La terre de chez nous, 30 septembre 1993, Supplément 1
[" ?¦j»r Supplément de La Terre de chez nous Vol.3 No.4 SEPTEMBRE 1993 ES GRAND Cultures intercalaires et céréales mélangées Équipement de récolte: *\" \" * ^ Pulvérisateur et broyeur de tiges Reportage: Chez Réjean Brière de Caplan en Gaspésie Q.O Actualités FPCCQ page 4 Équipement Pour une agriculture durable et performante pages 12 à 15 Dossier Pour rentabiliser et protéger les sols page 6 Liste des acheteurs Dossier Améliorer la valeur alimentaire des fourrages page 9 Culture en développement Le triticale pages 16 et 17 Statistiques page 22 Reportage Faire des céréales en Gaspésie pages 28 à 30 page 18 Marché Perspective des prix en 1993-94 page 24 Point de vue Un rôle stratégique page 31 25 Ans BUNGE DU CANADA LTEE au service du producteur agricole NÉGOCIANT EN CÉRÉALES 300 Dalhousie / Port de Québec C.P.2537 - Québec GIK 7R3 Tél.: 4! 8-692-3761 Télécopieur: (418) 692-0182 \u2022\tAchats / Ventes: - grain local \u2022\tImportation/Exportation \u2022\tTransport \u2022\tEntreposage-capacité 225,000 tonnes \u2022\tCriblage \u2022\tTransactions boursières \u2022\tService personnalisé MAÏS\tAVOINE ORGE BLÉ\tSOYA SOUS-PRODUITS Service sans frais 1-800-463-4767 Septembre 1993, page 2 iJiïXo/VdJ' Diversification de nos marchés i 1 Bien que la production animale soit et demeurera, j\u2019en suis convaincu, le principal débouché pour notre production céréalière, notre avenir et la croissance de la production dépendront de notre capacité à découvrir de nouveaux marchés pour nos produits.Une petite percée a été faite, au cours des dernières années, du côté de l'alimentation humaine, tant dans le blé que dans le soya, mais rien du côté industriel.Quand on sait qu\u2019environ 20 pour cent de la production de maïs-grain, tant chez nos confrères ontariens qu\u2019américains, est destinée à la transformation industrielle, nous ne pouvons que constater notre retard dans ce secteur d\u2019activités.Actuellement, la Fédération est très active et cherche à développer un nouveau créneau industriel, soit l\u2019éthanol-carburant.Ce projet est réaliste puisque nos voisins du sud produisent déjà près de 4 milliards de litres d\u2019éthanol-carburant annuellement et que les prévisions sont à l\u2019effet que cette production doublera d\u2019ici la fin de l\u2019année 1995.Nos confrères de l\u2019Ontario sont également très actifs à ce niveau et même si, actuellement, la production est modeste, plusieurs projets sont sur la table dans cette province.Les gens, étant de plus en plus sensibilisés aux problèmes de l\u2019environnement et à la nécessité d'utiliser de l\u2019énergie en provenance de sources renouvelables, je suis convaincu que cette tendance est irréversible et que, tôt ou tard, nos autos rouleront à l\u2019essence verte, qu\u2019elle soit produite ici ou ailleurs.Malheureusement, et comme c\u2019est souvent le cas, nous affichons actuellement un retard certain dans le développement de ce nouveau créneau industriel.Alors que dans la majorité des provinces canadiennes productrices de céréales, les gouvernements ont déjà consenti des avantages fiscaux pour le développement de ce marché, ici au Québec, on commence à peine à regarder la question et aucune politique incitative n\u2019a encore été annoncée.Mais ce retard, selon moi, est facilement rattrapable.Si les producteurs endossent le projet de la Fédération et que notre gouvernement décide de mettre l\u2019épaule à la roue, je suis certain que nous pourrons facilement être en production d'ici deux ans.Ceci permettrait d\u2019acheminer vers ce nouveau marché 10 à 15 pour cent de notre production de maïs-grain, améliorant la mise en marché de l\u2019ensemble de la production et permettant une certaine croissance de notre secteur.De plus, le développement de nouveaux créneaux industriels créerait une nouvelle activité économique au Québec, sans nuire à qui que ce soit, puisque l\u2019éthanol remplacerait dans l\u2019essence un produit actuellement importé qui sert à hausser l\u2019indice d\u2019octane.Les producteurs sont disposés à faire un effort pour la réalisation de ce projet.Est-ce que notre gouvernement aura la clairvoyance nécessaire pour agir rapidement dans ce dossier et mettre les producteurs du Québec sur un pied d\u2019égalité avec les autres producteurs canadiens?C'est ce que nous verrons lors de nos prochaines démarches.De notre attitude envers de tels projets dépend une partie de notre avenir.Germain Chabot Président, FPCCQ 4c (Zélé*UculteM*.Septembre 1993, page 3 Livraisons des producteurs de céréales à paille du Québec\t\t pour la période du mois d\u2019août au 30 juin (en T.M.)\t\t \t1991-1992\t1992-1993 Blé F.& S.\t48 582\t50 525 Blé panifiable\t36 091\t51 898 Orge F.& S.\t172 715\t197 742 Avoine F.& S.Source: F.P.C.C.Q.\t53 048\t86 441 Livraisons des producteurs de maïs et de fève de soja (en T.M.)\t\t \t1991-1992\t1992-1993 Fève de soja\t48 241\t51 927 Maïs(2) Période: 1 ) Sept, à mai\t994 527\t791 155 2) Oct.à mai\t\t Source: F.P.C.C.Q.\t\t Commercialisation Maïs Les producteurs de maïs ont mis en marché 791 155 tonnes au cours de la période d\u2019octobre 1992 à mai 1993 comparativement à 994 527 tonnes l\u2019an dernier.Les livraisons sont demeurées, au cours de cette période, supérieures à l\u2019an passé en tenant compte de la diminution de la production à l\u2019automne 1992.Fève de soja Au cours des neuf premiers mois de commercialisation (sept.92 -mai 93), les producteurs ont commercialisé 51 927 tonnes de fève de soja comparativement à 48 241 tonnes en 1991-1992.Céréales à paille Au cours des onze premiers mois (août - juin) de l\u2019année de commercialisation 1992-1993, les producteurs de blé ont commercialisé 51 898 tonnes de blé pani-fiable, 45 400 tonnes de blé fourrager et 5 125 tonnes de blé de semence, soit 21 pour cent de plus que l\u2019année 1991-1992.Les producteurs d\u2019orge ont commercialisé 197 742 tonnes au cours de ces onze mois de commercialisation, soit 14 pour cent de plus que l'année 1991-1992.La production en 1992 a été 23 pour cent supérieure à l\u2019année précédente.Les livraisons d\u2019avoine locale s\u2019élèvent à 86 441 tonnes pour ces onze mois de livraison, soit 63 pour cent de plus que l'année 1991-1992.En 1992, la production d'avoine a été 55 pour cent supérieure à l\u2019année 1991, mais la hausse importante de livraison a probablement permis aux producteurs d\u2019écouler les surplus de la récolte précédente.ONTARIO Les producteurs de maïs de l\u2019Ontario ont commercialisé 1 554 000 tonnes au cours de la période d\u2019octobre 1992 à mai 1993.En 1991-1992, les producteurs avaient commercialisé 2 385 000 tonnes au cours de ce semestre.Entente avec Bunge -Folle avoine On se rappellera que la compagnie Bunge a investi plusieurs millions à ses installations de Québec pour effectuer le nettoyage du blé de l\u2019Ouest destiné à l\u2019exportation.La Fédération a approuvé l\u2019initiative mais s\u2019inquiétait de la façon dont la compagnie Bunge disposerait des criblures et plus particulièrement de la folle avoine, sous-produit de cette opération.Au moment où les producteurs sont de plus en plus ciblés comme étant des pollueurs par l\u2019emploi d\u2019insecticides et d\u2019herbicides, il fallait nous assurer que ces criblures soient traitées de façon adéquate de manière à ne pas infester davantage nos sols québécois.Nous tenons à souligner la collaboration de la compagnie et de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec dans la recherche d\u2019une solution acceptable et sécuritaire pour les producteurs.Après quelques rencontres et l\u2019étude de diverses alternatives pour détruire le pouvoir germinatif des mauvaises herbes composant ces criblures, nous en sommes venus à une entente.Ces criblures seront traitées et cubées dans une seule entreprise et sous la surveillance de la R.M.A.A.Q.Cette entente satisfait la Fédération et, considérant le sérieux avec lequel les gens ont traité le dossier, nous sommes convaincus que tous les efforts seront faits pour disposer de ces criblures d\u2019une façon sécuritaire.AaSaRa A« Le nouveau modèle enquêté en 1991 sera finalement prêt pour la prochaine récolte de 1993.Le comité mixte composé d'administrateurs de la Fédération (8) et de représentants du M.A.P.A.Q.(3) a terminé ses travaux au courant du mois de juin.Ce comité a pour but d'étudier en détails les résultats de l'enquête effectuée par le M.A.P.A.Q.et de constituer une ferme-type spécialisée représentative de l\u2019ensemble du secteur des grains.Vu que les données sont restreintes à une seule année d\u2019enquête, soit 1991, il devient primordial de replacer les chiffres observés dans une perspective de eéUtUiwlutet.Septembre 1993, page 4 variations à court terme mais aussi de profonds changements à moyen et long termes.C\u2019est spécifiquement dans ce sens que le comité des coûts de production de la Fédération a entrepris ses pourparlers à l\u2019intérieur du comité mixte.Ceci a provoqué d'intéressantes discussions mais aussi d\u2019importantes modifications du modèle proposé.Le M.A.P.A.Q., pour sa part, maintenait sa préoccupation de bien faire ressortir l\u2019augmentation de l\u2019efficacité depuis 1987, un peu trop peut-être selon la première version du modèle.Certaines diminutions de coûts au niveau de l'entretien et des amortissements étaient prévisibles, particulièrement dans le premier cas où le modèle de 1987 évaluait l\u2019entretien dans son entier comme étant fait à l\u2019extérieur (même le changement d\u2019huile).Pour l'amortissement de l\u2019équipement, les valeurs de revente ne co'ïndidaient pas avec les années de possession observées.La Fédération reconnaissait les ajustements proposés à ce niveau, tout en recommandant certaines modifications au temps de travaux, à l\u2019application de chaux, au parc à machinerie, à l\u2019entretien, au séchage et à la structure de la ferme-type.Finalement, les deux parties s\u2019entendaient sur les prix garantis qui serviront de bases pour les cinq prochaines années.Selon une indexation estimative pour 1993, ces valeurs seraient de: 172-173 $/T.M.pour le maïs-grain, 222-223 $/T.M.pour le blé panifi-able, 214-215 $/T.M.pour le blé fourrager, 198-199 $/T.M.pour l'orge et 302-303 $/T.M.pour le soya.Dossier Ethanol-Carburant: Essence verte Au moment d\u2019écrire ces lignes, la Fédération est en pleine période de recrutement auprès des producteurs de maïs-grain pour connaître leur intérêt à investir dans un projet concret de construction d'une usine pouvant utiliser jusqu\u2019à 350 000 tonnes métriques de maïs, pour la fabrication de 150 millions de litres d\u2019éthanol-carburant.Ce projet suscite beaucoup d\u2019intérêt parmi les producteurs et la Fédération a bon espoir d\u2019atteindre son objectif de 3 millions,de $ ce qui permettrait aux producteurs de détenir une part d\u2019environ 15 pour cent dans cette nouvelle compagnie.Le reste étant détenu par deux partenaires industriels déjà impliqués dans la fabrication d\u2019éthanol-carburant en Ontario et aux États-Unis.Parallèlement à cette campagne, la Fédération accentuera ses démarches auprès du gouvernement du Québec pour qu\u2019il accepte de réaménager sa taxe sur l\u2019essence de manière à mettre les producteurs québécois sur un pied d\u2019égalité avec leurs confrères des autres provinces canadiennes productrices d\u2019éthanol.Cet incitatif fiscal, rappelons-le, est essentiel à la réalisation du projet.Au moment où nous avons atteint, à toutes fins utiles, l\u2019auto-suffisance au niveau de cette production, ce nouveau débouché permettrait d\u2019améliorer la mise en marché et assurerait une légère croissance de la production pour les prochaines années.suite à la page 13 \t\tProgrammes de stabilisation provinciale Prévisions pour l\u2019année 1992-1993\t\t\t\t\t \tPrix garanti1\" Prix du marché121\tMaïs 174.00 116.00\tOrge 191,13 95.00\tBlé F.203,05 118.QQ\tBlé H.212,32 136.00\tSoya 292,11 245.00\tAvoine 199,42 1Q5.QQ \tComp.brute ($/TM) rend, (tm/ha) X\t58,00 6.75\t96,13 3.50\t85,05 3.50\t76,32 3.50\t47,11 2.65\t94,42 3.22 \tComp.brute ($/ha)\t391,50\t366,46\t297,68\t267,12\t124,84\t304,03 \t1 ère avance DÉCEMBRE 92 ($/ha)\t145,00\t85,00\t100,00\t90,00\t60,00\t90,00 \tAvance brute Cotisation prov.(-)\t135.00 110.00\t126,00 96.00\t96.00 81.00\t87.00 77.00\t30.00 30.00\t121,00 91.00 \tAVRIL 93 NET ($/ha)\t25,00\t30,00\t15,00\t10,00\t0,00\t30,00 \tce qui reste à venir \t111,50\t125,46\t101,68\t90,12\t34,84\t93,03 \th) Le prix garanti du maïs provient de la F.P.C.C.Q.tandis que les prix garantis des autres céréales représentent les dernières évaluations du M.A.P.A.Q.au 16 juin 1993. Les prévisions de prix du marché sont ceux évalués conjointement par la Régie des assurances agricoles et la F.P.C.C.Q.à l\u2019exception du maïs qui a été réajusté selon les derniers estimés de la Fédération.O) Ces chiffres ne sont que provisoires, ils peuvent varier selon des ajustements possibles au niveau de la cotisation.\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t ¦£t CcUcUieuittwi, Septembre 1993, page 5 Pour rentabiliser et protéger les sols Rénald Bourgeois ¦m- Le trèfle demeure encore et toujours le meilleur mélange avec les céréales, comme on en voit ici le résultat chez Daniel Pouliot de Compton.Le trèfle semé en même temps que les petites céréales est une bonne façon de diminuer les coûts en engrais pour la prochaine récolte et d\u2019augmenter le taux de matière organique.En outre, il offre l\u2019avantage d\u2019économiser l\u2019énergie et la main-d\u2019oeu-vre, car on sème les deux plantes au printemps.La légumineuse s\u2019établit sans compétitionner les céréales et occupe la place libérée immédiatement après la récolte de ces dernières.Jérôme Letellier explique ainsi sa préférence pour le trèfle en comparaison des plantes intercalaires essayées pour couvrir et protéger les sols et l\u2019eau après la récolte.En utilisant une plante utilisée traditionnellement dans les rotations sur les fermes laitières, il obtient les mêmes résultats qu\u2019avec des plantes qu\u2019il faut semer après la récolte.Avec plus de 800 acres en culture de céréales dont 500 en maïs, Jérôme Letellier doit bien répartir son temps en période de pointe.C\u2019est pourquoi, il n\u2019envisage pas de semer après la récolte.Il faudrait alors préparer le sol et mettre en terre plus de 300 acres pour obtenir le même résultat qu\u2019avec le trèfle.Ce dernier pense ainsi réaliser des économies substantielles en temps tout en laissant dans le sol jusqu\u2019à 80 kilogrammes d\u2019azote.Les pratiques de conservation ieUicutu«x.Septembre 1993, page 6 , telles celles adoptées par Jérôme Letellier sont de plus en plus populaires.Ces dernières donnent lieu à l\u2019expérimentation de techniques nouvelles pour permettre de rencontrer les objectifs sociaux de préservation de l\u2019environnement.Des définitions Selon André Brunelle, conseiller en grandes cultures au ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation à Nicolet, le trèfle rouge à deux coupes est effectivement la plante à recommander.Cela pour les mêmes raisons que celles énoncées par Jérôme Letellier.A cinq à dix kilos par acre, les producteurs de petites céréales font une bonne affaire.Quant à intercaler des I g 1 Au printemps, céréales et légumineuses se sèment en même temps, croissent ensuite sans se compétitionner et, après la récolte des céréales, la légumineuse s\u2019établit.plantes entre les rangs de maïs, il semble bien que notre saison de végétation ne soit pas assez longue pour en tirer quelque La Clé du succès.Après avoir mis tant d'effort dans la production de vos grains, mettez toutes les chances de votre côté avec une mise en marché éclairée.Vous RECHERCHEZ: \u2022\tprix compétitif \u2022\tservice courtois \u2022\tstabilité financière \u2022\tinformation pertinente NOUS ACHETONS: \u2022\tmaïs grain \u2022\tfève de soja, fève blanche \u2022\tblé fourrager, de minoterie \u2022\tavoine, orge, seigle \u2022\tharicots secs Services: Transactions sur marché à terme et options N'hésitez pas à nous appeler! Accrédité pjr la R.M.A.A.Q.et la H.I\u2019.C.t.Q.James Richardson & Fils, Limitée NÉGOCIANT EN CÉRÉALES 1570, rue Ampère, Bureau 500, Boucherville, Québec J4B 7L4 Tél.: (514) 449-7801 Fax: (514) 449-7780 1-800-361-2820 bénéfice.Cette pratique n\u2019est donc pas recommandée.La culture intercalaire peut être prise dans deux sens différents, affirme-t-il.Le premier, spacial, suppose une alternance de cultures en bandes, comme le maïs, le soya et une petite céréale.Chaque année, les cultures sont décalées.Le second, temporel, consiste à implanter une culture de conservation entre les cultures principales, comme le radis huileux, implanté en août après la récolte de l\u2019orge.Dans ce second sens, on parle aussi de culture de couverture.\u201cCette expression de portée plus générale désigne les cultures dont l\u2019objectif principal est de protéger le sol en le couvrant.Ces cultures agiront comme réservoir d\u2019éléments nutritifs ou générateurs de matière organique, selon le stade de développement au moment de l\u2019enfouissement\", continue André Brunelle.Enfin, dans le cas de plantes semées en même temps, comme le trèfle et l\u2019orge, on peut parler de plantes-abri ou de cultures compagnes, selon que l\u2019on privilégie la première ou la seconde, selon que le trèfle serve à établir une prairie ou comme engrais vert.Je ginccUieultetci, Septembre 1993, page 7 VfSÛÏt&â, ¦jÇSÿAf mm '¦x^v.2Sfc.\u2018 ?SV»* Informe:-™*\"» \" (ikiihHinf|«»MiKr dH J*\"1' iwtir lu reohe IM- Dans le cas qui nous intéresse, soit celui de la gestion d\u2019une ferme céréalière, le trèfle ou une autre culture sert d\u2019engrais vert.Cette technique permet d\u2019emmagasiner des éléments nutritifs en vue de les restituer plus tard à une culture principale.Incidemment, il y a protection de l\u2019environnement par cette mise en réserve des engrais et de l\u2019eau, la production de matière organique et par la couverture du sol.Pourquoi intercaler des cultures?Quand le sol est mis à nu, il est plus exposé aux conditions climatiques.L\u2019eau peut lessiver certains éléments fertilisants.Le soleil et l\u2019air détruisent la matière organique et réduisent la capacité de rétention du sol en eau et en éléments fertilisants.JLcmÂvc Semico, on fait plusieurs essais de cultures intercalaires, comme ici avec la vesce velue, mais le trèfle rouge est la seule à faire l\u2019objet d\u2019une recommandation.la dégradation.De plus, si le sol est recouvert de plantes en croissance active, celles-ci absorbent les éléments fertilisants libérés dans la solution du sol par l\u2019eau, évitant ainsi les pertes par lessivage.De nombreuses cultures peuvent s\u2019intercaler.Chez Semico, par exemple, les essais de démonstration de cette année portaient sur quelques variétés, certaines plus connues, d\u2019autres moins.Les légumineuses restent majoritaires mais on rencontre aussi des céréales.Toutefois, Denis Bastien, responsable de l\u2019amélioration chez Semico, souligne que plusieurs de ces plantes ne sont encore qu\u2019au stade de la démonstration et de l\u2019essai.Les producteurs décideront si leur utilisation présente un intérêt compte tenu des coûts et des bénéfices qu\u2019ils pourront en retirer.Pour le moment, une culture traditionnelle comme le trèfle rouge est la seule à faire l\u2019objet d\u2019une recommandation.Elle est la seule pouvant être utilisable facilement et économiquement à grande échelle.En s\u2019assurant que le sol est protégé le plus possible, on diminue DIVISION CELUBEC «le plus important centre de grain de la région de St-Hyacinthe» Pour informations supplémentaires DIVISION CÉLUBEC STE-ROSALIE (514) 799-2653 Service de commercialisation personnalisé.Programmes adaptés à vos besoins: Comptant \u2014 pool \u2014 sur option \u2014 différé.MAÏS - FÈVE SOYA - BLÉ - ORGE -TOURTEAU DE SOYA Services de \u2022 séchage \u2022 criblage \u2022 entreposage «de géiéaiicuttewi, Septembre 1993 page 8 Cultures mélangées Pour améliorer la valeur alimentaire des fourrages Nettoyeur \u2022 séparateur combiné L\u2019AVANTAGE DU DPC40 GO kongskilde combinant haut rendement et teneur élevée en protéines.Plusieurs éleveurs font des essais dont la constante est l\u2019addition d\u2019une légumineuse aux céréales.On rencontre ainsi des haricots et du maïs, de l\u2019orge ou du blé avec des pois.Jean Verdonck, de l\u2019Agrocentre Belcan à Sainte-Marthe, est convaincu que le pois a un bel avenir en mélange fourrager.Il est très populaire en Europe et gagne régulièrement des adeptes au Québec.Il y croit tellement qu\u2019il importe des cultivars d\u2019Europe pour faire des essais d\u2019adaptation.Un de ces cultivars a déjà passé les tests et est en instance d\u2019en- rpcfist-rpmpnt- Tl Hpvrait pfrp Le pois aurait un bel avenir en mélange fourrager.prochainement recommandé par le Conseil des productions végétales du Québec.Outre le rendement intéressant, sa caractéristique principale est sa croissance déterminée qui assure un mûrissement homogène.2 appareils en un Nettoyeur a tamis et air combiné v, Capacité .\t40 t/h Nécessité moins de main-d\u2019oeuvre Tous les avantages d'un pré-nettoyage efficace! un grain propre se vend à un prix supérieur Rod Letendre Machineries inc.345 B, RUE ST-SIMON, STE-MADELEINE TÉL.: (514) 773-8140 \u2022 (514) 795-3391 FAX: (514) 795-6328 ?ÿfi Devant le désir d\u2019atteindre l\u2019autosuffisance à la ferme, les mélanges de plantes fourragères sont de plus en plus populaires sur les fermes bovines et laitières.Les utilisateurs de moulanges à la ferme recherchent des mélanges 4e CeUatiMtiewi.Septembre 1993, page 9 Des essais aux États-Unis montrent qu\u2019un mélange (60%, 40% en poids) pois et triticale donnent de meilleurs rendements, en qualité et en quantité, que la luzerne, continue Jean Verdonck.Ce mélange de plantes annuelles pourrait donc offrir une alternative à la luzerne.Avantage supplémentaire, les éleveurs peuvent récolter en fourrage ou en grains les mélanges avoine, orge, blé et pois.Généralement ce sont les éleveurs qui déterminent leurs mélanges selon leurs besoins ou leurs expériences.Les plus populaires sont 60%, 40% en poids pour le pois et l\u2019orge ou 25% en poids pour un mélange orge, avoine, blé, pois.Comparé au soya, souligne Jean On retrouve de plus en plus chez nous une alternance maïs et soja dans un même champ.Par contre on commence à voir un mélange plus inusité soit celui du maïs et du haricot sur les mêmes rangs.Distributeur exclusif DU AU QUÉBEC SÈCHE 1 000 0 P H Profite de notre spécial TOP DRY LES AVANTAGES D\u2019UN TOP DRY \u2022540 à 2 100 MINOTS «PAR BATCH» \u2022DE 18' À 36' DE DIAMÈTRE \u2022\tSYSTÈME DE SÉCHAGE PAR GRAVITÉ \u2022SÈCHE.ET ENTREPOSE \u2022PRIXTRÈS ABORDABLE \u2022\tUTILISATION FACILE \u2022TRÈS PEU D'ENTRETIEN \u2022\tRÉCUPÉRATION DE CHALEUR POUR DE PLUS AMPLES INFORMATIONS CONTACTEZ LES ÉQUIPEMENTS R.A.D.400, rue Martineau, Saint-Hyacinthe (Quebec) (514) 796-2626 \u2022 (514) 875-3970 \u2022 Fax (514) 796-4256 Verdonck, le pois n\u2019a pas besoin d\u2019être torréfié pour améliorer sa digestibilité.C\u2019est un avantage non négligeable.Toutefois, l\u2019absence d\u2019un programme de stabilisation rend les producteurs plus réticents à produire de la semence sur une grande échelle, ralentissant ainsi le développement de cette culture.Le maïs et le haricot Mario Flamez et quelques autres producteurs font un mélange un peu plus inusité.Ils combinent le maïs et le haricot, un cultivar volubile qui s\u2019accroche à la tige du maïs.Pour ce producteur de lait de Stanbridge Station, l\u2019intérêt de la combinaison est de pouvoir ajouter 2% de protéines à son ensilage de maïs.Sur ses 120 acres de maïs, 33 sont en mélange.Mario Flamez utilise un taux de semis de 27 000 à l\u2019acre pour le maïs et de 10 000 pour le haricot.Les deux plantes coopèrent plus quelles ne se compétitionnent.Le haricot apporte une partie de l\u2019azote dont le maïs a besoin.Le 4e
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