La terre de chez nous, 30 janvier 1992, Supplément 2
[" mmi» FEVRIER 1992 Vol.2 No 1 Machinerie et équipement: - Le regain de popularité des disques déportés Culture en développement: - L\u2019asclépiade, une fibre textile prometteuse?Reportage: - Mariette Gagnon et Jean-Paul Mailhot de Saint-Jacques de Montcalm cultivent à grande échelle\tJ I m ¦hr- PRODUITS DE MARQUE 149 KILOS DE PLUS À L'ACRE EN 1991 !* ) ÏILÜ1.Un argument de poids.C\u2019est ce que vous obtenez en semant les hybrides de marque Pioneer®.Le calcul est simple.La même superficie produit plus de maïs sur la balance, ce qui se traduit, pour vous, par un revenu supérieur.Voilà l\u2019argument qui vous propulse en tête des producteurs de maïs.Faites pencher la balance en votre faveur, récolte après récolte, en utilisant les hybrides de maïs à rendements constamment supérieurs de marque Pioneer.Contactez votre représentant Pioneer et choisissez les hybrides qui correspondent le mieux à votre situation.* Avantage de rendement moyen basé sur 8 649 comparaisons de pesées entre des hybrides de marque Pioneer et des hybrides concurrents de maturité semblable.Spioneer.HYBRIDE\tUNITES\tNOMBRE DE\tAVANTAGE MOYEN PIONEERg THERMIQUES\t\tCOMPARAISONS\tDE RENDEMENT (kg/ac) 3979\t2325\t82\t383 3967\t2350\t76\t299 3953\t2500\t173\t-43 3929\t2550\t178\t-78 3921\t2600\t870\t190 3917\t2650\t570\t144 391)2\t2650\t1,050\t218 3897\t2700\t894\t5 3795(X0112)\t2775\t162\t223 3790\t2800\t1,039\t48 386HX0014)\t2800\t311\t259 3787\t2850\t917\t134 3751\t3000\t783\t269 PIONEER HI-BRED LIMITÉE, CHATHAM, ONTARIO N7M 5L1 Toutes les ventes sont sujettes aux modalités qui apparaissent sur les étiquettes et les documents commerciaux.® Marque de commerce déposée dont l'usagé autorisé est Pioneer Hi-Bred Limitée. Agriculture durable Depuis quelques années, un nouveau vocabulaire s\u2019est installé en agriculture et nous avons souvent des difficultés à nous y retrouver, on parle maintenant d'agriculture organique, biologique, écologique, etc.Pour moi, le thème qui définit le mieux la nouvelle pensée est l'agriculture durable que je définis ainsi: «Méthode culturale plus soucieuse de l'environnement, qui permet de maintenir le potentiel productif du sol à long terme et qui demeure économiquement rentable pour le producteur agricole.>> Nous sommes tous conscients que le modèle «productiviste» des vingt dernières années a apporté son lot de problèmes, mais je ne crois pas que c'est en tombant dans l'excès contraire que nous trouverons toutes les solutions à nos problèmes.Pour moi, nous ne devons pas rejeter du revers de la main l'agriculture dite conventionnelle que nous pratiquons aujourd\u2019hui pour nous diriger aveuglément dans de nouvelles pratiques culturales.Je ne voudrais pas laisser croire que je suis contre l'agriculture biologique.Au contraire, je crois qu\u2019il y a là un marché potentiel à exploiter et que nous pouvons nous inspirer dans l\u2019avenir des expériences des producteurs qui ont innové dans ce domaine.Mais je demeure convaincu que ce marché est limité et qu'il n'est pas la réponse pour l\u2019ensemble des producteurs.Que faire devant ce méli-mélo, ce brassage d'idées, ces recherches qui se font un peu partout sur le sujet où les producteurs sont quasi-absents et souvent laissés à eux-mêmes?Pour moi.il est temps que la Fédération s'implique davantage et assume un certain «leadership» dans ce débat.Comme producteurs de grandes cultures, nous sommes très touchés et il nous faut être présents à toutes les tables décisionnelles afin de bien faire valoir le point de vue des producteurs.À mon avis, il faudrait s'impliquer davantage dans la recherche quitte à y investir des sommes substantielles pour pouvoir orienter cette recherche selon nos désirs et faire en sorte quelle se rapproche davantage de la ferme.Qu\u2019il s'agisse de recherches au niveau de nouvelles variétés, de nouvelles productions ou de nouvelles pratiques culturales, le producteur doit être davantage mis à contribution.Une des principales lacunes de la recherche est qu'elle se pratique en vase clos par les chercheurs et quelle n\u2019est pas suffisamment vulgarisée auprès de l'ensemble des producteurs.Il nous faut donc travailler à rapprocher le chercheur du producteur afin qu'ils travaillent ensemble à l'élaboration d'une agriculture durable.Il est surprenant de constater àquel point les producteurs sont déjà sensibilisés et prêts à agir et à modifier leurs pratiques culturales à la condition que leur ferme demeure économiquement rentable.L'autre point qui m'apparaît fondamental est qu'il faut travailler simultanément l'aspect de la production et l'aspect développement de nouveaux débouchés.À quoi serviront les améliorations technologiques au niveau de la production, si nous n\u2019avons pas le marché pour écouler cette production?Actuellement, il n'y a pas suffisamment d'efforts consentis à ce niveau.La production d'éthanol est un bon exemple d'un produit qui pourrait être fabriqué à partir de céréales et qui.ajouté à la gazoline.permettrait de diminuer la pollution de nos villes.L'État doit également mettre l'épaule à la roue, car ce n\u2019est pas seulement au producteur que revient la responsabilité de préserver l'environnement, maintenir la productivité des sols et occuper le territoire du Québec.Toute la société doit se sentir concernée.Mais comme producteurs, il va falloir participer à cet effort, sans quoi nous risquons de nous faire imposer des façons de produire qui ne nous conviendront pas.\trr , p Denis Couture Vice-président.F.P.C.C.Q.N'oublions pas que nous ne serons jamais mieux servis que par nous-mêmes.\t\u2022\t\t\t \t\t\t\t Actualités FPCCQ page 4\tLe Marché Bureau des provendes page 6\tDossier Mise en marché page 8\tMachinerie Offset ou Chisel?page 16\tCulture en développement page 21 \tReportage page 22\tSanté et sécurité Les pesticides page 24\tPoint de vue Association des négociants page 29\t Ac (ZciêaUcuttcwi , Février 1992, page 3 Livraisons des producteurs de céréales à paille du Québec au cours du trimestre de 1991-92 (août-octobre) (en tonnes métriques) \t1990\t1991\t Les blis\t71 991\t49 849\t L\u2019orge\t57 950\t57 851\t L\u2019avoine\t21 677\t14 731\t Commercialisation 91-92 Au cours du premier trimestre de l\u2019année commerciale 1991-92 (août à juillet) des céréales à paille, la diminution des livraisons des blés reflète la baisse de production.Les livraisons d\u2019orge, au cours de cette période, sont comparables à l\u2019an dernier bien que la production est inférieure de 7 pour cent.La production d\u2019avoine en 1991, ayant été inférieure de 25 pour cent à l\u2019année 1990, les livraisons devront être beaucoup moins élevées tout au long de l\u2019année, étant donné l\u2019utilisation élevée à la ferme de cette denrée (voir tableau ci-contre).Les producteurs de soja ont livré 20 891 tonnes au cours des mois de septembre et octobre 1991 comparativement à 12 208 tonnes l\u2019an dernier.L\u2019augmentation des livraisons de 71% est bien supérieure à l\u2019augmentation de la production de 34% sur l\u2019année 1990.L\u2019année commerciale du maïs étant d\u2019octobre à septembre, nous avons seulement les données d\u2019octobre de disponibles en ce tout début de janvier.Les livraisons d\u2019octobre ont atteint 178 472 ton- j nés, soit un record selon nos données.Ce niveau de livraisons est expliqué par un réseau de distribution quasi vide au début d\u2019octobre et les livraisons des contrats de la récolte 91.En octobre 1990, 123 528 tonnes de maïs furent livrées sur le marché.En Ontario, les producteurs de maïs ont livré près de 500 000 tonnes en octobre 91 comparativement à 208 000 l'an dernier.* * * Secteur des fertilisants La situation des prix de ce secteur se présente fort différente de celle de l'an dernier.La guerre du Golfe persique fut la principale cause de l\u2019augmentation des prix des fertilisants sur les marchés mondiaux au cours de l\u2019année 1990-91.L\u2019année 1991-92 s'an- nonce, du moins pour le moment, beaucoup moins turbulente., Sur les marchés mondiaux, une augmentation générale des prix de 3 pour cent est possible mais aucunement assurée.Au Québec, les premières indications de la direction des prix démontrent une correction à la baisse des prix de l\u2019ordre de 2 à 10 pour cent des prix des engrais simples comparativement aux prix publiés au début de l\u2019année 1991 pour le printemps 91.Par contre, il faut se rappeler que les prix publiés au début de l\u2019année 91 avaient subi des augmentations plus élevées comparativement à l\u2019augmentation des prix sur les marchés mondiaux.Ce secteur économique est en période de mutation depuis quelques années à cause de la guerre des prix dans le secteur des grains.Pour la première fois depuis la guerre mondiale, ce secteur a vécu une décroissance deux années consécutives.Ceci explique les fermetures et les fusions survenues au cours des dernières années.Il se peut fort bien que d\u2019autres changements surviennent au cours des prochaines années afin de maintenir le réseau de distribution efficient.Au cours des deux dernières années, l\u2019utilisation des engrais minéraux au Canada a diminué sur une base provinciale entre 5% et 11,5% par année.Au Canada, l\u2019utilisation des fertilisants en unités pour l\u2019année 1990-91 est estimée à 1,2 millions de tonnes d\u2019unités d\u2019azote, 614 000 tonnes d\u2019unités de phosphore et 370 000 tonnes d\u2019unités de potasse.Depuis 1985, la demande en phosphore et en potasse a diminué de 15% et de 8% respectivement.La demande pour l\u2019azote est considérée stable depuis 1986.Depuis le 18 octobre, le 18-46-0 est transigé à la bourse de Chicago.Un contrat est composé de 100 tonnes courtes et le prix est en dollars américains.* * * Loi sur la mise en marché En vertu de l\u2019article 71 de la nouvelle loi sur la mise en marché, les fédérations, qui administrent un plan conjoint, sont tenues d\u2019établir un règlement sur le fichier des producteurs et de le faire publier dans un journal agricole de circulation générale sur le territoire où s'applique le plan conjoint.Dans le but de se conformer à cet article, vous trouverez ci-dessous le texte du règlement en question, qui fut accepté par la R.M.A.A.Q.et publié dans la Gazette officielle du 14 août dernier.Règlement sur le fichier des producteurs visés par le plan conjoint des producteurs de cultures commerciales du Québec.1.\tLa Fédération dresse et tient à jour un fichier indiquant les nom et adresse de chaque producteur visé par le plan dont elle connaît l\u2019identité ainsi que la date de l\u2019inscription.Le fichier indique si le producteur est membre d\u2019un syndicat affilié à la Fédération et, le cas échéant, la catégorie de producteurs à laquelle il appartient.2.\tLa Fédération conserve à son -zfe (Z&iéeUiMUeui, Février 1992, page 4 1 ¦HHHL siège social le fichier prévu au présent règlement.3.\tToute demande d'inscription, de radiation ou de correction doit être adressée par écrit à la Fédération, avec un exposé sommaire des faits à l\u2019appui: avant de rendre une décision, la Fédération peut requérir toute autre preuve qu\u2019elle juge nécessaire.L'orsqu\u2019elle refuse de faire suite à une demande qui lui est soumise, la Fédération doit en informer le producteur et lui indiquer les motifs justifiant sa décision.La Fédération retire du fichier tout producteur dont elle n\u2019a pas reçu de contributions au cours des deux années-récolte consécutives.4.\tIl appartient au producteur de vérifier son inscription au fichier en s'adressant au bureau de la Fédération soit personnellement, soit par téléphone.Il peut exiger de la Fédération une confirmation écrite de son inscription.5.\tTout producteur visé par le plan peut consulter le fichier des producteurs au bureau de la Fédération aux heures normales d\u2019affaires.6.\tLe présent règlement entre en vigueur le jour de sa publication dans la Gazette officielle du Québec.* * * Paiements anticipés (récolte 1991) La campagne des paiements anticipés 1991 fut encore un succès.Ce programme de prêt sans intérêt pour les producteurs qui entreposent leur grain est sans doute l\u2019outil indispensable pour les producteurs de céréales.En effet, plus de 1100 producteurs ont participé et des avances de plus de 35 millions de $ ont été consenties.Ces avances sont effectuées particulièrement dans le maïs-grain et permettent au producteur d\u2019écouler sa récolte tout au long de l\u2019année et ainsi tirer le maximum des avantages du marché.* * * Assurance stabilisation À la demande des producteurs, vous aurez toujours à l'avenir deux tableaux concernant le programme provincial de stabilisation dans la chronique «Actualité» de la Fédération.Le premier vous donnera les avances reçues à date pour l\u2019année en cours, le second vous donnera les prévisions de la Fédération pour l\u2019an prochain.Ce deuxième tableau pourra vous donner un bon aperçu de ce que vous pouvez espérer recevoir en compensation au cours de l\u2019année.Vous comprendrez cependant que ce sont des prévisions et que celles-ci peuvent être modifiées en cours d\u2019année, dé-pendamment de la situation au niveau des prix du marché et de l'indexation prévisible du coût des intrants.Au moment d\u2019écrire ces lignes, nous n\u2019avions malheureusement pas encore le règlement final pour l\u2019année 1990.PROGRAMME DE STABILISATION PROVINCIAL Avances reçues à date pour la stabilisation 1990 (Montants à l\u2019hectare) \tMaïs\tOrge\tBlé F.\tBlé H.\tAvoine\tSoja Octobre 1990\t70,00 $\t70,00 $\t70,00 $\t70,00 $\t70,00 $\t70,00 $ Janvier 1991\t40,00\t20,00\t\u2014\t35,00\t30,00\t\u2014 Avril 1991 (prime 91)\t86,00\t90,00\t40.03\t61,00\t118,00\t54,00 Avril 1991\t40,00\t30,00\t\u2014\t\u2014\t45,00\t35,00 Oct.1991\t100,00\t60,00\t35,00\t50,00\t50,00\t60,00 \t,\u2014.\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t TOTAL\t336,00 $\t270,00 $\t145,00$\t216,00$\t313,00$\t219,00$ \tAvance reçue à date pour la stabilisation 1991\t\t \t\t(Montants à l'hectare)\t \tMaïs\tOrge\tBlé F.\tBlé H.Avoine\tSoya Déc.1991\t100,00\t95,00\t90,00\t110,00\t100,00\t75,00 \tMaïs\tPrévisions *11 Orge\tpour l'année 1991 Blé F.\tBlé H.\t\tAvoine\tSoya Prix Garanti ($/T.M.)\t188,00\t203,00\t205,00\t232,00\t258,00\t338,00 Prix de vente moyen ($/T.M.)\t125,00\t110,00\t130,00\t130,00\t105,00\t230,00 Compensation brute ($/Ha)\t410,00\t349,00\t285,00\t367,00\t379,00\t281,00 Prime*21\tN/D\tN/D\tN/D\tN/D\tN/D\tN/D Compensation nette ($/ha)\tN/D\tN/D\tN/D\tN/D\tN/D\tN/D (1)\tToutes ces données sont des estimés de la FPCCQ et peuvent être modifiées en cours d\u2019année (2)\tLa prime ou cotisation du producteur pour l'année 92 n'a pas encore été officiellement décrétée par la Régie des assurances agricoles du Québec.Elle serait soustraite de la compensation brute, lors de l'avance prévue en avril 1992.Ac (Z&ucUccuttewi, Février 1992, page 5 Le marché des céréales fourragères Perspectives 1992 A.Douglas Mutch Directeur de la Recherche économique, Bureau des provendes du Canada Le prix des céréales fourragères en 92 au Canada va dépendre directement de l\u2019évolution du marché du maïs des États-Unis.Trois grands facteurs vont déterminer les prix du maïs au premier semestre de 1992: le marché de l'Union soviétique, les marchés du bétail et les perspectives pour la récolte de 1992.Les crédits aux Soviétiques Officiellement, l\u2019Union soviétique n\u2019existe plus, depuis la fin de 1991.Elle sera remplacée, du moins temporairement, par la Communauté d'États indépendants.Les ventes de maïs à la nouvelle communauté vont dépendre, quant à elles, des nouveaux crédits à l'exportation qui seront consentis par les États-Unis.Si aucun nouveau crédit à l\u2019exportation n\u2019est accordé à la Communauté d\u2019États indépendants (CEI) avant la fin du premier trimestre de 1992, les exportations américaines de maïs vers cette région seront beaucoup moins élevées que durant la même période en 1991.On s\u2019attend déjà à ce que les livraisons soient moins importantes durant le premier trimestre de 1992 et, si cette tendance se poursuit durant le second trimestre, des pressions à la baisse constantes pourraient s\u2019exercer sur les prix du maïs durant tout le premier semestre de 1992.Au second trimestre de 1991, les prix sur le marché nord-américain du bétail se sont avérés beaucoup plus bas que ce que les experts avaient prévu.On a connu des difficultés de plus en plus grandes à écouler les stocks disponibles.Moins de maïs pour l\u2019engraissement Le Département de l'Agriculture des États-Unis prévoit une autre année record de production en 1992 pour les secteurs du bétail et de volaille.Par rapport aux niveaux de 1991, on prévoit actuellement que les stocks de viande et de volaille vont augmenter de sept livres par habitant aux États-Unis en 1992.Étant donné que le marché a déjà eu de la difficulté cette année à absorber les stocks disponibles, une hausse importante l'an prochain pourrait rendre le marché encore plus vulnérable.À mesure que l\u2019année 1992 avancera, les intentions de production de bétail et de volaille aux États-Unis seront révisées à la baisse.Cela 50,000 EXPORTATIONS DE MAÏS AMÉRICAIN (en milliers de tonnes) 40,000 ENGAGEMENTSTOTAUX 1991-1992 30,000 ENGAGEMENTS TOTAUX 1990-1991 20,000 EXPÉDITIONS 1991-1992 10,000 V»\\ I I 1 I I I ¦ LU I ' LU » I ¦ ¦ I U 11 U ' ¦ ».till *de.C&uaUeuitMn., Février 1992, page 6 entraînera une diminution des niveaux prévus de l\u2019engraissement au maïs.En 1992, le maïs sera moins utilisé comme céréale fourragère aux États-Unis que le donne à entendre la plupart des dernières prévisions, l\u2019ampleur de la baisse étant déterminée par l\u2019empressement des producteurs américains à tempérer leurs projets d'expansion.Pour le porc, par exemple, le cycle de production semble sur le point d\u2019entrer dans sa phase de liquidation.Toute diminution de la demande de maïs en tant que céréale fourragère exercerait également des pressions à la baisse sur les prix du maïs.Finalement, en 1992, les intentions d\u2019ensemencement au maïs aux États-Unis seront supérieures aux niveaux de 1991.Si les conditions du sol se prêtent à un ensemencement précoce et si les conditions de culture sont normales ou supérieures à la normale au début de la saison de croissance, alors les prix du maïs seront plus bas durant le second trimestre de 1992.Il pourrait y avoir un certain raffermissement du marché à cause de conditions météorologiques défavorables, mais, si aucune baisse significative du rendement n'est anticipée, les prix vont demeurer sur leur tendance à la baisse.1992-93: une année de surplus Si l'on compare les perspectives de la demande aux États-Unis et à l\u2019étranger, avec les intentions de production de maïs dans ce pays en 1992, on peut prédire que la campagne agricole 1992-93 sera une année de surplus de production.Si c'est le cas, les prix du maïs auront tendance à osciller ou à baisser durant le premier semestre de 1992.Deux constatations se dégagent par ailleurs de la conjoncture économique globale et de ses effets sur les marchés agricoles.Tout d'abord, l\u2019économie américaine semble être entrée dans une nouvelle phase récessionniste et l\u2019activité y sera plus faible en 1992 qu'on l\u2019avait d'abord cru.Cela va faire baisser la demande pour la plupart des produits agricoles.Deuxièmement, les prix de la plupart des produits de base ont tendance à diminuer.On parle du pétrole, des métaux précieux, des produits industriels, de même que des produits agricoles.Dans une période de déflation générale des prix des marchandises, il sera difficile pour les produits agricoles d\u2019aller à l\u2019encontre de cette tendance.Pour terminer sur une note positive, disons qu\u2019à la fin de la campagne agricole 1991-92, les stocks de maïs à l\u2019échelle mondiale seront quasiment à leur plus bas niveau.Les énormes surplus de stocks qu\u2019on trouvait durant la majeure partie des années 80 ont été écoulés, principalement à cause de la politique américaine.Si l\u2019on se fie aux plus récentes intentions de production au niveau mondial, la campagne agricole 1992-93 sera une année de surplus de production.Par contre, si des conditions de croissance défavorables abaissent la production en deçà des niveaux prévus, les prix du grain pourraient monter en flèche.Les prix vont rester bas si les conditions de croissance sont normales un peu partout dans le monde, mais ils ne vont pas tarder à monter si les conditions de production sont défavorables.Étant donné l\u2019élimination des surplus de stocks de grains rencontrés à l\u2019échelle mondiale, il n'existe en ce moment aucune réserve pour les années de production inférieure à la normale.¦ Les Équipements MÆM vous présentent TOUT CE QUE VOUS RECHERCHEZ DANS UN SÉCHOIR À GRAINS, avec le\tde q ra I \u2019H m éSkr \u2022\tUN PROGRAMME IMBATTABLE pour achat en hiver/livraison au printemps \u2022\tUN PROGRAMME DE FINANCEMENT TRÈS AVANTAGEUX \u2022\tLe meilleur rapport: QUALITÉ/PRIX DEUX ANS DE GARANTIE Meilleure qualité de grain et une plus grande capacité de séchage \u2022\tFonctionne en continu et/ou en batch automatique \u2022\tContrôle automatique de toutes les opérations \u2022\tConforme aux normes canadiennes CSA/CGA \u2022\tMétal de Galvanisation supérieure Le meilleur service après-vente par des techniciens chevronnés Les Équipements R.A \u2022 D.inc.400, Martineau, St-Hyacinthe (Québec) J2S 8B1 Tél.: (514) 796-2626 \u2022 Fax: (514) 796-4256 Ae.&&u iLV.\u2019wM* ram : mm , -r.ry r , i ?f - r-l'cS.U'ty j('C£.ïr - .'/\u2022Y*' Ë&BSSBS&iSiïÈ&ÊaiïS&m SB 1 S ss«g Hi ¦Ae.&énê*Uic«lu«n., Février 1992, page 12 tir mal à l\u2019aise face à la discipline de commercialisation.Des acheteurs ou d\u2019autres intervenants passant dans les rangs peuvent faire circuler des rumeurs.De plus, en cette période de bas prix, chacun aimerait bien avoir quelques dollars de plus pour son maïs.C\u2019est dans ce contexte difficile que doit intervenir Cérégrains.Cependant, Cérégrains doit impérieusement améliorer sa rentabilité.En effet, depuis sa création à la fin de 1988, elle a accumulé des déficits.Rien de trop grave considérant la phase de démarrage, mais il faut s\u2019y attaquer.Les simulations effectuées par Cérégrains montrent qu\u2019avec un volume supérieur à 200 000 tonnes, le déficit serait effacé.Pour l\u2019année en cours, le volume déjà confié à Cérégrains se situe entre 150 et 160 000 tonnes.Le premier choix des céréaliculteurs consiste donc à élaborer une campagne de promotion pour aller chercher de nouveaux membres et ainsi augmenter les volumes à commercialiser.Le second, évidemment moins populaire, serait d\u2019augmenter les frais de commercialisation.Les céréaliculteurs se sont interrogés sur les moyens à prendre pour aller chercher de nouveaux membres.Les prix obtenus prêchent en faveur de Cérégrains.¦I HÜ8MM JuC/VIa4A Pourquoi les nouveaux membres ne viennent-ils pas d\u2019eux-mêmes?Ils ne connaissent pas la compagnie, ils ne peuvent mesurer véritablement les avantages.Il faudra se lancer agressivement' dans le recrutement, il n\u2019y a pas d\u2019autre moyen, pense-t-on.L\u2019expérience de Cérégrains se déroule dans un contexte mouvant et difficile.Elle est la seule à se poursuivre au Québec après l\u2019échec des agences volontaires dans la pomme de terre et la pomme.Elle survient alors que les producteurs sont inquiets face à leur avenir.Le production québécoise est excédentaire, les marchés mondiaux sont déprimés, les tarifs douaniers sur le maïs américain tomberont en mars 1992, les politiques d\u2019aide sont remises en question, le fonds \u2022v de stabilisation est déficitaire.Les céréaliculteurs doivent tout faire pour aller chercher le maximum sur le marché.Pour Germain Chabot, président de Cérégrains et de la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec, les céréaliculteurs doivent démontrer qu\u2019ils peuvent réussir.Cérégrains doit rester volontaire et continuer d\u2019augmenter son nombre d\u2019actionnaires et son volume transigé.Il lui faut une plus grande force sur le marché pour jouer pleinement son rôle et influencer à la hausse les prix.Le président n\u2019a pas caché les difficultés rencontrées.Les actionnaires en ont discuté.Il semble que celles-ci proviennent d\u2019une certaine prudence des céréaliculteurs et d\u2019intervenants sur ES céré grainst UNE FORCE AU SERVICE DES PRODUCTEURS ET PRODUCTRICES DU QUEBEC Une information de qualité Le regroupement: *\tUn meilleur pouvoir de négociation.*\tUne gestion efficace de l'offre.*\tUne présence continue sur le marché.*\tUn prix de pool provincial et une avance à la récolte.Ne ratez pas l'émission d'actions en cours Une utilisation du marché boursier Sans les problèmes de commercialisation Appelez-nous dès maintenant.Tél.: (514) 449-5617.0 G G G GG Cérégrains, c'est pour vous! WMKÊmmmMÊmMÊÊMÊmmHÊÊHmÊamKHmKmmmmmm Ac CénêaliccUteun., Février 1992, page 13 Le volume donne un pouvoir de négociation important aux céréaliculteurs.le marché qui voient d\u2019un mauvais oeil cette expérience.Céré-grains couperait les prix pour écouler ses grains.Les céréaliculteurs ne sont pas tous prêts à livrer en tout temps de l\u2019année.On veut profiter de la prime à l\u2019entreposage, on ne veut pas ouvrir ses silos tout de suite après les avoir fermés, ni livrer pendant les semences, ni trop tard l\u2019été.Pourtant, l\u2019industrie a besoin d\u2019un approvisionnement régulier.Si on ne lui fournit pas les céréales dont elle a besoin, elle ira les chercher ailleurs.Le volume donne un pouvoir de négociation important aux céréaliculteurs.Il donne accès à l\u2019exportation, un atout d\u2019autant plus essentiel que la production est excédentaire et que nous sommes à proximité des ports d\u2019exportation, affirme André Ber-gevin, directeur général de la compagnie.S\u2019ils veulent profiter de ces avantages, les producteurs doivent être regroupés.De plus, le céréaliculteur n\u2019abandonne pas tous ses pouvoirs, il a le choix entre le prix moyen du pool, le prix moyen de Chicago, le prix qu\u2019il ferme lui- même et le prix pour la vente d\u2019un lot.S\u2019il a l\u2019information pour aller chercher un meilleur prix, il peut y parvenir de la sorte et comparer son prix moyen avec celui du pool, continue André Bergevin.Il profite ainsi des avantages de la vente collective et la flexibilité du marché à terme.Les céréaliculteurs québécois doivent être présents sur le marché tout au long de l\u2019année s\u2019ils veulent écouler leur production.Ils ne peuvent vendre qu\u2019à certaines périodes de l\u2019année et ainsi conserver leur marché.Ils doivent compétitionner sur un marché très concurrentiel.Ils doivent choisir entre avoir un poids par le regroupement de l\u2019offre ou laisser ce pouvoir aux autres.Cérégrains est un de ces outils, il peut y en avoir d\u2019autres.Aux céréaliculteurs de choisir.Les facteurs de tension sont nombreux.Cérégrains n\u2019a pas une grande marge de manoeuvre.Elle parviendra à relever le défi si elle peut continuer de travailler pour et avec les céréaliculteurs et si ces derniers lui donnent leur appui sans réserve.¦ Renseignez-vous auprès de vos concessionnaires Fiatagri sur les avantages des semoirs Great Plains AMQUI Centre agricole Coop de la Matapédla (418) 629*4388 BLACK-LAKE Mac-Lam Machinerie inc.(418) 428-3411 BROMPTONVILLE Les Équipements R M.Nadeau (819) 846-8828 QRANBY Coopexcel (514) 378-2667 HOWICK Équipements B.H.R.inc.(514) 825-2158 LAC-MÉOANTIC SCA Lac-Mégantic-Lambton (819) 583-4444 LASARRE Garage St-Pierre et Trottler (819) 333-3726 MONT-JOLI Purdel machinerie agricole (418) 775-4369 MONT-LAURIER Équipements agricoles Mont-Laurier (819) 623-3739 NAPIERVILLE SCA Sud de Montréal (514) 245-3308 NICOLET Centre de la mécanique Lemire-Blais (819) 293-6867 PARISVILLE Coop agricole régionale Parisville (819) 292-2013 PLAISANCE Équlp.de terme Papineau liée (819) 427-5476 PLESSISVILLE Mailhot Machinerie inc.(819) 362-7301 ST-AGAPIT SCA La Seigneurie (418) 888-3938 ST-ANDRÉ EST Garage Jean-Paul Glroux Inc.(514) 537-3984 ST-ANSELME Unicoop (418) 885-9637 ST-BARTHÉLÉMY Garage Pierre Dugré inc.(514) 885-3202 ST-BRUNO Nutrlnor (418) 343-3233 ST-CASIMIR SCA St-Casimir (418) 339-2011 ST-CLET Équip.Séguin & Iréres inc.(514) 458-3358 ST-HILARION Garage Guy Gauthier inc.(418) 457-3977 ST-JACQUES Centre agric.Coop Lanaudiére (514) 839-3641 ST-PASCAL Coop Côte-Sud (418) 492-6343 STE-ROSALIE COMAX coopérative agricole (514) 799-5571 SOREL Centre agricole Coop de Sorel (514) 742-5968 TROIS-PISTOLES SCA Riviére-du-Loup (418) 851-2822 VICTORIA VILLE SCA des Bois-Francs (819) 758-9922 VILLE DÉQELIS Garage Ghislain St-Pierre inc.(418) 853-2310 j!e (Zénéalicuttecci, Février 1992, page 14 CE NO-TILL EST ENTIEREMENT PENSÉ EN FONCTION DES BESOINS DE DEMAIN Compact et bien équilibré pour faciliter les déplacements Conçu pour semis directs dans les conditions de sol les plus rigoureuses (no-till) Roues en bout conçues pour suivre aisément les contours du sol Coutres ultra-robustes qui passent au travers des résidus et des sols les plus durs Moyeu à désengagement des arbres de commande pour les déplacements sur la route Passerelle qui facilite l'accès de la boîte de semence pour les remplissages Grvat Plaint TM .\u2019TA Dégagement accm sous les disques et timon très long facilitant les déplacements Puissants ressorts qui poussent facilement dans le sol les ouvre-sillons étroits à disques déportés (offset) Transmission à quatre vitesses pour effectuer les changements de taux de semis sans difficulté Sélection rapide et précise de la profondeur (dial-a-depth) rf&iï pew
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