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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
jeudi 16 janvier 1992
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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La terre de chez nous, 1992-01-16, Collections de BAnQ.

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[" laTerre û DE CHEZ NOUS^X JUSQU\u2019À 60 MOIS GSvC-I-3 HI Vol.62, rT 47 \u2014 Longueuil, semaine du 16 au 22 Janvier 1992 DEUX CAHIERS \u2014 36 pages Port payé à Montréal LE NOUVEAU TRAITÉ ÉLIMINERAIT L\u2019ARTICLE XI Les choses se GATTent vraiment.A miré Belzile La proposition Dunkcl servira de base à la négociation d'un nouveau traité du GATT d'ici la mi-avril.Bien que certains participants, parmi lesquels le Canada, aient émis des réserves, c\u2019est la position officielle endossée par les pays membres lundi le 13 janvier à Genève.Rappelons qu'après cinq ans de négociations et deux réunions ministérielles, les pays participants à la ronde actuelle de négociations n'avaient pas pu s'entendre sur tous les dossiers cm litige.Le directeur général du GATT a donc, en décembre dentier, déposé un document «final» sur la table des négociateurs.Un sursis Ce document contient l\u2019ensemble des textes qui ont fait l'objet d\u2019accord depuis le début des négociations.Il contient aussi des propositions concrètes et chiffrées dans les domaine où aucun n'aceord n'avait pu être atteint, comme dans l\u2019agriculture.La réunion du I3 janvier était la première où les participants pouvaient s'exprimer officiellement sur le document Dunkel.Depuis son dépôt le 20 décembre I99I.le document Dunkel a suscité plusieurs réactions.La plus violente a sans conteste été celle de la Communauté Européenne (CE) qui rejetait la proposition Dunkel sur l'agriculture dès le 24 décembre.Le Japon et la Corée n'acceptaient pas non plus cette proposition qui les obligeaient à ouvrir leur marché intérieur aux importation de riz.Le Canada n'a pas tellement prisé de voir l'Article XI complètement éliminé dans le texte du directeur général du GATT.L'Australie a été le premier pays à endosser complètement la proposition Dunkel.En tant que leader du groupe de Cairns.l'Australie aurait préféré des coupures plus fortes des subventions à l'agriculture mais elle considère ce texte comme un pas important dans la bonne direction.Puis un à un.tous les participants, même la CE.ont exprimé à peu près la même opinion : le texte du document n'est pas parfait: nous avons des restrictions Suite en pu)>e 2 PRODUITS FORESTIERS CANADIEN PACIFIQUE FERME SON USINE DE TROIS-RIVIERES: 14 000 producteurs écopent eux aussi Victor Larivière La compagnie Produits Forestiers Canadien Pacifique Limitée (PEC\u2019P) annonçait jeudi dernier la fermeture île son usine de papiers à usages spéciaux de Trois-Rivières pour la fin de juin 1992.En plus des 1 300 travailleurs qui perdront leur emploi, les 14 (KM) producteurs de boisés privés qui livraient du bois à cette usine viennent de perdre un important débouché.Au service de mise en marché de la Fédération des producteurs de bois, on évalue les pertes de revenus découlant de cette femteture à environ six millions et demi de dollars par année.Les six syndicats concernés, soit ceux de la Beauce, de l'Estrie.de la Côte-du-Sud.de Montréal, de Nieolet et de Québec, ont vendu à PECP quelque 200 000 mètres cubes de sapin et d'épinette en 1991.Les dernières livraisons pour compléter le contrat sont entrées à l\u2019usine de Trois-Rivières en décembre 91.Par ailleurs, la compagnie n'a pas encore versé l'augmentation de 1,14$ le mètre cube, décrétée par la Régie des marchés agricoles, comme l\u2019ont fait les autres papetières pour la période de juillet à décembre 1991.Les négociations se poursuivent sur cette question entre PFCP et les représentants des sept syndicats.Comme la compagnie s'approvisionnait à 86% à partir de la forêt publique (en bois de quatre pieds et en copeaux) et qu\u2019une bonne partie du bois rond était acheminée par flottage sur le Saint-Maurice, le bois en provenance de la forêt privée ne pouvait entrer à l'usine qu'à partir de juillet de chaque année.Cette fermeture vient donc rétrécir d\u2019environ 13% le marché pour les 14 000 producteurs qui vendaient du bois à cette usine.Pour l'ensemble de la forêt privée québécoise la perte de ce marché représente près de 7% des ventes totales de sapin et d'épinette.Dans la conjoncture actuelle oii la demande américaine est à la baisse, les responsables de la mise en marché de la Fédération des producteurs de bois ne voient pas encore à quel moment ceux-ci pourront reprendre les marchés perdus depuis quelques mois par le ralentissement de la production ou la femieture de certaines usines.Ils s'inquiètent aussi du fait que les contrats d\u2019approvisionnement et d'aménagement forestier (CAAF) détenus par PFCP ne soient libérés pour d\u2019autres papetières de la région de Trois-Rivières.Cela peut vouloir dire que ees dernières pourraient être tentées de prendre encore moins de bois en provenance de la forêt privée.La Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent sont touchés En même temps qu\u2019elle annonçait la fermeture de son usine de Trois- Cette photo prise avant la récente tempête ne laisse cependant aucun doute sur la beauté bleutée de l\u2019hiver.Photo La Terre djfif i fim »! \u2019-&y.; i v.M#*sn7r- v ¦\t\t\"!.vt\t\t ,*yï ; v, rj\t\t%% - .\t\t\t\t Rivières, les dirigeants de la compagnie PFCP affirmaient qu\u2019ils devront comprimer leurs activités à l\u2019usine de papier journal de Dalhousie au Nouveau-Brunswick: ils y fermeront deux des quatre machines à papier.Il est difficile de prévoir pour le moment quels seront les effets de cette compression pour les syndicats des producteurs de bois de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent qui livrent chacun 40 (KM) mètres cubes de sapin et d\u2019épinette par année à cette usine située sur la Baie des Chaleurs.Pour les producteurs de la Gaspésie, ce volume représente 11% des ventes de sapin et d'épinette alors que la part de marché du Bas-Saint-Laurent qui va à Dalhousie est de 14%.Relance de l'usine de Trois-Rivières?Les travailleurs de l'usine de PFCP à Trois-Rivières sont affiliés à la FTQ.Confrontés à la perte de leur emploi dans six mois, ils viennent de proposer au Fonds de solidarité de faire une étude sur la possibilité de relancer l\u2019entreprise.Un comité de concertation a été formé dans la région de la Mauricie dans le but de voir ce qui peut être fait pour maintenir l\u2019activité économique.Il n\u2019est pas exclus que le Fonds Agro-Forestier de l'UPA.affilié à part entière au Fonds de solidarité de la FTQ, s'implique aussi dans cette démarche.C\u2019est du moins le voeu exprimé par le président de la Fédération des producteurs de bois, Jean-Luc Bilodeau.¦ L'actualité ¦'.'\"St ^ L'actualité < La Commission canadienne du blé perd 740 millions de dollars j é -|.A'¦ *VV\u201c> COOPERANTS : PAS DE PROBLEME POUR LES ASSURÉS MAIS.Qui paiera?Les assureurs ne s\u2019entendent plus sur la facture des Coopérants.Est-ce que les assureurs québécois payeront le plus gros morceau ?Ou bien est-ce l\u2019ensemble des assureurs canadiens qui écoperont?Les tribunaux trancheront.En 1989, les compagnies d\u2019assurances canadiennes se sont regroupées pour fonder la Société canadienne d\u2019indemnisation pour les assurances de personnes (SIAP).Le mandat de la SIAP comprend l\u2019administration d'un fonds d\u2019idemnisation pour protéger les assurés lorsqu\u2019une compagnie ne peut plus remplir ses obligations.C\u2019est le cas actuellement avec la liquidation des Coopérants.Et ce sont les compagnies d\u2019assurance membres du SIAP qui fournissent l\u2019argent pour le fonds.La SIAP s\u2019est engagée envers le liquidateur à fournir l\u2019argent qu\u2019il faudrait pour couvrir toutes les réclamations des assurés.On estime que la facture finale se chiffrera entre 100 et 120 millions de dollars.Et pas de problèmes pour les assurés, les fonds parviendront au liquidateur.Mais qui va payer ?Selon les administrateurs de la SIAP, le montant d\u2019argent pour régler cette facture devrait être payé par les compagnies qui font affaire dans les mêmes territoires que la compagnie en difficulté.Comme les Coopérants percevaient 95% de ses primes au Québec, les compagnies québécoises devraient payer 95% de la facture totale.Le reste serait payé par les compagnies du reste du Canada.Les compagnies québécoises rétorquent que le fonds de compensation est un fonds canadien.Les cotisations au fonds devraient donc être assumées par tous les assureurs canadiens.Elles se sont adressées au tribunal pour faire interpréter le réglement du SIAP.\tA.B.La commercialisation de la récolte de blé de 1990 a laissé la Commission canadienne du blé (CCB) avec un déficit de 740 millions de dollars.Le gouvernement fédéral devra donc rembourser ce déficit.Il s'agit du plus gros déficit de l'histoire de la Commission.La guerre des subventions Pour comprendre ce déficit, il faut savoir comment la CCB fonctionne.En début de campagne, le gouvernement fédéral fixe le prix initial de chacune des céréales commercialisées par la CCB.Le producteur, lorsqu\u2019il livre sa production reçoit ce prix initial.Par exemple durant les semences de 1990, le prix initial a été fixé à 135$ la tonne pour le blé.Les producteurs ont donc reçu 135$ par tonne de blé qu\u2019ils ont livrée.Ensuite, la CCB vend le grain sur le marché mondial.Et c'est là que le problème a pris des proportions énormes: en moyenne, les ventes de blé ont rapporté 100$ la tonne, laissant un déficit de 35$ la tonne.On blâme la guerre des subventions que se livrent les Américains et les Européens pour la situation chaotique du marché international des grains.La Commission a aussi perdu à peu près un million de dollars sur les ventes d'orge pour alimentation animale alors qu\u2019elle a généré des profits de 27 millions de dollars sur l'orge de spécialité, soit l'orge pour les brasseries.Depuis sa fondation en 1943.la CCB a fait deux déficits dans les ventes de blé et six dans les ventes d\u2019orge.Mais ces déficits étaient minimes par rapport aux 740 milllions de cette année.Pour s\u2019assurer de ne pas répéter un tel déficit, le gouvernement fédéral a décidé de retarder la date de l'annonce des prix initiaux.Au lieu de les rendre publics avant même le temps des semences, ils seront dorénavant annoncés vers la mi-été : il sera alors plus facile d'estimer la quantité et la qualité de la récolte mondiale de grains et les prix sur le marché mondial.La bonne décision Les pools de l\u2019Ouest n\u2019ont pas tardé à réagir à l\u2019annonce de ce déficit.Prairie Pools, qui représente l\u2019Alberta Pool, le Saskatchewan Wheat Pool et le Manitoba Pool Elevators, croit que le gouvernement fédéral a pris la bonne décision en laissant la Commission continuer de vendre la récolte de 1990 même si les prix diminuaient sur le marché mondial.«Le Canada a ainsi pu conserver sa pan du marché mondial.C\u2019est un investissement pour le futur.» Selon la Prairie Pools, le gouvernement aurait de toute façon déboursé les sommes en question.En effet, si les prix initiaux avaient été fixés plus bas.les programmes de protection des revenus auraient dû verser des compensations plus élevées.Et le fédéral aurait peut-être même été obligé de faire des paiements d'appoint qui sont fait lorsque les programmes ordinaires ne suffisent plus.Le gouvernement aurait donc payé de toute façon.Et selon le Prairie Pools, la Commission canadienne du blé demeure pour les producteurs de l'Ouest le meilleur moyen de mettre en marché le blé et l\u2019orge des Prairies, même en dépit du déficit actuel.A.B.DROIT DES ANIMAUX EN CALIFORNIE La pression augmente La Terre de chez nous tient à remercier tous les jeunes de la relève qui ont participé au concours de photographie.Nous avons reçu plus de cent épreuves, la qualité de celles-là a rendu le choix difficile.L\u2019industrie agro-alimentaire californienne doit faire face à une série interminable de propositions relatives aux droits et au bien-être des animaux.Cette situation revêt une certaine importance étant donné que la Californie sert habituellement de tremplin à îles événements qui vont se diffuser ensuite dans l'ensemble des Etats-Unis.D\u2019autres facteurs incitent à ne pas négliger la vague croissante actuelle d\u2019exigences au chapitre des droits des animaux : d\u2019abord, les défenseurs des droits des animaux, maintenant mieux financés et mieux organisés, bataillent tant et aussi longtemps que l\u2019opposition de l'industrie n\u2019est pas anéantie ou fortement affaiblie ; ensuite, l\u2019industrie est en train de perdre l'appui de la coalition formée de Républicains et de Démocrates qu'elle avait constituée : enfin, de plus en plus d'indices laissent croire que les propositions des défenseurs îles droits des animaux visent à ce que certaines pratiques soient reconnues comme des infractions criminelles, dans certains cas passibles d\u2019emprisonnement.Les propositions soumises à l\u2019Assemblée législative de Californie touchent des aspects variés : l'interdiction de transporter des chevaux à l'abattoir dans des véhicules surpeuplés, l'obligation d'insensibiliser les volailles à la douleur avant d\u2019être saignées, l'interdiction de pratiquer l\u2019élevage des alligators pour en commercialiser la viande, la nécessité qu\u2019un vétérinaire soit présent lors de rodéos professionnels, la construction de stalles aux dimensions permettant aux veaux d\u2019exécuter des mouvements naturels, etc.La grande diversité d\u2019organisations de défense des droits des animaux de même que la pression publique exercée sur les hommes politiques rendent la lutte à mener très difficile pour l\u2019industrie agroalimentaire peut-on lire dans Feedstuff's du 16 décembre '991.Deux avenues se présentent pour contrer les mouvements de défense des droits des animaux : la première vise à adopter rapidement des codes de bonnes pratiques qui tiennent compte des conclusions des nouvelles études à ce sujet.La seconde consiste à introduire des modifications qui sauvent les apparences, comme le fait de mieux abriter les volailles transportées vers l\u2019abattoir.L\u2019industrie reconnaît qu'elle ne pourra faire l'économie d'une éducation de la population aux méthodes réellement en place sur les fermes parce qu'une proportion croissante de citoyens estime que des règlements sont nécessaires pour mieux protéger les animaux.\tJ.C.G.La photographie gagnante a été prise par Isabelle Côté, de Chicoutimi.Les deuxième et troisième prix reviennent respectivement à Denis Brodeur de Saint-Hugues et Michèle Chabot de Saint-Patrice de Lotbinière.COOPERATIVE FEDEREE DE QUEBEC Division de l'approvisionnement de la ferme Merci à la division de l\u2019Approvisionnement de la Coopérative Fédérée de Québec qui a versé 1 500 $ en prix.Voyez les photographies gagnantes en page couverture du dossier Relève et Formation dans le deuxième cahier de La Terre de chez nous.PAGE 4 - TCN, SEMAINE DU 16 AU 22 JANVIER 1992 L ACTUALITÉ LA RECONNAISSANCE DES ACQUIS: Pas un guichet automatique Pierre Rhéaume ( Collaboration spéciale) C\u2019est quoi au juste lu reconnaissance des acquis?À qui ça peut servir?Est-ce disponible partout au Québec?Combien ça va durer de temps, une fois le processus de reconnaissance des acquis enclenché?J\u2019ai des travaux à faire, un questionnaire à remplir?Je vais être interviewé?Un acquis, c'est quoi?Voilà les questions auxquelles nous allons tenter de répondre dans les prochaines lignes.Quand j'ai abordé le dossier de la formation agricole, je me suis moi-même posé la question.C'est un dossier sur lequel travaille dans des institutions d'enseignement collégial et les deux ITA.un groupe de personnes convaincues.Là n'est pas le problème.Du coeur, ils en ont.Les moyens, ça c'est une autre affaire.Le leadership politique pour le faire avancer, oubliez ça.La reconnaissance îles acquis, pas seulement en agriculture, mais dans plusieurs secteurs économiques, ne sera jamais un dossier majeur.Pour nous non plus, d'ailleurs, mais c'est un dossier important, qui peut devenir un complément indispensable pour toute personne qui décide de retourner sur les bancs d'école.Voyons voir.Comment tout a commencé La première raison invoquée par des adultes pour se faire reconnaître des acquis est l\u2019obtention d'un diplôme.C'était vrai hier et ce le sera encore demain.C'est aux Etats-Unis que s'est élaborée la toute première technique de reconnaissance des acquis.C'est ii la fin de la Deuxième Guerre mondiale, que des militaires de retour de-service ont demandé une reconnaissance de leurs apprentissages non scolaires en vue de leur réinsertion dans la vie civile.Après leur enrôlement, ils avaient reçu dans l'année une fonnation spécialisée non créditée par les maisons d'enseignement.En plus d'une fonnation scolaire, les militaires avaient reçu une fonnation professionnelle qui leur permettait d'exercer un métier.Durant leur service, par la force des choses, ils avaient effectué quantité de nouveaux apprentissages.Ils avaient acquis des connaissances qu'ils croyaient leur seraient utiles pour entreprendre une nouvelle carrière ou pour se réintégrer dans la vie civile.Restait à convaincre les gouvernements et les institutions scolaires pour qu\u2019on les aide h utiliser leurs connaissances et habilités sur le marché du travail.Suite aux pressions de cette population adulte, les institutions ont commencé à entreprendre des recherches et expérimentations pour trouver des manières d'évaluer rapidement ces apprentissages réalisés en dehors de leur champ de supervision.Aujourd\u2019hui Vous êtes agriculteur, agricultrice.Vous possédez des compétences.Vous avez une connaissance pratique de votre métier.Votre bagage, ce sont des expériences de vie.de travail, de lecture, de recherche personnelle, de cours crédités ou non en formation professionnelle.ctc.Mais voilà, vous vous dites: qu'est-ce que ça vaut?Comment faire pour faire reconnaître, non pas l'expérience, mais plutôt les connaissances développées à partir de cette expérience?C'est une nuance, mais elle a son importance.Au départ, deux choses importantes: d\u2019abord, on évaluera vos connaissances à partir des compétences identifiées dans le cours Gestion et Exploitation d'Entre-prise Agricole, ensuite.il faut que vous soyez convaincu.La reconnaissance des acquis, ce n'est pas un guichet automatique.mais un processus souple et rigoureux.Les avantages de la reconnaissance des acquis sont qu'elle évite de réapprendre ce que l'on sait déjà.Elle permet de faire le point sur ses habiletés et ses connaissances.Elle diminue la durée des études et précise le complément de formation à acquérir.Vous êtes convaincu Vous vous rendez à l'institution collégiale la plus près de chez-vous.Vous avez, pris rendez-vous par téléphone avec le responsable pour éviter de vous faire promener d'un bureau à l'autre et finalement, vous faire dire que la personne est en réunion et ne peut vous recevoir.La première étape consistera à vous informer sur la reconnaissance des acquis, à discuter de vos objectifs de fonnation versus vos objectifs professionnels et à prévoir un encadrement dans votre démarche de reconnaissance.La seconde étape consis- tera à l'élaboration de votre dossier.On identifie vos apprentissages et on les compare avec le référentiel qui est le cours Gestion et Exploitation d\u2019Entreprises Agricoles.C'est-à-dire l'ensemble des compétences identifiées dans le cours, nécessaires pour exploiter une ferme.Par différents tests que vous ferez soit à la maison, soit à l'institution ou par le biais d'entrevues, on établira vos acquis cl on constituera un dossier du cheminement que vous avez à faire pour obtenir le diplôme convoité.On vous indiquera ce que vous n\u2019avez pas à suivre comme cours, mais surtout on identifiera les cours que vous devez compléter et on vous aidera à planifier la formation manquante par rapport au programme qui vous intéresse.Pour que ça marche Pour que le système de reconnaissance des acquis en agriculture fonctionne, soit disponible et conforme aux exigences des agriculteurs et agricultrices, il faut une volonté politique clairement exprimée par les ministères concernés.Pour des raisons de financement, bien sûr.mais aussi pour intégrer le processus de reconnaissance des acquis aux activités régulières des collèges.La volonté ne se fait pas sentir à ce niveau.L'argent servira à poursuivre le développement des instruments d'évaluation des acquis de formation extra-scolaires et à assurer un financement adéquat et un mode de rémunération juste et équitable pour les ressources impliquées.Donc, avant de vous engager dans un processus de reconnaissance des acquis soyez conscient que ce ne sera jamais un guichet automatique et qu'il est préférable de contacter votre institution collégiale avant d'acheter le cadre dans lequel vous mettrez votre diplôme dans votre bureau.¦ BOEUF-ANGLETERRE Les producteurs contrôleront la qualité Face aux pressions grandissantes des consommateurs en Angleterre, les producteurs de boeuf et le gouvernement britanniques viennent de mettre sur pied un programme volontaire de contrôle de la qualité.Les consommateurs et les détaillants britanniques sont en effet très soucieux des questions touchant le bien-être des animaux : les producteurs n\u2019ont donc pas le choix d'adopter des normes plus sévères à cet égard et d\u2019en faire la promotion auprès du public par la suite.Les producteurs participants devront certifier que leurs bêtes proviennent de troupeaux auxquels on n\u2019a pas admi- nistré d\u2019hormones ni de stimulants de croissance.Ils doivent également certifier que les animaux ont reçu des antibiotiques uniquement si la santé de ces derniers étaient en cause et ils doivent doubler la période de retrait.Les producteurs doivent aussi respecter certaines pratiques d\u2019élevage (c\u2019est-à-dire laisser les animaux à l\u2019extérieur l\u2019été et les nourrir l\u2019hiver avec des rations à base de végétaux l\u2019hiver).D\u2019autre part, les bêtes qui ont été nourries naturellement par leur mère portent une identification particulière.Des efforts sont également déployés à l\u2019échelle des abattoirs.Les détaillants déplorent, semble-t-il, le manque d\u2019uniformité dans la qualité du boeuf britannique.On reproche notamment aux abattoirs de ne pas appliquer de pratiques uniformes et on signale des lacunes dans les méthodes de refroidissement.Le gouvernement a tenté, il y a quelques mois, d\u2019instaurer une sorte d\u2019accréditation volontaire, mais les abattoirs n\u2019ont pas semblé très réceptifs.La situation est telle que deux grandes chaînes de restaurants auraient annoncé récemment qu\u2019elles allaient désormais s\u2019approvisionner en boeuf australien.\tI.P.De la laine insecticide à la Régie.Un chercheur de l'Organisation pour la recherche scientifique et industrielle du Commonwealth soutient que des chercheurs australiens entendent développer une race de mouton dont la laine sécrétera de l\u2019insecticide.Ce mouton pourrait fournir de la laine résistante aux mites.Il semble que leurs recherches pourraient aboutir d'ici la fin du siècle.ce qu\u2019espèrent les éleveurs autraliens aux prises avec les ravages de la mouche à viande qui leur coûteraient près de 175 millions de dollars chaque année.On dit que les éleveurs de l'Australie peuvent déjà trouver des moutons qui se tondent tout seuls.Grâce à une protéine qui fragilise les fibres de la laine dès qu'elle atteint une certaine épaisseur, il suffit à l'éleveur de passer sa main dans la toison pour que la laine tombe.Il s'évite ainsi les frais du tondeur.* * Bonne classification à Louiseville, Kentucky Une agnelle de race Dorset de la Ferme Masypa de Cowansville a récemment obtenu une quatrième place à la North American International Livestock Exposition de Louiseville.Kentucky.Les propriétaires.Pierre et Marc Caron, avaient placé leur agnelle dans une classe oii étaient regroupés 28 des plus beaux spécimens du continent.Au dire d'un porte-parole de la Société îles éleveurs de moutons de race pure du Québec qui avait organisé un voyage éducatif à Louiseville à l'intention de ses membres - 53 étaient du voyage - le succès de la Ferme Masypa devrait se révéler un stimulant de taille pour tous les éleveurs du Québec.Soit dit en passant, la Société a profité de ce voyage aux Etats-Unis pour acheter quatre nouveaux béliers: deux Suffolk, un Dorset et un Hampshire.* * * Perception des contributions Le dernier Congrès général de l'Union des producteurs agricoles a adopté une résolution demandant à la Régie des assurances agricoles du Québec de percevoir les contributions pour les fédérations spécialisées qui en font la demande.La Fédération des producteurs d\u2019agneaux et moutons du Québec espère que celte résolution lui pemiettra d\u2019obtenir de la Régie ce qu'elle espère depuis plus d\u2019une année.Elle veut que la Régie prélève les contributions compte tenu que le prélevé des producteurs est calculé dans le coût de production reconnu par ce même organisme.On croit donc qu'il lui serait facile de percevoir toutes les contributions nécessaires à la Fédération pour l'administration du plan conjoint des producteurs d\u2019agneaux et moutons.C\u2019est grâce à un tel travail de la Régie que la Fédération des producteurs de porcs du Québec peut toucher toutes les contributions qui lui sont dues, et ce, depuis déjà quelques années.\tL.St-P.SEMAINE DU 16 AU 22 JANVIER 1992, TCN - PAGE 5 L'éditorial Claude Lafleur Le fusil sur la tempe Les choses ne vont pas très bien au GATT.Des 108 pays présents lundi dernier à Genève, aucun n'a osé rejeter le rapport Dunkel, même si la plupart n\u2019y trouvent pas leur compte.Cela veut dire, bonnes gens, que l\u2019inimaginable est en train de se réaliser sous nos yeux.Il y a peu de chance, en effet, que l\u2019article XI, celui qui permettait de mettre en place ou de maintenir des offices de commercialisation, fasse partie des prochains accords du GATT.Même chose en ce qui concerne nos autres grandes politiques agricoles : elles seront contestables, donc susceptibles d\u2019être démantelées.Bref, ce projet d\u2019entente du directeur général du GATT est complètement fou.On retourne en arrière en voulant soumettre l\u2019agriculture aux lois pures et dures du marché.L\u2019expérience prouve en effet que le marché, sans intervention de l'État ou sans mesures disciplinaires de la part des producteurs, est incapable de rémunérer ces derniers adéquatement.Mais qui va dénoncer cette folie?Le gouvernement du Canada?Lundi dernier à Genève, nos négociateurs ont agi comme des moines récitant leur bréviaire au monastère.Certes, ils ont réitéré la position du Canada, mais sans grande conviction.À Ottawa, comme partout ailleurs dans le monde, les politiciens ont découvert qu\u2019ils n\u2019ont plus à s'occuper de la crise agricole : le GATT le fera à leur place.Mais ils commettent une grosse erreur.Créer une crise sur le dos des agriculteurs et des agricultrices en espérant régler celle que l'on vit présentement ne mènera qu\u2019au désordre et à la misère.À part peut-être le ministre Pierre Blais, conscient sans doute que c\u2019est sur sa tête que tomberont les premiers obus, nos dirigeants élus semblent avoir adopté la devise des indifférents : «nil admi-rari»: je ne m\u2019émeus de rien.Sont-ils seulement conscients que les producteurs agricoles sous gestion de l\u2019offre au Québec risquent de perdre quelques milliards de dollars en valeur de quota si le rapport Dunkel est accepté?S\u2019imaginent-ils un seul instant qu\u2019ils pourront se défiler face à cette énorme et terrible responsabilité?De toute façon, à ce stade-ci des négociations, les seuls qui peuvent arrêter la dérive, ce sont les agriculteurs eux-mêmes.La mobilisation est et doit être planétaire.Bien sûr, les producteurs américains ne descendront pas dans la rue; ce n\u2019est pas leur habitude.Mais ils connaissent bien le pouvoir de l\u2019argent : en quelques mois, ils ont recruté une impressionnante armée de lobbyists pour rallier les Congressistes américains à leur cause.En Europe, les organisations agricoles crient au loup.Même les Suisses, d\u2019ordinaire si tranquilles, ont paradé la voix haute dans les rues de Genève.À la fin de janvier, les grandes organisations européennes promettent d'organiser une démonstration sans précédent, si le rapport Dunkel n\u2019est pas modifié substantiellement.Au Canada, comme au Québec, les organisations agricoles s'activent et piaffent d\u2019impatience.Le gouvernement canadien ne perd rien pour attendre.aa (,'EMTenRoNi pas Tp.°f \\/iT£.LWÿuÜifiE BIQ) DU\tj ruée PAR H il GATT, é Tous droits reserves Garnotte et La Terre de chez nous laTerreC?DE CHEZ NOUS Fondé en 1929 Tél.(514) 679-0530\tFax (514) 670-4788 éditeur L'Union des producteurs agricoles Directeur: Hugues BELZILE Rédacteur en chef: Michel BËLAIR Secretaire de rédaction: Rosaline D.-LEDOUX Rédactrice en chel adjointe, responsable des publications spécialisées: France GROULX Rédaction: (514) 670-1417 Responsable de la production: Carole LALANCETTE Directeur de la publicité: Réal LOISEAU Représentants publicitaires: Christian GUINARD.Robert BISSONNETTE.Sylvain JOUBERT Représentant hors Québec: Maurice BEAUDRY Tél.Toronto (416) 670-9603 Fax (416) 670-9620 Responsable du tirage: Micheline COURCHESNE Administration: Jocelyne GAREAU Montage La Terre de chez nous Sortie sur films: Rive-Sud Typo Service Inc.Impression: Imprimerie Transmag Abonnement: 1 an: 23,54$\t2 ans: 40,66 $\t3 ans: 53,50 $ Abonnement hors Canada: 1 an: 85 $ Taxe incluse Chèque ou mandat à l'ordre de La Terre de chez nous et adressé au.Service du tirage La Terre de chez nous Maison de l'UPA 555, boul.Roland-Therrlen Longueull (Québec) J4H 3Y9 (Pas d\u2019argent comptant S.V.P.) Dépôts légaux: Bibliothèque nationale du Québec \u2022 1992 Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0040 - 3830 Enregistrement No 1051 Courrier de deuxième classe PAGE 6 \u2014 TCN, SEMAINE DU 16 AU 22 JANVIER 1992 T RIBUIUE DES PRÉSIDENTS
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