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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 1994-10-06, Collections de BAnQ.

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[" mamm mæmê 'mÊmm Supplément Vol.4 No.4 OCTOBRE 1994 La Terre de chez nous & ^ Actualités\tDossier\tPoint de vue FPCCQ\tVomitoxine\tProducteurs \tet fusariose\tde pierre à chaux pages 4-5\tpages 6 à 9\tpages 10-11 Recherche\tIntrants\tMarché en \t\tdéveloppement Cultivars\tCarburant\tL\u2019éthanol de blé\tdiesel\tau Québec pages 12 à 14\tpages 18-19\tpages 21 à 23 Sols\tMarchés\tReportage L\u2019importance\tLa bourse de\tFerme Dony de du phosphore\tChicago\tSaint-Basile pages 24-25\tpages 26-27\tpages 28 à 30 UNE FORCE AU SERVICE DES PRODUCTEURS ET PRODUCTRICES DU QUÉBEC cérégrainsi Sans les problèmes de commercialisation \t Pool Maïs 94 / '95\tj Pool périodique\tmi ¦ i Achat au 1 comptant ANNUEL: 15 novembre au 15 septembre PÉRIODE : 15 novembre au 28 février 1er mars au 31 niai 1er juin au 15 septembre Pool : Blé humain Blé fourrager\t\u2022\tFève de soya \u2022\tMaïs \u2022\tCéréale à paille \t ceregrains* 1205, rue* Ampère, bureau 307 Boucherville (Qc) J4B 4M6 Téléphone: (514) 449 - 5617 Télécopieur: (514) 449 * 5621 4e &>a*UcuU*wi, Octobre 1994, page 2 *&e &&iéU4JtùMitcwi.Octobre 1994, page 10 Le Comité comprend six membres dont deux représentants du MAPAQ, deux producteurs de chaux et deux transporteurs-épandeurs.Les grandes orientations techniques et agronomiques de l\u2019industrie de la chaux naturelle au Québec sont tamisées par le Comité consultatif présidé depuis ses débuts par M.André Brunelle, agr.M.Sc.Conscients de l\u2019importance qu\u2019une participation à certaines tables de concertation du CPVQ aurait un effet bénéfique dans l\u2019orientation agronomique de nos activités, notre demande de «membership» à la Commission des sols du CPVQ fut acceptée en 1992.L'Association des Producteurs de chaux naturelle est donc membre à part entière de la Commission des sols et représentée par une agronome dédiée et compétente.Les Carrières membres de l\u2019Association sont accréditées par le Bureau de normalisation du Québec (BNQ).L\u2019accréditation émise par cet organisme para-gouvernemental indique aux usagers, producteurs agricoles, que le produit «chaux agricole naturelle» qui leur est livré par la Carrière de leur choix est soumis à des exigences qualitatives rigoureuses.MgCo3 % Chaux calcique\tde 0 à 4,9 Chaux magnésienne de 5 à 19,9 Chaux dolomitique\t20,0 et plus La pierre à chaux doit avoir un équivalent en carbonate de calcium égale ou dépassant 85 %.Le pourcentage de pierre à chaux passant le tamis de 0,150 mm doit se situer entre 40 % et 65 % et le pourcentage passant le tamis de 2 mm doit être égal ou supérieur à 95 %.Au mois d\u2019avril 1994, les deux associations représentant l\u2019industrie de la chaux agricole naturelle, Producteurs et Transporteurs-épandeurs mettaient en commun leurs ressources humaines et matérielles pour plus efficacement promouvoir et vulgariser l\u2019importance de chaulage des sols acides.L\u2019Association des Transporteurs-épandeurs comprend 40 membres actifs qui sont responsables d\u2019un fort pourcentage de l'épandage de chaux naturelle sur le territoire du Québec.Grâce à cette entente, les responsables de la distribution et de l\u2019épan- VOUS RECHERCHEZ: \u2022\tprix compétitif \u2022\tservice courtois \u2022\tstabilité financière \u2022\tinformation pertinente dage de la chaux naturelle peuvent bénéficier d\u2019une mine précieuse d\u2019information technique et agronomique dont ils pourront faire bénéficier les producteurs usagers.A un moment où les dirigeants agricoles du Québec pensent en fonction de la conversation des ressources, de la productivité durable des sols et de l\u2019augmentation des rendements au moindre coût, une connaissance mieux éclairée de la chaux naturelle s\u2019impose dans le contexte écologique et environnemental actuel.Le produit chaux agricole naturelle est à n\u2019en pas douter le choix tout désigné.*M.Sc.agr.Secrétaire-trésorier et directeur technique de l\u2019Association des producteurs et transporteurs de pierre à chaux naturelle du Québec NOUS ACHETONS: \u2022\tmaïs grain \u2022\tfève de soja, fève blanche \u2022\tblé fourrager, de minoterie \u2022\tavoine, orge, seigle \u2022\tharicots secs Services: Transactions sur marché à terme et options N'hésitez pas à nous appeler! Accrédité par la R.M.A.A.Q.et la F.P.C.t.Q.James Richardson & Fils, Limitée NÉGOCIANT EN CÉRÉALES 1570, rue Ampère, Bureau 500, Boucherville, Québec J4B 7L4 Tél.: (514) 449-7801 Fax: (514) 449-7780 1-800-361-2820 La Clé du succès.Après avoir mis tant d\u2019effort dans la production de vos grains, mettez toutes les chances de votre côté avec une mise en marché éclairée.Ac eéiéAUcuitM*.Octobre 1994, page 11 Nouveaux cultivars de blé d\u2019automne Jean Collin * La culture du blé d\u2019automne présente un potentiel de développement certain.Les céréales d\u2019automne assurent une bonne protection contre l\u2019érosion hivernale, et le rendement du blé d\u2019automne est supérieur à celui du blé de printemps d'environ 1 tonne à l\u2019hectare.La culture permet aussi de mieux répartir les opérations dans le temps; les conditions de semis à la fin août - début septembre sont généralement bonnes et la récolte devance celle du blé de printemps, vers la fin juillet de l\u2019année suivante.Actuellement, les recherches se poursuivent afin de développer un cultivar panifi-able vraiment bien adapté, ce qui permettrait de relancer la culture du blé d\u2019automne au Québec.Un blé d\u2019automne paniffiable Le projet traditionnel d\u2019amélioration des céréales d\u2019automne de l\u2019Université Laval a fait place à un nouveau projet à court terme intitulé Production accélérée de cultivars de blé panifi-able par culture d\u2019anthères financé par l\u2019Entente Canada-Québec (1993-96).Le projet vise à développer, dans les meilleurs délais, un cultivar de blé d\u2019automne bien adapté à nos conditions de culture.L\u2019objectif représente un changement important par rapport à l'objectif du projet précédent, qui visait d\u2019abord à améliorer la rusticité des lignées de blé d'automne.Le nouveau projet résulte d\u2019un effort de collaboration entre des chercheurs de l\u2019Université Laval et d'Agriculture Canada à Sainte-Foy.Les meilleures lignées de blé rouge de l\u2019ancien programme d\u2019amélioration de l\u2019Université Laval sont utilisées en croisement, de façon à conserver la base de rusticité.Des lignées haploïdes-dou-blées (HD) sont ensuite produites au laboratoire de l\u2019Université Laval.Ce passage par le laboratoire permet d'obtenir des lignées fixées en 2 ans, au lieu des 8 à 12 années requises par la méthode traditionnelle d\u2019autofécondation.On multiplie ensuite la semence des lignées HD de façon à obtenir suffisamment de grains pour les essais de qualité, lesquels sont effectués par le Dr.Du-buc, de la station de Sainte-Foy.Le Dr.Dubuc a développé une expertise de sélection hâtive pour la qualité boulangère, qui permet d'éliminer très tôt une grande partie du matériel génétique ne rencontrant pas les critères de sélection.Les lignées qui possèdent les caractères jugés essentiels pour la qualité boulangère sont ensuite évaluées au champ pour les caractères agronomiques et les maladies.En ce moment, environ 300 lignées HD sont évaluées au laboratoire du Dr.Dubuc.800 lignées HD ont été semées pour les tests de l\u2019été prochain, et environ 3 500 nouvelles lignées HD sont en préparation au laboratoire.Les premiers résultats des tests de qualité ont permis d'identifier quelques lignées intéressantes.Le défi sera de combiner qualité boulangère et rusticité, puisque les lignées de blé rouge panifiable montrent généralement une survie de 10% inférieure à celle des lignées de blé blanc mou ou à celles des lignées destinées à l\u2019alimentation animale.Blé d\u2019automne pour l\u2019alimentation animale La lignée UL21060.33, issue d\u2019un croisement effectué à l\u2019hiver 1980, est une lignée de blé pour l\u2019alimentation animale.Elle a démontré une bonne stabilité de rendement dans les essais d\u2019enregistrement, son rendement en grain étant de 5% supérieur à celui de Borden et de Lennox dans l\u2019Est du Canada pour la période 1990-92.Elle a aussi montré une hausse moyenne de rendement en grain de 11% par rapport à Lennox et à Augusta au Québec pour 1988, 1989, 1991 et 1992.La lignée survit bien à l\u2019hiver et elle est mieux adaptée que Lennox et Augusta dans la zone 1 (sites de Saint-Hyacinthe et Sainte-Anne-de- SlShtar, La culture d'antheres permet d\u2019accélerer la recherche de nouveaux cultivars j£e.ééUaUcuttewi.Octobre.1994, page 12 Bellevue).Sa paille est courte et elle résiste à la verse.Elle a, par contre, un poids à l\u2019hectolitre et un poids de 1000 grains inférieurs à ceux des témoins des essais.C\u2019est donc une lignée de blé pour utilisation sur la ferme, puisqu\u2019elle ne possède aucune aptitude pour la panification.Elle est actuellement dans les essais d\u2019évaluation du CPVQ.Causes de mortalité hivernale Beaucoup de gens croient que les céréales d'automne meurent de froid dans le champ l\u2019hiver lorsque les conditions climatiques sont défavorables.La réalité est cependant beaucoup plus complexe, le froid étant rarement la seule cause des problèmes rencontrés par les producteurs.Plusieurs travaux de recherche ont démontré que la température descend rarement au-dessous de -5°C en hiver, sous une couche de neige de 10 cm, alors qu\u2019il faut une température d\u2019au moins -13°C pour tuer le blé d\u2019automne.Les travaux réalisés à l\u2019Université Laval, en collaboration avec les chercheurs de la station d\u2019Agriculture Canada à Sainte-Foy, ont montré que les maladies sont souvent responsables de la mortalité hivernale.Les deux principales maladies identifiées sont les moisissures nivéales et le virus de la jaunisse nanisante de l\u2019orge (VJNO).Les cycles de gel/dégel, les inondations, la formation de glace et le froid sont aussi des causes de mortalité importantes.Du côté régie, il faut donc s\u2019assurer d'un drainage de surface adéquat.En Ontario, on recommande un sol aménagé avec une pente d\u2019environ 2% pour éliminer l\u2019eau stagnante qui forme des plaques de glace.Fait intéressant, les problèmes rencontrés dans la région de Québec, où la couverture de neige est abondante, sont différents de ceux rencontrés dans la plaine de Montréal, où le sol n\u2019est pas couvert de neige durant une grande partie de l\u2019hiver.Il ne faut pas oublier que des cul-tivars mal adaptés, une mauvaise régie et les aléas climatiques sont les principales raisons de l\u2019instabilité du rendement du blé d\u2019automne au Québec.Dans la région de Québec, les deux principales causes de mortalité sont les moisissures nivéales et le VJNO.Une expérience réalisée à l\u2019Université Laval de 1985 à 1989 en collaboration avec des chercheurs de la station de Sainte-Foy a permis d\u2019évaluer l\u2019impact des moisissures nivéales et du VJNO sur la survie des céréales d\u2019automne.L\u2019étude a porté sur dix cultivars de blé, triticale et I m m ï;' Plus de 800 lignées de blé ont été semées pour les tests de l\u2019été prochain.ENTREPOSER VOS GRAINS ÇA RAPPORTE PLUS ! \u2022 Acier de galvanisation de qualité incomparable \u2022 Épaisseur de métal supérieure et solidité à toute épreuve 1 Porte s\u2019ouvrant à pleine grandeur \u2022 Ensemble complet d\u2019accessoires de ventilation, de remplissage et de vidange lâi 400, rue Martineau St-Hyacinthe (Québec) Tél.: i\t[514) 796-2626 Mtl.:\t[514) 875-3970 Fax: |\t[514) 796-4256 &i>UeUicuUe«*,Ç)r, ' ü s\u2014m ¦m mim ww&umi.Une conventionnelle qui «\t» toutes les qualités PUISSANCE Avec ses 270 C.V., la TX 66 est la conventionnelle la plus puissante sur le marché.CAPACITÉ La TX 66 est dotée d'un dispositif de séparation exclusif vous assurant une capacité de battage et de nettoyage supérieure aux autres conventionnelles et ce, peu importe les conditions de récolte.CABINE ULTRA MODERNE Avec la cabine Discovery, un nouveau monde de confort vous attend.QUALITÉ Grâce à son tamis nettement plus grand que les modèles concurrents, vous obtenez une qualité de nettoyage du grain incomparable.ET BIEN D'AUTRES AVANTAGES QUE VOUS DÉCOUVRIREZ EN 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agricole?Les différentes formes de phosphore On retrouve le phosphore sous quatre catégories principales dans les sols: (1) le phosphore de la solution du sol, (2) le phosphore retenu à la surface des constituants inorganiques du sol, (3) le phosphore de la biomasse microbienne et de la matière organique du sol et (4) le phosphore des minéraux.Les plantes absorbent cet élément de la solution du sol.Or, une infime proportion du phosphore total des sols est présente dans la solutions (0,5 à 2 kilogrammes de phosphore à l\u2019hectare); des proportions beaucoup plus importantes se retrouvent sous des formes biologiquement actif (20 à 2 000 kilogrammes de phosphore à l\u2019hectare) ou de réserve organiques et inor- Régis R.Simard* ganiques (400 à 10 000 kilogrammes de phosphore à l\u2019hectare).Une analyse de sol vous donne un aperçu de la teneur du sol en phosphore des catégories 1 et 2.Situation dans les sols de grandes cultures L\u2019inventaire des problèmes de dégradation des sols agricoles du Québec publié en 1990 par le Service des Sols du Ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation du Québec révèle que 60 % des sols exploités en monoculture montrent des problèmes de surfertilisation en phosphore et en potassium.Si on regarde de plus près la situation des six principales séries de sol de la région agricole numéro 6 (Saint-Hyacinthe) région à forte dominance de grandes cultures et où les engrais minéraux dominent comme mode d\u2019apport d'éléments nutritifs, on peut constater qu\u2019il y a en effet un enrichissement en phosphore sous monoculture de maïs et de céréales par rapport aux prairies.Ainsi la teneur moyenne de la couche 1 (0 à 20 centimètres de profondeur) des sols sous monoculture de maïs (159 kg/ha) peut être classée comme riche selon les nouvelles grilles de référence en fertilisation (Conseil des productions végétales du Québec, 1994, AGDEX 540).De plus, l'enrichissement est beaucoup moindre (25 kg/ha) lorsque l\u2019on passe à la couche 2 (20 à 40 centimètres) et est presque nul (8 kg/ha) dans la couche 3 (plus de 40 centimètres de profondeur).Ces observations peuvent être expliquées par la lente mobilité du phosphore dans les sols.Cet élément, lorsque ajouté sous forme d\u2019engrais minéral soluble est rapidement retenu par les sites spécifiques au phosphore du sol et donc ne migre que très peu en profondeur.Il ne faudrait pas croire pour autant qu\u201dil n\u2019y a aucun risque de contamination des eaux de surface dans les régions à forte dominance d\u2019utilisation d'engrais minéraux.Le phénomène d\u2019érosion hydrique qui est très fréquent en absence de couvert végétal tard en automne et tôt au printemps peut contribuer, par les particules de sol entraînées, des charges importantes de phosphore dans les cours d'eau.Cette contribution sera d\u2019autant plus importante que la couche de surface du sol (0-2 centimètres) sera riche en cet élément.Des recherches effectuées en Ontario et aux États-Unis ont démontré que ce phénomène contribuait de 50 à 95 % à la charge de phosphore atteignant les cours d\u2019eau dans les zones à prédominance agricole.Situation dans les zones de concentration animale La spécialisation des élevages a amené la concentration des productions animales telles la production porcine le long de certains affluents du Saint-Laurent.Des études récentes menées par le Ministère de l\u2019Environnement et de la Faune du Québec dans les rivières L\u2019Assomption et Yamaska et par notre laboratoire au Centre de recherches et de développement de Sainte-Foy, en association avec l\u2019équipe du Dr Cluis de l\u2019Institut £e.eénâxiicultewi.Octobre 1994, page 24 National de la Recherche Scientifique-Eau, dans la rivière Beaurivage en Beauce ont démontré que les échantillons dépassaient la norme de 0,03 milligrammes de phosphore par litre d'eau et atteignait souvent 1 gramme par litre.Ces rivières montrent des problèmes graves de dégradation des eaux par la prolifération des algues.L\u2019agriculture a été pointée du doigt comme responsable de ce phénomène.Des recherches débutées en 1992 sur les cinq principales séries de sol du Bassin Versant de la rivière Beaurivage ont démontré un enrichissement marqué en phosphore extractible par la solution de Mehlich-3 dans les sols de fermes laitières et de fermes en surplus d\u2019azote-lisier par rapport aux besoins de toutes les cultures pratiquées sur la ferme .L\u2019enrichissement en profondeur (couche 3, supérieur à 40 centimètres de profondeur) était beaucoup plus marqué que dans le cas des sols de la région 6 et s\u2019accompagnait d\u2019un enrichissement de la teneur en phosphore soluble à l\u2019eau.Cette dernière forme de phosphore est facilement entraînée dans les eaux de drainage et serait responsable des charges de phosphore de la rivière car l\u2019érosion y est très limitée.La nature du phosphore appliqué peut expliquer ces observations.Dans les lisiers et les fumiers, une grande partie du phosphore est sous forme organique.Or le phosphore organique est retenu beaucoup plus faiblement que le phosphore des engrais minéraux et peut migrer plus rapidement dans le profil de sols.La teneur totale en phosphore des fermes en surplus était accrue d\u2019environ 1 800 kilogrammes par hectare par rapport au sol forestier.La plus grande partie du phosphore accumulé dans le sous-sol était heureusement sous forme peu soluble.Cependant, l\u2019enrichissement important de la couche de sol où l\u2019on retrouve les drains agricoles et la baisse de la capacité du sol de retenir le phosphore montrent qu\u201dil faudra réviser nos façons de gérer les surplus de lisiers ^OXA dans les zones de fortes concentrations d\u2019élevage.La santé de nos cours d\u2019eau en dépend.Comment limiter les charges de phosphore atteignant les cours d\u2019eau: Dans les régions de grandes cultures, il faudrait limiter autant que possible le phénomène d'érosion de surface en favorisant l\u2019infiltration des surplus d\u2019eau par des capteurs, en maintenant des voies d\u2019eau engazonnées, en laissant des bandes de protection le long des fossés, en favorisant la stabilité structurale par un bon choix de rotations et une bonne gestion des résidus de culture.Dans les zones de surplus de fumier et de lisier, il faudrait fertiliser les cultures sur la base de la teneur en phosphore et non pas sur la base de leur teneur en azote et fournir le complément des besoins en azote des cultures avec des engrais minéraux.Un choix judicieux de cultures de couverture, l\u2019utilisation des tests de nitrates adaptés par le Service des sols du Ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation du Québec et l\u2019utilisation de cultures de couverture sont d\u2019autres moyens de réduire les risques de contamination des eaux de drainage.Il faudrait également éviter les épandages automnaux de fumiers et lisiers car les précipitations excèdent les besoins en eau des plantes et le surplus engendré peut entraîner le phosphore organique soit par ruissellement de surface, lorsque les lisiers et fumiers sont laissées à la surface, ou par lessivage pour atteindre les cours d\u2019eau par les eaux de drainage.La capacité des micro-organismes du sol à transformer le phosphore organique y est également réduite.Un travail léger du sol afin d\u2019éliminer la continuité des fentes de retrait et des biopores dans les sols drainés souter-rainement serait également à priviléier afin d\u2019éviter la migration préférentielle des lisiers dans le cas de fertilisation en post-levée.Il faudra également complémenter l\u2019information contenue dans nos cartes pédologiques afin d\u2019identifier les sols ayant le plus grand potentiel de retenir le phosphore des fumiers et engrais minéraux Des recherches seront nécessaires afin d'identifier les bons indices de ce potentiel du sol.Une teneur élevée en phosphore biologiquement actif du sol est un des pré-requis à l\u2019obtention de rendements élevés des cultures.Il faudra adapter nos pratiques afin que cet acquis ne se transforme en bombe à retardement pour nos cours d\u2019eau en milieu agricole.* P/7.D., Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Sainte-Foy, Québec.La compétence s\u2019écrit en toutes lettres ! nun Le Groupe Mallette Maheu Vérification \u2022 Fiscalité \u2022 Consultation & ei>ut.Octobre 1994, page 25 LA BOURSE DE CHICAGO u Québec, les niveaux de la production céréalière sont déterminés par les céréa-liculteurs de la province, compte tenu des conditions climatiques.Les prix, toutefois, dépendent principalement de ce qui se passe sur le marché américain et sur le marché mondial.Les prix en vigueur sur les marchés extérieurs se reflètent donc sur ceux du marché québécois.En ce qui concerne les récoltes de céréales fourragères en Amérique du Nord, les prix dépendent avant tout du marché du maïs des États-Unis.Le prix global du maïs dans l\u2019ensemble de la ceinture du maïs de l\u2019Amérique du Nord (qui inclut les régions céréalières de l\u2019Ontario et du Québec) est fixé sur le marché du maïs des États-Unis.A l\u2019intérieur de cette ceinture, les prix relatifs reflètent les conditions de l\u2019offre et de la demande au niveau local et les frais de transport entre les diverses régions.Le marché à terme du maïs de Chicago est le point de référence de base des prix du maïs dans chaque A.Douglas Mutch * région, les variations de prix sur le marché de Chicago se répercutant sur l\u2019ensemble de la ceinture du maïs.Dans le cas du maïs de la nouvelle récolte, le cours du contrat à terme pour livraison en décembre est suivi de très près tant durant la saison de croissance que durant la période de récolte.A mesure que l\u2019automne approche, le contrat à terme du maïs à Chicago pour livraison en décembre 1994 affiche une tendance à la baisse, étant donné la possibilité d\u2019une récolte exceptionnelle de maïs aux États-Unis en 1994.Cette année, la production de maïs dépassera les 9,2 milliards de boisseaux et pourrait s\u2019approcher du niveau record de près de 9,5 milliards de boisseaux enregistré en 1992.D\u2019autres baisses des prix sont à prévoir d\u2019ici la fin de la récolte.Cependant, les prix planchers établis durant le dernier trimestre de 1994 constitueront probablement les minimum pour cette campagne agricole.Lorsque les pressions qui s\u2019exercent durant la période de récolte se seront estompées, les cours des céréales fourragères devraient se maintenir ou remonter légèrement jusqu'au début de la saison de croissance 1995.La campagne agricole 1994-1995 sera une année de production excédentaire.D\u2019après la première estimation officielle de la récolte de maïs de 1994 aux États-Unis, publiée le matin du 11 août par l\u2019USDA, la production devrait atteindre 9 214 milliards de boisseaux.L\u2019estimation révisée fournie dans le rapport de septembre établissait la production à 9 257 milliards de boisseaux.En ce qui concerne la demande, la grande incertitude vient de la situation sur les marchés étrangers.A cause des surplus de stocks, il faudra que les prix baissent de nouveau pour susciter une demande additionnelle importante.La seule autre possibilité serait que les ventes à crédit augmentent.Sur le marché intérieur des États-Unis, il semble fort probable que des quantités importantes seront affectées au programme de prêt pour le maïs et, ensuite, si cela est autorisé, à la réserve céréalière.Plus tard durant la campagne agricole, soit avant que commencent à arriver à échéance les prêts pour la récolte de maïs de 1994, il faudra décider si la récolte de 1994 peut être affectée à la réserve céréalière des États-Unis.Même si, dans l\u2019ensemble du marché du maïs de l\u2019Amérique du Nord, les prix reflètent l\u2019évolution des Les variations de prix sur le marché de Chicago se repercutent dans l'ensemble de l\u2019Amérique du Nord WÊM §k Aï/,' 4e (ZeUaUculteun.Octobre 1994, page 26 cours sur le marché à terme de Chicago, les tendances du marché sont déterminées par ce qui se passe ailleurs.L\u2019an dernier, le marché a dû composer avec les inondations survenues dans le «midwest» américain, qui ont fait monter les prix.Cette année, les conditions de croissance étant pour ainsi dire idéales dans le «midwest» américain, une récolte exceptionnelle est quasiment assurée.Vu qu\u2019il s\u2019ensuivra une année de surplus de production, ni le «midwest» ni le marché à terme de Chicago n\u2019auront un rôle déterminant dans l\u2019établissement des prix.Il faudra plutôt surveiller ce qui se passera à Washington.Au début de 1994, le secrétaire de l\u2019USDA, Mike Espy, a haussé les taux de prêt applicables aux récoltes de céréales de 1994 aux États-Unis.Pour la récolte de maïs de 1993, le taux de prêt était de 1,72 $ US le boisseau et, pour la récolte de 1994, le nouveau taux a été fixé à 1,89 $ US.Comme le prix moyen du maïs à la ferme atteindra près de 2,55 $ US le boisseau durant la campagne agricole 1993-1994, le taux de prêt a été bien en-deça des prix du marché durant la campagne en cours.Toutefois, étant donné les perspectives de la récolte de 1994, le prix du maïs à la ferme pourrait diminuer rapidement aux États-Unis durant la campagne agricole 1994-1995, chutant en-deçà du prix moyen de 2,07 $ US le boisseau enregistré en 1992-1993.Le taux de prêt pour la récolte de maïs de 1994 aux États-Unis ayant été haussé à 1,89 $ US, il pourrait dépasser les niveaux d\u2019absorption du marché et l\u2019USDA pourrait de nouveau se voir contrainte de stocker des céréales l\u2019an prochain.Si, à la grandeur des États-Unis, le prix moyen du maïs que touchent les producteurs descend en dessous de 2,00 $ US le boisseau, comme c'est proba- ble, il est alors à prévoir que d\u2019importantes quantités de maïs récolté en 1994 seront affectées au programme de prêt au cours des prochains mois.La production ayant accusé un déficit durant la campagne agricole 1993-1994, les prix du maïs de l\u2019ancienne récolte sont demeurés assez élevés en août et jusqu\u2019au début de septembre, les stocks limités obligeant les acheteurs à passer à l\u2019offensive dans leurs soumissions.Mais, comme la production de la campagne agricole 1994-1995 sera excédentaire, la prime versée sur le marché au comptant pour l\u2019ancienne récolte s\u2019amenuisera au fur et à mesure que la récolte sera imminente.Au début de septembre, le contrat à terme du maïs à Chicago pour livraison en décembre 1994 se situait autour de 2,25 $ US le boisseau, par rapport au creux de 2,17 $ US enregistré en août.Le prix moyen au comptant versé alors aux producteurs américains était de 2,14 $ US.Si, les prix au comptant du maïs aux États-Unis venaient à diminuer jusqu'au niveau du taux de prêt de maïs consenti par l\u2019USDA (1,89 $ US le boisseau), le cours des contrats à terme à Chicago pour livraison en décembre 1994 devra se rapprocher de 2,00 $ US.Cela devrait se produire durant la période de récolte.La quasi totalité des producteurs de maïs des États-Unis étant admissibles au programme de prêt de l\u2019USDA, une baisse des prix du marché jusqu'au niveau du taux de prêt aura comme conséquence que de grandes quantités de céréales seront affectées au programme de prêt plutôt que d\u2019accéder au marché.Durant la campagne agricole 1994-1995, c\u2019est donc le programme de prêt qui déterminera le niveau du prix plancher.Lorsque les pressions exercées durant la période de récolte se seront estompées, les prix du marché vont à tout le moins se stabiliser et peut-être augmenter légèrement durant les mois d\u2019hiver.Il faudra que les prix se maintiennent ou remontent pour que des quantités suffisantes de maïs des États-Unis soient retirées du programme de prêt et qu\u2019elles accèdent au marché.A la fin du printemps, l\u2019attention va se tourner vers les perspectives de la récolte de 1995.Un aspect déterminant sera la décision que prendra l\u2019USDA concernant la réduction des superficies qui seront ensemencées de maïs en 1995.Si la demande d\u2019exportation reste faible pour les stocks de la récolte de 1994 et si l\u2019on prévoit des stocks de report importants durant la campagne agricole 1994-1995, il se pourrait que des restrictions s'appliquent à l\u2019ensemencement de maïs aux États-Unis.(Le présent article est basé sur des renseignements reçus au 12 septembre 1994.oomax=\t coopérative agricole\tcélubec «Le plus important centre de grains de la région de St-Hyacinthe»\tYVES CLAVEL, agr.\u2014 Directeur 174, 3e rang / C.P 60 Sainte-Rosalie, (Québec) JOH 1X0 Tél.: (514) 799-2653 Fax: (514) 799-2686\tLORRAINE CORMIER, agr.\u2014 Représentante mise en marché Ae &êu
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