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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 1984-01-26, Collections de BAnQ.

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[" : 3*8» d'information *TEKKE%f^ de chez nous Volume 2, numéro 1 26 janvier 1984 *ii< \u2022 A 1 fi 99 3-/ FOHÉT PRIVÉE S PORC CHAIR DE OEUFS D INCUBATION VOLAILLE PRODUITS DE LERABLE BETTERAVE\tMIEL SUCRIÈRE t>CT> O i PISCICULTURE PÈCHES COMMERCIALES BOEUF POMME DETERRE FRUITS ET LÉGUMES AGNEAUX\tCHEVRES ET MOUTONS SOMMAIRE pages Coût du bois de pâte et efficacité de la transformation .\t3 Le Syndicat des producteurs de bois d\u2019Abitibi-Témiscamingue .4 La forêt privée Une source d'approvisionnement importante pour l\u2019industrie du sciage .5 L\u2019approvisionnement de l\u2019industrie des pâtes et papiers 6 Tordeuse Quand va-t-on arrêter de jeter de l\u2019huile sur le feu .\t7 Le débat sur l'utilisation des phytocides progresse .\t8 Reportage Le bois: une resso,\"-ce à exploiter au mieux .9 Minimiser l\u2019impact de la tordeuse: une question de choix.10 Reportage La fabrication de fonds de panier .11 Rexfor Le bois de sciage de la forêt privée est en demande .\t12 \u2022xâ laterre%f^ de chez nous Le seul hebdomadaire agricole d\u2019expression française d\u2019Amérique Au service de l\u2019agriculteur québécois depuis plus d\u2019un demi siècle Publié le jeudi de chaque semaine Il VOIU Midi da remplir II coupon il d'y jolndri un ctièqui ou mindit dt posli i l'ordre do: U Tim di ctnz nom 555.boul.Rolmd Thirriin longuiull.|Qué.) J4H3Y9 Je désire m'abonner à La Terre de chez nous pour: 1 an 14 $?\t2 ans/23 $ ?\t3 ans/29 $?N0M____________________________________________ ADRESSE_________________________________________ -CODE POSTAI____________ Ci-joint la somme de_________S___________________________ Signature Un an déjà ! Il y aura bientôt un an que la formule des DOSSIERS techniques et professionnels de La Terre constituent, mois après mois, un complément indispensable à l'information plus générale véhiculée dans les sections régulières de notre hebdomadaire agricole et forestier.Nous sommes fiers de pouvoir entreprendre cette seconde série de DOSSIERS en 1984, torts de l\u2019expérience et des nécessaires ajustements de parcours suscités par toute formule nouvelle.Au rythme de deux éditions par année, le DOSSIER forêt privée en est donc à sa troisième parution.Tous les abonnés réguliers de La Terre.comme à chaque mois, en recevront automatiquement un exemplaire: il est aussi prévu qu au moins 5 000 autres producteurs forestiers et gens du milieu, inscrits sur une liste de distribution spéciale de la Fédération des producteurs de bois du Québec, pourront aussi obtenir leur DOSSIER.Au menu ce mois-ci Nos articles, reportages et analyses mettent l'emphase, en janvier, sur/'approvisionnement de matière ligneuse généré par la forêt privée québécoise.L\u2019industrie du bois de sciage et celle des pâtes et papiers en sont évidemment les utilisateurs privilégiés.Il faut pouvoir tenir compte de la concurrence, de l\u2019évolution des besoins en matière première, de la capacité de renouvellement de la forêt, de l'utilisation rationnelle et optimale d'un maximum d'essences autant feuillues que résineuses.Compte tenu de l'importance de la tordeuse des bourgeons de l\u2019épinette.deux articles de grand intérêt apportent un éclairage relativement nouveau en la matière.Ainsi, on verra que certains \u2014 et ils sont de plus en plus nombreux \u2014 sont d'avis que l'utilisation d'insecticides chimiques contre cette chenille dévoreuse équivaut à jeter de l\u2019huile sur le feu.Pour un.le chercheur Vladimir Smirnoff, du Centre fédéral des Laurentides estime que de nouvelles formulations de B.T.(Bacillus thuringiensis), peuvent remplacer avantageusement ses concurrents chimiques.Il s'agit d'un insecticide biologique aussi efficace que le ténitrothion ou l'aminocarb mais totalement inotfensif par contre.Il n'est pas facile cependant de déloger le puissant lobby des opposants qui produisent et commercialisent les produits chimiques.Toujours à cause de la tordeuse, il y a lieu d\u2019élaborer certains principes généraux à respecter en matière d'aménagement de la forêt, ceci en vue de minimiser l'impact à long terme de cette prolifique et dévastatrice chenille.Il importe de retenir qu'il n\u2019existe pas de remède unique mais un ensemble de mesures complémentaires.Autre point de controverse, I arrosage aérien avec des phytocides, une méthode de dégagement chimique pour faciliter la régénération de la forêt.Malgré des connaissances encore fragmentaires, les scientifiques sont de plus en plus inquiets.Pourquoi alors ne pas faire appel au traitement mécanique, sans doute plus coûteux de prime abord, mais inotfensif au plan de l'environnement.Facteur non négligeable, il constitue un générateur important d\u2019emplois en cette période de chômage élevé.On s'interroge aussi si on ne devrait songer à obtenir d'abord des coûts de production plus adéquats pour le bois de notre forêt, à l\u2019instar de la Suède où l'industrie demeure tout de même compétitive.Des chiffres éloquents permettent d établir que la Suède tire son épingle du jeu à d'autres niveaux grâce, notamment, à une industrie plus performante.En Abitibi-Têmiscamingue, la forêt a toujours occupé on le sait une place importante dans l\u2019économie rurale.Après bien des aléas ces dernières années au chapitre de la mise en marché, le nouveau plan conjoint unique constitue, on en est de plus en plus certain, l'instrument susceptible de favoriser une relance.À preuve, le syndicat régional des producteurs de bois n\u2019est pas peu lier que l'on ait réussi à tripler les volumes de bois mis en marché entre 1980 et 1983.Pour sa part, un ingénieur forestier au ministère de l'Énergie et des Ressources estime que les propriétaires de boisés privés devraient, pour demeurer compétitifs face aux autres sources d'approvisionnement de l'industrie des pâtes et papiers, comme la pâte chimico-thermomécanique.songer à transformer eux-mêmes leurs bois en copeaux.Les producteurs pourraient devenir de plus importants fournisseurs de fibres, à son avis, pourvu que cette source de matière première demeure compétitive.Que dire aussi de I importante industrie du sciage qui, à plus ou moins brève échéance, risque de se retrouver face à une diminution qualitative et quantitative de ses approvisionnements, donc dans une position non concurrentielle?Un spécialiste tait le point et souligne qu'un élément de solution serait de rationaliser \u2022 / exploitation des feuillus en provenance de la forêt privée.Une autre mesure à plus long terme consiste à s'en reporter à l'ambitieux programme de reboisement accéléré du gouvernement, certes farci de bonnes intentions mais dont il faudra d'abord s'assurer du sérieux et de la faisabilité.Nous présentons par ailleurs un profil d\u2019entreprise avec le Groupe Rexfor une jeune mais importante société d'État qui agit à la fois sur les plans de l'exploitation forestière, de la transformation et de la mise en marché des produits du bois.Rexfor vante la qualité supérieure du bois de sciage que lui fournit la forêt privée mais elle déplore l\u2019irrégularité des approvisionnements.Enfin, deux reportages, l'un avec un couple d\u2019ex-colonisateurs de Latulipe, Lucien Gilbert et Cécile Rocheteau, retraités de l'agriculture mais toujours impliqués dans les mouvements populaires, et pour qui la forêt demeure ce qu'elle a toujours été, une raison d'être.Le second traite d'une scierie unique, spécialisée dans les fonds de panier.Si l'avenir demeure incertain pour Roland Gauthier et ses cinq employes, la fabrique constitue toujours, après 20 ans.un actif pour la communauté de St-Eugene-de-Guigues.Pierre Courteau PAGE B2 - LA TERRE DE CHEZ NOUS, 27 JANVIER 1984 Coût du bois de pâte et efficacité de la transformation Toute la question de la modernisation de l'industrie des pâtes et papier traitée ci-apres pp 5 et 6 prend son importance lorsque l'on prend connaissance de la situation des producteurs étrangers On se rappellera qu'au moment de l'etude devant conduire au programme de modernisation de l'industrie des pâtes et papier du Québec, il était identifié que la fabrication et la livraison du papier journal coûtait en 1977 environ 52 S de plus la tonne comparativement aux principaux concurrents du sud des États-Unis Cette situation prévalait dans le secteur du papier journal qui représentait 62% de la production totale du Québec, soit la production la plus importante.De plus comme plus de 70% de la production du Quebec est achetée par les États-Unis, il était justifie de s'inquiéter de la position avantageuse des producteurs de papier lournal du sud des Etats-Unis accaparant toujours plus le marche américain Dans le modèle des coûts comparatifs (tableau -1-) on signalait que de tous les coûts, celui des approvisionnements en bois était le plus important À lui seul il représentait la moitié de l'écart avec les concurrents américains soit 25 S la tonne On expliquait cette situa tion par le plus faible rendement des ressources et la croissance lente de nos forêts Le Paper Trade Journal de mars 1983.revue spécialisée sur l'activité de l'industrie américaine des pâtes et papiers présente un modèle de coût comparatif (tableau -2-) de fabrication d'une tonne métrique de pâte sulfatée dans le sud des États-Unis, l'est du Canada et la Suède Selon les données presentees, la Suède disposait en 1981 d une mince avance sur le sud des États-Unis et Tableau -1- MODÈLE COÛT COMPARATIF * DE FABRICATION D\u2019UNE TONNE DE PAPIER JOURNAL (1977) \tQuébec\tSud des États-Unis Bois\t75 $\t50 $ Matériaux (produits chimiques, entretien)\t23\t24 Main-d'oeuvre\t69\t52 Énergie\t26\t37 Livraison\t33\t11 \t226 $\t174 $ \u2022 Basé sur la parité des dollars américain et canadien lire du texte Programme de développement de l'industrie des pâtes et papiers du Ouepec Ministère des Terres et Forêts.Juin 1978 Tableau -2- COÛT DE PRODUCTION1\u20191 D\u2019UNE TONNE MÉTRIQUE DE PÂTE SULFATÉE (U.S.$) 2 (1981 ) \tSud des États-Unis\tEst du Canada\tSuède Main-d'oeuvre\t47 $\t45 $\t35 $ Énergie\t50\t42\t17 Produits chimiques\t46\t42\t38 Autres\t51\t40\t27 Sous-total\t194 $\t169 $\t117$ Bois\t110 $\t125 $\t212 $ Sous-total\t304 $\t294 $\t329 $ Transport (Europe de l'Ouest)\t65 $\t60 $\t31 $ Total\t369 $\t354 $\t360 $ (1| Paper Trade Journal \u2014 15 mars 1983.p 46 (2) Base sur Skr 5 766 = US$ 1 = Can 1.21$ Tableau -3- COÛTS MOYENS ESTIMATIFS * DE PRODUCTION DE BOIS À PÂTE DANS LES FORÊTS PRIVÉES DU NOUVEAU-BRUNSWICK EN 1981 Coupe: 1.\tValeur des propriétés, par acre\t150,00 $ 2.\tRendement annuel net sur les terrains\t13 % 3.\tImpôts annuels par acre\t0,30$ 4.\tRendement\t0,5 corde/acre an Coût corde = 150 (0,13) + 0,30 0,5\t39.60 $ Récolte et transport: 1.\tCoupe (y compris les avantages sociaux)\t18,00$ 2.\tDébardage (y compris les avantages\tsociaux)\t8,00 3.\tChargement et transport (moyenne)\t18,00 4.\tConstruction et entretien des routes\t3,00 5.\tSupervision\t2,00 6.\tFinancement\t3|50 7.\tPrélevé de l'Office de mise en marché\t1.00 Total partiel 53,50 Total par corde\t93,10 S \u2022 Données fournies par la Federation des producteurs de bois du Nouveau-Brunswick Inc.Source Pair Market Prices lor Pulpwood in New-Brunswick Maritime Forest Research Center 1983.l'est du Canada en terme de coût de production d'une tonne métrique de pâte sulfatée livrée sur le marche de l'Europe de I Ouest Si l'on examine les differents coûts présentes, on observe qu'au niveau de la main-d'oeuvre.de Tenergie, des produits chimiques et autres, la Suède présente un bilan nettement plus positif que Test du Canada et le sud des États-Unis Pour ces quatre intrants, on Face a cette situation, il convient de s'interroger si Tob|ectil d'assuret une disponibilité de matière ligneuse a un coût encore plus economique pour l'industrie contribue a nssurei le développement de la forêt et de l'uidus trie forestière au Québec Pour le proprietaire forestier qui a eu la chance de prendre connaissance de I activité forostière en I inlande et en Suède la question suivront brusque fjf,.* S «\u2022jaésssïi.! < » * \u2019« v obtient un coût supérieur de 77 $ tonne métrique et 52 $ tonne métrique pour le sud des États-Unis et Test du Canada respectivement En considérant le prix du bois, le sud des États-Unis et Test du Canada prennent avantage sur la Suède La situation des producteurs étrangers de pâte sulfatée par rapport aux producteurs du Quebec ne revêt pas la même importance que pour le secteur du papier journal.La production de pâte sulfatée représente environ 25% de la production québécoise de pâte Môme si Ton anticipe une croissance de Tordre de 2% à 3% en moyenne par année au niveau de la demande pour la pâte, la production de pâte exportée représente prés de 13% de la production totale de pâtes et papiers au Québec, dont 75% est dirigée vers d'autres provinces du Canada ou les États-Unis Il est cependant remarquable de noter qu'avec un coût supérieur pour le bois de 102 $ tonne métrique produit tace au sud des États-Unis et de 87 $ tonne métrique par rapport au Canada, la Suède présente un coût total de production a peine supérieur de 25 $ tonne métrique sur le sud des USA et de 35 $ tonne métrique sur Test du Canada.mont Suito a dos programmes intensif s d'aménagement sylvicolos.la Suède avec une superlicie forestière deux lois moindre a celle du Québoc récolte annuellement 3 fois plus de bois l\u2019ont la Finlande, il s'agit d'une recolle doux fois supérieure au Québoc avec une superficie légèrement inférieure a celle de la Suède Avec la présonco d'uno forêl très productive, Tindustrio locale déboursé pros du double de celles de Test du Canada et dos États-Unis pour s'approvisionner tout en faisant face a la compétition des producteurs étrangers Pour plusieurs propriétaires forestiers impliqués dans la production forestière au Quebec, le maintien de la ressource forestière au centre de l'activité économique du Quebec passe par un meilleur revenu provenant de la vente du bois Dans une récente étude intitulée \"Fair Market Prices for Pulpwood in New Brunswick\" publiée par le Centre de recherche forestière dos Maritimes il est mentionné \"D'apres l'information disponible, les prix du bois a pâle ne suffisent pas a couvrir les coûts et en regard des investissements, la production de bois sur pied n'est pas rentable Les prix sont adaptés a la demande a court terme, mais ils ne ?BLAIS, MC NEIL, LUSSIER & ASS.INGÉNIEURS FORESTIERS CONSEILS CONSEILLERS EN ADMINISTRATION VJ 3083, CHEMIN DES QUATRE-BOURGEOIS STE-FOY, QUÉBEC CANADA\tBUR.: (418) 653-2652 G1W2K6\tTÉLEX: 051-3232 27 JANVIER 1984.LA TERRE DE CHEZ NOUS PAGE B3 Le Syndicat des producteurs de bois d\u2019Abitibi-\" \u2019\t' \u201e Un syndicat de producteurs de bois joue un rôle d'intermédiaire entre les propriétaires de boisés privés et les acheteurs grâce aux pouvoirs qui lui sont conférés par le plan conjoint.La structure doit cependant s'adapter aux conditions changeantes du marché.On sait qu'en Abitibi-Témiscamingue tout particuliérement le marché du bois de pâte a connu un déclin irréversible et ne représente plus qu'une part minime du bois mis en marché De plus, les usines de pâtes doivent s'approvisionner prioritairement de copeaux provenant des scieries.Il y a même un excédent de copeaux dans le nord-ouest.Les principaux utilisateurs de bois sont donc les scieries, usines de panneaux.Ces dernières approvisionnent les usines de paies Cette nouvelle conjoncture et une gestion déficiente au niveau des deux plans conjoints (producteurs de bois du Témiscamingue et producteurs de bois de pulpe du nord-ouest québécois) avaient placé les producteurs de bois de l'Abitibi-Témiscamingue dans une situation précaire, vers la fin des années 70.Cela ne pouvait durer.Le Syndicat des producteurs de bois d'Abitibi-Témiscamingue engage donc les démarches pour repartir sur un bon pied en demandant d'abord la fusion des deux plans conjoints.Ce fut effectivement un nouveau départ.Le plan conjoint unique obtenu après que les conditions pour sa mise en place furent à la satisfaction de la Régie des marchés agricoles du Québec, régla la mise en marché du bois de la forêt privée.Une simple énumération des volumes mis en marché illustre une progression certaine: 1980, 51 000 mètres cubes; 1981,64 000 m3; 1982, 135 000 m3; et pour 1983, environ 150 000 m3.Malgré la crise économique qui sévit en Abitibi-Témiscamingue comme ailleurs, le Syndicat a donc pu amorcer une reprise de la vente du bois de la Coût du bois.suite de la page 3 sont pas suffisants pour inciter à un aménagement plus intensif.\" Ces propos réfèrent à la situation qui prévaut au Nouveau-Brunswick où le prix du bois à pâte est inférieur de l'ordre de 20°;, a celui du Québec.Cependant dans une evaluation réalisée par la Fédération des producteurs de bois de cette province et présentée dans cette etude, (tableau -3-) le coût de production d\u2019une corde de bois à pâte en 1981 est évalué a 93,10 $ corde.Pour cette année, le prix moyen verse aux producteurs du Quebec s'élevait à 75 $ corde dans le sapin et l'épinette et 50 $ corde pour le tremble Dans ces conditions et compte tenu des similitudes entre le Nouveau-Brunswick et le Quebec au niveau de la production du bois à pâte en forêt privée, le constat établi dans cette étude trouve preneur au Québec également Le programme de modernisation par son volet de l'aide â la productivité des usines permet de compter sur une industrie plus performante dans les prochaines années.L'annonce recente d'augmenter considérablement la production de plants de reboisement laisse entrevoir egalement une intensification de l'amenagement de la forêt Pour la forêt privée, il est â souhaiter que les propriétaires forestiers disposeront des incitatifs pour mettre en terre ces plants.forêt privée.Mais, les responsables du Syndicat ne pensent pas avoir encore atteint le potentiel de la forêt privée que l'on estime à quelque 720 000 hectares partagés entre quelque 6 000 propriétaires.Ce changement dans la commercialisation a amené de profondes modifications du travail en forêt.Le traditionnel bois de quatre pieds pour la pâte compte pour moins de 10% du bois commercialisé en 1983 et ce pourcentage ira encore en diminuant avec les années pour éventuellement disparaître.Il faut donc d'abord produire du bois de sciage souvent en longueur.Cela nécessite d'adopter d'autres méthodes de travail pour la manipulation du bois en longueurs et l'accès aux camions qui transportent ce bois.D'autre part, on doit considérer la place prépondérante que prend le bois dans l'économie rurale de l'Abitibi-Témiscamingue.En fait, le bois a toujours représente une ressource essentielle à la survie des communautés rurales.Pas plus qu'ailleurs donc, il n'est question de laisser la forêt sans amenagement.L'effort d'aménagement est visible par l'augmentation des budgets qui lui sont consacrés Ceux-ci sont passés de 400 000 $ en 1979 à un million en 1983.Les Sociétés d'aménagement sylvicoles comptent quelque 900 membres et 8% de la superficie de la forêt privée est sous amenagement II y en a quatre en operation présentement sur le territoire du Syndicat (Rousseau, Est de I Abitibi.Rouyn et Témiscamingue) Au chapitre du reboisement, on a mis en terre quelque 3 000 000 de plants cette annee.Mais cela ne répond pas à la demande et surtout il n'y avait que du pin gris de disponible.En particulier, la pépinière régionale n'a que peu d epinettes noires qui est pourtant l'espèce la mieux adaptée à la région.Notons egalement que la vitesse de croissance est plus lente dans le nord-ouest québécois.La pépinière régionale sous la responsabilité directe du ministère de l'Énergie et des Ressources a un objectif de production de 18 000 000 de plants pour 1988 Ces plants seront partages entre la forêt privée et publique si on parvient â les produire.Il faut encore tenir compte du projet d'intensification annonce récemment par le gouvernement et des contraintes, comme la disponibilité de grai- nes, qui peuvent affecter I atteinte des objectifs.D'autre part, le Syndicat s'occupe de la négociation des contrats d'approvisionnement avec les usines et aussi du transport, à court terme, les objec- tifs sont de consolidation des acquis et de redonner confiance aux producteurs qui ont vécu les difficultés des années d'avant la fusion des plans conjoints.Les producteurs auront probablement aussi a se prononcer sur l'opportunité de l'adoption d'un règlement de contingentement.Il existe également des contraintes propres a la region comme les distances Dans ce contexte, le bois de la forêt privée peut presenter des avantages de proximité par rapport a la forêt publique généralement plus éloignée.Nous avons ici surtout voulu faire saisir la spécificité des réalisations du Syndicat des producteurs de bois de l'Abitibi-Temiscamingue.Celui-ci a du surmonter des difficultés dont une dette elevee qui obligea les administrateurs a hausser considérablement le preleve Cependant, même s'il faudra continuer \u2022 dans l'austérité encore un certain temps, la situation s'est de beaucoup améliorée et on peut désormais entrevoir l'avenir avec plus d'optimisme.L'année 1983 en fut une de crise économique qui n'a pas manqué de toucher durement le secteur forestier.Les économistes prévoient une légère reprise pour 1984 et peut-être encore mieux pour 1985.Il y a donc tout lieu d\u2019ètre optimiste face à un meilleur contrôle par le Syndicat de la mise en marché et de l'aménagement.Pour le plus grand bien des producteurs.Le bois dans le nord-ouest est une ressource primordiale pour le développement de l'économie rurale.R.B.La vocation du Groupe REXFOR, c'est de faire en sorte que nos forets contribuent pleinement au développement de toutes les regions du Quebec Le Groupe REXFOR remplit cette mission par l'entremise de ses 28 entreprises-membres qui plongent nos racines sur I ensemble du territoire du Quebec Partout.notre engagement a tirer des forets une activité economique rentable nous commande de faire preuve d une saine gestion dans nos operations de recuperation, d'exploitation et de transformation du bois Finalement, pour stimuler notre industrie forestière, nous nous devons d'en multiplier les débouches commerciaux Là encore, le Groupe REXFOR releve le défi et assure une mise-en-marchedynamique.au pays comme a l'étranger.C'est ainsi que le Groupe REXFOR prend racine parmi les chefs de file du développement économique du Québec Filiale* Scierie Bearn me Les Produits forestiers Bellerive-Ka N Enda me Proforét me Scierie des Outardes enr EnprboiS inc Gestion 1195 me Lignarex inc Scierie Grand-Remous me Cedre Fabre me Entreprises affiliées Temfor inc Les Entreprises Matabois itee Panneaux de la Valiee me Papier Cascades (Cabano) me Nouveler me Tembec me F F Soucy me et associes Les Produits Forestiers Saguenay itee m site REXFOR ntArun\t^ J**vr*- mrapr ff, r~v 4-V\tV>,*1 ' :.:- |&i4OTîî 2M< t*y) ' wwfr-l |K$*f M 5bÇ if i/ft/i/ fff aeùuspuege fprnu atpnce Jfi û/i/fj of Ucon lure el liait Le treuil de debutquige Farmi est FACILE a monter tur i attelage en 3 points do loul tracteur de grotieur moyenne Le montage en rapide a I aide de 3 chevilles seulement pour i attelage en 3 points et d une lermelure a ressort sur le raccord a la PDF a relier Le treuil Farmi est commande par un cable a compter d une position SURE de chaque cole de la machine Pour de plus amples informations écrivez ou téléphonez à: Entrepôt Léo Dupont Ltée Route 137 St-Dominique, cté Bagot, P.Q.JOH1LO Tél.: (514) 773-3250 Débusquage des billes au treuil de façon facile et sûre avec le treuil de débusquage Farmi * * y 9 La fabrication de fonds de paniers Dans le circuit touristique de la region d'Abitibi-Temiscamingue, figure une petite entreprise de St-Eugene-de-Guigues dont la spécialité est la fabrication de fonds de paniers.La raison de cette mention?La scierie de M.Roland Gauthier est unique en son genre au Quebec et probablement au Canada.En effet, la competition des autres modes d'emballage a réduit considérablement le marché de sorte que les compétiteurs sont disparus les uns après les autres.Le carton et les plastiques ont remplacé le bois pour l'emballage De plus, on ne fait plus de paniers au Quebec.Les fonds tailles au Temiscamingue partent donc pour l'Ontario et les Etats-Unis par camions-remorque à raison de 90 000 par chargement.Annuellement, l'entreprise de M.Roland Gauthier qui engage cinq personnes produit quelque 2 000 000 de fonds de paniers.Le travail est reparti tout au long de l'année et une deuxième équipe peut entrer si le besoin s'en fait sentir.Le tout dépend des contrats décrochés et du temps disponible pour les remplir.La scierie est installée dans une ancienne beurrerie dans le village de St-Eugène.La relocalisation avait été rendue nécessaire suite à un incendie de l'ancienne scierie L'aménagement a exigé du propriétaire imagination et créativité pour tirer parti des facilités existantes.Et l'avenir?M.Roland Gauthier reconnaît qu'il est difficile à prédire.Ses vingt ans de metier lui ont permis de voir le déclin dans la production de paniers de bois Le marche semble maintenant s être stabilise Qui peut dire ce qu'il adviendra dans dix ans ou même plus tard?Une chose est certaine, lentrepnse fournit du travail et un débouché pour le bois de la forêt privée Dans une communauté comme St-Eugene et les environs, c'est un actif R.B.27 JANVIER 1984.LA TERRE DECHEZNOUS PAGE B1 1 REXFOR -e£ Le bois de sciage de la forêt privée est en demande À l'heure actuelle, les billots de sciage que le Groupe REXFOR achète des agriculteurs et autres producteurs privés ne représentent que 8 à 10% des approvisionnements annuels de ce groupe d'entreprises.Le Groupe REXFOR reconnaît cependant volontiers que les producteurs privés lui livrent, de façon générale, un bois de meilleure qualité.Un problème se pose cependant: le Groupe REXFOR réclame la stabilité des approvisionnements et a, à plusieurs reprises, éprouvé des difficultés à obtenir des producteurs privés une fiabilité dans ses approvisionnements.Le Groupe REXFOR comprend quelque 3 600 employés répartis dans tout le Québec à travers ses différentes filiales et ses multiples associations.Cette société d\u2019État, encore relativement jeune, a vu son mandat s'élargir à plusieurs reprises.Au départ, c'était un office qui devait récupérer le bois inondé et perdu par la construction des barrages hydro-électriques des rivières Manicouagan et Outardes.En 1971 et 1973, REXFOR a vu son mandat évoluer dans deux directions: d'une part, on lui demande de s\u2019occuper de l'aménagement et de l\u2019exploitation des forêts, d\u2019autre part, on fait appel à elle pour assurer le développement de l'industrie forestière.Ceci explique que REXFOR, en 1983, a un actif de 110 000 000 $ et qu'elle intervienne de trois manières différentes: la revalorisation des forêts et l'exploitation forestière, la transformation des ressources forestières ainsi que la mise en marché des produits du bois.Le Groupe REXFOR est un ensemble de quinze entreprises filiales et affiliées, réparties dans toutes les régions ressources du Québec, qui intervient notamment au niveau de la transformation des bois pour produire du bois d'oeuvre résineux et feuillu, des contreplaqués, des panneaux-particules, des pâtes et papiers, des meubles et de l'énergie.Dans ses actions de développement, REXFOR tente de s'associer à des partenaires locaux ou étrangers pour accroître la transformation des produits de la forêt sur place et développer un savoir-faire québécois dans les technologies de fabrication du bois.Dans l\u2019avenir, REXFOR entend diversifier ses activités.À titre d'exemple, un investissement de plus de 70 millions de dollars a été effectué dans le m REXFOR RcXrUH ^ «9» Le ministère québécois de l'Énergie et des Ressources et la Fédération des producteurs de bois du Québec ont constitué un Comité de consultation sur l'Avenir de la forêt privée.Celui-ci est chargé d'étudier les thèmes suivants: l'aménagement, la législation, le financement, la mise en marché et la production.Le Comité de consultation tient présentement des séances publiques dans différentes villes du Québec où toute personne intéressée peut soumettre un mémoire ou exprimer son opinion.Pour plus d\u2019information, vous êtes prié de communiquer avec l\u2019un des bureaux régionaux du MER, le bureau de la Fédération des producteurs de bois du Québec, votre office ou syndicat panneau-meuble.Cette diversification peut signifier pour REXFOR de plus grands investissements dans le secteur des pâtes et papiers, dans la fabrication de nouveaux produits du bois et dans la mise en marché à l'échelle internationale de tels produits.L'an dernier, le Groupe REXFOR a acheté pour environ 100 000 mètres cubes de bois des producteurs privés et leur a versé une somme de plus de 2 millions.Il espère augmenter le pourcentage des achats au cours des prochaines années.LA FÉDÉRATION DES PRODUCTEURS DE BOIS OU QUÉBEC T \"wJ.'/ , ,,.v\u2019 - ,\t, \u2018 - .\u2022\t.'\ti-\u2014i.Gouvernement du Québec Ministère de l\u2019Energie et des Ressources PAGE B12- LA TERRE DE CHEZ NOUS, 27 JANVIER 1984 nasi SIM "]
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