La terre de chez nous, 20 octobre 1983, Cahier B
[" '\u2022\u2022«P.» rrr» y.'uut it, 'i'1'f ® ~rzM w -ÆPVt- * ;/:v: ¦ gàçÇ# feioR \t \t \t >' .:' ¦* :\u2022 FORÊT PRIVÉE PORC BETTERAVE\tMIEL SUCRIÈRE CÉRÉALES \t\t\t\t'\tA\t' \t\tQg)\t\tyti \t\t\t\t\t1\t CHAIR DE VOLAILLE\t\tOEUFS D\u2019INCUBATION\t\tPRODUITS DE L\u2019ÉRABLE I\t\tO KZ>\t\t PISCICULTURE PECHES COMMERCIALES \t BOEUF ?u.un.mJ POMME DETERRE FRUITS ET LÉGUMES AGNEAUX ET MOUTONS ipT CHÈVRES -\\ SOMMAIRE pages Statistiques sur la production .3 L'amelioration génétique de la pomme de terre .4 D'un entrepôt à l'autre .5 La production de semences .6 Nos exportations vers les É.-U.7 La ferme Gosselin et fils.8 Les programmes d'assurance-stabilisation et récolté .10 Promouvoir la pomme de terre québécoise .11 Gilles Drapeau .12 L'Office national de commercialisation .13 Marcel et Denise Fortin .14 Les priorités de la Federation.16 V\tJ 'LATERRE%i».de chez nous Le seul hebdomadaire agricole d\u2019expression française d\u2019Amérique Au service de l\u2019agriculteur québécois depuis plus d'un demi siècle Publié le jeudi de chaque semaine Il VOIU suffit du remplir li coupon it d'y joindre un ctièquo ou mmdit do posto i l'ordre do: Li Tom do chu nous 555.bout.Rolind Tborrlun Longuouil.(Qoé.) J4H3Y9 Je désire m'abonner â La Terre de chez nous pour: 1 an/12 $ ?pour 2 ans/20 S ?pour 3 ans/25 S ?NOM_______________________________________________ ADRESSE___________________________________________ CODE POSTAL Ci-joint la somme de___________S Signature Au menu ce mois-ci Nous vous proposons, en octobre, un premier DOSSIER d'information technique et professionnelle sur la pomme de terre.Parmi les sujets retenus: la génétique en constante évolution, des reportages à la ferme, des données sur l'importance relative de la production québécoise, la mise en place d'un office national de commercialisation, nos contraintes à l\u2019exportation outre 45e parallèle, etc., autant de questions qu\u2019aborde notre équipe de spécialistes.En tout.16 pages de textes originaux consacrés exclusivement à cette industrie dont la consolidation au Québec fut manifeste ces dernières années.Il vaut la peine de s'attarder au phénomène de la génétique.En effet, l'amélioration des variétés de tubercules est à ce point importante qu'il faut à tout prix réduire certaines faiblesses notoires qui menacent la culture de la pomme de terre chez nous.Les réseaux d'essais, d évaluation expérimentale et commerciale existent mais les travaux en vue de l'amélioration génétique demeurent encore bien sommaires, quoique bien amorcés.En tant que province productrice, notre dépendance au niveau des semences découle d'un grand problème au chapitre des variétés et.I on s'en doute bien, est conditionnée aussi à la découverte de combinaisons gagnantes.En 1984.des variétés nouvelles seront essayées, ce qui donne a espérer que l 'on pourra remplacer le plus tôt possible certaines variétés plus ou moins satisfaisantes.À cause du facteur important que représente l'achat de la semence dans le coût de production, l'on gagnera donc à acheter ses tubercules uniquement chez un spécialiste de la production de semences, même si.à première vue.ça coûte plus cher.Saviez-vous par ailleurs que 537 termes sur les 2170 qui déclaraient produire de la pomme de terre, en 1980.représentaient à elles seules près de 90% des superficies en culture?L'on pourra de même prendre connaissance de plusieurs autres statistiques intéressantes à la lecture de l'article publié en page ci-contre.Notre menu vous rappelle qu 'un tubercule en entrepôt demeure un organisme ¦ vivant et qu il vaut la peine de le traiter en conséquence.Dans un autre ordre d\u2019idées.Ion aborde la non moins importante question des assurances, ce s outils mis à la disposition des producteurs pour, selon le cas.minimiser leurs pertes ou se garantir d'un revenu annuel net positif.Que dire aussi des enjeux considérables des récentes audiences de la Commission sur le commerce international et de l'enquête du ministère américain du Commerce?Les résultats de cette dernière sont attendus à la mi-novembre et pourraient avoir des conséquences néfastes pour les producteurs canadiens si l\u2019on arrive à la conclusion, comme d\u2019aucuns le craignent, qu'il y aurait eu dumping au détriment des producteurs du Maine Si inéquitable soit-elle, cette décision possible pourrait avoir un effet d'entrainement dans le secteur des fruits et légumes.L actuel contentieux des importations et exportations avec nos voisins du Sud aura peut-être au moins une conséquence positive.En effet, puisqu'il nous faut nous serrer les coudes au niveau des provinces canadiennes, la mise en place d'un office national de commercialisation rejoindrait enfin l'unanimité, exception laite de l'île-du-Prince-Édouard qui préfère encore l\u2019isolement.Notre DOSSIER situe I orientation que pourrait prendre cet éventuel office canadien à partir des propositions mises de l'avant par le Québec.L 'on pourra également prendre connaissance des grandes orientations à court et à plus long termes de la Fédération des producteurs de pommes de terre.Au cours des prochains mois, plus particulièrement, la promotion, le financement, la réglementation s 'inscrivent parmi ses priorités de travail.Finalement, pour agrémenter ce contenu déjà substantiel, trois reportages et entrevues avec des producteurs dans les régions de Ste-Catherine de Portneuf.de Kamouraska et de St-Roch-de-l'Achigan Une lecture, somme toute, qui devrait intéresser autant les producteurs de pommes de terre que la plupart des abonnés de La Terre de chez nous.Pierre Courteau Photo couverture Bernard Brault PAGE B2 - LA TERRE DE CHEZ NOUS.20 OCTOBRE 1983 Quelques statistiques sur la production Le dernier recensement du Canada rapporte qu'il y avait au Quebec en 1 980.2 1 70 fermes declarant produire de la pomme de terre.De ce nombre.1 042 avaient plante moins de trois acres (764 moins de deuxi.ce qui laisse 1 128 fermes cultivant plus de trois acres Par ailleurs.537 fermes déclaraient 37 931 des 42 432 acres en culture sur les fermes du Quebec.Cela représente 89-' des superficies et moins de 25' des producteurs On a retenu les fermes de plus de 13 acres.Si on allait aux fermes cultivant plus de 33 acres, on perdrait 215 fermes et seulement 4 252 acres.Une comparaison avec les chiffres de 1976 indique une consolidation impor tante.En effet, même si les superficies sont sensiblement identiques, le nombre de fermes déclarantes a diminue de plus de 1 100 Les cas d'abandon de la production se retrouvent principalement chez les fermes cultivant moins de 13 acres.Voila une tendance qui ressemble à ce qu'on retrouve dans plusieurs autres productions agricoles.Au chapitre de l'auto-approvisionnement.la progression a laquelle on avait assiste dans les années 1970 s'est arrêtée en 1979 pour ensuite régresser En 1982.il n'etait plus que de 56\",.apres avoir atteint un sommet de 59%.Il y a trop d'imponderables pour prévoir l'évolution SUPERFICIES ENSEMENCÉES (acres) \t1982\t1983 Terre-Neuve\t800\t700 île-du-P.-É.\t69 000\t70 000 N.-Écosse\t4 000\t3 900 N.-Brunswick\t54 000\t53 000 Québec\t44 000\t44 000 Ontario\t39 100\t38 000 Manitoba\t39 500\t37 000 Saskatchewan\t2 600\t2 400 Alberta\t18 000\t18 500 Colombie-Br.\t9 000\t9 100 Canada\t280 000\t276 000 Source: Statistique Canada de notre auto-suffisance dans un marche a l echelle du nord-est de l'Amerique.Sur le plan canadien, le Quebec vient apres l ile-du-Prince-Edouard et le Nouveau-Brunswick pour les superficies ensemencees La population de ces deux dermeres provinces étant beaucoup moindre, le Quebec fut tout naturellement un débouché pour leurs pommes de terre, surtout que les producteurs de ces provinces pouvaient bénéficier d'une aide au transport Au chapitre du rendement.celui-ci est en progression rapide au Quebec.Il faut noter cependant que dans les années 1960 et au début des années 1970.les rendements laissaient a desirer au Quebec Quant aux variétés cultivées, deux sont très populaires II y a 45\" > des superficies ensemencées en 1982 qui sont en Kennebec et 43% en Superior Viennent ensuite la Norchip avec 2,57\" la Green Montain avec 1,74\u2018\\>.la Chieftain avec 1,36% et la Russet Burbank avec 1.26\",.et avec moins de 1 % des super tides, la Katahdin, la Sebago.la Belleisle.la Keswick, etc.En region, la Kennebec et la Superior se partagent les premières places ESTIMATIONS DES SUPERFICIES PAR RÉGION \t1982\t1983 Bas-St-Laurent-Gaspésie\t1,9\t1.8 Québec\t4.1\t4.1 Beauce\t0.2\t0.2 Nicoiet\t1.4\t1.4 Estrie\t0.3\t0.3 Richelieu\t0,8\t0,9 Sud-ouest de Montréal\t1.5\t1.6 Outaouais\t1.0\t1.0 Abitibi-Témiscamingue\t0,5\t0.4 Nord de Montréal\t3,0\t3.0 Mauricie\t0,8\t0,7 .Saguenay - Lac-St-Jean\t2,3\t2.4 Total\t17,8\t17,8 Source: Statistique Québec STATISTIQUES SUR LA PRODUCTION AU QUÉBEC Superficies\t1978\t1979\t1980\t1981\t1982\t1983 (000 hectares)\t17,9\t18,1\t17.0\t17.2\t17,8\t17,7 Rendements (tonnes métriques ha)\t19.99\t22,92\t21,08\t19.87\t21,74\t Prix à la ferme (S tonne métrique)\t85,95\t72,97\t156,86\t132.01\t\t Production totale (tonnes métriques ha)\t357 800 414 800 358 400 341 800 387 000\t\t\t\t\t LES ARRIVAGES DE POMMES DE TERRE DU NOUVEAU-BRUNSWICK, DE L\u2019ÎLE-DU-PRINCE-ÉDOUARD, DE L\u2019ONTARIO ET DES ÉTATS-UNIS Campagnes agricoles\tNouveau- Brunswick\tîle-du- P.-É.\tOntario\tÉtats-Unis\tTOTAL \t\t(tonnes métriques)\t\t\t 1979-1980\t37 134\t60 737\t225,4\t11 974,8\t109 707,2 1980-1981\t41 950\t61 478\t636,8\t12 726,8\t116 791,6 1981-1982\t35 410\t81 471\t249.5\t17 108,0\t134 238,5 Sources Rapport sur les récoltes et les marchés des fruits, des legumes et de miel en 1079-80.1981-82.- Ministère de ! Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec.Direction des études économiques.Service de l\u2019analyse des plans de commercialisation Au niveau des capacités d entre posage, elles se divisent comme suit 6 007 510 cents livres avec ventilation.523 286 cents livres avec refrigeration et 465 251 cents livres simplement isolés pou' un total de 6 996 04 7 cents livres Ces capacités correspondent a 492 entrepôts ventilés, 77 entrepôts réfrigérés et 269 entrepôts isoles On constate donc que ce sont les entrepôts ventilés qui ont la plus grande capacité et sont les plus nombreux i ntm, mentionnons que 66.15' ,¦ des superficies ensemencees (10 109 ha) vont a la table 22.6,'' < ou 3 321 ha vont a la croustille 4.96 S ou 72 t lia vont au prepelaqe.4,18\".ou 601 lia vont a la semence, et 2.03\",' ou 3 19 fia servent a d\u2019autres tins louiouis selon des chiffres de >962 vie la Direction des etudes economiques du ministère de i Agriculture.îles Péclieneset de i Alimentation R.B.Producteurs de pommes de terre.idv;r*i »,.\u2022 TJ.e/fe AèüJ»%>ii, Ar U.^ la Régie des assurances agricoles du Québec peut vous aider à réussir : Pensez ASSURANCE-RÉCOLTE Pensez ASSURANCE-STABILISATION Deux programmes qui vous protègent contre l\u2019imprévisible.La réussite ca s\u2019assure! Gouvernement du Québec Régie des assurances agricoles 20 OCTOBRE 1983, LA TERRE DE CHEZ NOUS PAGE B3 L\u2019amélioration génétique de la pomme de terre du Québec parle Dr Gilbert-J.Banville, agronome* L'amélioration génétique de la pomme de terre du Québec est une entreprise qui répond à des besoins très concrets: plus de 90% des 22 000 hectares de pommes de terre cultivées au Québec sont ensemencées avec les variétés Kennebec et Superior.Ces variétés sont des variétés soeurs puisqu'elles ont un parent en commun.Elles partagent des caractéristiques de haut rendement, d'aptitude à l'usinage et de résistance à la gale commune: populaires.Ces hybrides font l'objet d'une sélection et d'uqe évaluation élaborée pendant plusieurs années avant d'accéder officiellement au stade de variété.Les objectifs visés Le tableau suivant montre les groupes de caractères recherchés chez les hybrides considérés comme variétés potentielles.Les variétés Kennebec, Superior et Norland servent de témoins et c'est par rapport a elles que s'est ajusté le niveau des critères de sélection.a la fois a Normandin, a Deschambault, l'Assomption, La Pocatière et Les Buissons, selon un protocole identique et avec des semences fournies par la Station de Les Buissons Pour une experience donnée, la quantié de plants évalués par hybride varie de 50 à 120 par station.Après trois ans d'essais, les plus prometteurs subissent une régénération du Centre d épuration et de certification de La Pocatière puis sont achemines au Centre de production de semences de Manicouagan.C'est là qu'on les multiplie pour amorcer la première etape de l'évaluation commerciale.Le réseau d'évaluation commerciale Il comprend seulement une dizaine d'hybrides prometteurs et de variétés récemment développées en Amérique du Nord, Trent, par exemple.On les met à l'essai à l'échelle d'une fraction d'hectare dans les grandes régions à pommes de terre soit celles du Bas-St-Laurent.de Québec, Nicolet, Montréal, Gatineau et Lac-St-Jean.Simultanément, ils sont présents dans le réseau d évaluation experimentale À la première étape, le Centre de Manicouagan fournit quelques dizaines de sacs de semences à certains producteurs multiplicateurs.L'annee suivante, s'il y a lieu de poursuivre l'évaluation, ces derniers approvisionnent des producteurs commerciaux: c'est la deuxième etape.La troisième étape vise les utilisateurs soit les fabricants de croustilles et les consommateurs de pommes de l'information recueillie de nombreuses sources.Cette nouvelle variété aura donc de meilleures chances de s'implanter solidement sur les marchés du Québec d'autant plus que des semences seront disponibles en quantité et en qualité.Les collaborateurs Spécialistes de la recherche et de la production, certains du ministère de l'Agriculture du Canada, la plupart du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Quebec, c est autour de la table du Conseil des productions végétales du Québec que l'on retrouve les personnes qui contribuent au développement de meilleures variétés de pommes de terre pour le Québec.L'amélioration génétique de la pomme de terre est à l'etat embryonnaire seulement.Toutefois elle est bien implantée et son développement est largement conditionné par les ressources que les gouvernements y investiront.Le grand défi est de trouver l'une des combinaisons gagnantes tout en garantissant un comportement acceptable quant aux aspects dits secondaires.A nsi, la mesure de la réaction aux diverses maladies représente un travail monstre qui s'effectue en cooperation entre plusieurs centres de recherches au t Québec et en dehors.Ainsi.La Pocatière s'occupe de la réaction à la jambe noire, l'Assomption à la verticilliose, Les Buissons à la rhizoctonie, Charlottetown aux maladies d'entreposage.%^-r ' * HT r .WSoBk \u2022 « *\u2022 *» La station de recherche sur la pomme de terre \u201cLes Buissons\u201d à Pointe-aux-Outardes.n \u2022\u2019y* r.,« \u2022 ¦ -\t- .\u2014 r- ô-v elles partagent aussi certaines faiblesses notoires telle la sensibilité au flétrissement verticillien, maladie qui menace la culture de la pomme de terre au Québec.Il faut ouvrir l\u2019éventail des variétés à cultiver afin de ne pas porter nos oeufs dans le même panier; de plus, il faut développer de nouvelles variétés adaptées aux conditions et besoins du Québec et possédant une base génétique plus large.La fleur de la pomme de terre et les nouvelles variétés La pomme de terre se cultive par propagation végétative.Le tubercule mis en terre produit un plant qui va donner plusieurs tubercules semblables au premier, par exemple, ayant même couleur de chair et de peau.Le plant de pomme de terre peut produire des (leurs puis des fruits contenant des graines.C'est à partir de ces graines que l'on obtient les hybrides, c'est-à-dire des sortes de pommes de terre toutes différentes les unes des autres sous une multitude de rapports.Parmi ces hybrides, l'on cherche des variétés meilleures que celles qui sont maintenant Les réseaux d\u2019essais de pommes de terre du Québec Le développement de variétés de pommes de terre au Québec et pour le Québec nécessite l'évaluation poussée d'un grand nombre d'hybrides.À cette fin, I on a mis en place un réseau d'évaluation expérimentale et un réseau d'évaluation commerciale.Le réseau d'évaluation expérimentale Le réseau d'évaluation expérimentale comprend environ quatre cent hybrides.Introduits au depart a la Station de Les Buissons, ces hybrides sont entourés d'un train de mesures phytosanitaires afin d'éliminer les maladies et d'assurer une juste évaluation de leur potentiel génétique.Jusqu'à maintenant, les hybrides provenaient de divers centres d'amélioration génétique dont celui de Fredericton au Nouveau-Brunswick ainsi que ceux d\u2019universités notamment Maine, Guelph, Minnesota et New York.Une cinquantaine de ces hybrides se retrouvent dans des expériences menées de terre de table dont on espère obtenir une appréciation des nouvelles variétés de pommes de terre à l'essai.Ainsi, la recommandation d'homolo-guer un hybride prometteur comme nouvelle variété récemment mise au point ailleurs qu'au Québec tiendra compte L'enjeu est d'envergure! Il vaut la peine de chercher des variétés meilleures que celles qui sont populaires aujourd'hui.Les petites catastrophes qui ont fondu sur le Québec depuis quelques années, flétrissement bactérien et flétrissement verticillien, ont été associées à l'importation de semences.Elles ne sont toutefois pas étrangères à une sensibilité marquée de nos variétés les plus populaires à certaines de ces maladies.Autrement dit, la dépendance du Québec en matière de semences n'est pas qu'un problème de quantité; c'est aussi un grand problème de variétés! * L 'auteur est coordonnateur des essais de pommes de terre au Québec à la Station de recherches \"Les Buissons\"à Pointe-aux-Outardes CARACTÈRES DES VARIÉTÉS À DÉVELOPPER SELON LE MARCHÉ VISÉ Marché visé\tPrimeur\t?£ \\\tTable\tCroustilles Critère Qualité pour la cuisson à l'eau\tExcellente\tExcellente\tExcellente\tBonne Qualité pour croustille\tExcellente\tBonne et\tBonne et\tExcellente Rendement\t> Supérior\treconditionnable > Kennebec\treconditionnable > Kennebec\treconditionnable > Kennebec Précocité\t= Norland\t> Kennebec\t> Kennebec\t> Kennebec Chair\tBlanche\tBlanche\tJaune\tblanche Peau*\tBlanche ou colorée\tBlanche\tBlanche ou colorée\tBlanche ou colorée Aptitude au lavage\t= Superior\t= Superior\t= Superior\t= Superior * Excepté la peau bleue.La peau réticulée (russet) est acceptée.Sensibilité aux maladies et autres caractères: sans faiblesse notoire.PAGE B4 \u2014 LA TERRE DE CHEZ NOUS.20 OCTOBRE 1983 D\u2019un entrepôt à l\u2019autre par Bruno Bélanger, agr.* Le present article veut taire ressortir des points importants de la production de pomme de terre en partant d'un tubercule de semence en entrepôt et en suivant les étapes de production pour retrouver la récolté en entrepôt.Pour completer ce texte, le lecteur devra faire reference a trois documents québécois sur la pomme de terre 1\u2014\tLa pomme de terre au Québec, publication du MAPAQ.2\u2014\tPomme de terre, guide de culture, publication du CPVQ.3\u2014\tPomme de terre, guide de protection.publication du CPVQ.Les conditions climatiques peuvent décider du sort d\u2019une année de production.\tPhoto MAPAQ.Avant d'amorcer notre production de pomme de terre, rappelons quelques principes de physiologie vegetale On le dit souvent et on ne le répétera jamais trop, un tubercule de pomme de terre, c'est quelque chose de vivant La respiration est un des signes évidents de la vie Peu importe l'endroit ou il se trouve, le tubercule de pomme de terre respire en prenant l'oxygène de l'air et en rejetant du gaz carbonique.Il faut donc lui assurer en tout temps ces deux elements.Une autre caractéristique de la vie est d'avoir un début (la naissancel et une fin (la mort).Le tubercule de pomme de terre n'échappe pas à cette règle.Lorsque la pomme de terre est utilisée comme semence, l'âge du tubercule a une influence déterminante sur le rendement de cette semence au champ.Plus le tubercule sera jeune, meilleur sera son potentiel de production.Pour le moment, la seule méthode pratique pour maintenir la jeunesse d une semence est l'entreposage au froid (4 C) et à haute humidité relative (90%).Pour l'acheteur de semence, il devient donc important de vérifier les conditions d'entreposage du produit.De mauvaises conditions d'entreposage, autant chez le producteur de semence que chez l'utilisateur, hypothèque de façon irréversible le potentiel du tubercule utilisé comme semence.Un tubercule bien conservé ne peut être mis en terre sans un traitement de prérechauffement.On amènera graduellement la température des tubercules a 18 C avant de les trancher.Cette derniere opération est probablement la plus brutale que subira le tubercule.Une blessure aussi importante doit cicatriser.ce qui nécessite trois conditions essentielles temperature minimale de 10 C; presence d'air (oxygenei et haute humidité Ces conditions devraient idéalement se retrouver dans le sol.au champ Afin d'aider le tubercule a surmonter le stress de la plantation, un traitement fongique est recommande après le tranchage.Les produits recommandes sont enumeres dans les documents cites précédemment Un de ces produits est particulièrement recommande dans le contrôle du fletrissement verticillien.l'EASOUT (10% thiophanate méthylique).Les variétés Kennebec et Superior sont très sensibles a cette maladie et le tuber -cule de semence peut être une source importante de contamination.Une fois dans un sol bien rechaufté (10 C minimum), le tubercule amorce une nouvelle etape de sa vie qui passe par le développement foliaire et l'apparition de nouveaux tubercules Si le tubercule de semence a subi plusieurs stress avant sa mise en terre (tubercule âge) et si I on ajoute de mauvaises conditions au champ, il est possible d'observer un phénomène qu'on appelle le boulage ou l'apparition de petits tubercules sur le planton.La variété Keswick illustre souvent ce phénomène.Ce cas extrême de production hâtive (boulage) s'attenue avec l'augmentation de la qualité des plantons mis en terre.Le plant de pomme de terre qui est une veritable usine a fabriquer des tubercules.a besoin de différentes substances nutritives pour son développement On peut penser a l'eau, au gaz carbonique et aux principaux elements fertilisants azote (N), phosphore (P), potassium warns* CT» ^ Même avec une bonne récolte, le producteur n'est pas à l'abri des contrecoups du marché.Photo Clément Allard.MAPAQ.(K), magnesium (Mg) et calcium (Ca).De tous ces éléments, c'est l'azote qui en est le pivot.Au Quebec, on recommande 135 kilogrammes à l'hectare d'azote en bandes a la plantation.Cette lecomman-dation générale mérite d\u2019être nuancée selon les types de sol.En sols légers.non irriqués et exposés à souffrir de sécheresse, l'apport d'azote supplémentaire au sol ou au feuillage peut améliorer le rendement.Au feuillage, on recommande de faire trois applications foliaires a une semaine d'intervalle à raison de 15 kg ha d'azote sous forme d'urée dans 1 000 litres d'eau pour chaque traitement.Le premier traitement se fait lorsque la plante a 20 centimètres de hauteur.Au sol.appliquer 40 kg ha d'azote.un mois apres la plantation.S'il est impossible de fractionner l'azote, on applique l'azote supplémentaire a la plantation Differents travaux d'entretien urne lieront la culture jusqu'à la recolle On peut penser au binage qui ameublit le soi atm de faciliter son aeration et au buttage si caractéristique des champs de pommes de terre l orsque l'on pose la ques tion sur le pourquoi du buttage ou re chaussage.plusieurs personnes demeu rent perpexes Des travaux realises a La Pocatiere ont démontre qu'il est avantageux de ne pas butter les pommes de terre arrachées hâtivement l es raisons du buttage de même que le comportement des variétés face a cette pratique culturale sont discutées dans les lete rences enumerees au debut du texte Au cours de l'été, le contrôle ries ennemis de la pomme de terre demeure une preoccupation majeure Ces ennemis et les méthodes de contrôle sont amplement discutes dans les documents Tableau I specialises Au niveau des équipements utilises dans le contrôle des insectes et maladies, l'avion est de plus en plus po pulaire.Des questions sont souvent sou levees sur son efficacité Généralement, pour qu'un phytocide applique en pulverisation sur le feuillage soit efficace, il taut s'assurer d'une repartition uniforme et d'une densité minimale du produit sur le feuillage Les densités a respecter sont resumeesau tableau I II est possible de mesurer des densités a l'aide de papiers sensibles a l'eau.Une tache bleue sur un fond jaune apparait lors- qu une gouttelette d eau touche au pu pier h est donc possible d effectuer un comptage des gouttelettes apres le passage de i avion ou de tout autres équipements de pulvérisation Des ohservalions sont présentement en cours dans la région de Nieolet pour verifier ces d.tte rents paramétrés l es per sonnes into lessees par cette méthode de contrôle peuvent communiquer avec nous Le meilleur des traitements pin to sanitaires sera peu ou pas etlicace s il n'est pas utilise en si nchronisme avec l'ennemi que l'on veut contiôlei l e nu nisteie de I Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Quebec publie i egulierornent des avertissements pin tu sanitaires Dans le reseau pomme de terre, ces avis s'attachent pnncipale ment a la pievision du mildiou Poui le fonctionnement de ce i eseau.la pro duction québécoise de pommes de tone a etc regroupée en 3 7 centres Chacun de ces centres est rattache a une ou plusieurs stations météorologiques îles stations envoient louis données quoti diennomont a un ordinateur contial qui les analyse C est a peu tir de ces données qu'une provision de mildiou est omise pour chaque centio de production l es traitements faits a partii de cos piovi-sions sont plus efficaces que ceux tait;, au hasard d'une façon leguliére 1 ous ces moyens mis en oouvi e poui permettre au potentiel de la pomme de terre de s'exprimer, obligent souvent le producteur a détoner ses champs Un lion dêlanage est souvent difficile a réaliser mais il existe (tes iogles a suivie pour s'assurer de l'ollicacile du traitement Il taut tavorrser une maturité optimale de la variété cultivée prérochaulle surfe a /a page lb ' / 'autour ost consoillor on tiorticulfu/o .tu tiuronu do Nicolot du ministùro do I Agnculturo.dos Pêcheries ot d(\u2018 /Aliment,dion - LES PATATES QUÉBÉCOISES LTÉE et FERNAIMD GOSSELIN INC.3e Avenue Centre Industriel Saint-Romuald (en banlieue de Québec) G6W 5M6 E ERNAND GOSSEI IN, président O! IVIER DEMERS, directeur général (418) 839-9496 \u2022\tPOMMES DE TERRE DE TABLE Brossées, lavées et réfrigérées (Service de vente 12 mois par année, du ÛUÉBEC, N.-B., I.-P.-É., É.-U.) \u2022\tPOMMES DE TERRE POUR LA CROUSTILLE \u2022\tPOMMES DE TERRE DE SEMENCES Notre production et notre mise en marché totalisent plus de 3 000 wagons annuellement \\______________________________________________y DENSITE MINIMUM DES GOUTTELETTES SUR LES PARTIES SELON LE TYPE DE TRAITEMENT A TRAITER Traitement\tGouttelottes env Insecticides\t20-30 Herbicides en préémergence\t20 - 30 Herbicides de contact en postémergence\t30 - 40 Fongicides\t50 - 70 m 20 OCTOBRE 1983, LA TER R E DE CH EZ NO US - PAGE B5 La production de semences l'acheteur de semences gagnera donc beaucoup a acheter ses tubercules de semence chez un spécialiste de la production de semences, un producteur qui destine 100°o de sa production a la semence, quitte a payer plus cher.La production de semences de pomme de terre au Québec par Michel Tennier, agr.L'achat des semences compte pour environ 20% du coût de production de la pomme de terre, et beaucoup plus dans certains cas.Étant donné que la semence est la seule composante du coût de production qui soit vivante, qu'elle rentabilise par le fait même les autres imputations par sa vigueur germinative et sa capacité de croissance, elle a tendance a bien souvent faire mentir les économistes.La semence représente la plupart du temps un facteur de production plus important que le 20% cité plus haut, surtout si elle est de mauvaise qualité Pour les non ou les peu avertis, \"semence de pomme de terre\u201d se réduit en un produit que l'on achète chez un producteur accrédité par Agriculture Canada.Pure illusion! Lorsque rendue au stade du commerce, la pomme de terre de semence se trouve à la fin d'un cheminement ardu de cinq, six ou sept années de multiplication ou elle a été surveillée, vérifiée a plusieurs reprises et inspectée près d'une vingtaine de fois.Tout ceci tient de la grande faiblesse de cette plante qui est multipliée par un tubercule et non par la graine comme bien d'autres plantes cultivées.Un système de production généalogique et pyramidal La production de la pomme de terre de semence repose sur un principe qui veut que si l'on teste et vérifie à un haut point une petite quantité de plantes et qu'elles sont démontrées exemptes de maladies, la multitude de descendantes provenant de ces plantes-mères seront plus ou moins exemptes elles aussi selon qu'elles auront été produites dans des conditions ne favorisant pas la réinfection.C'est ainsi que les plantes-mères sont produites dans les régions nordiques où les insectes disséminateurs sont peu nombreux ou totalement absents.À partir donc de quelques centaines ou milliers de plantes, on a besoin de plusieurs années de production pour en arriver à des milliers de tonnes de tubercules.Pour bien ordonner les choses, on a baptisé ces années de production et on les a lixees dans une loi de certification.ÉTAPES DE LA PRODUCTION DE SEMENCE DE POMME DETERRE Plantes de base\t1ère année Pré-Elite\t2e année Elite 1\t3e année Elite II\t4e annee Elite III\t5e année Fondation\t6e année Certifiée\t7e année A mesure que Ton avance dans les années, le volume du stock augmente et les contrôles de qualité qui étaient très intenses au debut diminuent et se limitent à deux inspections sur le feuillage et à une inspection sur les tubercules pour les classes Kondation et Certifiée Normes de qualité Les normes de qualité pour la semence de pomme de terre sont de deux natures, celles pour les tubercules et celles rela- tives aux maladies se développant sur le feuillage en champ, les normes des plantes.Il est très important de constater que les normes pour les tubercules sont les mêmes pour toutes les classes de semence alors que celles des plantes varient et se relâchent a mesure que l'on s éloigné de la base.Comme l'inspection federate ne constitue en aucun cas une garantie formelle de la qualité des semences qu'il achète le producteur devra être très vigilant dans l'achat de ses semences Une grande majorité des pommes de terre de semences dans Test du Canada sont produites par des producteurs qui possèdent d'autres marches que celui de Les producteurs de semences du Quebec se regroupent dans TAssociation des producteurs de plants de pomme de terre de Test du Quebec.TAPPPTEQ.Cette association regroupe des producteurs des régions 1 et >2.Le Quebec produit en 1983 plus de 30 de son approvisionnement en semences La production de semences de pomme de terre a connu de grands développements au Quebec depuis huit ans.Le Quebec a mis au point des méthodes de production uniques au pays.Il possédé près de dix ans d'avance sur les autres provinces.L'originalité de son système vient du fait que toutes les semences produites par les producteurs APPPTEQ proviennent de plantes-meres issues de cultures de tissus.Le Centre de production de semences de pomme de terre de Manicouagan produit la classe Elite I.L'épuration par thermotherapie et la culture de tissus est faite par le laboratoire du Centre d épuration et de certification des pommes de terre de La Pocatière.Le reseau de production de semences du Quebec est maintenant jumele à un NORMES DE QUALITÉ DES TUBERCULES SELON LA RÉGLEMENTATION FÉDÉRALE Maladie ou défaut\tPourcentage accepté Flétrissement bactérien\t0.0 Difformités et dommages extérieurs\t2.0 Pourriture molle ou blettissement humide Gale et rhizoctonie\t0.1 a) légères\t10.0 b) modérées\t5.0 Décoloration de l'extrémité de la tige causée par le défanage, gel, chaleur ou sécheresse\t4.0 PRINCIPALES NORMES D\u2019ACCEPTATION DES PLANTES POUR LES CLASSES ELITE III, FONDATION ET CERTIFIÉE À LA DERNIÈRE INSPECTION (pourcentage) \t\tCLASSES\t Maladies\tElite III\tFondation\tCertifiée Flétrissement bactérien\t0.0\t0.0\t0.0 Total des virus\t0.1\t0.1\t1.0 Total des flétrissures, jambe noire et virus\t0.25\t0.25\t2.0 On voit que dans le cas des normes des plantes, les normes finales d'acceptation pour l'Elite III et la Fondation sont les mêmes.Celles de la classe Certifiée sont au moins huit fois plus lâches que pour la Fondation.La classe Elite III.avec trois inspections pour le feuillage, a été inspectée une fois de plus que la classe Fondation.Comment acheter ses semences Plusieurs producteurs commerciaux connaissent bien des fournisseurs de semences depuis longtemps et y achètent regulierement leurs semences.Une relation de confiance s'établit de cette façon et l'acheteur, sur une longue période de temps, en vient â recevoir un très bon service.À l'oppose, il y a ceux qui achètent par courtier, se fiant uniquement sur la classe officielle de semence qu'ils achètent et sur le fait qu'elle a été inspectée.la semence.Seulement leurs petits tubercules se dirigent vers la semence.Le point faible de telles opérations relativement a la qualité des semences produites se situe au niveau des températures d'entreposage qui sont plus hautes dans le cas de la table ou de la transformation que celles necessaires â l'entreposage des semences.Ce qui affecte l'âge physiologique et le pouvoir germinatif des semences.réseau d évaluation de cultivars.En 1983, un reseau d évaluation commercial des cultivars a été mis en marche En 1984 des variétés nouvelles seront essayées chez des producteurs commerciaux en même temps que Ton en produira des semences.On espere que ces deux reseaux permettront, dans un avenir assez rapproché, de remplacer les variétés cultivées actuellement par nos producteurs.Producteurs de pommes de terre .LA VOIE DU RENDEMENT VOUS OFFRE UNE GAMME VARIÉE D\u2019EXCELLENTS PRODUITS ET UN PROGRAMME DES PLUS ÉCONOMIQUE 9 AFESIN\t\u2022 POLYRAM 80W\t\u2022 BASFAPON\t\u2022 POLYRAM 7D\t» DYTOP\t\u2022 MANEB 80W\t9 HOE.GRASS\t\u2022 CUIVRE FIXE\t LEXONE DF\t\u2022 ZINEB75W\t\u2022 LOROXL\t\u2022 MH 30\t\u2022 DECIS DIMETHOATE (CYGON) GUTHION LC METASYSTOX R \u2022 MONITOR THIODAN ainsi que LES ELEMENTS MINEURS CHÉLATES Profitez de nos aubaines d'automne ¦ThiSH Niagara: Division de Reichold Itée 617 Le Breton Longueuil, Québec J4G 1R9 Téléphone: (514) 670-4000 (514)527-8831 1 (800) 263-7909 PAGE B6 - LA TERRE DE CHEZ NOUS.20 OCTOBRE 1983 Nos exportations de pomme de terre vers les États-Unis par Danny Dempster' Le commerce de la pomme de terre entre le Canada et les Etats-Unis a toujours ete relativement libre.Au debut des années 1930.les deux pays se sont entendus pour harmoniser les tarifs a 0.75 $ du cent livres Des erreurs lors des négociations commerciales multilatérales qui suivirent entrainerent l'abolition du tarif canadien tandis que celui des Etats-Unis restait le même Par la suite.I industrie canadienne a demande energiquement le retablisse- entre les responsables des deux pays visaient l'ouverture du débat sur les problèmes du commerce de la pomme de terre entre les deux pays.On s'est alors rendu compte que certains représentants de l'industrie américaine voyaient d'un mauvais oeil le rétablissement de équilibré commercial entre les deux pays.Ils percevaient les volumes supplémentaires de pomme de terre d'origine canadienne comme un véritable problème en dépit d'une population dix fois plus importante ¦a va.I y.; ; 'M ment de tarifs égaux On obtient finalement un tarif de 0,37 S de part et d'autre de la frontière mais les Américains maintinrent des quotas à I importation (450 000 cent livres pour la pomme de terre de table et 1 140 000 cent livres pour la semence) tandis qu'il n'y avait pas de quotas au Canada.Cette politique eut pour effet de limiter les exportations canadiennes de peur d excéder les quotas et par le fait même de doubler les tarifs.Enfin, lors des négociations du Gatt de 1977, on s'est entendu pour égaliser les tarifs à 0.35 S le premier janvier 1986.Déjà, en janvier 1979 le tarif pour les livraisons hors quota a ete réduit de moitié.Par la suite, en 1978, des représentants de l'industrie canadienne ont pris l'initiative de rencontres avec leurs homologues américains.Ces seances conjointes se sont ensuite poursuivies sur une base annuelle.Les Canadiens voulaient ainsi expliquer leur position qui était de rétablir l'équité qui avait existe dans les années 1930.Il est bon de rappeler ici que le Canada fut un exportateur net jusqu'au debut des années 1960 alors que la force du dollar canadien par rapport au dollar américain devait entrainer un renversement de la situation.Le commerce de la pomme de terre fut donc perturbé par ces différences tarifaires.Pour l'industrie canadienne, les nuages se sont amoncelés à l'horizon lorsqu'il devint évident que la réduction des tarifs sur les excédents de quota et la dévaluation de notre dollar allait nous avantager.Les rencontres annuelles La rencontre de 1979 a donne lieu a des critiques des représentants du Maine a l'egard des exportations canadiennes.Vers la même epoque.des producteurs du Maine ont commencé a importuner les camionneurs traversant la frontière américaine avec de la pomme de terre canadienne.La tension s'est accrue ces dermeres années de sorte que les producteurs du Maine en sont venus à faire signer une petition pour s'opposer aux importations canadiennes subventionnées.Comme la pétition est parvenue aux autorités au même moment ou la balance commerciale de la pomme de terre est devenue favorable au Canada, les responsables du gouvernement américain ont accepté de soumettre la question a la Commission du commerce international afin qu elle entende des representations sur le sujet.L'industrie canadienne a étudie la question pour être en mesure de se bien défendre.Les deux audiences sur le sujet eurent lieu en mai et juin de l'an dernier.Les représentants canadiens se sont bien défendus De ce fait, les producteurs du Maine ont fait circuler une autre pétition pour dénoncer les importations canadiennes.La Commission a donc siege a nouveau pour conclure que l'industrie du Maine serait vraisemblablement menacée.Pour l'etape suivante, les enquêteurs du département américain du commerce ont mené leur propre enquête.Le Conseil canadien de l'horticulture a suivi de très près le déroulement de l'enquête dont on prévoyait connaître les résultats en juillet de cette année.Les enquêteurs ont demande de retarder la date de publication du rapport Des données préliminaires ont cependant été fournies a la demande de la maison blanche.Les chiffres du département du commerce démontrent une marge de dumping allant de 0 a 41 % sur le marché du nord-est des États-Unis.Les autorités ont immédiatement demandé aux exportateurs de déposer en argent comptant le montant de la marge si celle-ci est déterminée ou dans le cas continue une marge de 1 7.3\u2018\\ sui la valeur des expoi tâtions L imposition d'une marge s appli que à I ensemble des exportations de pomme de terre canadiennes de type round white Cependant, le départe ment du commerce doit compléter son etude pour savoir si ces marges exis tent vraiment et si oui.quelle est leur importance On pense que le iapport final sera disponible a la mi-novembre Si on en arrive a la conclusion qu'il i a dumping, la Commission du commerce international tentera de determiner les dommages causes aux producteurs du Maine S'il y a évidence de dommages les droits d'importation seront maintenus smon, cette exigence sera éliminée Los producteurs de pomme de terre du Canada pourraient être penalises pour avoir utilise Iqs mêmes méthodes que leurs compétiteurs américains Il semble bien que l'industrie cana dienne n'ait pas ete traitée equitable ment puisque le débat s'est essentielle ment déroulé au niveau politique I Ile a dû dépenser plus de 150 000 $ pour se défendre contre une plainte sans grand fondement On pourrait dire que si le Canada utilisait la môme procedure, il pourrait porter plainte contre plusieurs fruits et legumes importes des I tais Unis.Par ailleurs, si les producteurs de pomme de terre du Maine obtiennent gain de cause, d'autres groupes de pio-ducteurs pourraient faire de môme aver les pommes, le céleri, la laitue, le chou fleur les oignons, le chou et les carottes Line division favor able ci eeia un pr e cedent qui punira inciter d'autres groupes a taire de même II est pointant évident que dans le secteur des fruits et legumes pris globalement, la balance commerciale est nettement favorable aux l tats-Unis Cela cause donc j'Ius de prejudices au Canada qu aux I tali' Unis Pour des importations de plus d'un milliard de dollars nous n\u2019expoitons quo poui 135 millions de fruits et legumes l industrie de la pomme do tone de Colombie canadienne mono actuellement une campagne contre l importation do la variole Russell Cette action n en est qu'a ses debuts mais elle pourrait avoir un impact sur tout le dossier Du point de vue canadien, il y a donc une injustice fondamentale puisqu'on entrave sur le maie ho amencain des pi a tiques qui ont cours sur le marche cana dion et qui sont acceptées ici I os |no ductoui s do pomme do toi ro du Qu ohm irai leur I odoration se sont impliques ,i tous les niveaux du dossier Ceci a demande d'eux temps et argent.I 'indus tue canadienne doit i ontinuer de se de fendre si elle ne veut pas perdit! I équité Cos attaques restent cependant Ire1, in qretlablos, voire même injustifiables ' l auteur est le vu i* pièsuU'nt «\u2022%«\u2022« «ihl du ( nnseil canadien de I horticulture l adapta turn française os l ilr Henald /U/\u2018 *l\\\u2019»\u2018*\tW^II 1\u2014if.¦'\u2019\u2019^iSISi :-rs*5 \u2022.'\u2022 *v: na \u2022»'v.vr«a«3g ¦ru« «S* B' ^-r, S$aKÏKM ftM i»,»< S»K *' £ irfiÉSfc-i 5j&£Z% D\u2019un entrepôt.suite de la page 5 ment de la semence, plantation dans un sol chaud, fertilisation azotee bien équilibrée, etc Les défanants sont essentiellement des herbicides qu'il faut utiliser selon les techniques d'application spécifiques à ces produits.Ces techniques sont généralement une laible pression de pulvérisation 200 a 500 kilo-pascales (30 à 80 Ib po ¦') et un volume d'eau de 300 a I 000 litres ha (30 a 100 gal acre) Il est souvent plus efficace, et spécialement recommande pour les pommes de terre de semence, de défaner en deux traitements (dose di visee en deux) espacés de 5 jours Un défanage bien réussi facilite la récolté et permet une meilleure maturité du tubercule, conditions essentielles pour minimiser les blessures mécaniques.Une fois en entrepôt, le tubercule amorce une période de cicatrisation Pour cicatriser, le tubercule doit être sec.afin de faciliter les échangés gazeux (gaz carbonique et oxygéné) avec l'air qui l'entoure Par contre, cet air doit être humide (95' » H.R.) et chaud imin 13 C) Quatorze jours plus tard, on re froidit la masse le plus rapidement possible jusqu\u2019à la temperature recommandée pour le type de pomme de terre entreposée.Une humidité relative inférieure a 90% dans l'entrepôt, oblige le tubercule à se vider de son eau pour compenser ce manque d'eau dans l'air de l'entrepôt.Nous sommes maintenant revenus a notre point de départ, le tubercule en entrepôt, un organisme toujours vivant.Armer.suite de ta page 12 sur les plants de tomates sauvages et de tabac.Dans une lettre à la revue Nature, les deux chercheurs ont confirmé que les feuilles de pomme de terre contenaient des quantités appréciables du produit chimique (E)-B farnesène qui est le signal d'alarme de plusieurs espèces de pucerons, et notamment de la plupart des espèces porteuses des virus transmis aux pommes de terre Dans les essais.48 pucerons ont été placés a un centimetre des feuilles de la pomme de terre sauvage et d une variété cultivée, la Majestic.Sur ces 48 pucerons, 34 ont circulé sur les feuilles du plant de Majestic, contre G seulement sur celui do pomme do truie sauvage Les autres ont rebrousse chemin, génoialement a une distance de un a trois millimetres de la feuille de pomme de teiro sauvage et, quelquefois.maicheiont parallèlement au bord de la feuille, t es pucerons mis en présence de plants contaminés expèiimentalement avoc le produit chimique (h) B farnesone so sont détournés de la même manière.M Gibson allume que ces résultats piouvent que le feuillage de la pomme de terio sauvage et sans doute le fluide exsudé irai l'un des typos de poils en paiticulier, omettent un produit chimique en quantité suffisante qui expliquerait la dispersion des colonies de pucerons déposées.Il s'agit d'un mécanisme particulièrement subtil et fascinant, grâce auquel une plante se protège contie un insecte, phénomène qui pourrait aveu une portée pratique considerable On a déjà pu produite une espèce de pomme de terre hybride en croisant la pomme de terre sauvage avec une espèce cultivée Cet hybride a des poils on abondance qui pourraient lui permettre d émettre ce produit chimique protecteur On étudie aussi le mécanisme d'émission mis en oeuvre dans les poils glandulaires, pour von s'il serait possible de surmonter certaines difficultés et de l'utiliser pour la protection des recolles à long terme On ospore aussi qu'il sera possible d'appliquer des mécanismes de defense analogue aux cultures des tomates, du tabac et des aubergines.(LPS) De la classe.suite de la page 13 perception un peu dédaigneuse, accentuée par l'allure un peu rébarbative du légume, engendre une attitude d'indifférence face au choix d'une marque spécifique de telle sorte qu'ils sont nombreux les consommateurs qui les mettent toutes dans le mémo panier \", sans égard a leurs particularités defraicheur, saveur, uniformité de grosseur, propreté, sélection et le reste.En fait, peu de gens réalisent qu'il y a patates et Patates.Nous nous sommes donc employés a sortir du commun le noble légume, a redorer son blason et surtout, a en faire ressortir les qualités exceptionnelles et spécifiques.\t 20 OCTOBRE 1983, LA TERRE DE CHEZ NOUS PAGE B15 Priorités de la Fédération des producteurs de pomme de terre par Jacques Mailhot* Au début de l\u2019année 1983, les membres du Conseil exécutif ont établi les priorités de la Fédération pour les prochains mois.Notons que le Conseil d'administration les a entérinées et même l'assemblée générale annuelle a accepté la plupart de ces objectifs.Dans l\u2019ordre, voici ces priorités: À court terme D\u2019abord l\u2019amélioration du régime d\u2019assurance-stabilisation des revenus agricoles, on entend par amélioration trouver exactement quels sont les rendements moyens à l'acre dans la pomme de terre et les pertes réelles en entrepôts, pour finalement l'inclure au modèle.Nous savons que les producteurs désirent obtenir leur rémunération à 90% du salaire d'un chef d'entreprise.Par ailleurs, la Fédération et la Régie devront étudier la possibilité d'inclure un pourcentage d'achat de semence de pommes de terre du Québec pour être éligible au programme d'assurance-stabilisation des revenus agricoles.Précisions au régime d'assurance-récolte.Déjà les pourparlers sont amor-cçs avec la Régie des assurances agricoles pour la création d'un programme d'nssurance-rècolte collective, l'utilisation de la cueillette de rendements pour fins de moyennes individuelles, régionales et provinciales.L'information aux producteurs est un autre objectif que se sont fixés les administrateurs de la Fédération.Pour ce faire, les moyens déjà à notre disposition ont été respectés tels: \"Le Parmentier\", la Chronique horticole ou Le présent dossier Ajoutons que les consultations ont été réalisées en janvier et lévrier.Un conseil d'administration élargi a permis à la Fédération de faire le point entre autres sur l'agence de vente provinciale.Le financement de la Fédération et des syndicats régionaux a été fortement discuté puisque l'ensemble des producteurs désirent se doter de services, les maintenir et les utiliser.Cette année, les administrateurs ont décidé de se répartir la tâche au niveau de l'administration de la Fédération, ainsi plusieurs comités ont été formés, il s'agit du comité de structures et finances, du comité de refonte des règlements de la Fédération et du plan conjoint et du comité des résolutions.Notons que le fonctionnement des autres comités de la Fédération se poursuit normalement.Les administrateurs de la Fédération ont entériné le rapport du Comité de refonte des règlements de la Fédération.Ces règlements, adaptés à la réalité des années 1980, seront présentés lors de la prochaine assemblée générale annuelle de la Fédération.D'autre part, le conseil d'administration a aussi entériné la mise en place d'un nouveau règlement pour la Fédération.Il s'agit d'un règlement de division des producteurs en groupes.Cette nouvelle approche de représentativité pour les assemblées générales annuelles ou assemblées spèciales permettra à toutes les regions d'ètre représentées, et aux producteurs de déléguer leurs représentants respectifs ayant droit de vote.Ainsi, les décisions prises le sont en accord avec des orientations claires de chacun des groupes concernés À plus long terme Les administrateurs ont appuyé la démarche proposée et ayant comme objectif la création d'une agence de vente au niveau provincial.Pour la signature d une convention avec l'Associa- tion des emballeurs de pommes de terre du Québec Inc., les discussions ont permis aux représentants de faire un consensus à l'effet que des normes minimales devront être appliquées pour l'opération emballage.D'autre part, cette évolution est très pertinente et demeure le premier jalon vers l'agence de vente.Ensuite, la Fédération aura à établir et administrer un permis d'emballage auprès de ses membres permettant de contrôler l'opération emballage, mais aussi la qualité des pommes de terre offertes aux consommateurs.La Fédération doit aussi évoluer sur le plan canadien et dans cette action, les positions défendues depuis déjà deux ans sont maintenant reconnues par les provinces participantes.En plus d'établir un plan d'actions précis, les membres du conseil d'administration de la Fédération des producteurs de pommes de terre du Québec estiment que des dates d'application de tous ces projets, pour le moins au niveau provincial, doivent maintenant être envisagées.On revient aussi à la formation économique des administrateurs pour ensuite être plus en mesure de défendre syndicalement les objectifs envisagés.On peut constater en terminant une certaine évolution des dossiers choisis au début de l'année.Le dossier de stabilisation et d'assurance-récolte est en pleine effervescence: chacun des comités a fonctionné et poursuit son mandat; un plan d'actions doit être établi et on s'entend sur l'urgence de solutionner des problèmes précis.Par ailleurs, la promotion, le financement, l'étude du Comité technique, la réglementation, sont des dossiers classés pour 1983.\u2022 L auteur est secrétaire de la Fédération des producteurs de pommes de terre.ëë£ CO-OP LES ^>0^ DÉMARREURS sont des engrais spécialement i%Ctormulés P°ur répondre aux besoins nutritifs des plantes au début de leur Croissance.Pour vos cultures, nos services techniques ont mis au point les démarreurs à maïs, à céréales, à pommes de terre et à conifères.Les utiliser au semis, c'est vraiment choisir le bon engrais au bon moment! 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