La terre de chez nous, 9 avril 1987, Cahier B
[" Supplément de LaTjrre de chez-nous Avril 1987 L\u2019élevage intégré: une voie cfavenir?p.13 le marché québécois des bovins à l\u2019heure de l\u2019informatique Blonde d\u2019Aquitaine LA BLONDE PRÉSENTE L\u2019UNIQUE ET EXTRAORDINAIRE PARTICULARITÉ DE SE COMPORTER EN ÉLEVAGE COMME UNE RACE DE TYPE RUSTIQUE ET EN ENGRAISSEMENT COMME L\u2019ANIMAL BOVIN LE PLUS PERFORMANT PRODUISANT, AU MOINDRE COÛT, QUELS QUE SOIENT SON ÂGE ET SON MODE D\u2019UTILISATION, LA PLUS GRANDE QUANTITÉ DE VIANDE MAIGRE.Ces qualités se traduisent par des prix plus élevés pour tous les types d\u2019animaux (reproducteurs, maigres ou viande) ce qui procure à l'éleveur le meilleur revenu, une plus grande possibilité de choix et donc davantage de sécurité.Les Blondes n\u2019ont pas peur de l\u2019hiver canadien.La Blonde d\u2019Aquitaine c\u2019est aussi l'amie des bouchers et des consommateurs car elle est la moins grasse et sa viande est tendre et délicieuse.C'EST DONC BIEN LA GRANDE RACE MODERNE DE CROISEMENT TERMINAL QUE TOUT LE MONDE ATTENDAIT.Croiser avec un Blond c'est mettre un turbo dans le moteur.Et avec ça, si élégantes, si douces.Pas étonnant que les ÉLEVEURS PRÉFÈRENT LES BLONDES!.-Pour toute information, consultez un de nos éleveurs:- Laurent Desrosiers 265, route de la Mer Ste-Flavie (Quebec) GOJ 2L0 Tél.(418)775-5408 Bernard Fortier 1734, Rang 2 St-Pierre-Baptiste GOP tKO Tel (418) 453-2475 Claude Mercier 1578.Dublin Inverness GOS 1K0 Tel.(418)453-2418 C & R Nltschkie « Le plus gros troupeau du Québec » R.R 1, Angers (Québec) JOX 1B0 Tél.(819) 986-3455 Jacques Paradis «Éleveur depuis 1975» 980.route 132.Notte-Dame-du-Porlage Clé Rivière-du-Loup G0L1Y0 Tél.(418) 867-1098 Yves Patry «L'avenir c'est la Blonde» R.R.1, Quyon (Québec) JOX 2V0 Tél.(819)458-2013 Jean-Claude Roy «Semence du taureau Cherif a vendre» 580.Rang du Milieu St-Pierre, cte Montmagny G0R 4B0 Tel.(418) 248-2707 J.-M.Voyer «Au service du Québec et des Maritimes» 1191.rue Beaupre Ste-Foy G1W4B6 Tel Rés : (4181 659-1163 Bur.: (418)871-1182 M.Lucien Fortin 1056.Rang Belle-Riviere St-Gédéon.Lac-St-Jean G0W 2P0 Tel.(418) 343-2295 BCirH'TS Supplément de La Terre de chez nous, édition du 9 avril 1987.Éditeur La Terre de chez nous Union des producteurs agricoles 555, boul.Roland-Therrien Longueuii (Québec) J4H 3Y9 (514) 679-0530 Directeur Hugues Belzile Rédacteur en chef Poste vacant Rédacteur en chef adjoint et responsable de la publication Jean Savard Collaborateurs Gill Barrows, Gaétan Bélanger, Claude Brabant, Robert Dutrisac, Louis Hébert, Gilles Larochelle, Richard Petit, Francine Ranger-Smith, Jim Romahn, Dominique D.Rony, Jean-Claude St-Pierre Révision et correction Brabant Dutrisac Communication Conception graphique Jean Gladu Montage Mychèle Arbour Photocomposition Les Entreprises Précigraphes Itée Impression Métropole Litho Photo couverture Guy Tessier Directeur de la publicité Réjean Pouliot Représentants publicitaires Christian Guinard, Réal Loiseau Les gabolysats ËSttlodA DU NEUF EN NUTRITION ANIMALE Un concentré naturel qui a fait ses preuves en Europe s'incorporant avantageusement aux minéraux de vos rations \"Les gabolysats\" \u2022A Distributeur exclusif Distrival Canada Ltée Melbourne (Québec) Tel.: (819)826-2540 1-800-567-6915 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0040-3830 n OT \"3 T\\ffl DU QUEBEC Hupplrmrnt dr l.i Vol.1, n° 1 avril 1987 agriculture est devenue une industrie hautement concurrentielle.Pour assurer la bonne marche de son entreprise, l'agriculteur moderne doit donc se tenir au fait : innovations technologiques, tendances du marché, actualité professionnelle, bien des données lui sont nécessaires.Toujours soucieuse de répondre aux besoins en information des producteurs agricoles, La Terre de chez nous ajoute aujourd'hui un élément important à sa gamme de publications.La revue Bovins du Québec paraîtra à tous les deux mois, et traitera d\u2019une foule de sujet touchant l\u2019industrie bovine.Les producteurs d\u2019ici pourront donc prendre connaissance des dernières découvertes en matière de santé animale, de techniques de production, de gestion agricole ou de recherche-développement.Ce sont d'ailleurs les chercheurs eux-mêmes qui, de leur laboratoire, les informeront.L'actualité sera aussi au rendez-vous : dans chaque numéro, une équipe de journalistes d\u2019ici et d\u2019ailleurs fera le point sur les sujets chauds.Nos collaborateurs vous présenteront également des reportages sur certaines exploitations agricoles parmi les plus novatrices.Et pour clore chacune de nos livraisons, nous ferons un survol des principaux événements agricoles tels que rapportés par la presse au Canada anglais, ainsi qu\u2019aux États-Unis et en Europe.Voilà tracé un rapide portrait de ce que veut être Bovins du Québec.Parce que nous souhaitons bien sûr faire de mieux en mieux, numéro après numéro.Bonne lecture.La rédaction Les enchères électroniques Les producteurs de bovins du Québec s'apprêtent à vivre une petite révolution dans le domaine de la mise en marché : les enchères électroniques.En outre, le nouveau Règlement sur la vente des bovins élimine les revendeurs et interdit toute vente directe aux abattoirs, ce qui permettra aux producteurs d'obtenir un meilleur prix.t u a 1 I t é Colloque sur la viande bovine S'ils souhaitent devenir véritablement concurrentiels à l'échelle du pays, les producteurs de bovins du Québec devront diversifier leurs méthodes de production et de commercialisation, de façon à pouvoir mettre en marché toute l'année, en quantité suffisante, des bouvillons d\u2019abattage de qualité.L\u2019élevage intégré : une voie d\u2019avenir?Quelle orientation les producteurs de bovins du Québec peuvent-ils prendre pour assurer leur succès dans l'avenir?L'élevage intégré pourrait bien être la réponse à cette question.L'Ontario Livestock Exchange Les producteurs de bovins du Québec ne seront pas les premiers à se lancer dans l'aventure des enchères électroniques : de tels systèmes ont déjà fait leurs preuves aux États-Unis et en Ontario, notamment celui de l'Ontario Livestock Exchange.Nous sommes allés voir de plus près comment les choses s'y passent.11 13 24 Editorial\tP- 4 Recherche\tp.18 CCA\tp.21 FPBQ Info\tp.22 Promotion\tp.27 Le marché\tp.28 Par ailleurs\tp.31 3 éditoria l Malgré quelques ombres au tableau 1986*1987, une année fructueuse Dans l'ensemble, l\u2019année qui vient de se terminer aura été favorable aux producteurs de bovins.Si certains dossiers n\u2019ont pas avancé aussi rapidement qu\u2019on l\u2019aurait souhaité, les efforts de la Fédération ont été couronnés de succès dans plusieurs autres.Ainsi, de nets progrès ont été réalisés dans le domaine de la mise en marché des bovins.L\u2019adoption par le gouvernement du Québec, en août dernier, d\u2019un nouveau Règlement sur la vente aux enchères d\u2019animaux vivants en est un bon exemple.Celui-ci prescrit notamment des normes d\u2019aménagement, de salubrité et d\u2019exploitation touchant les encans publics.On note également des signes encourageants dans le dossier de la garantie de paiement.Alors que celui-ci était pratiquement « mort et enterré » il y a quelques mois, il est redevenu une priorité pour le ministre de l\u2019Agriculture, M.Michel Pagé.Ainsi, un fonds d\u2019assurance serait constitué sous peu afin de garantir le paiement des sommes dues par les acheteurs de bovins.D\u2019autre part, je suis heureux de signaler que les producteurs membres du Comité de mise en marché des veaux d\u2019embouche et du Comité de mise en marché des bouvillons d\u2019abattage en sont arrivés à un consensus quant aux moyens à prendre pour mettre de l\u2019ordre dans la commercialisation de leurs produits.Voilà pour les bonnes nouvelles; passons maintenant aux dossiers moins réjouissants.Paradoxalement, le premier élément qui me vient à l\u2019esprit concerne également la mise en marché.En effet, je dois vous signaler ma déception face à la lenteur déconcertante de la Régie des marchés agricoles du Québec : au moment d\u2019aller sous presse, celle-ci n\u2019avait pas encore rendu sa décision concernant la mise en place d\u2019une agence de vente des bovins laitiers et des veaux de grain.On estime que tout retard dans ce dos- sier se traduit par une perte hebdomadaire de quelque 100000$ pour les éleveurs concernés.Par ailleurs, la refonte des programmes agricoles entreprise au cours de l\u2019année par le gouvernement du Québec inquiète ajuste titre bien des producteurs.Comment prétendre vouloir améliorer l\u2019efficacité et la rentabilité des entreprises en diminuant les incitatifs et l\u2019aide financière à la disposition des producteurs ?Le processus de rationalisation des programmes de stabilisation a également frappé de plein fouet les éleveurs de bovins.De fait, on évalue à environ 6,5 millions de dollars les pertes annuelles que subiront les producteurs concernés par suite des nombreuses modifications apportées à ces programmes en décembre dernier.Tant à l\u2019échelle provinciale que nationale, des décisions importantes seront prises au cours de la prochaine année qui modifieront considérablement le visage de l\u2019industrie bovine.Seuls les producteurs faisant preuve d\u2019imagination, de créativité et de capacité d'adaptation pourront survivre.En ce moment déterminant, la diffusion de l\u2019information prend donc toute son importance.À cet égard, la revue Bovins du Québec représente à coup sûr un atout appréciable pour tous les producteurs de bovins.La prise en charge par La Terre de chez nous de l\u2019ensemble du processus d\u2019édition aura permis de concrétiser plus tôt que prévu ce projet longuement attendu.La Fédération des producteurs de bovins du Québec est heureuse de s\u2019y associer et de contribuer ainsi à l'essor et à la consolidation de la production bovine au Québec.Le président, Gilles Laurent 4 Bovins du Québec Avril 1987 s i e Les enchères électroniques Le marché québécois des bovins à l\u2019heure de l\u2019informatique Les producteurs de bovins du Québec s\u2019apprêtent à vivre une petite révolution dans le domaine de la mise en marché : les enchères électroniques.Le nouveau Règlement sur la vente des bovins, que s'apprête à adopter la Régie des marchés agricoles du Québec, en réjouira sans doute plusieurs, puisque les nouvelles règles du jeu apporteront une réponse aux multiples maux qui affectent ce marché.Mentionnons d\u2019emblée que les enchères électroniques ne portent, dans un premier temps, que sur les vaches de réforme, les petits veaux laitiers et les veaux de grain.Ne sont pas touchés par le nouveau règlement les veaux d\u2019embouche, les veaux de lait lourd et les bouvillons d\u2019abattage.Les vaches de réforme et les petits veaux laitiers pourront encore être vendus à l'encan public, tandis que les veaux de grain devront obligatoirement passer par les enchères électroniques.L'un des grands avantages du nouveau Règlement est qu\u2019il élimine les revendeurs et interdit toute vente directe aux abattoirs pour ces catégories d'animaux.Les producteurs seront ainsi assurés d'obtenir un meilleur prix.Dans le dossier qui suit, Robert Dutrisac nous raconte d'abord comment ce projet est né.Puis, M.Gaétan Bélanger analyse les incidences économiques du nouveau système.Enfin, Richard Petit et Robert Dutrisac nous expliquent dans hv.ses grandes lignes le fonctionnement du système.&îll§8 Bovins du Québec Avril 1987\t5 L\u2019aboiitissement d\u2019tm long processus Robert Dutrisac Nord, notamment celui de l'OLEX en Ontario (dont nous parle Jim Romahn dans son article) et celui de la NEMA en Virginie, qui peuvent être qualifiés de francs succès.C'est en 1984 que les éleveurs de veaux de grain adoptèrent le principe des enchères électroniques, suivis l'année suivante par les producteurs laitiers.L'idée faisait son chemin.Les partisans des enchères électroniques pouvaient compter sur le rapport d'une mission à laquelle participait M.Jean-Guy Brossoit, alors président de la Fédération des producteurs de bovins du Québec.Les membres de la mission se sont rendus en juin 1984 à Christian-burg en Virginie afin de se familiariser avec le système de la NEMA, d'évaluer le degré de satisfaction de ses utilisateurs et, plus important encore, de déterminer si un tel système pouvait être adapté au Québec.Impressionnés, ils concluent que les enchères électroniques se prêteraient bien au contexte québécois.Parallèlement aux démarches qu\u2019entreprenaient les producteurs, le ministère de l'Agriculture entrait en pourparlers avec I'encanteur Paul Bernard des Encans de la ferme de Saint-Hyacinthe.En avril 1985, le Ministère annonçait la création d'un programme d\u2019aide visant à établir un système d'enchères électroniques à travers le réseau des encans.Les vingt encanteurs québécois allaient se partager des subventions s'élevant à plus de 800000$ et représentant près de la moitié du total des investissements.Producteurs et encanteurs ne tardèrent pas alors à s'entendre et à concerter leurs efforts.En septembre de la même année, on élabora le cahier des charges et, par suite d'un appel d\u2019offres, le contrat fut octroyé à la firme Informatek de Montréal, associée à Bell Canada et à IBM.L'ordinateur central est maintenant installé à Saint-Hyacinthe, et on n'attend plus que le feu vert de la Régie des marchés agricoles pour aller de l'avant.Ala fin de 1982, les producteurs de bovins du Québec adoptaient leur plan conjoint et amorçaient ainsi une période d'intense réflexion et de consultation.Leur but : mettre de l'ordre dans la mise en marché des bovins au Québec.De nombreux problèmes affligeaient les producteurs : l\u2019absence de prix de référence, une part importante de la production vendue directement aux abattoirs à des conditions dictées par eux, des régions entières à la merci de revendeurs qui acheminaient les bêtes d\u2019encan en encan.Bref, une situation anarchique où les producteurs étaient les seuls perdants.Parmi les solutions envisagées figurait la mise sur pied d\u2019un système d'enchères électroniques couvrant l'ensemble du territoire québécois.Les avantages de cette solution en ont séduit plusieurs, d'autant plus que de tels systèmes existaient déjà ailleurs en Amérique du 6 Bovins du Québec Avril 1987 La concurrence accrue entre les acheteurs profitera aux producteurs Gaétan Bélanger * La nouvelle Agence de vente des bovins laitiers et des veaux de grain viendra bientôt changer les règles du jeu en ce qui concerne la mise en marché de ces animaux.Bien entendu, la plupart d'entre nous s'intéressent d\u2019abord et avant tout aux incidences économiques de ces changements.Comme nous le verrons plus loin, il n\u2019y a pas lieu de s'inquiéter, bien au contraire : le nouveau système sera indéniablement profitable pour les producteurs.Rappelons d\u2019abord que plus de 26000 d'entre eux sont directement touchés par le Règlement sur la vente des bovins du Québec qui donne naissance à l\u2019Agence.Chaque année, les producteurs de bovins laitiers et de veaux de grain, dont l'actif global est évalué à plus de 5,5 milliards de dollars, vendent plus de 200000 vaches de réforme, au-delà de 300000 petits veaux laitiers et environ 40 000 veaux de grain.La valeur à la ferme de ces ventes dépasse les 165 millions de dollars annuellement.Le nouveau mode de vente des bovins laitiers et des veaux de grain et le réseau de commercialisation ainsi créé amèneront une diminution appréciable du nombre d'intermédiaires entre le producteur et l'acheteur final, favoriseront la concurrence entre les acheteurs et permettront à ceux-ci de rationaliser leurs opérations d'approvisionnement.Or selon la théorie économique \u2014 et l'expérience l'a prouvé maintes fois \u2014 dans une industrie concurrentielle, les gains obtenus dans un secteur sont immédiatement transférés au secteur en amont.On est donc en droit de s'attendre à ce que l\u2019Agence de vente amène de meilleurs prix aux producteurs, étant donné les économies réalisées par les acheteurs et la plus grande concurrence entre eux.11 est bien sûr difficile d'évaluer avec précision cette augmentation des prix.D'après les études réalisées sur l\u2019efficacité des systèmes de vente par enchères électroniques, l'instauration d'un tel système ferait augmenter les prix reçus par les producteurs dans une proportion de 2 à 6 p.100 en moyenne.Normalement, les prix de vente aux encans publics devraient suivre une tendance similaire, puisque les deux systèmes fonctionnent de façon concurrentielle.Une hausse moyenne de 4 p.100 du prix de vente des bovins laitiers et des veaux de grain entraînerait des revenus supplémentaires de l'ordre de 5 millions de dollars annuellement pour les producteurs.La création de l'Agence de vente amènera également une réduction des frais de mise en marché pour les producteurs.Par exemple, la commission sur la vente des vaches de réforme a été fixée à 11 $ l'unité, soit une baisse de 4 $ par rapport aux prix payés dans certains encans et lors des ventes directes à l'abattoir (si l'on tient pour acquis que le 3 p.100 de commission remis au transporteur par l'abattoir est puisé à même le montant dû au producteur).Au total, les économies réalisées au chapitre des commissions sur la vente des vaches de réforme pourraient se chiffrer à environ 450000$ par année.En ce qui concerne le veau de grain, la commission variera selon que le veau est offert en vente à partir de l\u2019entreprise ou au poste de rassemblement ; en moyenne, ce taux devrait également être inférieur à celui que l'on retrouve actuellement.En résumé, la nouvelle Agence de vente des bovins laitiers et des veaux de grain, en plus de réglementer les pratiques commerciales des agents et des acheteurs, viendra augmenter le revenu net des producteurs concernés de plusieurs millions de dollars annuellement.* Gaétan Bélanger est secrétaire de la FPBQ.Bovins du Québec Avril 1987 7 Le fonctionnement Richard Petit et Robert Dutrisac C'est à partir des terminaux que l\u2019on aperçoit ci-dessus que se dérouleront les enchères électroniques.^ A ON peut comparer le réseau d'enchères électroniques à une vaste étoile dont le centre est situé à Saint-Hyacinthe et dont les pointes s'étendent dans toutes les régions du Québec.Ce réseau sera constitué de quelque vingt postes de commercialisation \u2014 soit les établissements actuels des encanteurs \u2014 auxquels s'ajouteront des postes de rassemblement afin de mieux desservir les producteurs de certaines régions éloignées.Chacun de ces postes sera muni d\u2019un micro-ordinateur, et sera relié par télécommunication à l\u2019ordinateur central des Encans de la ferme de Saint-Hyacinthe.Voici comment se dérouleront les ventes : d'abord, le producteur se chargera de mener ses bêtes au poste le plus près au moins quatre heures avant le début des enchères.Identifiées au nom de leur propriétaire et pesées, les bêtes seront alors triées selon leur poids et leur conformation, puis regroupées par lot en fonction de leurs caractéristiques.Voici ce que vous pouvez attendre d\u2019un taureau Salers.^Les femelles pures et croisées Salers ont de grandes ouvertures pelviennes, ce qui facilite le vêlage.?Les femelles sont d'excellentes mères et donnent en abondance un lait nourrissant de haute teneur.?Les veaux Salers ont la tête petite, les épaules étroites et le corps long et élancé à la naissance.?Les veaux naissent vigoureux et veulent vraiment s'allaiter.?Employez un taureau Salers pour produire ce genre de veaux et de femelles de remplacement \u2014 le genre qui peut aider votre programme.Communiquez avec le technicien local Autres renseignements \u2014 adressez-vous à : SALERS ASSOCIATION OF CANADA 246, 2116 - 27th Avenue N.E.Calgary, Alberta T2E 7A6 (403)291-2620 Dans le Québec: Gérald McKee R.R.3 Richmond (Québec) JOB 2H0 Tél.(819) 826-2918 8 Bovins du Québec Avril 1987 Cependant, le producteur de veaux de grain qui dispose d'au moins cinq veaux semblables n'aura qu'à en transmettre la description par téléphone au poste de commercialisation pour qu'ils soient mis en vente.Ces informations, c'est-à-dire le type de lot et le nombre de bêtes dans chaque lot, seront transmises électroniquement à l'ordinateur central.Les données provenant de tous les postes de commercialisation ou de rassemblement seront alors intégrées au catalogue provincial.Les enchères débutent à heure fixe.Grâce au micro-ordinateur dont il est muni, chacun des acheteurs aura déjà pris connaissance du catalogue dans sa version complète ou abrégée, à son choix.Un des postes de commercialisation est choisi au hasard pour ouvrir la vente.Apparaît alors à l'écran le premier lot avec un prix de départ à la livre.Les enchères se font selon la méthode décroissante-croissante : le prix diminue graduellement jusqu'à la première mise, puis remonte au fur et à mesure que d'autres acheteurs décident de miser sur le lot.Pour ce faire, il leur suffit d'appuyer sur une simple touche.Le producteur obtiendra pour ses vaches de réforme le montant de la mise multiplié par le poids de la carcasse chaude des bêtes lui ayant appartenu.Le même calcul s'applique aux veaux de grain, sauf que la mise de l'acheteur pourra être ajustée si la classification réelle de la viande est différente de celle divulguée lors des enchères.Soulignons que cette procédure se déroule sous la stricte surveillance des autorités gouvernementales.Pour sa part, l'acheteur s'engage à abattre les bêtes qu'il a acquises dans les 24 heures, à l'exception des petits veaux laitiers qui sont vendus sur la base du poids vif.Le producteur pourra obtenir le paiement de la vente au poste de commercialisation 48 heures après les enchères, ou celui-ci lui sera posté dans les 4 jours suivants.Hhardy BS Le petit chargeur construit comme les gros godet muni d une attache de type industriel angle de roulementarrieredu godet de 40° pas besoin d'aucun outil pour enlever ou remettre le chargeur contrôle de niveau automatique pas besoin d'aucun support pour soutenir le chargeur en position d'entreposage robustesse supérieure aux modèles conventionnels cylindre de levee cylindre du gode! capacité maximum de levee force d arrachement hauteur maximum de levee 80 hauteur libre sous le godet en position de vidange (45°)\t58 pression hydraulique recommandée\t1 900 PSI 760 Ib t 330 Ib WK LES EQUIPEMENTS Hhardy 100 St-Arthur, Purtneuf Stn, (Québec) GOA 2Z0 (418) 286-6621 13 Solide et d\u2019installation rapide Clôture électrique avec isolateur de nylon et piquets de fibre de verre Ajustable à tous les niveaux Prix défiant toute concurrence Autres modèles disponibles jl Communiquer avec WPROS\u20acM \\\t(514) 825-2309 ou votre fournisseur habituel Bovins du Québec Avril 1987 9 Modèle Comparez ces avantages Relevage hydraulique sur 3 pts J 8377 1b.\tÆ \u2022 Embrayage complètement y^ji synchronisé\tJÉèêE Contrôle de profondeur ^MDraft Control) .Dm h i^mhh (\u2022il) m-HM H.PMf Im.\u2022 npn \"*c« (114) 7t7-922> mm**- (914) 244-9444 (\u20221t) 944-4424 (419)799*9949 (419)994*2271 üt -ÆSËGÈ 'fiÊÊÈIM ¦im .¦ \u2022 tfaék .r:-v ALLIS KHD \t17085\ti W ) ' ' R \t\t P*\t/ J\t\tJ 10 Bovins du Québec Avril 1987 Pour être compétitifs Les producteurs de bovins du Québec doivent ,,\tle marché 12 mois par année Michel Pomerleau et Claude Brabant Les producteurs de bovins du Québec devront revoir leurs méthodes de production et de mise en marché s\u2019ils souhaitent devenir véritablement concurrentiels à l\u2019échelle du pays.Voilà la principale conclusion qui s\u2019est dégagée du colloque annuel du Conseil des productions animales.Placé sous le thème «La viande bovine, sa place et son avenir », celui-ci réunissait à Québec en mars dernier quelque 425 producteurs et agronomes.Un des principaux facteurs qui entravent le développement de l\u2019industrie québécoise est le fait que l\u2019abattage soit concentré entre les mois de juin et décembre, ce qui ne permet pas d\u2019approvisionner le marché de façon régulière, en plus de compromettre la viabilité des abattoirs.C\u2019est ce qu\u2019a affirmé l\u2019un des conférenciers invités, M.Charles Bachand, conseiller en productions animales au ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation (MAPAQ).Accaparer le marché des chaînes d\u2019alimentation En effet, le volume d\u2019abattage au Québec entre juin et décembre se situe à environ 28 p.100, comparativement à un taux de 38 à 42 p.100 dans les autres provinces.Celles-ci ont donc le champ libre pour accaparer le marché des chaînes d\u2019alimentation, lesquelles sont réticentes à changer de sources d\u2019approvisionnement.La situation est à ce point sérieuse, affirme M.Bachand, que très peu d\u2019entreprises «pourront survivre si on n'arrive pas à mettre en marché des bouvillons toute l'année durant».L'industrie bovine québécoise, on le sait, doit faire face à la concurrence traditionnelle des provinces de l\u2019Ouest.Si elle a réussi, en une quinzaine d\u2019années, à atteindre un taux d\u2019autosuffisance d\u2019environ 11 p.100, il lui faut maintenant redoubler d\u2019efforts pour accroître sa part du marché, d\u2019autant plus que la consommation canadienne de bœuf est à la baisse.Le Québec dispose d\u2019atouts non négligeables, estime M.Bachand, notamment une bonne quantité de fourrages et de pâturages.Or près de 25 p.100 des fourrages sont actuellement inexploités.Cette ressource pourrait servir à amener les veaux d\u2019embouche au poids de 325 à 375 kg, ce que recherchent de plus en plus les engraisseurs du Québec, à l\u2019instar de ceux de l\u2019Ontario et de l\u2019Ouest.De même, M.Bachand croit que les producteurs pourraient davantage tirer parti du potentiel génétique des troupeaux d\u2019élite du Québec.Selon lui, peu de producteurs commerciaux utilisent des taureaux de qualité à la tête de leurs troupeaux.Le «modèle naturel», pour une plus grande diversification Par ailleurs, M.Gaétan Bélanger, agronome et secrétaire de la Fédération des producteurs de bovins du Québec, a souligné la nécessité de diversifier les méthodes de production.«On a toujours fait du bœuf de la même façon au Québec, a-t-il rappelé, mais H doit bien y avoir d\u2019autres méthodes.» À son avis, il serait souhaitable d\u2019adopter le « modèle naturel » de production, qui repose sur la distinction claire entre les trois phases du vache-veau, de l\u2019engraissement et de la finition, contrairement au modèle actuel qui regroupe ces deux dernières activités.Le modèle naturel a l\u2019avantage d\u2019ouvrir la voie à une plus grande diversification, en permettant au producteur d\u2019opter soit pour la spécialisation dans l\u2019une ou l\u2019autre des phases, soit pour l\u2019intégration de deux ou des trois phases.L\u2019engraissement à forfait Comme M.Bachand, M.Bélanger reconnaît que l\u2019engraissement et la finition représentent, à cause notamment des fluctuations du marché, des activités à haut risque financier, qui demandent beaucoup de capital à court terme.Tous deux préconisent donc le système d\u2019engraissement à forfait, comme cela se pratique en Ontario et en Alberta.Si le producteur perd ainsi un peu de son indépendance, cette méthode permet un meilleur partage des risques financiers, souligne M.Bélanger.Suite en pages 16 et 17 Bovins du Québec Avril 1987\t11 2688 Nouveau système ultra- perfectionné DATATRONIC\t\t\t\tAi>}\t«3 rX \ti *\tr HjaTSIr\u2019Sxs»\t& MAS\t\t \tW\tL'-CV-o\t\t\tX ' i\t : ' Dépêchez-vous ils se vendent rapidement! ' \u2022 \u2019 il .USAGES.t.XJ- 2 MF 2705 1982, comme neuls.2 INTER 815, 4 r/m, table 13', nez 15', 4 rgs, 6 rgs.a- n HAYBINE 41495, Rolareel 12'.CASE 1690, 800 h., très propre.¦¦¦HMH ?\tBatteuse MF 850, table 15', nez 6 rgs.?\tMF 255, 2x285, 2x1085, 1135.?\t2 Renault 651-4 * chargeur.?\tUniversel U 300, comme neuf.?\tPlus de 12 haybines en stock.?\tPlus de 10 presses avec lance-balles.?\tPlus de 10 faneurs et râteaux.?\tPlus de 8 épandeurs en stock.ri MF 80, rétro excavateur 1976.pv\t-, I » l£ MF 245 1976 MF 1155 1976, très propre.MF 135 1973.VIENS EQUIPEMENT INC.R.R.#4 \u2014 999, Marcoux Granby (Québec) J2G 8C8 Tél.(514) 378-9891 ?\tMF 165, gaz.?\tFord 5000 1975.?\tPresse à loin MF 124.?\t2 herses MF 520, Super spécial.?\tChoix de pulvérisateurs.LES EQUIPEMENTS YVON RIVARD INC.\t^ 271, Lepage Ste-Anne-des-Plaines (Québec) JON 1H0 Tél.(514) 478-2588 12 Bovins du Québec Avril 1987 L'élevage intégré : une voie d\u2019avenir?Gilles Larochelle * L\u2019industrie du bovin de boucherie connaît actuellement une période de réorganisation et de consolidation.Pour demeurer concurrentiels, les producteurs auront bien des défis à relever.Aussi se demande-t-on aujourd\u2019hui à quoi ressemblera l\u2019entreprise de bovins de boucherie de la prochaine décennie.En d\u2019autres mots, quelle orientation les producteurs de bovins du Québec peuvent-ils prendre pour assurer leur succès dans l\u2019avenir?L\u2019élevage intégré pourrait bien être la réponse à cette question.S\u2019il y aura toujours de la place pour les ateliers vache-veaux et les parquets d\u2019engraissement, les éleveurs-nais-seurs pourraient créer un nouveau type d\u2019entreprise en engraissant eux-mêmes leurs veaux d\u2019embouche.L\u2019entreprise de l\u2019avenir pourrait donc être un atelier de 60 à 100 vaches avec engraissement de tous les veaux, dotée d\u2019une étable froide, d\u2019un brise-vent et d\u2019un système fourrager de gros volume.Grâce à une meilleure utilisation des ressources, ces entreprises pourraient assurer une plus grande stabilité à l\u2019industrie.Un gain journalier de 1 kg de la naissance à l\u2019abattage Le succès d\u2019une entreprise d\u2019élevage intégré repose sur une condition essentielle : assurer au veau, de la naissance jusqu\u2019à sa mise en marché, tout ce dont il a besoin pour faire un gain de 1 kg par jour.On pourra ainsi mettre sur le marché des bouvillons et des taures d\u2019abattage A1 et A2 de 15 à 16 mois.Ce type d\u2019entreprise comporte de multiples avantages : \u2014\tOn évite les frais de transport et d\u2019encan reliés au transfert du veau de l\u2019atelier vache-veau à l\u2019atelier de finition, et surtout les pertes par mortalité ou morbidité qui y sont associées.Dans certains cas, ces pertes peuvent atteindre jusqu'à 100 $ par tête.\u2014\tLes femelles de remplacement peuvent être sélectionnées en fonction de leurs performances à 1 an aussi bien qu\u2019au sevrage.\u2014\tLes génisses acquièrent une plus-value en étant vendues directement sur le marché.\u2014\tLe producteur profite davantage des efforts consentis pour améliorer l\u2019efficacité du travail, et peut choisir la ou les périodes de vêlage qui correspondent le mieux à ses besoins, sans avoir à se synchroniser aux encans spécialisés.\u2014\tAvec une bonne gestion, le revenu brut de l\u2019entreprise peut augmenter de 75 p.100, et le bénéfice pour coût de vie de 100 à 150 $ par vache.\u2014\tLes frais fixes sont répartis sur un plus grand volume de production.\u2014\tLa diversification de la production permet à l\u2019entreprise d\u2019acquérir une meilleure stabilité financière.Les conditions du succès Si l\u2019ajout d\u2019une section finition à l\u2019atelier vache-veau constitue une option intéressante, encore faut-il respecter certaines conditions.Ainsi, Parmi les avantages de l\u2019élevage intégré, on retrouve l\u2019élimination des frais de transport et d\u2019encan reliés à la mise en marché des veaux d\u2019embouche, de même que l\u2019élimination des pertes par mortalité ou morbidité qui y sont associées.v.Bovins du Québec Avril 1987\t13 les nouveaux investissements devront être réduits au strict minimum.Une mise de tonds de 50 000 $ pour produire 50 bouvillons d'abattage, par exemple, serait beaucoup trop élevée.De même, il serait préférable d\u2019utiliser des bâtiments existants et de les transformer en étable froide avec cour extérieure plutôt que de construire de nouveaux bâtiments.Selon les ressources du milieu, différents aliments peuvent être utili- 'Pi sés pour atteindre l\u2019objectif d\u2019un gain journalier de 1 kg.Il suffit d\u2019établir un bon programme alimentaire avec l\u2019aide d\u2019un conseiller compétent.Il est cependant essentiel d\u2019utiliser un fourrage de première qualité.Avec un fourrage de qualité moyenne ou faible, la quantité de grain nécessaire est trop élevée et risque d\u2019annuler les profits.La production d\u2019ensilage à forfait est une bonne façon de démarrer un tel projet.Ceux qui en produisent déjà pourront garder leur meilleur ensilage pour les bouvillons et distribuer celui de seconde qualité aux vaches.Un silo-meule recouvert d\u2019un plastique de 10 m x 30 m (32 pi x 100 pi) permettra d\u2019engraisser de 10 à 15 bouvillons (100 tonnes d\u2019ensilage).L\u2019élevage intégré donnera les meilleurs résultats si les veaux d\u2019embouche produits pèsent entre 225 et 275 kg (500-600 Ibs) au moment du sevrage.Un veau d\u2019embouche d\u2019un poids inférieur, soit de 175 à 225 kg (400-500 Ibs), dont l\u2019alimentation d\u2019hiver est constituée de foin de qualité moyenne, produira à 16-17 mois un bouvillon d\u2019environ 360 kg (800 Ibs), et non pas un bouvillon fini.Dans ce cas, une régie extensive à base de foin de qualité moyenne et de pâturage serait plus appropriée.Bien gérer l\u2019affaire Cette nouvelle activité exigera bien entendu une planification finan- sf WPF v* *, I -\"\u2022» MO \u2014\tUne presse à balle ronde incomparable.\u2014\tÀ un prix imbattable \u2014\tPas une presse à balle ronde ne peut vous offrir autant de caractéristiques qu\u2019une FORT pour une récolte parfaite soit en ensilage ou en foin sec.\u2014\tSi vous n'avez pas essayé une FORT, vous ne saurez jamais qu'elle peut être votre meilleur investissement.\u2014\tDemandez une démonstration à votre concessionnaire le plus près de chez vous ou à distribution Louis Germain Inc Informez-vous aussi sur nos \u2014\tFaucheuse-conditionneu-se rotatives \u2014\tFaucheuse3 pointsà lame \u2014\tRâteaux \u2014\tFaneuse \u2014\tCoupe-balle électrique \u2014\tBroyeur de balle ronde \u2014\tTransporteur de balle ronde \u2014\tChariot élévateur pour balle ronde FRANCHISE DISPONIBLE DANS PLUSIEURS RÉGIONS DISTRIBUTION LOU'S ϰN .U \\nc.(418) 268-8886 - 8103 ST-ALBAN CTÉ PORTNEUF / GOA 3B0 14 Bovins du Québec Avril 1987 /I I cière des plus rigoureuses.En particulier, il est essentiel d\u2019établir un budget de trésorerie précis, surtout pour les premières années d\u2019exploitation.Une ouverture de crédit sera sans doute nécessaire pour financer les bovins non vendus le premier automne, mais celle-ci ne devrait pas dépasser 500 $ à 600 $ par tête.L\u2019engraissement étant une activité plus spéculative que le vache-veau, il est préférable de s\u2019y engager graduellement, ce qui permet notamment de maintenir à un bon niveau les capitaux propres de l'entreprise grâce à la valeur des veaux en inventaire.On fait déjà de l'élevage intégré dans plusieurs régions du Québec, et il s\u2019agit sans doute d'une orientation prometteuse pour les producteurs de bovins.Il faut toutefois garder à l\u2019esprit que la réussite d\u2019une telle entreprise repose sur l'excellence : un troupeau de base doté d\u2019un bon potentiel génétique, des fourrages de grande qualité, et surtout une excellente gestion financière, caractérisée par un contrôle serré de la trésorerie et des investissements réduits au minimum.Il ne fait pas de doute que les producteurs de bovins, comme ils l\u2019ont fait dans le passé, seront à la hauteur de ce nouveau défi.* Gilles Larochelle est agronome et conseiller en viande bovine au MAPAQ, région de l'Abitlbi-Témlscamlngue.concessionnaires autorisés ifovt \u2014\tÉqui Luc Boucher St-Victor de Beauce (418) 588-6891 \u2014\tCentre Agr GH Ste-Marthe-du-Cap (819) 376-3826 \u2014\tEntr Richard Fluet St-Ludger (819) 548-5893 \u2014\tGarage Paul-Émile Anctil Mont-Joli (418) 775-3500 \u2014\tLamontagne Equi St-Prime (Lac-St-Jean) (418) 251 -3210 \u2014\tGar Donald Pelletier St-Louis (L'Islet) (418) 354-2565 \u2014\tGar Alcide Ouellet St-Cyprien (Riv -du-Loup) (418) 963-2647 Equi de Ferme Jean Lavallee Joliette (514) 753-7423 \u2014\tDistribution Payeur Inc Sherbrooke (819) 821-2015 \u2014\tGar Henri Grégoire Scott-Jonction (418) 389-2168 Ferme La Corniche Ste-Anne-de-Beaupre (418) 558-8717 \u2014\tEqui.Ferme Louis Germain Inc St-Alban.Portneuf (418) 268-8103 \u2014\tËqui.Ferme J P Ouellet St-Basile.Portneuf (418) 329-2395 'plied inc.\u2022\tBouvillons de remplacement \u2022\tAcheteur sur commande \u2022\tExportateur \u2022\tAcheteur de fermes et d'animaux Bureau (514) 937-2233 (514) 931-8619\tRés.(514) 486-4670 316 rue Bridge, MONTRÉAL (Québec) H3K 2C4 Travailleuse D\u2019Aujourd\u2019hui «yîyVV\u2019.QjtJ Elle lait tout \u2014 accouplement précoce, vêlage facile, bonne production laitière, sevrage précoce de veaux plus lourds.Et ses veaux à l'engrais donnent des carcasses catégories A1 à lage d'un an.Elle est Simmental \u2014 chez elle, croissance et aptitude maternelle vont de pair.Ayant lait ses preuves qui reposent sur plus de 15 ans de testage, elle est prête à se mettre au travail chez vous aussi.Le taureau Simmental démontre encore et toujours qu'il est le reproducteur le plus rentable sur le marché du « boeul maigre» d'aujourd\u2019hui.Simmental « Un échelon au-dessus des autres» Près de vous il y a des Simmental qui pourraient améliorer la rentabilité de votre troupeau de vaches ASSOCIATION SIMMENTAL DU QUÉBEC ARMAND PELLERIN Secretaire-Propagandiste 479, Rte Nationale 138, St-Augustin Cté Portneuf (Québec) G3A 1W7 \u2014 Tét.(418) 878-2055 LES ENCANS DE LA FERME INC.Marché public d\u2019 ' vivants \u2022\tvente les lundis à St-Hyacinthe \u2022\tvente les mercredis à Drummondville \u2022\tvente spéciale les lundis à St-Hyacinthe 12h30 porcelets\t20h30 vaches laitières de toutes races Bureau chef C.P.570, St-Thomas-d\u2019Aquin St-Hyacinthe (sortie 133, route Transcanadienne) (sortie 181, route Transcanadienne) (819) 472-3301 (514) 796-2612 Bovins du Québec Avril 1987 15 3614 ctualité u a 1 i i é Suite de la page 11 M.Bélanger propose également une deuxième solution \u2014 qui demandera toutefois à être étudiée plus en profondeur \u2014 celle de l\u2019ins- cription à la bourse de Chicago.Tout en reconnaissant que cette voie n\u2019est pas facile d\u2019accès, il estime que les contrats à terme et les options constituent de bons outils pour se prému- nir contre les fluctuations du marché.Bref, pour améliorer leur compétitivité et accroître leur part du marché, les producteurs de bovins du Québec devront diversifier leurs méthodes de production et de commercialisation, de façon à pouvoir mettre en marché toute l\u2019année, en quantité suffisante, des bouvillons d\u2019abattage de qualité.Outre MM.Bachand et Bélanger, trois autres conférenciers participaient à ce colloque présidé par Mme Hélène Rochon.M.Guy Massé a traité des exigences des consom- mateurs, tandis que M.Julien Proulx a présenté un exposé sur la farine de poisson en tant que supplément alimentaire.Enfin, M.Paul-René Ayotte s'est penché sur l\u2019élevage intégré.MATERIEL DE FENAISON mi Rentrer la récolte au maximum de sa valeur nutritive dépend toujours d\u2019une moisson exploitation et de nombreuses têtes de bétail, vous verrez que le matériel Case IH rapide, efficace et effectuée à temps.Le matériel de fenaison Case IH est conçu\trépondra a vos besoins.Consultez donc le concessionnaire Case IH et demandez-lui pour vous aider à moissonner rapidement et de façon correcte.Que vous n\u2019ayez\tde vous aider à choisir le matériel qui conviendra le mieux à votre exploitation, qu\u2019un petit terrain pour nourrir un petit troupeau pendant l\u2019hiver, ou une grande V' LE COMPLÉMENT IDÉAL POUR FOTRE EXPLOITATION 1835B -\u2014 L'un des chargeurs automoteurs Uni-Loader® Case IH deviendra peut-être l\u2019engin le plus pratique sur votre exploitation.UNI LOADER' MODELE\tPUISSANCE\tCAPACITE DE RELEVAGE\tHAUTEUR MAX DE RELEVAGE 1845C\tNette de 38 kW i51 HPi avec moteur diesel refroidi par eau\t770 kg 11 7001b'\t2.27 rn (89 5 po) 1835B\tNette de 23.9 kW (32 HP' avec moteur a essence et de 25.4 kW (34 HPi avec moteur diesel refroidi par eau\t545 kg il200 It)l\t2.13 m i84 po» 1816C\tNette de 11.9 kW i16 HP), avec moteur a essence\t320 kg 1700 Ib)\t1 89 rn (74 5 po) Vos concessionnaires [*IEHI «LA VRAIE ÉQUIPE» BERTHIERVILLE BENOÎT BELLEROSE INC 1514)836-3602 COATICOOK J M.CHAGNON INC.(819) 849-2663 HEBERTVILLE/LAC-ST-JEAN ANTONELLI VILLENEUVE & FILS (418) 344-1741, 1854 HUNTINGDON EQUIPEMENT DE FERME KELLY (514) 264-5198 LACHUTE J & P.RAYMOND LTÉE (514) 562-8856 LA DURANTAYE JEAN-GUY & DENIS BOLDUC INC (418) 884-2841 LENNOXVILLE GEO DELISLE INC.(819) 569-9821 LOUISEVILLE EQUIPEMENT MALBOEUF INC (819) 228-4592 LYSTER GARAGE E.BOISSONNEAULT INC.(819) 389-5793 MARIEVILLE ÉQUIPEMENT BOUCHER INC.(514) 460-4951 MONT-LAURIER ENTR DOMINIQUE RAYMOND (819) 623-1458 NAPIERVILLE NAPIERVILLE AUTOMOTIVE INC.(514) 245-3565, 7747 NICOLET CENTRE AGRICOLE NICOLET/YAMASKA (819) 293-4441 PLAISANCE GARAGE LÉONARD MÉNARD (819) 427-6448 POINTE-AU-PÈRE LES ÉQUIPEMENTS ANDRÉ BELLAVANCE INC (418) 723-2747 PONT-ROUGE LES MACHINERIES PONT-ROUGE INC.(418) 873-3232 STANBRIDGE STATION LES ÉQUIPEMENTS MESSIER & FRÈRES INC (514) 296-8212 STE-MARTINE LES ÉQUIPEMENTS LAZURE & RIENDEAU (514) 427-3612 ST-CLET H.FARAND & FILS LTÉE (514) 456-3331 ST-DENIS SUR RICHELIEU BSD ÉQUIPEMENTS (514) 787-2105, 2127 ST-ÉDOUARD, LOTBINIÈRE MACHINERIE COULOMBE (418) 796-2323 ST-ESPRIT, CTE MONTCALM LES ÉQUIPEMENTS R.MARSAN INC.(514)839-2294 ST-ÉVARISTE GARAGE BROCHU INC.(418) 459-6405 ST-GUILLAUME CLAUDE JOYAL INC.(819) 396-2161 ST-LAMBERT, CTÉ LÉVIS MACHINERIES AGRICOLES G.M.R.INC.(418) 889-9701 ST-MAURICE R.CLÉMENT S FRÈRE (819)376-3877 ST-PIERRE, ILE D\u2019ORLEANS GARAGE P.A.JALBERT INC.(418) 828-2243 TROIS-PISTOLES C.T.R.H.ROUSSEAU (418) 851-3842 UPTON LES ÉQUIPEMENTS ADRIEN PHANEUF (514) 549-5811 VICTORIAVILLE GARAGE MAURICE LEBLANC (819) 752-4855, 2594 VILLE DE L'ISLET GARAGE CONRAD LORD INC.(418)247-3924 et ST-PASCAL DE KAMOURASKA (418) 492-6038 WOTTON GARAGE E.COMTOIS INC.(819) 828-2662 Une toute nouvelle équipe au service de l'agriculteur d'aujourd'hui_ J I Case Canada Une Oivnion o« Tenneco L*naoa inc 3390 S Service Rd Burlington, ON L7N 3J5 II/ e \\ Dans le domaine de la production agricole comme dans bien d'autres, la technologie évolue très rapidement.Les producteurs ne peuvent se permettre de rester à l'écart de cette évolution.C'est pourquoi Bovins du Québec publiera régulièrement un compte rendu des diverses recherches en cours.Dans cette première chronique, les responsables des stations de recherche de Lennoxville et de Deschambault nous présentent leurs programmes d'études respectifs.Station de recherches de Lennoxville Un programme de recherche axé sur la zootechnie Jean-Claude St-Pierre * La Station de recherches de Lennoxville, dans la région de Sherbrooke, emploie une centaine de personnes, dont 24 chercheurs scientifiques de diverses disciplines.Elle comprend une ferme d'environ 450 hectares et dispose d\u2019un cheptel de 400 bovins laitiers et 200 bovins de boucherie, en plus d\u2019une centaine de truies.Ses activités de recherche, principalement axées sur la zootechnie, se répartissent en cinq programmes : bovins de boucherie, bovins laitiers, porcs, plantes fourragères et sols.Bovins de boucherie Les objectifs du programme des bovins de boucherie sont d\u2019augmenter la rentabilité des élevages, de favoriser une utilisation optimale des plantes fourragères et de mieux comprendre les phénomènes de vieillissement ou de maturation de la viande.On tente également de définir des systèmes de production mieux adaptés aux conditions du Québec.Les quatre chercheurs attachés à ce programme étudient les problèmes de régie, de nutrition, de physiologie de la reproduction et de génétique.Bovins laitiers Le programme des bovins laitiers vise à augmenter la productivité et la rentabilité de la production laitière par des études sur les manipulations hormonales, l\u2019alimentation à base de fourrages, le transfert d\u2019embryons et l'analyse de systèmes de production mieux adaptés aux conditions québécoises.Une dizaine de chercheurs y sont affectés et mènent des études en génétique, en physiologie de la lactation et de la reproduction, en nutrition et en analyse de systèmes.Porcs L\u2019élargissement des marchés intérieur et d\u2019exportation repose en grande partie sur l\u2019efficacité de la production porcine.L\u2019objectif du programme des porcs est donc d\u2019augmenter la productivité à vie de la truie et de réduire les coûts d'engraissement.Les études menées par cinq chercheurs portent sur les manipulations hormonales, le comportement, l\u2019alimentation, la régie et la génétique.Plantes fourragères Beaucoup d\u2019efforts sont consacrés à la recherche sur les plantes fourragères, afin d\u2019en favoriser l\u2019utilisation par les bovins.Le programme vise à mettre au point des méthodes améliorées de récolte et de conservation, et à augmenter la contribution des fourrages à l\u2019approvisionnement en énergie et en protéines de la diète.Deux chercheurs seulement sont affectés à ce programme, mais les problèmes liés à l\u2019utilisation des plantes fourragères par le bétail sont aussi étudiés dans le cadre des programmes zootechniques.Sols Dans le domaine des sols, nos travaux portent sur la fertilité, l'érosion et l\u2019utilisation des fumiers.Les trois chercheurs qui participent à ce programme tentent de déterminer les exigences en éléments majeurs Les bovins vivant dans cette étable de la Station de recherches de Lennoxville servent à l'étude des problèmes de régie, de nutrition, de physiologie de la reproduction et de génétique.et mineurs des plantes fourragères, du maïs et de l\u2019orge selon le niveau d\u2019acidité du sol et son contenu en eau.On s'emploie également à déterminer l'indice d\u2019érodibilité de certains sols (c\u2019est-à-dire la facilité avec laquelle ils peuvent être érodés ou emportés).Enfin, le programme des sols vise à favoriser une utilisation optimale des fumiers en vue de la production végétale et de la préservation du milieu.Dans tous les domaines de leur compétence, les chercheurs de la Station de Lennoxville s'efforcent d\u2019élargir le champ des connaissances et de mettre au point des techniques de pointe susceptibles d\u2019augmenter l\u2019efficacité et la rentabilité des élevages.Ils travaillent en collaboration avec 17 établissements de recherche du Québec, du Canada et de l\u2019extérieur.* Jean-Claude St-Pierre est directeur de la Station de recherches de Lennoxville.18 Bovins du Québec Avril 1987 Station de recherches agricoles de Deschambault Au menu : des bovins Dominique D.Rony * «FINI LE GASPILLAGE DU FOIN DANS LES BALLES RONDES!» Révolutionnaire \u2014 L'enrouleuse «Silawrap» de Kverneland vous permet d'obtenir et de conserver une qualité de foin comparable à l'ensilage humide (60-65%).au moyen de l'enrobage hermétique de vos balles rondes.Enrouleuse « Silawrap » Simplicité \u2014 Rapidité \u2014 Rentabilité \u2014 Ce système n\u2019exige qu'un homme et un tracteur pour cueillir, charger et enrober jusqu'à 50 balles rondes dans 1Va heure.Utilisation d'un film de plastique e-x-t-e-n-s-i-b-l-e, autocollant, et traité contre les rayons ultraviolets (soleil) pour produire une balle fermement enrobée, a l'epreuve des intempéries, infiltrations, etc., tout en conservant à l'intérieur de la balle la qualité maximum de votre fourrage Un développement technique qui a relancé l'ensilage du foin, en Europe, en 1986.N.B.: Des demonstrations du système auront lieu chez plusieurs concessionnaires Kverneland ce printemps.S.V.P nous retourner ce coupon pour vous aviser des lieux et dates \u2014 Merci! KVERNELAND r~\u2018 Enrouleuse Silawrap \u2014 J'aimerais assister à une démo \u2014 Pamphlet seulement Nom ?.?Adresse \t \tTél.Tracteur\tHP ~l Kverneland inc.1200, Rocheleau Drummondville (Québec) J2C 5Y3 Tél.(819) 477-2055 ¦ es travaux en cours à la Station de recherches agricoles de I Deschambault visent à favoriser la récupération des sous-produits des usines de transformation du poisson et ceux des abattoirs.Le recyclage de ces produits dans l'alimentation des bovins devrait se tra- duire par des économies substantielles.Plus précisément, il s\u2019agit de comparer la farine de poisson et la farine de viande au tourteau de soya comme suppléments de protéine Le recyclage des sous-produits des usines de transformation du poisson et ceux des abattoirs devrait se traduire par des économies substantielles dans l\u2019alimentation des bovins.Bovins du Québec Avril 1987 19 71151 dans les rations des bouvillons et des taures d\u2019abattage.En ce qui concerne la farine de poisson, la haute digestibilité de sa protéine et sa haute teneur en acides aminés essentiels, particulièrement en lysine, en font un supplément protéique très recherché.Cependant, le coût élevé de l\u2019énergie requise pour le séchage et la faible disponibilité de ce produit sur le marché font que le prix de la farine de poisson varie entre 650$ et 700$ la tonne métrique.Or le Québec dispose annuellement d'environ 330000 tonnes métriques de sous-produits des abattoirs.Ces résidus sont dégraissés, stérilisés, séchés, moulus et vendus comme farine de viande et d\u2019os, qui contient 53 à 55 p.100 de protéine brute digestible à environ 87 p.100.La farine de viande se vend près de la moitié du prix de la farine de poisson, soit entre 300$ et 350$ la tonne.Cette expérience vise donc à évaluer les effets comparatifs de la farine de poisson et de la farine de viande par rapport au tourteau de soya sur la performance de bouvillons croisés Charolais x Simmental.Protocole expérimental À cet effet, 72 bouvillons croisés d\u2019un poids moyen de 250 kg ont été distribués en 18 lots de 4 bouvillons chacun.À chaque lot, on assigne au hasard trois traitements différents, soit des rations constituées d\u2019ensilage d'herbe et de mais supplémentés avec trois sources de protéine, à savoir la farine de poisson, la farine de viande et le tourteau de soya.Les animaux sont alimentés une fois par jouret les quantités d'aliments offerts et refusés sont pesées et enregistrées quotidiennement.Une fois par semaine, on détermine le pourcentage de matière sèche des aliments et les échantillons sont conservés en vue d\u2019analyses chimiques subséquentes.Les animaux de chaque lot sont pesés à tous les 28 jours, et des échantillons de sang sont prélevés afin de déterminer leur profil métabolique.À partir du 168e jour d\u2019expérience, on évalue périodiquement l\u2019épaisseur du gras dorsal au moyen d'un appareil à ultrasons.Tous les animaux seront abattus à un poids d'environ 570 kg.On recueillera alors les données suivantes: le poids de la carcasse chaude et le poids à froid, la classification de chaque carcasse et enfin un échantillon de la 11e et de la 12e côtes.En plus d\u2019étudier l'alimentation des bouvillons, on détermine la digestibilité apparente des régimes grâce à des essais effectués avec des moutons.Tous les échantillons recueillis seront soumis à des analyses chimi- ques et les données obtenues feront l\u2019objet d\u2019analyses statistiques pour leur interprétation.Les résultats seront connus vers la fin de cette année ou au début de l\u2019an prochain.* Dominique D.Rony est agronome-nutritionniste è la Station de recherches agricoles de Deschambault.Importé et distribué par: FERME CULTIVAR ENR.145, rg 11, St-Louis-de-Blandford Québec G0Z 1B0 Tél.: (819) 367-3237 NE MANIPULEZ PLUS VOTRE SILO-MEULE COMME UN T/VS DE FUMIER Désilez et distribuez, sans perte, été comme hiver avec la désileuse TR10LIET-MULL0S.l'as en mécanisation pour silos-meules.GERARD GARAND vous offre Mélangeur de ration totale nVïï'T»*:\t\t\t\t\t\t l'y ¦JT*\t\t\t\t\t\tI$ji2 ////////////./MACHINERIE AGRICOLE ntt.STIRCO Mélange plus rapide, plus homogène Pas de point mort Convoyeur de renvoi sans ennui Moins de coussinets et pignons Plus de capacité au pied Mélange de balles de 80 Ib (sans mouture Moins d'entretien en temps et en coût Moindre besoin de puissance, donc besoin d une plus petite unité motrice Économie d énergie pour les grosses balles vu le broyage plus grossier Moins de dommages aux flocons Au Québec, dans les Maritimes et en Ontario distribution, vente et service C.P.753.40, boul.Patrick Drummondville (Que.) J2B 6X1 Sortie 177-179 Nord autoroute 20 819-478-2858\t819-478-2482 20 Bovins du Québec Avril 1987 Depuis plus d'un demi-siècle, l'Association canadienne des éleveurs de bovins (ACEB) défend les intérêts des producteurs de bovins et les représente auprès des autorités concernées.L'Association (mieux connue sous son sigle anglais CCA) regroupe les fédérations provinciales de producteurs ainsi que certains autres organismes intéressés.Dans cette chronique régulière, nous ferons le point sur les divers dossiers que défend l'ACEB.Non à la taxe américaine Une taxe de 10c la livre nous coûterait 180 millions de dollars annuellement Gill Barrows * IH Association canadienne des 0 éleveurs de bovins tient à félici-¦ ter les éditeurs de Bovins du Québec à l\u2019occasion de la parution de ce premier numéro.Cette publication répond à un besoin certain au Québec, et nous ne doutons pas qu'elle saura rallier de nombreux lecteurs.Avant d\u2019entrer dans le vif de notre sujet, soulignons d'abord que les producteurs québécois sont bien représentés au conseil d\u2019administration de l\u2019ACEB par MM.Gilles Laurent, président de la Fédération des producteurs de bovins du Québec, et Gaston Verrault, également membre du conseil de la FPBQ.Celle-ci a été la première à fournir une contribution financière spéciale afin d\u2019aider l\u2019ACEB à lutter contre les importations de bœuf subventionné en provenance de la Communauté économique européenne.Avec son aide et celle des autres provinces, nous sommes parvenus à faire valoir les intérêts des producteurs canadiens.Les différends commerciaux continuent cependant d'être à l\u2019ordre du jour; à l\u2019heure actuelle, ce sont nos relations avec les États-Unis qui viennent en tête de liste.C\u2019est vers le 17 juillet que la Commission américaine du commerce international rendra public son rapport sur le commerce de bovins et de viande de bœuf entre le Canada et les États-Unis.Bien que cette étude ne vise par expressément l\u2019établissement d\u2019une taxe compensatrice sur les bovins et la viande de bœuf canadiens, il y a tout lieu d'être sur nos gardes.En effet, une enquête semblable a déjà conduit à l\u2019imposition d'une taxe compensatrice sur le porc canadien.Ce n\u2019est pas la première fois, rappelons-le, qu\u2019une industrie américaine demande la tenue d'une telle enquête afin de sonder le terrain.La Commission du commerce international examine alors l\u2019ensemble du secteur industriel visé dans le pays concurrent, en l\u2019occurrence le Canada, particulièrement en ce qui a trait aux subventions.L\u2019industrie américaine dispose ainsi d'une étude approfondie financée par le gouvernement; après examen, elle est en mesure de décider si elle lancera ou non une campagne pour l\u2019imposition d'une taxe compensatrice.Dans le cas qui nous occupe, c\u2019est l'Association américaine des éleveurs de bovins qui a demandé la tenue d'une enquête, et c\u2019est elle qui décidera s\u2019il y a lieu d'aller plus loin.Bien entendu, l\u2019ACEB fait tout en son pouvoir pour que l'enquête n'ait pas de suites.L\u2019établissement d'un droit compensateur sur les bovins et la viande de bœuf serait désastreux pour le Canada.On a pu constater au début des années 50 l\u2019importance du marché américain lorsque celui-ci fut fermé aux producteurs canadiens en raison d'une épidémie de fièvre aphteuse.Le prix des bovins diminua aussitôt de moitié, d\u2019une part parce que le Canada devait absorber la production excédentaire, d\u2019autre part parce que les salaisons canadiennes n\u2019avaient plus à respecter le prix de base normalement fixé par les salaisons américaines.Selon le professeur Larry Martin, de l'Université de Guelph, l'établissement par les Américains d\u2019une taxe de 10 cents la livre se traduirait pour les producteurs de bovins canadiens par un manque à gagner de plus de 180 millions de dollars par année.L\u2019ACEB s\u2019est donné pour mission d'empêcher que cela ne se produise.Nous nous efforçons de convaincre les Américains que le Canada n\u2019utilise aucune pratique déloyale à leur égard.À notre avis cela se vérifie dans les faits : s\u2019il est vrai qu\u2019il existe des subventions dans notre industrie, elles sont loin d\u2019être excessives ; qui plus est, elles n\u2019ont pas eu d\u2019effet sur le volume ni sur le prix des produits que nous vendons aux États-Unis.C\u2019est là le point crucial sur lequel nous continuerons d\u2019insister dans nos discussions avec les Américains.Si nous parvenons à les convaincre, ils n\u2019exigeront pas de taxe compensatrice; dans le cas contraire, l\u2019ensemble de notre industrie aura à faire face à un problème sérieux.* Gill Barrows est directeur des Affaires gouvernementales à la CCA.Bovins du Québec Avril 1987 21 info Un des objectifs de la revue Bovins du Québec est de vous informer de façon régulière sur les activités de la Fédération des producteurs de bovins du Québec.Comme cette première livraison coïncide avec I assemblée annuelle de la Fédération, nous vous présentons ci-après, exceptionnellement, un résumé du rapport d'activités 1986-1987.L\u2019exercice 1986-1987 en revue Gaétan Bélanger * La Fédération des producteurs de bovins du Québec a connu une année bien remplie.Les dossiers reliés à la mise en marché ont particulièrement retenu notre attention, de même que ceux de la rationalisation des programmes de stabilisation, de la refonte des programmes agricoles et du commerce international.Plan conjoint Cette année encore, la Fédération a poursuivi ses efforts en vue d\u2019améliorer le système de mise en marché des bovins au Québec.Des gestes concrets ont été posés dans certains secteurs couverts par le Plan conjoint, tandis qu\u2019on a défini des orientations dans les autres.Bovins laitiers La Régie des marchés agricoles du Québec a tenu des audiences publiques à la fin de l\u2019été concernant le Règlement sur la vente des bovins, retardant ainsi de près d'un an la mise sur pied de l'Agence de vente prévue par le nouveau règlement.Dans leur mémoire à la Régie, le Comité de mise en marché des bovins laitiers et la Fédération ont démontré hors de tout doute la pertinence de ce projet ainsi que ses retombées économiques favorables.On s\u2019attend à ce que la Régie rende une décision favorable d\u2019un jour à l'autre.L'Agence entrera en activité le 30° jour suivant la publication de cette décision dans la Gazette officielle du Québec.Le Comité a par ailleurs rédigé les nombreuses conventions qui devront être signées sous peu avec les acheteurs et avec les agents autorisés de la Fédération.En outre, celle-ci embauchera bientôt un coordonnateur général qui veillera au bon déroulement des ventes et au respect des conventions.Veaux lourds La décision de la Régie des marchés agricoles touchant les veaux lourds devrait également être rendue incessamment.Ayant consulté des producteurs à ce sujet, la Fédération a demandé à la Régie de suspendre l'application des dispositions du Règlement touchant les veaux de lait lourd.De son côté, le Comité s\u2019est employé à rédiger les conventions nécessaires après avoir rencontré à quelques reprises les principaux acheteurs concernés.Promotion du veau de grain et du veau de lait La promotion du veau de grain a connu un nouvel essor en 1986: une campagne publicitaire de 150000$ \u2014 financée à parts égales par les pro- ducteurs et le gouvernement du Québec \u2014 a été entreprise en septembre dernier et s\u2019étendra jusqu\u2019en mai 1987.De plus, une collaboration accrue entre la Fédération, les abattoirs-grossistes et les détaillants (principalement Pro-vigo) ont amené une meilleure identification du produit dans les comptoirs de viande des supermarchés.Une campagne de promotion du veau de lait est également en préparation.La participation financière du gouvernement du Québec est d\u2019ores et déjà acquise.Bouvillons d\u2019abattage Le Comité a précisé son orientation concernant la mise en marché du bouvillon d\u2019abattage: des conventions seront signées avec les acheteurs afin de régir et d\u2019harmoniser leurs pratiques commerciales.Des discussions sont en cours avec les principaux abattoirs concernés.Poids chaud des carcasses La majorité des abattoirs de gros bovins ont signé en 1986 une conven- 22 Bovins du Québec Avril 1987 B a info tion touchant le poids chaud des carcasses avec la Fédération.Par la suite, celle-ci a demandé à la Régie des marchés agricoles d'imposer par ordonnance les mêmes conditions à tous les abattoirs qui n\u2019ont pas signé cette convention.La Régie a tenu des audiences publiques au début de l\u2019année à Montréal, à Québec et à Drummondville en janvier et février 1987 afin d'entendre les abattoirs concernés.Elle a rendu une décision favorable aux demandes de la Fédération dans les trois cas.Veaux d\u2019embouche Le Comité s\u2019est employé cette année à coordonner les activités des encans spécialisés de veaux d\u2019embouche.Près de 25000 veaux ont été offerts en vente dans les 19 encans du circuit en 1986.Une vente provinciale de printemps a eu lieu à Drummondville au début du mois de mai 1986, et une autre se tiendra au même endroit le 2 mai 1987.Un encan d'hiver s\u2019est également déroulé avec succès à Saint-Romuald le 17 janvier dernier.D\u2019autre part, le Comité a défini le mode de mise en marché des veaux d\u2019embouche qui prévaudrait sous le régime de l'Agence de vente provinciale.Ainsi, tous les veaux d\u2019embouche seraient obligatoirement vendus par enchères, que ce soit lors d\u2019encans hebdomadaires ou spécialisés dûment autorisés par la Fédération ou par tout autre mode d\u2019enchères (électroniques, vidéo, etc.) Cette proposition fait actuellement l\u2019objet de discussions au sein des syndicats.Garantie de paiement Prétextant la mauvaise situation financière de plusieurs abattoirs, la Régie des marchés agricoles du Québec a refusé d\u2019émettre une ordonnance obligeant tous les acheteurs de bovins à déposer une garantie de paiement.Par conséquent, la Fédération a pressé le ministre de l\u2019Agriculture, M.Michel Pagé, de mettre sur pied un fonds d\u2019assurance financé en partie par les abattoirs et en partie par le gouvernement du Québec.Le ministre s'est engagé à traiter ce dossier en priorité dès le début de 1987.Règlement sur la vente aux enchères d\u2019animaux vivants Grâce aux nombreuses démarches de la Fédération, le gouvernement du Québec a adopté, le 20 août dernier, un nouveau Règlement sur la vente aux enchères d\u2019animaux vivants, qui décrit les conditions auxquelles devront répondre les encans pour ob-tenir un permis d\u2019exploitation du MAPAQ.Parmi ces conditions, notons une garantie de paiement, des normes touchant l'aménagement et la salubrité des établissements ainsi que l'équipement nécessaire \u2014 notamment des balances avec imprimante électronique \u2014 et la présence d'un inspecteur, médecin vétérinaire, qui veillera au bon déroulement des opérations et à l\u2019examen des animaux à l\u2019entrée.Le permis d\u2019exploitation sera obligatoire à compter du 1er juillet 1987.Ce règlement vient compléter les conventions que la Fédération devra signer avec ses agents sous le régime de l\u2019Agence de vente des bovins laitiers et des veaux de grain.Activités de promotion La Fédération a participé à la promotion de la viande bovine (bœuf et veau) en affectant un budget publicitaire au Centre d'information sur le bœuf (CIB).Elle a également contribué à la nouvelle revue Cuisine et Marché en y présentant des recettes à base de bœuf transformé (vache de réforme) en avril, de veau de grain en mai, de bœuf de coupe (bouvillons) en août et de veau de lait lourd en novembre.Assurance stabilisation des revenus agricoles La Fédération a mené une enquête au cours de l\u2019été afin d\u2019évaluer la justesse des prix de vente considérés par la Régie des asssurances agricoles du Québec et divers éléments des coûts de production.Le Comité technique MAPAQ-UPA, où la Fédération est représentée par au moins trois ou quatre producteurs de chacun des secteurs concernés, s'est réuni à une dizaine de reprises au printemps dernier pour établir des coûts de production qui reflètent mieux la réalité économique des producteurs.Par ailleurs, les démarches entreprises par la Fédération ont amené le gouvernement du Québec à établir un programme de stabilisation à l\u2019intention des éleveurs de veaux de lait lourds.Toutefois, celui-ci a apporté en décembre dernier plusieurs modifications aux programmes concernant le veau de grain, le veau d\u2019embouche et le bouvillon d\u2019abattage qui ont été fort mal reçues par les producteurs.Le Suite en page 26 Producteurs, un outil \u201cINDISPENSABLE\" pour la mise en marché de vos animaux ________ 316, rue Bridge, Chambre 3 Bur.: (514) 933-2929 Soir: (514) 626-9989 .\t- 4\tMontréal, Qué.H3K 2C4 AGENT A COMMISSION Jean-LouisDagenais.gerant Une équipe dynamique à votre service au MARCHÉ AUX BESTIAUX DE MONTRÉAL (près du pont Victoria) MONTRÉAL, QC 3 Journées d'encan \u2014 LUNDI \u2022 MARDI \u2022 MERCREDI Reception 24 heures par jour Acheteurs et consignataires n'oubliez pas notre vente de printemps de veaux d'embouche le 2 mai \u2014 CEPAS Drummondville DANIEL PAUL-HUS Encanteur Consignez vos animaux avec l'équipe pour le 'MAXIMUM' Bovins du Québec Avril 1987 23 Ontario Livestock Exchange Limited L'Ontario Livestock Exchange Les pionniers des enchères électroniques au Canada Jim Romahn * Les producteurs de bovins du Québec ne seront pas les premiers à se lancer dans l\u2019aventure des enchères électroniques : de tels systèmes fonctionnent déjà avec succès aux États-Unis et en Ontario.Parallèlement à notre dossier sur ce sujet, nous sommes allés voir de plus près comment fonctionne le système mis en place à l\u2019Ontario Livestock Exchange.Après trois années d\u2019exploitation, le système d\u2019enchères électroniques du Ontario Livestock Exchange a fait ses preuves : en éliminant les intermédiaires, en limitant les frais de transport et en donnant accès à un plus grand nombre d\u2019acheteurs potentiels, il permet aux producteurs d\u2019obtenir le meilleur prix possible pour leur bétail.Des producteurs imaginatifs Les premiers à lancer l\u2019idée d\u2019un système de vente centralisé furent des producteurs de bovins de la péninsule de Bruce, au nord-ouest de Toronto.Il s'agissait en l'occurrence d\u2019un système vidéo : les bandes enregistrées chez les producteurs étaient présentées lors d\u2019encans publics.On continue aujourd'hui d'y avoir recours, notamment pour acquérir des bovins d\u2019engraissement en provenance de l\u2019Ouest.Mais c'est en 1981, lors de l'assemblée annuelle de l\u2019Ontario Cattlemen\u2019s Association (OCA), que l'on a mis de l'avant l'idée d'un système informatisé qui permettrait de transporter les bovins directement des parcs d\u2019engraissement aux abattoirs.L\u2019OCA, le gouvernement fédéral et celui de l'Ontario décident alors d\u2019investir 50000$ chacun dans la mise au point du système (somme relativement modeste si l'on considère que le gouvernement du Québec a investi à lui seul plus de 800000$ pour établir un système semblable).Selon le président de l'OCA pour 1986, M.Edgar Wideman, cette initiative s\u2019accordait parfaitement aux objectifs de l'Association : « Nous ne devons pas restreindre les options qui s'offrent aux producteurs pour la vente et l'échange des bovins, mais au contraire cherchera multiplier ces options et à faire en sorte que chacune d\u2019elles fonctionne de la façon la plus efficace possible.» Une expérience concluante La mise en place du système exigera la collaboration de 17 agents qui parcoureront la province afin d'établir la description des bovins destinés à la vente.Leurs efforts vont s\u2019avérer fructueux : dès la première vente, en février 1983,11 des 18 lots offerts sont vendus au plus haut prix.À l'automne de la même année, l\u2019OCA conclut au succès de l'expérience.Il s'agissait maintenant de remettre le système aux mains du secteur privé, puisque l\u2019Association n\u2019avait pas l\u2019intention d\u2019en assumer l'exploitation.Bien que le système fasse tout juste ses frais, l\u2019Ontario Livestock Exchange (OLEX) se montre intéressée car elle y voit un excellent complément à son système de vente par vidéo.Après avoir délégué aux producteurs mêmes une partie du travail de description des bestiaux, l'OLEX s\u2019emploie donc à promouvoir le système.Au début de 1984, elle vend 900 têtes de bétail par semaine.C'est alors que le gouvernement ontarien annonce son intention de créer 24 Bovins du Québec Avril 1987 Photo Bernard Brault Photo François Desaulniers *liüPK * »*-\u2019?'V &.SSÊ ££>*** une agence de mise en marché du bœuf et d\u2019imposer pour la vente des bovins un système d\u2019enchères ouvert et concurrentiel.Presque aussitôt, l\u2019Ontario Stock Yards, une entreprise concurrente de l\u2019OLEX, décide de lancer un système d\u2019enchères électroniques parallèle.Cependant, le volume de ses ventes ne sera jamais suffisant pour couvrir ses dépenses.Peu après que le gouvernement ontarien eut abandonné son projet d\u2019agence de mise en marché, l\u2019Ontario Stock Yards renonça à son encan électronique.L\u2019Ontario Livestock Exchange restait donc seule sur le marché.Son volume de ventes allait augmenter de façon constante, au point de rivaliser aujourd\u2019hui avec celui de l\u2019Ontario Stock Yards qui dominait jusque-là le marché.Ainsi, en 1985, plus de 75000 bovins changeaient de main par le biais du système d\u2019OLEX.L\u2019année suivante, le volume augmentait de 24 p.100 pour atteindre quelque 100000 têtes de bétail.En plus des bovins, environ 9000 moutons, 6400 chèvres et 23000 porcs passent par les enchères électroniques.L\u2019OLEX vend également à ses encans publics, sur une base vivante, environ 130000 bovins, 100000 porcs et 5000 chevaux.Un système simple et efficace L\u2019expérience a clairement démontré les avantages des enchères électroniques : tout d\u2019abord, il y a moins de déplacements et de manipulations, ce qui réduit les risques de meurtrissures, de stress et de pertes de poids, ainsi que les coûts qui y sont associés.Ensuite, contrairement à ce qui se passe dans le cas d\u2019une vente directe, le jeu des enchè- res permet au producteur d\u2019obtenir le meilleur prix possible pour ses bovins.Les abattoirs, quant à eux, peuvent mieux planifier leurs livraisons et réaliser ainsi des économies importantes.Les ventes par enchères électroniques ont lieu les lundis, mercredis et vendredis, tandis que les mardis et les jeudis sont réservés aux encans publics sur base vivante.On procède ainsi : un producteur, ou son agent, appelle l\u2019OLEX pour offrir ses bêtes.S\u2019il s\u2019agit d\u2019un nouveau client ou d\u2019un nouveau lot, un des agents d\u2019OLEX ira inspecter le bétail et en établira la description.Soulignons qu\u2019au Québec, sauf dans certains cas, le bétail devra être acheminé à un poste de commercialisation ou de rassemblement.Pour le reste, le système fonctionne sensiblement de la même façon que celui que l\u2019on retrouvera bientôt au Québec.Une description plus ou moins détaillée du bétail est entrée dans le système informatique : nom du producteur, mode d\u2019élevage des bovins, poids et catégorie.Les enchères peuvent alors commencer, selon la méthode décroissante-croissante.Certains délais sont prévus pour la livraison du bétail et pour le paiement, et toutes les transactions sont prises en charge par l\u2019OLEX.Selon son directeur, M.Larry Wit-zel, le système est populaire parce qu\u2019il élimine le hasard du processus de mise en marché : « Le producteur reçoit exactement la valeur de l\u2019animal, et l'acheteur n a pas besoin de deviner le poids ou la catégorie de l\u2019animal.» * Jim Romahn est Journaliste au Kltchener-Water-loo Record.Texte adapté de l'anglais par Brabant Dutrlsac Communication.Bovins du Québec Avril 1987 25 Suite de la page 23 ministre Michel Pagé a demandé au Comité technique MAPAQ-UPA (qui compte des représentants de la FPBQ) d\u2019analyser les conséquences de ces modifications et de lui proposer des ajustements.Programmes agricoles Le nouveau programme agricole proposé aux producteurs de bovins dans le cadre de la refonte des programmes entreprise par le ministère de l'Agriculture a soulevé une vive réaction de la part de la Fédération.En effet, le projet du gouvernement laisse entrevoir une forte diminution de l\u2019aide financière versée aux producteurs qui désirent prendre de l\u2019expansion ou renouveler leurs techniques de production.Commerce extérieur Le Tribunal canadien des importations a rendu l'été dernier une décision favorable aux producteurs québécois en maintenant la forte taxe douanière sur la viande de bœuf et de veau provenant de la Communauté économique européenne.Cette mesure a eu pour effet de réduire à zéro les importations de viande bovine européenne.C\u2019est l\u2019Association canadienne des éleveurs de bovins (CCA), à laquelle la Fédération est affiliée, qui a piloté ce dossier.Par ailleurs, les Américains font actuellement enquête sur l\u2019exportation de viande bovine et de bétail canadiens vers les États-Unis.La CCA a été chargée de suivre le dossier et présentera un mémoire devant la Commission internationale du commerce des États-Unis.(Voir à ce sujet l\u2019article de Gill Barrows.) Autres activités Les administrateurs et le personnel de la Fédération ont représenté les producteurs de bovins dans plusieurs autres activités ou dossiers spéciaux : représentations au nom des producteurs créanciers de l\u2019abattoir Charlemagne et de l\u2019encan Appolo, participation aux différentes réunions ou assemblées de l'Association canadienne des éleveurs de bovins ou aux activités du comité Viande bovine du Conseil des productions animales du Québec, présentation de conférences, etc.* Gaétan Bélanger est secrétaire de la FPBQ.LE LIMOUSIN, UNE FORCE QUI GRANDIT Avec un taureau Limousin, les vêlages deviennent presque un jeu.Le Limousin produit un animal «dégraissé et désossé» génétiquement.C'est pourquoi les producteurs et les consommateurs y trouvent leur prolit.Pour la onzième année consécutive, les carcasses Limousin pur sang ou croisés ont remporté les grands honneurs au concours annuel de la meilleure carcasse ASSOCIATION DES ÉLEVEURS DE LIMOUSIN DU QUÉBEC V 41, Route 243, St-Félix de Kingsey (Québec) \u2014 (819) 848-2038 J L'AMT est un véhicule destiné au transport de matériaux divers et, comme l'indique aussi son nom.sa charge maximale est 600 livres (275 kg).Comment designer autrement l'exclusif AMT 600 ! Car il ne se contente pas de transporter le conducteur; il est vraiment capable de traverser des terrains dificiles avec une charge sur le dos.Il transporte facilement les ob|ets encombrants et sa charge peut atteindre 275 kg en terrain plat et 180 kg en terrain raboteux.De plus, la benne bascule pour le déchargement.C'est vraimentdu travail de camion! Le nouveau AMT 600 Cacouna Équipements 8 S L Inc Roule 291 (4181 8624)541 Chicoutimi Équipement Agncule du Saguenay Inc 1423 boul Si Paul 14181 545 1955 Farnham Les Équipements Lague Llee 1330 rue Pnncipale (5141 293-5345 Lavallrie Les Equipements Bruneau Inc 180 tue des Industnes (5141 586-3086 Lennoxville Les Équipement Veilleux Inc 9 Oueen (8191 564-8850 Matane Théophile Côte & Fils Incoipoiee 841 ave du Phare E CP 367 (4181 562-4034 Naplervllle Garage Roch Forlm Inc (514) 245-3624 roulxville\t'fl T_1.un mini-camion Equipements Fiancoeui Inc 311 Cote S( Louis (418) 365 7113 SI Augustin Centre Agricole J 0 L Inc 15453 lue Si Augustin (514) 430 1342 St Bruno de-Guigues Les Machineries M Laiose Llee CP 219 (8191 7282323 Sl-Celeslin Les Équipements Real Leblanc Inc 230 Maïquis (8191229-3686 Sle-Claire Les Industries el Equipements Laliberte Llee 550 toute Begin 14181883-3338 St-lsidore Emile Laiochelle Inc Cte Dorcheslei (418)882-5654 QUI VOIT Ste-Marline ' Equipements Agamei Llee 1325 boulevard Si Jean Baptiste (514) 427 2118 Si Pascal Equipement Laplante Inc 2e tang C P 550 Cte Kamouiaska (418)492 3068 St Polycarpe Si Onge & Pilon Inc 1700 chemin Sle-Cathenne 15141 269-2353 Ste-Rosalie Les Équipements Laguee Ltee 520 3e Rang (514) 799-5533 Victoriaville Andie Girouard & Fils Inc 650 boul Industries E (819) 758-0643 'Deere, c\u2019est tout dire 26 Bovins du Québec Avril 1987 C'est le consommateur, en dernière analyse, qui est la véritable raison d'être du producteur de bovins.Pour que celui
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