La terre de chez nous, 20 décembre 1984, Cahier B
[" bBHhm «HW '\u2022 «vfstéîS Dossier laterre d'information de c'!e!,nous technique et professionnelle 20 décembre 1984 FORÊT PRIVÉE \t\t \t\t üu tlu\t\tJ \t\t PORC\t\tCHAIR DE VOLAILLE OEUFS D'INCUBATION PRODUITS DE L'ÉRABLE BETTERAVE SUCRIÈRE MIEL CÉRÉALES K3> PISCICULTURE PÈCHES COMMERCIALES BOEUF 1 » POMME DE TERRE FRUITS ET LÉGUMES AGNEAUX ET MOUTONS CHÈVRES f-\\ SOMMAIRE page OVINS Pour vivre de l'elevage .3 LAPINS Le défi de la productivité .4 Une experience de synchronisation des chaleurs .5 CHEVAUX L'importance economique des chevaux au Quebec .\t6 OVINS Faire des agneaux lourds en pâturage .8 Améliorer la digestibilité de l'ensilage .9 CHÈVRES L'élevage de la chèvre angora au Quebec.11 PISCICULTURE Les maladies infectieuses et leur contrôle.12 Photos de la couverture: Bernard Brault V.J Z.LATERRE%1» de chez nous Le seul hebdomadaire agricole d'expression française d'Amérique Au service de l\u2019agriculteur québécois depuis plus d\u2019un demi siècle Publié le jeudi de chaque semaine J4N37B Je désire m\u2019abonner à La Terre de chez nous pour: 1 an/14 $?\t2 ans/23 $ ?\t3 ans/29 $ ?NOM______________________________________________ ADRESSE__________________________________________ CODE POSTAL Ci-joint la somme de___________$ Signature La longue marche Tout au long de la préparation du présent dossier, nous avons rencontré une série de difficultés qui confrontent les éleveurs.Ceux-ci reconnaissent la nécessité de parvenir à un haut niveau d'efficacité mais ne disposent pas du support technique qui pourrait leur permettre d'atteindre leurs objectifs.En effet, la bonne volonté ne suffit pas pour réussir dans des élevages où l'efficacité repose sifr un haut niveau technique.Les méthodes d'élevage reposent sur une longue expérimentation et une infrastructure sophistiquée.La santé, l'alimentation, le logement, la régie sont autant d'aspects qui.pour être correctement gérés, doivent faire appel à des laboratoires spécialisés munis d'un personnel compétent.De même, l'éleveur doit se former à la pratique de son élevage et pouvoir compter sur le secours de vulgarisateurs qui apporteront rapidement les solutions aux problèmes rencontrés.Voilà pour les considérations générales concernant les petites productions animales.Chacune a bien évidemment ses particularités propres qui la distinguent radicalement des autres.Le cheval est peut-être celle qui s'éloigne le plus des autres car elle n'est pas d'abord orientée vers la production alimentaire.Pourtant son importance économique est loin d'être négligeable.L'indifférence dont elle est victime s'expliquerait plutôt par ce qu\u2019il est convenu d'appeler la disparition de la civilisation du cheval pour une civilisation dont la source d'énergie principale est fossile.À la lumière des chiffres fournis par Jacques Thériault, l'indifférence ne se justifie pas.Si le cheval a vécu une crise de décroissance de leur importance relative, les autres productions dont il est question ici vivent plutôt une crise de croissance normale mais grandement amplifiée par les difficultés que connaît l'économie mondiale.L'heure est aux restrictions budgétaires.Les premiers à les ressentir sont donc ceux qui en auraient besoin pour se développer et établir leur production.Le cas de l'élevage cunicole est particulièrement éloquent.Très peu d'éleveurs ont des niveaux de productivité qui se comparent à ce qu'on peut atteindre là où la technique est avancée.La viande de lapin est pourtant en compétition sur le marché'québécois avec d\u2019autres viandes qui ont depuis plusieurs années pris le virage technologique comme c'est le cas pour la volaille et le porc.Plus encore, les circuits de commercialisation doivent s'adapter pour vendre les volumes supplémentaires et cela ne se fait pas sans heurts.Sur le marché des viandes, un marché de consommation stable, il faut déplacer une autre viande pour augmenter sa part.Passé un certain seuil de consommation de luxe, les viandes entrent en compétition et c\u2019est autant le prix que l'image qui fait foi de l'augmentation des ventes.Les producteurs de chèvres et de moutons rencontrent de même ces barrières.Chacun doit faire montre de beaucoup de créativité pour développer ses marchés et écouler sa production.Tout cela demande cependant un travail considérable qui épuise passé la période euphorique des débuts où la gestion de sa propre entreprise et les succès normaux des débuts incitent à ne pas voir les réalités économiques de base.Le manque d'expérience concrète et la fragilité économique des entreprises ajoutent encore aux difficultés.Et que dire de la pisciculture?Les problèmes rencontrés par ce groupe d\u2019éleveurs, par ailleurs des plus dynamiques, relèvent des mêmes causes.Il faudra certainement tirer les conséquences de ces expériences souvent pénibles pour les individus.Le développement d\u2019une production où notre expérience est limitée ne se fait que lentement.Il faut se laisser le temps d\u2019apprendre, de développer les compétences techniques autant au niveau de la production que des services techniques nécessaires au support de la structure de production.Si la présente crise n 'a permis que d'apprendre cela, ce serait déjà beaucoup.Hélas, pour les politiciens, le réalisme n'est pas assez rentable.Après avoir poussé à grand renfort de publicité le développement des petites productions animales, voilà qu'on nous annonce des développements à peine concevables en serriculture.Ceux qui oublient les leçons de l'histoire se condamnent à un éternel recommencement.Renald Bourgeois PAGE B2 LA TERRE DE CHEZ NOUS.20 DÉCEMBRE 1984 ' \\4 par Renald Bourgeois Dans les années 1960, faire le choix de l'élevage ovin voilà qui n'était pas courant.Pourtant, Roland Deschênes ne regrette aucunement d'avoir abandonné progressivement la production laitière pour le mouton.Quand, au début des années soixante, il devient gérant et exploitant de la ferme paternelle, les productions ovine et laitière y coexistent.Il achète en 1966 un troupeau de 24 vaches et un de huit brebis de sa mère.Se pose alors le problème des avenues de développement.Il choisit alors de maintenir et d\u2019améliorer son troupeau et de développer l'élevage ovin.Cela cependant sans acheter aucun sujet femelle à l'extérieur.Il a continué d'appliquer cette politique jusqu'à maintenant.Sans avoir de projet d'augmentation du troupeau laitier, Roland Deschènes ¦ 'à v Xr-0-:- S&m, ROLAND DESCHÊNES, ÉLEVEUR D\u2019OVINS Pour en vivre de St-Alexandre de Kamouraska n'en avait pas moins décidé de faire le contrôle et de sélectionner ses sujets.La perte de six vaches et la nécessité à l'époque de faire beaucoup d'investissements le décident à abandonner le lait progressivement.En 1975, c'est fait.Son troupeau ovin compte alors 140 brebis et 60 agnelles.Il continue & -Oç.alors l'aménagement de ses bâtisses pour pouvoir élever 400 brebis.Le tout se fait progressivement pour éviter le sur-endettement.Roland Deschènes n'a jamais voulu emprunter plus que de raison.Le recours à l'emprunt est une arme a deux tranchants: il permet un développement rapide de l entreprise mais exige des déboursés pour payer les intérêts et rembourser le capital.Des problèmes graves peuvent cependant survenir quand I éleveur endette ne maîtrise pas suffisamment les techniques pour atteindre une productivité elevée a très court terme.Les prêteurs n'acceptent pas les retards, aussi justifiables soient-ils Maintenant que le troupeau est monté, Roland Deschènes fait une sélection plus sévère pour améliorer la qualité du troupeau.Il recherche évidemment la prolificite et la croissance optimale.Ces critères sont essentiels quand les agneaux vendus sont la seule source de revenus de l'entreprise.Comme on n'a que peu d'influence sur le prix de vente, la productivité devient importante.Le prix de l'agneau connaît certains cycles tant annuels que pluriannuels.Il faut savoir les utiliser pour aller chercher les meilleurs prix.Roland Deschènes vend dans les encans et à un distributeur.Il a le choix de faire de l'agneau de lait, de l'agneau léger ou lourd.L'importance de l'une ou l'autre production depend encore du marché.Si le prix est bon pour l'agneau de Pâques, on vendra plus d'agneaux à Pâques.Sinon, on engraissera pour vendre un peu plus tard Il est important de pouvoir tirer le maximum du marché.Le desaisonne-ment est une autre alternative qui permet d'etendre la saison de commercialisation sur toute l'année.Il est ainsi possible de profiter des meilleures périodes et d être present sur le marche à tout moment.Présentement, environ 60% des brebis agnellent en début d'annee, 25 en mai et |uin et 15 en octobre.Pour l'agnelage d'au- tomne.les brebis sont traitées aux hormones.Autre aspect important qui touche la productivité, Roland Deschènes vise lautosuffisance pour l'alimentation du troupeau.Ceci est réalisé par la production d'un foin de qualité, de bons pâturages et la production de grains mélangés (blé, orge, avoine, pois).La ferme compte 300 acres en culture dont une centaine en pâturages.Roland Deschènes a également toujours cherché à éviter le suréquipement.Quand on peut faire autrement, il vaut mieux le faire.Bien s'équiper pour taire de bons fourrages est essentiel.mais pour les cereales, le travail a forfait est certainement plus avantageux.Quant à la laine, elle paie tout juste le travail de tonte.Ainsi.Roland Deschènes est parvenu a monter une terme d'élevage ovin en contrôlant strictement les dépenses.Aussi peu d'achats à lexterieur que possible, viser l autosuffisance, ne pas acheter de brebis à l exterieur, ne pas se suréquiper, se surendetter, voila une façon de se lancer dans l'elevage TANNERIE DE BEAUCE ENR.\u2022\tTannage de peaux de tout genre \u2022\tService de taxidermie 6840.4 Chemins St-Prosper, Beauce-Sud Tel.(418) 594-5091 Prop JOCELYN CLOUTIER - Société des éleveurs de moutons de race pure du Québec \u2022\tGroupement des eleveurs de moutons de race pure \u2022\tFavoriser le développement de I elevage du mouton \u2022\tCoopérer avec le M APAQ et les associations d elevage dans leur travail d amelioration des moutons PRODUCTIVITÉ \u2014 QUALITÉ \u2014 SANTÉ Pour mlormution Ghyslain Jobin 4452, Notre-Dame St-Augustin (Quebec) GOA 3E0 Tel.: Une division de Merck Frosst Canada Inc CP 1005, Pointe Claire-Dorval.Québec H9R 4PH Information sur le produit offerte sur demande 20 DÉCEMBRE 1984, LA TERRE DE CHEZ NOUS \u2014 PAGE B9 156 Chevaux.suite de la page 7 \u2022\tA peu prés 375 chevaux participent annuellement à une cinquantaine de compétitions de tire de chevaux; ces dernières attirent entre 50 000 et 100 000 spectateurs par année; \u2022\tTrois municipalités utilisent des chevaux de trait pour faire la visite d'un village, d'un parc ou d'un site touristique; \u2022\tIl reste environ cinq agriculteurs qui utilisent encore des chevaux pour la majorité des travaux agricoles.Une vingtaine d'autres agriculteurs utilisent aussi des chevaux pour certains travaux reliés à l'agriculture; \u2022\tLe nombre d'éleveurs de chevaux de trait se situe à environ 1 000; on considère comme éleveur celui qui possédé au moins une jument poulinière.Le secteur des chevaux de trait occupe environ 150 éleveurs a plein temps et le total des emplois occasionnels reliés au cheval de trait est évalué à environ 4 000.Au total, le secteur des chevaux dans son ensemble génère 3 200 emplois permanents et prés de 10 775 emplois occasionnels.L\u2019importance économique du secteur des chevaux par rapport aux autres secteurs agricoles La production laitière est sans contredit et de loin la plus importante production agricole au Québec: suivent par ordre d'importance, le secteur du porc, du boeuf et veau, de la volaille et des oeufs.En importance économique par rapport aux autres secteurs agricoles, le secteur des chevaux occupe le sixième rang immédiatement après les oeufs et avant le secteur des moutons et agneaux (Tableau 3).La valeur des ventes des produits de l'elevage des chevaux s'élèvent à environ 12,2 millions de dollars; cette somme comprend la vente de chevaux et de poulains et les revenus de saillies.Il existe aussi de nombreux autres revenus relies à l'utilisation des chevaux Ces revenus sont très variés et proviennent beaucoup plus d'activités non agricoles qu'agricoles.Il s'agit des revenus suivants: \u2022\trevenus de pension de chevaux; \u2022\trevenus de location de chevaux; \u2022\trevenus de cours d'équitation: \u2022\trevenus de dressage; \u2022\trevenus d'entrainement; \u2022\tconcours hippiques: \u2022\ttires de chevaux; \u2022\tcourses de toutes sortes, \u2022\tautres spectacles, expositions, competitions; \u2022\trevenus d'hébergement dans les fermes equines; \u2022\trevenus provenant du travail des chevaux: -\tdans les boises de ferme; -\tdans les érablières; -\tsur les fermes; \u2022\trevenus de subvention.Evidemment, il serait difficile de faire un calcul détaillé de tous ces revenus.Pour avoir une bonne idee de la repartition de ces revenus, il faudrait d'abord avoir plus de données sur les activités rehees aux chevaux et elles sont très nombreuses.Toutefois, il est possible de partir d'un principe general qui peut être énoncé comme suit: Dans un secteur agricole qui se maintient en operation, on peut supposer que les revenus d exploitation égalent au moins les dépenses d exploitation Comme les dépenses d'exploitation du secteur des chevaux s elevent a 101.8 millions de dollars et que l'on peut de|a affecter 12,2 millions de dollars pour les revenus d elevage et de saillies, les autres revenus relies a différentes activités équestres seraient de l\u2019ordre de 89,6 millions de dollars.Évidemment, cette somme n'est qu\u2019une approximation; elle constitue quand même un ordre de grandeur satisfaisant de la situation pour le moment.Si on additionne les revenus d\u2019activités équestres de 89,6 millions de dollars aux revenus d'élevage et de saillies de 12,2 millions de dollars, le secteur des chevaux accroît de beaucoup son importance économique au sein des productions animales ¦ Conclusion Le territoire du Québec est bien adapté à l\u2019élevage des chevaux.Les pâturages, le foin, la luzerne et l'avoine sont autant de cultures aisément produites au Québec et nécessaires à l'élevage des chevaux.Les superficies actuelles occupées pour l'alimentation et le pâturage des chevaux sont estimées à plus de 150 000 acres, soit 3% du total des superficies en culture et en pâturage qui s'élèvent à 5,45 millions d'acres en 1981.Si d'une part, le Québec possède le milieu biophysique nécessaire à l'élevage des chevaux soit le terrain et le climat, il faut d\u2019autre part trouver des moyens pour freiner l'indifférence et même le mépris que bien des gens portent encore à l'endroit des chevaux que ce soit des chevaux de trait ou des chevaux de course.L'objectif pourrait être de renverser la situation et accroître la demande en intensifiant l'utilisation de chevaux que ce soit comme activité agricole, de loisir, d'amusement ou de compétition et ce, dans tous les domaines où la chose peut être économiquement et socialement avantageuse.En ce qui concerne les chevaux d'équitation, on peut croire que si le cheval était mieux présenté au niveau de la promotion des activités de plein air, son utilisation serait accrue d'autant ce qui permettrait de mieux organiser et de consolider de nombreuses fermes d'elevages de chevaux d'équitation.L'expansion et la consolidation de fermes d'élevage de chevaux d'équitation permettraient aussi de fournir le marché québécois en comblant le manque de chevaux légers existant actuellement au Québec.En ce qui concerne les chevaux de trait, il est bien connu que l'exploitation des boisés de ferme au moyen de chevaux constitue un moyen économique d'exploiter la forêt privée.C'est aussi un moyen qui correspond mieux aux urgentes pressions des écologistes qui veulent que les boisés de ferme soient exploites de façon plus harmonieuse et plus rationnelle.L'utilisation de chevaux dans les boises de ferme peut beaucoup plus préserver la nature qui se détériore à un rythme accéléré a cause de l'homme.Au Québec, on compte environ 80 000 boisés de ferme dont à peu près 14 000 sont la propriété de producteurs agricoles.Il y a donc passablement de places pour I utilisation des chevaux dans les boisés de ferme L'utilisation des chevaux pour la collecte de l'eau d'erable constitue aussi une autre utilisation où le cheval a encore sa place.Sur environ 10 000 érablières, près de 4 000 pourraient être exploitées avec des chevaux.Quant a l'utilisation des chevaux sur les fermes, il faut bien reconnaître que ceux qui les utilisent encore en 1984 pour la majorité des travaux agricoles peuvent se compter sur les doigts de la main Cependant le cheval répond bien encore actuellement aux exigences d'un certain nombre de travaux comme les semailles, il faudrait peut-être réévaluer ses possibilités d'utilisation.La combinaison tracteur-cheval pourrait aussi devenir intéressante dans certains cas Les maladies.suite de la page 12 stress (transport, manipulation, traitement, etc.).Les ennemis, ce sont: \u2022\tdes virus qui ne peuvent être contrôlés par des antibiotiques ou d\u2019autres médicaments; \u2022\tdes bactéries qui peuvent être contrôlées par des antibiotiques mais qui peuvent aussi développer une résistance face à certains antibiotiques; \u2022\tdes agents qui peuvent être transportés par des objets inanimés (filets, bottes, classeurs, etc.); \u2022\tdes agents qui peuvent être détruits, en dehors du poisson, par plusieurs désinfectants; \u2022\tdes agents qui peuvent ralentir leur activité si la température du milieu leur est défavorable mais qui demeureront dans le poisson en attendant le bon moment.Face à ces différentes considérations, quels sont les choix qui s\u2019offrent à nous une fois la maladie bien identifiée?\u2022\tprévenir l\u2019entrée des agents infectieux; \u2022\taméliorer les conditions d'élevage; \u2022\ttraiter avec une substance chimique ajoutée dans l'eau, la nourriture ou par injection; \u2022\tvacciner; \u2022\tabattre le groupe infecté, désinfecter et acheter des poissons certifiés.Revoyons brièvement l'aspect pratique de chacun de ces modes d'interventions, leur côté négatif et leur coût.La prévention Le vieil adage, vaut mieux prévenir que guérir, prend chez les poissons une importance capitale.En effet, comme les poissons peuvent être porteurs à vie d'une maladie, il est facile de contaminer un établissement sain par l'achat de quelques centaines de poissons apparemment en bonne santé.Donc la prévention laisse sous-entendre: \u2022\tdésinfection du matériel et des bottes des visiteurs surtout s\u2019ils viennent d'une autre pisciculture; \u2022\tachat d'oeufs et de poissons d\u2019un endroit certifié exempt de maladie; \u2022\tsi la certification ne peut être garantie et que des achats doivent être effectues, les oeufs seront désinfectes à l'arrivée et incubés dans une première eau qui retournera à I égout; si des poissons doivent être achetés, ils seront placés dans une première eau entre 10 et 15 C durant un minimum de 40 jours et l'eau doit retournée à legout: \u2022\tsi une maladie se déclare dans un bassin et que le laboratoire démontre une maladie infectieuse, le groupe de poissons doit être isolé et abattu dans le plus bref délai après quoi une bonne désinfection sera effectuée.Comme les poissons sont très sensibles au stress, ils auront beaucoup de difficultés à se défendre contre les microbes et les taux de mortalité pourront atteindre des valeurs anormales.Ces facteurs de stress sont très nombreux, c'est pourquoi nous énumérerons les plus fréquents: \u2022\teau trop chaude; \u2022\tteneur en oxygène trop basse (sous 80% de saturation); \u2022\tentassement; \u2022\tvolume d'eau de remplacement insuffisant; \u2022\tsursaturation de l'eau en azote; \u2022\ttransport et ou manipulations; \u2022\tapplication de traitements dans I eau (formol, sulfate de cuivre, etc ).Donc en presence d'une maladie infectieuse, I amelioration des conditions d elevage ne fera pas disparaître la maladie mais aidera les poissons dans leur lutte et l'impact sera moins grand (maladie bactérienne des branchies.parasitisme externe, maladies de la peau, etc.).Traitement Dans ce mode d'intervention, on pense surtout à l\u2019utilisation des antibiotiques et à des substances placées en solution dans l'eau.Chez les poissons, la seule façon rentable d'utiliser les antibiotiques, c'est de les mélanger à la nourriture.Il faut donc connaître la quantité de poissons à traiter (en poids) et la quantité d\u2019aliments qu'ils consomment chaque jour afin de bien calculer les doses.Avant tout, il faut s'assurer que l'antibiotique utilisé est efficace contre le microbe à combattre et ça, seul le laboratoire peut le déterminer.De plus, il ne faudra pas se surprendre de l\u2019inefficacité des antibiotiques dans le cas de certaines maladies (maladie bactérienne du rein) et aussi de la réapparition de la maladie une fois le traitement terminé (furonculose) si les conditions favorisent encore le microbe responsable.Par contre, l'utilisation de substances chimiques (formol, vert de malachite, sulfate de cuivre, etc.), placées directement dans l\u2019eau, est largement répandue et relativement sécuritaire si on prend soin de bien oxygéner l'eau durant les traitements et si des quantités des produits sont calculées en fonction de la température de l'eau et de sa composition chimique.Le formol et le sel sont efficaces contre la plupart des petits parasites externes alors que le vert de malachite est employé comme antifongique (contre les champignons).Contre la maladie bactérienne des branchies, on utilisera la chloramine T et la nécrose des nageoires et du pédoncule caudale peut être contrôlée par des bains éclairs de sulfate de cuivre.La vaccination consiste principalement à introduire dans l'animal l'agent d'une maladie lequel agent a été rendu inoffensif par différents traitements.Ce procédé a pour but de forcer l\u2019animal à produire des anticorps qui pourront eventuellement s'attaquer immédiatement à la vraie maladie si jamais l'animal venait en contact avec l'agent causal.Actuellement chez les poissons, cette forme de lutte fait des pas de géant et déjà quelques maladies peuvent être contrôlées par vaccination massive d'un grand nombre de poissons par immersion dans la solution vaccinale.Mais pour plusieurs maladies, entre autres la furonculose, la seule forme de vaccination est par injection intra abdominale.Il faut donc capturer les poissons un à un et les injecter ce qui implique temps et main-doeuvre pour obtenir une protection qui n'est encore maximale et efficace à cent pour cent.Présentement, pour nos élevages, elle est applicable à la protection des géniteurs et des saumoneaux que l'on place dans des cages en mer.Idéalement, une installation piscicole devrait être alimentée en eau souterraine du moins pour les géniteurs et la période de l\u2019alevinage.Advenant le cas.il est fortement recommandé, du moins pour la furonculose et la maladie bactérienne du rein, de détruire les poissons infectés, de pratiquer une désinfection sévère de tout ce qui est venu en contact avec ces poissons et de recommencer avec I achat d'oeufs provenant d'un endroit certifie ou à la rigueur, a partir d'oeufs qui auront été désinfectés à la Wescodine ou à l'Acriflavine (contre la furonculose) et à l'Érythromycine (contre la maladie bactérienne du rein) et incubés par la suite dans une eau exempte de toute contamination.Cette façon de procéder parait dramatique mais présentement, c'est la seule façon rentable de procéder et d eviter queventuellement toutes les piscicultures soient contaminées.PAGE B 10 - LA TERRE DE CHEZ NOUS 20 DECEMBRE 1984 L\u2019élevage de la chèvre angora au Québec V i«V tiÙW'.s.v»,-v Wt: Gouvernement du Quebec Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation LE P.A.T.L.Q.-POSTAL, version chèvre par Anne-Marie Sioui productrice St-Marc-sur-le-Richelieu Un nouveau contrôle laitier adapté aux besoins des éleveurs de chèvres Pour obtenir plus de renseignements, communiquer avec: Votre bureau de renseignements agricoles ou Le Service des productions animales Ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation 200-A, chemin Sainte-Foy Québec G1R4X6 Tél.: (418) 643-7597 vers 5 ou 6 ans, alors que la densité et la finesse commencent à diminuer, qualités alors compensées par d'excellentes La chèvre angora, un animal attachant.facultés reproductrices qui peuvent se poursuivre jusque vers l'âge de dix ans.La prolificitè moyenne au Québec se situe autour de 1,5 chevreau par portée (plus ou moins selon les produc-eurs).Pesant environ 5 â 7 Ib à la îaissance, les petits sont généralement laissés sous la mère.Leur première tonte, elfectuee a l'âge de 6 ans.fout -nira de 3 â 5 Ib.À cause de leur revenu de laine potentiel, qui dans les premieres années s'apparente en qualité â celle des femelles.plusieurs jeunes mâles, castres ou non, sont gardés dans l'élevage.Maigre des cornes imposantes et en croissance continue chez le mâle, les boucs ne s'affronteront qu'au moment des saillies.La production en laine est ecoulée de différentes façons; brute, elle peut être vendue au Québec ou au Texas, transformée par le biais de la Cooperative des producteurs, elle est retournée filée (teinte au choix) chez l'éleveur qui se charge de l ecouler au détail.À St-Marc, nous avons voulu mettre l'accent sur le travail d'élevage.Une part de la production est vendue brute ce qui diminue le temps consacré à la mise en marché et permet plus de recherche sur les différents aspects de la gestion.Plusieurs centaines de livres (filées à la main ou en industrie) sont cependant teintes à la main et mises en marché à partir de la ferme.La richesse et la douceur du mohair assureront au consommateur un produit de haute qualité à un coût fort acceptable.photos Bernard Brault Originaire de Turquie, d'où elle tire son nom de la province d'Ankara (Angora), la chèvre angora a été exportée en Afrique puis aux États-Unis vers le milieu du XIXe siècle.Les premiers sujets ont été importés du Texas à la fin des années 70 et se sont multipliés pour former actuellement un cheptel d\u2019environ 800 têtes réparties chez une vingtaine d\u2019éleveurs.Cependant, ses qualités et les possibilités qu'offre l'élevage lui gagnent chaque année de nouveaux adeptes.Au premier abord, et particulièrement avant la tonte, la chèvre angora est souvent confondue avec un mouton.Pourtant il s'agit bien d'un caprin; elle en possède la morphologie et le comportement.C'est un animal qui bien que calme reste entêté et curieux, curiosité au service de laquelle il met une intelligence vive et pleine de ressources.Légèrement craintive, la chèvre angora reste cependant affectueuse et douce.L'ensemble du corps est recouvert d'une épaisse toison uniformément blanche (légèrement grise lorsque les particules de poussière adhèrent au suint) qui ne laisse dégagés que le nez, les yeux et les oreilles.Ce pelage est simple, comme celui du mouton, qualité qui sera perdue s'il y a croisement avec d'autres races.Chez le pur-sang, la fibre doit être fine et lustrée, idéalement uniforme et bien bouclée sur toute sa longueur.La pousse est rapide, environ un pouce par mois, et nécessite deux tontes par année, généralement à l'automne avant l'accouplement et au printemps, avant la mise bas.Le poids moyen de cette toison atteint-environ 8 livres par tonte, souvent plus chez le bouc.L'âge en affecte la finesse et la qualité Les jeunes de moins d'un an présentent les toisons les plus fines et les plus recherchées Puis, la toison adulte se maintient jusque Québec n h 20 DECEMBRE 1984 LA TERRE DE CHEZ NOUS PAGE B 1 1 LES TRUITES CHAIR\u201d! Nutribec PISCICULTURE Les maladies infectieuses et leur contrôle Description Le terme infectieux s'applique a la presence d'un type de microbes (virus, bactéries, champignons microscopiques) qui réussit à contourner les mécanismes de defense d'un animal et qui après s'être implante à un ou plusieurs endroits de l'organisme provoque des changements que l'on qualifie de symptômes (arrêt de manger, nage en spirale, etc.) et de lésions (ulcères cutanés, foie jaune, etc.).A la rigueur, certains petits parasites pourraient être regroupés dans ce style de maladies.Les pisciculteurs connaissent bien, depuis quelques années, certaines de ces maladies soit pour en avoir entendu parler, soit parce que leur elevage en a déjà subi les effets.Maladies virales Les virus sont des microorganismes extrêmement petits qui ne peuvent se multiplier qu'à l'intérieur de cellules vivantes.De ces maladies virales, la nécrose pancréatique infectieuse (NPI ou IPN) est sans doute la plus connue au Québec car elle a causé des pertes très importantes chez les alevins de truites mouchetées surtout dans les années 70.D'autres maladies virales, affectant les salmonidés mais n'ayant jamais été diagnostiquées ici, font l'objet d une surveillance constante; il s'agit entre autres de la septicémie virale hémorragique (SHV), de la necrose hématopoïetique infectieuse (NHI) et de I herpes des salmonidés.plus facile que de poser un diagnostic erroné basé sur des symptômes et des apparences; il faut absolument que l'agent causal soit bien identifié et qu'il s'associe à des lésions spécifiques d'une maladie donnée.Une fois l'ennemi identifié, quelles sont les armes disponibles et quelles sont les plus efficaces tout en considérant l'aspect rentabilité de l'opération?Dans la lutte contre les maladies des poissons, il faut de plus connaître les réactions des attaqués (poissons) et des ennemis (virus, bactéries, champignons).Les poissons, ce sont des: \u2022 animaux à sang froid qui réagissent très différemment selon la température du milieu; animaux qui vivent dans un milieu (l'eau) qui peut facilement permettre la survie et le transport des agents microbiens (ennemis); animaux qui, une fois guéris d'une maladie infectieuse, auront au sein de leur population un certain pourcentage qui demeurera porteur à vie de l\u2019ennemi; animaux qui ont de bons moyens pour empêcher les microbes d'entrer, mais si l'ennemi franchit cette barrière, ils ont alors beaucoup de difficulté à se défendre; animaux qui réagissent très mal au suite à la page 10 Maladies bactériennes par Robert Pêloquin, j.m.v.Laboratoire de pathologie vétérinaire, Rock-Forest La rentabilité de l'élevage des animaux dépend de divers facteurs que les eleveurs tentent d'améliorer constamment.Ainsi dans chaque type d'élevage, on constate que lorsque l'on a atteint un haut niveau de qualité dans l'amélioration génétique, dans les rations alimentaires, dans les locaux et systèmes d'elevage.dans la régie dans son ensemble, on s'aperçoit que le nouveau facteur limitant de la rentabilité est l'état de santé du cheptel.Lorsque l'on aborde le thème de la santé, on pense immédiatement aux maladies dites infectieuses et à leur contrôle.Mais en fait, comment peut-on définir \"maladie infectieuse\"?queront un état morbide que dans certaines circonstances; les Aeromonas mobiles, certains Pseudomonas font partie de ce groupe.Moyens de contrôle Qui pense maladie pense immédiatement à médicament que l'on ajoutera à l'eau, a la moulée et même, s'il le faut, que l'on injectera et le tour sera joué.Mais, pour bien faire la-guerre et la gagner, il faut connaître ses ennemis.Il est donc très important de bien identifier d'abord la maladie qui affecte un groupe de poissons et cette identification doit être effectuée par un laboratoire compétent car il n'y a rien de Les bactéries, que la plupart des gens appellent microbes, sont des microorganismes visibles au microscope et qui, pour la plupart, peuvent se multiplier sur des milieux artificiels et ainsi être identifies rapidement.Chez les poissons d'elevage du Quebec, la bactérie la plus connue est sans contredit Aeromonas salmonicida.l agent responsable de la furonculose.De même, Renibacterium salmonina-rum.l'agent de'la maladie bactérienne du rein est une autre bactérie importante ,i cause des difficultés qu ont les eleveurs a la circonscrire Le groupe des myxobacteries pour sa part est responsable de la maladie bactérienne des branchies et de diverses infections de la gueule, des nageoires et de la peau Enfin, certains agents sont classes comme opportunistes car ils provo- O Kr> O PAGE B12 \u2014 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 20 DÉCEMBRE 1984 "]
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