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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 1988-04-14, Collections de BAnQ.

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[" DU QUEBEC Supplément de La Terre de chez nous 14 avril 1988 mm ft!'.\u2019 i ¦.-vT.7/ïf il ÏW ( -&Cà S*tn*flfUAt4 ^^^ Dtax 'pxitcl Ote.f\t\u2022\tBouvillon* de remplacement H\t\u2022\tAcheteur sur commande I\t\u2022\tExportateur I\t\u2022\tAcheteur de fermes et d'animaux I Bureau (514) 937-2233 I\t(514)931-8619 Rés.(514)486-4670 316 rue Bridge, MONTRÉAL (Québec) H3K 2C4 s&r'KX* E-La.HEREFORD MHP «MR.DUE- 1U Tatouage: LO-1U Code: 73 HP 35 Éleveur: Max H.Parker Saint-Félix-de-Kingsey (Québec) Propr.: Albert W.Taylor Lennoxville (Québec) Généalogie (pur-sang) Mensurations (Mars 1988) Père :\tI PRL 930K PRL 347 DUELINE 729R Hotline 347N | LC Nerva 67K 2N Mère :\t/ Juslamere RT EE Miss RT Weldon 2H Weldon 222B Box E Miss I Woodrow 79A Poids: 862 kg (1 900 lb) Hauteur hanches: 150 cm (59 po) Circ.scrotale: 38 cm Contrôle d'aptitudes en station \u2014 ASBESTOS 1987, Québec ' Occupe le 3e rang sur un total de 50 taureaux .*> \u2022\u2022 V, ' \t COMMENTAIRES MR.DUE impressionne par son excellente conformation démontrant une très bonne musculature II a terminé avec succès son épreuve à la station d'Asbestos.De plus, il est le descendant de taureaux éprouvés supérieurs au Canada tels que Dueline ET Hotline Enfin, il fut couronné Gr.Champ, à Victoriaville, 18' de sa classe à Sherbrooke et Gr Champ de Réserve à Québec en 1987.Pour obtenir davantage d'informations sur le Pep-Boeuf, communiquez au CIAQ à l'adresse indiquée Centre d'insémination artificielle du Québec (CIAQ) inc.C.P.518.Saint-Hyacinthe (Québec) Canada J2S 7B8 Téléphone (514) 774-1141 Télex 05-830542 Télécopieur FAX (514) 774-9318.0: féeJc.(ü A*c éa/ty Vol.2, no 2\t14 avril 1988 BDWT5 Supplément de Le Terre d« ch «s noua, édition du 14 avril 1988 Éditeur La Terre de chez nous Union des producteurs agricoles 555, boul.Roland-Therrien Longueuil (Québec) J4H 3Y9 (514) 679-0530 Directeur Hugues Belzile Rédacteur en chef André Charbonneau Rédacteur en chef adjoint et responsable de la publication Jean Savard Collaborateurs Gil Barrows, Michel Bélair, Gaétan Bélanger, Robert Berthiaume, André Langlois, Gilles Larochelle, Guy Paquin Révision et correction Brabant Dutrisac Communication Conception graphique Jean Gladu Montage Diane Blain Photocomposition Les Entreprises Précigraphes Itée Impression Litho Prestige inc.Directeur de la publicité Réjean Pouliot Représentants publicitaires Christian Guinard, Réal Loiseau, Isabelle Poutré Administration Jocelyne Gareau Secrétaire Ginette Blondin Tirage et abonnements Micheline Courchesne Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0040-3830 L\u2019Agence de vente met fin à l\u2019anarchie Les changements apportés à la mise en marché des produits bovins en 1987 ont été tellement bénéfiques aux producteurs qu'en se fiant à ce seul secteur d'activités, on peut qualifier l\u2019année 1987 de franc succès pour la Fédération des producteurs de bovins du Québec, et surtout pour ses 26000 producteurs membres.L'Agence de vente des bovins laitiers et des veaux de grain, on le sait, a été lancée le 3 août 1987.Malgré toutes les embûches rencontrées au cours des premiers mois d\u2019activité, il est d\u2019ores et déjà acquis que cette agence rapportera chaque année aux producteurs concernés plus de 5,5 millions de dollars en revenus supplémentaires, soit une moyenne de 25,10 $ par vache de réforme et de 15,50 $ par veau de grain.De tels gains, aussi importants soient-ils, ne surprennent aucunement lorsque l\u2019on connaît l\u2019anarchie totale qui régnait dans ce secteur depuis des décennies.Toutefois, le «grand ménage» n\u2019est pas terminé ; je me permets donc de rappeler que chaque producteur se doit de suivre scrupuleusement les règles que, tous ensemble, nous nous sommes données.Par ailleurs, compte tenu de la multitude d'intervenants dans ce dossier et de la forte concentration orchestrée par certains abattoirs, de concert avec plusieurs commerçants d\u2019animaux, certains encans et même quelques producteurs, il faut admettre que le seul fait d\u2019avoir lancé l\u2019Agence le 3 août 1987 relève presque du miracle, et qu'il s'agit d\u2019une véritable victoire pour tous les producteurs.Cela représente également une victoire décisive pour les plans conjoints en général et pour la Loi sur la mise en marché des produits agricoles : il faut reconnaître en effet que, sauf pour ceux qui comportent une gestion de l'offre (c'est-à-dire des quotas), aucun plan conjoint n'avait véritablement réussi à s\u2019imposer dans la mise en marché des produits agricoles au Québec.Le cas des bovins constitue un précédent et servira par conséquent de tremplin pour les autres groupes de producteurs détenant déjà de tels pouvoirs.Comme si cela n'était pas suffisant, l'année 1988 sera elle aussi marquée par plusieurs autres interventions concrètes dans la mise en marché des bovins : en effet, des projets d'agences de vente font actuellement l\u2019objet de discussions auprès des producteurs de veaux d\u2019embouche et de bouvillons d'abattage.Là encore, il faudra se battre pour faire reconnaître les droits des producteurs, et le succès de cette entreprise réside presque exclusivement dans leurs propres mains.\t^ Le président, $U.Gilles Laurent Dossier Économie et écologie font bon ménage La culture fourragère, une avenue rentable pour les producteurs de bovins Sans cesse poussée vers une plus grande productivité, l'agriculture nord-américaine fait face actuellement à de graves problèmes en matière de conservation des sols.Ces problèmes sont attribuables en grande partie à l'utilisation abusive des technologies modernes orientées vers les monocultures comme celle du mais et des céréales.Or une meilleure régie de ces cultures peut avoir des effets Régie du troupeau Les implants dans l\u2019entreprise vache-veau Un stimulant de croissance.économique sans pareil La production vache-veau, pour plusieurs d\u2019entre nous, est une production extensive, inefficace et peu rentable.Pourtant, depuis plusieurs années, les chercheurs ont mis au point divers produits et techniques de production Page 14 bénéfiques non seulement sur le bilan financier de l\u2019entreprise agricole, mais aussi, à plus long terme, sur la\tÉditorial\tP- 3\tReportage\tP-\t18 conservation des sols.\tCCA\tp.4\tPar ailleurs\tP-\t22 Page 6\tFPBQ Info\tp.10\tLe marché\tP\t23 Bovins du Québec / Avril-mai 1988 3 c c point irue Pourquoi le libre-échange?Gil Barrows * Le libre-échange.Voilà un sujet qui n'est pas très populaire dans les milieux agricoles du Québec.L'Association canadienne des éleveurs de bovins, elle, appuie l'entente de libre-échange entre le Canada et les États-Unis.Il nous apparaît donc important d'en expliquer la raison aux producteurs québécois, d'autant plus que la Fédération des producteurs de bovins du Québec ne partage pas la position de la CCA dans ce dossier.Rappelons d\u2019abord que le commerce du bétail entre le Canada et les États-Unis ne date pas d'hier.Les restrictions touchant ce type de commerce ont été réduites graduellement, au point de disparaître presque entièrement.Or grâce à nos coûts de production moindres \u2014 et peut-être à une plus grande efficacité \u2014, la balance commerciale dans ce secteur a toujours été en faveur du Canada.Au cours dés dernières années, cela s'est traduit par des recettes d'exportation nettes de 200 à 300 millions de dollars par année pour les producteurs de bovins canadiens.Il est bien sûr de notre intérêt de poursuivre ces échanges; la CCA croit quant à elle que l'entente sur le libre-échange nous sera profitable à cet égard.Nous estimons en particulier que le Québec a tout à y gagner, lui qui exporte aux États-Unis et qui compte sur les acheteurs américains pour fixer des prix minimaux que les grossistes canadiens doivent concurrencer.Il faut rappeler cependant que si nos relations commerciales avec les États-Unis sont assez bonnes dans l'ensemble, la US International Trade Commission a fait enquête à deux reprises sur notre industrie, et que les Américains ont bien failli adopter des mesures protectionnistes à notre encontre.En vertu de la nouvelle entente sur le libre-échange, le Canada et les États-Unis établiront conjointement les nouvelles règles du jeu, notamment en ce qui touche le type de subventions qui seront permises, ce qui nous mettra désormais à l\u2019abri de toute mesure protectionniste.De même, le Canada et les États-Unis seront exemptés de leurs lois respectives touchant l\u2019importation de la viande.On sait que les quotas s'appliquant au bœuf ont tendance à déstabiliser le marché et qu'ils produisent rarement les effets désirés.Lorsque les Américains imposent des quotas au bœuf canadien, le Canada cesse d'en exporter pour exporter du bétail ; notre industrie de la transformation se trouve ainsi défavorisée, tandis que les États-Unis ne réussissent même pas à réduire la quantité de bœuf étranger sur leur marché.La CCA recommande par ailleurs que les deux pays reconnaissent les normes d'inspection de la viande en vigueur chez leur voisin, et qu'ils cessent d\u2019inspecter le bœuf provenant de l\u2019autre pays.De chaque côté de la frontière, en effet, on se soupçonne d'avoir recours, lorsqu'il y a des frictions entre les deux pays, à l'inspection du bœuf pour bloquer injustement des importations.Il est évident d'autre part que.de répéter la procédure d\u2019inspection constitue un gaspillage, d'autant plus que les deux pays ont établi des normes de santé très élevées.Bien que l'entente sur le libre-échange n\u2019aille pas aussi loin qu'on l'aurait souhaité en cette matière, le Canada sera néanmoins exempté des règles tatillonnes imposées par les États-Unis aux autres pays.L\u2019accord stipule également que les droits d\u2019importation du bétail et du bœuf seront éliminés.Malheureusement, cela ne se fera pas im- médiatement, mais de façon progressive : sur une période de cinq ans à partir de 1989 dans le cas du bétail, et de dix ans dans celui de la viande bovine.Rappelons que les tarifs actuels sont de 1 cent la livre pour le bétail et de 2 cents la livre pour la viande de bœuf.À notre avis, cela n\u2019a guère de sens de prendre tant de temps pour éliminer un tarif si peu élevé.On pourra toutefois procéder plus rapidement si les deux pays s\u2019entendent en ce sens ; la CCA s'efforcera de favoriser une telle entente.L'espace nous manque ici pour discuter des nombreux arguments mis de l'avant par les opposants au libre-échange.Nous nous contenterons d\u2019en commenter un seul: plusieurs considèrent que de signer une telle entente équivaut à sacrifier notre culture à des gains économiques.Or l'accord est très clair à cet égard: à quelques rares exceptions près, aucune de nos industries culturelles ne sera touchée.En fait, on peut même affirmer que l\u2019accroissement de nos échanges avec les États-Unis augmentera notre prospérité, ce qui nous permettra de renforcer nos propres institutions culturelles.Une fois cette objection rejetée, il ne reste plus qu'à examiner les retombées purement économiques de l\u2019entente.Or comme nous l'avons démontré, celles-ci ne peuvent être que bénéfiques à notre industrie.* Gil Barrows est directeur des Affaires gouvernementales à la CCA (Traduit de l'anglais par Brabant Dutrisac Communication.) 4 Bovins du Québec / Avril-mai 1988 Toujours de l\u2019avant NOUS AVONS DES TAUREAUX QUI AMÉLIORERONT LA RENTABILITÉ DE VOTRE TROUPEAU DE VACHES CROISÉES OU PUR SANG Vous cherchez de bons éleveurs Simmental ARTHABASKA Ferme Lasen Éleveur Fullblood Tél.(819) 357-9063 - 9163 BEAULAC (Sherbrooke) Les Fermes Rocendel inc.Éleveur pur-sang Fullblood Tél.(418) 458-2491 CHESTERVILLE Ferme Chesterville Éleveur pur-sang Fullblood Tél.(819) 382-2266 FOSTER Ferme Allard Simmental enr.Éleveur pur-sang Fullblood Tél.(514) 539-2646 MONTMAGNY Ferme Cantinale Éleveur pur-sang Fullblood Tél.(418) 248-8833 ROCK-FOREST Ferme D.N.P.Éleveur pur-sang Fullblood Tél.(819) 563-9091 STE-HÉLÈNE-DE-CHESTER Melquiad Allaire Éleveur pur-sang Fullblood Tél.(819) 382-2793 ST-BARTHÉLÉMY Ferme Albert et Édith Ménard Éleveur pur-sang Fullblood Tél.(514) 885-3074 ST-JEAN-CHRYSOSTOME Ferme Yves Larochelle Éleveur pur-sang Fullblood Tél.(418) 839-0382 ST-PIERRE-BAPTISTE Roger Fortier et Fils Éleveur pur-sang Fullblood Tél.(418) 428-3851 ST-ODILON Ferme Thérèse et Claude Carbonneau Éleveur pur-sang Fullblood Tél.(418) 464-4546 BÉTHANIE (Valcourt) Moulin Bleu Simmental Éleveur pur-sang Fullblood Tél.(514) 548-2123 VILLE-MARIE Germain Bergeron Éleveur pur-sang Fullblood Tél.(819) 629-2401 WATERLOO Todd Simmentals Éleveur pur-sang Fullblood Tél.(514) 539-0888 s s i e Économie et écologie font bon ménage La culture fourragère, une avenue rentable pour les producteurs de bovins André Langlois * Dans une perspective à la fols écologique et économique, le développement de la production bovine passera par l'exploitation du plein potentiel de la culture fourragère.Sans cesse poussée vers une plus grande productivité, l'agriculture nord-américaine fait face actuellement à de graves problèmes en matière de conservation des sols.Ces problèmes \u2014 qui constituent l'une des grandes préoccupations du milieu agricole \u2014 sont attribuables en grande partie à l'utilisation abusive des technologies modernes orientées vers les monocultures comme celles du maïs et des céréales.Or une meilleure régie de ces cultures peut avoir des effets bénéfiques non seulement sur le bilan financier de l\u2019entreprise agricole, mais aussi, à plus long terme, sur la conservation des sols.Bien que sa situation géographique lui confère certains avantages, la région de l'Abitibi-Témiscamingue n\u2019est guère différente des autres.Aussi les efforts qui y ont été déployés, depuis quelques années, pour améliorer la qualité des plantes fourragères peuvent-ils profiter à l\u2019ensemble du secteur agricole.Performance de sujets d'un an sur un pâturage de gramlnâes Taures Hereford X Holstein 1978 (113 jours)\t1979 (115 jours) N° î*1 la parcelle\tt\t2\t3\t1\t2\t3 A/.>10 (kg/ha) *\t200\t100\t\u2014\t200\t100\t\u2014 Chargement (tôte/ha)\t4,5\t4 4\t2.3\t3.7\t3.7\t2.3 Gam lütitnalior (kg)\t0,82\t0,81\t0.6\t0.80\t0,87\t1.07 Gam/lôte (kg)\t93\t95\t67\t93\t100\t123 Gam/hei tare (kg)\t428\t423\t164\t337\t380\t310 \t\t\tBouvillons\t\t\t \t1980 (113 (Ouïs)\t\t\t1981 (115 lours)\t\t A/oto (kg ha) *\t200\t100\t\u2014\t200\t100\t56 (Xirgement (tôle ha)\t5\t.1\t2.1\t4.8\t5.13\t3.3 juin l'Hjtrialior (kg)\t0.73\t0.98\t0.75\t0.97\t0.88\t0.89 ¦ iam/tôte (kg)\t82.5\t111\t84.9\t113\t104\t104 \u2022air ht>( tare (kg)\t417\t446\t183\t549\t534\t342 \u2022 .vé j.i.* v ii ,intiuéf «ipré , une tortiiis.itum iK'hase idisani suite aux analyses de sol u' f\u2019.VüMq* omrnunaufa n* «lu Tern,-,, aminque inianen rapports annuels 1978-1979 4 1981-1982 Dans une perspective à la fois écologique et économique, on peut affirmer que le développement de la production bovine passera par l\u2019exploitation du plein potentiel de la culture fourragère.II ne faut pas oublier en effet que les bovins sont d'abord et avant tout des ruminants.Ainsi, une bonne utilisation des pâturages peut s'avérer très profitable sur le plan économique : on peut en effet obtenir des gains très satisfaisants pour des sujets qui n\u2019ont connu qu\u2019un gain modéré en phase d\u2019hivernage.À ce propos, le tableau ci-contre présente les résultats obtenus sur des pâturages de graminées, entre 1978 et 1982, dans le Té-miscamingue ontarien.Un taux de gain qui fluctue en fonction des saisons Au cours de ces essais, le gain moyen a été de 0,8 à 0,9 kg par jour pour l'ensemble de la saijon de paissance.Il faut cependant préciser que les fortes précipitations du printemps augmentent la disponibilité des fourrages, accroissant ainsi le gain journalier jusqu a 1,5 et même 1,8 kg, tandis que les gains seront de l\u2019ordre de 0,5 kg par jour de la mi-juillet à la mi-août.D\u2019une année à l'autre, les mois les plus productifs et les moins productifs varieront légèrement, toujours en fonction des précipitations.Il s\u2019agit essentiellement de viser le meilleur équilibre sur le plan économique entre le chargement à l\u2019hectare et le gain à l\u2019hectare.Cet équilibre sera différent pour chaque entreprise agricole puisqu\u2019il dépend de la productivité des pâturages, des Suite à la page 9 6 Bovins du Québec / Avril-mai 1988 Récoltés tôt, les fourrages n\u2019en sont que plus rentables Gilles Larochelle * Une récolte tardive des fourrages diminue leur valeur alimentaire, et par le fait même le gain journalier et l'efficacité alimentaire des bovins.Cette perte entraîne des frais supplémentaires, puisqu'on doit compenser en augmentant la quantité de grains dans la ration.Ainsi, pour obtenir un bon rendement avec des bouvillons d'engraissement ou des taures d\u2019élevage, il est essentiel de procéder à la récolte des fourrages au moment optimal, soit au stade «fin montaison» dans le cas des graminées et au stade «bouton» dans celui des légumineuses.Tableau 1 Effet de la récolte tardive des fourrages (graminées mélangées) sur le gain journalier et l\u2019efficacité alimentaire de bovins en croissance Date de coupe\t16 juin\t5 juillet\t \t(montaison)\t(débul (lorarson)\t Nb de lêles\t12\t12\t Poids au début (kg)\t252\t2/3\t Poids â la fin (kg)\t357\t358\t Gain lournalier (kg)\t0.94\t076\t Etlicacilé alimentaire'\t753\t971\t a Nombre de kg de matière sèche d aliments nécessaires pour\t\tréaliser 1 kg de gain\t Source Canaoe* septembre 1979\t\t\t Tableau 2 Coût de l'alimentation par jour, en fonction de la valeur énergétique\t\t\t du fourrage\t\t\t Hypothèse de calcul\t\t\t Poids vif 35Ü kg Type bouvillon â grande ossature Gain obieclit 1 kg Gram utilisé orge roulée\t\t\t Taux de consommation 8 kg de matière sèche\t\t\t Besoin d'énergie table du NRC 1984 Minéraux 40 g par tête par |Our\t\t\t Énergie nette du fourrage\tQuantité d'orge\tCoût de l'alimentation par tour\t \tservie (kg)\t\t d'entretien\tde gain\t\tA\tB Mcal/kg\tMcal/kg\t\t\t 1.55\t0.85\t2.0\t0.630 S\t0.690 $ 1.46\t075\t3.3\t0716\t0 813 1.35\t0.65\t4.2\t07/6\t0.901 1.25\t0,55\t48\t0.818\t0.962 A = orge roulée â 0 12 C du Kg servi B f-ourrage à 0 06 C Ou Kg de matière sèche Source NRC 1984 orge roulée a 0 15 C du Kg servi Une expérience réalisée à la ferme expérimentale de Kapuskasing (Ontario) en 1978-1979 a permis de démontrer les conséquences d'un retard dans la récolte de l'ensilage sur la croissance de bouvillons Hereford-Shorthorn (voir le tableau 1).Leur gain journalier a chuté de près de 24 p.100, passant de 0,94 à 0,76 kg, tandis que leur efficacité alimentaire passait de 7,53 à 9.71kg.Des gains de 40$ par tête Cette expérience, d'une durée de 111 jours, indique d'autre part qu'avec des graminées coupées au stade montaison, chaque bovin gagnait 20 kg de plus avec 32 kg de moins de fourrages, ce qui représente une différence d'environ 40 $ par tête pour 111 jours d'engraissement.Bien sûr, si les fourrages dont on dispose sont trop fibreux, on aura avantage à ajouter du grain à la ration pour maintenir un gain satisfaisant.À partir des tables de besoins énergétiques, on peut déterminer la quantité d'orge nécessaire pour obtenir un gain de 1 kg par jour avec des fourrages de différentes qualités (voir le tableau 2).Dix jours de retard peuvent faire toute la différence Le tableau 2 montre que le coût de la ration augmente de 0,08 $ à 0,10 $ par jour par tête quand l'énergie nette de gain de celle-ci diminue de 0,1 Mcal/kg.D'après les observations, il suffit d'un retard de quelque 8 à 10 jours dans la récolte des fourrages pour perdre cette quantité d'énergie.Ainsi, un producteur qui fait hiverner un troupeau de 100 têtes pour une période de 225 jours et qui retarde de 10 jours la récolte des fourrages par rapport à la date optimale encourt une perte d'au moins 2000$.Suite à la page 9 Bovins du Québec / Avril-mai 1988 7 SUPRBLOC L\u2019ALIMENT IDÉAL POUR UNE PERFORMANCE MAXIMUM LE COMPLÉMENT IDÉAL DE VOS FOURRAGES Pu ri no ^/uwws '\u2022 VOTRE SUCCÈS! Ralston Purina UNE MÉTHODE D\u2019ALIMENTATION SÛRE ET EFFICACE QUI VOUS ÉPARGNE DU TEMPS NOUS VOUS OFFRONS DIFFÉRENTS SUP-R-BLOCS POUR RÉPONDRE AUX BESOINS SPECIFIQUES DE VOS ANIMAUX.AVANTAGES: \u2022\tAUGMENTATION DU GAIN DE POIDS \u2022\tÉCONOMIE DE TEMPS ET DE MAIN-D\u2019OEUVRE \u2022\tTOTALEMENT À L\u2019ÉPREUVE DES INTEMPÉRIES \u2022\tCONTRÔLE DE CONSOMMATION ASSURÉ \u2022\tENTIÈREMENT ÉQUILIBRÉS Suite de la page 6 Suite de la page 7 performances des animaux et du prix courant de la livre de viande.Bref, si l'engraissement de bouvillons sur pâturage peut s'avérer une formule gagnante, il s'agit d'abord d\u2019évaluer soigneusement tous les facteurs, et notamment la conjoncture économique et les performances hivernales du troupeau.Économie et écologie se réconcilient En plus de l\u2019intérêt économique des gains sur pâturage, une régie appropriée des plantes fourragères peut aussi jouer un rôle de premier plan dans la conservation des sols.Cette régie consiste principalement en une fertilisation d\u2019entretien adéquate : il faut éviter d'appauvrir le sol et veiller à maintenir un bon degré d'acidité.Une terre trop acide est en effet associée à certaines carences, voire à certaines toxicités.En résumé, le choix d\u2019une solution appropriée pour corriger le problème de la dégradation des sols doit se faire en tenant compte de la faisabilité et de la rentabilité d'une production par rapport à une autre.Il est toutefois indéniable que le recours aux plantes fourragères dans le cadre d'un système de rotation des cultures ne peut être que bénéfique pour la conservation des sols.Il est certes difficile d'évaluer précisément la valeur de la couche arable de vos sols.Sachez cependant qu\u2019un sol peut se dégrader très rapidement -, il est alors très long et très coûteux de le reconstituer et de lui redonner sa valeur productive.Tant d'un point du vue économique qu'écologique, il semble donc que la production bovine et la culture fourragère fassent très bon ménage.\u2019 André Langlois, agronome, est conseiller en grandes cultures au bureau régional de Rouyn-Noranda du MAPAQ.Des échantillons de fourrages prélevés régulièrement au cours de la récolte permettent d\u2019évaluer la perte d'énergie reliée à un tel retard.Pour que cette évaluation soit le plus précise possible, il importe de noter soigneusement la date de la récolte ainsi que le type de plantes.La vitesse à laquelle les plantes fourragères vieillissent au cours de la récolte varie d'une année à l'autre en fonction de la température.S'il fait chaud au moment de la récolte, la maturation est rapide et les pertes sont plus importantes que par temps frais.Une attention particulière doit être apportée à la première coupe, car sa valeur énergétique est plus élevée que celle de la deuxième coupe.Il faut noter également que certaines espèces comme la fléole (mil) et le dactyle vieillissent plus vite que le brome et les légumineuses ; le coût relié au retard de la récolte est donc plus important dans leur cas.Au cours de la saison, les différentes espèces atteignent leur stade optimal de développement dans l\u2019ordre suivant : d'abord le dactyle, le brome et la fléole, puis la luzerne, le trèfle et le lotier.Pour optimiser ses résultats, le producteur a donc intérêt à utiliser plusieurs espèces et variétés de plantes.De plus pour s'assurer de récolter chaque champ à la meilleure période, il convient de bien préparer la machinerie dès le printemps, puis d'observer régulièrement les prairies durant la pousse, afin d'être prêt à récolter les graminées avant l'épiaison et les légumineuses à l'apparition des boutons.Si vous avez pris soin de faire analyser vos fourrages, les rapports d'analyse vous fourniront leur niveau d'énergie sous les rubriques «Énergie nette d'entretien (Ene)« et «Energie nette de gain (Eng) « ; il s'agit là d\u2019importants indicateurs de la qualité des fourrages.Bonne récolte! * Gilles Larochelle.agronome, est conseiller en bovins de boucherie au bureau régional de Rouyn-Noranda du MAPAQ J Sale fs! Ils ont vraiment tout à la fois! aptitude à l'hivernement facilité de vêlage excellentes qualités de mère \u2022\tperformance des taureaux \u2022\trésultats supérieurs au parc d\u2019alimentation Salers Association of Canada 330, 2116 \u2014 27th Ave.N.E.Calgary (Alberta) T2E 7A6 (403) 291-2620 ANNIVI HSAlHI AU CANADA | CONGHfS IN 11 HN A11( IN Al ^ Dans le Québec: SALERS o Gérald McGee R.R.3 RICHMOND (Québec) JOB 2H0 Téléphone: (819) 826-2918 MM .Adhérez à l'Association Salers du Québec et vous recevrez gratuitement cinq ampoules de sperme.Bovins du Québec / Avril-mai 1988 9 B Q.L\u2019exercice 1987-1988 en revue Gaétan Bélanger * Grande année pour la FPBQ: pour la première fois, les producteurs de bovins ont pris leur destinée en main et ils peuvent maintenant dicter les règles du marché.Mis» en marché 1.\tLes agences de vente Bovins laitiers: La Régie des marchés agricoles du Québec approuvait le 3 août 1987 la création de l'Agence de vente des bovins laitiers.Dorénavant, tous les taureaux, taures et vaches de réforme de race laitière ou de boucherie ainsi que les petits veaux laitiers sont vendus sur base vivante à l\u2019encan, et sur base carcasse aux enchères par ordinateur.Les encans agissent maintenant au nom des producteurs; certains acheteurs ont signé des conventions d'achat, les autres doivent se soumettre aux règles de vente édictées par la Fédération.Le marché étant ainsi plus discipliné, il y a plus d'acheteurs aux encans et les prix sont meilleurs.Pour les vaches de réforme, par exemple, on obtient en moyenne 25,10$ de plus par tête par suite d'une augmentation de 11 $ sur base vivante et de 51,24$ sur base carcasse, ce qui représente une augmentation de revenus de 5,02 millions de dollars pour une seule année.1988 devrait amener une meilleure couverture en région et l\u2019acceptation de la convention d\u2019achat par tous les abattoirs.Veaux de grain L'Agence de vente des veaux de grain a aussi été créé le 3 août 1987 de sorte que les veaux de grain sont maintenant vendus aux enchères par ordinateur.Cette mesure a connu au départ certains problèmes d'application, notamment sur le plan de la classification.Les producteurs ont néanmoins obtenu grâce à l\u2019Agence une augmentation moyenne de 15,50$ par tête.Veaux d'embouche : La Fédération a continué son travail de consolidation sur le circuit des encans spécialisés.Les prix sont à la hausse et on poursuit les consultations sur la création d'une Agence de vente des veaux d'embouche qui se vendraient à la fois par enchères électroniques, dans les encans spécialisés et directement du naisseur au finisseur.Bouvillons d'abattage: Ici aussi les consultations se poursuivent sur la création d\u2019une Agence de vente; celle-ci serait centralisée et les bouvillons se vendraient par enchères électroniques.2.\tPromotion Fédération: En plus de s'associer aux activités du Mois de la viande, la Fédération a poursuivi son program- me de promotion en contribuant financièrement au Centre d'information sur le bœuf et à la revue Cuisine et Marché, qui ne paraît malheureusement plus depuis l'automne dernier.Veaux lourds : Avec un budget global de 225000$ (soit 1,50$ par veau lourd de la part des producteurs et 75000 $ du MAPAQ), la campagne a permis de promouvoir le veau de grain du Québec et le veau de lait Primeur dans le magazine TV-Hebdo.On peut maintenant trouver le veau de grain du Québec dans les supermarchés Provigo et IGA, et le veau de lait Primeur chez Steinberg et Métro-Richelieu.3.\tGarantie de paiement Le ministre de l'Agriculture, M.Michel Pagé, proposait tout récem- GÉRARD GARAND vous offre Mélangeur de ration totale //////////A '/MACHINERIE AGRICOLE STIRCO Mélange plus rapide, plus homogène Pas de point mort Convoyeur de renvoi sans ennui Moins de coussinets et pignons Plus de capacité au pied Mélange de balles de 80 Ib (sans mouture Moins d'entretien en temps et en coût Moindre besoin de puissance, donc besoin d'une plus petite unité motrice Économie d'énergie pour les grosses balles vu le broyage plus grossier Moins de dommages aux tlocons Au Québec, dans les Maritimes et en Ontario distribution, vente et service C.P.753, 40.boul.Patrick Drummondville (Québec) J2B 6X1 Sortie 177-179 Nord Autoroute 20 (819) 478-2858 (819)478-2482 10 Bovins du Québec / Avril-mai 1988 B Q.i n ment un programme de garantie de paiement pour les producteurs de bovins.Selon ce plan, la Régie des marchés agricoles pourrait obliger les acheteurs de bovins à posséder un permis d\u2019achat et à fournir un bon de garantie couvrant les deux tiers des risques financiers.L'autre tiers serait assumé par les producteurs et le gouvernement, qui est prêt à investir 450000$ dans le programme si les producteurs acceptent la créa- tion d\u2019une Agence de vente des bouvillons d'abattage.C'est un dossier à suivre.Assurance-stabilisation das ravanus agricoles La Fédération continue à jouer un rôle important au Comité technique MAPAQ-UPA sur les coûts de production.Suite à nos représentations, le gouvernement a dû apporter plusieurs modifications aux régimes d'assurance-stabilisation couvrant le secteur des bovins.Bouvillons d'abattage Abolition des preuves de vente et des certificats d'abattage, ce qui permet aux producteurs, d'une part, de vendre à l'extérieur du Québec quand les prix y sont meilleurs et, d'autre part, de couvrir la semi-finition.Veaux d'embouche: L'obtention de la hausse du coût de production stabilisé a permis de contrer les pertes occasionnées par la modification de la strate de poids reconnue par l'ASRA.Veaux de lait lourds Un nouveau régime est maintenant en place.Veaux de grain: Les veaux de type de boucherie ne sont plus assurables, mais la Fédération a obtenu du MAPAQ qu\u2019il applique le nouveau règlement avec souplesse.Programmes agricoles Les nombreuses démarches de la Fédération ont donné de minces résultats, mais tout laisse croire que certaines modifications pourraient être apportées dès avril 1988, entre autres dans les secteurs suivants.Aménagement des bâtiments d\u2019élevage: retrait des superficies maximales subventionnées et hausse du nombre de têtes subventionnâmes par entreprise.Amélioration de la productivité des élevages: aide financière portée de 2 000 $ à 5 000 $.Admissibilité de ces deux programmes pour l'agrandissement ou l\u2019établissement de stations d'évaluation génétique de taureaux de boucherie.Reconduction du Programme d\u2019aide à l\u2019achat de taureaux de boucherie pour les entreorises vache-veau sans égard à l'aide versée avant avril 1987.Information aux productaura La publication de Bovins du Québec à tous les deux mois, grâce notamment à la contribution technique et financière de l'UPA et de La Terre de chez nous, est un pas important dans la bonne direction.Les remarques et suggestions des producteurs seront appréciées.Représentations générales La Fédération a encouru d'importants frais juridiques et comptables suite à ses démarches contre > Le dollar des acheteurs de taureaux Simmental retentit plus fort! y.\traciiitl or viiAct\t\t\tGAIN (Niai Nâltt AU SI VU\t\t\t\t\t âNMt\tMOIINNI Ol Câ mOQIMIIUM\t\tNO Ol OONNIIA\tNO U NM Ol IA ?KOOINITUM\t\tNO Ol OONNIIS\tMOfINNt Ol IA\t\tNO Ol OONNIlt \tM\t»\t\tM\tt\t\tM\t\u2022\t \t\u2022 I\t\t\u2022 ors\t.\u2022\t\u2022AA\t«%04\trvv\t».«\t1 )>\u2022 -V\t\u2022 r\t*\u2022\t/! N»\t\t\tH\\*r\t\t\t Seulement 365 Jours Avant D\u2019Encaisser Simmental \u201cUn echelon au-dessus des autres\u201d Association Simmrnlal Canadienne, 13.4HM - 19 Si.N.K., Calgary, Alla.r2t.7C4 1403y 250-7979 \u2022ftojtramme canadien dévaluation des taureaux de boucherie I9H7 Bovins du Québec / Avril-mai 1988 11 B Q.b a > certains abattoirs qui n\u2019ont pu payer près d'un million de dollars à une soixantaine de producteurs.Elle est aussi intervenue auprès du gouvernement pour exiger l'établissement d'un réseau d\u2019abattage inspec- té à la grandeur du Québec et pour faire appliquer le Règlement sur les encans.En plus d\u2019être représentée au Comité viande bovine du MAPAQ et à l'Association canadienne des éleveurs de bovins (CCA), la Fédéra- tion a défendu les positions des producteurs dans les dossiers du libre-échange, de la recherche agricole, de l'assurance tripartite et plusieurs autres.\t**\\ * Gaétan Bélanger est secrétaire de la FPBQ aqj a presse a balles rondes c Bai vous offre à un prix fort < des balles rondes de 54\u201d X 39 d\u2019un poids d\u2019environ 250 kilos En plus, pour son fonctionnement, elle ne nécessite que d\u2019un tracteur de 30 HP minimun.BERTHIERVILLE BENOiT BELLEROSE INC (514) 836-3602 COATICOOK J.M.CHAGNON INC (019) 849-2663 HÉBERTVILLE/LAC ST-JEAN ANTONELLI VILLENEUVE & FILS (418) 344-1741.1854 HUNTINGDON EQUIPEMENT DE FERME KELLY (514) 264-5198 LACHUTE J & P RAYMOND LTEE (514) 562-8856 LA DURANTAYE JEAN-GUY & DENIS BOLDUC INC (418) 884-2841 LA GUADELOUPE GARAGE BROCHU INC (418) 459-6405 LENNOXVILLE GEO DELISLE INC (819) 569-9821 LOUISEVILLE EQUIPEMENT MALBOEUF INC (819) 228-4592 LYSTER GARAGE E BOISSONNEAULT INC (819) 389-5793 MARIEVILLE EQUIPEMENT BOUCHER INC (514) 460-4951 MONT-LAURIER LES ENTREPRISES D RAYMOND INC (819) 623-1450 NAPIERVILLE NAPIERVILLE AUTOMOTIVE INC (514) 245-3565.7747 NICOLET CENTRE AGRICOLE NICOLET/YAMASKA (819) 293-4441 PLAISANCE GARAGE LEONARD MENARD (819) 427-6448 POINTE-AU-PÈRE LES EQUIPEMENTS ANDRE BELLAVANCE INC (418 ) 723-2747 PONT-ROUGE LES MACHINERIES PONT-ROUGE INC (418) 073-3232 STANBRIDGE STATION LES EQUIPEMENTS MESSIER & FRERES INC (514) 296-8212 STE-MARTINE LES EQUIPEMENTS LAZURE ET RIENDEAU (514 ) 427-3612 8 2 5 254 6 692-1568 ST-CLET H FARAND & FILS LTEE (514) 456-3331 ST-DENIS SUR RICHELIEU B & D EQUIPEMENTS (514) 787-2105.2127 ST-ESPRIT, CTÉ MONTCALM LES EQUIPEMENTS R MARSAN INC (514) 839-2294 ST-GEORGES EST (BEAUCE) EQUIPEMENTS F CÔTE INC (418) 228-2000, 2001.2002 ST-GUILLAUME CLAUDE JOYAL INC (819) 396-2161 ST-LAMBERT, CTE LEVIS MACHINERIES AGRICOLES G M R INC (418) 889-9701 ST-MAURICE R CLEMENT ET FILS INC (819) 376-3877 ST-PIERRE, ÎLE D'ORLÉANS GARAGE P A JALBERT INC (418) 828-2243 TROIS-PISTOLES C T R H ROUSSEAU (418) 851-3842 UPTON / GRANBY LES EQUIPEMENTS ADRIEN PHANEUF (514) 549-5811 (Uplon) (514)372-7217(Granby) VICTORIAVILLE GARAGE MAURICE LEBLANC (819) 752-4855.2594 VILLE DE L'ISLET GARAGE CONRAD LORD INC (418) 247-3924 ol ST-PASCAL DE KAMOURASKA (418) 492-6038 WOTTON GARAGE E COMTOIS INC (819) 828-2662 Une toute nouvelle équipe au service de l'agriculteur d'aujourd'hui.J I Case Canada Un« Dtvt»ion de Tenneco Canada inc 3390 S Service Rd Burlington ON L7N 3J5 12 Bovins du Québec / Avril-mai 1988 Bovins du Québec / Avril-mai 1988 1 3 La presse à balles rondes 8420 et le tracteur 485 de CASE INTERNATIONAL : une combinaison gagnante! 8420\t54\u201dX39\u201d\t250 kilos 8440\t60\u201dX60\u201d\t500 kilos 8450\t75 \u201dX 46,5\u201d\t750 kilos 8460\t75\u201dX61,5\u201d\t1000 kilos Vos concessionnaires mmn LA VRAIE EQUIPE Les implants dans l\u2019entreprise vache-veau Un stimulant de croissance.économique sans pareil Robert Berthiaume * I l I I La production vache-veau.pour plusieurs d'entre nous, est une production extensive, inefficace et peu rentable.Pourtant, depuis plusieurs années, les chercheurs ont mis au point divers produits et techniques de production qui, utilisés à bon escient, pourraient changer grandement cet état de choses.Un des exemples les plus frappants est certes celui des stimulants de croissance, mieux connus sous le nom d'« implants ».Au Canada, selon les données dont nous disposons, seulement 6 p.100 des producteurs vache-veau utilisent ces produits, tandis que cette proportion s'établit à 34 p.100 chez les engraisseurs.Comme ce sont en général les plus gros engraisseurs qui utilisent les im- plants, on estime que 50 p.100 des bovins abattus au pays ont reçu au moins un implant dans leur vie.Deux raisons majeures peuvent expliquer cet état de choses.D\u2019abord, certains éleveurs ne connaissent pas ces produits ou trouvent la méthode d'application trop compliquée.En second lieu, plusieurs personnes associent les implants au cancer, malgré le fait que le ministère de la Santé et du Bien-être social du Canada ait testé et homologué ces produits, assurant ainsi les consommateurs que ceux-ci ne représentent aucun danger pour la santé publique.Les producteurs vache-veau peuvent donc utiliser les implants sans crainte d\u2019augmenter l'incidence du cancer parmi leurs concitoyens.(À ce sujet, voir l'article de Francine Ranger-Smith à la page 20 du précédent numéro de Bovins du Québec, vol.2, n° 1.) Les implants at laur mods d\u2019action Les implants sont de toutes petites capsules qu\u2019on insère dans l\u2019oreille, entre la peau et le cartilage (voir l'illustration).Ils se présentent sous deux formes: 1) La forme hormonale: les marques Synovex, Compudose et Steer-Oid font partie de cette catégorie.Le Synovex S (S pour Steer), par exemple, est une combinaison de deux hormones femelles (l'œstradiol et la progestérone).En administrant ces hormones à des mâles, on se trouve en quelque Notre nouveau soigneur automatique pour balle ronde Une presse à balle ronde incomparable la Fort.À un prix imbattable.Pas une presse à balle ronde ne peut vous offrir autant de caractéristiques qu\u2019une FORT pour une récolte parfaite soit en ensilage ou en foin sec.Si vous n'avez pas essayé une FORT, vous ne saurez jamais qu'elle peut être votre meilleur investissement.- Demandez une démonstration à votre concessionnaire le plus près de chez vous ou à distribution Louis Germain Inc.Informez-vous aussi sur nos \u2014\tFaucheuse-conditionneuse rotative \u2014\tFaucheuse 3 points à lame \u2014\tRâteaux \u2014\tFaneuse \u2014\tCoupe-balle électrique \u2014\tTransporteur de balle ronde \u2014\tChariot élévateur pour balle ronde FRANCHISE DISPONIBLE DANS PLUSIEURS RÉGIONS DISTRIBUTION .ai LOUIS GM»\"* \\nc.(418) 268-8886 -8103 ST-ALBAN CTÉ PORTNEUF / GOA 3B0 14 Bovins du Québec / Avril-mai 1988 © g i e d u e u sorte à les «féminiser».Pour les femelles, on procède à l'inverse 2) La forme non hormonale: le Ral-gro est le seul produit de cette catégorie qui soit homologué au Canada.Il s\u2019agit d'un métabolite, le Zéranol, qui favorise la croissa-ce des muscles et du squelette.Les Européens ont mis au point plusieurs autres produits de ce genre, mais l'usage en est encore interdit au Canada.Choisir un implant qui réponde à ses besoins tout en respectant les normes en vigueur au pays n'est donc pas une chose simple.Le tableau 1 indique les principales ca-ractérisques des implants vendus au Canada.Comme on peut le constater, les producteurs vache-veau ont le choix entre deux marques, soit le Sy-novex C et le Ralgro.On peut affirmer sans crainte d'erreur que l'un et l'autre donnent des résultats équivalents s'ils sont utilisés selon les recommandations.Un investissement rentable Vous en connaissez maintenant un peu plus sur la nature des implants, mais qu'en est-il de leur rentabilité ?En fait, il s'agit sûrement de l'un des investissements les plus rentables qu'un éleveur puisse effectuer.Il suffit pour s\u2019en convaincre de con- concessionnaires autorisés \u2014\tÉqui.Luc Boucher (418) 588-6891 St-VIctor de Beauce \u2014\tCentre Agr.GH (819) 376-3826 Ste-Marthe-du-Cap \u2014\tEnlr.Richard Fluet (819) 548-5893 St-Ludger \u2014\tGarage Paul Émile Anctil (418) 775-3500 Mont-Joli \u2014\tLamontagne Équi.(418) 251-3210 St-Prime (Lac-St-Jean) \u2014\tGar.Donald Pelletier (418) 354-2565 St-Loula (L'Ialet) \u2014\tGar.Alcide Ouellet (418) 963-2647 St-Cyprien (Rlv.-du-Loup) \u2014\tÉqui.de Ferme Jean Lavallée (514) 753-7423, Jollette \u2014\tDistribution Payeur Inc.(819) 821-2015 Sherbrooke \u2014\tGar Conrad Lord (418) 247-3924 L'Ialet \u2014\tRéal Frappier (819) 333-5740 Laaarre \u2014\tDomaine du Tracteur (418) 888-3259 St-Glllea \u2014\tLes Equi Boucher Inc (514) 460-4951 Marlevllle \u2014\tAndré Roux Inc (418) 364-5664 Prlncevllle \u2014\tDorchester Equi (418) 935-3336 St-Marguertte \u2014\tE Desjardin et Fils (418) 562-0823 Matane \u2014\tFrançois Goulet et Fils (418) 887-3317 St-Gervals Tableau 1 Stimulants de croisance approuvés au Canada Nom\tUtilisation autorisée\tDurée efficacité\tPériode de retrait\tCoût Compudosc\tBouvillons de 272 kg et +\t200\tAucune\t3,00$ Ralgro\tVeau allaitant, bouvillons et lemelles de 180 kg et +\t100\t65\t1,70 Synovex C\tVeau allaitant\t120\tAucune\t1,50 Synovex H\tFemelles de 180 kg et +\t120\tAucune\t1.50 Synovex S\tBouvillons de 180 kg et +\t120\tAucune\t1,50 Steer-Oid\tBouvillons de 180 kg et -F\t150\tAucune\t1.50 Heifer-Oid\tFemelles de 180 kg et +\t120\tAucune\t1.50 Tableau 2 Effet de l\u2019utilisation d'implants sur le gain de poids Nombre de Poids lors de Poids au Gain total Augmen-veaux\tl'implantation sevrage\ttalion d'embouche Groupe témoin\t22\t73,3 kg\t180,0 kg\t106,7 kg\t 1 implantation\t24\t80,3\t197,5\t1 16,7\t10,0 kg 2 implantations\t20\t79,6\t210,8\t131,2\t24,5 suiter les données du tableau 2 qui proviennent d'une expérience effectuée au Kansas.On peut voir que l'utilisation d'un implant a rapporté, en moyenne, 10 kg de gain supplémentaire.Si on suppose un prix de vente de 2 $ le kg, cela représente un profit supplémentaire de 20$ par tête.Bien sûr, l'implant lui-même coûte 1,70$; cela laisse tout de même une marge de 18,30 $ par tête pour rémunérer le travail que constitue la pose de l'implant.Pour deux implantations à 100 |ours d'intervalle, la marge passe à 45,00$ par tête Si l'on considère qu'il ne faut pas plus de cinq minutes pour poser un implant à un veau, le ieu en vaut sûrement la chandelle1\tt> BLONDE D\u2019AQUITAINE GOLD RUSH HONEY \u2014 2 085 lb OCT.87 La race Blonde d'Aquitaine a tait ses preuves à la - Ferme des iles - qui a pour objectif principal: la qualité.Le troupeau est constitué dès 1974 par insémination et par l'achat de plusieurs -Grandes Championnes- provenant de l'Ouest, avec les résultats suivants des prix les meilleurs depuis trois ans à l'encan spécialisé (steers 3/4) ; dans le programme du MAPAQ (génisses de qualité) dépasse ou égalise les normes de toutes les races concurrentielles 9leA.JACQUES PARADIS 980, Route 132, Notre-Dame-du-Portage Rivière-du-Loup.QC G0L 1Y0 Tél (418) 867-1098 Bovins du Québec / Avril-mai 1988\t15 Figure 1 i cm Chaque Implant dolt être tqjcctè à un endroit bien pré ci».On Insère le Ralgro dans le tiers Inférieur de l'oreille, aussi près que possible de la base de l'oreille.Les autres sont administrés près du centre de l'oreille.Pour en tirer le maximum Il arrive que des producteurs obtiennent des résultats médiocres ou qu\u2019ils se plaignent d'etfets secondaires suite à l'utilisation d'implants dans leur troupeau.Ces problèmes sont généralement reliés à la technique d'implantation.Pour obtenir l'effet désiré, il faut en effet respecter en tout point les recommandations suivantes: 1\ts'assurer de la propreté de l'oreille et de l'aiguille; 2\tinsérer l'aiguille sur toute sa longueur, entre la peau et le cartilage, à la face externe de l'oreille; 3.retirer l'aiguille d'environ 1 cm; 4 actionner délicatement le mécanisme d'injection afin de ne pas écraser les comprimés.Cela peut sembler très facile, mais il n'est pas rare, lors d'un premier essai, que l'on ouvre une veine ou que l'on transperce carrément l'oreille : l\u2019implant se retrouve alors au sol, ce qui, comme on s\u2019en doute, réduit de beaucoup son efficacité! De bons instruments de contention, telle une cage à veau, permettent d'éviter ces désagréments.Pour obtenir l'effet escompté, il faut par ailleurs que les sujets implantés soient en bonne santé et alimentés en fonction de leurs besoins.Un implant ne remplace certes pas une bonne régie! Soulignons aussi que l'utilisation de ces produits pour les sujets destinés à la reproduction est interdite au Canada.Dans le cas des taureaux, on note une diminution du développement testiculaire et donc de l'activité sexuelle Pour ce qui est des génisses, les recherches se poursuivent afin de déterminer l'effet des implants sur leur efficacité reproductive.Il est donc important de bien vous renseigner avant d'utiliser n'im-porte lequel de ces produits dans votre troupeau.Votre conseiller technique se fera un plaisir de vous orienter dans le choix du produit le plus adéquat, et pourra peut-être vous faire une démonstration sur la façon de poser un implant.^ * Robert Berthiaume est agronome au bureau régional de l\u2019Abitibi-Témiscamingue du MAPAQ Téléphone (418) 839-9475 édncanô d dnimaux de Que Lee *3ne.JOURNÉES DE VENTE LUNDI ET MERCREDI 431, 4e Avenue, St-Romuald Centre Industriel G6W 5M6 Sortie 318 de la route Transcanadienne TELLEMENT BIEN QUE D\u2019AUTRES LA COPIENT! «BOUE PROCUREZ-VOUS DONC L\u2019ORIGINAL.la presse à balle ronde KRONE De fabrication fort simple cette presse a comme avantage d'avoir 1/3 de moins de pièces mouvantes pour en assurer le fonctionnement comparativement aux autres presses sur le marché.Sa chambre complètement fermée empêche les pertes de feuilles donnant une meilleure qualité de foin.Elle est conçue autant pour le foin vert que le foin sec.La densité de la balle est facilement contrôlable grâce à un mécanisme très simple.Le système d\u2019emballage de plastique optionnel assure une protection du foin contre la pluie ou la neige et facilite l'entreposage à l\u2019extérieur sans en affecter la qualité.////////////A GARAIMD /MACHINERIE AGRICOLE tnc.Au Québec, dans les Maritimes et en Ontario distribution, vente et service C.P.753, 40, boul.Patrick Drummondville (Québec) J2B 6X1 Sortie 177 Nord ou 179 autoroute 20 (819) 478-2858 (819) 478-2482 16 Bovins du Québec / Avril-mai 1988 En tant qu éleveur\tcroissent plus rapidement et démontrent, à l\u2019automne, des gains ter de poids supérieurs.1 C'est ce qui fait que votre investissement peut rapporter.En détruisant les parasites chez le veau lui-même, vous se brisez le cycle vital du parasite et, par le fait même, vous en débarrassez le pâturage 2 Investissez dans IVOMEC* dès ce printemps et vous pourrez avoir, â l\u2019automne, des veaux plus lourds et en meilleure santé.(ivermectin).la productivité du troupeau.Les jeunes veaux et les veaux d'un an sont particulièrement sensibles au grand nombre de parasites q trouvent dans les pâturages.Si Don n\u2019intervient pas, une infestation parasitaire peut donner naissance à de nombreti problèmes bien Inutiles comme la mauvaise digestion et le ralentissement de la croissance.««« D®8 ^des ont démontré que les veaux traités avec IVOMECrdans le cadre d'un programme antiparasitaire, Rien n'est aussi efficace qu\u2019IVOMEC: \u2022AGVeT \t\\\t\t\tj\t\u2022\u2022\t\u2022\t\u2022 ¦*/**' 1 BS\tAi)\t\t\t e e Gaétan Ricard et Martine Cliche: portrait d\u2019tme autre relève Michel Bélair Près de 75 p.100 des transferts de fermes se font entre les producteurs et leurs enfants.La relève en agriculture, c'est une histoire de famille ! Gaétan ricard et Martine cliche correspondent tout à fait à l'image que l'on se fait du jeune couple fraîchement installé à la campagne : ils se partagent toutes les tâches, et consacrent toute leur énergie à leurs deux enfants ainsi qu'à leur ferme située dans les collines entourant Inverness.Producteurs agricoles modernes, ils sont copropriétaires d'une érablière et d'un élevage de veaux d'embouche croisés Charolais.Comme c\u2019est le cas très souvent aujourd'hui, Martine s'occupe des comptes en plus de partager les travaux et la régie du troupeau avec Gaétan.Le troupeau des Ricard-Cliché est de dimensions plutôt modestes, tout comme la ferme dans son ensemble : un taureau Charolais pur sang et 30 reproductrices, surtout des croisées Hereford -Simmental.« On va probablement monter à 35», précise Gaétan non sans fierté.Mais malgré tout ce que leur vie peut avoir de familier et d\u2019ordinaire, Martine et Gaétan ont aussi un petit quelque chose de spécial qui fait d'eux des « marginaux », particulièrement aux yeux de l\u2019Office du crédit agricole : ils sont jeunes (la trentaine toute neuve) et, sacrilège! ils ne sont pas «fils et fille de cultivateurs ».La relève Les chiffres de l'Office du crédit agricole sont on ne peut plus clairs : 90 p.100 des transferts de propriété à la campagne se font entre parents.Plus même : 75 p.100 des transferts de fermes se font entre les producteurs et leurs enfants.La relève en agriculture, c\u2019est une histoire de famille ! Pourtant, c'est aussi à des gens comme Martine et Gaétan qu\u2019on fait allusion lorsque l\u2019on parle de la relève en agriculture : ils font partie de ceux et celles qui choisissent vraiment de vivre sur la ferme -, et qui, d'ailleurs, s\u2019y préparent souvent beaucoup plus sérieusement.En les rencontrant chez eux, autour de la table de cuisine, en les voyant agir avec leurs animaux, en visitant leur étable, en les écoutant parler et rire, on se rend compte qu\u2019ils font vraiment partie d'une nouvelle génération de producteurs agricoles : dans tout ce qu\u2019ils font, ils recherchent avant tout une qualité de vie.Bien sûr, ils parlent aussi de rendement, de coûts à l'hectare, de pourcentages, de rentabilité ou de mise en marché.Gaétan a réaménagé les bâtiments «à son goût» et repris une bonne partie des champs ; Martine administre 18 Bovins du Québec / Avril-mai 1988 ¦- .Æfc.le financement des projets et s'occupe de l'érablière.Mais, comme disait l\u2019autre, il y a la manière : il suffît d\u2019une minute de conversation avec eux, sous le soleil coulant d\u2019un après-midi de février tout bleu, pour comprendre qu\u2019ils sont d'abord là pour jouir d'un style de vie.Entre la cuisine et les bâtiments, ils trouveront d\u2019ailleurs le temps de glisser ce petit commentaire : « Dans les magazines agricoles, on nous parle toujours des grosses fermes ou encore de ceux qui produisent en quantité industrielle, mais la majorité des fermes du Québec sont de petites entreprises.Il ne faut pas oublier que vivre à la campagne, c'est d\u2019abord choisir un style de vie où l\u2019on peut profiter du contact direct avec la nature et avec les animaux.Nous, c\u2019est clair, on vise à être autosuffî-sants et à rentabiliser notre ferme le plus tôt possible.Mais pas question de \"grossir pour grossir\".On ne veut pas devenir une grosse entreprise : on est là pour profiter au maximum de la qualité de la vie sur la ferme.» Un test.Quel que soit l'objectif recherché, on ne s\u2019improvise pas producteur agricole.Avant de choisir leur terre du Chemin du Lac, à quelques kilomètres d'In-vemess, Martine et Gaétan se sont préparés minutieusement pendant plus de cinq ans en travaillant tous les deux dans divers types d'établissements agricoles, surtout des maternités porcines et des élevages de bovins.C\u2019est d\u2019ailleurs dans une maternité porcine, en > La politique de la relève Tout le monde parle de l'importance de la relève en agriculture, mais les jeunes producteurs agricoles ne risquent certes pas de se perdre sous une avalanche de chiffres en prenant possession de leur première ferme ! L'éventail de choix qui leur est offert se résume en fait à deux principales options : le crédit agricole bonifié et le programme de subvention à l'établissement.Le crédit agricole bonifié, c'est la fameuse formule magique que tout le monde répète un peu comme le «pop-sac-à-vie-machin» d\u2019il y a quelques années : [ (taux de base + Vi - 4) / 2] + 4 = x.En clair, cela correspond aujourd\u2019hui à un taux d\u2019environ 8p.100.Quant au programme de subvention à l\u2019établissement, il se présente sous la forme d\u2019un choix: d\u2019une part, un prêt de 50000$ sans intérêt pendant cinq ans, de l\u2019autre, une subvention de 15000 $ (contre présentation de factures) pour l'amélioration de la ferme.C\u2019est tout.Quand on connaît les coûts d\u2019établissement sur une ferme, il faut bien avouer que l\u2019aide aux nouveaux arrivants est plutôt minime.Mais heureusement, certaines initiatives intéressantes commencent à \u2022 faire des petits».La Fédération des producteurs de lait, par exemple, a trouvé une façon originale d\u2019encourager la relève dans ce secteur.Chaque année, on forme une «banque de quotas » en prélevant 5 p.100 des quotas vendus ou cédés dans l\u2019année : à la fin de l\u2019année, on répartit ces quotas entre les nouveaux producteurs de lait.Du côté de la Fédération de la relève, Gil Leduc précise qu'on essaie de faire accepter une nouvelle formule dite de «taux croissant».On consacre également beaucoup d'énergie à une sorte de REER agricole, le programme d'épargne-établissement.Enfin, on tente de réduire la cotisation aux régimes d\u2019assurance-stabilisation pour la relève, puisque celle-ci n\u2019a pas contribué au déficit accumulé de ces régimes.Un dossier à suivre.¦\tAVIS \u2014.-\t1 À TOUS LES PRODUCTEURS DE BOVINS LES VENTES DE BÉTAIL CAN OP INC., vous invitent à leur confier la vente de tous vos animaux.Nous vous offrons, à votre choix, les deux systèmes de vente suivants ENCHÈRE ÉLECTRONIQUE ENCHÈRE VIVANT Nous pouvons recevoir vos expéditions 24 heures par jour à nos locaux au 316, rue Bridge (près du pont Victoria) Montréal HORAIRE DE VENTE: 9 h 00 à 17 h 00 LUNDI \u2014 MARDI \u2014 MERCREDI Pour plus d\u2019informations concernant tous nos services, ou pour connaître notre transporteur dans votre localité, n'hésitez pas à communiquer avec nous: Bur.(514) 933-2929 Soir (514) 626-9989 L\u2019Équipe pour le «MAXIMUM» CAN - OP; Bovins du Québec / Avril-mai 1988\t19 age [> Beauce, qu'ils se sont rencontrés vers la fin des années 70.Dès ce moment, ils se sont mis à capitaliser autant leurs expériences que leurs économies dans ce seul but bien précis : s'installer sur leur ferme.Jusqu'ici, l'histoire de Mar-.tine et Gaétan n'a rien de vraiment exceptionnel: des jeunes qui s'installent sur une ferme, c'est moins fréquent qu'à une certaine époque, mais c'est encore mon- naie courante.Ce qui est particulièrement intéressant, toutefois, c'est de voir que des gens qui ne sont pas de la campagne peuvent réussir à venir à bout de la méfiance d'un peu tout le monde et se faire accepter comme partenaires à part entière par tous les producteurs du coin.«Cela s\u2019est fait graduellemnt au cours des trois premières années, souligne Martine, mais c'est devenu encore plus évident depuis que Gaétan a eu un grave accident avec le tracteur.Les voisins nous ont vraiment beaucoup aidé.C'est grâce à eux qu'on a pu s'en sortir et maintenant on sait qu'on fait partie de la famille.» Pourtant, il s'est écoulé plus de cinq ans entre leur premier rêve en duo et leur arrivée sur la ferme.Pendant toutes ces années, tous leurs choix, toute leur vie a tourné autour de cette ferme qu'ils n'habitaient pas encore, qu'ils n'avaient même jamais vue.Et puis crac! Au moment où ils se sont sentis prêts à s\u2019installer enfin sur le type de ferme qu\u2019ils avaient choisi (élevage vaches-veaux+ érablière), personne n'a voulu les prendre au sérieux.Ils ont dû subir une sorte de test, comme le dit Martine avec un soupçon de rancœur: l'Office du crédit agricole leur a d\u2019abord refusé toute forme d'aide.La terre était trop petite, son exploitation, pas suffisamment rentable.Persuadés du contraire, Gaétan et Martine n\u2019ont pas abandonné la lutte : ils ont aligné des colonnes de chiffres, des prévisions budgétaires, des relevés de compte en banque et de placements.Ils ont fait appel à un agronome-conseil, et monté un dossier mettant en relief leur expérience accumulée au cours des années et le sérieux de leur projet.Finalement, ils ont réussi à renverser la vapeur : en 1983, ils achetaient enfin leur ferme du Chemin du Lac.Aujourd'hui, l'avenir s'annonce plutôt bien.Les grands travaux de la phase d\u2019établissement sont terminés, il reste à consolider les acquis.Le troupeau est dans une forme splendide.Une caméra surveille en tout temps la loge de maternité.L\u2019érablière semble résister plutôt bien aux pluies acides, les enfants aussi.Tout a l'air solide autour de Martine et Gaétan.Solide, vivant et en mouvement.Comme dans la vie lorsqu\u2019on accepte de relever les défis.KVERNELAND «L\u2019autre façon» devoir.lesBALLES RONDES,., \u2022\tEnrobage* hermétique, sous tension, via pellicule plastique EXT E N-S IDLE, autocollante \u2022\tH.ipidite ?commodité d'opération \u2022\t-La nouvelle façon de faire l'ensillage.» \u2022\tAussi disponible en version 3 pis SILAWRAP Modèle 7510 remorqué Enfin un système mécanisé d\u2019enrobage hermétique des balles rondes! Après l\u2019Europe, plusieurs douzaines d\u2019agriculteurs progressifs du Québec ont fait en 1987 l\u2019expérience de l\u2019ensilage en balles rondes, et nous font part de tests de laboratoire élogieux sur la qualité de leurs fourrages.1 homme + 1 tracteur peuvent enrober jusqu'à 50 balles rondes en 11/2 heure \u2014 Finies les corvées d\u2019ensachage manuel \u2014 Le «SILAWRAP» est la machine de l'avenir disponible maintenant.Vous voulez en savoir plus?Demandez votre exemplaire d\u2019un document très explicite sur «l\u2019ensilage en balles rondes» ainsi que le dépliant «SILAWRAP» de KVERNELAND, sans obligation aucune.S.V.P Document: «L'ensilage en balles rondes» et dépliant «Silawrap» Nom:__________________________________________ Adresse: _____________________________________ Téléphone: KVERNELANDINC.1200, Rocheteau DRUMMONDVILLE, QC J2C 5Y3 Tél.(819) 477-2055 BOVINS 04-1988 J 20 Bovins du Québec / Avril-mai 1988 ¦:>b\\ ZJes géras en mouvement -*sse\"'\"'a\"d'd«S- e%coO' f»na%,ieseÿc>/ous roe°r;u ou» ' in o»e?'i-,ns.^«; en ,ens RB VUES DE PRESSE REVUE DE PRESSE REVTJE DE /&vai£2e> Guy Paquin B VUE DE PRESSE L'affaire du thon avarié avait fait savoir aux Canadiens que les Conservateurs avaient un sérieux problème de conserverie.Délaissant les provinces de l'Atlantique, le mauvais génie du scandale a maintenant élu domicile en Ontario.Après le thon avarié, voici maintenant le boston avarié.En effet, après avoir examiné plus de 200 documents provenant du service fédéral d'inspection des viandes, Jim Romahn, journaliste du Kitchener Waterloo Record, y a découvert que des tonnes de viande, au sortir des abattoirs ontariens, étaient contaminées par (yerk!) du fumier, des poils, de la poussière, de la peinture, de la rouille et diverses graisses.La viande avait déjà quitté les abattoirs en direction des détaillants lorsqu'une deuxième inspection révéla quelle était contaminée.Rappelons que cette deuxième inspection n'est pas obligatoire et qu elle n'est faite que dans certains cas.En fait, il existait jusqu'à récemment une deuxième inspection, très constante et très sévère, celle que les inspecteurs américains faisaient subir a la viande canadienne.Il semble que dans le contexte du libre-échange, les inspecteurs américains traversent les abattoirs canadiens en regardant au plafond et en sifflotant.une pince à linge au bout du nez.Bon, j'exagère, soit.11 n'en reste pas moins que les critères touchant l'inspection des produits sont appelés à devenir les mêmes de chaque côté de la frontière.Si cela signifie que nos inspecteurs doivent être aussi sévères que leurs collègues américains, cela entraînera une confiance accrue de la part du public américain envers le boeuf canadien, et c'est tant mieux.Nous pourrons ainsi conserver, voire augmenter notre part du marché américain.(Rappelons que dans le secteur bovin, la balance commerciale entre les deux pays favorise le Canada dans un rapport de 4 pour 1.) Mais si les promoteurs du libre-échange \u2014 comme, par exemple, l'Association des producteurs de bovins de l'Ontario \u2014 espèrent que les Américains deviennent encore plus laxistes dans leur programme d'inspection des viandes, cela risque d'entraîner un douteux libre-échange de carcasses suspectes de part et d'autre de la frontière.Cela n'est à l'avantage de personne.Il y a des domaines où la réglementation vaut mieux que le ¦ free for ail».»Fair trade», oui, »free trade», pas sûr.Qu'on me permette de lever le nez sur certaines interprétations malodorantes du traité.Rappelons en terminant que de toutes les viandes inspectées au Canada, la viande bovine apparaît de loin comme la plus saine, de l'aveu même de Jim Romahn.Elle ne contient, par exemple, de salmonellose que dans 2,4p.100 des cas, contre 72 p.100 dans le cas du poulet.\u2022 \u2022 \u2022 Les défenseurs des droits des animaux peuvent se féliciter d'une première victoire.On se rappellera que sous la conduite de Mme Vicki Miller, ces âmes délicates souhaitent rien de moins que la libération des animaux de ferme.Finies les vilaines étables où les pauvres petits veaux sont enfermés avec leur mère.Halte à la cruauté envers le bétail.Bon.Mme Miller ne se bat pas pour une cause aussi cruciale que le sort des Noirs en Afrique du Sud.mais si jamais cette cause-là venait à l'intéresser, il y a fort à parier quelle y remporterait beaucoup de succès.Mme Miller a réussi à faire assez de bruit pour s'attirer une réplique organisée de la part de l\u2019Ontario Farm Animal Committee.C'est déjà l'indice qu'on la prend au sérieux.Comme l'arme de Vicki Miller est la mobilisation des médias, le Comité a décidé de combattre le feu par le feu.Son président, Jim Johstone, annonçait dans l'Ontario Farmer du 9 février l'embauche d'une firme to-rontoise de conseillers en communication ; en plus de recueillir des informations sur la campagne menée par les activistes du droit des animaux, celle-ci informera le public sur les pratiques en vigueur à la ferme et la façon dont on y traite réellement les animaux.Le Comité rendra son rapport public enjuin ou juillet.Quant à Mme Miller, j'espère qu'elle ne poussera pas la logique jusqu'à poser le geste que tous ses militants attendent d'elle : la rédaction du premier projet de convention collective des dindes de l'Ontario.Si le projet de loi C-107 reçoit l'aval de la Chambre des communes à Ottawa, le Canada se doterait d'un système de brevets protégeant légalement les semis nouvellement développés.Le Financial Post, dans son édition du 23 février, déplore le fait qu'on ne dépense que 14 millions de dollars par année au Canada pour la recherche-développement de nouvelles semences.La raison en est que les nouveaux produits ne seraient pas légalement protégés, comme ils le sont dans d'autres pays, par des brevets équivalant à des brevets d'invention.Le Canada est le seul pays occidental à rejeter cette protection et à ne pas souscrire aux accords internationaux en cette matière.Les principaux avantages de cette loi, qui a passé avec succès la première lecture au Parlement, seraient l'accès à des semis étrangers plus performants \u2014 que les compagnies étrangères se refusent actuellement à exporter au Canada faute de protection légale \u2014 ainsi que l'augmentation des fonds alloués à la recherche-développement de semis adaptés aux conditions climatiques de notre pays.Les opposants au projet de loi craignent que la protection du brevet mette les compagnies à l'abri de la concurrence et les encourage à pratiquer des prix monopolistiques.Fort heureusement, aucun groupe de militants pour le droit des semis à se développer naturellement n'est encore intervenu dans le dossier.22 Bovins du Québec / Avril-mai 1988 r c h é Prix iu 100 lbs IS) 1 20 110 1 00 90 80 70 Veaux d'embouche * iUJIWHII Jan.Fev.Mars Avril Mal Juin Jull.Août Sept.Oct.Nov.Déc.* Mâles de 500-600 Ibs, Marché à bestiaux de l'Ontario (Toronto).Prix ni 100 Ibs IS) Prix au 100 Ibs 1$) Bouvillons d'abattage * Jan.Fev.Mars Avril Mal Juin Jull.Août Sept.Oct.Nov.Dec.* Vente directe aux abattoirs de l'Ontario, carcasse chaude, FAB abattoir.Veaux d'abattage Janv.Fev.Mars Avril Mal Juin Jull.Août Sept.Oct.Nov.Dec.* Bons veaux.Marché à bestiaux de Montréal.Prix au 6 5 100 Ibs IS) Vaches de réforme * Janv.Fev.Mars Avril Mal Juin Jull.Août Sept.Oct.Nov.Dec.' Vaches Da Marché à bestiaux de Montréal.Prix au 1 801 100 Ibs IS) n Veaux de grain * Jan.Fev.Mars Avril Mai Veaux de 450-500 Ibs.encan de Saint-Hyacinthe enchère par ordinateur Juin Jull.Août Sept.Oct Nov.Dec.Depuis août 1987.carcasse chaude avec peau Avant août 1987.éq A carcasse chaude avec peau 1986 1987 1988 ?Bovins du Québec / Avril-mai 1988 23 La race qui donne du poids» à votre élevage! Charolais H-J* Pour de plus amples informations: ASSOCIATION DES ÉLEVEURS DE BOVINS CHAROLAIS (A.E.B.C.) C.P.87.Saint Sylvère.Que.G0Z1H0 (819)285-2039 Secrétaire-propagandiste: Martine Gauthier (soir) J "]
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