt que des conditions normales de croissance se rétablissent.Figure 2 est déterminé par le nombre et l'importance des causes profondes qu\u2019on peut y diagnostiquer.De la même façon, un homme vieux, travaillant trop fort et sous-alimenté est susceptible de tomber malade, une érabliere composée presque essentiellement d'arbres âgés, aménagée sur un sol mince et pauvre, sur-entaillée depuis des années est un peuplement vulnérable au dépérissement.Plaçons maintenant notre individu en contact avec des virus de grippe: il a toutes les chances de montrer d'abord les symptômes de la grippe, laquelle risque de se compliquer en pneumonie et finalement, il peut en mourir.Un homme vigoureux, reposé et bien alimenté placé dans le même environnement s'en serait peut-être tiré avec un éternuement.Ainsi, un boisé bien aménagé, composé d'une bonne proportion d'arbres d'âges différents, peut résister aux effets que pourraient avoir l'addition de plusieurs causes accidentelles de dépérissement.À l\u2019opposé, l'érabliére possédant plusieurs causes permanentes, même si elle est soumise à moins de causes accidentelles peut dépérir rapidement une fois son seuil de tolérance dépassé.Les solutions Comme il est probable que l\u2019accélération du phénomène de dépérissement soit attribuable à l'addition, au cours des quatre ou cinq dernières années, de stress causé par de mauvaises conditions climatiques et l'épidémie de \"livrée des forêts\u201d, on devrait s'attendre maintenant a un retour à la normale; en effet, l'épidémie se résorbe et pour peu que les conditions météorologiques se normalisent, on devrait ramener un peu de vigueur dans nos peuplements.À plus long terme cependant la solution passe par une meilleure connaissance de l\u2019érablière, comme PERTES OBSERVÉES DANS CHAQUE RÉGION ENTRE 1979 ET 1982 EN FONCTION DU POTENTIEL D'ENTAILLES 6.0.5.5 .- 5.0.4.5 - 4.0 - 3.5 - 3.0-.2.5 - 1.5.0,5.RÉGIONS AGRICOLES c) Les causes accessoires de dépérissement sont celles introduites par certains insectes comme le perceur de l'érable par exemple, ou encore des champignons qui sont en permanence dans l'érabliére (chancre, armillaire.).Ils peuvent contribuer ou même accélérer le dépérissement, mais ils n'en sont cependant pas la cause première.On pourrait donc comparer l\u2019érablière à un organisme vivant, dont le seuil de tolérance au dépérissement écosystème de production.Ainsi, on devra apprendre à mieux décrire l'écologie de chaque type d\u2019érablière de façon à prescrire des normes d'aménagement et de régie qui soient de nature à minimiser les causes permanentes de dépérissement.Il sera également possible d'améliorer certaines caractéristiques de sol (pH, fertilité.) lorsqu\u2019on pourra préciser les éléments du cycle nutritionnel de l\u2019érable en regard d\u2019un prélèvement PAGE B4 \u2014 LA TERRE DE CHEZ NOUS.23 JUIN 1983 '\t.¦ ' -\t¦ .y-\t\u2022 * ¦ ¦ v -\t: :/\u2022\t.\"¦ .-'y- LES FRÈRES GAUTHIER Prendre des par Renald Bourgeois En 1979, les érablières étaient rares Tout le monde en cherchait.On a decide de faire de même dans le comte de Portneuf car les perspectives nous semblaient intéressantes avec l'avènement de la tubulure Les marches n'etaient pas encore saturés.Devant ces faits, Alain Gauthier, un jeune agronome originaire de St-Basile.petite localité dans le nord du comté de Portneuf.décidait de se lancer dans l'acériculture.En même temps qu'il se cherchait une erablière sur les terres publiques, il trouvait ses quatre frères intéressés a se lancer dans l aventure.On décidait donc de la formation d'une compagnie où chacun disposerait du cinquième des parts.On a poursuivi des recherches à Rivière-à-Pierre en s'informant auprès des residents, en consultant les cartes topographiques pour finalement localiser des érablières à bon potentiel.On devait ensuite faire une demande de permis d'exploitation auprès du ministère des Terres et Forêts.L'obtention du permis d'exploitation devait précéder de quelques mois une directive annonçant l'arrêt de la politique de concession et l'obtention de la charte L\u2019aménagement.suite de la page 4 annuel d'éléments au moment de la récolte de la sève.risques calculés de la compagnie.À la réception de la charte, les cinq frères transféraient la concession a la compagnie \"Les 5 ZEF\" Ils décidaient ensuite de l'aménagement de l'érablière et de la construction de la cabane à sucre Après avoir songe à engager une personne pour gerer l'érablière située dans la Zone d'exploitation contrôlée Batiscan-Neilson.c'est Alain Gauthier qui décidait de laisser son emploi pour se consacrer à plein temps au développement de la concession de 325 acres qui présentait un potentiel de 40 000 érables.Le projet de depart était de commencer avec quelque 6 000 entailles puis d'augmenter annuellement de 6 000 autres entailles jusqu'à pleine exploitation du potentiel.Commencés en octobre 1980.il a fallu mettre les bouchées doubles pour terminer les travaux à temps.Surtout que les premières coulées vinrent à la fin de février en 1981.Cet hiver-là, les semaines avaient souvent sept jours et il ne fallait pas compter les heures.chauffe au bois, il n'y a que le petit (eu de finition qui est a l'huile.Devant le peu de rentabilité de la production présentement, on a tente de diminuer les coûts au minimum en attendant des jours meilleurs.En ne s'endettant pas trop, on peut fonctionner sans que le remboursement et les intérêts sur le capital deviennent trop lourds Le bois ne coûte rien si ce n'est le travail pour la récolté Cela permet en outre l'aménagement de l'érablière.Les ingénieurs du ministère de l'Energie et des Ressources suivent l'évolution des travaux et doivent les autoriser pour éviter tout abus.Que ce soit pour le temps des sucres et les divers autres traitements, une telle erablièie occupe une personne a plein temps pour plusieurs mois Alain Gauthier s'en occupe seul H a de l'aide pour les gros travaux et les tins de semaine On n est pas encore équipé d'un système d osmose inversée, mais ce sera probablement la prochaine etape si on decide d accroître le nombre d entailles Apres trois saisons, Alain Gauthier a accompli la mise au point de la tochni que pour l'erablière de la compagnie On avait tout de même une certaine exponenco puisqu'on opérait déjà une érablière de 5 000 entailles qui était sous tubulure a St-Basile.fout va relativement bien, il ne manque que les marchés.Quand on les aura trouvés, il sera possible d'aller plus loin ERABLIERE G AUTHIER 1 Conclusion Le phénomène de dépérissement rapide de plusieurs érablières a permis à plusieurs intervenants du monde acèricole de prendre brutalement conscience de la fragilité relative de I érablière comme peuplement et de remettre en question chez plusieurs producteurs certaines règles d'aménagement et d'exploitation.Plusieurs des recommandations formulées par le groupe d'experts l'automne dernier, sont en voie de réalisation.Ainsi, différents travaux seront exécutés au cours de l\u2019été de façon à préciser l'évolution de phénomènes et à vérifier certaines hypothèses quant à leurs causes.Parallèlement, des recherches sur le terrain permettront d'étudier dans plus d'une centaine de parcelles témoins les relations entre les caractéristiques physiques et chimiques des sols forestiers et celles des peuplements qui y ont été aménagés.Les producteurs, qui entre temps observent des symptômes de dépérissement dans leurs érablières, doivent intervenir avec le maximum de prudence.Par exemple, on recommande.\u2014\td'arrêter la coupe abusive d'essences compagnes, des arbustes et du gaulis qui forment le sous-bois; \u2014\tdans le cas où la mortalité est forte, de procéder à une coupe rase pour nettoyer ces secteurs et les régénérer naturellement en peuplements jeunes et vigoureux; \u2014\tdans les secteurs où la mortalité est faible ou modérée, de suspendre temporairement toute sorte de coupe (arbres dépérissants ou morts, essences compagnes) pour ne pas causer un choc additionnel aux arbres encore vivants: \u2014\td'éviter temporairement toute autre intervention telle que fertilisation, drainage, sans avoir au préalable consulté un spécialiste en sciences forestières.* L 'auteur est responsable de l'acériculture à la Division de l'apiculture el de l'acériculture du MAPAO Aménager le terrain, faire le bois de chauffage, construire la cabane, installer la tubulure, tracer les chemins d'accès, voilà autant de travaux qu'il a fallu accomplir pour être prêt à temps.Et l'année devait être bonne, trop bonne même, car le sirop est encore en entrepôt deux ans plus tard.Les projets de croissance ont été retardés et l'érablière compte encore 6 500 entailles en attendant que la commercialisation des produits se développe et qu'ils se vendent.Pourtant, Alain Gauthier dit produire à un coût relativement peu élevé.La compagnie a pu bénéficier d'un prêt de l'Office du crédit agricole en vertu du programme de crédit forestier (prêt sur nantissement).Les érables ne lui appartiennent pas.Elle doit payer un droit d'exploitation relativement peu élevé par rapport à l'amortissement du coût d'acquisition d'une telle érablière.La concession est pour 15 ans renouvelable si les politiques du Ministère ne changent pas.Par contre, la compagnie n'a pas eu droit à la subvention pour l'installation de la tubulure.On r g?\t^ LES PRODUCTEURS DE SUCRE D\u2019ÉRABLE DU QUÉBEC .Coopérative à caractère provincial.4 000 sociétaires dans plus de 50 comtés.\u2022\tReçoit, bon an mal an, 6 000 000 à 8 000 000 de livres de sirop.\u2022\tLes membres-sociétaires se sont donné des outils d\u2019entreposage, de transformation et de vente sous les marques CITADELLE et CAMP, à travers le monde.\u2022\tLa Coopérative dessert, entre autres, 175 chaînes de magasins à travers l\u2019Amérique du Nord.\u2022 En absorbant les contrecoups des variations des récoltes, la Coopérative et ses membres coopérateurs continuent d\u2019assurer la survie de l\u2019industrie québécoise du sirop d\u2019érable.23 JUIN 1983, LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE B5 Évolution de la mise en marché par Gérard Boutin* La commercialisation du sirop d'érable a subi de profonds changements au cours des deux dernières décennies.Il y a vingt ans, une proportion importante du sirop d'érable était transformée en sucre et vendue à l'industrie du tabac et à l'industrie de la transformation alimentaire qui l\u2019utilisait comme agent de saveur, comme édulcorant ou qui le reconstituait tout simplement en sirop.À cette époque, seulement 20% du sirop d'érable était consommé comme tel: une partie importante était utilisée à la ferme alors que le reste était vendu directement aux consommateurs.L'autre 80% qui était composé en majeure partie de sirop foncé était dirigé vers les transformateurs qui en faisaient un usage industriel.L'introduction de nouvelles technologies alliées à une prise de conscience des producteurs ont permis, au cours des dernières années, d'augmenter de façon marquée le pourcentage de sirop pâle produit.L'impulsion nécessaire a ce changement est venue surtout de l'érosion des marchés Industriels traditionnels: la montée du prix du sirop d'érable ainsi que la disponibilité de plus en plus grande de substituts artificiels ont favorisé l'accélération de ce phénomène.N'est pas loin l'époque où 80% du sirop d\u2019érable produit au Québec sera destiné au marché de détail.La distribution des ventes Bien qu'il n'existe pas de statistique officielle, il est possible, à partir de sources diverses, de reconstituer la répartition des ventes entre les différents marchés.Le Graphique I présente de façon succincte les informations disponibles pour les années 1981 et 1982.L'on évalue, pour chacune de ces années, les ventes totales à quelque 30 millions de livres.La proportion de sirop d'érable consommé à la ferme est évaluée pour ces deux années à 4,2%, les ventes directes aux consommateurs à 36,7% et les ventes en vrac aux emballeurs à 59,1 %.Les ventes aux emballeurs se subdivisent à leur tour de la façon suivante: ventes au détail 26,4%, ventes industrielles 26,4%, exportations à l'extérieur de l\u2019Amérique du Nord 6,3%.Les ventes au détail se répartissent ainsi selon leur destination: Canada 9,7% et États-Unis 18,7%.Les exportations Les exportations de sirop d'érable ont totalisé 5 929 tonnes métriques en 1982, le tout d'une valeur de 17,7 millions de dollars.Les données du Tableau I, pour la période de 1968 à 1982, font clairement ressortir que l'année 1976 marque un tournant au chapitre des exportations de sirop d'érable.Les États-Unis constituent de loin le plus important débouché pour le sirop d'érable canadien avec 92,4% du total exporté en 1982 (Tableau II).Suivent dans l\u2019ordre le Royaume-Uni (2,4%), le Japon (2,1 %), l'Allemagne de l'Ouest (0,9%) et l'Australie (0,8%).Ora/Mqu» I Répartition moyenne dee ventee de elrop d'érable du Québec au coure dea annéee 1981 ai 1982 (pourcentage) 11.7% 100% Vawl\u2014 toduMrio*\u2014 >0.1% Vont\u2014 (Mrocloo Mil consommai Mira Exportation* à l'oxlérimir tfo l'Amérique du Nord Taàtmul Exportation* cantdUno\u2014 annual\u2014 da sirop at da tuera d\u2019érabta 1M0A1M2 \t«M»\toHuau\ttue\u2014\tOtRMU \t(lxw\u2014\tr*M ii\t\t(004 1) \tIW>\t\t18M\u201488I\t 1*64\t509*\t3 7*4\t2 344\t2 647 \u2019*\u2022*\t0 365\t4 7*5\t2 207\t2 473 1*70\t5 007\t4 1*2\t1 644\t1 *00 \t3 IM\t3 454\t1 891\t2 346 1*7?\t3*03\t5 134\t1 110\t2 013 1*73\t4 17*\t5 M9\t*04\t1 *73 1*74\t3 870\t4 348\t623\t1 164 1*7»\t3 313\t4 380\t704\t1 21* 1*7*\t4 418\t4 2*5\t852\ti 548 1*77\t4 SM\t7 8*7\t750\t1 753 197*\t4 37*\t9 477\t583\t1 618 \t5 517\t12 743\t601\t2 261 1M0\t5 302\t13 420\t601\t1 *76 1M1\t5818\t15 *95\t510\t1 793 \u2019 M2\t5 *2*\t17 717\t«27\t1 439 Source SteftsftQue Canada Tabfau II Exportation* canadienne* da tuera at da tirop d'érable, talon la destination, 1982 RAYS\tSI *OP DIRA BU Quant**\tVataur ht\t(0001)\t\tSUCRE D\u2019ERABLE Quanta*\tVataur 000 hf\t000 1\t Attamagna r)« 1 Ouatt\t39.8\t142\t1.7\t10 Au»tr#h8\t36 9\t207\t\u2014\t\u2014 Barbada»\t50\t10\t\u2014\t\u2014 Batg>qut «1 Luxembourg\t3 9\t23\t\t\u2014 Danemark\t22\t\t\t204 ÉUt» Un.»\t4 087 0\t16 460\t238 9\t757 F.Mande\t7.0\t40\t\t Franc#\t20 8\t110\t28.0\t87 i Manda\t0 9\t4\t\u2014\t\u2014 tWanda\t0.4\t2\t\u2014\t Japon\t93 5\t382\t0.1\t Manque\t0.2\t1\t\t\u2014 Nouve*ieZ*and#\t3.4\t20\t\t\u2014 Royiuma Un.\t107.5\t232\t\u2014\t\u2014 Suada\t9.9\t56\t106 2\t381 Su.ua\t3.1\t11\t\u2014\t\u2014 Total\t4 421 5\t17 716\t426 2\t1 439 Source Slatntiqua Canada Les ventes de sucre d\u2019érable, sur les marchés extérieurs, ont atteint 427 tonnes métriques en 1982, représentant une valeur de 1,4 million de dollars.Ce volume représente à peine 18% du volume des exportations de 1968 et il est en diminution constante.Le marché américain compte pour près de 56% du marché total.Cinq autres pays se partagent le reste, soit 188 tonnes métriques.* L'auteur est conseiller en marketing à la Direction du développement commercial du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.Pour développer la vente au.par Gérard Boulin* À venir jusqu\u2019à il y a quelques années, on a accordé peu d\u2019attention au consommateur ultime de sirop d'érable.Cet état de fait résulte probablement de ce qu\u2019une proportion importante des ventes était composée de sirop foncé destiné au marché industriel et l'autre partie était faite directement du producteur au consommateur.Cette situation change rapidement.La croissance rapide de la production des dernières années alliée à l\u2019augmentation de la taille des exploitations ont débouché sur une volonté d'étendre les marchés de la vente au détail et de diversifier la production.Dorénavant, il en résultera que le producteur et le consommateur seront de plus en plus éloignés l'un de l\u2019autre par la structure habituelle de commercialisation des produits alimentaires.Cette évolution exige des connaissances plus approfondies sur les consommateurs des nouveaux marchés que l\u2019on tente de développer, demande que l'on accorde une attention particulière à la qualité des produits et nécessite des efforts de recherche et de développement sur les produits.Les attitudes des consommateurs Plusieurs recherches ont été menées dans ce domaine au cours des dernières années.Cependant, la majorité de celles-ci ne peuvent servir à mieux comprendre les attitudes des consommateurs québécois ou canadiens envers le sirop d'érable puisqu'elles ont été réalisées aux États-Unis.Une étude commanditée par le ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (1) fournit les infor- mations suivantes: \u2014\tce que les consommateurs recherchent le plus dans le sirop d'érable ce sont, dans l'ordre: la saveur, soit un goût différent et prononcé d'érable, une valeur nutritive supérieure à celle des sirops de table et l'absence d'additif chimique; \u2014\tles raisons les plus souvent évoquées par les non-consommateurs de sirop d'érable sont l'ignorance, le prix trop élevé et le fait qu'ils n'aiment pas le goût; \u2014\tle contenant de verre est le plus apprécié pour les petits formats; \u2014\tune étiquette représentant une scène d'érablière est de loin supérieure à toute autre forme d'illustration.Qualité des produits Le fait d'offrir aux consommateurs des produits de l'érable à l'année longue exige une attention toute particulière au moment de la fabrication, de l'emballage et de la distribution.Il y a fondamentalement deux points à p endre en considération lorsqu'on emballe du sirop d'érable dans un contenant destiné au détail.Le premier consiste à utiliser la bonne méthode qui assure un contenant stérile.Le second vise à minimiser les modifications qui pourraient survenir au produit en cours d'entreposage.Les principales règles élémentaires à observer sont celles-ci: \u2014\ttoujours emballer le sirop d'érable à chaud, soit 180°F et plus; \u2014\tpencher les contenants remplis sur le côté de façon à permettre la pasteurisation du couvercle; \u2014\ts'assurer que les contenants sont suffisamment refroidis avant de les entreposer; \u2014\tentreposer à des températures inférieures à 25°C, puisque les températures excessives accélèrent les changements; \u2014\ttenir compte dans l\u2019inscription de la classe de couleur qu'un sirop emballé dans un contenant de plastique deviendra plus foncé avec le temps et risquera par conséquent de tomber dans une classe inférieure.Celui qui prend la décision de commercialiser ses produits sur le marché du détail doit être pleinement conscient de la responsabilité qu'il porte en regard de l'image des produits de l'érable.Ce sont des produits naturels dont le prix est relativement élevé et qui ont tendance à être instables.Les consommateurs, pour leur part, sont exigeants et pésirent en avoir pour leur argent.Les produits de l\u2019érable étant appréciés pour leur saveur caractéristique, il faut éviter à tout prix de mettre en marché des produits de mauvaise qualité.De même, il faut s'assurer de retirer des tablettes des épiceries, les produits qui se sont détériorés.Les défectuosités les plus fréquemment rencontrées sont: sirop avec des moisissures à la surface, tire cristallisée et sucre mou blanchi.Ces problèmes que l\u2019on rencontre hélas trop souvent sont préjudiciables à l'ensemble de l'industrie.Le fournisseur a la responsabilité d'aller vérifier, dans les points de vente, l'état de conservation de ses produits et de retirer toute marchandise endommagée.Il doit s'assurer également que le détaillant connaît les conditions dans lesquelles les produits doivent être manipulés et que, de ce fait, il collabore positivement à projeter une image de qualité nécessaire au développement du secteur de l\u2019acériculture.Recherche et développement Bien que la production acéricole ait rapportéau Québec, en 1981, près de 39 millions de dollars, soit aux environs de 12% des recettes monétaires de tout le secteur des productions végétales, peu d\u2019argent a été investi jusqu\u2019à maintenant dans la recherche.La taille restreinte des entreprises explique en grande partie cette situation qui, si elle devait durer, pourrait constituer un frein au développement de ce secteur important de l'économie agricole.La recherche portant sur les produits est de plus en plus nécessaire.La difficulté de produire un beurre homogène empêche, par exemple, de commercialiser ce produit dans un contenant de verre dont la présentation est supérieure.La tire d\u2019érable pure a une durée de conservation trop courte pour être commercialisée sur une grande échelle.Les confiseries de sucre d\u2019érable mou sont très appréciées des consommateurs mais elles se décolorent et ou durcissent rapidement.Ces problèmes et plusieurs autres sont reliés à la nature même du produit.La recherche pourrait permettre de mettre au point de nouvelles technologies de production susceptibles de stabiliser les produits et, par conséquent, allonger leur durée de vie.L'objectif demeure de solutionner ces problèmes reliés à la conservation sans avoir recours à des substances chimiques, sauf dans les cas où techniquement il est impossible de faire autrement.* L'auteur est conseiller en marketing à la Direction du développement commercial du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.(1): L'attitude des consommateurs nord-américains envers le sirop d'érable pur.Bibliothèque nationale du Québec, Quatrième trimestre.Quebec 1976.PAGE B6 - LA TERRE DE CHEZ NOUS, 23 JUIN 1983 5 L\u2019ÉRABLIÈRE DE ST-NORBERT Station de recherche acéricole québécoise Depuis longtemps, le ministère de l'Agriculture opère une érablière expérimentale.Celle-ci est installée à St-Norbert prés de Plessisville depuis 1968 alors qu'il devenait necessaire de travailler à la mise au point technique dusystème de cueillette de l'eau sous vide.L'érablière'est louée et compte 3 000 entailles.La sève de 1 000 autres entailles est transportée d'une erablière louée à proximité.On avait alors choisi le site pour expérimenter le nouveau système de cueillette dans des conditions difficiles Les installations et la localisation sont encore satisfaisants pour les projets en cours.Le fait de ne pas être propriétaire de l'emplacement permet de se déplacer si pour quelque raison que ce soit cela devenait nécessaire pour le développement de l'érablière expérimentale.Les recherches qui y sont menées sont sous la direction de M.Gaston Allard, agronome.On les divise en trois champs: le premier concerne l\u2019amont, les travaux forestiers et l'aménagement; le second, les opérations de transformation, cueillette, entreposage et concentration de la sève; enfin, le troisième s'intéresse à l\u2019aval, l\u2019entreposage et la qualité du sirop.À l'intérieur de ces trois champs de recherche, on tente d'identifier les principaux problèmes et par la suite d'y apporter une solution en menant une experience élaborée spécialement à cette fin.La station est ainsi parvenue au cours des années à faire évoluer considérablement la technique acèri-cole.Le meilleur exemple que nous pouvons en donner est le système de cueillette sous vide qui est maintenant bien au point.Si on revient au champ en amont, on tente d\u2019accélérer la régénération des vieilles érablières.L\u2019érablière de St-Norbert est une érablière âgée et convient donc bien à cette recherche.Un autre projet vise à déterminer les mécanismes physiologiques qui règlent la coulée.On pourrait ainsi connaître les conditions optimales de coulee Dans le deuxième champ, c'est toute la question de la qualité de la sève qui fait l'objet de recherches En effet, on sait que si on retarde la transformation de la sève en sirop, la qualité diminue rapidement par suite du développement de bactéries.Celui-ci est d'autant plus rapide que la saison avance.On a donc mené des expériences de lavage des tubes, de pasteurisation de l'eau.Cette dernière technique pourrait s\u2019avérer tort rentable pour les grosses érablières en leur évitant de dimensionner leurs équipements en fonction de la pointe Quant à la technique d\u2019osmose inversee, M.Gaston Allard affirme que les expériences de concentration de la sève par celte technique démontrent qu'elle est opérationnelle, très économique et avantageuse.Le seuil de rentabilité doit cependant faire l'objet d'une étude cas par cas.Toujours est-il qu'il n'y a pas de difficultés techniques particulières en ce qui concerne l'operation et l'entretien.On continue à mener des expériences pour savoir si cette technique a quelque influence sur la qualité du sirop, pour établir une cédule d'entretien et connaître la duree de vie des membranes.Le dernier champ se préoccupé du sirop une fois produit Peut-on améliorer la saveur d'un sirop de|â produit?Quelles sont lo; meilleures techniques de mise en contenants et de conservation?Comment conserver le sucre d'érable mou?Voilà quelques questions auxquelles on tente do répondre à l'ôra- iiiiilli lillll llülillllllll blière expérimentale du ministère do l'Agriculture.On ne saurait trop insister sut l'importance centrale que prond cette station de recherches québécoise afin de solutionner le plus rapidement possible les problèmes qui se posent et do faire la mise nu point des nouvelles techniques do production.Principe de fonctionnement de l'osmose inversée \"La concentration partielle de la sève d\u2019érable par la technique de l\u2019osmose inversée permet théoriquement de réduire de 50 à 80% le volume d'eau à être évaporée de la sève pour produire de l'eau d'érable.Cette technique suscite donc un intérêt croissant compte tenu de la hausse des coûts des combustibles utilisés.\" Voilà comment M.Gaston B.Allard, ingénieur agronome, de la Division de l'apiculture et de l\u2019acériculture du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation du Québec, présentait le principal avantage de la technique lors de la journée d'information tenue à Victoriaville en septembre 1981.Principe de fonctionnement L'osmose est une propriété d'une membrane perméable séparant deux solutions de concentration différente permettant l'égalisation des concentrations par un passage de l'eau de la solution la moins concentrée vers la solution la plus concentrée.Ce mécanisme est couramment employé chez les organismes vivants (les cellules) pour se nourrir.L'eau traverse donc la membrane du moins vers le plus.L'osmose inversée est une technique qui permet d'inverser ce processus de sorte que la solution se concentre.\"Pour réaliser cette inversion, il suffit d'appliquer à la solution concentrée une pression mécanique plus grande que la pression osmotique qui pousse dans la direction inverse\" (voir l'illustration).Donc, par une pression mécanique sur la sève, on force l'eau à sortir de la solution concentrant par le fait même la sève.La concentration se poursuit jusqu'à ce que la pression osmotique égale la pression fournie par la pompe.La solution ainsi concentrée est drainée vers un réservoir et l\u2019opération recommence.Le système de concentration La sève est d\u2019abord recueillie dans un réservoir à l\u2019abri de façon à demeurer la plus froide possible pour assurer une meilleure conservation.Une pompe d'alimentation pousse la sève à travers un système de préfiltration jusqu'à la pompe d'alimentation.\"Ce système permet d'intercepter toutes les particules en suspension dans la sève dont le diamètre dépasse 20 microns.L'état opérationnel du filtre est déterminé par la perte de pression qu'occasionne le passage de la sève.\" Il faut déjà avoir fait une première filtration à l'entrée du réservoir.Le filtre doit être lavé et désinfecté lors des périodes d'arrêt.On conseille une réserve de cinq filtres par mille entailles.La seconde pompe, une pompe à haute pression, a pour rôle d'amener la sève aux membranes à la pression spécifiée par le manufacturier qui est généralement de 3 400 à 4 100 kilo-pascal (500 à 600 lb/po?).Des tubes d'acier inoxydable, d'aluminium ou de fibre de verre, montés en série ou en parallèle, renferment les \u2022membranes du concentrateur.\"C\u2019est le nombre de ces tubes, et par conséquent le nombre de membranes, qui détermine la capacité de traitement et la puissance des différentes pompes pour chaque appareil.Les concentrateurs sont équipés de contrôles permettant un fonctionnement complètement automatisé et sécuritaire.L'élément central du concentrateur est évidemment la membrane que M.Gaston Allard compare dans son texte \"à un filtre qui retiendrait les sucres et les autres éléments de la sève dont le diamètre des molécules excède celui des molécules d'eau.C'est la composante, de loin la plus fragile du système, et compte tenu du coût de remplacement, c'est la fréquence avec laquelle on devra la remplacer qui peut le plus influencer le coût d\u2019opération.\" La membrane faite d'acétate de cellulose est enroulée avec un treillis espaceur et un matériel porteur pour filtrat autour d'un collecteur central pour le filtrat.La sève entre par un bout et circule dans le treillis entre les membranes.La durée de vie théorique de la membrane (c'est-à-dire utilisée dans des conditions optimales) est pratiquement illimitée.Le concentré est ensuite mis en réserve en attendant de passer dans l'évaporateur.La quantité d'eau à évaporer est maintenant considérablement réduite.Il faut alors la traiter le plus rapidement possible car à cause d'une telle concentration de sucre, la détérioration est rapide.Conclusion Depuis septembre 1981, on a ajouté deux saisons d'expériences du système.Il est maintenant possible d'affirmer qu'il s\u2019agit d'un système opérationnel, très économique et avantageux.Cependant, chaque érablière doit faire l'objet d\u2019une étude spécifique de rentabilité.Pour ce qui est de la qualité du sirop j **\u2022»».* n>ompa **oé j\t\t SI VE I II\ty ~r - ' ZMaruvt; i 1 ** POMPE VA\t4\t* 1 /i\\ ruiAAi MIIR ANC \tu*JI ^ vi CO \\iJ3Ly\t produit, citons encore M.Allard: \"Sur la base des résultats obtenus jusqu'à maintenant, aucune modification n'est requise aux méthodes de classification et d'inspection.Les sirops produits par osmose se comparent avantageusement aux sirops produits complètement par évaporation sur la base de leurs propriétés physiques, chimiques et organoleptiques.\" WATERLOO Un Sucré cLq /Son L'évaporateur le plus rapide à l'heure actuelle sur le marché.RAPIDITÉ MANIEMENT FACILE ÉCONOMIE DE COMBUSTIBLE CONTRÔLE DE LA SÈVE ET DU SIROP DURABILITÉ Pour recevoir gratuitement notre catalogue illustré de 16 pages, écrire à: LES ÉVAPORATEURS WATERLOO inc.6064 Foster, Waterloo, Québec, JOE 2N0 Tél.: (514) 539-3663 «fa» mm WmxMismm 23 JUIN 1983, LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE B7 ^9504216 FÉDÉRATION DES PRODUCTEURS Implication dans la mise en marché des produits de l\u2019érable La Fédération des producteurs de sucre et sirop d\u2019érable du Québec est une association professionnelle de producteurs acéricoles québécois fondée dans le but de défendre les intérêts et de réglementer la'mise en marché de ses membres.La Fédération est constituée en vertu de la Loi des syndicats professionnels.Le territoire couvert est celui de la province de Québec et son siège social se trouve à Longueuil.La Fédération est affiliée à l\u2019Union des producteurs agricoles.Les régions présentement couvertes par un syndicat de producteurs acéricoles sont: le Bas-St-Laurent, la Beauce, les Bois-Francs, la Côte-du-Sud, l\u2019Estrie, Lanaudiére, les Laurentides, la Mauricie, Québec et St-Hyacinthe.En 1966, quatre syndicats régionaux de producteurs acéricoles (Bois-Francs, Côte-du-Sud, Québec et Beauce) se réunissaient à Québec dans le but de fonder la Fédération des producteurs de sucre et sirop d\u2019érable du Québec.D\u2019autres syndicats se sont affiliés à la Fédération provinciale depuis ce temps.À ce moment, les producteurs ont énuméré les principaux buts qui étaient de grouper tous les syndicats de producteurs acéricoles, d\u2019administrer un plan conjoint provincial, d\u2019étudier les problèmes de production et de mise en marché, de coopérer à la vulgarisation de la science et des techniques de production, de renseigner les producteurs acéricoles, de favoriser l\u2019organisation de services susceptibles d\u2019aider les membres, de surveiller et inspirer toute législation intéressant les membres et continuellement améliorer l\u2019image des producteurs acéricoles dans l\u2019opinion publique.Au terme de la première réunion, les producteurs présents demandaient à leur Conseil d\u2019administration de présenter à la Régie des marchés agricoles du Québec une requête en plan conjoint.Depuis sa fondation en 1966, la Fédération a été impliquée dans plusieurs dossiers concernant ses membres, dont les coûts de production, le comité consultatif, le plan conjoint, le programme de paiements anticipés sur les récoltes, la classification, la taxe de vente, le comité d\u2019acèriculture du Conseil des productions végétales du Québec.Elle s\u2019est impliquée aussi au niveau de l\u2019information aux producteurs en publiant à l\u2019occasion un bulletin de nouvelles \"Le Sucrier du Québec\u201d ainsi qu\u2019une chronique dans La Terre de chez nous à toutes les cinq semaines.Mise en marché Comme il est possible de le constater au tableau I, les producteurs ont plusieurs possibilités dans la commercialisation de leurs produits.Ils peuvent fabriquer un produit fini, le placer dans des contenants destinés aux consommateurs et le vendre directement à ces derniers ou à des détaillants.Comme alternative, les producteurs peuvent fabriquer du sirop, le placer dans des barils et l\u2019offrir à des transformateurs, des acheteurs en vrac, des cabanes à sucre commerciales ou le vendre directement à l\u2019exportation.Bon an mal an, la consommation québécoise des produits de l\u2019érable se situe aux environs de 10 000 000 Ib.Cependant en 1982 la consommation a augmenté à 12 000 000 Ib et en 1983 elle augmentera probablement à près de 15 000 000 Ib.Ces augmentations sont dues à plusieurs facteurs; d\u2019abord le surplus d\u2019offre par rapport à la demande pour le sirop vendu en vrac et les années de production 1980 et 1981 qui ont créé un engorgement dans ce marché.Les producteurs ont individuellement réorienté leur mise en marché en augmentant les pressions sur la vente au détail.Les producteurs, par le biais de la Fédération, ont patronné un programme de promotion générique auprès des consommateurs québécois.La presse écrite et parlée a été très active ces deux dernières années durant la période Tableau I de récolte.Les statistiques nous montrent qu\u2019environ 90% de la consommation des produits d\u2019érable au Québec provient des ventes des producteurs aux consommateurs ou aux détaillants.Donc, les deux canaux de distribution de gauche au tableau I représentent un fort pourcentage de la production québécoise.La Fédération des producteurs de sucre et sirop d\u2019érable du Québec est donc intéressée à suivre de près l\u2019évolution de cette mise en marché et est même intéressée à établir un minimum de contrôle pour maintenir et même développer cette mise en marché.En se référant au tableau I, les producteurs acéricoles québécois ont un certain éventail de possibilités quant à la vente du sirop en baril.D\u2019abord 4 000 producteurs acéricoles québécois ont pris l\u2019initiative d\u2019aller plus loin dans leur mise en marché en bâtissant une structure coopérative pour transformer et commercialiser leurs produits d\u2019érable.Cette coopérative commercialise les produits de leurs membres sous les marques de commerce \u2019\u2019Camp\" et \u2019\u2019Citadelle\u2019\u2019.D\u2019autres groupes de producteurs, souvent appelés \u201csociétés de producteurs\" jouent sensiblement le même rôle que la coopérative vis-à-vis leurs actionnaires ou leurs membres.En plus des deux groupes précités, des acheteurs privés transigent un important volume de produits d\u2019érable.Ces derniers se divisent en deux groupes.D\u2019abord, les acheteurs transformateurs qui sont les plus importants et les acheteurs en vrac.Ces derniers sont moins importants en terme de volume de transaction.La principale caractéristique qui différencie ces deux derniers groupes d\u2019acheteurs est la transformation des produits.Les acheteurs en vrac achètent le sirop en baril et le revendent sans transformation, alors que l\u2019acheteur transformateur transforme le produit avant de le commercialiser.Entre 90% et 95% du sirop en vrac est transigé par les canaux précités.Les \"cabanes à sucre\" commerciales ouvrent généralement leur porte en février, avant le début de la saison de production, qui débute habituellement le 15 mars.Ces dernières achètent une certaine quantité de sirop des producteurs pour répondre à leurs besoins.Les experts évaluent à 1 000 000 Ib le marché de la cabane à sucre commerciale au Québec.En terminant, un bon nombre de producteurs situés près des États-Unis expédient directement à un acheteur américain leur récolte.Avec la différence entre les deux devises monétaires depuis quelques années, ce type de commercialisation est devenu très intéressant.Il est intéressant d\u2019analyser la demande pour les produits d\u2019érable.D\u2019abord la demande diffère pour chacun des produits précités.En plus, pour un produit donné, la demande est différente pour le consommateur québécois, canadien, américain et dans le reste du monde.Au Québec, pour des raisons historiques, le premier produit à être consommé a été le sucre dur.Avec le temps, les consommateurs québécois ont orienté leur consommation plutôt vers le sirop d\u2019érable.En temps de production, les consommateurs aiment bien consommer de la tire d\u2019érable.Ces dernières années, des produits Tableau II PLAN CONJOINT I\tI DÉTAIL\tVRAC Réglement pour la contribution\tReglement pour la contribution au plan conjoint.\tau plan conjoint; Reglement pour la contribution\tRéglement pour la contribution a la promotion.\ta la promotion.Reglement pour la (nation du prix par voie de négociation.tels que le beurre d\u2019érable, le sucre mou et le sucre granulé sont apparus sur le marché.Cependant au Québec actuellement, la plus forte demande est pour le sirop.Celui-ci, à cause de sa consistance, est généralement utilisé dans des recettes ou arrose certains desserts, et c\u2019est le plus souvent la ménagère qui a la décision à prendre dans l\u2019utilisation ou non du produit.CANAUX DE DISTRIBUTION DES PRODUITS D\u2019ÉRABLE AU QUÉBEC DÉTAILLANT ACHETEURS EN VRAC EXPORTATION CONSOMMATEURS CABANE A SUCRE COMMERCIALE COOP Société do prod.Privé* TRANSFORMATEURS PRODUCTEURS PAGE B8- LA TERRE DE CHEZ NOUS, 23 JUIN 1983 HBBSm Ëliil Wkfm.mm mM Le beurre d\u2019érable peut s'utiliser directement sur une rôtie ou une tranche de pain tous les jours, soit au déjeuner ou lors d\u2019une collation, ce qui est très simple a préparer et est très populaire auprès des enfants.Avec deux produits à consistance différente, nous pouvons avoir deux publics cibles pour ainsi augmenter plus facilement la consommation et en allonger naturellement la période.La production acéricole mondiale est limitée au nord-est de l'Amérique du Nord.Les consommateurs qui gravitent autour de ce centre connaissent la production et l'éventail des produits d\u2019érable.Cependant, les consommateurs du reste du monde (Europe, Japon, Chine, Australie, Amérique du Sud, etc.) ne peuvent même pas s'imaginer la consistance des produits d'érable.Il est facile de percevoir que la commercialisation et la consommation se présenteront différemment.À titre d\u2019exemple, les consommateurs québécois achètent de tous les produits d'érable durant la saison directement des producteurs.Dans l\u2019Ouest canadien et aux États-Unis, la consommation est limitée presque exclusivement au sirop d'érable.Les achats se font dans les supermarchés à l\u2019année.Dans le reste du monde, les petites quantités de sirop d'érable sont vendues généralement par des petites boutiques de spécialités.Implication de la Fédération dans la mise en marché La Fédération existe principalement pour défendre les intérêts des producteurs et organiser la mise en marché de leurs produits par le biais d'un plan conjoint.Ceci contribue à établir des normes de transaction entre les producteurs et les différents intervenants dans la mise en marché, tel que présenté au tableau I.La Loi sur la mise en marché des ' produits agricoles permet à la Fédération des producteurs de sucre et sirop d\u2019érable d\u2019établir ces normes.Suivant une décision de la Régie des marchés agricoles du Québec, la Fédération sera l\u2019administrateur du plan conjoint si les producteurs veulent un tel plan, lors d\u2019un prochain référendum.La Fédération désire un plan conjoint conforme à la résolution de l\u2019assemblée générale annuelle du 29 avril 1981 et entérinée lors de l\u2019assemblée générale annuelle du 29 avril 1982.À cause de la nature de la commercialisation différente entre les producteurs vendant au détail et ceux vendant en vrac, l'application des pouvoirs se fera de façon à répondre le plus adéquatement possible aux exigences particulières de chacun d'eux.Les producteurs ont démocratiquement manifesté le désir de restreindre les pouvoirs à la contribution au plan et à la promotion pour les producteurs vendant au détail et en vrac à la fixation des prix par voie de négociation dans le cas de la vente en vrac seulement (voir tableau II).La Fédération a pour philosophie que pour une administration efficace du plan conjoint, il est nécessaire que tous les producteurs participent et orientent les décisions qu'elle prendra.Pour respecter cette philosophie, il est nécessaire d'avoir des structures régionales vivantes, un conseil d\u2019administration qui se réunit de façon régulière, une équipe de conseillers techniques assez compétente pour bien informer les élus afin qu'ils prennent des décisions rationnelles, une représentation adéquate et efficace auprès de l\u2019industrie acéricole et suffisamment de provisions monétaires pour assurer une négociation saine et efficace avec les différents intervenants.Lors de l'assemblée générale annuelle et des assemblées de producteurs au niveau des syndicats régionaux, les producteurs en vrac et au détail étaient suite de la page 8 unanimes a contribuer pour la promotion de leurs produits aux niveaux provincial et international.Les producteurs du Quebec produisent au-delà de 70% de la production mondiale des produits d'érable.Présentement.la majorité du produit vendu en vrac par les producteurs est expédiee soit directement en baril ou après transformation à lexterieur du Quebec.Il est normal, avec l'accord des producteurs, que ces derniers participent à la publicité à l'extérieur du Québec.Si les producteurs du Québec veulent avoir un impact promotionnel soutenu (année après année), il est nécessaire d'investir des sommes importantes.Tel qu\u2019expliqué précédemment, bon an mal an, les consommateurs québécois consomment 10 000 000 à 12 000 000 Ib de produits d'érable.En 1982.ce volume correspond à environ 50% de la production totale québécoise qui est d'environ 23 000 000 Ib.La majorité de ce produit est transigé directement du producteur au consommateur.Il est important de noter que le consommateur québécois a plutôt comme mentalité d'acheter ses produits directement à la ferme.La Fédération voit là une possibilité évidente de développement de ce secteur d'activités et c'est la raison principale pour demander à la RMA l'inclusion de ces producteurs dans le plan conjoint par le biais d'une ordonnance.Les producteurs au détail en investissant à la promotion de leurs produits assurent la survie et le développement de ce moyen de commercialisation voulu par le consommateur québécois.Un moyen logique et raisonnable d'assurer un programme de promotion rationnel et permanent est de les inclure dans le plan conjoint.Les producteurs entre 1976 et 1980 avaient délaissé la vente au détail pour développer davantage la vente en vrac (1978 \u2014 9 527 000 Ib).* C'est une des raisons qui ont occasionné une diminution des ventes à la ferme durant ces années.Avec les surplus de 1980 et 1981, les producteurs sont revenus d'une façon sérieuse et permanente à ce mode de commercialisation (1982 \u2014 12 000 000 Ib).** Depuis les deux dernières années, les producteurs du Québec vendant en vrac, subissent des baisses exagérées de prix, étant donné qu'il n\u2019y a pas de structures provinciales pour négocier un prix uniforme avec les acheteurs.En réaction à ceci, ces derniers ont demandé à l'assemblée générale annuelle du 29 avril 1981 que la Fédération négocie à un prix à chaque année.Les modalités de négociation des prix de vente du produit en vrac devront être discutées avec les producteurs et les intervenants dans la mise en marché après le vote du plan conjoint.Du côté des producteurs vendant au détail, il serait très difficile et onéreux de trouver un système efficace pour assurer un contrôle des prix.La Fédération, avec l'expérience des années, remarque que le prix vendu au détail est directement influencé par le prix vendu sur une base commerciale (vrac).Lorsque ce dernier est à la hausse, le prix au détail est à la hausse et suit la même tendance lorsque le prix du vrac est dans l'autre direction.La Fédération croit qu'il n'est pas nécessaire d\u2019intervenir dans le prix au détail pour la raison énumérée plus haut.Jean-Claude Tessier secrétaire * Statistiques du Québec ** Chiffres préliminaires estimés par le MAPAQ Les.' de sucre d\u2019érable du Québec Après des débuts modestes, la Coopérative, fondée en 1925.compte aujourd'hui 4 000 membres repartis dans plus de cinquante comtes de la province.Son caractère provincial justifie sa structure selon un système représentatif.Son territoire se divise en sept sections, comptant chacune sept regions représentées par autant de directeurs-déleguès élus par rotation, lors des assemblées annuelles.L'assemblee générale est donc constituée de 49 délégués.Cette assemblée fait l'élection des sept membres du Conseil d'administration.À son tour, le Conseil nomme les officiers et engage le gérant et les cadres supérieurs.En plus de cette structure, la Coopérative compte sur environ cent cinquante responsables de la distribution et de la cueillette des barils chaque année.Une réception normale à la Coopérative varie entre 6 000 000 et 8 000 000 de livres de sirop par an.Dès l'arrivage, le sirop est inspecté par les officiers du MAPAQ pour être ensuite utilisé selon sa qualité au cours des mois qui suivent.Les marchés ont pratiquement changé du tout au tout depuis quelques années.Alors qu\u2019auparavant les marchés industriels absorbaient le gros de la production, aujourd'hui, c'est le contraire.Ce sont les marchés de détail qui constituent la plus forte demande et la plus stable.a moyen et à long termes.Les marchés industriels sont moindres et plus variables.avec une tendance séculaire à la baisse.La Cooperative dessert actuellement plus de 175 chaînes de magasins en Amérique du Nord, ce qui veut dire des milliers de magasins.Les pays d'outremer constituent graduellement des debouches qui fluctuent selon les caprices des situations des monnaies (niveau d'echange).L'Europe est sensible à ces phénomènes.Des pourparlers s'amorcent pour pénétrer au-delà du rideau de fer.Pour ceux qui connaissent les marchés et qui ont vécu, dans quelque domaine que ce soit, la situation des dernieres années, savent qu'ouvrir des marchés est un travail long et coûteux Le virage amorce depuis les années 72-75 et intensifie au cours des deux dernières années commence à rapporter des résultats.Comme nous l'avons déjà affirmé, \"ce sont les débouchés qui font la prospérité d'une industrie\".Cette table plus étendue de marchés doit être alimentée de sirop de belle qualité et par-dessus tout de bonne saveur Le sirop d'érable est recherché pour sa saveur Le client qui accepte de payer deux fois plus cher et parfois plus que pour du sirop de table tient à avoir un sirop de bonne saveur typique de l'érable.Cette nouvelle tendance des marchés ira sans doute en s'accentuant et c'est l'avenir de l'industrie qui en dépend.Chiffres d'affaires de la Coopérative: L'expansion de ses marches de detail a permis à la Cooperative de voir progresser son chiffre d'affaires 1978\t6\t650\t000 $ 1979\t7\t575\t000 $ 1980\t8\t000\t000 $ 1982\t9\t000\t000 $ Les prévisions pour 1984 sont de 12 000 000 $ L'ouverture de nouveaux marchés et les taux d'intérêts elovos dos dernières années ont constitué dos fardeaux que plusieurs membres ont trouvé lourds, à lusto titre, parce qu'ils ont domando do grands sacrifices l o Consoil d'administration on ost conscient Mais maintenant que la situation se rétablit ot quo le rattrapage dos paiements so fera au cours dos prochains mois, il ost à souhaiter quo les membros continuent d'alimenter ces marchés qui sont les leurs L'espaco ne nous permettant pas d'elaborer ici la-dossus, nous le forons par une autre voix, mais los grandos lignes sont là.Pour atteindre sos objectifs, la Coopérative devra vraisemblablement ouvrir sos portos à d'autres producteurs serieux qui, s'ajoutant au noyau solide des vrais coopôratours, seront les pourvoyeurs d'uno table do débouchés qui s'élargit davantage ot qui continuera de le faire si l'on veut bien l'alimenter.Principaux dossiers de la.Coûts de production La Fédération savait qu'il y aurait un certain effet sur les coûts de production en voyant les investissements que les producteurs du Québec faisaient pour moderniser leurs établissements.De concert avec le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec et l'UPA, un coût de production sur une base scientifique a été établi en 1979.Plan conjoint Lors de l'Assemblée de fondation de la Fédération, les producteurs ont mandaté leur Conseil d'administration de déposer une requête en plan conjoint à la Régie des marchés agricoles du Québec.Depuis ce temps, le dossier a passé plusieurs étapes avant d'arriver à l'ordonnance du 16 février 1983, donnant l'administration du plan à la Fédération.Taxe de vente autres, la responsabilité de rédiger les guides aux producteurs.Promotion Pour la première fois, la Fédération a patronne une campagne de promotion sur une base volontaire et les producteurs y ont contribué pour un montant d'environ 19 000 $.Cette campagne de promotion s'est faite via Expo-Québec et le Salon international de l'agriculture et de l'alimentation.La Fédération a aussi participé au Festival des sucres en collaboration avec les magasins Simpsons et les Producteurs de sucre d\u2019érable du Québec, en fournissant un appui financier et en assurant l'organisation des dégustations de tire sur la neige.Conjointement avec l'Office des producteurs de lait du Quebec, la Federation des producteurs de volailles du Québec et la Fédération des producteurs de porcs du Québec, la Fédération a collabore a l'impression d'un feuillet de recettes qui a ete distribué aux consommateurs par les producteurs vondant au detail et dans les chaînes d'alimentation Maladie dans les érablières Suite au problème du dépérissement des érablières remarque d'une façon plus particulière à l\u2019automne 1982 dans los régions Bois-Francs, Beauco et Estrie, la Fédération suit de prés l'estimation dos dommages par les spécialistes dos deux paliers gouvernementaux Recherche Depuis quelques années, la Fédération fait des pressions au niveau des deux paliers gouvernementaux pour qu'ils investissent dans la recherche pour trouver des moyens de commercialiser une meilleure qualité et une meilleure uniformité de produits.En juin 1979, la Loi sur la taxe de vente au détail a été amendée pour inclure dans les items taxables la tire et le sucre d'érable prétendant que ces produits étaient des friandises.Lors de l'application de-cette Loi par les fonctionnaires du ministère du Revenu en 1981, les producteurs ont demandé à la Fédération d'intervenir.La Fédération a rencontré les autorités du ministère du Revenu pour les convaincre que la tire et le sucre d'érable étaient des produits alimentaires au même titre que le sirop et le beurre d'érable.Au début de 1982, la Fédération recevait une réponse à sa -demande.r - \\ 8250, 3e Avenue\tTél.: 1 (514) 351-3000 Ville d\u2019Anjou H1J1X5 DOMINION & GRIMM INC.Équipement et accessoires de sucrerie Comité d\u2019acériculture du Conseil des productions végétales Le président et le secrétaire siègent, en tant qu'experts, au comité d'acèri-culture du CPVQ.Ce comité a, entre ESCOMPTE 10% sur les prix du catalogue 1983 sur toutes commandes placées avant le 15 juillet 1983.Venez nous voir ou consultez votre agent local V.J ¦¦¦ \u2022 -m&m.¦ ¦ - 23 JUIN 1983, LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE B9 34541^ 94 BETTERAVE SUCRIÈRE Les techniques de production Pour les producteurs de cultures corqmerciales, le véritable débat ne se situe pas au niveau des pratiques commerciales de la Raffinerie de sucre du Québec que se sont plu à commenter les chroniqueurs économiques ou politiques des divors média du Québec.Leur perception se situe, disons-le,, à un niveau plus terrç-à-terre.Ils voient la betterave sucrière comme une culture qui s'ajoute à l'éventail qu'ils ont déjà pour rentabiliser leurs opérations commerciales et permettre une rotation.Il faut donc se donner la peine d'aller au-delà du bilan fut-il déficitaire ou non pour rendre compte de cette activité économique du début à la fin.Il est vrai que le marché du sucre est dans un creux, il est vrai aussi que les capacités de transformation sont excédentaires au niveau mondial.Il est vrai que la conjoncture défavorable semble là pour rester.En dépit de tout cela, la modernisation de la Raffinerie de sucre maintenant réalisée est un moteur économique important pour St-Hilaire et la région environnante.Il faut donc tenir compte des producteurs.Non pas que la production de betterave sucrière soit très rentable en soi, le prix de la betterave est bien en dessous du coût de production, et elle demande un niveau de compétence technique élevé.Cependant, elle élargit les choix des producteurs alors même que le manque de rotations commence à poser des problèmes.D'autre part, le degré d'auto-approvisionnement du Québec est faible, les investissements ont été faits.Nous vous proposons dans l'article qui suit quelques aspects dont il faut tenir compte dans le processus de production.Les données sont tirées de l'important colloque sur la betterave sucrière du Conseil des productions végétales du Québec tenu à St-Hyacinthe les 28 février et 1er mars derniers.Ce colloque réunissait des personnes intéressées à la production et les conférenciers venaient à part égale du Québec et d'Europe.Le même sujet était abordé d'une part sous une perspective québécoise et d'autre part sous une perspective européenne.Les courtes présentations sur chacun des thèmes veulent simplement attirer l'attention sur les techniques de base pour arriver à produire efficacement de la betterave sucrière.Les variétés Les variétés couramment utilisées par les betteraviers sont maintenant toutes monogermes ce qui élimine le démarrage après la levée.Auparavant, une même graine pouvait donner naissance à plusieurs germes qu\u2019il fallait enlever pour n'en laisser qu'un.Les semoirs de précisions déposent les graines dans un espacement déterminé économisant ainsi la graine et diminuant les travaux d\u2019éclaircissage.Les variétés recommandées sont d'abord essayées en Station et comparées aux autres.Celles qui présentent un avantage sur les autres sont recommandées et utilisées.Mentionnons Betaseed, Mono Hy, Holy Hybrid.On ne développe pas de variétés au Québec.On ne produit pas de graines.De nouvelles variétés apparaissent cependant régulièrement sur le marché et on vérifie si elles sont adaptées à nos conditions.mm ** V V -sv Bien préparer le sol Profond, bien drainé, à texture moyenne, à bonne structure et aération, voilà des qualités de sol qui conviendraient à bien des plantes mais qui sont encore plus importantes pour la betterave qui est reconnue comme une plante exigeante.La racine pour se développer convenablement a besoin d'un sol possédant toutes ces qualités.Inutile d'essayer de produire renta-blement sans cela diront plusieurs producteurs d'expérience.On aura beau placer en terre la meilleure variété, si elle rencontre des barrières au niveau du sol, elle ne pourra donner de rendements satisfaisants.Le lit de germination doit être suffisamment meuble et ferme pour permettre un bon contact avec les graines.Le rouleau peut être passé avant le semis pour donner une surface uniforme et permettre une bonne germination.La profondeur recommandée est de 1,5 à 2,5 cm.Roulé, le sol se desséchera moins rapidement et les plantes lèveront plus uniformément tout en risquant moins de souffrir de sécheresse.On recommande une rotation de trois ou quatre ans comportant céréales et légumineuses ou culture de conserverie (pois, maïs, fèves), ceci évidemment pour assurer un meilleur contrôle des maladies, des insectes et des mauvaises herbes.Donc pour réussir dans la culture de la betterave, il faut commencer par une bonne préparation du sol.La fertilisation Chaque sol a un potentiel de fertilité qui lui est propre.On ne peut établir de fertilisation sans connaître ce milieu qui supporte la croissance des plantes.Le potentiel n'est utilisé que jusqu'à concurrence du premier facteur limitant.Si, par exemple, un sol est mal drainé, la potentialité ne se réalisera que jusqu\u2019à concurrence de l'asphyxie causée par l'excès d'eau.Une plante donnée, la betterave en l'occurrence, doit retrouver des éléments fertilisants pour répondre à ses besoins de croissance.La pratique d'une bonne fertilisation doit donc permettre l'apport des éléments qui ne sont pas en quantité suffisante dans le sol et cela sans excès pour éviter le gaspillage par lessivage ou consommation de luxe.Tous ces facteurs, eau, climat, drainage, structure et texture du sol, capacité de gestion, fertilité, interagissent entre eux et aucun ne doit être négligé pour obtenir le rendement le plus élevé possible.Que l'un ou l'autre de ces facteurs vienne à ne pas être géré correctement et le rendement diminue.L'évaluation de la potentialité se fait par l'analyse du sol qui donne les quantités de certains fertilisants présentes dans le sol à un moment donné de sorte qu\u2019il est possible d'ajuster aux besoins.Les pratiques adéquates de conservation et d'entretien du sol doivent permettre aussi le maintien à un certain niveau du potentiel fertilisant.Il ne suffit pas d'un apport massif au moment d'entreprendre une culture.Un bon sol se construit avec les années.Par exemple, un sol à faible fertilité doit bénéficier d'apports supplémentaires aux besoins immédiats pour rétablir un haut niveau de fertilité.Dans le cas de la betterave, l'azote est l'élément moteur principal.Il existe une corrélation négative entre la teneur en azote de la betterave et le contenu en sucre.Il faut donc éviter la surconsommation d'azote qui peut aussi entraîner une surconsommation d\u2019autres éléments.D'autre part, les engrais ne sont pas immédiatement disponibles après -l'épandage.L'azote doit être minéralisé car il n'est assimilable que sous forme nitrique et c'est l'azote déjà présent dans le sol qui est d'abord assimilé tandis que le plus récent apport est minéralisé.Il n'est donc pas possible de formuler des recommandations précises sans connaître tous les paramétres, de la gestion du betteravier à la structure du sol.Méthodes culturales L'un des changements majeurs intervenus dans la culture de la betterave sucrière est certainement la mécanisation qui a permis de diminuer considérablement l'intensité de la main-d'oeuvre.L'apparition de variétés monogermes génétiques, de nouvelles générations de planteurs, d'herbicides efficaces a considérablement amélioré l'efficacité du travail.Il fut dès lors possible d'intensifier la culture et de diminuer les coûts de production.De la sorte, le rendement et la qualité dépendent encore plus de la compétence du betteravier dans l'utilisation des nouvelles techniques que de la quantité de travail fourni.Il est donc très important d'utiliser le bon équipement et d'apprendre à s'en servir convenablement.Il n'y a pas de production efficace de betterave sans cela.Le betteravier doit être attentif au détail et méticuleux.La culture de la betterave est une culture exigeante qui n'est rentable que si on parvient à un bon niveau d'efficacité.Il faut la soigner très bien.Elle supporte mal la compétition des mauvaises herbes et il ne faut pas penser la cultiver sans moyens de contrôle efficaces.Elle ne doit donc pas souffrir de cette compétition au début de la période de croissance.L'arsenal des herbicides disponibles n'est pas totalement complet cependant et de nouveaux problèmes surgissent régulièrement de sorte qu'il faut toujours être aux aguets.Les développements futurs à prévoir sont surtout des améliorations aux machines existantes et de nouveaux herbicides pour contrôler les mauvaises herbes.La résistance acquise aux herbicides est aussi un problème qui devra être étudié attentivement.Photos: Service de l'information du ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.* T#* PAGE B10 - LA TERRE DE CHEZ NOUS, 23 JUIN 1983 ¦v* Les parasites de la betterave Le principal problème sanitaire rencontré dans la culture de la betterave est la fonte des semis.Celle-ci est causée par des champignons qui s'attaquent à la jeune plante.Elle se remarque par le dessèchement et le noircissement de la racine.Pour diminuer l'incidence de la fonte, les semences sont traitées et on doit faire une rotation des cultures.Le feuillage peut être attaqué.La cercosporiose est la principale maladie et se caractérise par des taches rondes entourées d\u2019une auréole violacée.L'infection se répand rapidement par temps chaud et humide.La betterave épuise alors ses réserves pour régénérer son feuillage.Il y a ainsi diminution du rendement.La rhizoctonie se présente sous la forme d'une pourriture brune de la racine.Le champignon qui cause la maladie entre dans la racine par les blessures.Le champignon peut détruire complètement la racine.Dans la rotation, il faut éviter de planter la betterave sur un retour de légumineuses.La carence en bore est à redouter dans les sols trop alcalins.Dans les sols alcalins, le bore est peu disponible particulièrement lors des étés secs.Il faut alors prévoir des applications foliaires.Pour ce qui est des insectes, on s'y est peu intéressé, mais on sait que plusieurs insectes peuvent y prospérer dont les mineuses, les pucerons, les altises, les cicadelles et la punaise terne.Nous n'avons ici mentionné que les principaux parasites.Il est certain qu'à la faveur de l'intensification de la culture de la betterave, d'autres problèmes pourront se présenter.La récolte Rendue à maturité, la betterave doit être récoltée.Comme les autres opérations qui l'ont précédée, la récolte s'est beaucoup mécanisée.Cela a cependant entraîné une augmentation des pertes par les blessures mécaniques causées aux tubercules suite aux diverses manipulations.Il est de première importance que les opérateurs des diverses machines de récolte sachent parfaitement les ajuster et les opérer pour réduire au minimum les blessures.Il faut savoir que toute blessure accélère la détérioration de la betterave suite à une augmentation de la respiration due au stress.À ce stade, peut-être plus qu'aux autres, les pertes sont coûteuses car la betterave est rendue à maturité et le paiement tient compte de la qualité comme de la teneur en sucre.Il serait fastidieux d'entrer dans le détail de l'ajustement et de l'entretien de la machinerie, mais le producteur qui ne serait pas familier avec ces machines peut s'informer auprès des spécialistes vendeurs ou producteurs d'expérience.Des études américaines ont démontré que celles-ci peuvent être importantes.Les manipulations doivent donc être les plus douces possible en diminuant les blessures physiques, la hauteur de chute, en réduisant au minimum le nombre des manipulations, les pertes lors du décolletage, de l'arrachage, du chargement et durant le transport.Si le mauvais nettoyage est cause de pertes lors du traitement, le surnettoyage est aussi la cause de blessures mécaniques.Par temps trop froid (moins de 5°C), la betterave est plus fragile L'impact sur des surfaces dures doit aussi être réduit.Dans nos sols lourds, la période de récolte correspond à un temps humide qui rend le nettoyage difficile.Un mauvais nettoyage ne permet pas une conservation adéquate.Parfois, des betteraves peu ou moyennement blessées avant de passer par l'empileuse ressortent aussi endommagées que les betteraves fortement blessées.Il n'est donc pas suffisant que les producteurs récoltent avec soin, la Raffinerie doit aussi adopter des méthodes d\u2019empilage douces.Elle doit aussi protéger les betteraves des intempéries.La production de la betterave est donc un art pour ceux qui ne le savaient pas.La réussite de sa culture amène donc beaucoup de satisfaction.La qualité et la conservation La qualité n'est pas un caractère simple que l'on peut prosentor sous forme quantitative à l'aido d'une seule valeur numérique C'est uno combinaison de tous les aspects physiques ot chimiques de la bettoravo qui conduisent à une économie dans les frais de fabrication ou qui affectent le rendement on sucre ou en sous-produits par rapport au prix de la betteravo.Nous avons déjà mentionné les soins qu'il faut apporter pour obtenir une betteravo de qualité.Los dernières étapes allant à l'extraction concernent moins le betteravior car il n'en a pas la responsabilité, mais elles sont tout aussi importante car elles affecteront le rondement en sucre extractible La conservation doit se taire dans les meilleures conditions pour éviter autant le gel que le surchauftage des betteraves en silo attendant d'être transformées par la raltinerie.Là comme ailleurs, il laut tenir compto de nombreux (acteurs pour en arriver à des conditions de conservation optimales Photos: Service de l'information du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation aft* r VsW-.f: S$S4r r 23 JUIN 1983, LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE B11 tææssHKjH mm mmm msmsstm œmmm r ¦¦ ¦:r¦- -iv.-v \u201e r* !\" \u2022\u2022 mmÊ iÜÉS! 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