La terre de chez nous, 27 mai 1993, jeudi 27 mai 1993
[" LES SUP-R-BLOCS.FACILES, PRATIQUES ET EFFICACES i | QBa | 3 I I PURINA I I fcJ iaTerre û DE CHEZ NOUS Vol.64, n 16 \u2014 Longueuil, semaine du 27 mai au 2 juin 1993\tUN CAHIER \u2014 28 pages\tPort payé à Montréal Affichage bilingue\t/////# Selon Jacques Proulx, en choisissant de faire un débat sur l\u2019affichage bilingue à ce moment-ci, le gouvernement du Québec se donne un alibi pour ne pas s'attaquer aux véritables problèmes que rencontrent les citoyens actuellement.\tPage 13 MénaMe mm L\u2019instauration d\u2019une ruralité viable passe obligatoirement par la lutte à la pauvreté et au déséquilibre qui grandit sans cesse entre les moins et mieux nantis au Nord comme au Sud.Page 16 \tÉditorial\t\t\t4 \tTribune des présidents\t\t5 \tPoint de vue\t\t\t5 \tChroniques\t\t.7.8.10 \tClassées\t\t18 à 23 \tMarché\t\t\t24 \tProductions\t\t\t25 : Il est à Les pommiers sont en fleurs.Les abeilles s'en donnent à coeur joie quand la température est favorab souhaiter qu\u2019elles auront eu le temps de pollinisçr correctement les vergers.BUDGET LEVESQUE Les agriculteurs touchés comme l\u2019ensemble des citoyens André Belzile Le dernier budget provincial ne devrait pas toucher particulièrement les agriculteurs.Mais comme tous les autres contribuables, ils auront leur part à assumer.En revanche, le MAPAQ devrait être épargné par les compressions de 229 millions de dollars que le ministre Gérard D.Levesque a annoncé.Un budget difficile à avaler Sans hausser les impôts et les taxes, le ministre des Finances du Québec y est allé de tous les trucs qu'il connaît pour soutirer quand même plus d'argent de nos poches.Aucune des mesures qu'il a annoncées ne touche spécifiquement les agriculteurs.Mais ces derniers écoperont comme tout le monde.Les contribuables qui payent plus de 5000$ d'impôts se verront appliquer une surtaxe de 5% sur l\u2019excédent de 5000$.Ceux qui payent plus de K) 000$ payeront une autre surtaxe de 5%.Les frais de scolarité pour les études universitaires seront augmentés.Le crédit d'impôt sur l\u2019achat d'action du Fonds de solidarité des travailleurs du Québec ne sera applicable que sur un maximum de 75 millions de dollars par an.Cette mesure pourrait avoir des répercussions sur le Fonds agro-forestier.Dans le domaine de la santé, le gouvernement serre la vis sur le prix des médicaments remboursés et les services optométriques.Il annonce aussi son intention de faire les pressions nécessaires pour pouvoir imposer des frais aux usagers du système de santé.Actuellement, la loi canadienne qui gère le système de santé ne permet pas l'imposition de tels frais.Une province qui en imposerait verrait diminuer les transferts fédéraux au titre de la santé.Le gouvernement modifiera le traitement fiscal de certaines dépenses comme les cotisations à l'assurance chômage, au Régime des rentes du Québec et les dons de charité.Enfin, certains programmes de sécurité du revenu pour les personnes dans le besoin ne seront pas indexés cette année.Le ministre Levesque a aussi annoncé que les crédits dévoilés à la fin de mars étaient réduits de 229 millions de dollars.Au MAPAQ.on croit ne pas être touché par cette coupure à cause du protocole signé récemment avec le Conseil du Trésor.En effet, le MAPAQ ne peut plus demander de hausse de crédits pour des nouveaux programmes mais en revanche ne devrait plus être touché par des compressions budgétaires dans ses programmes de transfert.Si les compressions de 229 millions de dollars touchent le budget de fonctionnement ou le nombre de postes alloués à un ministère, alors le budget du MAPAQ pourrait être réduit.L'assurance automobile À peu près tout le monde a réagi négativement à ce budget.Les constructeurs d'habitation ont été déçus, tout comme la CSN et la CSD.Les comptables généraux ne sont pas certains que l\u2019économie québécoise s\u2019en relèvera tandis que les comptables agréée ne voient rien dans ce budget pour encourager la reprise économique.Les manufacturiers du Québec Font reçu comme un volée de bois vert.Mais la réaction la plus surprenante est venu du conseil d\u2019administration de la Société de l\u2019assurance automobile du Québec.Le ministre Levesque a annoncé que le gouvernement allait puiser 675 millions de dollars cette année et 325 millions l'an prochain suite à la paye 2 Bodco 10, route 249, St-François-Xavier de Brompton Québec, Canada JOB 2X0 Tél.: (819) 845-7824 Fax: (819) 845-5758 Pour en finir avec les problèmes de fumier LA LOGI-POMPE BODCO SI ÇA BRASSE,\tUne innovation C'EST BODCO\tqui fait toujours révolution TRANSFERT DU PAAGF AU MAPAQ L\u2019UPA trouve «le morceau difficile à avaler» Jean-Charles Gagné L'Union des producteurs agricoles trouve difficile d\u2019accepter «l\u2019olïrc» du ministre de l\u2019Environnement du Québec, M.Pierre Paradis, de transférer le Programme d\u2019aide à l'amélioration de la gestion des fumiers (PAAGF) au ministère de l\u2019Agriculture.L\u2019UPA entend néanmoins profiter de l\u2019ouverture faite par le ministre Paradis et participer au comité de rédaction finale du projet de règlement eau-air-sol.Il s\u2019agit là d\u2019une retombée tangible de la rencontre du 27 avril entre les ministres Pierre Paradis et Yvon Picotte, d\u2019une part, et MM.Jacques Proulx et Jean-Yves Couillard de l'UPA, d\u2019autre part.D\u2019une part, le fait que le PAAGF soit financé et administré par le MENVIQ reprend une des recommandations du comité Dagenais, mandaté en 1986 par le conseil des ministres, et qui préconisait une assistance financière à la construction de structures d\u2019entreposage des fumiers et à l\u2019achat d\u2019équipements de manutention, fait valoir le président de l\u2019UPA, M.Jacques Proulx.D'autre part, le dernier congrès général de l\u2019UPA demandait que le PAAGF demeure sous la juridiction du MENVIQ, ajoute-t-il dans la lettre qu\u2019il a adressée au ministre le 6 mai.La décision de transférer ce programme au MAPAQ suscite d\u2019autant plus d'inquiétudes chez les agriculteurs que les budgets consentis n\u2019ont cessé de diminuer au cours des trois dernières années et que des volets tardent à démarrer, rappelle-t-il.On estime qu\u2019après cinq années d\u2019opéra- tion, seulement 83 millions des 388 millions prévus au programme sur une période de 10 ans ont été dépensés.Pour rendre la pilule moins amère Semblant faire son deuil de la possibilité d\u2019infléchir la décision du ministre, M.Proulx poursuit en disant que «le morceau serait plus facile à avaler» si le gouvernement réaffirmait ses engagements budgétaires et le respect de l\u2019échéancier prévu avant d\u2019exécuter son plan.Par ailleurs, la pilule serait moins amère et la méfiance des agriculteurs moins grande si le MENVIQ se joignait à la table de concertation élargie concernant le projet de règlement eau-air-sol et s'il levait le moratoire qui afflige toujours le bassin de la rivière l\u2019Assomption.Pour démontrer sa bonne foi, le MENVIQ devrait aussi éviter de poursuivre en justice les agriculteurs dont les sites d\u2019entreposage ne sont pas conformes et s\u2019engager à diffuser auprès des agriculteurs les résultats des recherches effectuées au cours des cinq dernières années.Le régime actuel oblige le MENVIQ à tenir compte des coûts relatifs à l\u2019application des réglementations qu\u2019il fait adopter pour le secteur agricole.L\u2019UPA n'est pas ébranlée par l\u2019argument du MENVIQ selon lequel l\u2019agriculture serait le dernier secteur qui bénéficie d'une telle pratique.L\u2019Union craint que le transfert du PAAGF au MAPAQ ne se traduise par un retour à un harcèlement plus prononcé du MENVIQ à l\u2019égard des producteurs agricoles.Mme Sylvie Marier, attachée politique du ministre Paradis, n\u2019a pas Événement fl Venir 2 juin, 1 Oh à 16h, démonstration d\u2019outils de travail minimum des sols organisée par le Club de conservation des sols de Nicolet, au 8785 rang Grand St-Esprit, Grand St-Esprit (819)289-2957 Budget.\tsuite de la page 1 dans les réserves de la Société.Pour se faire pardonner, le ministre a aussi annoncé que la Société recevrait dorénavant une partie des coûts d\u2019immatriculation des véhicules et des permis de conduire.Elle recevra donc 30 millions de dollars de plus cette année et 120 millions ensuite chaque année.Les réserves de la Société ont été accumulées au cours des ans à même les frais d\u2019assurance automobile que chaque conducteur doit payer.Le conseil d\u2019administration de la Société avait décidé en décembre dernier de redistribuer un milliard de dollars de sa réserve aux assurés sous la forme d\u2019une baisse du taux d'assurance.Le reste de la réserve aurait servi à amoindrir les hausses futures des taux lorsqu'elles seraient devenues nécessaires.Le soir même de la lecture du budget, le conseil d\u2019administration de la Société adoptait une résolution pour s'opposer à la ponction annoncée par le ministre de Finances, ponction qu\u2019il qualifie «d\u2019indécente et d\u2019immorale.» Il n\u2019arrive pas souvent qu\u2019un organisme gouvernemental comme la Société d\u2019assurance automobile du Québec s\u2019oppose publiquement aux visées du gouvernement.¦ DES CRÉDITS AU BUDGET Comment s\u2019y retrouver ?À la fin de mars de chaque année, le gouvernement provincial rend public les crédits alloués à chaque ministère.C\u2019est-à-dire les sommes que chaque ministère est autorisé à dépenser entre le 1er avril et le 31 mars de l\u2019année suivante.Au cours du printemps, le gouvernement dévoile ensuite son budget, c\u2019est-à-dire la façon dont il entend financer l\u2019ensemble de ses dépenses.Y-aura-t-il des hausses ou des baisses d\u2019impôts ou de taxes ?Combien le gouvernement prévoit-il emprunter ?C\u2019est avec le discours du budget qu'on l\u2019apprend.Le discours du budget prévoit parfois des modifications aux crédits annoncés un peu plus tôt dans l\u2019année.En effet, le ministre des Finances se réserve souvent le privilège d\u2019annoncer des nouveaux programmes de dépenses, comme par exemple un programme de subventions pour la construction d\u2019habitation.Quand il annonce un nouveau programme, il annonce aussi de quel montant de crédits supplémentaires le ministère concerné disposera.Il arrive parfois que le ministre des Finances doit, comme cette année, annoncer une baisse des crédits.Par exemple, l\u2019ensemble des dépenses annoncées en mars dernier, seront réduites cette année de 229 millions de dollars.C\u2019est un privilège dont le ministre Levesque se serait certainement passé cette année.A.B.PAGE 2 - TCN, SEMAINE DU 27 MAI AU 2 JUIN 1993 caché l\u2019intention du MENVIQ de se consacrer à la surveillance, au contrôle et à l\u2019application des normes environnementales.Le MENVIQ souhaite mettre fin à sa situation inconfortable d\u2019être juge et partie, c\u2019est-à-dire d\u2019édicter des normes environnementales, d\u2019en surveiller l\u2019application et de financer des programmes pour favoriser leur respect.Le 18 mai.le transfert du PAAGF faisait encore l\u2019objet de discussions au Conseil du Trésor.Transfert au MAPAQ : pas d\u2019amélioration automatique «Nous n\u2019avons jamais mis en doute ni la capacité, ni la bonne volonté du MAPAQ de gérer le PAAGF.a déclaré M, Proulx, pas plus que la nécessité d\u2019une certaine rationalisation.Cependant, le transfert de ce programme n\u2019est d\u2019aucune façon une assurance que son application en sera automatiquement améliorée», a-t-il précisé.Le transfert du programme de remboursement des taxes foncières a déjà fait augmenter la charge des fonctionnaires du MAPAQ, a-t-il rappelé.L\u2019UPA suggère une série d\u2019engage- ments que le MAPAQ devrait prendre pour que l\u2019administration du programme soit réellement bonifiée, notamment la reconnaissance des organismes de gestion des surplus récemment formés, le fonctionnement du PAAGF dans l\u2019ensemble des régions d'ici la fin mai et une hausse des budgets affectés à la promotion et à la démonstration permettant aux agriculteurs de s\u2019approprier les connaissances sur la valorisation agronomique et environnementale des engrais de ferme.«Chose certaine, les agriculteurs ne se laisseront pas agresser par le milieu et pointer du doigt comme pollueurs pendant que le gouvernement annonce de beaux budgets qui s\u2019avèrent par la suite non disponibles», a-t-il affirmé.Les agriculteurs se sont donné comme objectif de tendre vers une agriculture durable et on peut déjà observer que.malgré le retard au plan du volet agricole du programme d\u2019assainissement des eaux du Québec (PAEQ).la moitié des exploitations animales sont dotées de structures d'entreposage des fumiers adéquates, a indiqué M.Proulx.¦ Guy Jacob entreprend une médiation dans le lait André Belzile Il faudra bientôt ajouter un nouvel item à la description de tâches du sous-ministre du MAPAQ : médiateur dans la négociation des conventions de mise en marché du lait.En effet.Guy Jacob entreprend dès cette semaine une médiation spéciale dans le lait.Les parties ont été convoquées à une première rencontre le 28 mai.Il y aura alors dépôt de la proposition de chaque groupe et ensuite le médiateur rencontrera séparément chacune des parties.Rappelons que Guy Jacob avait servi de médiateur pour la négociation des conventions en vigueur actuellement.Il sera épaulé par la sous-ministre adjointe Diane Vincent et par René Cormier du Service des politiques commerciales du MAPAQ.C\u2019est suite à une demande unanime des signataires des conventions le I4 mai dernier, que M.Jacob a accepté le rôle de médiateur.Le Groupe Lactel a accepté de retirer sa demande d\u2019arbitrage et toutes les parties cesseront de faire la promotion publique de leur position tant que durera la médiation.Les rencontres devraient se multiplier dans les semaines à venir car le temps presse : tous les signataires voudraient que les nouvelles conventions soient en vigueur dès le 1er août quand les conventions actuelles se termineront.Les signataires - Agropur, le Conseil de l\u2019industrie laitière du Québec, le Groupe Lactel et la Fédération des producteurs de lait du Québec - s'étaient en effet mis d\u2019accord sur cette question en octobre dernier.Mais quand ils ont commencé à renégocier les conventions, les désaccords sont vite apparus.En particulier, la demande de Lactel pour un approvisionnement garanti de ses usines a presque causé un désaccord unanime.¦ BUDGET LEVESQUE Réactions du monde municipal Le budget du ministre des Finances, M.Gérard D.Levesque, a suscité une double réaction des deux unions municipales.D\u2019une part, l\u2019ouverture des discussions avec les municipalités et les commissions scolaires sur le partage de leurs responsabilités et de leurs ressources «réjouit» l'Union des municipalités du Québec, mais engendre une ouverture prudente de la part de l\u2019UMRCQ.D\u2019autre part, l'Union des municipalités du Québec déplore «qu\u2019aucun effort de relance économique ne soit annoncé» tandis que l'UMRCQ souligne «la tristesse du budget» due à «l'absence de mesures d'urgence pour atténuer les difficultés économiques des régions».Le président de l\u2019UMRCQ.M.Roger Nicolet.ne cache pas son inquiétude face aux discussions à venir sur le partage des responsabilités.La volonté gouvernementale de revoir l\u2019équilibre des responsabilités entre les deux paliers de gouvernement s\u2019est à chaque fois «soldée au détri- ment des contribuables fonciers québécois et de leurs administrations municipales», fait-il remarquer dans un communiqué de presse.M.Nicolet ajoute que ces discussions devront «aborder tous les aspects d\u2019une véritable décentralisation des pouvoirs en faveur des communautés locales et régionales».De plus, la promesse du ministre Ryan de ne pas transférer de nouvelles responsabilités aux municipalités sans leur accord explicite «devra constituer la garantie gouvernementale formelle que ce processus sera équitable pour le monde municipal», déclare M.Nicolet.M.Ulric Blackburn, président de l\u2019UMQ, a manifesté son inquiétude devant l\u2019absence d\u2019intention du gouvernement de modifier la Loi sur les mutations immobilières.«Pour les municipalités, cette forme d'évasion applicable aux droits de mutation représente une perte de plusieurs millions de dollars annuellement», a-t-il affirmé.\tJ.-C.G. LA FERMETURE DE ST-FÉLIX-DE-VALOIS Une étape dans la rentabilisation d\u2019Unival ï'Mm ëSB& .¦ André Bel zi le La fermeture de l'usine de St-Félix-de-Valois, le 20 août prochain, est la première étape de la démarche de rentabilisation du secteur de la sur-translormation d\u2019Unival.Déjà le secteur de la première transformation (abattage) a retrouvé la rentabilité.Dans une entrevue accordée à la Terre de chez nous.Paul Beauchamp, de la Coopérative Fédérée de Québec, a renouvelé la confiance d'Unival dans son secteur de la surtransformation : «Il y a de l'argent à faire là et on y reste.» Rappelons qu\u2019Unival.la division avicole de la Fédérée, annonçait la semaine dernière la fermeture de son usine de St-Félix qui emploie 247 personnes.Celte usine fait partie du secteur de la surtransformalion d\u2019Unival.On y fait du désossage et de la préparation de portions individuelles et de plats cuisinés à partir de poulet.Unival opère une autre usine de ce type à Ste-Rosalie où on fait le même type de produits, en plus des produits cuits, à partir de dindons.Enfin, la troisième usine d'Unival dans ce secteur.Galco en Ontario, prépare des port ions cuisinées dont font partie les croquettes.L'an dernier.Unival aurait causé des pertes de près de 19 millions de dollars à la Fédérée.L'abattage Après avoir racheté les actifs de Tyson au Québec.Unival s'est attaqué à la rentabilisation de son secteur de transformation primaire (l'abattage).On a diminué les coûts d'opération des usines, en obtenant, entre autres.Louise Saint-Pierre Réunis la semaine dernière à Longueuil.les membres du conseil d'administration de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec ont fort majoritairement accepté le contenu du dernier communiqué envoyé aux acheteurs portant sur l'achat et les prix du sirop d'érable maintenant gardé en inventaire par le Regroupement pour la commercialisation des produits de l'érable du Québec.Selon son président, monsieur Pierre Lemieux, il est faux de prétendre que le sirop d'érable en inventaire sera vendu à rabais aux acheteurs.«Au départ, ils auront droit au sirop des années 89/90 et ainsi de suite, et ce.à un prix moyen pondéré de 1.32$ la livre au cours du présent mois de mai.Ce prix sera majoré de 1% par mois pour atteindre 1.38$ la livre en fin d\u2019année.Il est vrai que le sirop d'érable de l\u2019année 1993 se vend actuellement entre 1.65 et 1,25$ la livre suivant sa catégorie.Trop semblent oublier que la toute dernière récolte n'a pas donné de grosses quantités de sirop de catégorie AA et A.Il est donc probable que son prix moyen pondéré payé par les acheteurs soit finalement assez près de celui demandé par le Regroupement pour le sirop en inventaire.» Cela dit.monsieur Lemieux invite encore les producteurs h ne pas vendre à rabais leur sirop d\u2019érable 1993.des concessions des employés syndiqués.De sorte qu'actuellemenl.selon Paul Beauchamp, la situation financière de ce secteur s'est améliorée de façon significative et il aurait même atteint le seuil de la rentabilité.La surtransformation Il n'en va pas de même du côté de la surtransformation où Unival perd de l'argent pratiquement à chaque fois qu'il vend un produit.On a donc entrepris de remettre ce secteur sur la voie de la rentabilité.Mais le contexte est particulièrement difficile.En effet, il semble que les consommateurs, au cours des derniers mois, se sont tournés plutôt du côté du poulet que des produits préparés.Ils ont aussi fréquenté un peu moins les restau- même si certains acheteurs font de fortes pressions pour les y amener.Ils doivent se souvenir que le sirop frais a toujours une meilleure saveur.Pour éviter tout malentendu, il a été convenu que le directeur du Regroupement n'enverra dorénavant aucun communiqué aux acheteurs avant que les membres du conseil d'administration ne Paient lu.Trois des neuf membres de ce conseil, laut-il se rappeler, représentent les producteurs acéricoles.Assemblée annuelle Ce n'est finalement pas avant l'automne que la Fédération des producteurs acéricoles du Québec pourra tenir son assemblée générale annuelle.Il y aura alors près de deux ans que la précédente se sera tenue.Monsieur Lemieux accepte la décision de l'Union des producteurs agricoles - qui doit en assumer les frais -parce que tous ses confrères du conseil d'administration lui ont donné un appui satisfaisant.L'actuel président de la Fédération a été élu à ce poste pour terminer le mandat de son prédécesseur, monsieur Léo-Paul Desaulniers.Depuis déjà quelques temps, il souhaite la tenue de cette rencontre pour avoir un mandat non équivoque et pour mieux connaître les préoccupations des producteurs acéricoles dans le présent contexte économique.¦ rants qui achètent donc moins de poulets et de produits de poulets.La demande étant moins forte, les prix ont tendance à baisser et les usines tournent au ralenti.En plus, depuis le changement des conventions de vente, c'est par près de 180 ()()() Un accord de principe est intervenu jeudi, le 20 mai, sur les principaux aspects (taille du modèle, critères d'efficacité) du nouveau modèle d'assurance stabilisation dans le porc à l'engrais.Les discussions se poursuivent toutefois avec le ministère de l'Agriculture pour déterminer le niveau de la prime et le niveau de couverture qui seront en vigueur pour l'année 1993-94.Après avoir ramené autour de 3,50$ l'écart de couverture établi à six dollars par le comité technique du MAPAQ au début des négociations, la Fédération des producteurs de porcs du Québec estime en effet qu'il est encore possible de le réduire.La Fédération fonde son argumentation sur la diminution du risque assuré par la Régie des assurances agricoles du Québec lorsque les conventions sur les volumes pré-attribués et sur la négociation de prix seront en vigueur.De plus, la Fédération compte obtenir du MAPAQ que l'impact du nouveau modèle puisse être étalé dans le temps oiseaux par semaine que les achats d'Unival ont diminué.La compagnie s'est donc retrouvée, comme l'ensemble de l\u2019industrie canadienne, avec une surcapacité de production.On n'a pas encore décidé où iront les opérations faites à St-Félix après le 20 août.Une-partie ira probablement à Ste-Rosalie.S'il faut alors embaucher du personnel supplémentaire, «nous allons favoriser dans la mesure du possible les employés de St-Félix.» Pourquoi St-Félix ?Des trois usines de surtransformation d'Unival, on a choisi de fermer St-Félix parce que c'était la décision la moins onéreuse.En effet, pour garder St-Félix ouvert, il aurait fallu transférer des équipements spécialisés de l'usine Galco et entraîner la main-d\u2019oeuvre pour l'utiliser.Ou bien, il aurait fallu transférer une partie de la production faite à Ste-Rosalie.Dans cette usine, l'équipement est conçu pour transformer des plus gros oiseaux, les dindons.Il semble qu'il soit plus facile d'adapter cet équipement pour traiter des oiseaux plus petits, comme les poulets, plutôt que l'inverse.¦ plutôt que d'être entièrement assumé dès la première année du nouveau régime.Faute d'information complète, les négociations devront aussi se poursuivre sur certains critères d'efficacité du modèle, notamment au sujet des coûts environnementaux, des frais de gestion et du mécanisme d\u2019ajustement du poids du porcelet.Certes, des gains importants ont été réalisés, a précisé M.Jean Larose.secrétaire de la Fédération des producteurs de porcs du Québec, mais compte-tenu de l'impact substantiel du nouveau modèle, la Fédération effectue des démarches pour vérifier la réaction des producteurs à cet accord de principe et procède à des discussions internes pour déterminer sa position.Le nouveau modèle d\u2019assurance stabilisation du porc à l'engrais doit entrer en vigueur le 1er juillet 1993 après avoir été approuvé par le Conseil des ministres.J.-C.G.¦¦ , -.¦.\"-i I SIROP D\u2019ÉRABLE EN INVENTAIRE Pas de vente à rabais ASSURANCE STABILISATION DU PORC A L\u2019ENGRAIS Un accord de principe est intervenu SEMAINE DU 27 MAI AU 2 JUIN 1993.TCN - PAGE 3 É DITORIAL k< Jacques Proulx WÊÊË* A bon entendeur, salut! Je le dis et le répète, les sacrifices financiers des acériculteurs et des acéricultrices du Québec ne seront pas inutiles.Tout comme les efforts des partenaires sérieux, réellement engagés dans la gestion des inventaires, pour d\u2019abord approvisionner le marché en situation de pénurie et ensuite en ouvrir de nouveaux, ne vont pas mourir au feuilleton d'un détournement d\u2019une filière par un commando de rouleurs de barils.Par la grâce de Dieu, les acériculteurs et les acéricultrices du Québec bénéficient enfin cette année d\u2019une conjoncture favorable.En effet, l\u2019offre pour la saison 1993 est d\u2019un peu plus de 50 % d\u2019une production normale.En conséquence, les producteurs doivent recevoir un prix juste.Au sujet du prix reçu ou plutôt à recevoir par nos gens, qu\u2019ils sachent que les acheteurs, quoiqu\u2019ils puissent affirmer le contraire, n\u2019ont eu accès à une seule goutte de sirop en inventaire depuis février et qu\u2019au cours des trois prochaines semaines ils auront un accès très limité.J\u2019ajoute qu\u2019ils veulent autant du sirop' frais que le renard de Lafontaine voulait le fromage du corbeau.Et, c\u2019est ainsi que de véreux marchands saisirent au vol le prétexte de la publication de la politique de vente du Regroupement pour la commercialisation des produits de l'érable du Québec inc.pour réussir en une seule semaine à faire chuter le prix de la livre de sirop d\u2019érable frais de 0,20 $.En vérité, je vous le dis, le prix de vente moyen du sirop en inventaire est actuellement de 1,32 $ la livre et qu\u2019il atteindra 1,38 $ la livre en fin d\u2019année alors que celui recommandé par la Fédération pour le frais est de 1,65 $.D\u2019ailleurs, le prix de l\u2019un ne dépend en rien du prix de l\u2019autre.A preuve, j'ai en ma possession trois factures datées du 17 mai 1993 où plus de 9 000 livres de sirop, de categorie A.ont été achetées et payées 1.80 S la livre.Mais comme Ta dit le poète, « à semer du vent de cette force-là.il se prépare une belle tempête » En effet, nous tempêterons, par respect pour Timohcation des deux paliers de gouvernement, pour la patience solidaire des caisses populaires, pour l'aide reçue d'amis de l'agriculture comme de l'ensemble de l'Union et surtout parce que nous mesurons le chemin parcouru depuis l'annonce de la création d'un comité spécial sur l\u2019industrie acéricole.Donc, à bon entendeur, salut! BUDGET LÉVESQUE: JOE DALTON ET SA BANDE FRAPPENT ENCORE / > (nous sommes) a, A RICHES, t: 4s AUX PRODUCTRICES ET PRODUCTEURS ACÉRICOLES DU QUÉBEC Deux choses à distinguer Le prix du sirop en inventaire La fédération a donné son accord au Regroupement pour la commercialisation des produits de l\u2019érable du Québec pour que le sirop en inventaire soit vendu AU PRIX MOYEN PONDÉRÉ de 1,32 $ la livre en mai 1993 La bonne manière de calculer Le prix du sirop en vrac 1993 Selon une consultation menée par vos administratrices et administrateurs de syndicats auprès de plusieurs productrices et producteurs acéricoles de toutes les régions, le sirop d\u2019érable en vrac 1993 se vend en moyenne actuellement aux prix minimums suivants ; (Le référentiel utilisé doit être la quantité de stock en inventaire actuellement par catégorie) Catégories Prix de base Autres frais Total AA\tà la livre 1,40\t+\t0,055\t= 1,45 A\t1,30\t+\t0,055\t= 1,35 B\t1,20\t+\t0,055\t= 1,25 C\t1,05\t+\t0,055\t= 1,105 D\t0,95\t+\t0,055\t= 1,005 Pourcentage en inventaire 23% 23% Prix moyen 1,32 $/lb* \u2018Ce prix est majoré de 1 % par mois pour équivaloir en fin d\u2019année à un prix moyen de 1,38 $/lb La mauvaise manière Prix de base à la livre AA\t1,40 A\t1,30 B\t1,20 C\t1,05 D\t0,95 5,90 $-5-5 = 1,18.$ = prix moyen 1,65 AA 1,55 A 1,45 B 1,35 C 1,25 D Un message de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec Fédération des producteurs acéricoles du Québec PAGE 10 - TCN, SEMAINE DU 27 MAI AU 2 JUIN 1993 i\u2019*mh whTj.M fMHHSft W^mç.\\*n**£ '.y*jfc/r\\ \u201823mi Sg&sW \u2018w' £®££rs tnacSE ¦ e suis très satisfait de mon MAGNUM 7120 ' 1 | \u2014ü; -¦*:¦ 5fe:\u201cé» SV :.%;- \u2022 x-^v -.:/?\t J apprécié beaucoup le confort de sa cabine toutes commodités.De plus, il a une faible consommation d\u2019essence pour un moteur d\u2019une telle puissance.» N attendez plus ! Passez le voir chez le concessionnaire le plus près de chez vous.William Vantasse! LAPINS Les producteurs visent une stabilité des prix Les producteurs de lapins souhaitent une stabiliti ai niveau îles prix.Ce pourquoi ils veulent vendre leurs lapins 1.33$ la livre au cours de l\u2019été qui vient Fn fait ils réclament k prix actuellement paye par les abattoirs et ce depuis k 1er octobu dcrmci Pour diminuer les Irais de négociations, ils demandent au Syndicat îles producteurs de lapins du Quebec de enten- dre avec les abattoirs pour fixer dès maintenant, à 1.35$ la livre, le prix pour la prochaine saison hivernale.Les participants à la toute récente assemblée générale spéciale du syndicat.tenue à Saint-Léonard d\u2019Àston auront donc demandé aux membres du conseil d\u2019administration de mettre de côté les chiffres de leut projet de négociation avec les abattoirs.Après A SAIN'I L-MAK ! IM La brèche du barrage et la fusion soulèvent les passions La lusion éventuelle de> municipalités de Saint-Paul-de-Châteauguay et de Sainte-Martine évoquée lécemment par Lu Terre, susciterait des débats animes.I oulclois les pompai lers de fusion n\u2019ont pas encore débuté entre ces deux municipalités Saint-l\u2019aul-de-Châteauguay.la paroisse, entoure Sainte-Martine, le vtllagi C es municipalités font partie des 1S7 cas où coexistent des municipalités de village et de paroisse, identifiés comme prioritaires en regard d\u2019un regroupement municipal par le ministre des Affaires municipales, M.Claude R van J.-C.G.l\u2019cchec des premières négociations, ils voulaient suggérer que le prix d\u2019été 1993 (du 1er juin au 30 septembre) soit établi à 1,30$ la livre et le prix d\u2019hiver (du 1er octobre au 31 mai) à 1.35$ la livre.Jusqu\u2019à maintenant, les abattoirs s\u2019opposaient au maintien du prix à 1.33$ la livre.Ils offraient 1.25$ la livre, en soutenant que le maintien demandé provoquerait une trop forte hausse de prix à l\u2019automne.En raison de l\u2019augmentation de la production avec l\u2019arrivée du printemps, le prix du lapin a presque toujours baissé au cours des dernières années.Selon le responsable du dossier cunicole à l\u2019Union des producteurs agricoles, monsieur Yves Dubois, il y aurait actuellement une certaine rareté de lapins au Québec.On l\u2019attribue d\u2019abord à la réussite de la campagne de promotion «Et que ça saute mon lapin» réalisée en collaboration avec la compagnie Les Sauces Saint-Hubert\u201d.Juste durant la période de la Saint-Valentin, dit-il.plus de 15 000 lapins auraient été vendus.D\u2019autre part, la faillite de l\u2019abattoir Wapoo\u2019s - en Saskatchewan - a laissé un vide à combler sur le marché.Parmi les 6 000 à S 000 lapins abattus là chaque semaine, près de 3 000 se retrouvaient sur le marché québécois.Recherche On doit procéder en juin qui vient à l\u2019inauguration officielle du local occupé par le Centre de recherche en développement cunicole dans la ferme Deschambeault.On y garde près de 300 lapins.La première recherche vise l\u2019établissement de paramètres susceptibles de permettre une diminution des coûts de l\u2019alimentation des lapins.Actuellement.près de 50% du coût de production de cet animal est imputé à l\u2019alimentation.Un congrès/colloque De concert avec le Conseil des productions animales du Québec et l\u2019Association des éleveurs de lapins du Québec, le Syndicat travaille à l\u2019organisation d\u2019une grande fin de semaine d\u2019activités qui devrait avoir lieu en octobre prochain, à Saint-Hyacinthe.Durant cette fin de semaine de trois jours, on prévoit le déroulement de plusieurs activités.Le Syndical tiendrait son assemblée générale annuelle.Le congrès, l\u2019exposition et le souper de l\u2019Association auraient également lieu.L\u2019organisation du colloque revient au Conseil des productions animales; il entend faire le point sur le modèle technique de production du lapin.Les différents intervenants (compagnies d\u2019alimentation, fournisseurs d\u2019équipement, les propriétaires d\u2019abattoir, etc) pourront y installer un stand.L.St-P.erme VantasseI Villiam VantasseI CLICHE RÉPÉTÉ Â ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIMÉ La crue printanière a provoqué, le 14 avril dernier, une brèche dans le barrage de Sainte-Martine, érigé sur la rivière Châteauguay vers 1850, mais réparé à quelques reprises depuis.La municipalité de Sainte-Martine est devenue propriétaire du barrage Dunn en 1966.Les agriculteurs, en aval comme en amont, formulent des plaintes a I égard du barrage depuis plusieurs années.L\u2019eau et les glaces alors libérées ont miné les terres agricoles situées sur la rive nord de la rivière Châteauguay, fait reculer la berge de plusieurs pieds, écorché des troncs d\u2019arbres à environ quatre pieds du sol et déraciné des arbres.SEMAINE DU 27 MAI AU 2 JUIN 1993, TCN - PAGE 11 ¦?¦Agriculture Canada Le Club export : un départ fulgurant Le Sommet de Trois-Rivières et le lancement de la Stratégie de conquête des marchés sont autant de jalons qui ont fait réaliser aux gens du secteur agroalimentaire que leur avenir passe par l\u2019ouverture des marchés extérieurs.C\u2019est de cette ouverture des marchés que j\u2019ai entretenu les membres du Club export agro-alimentaire du Québec la semaine dernière.Ça vous dit quelque chose le Club export agro-alimentaire?C\u2019est un regroupement de plus de 150 exportateurs du secteur agro-alimentaire.C\u2019est un regroupement qui se définit comme un « forum exclusif et privilégié d'information, de concertation et d'action visant à maximiser le bilan-exportation et la compétitivité de ses membres ».Si je vous en parle aujourd'hui, c\u2019est que j\u2019estime que la création du Club est un exemple de la vitalité du secteur agro-alimentaire et un exemple de collaboration et de complémentarité entre le secteur privé et le secteur public.Vous le savez, je l'ai souvent répété, le secteur doit se .la création du Club est un exemple de la vitalité du secteur agro-alimentaire et un exemple de collaboration et de complémentarité entre le secteur privé et le secteur public.prendre en main.Lorsque les initiateurs du Club export agro-alimentaire ont présenté leur projet à Agriculture Canada il y a un peu plus d\u2019un an, nous avons immédiatement établi une base de collaboration.Nous avons accepté de prêter un de nos fonctionnaires, Paul-Arthur Huot, pour les aider à la mise sur pied de l\u2019organisme.Le 12 mai dernier, le Club tenait sa deuxième assemblée générale.Des 50 membres qu\u2019il avait à ses débuts, il est passé à 160 membres.Le Club a produit un répertoire des exportateurs québécois et s\u2019apprête à lancer, grâce au financement d\u2019Agriculture Canada, la ligne téléphonique « 1 -800-EXPORTISE ».Ce service permettra à tout exportateur - les novices comme les vieux routiers -d\u2019obtenir des renseignements bilingues et complets sur les marchés d\u2019exportation.Non seulement cette ligne téléphonique simplifiera-t-elle l\u2019accès à l'information pour les exportateurs d\u2019ici, mais elle permettra également aux impor- tateurs étrangers de se renseigner sur les sources d\u2019approvisionnement existantes au Québec.Voilà le genre de proposition simple et efficace qui répond à un besoin exprimé par les producteurs et les vendeurs.Elle contribue également à améliorer la connaissance, et par conséquent la compétitivité des exportateurs d'ici sur les marchés internationaux.De son côté, Agriculture Canada, dans le cadre de sa Stratégie de conquête des marchés, a facilité la tâche de l'ensemble des exportateurs avec l'introduction en avril du volet agro-alimentaire du Programme de développement des marchés d\u2019exportation.De plus, les associations agro-alimentaires qui ont déjà eu à solliciter une assistance financière en matière d\u2019exportation dans le cadre de stratégies à long terme de développement des marchés savent qu\u2019il a souvent fallu frapper à plusieurs portes : Agriculture Canada, Affaires extérieures, et Industrie, Science Agriculture Canada,.a facilité la tâche de l'ensemble des exportateurs avec le volet agro-alimentaire du Programme de développement des marchés d'exportation.et Technologie, pour ne nommer que ceux-là.Désormais, les associations d\u2019exportateurs n'auront à rencontrer qu\u2019un seul et unique comité directeur de la Stratégie de commercialisation des produits agro-alimentaires (AIMS), dont les membres proviennent des ministères concernés.Enfin, je veux féliciter le Club pour son leadership et pour le partenariat qu'il a établi avec le gouvernement fédéral.Les autres secteurs pourront prendre exemple de cette initiative.Pierre Blais Ministre d'État à l'Agriculture Deux chercheurs d'Agriculture Canada s'envoleront pour Zurich pour recevoir le prix Roche en nutrition animale Deux chercheurs de la Station de recherches d\u2019Agriculture Canada à Lennoxville, Christiane Girard et Jacques Matte, se rendront à Zurich (Suisse), le 4 novembre prochain, pour y recevoir le « International Roche Research Prize for Animal Nutrition », conjointement avec le professeur Boon Chew, de la Washington State University.Le prix « Roche » a été créé il y a neuf ans par la firme suisse F.Hoffman-La Roche SA pour reconnaître l'excellence dans la Christiane Girard recherche en nutrition animale.Les travaux primés des deux chercheurs d\u2019Agriculture Canada portaient sur les besoins en acide folique des ruminants et des porcs.Chez les ruminants, on considérait jusqu'à maintenant que les besoins en vitamines du complexe B, dont fait partie l\u2019acide folique, étaient comblés par l'alimentation de base et par les micro-organismes peuplant le rumen.Les chercheurs ont démontré qu'au moment du sevrage et, probablement, pendant la période de lactation, les besoins de l'animal en acide folique peuvent augmenter.Un supplément de vitamines dans l'alimentation serait alors indiqué pour maximiser la productivité de l\u2019animal.Chez le porc, on connaissait mal, il y a encore dix ans, les besoins de cet animal en acide folique.L\u2019étude de Mme Girard et de M.Matte a permis de déterminer les besoins de tous les types de porcs, du porcelet jusqu\u2019à la truie reproductrice.Ils ont d\u2019ailleurs observé un accroissement de productivité de 10 % chez la truie enceinte lorsque ses besoins en acide folique étaient comblés.Christiane Girard et Jacques Matte sont tous deux diplômés de l\u2019Université Laval, à Sainte-Foy, et ont fait un stage postdoctoral au National Institute for Research in Dairying à Shinfield, Jacques Matte en Angleterre.Ils préparent en ce moment une année sabbatique (1993-1994) à la Station de recherches de l\u2019Institut national de recherches agricoles de Saint-Gilles, France.La fraise au Québec De nouvelles variétés et des modes de production novateurs pour mieux s'adapter aux marchés La Station de recherches d\u2019Agriculture Canada a Saint-Jean-sur-Richelieu et le Département de phytotechme du Collège Macdonald de l\u2019Université McGill poursuivent présentement des recherches afin de mettre au point de nouvelles variétés de fraises.Au Canada, le marché des fraises fraîches atteint les S100 millions annuellement, et se partage également entre producteurs canadiens et étrangers.L'industrie canadienne de la transformation achète orès de S25 millions de fraises congelées ou en purée, presque exclusivement importées du Mexique, de la Californie et de la Pologne.Durant les années 80, le prix des fraises d'importation ayant atteint des sommets record (de 85 à 90 cents la livre), on a cherché de nouvelles variétés spécialement adaptées à la transformation -des fruits de moyen calibre, très fermes et qui conservent leur couleur et leur forme pendant la transformation et l'entreposage.Grâce à un financement de 150 000 $ obtenu dans le cadre de l'Entente auxiliaire Canada-Québec sur le développement agro-alimentaire (administrée au Québec par la Direction générale du développement agro-alimentaire), ces recherches ont permis d\u2019introduire le cultivar « Chambly », résultat de croisements prometteurs.Cette grosse fraise bien ferme, bien adaptée au climat du sud-ouest québécois, est destinée au marché frais, mais son long cou et ses sépales relevés, qui facilitent l\u2019équeutage, en feraient une bonne candidate à la transformation en cas de nouvelles flambées des prix des fraises importées.Il reste cependant que les producteurs canadiens visent principalement le marché frais, plus lucratif, où les consommateurs préfèrent les gros fruits fermes, sucrés et rouge vif.La Station de recherches tient compte de ces facteurs dans sa mise au point de nouvelles variétés.Elle tente par ailleurs d\u2019améliorer les méthodes culturales afin d'augmenter les rendements, diminuer les coûts de production et réduire l\u2019utilisation de pesticides.La Station de recherches s'intéresse d\u2019autre part à la culture biologique de la fraise.La répression des mauvaises herbes et de la moisissure grise, deux problèmes majeurs de la culture biologique des fraises, peuvent être résolus par la culture en butte sur paillis plastique noir.Un aspirateur de champ, à l\u2019etude à Saint-Jean, pourrait résoudre le problème du contrôle des insectes.PAGE 12 \u2014 TCN, SEMAINE DU 27 MAI AU 2 JUIN 1993 Canada SELON JACQUES PROULX U affichage bilingue est un alibi pour le gouvernement Jean-Charles Gagné «L'affichage bilingue, c'esl un faux débat, soutient M.Jacques Proulx, président de l\u2019UPA, un détour que les anglophones empruntent pour créer une brèche dans la Charte de la langue française ouvrant ainsi la voie au véritable enjeu, à savoir une plus grande accessibilité des immigrants à l'école anglaise.Reconnu il y a quelques années «patriote de l'année», Jacques Proulx ajoute que «les anglophones savent très bien que toute tentative d\u2019aborder de front la question d'une plus grande ouverture de l\u2019école anglaise aux immigrants était morte-née».Par ailleurs, en créant un tel débat sur l'affichage bilingue, le gouvernement du Québec obtient un alibi pour ne pas s'attaquer aux véritables dossiers qu'il semble incapable de régler, a-t-il ajouté.«L'impact de l\u2019affichage bilingue, négligeable dans de petits villages à majorité anglophone.risquerait tout simplement d'être ridiculisé dans des villages entièrement francophones tandis qu'à Montréal, où se concentre l'essentiel de l'immigration, on se doit d'être plus restrictif», a enchaîné M.Proulx.lors d'une entrevue, le 17 mai.M.Proulx a dit faire siens les propos du politicologue Daniel Latouche qui se disait fatigué, écoeuré même, dans son texte «Final exit final» publié dans le Devoir du 16 mai.que les Québécois qui s'opposent au projet de loi 86 soient considérés comme des «xénophobes.des intolérants, des fanatiques de la pureté linguistique, des mordus des lois répressives et des maniaco-dépressifs».Loin d'être répressive, la loi 101 représente pour Jacques Proulx un moyen pour les Québécois, isolés dans une mer d\u2019anglophones, de continuer à s'approprier leur destin.Dans le même article, Daniel Latouche avoue ne pas comprendre pourquoi, pour le ministre Ryan, «la protection du français passe par la généralisation des affiches unilingues, l'immersion anglaise à l'école française, la disparition de l'Office de la langue française, la publicité anglaise, les pancartes anglaises sur les ponts-bridges, les circulaires en anglais, la traduction simultanée, les emplois réservés aux anglophones, le papier officiel en anglais, les raisons sociales en anglais».La résistance s'organise Les mouvements nationalistes, syndicaux ainsi que les formations politiques du Bloc et du Parti Québécois, regroupés au sein d'une coalition nationale, ont entrepris le 17 mai une tournée des régions «pas pour sauver Montréal, mais parce que le gouvernement du Québec prendra sa décision en regard de la réaction de l\u2019ensemble des citoyens du Québec», croit M.Sylvain Simard, du Mouvement national des Québécois.D\u2019autres observateurs attribuent plutôt ce détour par les régions à la difficulté de faire lever la population de la métropole contre les modifications à la Charte souhaitées par le gouvernement.M.Lucien Bouchard, chef du Bloc québécois, fait donc partie de cette coalition nationale, après avoir avoué récemment que «le malaise que les gens éprouvent devant la prohibition d\u2019une langue dans l\u2019affichage, le prix qu'on paye à l'extérieur à cause de ça, comme on l'a vu avec l'ONU, tout cela est vrai.Il y a un irritant et comme les autres Québécois, je souhaite que ça se règle».M.Bouchard craignait du même souffle que la demande de flexibilité dans l\u2019affichage ne soit qu'un prélude à la véritable exigence des anglophones, l\u2019ouverture plus grande de l'école anglaise aux immigrants.Il soutient désormais que les ajustements nécessaires ne devront être apportés que dans une «situation de souveraineté et dans une démarche d'ensemble».Si le Mouvement Québec français (MQF), dont fait partie PUPA, est partisan du maintien du français comme langue d\u2019affichage, Alliance Québec et M.Robert Libman.député fondateur du Parti Egalité, tout en se réjouissant du retour du bilinguisme à ce niveau, auraient souhaité qu\u2019on élargisse le débat pour inclure l'accès à l'école anglaise pour les immigrants.Des organisations comme la Chambre de commerce du Québec, l'Association des manufacturiers québécois, le Conseil québécois du commerce de-détail ont refusé l\u2019invitation de témoigner devant la commission parlementaire qui a débuté ses travaux le 18 mai, rejoignant ainsi l\u2019opinion de Jacques Parizeau selon laquelle «ce n'est pas le moment d'ouvrir un débat linguistique».¦ Nos clients viennent de partout Un camp d\u2019été.différent! Prendre La Clé des bois, c\u2019est emprunter la route du divertissement dans un milieu naturel des plus enchanteurs; c'est approfondir ses connaissances sur l\u2019arbre et la forêt; c'est aussi réaliser d\u2019enrichissants projets à l'intérieur d'un groupe intéressé et.intéressant! Cet été.l'Association forestière québécoise offre à la jeunesse des villes de Québec et Montréal un rendez-vous unique avec la forêt et tout ce qui la compose.La Clé des bois est un camp de jour emballant pour garçons et filles de 9 à 12 ans constamment à l'affût de nouvelles découvertes en sciences de la nature.Au menu: activités récréatives, jeux en forêt, rallye forestier, observation de phénomènes naturels, visites diverses et plus encore! La Clé des bois, ça se passe entre le 28 juin et le 13 août (choix parmi sept semaines) au Centre éducatif forestier du Bois-de-Belle-Rivièrc (Montréal) et à la Station forestière de Duchesnay (Québec).Les camps sont d'une durée de cinq jours.Un dépliant d\u2019information avec fiche d'inscription est disponible aux bureaux de l'Association forestière québécoise, 175 rue St-Jean, 4e étage, Québec GIR 1N4 I éI: (418)529-2911.C'est pourquoi nous offrons un si vaste choix de pièces et d'articles d'entretien pour toutes les marques d'équipement.Non seulement cela, mais nous offrons aussi ces pièces pour votre faucheuse-conditionneuse ou votre presse à des prix concurrentiels.Vous obtenez la pièce qu'il vous faut, ;iu moment voulu, au prix qui vous convient.Si votre équipement est de marque Ford, New-Holland, Hesston, Massey Ferguson, Gelil, Case IH, New Idea, John Deere ou autre, vous trouverez ici des pièces de rechange de la meilleure qualité.La prochaine fois que vous aurez besoin d'une pièce pour une machine de fenaison, passez directement chez le concessionnaire John Deere, où vous trouverez des pièces de qualité, à bons prix.LE WBPEI CENTRE DE PIECES La qualité qu'il vous faut.Au prix qui vous convient.SEMAINE DU 27 MAI AU 2 JUIN 1993, TCN - PAGE 13 Agrométéo En collaboration avec: l^lrB Environnement \"\t¦ Canada n Environnement Québec Agrométéo contient des informations statistiques sur les 12 régions agricoles du Québec.Le lecteur de LA TERRE pourra en choisissant la station météorologique représentative de son territoire, obtenir des renseignements pertinents sur divers paramètres météorologiques en cours de saison.Ces statistiques proviennent de 41 stations dont une sise dans le comté ontarien de Prescott.Les données recueillies couvrent différentes périodes.Une première porte sur sept jours et s'échelonne du dimanche au samedi précédant la parution du journal.On retrouve aussi des données cumulatives pour la saison dans la partie de droite du tableau principal.Enfin, en bas de page, il est possible de référer aux valeurs normales mensuelles obtenues par le calcul des moyennes sur une période de dix ans et ce pour 24 stations météorologiques sélectionnées.LA TERRE publiera ainsi jusqu'au 4 novembre 1993 ces différentes données météorologiques, leur diffusion rencontre les objectifs du programme Agrométéo auquel collaborent les organismes suivants: Environnement Canada (le Centre météorologique du Québec), Environnement Québec (la Direction des réseaux atmosphériques) et le Service de phytotechnie de Québec, ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (Réseau d'avertissements phytosanitaires).À noter enfin que les informations contenues dans cette page sont complémentaires aux avertissements phytosanitaires diffusés périodiquement par le MAPAQ.Les températures ont été de 3 à 5 degrés sous la normale, sauf pour les régions de Rimouski et de Baie-Comeau où on a enrergistré des températures près de la normale.Les précipitations ont varié de 1 à 45 mm, Les plus faibles ont été enregistrées dans la région Buckingham (2 à 8 mm), alors que la région de Québec enregistrait les plus fortes (12 à 45 mm).Depuis le 1er avril on a cumulé de 145 à 190 degrés-jours de croissance dans la région de Québec, alors qu'on en a cumulé de 230 à 290 dans la région de Montréal.DONNÉES NORMALES DU MOIS DE JUIN (MOYENNES DE 10 ANNÉES) Région \u2022\tStations météorologiques (J localisation sur carte\t\tTempérature moyenne (\u2018C|\tPrecipitation totale (mm)\tDegrés-tours de croissance (5°C et ?)\tUnités Therm mais 1\tAmqui\t0\t14.8\t92\t294\t493 \tLa Pocatière\t0\t16.0\t83\t329\t542 2\tBaie St-Paul\t0\t15.6\t98\t317\t526 \tMontmagny\t0\t16.2\t93\t335\t552 3\tSt-Ludger\t0\t15.7\t100\t322\t540 \tSt-Prosper\t0\t15.1\t101\t303\t510 4\tNicolet\t\"0\u201d\t17.8\t85\t384\t629 5\tRichmond\t0\t16.8\t97\t354\t584 \tLennoxville\t0\t17.0\t96\t360\t589 6\tSt-Hyacinthe\t0\t18.4\t87\t401\t656 7\tSte-Martine\t0\t18.1\t85\t394\t641 8\tAngers\t0\t17.1\t87\t364\t596 \tSheenboro\t\u201d0\u201d\t17.1\t86\t363\t589 \u2022 \tManiwaki\tw\t15.8\t95\t324\t536 9\tVille-Marie\t0\t14.8\t76\t296\t501 \tLa Sarre\t0\t14.0\t94\t271\t462 10\tL'Assomption\t0\t17.6\t97\t378\t621 \tSte-Béatrix\t0\t16.6\t121\t348\t574 \tLouiseville\t0\t17.1\t91\t362\t598 11\tSt-Narcisse\t0\t16.4\t102\t342\t565 12\tNormandin\t0\t14.7\t88\t291\t487 \tPéribonka\t0\t14.8\t87\t295\t497 \tSt-Ambroise\t0\t15.5\t97\t316\t523 DONNÉES MÉTÉOROLOGIQUES HEDDOMADAIRES ET CUMULATIVES PAR RÉGION AGRICOLE Région \u2022\tStations météorologiques localisation sur carte\t\tTemp moy.( C)\tEcart de la normale (C)\tTemp max (C)\tTemp min.(C)\tPrécipit totale (mm)\tJours de précipit (0.2 mm et ?)\tDonnées cumulatives\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\tDegrés-jours de croissance (5 C et ?)\t\tUnités thermiques mais saisonnières\t \t\t\t\t\t\t\t\t\tdepuis 1er avril\técart de la normale\tCumul\tFin du relevé 1\tCaplan\tCO\t\t9.4\t-.0\t19\t1\t18\t4\t83\t1\t0\t0 \tAmqui\t©\t9.7\t.1\t20\t1\t16\t5\t88\t8\t0\t0 \tMont-Joli\t©\t10.1\t1.4\t18\t1\t9\t3\t118\t48\t0\t0 \tSt-Clément\t©\t9.3\t-.8\t18\t1\t8\t3\t118\t27\t0\t0 \tLa Pocatière\t\t10.5\t-.4\t19\t2\t1\t1\t154\t35\t11\t-10 2\tBaie-St-Paul\tm\t10.1\t-.6\t18\t2\t14\t5\t145\t37\t0\t0 \tMontmagny\t©\t9.1\t-2.1\t16\t0\t12\t5\t154\t33\t27\t-21 \tSte-Foy\tm\t9.9\t-2.3\t17\t1\t45\t6\t176\t31\t51\t-26 \tSt-Flavien\t\t10.1\t-2.2\t19\t0\t29\t6\t195\t44\t47\t-21 3\tSt-Ludger\t0\t8.5\t-3.5\t18\t-2\t12\t5\t167\t19\t10\t-15 \tSt-Prosper\t©\t8.5\t-3.0\t18\t-4\t6\t4\t156\t22\t11\t-13 4\tNicolet\t©\t11.2\t-2.9\t19\t0\t6\t4\t209\t-3\t133\t-44 \tArthabaska\t©\t10.6\t-2.7\t17\t2\t29\t6\t229\t35\t84\t-57 \tSt-Guillaume\t©\t11.3\t-2.5\t19\t1\t31\t5\t231\t21\t103\t-45 5\tRichmond\t©\t9.3\t-3.7\t17\t\u20222\t20\t5\t207\t15\t69\t-46 \tLennoxville\t©\t9.9\t-3.3\t18\t-1\t11\t3\t218\t21\t78\t-40 6\tSt-Hyacinthe\t©\t11.1\t-3.6\t18\t1\t18\t3\t241\t0\t165\t-35 \tFarnham\t0\t11.2\t-3.0\t18\t0\t18\t2\t239\t9\t123\t-44 \tSabrevois\t©\t11.5\t-2.6\t19\t1\t17\t2\t238\t12\t129\t-36 7\tSte-Martine\t©\t11.3\t-3.2\t19\t1\t12\t2\t241\t4\t147\t-37 \tSt-Bernard\t©\t11.5\t-2.9\t22\t1\t15\t2\t261\t23\t171\t-24 \tSt-Anicet\t©\t11.4\t-2.8\t18\t3\t17\t5\t244\t8\t147\t-32 \tSt-Polycarpe\t©\t10.7\t\u2014\t19\t-2\t13\t4\t222\t\u2014\t155\t\u2014 \tCoteau-du-Lac\t©\t10.6\t-3.0\t18\t-1\t16\t5\t215\t4\t131\t-38 8\tAngers\t©\t8.6\t-4.9\t18\t-4\t2\t3\t187\t-19\t111\t-59 \tSheenboro\t©\t9.6\t-4.2\t19\t-3\t6\t4\t213\t9\t95\t-53 \tManiwaki\t©\t\u2014\t\u2014\t\u2014\t\u2014\t\u2014\t-\t\u2014\t\u2014\t\u2014\t\u2014 9\tVille-Marie\t©\t6.8\t-4.6\t16\t-4\t14\t4\t123\t-6\t27\t-53 \tLa Sarre\t©\t6.3\t-4.4\t15\t-3\t9\t5\t107\t-6\t5\t-22 \tVal-D'0r\t©\t6.1\t-4.6\t13\t-1\t12\t5\t116\t5\t3\t-24 10\tSt-Benoît\t©\t11.0\t-2.7\t20\t-1\t11\t4\t221\t10\t103\t-47 \tL'Assomption\t©\t10.6\t-3.3\t19\t1\t18\t4\t219\t6\t128\t-47 \tSt-Jacques\t©\t11.0\t-3.1\t20\t\u20221\t19\t3\t220\t2\t136\t\u202241 \tSte-Béatrix\t©\t9.0\t-3.8\t18\t-3\t21\t5\t163\t\u20226\t70\t-53 11\tLouiseville\t©\t10.1\t-3.1\t18\t-1\t22\t5\t195\t6\t78\t-49 \tSt-Narcisse\t©\t10.0\t-2.6\t18\t-2\t14\t3\t193\t28\t66\t-31 12\tNormandin\t©\t\u2014\t\u2014\t\u2014\t\u2014\t\u2014\t\t\u2014\t\u2014\t\u2014\t\u2014 \tPéribonka\t©\t9.1\t-1.0\t17\t0\t12\t5\t120\t27\t0\t0 \tSt-Ambroise\t©\t9.1\t-1.8\t18\t-2\t30\t6\t127\t12\t0\t0 \tLac-Ste-Croix\t©\t9.0\t-2.0\t16\t1\t22\t7\t137\t26\t0\t0 \tAlfred (Ont.)\t©\t10.2\t\u2014\t19\t-1\t4\t4\t212\t\u2014\t122\t\u2014 M (37, («) / Unités thermiques maïs saisonnières: Cumul basé sur une date de départ fixe à chaque station et nécessitant un ajustement selon la date réelle de semis et des incidents climatiques.TERMES ET ABRÉVIATIONS Temp: température C: degrés Celsius mm: millimètre Degrés-jours de croissance (5 C et +): unités de chaleur obtenues en cumulant les jours dont la température moyenne excède 5 C.Cette référence permet de mesurer le développement de la plante et de suivre l'évolution des ennemis des cultures Unités thermiques maïs (saisonnières): unités de mesure de la chaleur utile à la croissance du maïs.Elles sont cumulatives et compilées séparément pour chacune des stations.Normale: moyenne pour une période de dix années.Cette normale est établie à partir des dernières statistiques disponibles, soit la décennie 1974-83.fVii' \u2019V.yV.T NOUVELLE DE NORTHRUP KING Nouveaux horizons en technologie fourragère.Voyez votre détaillant Northrup King pour notre offre d\u2019introduction de juin.OU APPELLEZ-NOUS À (819) 835-5482 northrup king PAGE 14 \u2014 TCN, SEMAINE DU 27 MAI AU 2 JUIN 1993 DÉVELOPPEMENT RÉGIONAL ET DÉCENTRALISATION Pas «d\u2019Yvon» en vue pour Clermont ! «La question fondamentale est de savoir comment créer des emplois réguliers et bien rémunérés dans des milieux peu peuplés, en déstructuration.déficients en services et loin des marchés.La solution dépasse largement les possibilités de la décentralisation».affirme M.Clermont Dugas, professeur au module de géographie de l\u2019Université du Québec à Ri-mouski.«Si compétentes qu'elles soient, les autorités locales et régionales auront toujours peu de poids sur les contextes national et international qui influencent fortement l\u2019économie», poursuit-il dans l\u2019article «Décentralisation et développement régional» publié dans l\u2019Action nationale de mai 1993.Sans minimiser les effets de la décentralisation, ce géographe soutient qu\u2019«un nouveau partage des pouvoirs entre le central, le régional et le local contribuerait sans doute à modifier les interventions, mais ne serait pas suffisant pour aplanir tous les facteurs de disparités».De plus, avance-t-il.«la mondialisation de l\u2019économie accentue les carences structurelles de certaines régions et exige des moyens qui dépassent habituellement les capacités de territoires marginalisés ou en voie de déstructuration».M.Dugas croit que même la télématique et l'informatique, vues par certains comme des outils de décentralisation, contribuent fortement à favoriser l'actuel processus de concentration qui conduit, par des regroupements et des fusions, au déplacement vers les villes des entreprises initialement installées en milieu rural.D'où la nécessité que l\u2019Etat se dote d\u2019une politique nationale visant, à moyen et long termes, un étalement plus équilibré du tissu de peuplement et une redistribution des forces et activités productives.L\u2019État, lui-même générateur de disparités par ses taxes et impôts, par sa capacité de dépenser, par scs lois, normes et règlements.par ses contrôles et ses subventions discrétionnaires, par sa gestion des ressources et ses interventions directes et indirectes dans l'organisation de l'espace, a des responsabilités dont il ne peut se départir, explique M.Dugas.Chose certaine, «il ne peut être question de laisser les régions à elles-mêmes, dans une compétition inégale entre elles et par rapport au marché international».La très lourde responsabilité confiée aux régions d\u2019assumer leur propre développement, sans moyens financiers suffisants, dépasse leur capacité.Par ailleurs, l'efficacité du dynamisme populaire, souvent déclenché par la décentralisation, doit être relativisée.M.Dugas rappelle que les solidarités très fortes d\u2019antan, le coopératisme, le dynamisme des collectivités rurales «n\u2019ont pas empêché les disparités de se maintenir ou de se former et n\u2019a pas évité la marginalisation d\u2019espaces et la déstructuration de vastes secteurs habités».LAlEREEU DE CHEZ NOUS PV La reforme Picotte Le ministre Picotte ne décernera probablement pas «d\u2019Yvon» à Clermont Dugas pour son analyse de la réforme mise en place à l\u2019automne 1992.«Pour importante qu\u2019elle soit, la réforme de la politique de développement régional n\u2019apporte aucun changement substantiel par rapport à ce qui existait antérieurement tant aux niveaux Je l\u2019efficacité que des transferts de responsabilités».La dimension décentralisation se limite principalement à l\u2019allocation à chaque région, indépendamment de ses faiblesses et de scs besoins, d\u2019un montant forfaitaire annuel moyen de deux millions, signale-t-il.Dans un contexte voulant que ce maigre montant soit dépensé selon des règles imposées par Québec, Clermont Dugas craint que la performance des nouveaux conseils régionaux de développement ne dépasse pas celle des anciens bureaux de l\u2019OPDQ.Rejoint le 20 mai, à Rimouski, M.Dugas a indiqué que les 518 millions annoncés par le ministre Picotte, en provenance des ministères sectoriels, et soumis à la discussion des conseils régionaux de développement, ne modifie pas vraiment sa perception.M.Dugas semble redouter que cette annonce n'ait été faite d\u2019abord pour des raisons d\u2019efficacité administrative plutôt que dans l\u2019intérêt premier des régions.Rien n'indique qu'il en résultera une plus grande cohérence dans les interventions du gouvernement central, a-t-il déclaré.Depuis au moins 20 ans, les gouvernements québécois et canadien n\u2019ont plus la volonté de résorber les iniquités, l'inefficacité et les gaspillages engendrés par les disparités territoriales, fait remarquer M.Dugas.Selon lui, «toute la politique de développement régional est orientée vers la croissance économique et la mise en valeur des espaces et des ressources qui présentent les meilleurs potentiels, ou encore les meilleurs avantages comparatifs».Sans une véritable politique de développement axée sur la correction des problèmes structurels, «la volonté, maintes fois exprimée, de prise en mains par les résidents des régions et les nombreux efforts de concertation et d\u2019intervention qu\u2019ils consentent sont pratiquement sans effet sur les principaux indicateurs de développement et l\u2019amélioration de leurs conditions de vie».J.-C, Ci, VOMIES OUTILS POUR AUGMENTER IA RENTABILITE DE VOTRE PROGRAMME S0MK ALFALFA SEED ^ENCE r* m Économisez 10,00 S l\u2019unité sur la m M\t\u2014> m DE MARQUE semence de luzerne Pioneer.Commandez du 1er au 30 juin 1993! Commandez votre semence de luzerne de marque Pioneer® entre le 1er et le 30 juin 1993 et obtenez un rabais de 10,00 $ l'unité lorsque vous payerez d\u2019ici au 30 avril 1994.Les cultivars admissibles comprennent les 5151,5246,5262,5311, et 5364.De plus, si vous effectuez votre commande f .\t\\ PROOUITS M MARQUE téè\\ PIONEER lors de cette offre spéciale, vous pourrez ajoutez ce robuste tournevis Snap-on* au coffre à outil de votre atelier.Les outils Snap-on* sont pourvus d\u2019une garantie à vie.Pioneer.Source de Ki fourrages M de qualité.PIONEER HI-BRED LIMITÉE CHATHAM, ONTARIO N7M 5L1 Toutes les ventes sont sujettes eux modalités qui i.étiquettes et les documents commerciaux.MS.K, Marque de service, marque déposée ou en Instance dont l\u2019usager autorisé est Pioneer Hl-Bred Limitée.\u2018Snap«>n est une marque de commerce déposée de la Snapon Tools Corporation.r h Déplus, économies spéciales sur les inoculants de marque Sila-bac®! Conservez et mettez en valeur la qualité nutritive de vos ensilages et grains humides grâce aux inoculants de marque Sila-bac® éprouvés en recherche.Commandez l\u2019inoculant d'ensilage 1174 de marque Sila-bac pour utilisation dans l'ensilage de maïs et l\u2019inoculant pour maïs humide 1189 de marque sila-bac entre le 1er et le 30 juin 1993 et payez-le d\u2019ici au 30 septembre 1993 afin d\u2019obtenir des rabais de 3,00 $ l\u2019unité (1174) ou 5,00 $ l\u2019unité (1189).Communiquez avec le pmfessionnel des produits fourrageis de votre localité.Voyez dès aujourd'hui votre représentant Pioneer.SEMAINE DU 27 MAI AU 2 JUIN 1993, TCN - PAGE 15 «ESQUISSE D\u2019UNE RURALITÉ VIABLE : SUD/NORD» Lutte à la pauvreté et au déséquilibre Jean-Charles Gagné QUÉBEC\u2014 L\u2019instauration d\u2019une ruralité viable passe obligatoirement par la lutte à la pauvreté et au déséquilibre qui grandit sans cesse entre les laissés pour compte et les bénéficiaires de la croissance économique, au Nord comme au Sud.Cette préoccupation a traversé les débats tenus lors du colloque organisé par l\u2019Institut pour une écosociété et le Centre Sahel de l'Université Laval, sur le thème «Esquisse d\u2019une ruralité viable : Sud/Nord», auquel ont participé une soixantaine de personnes les 6 et 7 mai, à Québec.Si des dégradations majeures des ressources affectent la ruralité tant au Nord qu'au Sud, les causes diffèrent toutefois grandement.Lors de la synthèse, M.Gervais Mbar- ga, journaliste et chargé de cours de sociologie à l\u2019Université Laval, a clairement fait ressortir que le concept de «ruralité viable» pose plus de problèmes qu\u2019il n\u2019en résout.«S\u2019agit-il d\u2019un style de vie, d'une dynamique?Faut-il restaurer la ruralité d\u2019avant ou en instaurer une nouvelle?», a-t-il d\u2019abord questionné pour souligner le caractère mal défini de la spécificité de la ruralité viable.Il a déploré le manque de distance entre le discours sur la ruralité et le discours environnemental habituel.Il a dit craindre que la ruralité viable, tout comme le progrès, le développement et la démocratie auparavant, n\u2019entraîne dans son sillon «son industrie avec ses experts».Rappelant que les Africains ont déjà été invités à remplacer leurs superstitions par la science, leur mode d\u2019échange par l\u2019économie mo- derne, avec les résultats que l\u2019on sait, il a avoué trouver désormais suspectes les propositions de changement.Au Nord : une ruralité affaiblie et fragile Conférencier à l\u2019ouverture du colloque, Henri-Paul Proulx, directeur de Solidarité rurale du Québec, a soutenu que l\u2019identité du monde rural, quoique affaiblie et fragile, existait toujours, caractérisée par ses grands espaces peu peuplés, son autonomie, ses relations personnalisées et l'appartenance au territoire.La viabilité du monde rural implique une intervention non seulement au plan physique pour restaurer les ressources de base, mais aussi aux plans social, économique et culturel dont les équilibres sont en péril à cause d\u2019un Le dôme lisse du filtre John Deere facilite la circulation de l\u2019huile.EERE ILTER OtLRi Pour démontrer la qualité de nos filtres à huile, nous les avons coupés en deux.Puis nous avons coupé les prix.Un ressort indépendant retient l\u2019élément fermement en place.Les embouts en métal forment un Joint positif avec la matière filtrante.Les plis du papier filtrant sont solidement collés pour mieux résister.Le milieu filtrant en mélange polyester traité à chaud assure un rendement optimal en service dur.La soupape de surpression est intégrée à l\u2019embout et un Joint en caoutchouc assure l\u2019étanchéité.Il n'y a tout simplement pas de meilleur filtre à huile à meilleur prix.Comparez le filtre à huile John Deere à ceux de la concurrence.Remarquez ses caractéristiques de qualité, comme les embouts métalliques, les grosses soupapes de surpression, le milieu filtrant en mélange polyester et le liant au plastisol.Ensuite, comparez les prix.Vous constaterez que les filtres d'origine John Deere sont vendus à des prix aussi bas, ou même plus bas, que les filtres concurrents.T19044 Pour tracteurs Mannheim AR43634 Pour tracteurejohn Deere, se'ries30et40 RE46380 Pour tracteurs John Deere, séries 50,55 et60 449$ 099$ J299$ Les prix indiqués sont valables jusqu\u2019au 15 juillet 1993.Les prix du concessionnaire peuvent varier Pour votre équipement John Deere, coupez court aux hésitations et procurez-vous les filtres de rechange John Deere.Vous obtiendrez une excellente qualité et les meilleurs prix sur le marché.CENTRE DE PIECES La qualité qu'il vous faut.Au prix qui vous convient.T19044 est illustré ci-dessus modèle de développement trop axé sur la seule économie.Face à la concentration des entreprises, des décisions et aux délocalisations qui en résultent, M.Proulx propose le développement local et la diversification des activités économiques pour sauvegarder l\u2019autonomie des collectivités locales.Il souhaite la mise en place de gouvernements locaux pour que les «initiatives des milieux ne soient plus étouffées par les structures gouvernementales centralisées».Un participant africain a toutefois fait remarquer que c\u2019est le développement lui-même comme phénomène qui doit être remis en question.«Qu\u2019il soit qualifié d\u2019intégral, de durable, d\u2019anarchique, etc., le développement, même s\u2019il va d\u2019échec en échec, demeure alors que tout le reste passe», a-t-il souligné.Naissance d\u2019un contrepouvoir paysan africain M.Jean-Marc Ela, professeur en sociologie rurale à l\u2019Université de Yaoundé, au Cameroun, constate que les paysans d\u2019Afrique mettent lentement en place un modèle de développement qui rejette l\u2019exploitation systématique des forêts sans restauration, les monocultures de rente (bananes, arachides, café, etc.), la concentration de la richesse dans les villes et les difficultés d\u2019accès à la terre pour les jeunes.La ruralité viable implique selon lui une revalorisation du statut de paysan sans cesse dépouillé par l\u2019Etat au cours des 30 dernières années.S\u2019il faut dire non à «l\u2019aide internationale qui tue, l\u2019aide qui met debout et qui crée des alliances» est cependant la bienvenue.Pour éviter que la démocratie ne soit récupérée par les mêmes qui ont récupéré le développement.M.Ela signale que les décisions doivent être prises au village, et non dans la capitale.Quasi vénéré par les participants africains, M.Ela a aussi indiqué que le Sud peut apporter au Nord des valeurs comme la «priorité à l\u2019humain» permettant de «déshonorer le fric-roi».Des pistes d\u2019action pour le Sud Selon M.Tshibaka, un Zaïrois chercheur à l\u2019International Food Policy Research Institute de Washington, l\u2019aide de l\u2019Occident n\u2019a pas empêché les campagnes de se vider, les villes de devenir des mastodontes, la dette d\u2019augmenter et les ressources de se dégrader.Cette aide, concentrée à plus de 70% dans les grandes villes africaines, mais aussi affectée à l\u2019exploitation parfois abusive des écosystèmes (forêts et cultures de rente), a trop souvent répondu à des objectifs différents du développement et doit être réorientée.L\u2019aide internationale doit notamment soutenir la transformation des institutions africaines en des institutions démocratiques.Comme pistes d\u2019action pour en arriver à une exploitation rationnelle des ressources naturelles du milieu rural en Afrique subsaharienne, M.Tshibaka suggère entre autres de sédentariser les champs de culture, pour mettre fin à l\u2019agriculture itinérante destructrice des forêts, et de faire passer la gestion des terres du mode communal à un type privé.À une plus grande échelle, les responsables politiques doivent cesser de voir l\u2019agriculture comme une activité qui fait rentrer des devises étrangères grâce à l\u2019augmentation des cultures d\u2019exportation.L\u2019Institut pour une écosociété, créé à l\u2019été 1992, présidé par Serge Mongeau, veut susciter un vaste débat public sur les conditions d\u2019émergence d\u2019un nouvel humanisme et d\u2019une société plus conviviale, plus démocratique et plus respectueuse des ressources de la biosphère.Le Centre Sahel de l\u2019Université Laval, créé en 1986, vise à renforcer la coopération canado-sahélienne par la réflexion et la promotion de stratégies de développement.¦ PAGE 16 - TCN, SEMAINE DU 27 MAI AU 2 JUIN 1993 Gouvernement du Québec Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation le miERcr AGRICOLE DIAGNOSTIC ET RÉPRESSION DES BIOTYPES mmSiwMWfs3\tDE MAUVAISES HERBES RÉSISTANT AUX TRIAZINES DANS LES CHAMPS DE MAÏS ÉTAT DE LA SITUATION Mauvaises herbes concernées Depuis quelques années, on note le développement de biotypes de moutarde des oiseaux, de chénopode blanc, d\u2019amarante de Powell et de séneçon vulgaire résistant aux herbicides de *a jamille des triazines iatrazine, evanazine, simazine, etc.).Les semences produites par ces individus sont à l\u2019origine du développement de nouvelles plantes résistantes et de populations de plus en plus em\u2019ahissantes de ces mauvaises herbes.Des biotvpes d\u2019autres mauvaises herbes communes sont aussi susceptibles de devenir résistants à l'activité des triazines dans les champs de maïs si certaines précautions ne sont pas prises.Régions concernées Toutes les régions agricoles, principalement celles de Richelieu \u2014 Saint-Hyacinthe (06) et du Sud-Ouest de Montréal (07).DIAGNOSTIC Caractéristiques particulières des plants résistants Aucune : apparence similaire à celle des plants sensibles.Premiers indices Des plantes d\u2019une espece habituellement sensible à l\u2019atrazine échappent à l\u2019action d\u2019une ou de deux applications à fortes doses de l\u2019herbicide.En cas de doute 1.\tFaire une application en postlevée d\u2019atrazine sur une petite superficie pour vérifier la réaction des mauvaises herbes suspectes.2.\tSi vos soupçons se maintiennent, communiquer avec votre conseiller ou votre conseillère agricole qui se chargera d\u2019acheminer un spécimen frais au Laboratoire de diagnostic du MAPAQ pour confirmation (test de fluorescence chloro-plasmique).Ne pas confondre Chez certaines especes, telles que la prêle des champs, l\u2019asclépiade de Syrie et même le chiendent, l\u2019efficacité de iatrazine varie selon le temps d\u2019application du produit et la dose utilisée.Les traitements de prélevée avec Iatrazine peuvent egalement n\u2019avoir qu'un effet partiel sur des espèces sensibles (non résistantes) lorsque les conditions sont défavorables à l\u2019action de l\u2019herbicide (sécheresse et froid surtout).INTERVENTIONS RECOMMANDÉES 1.\tAvant la levée des mauvaises herbes Dans les champs qui sont infestés depuis quelque temps par des biotypes de mauvaises herbes résistants, utiliser, en présemis incorporé ou en prélevée, un herbicide appartenant à une autre famille chimique que les triazines et reconnu efficace contre la plante visée.2.\tAprès la levée des mauvaises herbes Détruire les plants le plus tôt possible après leur émergence en effectuant des sarclages inécaniaues ou manuels, ou en faisant un traitement avec un herbicide d\u2019une autre famille que les triazines et présentant une bonne efficacité contre l\u2019espèce visée.Plus tard en saison.lorsque la culture devient plus sensible aux herbicides, effectuer un sarclage entre les rangs ou appliquer le produit sous forme de jets localisés.Consulter le guide Mauvaises herbes, répression \u2014 1993, Agdex 640, du CPVQ ou l\u2019étiquette au produit pour connaître avec précision les périodes d\u2019application de chacun des herbicides.Texte rédigé par : Luc Vézina, agronome F.Bernard, experts-conseils, Saint-Hyacinthe Collaboration : Maryse Leblanc, agronome-malherbologiste Service de phytotechnie de Saint-Hyacinthe, MAPAQ ATTENTION À LA FOLLE AVOINE DANS LES CHAMPS DE CÉRÉALES À PAILLE Depuis quelques années, la folle avoine constitue un problème important dans plusieurs champs de céréales de la région de Montréal.Ce communiqué présente les causes et les effets possibles du problème ainsi que les solutions qui peuvent v être apportées.PROBLÉMATIQUE Causes possibles des infestations \u2014\tLots de grains commerciaux non moulus importés de l\u2019Ouest canadien aux fins d\u2019alimentation animale.Ces lots, ayant un niveau de tolérance plus élevé pour la folle avoine que les céréales produites dans l\u2019Est du Canada, contiennent souvent des proportions importantes de graines qui, après avoir été ingérées par les animaux, peuvent être répandues dans les champs par le fumier.\u2014\tRapidité d\u2019établissement de la folle avoine dans les céréales.Cette adaptation entraîne une production importante de graines qui peuvent rester dormantes dans le sol pendant plus de 5 ans et germer à une profondeur de 10 cm et plus.\u2014\tManque de vigilance de certains producteurs de céréales commerciales à l\u2019égard de cette mauvaise herbe.Effets nuisibles \u2014\tDéclassement des lots de semences certifiées.\u2014\tDiminution des rendements de céréales.INTERVENTIONS RECOMMANDÉES Détection précoce Caractéristiques des plantules (ces caractères différencient la folle avoine des autres graminées annuelles, sauf l\u2019avoine) : de couleur souvent vert bleuté; longue membrane (ligule) blanchâtre, tronquée et légèrement denticulée à la base des feuilles; présence de cils en bordure des feuilles.Caractéristiques de la graine (ces caractères différencient la folle avoine de l\u2019avoine) : graine foncée, avec des poils roux, mesurant plus de 1 cm de longueur.Rotation des cultures \u2014\tDans les champs fortement infestés, faire une rotation avec une culture annuelle qui stimule la germination des graines de la folle avoine (exemple : maïs, soya, haricot sec).\u2014\tPar la suite, un désherbage efficace durant une période de 2 ou 3 ans, à l\u2019aide de traitements herbicides ou de sarclages mécaniques, permettra de diminuer considérablement les populations de la mauvaise herbe.Application d\u2019herbicides en postlevée \u2014 céréales de printemps \u2014\tL\u2019AVENGE (difenzoquat méthvl sulfate) et le MATAVEN (flamprop-méthyl), appliqués en postlevée, détruisent bien les jeunes plantes de folle avoine lorsque celles-ci sont au stade 3-5 feuilles; le HOE GRASS (dichlofop-méthyl) a l\u2019avantage de réprimer à la fois la folle avoine et les autres graminées annuelles lorsque ces mauvaises herbes sont au stade de 1-4 feuilles.\u2022\tLe HOE GRASS doit être appliqué dans l\u2019orge et le blé de printemps lorsque la culture est au stade 1-4 feuilles.\u2022\tL'AVENGE peut être utilisé sur l'orge, le blé (cultivars KATEPWA, COLOMBUS, GLENLEA, NEEPAWA, SELKIRK et HY320 seulement) et le triticale (cultivar WELSH seulement) au stade 3-6 feuilles de la culture.\u2022\tL\u2019utilisation du MATAVEN est limitée au blé, lorsque ce dernier est au stade 3-6 feuilles.\u2014\tDans les champs d\u2019avoine, aucun produit n\u2019est actuellement homologué pour réprimer les graminées annuelles.\u2014\tPour être efficaces, les traitements herbicides doivent être effectués aux stades indiqués sur l\u2019étiquette des produits.Cette période étant souvent très brève, il est essentiel de suivre régulièrement l\u2019évolution de la végétation dans vos cultures.Texte rédigé par : Luc Vézina, agronome-malherbologiste, F.Bernard, experts-conseils, Saint-Hyacinthe Collaboration : Danielle Bemier, agronome-malherbologiste Service de phytotechnie de Québec, MAPAQ Maryse Leblanc, agronome-malherbologiste Service de phytotechnie de Saint-Hyacinthe, MAPAQ LE GROUPE DE TRAVAIL EN PROTECTION DES GRANDES CULTURES ALAIN DEVAUX, agronome-phytopathologiste Avertisseur Service de phytotechnie de Saint-Hyacinthe, MAPAQ 3300, me Sicotte.l case postale 480, Saint-Hyacinthe (Québec) J2S 7B8 L'INDUSTRIE BIOALIMENTAIRE AU QUÉBEC BILAN 1992 ET PERSPECTIVES Un guide indispensable pour comprendre le secteur bioalimentaire québécois Le MAPAQ annonce la publication de l\u2019étude intitulée L\u2019industrie bioalimentaire au Québec \u2014 Bilan 1992 et perspectives, actuellement en vente dans le réseau Les Publications du Québec.Ce document, qui s'adresse à tous ceux et celles qui s\u2019intéressent à l\u2019évolution du secteur bioalimentaire, présente les faits saillants qui ont marqué l\u2019industrie au corns de l\u2019année, accompagnés d\u2019un pronostic à court terme.Il analyse la production agricole et les pêches, la transformation ainsi que la distribution alimentaire.On y trouve aussi des données sur le développement régional et les questions liées à la protection de l\u2019environnement.Enfin, cette étude fait le point sur les interventions gouvernementales.Ce guide est un document indispensable pour qui veut connaître et comprendre le secteur bioalimentaire québécois.L\u2019industrie bioalimentaire au Québec \u2014 Bilan 1992 et perspectives 145 pages 17,95 $ En vente dans les librairies Les Publications du Québec Tél.; 1-800-463-2100 SEMAINE DU 27 MAI AU 2 JUIN 1993, TON \u2014 PAGE 17 CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÈRENT, EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIMÉ ANNONCES (J CLASSÉES^ PRENEZ NOTE QU'UNE TAXE DE 7 % (TPS) et une autre de 4 % (TVQ) sont applicables à tous les prix ci-dessous mentionnés.COÛT DE L\u2019INSERTION \u2022\tAnnonce sans cadre 52é te mot.\u2022\tPrix minimum (20 mots et moins): 10,40 $ In parution.\u2022\tTitre en capitales et caractère gras: supplément de 5,20 i la parution.\u2022\tAnnonces encadrées et encans: 3,30 $ la ligne agate (14 lignes = / pouci 2.5 cm).\u2022\tSupplément pour annonce avec numéro de case réservée.7.75 $ la parution.\u2022\tRabais de 20 % pour emit \u2022 nt qu a titre (Je suggestion et ne sont pas » «es tes on* sont fixes i 100 kq de poids vif TOUS LES ACHETEURS SE DOIVENT D EXIGER LE CERTIFICAT SANITAIRE ET LE CERTIFICAT D EPREUVE OFFICIELLE DU MAPA CHEZ LEUR FOURNISSEUR itatut Marche a terme -\t\t- Chicago (U.S.S)\t\t Porcs\tHaut\tBas\t20 mai\tJeudi vivants\tsaisonnier\tsaisonnier\t1993\tprecedent |uin 93\t57 000\t44 000\t53275\t51.525 |uil 93\t55 400\t43 950\t51 925\t50 800 août 93\t52 050\t42 700\t50.050\t48625 oct 93\t46.450\t39.700\t43.975\t43 475 dec 93\t46.700\t41.700\t45 150\t14 375 AGNEAUX Prix des agneaux a l'encan de St-Hyacinthe le 24 mai 1993 Categorie Poids moyen (lb) Ecart\tPrix de prix moyen (S/lb)\tS/l b) pt\\* ooh \\t>\\es de lait 30-40 lb de lait 40-50 lb de lait 50 lb et t loger 30-50 lb loger 50 lb et ?lourd 80 lb et * brebis et behers Prix des agneaux à l'encan de Toronto le 17 mai 1993 Categorie Bons agneaux A & B 80-95 lb Légers 50-80 lb Agneaux de lait \tEcart\tPrix \tde prix\tmoyen Nombre\t(S lb)\t(S lb) 138\t1 19-1.33 jusqu'à 1,35\t1 2602 854\t1 20-1.50 |usqu a 1 65\t1.3134 Sources Agr.Can 931-6716 LAPINS Prix des lapins vivants livres a l'abattoir Prix d hiver 1er oct 1992 au 31 mai 1993 2 93 S Kg poids vit 11.33 S'Ib poids vif» Prix de ta période precedente Eté 1er iuin 1992 au 30 sept 1992 2 85 S kg poids vif 11 20 S lb poids vil * Source Syndicat des producteurs de lapins du Queoec
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.