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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
jeudi 25 février 1993
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 1993-02-25, Collections de BAnQ.

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[" 1 Coricesj iionnaires \u2019ARTOUT AU QUÉBEC / ES GENS DE mm LAlfeRRE û DE CHEZ NOUSPVV Vol.64, n 3 \u2014 Longueuil, semaine du 25 février au 3 mars 1993\tUN CAHIER \u2014 32 pages\tPort payé à Montréal Sirop d\u2019érable /////# Une corporation chargée des normes de qualité, de la gestion des stocks d\u2019information et de l'administration des marchés vient d\u2019être créée suite à la recommandation du Comité spécial sur l\u2019industrie acéricole du Québec.Page 6 Granges rondes /////# L\u2019Estrie figure parmi les régions du Québec qui offrent les plus beaux paysages agricoles.Lorsque dans ces paysages on y découvre des bâtiments au style particulier cela ne peut qu'ajouter à leur beauté.Les granges-étables rondes que l'on retrouve dans le secteur Coaticook-Stanstead font partie de ces bâtiments spéciaux.Pages 7 Consommation /////# Une chaîne d'alimentation du Saguenay-Lac-Saint-Jean a été prise à partie par l\u2019UPA et Nutrinor pour avoir retiré de ses tablettes les produits laitiers de la région au nom de la concurrence.Page 9 À Ces grands arbres dénudés montent la garde pour voir venr la fin de l\u2019hiver.Le bel orme de droite est facilement recon^ naissable, mais quelle essence d\u2019arbre se cache sous les trois autres?\tPhoto La Terre HaSty mm MBS LA COOPÉRATIVE FÉDÉRÉE DE QUÉBEC Un premier déficit en 28 ans Louise Saint-Pierre MONTRÉAL - La Coopérative fédérée de Québec a terminé son dernier exercice financier avec une perte avant impôts de 17.3 millions de dollars.Il s'agit d'un premier déficit \tÉditorial\t\t\t4 \tOpinion rurale\t\t\t5 ! \tChroniques\t\t.13,14 \tRégions\t\t.7.8.9 : \tMÂPAQ\t\t10-11 \tAgriculture Canada\t\t\t15 \tMon Nez\t\t\t18 \tMarie-Josée\t\t\t19 \tMots croisés/Radio TV\t\t20 \tClassées\t21 à 24\t \tMarché\t\t\t28 \tProductions\t\t\t29 d'exploitation depuis les 28 dernières années.Pourtant, son chiffre d'affaires a augmenté de 25%: les ventes ont atteint les 1.563 milliard de dollars.«La Fédérée a traversé en 1992 une année horriblement difficile!» a laissé entendre son président, monsieur Paul Massicotte, devant les quelque 500 sociétaires délégués à l'assemblée générale annuelle, tenue la semaine dernière, à Montréal.Après la phase de développement accéléré entreprise en 1088, la Fédérée entend donc rationaliser ses opérations pour redresser ses finances et reprendre la voie de la rentabilité.Pour ce faire, elle entend se départir d\u2019actifs non essentiels et délaisser certaines activités plus difficiles à rentabiliser et qui ne répondent pas à la mission première de cette grande coopérative: servir en biens et services ses sociétaires et mettre en marché leurs produits.En conférence de presse, le président Massicotte et le nouveau directeur général, monsieur Jean-Pierre Deschênes, ont dit envisager la vente de stations service Sonic en milieu urbain, de quotas de production de volaille et même la vente de certaines propriétés immobilières.On entend également réévaluer l\u2019acquisition de la filiale Les Patates québécoises.«Au cours des dernières années, les occasions de développement pour la Fédérée se sont matérialisées plus rapidement que les apports à son financement.» a déclaré monsieur Massicotte qui reconnaît que la Fédérée est encore à la recherche de partenaires financiers.Des négociations sont en cours avec SOQUIA.le Fonds de solidarité de la FTQ.la Caisse de dépôt et de placement du Québec et le mouvement Desjardins.Tout comme monsieur Massicotte, le conférencier invité à cette réunion annuelle, monsieur Claude Béland du Mouvement des caisses Desjardins, a dit trouver tout à fait raisonnable un regroupement des forces coopératives dans le secteur de l'industrie laitière.«Nous avons des efforts à faire dans le monde de la coopération pour favoriser le regroupement de nos forces, combattre les divisions.Dans un monde qui se globalise, les luttes de clochers sont ridicules!» Créé en novembre 1990.le Groupe Lactel a vu diminuer son chiffre d'affaires de près de l()0 millions de dollars en deux ans qui était au départ de 450 millions de dollars.«Il a perdu plus de 20% de son volume de lait.» a précisé monsieur Massicotte qui a laissé entendre «.qu'un accord de principe pour la fusion de Lactel avec Agropur pourrait bien survenir d'ici deux mois.» A titre de propriétaire de 43% des parts de cette société en commandite.la Fédérée suit de très près ce dossier.suite ù lu pii^c 2 AROVIBEC Pour connaître votre distributeur local contactez-nous Ste-Monique (Québec) Canada - (819) 289-2260 Fax:(819)289-2757 AU QUEBEC L\u2019avantage de s'associer ou No 1 : Vérifiez l'efficacité et la rentabilité des soigneurs Rovibec à l'aide de nos nouvelles balances à animaux aux dimensions plus généreuses.Ces balances sont conformes aux exigences gouvernementales et admissibles aux subventions jusqu'au 31 mars 1993.Producteurs avertis, profitez-en! J TENSIONS PARASITES ET APPAREILS DE CORRECTION Hydro-Québec invite aussi les producteurs à la prudence Louise Saint-Pierre Tout comme le ministère québécois de l'Agriculture.Hydro-Québec invite les producteurs agricoles à être vigilants, à bien s\u2019informer et à s\u2019assurer de la nécessité d\u2019un appareil de correction pour éliminer les tensions parasites qui affectent leurs animaux avant d\u2019en faire l\u2019acquisition.Quelque peu étonné de la raideur des déclarations de monsieur Michel Fortier, parues dans la précédente édition de «La Terre de chez nous», le porte-parole d\u2019Hydro-Québec dans ce dossier, monsieur Laval Turgeon, partage tout de même son point de vue.«Si la très grande majorité des maîtres-électriciens accrédités font très bien leur travail, il y en a malheureusement - les plus actifs - qui cherchent à tirer profit de la méconnaissance des producteurs agricoles.Ceux-ci doivent retenir que la pose d\u2019un appareil de correction est rarement urgente.Très souvent, la Événements^ Venir 1er mars, 13h00, rencontre sur la réglementation de la circulation des machineries agricoles et des véhicules de ferme sur les chemins publics.Hotel Delta Valleyfield, 40 ave du Centenaire, Valleyfield 3 mars, 13h00, rencontre sur la réglementation de la circulation des machineries agricoles et des véhicules de ferme sur les chemins publics, Club paroissial Napicrville, 262 de l\u2019Eglise, Napierville 3 mars, assemblée générale annuelle du Syndicat des producteurs de lait de la Beauce, au Restaurant Le Journel, Sl-Joseph 4 mars, assemblée générale annuelle \u2022 du Syndicat des producteurs de volailles de la Beauce, au Restaurant Mariverain, Ste-Marie correction des causes directes et l\u2019amélioration du réseau de mise à la terre suffisent pour régler les problèmes.Il est donc recommandé d\u2019attendre au moins deux ou trois mois et de vérifier si l\u2019état de santé des animaux s'améliore avant d\u2019acheter un tel appareil.» Si le représentant d\u2019Hydro-Québec donne raison à monsieur Fortier, c\u2019est qu'il s\u2019est occasionellement interrogé sur la nécessité de poser un appareil de correction en certains endroits, et ce, après la lecture de rapports de-diagnostic soumis à Hydro-Québec pour le remboursement des frais payés en vertu d\u2019un programme convenu avec le ministère.«Sur papier du moins, il nous a parfois semblé étrange, bizarre même, que le maître-électricien accrédité ait suggéré l'installation d\u2019un tel appareil.C\u2019est surtout dans la grande région de Québec qu\u2019il y a un peu d\u2019abus.» Des changements Selon lui.dès le 1er avril prochain, le ministère québécois de l\u2019Agriculture fera connaître les nouvelles orientations du Programme conjoint Hydro-Québec/MAPAQ en tensions parasites.Les modifications apportées devraient permettre aux producteurs agricoles de mieux faire face au petit nombre de maîtres-électriciens qui abusent de leur méconnaissance.La semaine dernière, le vice-président de l\u2019Union des producteurs agricoles, monsieur Pierre Gaudel, suggérait que le travail de diagnostic sur les fermes soit confié à des fonctionnaires du ministère québécois de l\u2019Agriculture.De l\u2019avis de monsieur Turgeon, il est difficile d\u2019envisager semblable solution puisque bien peu de fonctionnaires s\u2019y connaissent vraiment en électricité.En fin d'entrevue, le porte-parole delà société d\u2019Etat a indiqué que le maître-électricien doit mettre entre 7 et 12 heures pour réaliser un bon diagnostic.Le producteur doit s'attendre à recevoir une facture pouvant se situer entre 300 et 600$.En vertu du programme conjoint établi en 1989, Hydro-Québec paiera 75% de ces frais, mais pas plus de 350$.Dans sa prochaine édition, La Terre de chez nous permettra à la Corporation des maîtres électriciens et à l\u2019un des fabricants d'appareils de correction de commenter les propos tenus par messieurs Fortier et Turgeon.¦ Si les tensions parasites qui affectent les troupeaux sont parfois dues aux installations d\u2019Hydro-Québec, il arrive fort souvent qu\u2019elles soient imputables aux équipements vieillots et défectueux que l\u2019on peut trouver à l'intérieur des bâtiments.Ce pourquoi la pose d\u2019un appareil de correction n\u2019est pas toujours nécessaire après la réalisation des améliorations suggérées par l\u2019électricien.K) mars.14h()0 à 15h00, séminaire (1ère partie: «Isolement et caractérisation des souches de Bacillus thuringicn-sis à partir de sols) et (2e partie: «Effets de Beauveria bassiana sur la coccinelle maculée».Station de recherche Saint-Jean-sur-Richelieu, 430, boul.Gouin, Saint-Jean-sur-Richelieu ( Rens: Thérèse Qtis (514)346-4494) 12 mars.9h30, assemblée annuelle du Syndicat des producteurs de cultures commerciales de la région de Québec, au restaurant Le Bifteck, 5050 boul.Hamel.Québec 12\tmars, 9h30, assemblée annuelle du syndicat des producteurs de volailles delà région de Québec, au restaurant Le Bifteck.5050 boul.Hamel, Québec 18 mars, colloque «Le programme BOREAS» (conférencier: Dr Hank Margolis), organisé par le Centre de-foresterie des l.aurentides, 1055 rue du P.E.P.S.Ste-Foy (Inf: (418)648-3927) 13\tmars.I3h00.assemblée annuelle île la Société des Eleveurs de Bovins Caanadicns.Ilôtel/M.Bernières Inc.Saint-Rédempteur (Lévis).Un premier déficit.Lors d\u2019une brève conversation avec La Terre de chez nous, le directeur général de Lactel a convenu qu'il y aura peut-être-fusion avec M.Paul Massicotte Agropur d'ici deux mois «.mais en autant que l\u2019acheteur ne se fasse pas trop gourmand.Les cinq autres coopératives propriétaires de Lactel ne veulent pas être perdantes!» de lancer monsieur Bertrand Tremblay qui n'a pas apprécié que l\u2019on parle de celte fusion comme d'une chose faite.Quelques chiffres En 1991/92.la Division de l\u2019aviculture a perdu 19 millions de dollars.Elle a pourtant vu ses ventes dépasser légèrement les 484 millions de dollars, en hausse de 48% sur celles du précédent exercice financier.Les ventes de la Division approvisionnement île la ferme se sont main- PAGE 2 - TCN, SEMAINE DU 25 FÉVRIER AU 3 MARS 1993 suite de la page 1 tenues à un peu plus de 475 millions de dollars alors que celles d\u2019OIymel sont passées de 445 à 644 milllions de dollars.Le chiffre d\u2019affaires de la Division des pétroles établi à plus de I45 millions de dollars a connu une baisse de près de I2 millions de dollars, et ce, malgré* une augmentation des volumes d\u2019un peu moins de 6%.Monsieur Deschênes s'est tout de même dit confiant de voir la Fédérée retrouver dès celte année la voie de la rentabilité.Le plan de redressement adopté par le conseil d\u2019administration, qui vise une réduction des dépenses de 7.5%.devrait entraîner la disparition de près de 400 emplois; 60% de ces mises à pied ont déjà été effectuées.Le directeur général a par ailleurs semblé fort heureux d\u2019affirmer que la Fédérée affiche, pour les trois premiers mois du présent exercice financier, un trop perçu d'un million de dollars comparativement à une perte de 2,2 millions l\u2019an dernier.En bref La Coopérative fédérée de Québec est la fédération des coopératives agricoles québécoises.Propriété de 99 coopératives et de I 514 producteurs agricoles, elle compte au total 37 470 sociétaires.Certains parmi eux sont sociétaires de plus d'une coopérative.Le chiffre d\u2019affaires de la Fédérée et des coopératives sociétaires a été de 3.4 milliards de dollars en 1992.Le jeton de présence (ou per diem) des administrateurs sera maintenu à 200$ par jour.Le conseil d\u2019administration compte-deux nouveaux membres, messieurs Marc Caron de Compton et Denis Richard de Leclercville.Ils termineront le mandat de messieurs Florian Vachon et Claude Castonguay.Cinq des administrateurs qui avaient terminé leur mandat de trois ans ont été réélus sans opposition.Il s'agit de messieurs Claude Couture de Saint-Bernard de Lacollc, Jean-Guy Demers de Sayabec, Raymond Gagnon de Lalcrrière.Réal La flamme de Sainte-Rosalie et Alain Larochelle de Saint-Lazare.D'autre part, les cinq membres du conseil exécutif ont été reconduits à leur postes.¦ ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES POMICULTEURS Vers une concertation plus tangible Isabelle Paradis L industrie pomicole commencerait-elle à sortir en douceur du climat de confrontation qui la grugeait depuis quelques années?Peut-être, si l\u2019on en juge du moins par le ton plus pacifique des échanges au cours de la dernière assemblée générale annuelle de la Fédération des producteurs de pommes, tenue le 17 février dernier.Davantage de concertation aussi, semble-t-il.avec le reste de l'industrie, concertation qui a mené à la mise sur pied d\u2019un programme original de-garantie de la qualité, cette dernière étant l\u2019un des premiers objectifs du plan de relance adopté l\u2019an dernier par les producteurs.Sous le thème «Mordu du Québec?-croquez la pomme d\u2019ici», avec le logo de Qualité-Québec, les producteurs se sont associés aux emballeurs pour faire la promotion de quatre variétés de pommes conservées à atmosphère contrôlée (McIntosh, Cortland, Empire.Spartan) auprès des marchands et des consommateurs tout en appliquant des normes de qualité précises.Les pommes devront répondre globalement aux normes des pommes Canada Fantaisie: on tolérera des dimensions plus petites, mais il faudra en revanche respecter des normes de fermeté, soit 10.5 livres de pression minimum, puisque c\u2019est ce que recherchent davantage les consommateurs.L\u2019inspection de la qualité sera assurée par le groupe Gestion-Qualité et un comité d\u2019accréditation formé de producteurs et d\u2019emballeurs sera chargé d\u2019approuver les demandes soumises par les emballeurs pour utiliser le logo promotionnel.Le programme sera en vigueur de la mi-février à la mi-mai.Assurance-stabilisation Beaucoup d\u2019incertitudes régnent encore sur la possibilité pour les pomiculteurs d\u2019avoir accès, dans un délai raisonnable, à un programme d\u2019assurance-stabilisation dans leur production.Par voie de télégramme, le ministre Picotte a cependant signalé aux producteurs qu\u2019on considérerait prioritaire la mise en place de l'ASRA dans la pomme lorsque la marge budgétaire nécessaire sera libérée.Toutefois, après vérifications, La Terre a pu constater que, contrairement à ce que certains auraient pu comprendre au cours de l\u2019assemblée, aucune marge budgétaire n'a été concrètement dégagée.Il est encore hypothétique, selon des commentaires d\u2019experts, que l'on puisse éventuellement obtenir des fonds en misant sur les économies qui pourraient être réalisées grâce à des hausses de prix du marché dans d'autres productions, notamment la pomme de terre et le porc.On considère que si vraiment la mise en place du régime de stabilisa- apportées aux régimes existants.Détournement de la pomme fraîche La saison de commercialisation ayant été quasi désastreuse pour les producteurs, ces derniers ont adopté-une résolution demandant aux gouvernements de verser une compensation entre le prix du marché du frais et le marché de la pomme à jus de l\u2019ordre de 1,55$ le boisseau.L'objectif de ce programme est de détourner le surplus de pommes réfrigérées fraîches vers la transformation, dans le but d'amorcer la commercialisation delà pomme à atmosphère contrôlée et d\u2019éviter la confusion avec la pomme réfrigérée.Certains s\u2019impatientent dans ce dossier et souhaiteraient même organiser une manifestion sur la colline parlementaire.La question et fédéral de l\u2019Agriculture, le 22 février.sans toutefois déboucher sur une réponse précise.Office national Le Québec s\u2019est graduellement désintéressé du dossier concernant l'éventuelle mise en place d\u2019un Office national dans la pomme, en raison des conditions jugées insatisfaisantes.Le président de la Fédération.Robert Allard, a toutefois recommandé aux producteurs de se présenter quand même au référendum national prévu pour bientôt.Comité exécutif MM.Robert Allard et François Rochon ont respectivement été reportés à présidence et à la vice-présidence de la Fédération.On retrouve également M.Marcel tion dépend du dégagement d\u2019une aurait été abordée ultérieurement, au Mailloux, à l\u2019exécutif, auquel se marge budgétaire, il faudra qu\u2019il y cours d\u2019une rencontre plus générale joignent cette année.MM.Daniel ait des modifications de structure entre l\u2019UPA et les ministre provincial Boileau et François Blouin.¦ AUDIENCES DANS LA POMME DE TERRE On conteste le prélevé Isabelle Paradis Le projet de prélèvement des contributions à la source, soumis par la Fédération des producteurs de pommes de terres à la Régie des marchés, a été très mal reçu par les représentants des principaux acheteurs.A ces derniers se joignent également un groupe de 52 producteurs de pommes de terre qui doivent collectivement plus d\u2019un demi-million de dollars en contributions à la Fédération et refuseraient pour la plupart de s\u2019en acquitter.Les positions des deux camps semblent de toutes évidences très éloignées et l\u2019atmosphère qui a prévalu.au cours des deux journées d\u2019audiences publiques, n'en était pas une de compromis.Rappelons que le règlement sur les contributions prévoit une cotisation de 8 cents le quintal, cotisation qui à la fin de l\u2019année ne peut excéder ni être inférieure à 42$ l\u2019hectare.Le projet de règlement sur le prélèvement prépublié en octobre prévoit que toute personne qui achète des pommes de terre d\u2019un producteur devra retenir 8 cents le quintal sur le paiement des producteurs et le verser à la Fédération dans les 30 jours.Au cours des audiences.la Fédération a notamment fait valoir que l\u2019objectif de cette modification est de simplifier l\u2019administration relative à la perception des contributions qui se fait actuellement directement auprès des producteurs : une-méthode qui n'est presque plus utilisée dans le secteur agricole et qui serait très exigeante en terme de temps et d'énergie.La Fédération a également fait savoir à la Régie qu\u2019elle offrait d\u2019apporter certaines modifications au projet de règlement.Ainsi, pour répondre à certaines objections formulées par les distributeurs, la Fédération suggère d\u2019assouplir le règlement et de ne viser plutôt que les premiers acheteurs qui achètent en vrac directement des producteurs.Les quelque 200 producteurs qui emballent eux-mêmes leurs pommes de terre devraient continuer à verser à la Fédération les cotisations sur leurs propres pommes de terre.Les 52 requérants, l\u2019Association des transformateurs de pommes de terre, l\u2019Association des emballeurs et à la source l\u2019Association québécoise de la distribution des fruits et légumes s\u2019opposent totalement au prélèvement à la source.Ils craignent, à des degrés divers, que cette méthode ne contribue à augmenter les frais d\u2019administration des entreprises-acheteuses et porte atteinte, dans certains cas.à la rentabilité de ces dernières.A cela, la Fédération rétorque que.dans le secteur des pommes de terre de transformation du moins, les prix payés aux producteurs du Québec, en 1DDO.étaient inférieurs à ceux de l\u2019Ontario.Les emballeurs allèguent que la Fédération ne fait que leur refiler son problème de perception et qu'ils n'ont pas à faire les frais du malaise qui existe entre la Fédération et certains de ses producteurs.Certains producteurs qui s'opposent au projet craignent également que les acheteurs, pour éviter les frais d\u2019administration de ce mode de prélèvement, privilégient les pommes de terre de provinces concurrentes.Un représentant de la firme de consultants Coopers&Lybrand signalait à cet égard qu\u2019à l\u2019Ile-du-Prince-Edouard et au SEMAINE DU 25 I Nouveau-Brunswick, le prélèvement se faisait à la source auprès des producteurs et des emballeurs par les courtiers qui le reversent à l\u2019Office des producteurs.Une autre audience devrait être-entendue le 31 mars prochain devant la Régie pour entendre un groupe de producteurs (surtout des producteurs de croustilles) qui demandent d'être exemptés du plan conjoint des producteurs de pommes de terre.¦ Rectificatif -Assurance-stabilisation plutôt qu\u2019assurance-récolte En page -3- de l\u2019édition de la Terre du 18 au 24 février 1993, le titre et le premier paragraphe de l\u2019article signé par Denis Lessard auraient dû parler d'assurancc-stabilisation et non d'assurance-récolte.Par ailleurs en 2e colonne il faudrait lire: .le fédéral 321 millions $ plutôt que.21 millions $.Ce chiffre est d\u2019ailleurs concordant avec le % indiqué dans le même paragraphe.Nous nous excusons de ces malencontreuses erreurs auprès de ceux et celles que cela concerne.AU 3 MARS 1993, TCN - PAGE 3 Éditorial Hugues Belzile Une consultation opportune L\u2019histoire des sociétés est jalonnée de changements plus ou moins majeurs selon les époques et les circonstances.Nous vivons présentement une période de remise en question dans beaucoup de secteurs et spécialement dans tout ce qui touche l\u2019organisation et le fonctionnement de la vie économique.Par exemple, l\u2019intervention de l\u2019Etat au Canada et au Québec dans l\u2019industrie et les services, au cours des trente dernières années, est fortement questionnée par une partie importante de la population.De fait, des sociétés d\u2019Etat sont abolies, vendues à l\u2019entreprise privée ou tout simplement modifiées, leur enlevant l\u2019essentiel de leurs pouvoirs.Des législations qui permettaient à des groupes organisés d'imposer leurs programmes ou règles du jeu à l\u2019ensemble des gens concernés, en autant que la majorité se soit mise d\u2019accord, sont également examinées dans le but de les rendre moins contraignantes.Le secteur agricole au Canada et au Québec ne fait pas exception à la règle.Bien sûr, les traités internationaux tels le GATT, le libre-échange canado-améri-cain et celui qui inclut le Mexique (Alena) interfèrent directement dans l\u2019organisation des marchés de plusieurs produits agricoles au Québec, dont le lait évidemment.L\u2019ensemble de cette situation a conduit la Fédération des producteurs de lait à réaliser une consultation approfondie de ses membres sur l\u2019avenir de cette production et de sa commercialisation.Depuis quelques mois déjà, une équipe a préparé une documentation pertinente, des outils de consultation appropriés et des personnes en mesure d\u2019informer clairement les producteurs et productrices de lait des enjeux qui les confrontent afin qu\u2019ils puissent ajuster leurs moyens de commercialisation et, si nécessaire, en élaborer de nouveaux.Plus concrètement, ils et elles ont à examiner le contenu des ententes commerciales et leur incidence sur la commercialisation de leur produit, à évaluer les possibilités et moyens de développer des marchés et des services à la production et, finalement, à promouvoir la concertation entre tous les partenaires de la «filière laitière».C\u2019est donc une opération tout à fait majeure que réalise présentement la Fédération auprès de ses membres.Les enjeux évoqués lui confèrent un caractère exceptionnel.Les rencontres réalisées jusqu'à maintenant indiquent une très bonne participation, autant en nombre qu\u2019en terme d'implication.Tous les producteurs et productrices de lait devraient se faire un devoir de participer à cette consultation puisqu\u2019on y discute essentiellement de l\u2019avenir de leur production donc, en quelque sorte, de leur propre avenir.Tous droits réservés Gaboury et La Terre de chez nous ATTENDS AUX, PROCHAINES ÉLECTIONS, \"ROBIN-DES-BOIS' , CLINTON\"/!.'\tn D'IMPOTS laTLrre^ DE CHEZ NOUS Fondé en 1929 Tél.(514) 679-0530\tFax (514) 670-4788 éditeur L'Union des producteurs agricoles Directeur: Hugues BELZILE Rédactrice en chef: France GROULX Secrétaire de rédaction: Rosaline D.-LEDOUX Rédacteur en chef adjoint, responsable des publications spécialisées: Victor LARIVIÈRE Rédaction: (514) 670-1417 Responsable de la production: Carole LA LANCETTE Directeur de la publicité: Réal LOISEAU Représentants publicitaires: Christian GUINARD Robert BISSONNETTE, Sylvain JOUBERT Représentant hors Québec: Brian McDERMOTT Tél.Toronto (416) 670-9603 Fax (416) 670-9620 ÆLResponsable du tirage: y Micheline COURCHESNE Administration: Jocelyne GAREAU Montage La Terre de chez nous Sortie sur films: Rive-Sud Typo Service Inc.Impression: Imprimerie Transmag Abonnement: 1 an: 26,58 S 2 ans: 46,22 S 3 ans: 62,40 S Abonnement hors Canada: 1 an: 100 S Taxe incluse Chèque ou mandat à Tordre de La Terre de chez nous et adressé au Service du tirage La Terre de chez nous Maison de l'UPA 555, boul.Roland-Therrien Longueuil (Québec) J4H 3Y9 Où directement au représentant Dépôts légaux: Bibliolheque nationalo du Québec - 1992 Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0040 - 3830 Enregistrement No 1051 Courrier de deuxième classe États-Unis deuxième classe payé Champlain N-Y.PAGE 4 \u2014 TCN, SEMAINE DU 25 FEVRIER AU 3 MARS 1993 La parole aux étudiants K Nous continuons cette semaine une nouvelle rubrique qui permet aux étudi-n°itre mi,ieu de venIr nous aPP°rt«r le fruit de leurs ScolJdè La PoSiT\u2019 \u201c\té\u2018Udiant d
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