La terre de chez nous, 25 août 1988, Supplément 1
[" U Terre «te chez nous 5 août 1988 v*\u2018j -W! -jt es-veau 'C'-' \u2022 v*.'£ «(ÉeLr# . Bovins du Québec / Aoùl-septembre 1988\t19 O «Lorsqu'un éleveur commercial achète un sujet de race pure, explique Roger Bergeron du MAPAQ, il recherche d'abord un premier élément: c\u2019est la vigueur hybride qui se traduit par de meilleures performances générales.Il doit aussi réussir à produire au bout de la ligne des sujets croisés *constants», c'est-à-dire qui auront tous le même poids et les mêmes qualités générales répondant aux exigences du marché.On peut presque parler ici d'animaux *sur mesure ».Autre élément important, l'achat d'un animal de race pure permettra au producteur de mieux connaître le pedigree de ses animaux.Parce qu'il arrive souvent qu'après trois ou quatre croisements en rotation, on perd de vue la composition génétique des animaux du troupeau.D'une manière générale, je recommande aux producteurs commerciaux de tenir d'excellents registres sur la composition génétique de leur troupeau.» L«« associations d\u2019élovours du Québec\t Le râle de chacune des associations\tAssociation des éleveurs d\u2019éleveurs est Identique i maintenir les standards\tds bovins Angus du Québec d'excellence propres à la race qu'ils représentent.\tPrésidente r Audrey Tack Mais 11 consiste aussi à promouvoir cette race et A\tSecrétaire-propagandiste : faire circuler l'information entre les producteurs\tJocelyn Sabourin, concernés t c'est d'ailleurs pour cette raison que le secrétaire de ces associations prend aussi le\t(514) 643-0502 titre de propagandiste.Quant au soutien technl-\tAssociation des éleveurs que.Il prend habituellement la forme de cliniques\tds bovtns Simmental du Québec organisées pour les éleveurs sur l'alimentation.\tPrésident t Camille Deschénes sur les croisements, ou encore sur la làçon de\tSecrétaire-propagandiste : juger un animal.Il arrive aussi que les associa-\tÉdith Ménard, lions organisent des expositions d'animaux pour leurs éleveurs ou encore sous l'égide du Comité\t(514) 885-3074 conjoint des races de boucherie, comme le Natlo-\tAssociation des éleveurs nal qui aura lieu pour la première fois cette année\tde bovtns Hereford du Québec A Québec.Vous trouverez ci-dessous les coordon-\tPrésidente! Odette Brunet, (514) 258-2506 nées de quelques-unes des principales associa-\tAssociation des éleveurs lions présentes au Québec.Association des élevetn\tds bovins Salera du Québec Président :Gérald McGee.(819) 826-2918 de bovins Limousin du Québec\tAssociation des éleveurs Président > Ferdinand Ouellet\tde bovins Blonde d'Aquitaine Secrétaire-propagandiste i\tdu Québec Chantale Gareau,\tPrésident i Jean-Marte Voyer (S 14) 375-5551\tSecrétaire-propagandiste i Yves Patry, Association dea étevetas de bovtns Charolais du Québec\t(819) 458-2013 Président : Jean-Claude Bcaudlnet\tAssociation des élevetn Secrétaire-propagandiste i\tde bovtns Shorthorn du Québec Brigitte Gagné,\tPrésident i Réglnald Daly, (418)651-1100\t(819)459-2208 L\u2019entonnoir et le congélateur Si les tendances du marché évoluent, on peut en dire autant des préférences des producteurs qui choisissent d'acheter des animaux pur-sang.Selon le type de production, en effet, on sélectionnera des animaux aux qualités parfois fort différentes.Ainsi, dans le numéro d'août 1987 de Bovins du Québec, Roger Bergeron soulignait que les animaux de races anglaises semblent laisser de plus en plus leur place aux races continentales : les Hereford, Aber-deen-Angus, Hays Converter et Shorthorn représentaient 45 p.100 des taureaux testés en station d\u2019épreuve en 1984-1985, alors que la proportion des Limousin, Charolais et Simmental atteignait 55 p.100.En 1986-1987, la tendance s'était accentuée : les races anglaises ne représentaient plus que 20 p.100 alors que les races continentales atteignaient 74 p.100.Cette tendance serait-elle due à une nouvelle orientation de la production ?« C\u2019est une simple constatation et non pas une recommandation de notre part, s'empresse de préciser notre spécialiste.Certains éleveurs commerciaux auraient d'ailleurs avantage à ré-introduire des sujets de races anglaises pour retrouver la vigueur hybride qu'ils sont en train de perdre.» Ces chiffres, obtenus rappelons-Ie en station d'épreuve, indiquent un déplacement marqué vers les races de plus grande ossature.En fait, on peut penser qu\u2019ils traduisent déjà, à l'échelle nationale, la diversification de la production qu\u2019on note depuis une dizaine d'années en soulignant ainsi l'effritement d\u2019une sorte de mythe : celui du lait dans l'Est et du bœuf dans l'Ouest.D'ailleurs, étant donné justement la nouvelle spécificité de la production québécoise, doit-on s'en tenir au développement de certains types de races pures ou plutôt favoriser un peu tout le monde ?Pour Roger Bergeron, on le comprend, la question est délicate et il préférera ne pas se prononcer.Il notera cependant que «/a plupart des races en place ici sont « très pertinentes » à cause de leur excellent potentiel génétique.Mais en ce domaine comme en d'autres, \u2022trop» n'est pas nécessairement syno- 20 Bovins du Québec / Août-septembre 1988 C'est précisément lorsque se produisent d'importants virages dans les tendances du marché de consommation que le rôle des éleveurs d'animaux de race pure apparaît de façon évidente.nyme de \u2022mieux».Ce qui compte, c\u2019est de développer des animaux adaptés au milieu québécois et.bien sûr, aux tendances du marché.11 y aura toujours place à l'amélioration puisque, par définition, l'animal idéal n'existe pas».Yves Saint-Vincent, du Comité conjoint des éleveurs, souligne quant à lui un danger qui guette autant les éleveurs commerciaux que les éleveurs de pur-sang : celui de la sur-consommation.\u2022 Les gens sont séduits par l'exotisme des nouvelles races qui commencent à apparaître ici depuis quelques années.Je dirais même qu'ils ont de plus en plus tendance à acheter de la semence de taureaux primés comme ils achètent au supermarché.Ils fécondent deux ou trois vaches avec un taureau, puis deux ou trois autres avec un autre champion.et au bout du compte, ils risquent de perdre une qualité essentielle: l\u2019uniformité de leur troupeau.» Un producteur, tout comme un éleveur de pur-sang d'ailleurs, ne peut donc pas s'improviser «sélectionneur» du jour au lendemain.Yves Saint-Vincent raconte que pour développer son « œil », il a travaillé pendant six mois dans un abattoir.«Je voulais savoir à quoi ressemblait, une fois la peau enlevée, l'animal qui rentrait debout, avec le poil dessus.Je parle de longueur de hanche, de longueur de cuisse, de dos, de longe, etc.Un éleveur de race pure doit développer un sens de l'observation.D'ailleurs, c'est la même chose pour tout le monde : le producteur laitier va vous dire que les meilleures laitières ont des formes angulaires et quelles ressemblent à un entonnoir.Moi je peux vous Lm Comité conjoint dos racos do bouchorio Mis tut pied en 1940 afin de promouvoir l'élevage des pur-sang, le Quebec Beef & Cattle est devenu aujourd'hui le Comité conjoint des races de boucherie.Voué à la défense des Intérêts des 2 800 éleveurs de pur-sang.II s'occupe également de diffuser de l'Information, en plus de Jouer un râle de commercialisation et de représentation.Ses objeettb: améliorer l'élevage, amener du sang neuf dans les élevages commerciaux, parfaire les connaissances des producteurs et rehausser la qualité des animaux en parcs d'engraissement.Le Comité s'intéresse également aux aspects politique et législatif ainsi qu'aux grandes orientations de la production.Sur certains points, la lutte s'annonce d'ailleurs assez vive.En effet les chiffres touchant l'autosufllsance ne sont pas très reluisants.En 1987, par exemple, on a consommé plus de 800 000 têtes de bétail au Québec: seulement 8,7p.100 de ces animaux, soit 70000 têtes, ont été produits id, alors que la moitié des revenus du secteur proviennent des exportations.Pourtant, |e cheptel québécoises! de talUe respectable : 371000veaux, 165 000vaches de boucherie, 63 000 bouvillons d'un an et plus, 60 000 génisses de boucherie et 26 000 taureaux d'un an et plus.U fout aussi compter 807 000 vaches laitières qui seront éventuellement réformées.Dirigé par Yves Saint-Vincent, le Comité conjoint des races de boucherie est formé de trois représentants de chaque race et de porte-parole d\u2019éleveurs de vaches croisées.On peut rejoindre son secrétariat permanent en composant le (514)836-2923.dire qu'un bon bœuf à viande ressemble à un congélateur.» Et le «bel animal» de demain, à quoi ressemblera-t-il ?» Ce sera un animal sans gras, prophétise Yves Saint-Vincent en terminant.Il sera très performant en ce sens qu\u2019il se développera rapidement et qu'il se nourrira exclusivement de fourrages.C'est là le prochain défi des éleveurs de races pures.- éliminer le grain de l'alimentation, parce que le grain fait le gras.Et arriver à des résultats aussi intéressants que ceux que nous obtenons ajourd'hui en termes de poids et de conformation.» K.0?ît&t 'pxitet CKC.\u2022\tBouvillons de remplacement \u2022\tAcheteur sur commande \u2022\tExportateur \u2022\tAcheteur de fermes et d\u2019animaux Bureau (514)937-2233 (514)931-8619\tRés.(514) 486-4670 316 rue Bridge, MONTRÉAL (Québec) H3K 2C4 Bovins du Québec / Août-septembre 1988\t21 EVUE DE PRESSE REVUE DES PRESSE REVUE DE PRESSE REVUE DE /awaiMeu/, Guy Paquin Les programmes de subventions à la production agricole n'ont jamais autant fait parler d'eux que depuis quelques mois, et ce.autant à l'échelle mondiale que dans les relations fédérales-pro-vinciales.Tout d'abord, M.Mulroney, frappé d'une attaque de «trudeauisme» \u2014 ce qui ne lui est pas coutumier \u2014.a voulu que soient supprimées les disparités régionales (lire «provinciales-) en cette matière.Ainsi, le Québec, les Maritimes et la Colombie-Britannique se sont fait dire qu elles ne pouvaient profiter du programme natio-nal de stabilisation tant qu elles subventionneraient directement et de façon visible leurs producteurs.Les grands défenseurs de l'unité canadienne dans ce dossier sont l'Alberta, la Saskatchewan et l'Ontario, qui ont la subvention moins évidente.La Canadian Cattlemen's Association (CCA) fonce également tête baissée dans les programmes québécois.Toute cette opposition a pris par surprise Michel Pagé, ministre de l'Agriculture du Québec.Il s'est dit étonné et irrité de la volte-face de l'Ontario et de la Saskatchewan, qui jusque-là n'avaient pas vraiment pris position.Le programme de stabilisation fédéral fait d'ailleurs parler de lui jusqu'au Colorado.À la fin de juillet, l'assemblée de la National Cattlemen's Association se réunissait à Denver et devait dé- cider si elle voit d'un mauvais oeil ou non le programme canadien de stabilisation.Un administrateur de l'Association, M.Cook, avait d'abord critiqué le programme.Mais quand il s'est fait expliquer par les Canadiens que ce programme remplacerait les subventions déloyales des provinces, il a avoué qu'il voyait maintenant d'un autre oeil les veaux canadiens subventionnés qui entraient aux États-Unis.On verra si l'assemblée de Denver jugera bon d'accorder un visa d'immigration à nos vaches ou si elles seront déclarées rumi-nafa non grata.Le p'tit gars de Baie-Co-meau n'aime pas se faire rabrouer par des fonctionnaires, surtout quand ce sont ceux de la Communauté économique européenne.Quand Brian s'est fait dire par l'un d'eux que les Canadiens étaient mal placés pour critiquer les subventions européennes à l'agriculture, il a répliqué que nos programmes étaient du Junior B comparés aux grandes ligues que sont les programmes européens et américains.Ce à quoi les Européens ont répliqué à leur tour que le prix mondial des céréales est maintenu a la baisse par les subventions américaines à l'exportation.On ne connaît pas la réplique américaine.Ni M.Bush, ni M.Dukakis n'ont envie de se mettre les pieds dans ce plat et de s'aliéner le vote du Midwest.Par ailleurs, un récent rapport de l'OCDE estimait à 300 milliards de dollars annuellement les subventions européennes à la production agricole.Ce même rapport prétendait que 45 p.100 des revenus des agriculteurs canadiens provenaient de subventions.Dans une lettre furieuse, CA Gracey, vice-président de la CCA contestait ce chiffre et l'estimait plutôt à 10 p.100.C'est dans ce climat que se déroulent, aux réunions de l'OCDE et du GATT, les discussions dont le but est de supprimer graduellement les programmes de subventions à la production agricole.Je m'en voudrais d'en rajouter, mais, si vous me demandez mon avis, c'est pas demain la veille.J'en veux pour preuve l'insolente décision prise par un comité du GATT qui a rejeté un jugement du Tribunal canadien des importations.Le Tribunal avait imposé une surtaxe à l'importation au boeuf européen archi-subvention-né.Le comité du GATT a déclaré la surtaxe illégale parce que \u2014 tenez-vous bien \u2014 le requérant était une association de producteurs de bovins, et que ces gens-là n'ont rien à voir avec l'affaire étant donné qu'ils NE PRODUISENT PAS DE BŒUF ! La CCA ainsi que les associations de producteurs des États-Unis, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande ont aussitôt protesté, demandant une réforme profonde du GATT.Du côté d'Ottawa, seul le ministre de l'Agriculture, John Wise, s'est fait entendre : il espère que l'Australie ou les États-Unis opposeront leur veto à la décision du GATT, et surtout que le gouvernement canadien se prononcera lui-même dans cette affaire.\u2022 \u2022 \u2022 La Commission de réforme du droit du Canada entend proposer des mesures plus sévères dans les cas de cruauté envers les animaux.Sans se prononcer sur les pratiques d'élevage, la Commission soulève indirectement le problème et apporte de l'eau au moulin des associations qui veulent que l'État légifère en ce domaine.En Californie, les associations de producteurs agricoles viennent justement de forcer l'État à retirer certains articles de trois projets de loi concernant les soins aux animaux de ferme.En Alberta, les députés de l'opposition se demandent pour leur part si la nouvelle loi sur la protection des animaux ne va pas ouvrir la porte à tout un tas de bonnes âmes s'opposant à ce qu 'on attache les veaux ou qu'on selle les chevaux.\u2022 \u2022 \u2022 La chaîne de supermarchés ontarienne Loblaws vient de susciter une controverse en offrant à son comptoir de viandes un produit qu elle présente comme étant du boeuf «naturel».Celui-ci se vend 1,75 $ de plus que le boeuf régulier.Ce qui irrite le Centre d'information sur le bœuf, c'est que cette appellation risque de renforcer l'impression du public que le bœuf régulier n'est pas un produit sain et naturel.Si cette pratique se répand, les producteurs de bon vieux bœuf \u2022 régulier» risquent d'en souffrir.LE BLANC BLEU BELGE LA RACE DE L AN 2000 Une race conçue pour plaire au consommateur et au boucher d\u2019aujourd'hui.\u2014\tRendement à l'abattage qui dépasse 70 % ; \u2014\tDes carcasses qui donnent 80 % de viande.\u2022\u2022Pas de gras \u2014 Rien que du muscle- Embryons Semences Sujets LA GANTOISE INC.R R 1, Lelaivre (Ontario) K0B 1J0 Tél.(613) 679-4133 Fax (613) 679-4061 22 Bovins du Québec / Août-septembre 1988 r c h é \t130 \t120 Prix au\t110 100 Ibs\t ($)\t100 \t90 \t80 Veaux d'embouche * Jan Fêv.Mars Avril Mai Juin Juil Août Sept * Mâles de 500-600 Ibs.Marché à bestiaux de l'Ontario (Toronto).Ocl Nov Dec Bouvillons d'abattage Prix au 100Ibs 150 ($) Jan.Fév Mars Avril Mai Juin Juil Août Sept Ocl * Vente directe aux abattoirs de l'Ontario, carcasse chaude, FAB abattoir.Nov Dec Veaux d'abattage Prix au 120 100Ibs Jan.Fév.Mars Avril Mai Juin * Bons veaux, Marché à bestiaux de Montréal.Sept Vaches de réforme Prix au 55 100 Ibs ($) 50 ¦I Jan.Fév Mars Avril Mai * Vaches Da-Ds, Marché à bestiaux de Montréal.Sept Veaux de grain Prix au iso 100 Ibs Jan Fév.Mars Avril Mai Juin Juil.Août Sepl Oct Nov Dec Depuis août 1987, carcasse chaude avec peau Avant août 1987.ôq à carcasse chaude avec peau Veau* de 450-500 ibs.encan de Saint-Hyacinthe enchère par ordinateur 1986 ¦ 1987 H 1988 ?Bovins du Québec / Août-septembre 1988\t23 La race qui donne du poids à votre élevage! Char olais \u2019He-'*: âSÊ&s H ^ Pour de plus amples informations: ASSOCIATION DES ÉLEVEURS DE BOVINS CHAROLAIS (A.E.B.C.) C.P.87.Saint Sylvêre.Que.COZ 1H0 (819)285-2039 Secrétaire-propagandiste: Martine Gauthier (soir) "]
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