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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 1986-02-13, Collections de BAnQ.

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[" RSBJl^SS PLUS Publié par La Terre de chez nous pour le compte de la Fédération des producteurs de pommes de terre du Québec.Publication bi-annuelle Numéro 2, février 1986 /-\\ Certification et épuration À La Pocatière, un Centre spécialisé vérifie, par les méthodes les plus modernes, la qualité sanitaire de toute notre production de pommes de terre de semence.Grâce à ce service d'Agriculture Canada, le Québec jouit d'une avance technique appréciable qui se traduit par une qualité phytosanitaire exceptionnelle.On peut en profiter pour nous implanter sur les marchés, pp.2,3 et 4 Les composantes de la qualité En période d'abondance du produit, la qualité devient un argument de vente encore plus important.C'est sur ce sujet que se sont penchés les organisateurs du dernier Colloque.Nous en faisons abondamment état autant pour souligner les faiblesses que pour proposer des solutions, pp.5 et 6 Une perspective mondiale Il faut être conscient que des maladies menacent nos cultures.La pomme de terre, on le sait, est particulièrement sensible aux maladies.De plus, il est toujours possible de trouver des solutions et d'améliorer la pomme de terre, on s'y intéresse aux États-Unis en particulier pourétandre la culture dans les zones à climat chaud et humide, pp.7, 8 et 9 Les phénomènes de coloration Autre problème qui nuit à l'image de marque de la pomme de terre, les phénomènes de coloration ont retenu l'attention de chercheurs qui peuvent énoncer des solutions, même si ce n'est que récemment.Des pommes de terre qui noircissent à la cuisson, donnent une mauvaise image du produit.On peut l'éviter, pp.10,11 et 12 \\__________________________y Un légume fragile Le fil conducteur de la première à la dernière page.La pomme de terre est fragile face aux parasites qui peuvent lui causer un tort considérable.Elle est aussi sensible aux blessures mécaniques dont les causes sont nombreuses tout au long de la chaîne de production, d'entreposage et de commercialisation.Il faut donc lui porter l'attention nécessaire pour que le consommateur reçoive le légume avec toutes ses qualités ¦ y * twfèm .-Vf'*.ÉÉÉÈfâ A CERTIFICATION ET ÉPURATION Toute la semence de pomme de terre produite au Québec passe à La Pocatière par Pierre Thomas Sylvestre Centre de certification et d'épuration des pommes de terre, La Pocatière I c ( entredi* i ciiilii ation cl (l'c|mi,ilion (l'A^rii ullurc Canada iii\u2019iii ic .m Québec depuis 1922; à ( cite époque son in.ind.it ne i omprenait que l.i ( ci ntK .ilion des semeni es de pomme de terre.I Jepins 1971, le C entre s'est spot i.ilisé dans la ( ulluie des tissus (méristèmes api( aux et ( onservation de plants (>n milieu de i ulture) et les traitements à la i h.ilcui, poui pioduire des plants de liase véiiliés pour les viius.Depuis les années 1975 et ai tucllemcnt, toute la semeni e produite au C entre de Le nouveau laboratoire du Centre Manii ouagan et multipliée par les produi leurs APPPTEQ provient uniquement des plants de base vérifiés exempts de virus du Centre de i ertifii ation et d'épuration de La Poi atiére.(Tableau 1) Ce changement tei bnulugiquc a concouru à augmenter d'une fat on marquée la qualité de la semeni e produite au Centre de Manii ou.ig.in ( 1 a/r/eau 2) ainsi que toute i elle d'origine québécoise.Depuis novembre 1985, le Centre a aménagé dans de nouveaux locaux pourvus de toute la technologie Tableau no 1 Schéma actuel de la production de semence au Québec Exigences\tAnnée Centre de certification et-Épuration et\tVérification d'épuration des pommes Production de plants \u2014 l aboratoire*-1 de terre de La Pocatière vérifiés pour les virus et autres pathogènes I Production de plants \u2014 Verification Centre de production de pommes de terre de Manicouagan APPPTEQ Pré-Elite I I ahoratoirc* Verification Laboratoire- J vérif.visuelles ?Verification Laboratoire \u2022 .1 vérif.visuelles Vérification I aboratoire- 3 vérif.visuelles Verification laboratoire- Élite III - J vérif.visuelles -Verification Laboratoire- J vérif.visuelles -2 vérif.visuelles-8 -2 vérif.visuelles-9 'Fondation- I Producteurs majori-Certifie- tairement pour autosuffisance \u2022 Vérifie ation faite au laboratoire du Centre* de i ertilu ation et d épuration de pomme de terre de I a Poi atiére.\\ et it ii ation faite au Centre de production di* pomme de terre de Manicouagan supervisée par le Centre de i ertitu ation Inspei lion visuelle faite par les inspecteurs du Centre de certifii ation et d'épuration des pommes de terre de La Pocatière.PAGE 2B \u2014 LA TERRE DE CHEZ NOUS.13 FÉVRIER 1986 moderne nécessaire à cette production; laboratoire spécialisé de culture des tissus, i hambre de croissance à contrôle précis et laboratoire moderne pour la vérification virale.Au point de vue hiérarchique, le Centre relève de la Direction générale de l'inspection et de la production des aliments, de la Direction de l'inspection agricole et de la production et protection des végétaux et reçoit ses programmes de la Division des semences.Voici les mandats du Centre de certification et d'épuration de La Pocatière: 1-\tInspection et vérification en vue de la certification des semences de pomme de terre.2-\tProduction de plants régénérés et vérifiés pour les virus et autres pathogènes.3-\tParticipation au réseau d'amélioration des nouvelles variétés pour le Québec.1-Certification des semences de pomme de terre La certification des semences constitue un mandat important pour le Centre; elle se fait en trois étapes: a)\tL'inspection de champs; elle consiste à marcher les champs selon des grilles prédéterminées afin d'évaluer par des comptes statistiques le pourcentage des maladies, mélanges de variétés ainsi que la présence des parasites.Cette vérification visuelle se fuit à différents stades de croissance des plants (Tableau 3) et peut varier selon la classe à inspecter.(Tableau 1) b)\tL'inspection à la récolte; plus tard dans la saison, l'inspecteur est présent lors de l'arrachage ou de l'entreposage des semences pour en apprécier la qualité et le rendement.À cette occasion, il y a si nécessaire, évaluation de la désinfection et de la propreté des entrepôts (Tableau 4).c)\tL'inspection lors de la vente de la semence; lorsque le producteur vend sa semence, l'inspecteur s'assure que les critères de qualité prescrits par la Loi des semences sont respectés et aussi délivre les documents officiels nécessaires.(Tableau 5) Lors de l'achat de semence, un producteur qui est insatisfait de la qualité du produit, peut bénéficier de l'expertise d'un inspecteur pour une réinspection.Le certificat de réinspection émis à cette occasion, facilite une réclamation, ou Le cultivar est introduit sur un milieu de culture stérile pour une conservation aceptique et sécuritaire Le méristème est prélevé et placé sur un milieu de culture stérile éclaire l'acheteur sur la nature du problème présent.Pour un aperçu de l'importance des superficies, du nombre de producteurs, du nombre de champs inspectés ainsi que pour des estimés de production, voir le tableau 6.SAC DRUMMOND inc.SACS DE JUTE, PAPIER ET POLYÉTHYLÈNE FILS, BROCHES POUR ATTACHES Nous fabriquons tous sacs en polyéthylène unis et imprimés pour produits maraîchers St-Germain, cté Drummond \u2014 JOC 1 KO Tél.: (819) 395-4286 J.-M.Beaudoin, prés.SERVICE-QUALITÉ 2-Production de plants régénérés et vérifiés pour les virus et autres pathogènes Souvent les maladies à virus ne sont pas très spectaculaires, elles peuvent même passer inaperçues, car les plantes affectées donnent peu de symptômes visuels.Par contre, la baisse de rendement provoqué par la présence virale, peut causer la perte d'importantes sommes d'argent.(Tableau 7).La source des cultivars à être régénérés est diverse; elle peut provenir des réseaux d'amélioration canadiens, ou encore des variétés prometteuses provenant de d'autres pays par le biais des stations de recherche.(Tableau 8) Lors de la réception des cultivars à être régénérés, la filosité des tubercules est vérifiée le plus rapidement possible; si cette maladie est présente, le cultivar est alors détruit.Cette action drastique s'explique par la quasi-impossibilité d'éliminer la filosité, et aussi parce qu'elle se transmet extrêmement facilement (contact de la sève).À cette occasion, le flétrissement bactérien est aussi vérifié.(Tableau 9) Suite aux vérifications préliminaires, le cultivar est introduit sur milieu de culture stérile pour une conservation aseptique et sécuritaire; puis l'on procède au traitement à la chaleur.Ce traitement ne détruit pas le virus mais ralentit sa multiplication et son transport dans la plante.Durant ce traitement, la plante continue à pousser, ce qui permet d'en prélever une petite partie, le méristème.Cette fraction de tissu est déposée sur un milieu de culture stérile où les cellules en développement se multiplient pour produire une nouvelle plantule.Quand nous avons obtenu cette plantule régénérée, elle doit être vérifiée pour tous les virus, car les techniques décrites ne garantissant malheureusement pas sa pureté à l'égard des particules virales.Pour permettre les vérifications par des méthodes sérologiques et chimiques en laboiatoire, nous devons obtenir des plants bien développés que nous produisons en chambre de croissance.Pour des raisons aseptiques et sécuritaires, nous conservons les plantules vérifiées sur des milieux de culture stérile, dans des banques à température et luminosité contrôlées.Le Centre de certification et d'épuration possède présentement en banque de conservation environ 160 variétés et cultivars de pomme de terre régénérés et vérifiés pour les virus.Cette banque constitue la source d'approvisionnement clans laquelle le Centre de Manicouagan puise pour se procurer les variétés nécessaires à la production de la semence pour le Québec.Outre les vérifications des plants régénérés, le Centre procède à des vérifications virales dans les champs des producteurs APPPTEQ pour les classes Elite III et Fondation.Ces deux dernières années, environ 75 000 vérifications ont été faites annuellement en laboratoire, sur des ec hantillons de feuilles prélevées par le producteur.Ces vérifications ont pour fuit de contrôler l'etfic ac ité de notre système de production.Présentement ces vérifications se font sur le feuillage, mais dans le futur, nous vérifierons des tubercules, et il est possible que cela serve de critère d\u2019acceptation pour la certification.De plus, le Centre est apte à vérifier d'autres maladies: le flétrissement bactérien, la jambe noire, le flétrissement verticillien.3-Réseau d'amélioration des nouvelles variétés pour le Québec Deux ans après les croisements (pour les nouveaux cultivars) à la Station de La Pocatière et un an après l'arrivée des semis de Fredericton, nous vérifions près de 250 lignées par année pour le Tableau 3 Schéma d'activités pour l'inspection de champs 1-\tVérification de l'état sanitaire (désinfection) 2-\tVérification de l'éligibilité du producteur: -\tsource de la semence 3-\tInspection proprement dite 4-\tRencontre avec le producteur: -\tdiscussion des résultats -\tsuggestion d'amélioration Tableau 4 Schéma d'activités pour l'inspection de champs 1-\tVérification du dossier du producteur: -\tla qualité phytosanitaire des entrepôts 2-\tInspection de la qualité du produit: -\tdétermine l'éligibilité de la vente -\tdétermine la quantité de lots 3-\tEstimation des rendements pour la vente 4-\tComplète la documentation nécessaire pour les statistiques Tableau 2 Évolution du pourcentage global de maladies virales (Mos.+ Enr.) au cours des six dernières années dans les lots du Centre de Manicouagan (Elite II).* °/o Mosaïque + enroulement des feuilles 0.%% 0.48% 0.31% 0.33% 0.11% ANNÉE 1 15 mm Le méristème se développe en une plantule tlotrissement liai teuen et la filosité des tu ben nies Depuis le début de ce piogrammeen M7l), toutes les véritii allons faites si- sont avérées négatives.t\u2019ar la suite, les lignées les plus prometteuses de i (¦ programme sont régeneiées avant leur introduction dans le réseau des essais régionaux ( lableau 8) De plus, nous légénéionset vérifions It's i ultiv ai s les plus prometteurs du reseau d'essai afin de pouvoir ottrir le plus rapidement possible des variétés nouvelles pour les producteurs du Québec Le Québec jouit actuellement d\u2019une avant e tec hnique apprêt iable en prodctc lion de sement e, qui se traduit pai un produit d'une qualité phytosanitaire est optionnelle.L elle av ant e pourrait éventuellement diminue*!, iai le personnel oeuvrant dans t e set tour pour d'autres provint es s\u2019en inspire actuellement.5i nous profitons do cette toi huit ité pour nous implanter solidement et aussi rapidement que possible sur les man lies, nous pmfitcions îles débout lies eut me libres pour la qualité île sement e que nous pourrions offrir.Tableau 6 QUÉBEC Année\tNombre de producteurs\tNombre de de champs inspectés\tSuperficies inspectées\tEstimé de la production 1975\t138\t621\t4 828 actes\t577 t vvt 1976\t96\t447\t2 95.3 ai tes\t106 t v\\ t 1977\t103\t450\t3 228 ai res\t335 t vvt 1970\t108\t518\t1 660 iiet tares\t20 757 tonnes mediques 1979\t86\t530\t1 586 hectares\t32 081 tonnes métriques 1900\t93\t672\t2 253 iiet tares\t25 231 tonnes métriques 1981\t91\t768\t1 965 iiectares\t449 043s.it 75 Ib 1982\t80\t638\t1 510 iiet tares\t661 155s.it 75 II) 1983\t79\t619\t1 986 hectares\t648 674 s.tt 75 II) 1984\t60\t674\t1 648 hectare's\t669 426s.it 75 ll> 1985\t75\t820\t1 782 hectares\t672135s.it 75 II) Centre» de?certified! ion c*t d'èpiii.Uion îles pommes de ter re dr l .1 l'oc dtien* (Queltec ) 19 décembre 1985 Tableau 5 hhhhh Schéma d'activités pour l'inspection lors de la vente de la semence 1-\tVérifie les records du producteur: -\tassemble les statistiques nécessaires -\tprépare les étiquettes de certification 2-\tInspecte les pommes de terre: -\tvérifie la classe -\tvérifie la qualité et la grosseur -\trencontre le producteur -\tdiscute de la qualité et des exigences 3-\tComplète la documentation nécessaire Lev pourcentages sont basés sur le nombre de plants malades par rapport au nombre total tie plants présents en Floride pour chacune des années et chacune des classes île semences.ROYAL MH-60SG Nouveaux granules solubles Bien que le MH*-30 ne soit plus en vente, le Royal MH-60SG offre la même qualité supérieure.et même davantage.Le Royal MH s\u2019obtient en nouvelle formule à granules solubles: il est deux fois plus concentré.et d\u2019emploi facile.Un sac de 11,3 kg (25 Ib) traite 2 ha (5 acres) de pommes de terre ou 3 ha (6,5 acres) d\u2019oignons.Le sac jetable de plastique pratique facilite la manipulation du produit.Voilà tout ce qui rend le nouveau MH-60 en granules solubles bien meilleur que le Mh-30 bien connu.& < kjdJt %» e ¦ \u2022 * % .» *» A - 4 r Un produit do: UNIROYAL Voua trouverez ce produit chez votre dépositaire 4905, boul.Laurier, C.P.150 Sainte-Rosalie, (Québec) JOH 1X0 Semico Rnr > /Ctlll 1 N C.Bur.: (514) 799-3225 Télex: 05-830507 13 FEVRIER 198G.LA TERRE DE CHEZ NOUS PAGE 3H CERTIFICATION ET EPURATION ,ÏUi.e, I es plantules sont conservées dans des banques à température et luminosité c ontrôlées Tableau 7 Baisse de rendement occasionnée par la présence virale dans une culture de pomme de terre Symptôme sur le plant\tRéduction de rendement* Virus X\tMosaïque\t10 à 50% Virus S\tl égère marbrure\t10 à 15% Virus Y\tMosaïque rugueuse\tJusqu'à 80\" u Virus A\tMosaïque légère\t10 à 45% I nroulcmcnt\tPlants petits et enroulés\tJusqu'à 70\" n I ilosité\tPeu apparent\t20 a 35% 1.1 fini lu.ilion dans le potin enlace depend de la t ont filtration virale présente dans les plants Tableau 8 Tableau 9 Production de plants de pomme de terre exempts de virus au Centre de certification et d'épuration des pommes de terre d'Agriculture Canada à La Pocatière 1.\tRéception des cultivars.2.\tVérification pour détecter la filosité et le flétrissement bactérien.3.\tIntioduc tion en tube des diverses sources.(Milieu de culture stérile).4.\tTraitement à la chaleur.(37°C - 6 à 8 semaines - luminosité 16 hres/jour).5.\tExcision des méristèmes.(0.3-0.4 mm).6.\tProduction de plantules.(Milieu de culture stérile).7.\tVérification par la méthode ELISA, pour les virus X,S,Y,A, Enr.et électrophorèse pour la filosité.H.Conservation des diverses sources libérées de virus.(Banque d'éprouvettes sous milieu de culture stérile).0.A< heminement au Centre de production de Manicouagan pour multiplication.¦ La banque de conservation contient environ 160 variétés et cultivars Amélioration génétique (514)583-5140 ESS.AD.(2) 100 buttes ESS.AD.(1) Comité d'amélioration CPVQ COURTIERS\u201d \u2014 POMMES DE TERRE Établi au Québec depuis 1908 77 ans de transactions sur la pomme de terre du Québec Notre service du passé est le garant de l'avenir Essais régionaux (8 années) Centre de certification- et d'épuration des pommes de terre Agriculture Canada La Pocatière MAPAQ Manie.Spécialité: pommes de terre de \u201ctable\u201d et de \u201csemence Domestique \u2014 Exportateurs \u2014 Importateurs Appelez: J.M.CHAPADOS ou GUY OUELLETTE F.W.WARD & FILS LTEE HOMOLOGATION 276 oueat, rua St-Jacques Suite 802, Montréal H2Y 1N3 1- La Pocatière, Normandie, lennoxville PAGE 4B \u2014 LA TERRE DE CHEZ NOUS.13 FEVRIER 1986 Une mise en marché efficace passe par la qualité par Mario Roy, Fédération des producteurs de pommes de terre Parmi les arguments de vente qui ont le pouvoir d'inciter les consommateurs à Après avoir entendu les conférences, les participants se sont rassemblés en atelier pour dégager leurs conclusions.Ainsi, ils ont ressorti 8 points majeurs qui traduisent par ordre d'importance ce qu'ils perçoivent comme étant les facteurs les plus susceptibles d'influencer positivement la qualité de la pomme de terre: 1-\tLa qualité relève avant tout du producteur Une forte proportion des participants ont conclu que la qualité de la pomme de terre dépend en majeure partie du producteur.D'après eux, le producteur (à partir de la plantation jusque parfois dans la vente aux détaillants) possède une grande influence sur les résultats.En fait, on suppose que s'il néglige de fournir un produit de haute qualité, il sera dès lors impossible pour les intervenants avec qui il traite d'offrir mieux que ce qu'ils ont reçu! 2-\tLa formation d'un comité anti-blessure La deuxième suggestion à être présentée par les paiticipants consiste à créer un comité anti-blessure québécois dont le rôle serait de sensibiliser et informer les producteurs, les intermédiaires et les consommateurs sur les différentes méthodes de préserver la qualité de la pomme de terre.choisir un produit plus qu'un autre, il en est un dont l'importance n'est plus à Renforcissement du Système d'inspection Ici il s'agit de renforcer le système d'inspection existant de façon à exercer un contrôle plus sévère.6-\tPublicité Une publicité axée sur le consommateur pourrait aider le consommateur à tirer le maximum d'avantages de la qualité du produit.Il est suggéré que cette publicité traite de l'utilisation la plus appropriée pour chaque variété, qu'on serve des dégustations aux consommateurs, etc.7-\tPOMEXPAN D'autres indiquent que l'on devrait faire de POMEXPAN la compagnie de mise en marché de la pomme de terre créée par la Fédération, le moteur de la publicité au niveau de la qualité.8-\tUsines de récupération de pommes de terre déclassées Finalement, il est préconisé de doter le Québec d'usines de transformation qui pourraient utiliser les pommes de terre déclassées comme matière première et qui pourraient devenir une source de revenus pour compenser les rejets.Les participants qui l'ont préconisé évaluent que cela pourrait être un excellent moyen pour motiver un classement plus rigoureux de la pomme de terre.¦ démontrer: C'est celui qui a trait à la qualité.Ft la pomme de terre n'échappe pas à cette règle comme le confirme une étude sur les comportements d'achat effet tuée en 1984 pour le compte de la I\tédération îles produt leurs de pommes de terre du Québec.[Ile coru luait qu'avant le prix ou la provenance dt* la pomme de terre, le facteur d'achat le plus important repose sur la capacité du i onsommateur à s'assurer île la qualité du produit dans le sac, pour y constater la qualité de ce qu'on lui vend.Il n'y a dont r ien d'étonnant que le Conseil ties productions végétales du Québec ait opté de traiter le thème \"La qualité dans une approche de mise en marché\" à son colloque annuel tenu le H novembre dernier à Ste-I oy.Car, t omrne l'expliquait dans son allocution d'ouverture, M.Jacques Kioux, président du comité organisateur du colloque tie l'année 1985, \"Lorsqu'on veut livrer de la qualité, il faut concevoir ce qu'est la qualité, quelles en sont les composantes! Si nous possédons des pommes tie terre de qualité, il faut savoir comment maintenir cette qualité, jusqu'à la fin du parcours.Il est bon île connaître l'image de ce que nous produisons de manière à maintenir les points forts et d'en corriger les points faibles.!\" À ce colloque, six spécialistes ont exposé à tour de rôle les éléments qui composent et influencent la qualité de la pomme de terre à tous les niveaux d'intervention.Pour le bénéfice de tous, nous vous rapportons en substance, le contenu des messages qui y ont été livrés par MM.Bruno Bélanger, Rémi Fortin, tous deux agronomes-conseillers au MAPAQ, Rino Caron, rattaché au Développement des marchés intérieurs du MAPAQ, Arthur Marcoux, agent de programme des fruits et légumes à Agriculture Canada, Gérard Marcoux, responsable régional pour l'inspection des produits végétaux au MAPAQ et, Jean-Marie Morin, coordonnateur à l'inspection des produits végétaux au MAPAQ.II\ty a les normes des Services d'inspection ou la \"qualité-sécurité\".C'est en 1966, que le gouvornement du Quéhei adoptait un nouveau règlement qui uniformisait les normes de i lassiln atiun ties pommes de terre produites au Québet et vendues dans la provint e.Auparavant, il existait bien un règlement qui devait assurer un minimum de qualité au produit mais celui-t i ne s\u2019appliquait pas dans les v il les qui possédaient i haï une leur propre réglementation en la matière I >ans de telles i (militions, la qualité pouvait variei fortement d'un endroit à l'autre I a nouvelle législation aura eu pour effet de faire progresser la position i ont urrontiellc des ptodut leurs québéi ois puisque avant son entioc en vigueur les ai Fréteurs des magasins à i haine et les grossistes appiéi iaient de beam oup la qualité des produits des Maritimes et des primeurs d\u2019Ontaiio et des I tals-Unis.1 a raison en était bien simple.Ces ai fréteurs ont depuis toujours ai i ordé beam oup d'important e à la qualité de leurs approvisionnements et toute pomme de terre en provenance de l'extérieur du Québec devait être, même à cette époque, ai i ompagnée obligatoirement d'un certificat d'inspei lion leur garantissant ainsi un i eriain niveau de qualité.Il y avait dont là un rret avantage en faveur de la pomme de terre importée! Mais depuis, fort heureusement, les i hoses ont bien changé! Maintenant, les pommes de terre du Québec soirt soumises aux normes du service d'inspection gouvernemental.Que vise-t-on à l'aide de ces normes?l'objectif fondamental est de fournir un minimum de protection aux consommateurs; on l'a définie comme étant la \"qualité-sécurité\".La \"qualité-sécurité\" concerne des aspects globaux tels la standardisation de la forme (longue, ronde, etc.), de la couleur de la pelure et de la chair et des calibres de tubercule qui sont acceptables dans une catégorie.File se fonde également sur des critères reliés à l'apparence individuelle des tubercules, tels que la propreté, la maturité (la pelure ne doit pas se détacher au cours de manipulation normale), la fermeté (ils doivent avoir été entreposés dans des suite .i /a page 6 La qualité relève du producteur par Mario Roy 3- Intensification de la recherche Comme troisième alternative en importance, l'assistance considère qu'on devrait intensifier la recherche pour découvrir d'autres moyens pour réduire les blessures.Elle estime que les efforts devraient être dirigés vers le développement de variétés plus résistantes, d'emballages mieux conçus contre les chocs, de méthodes d'entreposage diminuant le risque de blessures et d'une mécanisation occasionnant un minimum de détérioration de la production.4- Information technique sur les sacs L'information technique écrite sur les sacs ainsi que les deux autres points qui suivent immédiatement se situent au même niveau dans l'esprit des partipants quant à leur impact sur la qualité.Ils estiment que les sacs pourraient comporter des renseignements tels que la date d'emballage, le nom de la variété, son utilisation culinaire, la méthode de conservation à la maison, etc.Ainsi, les consommateurs pourraient profiter pleinement de la qualité qu'ils achètent.Beknark 300EC détruit une grande variété d\u2019insectes, efficacement et en toute sécurité.Mode de traitement des pommes de terre nRA-mnv waihmumh ¦»».«.t vjEivjt ma (Honni*» » 8 Bebnark3oo AtteumM umi X.Vous trouverez ce produit chez votre dépositaire .Semico WÊÊr 4905, boul.Laurier, C.P.150\tBur.: (514) 799-3225 Sainte-Rosalie, (Québec) JOH 1X0 Télex: 05-830507 Traiter dès l\u2019apparition des pucerons.Répéter tous les 10 jours ou au besoin.Utiliser la dose maximale en cas de forte infestation.taMCto\t~\u201ci\tDose d\u2019emploi Doryphore do la pomme de terre, attise, cicadelle, punaise\trj terne\t100-160 ml/ha dans 225-5001 d\u2019eau/ha (1 litre traite 6,7-10 ha).Pucerons ; \u2019\u2022 KfSiV- \u2022\t225-325 ml/ha dans 450-5501 d\u2019eau/ha Utiliser des buses à jet en cône à 1 400-2 800 kPa (1 litre traite 3,1 -4,4 ha).Période d\u2019application Traiter dès l\u2019apparition des insectes ou des dommages.Répéter une ou deux fois au besoin.Utiliser la dose maximale en cas de forte infestation.y I 13 FÉVRIER 1986.LA TERRE DE CHEZ NOUS \u2014 PAGE 5B Précautions à prendre pour prévenir les défauts 1.1 manipulation inappropriée Semico 1 ?PFN/WIFP 1QHf, I A TPRHP ne rUC 7 MOIIC P A fl P 70 La technologie apporte des espoirs pour les consommateurs par Robert G.Lewis W; *,n Sfisr ^,v>n Casimir Jaworski, à gauche, spécialiste des sols du Service de la recherche agricole américain et Ronald Citaitis, à droite, phytopathologiste de l'Université de Géorgie évaluent la résistance de plants de pomme de terre à la flétrissure bactérienne, une qualité hautement recherchée dans les régions productrices à climat chaud et humide.Photo: Département de l'agriculture des États-Unis.La pomme de terre fut introduite en I urope par les conquérants espagnols qui la rapportèrent des Andes où elle était r ultivée par les indigènes.l'introduction de cette culture en I urope a été déterminante, car elle a permis de soutenir l'explosion démographique de l'époque.En effet, les céréales auraient été insuffisantes comme nourriture de base, et la pomme de terre est en quelque sorte devenue le \"combustible\" quotidien de la classe ouvrière, à l'aube de la révolution tranquille.I.'E urope demeure encore une figurer dominante en matière de production et de i onsommation de pommes cie terre.I n 1982, l'Europe détenait 40% de la production mondiale (255 millions de tonnes), dont 32 millionsen Pologne seulement.L'Union soviétique \u2014 qui est le premier producteur au monde \u2014 détenait un autre 31%; les États-Unis et la Chine G11!); les Pays-Bas, près de 3% et le Canada 1%.La Finlande \u2014 le plus nordique des pays autosuffisants dans le domaine alimentaire \u2014 doit beaucoup à ses 700 000 tonnes de pommes de terre qu'elle produit annuellement.Le Pérou, pays d'origine de la pomme de terre cultivée, produisait moins d'un pour cent de la production mondiale, en 1982.L'ensemble de l'Amérique du Sud ne détient que 4% de la production mondiale.Cependant, le Pérou et les pays parcourus par les Andes sont actuellement considérés par les spécialistes comme la source la plus prometteuse de nouveau matériel génétique qui pourrait permettre une seconde \"révolution de la pomme de terre\".Il existe, en effet, dans les hautes vallées fraîches et humides des Andes, de nombreuses espèces sauvages de pommes de terre, parmi lesquelles se trouvent peut-être l'ancêtre de celle que nous connaissons.Il existe en outre d'autres espèces apparentées, dont quelques-unes sont connues pour leur résistance à la flétrissure et diverses caractéristiques génétiques intéressantes.Toutefois, ces espèces sauvages de pommes de terre et leurs cousines ne produisent pas suffisamment de tubercules de qualité acceptable pour la production commerciale.Quelques-unes ne produisent même pas de tubercules.Pour ceux qui ne s'y connaissent pas, ces plantes ne sont que rie vulgaires mauvaises herbes.Mais ce qui en fait précisément des plantes nuisibles \u2014 c'est-à-dire la résistance aux maladies, ou une capacité de croissance vigoureuse, ou encore la résistance au froid \u2014 peut être justement ce que les spécialistes en amélioration des plantes, ainsi que les producteurs, souhaitent retrouver chez les plantes cultivées.Le défi des chercheurs consiste à croiser une plante sauvage avec une variété cultivée, de manière à obtenir une nouvelle variété qui présente les caractéristiques désirables de chacune.Tous les traits caractéristiques de chaque être vivant sont déterminés par un ou plusieurs gènes.Toute cellule vivante contient des dizaines de millions de gènes, disposés en groupes qu'on appelle chromosomes.Au cours de la reproduction, les cellules reproductrices de chacun des parents forment une nouvelle cellule différente qui possède une partie des gènes des parents.La nouvelle cellule se développe, puis se multiplie en sedivisant en deux, et les cellules résultantes se développent à leur tour et se divisent encore et encore.Les nouvelles cellules ainsi formées jouent des rôles différents au sein de l'organisme, mais chacune transporte les mêmes gènes et chromosomes qui ont été transmis par les parents.La création d'une nouvelle variété qui présente exactement la bonne combinaison de gènes est un processus lent et difficile, qui nécessite un grand nombre de croisements \u2014 un peu comme \"chercher une aiguille dans une botte de foin\".Mais les lois de la nature exigent que les \"bottes de foin\" qui contiennent des gènes différents soient formées avant même de commencer à chercher la nouvelle combinaison désirée.Il est très difficile d'y parvenir lorsque les traits recherchés se retrouvent dans deux ou plusieurs espèces différentes.Même deux espèces étroitement apparentées comme le cheval et l'âne produisent une mule stérile.Quant aux espèces qui sont parentes, mais de loin, leur accouplement ne donne aucune progéniture.On retrouve chez certaines espèces apparentées à la pomme de terre cultivée des traits génétiques, comme la résistance à la flétrissure, que l'on voudrait introduire dans une nouvelle variété de pomme de terre.Mais plusieurs de ces espèces sont aussi éloignées de la pomme de terre que sa célèbre cousine, la tomate, qui ne peut être croisée avec la pomme de terre de manière naturelle.L'année dernière, M.John P.Helgeson, spécialiste de la physiologie des plantes au ministère américain de l'Agriculture, a mis au point \u2014 avec des collègues de l'université du Wisconsin \u2014 une méthode prometteuse visant à surmonter la difficulté de réunir des gènes provenant d'espèces qui sont apparentées de loin.Ce procédé porte le nom de \"fusion cellulaire\".M.Helgeson a d'abord receuilli des feuilles sur de petites pousses de pomme de terre.Chaque cellule de la feuille contient en effet les mêmes gènes qui sont présents dans les organes reproducteurs de la plante.(Dans le cas de la pomme de terre, les \"yeux\" des tubercules sont en fait des bourgeons, et non des graines; les nouvelles plantes qui se développent à partir de ces yeux sont donc identiques à la plante mère).Dans la méthode d'Helgeson, chaque cellule provenant des feuilles de deux ou plusieurs espèces est littéralement \"écorchée vive\" par les enzymes qui dissolvent les parois des cellules et ne leur laissent que leurs membranes.Puis, les cellules des différentes espèces sont mélangées dans une solution qui facilite l'adhésion des cellules les unes aux autres.Quelques-unes d'entre elles se fusionnent pour former de nouvelles cellules qui \u2014 lorsque les conditions sont bonnes \u2014 peuvent devenir de nouvelles plantes qui possèdent le bagage génétique complet des deux espèces parentes.\"Parmi les millions de cellules qui flottent dans ce mélange, environ un pour cent seulement se fusionneront et échangeront leurs gènes,\" explique M.Helgeson.Les cellules ainsi formées se divisent ensuite, et deviennent peu après de petits plants de pommes de terre, d'abors soigneusement gardés en éprouvettes dans une solution nutritive et protectrice, puis en pots.Éventuellement, elles deviendront des plants adultes qui produiront des semences ou des tubercules, ou les deux.Certains de ces plants peuvent provenir de la fusion de cellules issues de quatre ou cinq parents.Les collègues de M.Helgeson et d'autre scientifiques ont également mis au point d'autres techniques pour réaliser des croisements auparavant impossibles entre des pommes de terre et des espèces apparentées.Ces nouvelles plantes, créées à partir de croisements compliqués et variés, constituent une source très riche de nouvelles combinaisons de gènes qui pourront un jour être utilisés pour former de nouvelles variétés améliorées de pommes de terre.Cette recherche se poursuivra pendant de nombreuses années, à plusieurs endroits du globe.Aux Etats-Unis, La station de recherche Georgia Coastal Plain à Tifton, Géorgie, est l'une des plus actives dans ce domaine.L'équipe, dirigée par M.Casimir A.Jaworski cherche à accumuler des stocks de gènes de pommes de terre, qui sont résistants à la flétrissure bactérienne.Le climat, à cet endroit, est chaud et humide, c'est-à-dire idéal pour le développement de la bactérie responsable.Le sol des parcelles Celle poignée de tubercules petits, difformes et impossible à croiser avec nos variétés, possède plusieurs qualités que les améliorateurs espèrent pouvoir transférer à nos variétés cultivées grâce à la biotechnologie.Cette approche de fusion cellulaire est sophistiquée mais devrait permettre de résoudre certains problèmes spécifiques à la production de pommes de terre.Photo: Département de l'agriculture des États-Unis.PAGE 88 \u2014 LA TERRE DE CHEZ NOUS.13 FÉVRIER 1986 ARROSAGE AÉRIEN EXT-AIR inc.Spécialité POMMES DE TERRE HERBICIDE \u2022 INSECTICIDE \u2022 FONGICIDE \u2022 FERTILISANT Pierre Pellerin 300, Gérin-Lajoie\t, Yamachiche (Québec) Tél.: (819) 296-3585 G0X 3L0\tRépondeur: (819) 296-3350 ==== Un service personnalisé, rapide et efficace à experimentales est contaminé avec cette bactérie, et les plants de pommes de terre testés pour leur résistance y sont plantés.Pour rendre l'épreuve encore plus rigoureuse, on fait des lésions aux plantes avec un jet de sable et on leur inocule la bactérie.On examine soigneusement les plantes qui survivent, afin d'y déceler tout signe de maladie sur les feuilles, les tigesetles tubercules.On déploie également beaucoup d'efforts pour transmettre la résistance trouvée dans certaines espèces sauvages de pomme de terre, et dans certains croisements hybrides, à un plus grand nombre de variétés commerciales cultivées sous climat tempéré.Jusqu'à maintenant, les recherches pour introduire la résistance à la flétrissure bactérienne dans les variétés courantes de pommes de terre n'a connu qu'un succès limité.La variété Noordeling, cultivée dans certaines régions d'Europe, est assez résistante.La variété Ontario est relativement résistante aux formes bénignes de la maladie en Floride, mais les producteurs et les transformateurs ne l'apprécient guère, en raison de certaines caractéristiques physiques.Environ une douzaine de variétés mises au point au Centre international de la pomme de terre à Lima, au Pérou, présentent une bonne résistance à la flétrissure et à d'autres maladies, dans les hauts plateaux du Pérou, de Costa Rica, du Nigéria et d'Éthiopie.Cependant, elles ne sont pas résistantes à toutes les souches de la bactérie, particulièrement lorsqu'elles sont cultivées sous les climats plus chauds des basses altitudes.L'avenue la plus prometteuse pour la production commerciale de pommes de terre en climat chaud et humide s'oriente vers les espèces sauvages.Mais certains problèmes doivent d'abord être surmontés.Par exemple, les tubercules produits par l'une des variétés les plus intéressantes sont beaucoup plus petits que les pommes de terre des climats tempérés.Le docteur Jaworski et ses collègues croient que les variétés de pommes de terre qui seront adaptées au climat chaud et humide iront de la grosseur d'une bille à celle d'une balle de tennis.Mais ils estiment que les rendements actuels qui sont de 14 à 32 tonnes par hectare atteindront 80 tonnes l'hectare (le rendement moyen de pommes de terre aux États-Unis était de 31 tonnes l'hectare en 1981).Si ces rendements élevés étaient atteints, ces petites pommes de terre pourraient être vendues sur le marchés des légumes frais et peut-être pour divers produits de transformation.Production de pommes de terre dans certains pays Pays\tProduction moyenne 1974-76\t\t1982 Monde\t266\t255 URSS\t84.9\t78 Pologne\t48.3\t32 États-Unis\t15.4\t15.8 Chine\t13.6\t15 Allemagne de l'Ouest 11.7\t\t7.8 Allemagne de l'Est\t9.3\t9.8 France\t6.2\t6.8 Grande-Bretagne\t5.6\t6.6 Hollande\t5.3\t6.2 Canada\t2.3\t2.7 Pérou\t1.7\t1.8 Irlande\t1.1\t.4 Suède\t.9\t1.1 Finlande\t.7\t.6 Australie\t.7\t.9 Danemark\t.7\t1.2 Norvège\t.6\t1.1 Nouvelle-Zélande\t.2\t.2 Europe\t117.9\t101.3 Amérique du Sud\t8.7\t10.1 (FAO Data) Par ailleurs, il est à peu près impossible de reproduire les pommes de terre à partir des tubercules dans les tropiques.L'entreposage des tubercules de semence d'une saison à l\u2019autre serait extrêmement coûteux.Dans plusieurs régions, les moyens de transport ne sont pas très perfectionnés, ou coûtent très cher, lorsqu'il yen a.Même sous les meilleures conditions, les dépenses associées aux tubercules le semence sont très élevées; elles représentent jusqu'à 30 à 50% des coûts de production totale dans les régions où l'on cultive actuellement la pomme de terre, ce qui est nettement au-dessus des moyens des éventuels producteurs de pommes de terre sous les tropiques.C'est pourquoi à la station de recherche de Tifton, on a choisi de faire pousser des pommes rie terre à partir de véritables graines, au lieu de tubercules de semence.Les graines de pommes de terre sont très fines.Les coûts de la graine elle-même, du transport et de l'entreposage sont négligeables, comparativement aux tubercules de semence.Il est très important d'obtenir des variétés qui se reproduisent avec exactement les mêmes caractéristiques que la plante mère.Tout comme dans le cas des pommes, ce ne sont pas toutes les variétés commerciales de pommes de terre qui se comportent ainsi.Toutefois, le problème a été assez facilement surmonté avec les nouvelles sortes de pommes de terre qui sont croisées et testées à la station de Tifton.En fait, ces rechereches permettront peut-être aux actuels producteurs de cultiver des pommes de terre à partir des graines dans un avenir rapproché.L'équipe de chercheurs signalait, en juin dernier, que cette méthode de culture offrait, dans les pays développés, \"des possibilités pour la production commerciale et le jardinage\".L'équipe envisage trois méthodes de culture pour les pommes de terre obtenues à partir de graines, dans les régions chaudes et humides.\u2014\tEn plantant directement les graines de pommes de terre dans le champ; \u2014\tEn faisant des semis très denses en couches, pour transplanter ensuite les plantules dans le champ, comme cela se fait pour les tomates et les choux; \u2014\tEn plantant les graines densément dans de petites parcelles, juste avant la principale saison, afin de produire de petits tubercules qui pourraient être plantés dans les champs immédiatement après les avoir recueillis.Ces travaux sur la production de pommes de terre à partir de plants repiqués laissent entrevoir, qu'avant longtemps, les producteurs des régions tempérées pourraient être en mesure de réduire leurs coûts de production en utilisant des plants repiqués produits dans le sud, comme le font souvent les producteurs de tomates.Les plants de pomme de terre produits dans le sud, à partir de la graine, pour être repiqués dans le nord, pourraient représenter le premier avantage économique important associé aux recherches parallèles sur la mise au point de variétés résistantes à la flétrissure et adaptées aux climats chauds et humides.L'industrie de la pomme de terre risque de se transformer profondément au cours des prochaines décennies.La recherche pour se protéger d'une souche mutante de Pseudomonas solanacearum, résistante au froid, peut être à la fois troublante pour les producteurs et rassurante pour les consommateurs.Mais la croissance et le progrès sont en eux-mêmes des outils de changement.Le défi \u2014 pour les individus, les industries et les collectivités \u2014 est de faire en sorte que le changement se façonne et s'oriente de manière à améliorer le bien-être de l'humanité et reste fidèle aux idéaux les plus nobles de la race humaine.Tout cela doit, bien sûr, rendre justice aux producteurs \u2014 anciens et nouveaux \u2014 et apporter l'abondance et la sécurité aux consommateurs.Le défi dépasse le champ d'action des scientifiques.Ce sont les producteurs, leurs regroupements, leurs chefs politiques et les gouvernements qui ont la responsabilité de le relever.¦ John P.Helgeson du Service américain de recherche agricole observe ici les plantules de pomme de terre obtenues par fusion cellulaire de deux espèces.Chaque hocal contient de 40 à 50 tiges qui formeront autant de plants avec de nouveaux caractères qu'il s'agira par la suite d'évaluer.Photo: Département de l'agriculture des Itats-l lois.tVV- NE PERDEZ PLUS DE SEMENCES À CAUSE DES MALADIES Utilisez EASOUT* le traitement complet pour les semences \u2022\tmeilleure germination \u2022\tsemences de meilleure qualité \u2022\tbons rendements assurés \u2022\tcontrôle systémique des maladies contrôle à large spectre des maladies des plantules d'emploi facile fait gagner du temps * EASOUT CROSS Potato Seed Piece Treatment OOMÆROAL Pour te traitement des semences de pommes de terre Mt f OOMMEROAL FONQ1CIDE SrSTÉMKJUC POUDRE systemic funqicide DUST \"«THdjj, (4M N£1 WEIGHT Hj*ü POIlMi NE T H»u Vous trouvons co produit chez votn dépositaire 4905, boul.Laurier, C.P.150 Sainte-Rosalie, (Québec) J0H 1X0 wmico Riir \u2022
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