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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 1994-08-18, Collections de BAnQ.

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[" $S&8Éi in ¦ «\u2022 iTerite de ch©; UiJlï ¦# .x Août 1994 pages Les abreuvor pages 27 et 2É Les implant! pages 30 Reportage à la Ferme D pages 36 à 38 \tmi\tjr&âÿrï: ùtàx\t \t\t§|\tr I' ¦nva\th| \u2014\tS\t r \t\\\t\t\t \tH\t\t :\tSupplémeffl\t\t\t \t\t\t 1 C\t»\t- \t J\t\t SOMMAIRE DOSSIER Régie d\u2019élevage et parcs d\u2019engraissement Pages 6 à 13 Toutes une série de précautions sont essentielles à la réussite d\u2019un élevage de bouvillons d\u2019abattage à commencer par l\u2019observation des animaux dès leur entrée au parc, par des bâtiments impeccables, une alimentation appropriée, une détection précoce des maladies et une quarantaine si nécessaire.Par ailleurs, une bonne régie médicale commence toujours par un inventaire avant d\u2019entreprendre un programme de vaccination contre les virus et les bactéries.Finalement, un propriétaire d\u2019abattoir présente ses attentes aux producteurs afin que les carcasses de bouvillons obtiennent le meilleur classement possible.FPBQ Info\tChronique vétérinaire\tCircuit des encans Recherche pages 4-5\tpage 14\tpages 15\tpage 16-17 Gestion financière page 18-19 Inspection vétérinaire pages 24-25 Analyse de groupe page 26 Statistiques pages 31 Vous êtes o un producteur de veaux de lait ) un producteur de génisses de remplacement o un producteur de veaux de grain Vous recherchez un lactoremplaceur qui : ) est équilibré en vitamines et minéraux à la manière du lait maternel 0 grâce à un procédé UNIQUE de fabrication qui permet de mieux conserver les propriétés naturelles du lait 3 est d'une telle qualité qu'il permet ; UN SEUL REPAS PAR JOUR, une économie de 50% en temps m LACVOR I ÉLEVAGE liK VOIt ÉLETAGE L'aliment d'allaitement de haute qualité Disponible dans votre coopérative locale (KOMM 2 Bovins du Québec/Août 1994 Vol.8 no 3 août 1994 BOTS15 Supplément de La Terre de chez nous (TCN), août 1994, publié en collaboration avec la Fédération des producteur de bovins du Québec (FPBQ) Éditeur La Terre de chez nous Union des producteurs agricoles 555 Roland Thérrien Longueuil (Québec) J4H 3Y9 (514) 679-0530 Cumitc directeur (iaétan Bélanger (FPBQ) Hugues Bel/ile (TCN) Michel Dessureault (FPBQ) France Groulx (TCN) Directeur Hugues Bel/ile Rédactrice en cher France Groulx Rédacteur en chef adjuinl et responsable de la publication Victor Lariviirc Secrétaires de rédaction Ginette Blondin Lorraine Fruitier Responsable de la production Carole Lalanccttc Infographistes Céline Dupras Monique Lngué Collaborateurs Hélène Boivin, Michel Blanchette, André Cécyre, Anne-Marie Christen.Paul Classens, Nathalie Côté.Réal Daigle.Patrick Dupuis.Rodrigue Grégoire, (iuy Huneaull.Réal Jean.Francine Jodoin.Laurent Larouchc.Simon Lcclair.René Ledoux.Richard Petit, Gilles Rivard.Montage La Terre de chez nous Sortie sur films et pelliculage Pcllitcch Liée.Impression Transcontinental Directeur de la publicité Réal Loiseau Représentants publicitaires Christian Guinard.Robert Bissonncltc, Sylvain Jouhert Représentant hors Québec Jacques Long (905) 335-5700 Fax (905) 335-5001 Administration Jocelyne Gareau Tirage et abonnements Micheline Courchesnc Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0832-5634 Prochaine parution octobre IW4 Date Je tombée publicitaire 15 scptcinhie IW4 Note: Les idées exprimées dans ce inagu/inc n'engagent que la responsabilité des auteurs Dans la présente publication, le générique masculin est employé sans discrimination cl uniquement dans le but d'alléger le texte EDITORIAL xx la mise er JL Ti ï ni n 1987, la Fédération a adopté le Règlement sur la vente des bovins du Québec.Ce règlement prévoit notamment que tous les bovins de réforme (vaches, taures et taureaux de réforme de race laitière ou de boucherie) et les veaux laitiers sont vendus soit par encan vivant ou à l\u2019enchère par ordinateur.Lors de l\u2019adoption de ce règlement, le contexte avait dicté à la Fédération d\u2019opter pour des modes de vente à l'enchère.En effet, en 1987, on comptait au Québec six importants acheteurs de bovins de réforme, ce qui assurait une saine compétition pour l\u2019achat des bovins de réforme dans toutes les régions du Québec.Presqu\u2019instantanément, le prix des vaches de réforme a grimpé de plusieurs cents la livre pour se vendre à prime par rapport au marché américain, notre principal marché de référence.On avait également noté, à cette époque, une augmentation du volume de vaches de réforme et de veaux laitiers commercialisés en régions périphériques.Aujourd\u2019hui le contexte a changé, il n'y a plus que trois ! acheteurs québécois de bovins de réforme .De plus, la prime gagnée sur le marché américain avec la mise en place de l'agence de vente s\u2019effrite graduellement.Far ailleurs, le nombre de bovins de réforme et de veaux laitiers mis en vente a considérablement chuté au cours des dernières années, près du quart du volume depuis 1987.De plus, les encans en régions périphériques ont recommencé à se vider.Certains de ces encans mettent en vente maintenant seulement quelque dizaines de bovins par semaine, ce qui occasionne une baisse importante de compétitivité et des coûts d\u2019achat et de transport élevés aux abattoirs pour couvrir ces encans.Enfin, plus de 55 % des bovins de réforme et veaux laitiers sont mis en vente le lundi, ce qui occasionne un surplus d\u2019abattage en début de semaine, alors que vers la fin de la semaine, les abattoirs manquent de bovins de réforme à abattre.Devant cette situation, la Fédération a procédé à une analyse en profondeur de la problématique de la compétitivité du marché québécois en rapport aux marchés ontarien et américain de bovins de réforme.Suite à cette analyse, deux scénarios pour la mise en marché des bovins de réforme ont été retenus comme pouvant répondre aux besoins des producteurs et des autres intervenants de la Filière pour les prochaines années.Le premier scénario consiste à rationaliser de façon importante le réseau des encans en réduisant considérablement le nombre d\u2019encans (qui est actuellement de 18 à l\u2019échelle provinciale) et en étalant les ventes plus uniformément sur toute la semaine.Le deuxième scénario consiste à éliminer la vente à l\u2019enchère (encan public et enchère par ordinateur pour les bovins de réforme) et à négocier une formule de fixation de prix avec les acheteurs québécois et portant sur une préattribution des volumes.Les veaux laitiers, quant à eux, seraient vendus vivants dans quelques encans.Au cours de l\u2019été, la Fédération s'adjoindra des ressources externes pour effectuer les différentes analyses de faisabilité de ces modes de mise en marché ainsi qu\u2019une étude de coûts-bénéfices.Les consultations avec les principaux intervenants (encan, abattoir, etc.) se poursuivront également au cours de l\u2019été.Des discussions seront également faites avec les producteurs de veaux lourds et de veaux d'embouche afin de s\u2019assurer d'une bonne harmonisation entre les systèmes de mise en marché pour tous les bovins.Au début de l\u2019automne prochain, la Fédération sera donc en mesure de proposer aux producteurs un nouveau mode de mise en marché des bovins de réforme et des veaux laitiers.Les producteurs seront consultés sur ce projet par le biais d\u2019une large tournée d'information et de consultation que la Fédération entend tenir à la fin de l\u2019automne 1994.C\u2019est le temps ou jamais de participer à la prise de décision.\t^ Michel Dessureault,président, Fédération des producteurs de bovins dp Québec Bovins du Québec/Août 1994 3 FPBQ INFO La filière du veau lourd Beaucoup de pain sur la planche René Ledoux* Dans la foulée du Sommet sur l\u2019agriculture du Québec en juin 1992, les personnes et organismes impliqués dans la production, la transformation et la vente des veaux lourds se sont dotés d\u2019un regroupement interprofessionnel qu\u2019il est maintenant convenu d\u2019appeler, la filière du veau lourd.Nous dresserons ici le portrait de cette filière en insistant principalement sur sa composition et sur les défis qu\u2019elle s\u2019est lancée.Les représentants d\u2019une vingtaine d\u2019organisations et d\u2019entreprises différentes s\u2019impliquent activement à l\u2019une ou l\u2019autre des tâches énumérées dans le Plan stratégique de développement de la filière, premier fruit de cette union.Ce plan de développement, dont la rédaction a débuté il y a plus d\u2019un an, analyse les forces et faiblesses du veau lourd au Québec.Il trace ensuite la voie à suivre pour améliorer la compétitivité des entreprises qui oeuvrent dans cette production de façon à conquérir de nouveaux marchés.Les membres de la filière se sont donnés comme mission générale de poursuivre le développement de l\u2019industrie du veau lourd au Québec en augmentant la rentabilité et la compétitivité des entreprises de production, de transformation et de distribution.Pour ce faire, ils ont formulé le travail à accomplir sous forme d\u2019objectifs que nous explorerons ici après en avoir résumé la problématique.Standardiser la qualité des veaux de grain La variation de la couleur de la viande des veaux de grain peut causer certains problèmes lors de sa mise en marché.En raison du manque d'uniformité et de rigueur dans les techniques d\u2019élevage, d'abattage et de transport des ani- maux, les membres d\u2019un comité de travail sur l\u2019uniformisation et la standardisation de la qualité des veaux de grain ont rédigé un guide de pratiques recommandées destiné à tous les intervenants.Ce guide décrit la façon de procéder pour offrir un veau de grain de la qualité recherchée par les consommateurs.L\u2019exercice de rédiger un tel code de pratiques a permis de sensibiliser plusieurs entreprises à l\u2019importance de maintenir la qualité initiale du produit.Pour ce comité, le défi consiste maintenant à emmener les entreprises à changer certaines de leurs pratiques actuelles pour se soucier davantage de la qualité.Accroître l\u2019encadrement réglementaire et le soutien à la production En raison des lourdes pertes qu\u2019ont subies certaines entreprises de production aux prises avec l\u2019épidémie de BVD, la filière veau lourd a demandé l\u2019obtention d\u2019un soutien financier qui permettrait dorénavant de surmonter de telles épreuves.Au cours de la prochaine année, un groupe de travail tentera d\u2019élaborer un programme d\u2019assurance-mortalité de type contributif qui couvrirait adéquatement les entreprises qui subissent un taux élevé de mortalité.Améliorer la gestion des approvisionnements Deux faiblesses reliées à l'approvisionnement du marché ont été identifiées.La première se résume par l\u2019absence d\u2019un système d'identification adéquat des veaux de leur naissance jusqu'à l\u2019abattage.A ce sujet, un projet d'expérimentation fut mis en place pour évaluer la faisabilité de deux nouvelles technologies d\u2019identification soit, une étiquette à puce électronique et une étiquette à code à barres.Les tests actuellement en cours devraient permettre de sélectionner un type d\u2019identification fiable qui répondrait aux attentes des producteurs et des transformateurs.Par ailleurs, la variation rapide de la demande pour les veaux de grain lors des réclames hebdomadaires des chaînes d\u2019alimentation crée un impact considérable sur le prix de vente à l\u2019enchère et sur la marge de profit des distributeurs.Un groupe de travail cherche actuellement à savoir comment les conséquences de ces variations de prix pourraient être minimisées pour les distributeurs et les producteurs.Perfectionner les méthodes de classement Deux modifications sont actuellement envisagées pour bonifier le règlement de classification des carcasses de veau.En ce qui concerne la conformation des carcasses, une étude est actuellement en cours pour modifier quelque peu les critères d'évaluation de la musculature afin de tenir compte davantage de la véritable valeur commerciale des carcasses.La proposition envisagée permettrait de ne pas déclasser les carcasses qui ont un faible développement de l\u2019épaule mais qui ont une excellente conformation de la longe et de la fesse.Concernant la couleur, un deuxième projet d\u2019expérimentation sera enclenché au cours des prochains mois pour introduire un nouvel appareil de lecture de la couleur du muscle de la longe.Assurer un financement adéquat et une sécurité du revenu appropriée Depuis quelques années déjà que les institutions financières et les sociétés gouvernementales de 4 Bovins du Québec/Août 1994 FPBQ INFO financement hésitent à octroyer des prêts aux entreprises d\u2019élevage de veaux de lait lourds qui ne possèdent pas de contrats d'approvisionnement avec des compagnies.Cette situation a progressivement développé la pratique de l\u2019intégration verticale dans cette production, alors que le régime d\u2019assurance-stabilisation de la Régie des assurances agricoles du Québec exclut les entreprises sous intégration.Jusqu\u2019à maintenant, la Régie a toléré cette situation.Toutefois, un comité formé par la Filière s\u2019est vu confier le mandat d\u2019identifier comment l\u2019accès au crédit pourrait être facilité pour ces entreprises.Accentuer la recherche et le développement En raison des ressources financières restreintes, les entreprises de veau lourd sont peu enclines à investir dans la recherche.La filière a donc ciblé les priorités de recherche du secteur et tentera d\u2019obtenir le financement nécessaire à la réalisation de projets expérimentaux.Les priorités de cette année sont: -\tl\u2019implantation d\u2019un nouveau co-lorimètre -\tl\u2019effet de l\u2019enlèvement de la peau sur le plancher d\u2019abattage -\tla santé et la lutte contre l'épidémie de BVD -\tla découpe et l\u2019emballage spécialisée pour des portions «prêtes à servir» -\tl\u2019alimentation des veaux Dispenser une formation pro* fessionnelle appropriée Deux blitz de formation seront réalisés au niveau de la production des veaux lourds, l\u2019un destiné aux éleveurs et qui aura pour but d\u2019accroître la maîtrise des techniques de production et l\u2019autre destiné aux professionnels et conseillers pour améliorer l\u2019encadrement technique offert aux producteurs.Simultanément, les entreprises de transformation se verront offrir une évaluation de leurs besoins spécifiques de formation par le MAPAQ et la Société québécoise de développement de la main d\u2019oeuvre.Par la suite, des propositions de formation seront formulées pour répondre à ces besoins de formation.Conquérir de nouveaux marchés La viande de veau occupe une place appréciable dans les secteurs de l\u2019hôtellerie, de la restauration et des institutions (HRI).Pourtant, notre connaissance des besoins et des attentes de ce secteur face à notre produit est bien mince.Une étude de marché sera donc réalisée au cours des prochains mois pour approfondir notre connaissance des pratiques d'approvisionnement de HRI et des mécanismes de mise en marché des fournisseurs.Cette étude de marché devrait également permettre de connaître les freins et motivations reliés à l\u2019achat de veau et d\u2019identifier les moyens à privilégier pour favoriser l'utilisation de la viande de veau dans le secteur des HRI.2 \u2022directeur à la mise en marché et à l\u2019information Membres de la filière Monsieur Robert Lemieux, sous-mi-nistre adjoint au MAPAQ Président Filière veau lourd Monsieur Jeannot Richard du MAPAQ Secrétaire-coordonnateur Filière veau lourd Représentants des producteurs Fédération des producteurs de bovins du Québec M.Claude Asselin, président Comité mise en marché veaux de grain M.Michel Dessureault, président M.René Ledoux, directeur à la mise en marché et à l\u2019information M.Richard Petit, directeur des agences de vente M.Luc Pilotte, président Comité mise en marché veaux de lait lourds Représentants des transformateurs M.Jean-Claude Barbet, Ecolait M.Réal Bérubé, Delft Blue M.Daniel Boisvert, Abattoir A.L.Bellerive Inc.M.Markus Buksbaum, Montpak Ltée M.Daniel Carrière, Ecolait M.Jacques Forget, Abattoir Jacques Forget Ltée M.Patrick Gibauit, Ecolait M.Camille Legault, Abattoir régional de Valleyfield Inc.M.Marcel Savoie, Les Entreprises Walcovit Inc.Représentants des distributeurs M.Serge Arsenault, Association des détaillants en alimentation (ADA) M.Léon Gagné, Hudon SDeaudelin (IGA) M.Robert Ouellet, Provigo M.Paul Renaud, Métro-Richelieu Organismes gouvernementaux MAPAQ Mme Lise Demers, Etudes économiques Dr Martine Dubuc, Santé animale Mme Monique Gougeon, Développement des marchés M.Daniel Roy, Economie de la production Agriculture et agro-alimentaire Canada Dr Sylvain Fournaise, gestionnaire de programmes M.Serge Pommier, Station de recherche de Lennoxville Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec M.Ray James Bernard, régisseur Régie des assurances agricoles du Québec M.François Delan, Direction de l'assurance stabilisation Société de financement agricole du Québec M.Normand Johnston, Recherche et planification Associations professionnelles M.Paul Bernard, président Association des marchés publics d'animaux vivants du Québec Inc.Dr Elise Coutu, Ordre des médecins vétérinaires du Québec Bovins du Québec/Août 1994 5 Paul Claessens* a période d\u2019achat des veaux d\u2019embouche commence.Un temps de l\u2019année très difficile pour les veaux et pour ceux et celles qui doivent les garder vivants.Ça fait maintenant plus de 15 ans que je suis impliqué à fond dans l\u2019industrie bovine, et je suis convaincu qu\u2019un des facteurs majeurs de la réussite d\u2019un élevage est le départ des veaux.Il est clair que la régie des veaux ne commence pas au parc d\u2019engraissement.Elle devrait commencer chez le producteur-naisseur, pour se poursuivre rigoureusement durant tout le processus de mise en marché et s\u2019achever au parc d\u2019engraissement.L\u2019objectif premier de l\u2019engraisseur est d\u2019élaborer un protocole d\u2019entrée qui permettra aux veaux de s'adapter au parc le plus rapidement possible.Voici donc quelques trucs qui vous seront sûrement utiles.Investir du temps En octobre, quand les veaux arrivent, il est essentiel que le responsable des animaux investissent beaucoup de temps à regarder, observer et soigner les veaux, changer l\u2019eau, désinfecter les abreuvoirs et nettoyer les bâtiments.Malheureusement, les récoltes se font simultanément et occasionnent une période de travail intense où tous sont fatigués.Le cercle commence : mauvais temps, récolte, fatigue, traitements difficiles, rechutes et installations moins propres.11 faut éviter le piège de «sortir» les veaux quand on est certain qu'ils sont malades plutôt que lorsqu\u2019on a un doute.Ceux-ci sont alors beaucoup plus difficiles à traiter.Nettoyer les bâtiments Les bâtiments doivent être bien aérés, sans courant d\u2019air.J\u2019insiste toujours pour que les veaux aient un accès à l'extérieur.Si on peut les laisser sortir dans une grande cour ou un petit pâturage, cela fait toute la différence.Sinon, il faut leur donner de l\u2019espace, beaucoup d\u2019espace.L\u2019an dernier, j\u2019ai insisté pour faire laver et désinfecter les parcs par ceux qui soignent des veaux avec moi; les résultats ont été remarquables.La plupart des veaux qu\u2019on achète ne sont ni préconditionnés, ni vaccinés, donc fragiles aux virus et bactéries présents dans le parc.D\u2019où l'importance de s\u2019en débarrasser soit par un vide sanitaire soit par la désinfection, mieux encore, les deux.Inciter les veaux à boire À l\u2019entrée des veaux, il est préférable d\u2019utiliser des réservoirs plutôt que les abreuvoirs automatiques.Ainsi on peut laisser les veaux les vider, on les nettoie et au remplissage le bruit de l\u2019eau les incite à boire.Les veaux s'y bousculent.Alimentation et litière à base de foin tendre La veille de son arrivée, notre veau vivait au sein de son troupeau, mangeant de l'herbe fraîche et tétant le bon lait de maman.On le projette subitement dans un environnement hostile et inconnu.Le but premier à l\u2019arrivée est de laisser le veau se reposer et de remplir son rumen d\u2019un jeune foin tendre et peu fibreux.Je préfère utiliser du foin plutôt que de la paille comme litière C\u2019est Important de garder les animaux propres en tout temps, même en hiver par temps froid 6 Bovins du Québoc/AoOt 1994 les deux premiers jours.La paille est indigeste et non nutritive.Gardez le parc sec et propre peu importe le climat.On doit introduire rapidement (24 à 48 hres) une ration très riche, composée de grain de qualité, d\u2019une source de protéine succulente peu dégradable et d'un minéral de départ.Pour ceux qui servent une ration totale mélangée, c\u2019est relativement simple; 1 kg de moulée par 100 kg de poids vif avec du foin haché de première qualité.On devrait laisser vider et nettoyer les mangeoires tous les jours.Il est contre-indiqué d'utiliser des mangeoires à balles rondes au début.Certains veaux ne mangeront pas de moulée.Déroulez plutôt le foin dans une mangeoire et deux fois par jour, enlevez le reste du foin pour le remplacer par la moulée.Si les veaux ne mangent pas la moulée avec appétit, privez-les de foin.Ils doivent manger leur ration dès le début.Évidemment tous doivent avoir accès à la mangeoire en même temps.La moulée de départ est servie au moins 21 jours.L\u2019ensilage est introduit assez rapidement mais graduellement.En surveillant attentivement la consommation de vos animaux vous aurez l\u2019heure juste sur leur état de santé.Manipuler calmement avec des barrières Une cage et un bon corral sont essentiels.(voir BOVINS août/93) Coups, cris = stress = maladie.Des veaux ça se manipule calmement avec des barrières, pas avec des coups.Un petit truc: faites passer tous les nouveaux arrivés à travers la cage de rétention sans les attraper deux ou trois fois avant de les traiter.Vous sauverez bien des efforts.Ensuite si vous pouvez les laisser circuler librement dans ce coin, cela simplifiera votre tâche pour d\u2019éventuels traitements.Élaborer un programme de vaccination Avant l\u2019achat des veaux, élaborez un programme de vaccinations et de traitements en étroite collaboration avec votre vétérinaire et ayez en main les vaccins, antibiotiques, vermifuges, étiquettes d\u2019oreille etc.Si les conditions sont idéales à l\u2019arrivée des veaux, l\u2019écornage et la castration peuvent être effectués en entrant, sinon il vaut mieux attendre.L\u2019an passé, à la fin d\u2019octobre, j\u2019ai écorné et castré des veaux de 650 lbs à leur arrivée, je le regrette encore.Comme la tenue d'un registre des traitements est essentielle, si vous ne pouvez trouver un nom pour chaque veau, utilisez des étiquettes d\u2019oreille.Savoir détecter les malades Les malades, ça se trouve le matin! Le moyen le plus simple et le plus efficace de les détecter c\u2019est que les mangeoires sont vides le matin.Quand vous soignez, les veaux se lèvent et viennent manger.Prenez en note les numéros de ceux qui traînent derrière.Si vous essayez de les sortir à mesure, les plus vigoureux se mettent à courir et vous trouvez uniquement les veaux très malades.Il est primordial de prendre la tem- pérature des veaux douteux et de ceux qu\u2019on a traités, même avec des antibiotiques à longue action.C\u2019est le seul moyen de savoir si le traitement est approprié.Isoler le veau gravement malade Il vaut mieux utiliser la quarantaine que pour des cas très spéciaux.Le veau traité devrait retourner où il a l\u2019habitude de vivre.Par contre, il faut rapidement isoler tout veau dont on n\u2019a plus le contrôle.Envoyez-le n\u2019importe où, dans un hangar, dans le champ mais sortez-le.Faites vos expériences de survie ailleurs que dans votre parc.Gardons à l\u2019esprit que le stress est notre pire ennemi.Les antibiotiques ne remplaceront pas des veaux bien achetés et une régie minutieuse.Investissez-y du temps et la partie sera gagnée! * Producteur, engraisseur de bouvillons d\u2019abattage et courtier & ACHAT VENTE AFFAIRE MEILLEUR .G*
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