La terre de chez nous, 23 juin 1994, jeudi 23 juin 1994
[" lüïMâBffi] mmmkk! Multifoliées Traçantes Trifoliées yWORTHRUP KING______ J L c\tAltRRE^ C CHEZ NOUS\tr \t\t Beaucoup d'oeufs /////# Notre journaliste Rénald Bourgeois accompagnait une délégation de producteurs québécois qui se sont rendus dans l\u2019État du Maine pour visiter la ferme DeCoster.On y produit des oeufs, beaucoup d\u2019oeufs.page 10 Mmtstre Goodafe ////## Même si la Chambre des Communes ajourne pour l\u2019été, les négociations avec les Américains ne prennent pas fin pour autant.textes en pages 6 et 15 H» /////# textes en pages 2 et 14 àJÉM) La récolte de fraises s\u2019annonce bonne.Il y a beaucoup de fraises sur les plants mais la production ne commencera véritablement qu\u2019avec la Salnt-Jean-Baptlste dans la région de Montréal et une semaine plus tard en Mauricle, en Estrie et dans la région de Québec, La trop grande chaleur est la principale menace car elle raccourcit la saison et ralentit l\u2019ardeur des cueilleurs.\\ y* v vn'H»' ikéss ¦.» ¦¦ Wy^ \u2018v H .- v gm COUPURES AU MAPAQ 133 postes et 25 M$ dans les subventions André Bel zi le Les compressions commandées par le dernier budget québécois pourraient signifier des coupures de l\u2019ordre de 25 millions de dollars dans les programmes de subventions agricoles.Elles provoqueront la perte de 133 postes et une réduction du budget de fonctionnement de 9 millions de dollars.Ce sont particulièrement les sièges sociaux du MAPAQ et de ses différents organismes qui seront affectés.Partout on prédit peu d\u2019effets sur la clientèle, si on exclut les \tÉditorial\t4 Opinion rurale\t\t\t5 Tribune des présidents\t5\t \tMAPAQ\t\t\t11 \tMon Nez\t\t\t\t16 \tMarie-Josée\t\t\t17 \tRadio/TV\t\t\t18 \tClassées\t\t.19 à 23 \tMarchés\t\t\t24 \tProductions\t\t\t25 \tAgrométéo\t\t\t\t27 programmes de subventions.C\u2019est ce qui se dégage d\u2019un tour d\u2019horizon de la plupart des organismes du secteur agricole que La Terre de chez nous a fait en début de semaine.Rappelons qu\u2019en mai dernier, lorsqu\u2019il a déposé son budget à l\u2019Assemblée nationale, le ministre André Bourbeau a enclenché l\u2019opération «2-10-30».Les ministères et organismes devaient couper 2% de leurs effectifs, 10% de leur budget de transfert et 30% de leur budget de fonctionnement.Les transferts Le ministre Picotte a reçu une commande globale de réduction des programmes de subventions et devra donc livrer la marchandise pour le réunion du conseil des ministres du 22 juin.C\u2019est alors seulement que les coupures dans les différents programmes seront rendues publiques.Au total, en excluant le secteur des pêches, le MAPAQ et ses organismes administrent cette année des programmes de transfert pour un montant de 466 millions de dollars.À l\u2019heure actuelle, on sait que le budget de transfert du ministère.excluant les organismes comme par exemple la Régie des assurances agricoles ou la Société de financement, devrait diminuer de moins de 10%, donc de moins de 14 millions de dollars.La Société de financement agricole devrait couper 4,3 millions de dollars soit dans son fonds d\u2019assurance prêt, soit dans les primes à l\u2019établissement.Quant à la Régie des assurances agricoles, la commande serait de l\u2019ordre de 10 millions de dollars.En plus, la Société de promotion de l\u2019industrie des courses de chevaux administre un budget de transfert de l\u2019ordre de 10,5 millions de dollars.Le fonctionnement Au ministère, les coupures de personnel et de fonctionnement atteindront 6 millions de dollars sur un budget de 136 millions de dollars.On est loin du 30% commandé par le ministre Bourbeau.Par contre le personnel diminuera de 4,2% au lieu de 2% : 80 Équivalents temps complet sont supprimés.Autant que possible, les régions et les budgets de déplacement en région seront moins coupés que les dépenses qui relèvent du siège social.À la Société de financement agricole, c\u2019est aussi le budget et le personnel du siège social qui est affecté : 90% des coupures de fonctionnement et de personnel y seront faites.À la Régie des assurances agricoles, on économisera 1,5 million de dollars en coupant entre autres 30 postes.À la Commission de protection du territoire agricole, on perd 6,4% des effectifs et les dépenses de voyages sont coupées de 38%.La Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec s\u2019en sort bien avec une coupure représentant seulement 5,4% de son budget et la perte de 3 Équivalents temps complet.Dans tous les organismes, on prédit que la clientèle sera peu ou très peu affectée par ces compressions si on exclut les programmes de transfert.Plusieurs croient même pouvoir atteindre les objectifs d\u2019amélioration du service qu\u2019ils s\u2019étaient fixés avant le budget Bourbeau.11 a été impossible d\u2019obtenir l\u2019information au sujet du Tribunal d\u2019appel en matière de protection du territoire agricole ( budget annuel de 1,5 million de dollars), de la Société de promotion de l\u2019industrie des courses de chevaux (11 millions).¦ On coupera dans le fonds d\u2019assurance prêt ou dans les primes à l\u2019établissement?André Belzile À la Société de financement agricole du Québec, on devait couper 850 (XH)$ dans le budget de fonctionnement et 4.3 millions de dollars dans les budgets de transferts, sur des crédits totaux de 70,3 millions de dollars.La coupure représente donc 7,3% des crédits de la Société.Selon le président de la Société, Michel St-Pierre, dans les dépenses administratives, c\u2019est le siège social de Québec qui a écopé de sorte que les bureaux régionaux sont quasiment intacts.Quant aux programmes de transferts, les coupures auront lieu soit dans le fonds d\u2019assurance prêt soit dans le programme des primes à l'établissement.Les transferts La Société gère essentiellement trois grands programmes de transferts, pour un budget total de 51,3 millions de dollars.Il n\u2019était pas possible de faire de coupure dans la subvention des intérêts qui est totalement tributaire du niveau des taux d\u2019intérêts sur le marché.La compression ne pouvait donc avoir lieu que dans les deux autres programmes : le fonds d\u2019assurance prêt et les primes à l\u2019établissement.Budget i * Le gouvernement verse chaque année des sommes d'argent dans le fonds d\u2019assurance prêt pour rembourser les prêteurs lorsqu\u2019un emprunteurs ne rencontre plus ses obligations.La Société administre aussi le programme de primes à l\u2019établissement qui prévoit le versement de 15 (KM)$ sur trois ans à un jeune qui s'établit.La Société a préparé certaines hypothèses de coupures de ces deux programmes et ce sera au ministre Picotte à choisir une de ces hypothèses.Entretemps, la Société ne prend plus d\u2019engagements dans le programme des primes à l'établissement depuis deux semaines et tant que la décision finale ne sera pas prise.L\u2019administration La Société a dû éliminer l\u2019équivalent de 12 postes à temps complet ce qui a affecté 14 personnes au siège social et une personne en région, sur un effectif total de 355 ETC au 31 mars 1994.Les coupures se répartissent assez également entre les professionnels et le personnel de soutien.Les employés affectés étaient tous des occasionnels ou des temporaires.En plus de perdre peu d\u2019effectif, les régions conservent quasi totalement leur budget de fonction- M.Michel St-Pierre nement, incluant les frais de déplacement pour les employés.Par contre, le siège social à Québec écope de près de 90% de la coupure de 850 000$.Il y aura moins d\u2019employés qui auront moins de budget pour fonctionner (loyer, déplacement, téléphone.).Certains services non essentiels actuellement seront diminués ou abandonnés.Par exemple, le taux de délinquance sur les prêts est faible et donc il y a moins de travail au service du contentieux pour le recouvrement des sommes dues.On y aura donc un avocat de moins.La clientèle Selon Michel St-Pierre, il était essentiel de maintenir le service en région.«Nos conseillers doivent pouvoir con- tinuer à se déplacer et aller voir nos clients.» Et il ne prévoit pas de hausse de délais dans le traitement des demandes : ce délai est de 20 jours actuellement et il devrait demeurer le même.«L\u2019amélioration de nos services informatisés a provoqué une baisse du travail à faire manuellement de sorte qu'on avait besoin de moins de personnel.» Ceci dit, l'exercice n\u2019a pas été facile : «Il a fallu faire en deux mois ce qu\u2019on prévoyait faire en deux ans.Et avec la perte d\u2019employés au siège social, nous n\u2019avons plus de marge de manoeuvre dans certains secteurs.» Néanmoins, Michel St-Pierre croit que la Société de financement agricole du Québec sera quand même capable de bien faire les choses.¦ ***** 4 Pluie de météorites à Pierre Saint-Yves ST-ROBERT \u2014 Les agriculteurs des rangs St-Thomas et Picoudi à St-Robert près de Sorel font une récolte pour le moins inusitée depuis quelques jours.Trois d\u2019entre eux ont rapporté de leur champ des pierres usées, noircies et d'une quinzaine de centimètres de diamètre qui étaient solidement enfouies sous quelques centimètres de terre.Des experts qui les ont analysées ont la certitude que dans la plupart des cas il s\u2019agit de fragments de la météorite qui a fait une entrée fracassante dans le ciel du sud-est de Montréal dans la soirée du 14 juin.Stéphane Forcier, un étudiant de Polytechnique à Montréal, a été le pre- Événements!*] Venir 28 juin, 13h30, réunion d\u2019information re: entente conclue entre le Québec et l'Ontario sur les allocations en 1995, organisée par les syndicats de producteurs de volaille de St-Hyacinthe, St-Jean-Valleyfield, Nicolet et Estrie, au restaurant Chez Ti-Père BBQ, 2995 boul.Laframboise, St-Hyacinthe 4 juillet, 19h00, rencontre pour la mise en place d\u2019une agence de vente du lapin organisée par le Syndicat des producteurs de lapins du Québec, locaux UPA, St-Hyacinthe 6 juillet.I9h00, rencontre pour la mise en place d\u2019une agence de vente du lapin organisée par le Syndicat des producteurs de lapins du Québec, locaux UPA.Québec mier à mettre la main sur l\u2019un de ces débris cosmiques retrouvé dans le champ à quelques dizaines de mètres de la maison familiale.Il avait été aidé par les vaches qui instinctivement s\u2019étaient tournées vers le lieu de l'impact au sol.Un expert de la Commission géologique du Canada dépêché sur les lieux a conclu que la pierre, grosse comme un pamplemousse, était un morceau de la météorite qui s'était désagrégée en faisant son entrée dans l\u2019atmosphère.La pierre aurait l\u2019âge du système solaire c'est-à-dire 4,6 milliards d\u2019années.Elle renferme du fer, du nickel, du magnésium, et des silicates, ce qui explique qu'un aimant y adhère.Trois jours plus tard, Pierre Lali-berté, un producteur de porcs, sarclait son champ de maïs lorsque du haut de son tracteur, il a aperçu un trou d\u2019une quinzaine de centimètres de diamètre duquel il a ressorti une pierre présentant les mêmes caractérisques que le fragment de météorite trouvé chez les Forcier: elle était noircie, d\u2019apparance usée mais semblait avoir été frappée, et retenait un aimant.De plus elle avait été retrouvée dans la même trajectoire que celle découverte par les Forcier.De l\u2019autre côté du rang Picoudi, Réjean Desrosiers, croit en avoir trouvé deux dans son champ de maïs.Au volant de son tracteur il est passé sur un premier trou qu\u2019il n\u2019a pas réussi à retrouvé par la suite.Lorsqu\u2019il a aperçu un second trou, il est descendu de son véhicule pour constater qu'il renfermait une pierre ayant les mêmes caractéristiques que celles de ses voisins.Des astronomes du Comité canadien des météorites lui ont rendu visite le PAGE 2 - TCN, SEMAINE DU 23 AU 29 JUIN 1994 St-Robert lendemain pour examiner sa trouvaille et conclure qu\u2019il s\u2019agissait sans aucun doute d\u2019un autre fragment de la météorite.Un expert de la Commission de géologie du Canada devait à son tour visiter les Laliberté et les Desrosiers pour confirmer cette conclu- sion.Il devait également rencontrer le jeune Forcier pour faire une offre d'achat pour son «débris cosmique».Si comme les spécialistes le disent, la météorite s\u2019est fragmentée en dizaine ou en centaine de morceaux, les résidents vont sans doute se promener pendant quelques semaines le regard fixée au sol dans l\u2019espoir de trouver un autre précieux morceau de ce rocher venu du ciel.¦ La canicule a eu raison du Festival country de Gatineau Colette Duhaime La canicule a eu raison du grand Festival country de Gatineau organisé par la Fédération de l\u2019UPA Outaouais-Laurentides en collaboration avec M.Réjean Major, président fondateur de cette organisation.Quelques milliers de personnes seulement se sont, en effet, rendues sur le site de l'encan de Gatineau où se déroulait la deuxième édition de ce festival qui, espéraient les organisateurs, aurait dû attirer près de 15 000 spectateurs.Il faisait tellement chaud, cependant, que les amateurs ont boudé la fête et même certains spectacles ont dû être annulés ou écourtés à cause de cette chaleur suffocante.Ainsi, les policiers membres du carous-sel de la GRC ont donné une vingtaine de minutes de spectacle seulement alors que celui-ci devait durer une heure.«Les gars et les filles ont eu tellement chaud que certains ont failli tomber sans connaissance» disait d\u2019ailleurs Denis Papin, directeur général de la Fédération.Le rodéo qui devait avoir lieu samedi après-midi a, lui aussi, du être reporté en soirée car les bêtes suffoquaient littéralement sous la chaleur.Des organisateurs s\u2019employaient d\u2019ailleurs à arroser chevaux et boeufs afin de les rafraîchir.Une portion de l'autoroute 50 avait d\u2019ailleurs dû être fermée à la circulation car l\u2019asphalte collait littéralement aux pneus des voitures.Même les vendeurs de popsicle et de crème glacée qui s\u2019attendaient à faire des affaires d\u2019or se plaignaient du peu de monde et pestaient contre la chaleur qui avait repoussé les adeptes du country plutôt que de les attirer.Au moment de mettre sous presse, les organisateurs n\u2019avaient pas encore fait le post mortem de ce festival qui a nécessité des investissements de près de 80 000$ et mobilisé les énergies de nombreuses personnes pendant plusieurs semaines.«C'est sûr qu\u2019il va falloir analyser ce qui s\u2019est passé et prendre les décisions qui s'imposent» disait, lundi, une ancienne productrice agricole qui a passé les quatre jours du festival sur le site mais qui a préféré ne pas être identifiée.¦ La confiance revient dans le secteur agro-alimentaire Denis Lessard QUÉBEC - Trois rapports, trois photos du secteur agro-alimentaire québécois qui tendent à démontrer que la confiance augmente dans le monde rural au Québec.La semaine dernière, avant d\u2019aller serrer les mains de ses collègues à l\u2019Assemblé nationale - et leur confirmer à l'oreille qu'il ne serait pas là aux prochaines élections - le ministre de l'Agriculture, Yvon Picotte, a déposé en Chambre trois rapports annuels d'organismes: le premier rapport de la Société de financement agricole qui remplace l'Office depuis l\u2019an passé, de même que ceux de Soquia et de la CPTA.Dans son message annuel, le président de la Société de financement, Michel St-Pierre constate une «augmentation marquée» des activités de prêts de l\u2019organisme pour 1993-1994.En argent, les prêts ont augmenté de 39 p.cent et atteignent 353 millions $ - le prêt moyen est passé de 61,000 $ à 75.5(H) $.Mais l'élément le plus significatif reste le type de prêt consenti, l\u2019utilisation qui est faite des montants versés.Depuis deux ans.«le financement destiné à consolider des dettes et à restructurer des situations financières connaissait une hausse importante, alors que les investissements d'expansion chutaient».Cette année «l\u2019augmentation de la demande de crédit a été accompagnée d'un déplacement des fins d\u2019utilisation vers des activités qui reflètent la croissance économique et un regain de confiance dans le milieu» constate M.St-Pierre.Aussi 40 p.cent des sommes prêtées étaient des-tinées à l'achat d\u2019une ferme ou à l\u2019agrandissement d'une exploitation existante, soit le double de l\u2019année précédente.Dans trois catégories les investissements sont en croissance: la construction de bâtiment, l\u2019achat de machinerie et celui d'animaux, un renversement par rapport à l'année précédente.Les subventions à l'investissement ont totalisé 21 millions en 1993-1994, une baisse marquée par rapport aux 32 millions de l\u2019année précédente.Elle s\u2019explique toutefois par le fait que les chiffres de 1992-1993 sont artificiellement élevés, Québec avait alors repris en un an le retard accumulé sur le versement de ces subventions.En fait pour l\u2019aide à l\u2019établissement, l'année 1993-1994 est dans la moyenne.Soquia Chez Soquia aussi le président Lucien Biron est passablement rassuré quand à l\u2019avenir du secteur agricole québécois, après les inquiétudes liées aux négociations du GATT.«L\u2019année 1994 s\u2019est amorcée avec un vent d\u2019optimisme dans le secteur agroalimentaire.La hausse des quotas de production dans les secteurs laitier et avicole, de même que les conditions favorables à l\u2019exportation dans le secteur du porc, devraient faire oublier la morosité observée au cours des dernières années» prédit M.Biron.En outre, signale-t-il.la conclusion du GATT en début d'année a «éliminé une grande part d\u2019inquiétude, les producteurs sont maintenant en mesure de planifier et d\u2019exécuter leurs projets d'investissement».En contrôlant mieux ses coûts Soquia a généré un profit de 4.6 millions $ - dont 1.5 vient du Centre d\u2019insémination artificielle- cette année contre 591.000 $ l\u2019année précédente.Les dépenses ont diminué de 3.7 p.cent en trois ans, une période où le chiffre d\u2019affaires des composantes s\u2019est accru de 21 p.cent.Les opérations de Soquia, dont plusieurs éléments devraient être privatisés d'ici un an, ont produit 1 million $ de surplus cette année contre 3.5 l\u2019année précédente.Cette diminution s\u2019explique par le versement d'un dividende de 15 millions $ au principal actionnaire, le gouvernement, en mars 1993, explique-t-on.Soquia a aussi dû prévoir des pertes; 4 millions $ ont du être «provisionnés» pour des faillites apréhendées dans les dossiers de Cofranca, Primonor, Abattoirs Coquelicot et la Société des pêches de Newport.CPTA Finalement dans son rapport annuel 1993-1994, la Commission de protection du territoire agricole révèle avoir reçu 529 plaintes cette année contre 642 pour l\u2019année précédente.On précise que 85 plaintes touchaient l\u2019enlèvement de sol arable, et 50 d'entre elles ont été jugées suffisantes pour ouvrir un dossier d\u2019enquête.51 plaintes visaient des coupes d\u2019érables dans des lots propices à l\u2019exploitation d'une érablière et 17 ont été retenues.En outre 345 plaintes visaient l\u2019utilisation du territoire agricole à des fins autres, sans l'approbation de la CPTA - 101 de ces plaintes visaient des carrières ou des sablières - 188 infractions furent constatées dont 55 touchant des carrières.Dans son message, le président de la CPTA, Bernard Ouimet, souligne que son organisme est à «revoir ses façons de faire et ses procédures» pour «faire face aux nouveaux défis du réalignement de l\u2019appareil de l\u2019État et l\u2019obligation d'offrir un produit de qualité».Le CSRN pour les producteurs d\u2019oignons et de miel » y te Les apiculteurs et les producteurs d'oignons ont jusqu'au 30 juin pour adhérer au Compte de stabilisation du revenu net pour l\u2019année budgétaire 1993.Ces deux spécialités étaient exclues, jusqu\u2019à maintenant, car elles adhéraient au Plan national tripartite de stabilisation des prix.Comme ce n'est plus le cas depuis la fin de la saison 1992, le CSRN leur est maintenant offert.Ceux et celles qui n'auraient pas reçu les formulaires d\u2019adhésion peuvent en faire la demande auprès de l\u2019administration du CSRN en composant le numéro sans frais 1-800-665-2776.R.B On veut fouetter PUPA par la concurrence Andrée Lagacé SILLERY - Le Regroupement des producteurs agricoles (RPA) réclame un amendement à la loi 64.la Loi des producteurs agricoles, afin que PUPA ne soit plus le seul organisme de représentation des agriculteurs du Québec.On veut fouetter l\u2019UPA par de la concurrence et surtout permettre la liberté de représentation et d\u2019association des producteurs agricoles.Une conférence de presse a été con- Interrogé sur les conséquences que peuvent avoir les représentations du mouvement de constesta-tion, M Claude Lafleur, secrétaire général de l\u2019UPA, estime que le mouvement est marginal, qu\u2019il regroupe une minorité d\u2019insatisfaits.«Entre 87 et 90% des producteurs agricoles signent leur carte de membre bien que rien ne les oblige à le faire» tient à préciser le secrétaire qui affirme que le taux d\u2019insatisfaction rapporté par le Regroupement est largement surestimé.Les représentations du Regroupement devant le Comité gouvernemental sur la déréglementation ne voquée mercredi le 15 juin, dans une résidence de Sillery, afin de rendre publiques les revendications que le RPA présentait le même jour au Groupe d'intervention sur la déréglementation.Ce comité, composé de députés libéraux et présidé par Michel Charbonneau.député de Saint-Jean, tient des consultations privées et fait des recommandations au Conseil exécutif du gouvernement.Le mandat du Groupe d\u2019intervention sur la déréglementation relève directement du pre- sentment pas ulcérer les dirigeants outre mesure «puiqu\u2019on ne perçoit pas chez les politiciens le désir de remettre en question la formule Rand» qui accorde le droit aux organisations syndicales reconnues de percevoir les cotisations de tous les membres qu\u2019elles représentent.M.Lafleur invite d\u2019ailleurs les dirigeants du Regroupement à venir rencontrer la nouvelle équipe de l'UPA qui se dit prête à les entendre, elle se dit sensible au discours de groupes minoritaires.F.G.ntier ministre Daniel Johnson.C\u2019est donc une excellente tribune pour le RPA qui conteste l\u2019UPA et les plans conjoints qui mettent en péril la survie des agriculteurs face à l'ouverture des marchés.Le président du RPA, Jean Chalifour, producteur de lait biologique de Lotbinière, estime que le monopole de l\u2019UPA empêche les agriculteurs d\u2019innover et les maintient au rang de simples travailleurs.Selon lui, les syndicats de base n'ont aucun pouvoir et toutes les décisions sont prises par les paliers régional et provincial.À ce sujet, Paul Marcoux, producteur de Ste-Marie de Beauce, raconte qu'il a été exclu comme membre du conseil d\u2019administration de son syndicat de base parce que ses idées étaient contraires au groupe.Il affirme que les revendications de la base sont filtrées par les nombreuses branches de l'organisation.Selon M.Jean-Pierre Varetta, militant de longue date au RPA, l\u2019UPA a perdu le contrôle de son organisation, elle est déconnectée de la réalité et elle s\u2019est fonctionnarisée.Selon le porte-parole du groupe de producteurs dissidents, Me Vincent Pouliot, 100% des consommateurs sont mécontents de l\u2019organisation de la mise en marché des produits agricoles québécois et 75% des agriculteurs n\u2019en sont pas satisfaits.Ces chiffres, faut-il le préciser, s\u2019appuient sur la science du «bon sens».Le RPA défend tout autant les consommateurs à faible revenu, victimes des politiques agricoles protectionnistes qui haussent le prix des aliments québécois.Me Pouliot prétend que le coût des produits agricoles du Québec est plus élevé que dans la province voisine.La dizaine de producteurs présents à la conférence de presse déplore l\u2019uniformisation des normes de qualité des produits qui ne permet pas de valoriser la qualité supérieure et de développer des créneaux de marché spécifiques.Il réclame une déréglementation afin de pouvoir développer des produits de valeur ajoutée qui répondent aux demandes des consommateurs et pour avoir accès aux marchés d\u2019exportation.Ces dissidents de l\u2019UPA sont au nombre de 1000.La cotisation obligatoire de l\u2019UPA limite le recrutement d\u2019autres membres qui doivent débourser un 30$ supplémentaire pour adhérer au RPA.Ce groupe estime que le référendum de 1972 qui a amené à la création de l\u2019UPA ne tient plus puisque le contexte a changé et les agriculteurs qui ont voté à l\u2019époque ne représentent plus que 5 à 10% des producteurs en affaires.La Loi sur les producteurs agricoles ainsi que la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, selon le RPA, ont fait perdre à l\u2019agriculteur son habileté à déterminer son niveau de production, à la diversifier, à produire une qualité supérieure et à dénicher des marchés.L\u2019UPA sensible au discours des minoritaires SEMAINE DU 23 AU 29 JUIN 1994, TCN - PAGE 3 Éditorial Hugues Belzile Une initiative prometteuse Lors de sa récente assemblée annuelle la fédération des producteurs de bois du Québec rendait public un important document portant sur des saines pratiques d\u2019intervention en forêt privée.Ce document définit un projet qui vise à favoriser la mise en valeur de la forêt privée et la récolte de la matière ligneuse, sans pour autant négliger les autres ressources de la forêt tels: la faune, l\u2019eau, le paysage et le sol forestier.Cette importante initiative mérite d\u2019être soulignée et supportée, et cela pour plusieurs raisons.D\u2019abord elle a le support du gouvernement québécois par son ministère des Ressources naturelles.Elle est le fruit du travail et de la réflexion d\u2019une multitude d'intervenants dans toutes les régions du Québec.Des représentants des syndicats de producteurs de bois, des groupements forestiers, du ministère des Ressources naturelles en région, du monde municipal et même de l\u2019industrie forestière dans certaines régions se sont concertés pour réaliser ce document.De plus, le guide définit une sorte d\u2019itinéraire à être suivi par les propriétaires et utilisateurs de cette forêt afin d\u2019en assurer les plus grandes retombées économiques et sociales à court, moyen et long termes.Il contient aussi un résumé des principales obligations légales que doivent respecter les propriétaires forestiers et ceux et celles qui interviennent en forêt privée.Par ailleurs, il se réalise depuis quelques mois une opération pan canadienne visant à établir une certification environnementale des produits de la forêt.Les gouvernements provinciaux participent à ce projet pour ce qui concerne la forêt publique.Il importe que la forêt privée se positionne pour respecter les normes qui seront établies puisque le marché risque de plus en plus d'être réservé aux produits forestiers qui respecteront ces normes.L\u2019obligation de se concerter et de raffermir les outils de mise en marché que sont les plans conjoints devient, de ce fait, impérieuse pour la forêt privée.Le président, Marius Blais, l'a clairement indiqué aux producteurs de bois dans son message à l\u2019assemblée annuelle de la fédération en début de juin.On ne saurait trop insister sur la valeur de telles initiatives porteuses d\u2019espoir pour l\u2019avenir de cette forêt bien sûr, mais aussi et surtout pour ce qu\u2019elle peut générer d\u2019activités économiques pour un grand nombre de communautés rurales au Québec.Les 120 000 propriétaires forestiers ne demandent pas mieux que de voir les diverses ressources existantes sur leurs propriétés, particulièrement la forêt, être mises en valeur et utilisées de façon optimale.Cependant cet engagement doit être supporté par une aide technique et financière de l\u2019État leur permettant de toucher un revenu suffisant en attendant que la forêt ait atteint un niveau de rendement susceptible de les faire vivre de la vente de la matière ligneuse exploitée.L\u2019avenir de certaines régions et de plusieurs municipalités rurales dépend beaucoup de la ressource forêt.Tout effort réalisé dans le but d'assurer son développement et de façon continue doit être solidement appuyé.De ce point de vue, le guide des saines pratiques d\u2019intervention en forêt privée constitue un outil important dont l\u2019utilité et l'efficacité dépendent largement de la volonté des producteurs de bois de l'appliquer de façon systématique.PAGE 4 \u2014 TCN, SEMAINE DU 23 AU 29 JUIN 1994 LE VENT SEPARATISM ARRETEZ ÇA ! VOUS FAITES FUIR LES CAPITAUX ! \u2018tous droits réservés Gaboury et La Terre de chez nous laTerreC?DE CHEZ NOUS^X Fondé en 1929 Tél.(514) 679-0530\tFax (514) 670-4788 éditeur L\u2019Union des producteurs agricoles Directeur: Hugues BELZILE Rédactrice en chef : France GROULX Rédacteur en chef adjoint, responsable des publications spécialisées: Victor LARIVIËRE Rédaction: (514) 670-1417 Responsable de la production: Carole LALANCETTE Directeur de la publicité: Réal LOISEAU Représentants publicitaires: Christian GUINARD, Robert BISSONNETTE, Sylvain JOUBERT Représentant hors Québec: Jacques LONG Tél.Toronto (905) 670-9603 Fax (905) 670-9620 Responsable du tirage: Micheline COURCHESNE Administration: Jocelyne GAREAU Montage La Terre de chez nous Sortie sur tilms: Rive-Sud Typo Service Inc.Impression: Imprimerie Transmag Abonnement: Québec 1 an: 26,89 S 2 ans: 46,72 $ 3 ans: 63,81 S Abonnement hors Canada: 1 an: 100 S Taxe incluse Chèque ou mandat à l\u2019ordre de La Terre de chez nous et adressé au.Service du tirage La Terre de chez nous Maison de l'UPA 555, boul.Roland-Therrien Longueuil (Québec) J4H 3Y9 Où directement au représentant Dépôts légaux: Bibliothèque nationale du Québec -1992 Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0040 - 3830 Enregistrement No 1051 Courrier de deuxième classe États-Unis deuxième classe payé Champlain N-Y Q PINION RURALE < Québec vs Vermont: match nul?Mme Guylaine Gosselin Directrice du service de la recherche économique Fédération des producteurs de lait du Québec En vous confiant la tâche de répondre par un article dans «Le Producteur de lait québécois», à la conférence «La ferme laitière québécoise: US qu'on s'en va?», les administrateurs de la Fédération des producteurs de lait du Québec ont fait perdre temps et argent aux membres qui financent ses opérations.A mon avis, ses talents de communicatrice, d\u2019économiste seraient bien mieux utilisés dans d\u2019autres dossiers.L\u2019étude qui a donné lieu à la conférence en question est pertinente à plusieurs points de vue.Les deux auteurs, conseillers de syndicats de gestion agricole, l\u2019ont réalisée bénévolement à partir des données d\u2019Agritel comparées à des données crédibles des banques du Vermont.Les producteurs de lait n\u2019ont pas dépensé un sou pour obtenir toutes ces informations, c\u2019est rare dans notre structure.Les auteurs n\u2019ont pas d\u2019intérêts directs dans la production, leur point de vue y gagne en objectivité.Dans l\u2019évolution des marchés internationaux, de la libéralisation du commerce, de la concurrence plus vive, ces données nous arrivent au bon moment.Pour une fois la comparaison va au-delà des traditionnels clichés auxquels la FPLQ nous a habitués quand il s\u2019agit, du «misérable» niveau de vie des producteurs laitiers américains, de leur performance, de leur efficacité.Evidemment dans votre article vous contestez certains chiffres des deux économistes.Ça c\u2019est sans doute de bonne guerre, dans votre profession, si l\u2019un dit blanc vous en trouverez deux pour affirmer le contraire.Je n'ai pas la formation, ni les connaissances pour intervenir dans ces éternels débats.Cependant, concernant le taux de change, c\u2019est vrai qu\u2019il nous donne un avantage à court terme.L\u2019industrie laitière canadienne, de la production en passant par la transformation jusqu\u2019à la livraison des produits laitiers, importe énormément d\u2019intrants, d\u2019équipements et fournitures.I'ôt ou tard, nous allons importer l\u2019inflation des pays exportateurs, il faudra payer avec un dollar canadien affaibli, notre coût de production ne peut qu'augmenter.Comment vont réagir les consommateurs?La réaction des administrateurs de la FPLQ et de ses cadres à l\u2019étude en question est typique de l'UPA en général.Tout semble fonctionner selon des principes démocratiques.Pour bien régner, il faut contrôler l\u2019information, le débat est ainsi tué dans l'oeuf.La conférence «La Ferme laitière québécoise: US qu\u2019on s\u2019en va?» a attiré peut-être autant de producteurs de lait que toutes les assemblées des syndicats régionaux et Fédération compris, toutes ces personnes ont reçu l\u2019information, en ont discuté, se sont formées leur propre opinion.Qu\u2019aviez-vous donc à rajouter?Nous sommes des adultes respectueux des principes de liberté chers à notre société, si l\u2019envie d\u2019aller respirer en dehors du cadre parfois étouffant de notre structure nous prend, nous saurons nous passer de votre avis.Je vous prie de recevoir, madame, mes respectueuses salutations Alphonse Pittet Producteur de lait Saint-Tite Toute médaille possède deux faces M.Charles Proulx, président Fédération des producteurs de porcs du Québec Dans Lanaudière.particulièrement sur le territoire de la MRC de Montcalm, tous les intervenants majeurs demandent la réouverture de l\u2019abattoir de St-Esprit.Tous ces intervenants: la municipalité de St-Esprit.la MRC de Montcalm, la Corporation de développement économique de l'Achigan, le comité d\u2019aide au développement de la collectivité Achigan-Montcalm (organisme fédéral), la fédération de l\u2019UPA de Lanaudière ainsi que le Conseil régional de développement de Lanaudière ont déposé d\u2019importants mémoires le 4 mai 94, au cours des audiences tenues par la Régie des marchés agricoles du Québec.Les présidents de ces organismes présentèrent eux-mêmes leurs documents dans lesquels nous retrouvons les raisons qui les motivent à demander la réouverture de cet abattoir.Les «trente-deux», et le syndicat des producteurs de porcs de Lanaudière ne sont pas seuls.Les appuis que nous avons sont incontournables, d\u2019autant plus qu\u2019ils sont renforcés par le soutien de nos députés.il est à noter également que l\u2019intervention de certains représentants d\u2019abattoirs corrobore avec beaucoup d\u2019éloquence le fait que le nouveau système de mise en marché du porc les oblige à affronter des difficultés insurmontables et imprévues.Pour un premier, le système doit devenir de plus en plus adéquat, pour un deuxième, il faut revenir à l\u2019encan avec le prix américain comme minimum et, pour un troisième, ce sera pour lui la fermeture avant un an si le système ne change pas.Et pour nous c\u2019est l\u2019impossibilité de redémarrer l\u2019abattoir de St-Esprit même si nos démarches pour le faire ont été entreprises dès 1991 et ce bien avant le début du nouveau système de mise en marché, système que nous avions critiqué pour bien d\u2019autres raisons.On ne peut qu\u2019espérer que ces problèmes qui rebondissent soient bien analysés et qu\u2019on leur trouve une solution pour le bien de tous.Et enfin, mentionnons qu\u2019il est vain de prétendre que l\u2019ouverture d\u2019un abattoir obligera un autre abattoir à fermer.Ce n\u2019est pas parce qu\u2019une porcherie ouvre qu\u2019elle est la cause de la fermeture d\u2019une autre et pourtant ça arrive.Dans le cas des abattoirs, ça fait également partie de leur vécu.Nous pensons que les audiences de la Régie concernant le projet de la réouverture de l\u2019abattoir de St-Esprit démontrent le sérieux de la région Lanaudière.La production porcine dans notre région est la première en importance en terme de revenu brut à la ferme et c\u2019est pour cela que nous croyons que notre cause est juste et raisonnable.Notre démarche n\u2019est pas dictée uniquement par une question de dollars, qui de toute façon profitera à tous les producteurs et productrices, mais cette démarche est avant tout une question de gros bon sens.Nous espérons des résultats positifs et concrets très prochainement.Arthur Duquette Président Syndicat Montcalm Trbuaedesprésubvts^ Décrochez! Vous croyez que j\u2019encourage le décrochage sco-1 a i r e ?Détrompez-vous car je fais ici allusion au travail sur la ferme! Tout le monde connaît quelqu\u2019un dans son entourage qui est décédé subitement ou dont la vie a perdu tout son sens à cause d\u2019une grave maladie.Quand ça arrive, on se dit que c\u2019est dommage, parce que la personne a trimé dur toute sa vie et ne pourra même pas en profiter.Combien de gens se sont promis de réaliser de grands projets au moment de la retraite mais pour qui le grand jour arrive trop vite?Mes fils travaillant maintenant sur la ferme, il m'est plus facile de partir en vacances avec mon épouse.Personnellement, j\u2019ai toujours rêvé de voyager.Pendant que vous lirez ces lignes je serai, avec Madeleine, quelque part dans l\u2019Ouest canadien.Je me considère bien chanceux parce que j'ai la santé et j\u2019ai la possibilité aujourd\u2019hui de vivre ce merveilleux périple avec celle qui partage ma vie depuis 35 ans.Mais faut-il attendre que nos enfants «maîtrisent» les opérations de l\u2019entreprise pour pouvoir s\u2019esquiver en toute quiétude?Ça supposerait que les jeunes couples soient confinés à passer leurs vacances dans la cour.J'ai réalisé, il y a quelques années toute l\u2019importance de quitter la maison et la ferme pour aller faire un tour.On peut se reposer en prenant une bière autour de la piscine mais on a toujours à l\u2019oeil son entreprise.C\u2019est samedi soir, vous recevez des amis et votre jeune qui vous remplace n\u2019est toujours pas entré de faire le train.Relaxez-vous?Bien sûr que non et dans une situation pareille, moi non plus! Relaxer, de nos jours, n\u2019est pas simple, surtout à ce temps-ci de l'année.On a beau dire qu\u2019en agriculture, on est son propre patron.Dame Nature nous rappelle aisément que c\u2019est elle qui a le dernier mot! On vit plutôt pressé, une raison de plus pour se bloquer du temps pour des loisirs, des sorties ou des vacances durant les périodes d\u2019accalmie, l\u2019hiver, pour beaucoup d\u2019entre nous.Il faut avoir du souffle si on veut courir le reste de l\u2019année.Se faire remplacer n\u2019est pas particulièrement facile.Et si une vache tombait malade me direz-vous?Mais n\u2019arrive-t-il pas aussi qu\u2019une bête meure pendant que vous êtes là?Je me suis déjà fait répondre, en évoquant cette éventualité, que si le pape se remplace, l\u2019agriculteur aussi! Quand on s\u2019établit en agriculture ou même pendant les dix premières années, on n'a pas nécessairement les moyens de se payer des sorties au restaurant ou de s\u2019offrir une semaine de vacances.C\u2019est au couple d\u2019identifier des activités qui vont lui permettre de se changer les idées, de se ressourcer.Ces activités-là sont nécessaires au couple pour se retrouver.On a beau cotoyer son conjoint toute la journée, on n\u2019a pas vraiment le temps de se parler! Se reposer c\u2019est bien, décrocher c\u2019est mieux car cela suppose qu\u2019on s\u2019éloigne physiquement et moralement de son lieu de production.On oublie un moment le travail et son lot de pressions et d\u2019obligations.On fait le plein d\u2019énergie et, généralement, on a hâte de revenir sur la ferme pour poursuivre ses activités.Notre attitude par rapport à l\u2019agriculture sera alors tout autre.Comment espérer transmettre à nos enfants l\u2019amour de la terre et l\u2019envie de prendre la relève s\u2019ils ont l\u2019impression que vivre sur une ferme suppose qu\u2019on ne peut jamais s\u2019en éloigner?Si la qualité de vie est un objectif pour vous et pour votre famille, je vous invite à ne pas perdre de vue vos ambitions et les moyens qui vous permettront de les atteindre.Bon été.Jean-Guy Raymond, président Fédération UPA St-Hyacinthe SEMAINE DU 23 AU 29 JUIN 1994, TCN - PAGE 5 REGROUPEMENT POUR LA COMMERCIALISATION Après 11 mois d\u2019activités, les ventes atteignent 24 M$ Louise Saint-Pierre QUEBEC - Dès l\u2019ouverture de l\u2019assemblée générale annuelle des membres du «Regroupement pour la commercialisation des produits de l'érable du Québec inc.», peu avant 10 heures 30 jeudi dernier à Québec, son président Claude Dubé a indiqué que la rencontre devrait se terminer vers midi et demi, une heure moins quart au plus tard.La première assemblée annuelle de cette corporation formée en mars 1093 aura finalement été levée quelques minutes avant 17 heures.De toute évidence, le rapprochement entre les producteurs acéricoles et les acheteurs de sirop n'est pas chose faite même le président du Regroupement affirmait en début de rencontre «.avoir décelé en cours d\u2019année que chacun avait un plus grand intérêt à travailler de pair.» Sans la moindre réserve, on peut imputer la longue durée de cette assemblée à deux hommes: M.Gary Cappola, un acheteur américain qui a pied à terre en Beauce, et M.David Powell, un avocat de Montréal mandaté par des acheteurs américains membres du Regroupement.Leurs interventions auront finalement amené la majorité des membres présents à rejeter deux des quatre modifications aux règlements proposées par le conseil d\u2019administration.Les discussions avant le vote secret ont paru d'autant plus longues que seuls les administrateurs et le directeur général ont réagi aux propos des deux hommes.Les acheteurs québécois furent des plus discrets.La première résolution suggérée aurait modifié le règlement relatif aux trois catégories de membres actifs: producteurs, acheteurs et membres neutres.Il était en fait suggéré que toute question soumise à l\u2019assemblée soit soumise et tranchée par les membres des catégories acheteurs et producteurs.Si les deux groupes n'étaient pas du même avis, la décision aurait été soumise au vote des neuf membres du conseil d'administration lequel comprend trois représentants de chacun des groupes.Pour MM.Cappola et Powell, les modifications proposées par les administrateurs auraient changé les règles du jeu.«Il serait dangereux de laisser décider ceux qui n\u2019ont pas investi d'argent dans notre industrie.Le Regroupement n\u2019est pas une compagnie publique!,» a lancé M.Cappola avant que M.Powell n\u2019ajoute: «Vous vous êtes dits heureux des résultats obtenus au cours de l'année et du rapprochement constaté entre les producteurs et acheteurs et voilà que vous voulez revenir sur la règle de la majorité, circonscrire ses droits.» La deuxième résolution battue portait sur la nomination des trois membres «neutres« au sein du conseil d\u2019administration.Le règlement en vigueur voulait que ces nominations soient - la première année - du ressort des ministères fédéral et provincial de l\u2019Agriculture et de l\u2019Union des producteurs agricoles pour être ensuite confiées à l\u2019assemblée annuelle des membres.On a vainement souhaité que ces trois membres soient élus à partir d\u2019une liste suggérée par le conseil d\u2019administration ou, encore, par les deux ministères.En bref.Le conseil d\u2019administration du Regroupement compte deux nou- L i>yo V'S Sgi .v*M- wï-l veaux venus.Il s\u2019agit de MM.Guy Bolduc et Robert Saint-Louis.Après élection par les membres-acheteurs, le premier succède à M.Jean-Claude Beaudry alors que M.Saint-Louis prend la relève de M.Richard Gagnon de SOQUIA à titre de membre-neu- tre.Les autres membres du conseil sont: René Arès, Claude Dubé, Paul-Arthur Huot, Stanley Holmes, Pierre Lemieux, Claude Lussier et Jean-Thomas Tremblay.Le successeur de M.Jacques Brulotte au poste de directeur général du Regroupement est M.Jones Sheehan, un Gaspésien connu comme consultant en pêches commerciales.Au moment de la fondation du Regroupement, le ministère québécois de l\u2019Agriculture a «prêté« un de ses fonctionnaires pour le diriger.Officiellement, M.Brulotte quitte son poste au début du mois de septembre.Fort satisfait du travail accompli par cet homme, le Regroupement a demandé au ministère de pouvoir le garder en poste quelques mois de plus; le temps de bien initier M.Sheehan à ses tâches.Peu après la présentation des états financiers, un Américain membre-acheteur a suggéré qu\u2019on téléphone au premier ministre Daniel Johnson pour lui suggérer de nommer Jacques Brulotte au poste de sous-ministre en titre au ministère des Finances.Il a ainsi voulu souligner le «bon travail d\u2019administrateur« de ce haut-fonctionnaire d\u2019expérience.Précisons que le Regroupement a terminé - au 31 mars dernier - ses onze premiers mois d\u2019opération avec un excédent de près de 10 millions de dollars.Il a réalisé près de 24 millions de dollars de ventes.Les frais d\u2019adhésion au Regroupement sont de 1 000$ par membre, leur cotisation annuelle est de 500$.Aux 26 membres-acheteurs du départ, il s\u2019est ajouté un nouveau venu au cours de la dernière année.Le Regroupement compte donc 33 membres, si on inclut les trois représentants de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec et les membres neutres qui siègent au conseil d'administration.¦ FIN DE SESSION À OTTAWA L\u2019agriculture canadienne se cherche Réjean Paulin Collaboration spéciale OTTAWA - L\u2019industrie agricole sait qu\u2019elle devra se transformer profondément pour survivre aux nouvelles règles du commerce international.Si les six premiers mois de travaux parlementaires du gouvernement Chrétien permettent de faire cette constatation, ils nous laissent sur notre faim quant aux moyens à prendre pour réaliser cette transformation.Le nouveau GATT La réflexion se poursuit sur l\u2019adaptation du secteur agricole aux nouvelles règles du commerce international, mais elle se heurte à un écueil de taille.Ottawa ne sait pas encore exactement ce que seront ces nouvelles règles.Les américains soutiennent toujours que l\u2019ALENA passe avant le GATT, ce que le fédéral conteste.Il faudra probablement qu\u2019un tribunal tranche la question avant qu\u2019Agriculture Canada puisse voir clair dans tout ça.Une autre question toujours sans réponse, qui a hanté le ministre de l'agriculture Ralph Goodale tout au long de cette première session, c\u2019est l'issue des négociations canado-améri-caines sur le commerce céréalier et les tarifs sur la crème glacée et le yaourt, négociations qui sont au point mort.L\u2019hiver dernier, le porte-parole du Bloc Québécois en matière agricole.Jean-Paul Marchand, demandait en Chambre si la gestion de l\u2019offre ne serait pas compromise par ces négociations.À cela, Ralph Goodale répondait qu\u2019il s\u2019agissait «d\u2019hypothèses non fondées», inspirées « des spéculations des médias».Mais il n\u2019est toujours pas en mesure de rassurer l\u2019industrie.Le soutien du revenu Agriculture Canada ne voit pas encore très clair, non plus, au chapitre du soutien du revenu .Là encore les nouvelles règles du commerce international vont jouer.Le dernier budget faisait état de la refonte des programmes de soutien de revenu forcée par les nouvelles règles du commerce international.Pour le moment, seul l\u2019objectif est clair.Cette révision visera à diversifier l\u2019industrie, au niveau des productions animales et végétales notamment, et à amener les producteurs à mieux suivre les conditions du marché pour prendre leurs décisions.Quant aux moyens à prendre pour y parvenir, le gouvernement les cherche encore.Ce qui est à peu près certain, c\u2019est que les offices de commercialisation et les programmes de soutien du revenu, tels qu\u2019on les connaît actuellement, seront sans doute méconnaissables quand Agriculture Canada les aura adaptés aux nouvelles règles du commerce international.Contrecoups financiers Mais les changements qui s\u2019annoncent ne seront probablement pas d\u2019ordre structurel seulement.Les agriculteurs vont les sentir jusque dans leur porte feuille.L\u2019enveloppe consacrée au soutien du revenu sera moins généreuse qu\u2019avant, si l\u2019on écoute les propos du ministre Goodale.OTTAWA -L\u2019accession inattendue du Bloc Québécois au titre d\u2019Opposition officielle n\u2019aura pas seulement pris les réformistes ou les libéraux par surprise.Elle aura changé radicalement le visage linguistique de la Chambre des Communes.Plus que jamais, on se sert du français à Ottawa.C\u2019est parce que les députés du Bloc interviennent presque toujours en français, soit quand ils présentent une motion, ou quand ils interpellent un ministre lors de la période de question, qui a lieu en après-midi, à tous les jours.Lucien Bouchard qui ouvre la période de question en s\u2019adressant à Jean Chrétien en français qui répond Quelques jours après avoir annoncé la refonte du soutien du revenu devant un groupe d\u2019agriculteurs au Manitoba, au début du printemps, il admettait que les crédits destinés à ces programmes seront probablement réduits.«Ils pourraient être plus hauts ou plus bas, mais dans l\u2019état actuel de nos finances, il risque d\u2019y avoir moins d\u2019argent» avait-il dit.Le ministre Goodale participera en juillet, à la rencontre annuelle des ministres de l\u2019agriculture à Winnipeg.Il ne faut s\u2019attendre à ce que cette rencontre soit fertile en décision concrète.Au mieux, il précisera l\u2019orientation que doit prendre le secteur agricole car Agriculture Canada est encore en train de prendre le pouls du marché mondial.en français à son tour.Autre phénomène, une trentaine de bloquâtes ne parlant pas l\u2019anglais, la plupart d\u2019entre eux s\u2019expriment toujours dans la langue de Molière, contrairement aux députés bilingues des autres partis qui vont alterner.Il faut souligner également que c\u2019est la première fois dans toute l\u2019histoire du pays que seuls des députés québécois et francophones forment l\u2019Opposition officielle.À ce titre, le Bloc Québécois dispose de budgets de recherche supérieurs à ceux du Parti Réformiste, en plus d\u2019avoir le privilège d\u2019intervenir plus souvent aux Communes.R.P.Le visage linguistique de la Chambre des Communes a changé radicalement PAGE 6 - TCN, SEMAINE DU 23 AU 29 JUIN 1994 Qhromque $g \u2022JOYIN.AGE mm -f, *# x-i Louise Saint-Pierre Une maladie toujours présente Scion la Direction de la santé animale du ministère québécois de l'Agriculture, la diarrhée virale bovine (bvd) aurait été diagnostiquée dans 45 fermes bovines au cours des trois premiers mois de la présente année, soit 32 ateliers de veaux lourds.11 fermes laitières, un parc d'engraissement et un élevage vache-veau.La présence encore réelle de cette maladie a amené le ministère de l\u2019Agriculture à tenir, depuis la mi-juin, des assemblées d'information dans les diverses régions du Québec à l'intention des producteurs de bovins et de lait.Une période de l'année qui n'est malheureusement guère propice pour des réunions! *** Identification permanente La Fédération des producteurs de bovins du Québec bénéficie d\u2019une aide financière (en vertu de l\u2019entente Canada/Québec) pour réaliser un projet de recherche sur l'indentification permanente des bovins.Ce travail de recherche se fait avec des étiquettes «à code à barres» et «à puce électronique» posées à l'une des oreilles de bouvillons d'abattage et de veaux lourds de quelques fermes situées dans les environs de Montréal.Un projet similaire se déroule dans la région de l'Ou-taouais sur des fermes de veaux d'embouche.11 y a déjà longtemps que l'étiquet-tage des animaux est réclamée.Les pressions se sont accentuées quand la diarrhé virale bovine a connu une recrudescence en 1992/93.Le présence d'une étiquette à l\u2019oreille permettrait, entre autres, de voir à l'arrivée d'un veau s\u2019il a déjà fait l'objet d'une vente.*** Mise en garde Cette année encore, le ministère québécois de l\u2019Agriculture invite les consommateurs à faire la guerre aux bactéries qui se cachent dans le boeuf haché.On dit que la chaleur de l\u2019été permet à certaines bactéries de s\u2019y faufiler pour provoquer la colite hémorragique.Communément appelée la «maladie du hamburger», cette bactérie peut avoir des conséquences graves surtout si la personne atteinte est très jeune, âgée ou déjà malade.Les CHRONQU SYNHCMf < St-Hyacinthe Planification en milieu rural Les Fédérations de l'UPA de Saint-Hyacinthe et de Saint-Jean-Val-leyfield participent à un comité technique sur la planification en milieu rural.Ce comité a été initié par l\u2019Association des aménagistes régionaux du Québec, section Montérégie, suite à une rencontre avec des intervenants du milieu sur la protection du territoire agricole.Les autres participants au comité sont des représentants du ministère de l'Agriculture, des Affaires municipales, de la Commission de la protection du territoire agricole et des aménagistes de MRC présentes en Montérégie.Le comité a entre autres pour objectif d\u2019explorer des scénarios et cerner la problématique relativement à des dossiers de l'aménagement du territoire.Le comité a analysé les dossiers portant sur le phénomène des fermettes, l'extraction des matières premières (carrières, gravières et sablières), le développement linéaire ou concentré, la voirie locale et la capacité portante des ponts, les droits acquis en matière de zonage agricole, les usages autres qu'agricoles en zone agricole, les vitrines le long des autoroutes en zone agricole ainsi que les commerces et les industries dans le prolongement immédiat des périmètres d\u2019urbanisation.Chacun des dossiers comportent une mise en contexte, la problématique d'aménagement du territoire, des critères de planification de l'utilisation du sol et des moyens d\u2019intervention.BVD: date limite, 30 juin Un simple rappel aux producteurs de veaux de lait et de grain qui ont été affectés par le virus du BVD: ils ont jusqu\u2019au 30 juin pour passer à leur bureau de renseignements agricoles pour obtenir leur aide financière du MAPAQ.ENTREPOT DE LAINE La Coopérative canadienne des producteurs de laine est heureuse d'annoncer un nouveau dépôt pour les producteurs et productrices du Bas St-Laurent et de la Gaspésie.Le dépôt sera situé à : La Ferme du trèfle d'or inc.38, Cenellier est, Trinitè-des-Monts (Québec) GOK 1BO I Les balles de laine devront être clairement identifiées au nom de chaque producteur.I Pour toute livraison, veuillez contacter au préalable Roger ou Diane au numéro I I (418) 779-2100 (de 8 hres à 16 hres du lundi au vendredi).|\tCanadian Co-operative Wool Growers Ltée 142, Franktown Rd, P.O.Box 130, Carleton Place, Ontario, K7C 3P3 Tél.: (613) 257-2714 Fax.: (613) 257-8896 symptômes qu'elle provoque apparaissent de deux à dix jours après la consommation de la viande contaminée: de fortes douleurs abdominales sont suivies de diarrhée sanguignolante.On peut y associer des nausées, des vomissements et même de la fièvre.Le ministère conseille fortement de réfrigérer le boeuf haché le plus tôt possible après son achat, de toujours le décongeler au réfrigérateur et non sur le comptoir.Il ajoute l\u2019importance de s'abstenir en tout temps de consommer du boeuf haché cru.«Les épices et les condiments ne détruisent pas les bactéries!» précise-t-on.Pour obtenir plus d'information sur le sujet, il suffit de composer le 1-800-463-5023.*** Les rots des bovins Le gouvernement américain a versé 500 000$ pour la poursuite d'une recherche devant déterminer si les rots des bovins ont une influence sur la couche d\u2019ozone.Voilà trois ans, une première étude au coût de 300 000$ a été menée dans l\u2019état de Washington.Pour la prochaine recherche dirigée par des chercheurs de l'Université de l\u2019Utah, on isolera un troupeau équipé de détecteurs d\u2019haleine devant permettre de mesurer le taux de méthane dégagé par les bovins pendant la rumination.Certains scientifiques estiment que les bovins pourraient être responsables de 20% des émissions de méthane, lesquelles contribuent à l'effet de serre.*** Augmentation des exportations Les exportations canadiennes de boeuf augmentent; elles représentaient plus de 36% de toutes les exportations de viande en 1993.Les États-Unis constituent le principal marché du boeuf canadien.Le Japon et Cuba ont été les deux seuls autres pays importateurs de cette viande.Mais au cours de deux premiers mois de la présente année, on en aurait déjà exporté en Corée.A l\u2019échelle provinciale, l'Alberta vient en tête avec 49,4% des exportations.Elle devance de beaucoup l'Ontario et le Québec qui occupent respectivement 24.5% et 18.8% du marché des exportations de la viande bovine.Frais d\u2019administration La Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec a récemment autorisé la Fédération des producteurs de bovins à retirer un maximum de 73 880$ du Fonds de garantie de paiement pour défrayer ses coûts d'administration en 1994.C'est à la demande de cet organisme para-gouvernemental que la Fédération a présenté le budget d\u2019opération de ce Fonds aux producteurs délégués à son assemblée générale d\u2019avril dernier.Pour l\u2019année en cours, la Fédération prévoit être en mesure de prélever un peu plus de 270 000$ des différents types de producteurs.C\u2019est donc plus de 25% des revenus prévus qui serviront à l\u2019administration de ce fonds.\u2022Transport, TPS et TVP en sus.Produit du Québec BÂTIMENT SPÉCIAL SUR BÂTIMENTS ARCH I DROME DIMENSION JAUGE PORTE\tPRIX 26\u2019X 40'X 12\u2019\t22 12'X 9' 0\"\t5 200$' 30'X 50 X14'\t22 12\u2019 X12\u2019 6\"\t6 800$' 40\u2019X 80'X 18\u2019\t20 18\u2019X 14\u20197\u201d 12 600$' Plusieurs modèles disponibles gHIdilîl-Mi LA CORPORATION D\u2019ACIER UNGAVA USC LTÉE 3100, boul.Losch, Saint-Hubert (Québec) Téléphone : (514) 678-4444\tTélécopieur : (514) 678-4441 SEMAINE DU 23 AU 29 JUIN 1994, TCN - PAGE 7 449 10^3999 Le Centre de développement, un pivot pour l\u2019industrie porcine Jean-Charles Gagné BÉCANCOUR - La construction d'une porcherie de testage, à Deschambault, passera sans doute à l'histoire comme la première réalisation du jeune Centre de développement du porc du Québec.Mais la centaine de personnes qui ont assisté à l'assemblée générale annuelle du 9 juin 1994 ont pu constater que ce Centre, qui gère les programmes et les employés transférés du MAPAQ depuis le 9 août 1993 seulement, constitue un pivot de l'industrie porcine.Le président de la Société des éleveurs de porcs du Québec, M.André Auger, a été élu à la présidence du Centre en remplacement de M.Laurent Pellerin qui n'a pas sollicité d'autre mandat.La vice-présidence du conseil d\u2019administration du Centre sera assumée par M.Charles Proulx, président de la Fédération des producteurs de porcs du Québec.MM.Maurice Lapalme, de la coopérative Fédérée de Québec.Marc Landry, de l'Association professionnelle des meuniers du Québec et Yvan Savoie, du MAPAQ, constituent les autres membres de l'exécutif.Des réalisations enviables M.Serge Lebeau.directeur général du CDPQ, n'a certes pas manqué de souligner le dépassement, par l'industrie, des objectifs de la campagne de souscription relative à la porcherie de testage de Deschambault qui nécessite un investissement de l\u2019ordre de 500 000$.Cette porcherie est nécessaire à l'application du Programme d\u2019évaluation des porcs commerciaux (PEPC).l\u2019un des quatre programmes transférés par le MAPAQ.Les quelque 6 000 tests effectués dans le cadre du Programme d\u2019évaluation génétique (PEG) pour dépister le gène halothane, responsable du syndrome du porc stressé, occupent toutefois une place de choix dans*es autres réalisations qu'il a relevées.Une rapide plongée dans les autres activités du Centre permet de constater qu'il a participé à l\u2019élaboration d\u2019un programme de gestion sanitaire des centres d'insémination artificielle commerciaux auquel adhèrent tant le Centre d\u2019insémination porcine du Québec que les centres d\u2019amélioration génétique porcins de Saint-Valérien et de Saint-Jacques.Une enquête du Centre a mis en évidence les lacunes importantes chez un bon nombre des élevages du Programme vétérinaire de santé porcine (PVSP).Le Centre a aussi prodigué de judicieux conseils en matière de modification ou de construction de bâtiments, d\u2019utilisation de nouvelles techniques dont certaines sont d'ailleurs à l'essai (conduite en bande aux trois semaines, trémies-abreuvoirs à une place, conduits de recirculation d'air, cages à gestation intégrées à de nouveaux plans, litière mince, etc.).Lors de l'assemblée générale, le Centre recherche des partenaires intéressés à participer au comité sur l\u2019alimentation et la nutrition qu\u2019il entend mettre prochainement sur pied.Le Centre devrait fournir en cours d\u2019année les résultats d\u2019études en M.A.Auger li \u2022 cours sur les impacts économiques et financiers de l\u2019insémination artificielle par rapport à la saillie naturelle, sur les besoins des producteurs de porcs québécois en matière de gestion technico-économique et financière ainsi que sur la position concurrentielle du secteur porcin québécois.rj ^ v\\ g La situation financière du Centre est saine, estime M.Lebeau.qui ne s\u2019emballe pas pour autant les importants déboursés à venir pour la refonte du système informatique, notamment.M.S.Lebeau L\u2019état des résultats pour l\u2019exercice terminé le 31 mars 1994 indique un excédent de 198 ()()()$ sur des revenus de 1,7 million dont 70% résultent du transfert de programmes du MAPAQ.Le casino porcin (225 ()()()$).Agriculture Canada (118 000$) et la Fédération des producteurs de porcs du Québec (82 000$) ont constitué les autres bailleurs de fonds principaux du Centre.¦ G HRONIQUES SYNDICALES Fédération des syndicats de gestion agricole du Québec Un nouveau président Michel Chassé de Baie-du-Fèbvre près de Nicolet a été élu à la présidence de la Fédération lors de la Agent d\u2019abonnement M.Maurice Tremblay, dont la photo apparaît ci-dessus, est le représentant autorisé pour la vente d\u2019abonnement à Lu Terre de chez nous, dans la région du Saguenay - Lac St-Jean.Nous espérons qu\u2019il recevra un accueil favorable et qu'on voudra profiter de son passage pour s\u2019abonner ou renouveler son abonnement à Lu Terre de chez nous.laTerre(7 DE CHEZ NOUS^A dernière assemblée générale annuelle.11 succède à France Lamonde qui a occupé cette fonction pendant deux ans.M.Chassé exploite une ferme laitière de 80 têtes depuis 1978.En plus d\u2019une formation agricole acquise à l'Institut de technologie agricole de St-Hyacinthe (1975-77), il détient un baccalauréat en génagogic et un certificat en gestion des ressources humaines de l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières (1985-90).Membre fondateur du Syndicat de gestion Nicolet-Ya-maska, le deuxième à être fondé au Québec, il en a été le secrétaire (1978-80), puis le président (1981-85).Plus tard, il assumait la présidence de l\u2019Union régionale des SGA Nicolet-Mauricie (1991-94).Parallèlement à cette fonction, il siège à la Fédération de PUPA de Nicolet à titre de 2ième vice-président du Conseil exécutif (89-94).Les autres membres du conseil d\u2019administration de la Fédération sont Jean-Charles Blais à la vice-présidence, Carole Brochu-Dumont, Luc Duplessis, Pierre Lagacé, Jocelyn Meilleur, Régis Tremblay, Pierre Vachon et Roger Vannod.Les outils des SGA et le service ponctuel Les délégués à la dernière assemblée générale annuelle de la Fédération ont débattu plusieurs résolutions concernant l\u2019utilisation des données des membres des SGA et d\u2019A grit el-conseil, le logiciel d\u2019analyse utilisé dans les SGA, pour offrir des services ponctuels à des non-membres.Afin de conserver le contrôle des outils des SGA et de maintenir la qualité des données recueillies et des résultats produits, il a été résolu de réserver l\u2019utilisation d\u2019Agritel-con-seil au personnel des SGA, incluant les personnes à l\u2019emploi de regrou- pements de SGA ou engagées pour offrir du service ponctuel suite à des ententes conclues entre des SGA et l\u2019UPA.11 a aussi été convenu de n'imposer aucune restriction à l\u2019utilisation d\u2019Agritel-conseil par les conseillers, comme outil de travail, même s\u2019il n\u2019y a pas de diffusion de rapports au client.Les délégués ont accepté qu'Agri-tel-conseil soit utilisé pour la production et la diffusion de rapports à des non-membres à la condition que la collecte des données soit complète et rigoureuse.Cependant, l\u2019analyse de groupe demeurera un outil réservé aux membres des SGA et par conséquent, il a été résolu de ne pas donner accès aux non-membres à des rapports d\u2019analyse qui compareraient leurs chiffres avec des moyennes de groupe du ou des SGA.Les délégués ont cependant refusé de fixer provincialement le prix des rapports produits par Agritel-con-seil.Ils ont préféré laisser à chaque région le soin d\u2019établir cette tarification en même temps que celle élaborée pour le service ponctuel.Enfin, il a été décidé que l\u2019abonnement et l\u2019accès à la banque de données Agritel soient réservés aux organismes publics et aux institutions tels les gouvernements, l\u2019UPA, les universités, les maisons d\u2019enseignement et que l\u2019utilisation soit limitée à des études ou des travaux d'intérêt public.Autres résolutions Les délégués ont résolu d\u2019établir le contenu de la politique de gestion des ressources humaines pour une période minimum de trois (3) ans, et ce dès la mise à jour qui sera faite après les consultations de 1994.Les délégués ont décidé d\u2019appliquer aux administrateurs de la Fédération le code de déontologie de l\u2019UPA.On a demandé au Conseil d\u2019administration de donner la priorité au service aux conseillers et d'apporter les modifications requises sur Agritel-conseil pour que cet outil réponde aux besoins des différentes productions el plus particulièrement à ceux des producteurs de porcs.Les délégués ont demandé des améliorations au programme d'aide aux SGA dont l\u2019application pose des difficultés à certains endroits.Ils ont demandé que la Fédération fasse pression pour que l\u2019aide financière soit versée à tous les deux mois.Ils ont également demandé que la bonification accordée à la relève s\u2019applique dans le cas d\u2019un établissement sur une entreprise déjà membre d\u2019un SGA, même si le nouveau partenaire n\u2019acquiert qu\u2019une partie des actifs de l\u2019entreprise (établissement graduel).Promotion de la comptabilité de gestion Le groupe GEAGRI a entrepris une campagne de sensibilisation qui vise à renseigner les agriculteurs et les agricultrices sur les avantages de l\u2019utilisation de la comptabilité à des fins de gestion.Cette campagne, menée sur le thème «J'ai des chiffres pour agir», a débuté par le lancement d'une publication encartée dans Lu Terre de chez nous et d\u2019un numéro de téléphone 800.D'autres moyens sont prévus: entre autres, de l'affichage, des rencontres en ateliers et des chroniques dans des revues spécialisées.L\u2019assemblée générale de la Fédération a donné son accord pour que les SGA s\u2019impliquent dans cette campagne, plus particulièrement en participant à des ateliers d'information et de discussion qui se tiendront à l'automne.¦ PAGE 8 - TCN, SEMAINE DU 23 AU 29 JUIN 1994 L'EXPO-CONGRES 1994 TOUT UN SUCCÈS ! avec ses 20 % d'augmentation des visiteurs Les 25 et 26 mai dernier avait lieu la 16e édition de l'Expo-Congrès du Porc à l'Auberge des Seigneurs de Saint-Hyacinthe, sans aucun doute LE RENDEZ-VOUS de l'industrie porcine au Québec Un Gala ! Le Cala du Mérite a été l\u2019occasion de souligner l'excellence des producteurs et productrices s'étant particulièrement distingués au cours de la dernière année, voici d'ailleurs les gagnants.Concours ferme porcine de l'année Grand gagnant : Ferme Magella Duclos et Carole Turgeon Saint- Gilles-de-Lotbinière (photo ) \u2014?Finalistes : Ferme Sylvio Blais et Nancy Bêty Saint-Cyrille-de-Wendover CT-29 Concours indice de qualité Agromex-Ferme Henryville (de 225 à 2 000 porcs) Saint-Hyacinthe Ferme A et L Tétreault (de 2 001 à 4 000 porcs) Ange-Gardien Ferme 29473717 Québec inc (4 001 porcs et plus) Maskinongé Concours strate de poids Ferme Audet et Frères (de 225 à 2 000 porcs) Honfleur Ferme Horizon de Coaticook inc.(de 2 001 à 4 000 porcs) Coaticook OOORP \u2022«A «frtjK Tout le monde gagne ! La soirée s'est continuée au rythme de Las Vegas et Montréal, avec une excitante soirée CASINO ! Ferme Gérard et Marie Charbonneau inc.Saint-Charles-de-Bellechasse Ferme Robert et Thérèse Borduas Ange-Gardien Ferme La Villa du porc Enr.Saint-Nazaire-d'Acton Des conférenciers réputés ! Plusieurs centaines de visiteurs ont participé au deux matinées conférences.Au nom du comité organisateur ! MerCi et à l'an prochain ! SEMAINE DU 23 AU 29 JUIN 1994, TCN - PAGE 9 Des exposants de qualité ! En tout, plus de 220 kiosques représentant tous les secteurs de l'industrie.Des invités de marque ! Parmi les 700 convives qui ont assisté au Gala du Mérite de l'industrie Porcine, certaines personnalités de marque nous ont honoré de leur présence.Parmi ceux-ci M.Yvon Picotte, ministre de l'agriculture du Québec.Ferme Paul Lavoie et Fils(4 001 porcs et plus) Saint-Pascal Concours indice de potentiel génétique de l'année Elevages Cedle et Sylvain Gaudreau (race hampshire) Farnham Ferme Jocelyn Fafard Enr.(race Duroc) Saint-Edmond Élevages Cécile et Sylvain Gaudreau (race Landrace) Farnham Ferme Luc et Estelle Forget Inc.(race Yorkshire) Saint-Jacques Concours Cochons Zélés (exposants) Shur-Gain (alimentation) Pfizer Canada Inc.(santé animale) Godro Inc.(équipements) S.E.P.Q.(services) Concours combinaison chanceuse Ferme Pordor Inc.Saint-Isidore (crédit voyage del 500 $) Reportage\t\u2014 FERME DECOSTER De 125 à 8 millions de pondeuses V Les poulaillers et le poste de classification Rénald Bourgeois M.Austin «Jack» DcCoster.de Turner dans le Maine, avait 14 ans quand mourrut son père en 1949.Ce dernier lui laissait 125 poules en héritage.Quarante-cinq ans plus lard, il en élève près de 8.5 millions dont 5.5 dans le Maine et le reste en Iowa.Et ce n'est pas fini, il poursuit son développement en Iowa et se diversifie dans le porc, nouvelle production de prédilection des gros producteurs américains.Il s'est obstiné malgré les avis contraires des parents et amis qui lui disaient qu'il perdrait tout.Il était déterminé et continuait à grossir son troupeau.Il continue toujours et devrait avoir 11 millions de poules en production dans trois ans si les conditions sont favorables.La Fédération des producteurs d'oeufs de consommation avait organisé, au début de juin, une visite de la M.Doucas Goranites, directeur général des opérations de la ferme DeCoster au Maine r iiC ferme située à quelque 2(X) kilomètres de Lac-Mégantic par la route 27.Le groupe était composé de 65 personnes, producteurs et gens de l'industrie.A Turner, petite municipalité près de Lewiston et Portland, la DeCoster Egg Farms possède sept complexes avicoles abritant entre 620 000 et 700 000 poules, et un dernier, plus récent, de 1,1 million de poules, de race Leghorn pour la plupart, donc produisant des oeufs bruns.Sept de ces complexes sont localisés sur la ferme principale de 1300 acres, plantée au milieu de la forêt.Le huitième et la meunerie sont à 12 kilomètres, près de la voie ferrée qui approvisionne cette dernière en céréales.Du point de vue technique, que ce soit l\u2019équipement, les bâtiments ou les performances d\u2019élevage, il n\u2019y a pas de grande différence avec ce qui se fait au Québec.Plusieurs des visiteurs étaient même d\u2019avis qu\u2019ils produisaient plus efficacement, dans leurs petits poulaillers.La moyenne de poules par éleveur est de quelque 20 000 au Québec et le plus gros producteur dépasse à peine 300 (XX).La différence radicale vient du gigantisme de la ferme et de la concentration.Chaque complexe comporte six à dix bâtiments d\u2019élevage et un poste de classification.Les oeufs sont dirigés automatiquement par un système de courroies vers la classification et sont emballés le jour même et expédiés ou placés dans l\u2019un des deux entrepôts réfrigérés.La ferme emballe sous plusieurs marques.A l\u2019évidence, DeCoster.comme les autres gros producteurs américains, réalise des économies par l\u2019intégration des opérations.Les moulées sont fabriquées et transportées directement aux poulaillers par des camions qui font la navette.La meunerie, spécialisée dans la moulée de ponte, produit hebdomadairement 4000 tonnes de moulée.Un couvoir d\u2019une capacité annuelle de cinq millions de poussins approvisionne la ferme.Les oeufs d'incubation sont produits à contrat par des fermes des environs.Les salaires payés aux ouvriers agricoles.principalement d\u2019origine mexicaine, sont de 4,25$ l'heure.Ils sont Rénald Bourgeois À sa deuxième année d'existence, la Fondation des gouverneurs du Centre de recherche et de développement sur les aliments de Saint-Hyacinthe se prépare à réaliser un investissement majeur en construisant un Pavillon de l\u2019industrie alimentaire.Situé sur le terrain du Centre, le Pavillon servira principalement à la formation et comme centre d\u2019affaires.Il nécessitera un investissement de quatre millions de dollars et permettra continuer de développer le réseau de partenaires du Centre dans le domaine alimentaire.Le Pavillon permettra de faciliter les contacts entre les gouvernements et les industries en offrant de la formation industrielle, une vitrine pour la promotion de tous les produits et services de l\u2019industrie et des organismes publics.Les plans sont terminés.Le Pavillon disposera de 1920 mètres carrés et pourra accueillir entre 180«et 200 personnes.Les principaux partenaires qui le désirent pourront y louer des bureaux.Il y aura une salle d\u2019exposition de 25 vitrines.un amphithéâtre de 60 places et 6 salles de réunions de 20 places.Enfin, le Service des communications et du transfert technologique du Centre s'y établira.La Fondation travaille actuellement à l\u2019élaboration du plan de financement et du budget d\u2019opération.logés dans des roulottes sur la ferme et travaillent de longues heures, entre S0 et 90 heures par semaine, à leur demande, précise le gérant de la ferme.Il faut leur permettre de travailler autant qu'ils veulent sinon ils nous quitteraient, continue-t-il.L'ensemble des opérations, meunerie, couvoir.poulaillers, classification, entretien, transport, occupe entre 3(X) et 320 personnes.La DeCoster Egg Farms possède plus de poules que tous les éleveurs commerciaux au Québec.Ces derniers en ont trois millions répartis entre 145 producteurs.L'industrie avicole québécoise est basée sur la ferme familiale qui fournit les capitaux et le travail.DeCoster connaît le Québec et a des relations ici.Il vend à l'occasion des oeufs et possède les produits Coquelicot.Cette entreprise opère une division d\u2019abattage de poules, de dindons et de poulets à Lac-Mégantic et une division de surtransformation à Saint-Georges-de-Beauce.La capacité annuelle est présentement de 5.7 millions de têtes.Les poules sont cuites et mises en cubes à Saint-Georges.Des projets d\u2019investissement sont à l\u2019étude pour moderniser et augmenter la capacité de l'abattoir.Austin DeCoster est le cinquième producteur en importance aux Etats-Unis.Il suit Cal-Maine Foods.Michael Foods, Rose Acre Farms et Agri-General qui possèdent respectivement 16.1, 13,5.11.5 et 9,3 millions de poules, à la fin de l'année dernière.Les 60 plus importantes compagnies américaines possédant plus de un million de pondeuses ont 178 des 236 millions de poules recensées aux Etats-Unis.¦ La Fondation des gouverneurs du CRDA.qui tenait sa deuxième assemblée générale annuelle le deux juin dernier, s'est donné pour objectif de fournir un appui à la tenue de séminaires et de colloques spécialisés dans le domaine alimentaire et de donner des services à ses membres.Déjà, la Fondation a engagé une personne chargée de faire des recherches documentaires pour ses membres.Elle veut également mettre sur pied un programme de veille technologique.La Fondation est financée par les dons et organise des campagnes de levée de fonds.Jusqu'à maintenant, elle a reçu plus de 150 (XX)$ de dons et 70 (XX)$ d\u2019autres sources, telles les cotisations et les inscriptions à ses diverses activités.La Fondation remet également un prix d\u2019excellence pour souligner des réalisations de recherche, de développement ou de transfert technologique exceptionnels.Il a été attribué cette année à la compagnie Systèmes Ozonics.Elle a développé, en collaboration avec le Centre, un système de traitement de l'air pour les entrepôts de fruits et légumes.Il permet d\u2019optimiser les conditions d'entreposage des fruits et des légumes.Il assure une gestion intégrée de la température, de l\u2019humidité, de la concentration d'éthylène et de la qualité microbiologique de l\u2019air.¦ Les poules Leghorn en cage PAGE 10 - TCN, SEMAINE DU 23 AU 29 JUIN 1994 i inîfi / l, FONDATION DES GOUVERNEURS Un investissement majeur Gouvernement du Québec Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation ÜJDlüLÉREjC AGRICOLE RÉSEAU D\u2019AVERTISSEMENTS PHYTOSANITAIRES POUR UNE BONNE CONSERVATION DES GRAINS ENTREPOSÉS Le nettoyage et la préparation des entrepôts et de l'équipement avant la récolte des céréales permettent de prévenir les problèmes.Ces opérations sont simples mais essentielles pour une bonne conservation des grains.A.\tCellule Vider complètement les cellules pour réduire le risque d'infestation par les insectes.Après cette opération, nettoyer la cellule de tous les grains ou débris qui adhèrent aux parois, qui se logent sous les planchers ou qui sont accrochés au plafond.B.\tEquipement Nettoyer à fond tout l'équipement : moissonneuse-batteuse, voitures, puits de réception, convoyeurs, élévateurs, séchoirs, etc.Appliquer une concentration de I % de MALATHION (concentré émulsi-fiable) au taux de 5 litres/100 mètres carrés sur toute la surface interne des cellules.Pour le plancher de béton, appliquer une solution de la même concentration ( 1 % ) préparée à partir d\u2019une poudre mouillable concentrée à 25 %.L\u2019eau utilisée pour la dilution du pesticide devrait avoir un pH de près de 5.Le pH de l\u2019eau est la principale cause de l\u2019inefficacité du traitement.Dans le sud de la région de Montréal, les résultats des analyses d'eau démontrent souvent un pH supérieur à 8,0.À ces conditions, la plupart des produits deviennent très rapidement inefficaces.POUR EN SAVOIR PLUS Consultez le guide Céréales de printemps - culture, Agdex 110/20 du CPVQ.C.\tAbords Débarrasser les abords extérieurs de tout amas de grains, de débris et de végétation pouvant abriter des insectes.TRAITEMENT INSECTICIDE PRÉVENTIF Le nettoyage méticuleux des cellules doit être complété par un traitement avec un insecticide à action persistante appliqué au moins de 5 à 6 jours avant le début du remplissage de la cellule.LE GROUPE DE TRAVAIL EN PROTECTION DES GRANDES CULTURES ALAIN DEVAUX, agronome-phytopathologiste Avertisseur Service de phytotechnie de Saint-Hyacinthe, MAPAQ 3300, rue Sicotte, case postale 480, Saint-Hyacinthe (Québec) J2S 7B8 Téléphone : (514) 778-6522 - Télécopieur : (514) 778-6539 La deuxième section du Manuel de l\u2019observateur vient de paraître Adhésion des productrices et producteurs de produits apicoles et d\u2019oignons au compte de stabilisation du revenu net (CSRN) Les productrices et producteurs québécois de produits apicoles et d\u2019oignons pourront désormais adhérer au Compte de stabilisation du revenu net (CSRN).Ce programme national, en vigueur au Québec depuis 1990, s\u2019adressait jusqu\u2019à maintenant aux productrices et producteurs de produits horticoles fruitiers et maraîchers, à l\u2019exception notamment de ceux visés par les Plans nationaux tripartites de stabilisation des prix (PNTSP).dont faisaient partie le miel et les oignons.Compte tenu que la participation de ces produits aux Plans nationaux tripartites de stabilisation des prix s'est terminée à la fin de la saison agricole 1992, les productrices et producteurs de ces denrées pourront adhérer au Compte de stabilisation du revenu net (CSRN) avant le 30 juin 1994 pour l\u2019exercice financier 1993.Ce changement de programme est devenu essentiel pour les producteurs et productrices de miel.Premièrement.la diminution du prix de vente du miel, combinée à une augmentation graduelle des coûts de production.a entraîné la décroissance de la production apicole québécoise.Deuxièmement, ce secteur a connu, au cours des dernières années, un essor de diversification important de ses activités de production.Le développement de nouveaux produits exige l\u2019adaptation des outils d\u2019intervention de sécurité du revenu et a amené la Fédération des producteurs de miel du Québec à demander le retrait du Québec du PNTSP et son adhésion au CSRN pour l\u2019ensemble de la production apicole.Quant au secteur des oignons, les participants au PNTSP ont décidé d\u2019y mettre fin puisqu\u2019il ne répondait plus aux besoins exprimés par les intervenants du secteur.L\u2019adhésion de ce produit au Compte de stabilisation du revenu net (CSRN) permettra donc à l\u2019ensemble des secteurs de fruits et légumes de bénéficier d\u2019une protection en matière de sécurité du revenu.Les productrices et producteurs qui désirent participer au Compte de stabilisation du revenu net (CSRN) et qui n'ont pas reçu les formulaires d\u2019adhésion pourront communiquer avec l\u2019administration du CSRN sans frais au numéro l-800-665-CSRN(2776).Cette nouvelle section, préparée par le Réseau d\u2019avertissements phytosanitaires (RAP) du ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation (MAPAQ), présente les ennemis de la pomme de terre au Québec.En plus d\u2019être illustrée de nombreuses photos en couleurs, cette section comprend des descriptions et de l\u2019information sur la biologie des principaux ravageurs et maladies de la pomme de terre ainsi qu\u2019un calendrier d'apparition de ces ennemis.On y trouve également les méthodes de dépistage et les stratégies d\u2019interventions recommandées par le MAPAQ.Tout cela pour vous aider à faire un suivi efficace de votre culture et vous permettre de rationaliser davantage vos interventions phytosanitaires.Cette section du Manuel de l\u2019observateur est un guide indispensable pour les agronomes, les technologistes agricoles, le personnel des clubs d\u2019encadrement technique, le personnel enseignant et les etudiants et étudiantes en agriculture, ainsi que les productrices et producteurs de pomme de terre qui veulent être à la fine pointe de l\u2019information sur la phyto-protection et appliquer les principes de la lutte intégrée pour une agriculture durable, plus respectueuse de l\u2019environnement.Alors, n\u2019attendez pas! Commandez dès maintenant cette nouvelle section du Manuel de l\u2019observateur portant sur les ennemis de la pomme de terre.Celle-ci est en vente au prix de 5 $, plus 1 $ de frais d\u2019expédition, aux endroits suivants : LIBRAIRIE «LA LIAISON» Direction des communications Ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation C.P.1693 Québec (Québec) G1K 7.18 HORTI-CENTRE DU QUÉBEC INC.DIVISION HORTI-CLUB DE LIVRES 1 KM), boulevard Saint-Joseph Québec (Québec) G2K 1E6 Tél.: (418) 626-4307; 1-800-463-4678 Télécopieur : (418) 626-3677 POMME DE TERRE Québec ;s SEMAINE DU 23 AU 29 JUIN 1994, TCN - PAGE 11 Le Centre d\u2019insimination ovine du Québec: méconnu?Yves Charlebois LA POCATIERE - Le Centre d\u2019insémination ovin du Québec (CIOQ) situé à La Pocatière avec ses deux centres satellites à Saint-Rémi-de-Tingwick et Sainte-Angèle-de-Mérici ont réalisé 6323 inséminations en 1993.Seulement 9% des 1117 éleveurs de moutons du Québec se sont prévalus des services d\u2019insémination artificielle de ce centre.Il possède un budget total de 260 000 dollars par année et est financé par le MAPAQ, la Société des éleveurs de moutons de races pures du Québec et l\u2019Association de l\u2019insémination ovine du Québec.Grâce à ce financement tripartite, les services du Centre sont complètement gratuits pour le moment.Le Centre possède une cinquantaine de béliers répartis à travers six races, soit Dorset, Finnois, Hampshire, Polypay, Romanov et Suffolk.Le but de l\u2019insémination ovine au Québec consiste, d\u2019une part, à améliorer la génétique des races ovines pour donner de meilleures carcasses pour la viande, tels par exemple une meilleure conformation, un gain de poids journalier intéressant, un taux de gras minimum, et, d\u2019autre part, à créer des sujets hybrides plus prolifiques qui donneront de beaux et nombreux rejetons.Le CIOQ vient de lancer un programme appelé Top Bélier.Cette formule permet aux éleveurs de connaître les bons sujets de leur élevage en les faisant éprouver par le Centre.Eventuellement, le Centre compte faire reproduire ces animaux Top Bélier dans le but d'en vendre la semence en partageant les profits avec l\u2019éleveur.De plus, le Centre vient de lancer un catalogue de ses meilleurs béliers.Contrairement aux races bovines et porcines, les races ovines ont certaines contraintes lorsque vient le temps de la reproduction.Ainsi, les béliers à l\u2019état naturel montent les femelles seulement durant la saison automnale.C\u2019est pourquoi on parle d\u2019agneaux du printemps.Pour réussir à prélever la semence chez le bélier tout au long de l\u2019année, on le place dans une ambiance automnale en permanence, c\u2019est-à-dire que pendant un mois on lui donne 16 heures de lumière par jour et le mois suivant il en a seulement huit, et on alterne comme ça à chaque mois.Les brebis vivent également le même rendez-vous reproductif à l\u2019automne.Chez elles, il est possible de manipuler l\u2019éclairage, mais ça devient compliqué lorsque l\u2019éleveur possède jusqu\u2019à 1 (KM) sujets.La solution dans ce cas-ci réside par l\u2019introduction dans le vagin de la brebis d'une éponge enduite de progestérone, hormone qui stimulera son ovulation au moment voulu.Parmi les 100 plus grandes entreprises au Canada Les entreprises de distribution des aliments dominent largement les autres membres du secteur agro-alimentaire dans la liste des plus grandes entreprises canadiennes.Quant à elle, la Coopérative fédérée de Québec demeure la plus grande entreprise québécoise du secteur si on exclut les entreprises de distribution.C\u2019est ce qui se dégage de la liste des grandes entreprises canadiennes que publie chaque année le Financial Post du Canada.Parmi les 100 plus grandes entreprises en terme de chiffres d\u2019affaires, 15 sont du secteur agro-alimentaire dont six sont impliquées dans la distribution des aliments.Aucune n\u2019est cependant dans la liste des 50 entreprises les plus profitables.Les quatre plus grandes entreprises du secteur agro-alimentaires sont impliquées dans la distribution.Ce sont George Weston Ltd (au 5e rang avec 11,9 milliards de dollars de chiffre d\u2019affaire), Provigo (15e et 6,2 milliards), Oshawa Group connu au Québec par la bannière IGA (17e et 5,7 milliards) et Canada Safeway (23e et 4,5 milliards).En comparaison, la plus importante firme faisant affaire au Canada est General Motors du Canada avec des ventes de 21,8 milliards de dollars suivi des Entreprises Bell Canada avec 19.8 milliards de dollars.La première firme agro-alimentaire ne faisant pas partie du secteur de la distribution est la Commission canadienne du blé : ses ventes de 4, 4 milliards de dollars la placent au 25e rang.Elle est suivie dans l\u2019ordre par Maple Leaf Foods (39e avec 3,0 milliards), McCain Foods (42e avec 3,0 milliards) et Métro-Richelieu (45e avec 2,8 milliards).Il faut attendre le 80e rang pour retrouver la Coopérative Fédérée de Québec avec un chiffre d\u2019affaire de 1,5 milliards de dollars.Les firmes suivantes, qui sont québécoises ou fortement présentes au Québec, font aussi partie de la liste des 500 plus grandes entreprises du Financial Post : Ault Foods (105e rang), Agropur (113e), Beatrice Foods Inc.(149e), Olymel (171e), Culinar (208e), Multi-Marques Inc.(333e), et les Industries Lassonde\" (491e).A.B.Claude Savoie\tLine Poirier Pierre Brosseau Avocats Guy & Gilbert 770, rue Sherbrooke ouest, bureau 2300, Montréal.Québec.CANADA H3A IGI Télécopieurs: (514)281-1059 /281-9948 Téléphone: (514) 281-1766 Ovine du Québec M.Luc Martin Deroy, directeur du CIOQ, La Pocatière Photo: Yves Charlebois Autre difficulté, la semence de bélier se congèle difficilement, car elle perd une bonne partie de ses spermatozoïdes lors de la congélation - des recherches se poursuivent au Centre sur ce sujet.La quantité de semence est très importante, car les femelles ovines présentent un col utérin très fermé et il est impossible à l'inséminateur d\u2019utiliser l\u2019orifice anal, parce que trop petit, pour stimuler l\u2019ouverture du col.Cette barrière naturelle oblige l'inséminateur à insérer une grande quantité de spermatozoïdes, ce qu\u2019il a avec la semence fraîche.Ainsi, dès qu'on récolte le sperme du bélier, des techniciens vérifient la qualité et la quantité des spermatozoïdes avant de les introduire dans des paillettes (ou petites pailles).Fait à noter, une semence de bélier permet de remplir une vingtaine de paillettes.Immédiatement après cette étape, les inséminateurs se rendent chez les éleveurs à l\u2019intérieur d\u2019un temps de huit heures, temps maximum pour la conservation de la semence.C\u2019est pourquoi le CIOQ de La Pocatière possède deux centres satellites, un dans le Bas-Saint-Laurent et l\u2019autre dans les Bois-Francs.Le contrôle sanitaire est très important au Centre ovin.Lorsqu\u2019un éleveur veut voir un bélier, il ne peut l\u2019apercevoir qu\u2019à travers une fenêtre.De plus, la récolte de la semence se fait dans une salle et le fruit du bélier est acheminé à travers un minuscule carreau au laboratoire pour être livré de la même façon à l\u2019inséminateur qui attend à l'extérieur du bâtiment.Le CIOQ de La Pocatière a été fondé en 1992 et emploie cinq personnes à temps plein.Dans les deux autres centres satellites, les travailleurs sont à contrat.Au dire de son nouveau directeur.Luc Martin Deroy, un ancien du CIAQ à Saint-Hyacinthe.«au Québec, nous avons une vingtaine d\u2019années de retard à combler au chapitre de l\u2019insémination ovine, mais ce retard pourrait vite se rattraper grâce à la solidarité des éleveurs».Aux Etats-Unis, il n\u2019est pas rare de voir des éleveurs d\u2019élite possédant des béliers valant plus de 10 000 dollars.¦ laTerreu DECHEZNOUS^X - 20 ANS D'EXPÉRIENCE - SYSTÈME À TUYAU SYSTÈME À CORDE OU À CHEVILLE La bâche polyvalente À SANGLES BOUCLÉES de Inland Plastics ltd Sangles bouclées de 2\u201d de largeur (pouvant supporter plus de 500 Ib chacune), cousues dans 5 épaisseurs de polyéthylène ultra résistant traité contre les U.V.Deux oeillets à éperon fixés dans des tirants de 12\" à chaque coin, plus oeillets de contour fixés dans des tirants à 5 épaisseurs de 9\" à tous les 3\u2019 (pour les meules irrégulières).Dc4 'lyitcyp£4 À'A\tbt4CM*4,\\ POUR LE DETAILLANT LE PLUS PRES DE CHEZ VOUS, COMPOSEZ: 1-800-387-7765 PAGE 12 - TCN, SEMAINE DU 23 AU 29 JUIN 1994 Les régions moins touchées que le siège social André Belzile Les coupures de personnel et de budget de fonctionnement au MAPAQ, excluant les organismes liés au mi-nistèrefla Régie des assurances agricoles, la Société de financement agricole, etc), devraient atteindre 6 millions de dollars alors que les programmes de transfert devraient subir une coupe d\u2019un peu moins de 10%.Comme pour d\u2019autres organismes dans le secteur agricole, les régions en sortent relativement moins touchées que le siège social.Les transferts Les programmes de subvention qui sont administrés par le MAPAQ sont de l'ordre de 139 millions de dollars cette année.Les plus importants sont le programme de santé animale (11,7 millions de dollars), le remboursement de taxes municipales et scolaires (63,7 mil- DU 2-10-30 AUX ETC L\u2019opération «2-10-30» du ministre Bourbeau a été annoncée en mai lors du discours du budget.Elle commandait des coupures de 2% des effectifs, 10% des budgets de transfert et 30% des budgets de fonctionnement rétroactivement au début de l\u2019année financière du gouvernement, soit le 1er avril.Les effectifs La coupure de 2% des effectifs est un devancement des étapes prévues à la loi 198.Cette loi adoptée le 13 juin 1993 prévoit des diminutions de 20% avant avril 1996 dans le personnel d'encadrement et de 12% avant avril 1998 dans le reste du personnel, pour tous les organismes publics et les ministères.On avait donc prévu des coupures de personnel en début d'année et il a fallu ajouter un 2% supplémentaire.Ces coupures d\u2019effectifs sont calculées en Equivalent Temps Complet (ETC).Une personne travaillant à demi-temps est donc 0,5 ETC.Un poste comblé six mois par année est aussi 0.3 ETC.Donc quand on coupe 5 ETC, il se peut que plus de 5 personnes soient mises à pied.Les transferts Dans le jargon gouvernemental, les programmes de transfert sont ceux où le gouvernement verse de l'argent au profit de ses clients.Ce sont donc des programmes où le gouvernement verse une contribution à un programme d\u2019assurance à frais partagés ou un programme de subvention directe.En agriculture, on pense alors aux pro- lions) et les programmes d\u2019aide aux exploitations agricoles (35,6 millions).On ne connaît pas encore l\u2019ampleur exacte de la coupure qui sera faite dans ces budgets mais il semble qu\u2019elle devrait être inférieure à 10%.L\u2019administratif Le budget de fonctionnement du MAPAQ qui est de l'ordre de 136 millions de dollars sera amputé de 6 millions de dollars, soit 4,4%.Les effectifs diminueront d'à peu près 80 Équiva- kJÉ) grammes de stabilisation, de financement agricole, d\u2019aide aux productions, d\u2019assurance récolte, de remboursement de taxes.Le fonctionnement Les dépenses de fonctionnement couvrent les salaires des employés ainsi que leurs avantages sociaux, leur frais de déplacement.Elles incluent aussi les loyers, les dépenses de téléphone, de poste.Enfin, il faut compter les À la Régie des assurances agricoles, on a coupé dans le fonctionnement pour préserver les programmes de transfert.Les dépenses de personnel et de fonctionnement diminueront de 1,5 mil-lionde dollars alors que la coupure dans les programmes de transfert sera de Tordre de H) millions de dollars.Selon la président de la Régie, Guy Blanchette, on a tenté le plus possible de minimiser l'impact sur les assurés.Les transferts La Régie administre le plus gros budget de transfert de tous les organismes agricoles.Elle gère en effet les programmes d\u2019assurance récolte (22,4 millions de dollars), d\u2019assurance stabilisation des revenus agricoles (198,3 millions) et la participation provinçiale aux programmes nationaux tripartites (44,6 millions), pour un total de 265,3 millions de dollars.11 semble que ces programmes seront lents temps complet (ETC), soit une baisse de 4,2%.Le nombre d\u2019emplois relevant du siège social, la majorité se trouvant à Québec et Montréal, diminuera d\u2019une cinquantaine d\u2019ETC alors que dans les bureaux régionaux et locaux, la perte d\u2019une trentaine d'ETC représente une coupure de 2,7%.On supprimera d\u2019abord les emplois occasionnels et ensuite ceux qui sont occupés de façon temporaire.Les budgets de fonctionnement (loyer, téléphone, déplacement.) qui ne sont pas encore engagés seront réduits de 40%.Deux secteurs sont relativement épargnés : on coupera 6% du budget de fonctionnement des services d'inspection des aliments et 7% de celui des laboratoires de pathologie.Dans les régions, on fera des coupures de Tordre de 15%.On a demandé aux gestionnaires d\u2019appliquer, autant que possible, ces coupures sur tous les autres postes budgétaires dépenses d\u2019immobilisations, comme les achats d\u2019équipement de bureau ou d\u2019ordinateurs.Qui fait quoi ?En tant que ministre responsable de tous les organismes du secteur agricole, le ministre Picotte a reçu une commande globale de coupure.Il avait le loisir de la répartir plus ou moins également entre tous.Ensuite, le sous-ministre du MAPAQ et les présidents de chacun des organismes devaient lui livrer un plan de compression comportant parfois certains choix, particulièrement du côté des programmes de transfert.La répartition 2-10-30 n\u2019était pas figée coupés d'une dizaine de millions de dollars.Le fonctionnement En revanche, les coupures de personnel atteindront 8,3% des effectifs, soit 30 ETC.La coupure atteindra 10% du personnel du siège social et entre 5% et 6% dans les bureaux régionaux.Ce sont essentiellement les occasionnels et les employés temporaires qui sont touchés.Mais deux professionnels permanents seront mis à pied.Au total, plus de la moitié des postes touchés sont de niveau professionnel ou technique.7 des ETC retranchés proviendront d\u2019une baisse du nombre d\u2019heures de travail de certains employés en région et ne se solderont donc pas par des mises à pied.Les dépenses de fonctionnement seront aussi coupées de près de 8(X) 000$ répartis à peu près également entre le siège social et les régions.Au total, la Régie épargnera 1,5 million de dollars exceptés les frais de déplacement : les deux tiers des coupures devraient être faits de cette façon.La clientele En faisant les coupures de personnel, on a tenté au MAPAQ de s\u2019assurer que la réorganisation qu\u2019elles provoqueront se fasse en maintenant le service aux clients.C\u2019est pourquoi aussi, les frais de déplacement des agronomes, des ingénieurs et des technologistes agricoles seront touchés le moins possible.Et il n\u2019est pas question pour l\u2019instant de fermer de bureaux locaux ou régionaux.On semble croire que les délais de traitement des demandes qui sont faites au MAPAQ ne devraient pas être affectés par les compressions actuelles.Il semble que le MAPAQ s\u2019en tirera assez bien par rapport à d'autres ministères, en bonne partie à cause du protocole qui avait été signé avec le Conseil du Trésor, il y a deux ans.B dans le béton : ce qui compte pour le Conseil du Trésor c\u2019est que la réduction des dépenses atteigne l\u2019objectif visé.Donc à certains endroits on a coupé plus de 2% des effectifs pour conserver certains budgets de fonctionnement jugés essentiels.De tous les organismes liés au MAPAQ, seul Soquia n\u2019a pas été touché par ces compressions.Le budget Bourbeau lui a plutôt indiqué certaines privatisations à faire.Donc des entreprises comme le Centre d\u2019insémination artificielle du Québec ou le Centre de distribution des médicaments vétérinaires ne sont pas du tout concernées par l\u2019exercice du «2-10-30».A.B.sur son budget de fonctionnement de 19,2 millions de dollars.Pour Guy Blanchette, les effets de ces compressions seront minimisés le plus possible pour la clientèle.Il croit qu\u2019il pourrait y avoir des effets à court terme, comme pour les avis de dommage en assurance récolte cet été, par exemple.Mais à moyen ou long terme, il espère une transition en douceur.La demande du ministre Bourbeau est arrivée au moment où la Régie envisageait déjà une refonte de ses façons de fonctionner.«On étudie des possibilités comme les plans de ferme assistés par ordinateur pour faciliter les mesurages en assurance récolte ou des étiquettes d\u2019oreilles avec puces électroniques pour les inventaires d\u2019animaux en assurance stabilisation.Les compressions actuelles nous obligent à accélérer nos efforts de recherche pour devenir la plus efficace possible.» A.B.Comment s\u2019retrouver ! RÉGIE DES ASSURANCES AGRICOLES Coupure de 10 millions de dollars dans les programmes SALOX 100 LA SOLUTION 514-774-9874 CONTACTEZ VOTRE FOURNISSEUR D\u2019ALIMENTS -\u2014 d (à b\taàT/à ^ VOS OISEAUX RÉSISTERONT MIEUX À LA CHALEUR d A \u2014^ d 6 SEMAINE DU 23 AU 29 JUIN 1994, TCN - PAGE 13 ASSEMBLEE ANNUELLE DU PORC Des prix supérieurs à ceux en vigueur sur le marché américain Jean-Charles Gagné Au moins doux bonnes nouvelles ont aidé les délégués à l\u2019assemblée générale annuelle de la Fédération des producteurs de porcs du Québec à supporter la chaleur harassante en vigueur pendant leurs délibérations les 16 et 17 juin 1994, à Salaberry-de-Valleyfield.D'une part, la nouvelle convention de mise en marché des porcs continue de livrer la marchandise en accordant des prix intéressants pour les éleveurs.D'autre part, le Groupe Brochu, exclu du comité de surveillance par les autres abattoirs en avril dernier, a manifesté sa volonté de se rasseoir à la table et de négocier.Par ailleurs, M.Charles Proulx demeure à la barre de la Fédération qu'il dirige depuis janvier 1994 malgré des discussions nourries, en coulisses, sur la pertinence d'un changement à la présidence.Pour pouvoir revenir au sein du comité de surveillance, le Groupe Brochu a accepté d\u2019entériner l'entente intervenue entre la Fédération et six abattoirs pour réduire l\u2019écart de prix entre l\u2019encan résiduel et les volumes garantis, a indiqué M.Clément Pouliot, le président du comité des finisseurs.M.Charles Proulx dit avoir «accueilli avec un certain soulagement» cette décision du Groupe Brochu vu qu\u2019une entente hors cour est généralement préférable même à une décision favorable d'un tribunal.Après 20 semaines d\u2019opération, le nouveau système de mise en marché des porcs du Québec a généré un prix moyen de 164,65$/UK) kg, soit 7,25$/1(X) kg de plus que le prix en vigueur sur les quatre principaux marchés américains.Superstructure d'abattage et convention de mise en marché Après une bonne période de discussion.les deux tiers des délégués ont approuvé qu'on étudie d\u2019établir un prélevé spécial pour le financement d'une superstructure d\u2019abattage et de transformation, comme l\u2019ont fait les Danois.Pour les «contre», cette option est prématurée, malsaine pour le climat de collaboration existant entre la Fédération et la majorité des abattoirs qui ont prouvé qu'ils étaient disposés à payer un prix basé sur le prix américain.Les «pour» soutiennent que cette orientation incite les abattoirs à constamment progresser et qu\u2019il s'agit d\u2019une intéressante carte à jouer «au cas où» les abattoirs décidaient de faire fausse route.Lise Sarrazin a indiqué que «jamais le syndicat des producteurs de porcs de Lanaudière qu'elle préside n'embarquera dans une superstructure d\u2019abattage, peu importe ce qui arrivera à l\u2019Abattoir Laurentides».Les délégués ont dénoncé unanimement les objectifs poursuivis en Cour supérieure par le Groupe Brochu, l\u2019Abattoir Saint-Alexandre et la compagnie 2903113 Canada inc.qui com- vêtes ***%«**»** «via a® ¦ mm Nos clients sont nos meilleurs ambassadeurs ! « Nous sommes agréablement surpris de la Derformance otale de notre Maxxum.Sa maniabilité, ses composantes ainsi que son «coeur à l\u2019ouvrage» satisfont pleinement nos attentes.» Denis et Normand Boisvert, Champlain Pour un meilleur service, j\u2019achète près de chez moi PAGE 14 - TCN, SEMAINE DU 23 AU 29 JUIN 1994 promettent l'organisation collective de la mise en marché de toutes les productions agricoles.Dans un tel contexte, la Régie des marchés agricoles du Québec, amputée de pouvoirs majeurs, deviendrait d'une insignifiance totale, a expliqué Me Bernard Bastien.M.Clément Pouliot, président du comité des finisseurs, a fait valoir que la Fédération jouissait d'une position solide pour la bataille devant la Cour supérieure.Cinq abattoirs ont signé la nouvelle convention, six sont prêts à la modifier et la Régie a reconnu la bonne foi de la Fédération.Des délégués ont dit souhaiter que des solutions soient avancées pour les petits abattoirs qui veulent se développer.Le secrétaire de la Fédération, M.Benoît Désilets, a signalé que la convention actuelle, avec ses volumes garantis, assure un approvisionnement aux petits abattoirs et les protège mieux contre l'irruption de gros joueurs qui voudraient, comme ce fut le cas avec Tyson pour le boeuf dans l'Ouest, s'accaparer de tout le marché après avoir livré une guerre économique épuisante à ses concurrents.Des délégués ont rappelé que la surchauffe des prix à l'encan résiduel résulte d\u2019abord de l\u2019offre et de la demande dont l'industrie porcine ne peut se soustraire.M.Désilets a souligné qu\u2019augmenter la production de 400 porcs par semaine implique des investissements de l\u2019ordre de trois millions pour les éleveurs alors que les abattoirs pourraient absorber cette hausse à très peu de frais.«Les abattoirs n\u2019ont pas pleuré quand des fermes ont fermé.On ne va pas pleurer si des abattoirs doivent fermer pour que les producteurs continuent d\u2019obtenir de meilleurs prix», a clairement déclaré un délégué.La promotion, l'environnement et le développement Les délégués se sont penchés sur une vingtaine d'autres résolutions dont six ont trait à la promotion de la viande de porc.Les délégués ont ainsi accepté que la contribution pour fins de promo- tion et de publicité passe de 0,30$ à 0,35$ par porc, pour trois ans, à compter du 1er janvier 1995.Ils ont par ailleurs demandé à la Fédération d'entreprendre une étude pour évaluer l'impact des activités promotionnelles et de tenter d\u2019accroître la participation financière des abattoirs.Pour faire contrepoids au boeuf et à la volaille qui jouissent d\u2019une promotion spécifique dans les chaînes de restauration spécialisées, les délégués ont aussi mandaté leur Fédération de réfléchir à la possibilité de s'engager dans la création d\u2019un concept de restauration spécialisée dans la viande porcine et d\u2019investir dans le développement de nouveaux produits à base de viande de porc.Les limitations imposées à la production porcine par des municipalités et les peurs irraisonnées des citoyens face à son impact sur l'environnement ont amené les délégués à voter en faveur de l\u2019établissement, en concertation avec le gouvernement, d'une politique du droit de produire en zone verte.Les éleveurs de porcs veulent que le gouvernement respecte ses engagements d'investir 388 millions dans le Programme d'aide à l\u2019amélioration de la gestion des fumiers d'ici 1998 et que Factuel règlement sur la pollution par les élevages demeure en vigueur tant que les recommandations de la Table de concertation élargie ne seront pas prises en considération par le ministère de l'Environnement.Ils réclament l'abolition des dispositions inéquitables interdisant dans plusieurs municipalités l\u2019établissement et l\u2019agrandissement de fermes porcines même si.dans 13 municipalités de l'Assomption, l\u2019éleveur est propriétaire de superficies d\u2019épandage suffisantes.La proposition visant à faire assumer la totalité des frais de transport interrégional par les abattoirs, soit une somme de plus de trois millions en 1993, a été acheminée au comité des finisseurs qui devra faire rapport à la prochaine assemblée semi-annuelle.Les abattoirs défrayent actuellement la moitié des coûts de transport interrégional.¦ Autres textes la semaine prochaine Le vent cause des dommages au Lac-Saint-Jean De fortes bourrasques accompagnées de trombes de pluie ont causé des dommages à des résidences, remises et bâtiments de ferme, peu après 20 heures le jeudi 16 juin, en soirée, au Lac-Saint-Jean.Une demi-douzaine de producteurs agricoles ont été touchés, selon des informations obtenues vendredi du MAPAQ régional.On y faisait état de vents qui ont détruit ou endommagé des granges et remises dans le secteur de la Route du Lac, à Alma.On parlait de deux ou trois remises à machinerie détruites, emportées par le vent.Quelques granges ont vu tantôt un toit ou des tôles être arrachés.Marcel Bouchard, technicien au bureau régional du MAPAQ.parlait d'au moins trois granges à foin dont le toit s'est affaissé, de hangars et d\u2019au moins deux remises à machinerie touchés.P.-E.T.Gaétan Lussier passe à Culinar M.Gaétan Lussier prendra la direction de Culinar à partir du premier août prochain.M.Lussier était président des Boulangeries Weston Québec inc.jusqu\u2019à sa nomination.Auparavant, il avait oeuvré au sein de la haute fonction publique dont ceux de sous-ministre de l'Agri- culture à Québec et à Ottawa.Il est détenteur d'un baccalauréat en sciences agricoles de l'Université de Montréal.Il remplacera le président actuel, M.Jean-René Halde, qui quittera l\u2019entreprise à la fin du mois de juin.R.B. ?BROME: RADISSON ?DACTYLE: BENCHMARK Tous recommandés par le C.P.V.Q.Éprouvés au Québec Indices de rendements supérieurs 0©fiù I Contrebande de céréales les 36 questions, une trentaine pourrait probablement être réglée facilement.Mais pour 5 ou 6 de ces questions qui sont très importantes, il faudra des négociations ardues.Si on les règle, les autres devraient alors être faciles à régler.TCN : Dans ces 5 ou 6 questions très importantes, est-ce que certaines concernent le yogourt et la crème glacée ?Ralph Goodalv : Le focus principal se trouve sur le blé.Mais je ne voudrais pas élaborer sur les détails produits par produits pour ne pas nuire aux négociations.Dans cette négociation.ce que nous cherchons à faire est de maintenir le commerce à son niveau actuel.Tant que c'est possible et raisonnable, nous cherchons à augmenter ce niveau.Nous ne devons pas, créer de barrières supplémentaires au commerce.Nous n'accepterons pas de sacrifier une production au profit d'une autre : nous avons 5 ou 6 questions sur la table qui doivent être réglées séparément.Et finalement, le résultat de ces négociations devra respecter les droits et les intérêts légitimes du Canada.¦ REUTER \u2014 La Gendarmerie royale du Canada enquête présentement sur des allégations d\u2019exportations illégales de céréales, du Canada vers les Etats-Unis.L'enquête a été demandée par la Commission canadienne du blé qui jouit présentement d'un monopole sur l\u2019exportation de l'orge et du blé de l\u2019Ouest.Certains producteurs traverseraient la frontière avec des céréales sans les déclarer ou falsifieraient leurs permis d'exportation.Quoi qu\u2019il en soit, les chiffres canadiens et américains ne concordent pas.Les estimations américaines pour les importations de blé et d'orge en provenance du Canada dépassent de 366 700 tonnes, les estimations officielles d\u2019exportations canadiennes pour les huit premiers mois de la campagne de commercialisation.Les policiers enquêtent donc pour connaître les méthodes utilisées pour traverser illégalement la frontière.Les résultats des investigations ne devraient pas être disponibles avant encore un mois.¦ ENTREVUE AVEC LE MINISTRE GOODALE Négociations serrées avec les Américains André Belzile Les relations commerciales du Canada avec les États-Unis ne sont pas encore au beau fixe en agriculture.Au cours d'une rencontre le 27 juin prochain, les ministres canadiens et américains tenteront de faire avancer les choses, particulièrement dans la question du blé.Du côté des produits laitiers, les points d'accrochage semblent minimes.C'est ce qui se dégage d'une entrevue qu\u2019a accordée le ministre canadien de l'Agriculture, Ralph Goodale, à La Terre de chez nous la semaine dernière.Le ministre était de passage au Québec où il a, entre autres, adressé la parole aux délégués à l\u2019assemblée semi-annuelle de la Coopérative Fédérée de Québec.TCN : Pourquoi une rencontre au niveau ministériel à ce moment-ci ?Ralph Goodale : La dernière rencontre entre le ministre Roy Maclaren, moi-même et le secrétaire à l'Agriculture, Mike Espy, et le représentant au Commerce, Mikey Kantor, s\u2019est déroulée à Marrakech à la mi-avril.Depuis ce temps, les Américains ont entamé une procédure en vertu de l'article 28 du GATr et il y a alors une période de 90 jours où les deux parties doivent tenter de s\u2019entendre.Cela nous mène à peu près au début d'août.Nos fonctionnaires ont eu des discussions depuis ce temps pour voir s'il y avait une base suffisante pour que les ministres se rencontrent et arrivent à un entente.Mais en fait, nous ne saurons pas avant le 27 juin si la rencontre a des chances de porter fruit.TCN : Depuis le début de ces discussions, y-a-t-il eu de véritables progrès sur quelques questions que ce soit ?Ralph Goodalv : Aucun des sujets en litige n'a été formellement réglé.Mais nous avons fait des progrès dans plusieurs d'entre eux.Les chances d'un compromis sont raisonnablement bonnes mais les Américains devront démontrer plus de flexibilité qu'à Marrakech.Les termes de l\u2019entente qu'ils nous proposaient alors étaient tout à fait inacceptables.Particulièrement dans le blé dont nous avons alors discuté abondamment.Les autres points en litige n\u2019ont pas été abordés en détail mais j'ai eu l\u2019impression que nous n\u2019étions pas très loin d\u2019une solution dans quelques-uns d\u2019entre eux.Depuis ce temps, nous avons fait la liste des questions pour lesquelles nous voulons des réponses avant d\u2019approuver une entente finale.Sur Ralph Goodale Photo par Agr.Canada ?LUZERNE: APICA \u2022 AC CARIBOU CENTURION \u2022 ULTRA EXCALIBUR ?mil: HOKUO \u2022 ITASCA ?TRÈFLE LADINO: SHASTA ?TRÈFLE ROUGE: KUHN \u2022 REDSTAR COOPÉRATIVE FÉDÉRÉE DE QUÉBEC PRODUCTIONS VÉGÉTALES SEMAINE DU 23 AU 29 JUIN 1994 TCN - PAGE 15, Les petits QuoTiDras MON NEZ DANS VOTRE CUISINE Délices d\u2019été Pour fêter avec nous l\u2019arrivée des fraises du Québec, voici quelques suggestions de recettes vous permettant d'incorporer ce fruit délicieux.,Crêpes aux fraises à la Romanoff 3/4 tasse de farine tout usage, non tamisée 2\tc.à table de sucre 1/4 c.à thé de sel 3\toeufs 1\t1/4 tasse de lait 2\tc.à table de beurre, fondu 3\tchopines de fraises fraîches 2 c.à table de beurre sucre fin, au goût 3/4 tasse de crème à fouetter 1 chopine de glace à la fraise ramollie (30 minutes au réfrigérateur) Tamiser ensemble la farine, les 2 c.à table de sucre et le sel.Bien bifttre les oeufs; ajouter le lait.Faire un puits au centre des ingrédients secs et incorporer graduellement les oeufs en battant jusqu\u2019à obtention d'une pâte lisse et claire.Ajouter les *2 c.à table de beurre fondu.Réfrigérer, à couvert, pendant 2 heures.Chauffer un poêlon de 6 po ou une plaque à crêpes.(L\u2019ustensile est prêt à utiliser quand une goutte d\u2019eau froide, jetée au centre, pétille et rebondit).En badigeonner de beurre fondu le fond et les parois.Retirer du feu, y verser 2 c.à table de pâte et incliner le poêlon en tous sens pour en recouvrir le fond ou étendre en cercle à la spatule.Laisser cuire environ 1 minute ou jusqu\u2019à coloration dorée.À l\u2019aide d\u2019une spatule ou avec les doigts, retourner la crêpe et laisser cuire encore environ 1/2 minute.Procéder de la sorte avec le reste de la pâte.Empiler les crêpes entre les replis d\u2019une serviette de toile, la déposer sur une plaque à biscuits et conserver au four, à basse température.(On peut faire les crêpes à l'avance et les conserver au réfrigérateur).Laver, équeuter et couper les fraises en moitiés.Mettre 6 ou 7 moitiés dans chacune des crêpes; poudrer de sucre.Les enrouler à la manière d\u2019un gâteau roulé et fourrer les bouts, s\u2019il y a lieu, de moitiés de fraises.Faire fondre 2 c.à table de beurre dans une grande poêle à frire.Y empiler les crêpes et en disposer aussi autour des parois de la poêle.Couvrir et faire chauffer à feu doux.Fouetter la crème en neige assez ferme; y incorporer en soulevant la crème glacée ramollie.En napper les portions de crêpes.(8 ou 9 portions).Fraises à la Romanoff 1 pinte de fraises fraîches, entières 1/2 tasse de sucre à glacer tamisé 3 c.à table de jus d\u2019orange concentré, décongelé ou 3 c.à table de cointreau 1 c.à thé d\u2019essence d'amande 1 demiard de crème à fouetter 1 chopine de glace à la vanille, ramollie Laver, équeuter et couper les fraises en deux, moins quelques-unes pour garnir.Saupoudrer de sucre à glacer; arroser de jus d\u2019orange - ou de cointreau - et d\u2019essence d\u2019amande.Réfrigérer pendant 1 heure et remuer à l\u2019occasion.Fouetter la crème jusqu\u2019à consistance moyennement ferme; incorporer la crème glacée ramollie en soulevant.Incorporer de la même manière les fraises dans ce mélange.Répartir délicatement dans des ^ST U\t: ¦ - coupes et garnir de fraises entières.Servir au goût, accompagné de biscuits au chocolat.(De 8 à 10 portions).Glace soda aux fraises 1/2 tasse de crème à fouetter 2 boîtes (14 oz) de fraises surgelées, décongelées et réduites en purée 12 boules de glace aux fraises 2 tasses de soda water Fouetter la crème assez ferme.Mettre 1/2 tasse de purée de fraises dans chacun des verres.Ajouter 1 c.à table comble de crème fouettée; remuer pour mélanger.Ajouter 2 boules de crème glacée et 1/3 tasse de soda water.Remuer délicatement.Servir avec un chalumeau pour boire.(6 grands verres).Nog aux fraises 350 ml de yogourt nature 350 ml de lait 375 ml de fraises tranchées ou 1 boîte (225 g) de fraises congelées non sucrées, décongelées 1\toeuf 2\tml de vanille 25 ml de sucre (facultatif) 2 cubes de glace Mélanger tous les ingrédients, sauf les cubes de glace, dans un mélangeur.Mélanger jusqu\u2019à ce que léger et mousseux.Ajouter les cubes de glace, un à la fois, en remuant après chaque addition jusqu'à ce que lisse.Verser dans des verres.Garnir chaque verre d\u2019une tranche de fraise, si désiré.Quantité: 6 portions de 200 ml chacune.Omelette aux fraises 4\tblancs d\u2019oeufs 2 c.à table de sucre 4 jaunes d\u2019oeufs battus 4 c.à table d\u2019eau 1/4 c.à thé de sel 1/2 chopine (1 1/4 tasse) de crème sure 1 1/2 tasse de fraises tranchées Fouetter les blancs d\u2019oeufs jusqu'à l\u2019obtention de pointes molles.Y fouetter le sucre graduellement jusqu'à l\u2019obtention de pics fermes.Mélanger jaunes d\u2019oeufs, eau, sel et 1/2 tasse de crème sure.Plier dans les blancs d\u2019oeufs.Verser le mélange aux oeufs dans un poêlon chaud bien graissé.Réduire la chaleur et cuire lentement jusqu\u2019à ce que l'omelette soit gonflée et le dessous légèrement bruni (3 à 4 minutes).Cuire au four à 350oF jusqu'à ce que le dessus soit sec et ferme au toucher (8 à 10 minutes).Retourner l\u2019omelette sur le plat de service et refroidir.Garnir avec ce qui reste de crème sure et les fraises tranchées.Quantité: û portions PARLONS BRICOLAGE Poignée amusante Béatrice Boily Ce lion original dont la queue sert de crochet amusera certainement les petits et grands.Il est très décoratif et sera un article bienvenu dans les marchés aux puces ou les bazars.La dimension de la poignée terminée est de 35 cm de haut par 20 cm de large.Matériel : (pour 2 poignées) -\t30 cm de coton épais jaune or, -30 cm de coton épais rouille ou orange foncé, -\t30 cm de ratine ou de toile épaisse, -retailles de brun ou noir, une touche de blanc, -\tfil or et rouille -30 cm de bourre de polyester blanche (celle que l\u2019on utilise pour les édredons) Fabrication : 1.Tracer le patron sur du papier brouillon en agrandissant chaque carré à 4 cm de côté.Les parties foncées du lion seront appliquées sur le fond de couleur doré: de même la figure sera appliquée sur la crinière et les yeux sur le dessus.L'endos du lion peut être taillé dans de la grosse toile ou de la ratine épaisse.2.\tTailler une pièce dorée qui fera tout le contour du lion et une pièce dans la toile ou ratine.Tailler les détails dans le coton orange: crinière, bout de la queue.Tailler deux pièces dorée pour la queue.Tailler deux cercles bruns ou noirs pour les yeux ainsi que deux ovales blancs.Tailler aussi le museau brun ou noir.Tailler la figure dans le jaune or ainsi que deux oreilles.3.\tAppliquer la crinière ainsi que le bout de la queue orange sur la partie du fond jaune or.Placer la figure ainsi que les oreilles sur la crinière et appliquer.Appliquer aussi le blanc de l\u2019oeil ainsi que les yeux.Piquer le museau , le bec et les moustaches.4.\tMettre les deux pièces du lion, endroit sur endroit et faire une couture tout autour, à un cm du bord, laissant ouvert sur le dessus de la tête, entre les deux points.Coudre le tour de la queue, endroit sur endroit, laissant ouvert dans le côté, entre les deux points.5.\tPrendre deux épaisseurs de bourre de polyester et tailler une pièce ayant la forme du lion ainsi qu'une pièce ayant la forme de la queue.Bourrer le lion, ainsi que la queue.Refermer les ouvertures à la main ou à la machine.Fixer la queue sur le corps avec une couture satin.6.\tPour que la bourre tiennent bien en place, repiquer à la main autour de la crinière, de la figure ainsi que des yeux, du museau et des moustaches.Bon travail! PAGE 16 - TCN, SEMAINE DU 23 AU 29 JUIN 1994 Les PETITS QU0T1DIBISK LE COURRIER , DE MARE-JOSEE CONDITIONS DU COURRIER: Se présenter - âge, sexe, situation, - Lettre courte, précise, lisible, détails essentiels \u2014 pas plus de 5 pages \u2014 Pseudonyme court et original - Pas de service d'échange - Si on réécrit, mentionner pseudonyme et date de publication de la réponse précédente, rappeler le problème précédent -Réponse personnelle dans cas grave et urgent, demandant discrétion spéciale: pour cela, joindre enveloppe adressée à soi et timbrée.Adressez vos lettres à: «Le Courrier de Marie-Josée», La Terre de chez nous, 555, boul.Roland-Therrlen, Longueuil, Qc J4H 3Y9.TWilW WWl I Hill II iltl* I PAÈiMttÈimmmimmamMBmÊmBmia&Birq&iMa « Un cochon, on ne reste pas avec ça.» Je suis une jeune fille de 20 ans, 5 pi 7 po, les yeux bleus, belles dents blanches, cheveux châtains clairs bouclés naturels, instruite, 127 livres.J\u2019ai toujours détesté la ville, trop de circulation, trop de fumée et l\u2019eau n\u2019est pas bonne.J'ai été rester à la campagne au bord du fleuve.J'ai complété le rêve de ma vie: élever des lapins et des poules, ça marchait très bien.J\u2019avais placé au bord du chemin: lapins et poules à vendre.Mais mon malheur a commencé.J\u2019ai rencontré à la sortie de la messe un homme dans la trentaine, ce fut le coup de foudre.On s\u2019est fréquenté trois mois et on s\u2019est marié.Il avait une petite ferme laitière et il vivait avec ses parents.Le soir de mon voyage do noces, je lui ai dit que j\u2019étais vierge.Il a fait un, deux, trois, s\u2019est retourné et s\u2019est endormi.Les deux autres soirs suivants, la même chose, pas de caresses, aucun toucher.Pourtant je suis une belle femme, très propre, je lui ai parlé, rien à faire.Rendus chez lui, son père et sa mère m\u2019ont dit: «Comment vous trouvez le mariage?» Je n\u2019ai pas répondu.Et voilà mon malheur.Il a travaillé toute la journée, il sentait la vache malpropre, les dents on n'en parle pas.Il monte dans la chambre comme ça et se met au lit.«Chéri tu ne te laves pas?» La réponse: le dimanche quand je vais à la messe.Cela a duré trois mois.On a fait l'amour le dimanche seulement.Mais toujours un, deux, trois! J\u2019ai parlé à ses parents et j\u2019ai divorcé! Il n\u2019a pas dit un mot et a signé les papiers.Je ne voulais rien avoir, rien demander.Il n\u2019a jamais su que mes parents m\u2019avaient laissé beaucoup d'argent.J\u2019aurais pu l'aider à payer ses dettes.Mais un cochon on reste pas avec ça.Son père disait toujours: «Mon fils est chanceux d\u2019avoir une belle femme comme ça et travaillante.» J'espère un jour Marie-Josée rencontrer un homme propre qui sait faire l\u2019amour car j'aime les enfants.Je croyais qu\u2019un homme de 32 ans savait tout ça.Dites-moi si j'ai bien fait d\u2019avoir tout lâché et d\u2019être retournée chez moi avec mes poules et mes lapins.En écrivant tout ça Marie-Josée je vois tout ça dans ma tête et je pleure.Mais ça m\u2019a fait tellement de bien de vous écrire, j\u2019espère un jour rencontrer le bonheur.Suzie RI Ma chère amie, vous avez très bien fait.Sans doute que vous vous étiez mariée trop vite, ne connaissant pas suffisamment ce garçon.Etant donné sa peur de l\u2019eau et sa crainte des femmes, c\u2019était préférable pour vous de retourner vivre avec vos lapins et vos poules.Vous êtes bien jeune pour avoir connu ces problèmes et votre manque d'expériences amoureuses vous a entraînée trop vite dans le lit de ce monsieur.J'entends déjà les reproches de quelques-uns disant: «Vous voulez faire passer les agriculteurs pour des malpropres.».Non.des malpropres il y en a autant dans toutes les catégories de la société.Cependant, l\u2019agriculture met ses adeptes en contact avec des matières salissantes et odorantes.Il faut donc comme la majorité des agriculteurs redoubler de vigilance dans la propreté.Vous avez, essayé de raisonner votre mari et rien n'y a fait.On peut regretter que votre conjoint ne soit pas allé à la messe tous les jours.vous auriez pu en bénéficier.Quelque chose dit, chère Suzie, que votre lettre va provoquer des remous et que sans doute vous allez, en entendre parler.Dans ce cas, vous m\u2019enverrez votre adresse complète.Bonne chance.Réponse à «Heureux en ménage» (26 mai 94) Je suis aussi un lecteur dans la trentaine, père de trois enfants.Je suis agriculteur et heureux.Mon épouse aussi se dit comblée.Je mets toutes mes énergies pour qu\u2019il en soit toujours ainsi.Je n\u2019aide pas ma femme à faire son ménage.Je ne garde pas non plus les enfants.Je m\u2019explique: nous éduquons nos enfants et nous accomplissons les travaux de la maison ensemble.Mon épouse est «une fille de la ville».Elle ne m'aide pas dans les travaux de l\u2019étable ni dans les champs.Elle m\u2019appuie ou plutôt nous nous appuyons mutuellement dans toutes nos entreprises.Nous faisons ensemble la gestion de la ferme.Je lui confie sans crainte le «portefeuille» de la ferme et je n\u2019ai pas peur qu'elle gaspille «mon» argent.Nous nous faisons confiance en toutes choses.selon tes critères, ma femme n\u2019est peut-être pas une travailleuse agricole «parfaite» mais elle représente pour moi l\u2019épouse idéale.aimante, intelligente et généreuse en tout.De ton côté, tu as vraiment beaucoup de chance d\u2019avoir épousé «une perle rare», bonne cuisinière, ménagère, travaillante et «économique».Tu as fait une vraie bonne affaire! Je me demande si ton épouse peut en dire autant?Bonne chance dans ton ménage.Un homme heureux Avis de recherche A maman.Je suis née à Québec le I9 septembre 1938.Toi ma mère, Florine Conrad, tu avais 22 ans, 4 soeurs, 2 frères décédés.Reviens! Maijo Savard, C.P.37, Pont-Rouge GOA 2X0 Tél: (418)873-4361 après 20 heures.Merci.(On s\u2019est écrit chacune deux lettres et j\u2019ai perdu son adresse).Marjo Galettes et omelettes Nous recevons La Terre de chez nous à chaque semaine et tout de suite je m\u2019empresse de lire votre courrier, je le trouve très instructif et il me rend bien service sur beaucoup de choses, surtout dans des trucs que vous nous donnez et aussi les bonnes recettes, parfois aussi il y a des adresses qui me sont utiles.Je suis très reconnaissante envers vous Marie-Josée pour ce beau courrier intéressant et les nombreux services que vous nous rendez.Cette semaine en lisant votre courrier, il y avait France de Mascouche qui nous donnait la bonne recette de lait condensé sucré et, en retour, elle demandait la recette de galettes aux pommes de terre.Moi.j'en ai une recette que j\u2019ai dans le livre «Les petits plats de nos grands-mères», éditions Alain Stanké Liée.Je ne sais pas si c\u2019est celle-ci qu'elle recherche mais je vous la donne.Galettes aux patates 5 pommes de terre moyennes 2 c.à table de beurre 2\toeufs 3\ttasses de farine (340 g) sel et poivre Préparation: Cuire les pommes de terre -Egoutter et mettre en purée -Ajouter le beurre, les oeufs, saler et poivrer légèrement -Ajouter la farine pour obtenir une consistance de pâte à tarte légère - Rouler mince -Découper en rectancles - Cuire dans une poêle de fonte, non graissée, à feu lent, et jaunir les deux côtés - Servir chaudes et tremper dans du beurre fondu.Cette personne qui donne la recette dans le livre, Mme Christine B.Alméla de Québec, dit que c\u2019est sa mère qui lui a transmise et elle la tenait de sa mère.Autrefois la cuisson des galettes se faisait sur le dessus du poêle à bois, après avoir passé la plaque à la couenne de lard et l\u2019avoir bien asséchée avec un papier brun.C\u2019est un mets que l\u2019on savourait le vendredi midi alors que c\u2019était un jour maigre.Voilà j\u2019espère avoir rendu service à France, moi en retour je recherche la recette de l\u2019omelette aux oeufs qui se faisait dans les chantiers.Mon mari me dit qu\u2019elle était épaisse et elle était délicieuse, elle ne se rabaissait pas après être rendue sur la table.Il me dit qu\u2019il tranchait les morceaux comme s\u2019il tranchait un morceau de gâteau, elle était très bonne et il y a longtemps que je cherche cette recette.Peut-être qu\u2019il y a des dames qui sont allées faire la cuisine dans les chantiers, ou leur mari, et qui connaissent la recette.Je serais très heureuse de la recevoir, par votre courrier.Donc merci beaucoup Marie-Josée et continuez de faire ce beau travail pour nous tous.Nous l\u2019apprécions beaucoup.Amicalement.Mme Thérèse D.de Ste- Agathe Un remède: l\u2019eau Pour répondre à «Laurette», semaine du 2 au 8 juin 94, qui aimerait connaître les informations pour suivre une cure d\u2019eau (6 verres le matin).Bravo pour votre journal! Cure d\u2019eau: «En raison de l\u2019insuffisance de l\u2019exercice du colon, l\u2019homme se sent épuisé, devient malade et parvient difficilement à se guérir.» Cette théorie a été publiée dans un article écrit par un professeur japonais d\u2019une université médicale, il y a sept ans.Cette cure d\u2019eau nous paraît incroyable et inconcevable mais les faits prouvent qu\u2019elle est fondée et recommandée.Boire une quantité d\u2019eau suffisante à la fois rend le colon plus efficace pour produire davantage de sang renouvelé connu en terme médical comme hématopoïèse (formation des globules du sang).Ceci est rendu possible par l\u2019activation des replis de la muqueuse qui se trouvent dans le colon et l\u2019intestin et qui absorbent les éléments nutritifs de la nourriture qu\u2019on prend et les tournent en un sang neuf et frais.Histoire de l\u2019auteur J\u2019ai rencontré un homme d\u2019un certain âge, il y a trente ans.Cet homme assez âgé paraissait très robuste et d\u2019une santé extraordinaire.Je l\u2019ai salué et lui ai demandé s\u2019il souffrait de quelque maladie.Il me répondit: «Depuis longtemps, je n\u2019ai souffert d\u2019aucune maladie.Alors que j\u2019avais 20 ans, j\u2019ai souffert de gastrite (inflammation de l\u2019estomac) et je fus alors forcé de m\u2019aliter pour une dizaine d\u2019années.Pendant ce temps, j\u2019ai été traité par cinq médecins qui me prescrivirent toutes sortes d\u2019injections et de médicaments mais sans résultat.Par la suite, un vieil ami médecin me dit que ni le docteur ni les remèdes ne pouvaient m\u2019aider.Aucun médicament ne pouvait me guérir mais il existait une thérapie que je pouvais essayer».Je lui ai demandé de quelle thérapie il s\u2019agissait et il me dit: «Chaque matin, au lever, ne te lave pas la bouche, bois 1 260 cc d\u2019eau (environ 6 verres) sans arrêter et veille à ne pas manger avant de te coucher».11 me quitta sans me donner aucun médicament.J'ai suivi ses instructions et bu les six verres d\u2019eau et en moins d\u2019une heure, je sentis le besoin d\u2019uriner trois fois.Je mangeai mon gruau pour mon déjeuner et jamais, depuis une dizaine d\u2019années, je ne l\u2019avais trouvé aussi délicieux.Le matin suivant, j\u2019ai encore bu la même quantité d\u2019eau et mes instestins ont évacué tous les déchets stagnants.Je suis maintenant âgé de 68 ans.Toujours, depuis ce temps, j\u2019ai suivi la cure d\u2019eau et je n\u2019ai plus été malade, pas même un rhume.Après avoir bu l\u2019eau, faire de l\u2019exercice comme la course ou le jogging et ce.pendant environ une vingtaine de minutes.» Louise Patrons La Terre de chez nous 5673 475 5677 5673- Deux morceaux agréables à porter.Tailles 8 à 18 475- Courtepointe à motif d'éventails, lit simple ou double 5677- Robe très féminine.Tailles N(I0-I2-I4) ou U(l6-l8-20) Adressez vos commandes à La Terre de chez nous, Service des patrons, 445 Finchdene Square, Scarborough, Ontario M1X 1B7.Vos NOMS et ADRESSES EN LETTRES MOULÉES.Disponibles dans lest tailles mentionnées, n'oubliez pas le numéro.Utilisez un mandat-poste.Prix pour tous les patrons: 3,25 $ chacun plus 75 c de frais de poste.Patrons en anglais avec lexique en français.Pas de timbre-posté.SEMAINE DU 23 AU 29 JUIN 1994 TCN - PAGE 17 LESPEnTSQUOraiHISg |\t* > » ,\t'.î :{~£ .?, J 3?&-XV -y\t\u201d' Nous avons appris beaucoup de choses la semaine dernière.Que l'on pouvait dire un ou une météorite et que ces pierres asexuées pouvaient nous tomber dessus à tout moment.Le bang supersonique s'est répercuté jusque dans ma pauvre cuisine où je crus sur le moment que c\u2019était encore un tour d\u2019Hydro-Québec.Mais non.La soirée nous Apprit par la radio que c\u2019était une roche tombée du ciel.Une roche vieille de six milliards d\u2019années et qui voyageait depuis quelques millions d\u2019ans, tout cela pour atterrir à St-Robert dans un clos de vaches.Avoir pris tant de temps à se décider pour venir faire peur à d'innocents ruminants! «Découverte» de dimanche dernier, par la voix de Charles Tisseyre, nous a fait peur en masse.Il serait éventuellement possible que quelque objet de grosseur moyenne - comme un porte-avion par exemple - nous arrive sur la terre détruisant ainsi le quart de l'humanité.L'anéantissement des dinosaures ayant été vraisemblablement provoqué par la chute de l'un de ces énormes corps célestes.Tombé du ciel Qu\u2019est-ce que ça prendrait d\u2019aussi énorme pour anéantir les marionnettes de Fred et Cie?Elles sont incroyablement résistantes, du jamais vu dans le concert de critiques contre ces niaises bestioles.Les émissions «culturelles» sont facilement la cible des reproches des penseurs officiels, on est bien exigeant sur le sujet.Plus que pour tout autre.Alors cette fois, la montagne en travail enfante ces souris.Je n\u2019aime pas les marionnettes, sauf Bobinette.Celles de Fred et Cie sont laides, sans esprit, niaises.Une marionnette doit être irrévérencieuse, troublante.piquante, elle dit tout haut ce que chacun pense tout bas, mais elle le dit en mieux.Celles de Fred n\u2019ont aucun esprit et contrairement à ce qui devait être le cas, elles se laissent facilement mettre en boîte par ceux quelles passent en entrevue.On l'a vu avec Yvon Deschamps, on l'a vu ces jours-ci avec Edgar Fruitier et cie.Par chance que ce sont des marionnettes, parce que des personnages réels en chair et en os n\u2019oseraient plus se montrer dans la fenêtre arrière de leur cuisine, tellement elles auraient honte.Ou DE LA TERRE A LA TABLE La radio agricole, dimanche de 6h30 à 7h, à CKAC et TÉLÉMÉDIA Invités: Claude Rivard, président Fédération des producteurs de lait Yvon Picotte, ministre développement régional Josée Fiset La cuisine artisanale Le Campus Macdonald EUS de l'Université McGill L\u2019informatique financière adap-' tée au secteur agricole Saviez-vous que la Banque Royale est la première institution financière canadienne à avoir préparé des logiciels spécialement conçus pour les agriculteurs?\t________ Durant la seizième chronique, M.Régis Gaboury, directeur de compte, Services à l\u2019agriculture, Saint-Hyacinthe, Banque Royale, présentera le BANQUE ROYALE Cultivez vos affaires* Consultant Bancaire AgriRoyal* un logiciel uniforme de gestion agricole utilisé en français ou en anglais par nos spécialistes en financement agricole à la grandeur du pays.M.Gaboury souligne-____________ra le caractère modulaire et la grande souplesse d\u2019utilisation du logiciel suivant le type de production agricole.^Abonnez-vous gratuitement, ^au Courrier AgriRoyal 1 800 363-3967 elles se feraient accompagner d'un char blindé pour venir en studio.Combien de temps dureront-elles ces pauvres bestioles?Les paris sont ouverts.Nous avons au moins la certitude que Fred et Cie ne nous reviendra pas en reprise l'an prochain.Comme le font certains épisodes douteux de Taquinons la planète ces semaines-ci.Cette semaine, c'était pitoyable, on a sorti des boules ù mite le passage du bon Michel Noël, décédé depuis, et dont on devrait laisser reposer les âmes en paix.Un épisode qui datait de l\u2019époque du référendum sur Charlottetown et qui n\u2019était pas des meilleurs.Tant qu'à trier, que l'on trie avec un peu plus de discernement.Il ne semble pas que l'été 94 sera marquant dans les annales de la TV.C\u2019est rarement le cas.Il y a deux ans, on a vu le passage de la comète Julie Snyder à l\u2019Enfer.Il semble bien que cet astre ait fini de tourner dans notre galaxie, s\u2019étant séparé de son satellite Stéphane Laporte qui était le concepteur et le tireur de ficelles de la marionnette Julie.Beaucoup de piquant et d'audace chez cette dernière, saura-t-elle continuer de tourner dans notre espace sidéral avec succès?Quelques cours de diction lui feraient du bien.On ne comprend pas un mot de sa publicité pour Master Card.C'est peut-être voulu ainsi.On imagine ce que l'on veut.On apprend aujourd\u2019hui la découverte d'autres roches tombées du ciel à St-Robert, mettant ainsi sur la carte du monde ce paisible village agricole des bords du Richelieu.Comme le disait une résidente «pour une fois qu'il se passe quelque chose dans le rang St-Thomas».A la prochaine.sera-ce la semaine prochaine ou le mois prochain?Les impératifs de la mise en page faisant de notre chronique une sorte de météorite qui peut atterrir n\u2019importe quand, n'importe où.Ouvrez vos parapluies ou vos parapierres.C\u2019est l\u2019été de Fred Cailloux.Marie-Stéphane «LA SEMAINE VERTE» à Radio-Canada, le dimanche 26 juin 1994 à 12h()5: l'horticulture ornementale; une entrevue avec un producteur de fraises à l\u2019Ile d'Orléans; l'ours noir; une chronique jardin écologique; la stabulation du crabe des neiges: le moulin à carder.¦ Résumé de la chronique présentée par la Banque Royale à l\u2019émission «De la terre à la table» MOTS CROISÉS 8\t9 10 11 12 1\t2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1-\tLuzerne sauvage.- Poulet.2-\tPlante ligneuse.- Fruit à noyau.3-\tCeltium.- Table de menuisier.-Conifère.4-\tAxe d'une plante.- Terre entourée d'eau.- Ride.5-\tBouclier.- Pâturage.- Silicate de magnésium.6-\tPlante à fruits crochus.7-\tVégétal aquatique.- Explose.8-\tPlante de la famille des composées.- Mesure chinoise.9-\tSe rendrait.- Fils d'Isaac.10-\tConseillère secrète.- Aperçu.-Chrome.11-\tNettoyer.- Plante potagère.12-\tTitane.- Mettre une graine en terre.- Utile au golfeur.VERTICALEMENT 1-\tOui consiste en lait.- Allure.2-\tPlant dicotylédone.- Plate parasite des arbres.3-\tPlomb.- Cerisier.4-\tEngrais azoté.- Conflits.5-\tTerme de tennis.- Fragile.6-\tLieu où l\u2019on bat le grain.- Oiseau palmipède.7-\tAristocratiquement.- Cérium.8-\tPronom.- Oui.- Lombric.9-\tDeux.- Arbre.10-\tCheval-vapeur.- Plante bisannuelle.- Lien grammatical.11-\tFleur.- Mesure agraire.12-\tVerrue du cheval.- Bâtiment de ferme.SOLUTION U II 01 6 0 Z 9 î r c l I Mm CRIEE EIH IB miase H UH ËlHEffiJ s™ SE3IS m Zl U 01 PAGE 18 \u2014 TCN, SEMAINE DU 23 AU 29 JUIN 1994 ANNONCES (1'\\ CLASSÉES PRENEZ NOTE QU\u2019UNE TAXE UE 7 % (TPS) cl une autre de 6,5 % (T\\ Q) sont applicables à tous les prix ci-dessous mentionnés.COÛT DE L\u2019INSERTION \u2022\tAnnonce sans cadre: 52c le mot.\u2022\tPrix minimum 120 mots et moins): 10,40S la parution.\u2022\tTitre en capitales et caractère gras: supplément de 4.20S plus 0.52c le mot, la parution.\u2022\tAnnonces encadrées et encans: 3,3OS la ligne agate 114 lignes=l pouce: 2.5 cm).\u2022\tSupplement pt)ur annonce avec numéro de case réservée: 7.75S la parution.\u2022\tRabais de 20% pour cinq 151 insertions consécutives et plus d'un même texte.\u2022Indique: (.1.\\llîè \\//\\ 1 vos instructions: nom.adresse, no de telephone, code régional, nombre d insertions, etc.Heures moulées).COMMERCIALES l es annonces classées commerciales se distinguent des autres annonces classées par les caractéristiques suivantes: elles comportent un logo, une photo, un cadre special, une trame, un renverse, des caractères /tins grands, etc.Tarifs.3,65$ la ligne agate 114 lignes au poueel.Exemple Annonce classée commerciale 51,10$ moins rabais si applicable Pour plus, d'informations communique/ «ver nos représentants publicitaires Hubert Missnnnette Christian (iuinitnl Sylvain Joubert LES ANNONCES CLASSÉES SONT PAYABLES À L'AVANCE 3.4 cm 2.5 cm ACCEPTÉES Le paiement et ies textes doivent parvenir aux bureaux de la TCN le jeudi avant 12h00 (midi) précédant la date de publication Adressez toute demande de renseignements comme suit LES ANNONCES CLASSÉES LA TERRE DE CHEZ NOUS Maison de l'UPA 555, Roland-Therrien Longueull (Québec) J4H 3Y9 Tél.(514) 679-0530\tLigne directe Montréal: 521-4850 Fax: (514) 670-4788\t(entre 8h45 et 16h30 seulement ANIMAUX DEMANDÉS ATTENTION' ATTENTION' Je suis acheteur de taures ouvertes et de taures ges-tantes aussi de termes avec roulant et animaux laitiers S adresser CLEMENT CHOINIERE 116 Route 139 (514)375-4022 Cell (514)777-6971 Fax (514)375-3783 Producteurs de bovins pur-sang STATION 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compétitifs Saint-Pascal.Kamouraska Tél.: (418) 492-3989 par l\u2019élevage D'AUTRUCHES & D'EMEUS Intéressés\\ AUTRUCHES/EMEUS AUTRUCHES BLEUES: 2 couples de 27 mois.1 couple de 2 ans.2 poules de 27 mois NOIR: 1 coq de 2.5 ans (jjp ÉMEUS: Poussins de 2 à 3 mois 5 000.00$ a 7 000.00S.20 couples en âge de reproduction cet automne 20 000.00$ a 25 000.00$ Service après vente disponible 5 ans d'expenence RONALD LANDRY C P.45.Roblin, Manitoba R0L 1P0 (204) 937-2448 (français, anglais) LE PLUS GRAND NOMBRE D\u2019ABONNÉS(ES) AU QUÉBEC AGRICOLE 40 199* abonnés(es) reçoivent -La Terre de chez nous- chaque semaine.Une petite annonce dans les annonces classées, c\u2019est l\u2019assurance d\u2019être présent partout dans le Québec agricole.Téléphone.: (514) 679-0530 Fax.: (514) 670-4788 *ABC : Audit Bureau of Circulations, décembre 1993 CUIR D\u2019AUTRUCHES \tl> Si l\u2019élevage d'au-VT truches vous Inté-resse ou vous UT.voulez voir des * f\tH produits d autru- i\tH cnes.venez voir /t notre 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