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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 1994-05-19, Collections de BAnQ.

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[" /* \u2022 SR» *\u2022' \u2022 Machîneriç.\t.\t'\u2022 Balle» rpndes et ensilage Recherche Sexe, énergie et\u2019 performance Reproduction\t1 Les problèmes de vêlâge Reportage Chez Bruno Bélanger en Outaouais .\u2019 SOMMAIRE Pâturage et ensilage pages 6 à 11 On peut obtenir d\u2019excellents gains de poids pour des bouvillons et des taureaux en engraissement à partir de pâturages en rotation.Pour y arriver, il convient de laisser reposer les pacages entre chaque paissance, de bien calculer le nombre, la superficie et le temps d\u2019occupation des parcelles.Par ailleurs, les méthodes d\u2019ensilage de balles rondes évoluent rapidement.Du sac individuel jusqu\u2019au boudin en passant par les additifs de conservation, les recherches se poursuivent sur le sujet.FPBQ Info pages 4-5 Réseaux d\u2019essais page 30-31 Chronique vétérinaire\tInsémination page 10\tpages 22-23 Statistiques pages 32 DOSSIER Marchés page 34-35 Alimentation page 24 à 27 Races pages 39 X^OLIS Cl(J$ \u2019\t3 un producteur de veaux de lait ) un producteur de génisses de remplacement Vows- recherchez un lactoremplaceur qui : ) est équilibré en vitamines et minéraux à la manière du lait maternel ) grâce à un procédé UNIQUE de fabrication permet de mieux conserver les propriétés naturelles du lait ) est d'une telle qualité qu'il permet ; UN SEUL REPAS PAR JOUR, une économie de 50% en temps La, solution LACTOR ÉLEVAGES L'aliment d'allaitement de haute qualité Disponible dans voire coopérative locale CB0«M 2 Bovins du Québec/Mai 1994 Vol.8 no 2 mai 1994 BOSONS Supplément de La Terre de chez nous (TCN), mai 1994, publié en collaboration avec la Fédération des producteurs de bovins du Québec (FPBQ) Éditeur La Terre de chez nous Union des producteurs agricoles 555 Roland Therrien Longueuil (Québec) J4H 3Y9 (514)679-0530 Comité directeur Gaétan Bélanger (FPBQ) Hugues Belzile (TCN) André Moreau (FPBQ) France Groulx (TCN) Directeur Hugues Belzile Rédactrice en chef France Groulx Rédacteur en chef adjoint et responsable de la publication Victor Larivière Secrétaires de rédaction Ginette Blondin Lorraine Trottier Responsable de la production Carole Lalancette Infographiste Céline Dupras Collaborateurs Charles Bachand.Robert Berthiaume, Dominique Bherer, Anne-Marie Christen.Lise Demers, Pierre Dcsranlcau.Daniel Diorio.Colette Duhaime.Patrick Dupuis, Rodrigue Grégoire, Francine iodoin, Guy Lapointe, René Ledoux, Régent Leduc, Montage La Terre de chez nous Sortie sur films et pelliculage Pcllitcch Liée.Impression Transcontinental Directeur de la publicité Réal Loiseau Représentants publicitaires Christian Guinard, Robert Bissonnette, Sylvain Joubert Représentant hors Québec Jacques Long (905) 363-0522 Fax (905) 670-9620 Administration Jocelyne Garcau Tirage et abonnements Micheline Courchesne Photo page couverture Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0832-5634 Prochaine parution août 1994 Date de tombée publicitaire 14 juillet Note: 1 es idées exprimées dans ce magazine n engagent que lu responsabilité des auteurs.Dans lu présente publication, le générique masculin est employé sans discrimination cl uniquement dans le but d'alléger le texte.EDITORIAL es producteurs de bovins tenaient leurs assises annuelles à Sainte-Foy les 7 et 8 avril derniers sous le thème \u201cLa production bovine .gage de réussite\u201d.Les administrateurs de la Fédération ont également profité de cette occasion pour procéder à l\u2019élection des membres qui formeront le Comité exécutif.A cette occasion, j\u2019ai été élu à la présidence de la Fédération.Permettez-moi donc tout d\u2019abord de me présenter.Depuis 1978, j\u2019exploite une ferme laitière et céréalière dans la municipalité de St-Maurice en Mauricie.Au cours des dernières années, j\u2019ai occupé plusieurs postes à la Fédération des producteurs de bovins du Québec d\u2019abord à titre de membre du Comité de mise en marché des bovins de réforme depuis 1988 et vice-président de ce Comité depuis 1991.Je suis également président du Syndicat des producteurs de bovins de la Mauricie depuis 1989 et en 1993, j\u2019occupais le poste de vice-président de la Fédération.Mon implication dans les dossiers de la Fédération m\u2019a permis de connaître précisément les besoins et les attentes des producteurs et des productrices de bovins du Québec à l\u2019égard de la production et de la mise en marché des bovins.Avant d'aller plus loin, j\u2019aimerais profiter de l\u2019occasion pour remercier monsieur André Moreau pour l\u2019excellent travail qu\u2019il a accompli à la Fédération et ce, particulièrement au cours des trois dernières années alors qu\u2019il occupait le poste de président.Au cours de ces années, monsieur Moreau a eu comme objectif d'améliorer les revenus et la qualité de vie des producteurs en veillant à maintenir l\u2019unité entre les producteurs des cinq catégories de productions qui composent la Fédération mais aussi en s\u2019assurant que la Fédération et la production bovine prennent leur place à l\u2019UPA, au MAPAQ et vis-à-vis les autres intervenants de l\u2019industrie.Ce sont des objectifs que je partage pleinement et je vais profiter de mon mandat à la présidence de la Fédération pour poursuivre dans cette direction.Pour ce faire, je compte également sur la collaboration des administrateurs de la Fédération mais aussi de l'ensemble des producteurs et productrices de bovins du Québec qui, pour réussir la consolidation et le développement de leur production, doivent se serrer les coudes et travailler ensemble sur les vrais problèmes.Ils doivent capitaliser sur ce qui nous unit et tenir un discours unique et progressif sur leur production.En terminant, je voudrais faire un bref retour sur l'assemblée générale annuelle pour signaler notamment la création d'un fonds de recherche et de développement.Cela permettra notamment aux producteurs de bovins d'acquérir plus rapidement les technologies de pointe qui leur permettront de réduire leurs coûts de production et d\u2019augmenter leurs revenus.L\u2019ouverture des marchés nous oblige à être plus performants et plus compétitifs, à tirer davantage des ressources dont on dispose.Le fonds de recherche et de développement constitue certainement un atout majeur dans les mains des producteurs pour faire de la production bovine .un gage de réussite.Michel Dessureault, président Fédération des producteurs de bovins du Québec Bovins du Québec/Mai 1994 3 FPBQ INFO La filière bovine René Ledoux* L\u2019intérêt manifesté par les producteurs de bovins du Québec envers les Tables de concertation nous incite à vous informer davantage des travaux entrepris par les différents comités qui composent les Tables de concertation du boeuf et du veau.Dans ce premier d\u2019une série d'articles, nous tenterons d\u2019expliquer le mode de fonctionnement et la structure de la Table de concertation du boeuf et de ses premières réalisations.Par la suite, des articles réguliers permettront de suivre l\u2019évolution des dossiers abordés par les membres des Filières boeuf et veau.Déjà deux ans L\u2019idée de mettre sur pied une structure d\u2019échange et de communication, appelée Table de concertation, entre les partenaires d\u2019une même filière de production, origine du Sommet de l\u2019agriculture québécoise de juin 1992 qui réunissait les dirigeants des principaux organismes oeuvrant dans le domaine de l\u2019agro-alimentaire au Québec.Dès le départ, les producteurs de bovins ont demandé de mettre sur pied deux structures distinctes, l\u2019une représentant le secteur du boeuf, l'autre celui du veau lourd.Les premières rencontres des Tables boeuf et veau remontent à novembre 1992.Elles visaient essentiellement à établir un contact entre les partenaires et échanger sur les principales préoccupations du milieu.Par la suite, la rédaction de plans de développement stratégique a été entreprise afin de déterminer la route à suivre pour un développement harmonieux.Ces plans stratégiques énumèrent d\u2019abord les forces et faiblesses de chaque secteur d\u2019activité.Ils indiquent également une série de cibles que les partenaires souhaitent atteindre au cours des prochaines années et prévoient une série de moyens ou d\u2019actions qui permettraient d'atteindre ces objectifs.Chasser la morosité L\u2019industrie québécoise du boeuf est maintenant prête à relever le défi de la prochaine décennie; celui de la mondialisation des marchés.Tous les ingrédients y sont.Après plusieurs années difficiles, marquées par la décroissance de la production, la morosité a bien failli avoir raison de plusieurs entreprises de production et de transformation de notre secteur.Pourtant, la hausse des prix du marché et l'augmentation de la production à la ferme ont ravivé l\u2019intérêt de plusieurs, envers cette production.Mais c\u2019est surtout l\u2019implication et l\u2019engagement de tous les décideurs autour d\u2019une même Table qui ont confirmé un engouement pour le boeuf au Québec et accéléré les projets d\u2019investissements de plusieurs entreprises.En 1993, la production québécoise de boeuf de boucherie s\u2019est accrue de plus de 10 % et des entreprises d'abattage et de transformation ont réalisé d\u2019importants projets d'investissement pour accroître leur compétitivité sur nos marchés.La présence des partenaires de l\u2019industrie bovine québécoise autour de cette même Table a grandement contribué à stimuler cette reprise, et c\u2019est bien là la première et plus importante réalisation de la Table de concertation du boeuf jusqu\u2019à maintenant.PATBQ: un exemple de retombée Depuis 1989, le MAPAQ jongle avec l\u2019idée de développer un programme d\u2019analyse des troupeaux de boucherie du Québec (PATBQ) destiné à évaluer et contrôler à domicile la performance du cheptel reproducteur.En 1993, suite à quelques rencontres du sous-comité de la filière boeuf sur la génétique, un consensus a émergé sur l\u2019importance d'un tel programme pour le développement de notre production et sur diverses façons de bonifier la proposition élaborée par le MAPAQ.En juin 1993, le sous-ministre adjoint, monsieur Robert Lemieux, annonçait l\u2019engagement du MAPAQ à développer un tel programme tel que bonifié dont la mise en place est prévue pour 1995.Le développement du PATBQ était attendu depuis longtemps.Sa mise en place permettra à la production bovine québécoise de réaliser ce que le PATLQ au lait et le PATPQ au porc ont réalisé jusqu\u2019à maintenant c'est-à-dire accroître la rentabilité et la compétitivité de nos entreprises de production.Composition et mandats des comités En tout quelque soixante-dix personnes issues de tous les secteurs de l\u2019industrie participent activement et ce, sur une base volontaire, à l'un ou l'autre des comités de la Filière boeuf.Jusqu'à maintenant, l\u2019implication de ces personnes, choisies pour leur expertise et leur représentativité du milieu, a grandement contribué à dynamiser l\u2019exercice de concertation et c\u2019est principalement à eux que revient le 4 Bovins du Québec/Mai 1994 FPBQ INFO mérite des premières réalisations.Au cours des prochains mois, les différents comités s\u2019attaqueront aux divers mandats qui leur furent confiés à la réunion de la Table du 23 novembre dernier.Ainsi, pour en citer quelques-uns, le Comité sur la formation et l'encadrement technique prévoit revoir les cours de formation universitaire et collégiale sur la production bovine et établir une structure fonctionnelle de vulgarisation de l\u2019information et de support technique aux producteurs.De leur côté, les comités couvrant l\u2019abattage, la transformation, la distribution et la consommation ont uni leurs efforts et envisagent de réaliser une étude de marché sur la viande de boeuf au Québec qui permettrait d\u2019écouler nos produits avec plus de facilité et de développer des produits à plus grande valeur ajoutée.Les autres comités ont pour mandat d\u2019augmenter la recherche et sa vulgarisation, de faciliter le financement des entreprises, d\u2019assouplir la réglementation et d\u2019identifier les critères de performance et de rentabilité des entreprises de boeuf de boucherie.ORGANIGRAMME DE LA FILIÈRE BOEUF COMITES SOUS-COMITÉS CONSOMMATION Sylvie Laniel Direction du développement des marchés MAPAQ DISTRIBUTION STRUCTURES ET MODÈLES DE FERME Gaétan Bélanger Fédération des producteurs de bovins du Québec FINANCEMENT Brigitte Dumont Confédération des caisses populaires Desjardins ABATTAGE ET TRANSFORMATION DES BOVINS DE REFORME René Ledoux Fédération des producteurs de bovins du Québec COORDONNATEUR Norbert Dubé Direction régionale de Québec MAPAQ PRESIDENT Robert Lemieux Sous-ministre adjoint de la production et des affaires régionales MAPAQ PRODUCTION Norbert Dubé Direction régionale de Québec MAPAQ ABATTAGE ET TRANSFORMATION DES BOUVILLONS Richard Petit Fédération des producteurs des bovins du Québec GÉNÉTIQUE Yves St-Vincent Comité conjoint des races de boucherie du Québec FORMATION ET ENCADREMENT Marcel Nadeau Direction des productions animales MAPAQ RECHERCHE Jean-François Bertrand Service de la zootechnie Deschambault ENVIRONNEMENT PROGRAMMES REGLEMENTS Norbert Dubé direction régionale de Québec MAPAQ CIBLES STRATÉGIQUES DE LA FILIERE BOVINE CIBLE 1: Augmenter la rentabilité et la compétitivité des entreprises québécoises de production, d\u2019abattage et de transformation du boeuf.CIBLE 2: Accroître la proportion de bouvillons d\u2019abattage abattus dans les entreprises québécoises.CIBLE 3: Développer des produits à plus grande valeur ajoutée et répondant à la demande actuelle et future des consommatrices et des consommateurs.CIBLE 4: Développer la production, d\u2019ici 5 ans, en portant le cheptel de vaches de boucherie de 193 000 à 250 000 têtes et en triplant le nombre de bovins engraissés et finis au Québec, de sorte qu\u2019une majorité des veaux d\u2019embouche du Québec soient engraissés et finis au Québec (175 000 têtes d'ici 5 ans).CIBLE 5: Instaurer et maintenir une véritable concertation entre tous les partenaires de l'industrie bovine québécoise, y compris les différentes instances gouvernementales dans le but de conquérir les marchés du Québec et de l\u2019extérieur.* Directeur à la mise en marché et à l\u2019information Bovins du Québec/Mai 1994 S ¦ DOSSIER Le semi-finition au pâturage Charles Bachand* De petites surfaces de pâturage en rotation respectent les besoins des animaux et des plantes.Avec une régie appropriée, les pâturages peuvent offrir des fourrages de qualité souvent supérieurs aux aliments entreposés et permettent d\u2019excellents gains de poids pour des bouvillons en croissance.Sous une régie en paissance continue l\u2019animal a tendance à consommer ses plantes favorites et les parties de la plante qu\u2019il préfère et à laisser les autres plantes atteindre la maturité, produire des graines et se multiplier.Les plantes les plus désirables sont consommées dès qu\u2019elles repoussent et n\u2019ont jamais le temps d\u2019atteindre le stade qui leur permettrait d\u2019accumuler des réserves par la photosynthèse.11 en résulte un affaiblissement continuel de ces plantes par une réduction du système racinaire et la mort du plant à brève échéance.Avec ce type de régie le pâturage devient infesté de mauvaises herbes et peu productif.Le système de paissance de plusieurs petites surfaces en rotation durant tout l\u2019été respecte les besoins de l\u2019animal et des plantes.Cette régie intensive permet de contrôler ce que l\u2019animal consomme et quand il le consomme tout en donnant la chance aux plantes de refaire leurs réserves par la photosynthèse.En laissant les plantes atteindre 15 à 20 cm de haut avant une seconde paissance celles-ci accumulent des réserves, développent leurs systèmes racinaires et sont capables de puiser dans le sol l\u2019eau et les éléments nutritifs pour un regain vigoureux et de plus en plus dense par l\u2019augmentation du nombre de talles.Le système d\u2019exploitation des pâturages en régie intensive repose en fait sur deux principes très simples: la période de repos entre chaque paissance et le temps d\u2019occupation de la parcelle par les animaux.Période de repos entre chaque paissance Le temps de repos varie avec le taux de croissance des plantes, les espèces en cause et les conditions climatiques.Les plantes ont besoin d\u2019une période de repos suffisante pour refaire leurs réserves d\u2019hydrates de carbone par la photosynthèse et assurer ainsi un regain plus vigoureux et plus dense.6 Bovins du Québec/Mai 1994 ¦ DOSSIER Guide de période de repos Mois\ttemps de repos (jours) avril-mai\t12-15 juin\t18 juillet\t24 août\t30 septembre\t36 octobre\t42 Une observation régulière du taux de croissance est le meilleur indicateur pour décider de rallonger ou raccourcir la période de repos.Cette période de repos est déterminée par la hauteur de l'herbe de la première parcelle pâturée.Lorsque l'herbe de cette parcelle est à une hauteur de 15-20 cm, il est temps d'y ramener les animaux et de récolter en foin ce qui ne sera pas utilisé immédiatement comme pâturage.Temps d\u2019occupation des parcelles Plus le temps d'occupation est court, plus le rendement en matière sèche et en viande sera élevé.Pour les bovins en croissance, un temps d\u2019occupation de deux à trois jours pour débuter sera satisfaisant.Mais il est important de ne jamais dépasser quatre jours.Après la coupe l'herbe repoussera suffisamment pour être reprise par l'animal dès la cinquième ou sixième journée environ.Certains auteurs rapportent que l'accès à une parcelle déjà rasée depuis seulement trois jours occasionne une réduction de la repousse d\u2019environ 30 %.Nombre de parcelles Pour respecter le temps de repos nécessaire le nombre de parcelles et du même coup la superficie totale en pâturage doit augmenter au cours de la saison pour combler les besoins du troupeau.Il est connu que la croissance de l\u2019herbe ralentit au cours de la saison.Si nous avons besoin de 15 jours au mois de mai pour revenir dans la même parcelle, nous avons besoin d\u2019un délai d'environ 36 jours au mois de septembre.Avec un temps d\u2019occupation de trois jours au printemps nous aurons besoin de cinq parcelles en mai et 18 en septembre quand on diminue le temps d'occupation à deux jours.Mais avec des bovins en croissance, on doit en plus tenir compte que la crois- sance des veaux entraîne une augmentation de consommation, donc des parcelles plus grandes pour deux jours.Sans cela, on devra servir des fourrages entreposés ou encore vendre près de la moitié des animaux en fin juillet, début août.En fait, durant les mois de septembre-octobre, on a besoin de quatre fois plus de surface qu\u2019au mois de mai pour rencontrer les besoins des animaux jusqu\u2019à la fin d\u2019octobre.Par ailleurs, en raison de la croissance rapide de l\u2019herbe en mai et juin, la moitié des surfaces consacrée au pâturage devrait être récoltée en foin ou en ensilage du début à la mi-juin.Après une période de repos de 25 à 30 jours, ces parcelles pourront être incluses dans la rotation lorsque l\u2019herbe est à 15 cm de haut, permettant ainsi d'agrandir la surface disponible au pâturage.Superficie des parcelles La grandeur des parcelles dépendra du rendement en fourrage sur la ferme et de la quantité nécessaire de fourrage à pâturer.La règle est d\u2019avoir des parcelles assez petites pour que tout le fourrage disponible soit consommé jusqu'à 4-5 cm du sol pendant la période d\u2019occupation des animaux.Pour déterminer le rendement du pâturage, vérifier le rendement en foin obtenu sur l\u2019entreprise en question ou utiliser les rendements de la RAAQ dans la zone concernée.En supposant cinq rotations, le rendement de chaque paissance correspondra à un cinquième du rendement en foin.En règle générale, la consommation de matière sèche (M.S.) fourrage au stade optimal sera de 2,2 à 2,4 % du poids vif de l\u2019animal.Par exemple pour combler les besoins de 100 veaux de 270 kg au printemps avec un temps d\u2019occupation des par- Commission Scolaire de lu Iteuuce-Aliénaquis Pour un Emploi assuré FORMATION mŒMJOTJKON IBÜTJÏLË (boeui) Diplôme d'Éludcs Professionnelles (D.E.P.) JL agriculture: une profession DUREE : Sur 1 1/2 année (1 185 heures) AVANTAGES : ?Excellentes perspectives d'emplois.?\tAide financière à la pension ou au transport.?\tAccès à l'aide à l'établissement ( 1().()()()$.plus rabais d'intérêt^.?\tHarmonisation avec le C.E.G.E.P.CRITÈRES D'ADMlssiitu.iTiC : ?Diplôme d'études secondaires (D.E.S.) ou l'équivalent.OU Avoir 16 ans au 30 juin et avoir obtenu les crédits de 4e secondaire.?\tTous les dossiers seront évalués à la pièce.RENSEIGNEMENTS Centre de formation agricole 685, route Bégin, ST-ANSELME GOR 2NO Té!.: (418) 885-4084 Fax: (418) 885-8010 &ANSEÜB Bovins du Québec/Mai 1994 7 DOSSIER celles de trois jours, nous aurons besoin de 1 890 kg (3 x 630 kg) par parcelle à chaque rotation au printemps.On doit également considérer que les bouvillons prennent du poids et que la consommation de M.S.augmente au cours de l\u2019été.En septembre, le besoin de M.S.par jour sera de 8,4 kg/jr (384 kg x 2,3 %).Ce qui veut dire 880 kg de M.S.par jour.Nos parcelles de 2,42 hectares sont maintenant suffisantes pour deux jours seulement.Exemple de pâturage 100 veaux de 270 kg 2-3 jours d\u2019occupation/parcelle Dans cet exemple 10 parcelles ou 25 hectares devront être récoltées en foin ou en ensilage vers la mi-juin pour pouvoir les utiliser dans la rotation des pâturages dès la fin juillet, début août.La superficie totale en pâturage nécessaire peut être inférieure si on ajoute Entreprise\tTête/hectare\tOccupation\tGMQ\tAliments\tMarge brute \t\tjour\tkg\t$/kg gain\t{/hectare A\t3,7\t3-4\t1,02\t0,55\t400 B\t4,9\t7-10\t0,73\t0,74\t392 C\t1.7\t4-8\t0,94\t0,44\t181 D\t1,9\t4-8\t0,91\t0,55\t260 E\t2,4\tcontinu\t0,85\t0,43\t139 quer d\u2019eau.Idéalement, l\u2019eau sera disponible dans chacune des parcelles à partir d\u2019un abreuvoir que l\u2019on peut déplacer facilement d\u2019une parcelle à l\u2019autre.En déplaçant l\u2019abreuvoir à tous les deux ou trois jours, on évite le piétinement excessif et le fumier n\u2019est pas concentré autour de l\u2019abreuvoir.L\u2019eau est amenée par un tube de plastique de 3/4 pouce.Des sorties de raccordement sont installées aux points stratégiques de façon à relier l\u2019abreuvoir et le tube de plastique avec un boyau standard de 50\u2019.maturité de l'herbe sur pâturage.L\u2019entreprise C & D a approximativement le même temps d\u2019occupation que l\u2019entreprise B mais les gains sont supérieurs dû à une meilleure qualité de l\u2019herbe puisque ces deux entreprises ont récolté du foin sur une partie de leur superficie en pâturage, assurant ainsi une herbe plus jeune pour les rotations subséquentes.La marge brute obtenue à l\u2019hectare est basée sur le prix moyen des veaux aux encans spécialisés du printemps et de l\u2019automne des cinq dernières années.Les meilleurs résultats obtenus laissent Mois\tPoids\tBesoin\tOccupation\tRepos\tNbr\tSuperficie*\tune marge brute supérieure à la cul-\t \tdes veaux\tKg M.S./jr\tjrs\tjrs\tparcelles\thectare\tture des céréales et du maïs grain soit\t Mai\t272\t630\t3,0\t15\t5\t12,1\tde 200 à 300 {/hectare.\t Juin\t243\t690\t2,74\t18\t7\t16,9\t*conseiller en productions animales Juillet\t314\t740\t2,55\t24\t10\t25,5\tau MAPAQ à Saint-Hyacinthe Août\t350\t810\t2,33\t30\t13\t31,5\t Septembre\t384\t880\t2,15\t36\t17\t41,1\t Octobre\t400\t940\t2,0\t42\t21\t50,8\t * Le rendement considéré est de 3 900 kg de M.S./hectare\t\t\t\t\t\t\t du foin, de l\u2019ensilage ou des grains à mesure que la consommation et le temps de repos augmentent.La mise au pâturage au printemps s\u2019effectue dès que l\u2019herbe est à 10 cm de hauteur.Une première rotation rapide avec foin ou ensilage permet de garder le contrôle sur la croissance de l\u2019herbe.Aussitôt que la première parcelle atteint 15 cm, on recommence une deuxième rotation.Le retrait des animaux s\u2019effectue lorsque l\u2019herbe est rabattue à 4-5 cm, il est alors temps de donner une nouvelle parcelle.Soumis à un tel régime le pâturage fournira un fourrage d\u2019excellente qualité durant 130 à 160 jours, selon la situation géographique au Québec.La disponibilité de l\u2019eau est absolument essentielle pour optimiser le gain de poids.L\u2019animal peut facilement se passer d\u2019ombrage mais ne peut man- Nous avons eu la chance d\u2019obtenir les informations de cinq producteurs qui ont fait de la semi-finition sur pâturage en 1993.Même si les principes théoriques expliqués dans ce texte ne sont pas tous respectés, les résultats obtenus sont excellents et démontrent le grand potentiel des pâturages.Et si on accepte d\u2019y appliquer les principes de régie appropriée, les performances seront au-delà de vos espérances.Il est encourageant de constater que les gains quotidiens sont tout près de ce qui est obtenu en parc d\u2019engraissement et que le coût par kg de gain représente 50 à 70 % de ce qu\u2019il en coûte avec des aliments entreposés.Semi-finition au pâturage 1993 Les gains quotidiens sont directement reliés au temps d\u2019occupation et à la Pour une bonne rotation des parcelles: laisser pousser l'herbe à 15 cm avant d\u2019y mettre les animaux et les retirer lorsqu'elle est rabattue à 4-5 cm 8 Bovins du Québec/Mai 1994 DOSSIER L\u2019ensilage de balles rondes: du champ jusqu\u2019à l\u2019animal Robert Berthiaume* Dans les pays industrialisés tels l\u2019Europe occidentale, les États-Unis et le Canada, les balles rondes sont maintenant les plus utilisées pour faire de l'ensilage.Cette popularité est généralement attribuée au peu d\u2019investissement et de main-d\u2019oeuvre requis par ce système.Ce texte vise à synthétiser les recherches, réalisées ici et ailleurs, sur l\u2019ensilage de balles rondes, de la récolte au produit final, soit dans le cas présent une carcasse de boeuf.Une attention particulière sera donnée aux résultats des recherches menées à la Ferme Expérimentale de Kapuskasing.Processus de fermentation de l\u2019herbe Il est impossible de parler d\u2019ensilage sans parler du processus de fermenta- tion qui assure la conservation du fourrage.En termes simples, on peut dire que la fermentation débute dès le fauchage de la plante.La conservation du fourrage dépend de la quantité d\u2019acide lactique produite par la population bactérienne.Pour qu\u2019elles soient efficaces, ces bactéries doivent travailler dans un milieu anaérobique c\u2019est-à-dire exempt d\u2019oxygène.La fermentation des sucres formera alors de l\u2019acide lactique causant ainsi une acidification de la masse d\u2019où la chute du ph.Ce phénomène explique pourquoi il est généralement recommandé d\u2019entreposer l\u2019herbe, le plus rapidement possible après la coupe, dans une structure hermétique tel un sac de plastique.Au niveau de l\u2019ensilage de balles rondes, de nombreux projets de recherche ont permis de déterminer la quantité optimale de matière sèche nécessaire au pressage pour assurer un processus de fermentation satisfaisant.Ce contenu est de 40 à 50 % au Canada et aux États-Unis.Par conséquent avec les conditions climatiques de l\u2019Est du Canada et suite aux résultats des recherches réalisées à Kapuskasing et à Frédéricton, nous pouvons dire qu\u2019un taux de 30 à 40 % de matière sèche devra être l\u2019optimum recherché au pressage.Balles rondes et ensilage conventionnel: des produits différents Les résultats de trois études effectuées à Kapuskasing démontrent que comparé à de l\u2019ensilage conventionnel (haché), l\u2019ensilage de balles rondes affiche généralement une fermentation restreinte caractérisée par un ph élevé, une faible concentration d\u2019acide lactique et un niveau élevé en sucres résiduels.Des recherches effectuées à Deschambault expliquent cette différence observée avec l\u2019ensilage de balles rondes (fourrage non-haché) par une moins grande disponibilité des sucres puisque la plante les libère plus lentement.Par conséquent, il en résulte un ph plus élevé puisque les bactéries produisent moins d\u2019acide lactique.Donc, en tenant compte de la fermentation, on peut dire que les balles rondes et l\u2019ensilage conventionnel sont des produits différents.L\u2019effet de cette différence sur la production animale sera discuté ultérieurement.( tableau en page 10) âèfMÊWÆ ¦ w \\V cema aim- * i Les balles rondes sont de plus en plus utilisées dans l\u2019alimentation des bovins, mais pour en faire de l\u2019ensilage on doit les enrober de plastique Bovins du Québec/Mai 9 DOSSIER Composition chimique des paramètres de fermentation des balles rondes et de l\u2019ensilage conventionnel (Moyenne de 3 essais alimentaires réalisés à Kapuskasing) \tBalles rondes\tEnsilage conventionnel % de matière sèche\t36,8\t25,3 ph Azote ammoniacal\t4,9\t4,3 (% de N total) Acide lactique\t6,6\t7,2 (% de M.S.)\t2,6\t5,4 Hydrate de carbone soluble (% de M.S.)\t6,5\t2,6 Source: Agriculture Canada, Kapukasing (résultats non publiés) Comparaison des méthodes d\u2019entreposage en sacs individuels.Maintenant des méthodes plus rapides et à meilleurs coûts sont disponibles.Toutefois, l\u2019impact de ces méthodes sur la fermentation de l\u2019ensilage est variable.Durant les dernières années, nous avons vu l\u2019introduction des balles enrobées.Généralement, l\u2019enrobage des balles avec un film de plastique étirable est plus facile et plus rapide que l'ensachage.Au niveau de la fermentation, on a démontré qu\u2019il n\u2019y avait aucune différence entre les balles rondes enrobées et celles mises dans des sacs Utilisation d\u2019additifs de conservation Dans le but d\u2019améliorer la fermentation et afin de réduire l\u2019effet de l\u2019entrée d\u2019air, plusieurs centres de recherche ont étudié l\u2019utilisation d\u2019additifs de conservation sur l\u2019ensilage de balles rondes.Les principales catégories d\u2019additifs ayant été étudiées sont les inoculants bactériens, les acides et les autres.Les inoculants sont généralement utilisés afin de provoquer une fermentation lactique homogène.Les mélanges de bactéries, et tout spécifiquement de Lactobacillus plan-tarum, sont vaporisés sur les andains afin de dominer la population microbienne et de fabriquer de l\u2019acide lactique.Cependant, dans les balles rondes il faut se rappeler que les sucres utilisés par les bactéries sont libérés très lentement.Pour contourner cette difficulté, certains inoculants contiennent une source de sucre, comme de la mélasse, pour les bactéries, alors que d'autres renferment des mélanges d'enzymes, cellu-lase et hémicellulase, qui vont transformer les cellules d\u2019hydrate de carbone en plusieurs sucres simples, lesquels pourront être utilisés par la populatoin bactérienne.Plusieurs études ont démontré une amélioration de la conservation par l\u2019addition d\u2019inoculants.Pendant trois années d\u2019études menées à la station de Recherche d\u2019Agriculture Canada à Melfort, la luzerne a été récoltée à différents taux de matière sèche de 82 %, 55 % et 40 %.Pour chaque niveau de matière sèche, la moitié des balles a été traitée avec un inoculant au pressage.L\u2019ingestion de matière sèche et la digestibilité des nutriments n\u2019ont nullement été affectés par le niveau de matière sèche ou encore par l\u2019inoculation.Toutefois, le gain moyen quotidien (G.M.Q.) des bouvillons recevant de la luzerne à 55 % et 40 % de matière sèche était plus élevé que celui des animaux alimentés avec un fourrage de 80 % de matière sèche.De plus, on a remarqué que le G.M.Q.était plus élevé avec du fourrage de 40 % M.S.inoculé que celui provenant d\u2019un fourrage non inoculé.Les acides L\u2019acide formique seul ou mélangé à de l\u2019acide sulfurique ou propionique a montré son efficacité à améliorer l\u2019ensilage conventionnel.Mais peu d\u2019études ont considéré son potentiel avec l\u2019ensilage de balles rondes.* ÉMsH -f\u2019KwneUnd UN7SSH Les recherches montrent qu\u2019il n'y a pas de différence au niveau de la fermentation entre les balles rondes enrobées et celles mises dans les sacs.10 Bovins du Québec/Mai 1994 DOSSIER Autres additifs L\u2019utilisation d\u2019urée et d\u2019ammoniaque anhydre sur des balles rondes d\u2019herbe mature réduit la moisissure et rehausse le contenu en protéines.Des recherches réalisées en Europe ont prouvé que l'urée a définitivement des propriétés de conservation.Des essais effectués au États-Unis avec de l\u2019ammoniaque anhydre démontrent des résultats variables tant au niveau de la fermentation qu\u2019au niveau des performances animales.Présentement, il est très difficile économiquement de trouver les avantages d\u2019utiliser des additifs sur l\u2019ensilage puisque très peu de travaux publiés impliquaient des essais alimentaires sur les animaux.De plus, pour compliquer le problème, l\u2019emploi d'additifs sur l\u2019ensilage conventionnel a montré dans quelques cas une amélioration significative de la performance animale mais n\u2019a apporté aucune amélioration au niveau de la fermentation de l\u2019ensilage.* Extrait d'une conférence prononcée lors du colloque sur la production vache-veau tenu à Hull l'automne dernier.L'auteur est conseiller en production animale à la Ferme expérimentale de Kapuskasing dans le nord de l'Ontario collaborateurs: Gabriel Roy, Mario Quévillon collaboratrice: Carole Lafrenière Vous en serez emballé! Presse à balles rondes GALLIGNANI3200 Système unique de rouleaux et de chaînes permettant d'enrouler tous les produits (ensilage, foin et paille) quel que soit leur taux d'humidité.yxm ; Chambre à volume constant formant des balles régulières, facile à emballer et à distribuer.Double lieur «auto-life» à injection forcée électrique, assurant un liage très serré et une répartition optimale de la ficelle pour une excellente tenue du produit.Emballeur de balles rondes GALLIGNANI G90 Appareil modulaire évoluant avec vos besoins! Des «kits» sont disponibles pour transformer le modèle porté en modèle traîné avec fourche de chargement.«Pressez-vous de nous contacter!» 640, rue Chauveau, Drummondville (Québec) J2C 6C9 Téléphone : (819) 477-1107» Télécopieur : (819) 477-1108 Extension du film réglable de - 45 % à 90 %! Double transmission agissant sur les rouleaux.DISTRIBUTION p Bovins du Qu6bec/Mai 1994 11 CHRONIQUE VÉTÉRINAIRE Bovins du Québec poursuit la publication régulière d\u2019une chronique vétérinaire, sous forme de questions et de réponses, en collaboration avec des spécialistes de la santé animale.Les producteurs et productrices qui désirent en savoir davantage sur les maladies bovines et les traitements appropriées sont priés d'écrire à: Chronique vétérinaire Bovins du Québec 555, boul.Roland-Therrien Longueuil (Québec) J4H 3Y9 Question 1 IOn retrouve plusieurs pâturages communautaires dans les provinces de l\u2019Ouest.Est-il vrai que de nombreux avortements ont été rapportés récemment dans les troupeaux qui utilisent ces pâturages?Si oui, s\u2019agit-il d\u2019une nouvelle maladie qui risque d\u2019apparaître dans l\u2019Est?Réponse Selon des informations provenant de la Saskatchewan, une maladie vénérienne, la trichomoniase, a été identifiée dans plusieurs troupeaux vache-veau de l\u2019Ouest canadien depuis l\u2019automne 1993.Bien que ce désordre ait été identifié à des pâturages communautaires, des éclosions peuvent se produire dans n\u2019importe quel troupeau.Une caractéristique de cette maladie est un taux élevé de mortalités embryonnaires (avortements en début de gestation).L\u2019agent causal est un protozoaire: «Trichomonas foetus».Les taureaux infectés, habituellement âgés de 3 ans et plus, disséminent la maladie.Les diagnostics de gestation 12 Bovins du Québec/Mai 1994 s\u2019effectuent presque systématiquement dans les troupeaux de l'Ouest à l\u2019automne.A la fin de 1993, on a identifié un très grand nombre de vaches non-gestantes.Des prélèvements effectués sur les vaches et les taureaux ont conduit au diagnostic ci-haut.Cette maladie est bien connue depuis très longtemps.Son apparition fait suite à l\u2019achat de sujets reproducteurs provenant de troupeaux infectés, d\u2019où la nécessité de bien connaître le dossier médical d\u2019un troupeau avant de conclure une transaction.L'introduction de la maladie par la voie de sujets d\u2019engraissement ne devrait pas constituer un risque.Dr Guy Huneault, m.v.Direction de la santé animale MAPAQ, Lachute Question II I Est-ce que les problèmes vécus au Québec avec le BVD depuis environ deux ans existent aussi en Ontario et dans les autres provinces?Pouvons-nous acheter avec sécurité des veaux provenant des autres provinces ou des États-Unis?Réponse: Bien que le virus responsable de la diarrhée virale bovine (BVD) peut muter facilement, c\u2019est-à-dire changer un ou des éléments de sa structure lors de sa multiplication, il n'est pas certain que le nouveau «mutant» du virus BVD responsable des présents problèmes vécus au Québec soit d\u2019origine québécoise.Des cas de maladie identique à ceux observés ici ont été rapportés aux États-Unis, en Europe et en Ontario.Les premiers cas rapportés aux États-Unis datent de 1989 et furent observés dans deux états différents, soit dans les états de New York et de Pennyslvanie.En Ontario, il y aurait 112 troupeaux laitiers, 169 troupeaux de boucherie et au moins 85 ateliers de veaux lourds où des diagnostics cliniques de BVD auraient été posés en 1992-1993.Dans les autres provinces, la situation est moins bien connue.Par conséquent, il serait donc illusoire de penser que nous puissions prévenir à tout coup l\u2019éclosion d\u2019épisodes de BVD dans nos élevages en achetant des veaux provenant de l\u2019extérieur du Québec.Dr Gilles Rivard, m.v.Consultant en santé animale Rock Forest, Québec POSSÉDEZ-VOUS LES MEILLEURES VACHES A VIANDE QUI SOIENT?IMOUSIN à viande Les vaches Limousin laissent plus de profit à leur propriétaire et ont beaucoup moins de problèmes au vêlage.(Tableau à l\u2019appui \u2014 2) Race qui combine meilleur rendement carcasse et dégustation, encore gagnante en 92, comparaisons toutes races en France, texte dans la revue World Limousin américain, Juin, Juillet 92, compilation sur 360 points Limousin 1er avec 295, Bazadaise 2e avec 277 et en 3e place la race Gasconne I>es vaches avec des veaux Limousin génèrent les meilleurs profits Meilleure race de Taureau en croisement terminal.(Tableau à l\u2019appui) Tableau 1 Iii race Taureau la plus profitable en croisement terminal.Agriculture Canada a comparé l'impact économique de différentes races de taureaux utilisés en croisement terminal sur différentes vaches croisées.Dans presque tous les cas le Limousin a été le meilleur taureau en croisement terminal Premier croisement\tU* taureau de la mère\tle plus bénéfique en croisement terminal Hereford / Angus Charolais / Hereford Charolais / Angus Charolais / Shorthorn Simmental / Hereford Simmental / Angus Simmental / Shorthorn Limousin Limousin Limousin Limousin Charolais Limousin Limousin Her Ai| Veaui Venu consanguin Here Aug Limousii Veux\tVenu Veaux S.Devon CMiis Siiemenlal Incidence de LIMOUSIN \u2014 LIMOUSIN LIMOUSIN \u2014 LIMOUSIN \u2014 LIMOUSIN \u2014 LIMOUSIN \u2014 difficultés au vêlage 11),7% moins que Blonde d\u2019Aquitaine 31,3% moins que South Devon 40,6% moins que Simmental HH,7'% moins que Charolais 96,5% moins que Maine-Anjou 100,0% moins que Chianina Meilleur profit par tête atteignant jusqu\u2019à 63% de rendement carcasse avec des surfaces de l\u2019oeil de longe de 14 à 16 pouces, les parcs d\u2019engraissement auraient intérêt à l\u2019utiliser intensément pour accroître leurs profits.Soyez certains que votre Association canadienne sera toujours prête à répondre à vos questions dans la langue de votre choix (français-anglais).Association des éleveurs Association Limousin du Québec de Limousin du Canada\t817\u2019 5e Ran9- Ste-Rosalie (Québec) J0H 1X0 5663, Burleigh Crescent S.E., Calgary, Alberta T2H 1Z7\tMonsieur Jérome Poirier TéL: (403) 253-7309 Fax: (403) 253-1704\tTél.(514) 799-4073 m c 73 VA > C 73 m > C X >' < > Z c m 0 C vt 0 m Z H RECHERCHE Sexe, énergie et performances Anne-Marie Christen* et Rodrigue Grégoire* 4i - '',xh \u2019¦ L\u2019engraissement des bovins de boucherie en Amérique du Nord est basé depuis au moins deux décennies sur des régimes à haut niveau de grain et à faible quantité de fourrages; le Québec n\u2019échappe pas à cette pratique.Comme l\u2019augmentation de l\u2019énergie des rations améliore le gain de poids et l'efficacité alimentaire, on s'interroge occasionnellement sur la quantité de grain à ajouter aux fourrages.Une autre préoccupation des engraisseurs est celle des femelles.Celles-ci sont en effet moins populaires dans les Composition des régimes expérimentaux (% M.S.) INGRÉDIENTS\tRÉGIMES DE CROISSANCE (ENG)*\t\t\tRÉGIME DE FINITION (ENG)**\t\t \t0,8 (A)\t0,9 (B)\t1.0(C)\t1,0 (A)\t1,1 (B)\t1,2 (C) Ensilage d\u2019herbe\t79\t67\t54\t47\t36\t26 Orge roulée\t18\t30\t43\t52\t63\t73 T.de canola\t2\t2\t2\t\u2014\t\u2014\t\u2014 Minéral 1\t1\t1\t1\t\u2014\t\u2014\t\u2014 Minéral 2\t\u2014\t\u2014\t\u2014\t1\t1\t1 13,5% de protéine brute 12% de protéine brute Mâles ou femelles, il n\u2019y a pas de différences significatives au niveau de la conversion alimentaire.parcs sous prétexte qu\u2019elles sont moins lourdes que les mâles pour la même durée d\u2019engraissement et qu'elles ont tendance à être trop grasses sans parler des troubles occasionnés par les chaleurs et les vêlages.Ce sont ces interrogations qui ont jeté les bases d\u2019un projet de recherche au Service de la zootechnie à Deschambault visant à clarifier les quatre objectifs suivants: 1.\tComparer les performances des bouvillons mâles castrés et des femelles alimentés avec des rations contenant trois niveaux d\u2019énergie nette de gain.2.\tDéterminer le potentiel nutritif de l\u2019ensilage d\u2019herbe comme fourrage de base pour l\u2019alimentation des bouvillons.3.\tDéterminer la qualité de carcasses de bouvillons recevant divers types de régimes.4.\tDéterminer le programme alimentaire le plus rentable pour l\u2019engraissement des bouvillons mâles et femelles.Meilleur taux de gain avec une ration d\u2019orge plus élevée Les résultats ont démontré que les animaux recevant le traitement C à plus haute énergie ont présenté, dès le début, un meilleur poids vif et un meilleur taux de gain que ceux recevant le traitement A à basse énergie et contenant plus d'ensilage.Les meilleures performances ont donc été proportionnelles au niveau d'énergie nette de gain contenue dans les régimes.Pour la phase croissance 0-24 semaines, le régime C est celui avec lequel les animaux ont enregistré la plus grande prise de poids autant chez les mâles que chez les femelles.Pour la phase de finition, le meilleur gain journalier fut obtenu 14 Bovins du Québec/Mai 1994 RECHERCHE avec le traitement B, suivi du C et du A.Un total de 120 bouvillons croisés de grande ossature ont été utilisés pour cet essai.Le poids moyen des mâles était de 270 kg contre 250 kg pour les femelles.L\u2019alimentation des bouvillons s\u2019est faite durant la période de croissance (0-24 semaines) et de finition (24 semaines-abattage) selon trois programmes alimentaires variant dans leur contenu en énergie nette de gain (tableau 1).Les régimes é-taient servis à volonté sous forme de ration totale mélangée (RTM).Les performances mesurées et calculées sur chaque animal étaient: le gain de poids vif, la consommation d\u2019aliments, la conversion alimentaire, le poids vif à l\u2019abattage, le poids des carcasses éviscérées, le rendement de carcasse, la classification de la carcasse et le rendement en viande.Des mesures de gras dorsal et de surface de l\u2019oeil de longe ont également été prises.Les bovins étaient envoyés à l\u2019abattoir lorsqu\u2019ils atteignaient un poids vif de 580 kg pour les mâles et de 560 kg pour les femelles ainsi qu'un minimum de 4 mm de gras dorsal.Si l'on compare l\u2019ensemble du test d\u2019alimentation, les bouvillons ayant reçu les régimes C et B sont nettement plus lourds et ont un meilleur gain journalier que ceux ayant reçu le régime A (tableau 2).Le poids moyen des mâles a été supérieur à celui des femelles du début à la fin de l\u2019expérience.Les mâles ont terminé l\u2019essai à un poids moyen de 590 kg contre 562 kg pour les femelles.Le gain journalier moyen fut de 1,19 kg pour les mâles contre 1,10 kg pour les femelles.Sexes mélangés, les animaux ont gagné 1,05, 1,19 et 1,21 kg par jour selon qu\u2019ils ont reçu les régimes A, B ou C.Cependant, sur toute la durée du test, les mâles et les femelles ont répondu de façon similaire et linéaire à des différences d\u2019énergie nette de gain (ENG).La durée d\u2019élevage a été de 259, 266 et 278 jours respectivement pour les traitements C, B et A.La durée de la période d'engraissement a été plus réduite chez les mâles, soit de 262 jours comparé à 272 jours pour les femelles.Pas de différence significa* five entre les sexes Sur toute la durée de l\u2019essai, les animaux recevant le régime B ont ingéré le plus d\u2019aliments (2495 kg versus 2427 kg (A) et 2340 kg (C).Le régime C a produit la plus faible ingestion totale d'aliments à cause de la durée plus courte d\u2019engraissement mais également, attribuable à une baisse d\u2019appétit causée par une légère acidose occasionnée par le fort taux d\u2019orge de la ration (73%).En général, les mâles ont consommé 4% de plus que les femelles à cause de leur poids vif plus élevé mais exprimé en pourcentage du poids vif, il n\u2019y a plus de différence entre les sexes.L'augmentation du niveau d\u2019énergie nette des régimes améliore l\u2019efficacité alimentaire, c\u2019est-à-dire permet de réduire les quantités d\u2019aliments requis par kg de gain.Ce sont les bouvillons recevant le traitement C qui ont obtenu la meilleure efficacité alimentaire.Chaque diminution de 0,1 Mcal d\u2019EnG/kg entraîne une baisse d'environ 6% dans l\u2019efficacité alimentaire.La conversion alimentaire des mâles était similaire à celle des femelles respectivement, soit de 7,79 contre 8,08.Lorsqu\u2019on compare les valeurs de conversion énergétique c\u2019est-à-dire ingestion totale d\u2019ENG/gain de poids, on constate que l'efficacité énergétique diminue avec l\u2019augmentation de l\u2019énergie nette de gain des rations (7,47 (A) contre 7,86 (B) contre 8,12 (C) Mcal d'ENG/kg de gain).Les bouvillons sur le régime C sont donc moins efficaces à transformer l\u2019ENG en gain de poids que les bouvillons sur le traitement A.On constate également que l\u2019efficacité énergétique tend à diminuer avec l\u2019augmentation de l\u2019âge des animaux.Les mâles et les femelles ne semblent pas présenter de différences appréciables quant à l'efficacité de leur conversion énergétique (7,64 contre 7,98 pour les femelles).Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter les auteurs.\u2018agronome, M.Sc.Division des bovins de boucherie MAPAQ, Direction des productions animales \u2018agronome, PH.D.Service de la zootechnie Deschambault Performances des mâles et des femelles alimentés selon 3 niveaux d\u2019énergie nette de gain PARAMÈTRES\tRÉGIMES DE CROISSANCE (ENG)\t\t\tRÉGIME DE FINITION (ENG)\t\t \t0.8(A)\t0.9(B)\t1.0 (C)\t1,0 (A)\t1,1 (B)\t1,2 (C) Poids final (kg) mâles\t454 bc
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