La terre de chez nous, 16 février 1989, Supplément 1
[" 1\t\u2022 i- r& ;r~~arJT» iL Suppléaient de La Terre de chez nous 16 février\\J989 \u201cA»»; .«^iss^Nsss! \u2022'*** - v^aa promotion La mise en marché du bœuf doit viser la génération des 35 ans et plus Parce qu\u2019ils disposent d\u2019un revenu de plus en plus élevé, que leur style de vie est plus actif et qu\u2019ils formeront sous peu la génération la plus nombreuse, les 35 ans et plus constituent un marché prioritaire pour les produits du bœuf.Les méthodes de mise en marché devront donc de plus en plus être conçues en fonction de cette clientèle.En effet, les variables sociodémographiques, le mode de vie, les habitudes d\u2019achat et de préparation des consommateurs sont tous des facteurs qui ont une influence marquée sur la consommation de boeuf.Lorsque l'un ou l\u2019autre de ces facteurs est modifié, il en résulte souvent une nouvelle attitude de la part des consommateurs.Pour déterminer l\u2019orientation que devraient adopter les producteurs dans la mise en marché de leurs produits, il est donc essentiel d\u2019avoir une connaissance approfondie des tendances générales du marché et de l'évolution des réactions de la population à l\u2019égard du boeuf.Les études de marché qu\u2019effectue le CIB lui permettent d\u2019être à l'écoute du consommateur et ainsi de connaître ses besoins actuels et futurs, ses habitudes d'achat et d'utilisation.Ces données se révèlent très utiles aux producteurs dans la planification de leurs activités de recherche, de mise au point de nouveaux produits, de commercialisation et de communication.Nous examinons ici quelques-unes des grandes tendances sociodémographiques susceptibles d\u2019influer sur la commercialisation du boeuf.Nos prochains articles traiteront d'autres aspects du comportement du consommateur, aspects dont l\u2019importance ira en grandissant pour l\u2019industrie du bœuf.Mais voici d'abord les principales tendances socio-démographiques qui retiennent notre attention et une analyse de leur effet sur l'industrie.La croissance de la population : Depuis 10 ans, le taux de croissance de la population tant canadienne que québécoise s\u2019est ralenti, et les statistiques nous indiquent que cette tendance se poursuivra.Le vieillissement de la population : Vers 1996, il est prévu qu'un tiers de la population sera âgée de plus de 50 ans et que la génération des 35 ans et plus aura fait un bond de 32 p.100.Les femmes au travail : Entre 1973 et 1985, le nombre de femmes au travail s\u2019est accru de plus de 60 p.100.Aujourd'hui, 45 p.100 des femmes travaillent à l\u2019extérieur et il est prévu que ce taux atteindra 57 p.100 en 1995.Les célibataires et les familles monoparentales : Ces deux segments de la population sont en progression et représentent aujourd\u2019hui 32 p.100 des foyers canadiens.La taille des familles se trouve également réduite en raison d\u2019une diminution du nombre d'enfants.Comment ces changements démographiques vont-ils influer sur l'industrie du bœuf ?Pour plusieurs produits, le marché ne se développera plus au même rythme que dans les années 60 et 70.En conséquence, avec une population réduite et davantage de produits, le secteur de l\u2019alimentation deviendra plus compétitif.La population des 50 ans et plus devrait disposer de plus grandes ressources.Cependant, à la différence de la génération précédente du même groupe d\u2019âge, elle sera en meilleure santé et mieux avertie de l'importance d\u2019une bonne alimentation.Les produits alimentaires devront donc satisfaire à ces nouvelles exigences afin de rester concurrentiels.Le bœuf, dont les propriétés nutritives et la faible teneur en gras sont reconnus, devrait exercer un fort attrait auprès de cet important segment de la population canadienne.La situation sociale dominante des 35 ans et plus, les revenus accrus dont ils disposent et leur style de vie plus actif sont des facteurs d'une importance considérable pour l\u2019élaboration de nos méthodes de mise en marché.Pour ce segment de la population, les voyages et les loisirs prennent plus d\u2019importance, et l\u2019on accorde beaucoup moins de temps à la préparation des repas.Pour satisfaire à leurs exigences, il sera donc essentiel d'offrir des produits de boeuf de préparation simple et rapide.L\u2019accroissement du nombre de femmes au travail se traduit par une diminution du temps consacré à la cuisine et un besoin accru de commodité.C\u2019est ce qui explique notamment la popularité croissante des fours à micro-ondes.Cette tendance représente une occasion à saisir pour le marché du bœuf.Le CIB travaille activement à mettre au point des produits inédits conçus pour le micro-ondes.Les célibataires et les familles monoparentales apprécient le boeuf emballé en portions réduites et les recettes adaptées pour une ou deux personnes.Aujourd\u2019hui, ces exigences sont de mieux en mieux satisfaites au comptoir des viandes où l'on offre régulièrement de petits rôtis et des portions individuelles.L\u2019ensemble de ces facteurs démographiques aura des répercussions sur la mise en marché du\tJ bœuf et représente un défi considérable pour les producteurs.Francine Ranger-Smith, responsable du bureau de Montréal du CIB 2 Bovins du Québec / Février-mars 1989 dossier | I Pli\tr^r iTivl DUDUEBECXJ\tc\t\t\tUne pratique que le Québec avait O\t11 1\t2?\t\t\tpourtant abandonnée\t0 Vol.3, no 1, février-mars 1989 Supplément de La Terre de chez noue (TCN), édition du 16 février 1989, publié en collaboration avec la Fédération des producteurs de bovins du Québec (FPBQ).Éditeur La Terre de chez nous Union des producteurs agricoles laitières misent sur le croisement industriel Ne pouvant accroître leur revenu par la seule production de lait, certains producteurs de lait français ont cherché à tirer un meilleur profit de leurs petits veaux.Le croisement industriel, c\u2019est-à-dire l\u2019utilisation de semence de taureaux de boucherie sur des vaches laitières, s'est révélé être une technique efficace et rentable.Dans la seule région de la Picardie, par exemple, le nombre de vaches laitières inséminées par croisement a plus que doublé entre 1983 et 1987.555, boul.Roland-Therrien Longucuil (Québec) J-il I 3Y9 (514)679-0530 Comité directeur Gaétan Délanger (FPBQ) Hugues Belzile (TCN) Gilles Laurent (FI\u2019I)Q) Jean Savard (TCN) Directeur Hugues Belzile Rédacteur en chel André Charbonneau Rédacteur en chel adjoint et responsable de la publication Jean Savard Collaborateurs Gil Barrows, Michel Bélair, Gaétan Bélanger, Sylvain Boucher, Bernard Doré, Françoise Gimet, Francine Ranger-Smith Jean-Pierre Robert Révision et correction Claude Brabant, éditeur-conseil enr.Conception graphique Jean Gladu et Cintia Ferraro Montage informatique Pierrette Bédard Impression Litho Prestige inc.Photo couverture Laurent Gladu Directeur de la publicité Réjean Pouliot Représentants publicitaires Christian Guinard, Réal Loiscau, Robert Bissonnette Représentant hors Québec Joseph D.Gagnon (416) 363-0522 Administration Jocelyne Gareau Secrétaire de production Ginette Blondin Tirage et abonnements Micheline Courchesne Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec-Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0832-5634 r e p o r f a Les encans spécialisés dans le veau d\u2019embouche Une sorte de rituel où se joue le profit des protagonistes Avec son folklore bien caractéristique, un encan, qu\u2019il soit spécialisé ou non, c\u2019est aussi une sorte de spectacle dont le côté implacable se lit dans le regard anxieux des producteurs.L\u2019accent du crieur qui chante sa litanie dans les deux langues; les animaux effrayés qui défilent sous le fouet du maître de piste ; la salle en gradins remplie à craquer ; les murmures feutrés lorsque les enchères montent.ou non ; la symphonie des tics des acheteurs.Toute cette tension, tous ces petits gestes forment une sorte de rituel où se jouent souvent les profits éventuels tant des éleveurs que des acheteurs.santé animale Inspection des viandes au Québec Le taux de condamnation augmente d\u2019année en année depuis 1986 18 22 Face à l'augmentation continue du taux de condamnation dans les abattoirs du Québec au cours des dernières années, bon nombre de producteurs s'interrogent sur les critères d'inspection.Certains vont même jusqu'à attribuer cette augmentation à l\u2019entrée en vigueur de l\u2019encan électronique ! Qu\u2019en est-il au juste ?Le docteur Jean-Pierre Robert, surveillant régional au Service de l\u2019inspection des viandes d'A-griculture Canada, résume la situation.Promotion\tP- 2 Éditorial\tp.4 Le marché\tp.12 Statistiques\tp.14 CCA - Point de vue\tp.1 5 FPBQ Info\tp.16 Bovins du Québec / Février-mars 1989 3 éditorial Malgré l\u2019importance de la mise en marché L\u2019action syndicale doit se poursuivre «C, En 1987, la Fédération avait mis en branle plusieurs projets concrets, particulièrement dans le domaine de la mise en marché.L'année dernière, après une période de rodage, les agences de vente ont atteint leur vitesse de croisière, et on s'apprête à en créer de nouvelles pour les producteurs de bouvillons d'abattage et de veaux d'embouche.Parallèlement, l'année 1988 en a été une de réflexion sur la place que doit occuper la Fédération, sur son véritable rôle dans l'industrie bovine compte tenu des intérêts des producteurs qu'elle représente.Au chapitre de la mise en marché, il faut d'abord reconnaître que la période de rodage des agences de vente des bovins laitiers et des veaux de grain est à toutes fins utiles terminée et qu'elle a porté fruits.Le volume de vente est maintenant régulier, les prix obtenus sont appréciables, le rendement des bovins vendus sur base carcasse est uniforme d'un abattoir à l'autre, et la situation s'est nettement améliorée au chapitre du classement des veaux de grain.Le système est donc bien établi et fonctionne harmonieusement.Qui plus est, la victoire en cour de la Fédération contre l'abattoir Dubé inc.indique que l'appareil judiciaire reconnaît désormais la légalité de la réglementation mise en place.Ce jugement fera jurisprudence dans toute autre cause impliquant un individu qui contrevient aux règlements de mise en marché, ou encore qui aide ou incite un producteur à le faire.Par ailleurs, la conclusion de nouvelles ententes avec l'Association des marchés publics d'animaux vivants du Québec, le 31 octobre dernier, a permis de rétablir un climat de respect mutuel et de confiance entre nos deux organismes, ce qui améliorera le service offert aux producteurs de bovins.Des veaux vendus par satellite Le projet d'agence de vente des veaux d'embouche a également progressé en 1988.Une étude est actuellement en cours en Ontario et dans l'Ouest canadien en vue d'évaluer les coûts et la faisabilité des enchères par ordinateuretdu vidéo-satellite aux fins de commercialisation du veau d'embouche.Les résultats de cette étude, ainsi que les principales modalités de fonctionnement d'une éventuelle agence, seront divulgués lors des assemblées générales annuelles des syndicats qui se tiendront de la mi-février à la mi-mars 1989.Les producteurs de bouvillons d'abattage, pour leur part, ont poursuivi en 1988 la mise sur pied de leur agence.Le règlement de vente a été soumis à la Régie des marchés agricoles du Québec et, s'il est homologué, l'agence entrera en activité vers le 1er mai 1989.La Régie aura alors obligé les acheteurs à déposer un cautionnement en vertu du programme de garantie de paiement.À ce propos, la Régie a maintenant en main le règlement adopté par la Fédération en vue de constituer un fonds de garantie de paiement.Il ne restera plus au ministre de l'Agriculture, M.Michel Pagé, qu'à donner suite à son engagement de régler le dossier des producteurs créanciers de différents abattoirs.Comme on peut en juger, la mise en marché a de nouveau accaparé une large part du temps et de l'énergie des producteurs et des employés de la Fédération.Néanmoins, plusieurs autres dossiers ont progressé tout au long 4 Bovins du Québec / Février-mars 1989 éditorial de la dernière année.En voici un aperçu.Non à la stabilisation tripartite La Fédération s'est engagée fermement dans le dossier de la stabilisation tripartite : nous avons exhorté le gouvernement du Québec à refuser d'adhérer à ce régime pour la production bovine, même s'il devait en résulter la perte des allocations du gouvernement fédéral pour le Trésor québécois.Le maintien et l'amélioration des régimes provinciaux actuels de stabilisation sont pour nous une priorité.À cet effet, les discussions se sont poursuivies avec la Régie des assurances agricoles du Québec en ce qui concerne notamment la couverture des bovins engraissés sur pâturage et l'évaluation de l'inventaire des bouvillons en courte finition (short keep).Un nouveau modèle de ferme type a également été élaboré de concert avec le MAPAQ en vue d'établir le coût de production des veaux d'embouche pour l'année 1989.Par ailleurs, la Fédération a soumis un volumineux mémoire au gouvernement du Québec qui avait réuni à une table de concertation, le 29 novembre dernier, les principaux intervenants de l'industrie du bœuf de bou- cherie.Nous y avons proposé une série de mesures susceptibles de stimuler la production pour lui permettre d'atteindre une véritable dimension commerciale.Enfin, des démarches ont été entreprises auprès des producteurs laitiers du Québec et de l'Ontario afin que soit maintenue à son niveau actuel la subvention accordée pour la poudre de lait employée dans la fabrication d'aliments d'allaitement pour les veaux de grain et les veaux de lait lourds.Une nouvelle hausse du prix de la poudre de lait ôterait aux éleveurs québécois tout espoir de rester compétitifs face aux éleveurs américains.En terminant, je voudrais souligner l'importante réflexion qu'ont menée, en 1988, les administrateurs de la Fédération quant au rôle global de celle-ci.Cette réflexion a amené une conscience accrue de sa mission touchant la représentation et la défense des intérêts sociaux, économiques et professionnels de tous les producteurs de bovins du Québec, de même qu'une meilleure compréhension de la juste place à accordera l'action syndicale par rapport à la mise en marché \u2014 laquelle, en fait, n'est qu'une des facettes du rôle économique de la Fédération.Les administrateurs ont également mieux saisi l'importance d'un rapprochement avec les producteurs de la base, et des gestes concrets ont déjà été posés en ce sens : en premier lieu, on a procédé à une restructuration des services de la Fédération qui a amené la création de deux nouvelles directions, soit celle du Développement et du Syndicalisme, et celle de l'Agence de vente ; d'autre part, on s'emploie à élaborer une politique globale d'information qui nous permettra, je l'espère, de rejoindre encore plus efficacement tous les producteurs de bovins et de mieux répondre à leurs attentes et aux besoins qu'ils expriment.Le président, Gilles Laurent Bovins du Québec / Février-mars 1989 5 Sssfe ii 6 Bovins du Québec / Février-mi -**?¦*\u2022 r mem- M 5 ¦ ^bn>v fie» _ -i 4s *bàk.istriel n Savard Une pratique que le Québec avait pourtant abandonnée En France, les fermes laitières WÊÊttcj-r- i< tfir w'~ ¦».misent sur le croisement dossier NU POUVANT accroître leur revenu par la seule production de lait -parce qu'ils sont soumis à des quotas de production depuis 1983 -, certains producteurs de lait français ont cherché à tirer un meilleur profit de leurs petits veaux.Le croisement industriel, c'est-à-dire l'utilisation de semence de taureaux de boucherie sur des vaches laitières, s'est révélé être une technique efficace et rentable.Dans la seule région de la Picardie, par exemple, le nombre de vaches laitières inséminées par croisement a plus que doublé entre 1983 et 1987, passant de 10 000 à 24 300.La technique n'est pourtant pas nouvelle.Les producteurs québécois l'avaient déjà expérimentée au début des années 70.À cette époque, les agriculteurs d'ici pouvaient d'ailleurs bénéficier, dans le cadre du programme F-l, d'un appui financier des gouvernements pour développer la production de femelles hybrides dans le secteur bovin.Les statistiques du Centre d'insémination artificielle du Québec (CIAQ) sont d'ailleurs éloquentes : jusqu'en 1969, le nombre de premières inséminations avec de la semence de taureau de boucherie n'a jamais dépassé les 30 000 par année.L'aide gouver-nementale à ce chapitre a fait progressivement grimper ce nombre à plus de 140 000 en 1974.Avec l'abandon du programme F-l, ce type d'insémination n'a cessé de décliner, pour revenir à quelque 43 000 en 1983.Le seul abandon du programme gouvernemental ne suffit pas toutefois à expliquer l'échec de cette technique au Québec.Il faut se rappeler qu'au milieu des années 70, la valeur des petits veaux laitiers avait chuté de manière draconienne, au point de ne plus présenter aucun intérêt économique.De plus, les producteurs de lait manifestaient certaines réticences, craignant notamment d'affecter le niveau de production de lait de leur troupeau ou encore de devoir faire face à d'importants problèmes de vêlage.Or l'expérience française est très instructive à cet égard.De même, deux études, l'une menée en Belgique, l'autre en Irlande, révèlent que les difficultés de vêlage sont rares chez les vaches soumises au croisement industriel, et que l'on n'a pu établir aucune incidence sur le taux de lactation de ces vaches.Si tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, la pratique du croisement industriel n'en obéit pas moins à certaines règles très précises.Adapté par Gaétan Bélanger, agronome et secrétaire de la Fédération des producteurs de bovins, le second texte de notre dossier nous vient tout droit du centre-sud de la France.11 établit très clairement les mesures à prendre pour réussir ce type de croisement.Si plusieurs règles doivent être respectées, la clé du succès, apprend-on, repose sur le choix du taureau de croisement.Bernard Doré nous livre là-dessus le secret du savoir-faire français.Agronome et responsable de la division des bovins de boucherie au CIAQ, Bernard Doré présente dans le dernier texte de notre dossier le schéma de sélection du Groupe Agena, une importante organisation de l'industrie agricole française spécialisée en génétique et en reproduction bovine.Comme vous serez à même de le constater, la sélection du Groupe Agena est extrêmement rigoureuse : des 350 jeunes taureaux soumis chaque année à une observation détaillée, seulement cinq ou six seront ensuite utilisés intensivement en insémination artificielle.C'est donc dire que si la technique du croisement industriel constitue une alternative intéressante pour l'industrie laitière du Québec, il s'agit d'un domaine qui ne supporte aucune improvisation.Bovins du Québec / Février-mars 1989 7 dossier Une technique efficace et rentable Le croisement industriel ne peut supporter l'improvisation / Françoise Gimet et Gaétan Bélanger * Ne pouvant accroître leur revenu par la seule production de lait, certains producteurs français ont voulu tirer un meilleur profit de leurs petits veaux par l'utilisation du croisement industriel (taureaux de boucherie sur vaches laitières).Depuis la mise en place il y a quatre ans des quotas de production, plusieurs éleveurs laitiers français ont appliqué le croisement industriel à une partie de leurs vaches laitières.Cette démarche est tout à fait logique, l'augmentation du « revenu en lait » des troupeaux ayant été bloquée par les limites imposées à la production.Les éleveurs ont alors tenté d'améliorer le « revenu en viande » de leurs troupeaux, ce qui leur a permis de faire une utilisation intelligente du croisement industriel (taureaux de race de boucherie et vache laitière).Pour la seule région de la Picardie (région laitière par excellence, avec la Bretagne), le nombre d'inséminations réalisées avec la semence de taureaux de boucherie était de 10 000 avant l'instauration des quotas, en 1983, soit un peu plus de 5 p.100 des 204 000 inséminations effectuées dans les trois départements de la région.Ce nombre est passé à 24 300 en 1987, soit 10 p.100 du total.Ce qui confirme la popularité grandissante du croisement industriel.L\u2019efficacité du croisement en viande bovine Le principal intérêt du croisement industriel est de procurer des veaux qui se vendent bien très jeunes, et dont l'engraissement en veaux lourds ou en taurillons se fera aisément.(Rappelons que l'élevage des taurillons, plutôt rare au Québec, est très populaire en France.) Les veaux croisés vendus dès les premières semaines présentent une meilleure conformation bouchère, ce qui laisse espérer un meilleur potentiel de croissance.Ces qualités se traduisent par des prix de vente supérieurs à la moyenne des veaux laitiers.L'écart observé va de 500 à 800 francs (95 $ à 150 $) mais, selon les régions et les époques de l'année, il peut atteindre 3 000 francs (570 $) ! Les éleveurs qui souhaitent se consacrer à l'engraissement des veaux croisés bénéficient de l'héritage génétique d'un père de race bouchère.De ce point de vue, les races bouchères françaises en particulier offrent un intérêt extraordinaire, comme ont pu l'attester différentes expériences menées à travers le monde : \u2014 la croissance des veaux croisés est 8 Bovins du Québec / Février-mars 1989 dossier L'engraisseur tire profit du meilleur potentiel de croissance musculaire des veaux croisés qui permettent, grâce à leur rapidité de croissance et à leur efficacité alimentaire, de réaliser des économies à l'engraissement tout en valorisant les carcasses.nettement supérieure à celle des animaux laitiers ; \u2014\tl'efficacité alimentaire est beaucoup plus élevée ; \u2014\tla conformation bouchère en poids vif est meilleure.Ces caractéristiques se traduisent évidemment par d'excellentes performances de carcasses.En effet, les veaux croisés présentent un meilleur rendement à l'abattage et leur composition corporelle est mieux répartie, le rapport muscles/os étant supérieur à celui des animaux laitiers.L'engraisseur tire finalement profit du meilleur potentiel de croissance musculaire des veaux croisés qui permettent, grâce à leur rapidité de croissance et à leur efficacité alimentaire, de réaliser des économies à l'engraissement tout en valorisant les carcasses.Le croisement industriel bien pratiqué ne présente aucun risque particulier Les éleveurs savent bien que le poids à la naissance et à l'âge adulte des animaux de forte croissance est plus élevé (ce qui permet aussi une bonne valorisation des jeunes veaux !).Cet avantage peut toutefois entraîner des complications au moment du vêlage, dont les conséquences seraient néfastes pour la survie du veau et la période de lactation.Cependant, l'utilisation judicieuse de taureaux sélectionnés peut réduire considérablement les risques puisqu'il est alors possible d'écarter ceux qui ont causé de trop grandes difficultés à la naissance.Par ailleurs, les génisses ne doivent pas être inséminées en croisement industriel, d'abord parce que leur développement insuffisant accroît les risques de naissance difficile (de plus de 20 p.100), ensuite parce qu'il s'agit d'un gaspillage génétique (voir plus loin).L'analyse des résultats sur le terrain confirme qu'il est possible d'éviter les problèmes de vêlage.Une expérience conduite en Bretagne, dont les résultats ont été publiés en 1983, a conclu à un faible taux de vêlages diffi- ciles chez les vaches soumises au croisement industriel (de 12 à 13 p.100), le taux de césariennes étant négligeable.Ce risque peut donc être considéré comme acceptable.U ne au t re experience, menée en Irlande, visait à mesurer l'incidence du croisement sur la lactation après vêlage : aucune différence n'a pu être observée selon la race (laitière ou bouchère) du géniteur.La pratique du croisement industriel obéit à des règles précises L'amélioration génétique qu'apportent les taureaux de croisement est perçue dans la qualité bouchère accrue des veaux qui en bénéficient.Par contre, les propriétés laitières des animaux issus des croisements industriels sont promises à une « mort génétique », et ceux-ci ne doivent pas servir au renouvellement du troupeau.11 est donc impératif d'éviter de soumettre au croisement les génisses porteuses de l'avenir génétique du troupeau laitier, les meilleures vaches du troupeau et celles qui présentent un développement insuffisant.Il doit être réservé aux vaches adultes dont on ne souhaite pas garder les jeunes femelles (production laitière sous la moyenne, défauts morphologiques, vaches dés-saisonnalisées).Il convient également de ne pas dépasser un certain taux de croisement pour assurer le renouvellement normal du troupeau.En tenant compte des variations de la production mâles-femelles, on recommande de respecter les effectifs suivants : Nombre de vaches\tNombre de croisements\tPourcentage 20\t2-3\t10-15 40\t6-8\t15-20 60\t12-15\t20-25 80\t20-25\t25-30 Un troupeau qui n'a aucun besoin d'être renouvelé peut être entièrement soumis au croisement industriel.suite à la page 21 Bovins du Québec / Février-mars 1989 9 dossier Grâce à leur savoir-faire en génétique bovine Les producteurs français occupent une position enviable sur le marché mondial Bernard Doré * On ne retiendra qu'un très petit nombre de taureaux - trois ou quatre - sur les 350 mâles sélectionnés au départ parmi l'ensemble de la population bovine.LA PRODUCTION de viande bovine au Québec est relativement jeune et son expansion future repose en grande partie sur une base solide en génétique.En France, ce type de production a acquis ses lettres de noblesse et son développement s'est organisé à partir de programmes de sélection rigoureux, orientés depuis plusieurs années vers l'évaluation génétique.Ce savoir-faire en génétique a fait ses preuves, assurant à la France une position enviable sur le marché mondial.Les structures françaises d'évaluation génétique comportent notamment des unités de sélection, auxquelles participent des éleveurs dont l'objectif commun est le développement et l'application de schémas de sélection.Ces schémas constituent le coeur du processus puisqu'ils permettent de déterminer les meilleurs géniteurs d'une race, lesquels pourront transmettre leur valeur génétique au cheptel bovin, grâce notamment à l'insémination artificielle.Pour mieux cerner les mérites de cette méthode, voyons les deux principaux schémas français de sélection.En premier lieu, l'application du schéma de sélection en race pure Charolaise (voir la figure 1) est effectuée à partir d'une unité de sélection composée de 514 000 femelles.Au sein de cette population, on sélectionne annuellement 350 jeunes taureaux prove-nant d'accouplements sélectifs, c'est-à-dire issus de vaches et de taureaux d'élite.Après un examen à l'âge de huit mois, un groupe de 60 est retenu, qui seront évalués dans une station de contrôle individuel.Cela permettra finalement d'évaluer quels sont les douze meilleurs, selon les cinq critères suivants : \u2014\tle potentiel de croissance (gain de poids) ; \u2014\tle développement du taureau (taille) ; \u2014\tla conformation ; \u2014\tla conversion alimentaire ; \u2014\tla spermatogénèse (aptitude reproductive).Cette méthode d'évaluation est globalement la même qu'au Québec, sauf qu'actuellement, les critères de la conversion alimentaire et de la spermatogénèse ne sont pas reconnus chez nous.Chacun des douze taureaux sélectionnés est ensuite utilisé pour la fécondation par insémination artifi- 10 Bovins du Québec / Février-mars 1989 dossier Figure 1 : Schéma de sélection en race Charolaise 150 veaux Charolais-Frisonne 70 veaux Charolais-Salers Contrôle en station (reproduction) 22 taures I.A.avec 350 femelles Charolaises 100 veaux sevrés/taureau 12 MEILLEURS TAUREAUX STATION D'ENGRAISSEMENT 20 veaux par taureau 10 veaux par taureau I.A.avec 350 françaises Frisonnes et 100 Salers SÉLECTION DE 3 OU 4 CHAMPIONS CONTRÔLE INDIVIDUEL EN STATION 60 taureaux BASE DE SÉLECTION (514 000 temelles) choix de 350 mâles Les centres d'insémination canadiens observent depuis plusieurs années des schémas de sélection pour les races laitières, ce qui a fait progresser rapidement la production laitière.Il reste à souhaiter que cette méthode d'évaluation génétique soit davantage intégrée à la production bovine québécoise.cielle de 350 vaches Charolaises et de 450 vaches françaises Frisonnes ou Salers.Des 350 vaches Charolaises inséminées, on retiendra 100 petits qui seront évalués en fonction de la facilité du vêlage, de leur potentiel de croissance et de leur conformation au sevrage.On détermine alors les meilleurs taureaux d'après la performance de leur progéniture à chacune de ces étapes.Cette sélection en termes de qualités d'élevage est complétée par l'évaluation de l'efficacité reproductive de 22 taures primipares issues des douze mêmes taureaux.Ces jeunes femelles, gardées en station de contrôle, sont toutes inséminées par la semence d'un même taureau et soumises à une évaluation jusqu'au sevrage de leurs veaux.Cette évaluation permet d'établir la valeur de reproduction (fertilité, aptitude au vêlage, valeur laitière), de même que la conformation et le taux de croissance.Ainsi, tel qu'il a été mentionné, les douze meilleurs taureaux déterminés par contrôle individuel féconderont simultanément des vaches laitières (françaises Frisonnes ou Salers) pour établir la facilité du vêlage, les performances de croissance jusqu'à l'abattage, la conformation et les qualités de carcasses de leurs descendants.À la suite de ces épreuves, on sélection- L'avenir de la production de viande bovine dépend en grande partie des efforts consentis dans le secteur de la génétique.suite à la page 23 Bovins du Québec / Février-mars 1989 11 le marché Perspectives économiques Le marché du bœuf est particulièrement prometteur Sylvain Boucher * Au canada comme aux États-Unis, la production bovine passe actuellement par une lente phase de reconstruction du cheptel de reproduction.En d\u2019autres termes, les éleveurs nord-américains ont tendance à conserver leurs génisses et leurs vaches pour reconstruire leur troupeau, plutôt que de les expédier à l\u2019abattoir.Cette tendance fait suite à la longue phase de liquidation du cheptel qui durait depuis le milieu des années 70.Ainsi, le 1er juillet 1988, le nombre de vaches de boucherie au Canada dépassait de 3 p.100 le niveau de la même date en 1987 (voir le tableau).Cette progression du cheptel reproducteur tient surtout à la hausse observée dans l\u2019Ouest canadien, et particulièrement en Saskatchewan (5,2 p.100) et en Alberta (3,0 p.100).C\u2019est également dans ces deux provinces que l\u2019on observe la plus forte hausse de la production de bouvillons et de génisses d'abattage.Au Québec, le cheptel de vaches de boucherie \u2014 qui ne représente que 5 p.100 du total canadien \u2014 s'est accru de 3 p.100 de 1987 à 1988, ce qui équivaut à la moyenne nationale.Par contre, le secteur de l\u2019engraissement ne cesse de perdre du terrain.On a assisté l'an dernier à une liquidation accélérée des troupeaux par suite d\u2019une grave sécheresse qui a entraîné une rareté et une hausse du prix des aliments pour le bétail.Ce facteur, associé à une expansion continue du cheptel bovin canadien, se traduira en 1989 par une production de viande totale légèrement inférieure à celle de l'année précédente.Aux États-Unis, on prévoit un ralentissement de 7 p.100 de la production de boeuf en 1989.Une demande accrue et des prix à la hausse En principe, avec la réduction des approvisionnements de viande bovine, les éleveurs seraient en droit de s\u2019attendre à des prix à la hausse en 1989.Il faut toutefois s\u2019assurer que les perspectives du côté de la demande sont également favorables.Or la croissance de l'économie et la hausse relative du revenu des Canadiens devraient raffermir la demande de bœuf cette année.De même, on anticipe des prix élevés pour les viandes concurrentes, le porc et la volaille, ce qui aura pour effet de favoriser une hausse du prix du bœuf.Dans ce contexte, le prix moyen des bouvillons d\u2019abattage A1 et A2 à Toronto \u2014 le baromètre des prix au Québec \u2014 devrait osciller en 1989 entre 1,92 $ et 2,03 $ le kilo, soit un niveau supérieur en regard d\u2019un prix moyen de 1,92 $ le kilo en 1988.Les prix devraient se maintenir au même niveau en 1990.Veaux d\u2019embouche : le Québec pourrait tirer profit de la situation Le prix du veau d'embouche, on le sait, est tributaire de celui des Cheptel de vaches c et abattages de bouvillons\t\t\t\te boucherie (1) par province, 1982-1988\t\t\t\t Province\t\t\t\t\t\t\t\t Québec Vaches de boucherie Bouvillons d'abattage\t163 83\t162 84\t165 71\t170 56\t3,0 (21,1)\t4,3 (1,1)\t4,6 2,4\t5,1 2,3 Ontario Vaches de boucherie Bouvillons d'abattage\t379 796\t363 703\t345 675\t350 638\t1,4 (5,5)\t( 7,7) (19.8)\t10,8 30,9\t10,4 25,9 Manitoba Vaches de boucherie Bouvillons d'abattage\t395 207\t390 217\t379 153\t380 134\t0,3 (12,4)\t( 3,8) (35,3)\t11,2 8,0\t11,3 5,4 Saskatchewan Vaches de boucherie Bouvillons d'abattage\t893 255\t785 219\t770 274\t810 342\t5,2 24,8\t( 9,3) 29,1\t25,4 10,3\t24,2 13,9 Alberta Vaches de boucherie Bouvillons d'abattage\t1 394 1 146\t1 345 1 096\t1 325 1 083\t1 365 1 207\t3,0 11,4\t( 2,1) 5,3\t39,5 44,4\t40,7 49,0 Canada Vaches de boucherie Bouvillons d'abattage\t3 522 2 580\t3 335 2 446\t3 255 2 340\t3 352 2 462\t3,0 5,2\t( 4,9) ( 4,6)\t100,0 100,0\t100,0 100,0 (1 ) Nombre total de vaches de boucherie dans les fermes au 1 er juillet (2) Abattages d'origine plus les exportations d\u2019animaux (bouvillons et génisses d'abattage) Les données pour 1988 sont préliminaires.Sources: Statistique Canada, Statistique du bétail et des produits animaux, cat.no 23-203.Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, Direction de l'analyse des politiques\t\t\t\t\t\t\t\t 12 Bovins du Québec / Février-mars 1989 le marché bouvillons d'abattage et de celui des aliments du bétail.S\u2019il a quelque peu fléchi en 1988 par rapport aux années précédentes, c'est justement en raison de la hausse du prix des aliments et de la baisse du prix des bouvillons d\u2019abattage.Il faut cependant souligner que les naisseurs de bovins de boucherie ont touché des recettes intéressantes depuis 1986.En 1989, on peut sans doute s'attendre à un léger recul du prix des veaux d\u2019embouche.Toutefois, deux facteurs pourraient influencer à la hausse le prix des veaux au Québec : la rareté des veaux dans les provinces voisines, en raison de la hausse du nombre de génisses gardées pour la reproduction, et de meilleures conditions de récolte qui devraient faire fléchir le prix des grains.Somme toute, le marché du boeuf offre actuellement les mei-leures perspectives depuis fort longtemps.\"^ * Sylvain Boucher est agro-économiste à la Direction de l'économie de la production, MAPAQ.tant qu\u2019il y aura de la coccidiose bovine La solution AMPROI (*.»\u2022\u2022 f.1* ¦ ?\\ ¦\t\\t> ¦ \u2022 f 11 ci ut \u2022\t\u2022«!\u2019 R mi, ,**.» Evolution du prix des bouvillons d'abattage.1982-1990 (1) $/100 kg \t\t i i i i mi 123412341234123412341234123412341234 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988\t1989\t1990 Trimestres (1) Prix du bouvillon A1 à Toronto (animaux vivants)\t-prix minimum et maximum Bovins du Québec / Février-mars 1989 13 Prix au 100 Ib ($) 130 120 110 100 90 80 statistiques Veaux d'embouche Jiinv.Févr.Mars Avril Mai Juin Juill.Août Sept.Oct.Nov.Déc.* Mâles de 500-600 Ib, Marché à bestiaux de l'Ontario (Toronto).1986 1987 î 988 ?Bouvillons d'abattage Prix au 100 Ib.($) Janv.Févr.Mars Avril Mai Juin Juill.Août Sept.Oct.Nov.Déc.Vente directe aux abattoirs de l'Ontario, carcasse chaude, FAB abattoir.Veaux d'abattage Prix au 100 Ib.($) Janv.Févr.Mars Avril Mai Juin Juill.Août Sept.Oct.Nov.Déc.* Bons veaux, Marché à bestiaux de Montréal.Vaches de réforme Prix au 100 Ib.($) Janv.Févr.Mars Avril Mai Juin Juill.Août Sept.Oct.Nov.Déc.* Vaches D3-D6, Marché à bestiaux de Montréal.Prix au 100 Ib.($) 180 170 160 150 140 130 120 110 .n fl n Veaux de grain * llJlIfliMi Janv.Févr.Mars Avril Mai Juill.Août Sept.Oct.Nov.Déc.\u2022 Veaux de 450-500 Ib.encan de Saint-Hyacinthe; Depuis août 1987; carcasse chaude avec peau, enchère par ordinateur.\tAvant août 1987; éq.à carcasse chaude avec peau.14 Bovins du Québec / Février-mars 1989 point de vue - cc » Subventions à l\u2019agriculture Les négociateurs du GATT devront trouver un terrain d\u2019entente ON a beaucoup parlé, en décembre dernier, de la rencontre des pays membres du GATT qui se déroulait à Montréal.La question du commerce mondial de l\u2019agriculture, en particulier, a fait couler beaucoup d'encre.En effet, la plupart des observateurs s\u2019accordaient à reconnaître l'importance fondamentales de ces négociations pour l\u2019industrie agricole.Or comme on le sait, aucune entente n\u2019est intervenue sur la question controversée des subventions à l'agriculture.L\u2019échec de ces négociations inquiète la CCA.Selon nous, cela pourrait amener les négociateurs à abandonner purement et simplement cette question ; le fossé qui sépare la position des États-Unis de celle de la Communauté économique européenne est si large qu\u2019il peut sembler inutile de perdre du temps en vaines discussions.En arrivant à Montréal, les Américains avaient des intentions très claires en ce qui concerne l'agriculture : l\u2019élimination complète des subventions qui faussent les règles du commerce.Ils souhaitaient discuter des secteurs à couvrir, du calendrier de mise en oeuvre et des mesures de contrôle.Pour leur part, les représentants de la CEE ne semblaient pas avoir d\u2019idée précise en tête, si ce n\u2019est qu'ils étaient fortement réticents à s\u2019engager envers une réduction substantielle des subventions à l\u2019agriculture.Du point de vue des producteurs de bovins, l'échec des pourparlers de Montréal est lourd de signification.Notre industrie sera touchée à la fois directement et in- directement par le maintien des subventions à l\u2019exportation.Les barrières érigées par la CEE, notamment en ce qui a trait aux normes sanitaires, sont également préoccupantes.Le parfait exemple en est l\u2019interdiction par la CEE du boeuf nord-américain produit à l'aide d\u2019hormones de croissance.Il n\u2019y a aucune justification scientifique à cette mesure.Il s'agit simplement d'une mesure commerciale prise par la CEE pour protéger son marché.Le GATT réussira-t-il à mettre de l'ordre dans le commerce des produits agricoles ?Il est important de rappeler ici qu'il ne reste que deux ans à la présente ronde de négociations.Cela peut sembler long, mais pas si l'on considère que la rencontre de Montréal devait donner lieu à un bilan de mi-parcours, et que le dossier agricole n\u2019a absolument pas progressé.Le bœuf « naturel » Les préoccupations des consommateurs envers la qualité et la salubrité des aliments qu\u2019ils achètent ne cessent de s\u2019accroître.Selon les études menées par le Centre d'information sur le bœuf, ils sont de plus en plus nombreux à réduire leurs achats de viande bovine parce qu\u2019ils craignent les « produits chimiques » qu\u2019elle contiendrait.C\u2019est pourquoi on s\u2019est intéressé récemment au bœuf dit « naturel \u2022>.Théoriquement, il s\u2019agirait de bœuf produit sans l\u2019apport d'aucun antibiotique, hormone de croissance ou autre produit du genre.Lors de leur réunion semestrielle en août dernier, les administrateurs de la CCA ont adopté une résolution visant à clarifier la situation.Par cette résolution, ils demandaient à Agriculture Canada ainsi qu\u2019au ministère de la Consommation et des Corporations d'établir des lignes de conduite touchant l'utilisation de l'expression > Le témoignage est encore plus percutant si l'on considère que le principal avantage de la multiplication des encans, et surtout de leur apparition en hiver, c'est de stabiliser les prix et la production tout au long de l'année.11 y a peu de temps en effet, tout le monde vendait et tout le monde achetait en même temps.L'offre étant toujours plus forte que la demande, le résultat était toujours le même : les prix chutaient.Du côté de la Fédération des producteurs de bovins du Québec, on est bien conscient du problème soulevé par notre producteur de Saint-David.Le secrétaire de la Fédération, Gaétan Bélanger, souligne que les prix ont effectivement chuté depuis l'automne dernier, suivant ceux du porc et de la volaille.Mais il fait aussi remarquer que M.Dandonau aurait pu le constater facilement en feuilletant la revue des marchés dans le numéro de l.n Terre de chez nous précédant la vente à l'encan.Un peu comme on vérifie ses numéros de 6-49.Notre producteur aurait alors pu vendre seulement quelques veaux pour terminer l'année, et attendre de meilleurs prix en semi-fi-nissant les autres.« Le système n'est pas parfait, explique encore Gaétan Bélanger, mais ce que souhaite la Fédération, c'est d'abord de réunir le plus d'acheteurs possible pour que le prix payé au producteur corresponde au moins au prix du marché.Nous voulons aussi donner plus de souplesse aux producteurs en organisant des encans au moment où l'on est le plus susceptible d'avoir une augmentation de l'offre, c'est-à-dire à l'automne, en janvier et au printemps.» Du côté des acheteurs, par contre, on entend un son de cloche un peu différent.M.Jean-Louis Pelletier, par exemple, qui exploite un parquet d'engraissement dans la région du Bas-Saint-Laurent, considère que les prix sont trop élevés : il souhaitait acheter une bonne vingtaine de veaux, mais il s'est contentéd'à peine quelques sujets.suite à la page 21 Bovins du Québec / Février-mars 1989 19 UN LACTOREMPLACEUR SUPÉRIEUR POUR VEAUX ET GÉNISSES VOUS ASSURE D\u2019UNE PRODUCTION DE QUALITÉ ET CONTRIBUE À LA RENTABILITÉ DE VOTRE ÉLEVAGE [élevage | EST LE SEUL LACTOREMPLACEUR QUI, PAR SA TENEUR ÉLEVÉE EN POUDRE DE LAIT, POURRA VOUS PERMETTRE D\u2019UTILISER LA TECHNIQUE «UNE BUVËE PAR JOUR» SIMPLE, EFFICACE, ET ÉCONOMIQUE.LACVOR ÇA VAUT LE COUT! Fabriqué par NUTRINOR Coopérative agro-alimentaire du Saguenay-Lac-St-Jean Disponible dans toutes les coopératives locales reporta g e dossier suite de la page 19 « Le producteur cherche à obtenir le meilleur prix possible, cela va de soi.Mais il ne tient pas compte des risques et des coûts supplémentaires auxquels l'acheteur doit faire face.Je ne parle pas de l'investissement normal et des risques qu'on prend toujours dans un parquet d'engraissement.Non, je parle plutôt des coûts supplémentaires reliés à l'achat d'un veau d'embouche à l'encan.Un petit exemple : je dois faire vacciner systématiquement tous les veaux achetés à l'encan, entre autres contre la fièvre du transport, ht même là, il est parfois trop tard et je me retrouve avec des sujets qui \"traînent de la patte\" durant toute leur croissance.Il arrive même que je doive m'en débarrasser à perte.Il me semble qu'on pourrait changer les règles du jeu.Les producteurs devraient eux-mêmes vacciner leurs animaux quelques semaines avant de les vendre à l'encan, ce qui éliminerait tous les risques de ce genre.Je suis prêt à payer plus cher pour de meilleurs sujets.D'ailleurs, je suis persuadé que si on arrivait à s'entendre là-dessus, les producteurs pourraient compter sur une augmentation d'au moins quatre sous la livre pour leurs veaux d'embouche.» On peut toutefois penser qu'il est loin d'être assuré que les acheteurs accepteraient vraiment de payer plus cher des sujets vaccinés, ou encore préconditionnés comme cela se tait dans l'Ouest canadien.L'expérience démontre en effet que les bonnes intentions.Max, Paul et les autres.Mécontentement ou non, à Saint-Romuald, ce vendredi 13, une dizaine d'acheteurs se sont porté acquéreurs de plus de 800 veaux d'embouche.Un calcul approximatif révèle que près d'un demi-million de dollars a changé de mains lors de cette « cérémonie » qui a duré plus de sept heures.C'est énorme.Il faut aussi préciser que sur la dizaine d'acheteurs présents, à peine deux ou trois comptaient regarnir leur propre parquet d'engraissement, comme c'était le cas par exemple de Jean-Louis Pelletier.Les autres étaient plutôt des courtiers (brookcrs).En général, ceux-ci représentent soit des gros parquets d'engraissement de la région de Montréal ou de l'Ontario \u2014 comme le très souriant Max, qui est bien connu dans le milieu \u2014, soit des regroupements de petits propriétaires de parquets, comme ceux qui achetaient pour des engraisseurs du Lac-Saint-Jean.La présence même de ces courtiers soulève une foule de questions chez les producteurs.Il était facile de s'en rendre compte en faisant de nouveau le tour des gradins.Les éleveurs sont méfiants.Quand on les interroge là-dessus, on voit les veux se détourner et on entend des mots comme « contrôle *\u2022, \u2022< ^iwiwiqiic », etc.Pourtant, il est pratiquement impossible de contrôler à six ou sept une vente comme celle de Saint-Komuald ; tout au plus un courtier peut-il parfois donner une chance à un autre acheteur en ne faisant pas monter les enchères.Mais comme dans ce cas précis il est question de six ou sept courtiers, on saisit facilement que la collusion n'est pas vraiment possible puisque les intérêts sont trop diversifiés.Le problème est néanmoins très concret.Il est évident que les producteurs obtiendront de meilleurs prix lorsque, par exemple, deux propriétaires de parquets se disputeront des veaux qui les intéressent plutôt que d'employer un courtier qui le fera à leur place.Souriez, la caméra vous surveille À la Fédération, on ne cache pas qu'on est ravi de voir les producteurs soulever eux-mêmes la question.Gaétan Bélanger explique qu'on travaille activement à ce dossier et qu'on envisage déjà deux solutions.» Il v a d'abord la solution de l\u2019enchère électronique : le producteur n'aurait même pas à quitter sa ferme pour offrir ses veaux sur le marché.Mais il v a aussi une autre solution que nous explorons à la lumière de ce qui se passe en Ontario depuis déjà deux ou trois ans : celle du vidéo-satellite.>\u2022 1 e vidéo-satellite, c'est essentiellement une caméra installée sur les lieux mêmes de l'encan.Les images cl le son sont retransmis par satellite à tous les acheteurs intéressés à travers le pavs.Cela se fait déjà entre l'Ontario et les provinces de l'Ouest.On peut se demander si Max, Paul et les autres souriront toujours autant le jour oil ils passeront à la television., \\ suite de la page 9 Par contre, le croisement est déconseillé pour 11»- troupeaux en expansion.Le choix des taureaux de croisement : une étape cruciale Le choix de l'éleveur se porte à la fois sur le taureau lui-même et sur sa race, tout en sachant que les caractéristiques individuelles sont beaucoup plus importantes que celles de la race.En effet, si l'on admet très bien qu'une différence génétique peut entraîner un écart de plus de I 000 kg de lait entre deux taureaux laitiers, il arrive que l'on observe un écart de même nature entre taureaux de races bouchères.Le choix du taureau sera d'abord guidé par l'emploi que l'on entend faire du sujet à naître de l'insémination.Les schémas de selec tion sont ainsi organisés selon les di vers types de veaux requis par le marché et selon les caractéristiques zootechniques les plus appréciées.Lorsque le veau doit être vendu jeune, le recours aux taureaux sélectionnes pour la production de veaux de trois semaines peut suffire.(.h) évalue pour ces taureaux la facilité de vêlage, la conformation bouchère et le développement.I\torsque l'éleveur souhaite se consacrer à l'engraissement en veau lourd ou en taurillon, il utilisera des taureaux sélectionnés pour la production d'animaux de boucherie.On tient également compte pour ces reproducteurs des indications sur la performance d'engraissement et décarcassé (croissance, conformation).II\tn'existe aucune race idéale pour le croisement industriel.Une préférence peut toutefois être accordée aux races françaises plutôt qu\u2019aux races britanniques.Les races françaises Charolaises, Simmental et Limousine sont actuellement les plus populaires ' Adapte par Gaétan Belanger d'après un texte de Françoise Gimet.Mme Gi-met est responsable du marketing au sein du Groupe Agena, un organisme agricole français spécialisé en genéti que et en reproduction bovines.Bovins du Quebec Février mars 1989 21 santé animale Inspection des viandes au Québec Le taux de condamnation augmente d\u2019année en année Jean-Pierre Robert * Face à l\u2019augmentation continue du taux de condamnations dans les abattoirs du Québec au cours des dernières années, bon nombre de producteurs s\u2019interrogent sur les critères d\u2019inspection.Certains vont même jusqu\u2019à attribuer cette augmentation à l\u2019entrée en vigueur de l\u2019encan électronique ! Qu\u2019en est-il au juste ?Qui ordonne les condamnations ?Quelles en sont les principales causes ?Les bovins québécois font-ils plus souvent l\u2019objet de condamnations que leurs congénères ontariens ?Le docteur Jean-Pierre Robert, surveillant régional au Service de l\u2019inspection des viandes d\u2019Agriculture Canada, résume la situation.Les vétérinaires et inspecteurs d'Agriculture Canada sont présents dans chacun des abattoirs de boeuf du Québec placés sous juridiction fédérale.Leur rôle est de s'assurer que la viande livrée aux consommateurs provient d'animaux sains et qu\u2019elle est préparée selon des normes sanitaires adéquates, bref qu\u2019il s'agit d\u2019un produit sécuritaire et de bonne qualité.Chaque animal est donc examiné soigneusement avant l\u2019abattage.Les sujets anormaux sont mis de côté et subissent un examen vétérinaire approfondi afin d\u2019évaluer leur condition et de déterminer s\u2019ils peuvent être abattus.Ceux qui sont rejetés sont condamnés et acheminés sous contrôle vers un fondoir approuvé de produits non comestibles.Après l\u2019abattage, chaque animal subit une inspection post-mortem.On examine alors les viscères et les principaux ganglions lympha-thiques, puis on effectue des inci- sions dans le coeur et dans certains autres muscles afin de dépister la présence éventuelle de parasites.Si des anomalies sont décelées, la carcasse et les viscères sont soumis à l\u2019examen d'un vétérinaire.Celui-ci devra poser un diagnostic et décider de l'approbation en tout ou en partie de la carcasse.Des échantillons peuvent en outre être prélevés par le personnel d\u2019Agriculture Canada dans le cadre des programmes de surveillance de résidus d'antibiotiques ou d\u2019autres produits chimiques.À la fin de ce processus, les portions condamnées sont dénaturées, c\u2019est-à-dire qu'on les rend impropres à la consommation en les aspergeant de mazout ; elles sont ensuite acheminées sous contrôle vers un fondoir de produits non comestibles, tandis que les carcasses et les viscères jugés propres à la consommation humaine sont pesés et estampillés avec la légende d\u2019inspection.Le personnel d'inspection assure également le contrôle des normes d\u2019hygiène, d\u2019entretien et de manipulation, en plus de surveiller la pesée des carcasses.La cause la plus fréquente de condamnation est l\u2019amaigrissement extrême d\u2019origine pathologique.Les condamnations pour contusions sont également fréquentes, de même que celles pour cause de péritonite.Parmi les autres causes de condamnation, mentionnons la septicémie, les tumeurs malignes et l'arthrite.Comme on peut le voir dans le tableau ci-contre, les condamna- Condamnations de carcasses effectuées par les vétérinaires d\u2019Agriculture Canada dans les abattoirs du Québec\t\t Année\tVolume\tCondamnations\t d\u2019abattage\tNombre\tPourcentage 1985\t287 458\t2210\t0,76 1986\t316519\t2 778\t0,87 1987\t287 320\t2 688\t0,93 1988*\t179 869\t2 051\t1,14 * De janvier à septembre.Source : Services statistiques d'Agriculture Canada.\t\t 22 Bovins du Québec / Février-mars 1989 santé animale tions au Québec sont passées, entre 1985 et 1988, de 0,76 à 1,14 p.100 du volume d'abattage.Ce taux est jusqu\u2019à trois fois plus élevé qu'en Ontario où les statistiques révèlent des taux de condamnation variant entre 0,23 et 0,33 p.100 pour la même période.Cet écart entre les données des deux provinces peut cependant s'expliquer.Les bovins abattus au Québec sont presque exclusive- ment des vaches de réforme, alors qu\u2019en Ontario on abat davantage de bouvillons.Ceux-ci étant des animaux jeunes et bien engraissés, la condamnation de carcasses dans leur cas est exceptionnelle, d'où l'écart relativement important entre les deux provinces.Le personnel d'Agriculture Canada s\u2019efforce d\u2019effectuer un travail efficace et d'assurer aux consommateurs, à l'industrie et aux produc- dossier teurs un service fiable, honnête et de haute qualité.Les inspecteurs et vétérinaires en poste dans les établissements enregistrés sont toujours disponibles pour répondre aux questions des producteurs faisant affaires avec ces établissements.\"^ * Le docteur Jean-Pierre Robert est surveillant régional au Service de l'inspection des viandes d'Agriculture Canada.suite de la page 11 nera les trois ou quatre taureaux chant pions de la race pour leurs qualités d'élevage et leurs aptitudes en production de viande.On ne retiendra donc qu'un faible pourcentage de taureaux sur les 350 mâles sélectionnés au départ parmi l'ensemble de la population bovine.Le schéma de sélection en race Limousine, d'autre part, permet de désigner annuellement cinq ou six taureaux supérieurs qui seront ensuite utilisés intensivement en insémination artificielle.Ce schéma (voir la figure 2), bien que moins articulé que le précédent, est également basé sur l'évaluation des meilleurs taureaux de la race en fonction des qualités d'élevage et de la valeur bouchère de leur progéniture.Selon les critères de sélection retenus, certains de ces taureaux seront affectés au croisement industriel, et les autres seront utilisés pour inséminer des vaches de boucherie.On voit donc clairement que ces programmes de sélection structurés permettent de déceler les meilleurs reproducteurs de ces deux importantes races de boucherie en France, qui amélioreront à leur tour la qualité du cheptel bovin dans ce pays et un peu partout dans le monde.Plus près de nous, les centres d'insémination canadiens observent depuis plusieurs années des schémas [\tde sélection semblables pour les races laitières, ce qui a fait progresser rapidement la production laitière.11 reste à souhaiter que cette méthode d'évaluation génétique de la progéniture soit Figure 2: Schéma de sélection en race Limousine STATION NATIONALE DE QUALIFICATION 12 taureau j CONTRÔLE DE DESCENDANCE Valour bouchoro dos mâles 6 taureau i CONTRÔLE DE DESCENDANCE Qualité d'élevage des tomelles BASE DE SELECTION Meilleurs veau» nuit CONTRÔLE\t4-\tCONTROLE (SPERMATOGENÈSE)\t\tINDIVIDUEL 15 taureaux\t\t45 taureaux 5 6 UtimMu» COOPERATIVE D'ELEVAGE ET D'INSEMINATION ARTIFICIELLE davantage intégrée à la production bovine québécoise.Les techniques de reproduction éprouvées telles l'insémination artificielle et la transplantation embryonnaire peuvent sans aucun doute contribuer à améliorer la qualité du cheptel bovin québécois.L'avenir de la production de viande bovine dépend en grande partie des efforts consentis dans le secteur de la génétique.Les services sont en place, il ne manque que l'engagement de chacun pour qu'un jour soit lancée la spirale de l'amélioration génétique.* Bernard Doré, agronome, est responsable de la division des bovins de boucherie au Centre d\u2019insémination artificielle du Québec (CIAQ).\"\\ Bovins du Québec / Février-mars 1989 23 up ü Traiter les jeunes veaux et les veaux d\u2019un an avec IVOMEÇÎ ce n\u2019est pas une dépense, c\u2019est un investissement.»\u2022 Entantqu'éleveur de bovins, vous savez à quel point les parasites peuvent affecter la productivité du troupeau.Les jeunes veaux et les veaux d\u2019un an sont particuliérement sensibles au grand nombre de parasites qui se trouvent dans les pâturages.Si l'on n'intervient pas, une infestation parasitaire peut donner naissance à de nombreux problèmes bien inutiles comme la mauvaise digestion et le ralentissement de la croissance.IVOMEC® est I* muI produit i double action qui détruit efficacement tant les parasites internes que les parasites externes au moyen d\u2019une seule Injection do faible volume.Des études ont démontré que les veaux traités avec IVOMEC® dans le cadre d\u2019un programme antiparasitaire, croissent plus rapidement et présentent, à l'automne, des gains de poids supérieurs.1 C'est ce qui fait que votre investissement peut rapporter.En détruisant les parasites chez le veau, vous brisez le cycle vital du parasite et, par le fait même, vous en débarrassez le pâturage.2 Investissez dans 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