Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur – Utilisation non commerciale autorisée

Consulter cette déclaration

Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

La terre de chez nous, 1984-10-04, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" \"\u2014¦\u2014- a i.a I -M' ',*\u2022 A* » Vv Un choix de goûts Un choix de chez nous Demandez toujours nos bons fromages de cirez nous.Avec du vin, de la bière, entre amis ils sont excellents.Au repas, en casse-croûte, comme dessert, mangez-en donc! Plus de 50 fromages à découvrir: un choix de goûts, un choix de chez nous., ^ Les producteurs de lait *\t* de votre province 60 ans de travail et de dévouement! En guise d'appréciation et de reconnaissance, les Producteurs de lait du Québec et le Bureau laitier du Canada tiennent à souligner cet heureux anniversaire en adressant leurs félicitations et leurs remerciements les plus sincères à VUnion des producteurs agricoles du Québec.Bravo! Et toute la meilleure des chances dans vos entreprises futures! ucc UPA Soixante mis if histoire- 60 aited\u2019histoire, ça se fête par Victor Larivière Pour ne pas perdre dans l\u2019oubli tout ce que les pionniers encore vivants du syndicalisme agricole ont à nous raconter, pour que des écrits précieux sur les débuts de l\u2019UCC servent encore à inspirer les batailles actuelles, 60 ans d\u2019histoire, qa se fête.En 1924, ils n\u2019étaient qu\u2019une poignée à croire que la défense des intérêts économiques et sociaux de la classe agricole devaient passer par un regroupement des forces.Aujourd\u2019hui, l\u2019UPA qui regroupe plus de 90% des agriculteurs québécois, peut compter sur les acquis de l\u2019UCC.Ce numéro spécial de La Terre de chez nous en est un vivant témoignage.On y parle des hommes et des femmes, dirigeants et collaborateurs de tous les instants, qui ont bâti, grâce à leur acharnement, un mouvement qui a atteint sa pleine maturité et dont les producteurs agricoles du Québec ont raison d\u2019être fiers.Ce cahier donne aussi un aperçu de quelques grandes réalisations qui ont marqué ces 60 ans de l\u2019UCC\u2014UPA Les plus âgés se rappelleront le travail de missionnaire qu\u2019ont dû abattre pendant de longues années (avant la loi 64 de 1972) les recruteurs et les propagandistes pour aller chercher les nouveaux membres.Durant la crise des années 30 et jusqu\u2019à 1950, ce fut la grande période de colonisation dans laquelle l\u2019UCC voyait un moyen d'établir les jeunes en agriculture.L\u2019électrification rurale de la fin des années 40 témoigne des pressions efficaces exercées par les agriculteurs décidés à obtenir ce qu\u2019on retardait à leur accorder.Plus près de nous d\u2019autres batailles restent marquées dans la mémoire et sont encore des revendications d\u2019actualité.On pense ici à la taxation foncière, au crédit agricole qu\u2019il faut toujours adapter, aux intrants, les grains hier le Nid-de-Corbeau aujourd'hui, les premiers plans conjoints de mise en marché et tous ceux qui restent à bâtir.De grandes manifestations.comme celle de 1964 à Québec, démontrent à leur manière que l\u2019UCC et l\u2019UPA ont su mobiliser leurs troupes quand les intérêts fondamentaux de la profession le commandaient.Il n\u2019y a pas si longtemps, un grand nombre d'agnculteurs étaient à la fois bûcherons.On parle de 60 000 bûcherons à la fin des années 40.L\u2019UCC se fit un devoir de regrouper ces derniers pour mieux défendre leurs intérêts par de meil leurs salaires et de meilleures conditions de vie dans les camps.Que dire des nombreux services que l\u2019UCC \u2014 UPA a offert à ses membres au fil des ans: éducation et information, service de comptabilité, d\u2019impôt d\u2019étude et de recherche, de mise en marché, etc.Un bel exemple de cela se retrouve dans les équipes d\u2019étude mise sur pied par l\u2019UCC locale à Rémigny au Témiscamingue à la fin des années 50.La consolidation des fermes qu\u2019on y pra tiqua annonce déjà les syndicats de ges tion que nous connaissons aujourd\u2019hui.Ce numéro spécial du 60ième anniver saire de l\u2019UCC \u2014 UPA a été rendu possible grâce à la collaboration de nombreu ses personnes, à commencer par Jean Marc Kirouac et Guy Boisclair qui ont mené depuis deux ans, avec l\u2019appui du département d\u2019histoire de l\u2019Université de Sherbrooke, une fouille en règle de toute la documentation écrite depuis 1924.Cette recherche aboutira cet automne à la publication d\u2019un livre sur l\u2019histoire du syndicalisme agricole au Québec.Ce livre paraîtra aux éditions du Boréal Express.Rosaline Ledoux, journaliste à La Terre de chez nous et pleinement engagée dans la cause des femmes en agriculture, signe les quatre entrevues avec autant de productrices agricoles.L\u2019analyse de l\u2019évo- lution des mouvements féministes en agriculture est due à la plume de Suzanne Dion.Ernest Darsigny témoigne, pour sa part, du grand rôle joué pendant 40 ans par la Jeunesse Agricole Catholique (JAC).Avec humour, Donat Martineau, un oblat de 75 ans, traite de la place prépondérante que jouaient encore il n'y a pas si longtemps l£s curés ruraux.Enfin les seize fédérations de l\u2019UPA ont voulu honorer un des leurs qui s\u2019est particulièrement illustré dans le syndicalisme agricole.Nos meilleurs voeux de prospérité etdef BANQUE NATIONALE DEPUIS! 2 «SANS 4 OCTOBRE 1984.LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 3 Soixante ans dhistom^ Messages Jean Garon ministre de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation Au nom du Gouvernement du Québec et en mon nom personnel, je tiens à saluer les membres de l'Union des producteurs agricoles à l'occasion du soixantième anniversaire de fondation de cet organisme.Je rends plus particulièrement hommage à tous ceux qui par leur militantisme ont donné vie à l'Union Catholique des Cultivateurs puis à l'Union des producteurs agricoles au cours de ces années.L'Union des producteurs agricoles mérite à plus d'un titre de figurer panni les grands organismes, les grandes forces de rassemblement qui ont permis à notre société d'affronter les défis sociaux, économiques et techniques du XXe siècle, sans pour autant renoncera son caractère propre.À l'instar du mouvement coopératif, elle a canalisé et canalise toujours le désir de progrès du monde rural en même temps que sa fidélité à ses valeurs fondamentales.En 1984 comme en 1924, notre agriculture repose essentiellement sur la fenne familiale même s \u2019il n 'y a presque plus rien de comparable entre l'entreprise agricole commerciale d'aujourd'hui et la fenne de subsistance des années 20.La constance de l'Union des producteurs agricoles dans la défense et la promotion de la ferme familiale constitue certes un de ses plus beaux fleurons.Alors que la société québécoise dispose maintenant, en grande partie grâce aux luttes de l'Union des producteurs agricoles.d'un ensemble d outils légaux et administratifs parmi les plus avancés au monde en ce qui a traita son agriculture, l'Union des producteurs agricoles doit pousser plus loin sa réflexion et son action.Le Québec a besoin d une Union des producteurs agricoles qui soit le creuset où se façonne l'agriculture de demain parce que c'est seulement par l'implication constante et organisée de ceux qui vivent cette profession quelle pourra évoluer hannonieusement.Nul n'est besoin d'insister sur l\u2019importance de questions comme la mise en marché, le rôle des femmes en agriculture, la relève, la taille des entreprises agricoles, et combien d'autres.Les réponses à ces questions ne sont pas faciles à trouver mais chose certaine, elles seraient tout à fait insolubles si n \u2019existait pas ce lieu de rencontres, de discussions et d'action organisée qu est l\u2019Union des producteurs agricoles.La reconnaissance par l'ensemble de la société de I importance vitale de l'agriculture sur le plan économique est un acquis récent, précieux, mais aussi fragile.Je formule le voeu que ce soixantième anniversaire soit l'occasion pour les membres de l\u2019Union des producteurs agricoles et pour l'ensemble de la population de renforcer cette conscience de l'importance de l'agriculture dans notre soàété en même temps que le sentiment d'urgence qu'il y a à préparer dès main tenant son avenir Le ministre Jean Garon Paul-Émile St-Pierre président de la Coopérative Fédérée Sobcante années au service des agriculteurs, cela mérite d\u2019être souligné de belle façon.C\u2019est pourquoi la Coopérative Fédérée.ses coopératives affiliées et leurs sociétaires sont heureux de participer à la célébration du soixantième anniversaire de fondation de l'Union des producteurs agricoles.Au cours de ces années, le syndicalisme et la coopération agricoles ont contribué fortement au développement de notre agriculture, travaillant conjointement à assurer le mieux-être de la classe agricole québécoise.Une telle collaboration est à l'avantage de tous les producteurs et elle ne saurait que se continuer dans les années à venir.Nous voulons profiter de l\u2019occasion qui nous est donnée pour offrir à tous les membres, à tous les dirigeants et à tout le personnel de l\u2019UPA nos meilleurs voeux à l'occasion de ce soixantième anniversaire.Nos voeux et nos remerciements s'adressent également à ceux qui, au cours des six dernières décennies, ont si bien contribué à la défense des intérêts des agriculteurs québécois en cherchant à assurer un meilleur partage des pouvoirs et des richesses.Bon anniversaire et longue vie à notre organisation syndicale.Paul-Émile St-Pierre agriculteur et président de la Coopérative Fédérée de Québec PAGE 4 - LA TERRE OE CHEZ NOUS.4 OCTOBRE 1984 ucc UPA Soixante ans if histoire- Jacques Finet maire de Longueuil Soixante ans ça se fête et la Ville de Longueuil est heureuse de s\u2019associer à cet anniversaire de l\u2019Union des producteurs agricoles.Nous profitons de cette édition spédale de La Terre de chez nous pour rendre un hommage sincère à tous ceux et celles qui ont contribué, au fil des ans, à faire de l\u2019Union des producteurs agricoles un organisme dynamique.Il y a déjà quelques années, l\u2019Union des producteurs agricoles décidait d \u2019implanter son siège social à Longueuil, ce qui constitue pour notre ville un apport économique et surtout une contribution sociale importante.Nous sommes fiers d\u2019être un partenaire de l'Union des producteurs agricoles et nous espérons être à la hauteur de la confiance qui nous est témoignée.Bon anniversaire et longue vie à l\u2019Union des producteurs agricoles.\u201cT*-*7 maire Jacques Proulx président de l\u2019UPA Un héritage à préserver Mesdames, Messieurs, Chers amis.Le syndicalisme agricole célèbre cette année son soixantième anniversaire.Pour tous les agriculteurs et agricultrices du Québec, c est un événement important que nous avons voulu souligner.Soixante ans d\u2019histoire, ça compte pour une organisation comme la nôtre.Surtout lorsqu\u2019il s'agit de 60 ans d\u2019union, de 60 ans d entraide et de solidarité, de 60 ans d'actions au bénéfice de la classe agricole et de la grande communauté rurale.En effet, même si on a trop souvent tendance à l'oublier, cette histoire a d abord été marquée par une série de réformes majeures dont nous profitons tous encore, chaque jour, sur nos fermes: crédit agricole, électrification rurale, organisation de la mise en marché, assurance-récolte et assurance-stabilisation, protection du territoire agricole, etc.Et ce n \u2019est là qu \u2019une facette de notre action: notre histoire se caractérise également par un effort constant d imagination et de créati vité en vue de doter les agriculteurs et agricultrices d\u2019outils collectifs bien adaptés à leurs besoins: coopératives de toutes sortes, mutuelles d\u2019assurance, institutions financières, services professionnels, etc.Enfin, tous reconnaissent que le syndicalisme agricole a de tout temps exercé un rôle de tout premier plan dans tous les coins de la province.Nous pouvons toutes et tous en être extrêmement fiers.Bien sûr, tout cela n\u2019a été rendu possible que grâce à l'enga gement et au dévouement vraiment remarquables de milliers d\u2019hommes et de femmes qui ont souvent donné une partie de leur vie au service de leur collectivité.Ils furent de véritables bâtisseurs de pays et nous leur devons toute notre reconnaissance.Les choses ont bien changé depuis la fondation de l\u2019UCC en 1924: à l\u2019image de notre société, notre profession s\u2019est radicalement transformée.Pourtant, l\u2019importance du syndicalisme agricole demeure toujours la même, toujours aussi grande, toujours aussi fondamentale.En effet, de grands défis nous attendent encore.Pour faire face à ces difficultés, pour mieux bâtir l\u2019avenir, nous disposons aujour d\u2019hui d'un outil qui a fait ses preuves depuis longtemps et qui de meure particulièrement bien adapté à la réalité d'aujourd'hui.C'est un héritage précieux qu il nous faut préserver à tout prix.Je suggère même qu 'il nous faut faire encore davantage.Ainsi, pour les années qui viennent, il m upparaît important que nous nous efforcions de rejoindre les quelques groupes de producteurs qui travaillent encore à l'extérieur de l'Union, que nous fassions une plus grande place aux femmes et que nous resserrions les liens avec les agriculteurs d expression anglaise.Aller plus loin dans le sillon tracé au fil des ans.Je uous invite donc toutes et tous à continuer.Jacques Prtmlx president de I I JPA 4 OCTOBRE 1984, LA TERRE DE CHEZ NOUS PAGE 6 ucc 60 UPA Soixante ans d \u2019histoire- bbmbbi Messages Jean-Claude Blanchette secrétaire général Union des producteurs agricoles Une organisation professionnelle adaptée aux réalités de son temps Soixante ans d\u2019histoire pour /\u2019organisation professionnelle des producteurs agricoles québécois ça nous permet de prendre un certain recul pour évaluer l\u2019évolution de l\u2019organisation mise en place pour et par les producteurs afin de répondre à leurs divers besoins professionnels.Cette organisation, dont la raison d\u2019être et la motivation furent toujours les hommes, les femmes et les familles de la terre, la profession agricole et l'activité agro-alimentaire, a certes évolué comme vous le constaterez en parcourant l\u2019histoire de ses soixante années; elle est cependant demeurée étonnamment adaptée aux réalités agricoles changeantes des diverses époques; les producteurs agricoles et leurs dirigeants ont toujours eu la perspicacité et l\u2019audace de mettre en place les structures et les services professionnels aux moments opportuns.Si nos prédécesseurs n\u2019ont pas hésité à faire les efforts qui s'imposaient pour permettre aux producteurs agricoles d'aujourd'hui de pouvoir compter sur une organisation professionnelle bien structurée, nous avons par ailleurs le défi de poursuivre cette oeuvre en l\u2019adaptant continuellement aux besoins des producteurs, des productrices et aux réalités agro-alimentaires de notre temps.Ce défi exige autant d'efforts et de motivations des producteurs et des dirigeants de l\u2019ensemble de la structure syndicale agricole pour qu elle continue d'être orientée, animée et administrée par et pour les producteurs agricoles québécois.Jean-Claude Blanchette secrétaire général Union des producteurs agricoles Glenn Flaten Fédération canadienne de l\u2019agriculture 5 A l\u2019occasion de ce 60e anniversaire de l\u2019Union Catholique des Cultivateurs, devenue l\u2019Union des producteurs agricoles, je désire, au nom des agriculteurs des diverses régions du Canada, exprimer mes félicitations les plus sincères aux agriculteurs du Québec.Une telle longévité pour un organisme agricole à vocation générale constitue en soi un exploit sans précédent, je crois, au Canada.Cet exploit est d\u2019autant plus digne de mention que l\u2019organisme en est, de toute évidence, dans une phase culminante au niveau de la vitalité et de la solidarité, et il ne fait aucun doute qu\u2019il continuera de progresser dans l\u2019avenir.Ce bilan est attribuable au leadership dont les agriculteurs de la province ont bénéficié au fil des ans à tous les niveaux.Cependant, comme tous les dirigeants agricoles le savent, un tel leadership est en fin de compte le reflet de la détermination des agriculteurs eux-mêmes à se doter obligatoirement d\u2019organisations fortes et à la persévérance dont ils font preuve à cet égard.L\u2019unité est une condition essentielle si l\u2019on veut servir les intérêts des agriculteurs.Qui plus est, cependant, cette unité est un atout pour l'ensemble de la société québécoise pour qui il est très important d\u2019avoir une société et une économie rurales cohérentes et dynamiques.La preuve est que cette réalité est de mieux en mieux comprise au Québec, et je suis sûr que l'UPA s\u2019assurera que non seulement elle ne sera pas perdue de vue mais qu'on travaillera à l\u2019approfondir davantage.Je suis particulièrement, heureux d'avoir l\u2019occasion d écrire ces quelques mots aux agriculteurs québécois à I occasion de cet anniversaire.La Fédération canadienne de l'agriculture célébrera, en 1985, son 50e anniversaire.Tout au cours de ce demi-siècle, le rôle joué par l\u2019UCC et maintenant l\u2019UPA au sein de l'organisation a été une source de fierté.Le contact constant d\u2019agriculteurs québécois avec d'autres agriculteurs provenant des diverses régions du Canada a contribué de façon essentielle au dynamisme de la FCA tout en procurant à celle-ci beaucoup de satisfaction et en favorisant la camaraderie.Il continuera d'en être ainsi, j\u2019en suis sûr, tant à l\u2019échelle nationale que sur la scène internationale où les représentants de l\u2019UPA, avec ceux des autres organismes agricoles à vocation générale, oeuvreront au sein de la Fédération internationale des producteurs agricoles.La FCA désire rendre hommage à l\u2019Union des producteurs agricoles pour ce qu elle a accompli et accomplira.Glenn Flaten président Fédération canadienne de l'agriculture PAGE 6 LA TERRE DE CHEZ NOUS.4 OCTOBRE 1984 'Mm ¦ \t 2Ü&É2 Les présidents généraux M.Laurent Barré, L'Ange-Gardien, Cté Rouville, Québec Président général du 1er octobre 1924 au 11 novembre 1926.Député du comté de Rouville 1931 à 1939; 1944 à 1960.Ministre de l\u2019Agriculture 1944 à 1960.Sous son règne: Crédit agricole; Office de l\u2019Électrification rurale et de nombreuses écoles d\u2019agriculture.Décédé le 27 août 1964 à l\u2019âge de 78 ans.M.Aldéric Lalonde, Rigaud, Cté Vaudreuil, Québec Vice-président général du 1er octobre 1924 au 11 novembre 1926.Président général du 11 novembre 1926 au 10 novembre 1932.Propagandiste du Comptoir coopératif UCC.Membre du Comité exécutif du 17 octo bre 1936 au 19 octobre 1939.Décédé en 1959.M.Albert Rioux, agronome Sayabec.Cté Matapédia, Québec Fondateur du syndicat de Sayabec en 1925.Président de l\u2019UCC pour le diocèse de Rimouski en 1928.Membre du comité responsable de l\u2019application de \u201cLoi du Concordat\u201d de 1934.Vice-président général de l\u2019UCC du 13 novembre 1930 au 10 novembre 1932.Président général de l\u2019UCC 10 novembre 1932 au 1er juillet 1936.Sous-ministre de l\u2019Agriculture du 19 août 1936 à novembre 1939.Membre de l\u2019Office de l\u2019électrification rurale de 1945 à 1960.Président suppléant de l\u2019Office de 1960 à 1965.Décédé le 5 juin 1983 à l\u2019âge de 84 ans.M.Abel Marion, Ste Edwidge, Cté Compton.Québec 2e Vice président de l\u2019UCC 13 novembre 1930 au 10 novembre 1932.1er Vice président de l\u2019UCC 10 novem bre 1932 au 1er juillet 1936.Président général de l'UCC, 1er juillet 1936 (par intérim jusqu\u2019au congrès 1936) au 21 octobre 1954.Président honoraire de l\u2019UCC du 21 oc tobre 1954 à 1956.Vice président de l\u2019Office des marchés agricoles du Québec, 1956 1961.Durant plusieurs années: 2e Vice prési dent de la Fédération canadienne de l'Agriculture; Vice président de la Fédéra tion provinciale des Caisses populaires.Membre «lu comité exécutif de la Fédération Décédé le 14 février 1970 à l\u2019âge de 84 ans.Soixante ans (fhistoinp- M.Jean-Baptiste Lemoine, St-Robert, Cté Richelieu, Québec.Secrétaire fondateur du cercle de l'UCC de St Robert, en 1932.Président de l\u2019Union diocésaine de St-Hyacinthe, de 1942 à 1954.Membre de l'Exécutif de l\u2019UCC, du 18 octobre 1945 au 23 octobre 1947.2e vice président général, du 23 octobre 1947 au 20 octobre 1949.1er vice président général, du 20 «xtobre 1949 au 21 octobre 1954.Président général, du 21 «xtobre 1954 au 24 avril 1962.Vice-président de la FCA de 1955 à 1962.Président de la FCPL, en janvier 1962.Décédé le 3 avril 1966 à l'âge de 59 ans.Commentaires: Trente ans de vie syndicale intense.Administrateur dans les Caisses populaires, à la Fédérée et aux mutuelles de l\u2019UCC pendant plusieurs années Membres de la Régie des mar chés agricoles du Québec en 1962 1963.M.Lionel Sorel, St Michel, Cté Napierville.Québec President «le la f édération de Saint-Jean de 1950 à 1959 Membre «lu comité exécutif de l\u2019UCC.du 23 «xtobre 1952 au 22 octobre 1953 2e vice président général, du 22 octobre 1953\tau 21 octobre 1954 1er vice* président général, du 21 «xtobre 1954\tau 24 avril 1962 IVésident général, du 22 avril 1962 au congrès d'octobre 1962 (par intérim) D «xtobre 1962 au 23 «xtobre 1969, pré sident général élu Dr \"honoris causa es sciences agronomi ques de l\u2019Université Laval\u201d en 1967 Décédé le 12 avnl 1973 à l'âge de b5 2e vice-président de la FCA, de juillet 1962 à janvier 1965.1er vice-président de la FCA.de janvier 1965 à janvier 1969.2e vice-président de la FCPL, de janvier 1968 à janvier 1969.M.\tAlbert Allain, Rochebaucourt.Cté Abitibi-est, Québec.Président de la Fédération de l\u2019UCC du N.\tO.Québécois, de 1961 à 1967.Membre de l'Exécutif de l\u2019UCC, en 1964 et 1965.1er vice président général de l'UCC, du 21 «xtobre 1965 au 23 «xtobre 1969.Président général de l'UCC, du 23 «xto bre 1969 au 1er avril 1973.M.Paul Couture, St Prosper, C'té Champlain.Québe.Président du syndicat d«> l\u2019UCC de St IVosper.de 1957 à 1967 Président «K* la Fédération «!«\u2019 l\u2019UCC de Trois Rivières, du 20 septembre I960 au 23 octobre 1969 2e vice président général «le l\u2019UCC, du 20 «xtobre 1966 au 23 «xtobre 1969 1er vice president général de l\u2019UCC.du 23 (xtobre 1969 au 22 novembre 1973 Président général par intérim du 1er avril 1973 hésident général élu du 22 novembre 1973 au 7 décembre 1979 ans 4 OCTOBRE 1984, LA TERRE DE CHEZ NOUS PAGE 7 ucc 60 UPA WÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊ Soixante ans cihistoire WÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊHH ' y» ¦ ] Soixante ans ({histoire~ \t \t \t >.\t-\tt\t4$ T * ; ' \u2022 \u2019 - , , ' ¦ \u2019 1 '\t\\ ~yr, iid* \\i \u2022 P \t; /¦* : J Maison du Bûcheron: revenus: 58 197,62 $; dépenses: 71 679,23 $ -13 481,61 $ Centre de Formation rurale: revenus: 4 988,23 $; dépenses: 7 038,45 S - 2\t050,22 $ 1955: Inauguration du nouvel immeuble rue Viger Mise sur pied du comité des résolutions L'ONF produit le tilm \"Chantiers Coopératifs\u201d Fondation de la Fédération des producteurs de pomme de terre TCN, tirage: 50 000 1956: Fondation de l\u2019Office provincial des Producteurs de tomates du Québec TCN, tirage: 50 000 1957: Cotisation: 8 $ Création du service de l'information et de l'éducation Changement du nom de propagandiste en organisateur syndical Fondation de la Fédération des syndicats maraîchers du Québec 3\tplans conjoints en vigueur dans le lait: Carnation, Fry Cadbury et à J.J.Joubert Fermeture du Centre de Formation rurale de l'UCC (septembre) ,* v .1958: Mise sur pied du comité d'éducation Le 1er vice-président en permanence au secrétariat (Lionel Sorel) Le secrétaire général a autorité sur les chefs de service TCN.tirage: 63 000 6 plans conjoints en vigueur Le prix de soutien du beurre passe de 0,58 $ à 0,64 $ la livre Entente UCC - Fédérée sur le pétrole 1959: Vente de la Maison du Bûcheron TCN, tirage: 65 500 Plans conjoints en vigueur au 31 juillet: lait industriel:\t5 lait nature:\t17 bois de pulpe:\t10 légumes:\t2 érable:\t1 tabac:\t2 donc, 37 plans conjoints touchant 32 816 producteurs.De ce nombre, 27 plans conjoints étaient reliés à l'UCC, pour 26 047 producteurs 1960: Paiements de compensation dans le porc Abolition des liens entre la cotisation et l\u2019assurance-automobile Création du service des spécialités agricoles (plus tard: mise en marché) 1961: Les syndicats sont reconnus par la Loi de mise en marché (10 juin) TCN, tirage: 69 301 1ère parution des résolutions du Congrès en brochure 1962: Lionel Sorel, président Plans conjoints dans le bois à pâte: 19 chantiers coopératifs et syndicats forestiers: 41 conventions collectives de travail en forêt: 29 TCN, tirage: 69 816 1er syndicat à administrer un plan conjoint: le syndicat des producteurs de lait de la région de St-Eustache Nouvelle entente sur les relations UCC - Fédérée 1963: Fondation du Fonds de défense professionnelle TCN, tirage: 70 888, impression \"offset\" 691 syndicats locaux Plans conjoints: lait nature: 22 - 5421 producteurs lait industriel: 5 - 3764 producteurs fruits et légumes: 1 - 1240 producteurs sirop d'érable: 1 - 2500 producteurs Cotisation: 10 $ 1964: Marche et manifestation à Québec sur l'impôt foncier (26 juin) Fondation: Fédération des producteurs d\u2019oeufs de consommation (13 novembre) Réorganisation des fédérations régionales: nombre: 19 Intégration des syndicats spécialisés aux fédérations régionales UCC (consolide): revenus: 635 499,49 S; dépenses: 613 616,62$: + 21 882,87$; actif: 840 586,21 $ Mutuelle-vie: actif: 14 302 972,43$ Abandon des assurances générales 1965: Demande de reconnaissance syndicale Plans conjoints dans le bois: 16 -29 549 producteurs chantiers coopératifs et associations coopératives: 70 chantiers - 3 804 membres: conventions collectives de travail: 63 - 12 033 travailleurs forestiers 1ère fois dans le bois: semaine de 45 heures 3 semaines de vacances payées après 8 saisons d'opération 6 fêtes chômées et payées 1966: Fondation: Fédération des producteurs de lait industriel (4 avril) Fondation: Fédération des producteurs de volailles Fondation: Fédération des producteurs de porcs Fondation: Fédération des producteurs de sirop d'érable Fondation: Fédération des producteurs de pommes de terre Fondation: Fédération des producteurs de betteraves à sucre Réorganisation des fédérations régionales: nombre: 17 Entente UCC - Caisses d'établissement 1967: Marche et manifestation à Ottawa sur la politique laitière (24 mai) 1er syndicat de gestion à Napierville (février) Fondation du syndicat (provincial) des producteurs de cultures industrielles (Lin) Fondation du syndicat (provincial) des producteurs de cultures industrielles (Maïs-grain) 15\tjournées d'étude régionales sur le Rapport Parent Retrait du plan conjoint de la volaille TCN, tirage: 68 877 1968 : Lutte sur le prélevé du lait industriel Réorganisation: 16 fédérations régionales: 5 fédérations spécialisées affiliées (lait nature, lait industriel, oeufs de consommation, porc, travailleurs forestiers) Opération déblocage Collaboration avec l'Institut coopératif Desjardins pour les activités de formation 1969: Formation du comité conjoint UCC -lait nature - lait industriel Organisation du syndicat du lait nature de Montréal Assurance-vie collective des Assurances UCC Règlement obligeant les coopératives à déduire le prélevé pour les plans conjoints Cotisation: 15$ Albert Allain, président 1970: Colloque sur la viande bovine 3\tnouvelles affiliations: volaille, sucre et sirop d'érable, pomme de terre TCN, tirage: 65 000 Fondation: Fédération des producteurs de bois (3 avril) Problèmes de FEDCO 1971: Affiliation de la Fédération des producteurs de bois 16\tfédérations régionales: 9 fédérations spécialisées Contingentement national du lait TCN, tirage: 60 000 2 plans conjoints provinciaux: lait nature, volaille 1972: L\u2019UCC devient l'UPA 4\tplans conjoints provinciaux: lait nature, volaille, lait industriel, oeufs Mise sur pied du Centre informatique 1973: Paul Couture, président 1974: Cotisation à 25 $ Début de l\u2019agro-tourisme Création du Service de main-d'oeuvre agricole Fondation: Fédération des producteurs de boeufs Fondation: Fédération des producteurs de pommes Fondation: Fédération des producteurs de fruits et légumes Manifestations - crise du boeuf - coût de production Création du comité technique UPA -MAPAQ sur les coûts de production 1975: Fondation: Fédération des producteurs de cultures commerciales Acceptation du principe de l'intégration de la relève aux structures syndicales Contingentement national du dindon 1976: Manifestation à Ottawa sur le lait (3 juin) TCN, tirage: 55 000 Cotisation: 50$ 12 fédérations spécialisées affiliées 1977: Publication du rapport du comité d\u2019orientation de l'UPA Participation au sommet économique Rapport du comité sur la mise en marché du lait Plan conjoint sans référendum dans le porc 1978: Agence de commercialisation du lait 1979: Membre de Canfarm Fondation: Fédération des producteurs de lapins Office canadien de commercialisation du poulet Cotisation: 75$ TCN, tirage: 55 720 Pierre Gaudet, président UN VEUT ÇA S EN viEN' NOS Faisons 1980: Office des producteurs de lait (3 décembre) Lancement de LE PRODUCTEUR DE LAIT Fusion des Coopérants avec les Artisans (15 septembre) Application au secteur agricole de la Loi sur les normes de travail Fondation: Fédération des producteurs maraîchers (novembre) 1981: Cotisation: 100$ Application au secteur agricole de la Loi sur la santé et sécurité au travail TCN, tirage: 52 860 Fondation: Fédération des producteurs d'agneaux et moutons Fondation: Fédération des syndicats de gestion Jacques Proulx, président 1982: Rapport Gilson (Nid-de-corbeau) Cotisation: 110$ Inauguration de la \"Maison de l'UPA\" Fondation: Fédération de la relève agricole 1983: Nouvelle définition du producteur agricole: vente de plus de 3 000 $/ année Unification des 2 Fédérations du lait en une seule TCN, tirage: 50 000 LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 23 4 OCTOBRE 1984. ucc 60 UPA Soixante ans d \u2019histoire- «¦«few mmmmmm * L\u2019ÉLECTRIFICATION RURALE Faisons nous-mêmes les premiers pas Au cours des années 30, les cercles de l'UCC entreprirent pour de bon l\u2019étude du problème de l\u2019électrification rurale.Toutes les améliorations que procurerait à l\u2019agriculture un service comme l\u2019électricité le rendait indispensable et poussaient les cultivateurs à en demander l\u2019organisation dans toutes les régions du Québec.Cependant, étant donné les difficultés économiques que connaissaient les cultivateurs du temps, il fallait, de toute nécessité.compter sur l\u2019aide de l\u2019État pour développer un tel service.Les compagnies d\u2019électricité n\u2019étaient pas intéressées à dispenser ce service en milieu rural.La trop grande dispersion des utilisateurs rendait le coût d\u2019un tel service passablement élevé.L\u2019État, de son côté, tout en étant favorable au développement d\u2019un tel service en milieu rural, aimait mieux laisser cette responsabilité aux municipalités.Ces hésitations décidèrent un certain nombre de convaincus d\u2019initier le mouvement des services coopératifs d'électrification qui n\u2019a cessé, par la suite, de progresser.Une première expérience tentée dans le comté de Montcalm nous est relatée dans La Terre de chez nous du 20 août 1947.Revoyons ce texte: \"L'Abbé Gariépy arriva à St-Émile de Montcalm le 30 septembre 1933.Cette même année, il installa à l'extrémité du Lac des îles un petit barrage de fortune pour alimenter un générateur de 25W qui fournissait l'électricité à 13 clients au tarif de 1 $/mois, pendant trois ans.Les débuts furent pénibles.Le curé devait sunieiller lui-même le fonctionnement de sa petite centrale électrique jusqu'à minuit chaque soir.Le 8 janvier 1936, le pouvoir passa au feu, mais les clients qui avaient bénéficié du service électrique décidèrent de recommencer, et quelques mois plus tard.17 familles étaient de nouveaux clients de cette petite entreprise électrique alimentée, cette fois, par un générateur de 50W.En 1939, l'Abbé Gariépy avait construit un réseau d une longueur de 10 milles et comprenant 78 usagers.'\" Ce simple exemple illustre parfaitement bien ce que voulait dire l\u2019expression \u201cpasser à l\u2019action\u2019\u2019 pour les cultivateurs des années 30.A compter de 1934, suite à l\u2019enquête annuelle que tous les cercles de l\u2019UCC effectuèrent dans les paroisses, les expériences de St-Émile-de-Montcalm se multiplièrent à la grandeur du Québec et l\u2019UCC a pu définir sa politique d\u2019électrification rurale et lutter pour une \"Loi d\u2019électrification rurale\" qu\u2019elle obtint le 3 avril 1945.Onze ans d\u2019organisation et de représentation ont fini par décider les autorités gouvernementales.De la Loi, l\u2019on passa à la création de \u201cl\u2019Office de l\u2019électrification rurale\u201d.Cet office s\u2019appliqua à populariser la formule des coopératives d\u2019électricité qui.avec une aide adéquate, eurent beaucoup de succès.C\u2019est ce qui faisait dire à l\u2019honorable ministre de l\u2019Agriculture, en 1948, M.Laurent Barré, à l\u2019occasion de l\u2019assemblée annuelle de la Coopérative d\u2019électricité de St-Valérien de Shefford: \"En quatre ans, les coopératives d'électricité ont permis à 44 000 ruraux de plus, de bénéficier des avantages que procure l\u2019éclairage moderne.Aujourd'hui, 78 000 cultivateurs, soit 40% de notre population rurale, jouissent de l'électricité.À raison de 100$ par membre, et pourvu qu'ils soient assez nombreux, le gouvernement s'engage à fournir les trois quarts de la somme requise pour la construction des lignes et fournit en même temps les services des techniciens, d'un ingénieur et d\u2019un comptable.Les cultivateurs membres de la coopérative en sont les propriétaires.L'argent reçu du gouvernement est remis à raison de 3 % du montant prêté, chaque année, pendant 30 ans.Les cultivateurs payent en moyenne à la coopérative la somme de 3,50 $ par mois pour l'usage de l'électricité achetée aux grandes compagnies.Cent soixante demandes d\u2019incorporation ont été reçues par l\u2019Office de l'électrification rurale.Quarante-deux co opératives opèrent présentement\u201d.121 La nationalisation de l\u2019électricité va, par la suite, éliminer la presque totalité des coopératives d\u2019électricité au Québec.Il n\u2019en demeure pas moins que la présence des coopératives et de l\u2019Office de l\u2019électrification rurale à l\u2019époque aura permis au monde agricole de jouir d\u2019un service aussi essentiel que celui de l\u2019électricité alors que tous hésitaient à lui accorder sous le faux prétexte d\u2019une rentabilité douteuse de la distribution d\u2019un tel service.Jean-Marc Kirouac (1)\tTCN, le 20 août 1947.(2)\tTCN.le 15 septembre 1948, page 18.La terre et l\u2019eau, de grandes richesses L'agriculture est maintenant devenue une industrie au Québec et, depuis 60 ans, l\u2019Union des producteurs agricoles (autrefois l\u2019UCC) a joué un rôle moteur dans ce développement.Ilvdro-Québec lui rend hommage et est fière d\u2019avoir participé à cette action collective par ses efforts de promotion de I électricité dans le milieu rural.Hile entend continuer à soutenir l'essor du Québec en offrant à sa clientèle un produit fiable et économique.PAGE 24 - LA TERRE DE CHEZ NOUS, 4 OCTOBRE 1984 m mm\ti m m i mngnjl Soixanteànsiïliistoin^ IMIIIIBIHBWIIIIIIIIPHP^TH^MHT^ Le recrutement à l\u2019UCC Le recrutement des membres à l\u2019UCC a toujours été la préoccupation prioritaire, puisque de sa réalisation dépendait l\u2019existence même de l\u2019Union et de son succès, sa valeur représentative.Cette réalité a toujours été tellement bien ancrée dans l\u2019esprit des dirigeants de l\u2019Union que tout cultivateur qui acceptait de devenir directeur d\u2019un cercle ou syndicat local de l\u2019UCC se voyait confier comme première tâche le \u201crecrutement des membres dans son bout de rang\u201d.C\u2019était automatique et personne n\u2019en n'était surpris.Un syndicat n\u2019est vivant et efficace que dans la mesure où il s\u2019occupe de recruter des membres d\u2019abord, pour ensuite s\u2019occuper d'éducation et d\u2019information, de la défense de leurs intérêts et d\u2019organisation de la profession.Ces responsables du recrutement dans les cercles et syndicats locaux de l\u2019UCC ont été, pour l\u2019Union, les artisans compétents des structures de base de l\u2019Union.Cela ne veut pas dire pour autant que tous les cercles et syndicats locaux de l'UCC ont toujours été actifs au maximum de leurs possibilités; loin de là.Partout, cependant, où l\u2019on a conservé ce goût de gagner son confrère à joindre les rangs de l\u2019Union, cette dernière a toujours progressé et mieux accompli sa tâche.Les quelques cultivateurs qui dans chaque paroisse du Québec ont accepté, depuis 1924, de s\u2019occuper du cercle ou du syndicat local en tant que directeurs et recruteurs ont accompli une tâche dont on ne soulignera jamais trop le mérite.Cette équipe de direction des cellules locales qui entreprenait de visiter annuellement tous les cultivateurs de la paroisse déposait en terre une semence de qualité qui garantissait à l\u2019Union une récolte de qualité.Il est indéniable que pour faire bénévolement du recrutement pour l\u2019UCC il faut avoir vraiment le \u201csens des autres\u201d.Il faut être drôlement bien argumenté pour amener le recruté à s\u2019oublier un peu personnellement pour penser aux autres, à l\u2019ensemble de la profession.Oui, vraiment.C\u2019est une semence de qualité, une semence dont l\u2019UCC avait besoin, une semence qui se devait de porter fruits à la grandeur du Québec.Autant l\u2019UCC avait besoin de membres à mentalité plus orientée dans le sens du bien commun, autant elle devait pouvoir compter sur des responsables locaux dont le \"sens des réalités\" saurait les faire s\u2019armer d\u2019une persévérance à l\u2019épreuve des défaillances inattendues.Travailler à réformer une mentalité, ce n\u2019est pas une tâche qui s\u2019exécute en vitesse.Il faut y mettre le temps et savoir persévérer.Par chance que l\u2019UCC ait pu compter sur des recruteurs persévérants.A bien y penser, c\u2019est à force de patience et de persévérance que l\u2019UCC en est venue à atteindre un pourcentage de représentativité vraiment respectable.En 1931, l\u2019UCC comptait 12 % des exploitants agricoles comme membres.C'était le même pourcentage en 1941.Le pourcentage grimpait à 26 % en 1951, pour atteindre les 70 % en 1971 et se maintenir au-delà de 85 % depuis les années 80.C\u2019est la persévérance des recruteurs qui aura permis à l\u2019Union de franchir les étapes difficiles de son histoire pour atteindre un niveau de représentativité des plus respectable.Sa crédibilité.l\u2019Union la doit pour une bonne part aux recruteurs qui se sont succédé dans chacune des paroisses agricoles et qui, pendant 48 ans ont fait le \u201crecrutement et le ramassage des cotisations syndicales\".Depuis 1972, suite à la \"Loi des producteurs agricoles\", le ramassage des cotisations a cessé, mais le recrutement pour l\u2019adhésion au syndicalisme se poursuit.L\u2019ensemble des dirigeants des structures de base à l\u2019UCC a joué un rôle prépondérant dans la vie de l\u2019Union.Le reconnaître c\u2019est rendre justice à une catégorie de responsables dont le travail, souvent caché, a doté l\u2019UCC d\u2019une énergie et d\u2019une vitalité lui permettant de faire face à des difficultés dont elle a su triompher.Les recruteurs à l\u2019UCC ont été de toutes les campagnes qu\u2019a menées l\u2019UCC.Son travail de recrutement terminé, ce sont les équipes d\u2019étude, les manifestations publiques, les votes de plans conjoints.les congrès régionaux et provinciaux qui accaparaient ses énergies.Leur sens du bien commun, la persévérance et la disponibilité, voilà ce qui les a toujours caractérisés.Aux recruteurs de l\u2019UCC et de l\u2019UPA.chapeau.Vous avez su façonner une Union à votre image.Ce n\u2019est pas peu dire.Jean-Marc Kirouac 4 OCTOBRE 1984, LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 25 ucc 60UPA On marche ! 22 juin 1964 Honorable Jean Lesage Premier ministre Québec Accusons réception et vous remercions votre lettre 18 juin.Stop.Comité exécutif UCC sera à votre rendez-vous le 26 à 10.30 hrs a.m.Stop.Cultivateurs de toute la province attendront à 2.00 hrs p.m.en face Parlement résultats de l\u2019entrevue.l-ionel Sorel, Président général de PUCC (télégramme reproduit dans la TCN.24 juin 1964.p.10) Une série d\u2019anomalies fiscales existant depuis de nombreuses années avaient fini par créer une situation intenable pour les cultivateurs en regard de l\u2019impôt foncier.Ce problème fut en fait le détonna-teur qui amena 18 000 cultivateurs à se rendre protester à Québec le 26 juin 1964.10 ü' du revenu net réalisé, c\u2019est le montant que les cultivateurs devaient irayer en impôt foncier au début des années soixante.En moyenne, ce revenu Descendre en masse dans la rue, pour la première fois en quarante ans, ça se prépare.5 jours à l\u2019avance! Cette tâche énorme fut menée à bien par le comité de la \u201cMarche sur Québec\u201d formé de messieurs Jean-Marc Kirouac, Guy Hamel et Camille Moreau.Coordination entre les diverses fédérations, organisation de la marche même, rencontre avec le premier ministre Lesage, création et publication d\u2019un chant de la marche: \u201cFaut qu'ça change tout suite , mot d\u2019ordre de l'aumônier (\u201cévitez les abus de boissons alcooliques, les polissonneries, les dégâts, les atteintes à la réputation\"), tout fut mis sur pied rapidement et avec efficacité.Le programme, publié dans La Terre de chez, nous du 24 juin annonçait le ralliement à 1 lhOO, le 26 juin, sur les Plaines d\u2019Abraham: le dîner se prendrait sur place (chacun apporte son lunch); à 13h00, départ pour le Parlement où les attendraient les dirigeants de l\u2019UCC et les principaux membres du gouvernement qui s\u2019étaient rencontrés depuis 10h30 le matin.La Marche s\u2019effectua selon le mot d'ordre mis de l\u2019avant: \u201cDiscipline, digni- net s\u2019établissait alors à environ 2 000 $ par année, montant qui devait servir à -payer le salaire du cultivateur, celui de la main-d\u2019oeuvre familiale, à rémunérer le capital libre de dettes et., à investir! En 40 ans d\u2019existence, c\u2019était la première fois que l\u2019UCC descendait en masse, dans la rue.Ce fut spectaculaire.La manifestation portait certes sur l\u2019impôt foncier, phénomène facilement identifiable, mais c était toute l\u2019économie agricole qui depuis plusieurs années ne cessait de se détériorer.Les prix agricoles demeuraient stationnaires pendant que les coûts de production continuaient d\u2019augmenter.Cette situation économique excessivement difficile vécue dans la période d\u2019effervescence que connaissait le Québec de la Révolution tranquille de cette période explique en partie du moins que l\u2019UCC dérogea de son attitude plus que réservée qui la caractérisait depuis sa naissance.PAGE 26 - LA TERRE DE CHEZ MOUS.té\".Elle fut aussi vivante, animée et colorée.Ce fut un succès.Elle eut comme résultat premier de soulager sur le coup le cultivateur du fardeau de l\u2019impôt par une réduction de 25 % de la taxe scolaire.Doublée de la promesse de s\u2019attaquer à la recherche d\u2019une formule plus équitable pour l\u2019avenir.En prime, le gouvernement accordait de plus une augmentation de 0,20 $ le 100 livres de lait! Chiffrés!®^ ces gains étaient estimés à quelque 6 millions $.Dans La Terre de chez nous ( 1er juillet 1964) qui rapportait les événements de cette journée historique, on lisait: \"On ne sait jamais à quel point on est fort tant que l\u2019on n\u2019a pas utilisé sa force.\" Le succès de cette manifestation et la conscience de la solidarité qui s\u2019en déga- mmmm r ».»\t.t Soixante ans d histoire- BBaKBwwhwniwwwiiiitrllttffil gea fut sans doute pour quelque chose dans l\u2019organisation d\u2019une seconde marche, à Ottawa cette fois le 24 mai 1967, sur la question de la politique laitière.Et ce ne fut pas la dernière.En 1974, on se rappellera les images spectaculaires qu\u2019ont véhiculées les média d\u2019information lors des manifestations sur le coût de production à partir de la crise du boeuf et en 1976 encore sur le lait.Mais ces moyens ne sont utilisés qu\u2019en dernier ressort, lorsque la patience des producteurs a été menée à bout.En ce sens, la \u201cMarche sur Québec\u201d de 1964 marque un moment historique.Elle fut certes une \u201cpremière\u201d mais elle dénote aussi les changements majeurs qui ont bousculé l\u2019évolution de l\u2019agriculture québécoise en particulier dans la décennie cinquante.Elle marque aussi que pour la première fois, les cultivateurs avaient assez confiance en eux pour oser porter leur situation aux yeux de l\u2019opinion publique.Guy Boisclair Producteurs La Régie des assurances agricoles du Québec est heureuse de s\u2019associer à vous pour célébrer le 60e anniversaire de la fondation de l\u2019Union des producteurs agricoles.Nous sommes fiers de la collaboration étroite et cordiale qui a toujours existé entre nos deux organismes et nous continuerons à partager cet objectif commun qui est de servir et améliorer la situa-tion des agriculteurs québécois.LES ASSURANCES AGRICOLES.Une protection économique.Gouvernement du Québec Régie des assurances agricoles 4 OCTOBRE 1984 (Jÿo'ixaiite (ins (tirntoïn^ 'wmmmmKMg'ammx'mmi Le crédit agricole Lorsque l\u2019on vit d\u2019une agriculture d\u2019auto-suffisance et que l\u2019on n\u2019écoule que le léger surplus de ses produits sur le petit marché public local ou régional, le besoin d\u2019argent, en espèces sonnantes, n\u2019est pas toujours d'une nécessité vitale.C\u2019était la situation de la plupart des cultivateurs québécois au début de ce siècle.La famille agricole produisait elle-même sa nourriture, confectionnait la plupart de ses vêtements ainsi que les outils dont elle avait besoin pour travailler.Bien sûr, ce n\u2019était plus le temps des premiers colons et il y avait bien dans la plupart des villages des artisans de qui on pouvait monnayer certains services.Mais les besoins d\u2019argent n\u2019étaient pas les mêmes que ceux d\u2019aujourd\u2019hui.Certains cependant avaient commencé à réorienter leur production pour répondre aux besoins alimentaires croissants des villes en expansion.Cela signifiait de produire une moins grande variété de denrées mais en plus grande quantité pour chacune.Comme conséquence première pour le cultivateur, celui-ci avait un plus pressant besoin d\u2019argent.D\u2019abord pour investir dans la production, achat de terres peut-être, d\u2019outils nouveaux, de grains de semence, ensuite pour pouvoir acheter ce qu\u2019il ne produisait plus chez lui.Cette transformation progressive des manières de produire et de vivre sur la ferme s\u2019accéléra pendant la première guerre mondiale.Car, pour aider l\u2019Angleterre, le gouvernement canadien mit en place différents mécanismes pour accroître la production de certaines denrées alimentaires qu\u2019il envoyait ensuite outre-Atlantique.Les prix avantageux de cette période de guerre ainsi que les facilités d\u2019investissement dont ils disposaient par suite des politiques gouvernementales incitèrent plusieurs cultivateurs à se lancer tête baissée dans ce mouvement.Pendant la guerre, tout allait bien.Mais la chute des prix de l\u2019après-guerre laissa dépourvus les cultivateurs maintenant aux prises avec des dettes énormes qu\u2019ils ne pouvaient rembourser.On avait besoin d\u2019argent, autant pour payer ses dettes, que pour continuer à investir pour être plus \u201cproductifs\".Les cultivateurs devaient donc trouver des moyens de s\u2019adapter aux tendances nouvelles que prenait l\u2019agriculture.La nécessité d\u2019un crédit adapté aux besoins de l\u2019agriculture était déjà inscrite au programme du Congrès de fondation de l\u2019UCC en 1924.D\u2019année en année, différents comités au sein de l\u2019Union se penchèrent sur la question.Plusieurs possibilités furent envisagées.D\u2019abord un crédit agricole par les caisses populaires.Mais celles-ci n\u2019étaient pas encore assez développées à l\u2019époque pour satisfaire aux exigences de long terme et de bas taux d\u2019intérêt nécessaires à l\u2019économie agricole.La création de banques rurales spécialisées fut aussi suggérée.Mais la solution la plus réaliste semblait être celle d\u2019un crédit agpcole étatique, c\u2019est-à-dire, de faire supporter par l\u2019ensemble de la population les risques et le peu de rentabilité d\u2019un tel type de financement qui ne pouvait séduire ni les entreprises ni les prêteurs privés.C\u2019est le gouvernement fédéral qui le premier, créa la Société de crédit agricole qui commença ses activités en 1929.Mais plus orientée en fonction des besoins des producteurs de l\u2019Ouest, elle n\u2019apporta qu\u2019insatisfaction aux cultivateurs du Québec.Les revendications et pressions de l\u2019UCC continuèrent, cette fois, concentrées sur le gouvernement provincial.C\u2019est en octobre 1936, trois mois seulement après sa première élection comme premier ministre, que Duplessis fit voter la loi créant l\u2019Office du crédit agricole québécois.Il amorçait ainsi la tradition de bonne entente qu\u2019il entretiendra avec le monde rural pendant presque tout son règne.L\u2019UCC était satisfaite de la loi.L\u2019Office disposait au départ de 10 millions $.Elle pouvait prêter jusqu\u2019à concurrence de 65 % de la valeur de la ferme (ce qui amènera la nécessité de définir ce qu\u2019est une ferme) et à un maximum de 6 000 $.Le taux d\u2019intérêt, payable semi-annuelle-ment, était de 21 i ° » et on pouvait échelonner la dette sur une période pouvant aller jusqu\u2019à 39'^ ans.Répondant à des besoins urgents de financement au début, il semble que de 1937 à 1955, les emprunts se soient faits de plus en plus pour l'établissement des fils de cultivateurs.Satisfaite de la loi, l'UCC n'en verra pas moins, jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, à faire adapter le crédit agricole aux nouvelles exigences qui apparaîtront graduellement suite à l\u2019évolution de l\u2019agriculture.Augmentation de la valeur maximale des prêts, élargissement des champs d\u2019application, maintien de taux et d\u2019échéances raisonnables, ce seront là autant de thèmes auxquels l\u2019UCC et l'UPA accordera une attention constante tout au long de son histoire.Guy Bolsclalr d ê&ie foud teo^s Fédération Bî des producteurs lU de lait du Québec 4 OCTOBRE 1984.LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 31 Agriculture Canada félicite l\u2019Union des producteurs agricoles à l\u2019occasion de son 60e anniversaire de fondation Dans la mission qui est la sienne, l\u2019Union des producteurs agricoles représente et défend les intérêts professionnels de l\u2019ensemble des agriculteurs québécois et ce, depuis sa fondation en 1924.Agriculture Canada s\u2019associe à tous ceux et celles qui, d\u2019abord avec l\u2019Union catholique des cultivateurs, puis avec l\u2019organisation moderne et dynamique qu\u2019est devenue l\u2019UPA, ont oeuvré dans le but d\u2019assurer le mieux-être des agriculteurs du Québec.Le syndicalisme agricole incarné par l\u2019UPA constitue une force et un équilibre nécessaires dans ce secteur économique des plus importants qu\u2019est l\u2019agriculture.Dans cet esprit, Agriculture Canada profite de ce soixantième anniversaire pour féliciter chaleureusement l\u2019Union des producteurs agricoles pour l\u2019ensemble de ses réalisations.Nous ne pouvons que souhaiter entretenir et intensifier une franche collaboration avec les représentants des agriculteurs du Québec.Ainsi, il sera possible d\u2019assurer le maintien et la mise en oeuvre de programmes et de politiques à la mesure des intérêts et aspirations légitimes du syndicalisme agricole.Canada Agriculture Canada PAGE 32 - LA TERRE DE CHEZ NOUS.4 OCTOBRE 1984 UFA\tHommage à L\u2019Union des producteurs agricoles à l\u2019occasion de son iieme anniversaire Reconnue pour la détermination, le dynamisme et le travail acharné de ses membres et dirigeants, L\u2019UNION DES PRODUCTEURS AGRICOLES a marqué de façon tangible l\u2019évolution de l\u2019agriculture québécoise Fer de lance, outil indispensable et puissant porte-parole du milieu agricole, l\u2019UPA a certes contribué à faire reconnaître les droits de tous les producteurs agricoles 60 années d\u2019efforts et de réalisations, voilà qui commande le respect de tous et qui méritent d\u2019être soulignées DIVISION SHUR-GAIN Canada Packers Inc.SHUR-GAIN 4 OCTOBRE 1984.LA TERRE DE CHEZ NOUS PAGE 33 ucc 60 UPA Soixante ans d 'histoire~ LTJCC \u2014 UPA et enseignement Au congrès de l\u2019UCC de 1927 à Montréal, le maire de cette ville, Médéric Martin, affirma dans son discours de bienvenue aux congressistes que la désertion des campagnes était imputable à un niveau trop élevé d\u2019éducation chez les ruraux.Aldéric Lalonde, alors président de l\u2019UCC, ne tarda pas à lui rétorquer que l\u2019instruction était aussi nécessaire pour les cultivateurs que pour les autres classes de la société.\u201cQuand nous aurons des cultivateurs instruits, dit-il, nous aurons une élite agricole dans la province de Québec et nous en avons besoin\u201d.Inscrite à l\u2019ordre du jour du congrès de fondation de l\u2019UCC en 1924, la question de l\u2019amélioration du système public d\u2019enseignement reste aujourd\u2019hui encore un dossier important pour l\u2019UPA.Cependant, tout en gardant une certaine constance dans la ligne de fond, l\u2019orientation de la pensée de l\u2019Union dans ce domaine subit des transformations profondes.La décennie des années cinquante apparaît ici comme la période de transition séparant deux visions différentes de la société.Avant les années cinquante, les prises de position de l\u2019UCC sur ce qui touche l\u2019organisation du système public d\u2019enseignement étaient celles généralement soutenues par les milieux cléricaux et conservateurs de l\u2019époque.On s\u2019oppose au contrôle de l\u2019État.L\u2019éducation doit rester aux mains du clergé et des parents.Dans ce but.l\u2019UCC revendiquera le maintien des commissions scolaires et devait tendre à revaloriser les attitudes et la mentalité rurale, à revaloriser aussi l\u2019agriculture et l\u2019agriculteur face à son rôle dans une société de plus en plus urbaine.La décentralisation visait à assurer d\u2019une part, un plus grand contrôle des parents sur le système éducatif et, d\u2019autre part, à permettre un accès facile des cultivateurs et enfants de cultivateurs aux institutions d\u2019enseignement.Les résolutions des différents congrès de l\u2019UCC de l\u2019époque plaideront donc pour le maintien des commissions scolaires, pour la multiplication des écoles primaires, pour la création d\u2019écoles moyennes d\u2019agriculture dans chacune des régions agricoles ou pour la création d\u2019écoles rurales spéciales permettant l\u2019accès à la 9e année pour ceux qui ne pouvaient bénéficier de cet enseignement dans leur localité.A la fin des années cinquante, l\u2019attitude de l\u2019UCC aura profondément changé face au système public d\u2019enseignement.Un revirement fondamental se constate en particulier dans la vision du rôle de l\u2019Etat.De concert avec la majorité des autres groupes socio-économiques du Québec, l\u2019UCC appuiera les transformations mises de l\u2019avant par le rapport Parent.Le mémoire quelle présenta en 1964 à cette occasion repose sur la recommandation d\u2019intégrer l\u2019enseignement professionnel agricole à l\u2019ensemble du système scolaire public québécois.En l\u2019élargissement de leurs pouvoirs.Cette crainte de l'intrusion de l\u2019État dans l\u2019éducation faisait en sorte que l\u2019on s\u2019opposait à la gratuité scolaire et à l\u2019instruction obligatoire.Car la nécessité des contrôles qu\u2019aurait exigés la mise en place de tels mécanismes n\u2019aurait pu être assumée que par un organisme de l\u2019importance de l\u2019État.Les interventions de l\u2019UCC portèrent principalement sur deux aspects: la rurali-sation de l\u2019école et la décentralisation.Ruraliser l\u2019école, cela signifiait que par des programmes, un personnel enseignant et un environnement adapté, on plus d\u2019accepter le rôle prépondérant de l\u2019État dans l\u2019organisation de ce système, le mémoire propose aussi de transférer du ministère de l\u2019Agriculture au ministère de l\u2019Éducation la responsabilité de l'enseignement agricole.On vise ainsi à promouvoir, à tous les niveaux, primaire, secondaire et collégial, autant un enseignement agricole spécialisé de qualité, qu\u2019un enseignement général d\u2019une qualité égale pour les jeunes ruraux à celui que recevraient les enfants des villes.L\u2019UCC et l\u2019UPA maintiendront cette orientation jusqu\u2019à aujourd\u2019hui.Encore faut-il dire que l\u2019Union eût à faire de constantes représentations devant le peu d\u2019empressement que semblait mettre le ministère de l\u2019Éducation à implanter des options agricoles aux niveaux secondaire et collégial.Ce retard, ainsi que la faiblesse du corps enseignant et des programmes des options agricoles feront l\u2019objet de sévères critiques de la part de l\u2019Union.C\u2019est ainsi que trois mémoires, en 1977, portèrent sur ce sujet.On y suggère entre autres une modification importante qui dévie quelque peu des prises de positions de 1964: on souhaite que le ministère de l\u2019Agriculture prenne plus de place dans la promotion de l\u2019enseignement agricole et dans la préparation des programmes.L\u2019amélioration de l\u2019éducation aux adultes, dans une optique d\u2019éducation permanente, fut aussi un des objectifs poursuivis par le mémoire de 1964.L\u2019agriculture évolue rapidement accentuant ainsi les besoins constants de mise à jour des connaissances des cultivateurs.Les conditions particulières de leur travail, leur disponibilité, amènera l\u2019UPA à demander des services d\u2019éducation permanente adaptés à ces besoins.En mettant de l\u2019avant que la formation des agriculteurs est le facteur le plus déterminant de la rentabilité de l\u2019agriculture, l\u2019UPA demandera, dans le mémoire à la Commission Jean en 1981, qu\u2019il y ait une véritable politique de formation agricole permanente de mise sur pied.Guy Boisclair -Pour.l'établissement et le développement de nos régions.C ^ biêtt C ^ biêtt Conservez l\u2019épargne du milieu où elle se constitue afin de l\u2019utiliser au bénéfice et au développement de nos régions.Toute une gamme de services financiers à votre porte.Un service discret dans l\u2019intimité de votre foyer! sSSSs les caisses detablissement du Québec \u2022 AJIéghanys\t\u2022 Nicolet\tI la Pocatièfo, TOI : (418) 856-3263\tNicotet.Tél.(819) 293-4465 \u2022 Bas St-Laurenî\t\u2022 Québec Rimouskl.Tél : (418) 724-4360\tSainte-Foy.Tel.: (418) 651-7155 \u2022 Chaudière\t\u2022 Rive-Sud Saint-Georges-ouest.Tél (418) 228-5571\tVille Brossard.Téi : (514) 671-5937 Succursales:\t \u2022 Sainte-Claire.Tel ; (418) 883-3376\t\u2022 Saguenay\u2014Lac St-Jean e lac-Etchemin.Tel (418) 625 7961\tChicoutimi, Tél.(418) 549-7501 e loc Mégantic.Tél.(819) 583 0144\tSuccursales e Sainte-Marie.Tél (418) 387 5691\t\u2022 Aima.Téi (418) 668 3327 e Thetford Mines.Tél.: (418) 338 5141\t\u2022 Bale-Comeau, Tél : (418) 296-6676 \u2022 Estrie\te Salnt-WUclen.Tél.(418) 679-4375\t1 \" Sherbrooke.Tél : (819) 566 1144\t\u2022 Yamaska \u2022 Lanaudière\tSaint Hyacinthe.Tél.: (514) 774-4783 Joliefle.Tél (514) 759-3131\t Succursale:\t¦m e Repenttgny, Tel.: (514) 581-0220\t \u2022 Maurtcle\t Trois RMéres.Tél : (819) 379 9555\t \t PAGE 34 - LA TERRE DE CHEZ NOUS.4 OCTOBRE 1984 ucc 60 UPA Soixante ans dhistoire RÉMIGNY Une expérience de consolidation des fermes Les syndicats de l\u2019UCC qui ont su, au cours de leur existence, se tenir près des problèmes du milieu, ont rendu à l\u2019agriculture du Québec des services quasi inestimables.Une telle affirmation peut paraître, à première vue, un peu extravagante.Il n'en est rien, cependant, quand on y regarde de près et que l\u2019on analyse sérieusement et à leur juste valeur, les répercussions des initiatives lancées et la portée à long tenue des habitudes acquises par les membres participants.Procédons par un exemple.En 1957, le syndicat de l\u2019UCC de la paroisse de Rémigny au Témiscamingue, entreprend l'étude d\u2019un projet de consolidation des entreprises agricoles de la paroisse et décide d\u2019initier dès l'année suivante en étroite collaboration avec l\u2019agronome de la région, la réalisation du programme de consolidation.Les équipes d\u2019étude sont mobilisées, les assemblées du syndicat se succèdent, le curé de la paroisse s\u2019en mêle, en somme, toutes les énergies du milieu se concertent pour réaliser un programme d\u2019action fait sur mesure pour répondre aux besoins du milieu.Les résultats?Le tableau ci-contre nous les donne, noir sur blanc.Si l\u2019on ajoute à cette liste de réalisations le fait que 35 cultivateurs ont pris l\u2019habitude de tenir dans le détail leur comptabilité de ferme de façon complète, comme le spécifiait l\u2019agronome responsable, l\u2019on a l\u2019éventail complet des résultats tangibles d\u2019un travail d\u2019étude, de recher- Début du plan de consolidation Superficie en culture Nombre d\u2019acres par vache Rendement de céréales à l\u2019acre Rendement en foin à l\u2019acre Nombre de jardins suffisants aux besoins des familles Pâturages fertilisés che et de réalisations entrepris par un syndicat local de l\u2019UCC.Un syndicat de base, vivant, à l\u2019affût des problèmes du milieu et près de ses 1958 3 091 acres 17 acres 19 minots VzT àW 12 0 1960 3 646 5 acres 39 minots l'/zTàPAT 49 20 (moyvitru* de 10 à 12 acres il nam) .\" w ïlllllllll'ijllli iü'üllü'mj'!!1, 'r* V-'v.r .* ïii Principaux facteurs d\u2019augmentation des rendements 1-\tPrès de 1 500 arpents égouttés (travaux mécanisés) 2-\tÉpandage de plus de 1 000 tonnes de calcaires moulus 3-\tÉpandage de 145 tonnes d\u2019engrais chimique Industrie laitière 1958 1960 Établissements avec résidence\t70\t70 Production totale de gros de lait\t18 000 Ib\t80 000 Ib Nombre total de vaches dont les produits vont à la beurrerie\t177\t485 Moyenne de livres de gros par vache\t100 Ib\t1711b Taureaux de race pure\t2\t18 Contrôleurs laitiers (postal)\t3\t34 La Terre de chez nous, 3 avril 1963, page 21.\t\t- membres ça peut réaliser beaucoup pour le mieux-être de ses membtes et de l\u2019ensemble de la profession.C\u2019est à partir de la base que les problèmes sont scrutés à la lumière des réalités du milieu et que l\u2019amorce des correctifs à apporter commence à prendre forme.Depuis les débuts de l\u2019UCC, les syndicats locaux, de base ou régionaux qui ont su développer chez leurs membres le goût de l\u2019étude et du progrès en agriculture ont rendu à ces derniers un service inestimable.L\u2019exemple du syndicat de Rémigny est frappant, et les producteurs qui.au cours de cette période, sont pas sés de la colonisation à l\u2019agriculture ont raison d\u2019être fiers de leur syndicat.Jean-Marc Kirouac L'Ordre des agronomes du Québec rend hommage aux pionniers, aux dirigeants et aux membres .de l'Union des producteurs agricoles à Voccasion du soveantième anniversaire Roland Soucy, agronome président J.Alphonse Lapointe, agronome directeur général 4 OCTOBRE 1984.LATERRE DE CHEZ NOUS PAGE 35 ucc UPA e Soixante ans dliistoireA &23EWE^ëàsm Les intrants : grains, machinerie.L'affaire du \u201cNid-de-corbeau!\u201d Plusieurs d\u2019entre vous auront encore frais à la mémoire les péripéties de cette dernière intervention majeure (et couronnée de succès) de l\u2019UPA dans le domaine des grains.Rappelons très brièvement ici que l\u2019UPA, avec d\u2019autres organismes qui avaient formé la Coalition pour la survie de l\u2019agro-alimentaire au Québec, s\u2019est opposée alors à une tentative du gouvernement fédéral de modifier les accords centenaires touchant le transport des grains de l\u2019Ouest.Ces modifications auraient déséquilibré la concurrence entre les producteurs de l\u2019Ouest et de l\u2019Est au détriment de ces derniers.Mais combien se rappelleront que, au début des années quarante, l'UCC était déjà engagée fortement sur la question des grains?Et dans ce domaine que l\u2019on nomme \"intrants\u201d, ce n\u2019est pas le seul dossier que l\u2019Union eut à débattre; il y eut aussi ceux de la machinerie agricole, des engrais, du pétrole et d\u2019autres.Dans le domaine des grains, l\u2019importance de la question ressort clairement lorsque l'on constate la fragilité de la situation du Québec qui, en 1963 par exemple, devait importer 40\"b de sa consommation.En 1970, un porc coûtait 6 $ de plus à produire au Québec que dans l'Ouest.Les deux objectifs poursuivis par l'UCC \u2014 UPA depuis 1941 sont restés les mêmes.D\u2019abord, assurer l\u2019équité des prix des grains à travers le Canada.L\u2019Union dut.pour ce faire, demander et redemander constamment le maintien du subside au transport.En 1973, les politiques du gouvernement fédéral ont permis d\u2019atteindre un équilibre satisfaisant à ce niveau.Le second objectif vise à assurer la régularité des approvisionnements, en particulier pour l\u2019hiver.Encore là, l\u2019Union dut lutter pour obtenir des politi- Pour s\u2019adapter aux conditions nouvelles de productivité, le cultivateur, dès les années trente, devait songer à investir dans de nouveaux moyens de production, machinerie, engrais, etc.Il ne disposait cependant d\u2019aucun moyen de contrôle sur les prix de ces produits.Une enquête menée par le gouvernement fédéral, de 1936 à 1938, révéla le coût exorbitant de la machinerie agricole.L\u2019UCC eut donc à faire ses premières armes contre les compagnies qui fabriquaient les machines aratoires, \u201cces trusts insatiables qui capitalisent sur nos travaux, nos sueurs et nos misères (La Terre de chez nous, 6 juillet 1938, p.3)\u201d.Les premières tentatives de l\u2019UCC visaient à donner aux cultivateurs un certain contrôle sur la vente de machinerie, particulièrement en utilisant la formule coopérative.Un essai réussi d\u2019achat en coopération, qui avait été organisé à St-Camille, comté de Wolfe dans les Cantons de l\u2019Est dès 1934, avait suscité un certain espoir.Le recours à la législation pour restreindre les abus des manufacturiers et commerçants fut aussi utilisé par l\u2019Union.A partir des années cinquante elle tendra surtout à faciliter l\u2019obtention de crédit pour l\u2019achat d\u2019instruments agricoles.Il serait trop long d\u2019énumérer ici tous les domaines où l\u2019UCC \u2014 UPA eut à intervenir.Les grains et la machinerie figurent certes parmi les plus importants.Mais il ne faudrait pas oublier des interventions comme celles portant sur les engrais, les fertilisants, le pétrole, les seaux à sève d\u2019érable.Et que dire de la broche à clôture ou de la corde à lier qui furent parmi les premiers articles dont le Comptoir Coopératif de l\u2019UCC concentra l\u2019achat pour les cultivateurs des années trente?Les producteurs agricoles québécois ont su se donner depuis les années cinquante, un outil très efficace qui leur assure un contrôle important sur la mise en marché de leurs produits: le plan conjoint.Il n'existe pas d\u2019équivalent en amont de la production qui permettrait aux producteurs de contrôler de manière sensiblement égale le coût de tous les \u201cintrants\u201d dont ils sont d\u2019abondants consommateurs.Serait-ce pour une prochaine étape?Guy Boisclair Livestock Feed Board Office des provendes of Canada\tdu Canada 60 anniversaire L'Office des provendes du Canada a été créé en 1967 afin de veiller aux intérêts des éleveurs de bétail et de volailles.Il rend compte au Parlement par l'intermédiaire du ministre de l'Agriculture et la majorité de son conseil d'administration est composé d'agriculteurs.Dans le cadre de son mandat, l'Office surveille les disponibilités céréalières dans l'Est du pays, en Colombie britannique, au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest.Ainsi, advenant une pénurie régionale, une interruption du service de transport céréalier, une grève ou autre, l'Office veille à ce que les éleveurs disposent de céréales pour nourrir leurs animaux de ferme.ques précises dans ce domaine.Mentionnons que, depuis 1966, la conjonction des moyens de transports maritimes et ferroviaires a permis d\u2019atténuer grandement l\u2019acuité de ce problème.Malgré les gains obtenus, la vigilance ne doit cependant pas diminuer.A preuve, l\u2019affaire récente du Nid-de-corbeau.L'administration du programme d'Aide au transport des céréales fourragères est une autre activité de l'Office des provendes.Ce programme permet de subventionner une partie du coût de transport céréalier vers certaines régions déficitaires dont l\u2019Abitibi-Témiscamingue, le Lac-St-Jean, le Bas-St-Laurent, favorisant ainsi l'élevage dans ces régions.L'Office des provendes accorde une grande importance à l'information concernant le marché céréalier.Les prix des céréales fourragères fluctuent constamment en raison des multiples facteurs en présence, et les éleveurs, les céréaliculteurs et les meuniers doivent en être informés.À l'occasion du 60ème anniversaire de fondation de l\u2019Union des producteurs agricoles, nous sommes fiers de souligner le rôle que ses membres ont joué dans l'orientation des activités de l'Office et du secteur agricole.Canada PAGE 36 - LA TERRE DE CHEZ NOUS.4 OCTOBRE 1984 soixante ans (fhistoiw ___________Cl WBx&WÊMP$MÊÊàPP&\t¦ l/UCC \u2014 UPA et la forêt À compter des années 30, l\u2019UCC du temps comptait parmi ses priorités l\u2019organisation des bûcherons et des producteurs de bois, à la grandeur du Québec.Il ne faut pas oublier qu\u2019au cours des années 30 et 40, l\u2019on comptait au Québec, bon an mal an, au-delà de soixante mille bûcherons, dont au moins 80% étaient des cultivateurs ou des fils de cultivateurs.Ce travail saisonnier représentait pour les gens du milieu agricole un revenu d\u2019appoint important.De 1935 à 1945, l\u2019action de l\u2019UCC pour les travailleurs forestiers porte surtout sur la revendication pour des conditions de salaires et de travail plus humaines en milieu forestier.Dès 1935, on pouvait lire, dans La Terre de chez nous: \u201cLes avantages que la Section des bûcherons a obtenus pour ses membres: 1 - salaire minimum de 30 $/ mois; 2-\tfourniture d'outils gratuite; 3-\tformules françaises d'engagement; 4-\tabolition presque complète du \u201cbunching\u201d; 5-\tcorde de 128$ pi.cubes; 6\t75% d'amélioration des condi- tions hygiéniques des camps de bûcherons,m Ce travail de revendication, l\u2019UCC l\u2019a poursuivi jusqu\u2019à ce que les travailleurs forestiers orientent leur travail vers la réa-, lisation de conventions collectives de travail en forêt.Aujourd\u2019hui plus que jamais, le travail en forêt étant de plus en plus spécialisé, la Fédération des travailleurs forestiers consacre ses énergies à la défense des intérêts de ses membres, par l'entremise de conventions de travail adaptées aux circonstances actuelles et par des représentations auprès de l\u2019État pour l\u2019adaptation des mesures et règlements gouvernementaux aux conditions de travail actuelles.dans le nord-ouest québécois à compter de 1942.Ce travail du service forestier dans la promotion des chantiers coopératifs a produit des résultats assez intéressants si l'on tient compte du volume des opérations et des 3 000 travailleurs et plus qui ont participé à ces opérations coopératives de travail.\t* Services régionaux Après une tentative plus ou moins fructueuse d\u2019opération d\u2019une Confédération proyindale de fédérations de chantiers coopératifs, la promotion du mouve- ment s'est concentrée au niveau régional, et chaque fédération régionale de l\u2019UCC \u2014 UPA, qui avait des chantiers ou des syndicats coopératifs forestiers en opération sur son territoire, voyait à leur donner les services requis.Cette décentralisation des services n\u2019empêchait pas le service forestier provincial de répondre à des demandes spécifiques des régions pour des cas particuliers ou pour des revendications à faire auprès de l\u2019État au besoin.Depuis les débuts, le mouvement n'a cessé de progresser et les entreprises industrielles coopératives, dans le domaine forestier, se\" sont multipliées.Une production spécialisée En plus des travailleurs forestiers, l\u2019Union s\u2019est occupée des producteurs de bois en tant que producteurs spécialisés.Les producteurs de bois n\u2019ont pas tardé, dès l\u2019adoption de la Loi de mise en marché des produits agricoles, en 1956, (Bill 44), à se lancer dans l\u2019organisation de la commercialisation collective des bois des boisés privés.Toutes les régions du Québec, à l\u2019exception de la région de Montréal et St Hyacinthe avaient son ou ses plans conjoints administrés d'abord par des \"offices de producteurs\u201d et des syndicats spécialisés par suite des amendements à la Loi de mise en marché, et ce, dès le début des années 60.La Fédération des producteurs de bois fondée en 1970 et regroupant 15 syndicats spécialisés de producteurs fournit des services dans l'organisation et la réalisation des négociations régionales de la vente des bois des boisés privés.Elle assiste ses organismes affiliés dans la définition d\u2019un encadrement approprié par le biais de règlements et de mécanismes servant à mieux planifier la production et la mise en marché du bois.En plus de cette action sur les prix du bois, la Fédération participe, avec ses syndicats affiliés, à l\u2019application de divers programmes de développement de la productivité des territoires forestiers privés du Québec.La réalisation d\u2019un inventaire forestier, la confection de plans de mise en valeur de la forêt privée, la production de plants et l\u2019application programmée de reboisement.le drainage forestier.etc.constituent des éléments majeurs d\u2019une politique de mise en valeur de la forêt privée.La l-PBQ croit à l\u2019urgente nécessité d\u2019une telle politique dans le plus grand intérêt des producteurs de bois du Québec, et consacre à sa mise en application toutes les énergies dont elle dispose.Jean-Marc Kirouac ( 1 ) La Terre de chez nous.Le 23 octo bre 1935.page 3 \u2022pU£ ; \u2019.ci;.U Y 's\"*E J La Maison du bûcheron C\u2019est en 1937 que l\u2019étude des problèmes des bûcherons amène l\u2019UCC à vouloir donner à ces travailleurs toute une série de services professionnels lors de leur séjour en dehors de la ferme familiale.La Maison du bûcheron, dont les opérations débutent à l\u2019automne 1939, offre gîte et pension aux travailleurs en transit dans la ville de Québec.Elle offre de plus, les services d\u2019une caisse de dépôts, d\u2019entreposage de bagages, d\u2019un bureau de placement et d\u2019un magasin spécialisé dans l\u2019habillement des travailleurs.L\u2019évolution qu\u2019a connu le travail en forêt grâce à la mécanisation, l\u2019amélioration des conditions de travail et de transport ayant changé la mentalité des travailleurs forestiers, une série de services comme en rendait la Maison du bûcheron devenait moins uéce\" '1^ À l\u2019automne 1957, la Maison du bûcheron cessa ses activités.Les chantiers coopératifs Au milieu des années 40, l\u2019UCC, à la demande des régions intéressées, oriente son \u201cservice forestier\u201d vers la popularisation de la formule des chantiers coopératifs qui ont pris naissance en Gaspésie et ont connu un essor des plus intéressant Z V Le Centre de promotion de l\u2019industrie agricole et alimentaire du Québec inc.est heureux d\u2019offrir ses hommages aux dirigeants et aux membres de l\u2019Union des producteurs agricoles à l\u2019occasion du soixantième anniversaire de sa fondation.Centre de promotion de l\u2019industrie agricole et alimentaire du Québec inc.\u2022\tSalon international de l\u2019agriculture et de l\u2019alimentation \u2022\tSalon international de la machine agricole 201, boul.Crémazie est, 3e étage Montréal (Québec) H2P2V6 Tél.: (514) 873-8394 \\ y 4 OCTOBRE 1984.LA TERRE DE CHEZ NOUS PAGE 37 Soixante ans diiistohx^ Les curés ruraux et l\u2019UCC ranm TSfet- üéü ?iwmï .\t>.- ï *v< _ * V i'\u201e \u2022jSÇi'*;- ».ifJlfl ¦' lüiSi :.\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 a» - SHaffiaHra * iOQÜl par Donat Martineau La vie rurale du Canadien français du Québec sous la domination anglaise est liée à la présence du curé comme au temps de la domination française elle était liée au Seigneur.La paroisse succéda à la seigneurie.Dès qu\u2019une future paroisse était projetée, il fallait choisir le site de l\u2019église et tout déplacement par la suite était de nature à provoquer un schisme.Au temps de la colonisation dirigée par l\u2019État, il en était encore ainsi.Pour attirer les colons il fallait au préalable garantir la présence à brève échéance d\u2019un curé.Le curé fut longtemps presque le seul instruit dans les colonies.De rares paroisses pouvaient bénéficier de la présence d\u2019un notaire ou d\u2019un médecin.La messe du dimanche était donc suivie de la tenue du bureau d\u2019ordre social.A ces deux ministères le curé devait par devoir accepter la profession du colon.Légalement toute fabrique avait un lot de colonisation comme en avait tout colon et le curé en était l\u2019administrateur.La fabrique s\u2019engageait financièrement à la construction des immeubles et à leur entretien tandis que la gérance était sous la responsabilité personnelle du curé qui en retirait les bénéfices.Les colons payaient leur dîme en matière première (foin, grain, etc) et le lait, les oeufs, la viande, etc.étaient au bénéfice du curé.Ainsi j\u2019ai vu dans un livre de compte de fabrique: \u201cDe M.50 Ibs de pois à cochons pour le curé\".Cette situation économique avait une retombée: le curé était un authentique producteur agricole.Non seulement il était en mesure de comprendre les problèmes ruraux de ses colons, il les vivait.Il était membre des cercles agricoles et de l\u2019U.C.C.et il fut personnellement mêlé aux questions de coopératives et dut parfois en encaisser les inconvénients.Ainsi un curé crut bon un jour de se détacher de la fromagerie de sa paroisse pour envoyer sa crème à la beurrerie coopérative de la paroisse voisine.Le choc en retour: à Pâques le fromager passe devant l\u2019église et crie à haute voix \u201cle curé envoie et nécessaire que le curé soit de fait aumônier de toute association rurale et agri cole tant masculine que féminine.Sa présence était requise.Les congrès diocésains de l\u2019U.C.C.étaient même présidés par l\u2019évêque assisté de tout le clergé rural du diocèse.L\u2019aumônier diocésain était nommé par l\u2019évêque et c\u2019était un titre honorifique.Il est bon de souligner ici la participation très active du curé Moreau du Témis-camingue.A la fondation de l\u2019U.C.C.à Québec en 1924 il était sur la liste des fondateurs et fut par la suite mêlé à toutes les questions rurales sociales.Les archives dévoilent même qu\u2019une question importante devait être mise à l\u2019ordre du jour d\u2019un congrès de caisses populaires provinciales.Les administrateurs attendaient avec une certaine anxiété le vote des délégués du Témiscamingue qui Au temps où les curés ruraux étaient agriculteurs et au moment où ils portaient en core la soutane.sa crème à la paroisse voisine, y aura pas mes péchés, je les envoie au curé voisin\u201d.Dans ce contexte il était donc logique dans les circonstances détenaient la balance du pouvoir et on peut le deviner le vote des délégués était à l\u2019unanimité celui du curé Moreau, surnommé le Pape du Témiscamingue.L\u2019on rapporte même qu\u2019un jour un certain ministre de l\u2019agriculture fit faire une enquête pour découvrir celui qui avait fait publier une série d\u2019articles dans \"La Terre de chez nous\u201d.Le curé Moreau se servait d\u2019un pseudonyme.Après la fondation du diocèse d\u2019Amos en 1938 l\u2019Abitibi bénéficia de la présence de ses aumôniers dont certains furent de véritables chefs de file.Il est juste de clore cet article en soulignant le rôle des deux écoles d\u2019agriculture de la Ferme tout d\u2019abord ouverte en 1936 pour l\u2019Abitibi et celle de Ville-Marie en 1939, pour le Témiscamingue, la première par les Clercs St-Viateur, la deuxième par les Oblats de Marie Immaculée.Ils ont collaboré à diriger la technique agricole et l\u2019ont influencée en profondeur.société québécoise d\u2019initiatives agro-alimentaires 2 Parc Samuel Holland, suite 284, Quôbec GIS 4S5 Tôl (418) 643-1580 PAGE 38 - LA TERRE DE CHEZ NOUS.4 OCTOBRE 1984 Soixante mis dhistoire UCCAO UPA ¦WVjw La jeunesse agricole catholique par Emest Darsigny, ancien président national de la J.A.C.Chaque oeuvre a son histoire.La Jeunesse Agricole Catholique a aussi la sienne.Histoire encore peu connue mais émouvante parce que bâtie à coup de travail persévérant, de sacrifices et de difficultés sans nombre.C\u2019est dans le diocèse de Sherbrooke, à Rock-Forest, que débuta la première section jaciste avec un prêtre de coeur possédant une âme de terrien.Ce prêtre, s'est mis dans la tête de donner à nos campagnes son mouvement d\u2019action catholique, comme il en existait dans les villes avec la Jeunesse Ouvrière Catholique (JOC).Ce prêtre, curé de Mégantic, a nom Eustache Breault.Durant quelques années, avec son dévouement inlassable, il a édifié à travers son diocèse et à l\u2019extérieur un grand nombre de sections jacis-tes, au grand bonheur de la jeunesse rurale.De jour en jour, la JAC grandit étendant son centre de rayonnement.Il fallait songer à organiser ces groupements épars.C\u2019est alors que les évêques du Québec nommait en 1937 un aumônier général, le Père Irénée Gauthier, clerc de Saint-Viateur, avec mission de mettre de l'unité dans toute la JAC.Avec son courage et sa détermination, le Père Gauthier se mit à l\u2019oeuvre immédiatement, il ouvrit un secrétariat sur la rue Fairmount à Montréal, puis sur la rue Cherrier à la Palestre Nationale, ensuite au 1029, rue Saint-Denis, enfin sur la rue Viger, dans la maison de l\u2019UCC.Le Père Gauthier qui est décédé à l\u2019âge de 80 ans, il y a quelques années a été l\u2019animateur inlassable de la JAC à travers le Canada.Deux autres de ses confrères sont venus lui prêter main forte, les Pères Gagné et Héroux.L\u2019organisation Le secrétariat général dirigeait la marche du mouvement et donnait l\u2019impulsion aux divers échelons de l'organisation jaciste.Les fédérations diocésaines étaient là pour décentraliser les initiatives du secrétariat général en adaptant ses directives et en coordonnant les actions à faire.Les sections installées dans chaque paroisse constituent le vrai lieu d\u2019action.C\u2019est à la section jaciste que les militants mettent en commun leurs intérêts pour faire rayonner l\u2019idéal jaciste dans la paroisse.Puis viennent les équipes qui réunissent dans chaque rang cinq ou six jeunes avec un responsable pour étudier ensemble les problèmes du milieu.Résultats Quelles ont été les réalisations de ce mouvement d'action catholique rurale?La JAC avait à son crédit plusieurs services: celui de la bonne chanson, les biblio- thèques paroissiales, les concours d\u2019embellissement, le service au soldat (en 1942 nous étions en guerre), des visites aux fermes expérimentales, des études sur la coopération et l\u2019agriculture, des soirées du bon vieux temps, etc.Mais l\u2019idée principale et essentielle de la JAC fut de renouveler l\u2019homme par l\u2019intérieur en lui apprenant à découvrir son milieu et son environnement, à s\u2019améliorer lui-même au point de vue intellectuel, professionnel et religieux de telle façon que toute la paroisse en soit influencée.Des études furent faites sur la paroisse, la famille, la messe, le mariage, les loisirs et l\u2019exercice de la profession, etc.Ce qui caractérisait ce mouvement d\u2019une façon spéciale c\u2019était la fonnule des enquêtes avec les mots voir, juger et agir.Il s\u2019agissait de s'ouvrir les yeux et les oreilles, d\u2019écouter, de regarder et de décider s'il y avait des améliorations à apporter dans le milieu paroissial et d'agir en conséquence dans les différentes activités de la vie du jeune de la campagne.C\u2019est ainsi que durant près de 40 ans, la JAC canadienne a évolué.A tous ceux qui en ont fait partie avec foi et courage, la JAC leur a laissé une formation bien spéciale en leur apprenant beaucoup de choses de telle sorte qu\u2019on retrouve ses membres aujourd\u2019hui à la tête d'un grand nombre d\u2019organisations agricoles et coopératives.C\u2019est tout un volume qu\u2019il faudrait écrire pour raconter de long en large ces riches expériences vécues par toute une jeunesse pendant près de 40 ans, mais dont les résultats se font encore sentir aujourd'hui grâce à la clairvoyance des fondateurs.Chaque année la JAC nationale se réunissait en journées d\u2019études dans l'un des diocèses de la province.En 1942, ce fut au diocèse de Saint-Hyacinthe de recevoir une centaine de dirigeants diocésains.Sur cette photo et assis de gauche à droite: les aumôniers de Valleyfield et de Chicoutimi, puis le Père Léon Lebel, aumônier de l\u2019UCC, Thérèse Guilbert du diocèse de Trois-Rivières, présidente nationale, le Père Irénée Gauthier, clerc de Saint-Viateur, aumônier national, Mgr.Valois du diocèse de Montréal et délégué des évêques, l\u2019abbé Roland Salvail, aumônier diocésain de Saint-Hyacinthe, Joseph Michaud du diocèse de Québec et secrétaire national, l'abbé Guy Racicot, aumônier diocésain de Montréal et l\u2019aumônier du diocèse de Joliette.CHAPEAU À L\u2019EXPÉRIENCE! Ralston Purina lève son chapeau bien haut aux 60 ans de l'Union des Producteurs Agricoles.Ces 60 années ont été marquées par les réalisations de gens de grande valeur.C'est pourquoi Ralston Purina est particulièrement fière de rendre un hommage bien mérité à tous ces gens qui ont fait et qui font aujourd'hui de l'UPA un organisme qui contribue au dynamisme de l'agriculture québécoise.Chez Ralston Purina, nous souhaitons continuera collaborer avec les producteurs agricoles et leur association durant les 60 prochaines années, et davantage.Ralston Purina Canada Inc.\"M D -Compagnie Ralston Purina Ralston Purina Canada Inc -usager auti 'S' 4 OCTOBRE 1984.LA TERRE DE CHEZ NOUS \u2014 PAGE 39 ans ci histoire ;-'ÎV3K«G \u2019tfah /V\" «* / »«\u2022 'ïSsSSS^ H»E «Iff \u2022¦»\u2022) ar'-^fS Siège social: 555, boul.Roland-Therrien, Longueuil, Québec J4H 3Y9 Tél.: (514) 679-0530 Les 125000 propriétaires des 70000 km2 de forêt privée constituent une part importante des ressources humaines et naturelles du monde rural québécois.La Fédération des producteurs de bois du Québec et ses syndicats et offices affiliés sont heureux de souligner ce 60e anniversaire de l\u2019UPA et de s\u2019associer à elle dans sa mission d\u2019améliorer les conditions de vie des propriétaires agricoles et forestiers du Québec.Office des producteurs de bois de la région de Québec Syndicat des producteurs de bois de la Gaspésie Syndicat des producteurs de bois d'Abltibi-Témiscamingue Syndicat des producteurs de bois du Bas-St-Laurent 1787, boul.Hamel Ville Duberger, G1N 3Z1 Tél.: (418) 687-9951 Caps-Noirs Bonaventure, GOC 1C0 Tél.: (418) 392-4466 970, ave Larivière Rouyn, J9X4K5 Tél.: (819) 762-0833 284, rue Potvin Rimouski, G5L 7P5 Tel.: (418) 723-2424 Ollice des producteurs de bois de la région de La Pocatière Syndicat des producteurs de bois du Saguenay-Lac-St-Jean Syndicat des producteurs de bois de la région de l'Estrie Syndicat des producteurs de bois de la Beauce Syndicat des producteurs de bols du comté de Labelle Ollice des producteurs de bois de la Vallée de Gatineau Syndicat des producteurs de bois des Laurentldes Ollice des producteurs de bois de Pontiac Syndicat des producteurs de bois de Nicole! Syndicat des producteurs de bois de la Mauricie Syndicat des producteurs de bols de la région de Montréal 1208, 6e Avenue C.P.40.La Pocatière Comté Kamouraska, G0R 1Z0 Tél.: (418) 856-3044 422 est, rue Racine Chicoutimi, G7H 1T3 Tél.: (418) 549-7353 4300, boul.Bourque Rock Forest, JOB 2J0 Tél.: (819) 567-8905 2550,127e Rue St-Georges-Est Beauce, G5Y 5L1 Tél.: (418) 228-5588 55, rue Grignon St-Eustache Deux-Montagnes, J7P 4X1 Tél.: (514) 472-0440 55, rue Grignon St-Eustache Deux-Montagnes, J7P 4X1 Tél.: (514) 472-0440 35, rue Notre-Dame Masson, J0X 2H0 Tél.: (819) 986-1475 B.P.29 Shawville (Pontiac) JOX2YO Tél.: (819) 647-2448 79, Place 21 Mars Nicolet.J0G 1E0 Tél.: (819) 293-5838 525, rue Barkoll, S.100 Cap-de-la-Madeleine.Tel.: (819) 373-2173 555.boul Roland-Therrien Longueuil, J4H 3Y9 Tel : (514) 679-0530 La Fédération des producteurs de bois du Québec PAGE 40 - LA TERRE DE CHEZ MOUS.4 OCTOBRE 1984 Soixante nus diùstoiw- Franco-Ontariens membres de l\u2019UCC Les cultivateurs franco-ontariens, ont, dès les débuts de l\u2019UCC, suivi de très près le travail de l\u2019Union.Les incursions en territoire ontarien du deuxième président général de l\u2019UCC, M.Aldéric La-londe, ont favorisé le développement d\u2019une association professionnelle des cultivateurs franco-ontariens calquée sur le modèle de celle du Québec.D\u2019ailleurs, les relations entre \u201cL\u2019Union Catholique des Cultivateurs franco-ontariens\u201d (UCCFO) et l\u2019UCC ont toujours été à leur meilleur, tant et si bien que jusqu\u2019à l\u2019incorporation de l\u2019UCC en vertu de la Loi des syndicats professionnels, le président de l\u2019UCCFO siégeait bel et bien et de plein droit au conseil d'administration de l\u2019UCC.Les secrétaires généraux de l\u2019UCC MM.Gérard Filion et Louis-Philippe Poulin ont certes été ceux qui ont participé le plus souvent aux campagnes de propagande et de recrutement de l\u2019UCCFO.Cette collaboration de l\u2019UCC à l'association franco-ontarienne ne s\u2019est jamais démentie et répondait, dans le concret.au programme d\u2019organisation sociale que préconisait l\u2019épiscopat catholique ontarien pour ses fidèles francophones du milieu rural.Tout comme au Québec, les années quarante ont été les plus fructueuses en réalisations de toutes sortes pour rUCCFO.Les statistiques de l\u2019année 1944 donnent un aperçu assez complet de la situation de l\u2019UCCFO dans les trois diocèses de l\u2019est ontarien.L\u2019UCCFO compte en plus un service de coopération qui regroupe: 12 caisses populaires.3 coopératives avicoles, 4 fromageries coopératives et 8 coopératives d'achat et vente.Cent équipes d\u2019étude suivent les cours à domicile de La Terre de chez nous et de \u201cLa Vie Agricole\u201d du journal le Droit d\u2019Ottawa.Tout est en place pour lancer l\u2019\u201cUnion centrale\u201d qui regroupera les trois unions diocésaines.Les cercles locaux sont, comme au Québec affiliés aux unions diocésaines.Les diocèses de Sault Ste-Marie et Pembroke se joignent à l\u2019UCCFO dès 1945.Le nombre des membres de l\u2019Union dépasse les 2 000.Le rythme de croissance est encourageant, si l\u2019on tient compte du fait que l\u2019Union ne dispose pas encore du personnel permanent requis pour mousser un recrutement efficace des membres.Malgré la faible concentration des cultivateurs francophones dans certaines régions de l\u2019Ontario, il ne faut pas oublier que la majorité des 30 000 cultivateurs franco-ontariens sont surtout établis dans la partie centre-est et nord-est de la province.Cette concentration facilite la tâche des organisateurs du mouvement.Selon toute vraisemblance, cette période de 1940 à 1950 semble avoir été l'une des plus fructueuses en réalisations de toutes sortes, de toute la vie de l\u2019UCCFO.C\u2019est en somme la période où Diocèse Cercles Membres UCCFO En août 1944\tSudbury\t11\t265 En août 1944\tHearst\t18\t\u2019 333 En août 1944\tOttawa\t22\t1264 UCFR (Union Catholique des femmes rurales)\tHearst\t1\t \tOttawa\t20\t les plus beaux espoirs d'expansion du mouvement et de développement de l'agriculture, étaient permis.Pour les cultivateurs franco-ontariens, les initiatives de leur mouvement professionnel des années 40 ont vraiment permis de lancer leur Union.L'UCCFO continuera de représenter les cultivateurs franco-ontariens et s\u2019efforcera d'être présente auprès de la Fédération de l\u2019agriculture d\u2019Ontario, et des groupes de producteurs spécialisés qui s\u2019occuperont de commercialisation des produits agricoles.L'UCCFO fidèle à sa mission, est toujours présente.Elle est au service des cultivateurs franco-ontariens qui continuent de lui faire confiance.Jean-Marc Kirouac Achetons êeâ pwduiù aStMMtûubeJ au Quééec LEUR QUALITÉ EST EXCELLENTE ILS FONT NAÎTRE DES EMPLOIS CHEZ NOUS VOTRE PANIER D\u2019ÉPICERIE DEVIENT UN INSTRUMENT DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE Le ministre de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation Jean Garon On s\u2019emploie à la Relance Québec ss 4 OCTOBRE 1984.LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 41 ucc 'Soixante ans tfhistoite- INDEX DES ANNONCEURS Agence de publicité agrex inc.Agri-consultants Agriculture Canada Agropur coopérative agro-alimentaire Association Holstein du Canada Banque de Montréal Banque nationale du Canada Bastien.Doyon & Associés Beaupré.Trudeau Bell Canada Bureau laitier du Canada Canada Packers inc.Division Shur-gain Centre de promotion de l\u2019industrie agricole et alimentaire ou Québec Chaîne coopérative du Saguenay Coopérants (Les) Coopérative agricole de Ste-Rosalio Coopérative fédérée de Québec Fédération des caisses d\u2019établissement Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l\u2019Ouest-du-Québec Fédération des producteurs de bois Fédération des producteurs de lait du Québec Fédération des producteurs d\u2019oeufs de consommation du Québec - FEDCO Fédération des producteurs de volailles du Québec -VOLBEC.BECDOR Hydro-Québec Imprimerie Gagné liée Imprimerie Jacques-Cartier inc.Jacques Charest design inc.Maheu Noiseux Ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de (\u2019Alimentation Ministère de l\u2019Énergie et des Ressources Office des provendes du Canada Office du crédit agricole du Québec Ordre des agronomes du Québec Ordre des médecins vétérinaires du Québec Dans la (formate decerme.nous avons gagna la confiance des éditeurs québécois pour atteindre un rythme de croissance megaie El ça continue II n y a pas de mystère nous sommes les ¦I specialities du livre.g imprimerie gagne Itee 80.St-Martin, LouiseviMe.Quebec Tèl (819) 228-2766 Le choix des éditeurs avisés 18 14 32 43 20 10 3 16 15 18 2-44 33 37 29 19 17 25 34 9 40 31 13 30 24 42 16 14 16 41 28 36 21 35 17 Presses lithographiques inc.(Les) Ralston Purina Régie des assurances agricoles Rive-Sud Typo Service inc.Société du crédit agricole Canada Société québécoise d\u2019initiatives agro-alimentaires Université Laval - Faculté des sciences de l\u2019agriculture et de l\u2019alimentation Western Producer Publications 27 39 26 29 20 38 18 42 Félicitations de l\u2019Ouest Nous sommes enchantés de nous unir aux fermiers du Québec pour marquer le soixantième anniversaire de l\u2019Union des Producteurs Agricoles (UPA) THE WESTERN ¦ « 'Producer Journal hebdomadaire au service des fermiers de l\u2019Ouest Canadien depuis 1923 C.P.2500 Saskatoon, Saskatchewan PAGE 42 - LA TERRE DE CHEZ NOUS, 4 OCTOBRE 1984 lak fliAia < 3fcmoylao66 Vanille mm in RATIVE AGRO ALIMENTAIRE produits AGROPUR créa pour ftomAtt 4MM mtm Çhocoiat T\u2019appelles ça du beurre.d\u2019énergie alimentaire [MIAN BOUCHER I dutâ£U/lA de, faut ^\tde uo&ie, fyvovÎMm (R) Marque déposée du Bureau laitier du Canada Parce que du beurre, c\u2019est du beurre.naturellement!8 60 ans ! Ça se fête en grand! Depuis 60 ans, l\u2019Union des producteurs agricoles du Québec veille aux intérêts des agriculteurs de chez nous et encourage, de maintes façons, les Québécois à se nourrir sainement.En tant qu\u2019attaché de relations publiques du Bureau laitier du Canada, il méfait plaisir d\u2019offrir toutes mes félicitations et mes voeux les plus sincères à cet organisme qui défend deux causes des plus nobles."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.