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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 1991-08-15, Collections de BAnQ.

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[" umm DU QUEBEC Supplément de La Terre de chez nous août 1991 mm mm D0J®î5 Vol.3, no 3 août 1991 Supplément de La Terre de cher noua (TCN).août 1991, publié en collaboration avec la Fédération de» producteur» de bovin» du Québec (FPBQ) ¦Bl ÉQUIPEMENT ¦¦¦ page 4 De l\u2019équipement qui facilite la manutention des bovins La Terre de chez nous Union dea producteur» agricole» 333, bout.Roland-Therrien Longueutl (Québec) J4H 3Y9 (314) 679-0330 Comité directeur Gaétan Bélanger (FPBQ) Hugue» Belli le (TCN) André Moreau (FPBQ) France Groulx (TCN) Directeur Hugue» Bclzile Rédacteur en chef Michel Bélair Rédactrice en chef adjointe et reeponaable de la publication France Groulx Reeponaable do la production Carole Lalancette Coüaborateura Gaétan Bélanger, Rénald Bourgeois, André Cécyre, Ann Fomasier, Clôde de Guise, lubelle Paradis, J.Proulx, Mario Quévilion, J.R.Seoane, D.Veira Composition et montage Rive-Sud Typo Service Inc.Pelliculege Photo Litho Gamma Impression Southam Prestige Directeur de la publicité Réal Loiscau Représentants publicitaires Christian Guinard, Réal Loiscau, Robert Bissonnette Représentant hors Québec Joseph D.Gagnon (416) 363-0522 Fax (416) 670-9620 Administration Jocelyne Garcau Secrétaire Ginette Blondin Tirage et abonne men ta Micheline Courchcsne Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0832-3634 Prochaine parution octobre 1991 Dale de tombée publicitaire 13 teptembre 1991 Noie : Lex idée» exprimée» dam ce maf «zinc n'engage ni que la re»pomabilité de» auteur».Dan» I» présente publication, le générique masculin est cmplo)é um discrimination et uniquement dan» le but d'alléger le texte.Mario Quévilion, ingénieur rural de Rouyn-Noranda, vous présente quelques régies à respecter en matière d\u2019équipement afin de rendre le travail avec les animaux plus facile et plus agréable.DOSSIER page 6 Les stimulants de croissance On vous propose un premier article qui fait en quelque sorte l'inventaire des stimulants de croissance qui existent sur le marché.Un second article sous forme questions et réponses, traite de questions d'actualité reliées à l\u2019utilisation des implants d\u2019hormones chez les bovins.RECHERCHE page 17 Suppléments protéiques pour ensilage d\u2019herbe Pour de bonnes performances zootechniques, les suppléments doivent accompagner les ensilages.Des chercheurs de l\u2019Université Laval et d\u2019Agriculture Canada ont fait des constatations intéressantes entre autres au sujet de la maturité des fourrages, du préfanage et de l\u2019utilisation d\u2019acides aminés protégés.Éditorial\tCircuit des ventes Document page 3\tpage 13\tpage 14 Génétique page 20 FPBQ Info page 26 Statistiques page 28 Reportage page 29 Fédération et encans, un nouvel exemple de partenariat Quelque 23 000 des 25 000 producteurs de bovins au Québec commercialisent à chaque année des gros bovins de réforme ou des veaux laitiers; 65 % de tous les bovins commercialisés au Québec entrent dans cette catégorie.Il ne subsiste aucun doute à la Fédération, la commercialisation des gros bovins de réforme et des veaux laitiers revêt une importance toute particulière.La mise en marché de ces produits a grandement évolué au cours des dernières années suite à la mise en place d\u2019une agence de vente en 1987.D\u2019importants progrès ont été réalisés au chapitre des ventes grâce, notamment, à la venue de l\u2019enchère par ordinateur et à l\u2019application de règles plus strictes dans les encans publics.Malgré les progrès accomplis, certains malaises persistent.Certains producteurs auraient souhaité que la Fédération aille beaucoup plus loin dans la mise en marché des bovins de réforme et des veaux laitiers.D\u2019autres souhaiteraient que des modifications soient apportées au système actuel et à son fonctionnement.D\u2019autre part, plusieurs agents de la Fédération (encans) s\u2019interrogent sur l\u2019avenir des encans publics et sur le rôle qu\u2019ils auront à jouer à court et moyen terme.Ils s\u2019interrogent sur leur propre avenir.La consultation réalisée par la Fédération cette année dans le cadre des assemblées générales annuelles des syndicats nous amène à conclure que les producteurs veulent actuellement le maintien des deux modes de mise en marché pour les vaches de réforme.Toutefois, ils souhaitent ardemment une augmentation importante du volume de vaches de réforme vendues à l\u2019enchère par ordinateur et insistent pour que les encans respectent intégralement les conventions conclues avec la Fédération.Après avoir analysé les résultats de cette consultation, la Fédération a adopté un plan d\u2019orientation de la mise en marché des bovins de réforme et des veaux laitiers qui prévoit une véritable implication des encans publics et leur responsabilité face à l\u2019atteinte des objectifs de mise en marché établis par les producteurs.Nous voulons établir, en quelque sorte, un véritable partenariat avec les encans.Quelques rencontres entre la Fédération et les représentants de l\u2019Association des marchés publics d\u2019animaux vivants du Québec inc.ont d\u2019ailleurs permis aux deux parties d\u2019établir des objectifs concrets de mise en marché et d\u2019identifier les moyens permettant de les atteindre.Ce plan d\u2019orientation permettra également d\u2019établir un mécanisme rapide et efficace de règlement de litiges apte à assurer le respect des conventions signées entre les parties.Je suis convaincu que si les encans participent à l\u2019élaboration des modalités de mise en marché requises pour atteindre les objectifs poursuivis par les producteurs, ils seront plus enclins à veiller au respect des conventions.D\u2019ailleurs, nous avons convenu d\u2019évaluer périodiquement les progrès accomplis à ce chapitre.Étant assuré de la collaboration des encans, je demande maintenant aux producteurs de bovins de contribuer également à l\u2019atteinte des objectifs de mise en marché poursuivis collectivement et d\u2019être vigilants à l\u2019égard du respect des règles de mise en marché édictées par vos représentants.¦ André Moreau Président Bovins du Québoc/Aoât INI 3 EQUIPEMENT De l\u2019équipement qui facilite la manutention des bovins Mario Quévillon * équipement que l'on utilise dans les entreprises de bovins de boucherie doit être fonctionnel et sécuritaire.On vous brosse ici un portrait de ce que devrait comporter une bonne installation.Un corral fonctionnel pour la manipulation et le traitement des animaux fait partie de l'équipement de base.On entend par traitement l'écornage, la vaccination et la pose des implants.L'équipement de base doit également compter des abreuvoirs situés aux bons endroits et des mangeoires conçues pour faciliter la distribution des aliments d'une part et limiter le gaspillage d'autre part.Un local devrait servir à ranger les principaux articles de pharmacie, tels la vêleuse, les seaux de plastique, le désinfectant d'iode à 7%, les pinces pour nombril, et les gants de plastique jetables.Certaines autres pièces d'équipement sont qualifiées d\u2019optionnelles.Il sagit d'une installation pour l'insémination artificielle, d'un système de caméra pour la surveillance du troupeau, d'une laveuse haute pression pour la désinfection et d'un dispositif (huileur à bétail) pour appliquer une solution insecticide au troupeau sur pâturage.Quelques règles Pour bien profiter de l'utilisation de ces équipements, il faut respecter quelques règles.La largeur proposée de l'allée d'accès est de 3,6 à 4,8 mètres, cette allée permet de diriger les animaux en provenance du pâturage ou des enclos de séjour vers le lieu de traitement choisi.L'entonnoir sert à regrouper les bêtes et les faire entrer à la file indienne dans un couloir de contention.La largeur et la forme des parois sont importantes.Pour les animaux adultes (540 kg) des parois opaques, c'est-à-dire non ajourées, verticales et espacées de 70 cm (28\") sont recommandées.Ce couloir d\u2019une longueur d'environ 7 m (20\u2019) sert à diriger les animaux vers une rampe de chargement, une balance ou la cage de contention qui devrait être équipée de barrières anti-reculs et d'une sortie (30 cm) pour l'opérateur.La cage de contention où se fait la plupart des traitements peut être faite de bois, de tuyaux ou encore achetée préfabriquée.Il existe plusieurs options, soit des côtés ajustables pour mieux immobiliser PRIX APPROXIMATIF DE QUELQUES ÉQUIPEMENTS Barrière de tête (automatique) :\t500,00 $ Cage de contrainte (barrière incluse) : Côté fixe 1 200,00 $ \u2022 1 500,00 $ Côté ajustable 1 800,00 $ - 2 000,00 $ Balance: Plate-forme (seulement) 1700,00$- 2 000,00$ Plate-forme (?barrière) 2 000,00 $ - 2 500,00 $ Corral portatif: (cage et balance non Incluses) Entonnoir\t2100,00$ Couloir courbe de 18'\t1 800,00 $ Barrière anti-recul\t480,00 $ Passage d'homme\t300,00 $ TOTAL:\t4 680,00 $ l\u2019animal, des pans amovibles pour le traitement des sabots et le portillon pour mieux travailler l'arrière de l'animal.La barrière de tête que l\u2019on retrouve à l'avant de chaque type de cage de contention devrait être automatique.Les modèles semi-automatiques et manuels étant beaucoup moins efficaces et presque aussi coûteux.Balances et abreuvoirs La balance qui s\u2019avère très utile pour évaluer les performances du troupeau est disponible en quatre modèles: électrique, à ressorts, hydraulique et à contrepoids, ce dernier modèle est le plus utilisé.Des balances intégrées à une cage de contention sont aussi disponibles, mais elles sont peu précises.De plus, les risques de la dérégler sont plus élevés lorsqu\u2019on l'utilise fréquemment pour les traitements.Certains animaux nerveux et agités peuvent la secouer.Les abreuvoirs disponibles sont de deux modèles, soit le modèle «chauffant» avec élément électrique sous la cuve et celui isolé avec flotteur sur l'orifice.On recommande de ne pas les placer trop près des mangeoires pour éviter le salissage par les aliments.Il est aussi préférable d\u2019éviter de les placer dans les aires de couchage afin d\u2019empêcher les fuites d\u2019eau et l\u2019accumulation de fumier qui rendent l\u2019espace peu propice comme aire de repos.L\u2019endroit idéal reste la jonction entre l'aire de couchage et l'aire d'alimentation dans le cas d'une étable fermée ou dans la cour extérieure dans le cas d'une étable ouverte.4 Bovins du Québoc/Août 1991 EQUIPEMENT Pour éviter les problèmes de gel de la ligne d\u2019eau, il faut à l'installation faire passer le tuyau dans un regard ouvert de 30 à 40 cm de diamètre.Ce regard partant du fond de la tranchée jusqu'à la base de l\u2019abreuvoir.Enfin la mangeoire doit être conçue en fonction du type d\u2019aliments distribués.Lorsque l\u2019on alimente avec des fourrages à brins longs, tels le foin sec et l\u2019ensilage de balles rondes, on doit ajouter des barreaux obliques espacés de 30 cm à la mangeoire afin de diminuer le gaspillage.Pour les aliments à brins courts, cet ajout est inutile.Une marche de 20 à 25 cm de haut par 30 à 35 cm de largeur le long des mangeoires fixes permet de les garder plus propres.La longueur d\u2019une mangeoire dépend du type d\u2019alimentation; soit de type restreinte où tous les animaux mangent en même temps ou continue où il y a toujours du fourrage dans la mangeoire.La grosseur des animaux doit aussi être prise en considération.Barrières autobloquantes et caméra L'installation pour l'insémination artificielle peut être la pose de barrières autobloquantes à une partie de la mangeoire, l'installation de simples carcans dans un local situé près du corral ou encore pour les plus gros troupeaux, des stalles en parallèle à l'extrémité d'un couloir (plan 1800, service de plans du Canada).Pour la surveillance du troupeau, une caméra montée sur pivot et reliée à une télévision est de plus en plus utilisée.Actionnée à partir du domicile, elle permet d'améliorer la surveillance tout en réduisant les déplacements de l'éleveur.Plusieurs options ou «gadgets» sont disponibles, les plus utiles sont: un module à distance pour faire pivoter la caméra de gauche à droite, une lentille anti-buée, un revêtement isolé, et pour les grandes exploitations, un «zoom» contrôlé à distance.¦ * Ingénieur rural, MAPAQ, Rouyn-Noranda lOWQWUW M MâNttlOMl PM Titl |CM) louvUton\tvache IM-MO* M0-M0kfl\t4M kfl\tMO*\t\t\tTeuiwMl- 6M* - 65\t60-75\t65-75\t75-90 AHrnontoMon\t22 - 27\t27-32 '\t30-37\t32-37\t COfttkHJt\t\t\t La longueur d'une mangeoire dépend du type d'alimentation; soit de type restreinte où tous les animaux mangent en même temps, ou continue, où il y a toujours du fourrage dans la mangeoire.J* / *,\u2018i ^ /k }\tl- .< fs s Bovins du Québoc/Aoül 1991 5 Les stimulants de croissance et leur utilisation chez les veaux et bouvillons d\u2019engraissement André Cécyre* On parle énormément depuis quelques années de la révolution que l\u2019hormone de croissance (somatotrophine) pourrait provoquer en industrie laitière ou en industrie porcine, mais on entend rarement parler de ses effets sur la production de viande bovine.Si on ne mentionne pas la somatotrophine dans les parquets d\u2019engraissement, c\u2019est que déjà on exploite cette hormone sans s\u2019en rendre compte.Les effets sont équivalents à ceux qu'on obtiendrait en injectant quotidiennement quelques centimètres cubes de somatotrophine.La majorité des implants utilisés chez les bovins de boucherie actuellement relâchent constamment certaines hormones qui agissent sur la glande hypophyse.L\u2019hypophyse ainsi stimulée sécrète l'hormone de croissance.Parmi les stimulants de croissance couramment utilisés actuellement et qui se sont avérés efficaces, nous retrouvons: 1.\tLes implants qui contiennent soit des hormones, soit des substances qui agissent comme des hormones ou encore qui stimulent la production de ces dernières.2.\tDes produits hormonaux ajoutés à l\u2019alimentation comme l\u2019acétate de mélen-gestrolR (MGA) qui a pour fonction de supprimer l\u2019apparition des chaleurs.3.\tDes antibiotiques comme le Tylan\" ou les tétracyclines.4.\tDes antibiotiques de la famille des iono-phores ou produits chimiothérapeuti-ques comme le RumensinK, le Bova-tecR ou le PosistacH qui agissent en altérant la flore bactérienne normale qu\u2019on retrouve au niveau du rumen.Les implants Par définition, un implant est un produit qu\u2019on insère dans le corps (généralement sous la peau), dans l\u2019objectif précis de promouvoir la croissance en améliorant le bilan azoté des animaux, alors que la substance active est lentement relâchée dans la circulation.La croissance est contrôlée en majeure partie par la glande hypophyse qui, elle, produit l\u2019hormone de croissance ou somatotrophine.C\u2019est donc cette glande qu\u2019on vise directement ou indirectement avec les implants.Au Québec, actuellement, les engrais-seurs ont légalement le choix entre au moins huit différents produits: ce sont le O Bovins du Québoc/Aoùt 1991 _ l~'f DOSSIER Les engraisseurs de l'Ouest s'intéressent davantage aux antibiotiques dans le but de diminuer l'Incidence des abcès du foie.Dans l'Est, ce problème est moins important.Source: Syntex Compudose\", le Ralgro\", le Synovex-SK, le Steer-oid\", le Syovex-HK, l\u2019Heifer-oid\", le Synovex C\" et le Calf-oid\".Le Compudose\", lancé au Canada il y a quelques années par Elanco, contient une hormone de croissance naturelle, l\u2019estradiol 17-bêta.11 s\u2019agit d\u2019un bâtonnet de silicone translucide mesurant environ 3 cm de long par 0,5 cm de diamètre.L\u2019hormone, sous forme de film blanchâtre, est imprégnée en surface du bâtonnet qu\u2019on place sous la peau, vers le milieu de l\u2019oreille.Compudose\" est approuvé au Canada pour les bouvillons seulement (pas de femelles) pesant 80 kg et plus.Le produit vendu actuellement devrait laisser échapper ses 24 mg d\u2019estrogènes à un taux constant pour une période de 200 jours.Le Synovex1* est apparu sur le marché en 1956.Au cours des années, le principe actif ainsi que le site d\u2019implantation ont été modifiés.Actuellement, la compagnie Syntex offre le Synovex S1* pour les mâles castrés et le Synovex-H1* pour les femelles.Chacun contient 20 mg de benzoate d\u2019estradiol plus 200 mg de progestérone pour le «S» et 200 mg de testostérone pour le « H ».Le Synovex1* se donne actuellement à des animaux de plus de 200 kg.Le Synovex-C\", par contre, peut être utilisé chez les veaux des deux sexes de moins de 200 kg.Lancé en 1984, ce produit de la compagnie Syntex est en définitive un demi-implant de Synovex-S\" (10 mg d\u2019estradiol + 100 mg de progestérone).Le Calf-oid'* qui vient tout juste de joindre ce marché, ressemble étrangement au Synovex-C\".De même, Steer-oid\" est pratiquement une copie du Synovex-S\" et Heifer-oid\", la réplique du Synovex-H\".Ces produits génériques commercialisés au Canada par la compagnie Bochringcr lngelheim se présentent toutefois dans des cartouches de 20 implants.IJi Ralgro\" est une substance isolée à partir d'une moisissure originalement trouvée sur le maïs: le Gibberclla zea.Quoique n\u2019étant pas une hormone, ce produit agit en influençant le relâchement de certaines hormones dans l\u2019organisme et c\u2019est la raison pour laquelle on le classifie comme agent anabolisant.Le Ralgro\" se donne à des animaux de tout âge et de tout sexe.Du point de vue toxicologique, c\u2019est probablement le plus sécuritaire de tous les implants car il n\u2019est pas actif per se, est peu toxique et n\u2019a que très peu d\u2019effets secondaires.t» wjr V DOSSIER Il faut éviter d'écraser les implants d\u2019hormone, une fols pulvérisés, ils relâchent les ingrédients actifs trop rapidement.Stimulants de croissance pour femelles Régulièrement, lorsque le prix des femelles aux encans se situe à une dizaine de cents la livre de moins que celui des bouvillons, les engraisseurs ont tendance à acheter un certain nombre de taures.Au niveau de l\u2019implantation de ces dernières, on aura également le choix entre le Ralgro\", le Synovex-H\" et l\u2019Heifer-oidK.Dans l\u2019alimentation, on pourra utiliser soit un ionophore, soit l\u2019acétate de mélenges-trol\", ou les deux.RalgroK, Steer-oidK et SynovexK devraient agir originalement sur une période d\u2019environ 100 jours, alors que Compudose\" était prévu pour 200.11 n\u2019existe pas de période de retrait avant d\u2019envoyer les animaux à l\u2019abattoir pour tous ces produits.La publicité récente a prolongé l\u2019action du Synovex\" à 140 jours et celle du Stcer-oid\" à 180.A propos d\u2019effel« secondaires indésirables observés: grimpage, queues surélevées, développement mammaire, etc., disons qu\u2019ils sont relativement rares si les engraisseurs appliquent de bonnes techniques d'implantation.Parmi les causes d\u2019erreurs les plus souvent observées, on a remarqué une mauvaise localisation des implants.Toutes ces hormones devraient être insérées dans le tiers central de l\u2019oreille.Une autre erreur commune consiste à écraser les implants.Une fois pulvérisés, ceux-ci relâcheraient leurs principes actifs trop rapidement.C\u2019est alors qu\u2019on observerait possiblement des effets secondaires plus importants au début et il ne faudrait pics croire dans ce cas que l\u2019effet désiré durera aussi longtemps que prévu.En moyenne, le fait d\u2019implanter des bouvillons en parc d\u2019engraissement avec les produits permis actuellement augmente les Pour supprimer les chaleurs chez les femelles: le MG A L\u2019acétate de mélengestrolK (MCA) a été introduit comme additif alimentaire par la compagnie TUCO au milieu des années 1960.Il s\u2019agit d\u2019une progestérone active oralement, approuvée pour administration à des femelles à l\u2019engraissement au taux de 0,4 mg/tête/jour pour supprimer les chaleurs et par conséquent augmenter le poids et accroître l\u2019efficacité alimentaire.Des relevés de littérature nous indiquent une amélioration du taux de gain d\u2019environ 3 % à 5 % et une augmentation de l\u2019efficacité alimentaire de l\u2019ordre de 4 % à 8 %, lorsqu\u2019on incorpore du MCA sans plus à l\u2019alimentation.Les engraisseurs l\u2019apprécient pour son effet suppresseur des chaleurs.On doit toutefois enlever ce produit des aliments 48 heures avant l\u2019abattage.Il demeure toujours recommandé de faire vérifier l\u2019état de gestation des femelles par un vétérinaire quarante jours ou plus après l\u2019entrée en parc et de faire avorter les taures gestantes avant l\u2019introduction du MCA dans l\u2019alimentation.Les antibiotiques Les antibiotiques comme la chlorté-tracycline (Auréomycine\") ou la tylosine (Tylan\") ont été utilisés durant plusieurs années dans le but de stimuler la croissance, d\u2019augmenter l\u2019efficacité alimentaire et de réduire l\u2019incidence des abcès hépati- gains de 8 % à 12 % et améliore l\u2019efficacité alimentaire de 5 % à 8 %.Chez les femelles, ces chiffres deviennent 6 % à 10 % pour le gain et entre 4 % et 7 % pour l\u2019efficacité alimentaire.ques.L\u2019alimentation poussée aux concentrés a pour effet d\u2019augmenter l\u2019incidence d'abcès du foie et ceux-ci, même s'ils sont difficilement mesurables, devraient influen- 8 Bovins du QuAboc/Août 1091 cer le taux de conversion alimentaire et, à tout le moins, la valeur du foie à l\u2019abattage.C\u2019est pour cette raison, que les encaisseurs de l\u2019Ouest s\u2019intéressent davantage à ces produits, eux qui utilisent de fortes quantités de grain durant l\u2019engraissement.Dans la majorité des parcs de l\u2019Est du Canada toutefois, ce problème semble moins important.Une sous-classe d\u2019antibiotiques ayant pour propriété de changer la population bactérienne du rumen est apparue au début des années 1970 avec la commercialisation du monensin de sodium (Rumensin\").11 s'agit des ionophores.Les ionophores en alimentation animale Actuellement, trois ionophores sont approuvés comme stimulants de croissance chez les bovins de boucherie au Canada.Il s\u2019agit du monensin, vendu commercialement par la compagnie Elanco sous le nom de Rumensin\", du lasalocid de la compagnie Hoffman LaRoche vendu sous le nom de Bovatec\" et de la salinomycine vendue sous le nom de PosistacH par la compagnie Pfizer.On s\u2019attend à ce que d\u2019autres produits de cette grande famille des ionophores soient approuvés d\u2019ici quelques années.Parmi les principales caractéristiques des ionophores (Rumensin1\u2019 et autres), mentionnons, par ordre décroissant d\u2019importance: 1.\tUn changement dans les proportions des différents acides gras volatils en faveur de l\u2019acide propionique.2.\tUne réduction de la qualité de méthane produit.3.\tUne augmentation des protéines non digérées dans le rumen.4.\tUn contrôle de la coccidiose.5.\tUne diminution de la consommation d\u2019aliments.6.\tUn effet d'économie sur les protéines.7.\tUne diminution de la vitesse de transit dans le rumen.8.\tUne augmentation de la digestibilité des aliments plus difficiles à digérer.Tout cela en contrôlant la prolifération de certaines bactéries du rumen au profit d\u2019une flore plus profitable à l\u2019engraissement.Comme nous le mentionnions au début, les ionophores (Rumensin\") ont été rapidement utilisés, tant avec des diètes à base de fourrage que de grains.La principale caractéristique des produits connus actuellement réside dans le fait que, lorsqu\u2019ils sont inclus dans l\u2019alimentation aux doses recommandées, et encore plus spécialement avec des diètes plus riches en concentrés, ces produits amènent les animaux à manger moins tout en faisant sensiblement les mêmes gains.L'action des ionophores s'ajouterait à celle des implants et du MCA et il serait permis d\u2019utiliser implants, ionophores et même MCA sur les mêmes animaux.Le Rumensin\" est approuvé pour être servi au taux de 11 et 33 g par tonne de matière sèche.On habitue les animaux avec 11 g/tonne puis quelques semaines plus tard on passe à la dose de 33 g/tonne pour le reste de la période d\u2019engraissement.Ce produit augmente le taux de gain de 2,5 %, réduit la quantité d'aliments ingérés de 5,2 % et améliore l\u2019efficacité alimentaire d\u2019environ 7,2 % chez les animaux en parcs d\u2019engraissement.Le lasalocid (Bovatec\") a été approuvé à des taux constants de 28 à 33 g par tonne de ration sur une base de 90 % de matière sèche.Le lasalocid augmente le gain de poids d\u2019environ 6,4 %, diminue l\u2019ingestion d\u2019aliments de 4,6 % et améliore l\u2019efficacité alimentaire de 9,9 %.La salinomycine est administrée à un taux d\u2019inclusion unique (100 mg/tête/jour) pendant toute la période de croissance et de finition.1a» performances des animaux recevant du Positac se sont comparées avantageusement à celles des animaux Bovins du Québoc/AoOt 1081 8 DOSSIER reçevant les deux autres produits lors d\u2019essais récents dans des parcs du Québec.Lequel choisir?Dans tout cet éventail de produits qui viennent de vous être proposés, lesquels choisir pour vos animaux chez vous en vue d\u2019en tirer le meilleur profit?Au point de vue pratique, si vous avez une entreprise vache-veau, il serait avantageux pour vous d\u2019implanter vos veaux mâles et femelles que vous ne destinez pas à la reproduction avec un implant de Ral-groK, de Calf-oid\" ou de Synovex-C\" (ou compudose\" pour vos mâles castrés pesant plus de 80 kg) avant leur mise au pâturage.Les résultats avec l\u2019un ou l\u2019autre produit se valent et il serait difficile de conseiller un produit plutôt que l\u2019autre.Des veaux ainsi implantés et adéquatement alimentés devraient faire des gains de 6 à 10 % supérieurs à des sujets témoins.Si vous avez un parquet d\u2019engraissement et que vous décidiez d\u2019engraisser des femelles il serait sage d\u2019ajouter du MCA à la ration pour supprimer les chaleurs chez ce groupe d\u2019animaux et il pourrait être également avantageux d\u2019implanter ces dernières avec soit du Synovex-H\", du Heifer-oid\", ou du Ralgro\" en début d\u2019engraissement.Encore une fois l\u2019usage du MCA combiné à l\u2019un ou l\u2019autre de ces implants devrait amener des gains de 6 à 10 % supérieurs chez les sujets ainsi traités.Enfin, si vous engraissez des bouvillons (mâles castrés) assez lourds, il serait avantageux d\u2019implanter soit avec Synovex-S\", Steer-oid\", Compudose1' ou Ralgro\" en début d\u2019engraissement et d\u2019ajouter un des trois ionophores à votre ration.Les implants feront croître vos animaux 8 à 10 % plus vite et les ionophores vous feront économiser de 8 h 10 % d\u2019alimentation sans pour autant diminuer les gains.Maintenant, combien devrez-vous débourser pour de telles mesures?Figurez environ 1,5 cent par tête par jour (1,50 $/veau) pour l\u2019implant du veau que vous enverrez au champ au printemps.Avec un bon pâturage et une génétique acceptable, vous devriez aller chercher au minimum 15,00 $ à 20,00 $ de plus par sujet à l\u2019automne.C\u2019est au moins du dix pour un.Pour les bouvillons et les taures de cinq à six cents livres qui entrent dans votre parquet d\u2019engraissement, le programme préconisé (implant + MCA ou ionophore) vous fera débourser 3 h 4 cents par tête par jour pour des retombées minimales de 15 à 20 cents.Un avantage de quelque 100,00 $ par jour pour un parquet de mille têtes bénéficiant d\u2019une excellente régie.Dans la conjoncture actuelle c\u2019est une décision intéressante à moins que chez vous la politique l\u2019emporte sur l\u2019économique.¦ * Médecin-vétérinaire, Faculté de médecine vétérinaire, St-Hyacinthe, QC ¦ ENTRE-FILET ¦¦¦¦¦ Le boeuf, un symbole de virilité dans les revues féminines Qu'est-ce que les comédiens américains Tom Cruise, Ted Danson, Robert Redford, Burt Reynolds et Tom Selleck ont en commun?D\u2019une part leur charme, leur célébrité, l'image de virilité qu\u2019ils véhiculent et d'autre part, le stéréotype parfait du consommateur de boeuf.C'est du moins l\u2019avis des responsables de la rédaction du Ladies Home Journal, un périodique américain qui tire à 5 millions d\u2019exemplaires.Dans le numéro de juin dernier, Jan Hazard, la responsable de la chronique sur l'alimentation, dit avoir tenté de voir ce que ces stars représentent pour le public par le biais des aliments.De toute évidence le boeuf suggère la virilité.Combien d\u2019hommes d\u2019ailleurs voit-on mangeant du tofu et des germes de haricots?(Beef Business Bulletin, vol.14, no 32, 24 mai 1991).* \u2022 \u2022 Selon une étude, le boeuf une nécessité Une étude d'un scientifique de l\u2019Université Missouri-Columbia démontre que la viande est un élément-clé dans l'alimentation de chacun, plus spécialement encore pour les gens actifs.La viande serait d\u2019autre part presque une nécessité dans la diète des femmes qui ont des périodes menstruelles.Le chercheur Dennis Gordon soutient que la viande favorise l\u2019absorption du fer contenu dans les autres aliments.Du point de vue chimique, les protéines animales jouent sur la charge électrique du fer.Il rapporte par ailleurs que les gens actifs ont besoin de fer pour fournir l'hémoglobine nécessaire au transport de l'oxygène dans le sang.{The National Provisionner, 27 mai 1991).¦ 10 Bovlna du Qu*b«c
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