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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 1995-02-16, Collections de BAnQ.

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[" Février 1995 c1 RS35?«a i'- ;-1* Hf ÜHéS- » \"IT Supplément de La Terre de chez nou C.Sf raissement s»*?: HrçjjpÆ;'»; SOMMAIRE Gestion\tVentes de\tChronique financière\ttaureaux\tvétérinaire pages 16 à 18\tpage 19\tpage 22 Alimentation\tSanté\tInspection vétérinaire pages 24 et 25\tpage 26\tpages 28 et 29 Génétique\tStatistiques\tEconomie pages 30 et 31\tpage 32\tpages 33 et 34 Reportage\tAgriculture durable\tRaces pages 36 et 37\tpage 38\tpage 39 Si vous êtes un producteur de génisses de remplacement ou de veaux de grain LA SOLUTION.i x ij» ' ?i f\u2018 i LE LACTOREMPLACEUR QUI: est équilibré en vitamines et minéraux à la manière du lait maternel LACVOR ELEVAGE L'aliment d'allaitement de haute qualité disponible à votre coopérative locale.GROUPE est fabriqué selon un procédé unique lui permettant de mieux conserver les propriétés naturelles du lait est d\u2019une telle qualité qu\u2019il permet; un seul repas par jour une économie de 50% en temps 2 Bovins du Québec/Février 1995 Vol.9 no 1 février 1995 BOTINS Supplément de La Terre de chez nous (TCN), février 1995, publié en collaboration avec la Fédération des producteurs de bovins du Québec (FPBQ) Éditeur La Terre de chez nous Union des producteurs agricoles 555 Roland Therrien Longueuil (Québec) J4H 3Y9 (514) 679-0530 Comité directeur Gaétan Bélanger (FFlîQ) Hugues Belzile (TCN) Michel Dessureault (FPBQ) France Groulx (TCN) Directeur Hugues Belzile Rédactrice en chef France Groulx Rédacteur en chef adjoint et responsable de la publication Victor Larivière Secrétaires de rédaction Ginette Blondin Lorraine Trottier Responsable de la production Carole Lalancette Infographistes Céline Dupras Collaborateurs Gaëtan Bélanger, Michel Blanchette, Denis Brouillard, Charles Cantin, Daniel L.Charron, Anne-Marie Christen, Nathalie Durand, Ann Fornasier, Éric Granger, Dr Guy Héneault, Hélène Leclerc, Hilaire Saint-Arnaud, Philippe Savoie, François Simard, Luc Tanguay, Donald Tremblay Montage La Terre de chez nous Sortie sur films et pelliculagc Pellitech Liée.Impression Transcontinental Directeur de la publicité Réal Loiscau Représentants publicitaires Christian Guinard, Robert Bissonnette, Sylvain Joubert Représentant hors Québec Jacques Long (905) 335-5700 Fax (905) 335-5001 Administ ration Jocelyne Gareau Tirage et abonnements Micheline Courchesne Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0832-5634 Prochaine parution mai 1995 Date de tombée publicitaire 13 avril 1995 Note: Les idées exprimées dans ce magazine n'engagent que la responsabilité des auteurs, Dans la présente publication, le générique masculin est employé sans discrimination et uniquement dans le but d'alléger le texte.EDITORIAL Bovins de réforme: une consultation réussie Conformément au mandat accordé par l\u2019Assemblée générale annuelle d'avril 1994, la Fédération a tenu, en novembre et décembre 1994, une série de 29 assemblées générales d'information et de consultation auprès des producteurs laitiers et vache-veau du Québec.Cette tournée avait pour but d\u2019informer et de consulter les producteurs concernés sur la problématique de la mise en marché des bovins de réforme (vaches, taures et taureaux de réforme).Quelque 3 240 personnes dont 2 658 producteurs ont assisté à ces assemblées, ce qui constitue en soi la meilleure participation de toute l\u2019histoire de la Fédération.Il faut admettre que le sujet préoccupe les producteurs.D\u2019ailleurs, j\u2019ai constaté que les producteurs étaient très attentifs pendant la présentation du dossier qui durait plus de deux heures.Les producteurs ont ainsi constaté que le nombre de bovins de réforme commercialisés au Québec a diminué de 27 % au cours des cinq dernières années.La chute a été encore plus grande du côté du nombre d'acheteurs qui sont passés de sept importants abattoirs en 1989 à seulement trois en 1994.Cette diminution importante de la compétition sur nos marchés a déjà entraîné une perte de compétitivité par rapport aux marchés américain et ontarien de plus de 0,02 $ la livre vif ce qui représente une perte de 26 $ par vache et 4 millions de $ par année pour les producteurs québécois.Toute réduction éventuelle du nombre d\u2019acheteurs signifie également qu'un volume de plus en plus important de vaches de réforme pourrait être abattu à l\u2019extérieur du Québec.Cet éloignement des marchés entraînerait des coûts additionnels de transport et une diminution du rendement des animaux, là encore, aux frais des producteurs.Cette importante tournée avait également pour objectif de consulter les producteurs sur certaines avenues de solution.Suite à une étude réalisée par Price Waterhouse, la Fédération a proposé aux producteurs de se prononcer sur le principe de la vente des bovins de réforme en direct aux abattoirs sur la base d\u2019une formule de fixation de prix qui tiendrait compte du prix des coupes, de la viande désossée et des sous-produits d'abattage soit comme mode unique de vente des bovins de réforme ou en conjonction avec la vente par encan public.C\u2019était la première fois qu\u2019un tel mode de vente était présenté aux producteurs et il a recueilli 35 % des voix.Je respecte la décision des producteurs.Toutefois, tout au long de la tournée, j'ai constaté l\u2019inquiétude des producteurs de bovins de réforme face à la mise en marché de leur produit.Les producteurs savent pertinemment que le contexte évolue quotidiennement et que la fermeture de l'Abattoir St-Charles (prévue poulie 11 février) entraînera une nouvelle baisse de compétition entre les acheteurs et une nouvelle baisse des prix par rapport à nos marchés de référence.L\u2019impact se fera ressentir dans tous les encans du Québec.A la Fédération, nous continuerons à suivre de près l\u2019évolution de la situation.Vous en serez informés régulièrement et vous nous guiderez dans les choix à prendre pour que la mise en marché des bovins de réforme au Québec soit ordonnée et efficace, et donc capable de vous apporter le véritable prix du marché pour vos animaux.À cet égard, je vous invite à assister en février et mars 1995 aux assemblées générales annuelles des Syndicats de producteurs de bovins.À cette occasion, vous pourrez prendre connaissance des activités de la Fédération et formuler les mandats pour la prochaine année.^ Michel Dessureault, président Fédération des producteurs de bovins du Québec - Bovins du Québec/Février 1995 g F P B Q INFO Diarrhée virale bovine Rencontre avec le sous-ministre Rouleau La Fédération a rencontré, le 10 janvier dernier, le sous-ministre adjoint à la Santé animale, Docteur Yvan Rouleau, afin de faire le point sur les dossiers reliés à la diarrhée virale bovine (BVD).Des représentants de la Fédération des producteurs de lait du Québec assistaient également à cette importante rencontre.Projet de programme de détection et d\u2019élimination des bovins immuno-tolérants Au cours de la rencontre, le ministère a présenté un projet de programme visant à détecter et éliminer les animaux dits immuno-tolérants dans les troupeaux de bovins reproducteurs (les troupeaux laitiers, les élevages vache-veau et les élevages de génisses de reproduction) chez qui un laboratoire aurait posé un diagnostic confirmant la présence de BVD.Un sujet immuno-tolérant est un bovin qui est atteint de la maladie du BVD mais qui ne présente aucun symptôme et n\u2019a développé aucun anticorps.Lorsque le BVD se manifeste dans un troupeau, les femelles qui sont entre le 40e et le 120e jour de gestation peuvent donner naissance à des animaux immuno-tolérants.Le nombre d\u2019animaux immuno-tolérants se trouvant habituellement dans un troupeau infecté par le virus du BVD ne dépasse pas en général 1 à 5 % des individus de ce troupeau.Par contre, un seul de ces animaux suffit à perpétuer les problèmes reliés au BVD et à propager la maladie dans les élevages.De là l'importance de les détecter et de les éliminer en procédant à leur abattage et de vacciner tous les bovins contre le BVD.Le programme devrait entrer en vigueur d\u2019ici le 1er avril 1995.Indemnisation des producteurs et assurance-récolte animale Lors de la rencontre, les représentants des producteurs ont été informés que le ministère entendait traiter, au cours des prochaines semaines, nos demandes concernant l\u2019indemnisation des producteurs de bovins qui ont été affectés par le BVD et concernant la mise en place d\u2019un programme d\u2019assuran-ce-mortalité de type assurance-récolte.Le ministère nous soumettra des propositions concrètes au cours des prochaines semaines Contribution de base au plan conjoint Le nouveau mode de financement basé sur une cotisation annuelle de 25 $ par entreprise et une contribution de 2 $ par bovin tel qu\u2019adopté par l\u2019Assemblée générale de 1993 est entré en vigueur le 1er janvier 1995 pour les producteurs de vache-veau, de bouvillons d\u2019abattage et de veaux lourds suite aux modifications apportées par le gouvernement aux régimes d\u2019assurance- stabilisation.Ces modifications stipulent que la Régie ne versera des compensations d\u2019ASRA qu\u2019aux producteurs dont les contributions prévues par le Plan conjoint ont été dûment payées à la Fédération.Ce nouveau mode de financement ne sera pas appliqué aux producteurs laitiers puisqu\u2019aucune entente qui aurait permis de collecter efficacement la cotisation annuelle de 25 $ par entreprise n\u2019a été conclue.La Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec a donc permis à la Fédération de maintenir, pour ce secteur, le prélevé actuel de 2,75 $ par bovin mis en marché.Veaux de grain: Assemblée générale spéciale des producteurs Le 13 janvier dernier, se tenait à Drummondville une assemblée générale spéciale des producteurs de veaux de grain du Québec.Lors de cette rencontre, les quelque 90 producteurs présents qui représentaient plus de 50 % du volume de la production, ont unanimement rejeté la Convention avec l\u2019acheteur Montpak Ltée découlant de l\u2019arbitrage de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec.Les producteurs, dans une pétition signée sur place, invoquaient que la convention décrétée par la Régie menaçait la survie de la production du veau de grain au Québec puisqu\u2019elle impose des conditions de vente inacceptables et inapplicables pour les producteurs.Les producteurs étaient convaincus qu\u2019il était possible de conclure des ententes différentes avec les autres acheteurs et ont demandé à la Régie un délai supplémentaire pour signer ces AVIS À TOUS LES PRODUCTEURS DE BOVINS Conformément à la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (1993, c.17), la Fédération des producteurs de bovins du Québec vous avise qu\u2019elle a constitué un dossier personnel vous concernant ou concernant votre entreprise.Essentiellement, ce dossier contient divers renseignements nécessaires à l\u2019application de la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche du Québec, de ses règlements et des règlements adoptés par la Fédération des producteurs de bovins du Québec, aux fins de l\u2019application du plan conjoint, notamment.Ces renseignements seront traités confidentiellement, sous réserve des exceptions prévues par la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé.Seuls les employés ou les mandataires de la Fédération des producteurs de bovins du Québec pour qui ces renseignements sont nécessaires à l\u2019exécution de leurs fonctions pourront y avoir accès.Votre dossier est conservé au Siège social de la Fédération à Longueuil.Pour avoir accès à votre dossier et, le cas échéant, pour en obtenir correction, vous devez en faire la demande écrite au secrétaire de la Fédération à l\u2019adresse suivante.Prévoir un délai de 15 jours ouvrables.Monsieur Gaëtan Bélanger, Secrétaire Fédération des producteurs de bovins du Québec 555, boul.Roland-Therrien Longueuil (Québec) J4H 3Y0 Tél.: (514) 679-Ü53Ü y] Bovins du Québec/Février 1995 F P BQ INFO ententes et, ensuite, offrir ces mêmes ententes à Montpak Ltée.En effet, le 30 janvier, tous les abattoirs, y compris Montpak, ont signé une entente avec la Fédération.Inspection et classification: Récupération des coûts par le Fédéral Depuis quelques mois, Agriculture et Agro-alimentaire Canada procède à une révision des coûts qu\u2019elle charge pour les services d\u2019inspection et de classification.Déjà, certaines décisions ont été prises à l\u2019effet d'augmenter de façon significative, à compter du 1er avril 1995, les frais d\u2019inspection et de classification.A titre d\u2019exemple, les frais de classement passeront de 0,30$ à 0,50$ par carcasse de boeuf et de 0,15$ à 1,39$ par carcasse de veau ce qui représente 61% des coûts d\u2019opération du service de classement.Agriculture Canada souhaite augmenter graduellement les frais de classement afin de récupérer 90% des coûts d'opération pour le service de classement en 1998.Devant cette situation, les abattoirs à gros volumes, principalement de l\u2019Ouest canadien, ont proposé de privatiser le service de classement des carcasses.Un tel changement pourrait avoir un impact majeur sur les abattoirs à moyen ou faible volume.En effet, les coûts pour obtenir un service de classement privatisé pourraient devenir prohibitifs pour les abattoirs du Québec de bouvillons par rapport aux grands abattoirs.Devant l\u2019importance de ce dossier, la Fédération fait des représentations auprès d\u2019Agricul-ture et alimentation Canada afin d\u2019être impliquée dans toute autre discussion nationale concernant la récupération des coûts.La prochaine réunion du Comité fédéral se tiendra à Winnipeg le 19 janvier 1995 et la Fédération sera présente au même titre que le Conseil canadien des viandes du Canada et la Canadian Cattlemen\u2019s Association.Jusqu\u2019à suite à la page 19 «La combinaison gagnante par sa maniabilité et sa productivité» L'__________est idéal pour tous les travaux dans ,, - ! : les endroits difficiles d'accès.Aucune tâche, aussi ardue soit-elle ne l'arrête.Son chassis ultra-robuste combiné à un moteur industriel énergique optimisent sa rentabilité.L'accouplement normalisé Case permet le montage rapide et facile d'une foule d'équipements et rendent votre UNI'IOADER une pièce d'équipement indispensable.6 MODELES À L'ESSENCE OU AU DIESEL Chez Case IH, le futur c\u2019est maintenant! DE 18 À 56 HP.n lïm itii&îa m I J.4.© 1994 CASE CORPORATION Case IH is a registered trodemark of Case Corporation.CALENDRIER DES ASSEMBLÉES GÉNÉRALES ANNUELLES DES SYNDICATS DE PRODUCTEURS DE BOVINS 1995 SYNDICAT\tMUNICIPALITÉ\tJOUR\tDATE Mauricie\tTrois-Rivières\tmardi\t21 février Québec\tQuébec\tmercredi\t22 février Estrie\tSherbrooke\tjeudi\t23 février Beauce\tNotre-Dame-des-Pins\tvendredi\t24 février Gaspésie\tMaria\tmardi\t28 février Bas St-Laurent\tSte-Luce-sur-Mer\tmercredi\t1 mars Côte-du-Sud\tLa Pocatière\tjeudi\t2 mars Lanaudière\tJoliette\tvendredi\t3 mars Nicolet\tNotre-Dame-du- Bon-Conseil\tjeudi\t9 mars(soir) St-Jean- Valleyfield\tMercier\tvendredi\t10 mars Outaouais-\tGatineau\tmardi\t14 mars Laurentides Abitibi\u2014 Témiscamingue\tRouyn-Noranda\tjeudi\t16 mars Saguenay\tAlma\tvendredi\t17 mars Lac-St-jean St-Hyacinthe\tGranby\tmardi\t21 mars FÉDÉRATION\tHôtel Plaza Québec\tmercredi 12 et\t DES PRODUCTEURS\tSainte-Foy\tjeudi 13 avril\t DE BOVINS DU QUÉBEC\t\t\t 9021 PRODUIRE PLUS DE VIANDE Aspects zootechnique et économique Denis Brouillard et Daniel L.Charron* La valeur productive d\u2019un fourrage dépend de trois composantes: l\u2019ingestion volontaire de la matière sèche, sa digestibilité et l\u2019efficacité d\u2019utilisation des produits digérés.Le principal objectif pour maximiser la valeur productive d\u2019un fourrage est de chercher à maximiser l\u2019ingestion de la matière sèche.Plus l\u2019animal consomme un fourrage, plus sa productivité augmente, jusqu\u2019à un niveau permis par son potentiel génétique.A l\u2019heure actuelle, l\u2019amélioration génétique a haussé le potentiel de production des bovins à des niveaux tels qu'il faut maximiser la quantité de fourrage ingérée afin d\u2019atteindre ce potentiel qui limite le plus la productivité.La valeur nutritive d\u2019un fourrage comporte trois composantes: la composition biochimique en nutriments, leur digestibilité et leur efficacité d\u2019utilisation.Quant à l'ingestion, elle dépend de l\u2019appétence du fourrage, de la capacité d\u2019ingestion du tractus digestif, c\u2019est-à-dire de la rapidité du passage du fourrage au travers de l\u2019animal et de la disponibilité des nutriments.Comparaison légumineuses et graminées En général, les légumineuses contiennent un taux de protéines brutes supérieur à celui des graminées.De plus, les légumineuses ont un taux de parois cellulaires (FDN) inférieur à celui des graminées.Il n\u2019existe pas de différence marquée entre la quantité de FDA, mais les légumineuses ont des parois plus lignifiées (LDA) que celles des graminées.L\u2019herbe: la nourriture la plus accessible Ici comme presque partout ailleurs, l\u2019herbe constitue la nourriture la plus g Bovins du Québec/Février 1995 facile d\u2019accès.Au Québec, elle est la moins chère durant la moitié de l\u2019année, il faut évidemment servir des fourrages récoltés mécaniquement, entreposés et conservés dans de bonnes conditions.Nous avons souvent remarqué dans le passé, et encore trop souvent de nos jours, que la saison de paissance ne dure qu\u2019environ 3 mois à 3 1/2 mois.Il n\u2019est pas étonnant alors qu\u2019on se plaigne de la grande quantité de fourrage à récolter pour nourrir les bêtes le reste de l'année avec les frais que cela entraîne.Sans tarder, nous devons réévaluer notre approche face au pâturage afin d\u2019utiliser cette ressource selon son potentiel réel.Nous devons en faire une force majeure qui nous aide à réduire substantiellement le coût de production de la viande et du lait.Pendant une saison moyenne, nous pouvons faire paître les bêtes environ 195 jours avant de commencer à les nourrir avec du fourrage récolté mécaniquement si on n\u2019a pas déjà prévu allonger davantage la saison de paissance.Par ailleurs, à un coût plus élevé, on peut semer certaines plantes annuelles très bien adaptées à la paissance tardive.On pense alors au ray-grass annuel, aux céréales d\u2019automne, au colza et au chou fourrager.Pour être les plus utiles possibles, on les sème en sol bien drainé: on peut les faire récolter par les bêtes tard l\u2019automne et tôt le printemps.Mais pour profiter d'une si longue saison de paissance, il faut planifier et agencer les ressources fourragères et animales pour qu'elles évoluent harmonieusement au cours de la saison.Pour ce faire, il faut connaître plusieurs éléments de base comme: la superficie du pâturage, le drainage, la fertilité du sol, la productivité des plantes fourragères établies.En plus, il faut la Tableau 1 Comparaison de la composition chimique entre I les légumineuses et les graminées\t\t\t\t\t Espèce\tPB\t\tFDN\tFDA\tLDA\t| % de la M.S.\t}\t Luzerne\t19,9\t\t44\t34\t8,6\ti Trèfle rouge\t14,9\t\t56\t41\t10,0 i Lotier\t15,6\t\t47\t36\t8,8 1 Moyenne\t16,8\t\t49\t36\t9,1\tî Brome\t12,7\t\t66\t38\t4,2\tl Fléole\t9,4\t\t67\t39\t5,7\t| Dactyle\t11,5\t\t62\t35\t3,7\ti Alpiste roseau\t10,1\t\t67\t39\t4,7 Moyenne\t10,9\t\t65\t38\t4,6\t! \tSignification des abréviations\t\t\t\t PB: protéine brute\t\t\tFDN: fibre au détergent neutre\t\t MS: matière sèche\t\t\tFDA: fibre au détergent acide\t\t \tLDA: lignine au détergent acide\t\t\t\t Sources: analyse des légumineuses: adapté d\u2019anonyme, 1978 analyse des graminées: adapté de Paul Gervais, 1991 volonté ferme de réduire le coût de production et de prendre les moyens pour y arriver.Il va de soi qua moins d\u2019exploiter un troupeau petit par rapport à la superficie en fourrage, il n\u2019est pas possible de gérer efficacement l'herbe et le troupeau sans penser à la paissance en rotation avec enclos multiples ou, encore mieux, à la paissance en bande.C\u2019est un mode de gestion du pâturage peu coûteux et très rentable à court terme.Tout près de chez nous, à Ithaca dans l\u2019état de New York, les chercheurs Danny Fox, Robert Seanye et Darrell Emmick ont mené une recherche de 12 ans (de 1978 à 1990) sur l'accroissement de la productivité des fourrages.Selon ces chercheurs, il existe un avantage économique évident à intensifier la paissance même si, pour ce faire, il faut payer des salaires importants.Les bouvillons peuvent aussi obtenir des rendements impressionnants.On constate que le gain moyen quotidien peut être augmenté de 16 % en épandant de l\u2019engrais dans un pacage alors que les mêmes bouvillons augmenteraient leur rendement de 9 % de plus s\u2019ils mangeaient de l\u2019herbe cultivée (pâturage).Dans cette expérience, l\u2019effet de la fertilisation est déterminant: chaque dollar d\u2019engrais épandu rapporte plus de 4 $ de boeuf.En somme, la gestion intensive du pâturage procure plusieurs avantages en même temps: l\u2019allongement de la saison de paissance de deux à trois mois, l\u2019accroissement du rendement du pâturage de 40 à 60 %, l\u2019accroissement de 100 à 150 % du gain de poids vif par hectare, la réduction de la quantité de fourrage à récolter mécaniquement d'environ 25 %, la réduction de la quantité de fumier à épandre de 25 à 40 %, l\u2019allongement de la durée de vie des machines.Tous ces avantages sont réels mais on doit normalement se servir de la superficie ainsi libérée pour accroître le troupeau et rentabiliser la ferme.L\u2019ensilage et le foin: plus cher que l\u2019herbe Au départ, l\u2019ensilage et le foin coûtent beaucoup plus cher, au moins le double de l\u2019herbe; puis, un produit même bien conservé n\u2019atteint pas la valeur d\u2019un produit frais.Cependant un agriculteur convaincu de l\u2019idée et très motivé récoltera des fourrages de meilleure valeur qu\u2019un autre qui n\u2019est pas convaincu ni particulièrement motivé.Une fois récoltés, les fourrages doivent être analysés .Avec les résultats d\u2019analyse en main, on peut déterminer quel fourrage sera mieux transformé par telle catégorie d\u2019animal ou à tel stade de croissance.Cette démarche en vue de répartir les qualités de fourrage selon les besoins en est une strictement économique: chaque ressource doit être utilisée au mieux pour en tirer le plus grand profit dans les circonstances.* Agronomes SSîï ¦'SIISIMÎ nSü'jgalülilta j l*n«a hydraulique xK*>r*y -\tCapacité de 14.8 pieds cubes.-\tVis spirale pour mélanger et déverser simplement en inversant la rotation.-\tPeut mélanger des concentrés de graines de semence, incorporer de engrais, etc.2d ans au service de l'aariculture LES MACHINERIES PRONOVOST INC.260, route 1 59, St-Tite, Qc GOX 3HO Tél.: (418) 365-7551 Fax: (418) 365-7954 iRnNnvDsft INNOVATION - EXCELLENCE HERSES À ROULEAUX lames - barils de broches MULTIMIXER avec moteur MONTE BALLES choix complet -\tS'adaptent facilement à tous cultivateurs, herses à disques ou semoirs.-\tComplète l'effet paillis.-\tExcellent pour l'incorporation d'engrais.WAGONS deux modèles -\tAngle de braquage de 88°.-Timon télescopique: extension de 24\".-\tCapacité: 10 tonnes (4 roues) ou 12 tonnes (6 roues).-\tConstruction robuste.-\tIngénierie de précision.-\tSections de 4', 8' ou 12'.-\tChaîne d'entraînement numéro 62.BOÎTES À FOIN longueur: 20 ou 24 pi.Marche pied à égalité de la plate-forme de chaque côté.Fabriquée d'acier formé à froid et boulonnée pour une meilleure flexibilité.Bovins du Québec/Février 1995 y L\u2019ensilage de balles rondes: aspects novateurs (collaboration spéciale)* L\u2019intérêt pour les presses à balles rondes a augmenté au fur et à mesure que s\u2019est améliorée la technique d'ensilage de balles rondes sous film plastique.Commencé vers 1980, avec des sacs de plastique, l\u2019ensilage de balles rondes a vraiment pris son envol quand les enrubanneuses de film mince se sont répandues après 1985.Puisque les différentes étapes réalisées dans un chantier d\u2019ensilage de balles rondes peuvent s\u2019exécuter en série plutôt qu\u2019en parallèle, les balles rondes seront plus appropriées dans une entreprise où la main-d\u2019oeuvre est réduite.Le même phénomène s\u2019est produit au niveau des équipements reliés à l\u2019ensilage de balles rondes.On n\u2019a qu\u2019à penser au nombre effarant de pics et de grappins pour la manutention des balles, aux divers systèmes de mises sous plastique, aux wagons autochargeurs et aux appareils de distribution dans l\u2019étable.Parmi tous les équipements de récolte, les machines destinées à l\u2019ensilage de balles rondes sont probablement celles qui ont connu le plus d\u2019évolution, de changements et de nouveautés depuis les dix dernières années.Malgré tout, il n\u2019y aura probablement jamais de système ou de machine parfaite qui puisse plaire et rencontrer les exigences de toutes les entreprises agricoles.C\u2019est pourquoi il devient important de divulguer premièrement les résultats des essais réalisés sur les nouvelles machines qui présentent un potentiel pour le Québec et deuxièmement les tendances futures basées principalement sur les travaux de recherche et les prototypes conçus un peu partout à travers le monde.Presses à balles rondes Inventaire au Québec On dénombrait 56 modèles différents de presses à balles rondes au Québec en 1991 (Le Phat et al., 1992).Toutes ces presses se divisent en deux grandes familles, soit: les presses à chambre variable et les presses à chambre fixe.En plus d\u2019avoir un choix très varié au niveau de la presse, les fabricants présentent à chaque année des nouvelles composantes qui peuvent être ajoutées au modèle de base.En voici quelques exemples: ramasseur large, système de hachage intégré, attachage avec filet, option ensilage, etc.Ces options représentent parfois un déboursé assez important.En 1992, un projet de recherche a permis de comparer les deux grandes familles de presse, chambre fixe versus chambre variable (Le Phat et al., 1993).Une presse Welger RP200 (chambre fixe) avec système de hachage et ramasseur d\u2019andain large a été comparée à une presse Gehl RB1470 (chambre variable) avec contrôle du niveau de compression à deux niveaux: pneumatique/hydraulique.Les principales variables mesurées étaient la puissance requise, la capacité de récolte, le temps requis pour chacune des étapes lors du pressage et la densité.Il est possible d\u2019obtenir plus de détails dans le document «Évaluation des performances mécaniques de deux presses à balles rondes» (Le Phat et al., 1993).Puissance requise par la presse à balles rondes Chaque type de presse avait une courbe de puissance qui reflétait son mode de fonctionnement.Le producteur doit néanmoins prévoir un tracteur plus puissant pour actionner la presse à chambre fixe que la presse à chambre variable.Au début, l\u2019ensilage de balles rondes se faisait en sacs individuels.La technique a beaucoup évolué depuis.¦fw.- ïu Q Bovins du Québec/Février 1995 FOURR AGES La densité des balles rondes varie selon la teneur en eau, le rendement, le type de presse, l\u2019espèce fourragère et la maturité.Lors de ce projet, la teneur en eau semblait être le facteur prédominant: les densités (exprimée en kilogramme de matière sèche/m3) étaient maximales à 40 % de teneur en eau et diminuaient lorsque les balles étaient plus sèches (foin) ou plus humides (ensilage humide) que 40 %.Filetage et ficelage Depuis le milieu des années 1980, les fabricants de presses à balles rondes offrent en option l\u2019attachage par filet en remplacement ou encore en association à l'attachage par corde.Le grand avantage de cette option est la rapidité du système d\u2019attache qui se traduit par une augmentation de 40 % de la capacité de récolte (i.e.du nombre de balles à l\u2019heure).Toutefois, il faut considérer que le prix à payer pour cette option est important et que le coût du filet par balle est environ 2,5 fois plus élevé que celui de la corde.Une étude européenne a démontré que le seuil de rentabilité se situe à environ 4 000 balles rondes par année.L\u2019auteur précise que cette option devient intéressante pour les regroupements d\u2019agriculteurs qui produisent plusieurs balles par année et qui songent à se procurer une deuxième presse.Alors l\u2019utilisation du filet peut augmenter assez la capacité pour éliminer l\u2019achat d\u2019une autre presse.Hachage grossier: système incorporé à la presse De plus en plus de compagnies (VVelger, Deutz-Fhar, Claas, etc.) offrent des presses à balles rondes avec système de hachage intégré.Quelle que soit la compagnie, les systèmes utilisés se ressemblent tous.Le hachage n\u2019est pas recommandé dans le foin sec puisque la faible teneur en eau diminue la cohésion de la balle.Il faudrait appliquer plusieurs tours de corde au moment de l\u2019attachage, ce qui retarderait énormément la vitesse d\u2019opération et augmenterait les coûts et les pertes de matière sèche.Récolte et entreposage Normalement, les balles rondes sont déposées individuellement au hasard dans le champ par la presse, à l'endroit où chaque balle est formée.Cependant on peut regrouper des balles pour réduire l\u2019éparpillement et faciliter le ramassage.Le groupeur de balles se fixe derrière la presse et permet d'accumuler les balles à leur sortie de la chambre de compression.L\u2019enrobage au site d\u2019entreposage est la méthode la plus populaire au Québec.La grande variété de machines disponibles pour ce mode de fonctionnement en est une excellente preuve.DE LA VIANDE MAIS PAS DE CORNES! 73 BD 995 Liahn POLL CATT 31C Blonde d'Aquitaine Acère (Testé exempt de la translocation 1/29) Double L Xample 22X x Blon Dell 32Y Éleveur : Liahn\tPoids à la naissance :\t92\tIb Farms, London,\tPoids ajusté à 200 jours\t:\t702\tIb Ontario\tPoids\tajusté\tà 365 jours\t:\t1377\t1b Contrôle d'aptitudes en station, Hastings, Ontario - 1994 Caractère\tPerformance\tÉPD\tRg/Ftk (122) Gain moyen quotidien\t4.09 Ib\t+17 Ib\t3e Poids initial\t951 Ib\t\u2014\t2e Poids final\t1506 Ib\t-\t2e Hauteur aux hanches\t55.5 po.//n.\t-\t\u2014 Circonférence scrotale\t38,0 cm\t-\t2e Gras dorsal\t3,0 mm\t\u2014\t\u2014 A Cl AQ Centre d'insémination artificielle du Québec (CIAQ) inc.3450 Sicotte, C.P.518 Saint-Hyacinthe Québec J2S 7B8 Tél : (514) 774-1141 Fax : (514) 774-9318 Taureau acère montrant une musculature et une aptitude à la croissance typiques de la race.Son développement testiculaire est nettement supérieur à celui des autres taureaux Blonde d'Aquitaine du même âge.Son excellent gain à la ferme lui a valu un indice de I 13 pour le poids au sevrage.Ses ÉPD sont de O Ib pour le poids à la naissance, + 17 Ib pour le gain au sevrage et à un an et +7 Ib pour l'aptitude laitière.Profitez dès maintenant de ce taureau offert au PEP-BOEUF! Bovins du Québec/Février 1995 0 FOU RRAGES Quelque soit le type de chantier, il n\u2019y a pas de différence marquée au niveau du temps requis par balle pour toutes les opérations à partir du moment où on entre dans le champ pour charger les balles jusqu\u2019à la sortie du champ.Lorsque la distance moyenne séparant les champs du site d\u2019entreposage dépasse 0,5 km, le wagon autochargeur perd de l\u2019intérêt car sa plus faible capacité de chargement engendre une augmentation du coût associé au transport.Mise sous plastique des balles rondes Une des méthodes de mise sous plastique encore très populaire, l\u2019enrubannage individuel, est la seule méthode réalisable autant au champ qu\u2019au site d\u2019entreposage.Les autres méthodes s\u2019appliquent strictement à la mise sous plastique au site d\u2019entreposage.Suite à une analyse statistique, on a constaté que la méthode d\u2019enrobage n\u2019a pas eu d\u2019effet significat sur la composition chimique (protéine brute, fibres ADF et NDF et protéine liée à la fibre).Toutefois, le niveau de protéine lié à la fibre était plus haut dans les balles conservées en tube.Elle n\u2019a pas eu d'effet non plus sur la fermentation (pH, acide lactique, acide acétique, azote ammoniacal).Les différences observées en ce qui concerne la présence de moisissures et de levures n\u2019ont pas été significatives.Balles groupées (2 x 2) Quelques compagnies ont récemment mis sur le marché ou vont le faire bientôt, des enrubanneuses qui posent une pellicule plastique sur deux balles placées bout-à-bout.Ces machines ressemblent aux enrubanneuses vendues ici au Québec, excepté qu\u2019on peut y déposer deux balles et que le système de déchargement est fait de façon à placer les deux balles debout.Cette amélioration de l\u2019enrubannage individuel permettrait une économie de 20 à 25 % du plastique.De plus, en plaçant les balles debout en groupe de deux, on optimise le site d'entreposage en réduisant de moitié la surface occupée par balle, soit 0,75 m2/balle versus 1,5 m2/balle pour une seule rangée de balles.Il reste à voir le prix qu\u2019il faudra débourser au Québec pour acquérir ce type d\u2019enrubanneuse.Balles en ligne L\u2019enrubannage en ligne utilise la même pellicule plastique que l\u2019enrubannage individuel.La machine est toutefois conçue pour appliquer le plastique sur le pourtour des balles placées bout-à-bout.Le grand avantage de ce type de mise sous plastique est son économie de film pouvant atteindre 40 % par rapport à l\u2019enrubannage individuel.Avec ce type d\u2019enrubanneuse, il est impossible de coller les lignes de balles les unes près des autres.La superficie d\u2019entreposage est alors accrue par rapport à l\u2019enrubannage individuel, 2,7 versus 1,5 m2/balle.Depuis peu, on retrouve sur le marché des rouleaux de film de plastique de 30\u201d ce qui représente 50 % de plus que les rouleaux conventionnels.Plusieurs enrubanneuses individuelles et en ligne peuvent accepter ce type de rouleau qui selon l\u2019avis de manufacturiers offrirait de meilleures conditions de conservation en diminuant le nombre de joints.Au Québec, aucun projet de recherche n\u2019a encore été mis sur pied afin d\u2019évaluer l\u2019efficacité du film de 30\u201d en terme de qualité de conservation.De plus, un plastique plus large permet de réduire le temps d\u2019enrubannage.L'ensilage améliore beaucoup la qualité des fourrages, d\u2019où l\u2019intérêt de l'emballage.mShHk mm ç t'a*.mm mmm mM i Sri.CARTES D\u2019AFFAIRES Blanc Bleu Belge v Vente d\u2019embryons et de sujets de race pure -Ferme B.D.R.\u2014- Daniel et Réal Ostiguy ANGE-GARDIEN, Rouville (Qc) JOE 1EO Té!.: (514) 293-4153/293-2267 MBF HEREFORD RANCH Tél.: (819) 379-9852' MÀ&S Troupeau pur sang enregistré, sans cornes, spécialisé en génétique \u201cBIENVENUE AUX VISITEURS\u201d Propriétaires: Marcel & Barbara Frigon 3191 Ste-Marguerite St-Maurice, Cté Champlain (Québec) GOX 2X0 i -j Q Bovins du Québec/Février 1995 FA M H H A A P A £1 il K K I! Ib |> S.' wWti n Balles en tube rétractable Une nouvelle technique de mise sous plastique a fait son apparition sur le marché québécois au printemps 1993.Il s\u2019agit d'une machine qui permet d\u2019introduire les balles rondes dans un tube de plastique rétractable.Le tube d\u2019une longueur de 45 m (150\u2019) est plié en accordéon lors de son achat.Une fois installé sur l\u2019enrobeuse, il suffit de refermer le bout du tube avec une corde et d\u2019y déposer les balles.Au moment du dépôt, l\u2019enrobeuse est mise en marche et son fonctionnement est BALLES RONDES Facteurs de réussite Teneur en eau: Un fourrage préfané entre 50 % et 60 % de teneur en eau favorise une bonne fermentation.Densité des balles: Habituellement, une balle très dense améliore les chances de réussite.Plus le fourrage est sec plus la densité a de l\u2019effet sur la qualité de fermentation.Délai de mise sous plastique: Les balles doivent être mises sous plastique le jour du pressage sinon l'ensilage chauffe et il y a alors une dégradation de sa qualité.Herméticité du film plastique: Il est primordial de placer les balles dans un milieu anaérobie de façon à ce que les bactéries responsables de la fermentation puissent travailler efficacement.Il faut aussi vérifier régulièrement l\u2019étanchéité du film plastique pour ne pas que l'ensilage se dégrade.complètement automatique.Le tube permet d\u2019entreposer en moyenne 32 balles rondes de 1,2 m.Balles en pyramide sous bâche de plastique Ce système fort simple a été utilisé dès les débuts de l\u2019ensilage de balles rondes.Il consiste à placer les balles en pyramide de forme (3-2-1 ou 2-1) et de longueur correspondante à la dimension de la bâche.Une fois la pyramide formée, on la recouvre d\u2019une bâche que l\u2019on doit rendre étanche.Cette opération n\u2019est pas toujours facile à réaliser mais combien importante car c\u2019est une condition primordiale pour obtenir un ensilage de qualité.Au moment de la reprise, il y a souvent une bonne quantité d\u2019air qui entre sous la bâche, il faut donc utiliser une forme de pyramide qui est appropriée à la quantité de balles utilisées quotidiennement.Évidemment, le grand intérêt de cette méthode est son faible coût de plastique par balle allié à un minimum d\u2019équipement requis (un tracteur avec un chargeur frontal).Méthodes de reprise pour l\u2019alimentation La solution la plus simple consiste évidemment à déposer la balle ronde dans une mangeoire et à laisser les animaux manger ad libitum.Dans les cas où cette solution ne s\u2019applique pas, on doit distribuer le fourrage aux animaux.Le chariot dérouleur motorisé a été la première solution mécanisée proposée au Québec.Aujourd\u2019hui il existe aussi des dérouleurs actionnés par la prise de force du tracteur.On peut aussi utiliser une déchiqueteuse actionnée par le tracteur.Le fourrage ainsi haché est ensuite distribué par un chariot à ensilage.La plus récente solution présentée aux productrices et producteurs québécois consiste en un robot distributeur.Ce robot ressemble aux distributeurs de concentrés mais est conçu pour supporter une balle ronde.Lorsque le robot passe devant la vache cette dernière prend une quantité de fourrage directement sur la balle.L\u2019automatisation du procédé empêche donc les animaux d\u2019avoir du foin ou de l'ensilage constamment devant eux.Cette caractéristique peut devenir une contrainte pour certains producteurs.Ensilage de balles rondes surconditionnées Parmi les plus récents travaux de recherche concernant l\u2019ensilage de balles rondes, on peut retenir l\u2019implication du surconditionnement.Le conditionnement intense du fourrage lors de la fauche a été utilisé dans un projet de recherche qui s\u2019est déroulé en Nouvelle-Écosse au cours de la première coupe de 1993.Le projet avait pour but de vérifier l\u2019effet du surconditionnement sur la qualité de conservation ainsi que sur l\u2019utilisation par les animaux.Le surconditionnement améliore considérablement le taux de séchage ce qui devient un avantage important pour la production de balles rondes en foin sec.Puisque le séchage artificiel des balles rondes est difficile et onéreux au point de vue structure, le surconditionnement peut devenir la solution de l\u2019avenir pour la production de foin sec en balles rondes.2 *Donald Tremblay, ing., Université Laval, Sainte-Foy Philippe Savoie, agr., Agriculture et Agro-alimentaire Canada, Sainte-Foy AndréAmyot, agr., MAPAQ, Deschambault Dëlimaxoxo Hélène Leclerc AGRONOME Délimax Veaux Lourds Ltée 2675, boul.Laframboise, 2' étage, St-Hyacinthe, Qc J2S 4Y6 Tél.: (514)773-5282 Fax: (514)773-5402 Tél.(rés.): (819)294-2414 Télé-avertisseur: 1-800-363-3781, poste: 410494 lie m i s n Jocelyn Autotte l Tél.: 819-397-2972 ' Cell.: 819-475-9325 ,uepï'»ses Agrico,es St-Jog * Eleveur Charolais sans corne Acheteur de troupeau de vache de boucherie et de veaux d'embouche directement à la ferme.Bovins du Québec/Février 1995 ^ -J Fourrages recherchent désespérément potentiel stratégique (collaboration spéciale)* Pour ce qui est de l\u2019agriculture québécoise, l\u2019un de ses avantages concurrentiels est sans contredit sa capacité à produire des fourrages.Quel est ce «potentiel» fourrager sur lequel repose une part importante de l\u2019agriculture du Québec?Important ou pas les fourrages?En termes de recettes de marché, les revenus que les agriculteurs du Québec retirent de la vente de fourrages sont marginaux.En 1993, elles représentaient seulement 0,1 % des revenus que les agriculteurs obtenaient de la vente de leurs produits agricoles, pour une valeur de 3,5 millions $.Toutefois, dans l\u2019optique de quantifier monétairement l\u2019importance de cette production, en y attribuant une valeur équivalente à son coût de production, la valeur des fourrages au Québec atteindrait près de 400 millions en 1993.Elle se placerait ainsi au cinquième rang, immédiatement après la production horticole.Que ce soit en valeur ou comme assise à d\u2019autres productions, les fourrages sont indéniablement de toute première importance pour l\u2019agriculture du Québec.Y a-t-il un potentiel pour en faire plus?Est-il possible de récolter plus de fourrages que nous en récoltons actuellement?La réponse est oui.C\u2019est du moins celle que la plupart des initiés vous répondent, mais combien de plus?En se basant sur 1992, les producteurs agricoles ont récolté des fourrages sur une superficie de 1 023 000 ha.C\u2019est cette superficie qui dans l\u2019avenir pourrait être destinée aux fourrages, peu importe les anticipations des producteurs sur les futures conditions climatiques.En y attribuant arbitrairement un rendement régional moyen de 5,27 tm/ha, c\u2019est une production totale de 5 389 000 tm que le Québec agricole pourrait espérer récolter en moyenne dans l\u2019avenir.Une fois les besoins du cheptel du Québec comblés, qu\u2019une provision de 5 % a été prise pour pallier aux pertes encourues à l\u2019entreposage, que les exportations 1992 ont été considérées, il pourrait y avoir, sur la base de l'année 1992, un surplus potentiel de I\t007 000 tm qui pourrait être affecté à une utilisation quelconque.La question majeure qui se pose à ce stade-ci c\u2019est que faire avec ce surplus pour en optimiser les retombées?Va pour le potentiel.mais est-il stratégique?Posséder une ressource naturelle comme celle des fourrages pourrait être un atout majeur dans cette course à la compétitivité; mais encore faut-il pouvoir le mettre à contribution.II\ty a plusieurs possibilités pour l\u2019utilisation potentielle de cette ressource.Tout d\u2019abord ces fourrages pourraient être destinés à des fins pour lesquelles le Québec agricole est déjà engagé.Traditionnellement, les producteurs agricoles ont dirigé leurs fourrages vers la production de denrées un peu plus transformées dans la chaîne alimentaire: le lait, les viandes et plus spécifiquement la viande bovine en sont quelques exemples, c\u2019est ce que nous qualifions ici de consommation intermédiaire.La vente pour la transformation des fourrages que ce soit des balles pour l'exportation, des agglomérés, des cubes, de l\u2019éthanol, etc.est une autre possibilité.C\u2019est par ces utilisations possibles que les fourrages peuvent devenir stratégiques.Boeuf recherche modèles de productions performants Et si ces 1 007 000 tm de fourrages excédentaires étaient destinées à la suite à la page 14 Potentiel fourrager Potentiel foncier agricole 2 136 ooo lia O Céréales & oléagineux Grandes cultures Fruits et légumes Maïs fourrager Céréales ensilage Pâturage Potentiel foncier fourrager Fourrage Production potentielle fourragère V Rendement most 15 ans 5.27 tm/ha u T I I.1 S A T 1 O N Que faire avec cet excédent?1 007 000 tn Consommation intermédiaire Lait Vache-veau Bouvillons Autres productions Transformation Balles Agglomérés Cubes Ethanol etc.4 2 Bovins du Québec/Février 1995 POSSÉDEZ-VOUS LES MEILLEURES VAC H ES A VIANDE QUI SOIENT?ssssssssssssssss La race LE MMOUSIN à viande Race qui combine meilleur rendement carcasse et dégustation, encore gagnante en 92, comparaisons toutes races en France, texte dans la revue World Limousin américain, Juin, Juillet 92, compilation sur 360 points Limousin 1er avec .\t¦\t295, Bazadaise 2e avec 277 et en 3e place la race Gasconne Les vaches Limousin laissent plus de profit à leur propriétaire et ont beaucoup moins de problèmes au vêlage.\tj (Tableau à l\u2019appui \u2014 2) Meilleure race de Taureau en croisement terminal.(Tableau à l\u2019appui) Tableau 1 La race Taureau la plus profitable en croisement terminal.Agriculture Canada a comparé l\u2019impact économique de différentes races de taureaux utilisés en croisement terminal sur différentes vaches croisées.Dans presque tous les cas le Limousin a été le meilleur taureau en croisement terminal Ix's vaches avec des veaux Limousin génèrent les meilleurs profits 138% Premier croisement de la mère Le taureau le plus bénéfique en croisement terminal Her Ang Veaux Veaux Veaux Veaux Veaux Veaux consanguin Her x Ang limousin Jersey S.Devon Charolais Simmental Incidence de difficultés au vêlage LIMOUSIN \u2014 Hi,7% moins que Blonde d\u2019Aquitaine LIMOUSIN \u2014 31,3% moins que South Devon LIMOUSIN \u2014 40,6% moins que Simmental LIMOUSIN \u2014 88,7% moins que Charolais LIMOUSIN \u2014 96,5% moins que Maine-Anjou LIMOUSIN \u2014 100,0% moins que Chianina Hereford / Angus Charolais / Hereford Charolais / Angus Charolais / Shorthorn Simmental / Hereford Simmental / Angus Simmental / Shorthorn Limousin Limousin Limousin Limousin Charolais Limousin Limousin Meilleur profit par tête atteignant jusqu\u2019à 63% de rendement carcasse avec des surfaces de l\u2019oeil de longe de 14 à 16 pouces, les parcs d\u2019engraissement auraient intérêt à l\u2019utiliser intensément pour accroître leurs profits.Soyez certains que votre Association canadienne sera toujours prête à répondre à vos questions dans la langue de votre choix (français-anglais).Association des éleveurs Association Limousin du Québec de Limousin du Canada\t817, 5e Rang, Ste-Rosalie (Québec) JoH 1X0 5663, Burleigh Crescent S.E., Calgary, Alberta T2H 1Z7\tMonsieur Jérôme Poirier Tél.: (403) 253-7309 Fax:(403)253-1704\tTél.(514) 799-4073 POSSÉDEZ-VOUS LES MEILLEURS TAUREAUX A VIANDE QUI SOIENT?SSSSSS^SSSSSSSSSSSSSSSSS^SSSSSSS FOURM#£$ Les échantillons de fourrage Les échantillons d\u2019aliments pour animaux envoyés à des laboratoires ont plus que doublés au cours des dix dernières années .Parmi les échantillons expédiés par des producteurs des provinces de l'Atlantique, environ 70% sont des échantillons de fourrage révèle une enquête de Ralph McQueen de la Station d\u2019Agriculture Canada à Frédéricton.Les résultats des analyses qui découlent de ces échantillonages peuvent servir à déterminer le prix du foin en fonction de sa valeur nutritive.Ils peuvent aussi servir à évaluer divers systèmes de récolte et d\u2019entreposage ainsi que les différents mélanges de plantes fourragères servant à alimenter le bétail.Finalement, les analyses facili- tent le dépistage hâtif des déséquilibres minéraux.Les producteurs doivent cependant se rappeler que les résultats de l\u2019analyse ont une valeur égale à celle de l\u2019échantillon envoyé au laboratoire.Si ce dernier n'est pas représentatif du lot d\u2019aliments, les résultats seront erronés.Et les erreurs peuvent être coûteuses, car une ration mal équilibrée entraînera une suralimentation ou l\u2019inverse.Comment prendre des échantillons de foin sec?Dans le cas des balles de foin ordinaires ou des grosses balles, l\u2019échantillonage doit toujours être fait avec une sonde adaptée à cette fin.Le foin en galette n\u2019est pas représentatif à cause des feuilles perdues et du nombre limité de balles.Il faut prendre des coups de sonde dans au moins vingt petites balles et ce à divers endroits de la pile.Moins la récolte est homogène plus on devra prendre d\u2019échantillons.Si on n\u2019a accès qu\u2019à une face de la pile, les échantillons doivent être pris sur toute la surface de celle-ci.Dans le cas des grosses balles, il faut utiliser une rallonge de sonde et prendre au moins quatre échantillons depuis le côté de la balle et ce, sur 12 à 15 balles.D\u2019ordinaire, les sondes à foin donnent un rendement optimal avec des perceuses électriques de 1/2 ou de 3/8 pouce.Dans le cas des balles à faible densité, il faut enfoncer la sonde sur toute sa longueur.Pour les balles à Fourrages recherchent désespérément potentiel stratégique (suite) production bovine?Le nombre de vaches et de bouvillons qui recevraient une alimentation à base d\u2019ensilage d'herbe, pourrait augmenter et atteindre 398 000 vaches et 200 000 bouvillons, dépassant même les objectifs de la Table filière du boeuf.Forte de son enthousiasme, la Table filière vise atteindre d\u2019ici cinq ans 250 000 vaches et tripler le nombre de bouvillons pour le porter à 175 000 têtes.Y a-t-il preneur pour cette augmentation de production de viande qui équivaut à 17 % de notre consommation totale?Malgré les diminutions de la consom- -j 4 Bovins du Québec/Février 1995 mation per capita de viande bovine, il demeure que le marché québécois offre des opportunités de développement pour cette industrie.A titre d\u2019exemple, au-delà de 15 % de la consommation québécoise totale de viande bovine est satisfaite par les importations.Cette part provenant des autres pays est en croissance, déplaçant surtout la production provenant du reste du Canada.Ce sont principalement les États-Unis, dont les importations en quantité ont été multipliées par 2,67 entre 1988 et 1993, représentant près de 40 % des importations totales de viande bovine du Québec, qui sont responsables de ce déplacement.De plus une aug-mentation éventuelle de la production permettrait d\u2019utiliser les capacités actuelles d\u2019abattage et de transformation qui sont nettement sous-utilisées (40 % de sa capacité).Ce volume additionnel permettrait ainsi d\u2019augmenter le niveau de compétitivité du secteur de la transformation et d'offrir un volume suffisant pour approvisionner les distributeurs du Québec.Mais.car là aussi il y a un mais.Encore faut-il offrir du boeuf à des prix compétitifs et ce, en quantité suffisante pour satisfaire un volume minimal requis par le marché.L\u2019évolution du nombre de bouvillons et, dans une certaine mesure, le nombre de vaches de boucherie, indiquent que le Québec agricole poursuit toujours sa recherche en vue de trouver sa vocation bovine.La prise de conscience de l\u2019importance d'utiliser des fourrages de bonne qualité et à faible coût (ensilage d\u2019herbe en silo-meule et en balles rondes) sont autant de nouvelles façons de faire qui, toutes additionnées ensemble, font que le Québec trouve ses propres recettes pour faire du boeuf.^ * Charles Cantin, économiste senior Nathalie Durand, économiste Éric Granger, étudiant stagiaire François Simard, agro-économiste Luc Tanguay, agronome Agriculture et Agro-alimentaire Canada, Québec Production de viande bovine QUÉBEC, 1990-1993 et projections Milliers de têtes A 1990\t1991\t1992\t1993\tTable Potentiel [¦Bouvillons DVaches de bouchër|e haute densité, on ira jusqu\u2019à 15 pouces depuis chaque extrémité.Par la suite, on recueille les échantillons de foin dans un seau avant de les déposer dans un sac de plastique propre et solide que l\u2019on enverra au laboratoire.Ce dernier se charge de faire le mélange.Chaque échantillon doit être étiqueté clairement et consigné dans un dossier.On doit en outre séparer les échantillons de foin de première coupe de ceux de deuxième coupe.On fait de même lorsqu\u2019on doit interrompre la récolte à cause de la pluie.Des échantillons distincts doivent aussi être pris pour chaque champ ou pour chaque type de fourrage important.Comment s\u2019y prendre avec l\u2019ensilage?On peut recueillir à la main des échantillons d'ensilage au fur et à mesure qu'on remplit le silo et ce, à chaque jour.S'assurer alors que que les poignées sont représentatives de l'ensemble de la récolte et en prélever dans 15 à 20 remorques.Bien mélanger les échantillons et en garder deux livres au congélateur avant de les envoyer au laboratoire dans des sacs de plastique isolés dans du papier journal.¦e.?Pour maximiser les performances des bovins, il faut analyser les fourrages et balancer les rations en fonction des besoins.On peut aussi séparer le matériel ensilé au moment du remplissage (par coupe, par champ ou par type de plante) à l\u2019aide de feuilles de plastique.Avant de retirer l\u2019ensilage, on peut encore prendre manuellement des échantillons pendant deux ou trois jours.C\u2019est à ce moment que l'analyse pourra démontrer s\u2019il y a eu des dommages causés par réchauffement.On peut aussi procéder à des échantillons dans les silos meules et cela sur toute la surface accessible.On conseille également de prendre des échantillons d'ensilage frais dans la mangeoire.Il ne faut cependant pas les mêler avec ceux provenant du silo et il est nécessaire de les analyser séparément.Dans le guide suggéré par Agriculture Canada, on propose un échantillon de foin sec ou d'ensilage par coupe, par champ ou par type de fourrage récolté avant le premier juillet, un deuxième échantillon pour ce qui est récolté entre le premier et le 10 juillet et un troisième pour ce qui est récolté après le 10 juillet.(Ces recommandations s\u2019appliquent pour les Maritimes et peuvent varier en fonction des régions au Québec).2 ¦insii* Saviez-vous que le Québec est le plus gros acheteur de boeuf de l\u2019Alberta?En effet, selon les chiffres du ministère albertain de l\u2019agriculture, cette province a expédié au Québec 134 675 tonnes de boeuf, soit quelque 30 % de leur production de 1993.Cela équivaut à 447 656 têtes.Des idées pour tirer profit de vos temps libres?Au Pôle Nord ou ailleurs, de plus en plus de gens tirent leurs revenus de plusieurs sources.Vous êtes propriétaire d\u2019une ferme, dont vous tirez un revenu tout en ayant un autre emploi?Vous etes probablement admissible à un prêt de la Société du crédit agricole.Pour parler à un conseiller en financement de votre région, composez le : 1-800-387-3232.SCA^FCC du ( irdit .iijuim** BBBB fiiniClrU'lt .«i.iijtHxi Canada Bovins du Québec/Février 1995 15 SCAÔ Du financement pour l\u2019élevage à temps partiel Andrée Lagacé* Enfin les personnes qui élèvent du boeuf à temps partiel ont accès à du financement agricole.Depuis l'entrée en vigueur de la nouvelle loi de la Société du crédit agricole du Canada, cette institution étend son action au financement de la ruralité.En fait, toute activité économique dans le secteur rural, pratiquée par quelqu'un impliqué en agriculture, est admissible au financement par la Société du crédit agricole (SCA).Un nouveau financement salué Albert Gingras et sa conjointe Sylvie, de Saint-Canut, travaillent à l'Hôpital de Saint-Jérôme tout en étant producteur de veaux d'embouche.Ils ont profité de cette nouvelle ouverture de la SCA.La marge de crédit, contractée auprès de leur institution financière, a pu ainsi être remboursée et ils ont financé la construction d\u2019un garage pour entreposer leur machinerie.Leurs projets d\u2019expansion peuvent se réaliser beaucoup plus rapidement, grâce à cette nouvelle source de financement, que lorsqu\u2019ils ne comptaient que sur leurs seules économies pour investir.D\u2019ailleurs, monsieur Gingras, et bien d\u2019autres, se demandent pourquoi les institutions gouvernementales n\u2019ont pas offert la garantie de prêt pour l\u2019agriculture à temps partiel plus tôt.Ces prêts présentent beaucoup moins de risques, étant garantis par un salaire extérieur souvent bien supérieur au revenu de la ferme.Et monsieur Gingras ne demande pas un taux subventionné.Il souhaite seulement qu\u2019on facilite le développement d\u2019une entreprise selon les moyens et les aspirations des propriétaires.Guy et Raymond Venne, de Mont-Laurier, sont producteurs de veaux d\u2019embouche et d\u2019agneaux avec 30 va- ches et 50 brebis.Le premier fait du camionnage et de l\u2019excavation, alors que l\u2019autre est professeur au secondaire.Ils sont dans la cinquantaine tous les deux et ont capitalisé dans leur exploitation au fil des 15 dernières années avec leurs économies.Un prêt de la SCA leur a permis de rembourser leur marge de crédit et d\u2019acheter une terre pour augmenter leur autosuffisance en fourrages.Leurs élevages sont extensifs, mais une augmentation de leurs rendements en foin permettrait de doubler leur production.Afin de progresser, ils s\u2019informent des nouvelles techniques et technologies en assistant à des journées organisées par leur bureau local du MAPAQ.L\u2019intérêt de ia production à temps partiel Qu\u2019est-ce qui pousse ces gens à faire de l'agriculture à temps partiel alors qu\u2019ils occupent des emplois extérieurs?Les personnes questionnées avaient tous été élevées sur la ferme.M.Réal Rochon est entrepreneur forestier et possède 40 vaches de boucherie.Lui et son épouse, Gisèle, souhaitent éventuellement vivre de l\u2019agriculture en doublant leur troupeau et initient leurs enfants aux plaisirs de l'élevage.Ils ne sont pas seuls à aspirer à devenir producteurs à temps plein.L\u2019agriculture est une activité qui leur plaît et leur production comble parfois une demande locale déficiente.L\u2019objectif de la Société du crédit agricole, en finançant les activités rurales, ne peut être mieux résumé.Jacques Lagacé, vice-président adjoint aux prêts, prétend que l\u2019agriculture à temps partiel permet d\u2019exploiter les ressources du milieu et de générer une activité économique essentielle pour la survie de certaines zones rurales.Cette catégorie d'exploitation agricole, selon lui, est davantage rattachée à un mode de vie qu\u2019à une activité qui doit nécessairement déboucher sur la rentabilité.L'élevage extensif permet de diminuer certains coûts d'exploitation, mais ce type de production ne peut prétendre rivaliser avec l\u2019agriculture de type commercial.La progession du financement Dans le secteur de boeuf, depuis l\u2019entrée en vigueur de la nouvelle loi, le nombre de prêts consentis par la SCA aux producteurs à temps partiel est passé de 30 en 1992-93, à 55 en 1993-94.M.Lagacé prévoit 65 prêts pour 1994-95, au rythme où évoluent les choses actuellement.Il précise que la flexibilité des produits de crédit et des exigences de garanties rendent le financement très accessible aux producteurs et productrices à temps partiel.Une des cibles stratégiques de la filière boeuf vise à développer le cheptel de vaches de boucherie et à tripler le nombre de bovins engraissés et finis au Québec.Ce but peut être atteint simplement par la mise en valeur des ressources disponibles, non encore exploitées.L'émergence de nouvelles entreprises spécialisées, à temps plein ou à temps partiel, donnera une vocation aux régions herbagères parfois menacées de déstructuration.Les chiffres nous apprennent que la production vache-veau est souvent effectuée à temps partiel ou comme production secondaire, alors que 85 % de la finition de bouvillons est assurée par 10 % des entreprises.La production de boeuf offre une polyvalence qui s'insère bien dans un objectif de diversification de la production agricole et de production extensive à temps partiel.^ * agronome j g Bovins du Québec/Février 1995 GESTION FINANCIERE SOCIÉTÉ DE FINANCEMENT AGRICOLE La trésorerie de l\u2019entreprise, une affaire de gros sous! Hélène Boivin* Le financement à court terme est devenu monnaie courante dans les entreprises agricoles, particulièrement en production bovine, en raison de la durée de l\u2019élevage.Ce type de financement peut représenter, dans certains cas, plus de la moitié de la dette totale de l\u2019entreprise.Il s'agit de financer l\u2019actif à court terme jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit converti en argent au cours du cycle de production.Les entreprises qui profitent d\u2019entrées de fonds régulières font appel au crédit à court terme dans une moins large mesure.Elles ne sont toutefois pas à l'abri d\u2019une détérioration de leur situation financière découlant d\u2019une utilisation excessive ou inadéquate de cet outil financier.En fait, une saine gestion du financement à court terme repose avant tout sur une bonne connaissance des entrées et des sorties d\u2019argent résultant des opérations courantes de l\u2019entreprise au cours de l\u2019année.Quelques outils essentiels La gestion du financement à court terme peut être facilitée par des outils comptables simples qui permettent d\u2019avoir une image précise de l\u2019exploitation.Dans le jargon comptable ou financier, on utilise un vocabulaire spécialisé concernant le court terme avec lequel, si ce n\u2019est déjà fait, vous avez avantage à vous familiariser puisqu\u2019il favorisera la discussion avec votre prêteur.Nous traiterons, dans le présent article, du budget d\u2019exploitation, de l'analyse de la trésorerie et du fonds de roulement.Au départ, il est essentiel de connaître les revenus produits par l'entreprise et les dépenses s\u2019y rattachant, et d\u2019être en mesure d\u2019en faire des prévisions réalistes.De plus, il fau- dra évaluer les frais de subsistance de la famille qui seront déduits des revenus de l\u2019année.Avant tout, un budget réaliste La première préoccupation est de savoir si les revenus provenant de la ferme sont suffisants pour couvrir les dépenses engagées par l\u2019exploitation chaque année.Le budget d\u2019exploitation consiste à dresser une liste des revenus et des dépenses au cours d\u2019une même année, pour les activités courantes ou pour un nouveau projet.À cette étape, de bons états financiers établis pour les années antérieures seront d\u2019une grande utilité pour faire les projections nécessaires.Mieux vaut être réaliste dans les estimations et même prudent dans les prévisions de revenus, car des imprévus peuvent toujours surgir.Si les résultats obtenus sont finalement supérieurs à ceux estimés dans le budget, la marge de manoeuvre dégagée n\u2019en sera que plus intéressante.La trésorerie, gérer les périodes critiques La trésorerie de l\u2019entreprise est établie à partir du budget d\u2019exploitation, auquel certains ajustements sont faits de façon à remplacer les dépenses non monétaires (amortissement) par des déboursés monétaires (remboursement des prêts).En outre, les prélèvements pour la famille sont aussi déduits.Le résultat ainsi obtenu permet de faire une analyse des changements dans la trésorerie de l\u2019entreprise, c\u2019est-à-dire dans les entrées et les sorties d\u2019argent (liquidités) chaque mois.Lorsqu'il y a plus de sorties de fonds que d\u2019entrées, l\u2019entreprise doit utiliser le financement à court terme pour assurer la continuité de ses opérations.L\u2019analyse de la trésorerie permettra de déterminer les périodes critiques au cours de l\u2019année, d\u2019effectuer un contrôle approprié sur les entrées et les sorties de fonds et de maintenir la marge de crédit au plus bas niveau.On évitera ainsi d\u2019utiliser des fonds en apparence excédentaires pour des achats non planifiés, alors qu'ils avaient déjà été prévus à d\u2019autres fins.Le fonds de roulement, un indicateur Le fonds de roulement est la différence entre l\u2019actif à court terme et le passif à court terme.Il mesure la solvabilité à court terme de l\u2019entreprise.Un fonds de roulement nul, ou un ratio ( actif c.t./ passif c.t.) égal à 1, indique que chaque dollar déboursé est entièrement financé par un tiers.Dans cette situation, l\u2019entreprise n\u2019a aucune marge de manoeuvre pour couvrir les imprévus.Une évaluation régulière du fonds de roulement peut mettre en lumière certaines décisions qui risquent parfois de réduire la capacité de l'entreprise de faire face à ses obligations courantes.Ainsi, le financement de biens durables comme la machinerie, par une ouverture de crédit, amènera une détérioration du fonds de roulement.Il faut s'assurer que ce type de décision ne risque pas de compromettre les activités ultérieures de l\u2019exploitation.Le parc d\u2019engraissement, priorité sur le court terme Les parcs d'engraissement de bouvillons supportent des sorties de fonds considérables au cours d\u2019une année.L'analyse de la trésorerie d\u2019un parc d\u2019engraissement, telle que présentée dans le tableau ci-joint, illustre bien l\u2019absence de synchronisation entre les entrées et les sorties d\u2019argent les plus importantes ( août versus octobre ).Le Bovins du Québec/Février 1995 | (_\u2022 : ¦ manque de liquidités ainsi constaté pendant une longue période de temps doit donc être compensé par l\u2019utilisation d\u2019une ouverture de crédit.En supposant une encaisse initiale de 74 000 $, le maximum des besoins en crédit est atteint en mai pour un montant de 367 680 $.Les entreprises d\u2019engraissement qui ont obtenu un prêt en 1993-1994 de la Société de financement agricole avaient en moyenne une dette à court terme 295 000 $, ce qui représente 53 % de leur endettement total.Quelques économies potentielles Les principales sources de financement à court terme sont les institutions financières, par les ouvertures de crédit ( aussi nommées marges de crédit ) et les fournisseurs, par les comptes à payer.Il est avantageux de profiter des escomptes offerts par les fournisseurs, le coût pour financer ces achats par une ouverture de crédit étant habituellement inférieur aux réductions accordées par ceux-ci.L\u2019utilisation d\u2019une ouverture de crédit, déterminée à partir de l\u2019analyse des mouvements de la trésorerie, en plus de combler l\u2019insuffisance de liquidités à certains moments de l\u2019année, peut ainsi permettre de faire certaines économies.La Société et le court terme La Société de financement agricole peut garantir des ouvertures de crédit jusqu\u2019à concurrence de 500 000 $ par entreprise bovine.En vertu de ce programme, le taux d\u2019intérêt fixé par l\u2019institution financière ne doit pas excéder le taux préférentiel plus 1 %.La Société offre par ailleurs la possibilité pour les entreprises agricoles de financer à moyen terme une partie de l\u2019actif à court terme qui est considéré comme permanent dans l\u2019exploitation.Le principal intérêt de cet outil dans la gestion à court terme est qu\u2019il contribue à augmenter les liquidités de l\u2019entreprise, ce qui donne une meilleure marge de manoeuvre durant l'année.En outre, il stabilise le coût du financement de cette portion d\u2019actif puisqu\u2019il permet de profiter d\u2019un taux fixe plutôt que fluctuant.Ce type de financement intéressera davantage les entreprises en démarrage ou en expansion, puisqu\u2019elles doivent disposer d\u2019une marge de manoeuvre plus importante, les prévisions de revenus à court terme étant plus incertaines.2 * Agronome, Direction de la recherche et de la planification Société de financement agricole EXEMPLE DE TRÉSORERIE POUR L'ENGRAISSEMENT DE 400 BOUVILLONS (RECETTES\tOCTOBRE NOVEMBRE DÉCEMBRE JANVIER\tFÉVRIER\tMARS\tAVRIL\tMAI\tJUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t Vente bouvillons\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t113 000$\t225 000S\t113 000$ ASRA\t5 800$\t\t\t\t\t\t\t\t43100\t\t\t Divers\t1 500$\t1 000$\t6 000$\t\t\t1 300$\t300$\t\t1 700$\t\t1 700$\t700$ .- \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t DÉBOURSÉS\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t Achat veaux\t250 000$\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t Aliments achetés\t6 700$\t2 200$\t2 200$\t2 200$\t1 740$\t\t6 200$\t3 8005\t5 600$\t\t\t j Aliments produits\t8 800$\t4 200$\t\t\t\t\t33 500$\t6 900$\t\t\t\t I Ass.animaux\t\t\t\t\t\t1 900$\t\t\t\t\t\t Soins et fumier\t2 400$\t2 400$\t700$\t900$\t900$\t900$\t800$\t1 900$\t700$\t900S\t900S\t Médic.etvét.\t2 800$\t2 800$\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t Litière .\t1 900$\t\t\t1 900$\t\t\t1 900$\t\t\t\t\t Frais achat vente\t4100$\t\t\t\t\t\t\t\t\t700$\t1 400S\t700$ Cotisation ASRA\t\t\t\t\t\t\t\t\t27 200$\t\t\t Salaires payés\t8100$\t1 000$\t\t\t\t\t\t2 400$\t1 000$\t1 500$\t1 000$\t Charges fixes\t3 040$\t5 600$\t680$\t1 940$\t690$\t2 450$\t1 340$\t2 400$\t1 540$\t370$\t800$\t680$ Coût de vie\t1 700$\t1 700$\t1 700$\t1 700$\t1 7005\t1 7005\t1 7005\t1 700$\t1 700$\t1 700$\t1 700S\t1 700$ Intérêts et\t1 700S\t2 000S\t2 000$\t1 800$\t1 800$\t1 700$\t2 0005\t2 300$\t2 200$\t1 600$\t300$\t0$ Remb.capital+int.\t\t21 200$\t\t\t\t\t\t21 200$\t\t\t\t Encaisse début\t74 000S\t(209 940)$\t(252 040)$\t(253 320)$\t(263 760)$\t(270 590)$\t(277 940)$\t(325 080)5 (367 680)$ (362 820)5 (256 590)$\t\t\t\t(35 990)S Recettes-Déboursés(283 940)$\t\t(42 100)$\t(1 280)$\t(10 440)5\t(6 830)5\t(7 350)5\t(47 140)$\t(42 600)$\t4 860S\t106230S\t220 600S\t110 620$ Besoin en crédit (209 940)5\t\t(252 040)$\t(253 320)$\t(263 760)5\t(270 590)5\t(277 940)5\t(325 080)5\t(367 680)5 (362 820)5 (256 590)5\t\t\t35 990)$\t74 630$ ^ 0 Bovins du Québec/Février 1995 FPBQ INFO suite de la page 5 à 0,50$ par carcasse de boeuf et de 0,15$ à 1,39$ par carcasse de veau ce qui représente 61% des coûts d'opération du service de classement.Agriculture Canada souhaite augmenter graduellement les frais de classement afin de récupérer 90% des coûts d\u2019opération pour le service de classement en 1998.Devant cette situation, les abattoirs à gros volumes, principalement de l\u2019Ouest canadien, ont proposé de privatiser le service de classement des carcasses.Un tel changement pourrait avoir un impact majeur sur les abattoirs à moyen ou faible volume.En effet, les coûts pour obtenir un service de classement privatisé pourraient devenir prohibitifs pour les abattoirs du Québec de bouvillons par rapport aux grands abattoirs.Devant l\u2019importance de ce dossier, la Fédération a fait des représentations auprès d\u2019Agriculture Canada afin d\u2019être impliquée dans toute autre discussion nationale concernant la récupération des coûts.Les deux autres membres du Comité sont le Conseil des viandes du Canada et la Canadian Cattlemen\u2019s Association.Jusqu\u2019à maintenant, ces deux derniers organismes ne semblent penser qu\u2019en fonction des grands abattoirs de l\u2019Ouest.Bien que les discussions soient très avancées, nous souhaitons pouvoir faire valoir le point de vue de l\u2019industrie québécoise du boeuf.La Fédération souhaite réunir les partenaires de l\u2019industrie québécoise du boeuf et du veau afin d\u2019établir une position commune face au dossier général de la récupération des coûts et plus particulièrement celui de la privatisation du classement et aussi, former un comité ad hoc chargé de défendre la position de l\u2019industrie québécoise du boeuf et du veau.Cette réunion devrait se tenir le 17 février prochain en présence de monsieur Wayne Morris qui est en charge de tout le dossier de la récupération des coûts à Agriculture Canada.Celui-ci devrait faire rapport des intentions de l\u2019administration fédérale dans ce dossier.Loi sur les renseignements personnels Le Gouvernement du Québec a adopté en 1994 une loi qui, à de nombreux égards, est le pendant, pour le secteur privé, de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information des organismes publics.Règle générale, cette loi interdit aux entreprises de communiquer des renseignements personnels à un tiers au sujet d\u2019un individu sans son consentement.Notre Fédération doit se soumettre à cette loi ,c\u2019est pourquoi nous avons publié l\u2019avis de la page 4.2 Gaëtan Bélanger, secrétaire Ventes de taureaux de boucherie évalués en station Station\t\t\tStation\t\t Date\tEndroit de vente\tResponsables\tDate\tEndroit de vente\tResponsables Heure\t\t\tHeure\t\t Beaumont 1\tStation de Beaumont\tLouis-A.Bolduc, agr.\tOutaouais\tEncan Outaouais-\tGuy Lapointe, agr.18 février\t240, chemin des Fiefs\t(418) 832-2977\t18 mars\tLaurentides (SPBL)\t(819) 986-8541 13h00\tBeaumont\tJean-Yves Thériault, sec.\t13h00\t655, chemin Industriel\tStanley Christensen \t\t(418) 833-5189\t\tGatineau\t(819) 467-2979 St-Augustin\tEncan d'animaux\tAntoine Riverin, agr.\tGuérin 1\tStation de Guérin\tGaétan Bonneau, agr.25 février\tdu Lac-Saint-Jean\t(418) 662-6486\t19 mars\t485, Rang 4\t(819) 764-3287 13h00\tLac-à-la-Croix\tDaniel Gagnon, prés.\t13h00\tGuérin\tP.Dominique Simard,prés \t\t(418) 673-4728\t\t\t(819) 799-3466 Asbestos 1\tStation d\u2019Asbestos\tYvan Charland, agr.\tBeaumont 2\tStation de Beaumont\tLouis-A.Bolduc, agr.26 février\tRue des Vétérans\t(819) 820-3001\t15 avril\t240, chemin des Fiefs\t(418) 832-2977 11 h30\tAsbestos\tSylvie Chamberland, sec.\t13h00\tBeaumont\tJean-Yves Thibeault \t\t(514) 534-4010\t\t(418) 833-5189\t Sayabec\tStation de Sayabec\tChristian Pelletier, agr.\tSt-Maurice\tStation de St-Maurice\tRosaire Caron, agr.4 mars\tRang 2 est\t(418) 722-3615\t17 avril\t2685, rang Ste-Marguerite\t(819) 371-6761 12h00\tSayabec\tPierre Reichenback, prés.\t13h00\tSaint-Maurice\tRéjean Gervais, sec.\t\t(418) 737-4321\t\t\t(819) 378-4033 Champlain\tStation de Champlain\tRosaire Caron, agr.\tAsbestos 2\tStation d\u2019Asbestos\tYvan Charland, agr.5 mars\t1299, Notre-Dame Nord\t(819) 371-6761\t23 avril\tRue des Vétérans\t(819) 820-3001 13h00\tChamplain\tRéjean Gervais, sec.\t11 h30\tAsbestos\tSylvie Chamberland, sec.\t\t(819) 378-4033\t\t\t(514) 534-4010 Bovins du Québec/Février 1995 -| 0 MARLAS SALERS Pur Sang, sans corne Marion Sr Douglas Beard 695 Rang 6 St-Felix cle Kfngsey JO 15 2T0 Tel.: (819) 848 -2363 Les Fermes WINDBEC mmm Les Salers Pur Sang enregistré et croisé IA NACC tOUU'IME Qérald & Nona NcQec & Famille K.R.3 Richmond, (Qc) JOB 2M0 Tél.i (819)826-2918 LA RACE SALERS Les Salers pur sang enregistres et croisés Salers: U Armand & Claudine Petrod fie Pilles RRI.800 Montée d'Enscigne, Ste-Annc de la Pérade, Qc GOX 2J0 Tél.: (418) 325-2901 G.M.Picken Salers Fullblood tü Salers Pur Sang George & Margaret Picken 142- 1 Ave.Richmond, (Qc) JOB 2H0 Tel.: (819) 826-2222 Fax: (819) 826 -2693 Full blood/Pur Sang Pourcentage Salers Gaylon A.Davis 64 East River Road Bolton Centre (Qc) JOE I GO Tél.: (514) 292-3105 R.T.M.SALERS Pur Sang & Pourcentage Salers Pur Sang Salers Trenholm Morin 56 West Rte.I 16, Warwick, (Qc) JOA I MO Tél.: (819) 358 -2746 AîîCH : RANCH BU CHEMIN SE U RIVIERE René Guilleinctte 366 Chemin de la Rivière Canton de Brompton, (Qc) bov»L.\tJOB 1110 ga'ets Tél.: (819) 846 -3591 Ferme Rosario Nadeau Ltée 1680 Pied de la Montagne Ste-Mélanie, Joliette (Qc) J0K 3A0 Tél.: (514) 889 -5652 Salers Pur Sang et Croisé Daniel Rousseau & Lise Mignault #I, rang 7 Sl-Marc de Lac Long Cté Témiscouata Q0L IT0 Tél.: (418) 893 -2254 SALERS Dynamique éleveurs de Polled Pullblood et de Salers Pur Sang.Semence au CIAQ sur S.H.nominator.Embryons, semence et reproducteurs à vendre.Appelez la famille Sayles Tél.: (519) 442 -3081 Fax: 1-800-717*2953 haters/ UN GAGE D'EXCELLENCE T-G14821 WINDBEC YARDMASTER 3Y SALERS PUR SANG Propriétaire : Windbec Salers Gerald McGee Richmond, (Qc) Père : GOF Rushmonde 32R Mère : RCC Miss 9R Poids à la naissance : 83 livres k Ses veaux affichent un poids moyen de 85 livres à la naissance.k II produit des veaux bien musclés et de charpente moyenne.k Les veaux de 1993 ont obtenu un poids moyende 671 livres au sevrage.k Ses génisses font de fantastiques vaches de remplacement.La semence est offerte par tous les inséminateurs du Québec par l'entremise du CIAQ inc.CIAQ Centre d'insémination artificielle du Québec (CIAQ) inc.3450 Sicotte, C.P.518 Saint-Hyacinthe Québec J25 7B8 Tel.: (514) 774-1 141 Fax: (514) 774-9318 ASSOCIATION SALERS DU QUÉBEC a/s Mona McGee R.R.3 Richmond, Québec JOB 2H0 (819) 826 - 2918 La race équilibrée' !oc-;t \u2022\u201c¦\u201c\"ne®1' °0/'on Saleté ^.mm ip iuwiiPwyrJii Salers! Le choix des éleveurs commerciaux ! L'influence Salers contribue à l'obtention d'un bassin bien développé chez les femelles de remplacement et permet aux éleveurs commerciaux d'aujourd'hui d'utili ser des taureaux en croisement terminal sans craindre les problèmes de poids à la naissance et de difficultés au vêlage.ASSOCIATION SALERS DU CANADA # 228, 2116, 27e Ave N.E.Calgary, Alberta T2E 7A6 Tél.: (403) 291 - 2620 Fax: (403) 291 - 2176 A VENDRE Taureaux de grands choix Au CENTRE D'ÉVALUATION GÉNÉTIQUE SALERS à Ste-Anne de la Pérade Seulement après le 7 avril 1995 °our information, contactez Armand Petrod, Ste-Anne de la Pérade él.: (418) 325 -2901 0© Association Salers du Québec él.ï (819) 826 -2918 Les taureaux proviennent des éleveurs suivants : René Guillemette (819) 846-3591 Gérald McGee (819) 826-2918 Trenholm Morin (819) 358-2746 Armand Petrod (418) 325-2901 George Picken (819) 826-2693 Daniel Rousseau (418) 893-2254 Question En mars et en avril, presque tous les veaux souffrent de diarrhée, souvent mortelle.Les veaux de taures sont les plus sérieusement atteints.Pourquoi?Que devrais-je faire?Réponse L\u2019explication de vos problèmes réside surtout dans l\u2019environnement du troupeau.L\u2019aire de couchage et la cour extérieure sont contaminées de façon croissante par le fumier à compter du début de l\u2019hivernement.En janvier et février, le fumier et les surfaces sont gelés.Les trayons des vaches étant relativement propres, la contamination des veaux est conséquemment minime.Toutefois, au dégel, tout change.Les pis des vaches et les nombrils de veaux traînent dans la boue contaminée.La multiplication microbienne est favorisée par un haut taux d\u2019humidité.Les grandes variations de température entre le jour et la nuit sont des éléments stressants pour les jeunes bovins, réduisant leur résistance naturelle.Les veaux de taures sont les plus durement touchés parce que le colostrum de leurs mères est moins riche en immunoglobulines (anticorps) que celui des vaches adultes.La solution serait de séparer les femelles à l\u2019approche du vêlage.De plus, il est préférable de séparer les taures des vaches.Les enclos nouvellement occupés doivent être bien drainés, faciles à nettoyer au dégel.L\u2019aire de couchage doit être couverte d\u2019une épaisse couche de litière sèche.Dans les six heures qui suivent sa naissance, chaque veau doit recevoir le colostrum de sa mère et son nombril doit être désinfecté.L\u2019occasion est propice pour lui administrer une injection de sélénium-vitamine E.Il faut toujours se souvenir que les pires ennemis du veau sont le vent et l\u2019humidité.Pour augmenter la résistance des veaux aux agents infectieux, un programme de vaccination des vaches en période de tarissement augmenterait le contenu du colostrum en anticorps.Il y aurait probablement lieu de réviser votre programme alimentaire, surtout pour la période pré-vêlage.La combinaison gagnante est un environnement salubre d\u2019abord, une alimentation adéquate qui comble les besoins spécifiques à chaque période de production, le tout complété par un programme de médecine préventive bien adapté aux exigences de votre troupeau.Dr Guy Huneault, m.v.MAPAQ, Lachute Question Nos veaux souffrent souvent de diarrhée et nous leur donnons des solutions d\u2019électrolytes.Nous voudrions savoir si nous devons arrêter complètement de leur donner du lait.Si oui, combien?Réponse Au cours des dernières années, la Faculté de médecine vétérinaire du Wisconsin a étudié diverses méthodes de traitement des diarrhées des veaux nouveaux-nés.Les meilleurs résultats furent obtenus en appliquant le programme d\u2019intervention suivant: \u2022\tmettre la priorité sur le remplacement de l\u2019eau et des électrolytes que le veau a perdus suite à la diarrhée, tout en lui fournissant assez de calories pour maintenir son taux de glucides sanguins normal.Le veau ne doit pas utiliser ses réserves musculaires à cet effet.Il faut donc lui fournir du glucose avec les électrolytes, en plus de continuer à le nourrir surtout durant les saisons froides: les préparations commerciales d\u2019électrolyte, souvent fournies aux veaux comme seule source de calories pendant un jour ou deux, ne procurent même pas la moitié des calories nécessaires aux veaux.Les plus récents travaux de recherche montrent que les veaux recevant du lait durant la période de diarrhée ont un meilleur gain de poids, un meilleur appétit, un plus haut taux de sucre sanguin et guérissent plus rapidement; \u2022\tfournir le lait en quatre repas (matin, midi, soir et avant le coucher), c\u2019est-à- dire à peu près à toutes les six heures.Donner les électrolytes environ 10 à 15 minutes plus tard; \u2022 pour un veau pesant 45 kilos, l\u2019horaire d\u2019alimentation et des traitements avec les électrolytes pourrait être: jours de\tlitres de\télectrolytes/ diarrhée\tlait/repas*\trepas* \t\t(sol.en litres) let 2\t1,15 L\t1,15 L 3 et 4\t1,15 L\t575 mL 5 et 6\t1,15 L\t288 mL 7 et 8\t1,15 L\t0 * quatre repas par jour -\t\td\u2019après Sheila M.McGuirk, Université du Wisconsin \u2022\taprès trois à quatre jours, diminuez à trois repas par jour (à toutes les huit heures) pendant deux à trois autres journées.Ensuite, on peut donner deux repas par jour, comme pour les veaux en santé, tout en respectant les quantités quotidiennes; \u2022\tarrêtez les électrolytes après trois à quatre jours afin que les veaux ne souffrent pas d\u2019alcalose; si la réhydratation est encore nécessaire, il faut alors utiliser une solution saline physiologique; \u2022\tne jamais mélanger les électrolytes avec le lait car ceci pourrait nuire à la formation du caillot de lait dans l\u2019estomac du veau.Le lait passerait alors dans l\u2019intestin trop rapidement et moins d\u2019énergie serait alors absorbée par le veau.La dilution du lait avec de l\u2019eau provoquerait le même phénomène et ne peut être recommandée; \u2022\tle lait ainsi que les solutions d\u2019électrolytes doivent être donnés aux veaux à la température du corps, à la chaudière ou avec une bouteille munie d\u2019un tube de rallonge en caoutchouc ou au moyen d\u2019une sonde oesophagienne.En général, la thérapie orale donne de bons résultats chez le veau qui a gardé le réflexe de la tétée.Dr Gilles Rivard, m.v.MAPAQ, Rock Forest 22 Bovins du Québec/Février 1995 mm C\u2019est te Aussi dist - |®s® iis® fè \t .4U*#»**\\ 7 Soot** ] ZP3tZ= ui Quatre tarières encochées de 24 mélangent rapidement même des qi._.restreintes de foin sec en balles.Les tarières supérieures tournent en sens iro pour favoriser un mouvement circulaire contini Portes v\\ \u2022 Le RESEAU de DISTRIBUTION AMQUI Machinerie J.N.G.Thériault inc.(418) 629-2521 ASBESTOS Equip.Stéphane Guérard enr.(819) 879-2437 COATICOOK Service agricole Luke Bélanger (819) 849-2985 MOWICK Equipements B.H.R.Henderson Inc.(514) 825-2158 MASCOUCHE & ST-ROCH-DE-L\u2019ACHICAN Benco enr.(514) 477-4006 MÉTABETCHOUAN/ Lac St-Jean Équipements de ferme L.Boudreault inc.((418) 349-2866 NEW-USKEARD, Ontario Trudel Equipement ltd (705) 647-6065 NICOLET Hervé Lacharité & fils inc.(819) 293-8676 SPECIALISTES STE-ANNE-DE-LA-PÉRADE Équipements de ferme J.M.Bélanger\t.(418) 339-2348\t(418M75^ Sylvain Léger, gérant de district Tél.: (514) 433-2641 (514) 431-1286 ALIMENTATION £#01$sance 308 C \u2022nm Hélène Leclerc :i: lait séché.Par voie humide, on entend l\u2019homogénéisation de la matière grasse dans le lait concentré, avant le séchage.La voie humide nous donne un produit plus digestible, plus fluide, et beaucoup moins sensible à l\u2019oxydation.À grande ou petite échelle S\u2019il existe, au niveau des grands élevages, une certaine harmonie dans la façon de «préparer» le lait destiné aux veaux, la multiplicité des appareils utilisés, les façons de faire, de même que, et surtout, le manque de précision dans la préparation des petits volumes, peuvent parfois étonner! Pourtant, qu\u2019il s\u2019agisse de reconstituer mille ou quatre litres, les mêmes règles devraient toujours être appliquées.Trop souvent, les mélanges sont insuf-fisamment brassés, mal dissous, et servis dans des conditions très variables.Un bon mélange est homogène, les particules solubles y sont bien dissoutes, et les minéraux et matières grasses maintenus en suspension.De nombreux problèmes d\u2019élevage ne sont, en fait, que les conséquences d\u2019un mauvais mélange (tableau 1).Le mini mélangeur pour la préparation de petits volumes Les lactoremplaceurs, ou poudres de lait, utilisés dans les élevages de veaux de grains et de laits lourds, sont fabriqués à partir de lait écrémé, auquel sont ajoutés matières grasses, minéraux et vitamines, en fonction des besoins de l\u2019élevage.L\u2019incorporation de la matière grasse peut se faire par deux procédés distincts, l\u2019un dit procédé par voie sèche, l\u2019autre, par voie humide.Les qualités physiques des laits obtenus sont différentes, selon la méthode utilisée.De façon brève, nous pouvons dire que le procédé par voie sèche consiste à pulvériser la matière grasse sur les particules de 24 Bovins du Québec/Février 1995 La préparation du lait Avant toute chose, la qualité de l\u2019eau devrait toujours être vérifiée sur une base régulière.En effet, une eau tout à fait acceptable, il y a deux ans, ne l\u2019est pas nécessairement aujourd\u2019hui.La dureté, le taux de fer et le dénombrement bactérien sont les principaux facteurs à vérifier.Il est également primordial d\u2019utiliser des instruments propres, exempts de dépôts calcaires (pierre de lait) ou de souillures de toutes sortes qui sont souvent à la source de troubles digestifs, tels les diarrhées et les ballonnements.Viennent ensuite, le respect de la température de dilution et du temps de brassage.La température de dilution varie d\u2019un aliment à l\u2019autre, en fonction du procédé industriel utilisé pour l\u2019incorporation de la matière grasse.Si une température de 60 degrés Celsius suffit à dissoudre une poudre de lait réengraissée par voie humide, il faudra augmenter la température à 70 degrés dans le cas d\u2019un lait provenant du procédé dit par voie sèche (voir tableau 2 en page 25).Les quantités d\u2019aliments doivent toujours être pesées et non mesurées.Le thermomètre et la balance font partie de l\u2019équipement essentiel, même si vous ne devez faire du lait que pour un veau.Le temps de brassage généralement reconnu pour être efficace, est de dix minutes; un appareil électrique est donc requis.Le brassage doit être vigoureux.La préparation d\u2019un petit volume de lait peut se faire directement dans le seau, à l\u2019aide d\u2019un fouet ou d\u2019une tige munie d\u2019une rondelle à mélanger, fixé à une perceuse électrique.D\u2019autres utilisent le brasseur à peinture, ou mieux encore, le mini mélangeur (voir la photo), construit exactement comme les gros mélangeurs conventionnels.La façon correcte de procéder au mélange consiste à verser la moitié du volume d\u2019eau chaude à 60-70 degrés Celsius, selon les spécifications du fabricant, dans le mélangeur, à actionner l\u2019agitateur avant de mettre la quantité de poudre requise et à laisser tourner dix minutes.Ce n\u2019est qu\u2019après la dissolution complète que le volume et la température du lait sont ajustés, par l\u2019ajout d\u2019eau tiède ou froide.Le lait est normalement distribué à 40-42 degrés (tableau 2).Tableau 2 1-\tVerser la demie du volume total requis dans une eau à 70 degrés C 2-\tActionner le mélangeur 3-\tAjouter la poudre de lait: eau + poudre = 60 à 70 degrés minimum pour poudre fabriquée par voie sèche 4-\tBrassage: 10 minutes, vitesse de rotation (1 700 tours/minute) 5-\tAjuster volume et température 6-\tServir à 40-42 degrés Celsius La préparation du lait est une étape de l\u2019élevage du veau, que tout éleveur se doit de bien connaître et maîtriser.La quantité de règles à suivre et les conséquences relatives à de mauvaises façons de faire nous démontrent encore une fois combien le souci du détail et la précision prédominent dans cet élevage très spécialisé, où la rentabilité n'est possible que par le biais d\u2019une grande efficacité.2 * Agronome, représentante technique Delimax Veaux Lourds Ltée Régions Mauricie, Bois-Francs \tTableau 1\t Critères à surveiller\tProblèmes courants\tConséquences 1- Qualité de l\u2019eau\teau dure\tballonnements \triche en fer présence de substances\tcarcasses rouges \tse liant au fer\tanémies \tgermes pathogènes nitrites ou matières\tsalmonelloses collibacilloses \torganiques et pesticides\tinfections ou intoxications 2- Propreté\t\t du materiel\tsouillures\tdiarrhées bactériennes, ballonnements 3- Précision\t\t du mélange\texcès de poudre\tblocages, diarrhées, urémies, entérotoxémies \tmanque de poudre\tperformances insuffisantes \texcès d\u2019eau\trefus \tmanque d\u2019eau\turémie, constipation \texcès d\u2019eau et de poudre\trefus, ballonnements, blocages 4- Temperature\t\t de dilution\ttrop basse\tdiarrhées 5- Temps de brassage\ttrop haute\tdestruction des vitamines, dégradation de la caséine (protéine)\t- .\ttrop court\tmauvaise émulsion, produit hétérogène, ballonnements, diarrhées, mauvaises performances 6- Distribution\t\t de la buvée\tlait trop chaud\tbrûlure, dépilation du museau \tlait froid\trefus, parfois diarrhées \thoraires variables\tmauvaise conversion alimentaire \tration irrégulière\tdiarrhées, ballonnements PRODUCTEURS DE BOVINS MIL - LUZERNE - TREFLE A VENDRE Pour vaches laitières et boucherie CONTACTER :\tCOOP DE FOIN JOUR:\t(819)346-8905 Après 16HRES 30 : (514) 548-2150 SOMMES AUSSI ACHETEUR DE FOIN ET PAILLE.Bovins du Québec/Février 1995 SANTE Le BVD est toujours actif, soyez prudents Martine Dubuc* Le BVD, virus responsable de la diarrhée virale bovine, est toujours présent dans la population bovine au Québec.Pour l\u2019année 1994, les laboratoires du ministère ont enregistré une augmentation des cas de diarrhée à BVD dans les élevages de vaches-veaux.Certains élevages de bovins de boucherie ont présenté des mortalités élevées atteignant jusqu\u2019à 25% dans un cas.Onze troupeaux de vaches-veaux ont été confirmés infectés pour l\u2019année 1994 par rapport à quatre pour l\u2019année précédente.Le Comité vétérinaire sur le BVD constitué de représentants de la Faculté de médecine vétérinaire de l\u2019Université de Montréal (Dr Yvon Couture et Dr André Cécyre), de l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec (Dr Roger Martineau), de l\u2019Association des médecins vétérinaires praticiens du Québec (Dr Claude Deslandes) et des médecins vétérinaires du ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation du Québec (Dr Claude Montpetit, Dr André Désilets, Dr Gilles Rivard et Dre Martine Dubuc), considère la situation comme préoccupante.Il recommande donc: CONSIDERANT la situation et la virulence de la nouvelle souche (type 2) du virus BVD dans le Nord-Est de l\u2019Amérique du Nord; 26 Bovins du Québec/Février 1995 CONSIDERANT les mortalités élevées qui ont été observées dans certains élevages de bovins non vaccinés (tant laitiers que de boucherie) et affectés par le BVD; C< WSIDERANT que les saillies dans les élevages vaches-veaux sont regroupées sur une courte période de temps et que si le virus infecte les individus d\u2019un troupeau non protégé, entre un mois et demi et quatre mois de gestation, le risque que naisse un nombre élevé de veaux immunotolérants est important; CONSIDERANT que l\u2019introduction de nouveaux animaux tels que des jeunes taureaux reproducteurs (risque accru d\u2019introduire la maladie) est pratique courante dans les élevages vaches-veaux; Le Comité vétérinaire sur le BVD recommande de protéger votre troupeau contre cette maladie et jusqu\u2019à maintenant la vaccination s'est avérée efficace pour prévenir les mortalités élevées pouvant être associées au virus du BVD.Par conséquent, il est urgent de consulter votre médecin vétérinaire afin de mettre en place un programme de vaccination pour que vos animaux soient protégés avant la sailli , ce qui vous a été recommandé dans la brochure BVD que chaque producteur et productrice de bovins a reçue (voir encadré).De plus, lors de l\u2019achat d\u2019un taureau reproducteur, on devrait s\u2019assurer qu\u2019il n\u2019a pas été contaminé afin d\u2019éviter l\u2019introduction du virus dans le troupeau.2 * Santé animale, MAPAQ VACCINATION Vaches-veaux: -\tAvec un vaccin de type tué; -\tVaccination tous les six mois: Automne: \u2022\tsujets de remplacement, lors du rassemblement, avec un rappel; \u2022\tvaccination des vaches adultes; Printemps: \u2022\tanimaux adultes et taures, avant la saillie.Veaux d\u2019embouche: (origine vache-veau; destination parc d\u2019engraissement) -\tAvec un vaccin de type tué, trois semaines avant la vente (première vaccination).Le rappel (deuxième vaccination) sera administré à l\u2019arrivée au parc d\u2019engraissement.Parc d\u2019engraissement: -\tPour les veaux d\u2019embouche préalablement vaccinés avec un vaccin tué (.± trois semaines), la deuxième vaccination (rappel) se fera dès l\u2019arrivée au parc d\u2019engraissement avec un vaccin de type tué correspondant; -\tSi le veau n\u2019a jamais reçu de vaccin, il est recommandé d\u2019utiliser soit un vaccin tué à l\u2019arrivée avec une deuxième vaccination (rappel) deux ou trois semaines plus tard soit simplement une dose unique de vaccin vivant atténué à l\u2019arrivée.Votre médecin vétérinaire saura vous informer des avantages et des inconvénients de ces vaccins Troupeaux de boucherie infectés de BY\t) et confirmés en laboratoire par année\t (du 1er janvier au 31 décembre)\t Sous-catégorie animale\tTroupeaux\tTroupeaux infectés 1993\tinfectés 1994 Vaches-veaux\t4\t11 Bouvillons d\u2019engraissement\t5\t5 Total\t9\t16 2 i f fSftT ^ v.V* v-f s| ill i-j a 11 l-In ilit pour la mal Irise des parasites, ON GAGNE TOUJOURS À FAIRE DE SON MIEUX.I ' Wr^'Ÿ'- 1\\ \u2022\tLe traitement antiparasitaire des vaches au moyen d'IVOMEC administré à l'automne peut permettre d'obtenir des veaux dont le poids au sevrage est plus élevé.1 \u2022\tOn peut observer chez les génisses de remplacement traitées une amélioration quant au gain de poids, à la conversion alimentaire et au cycle de reproduction.1 \u2022\tOn peut observer chez les veaux à l'engraissement traités une amélioration quant au gain de poids quotidien moyen et à la conversion alimentaire.1 Rendement de longue durée2 et bon rapport coût-efficacité reconnu Un seul produit qui offre une efficacité antiparasitaire à large spectre englobant les poux suceurs et les poux broyeurs ainsi que les hypodermes Commode et facile à utiliser Système d'application intégré durable On peut s'y fier.car elle est efficace! Jsa^ï-UT-rîSê.î^ ivomec ¦ (ivermectin) : Solution à verser pour bovins La norme d'excellence dans la maîtrise des parasites chez les bovins.1 Données oflertes sur demande 2.Voir les renseignements de l'étiquette concernant 0.ostertagi et D.viviparus ©Copyright Merck & Co.Inc.1994.©Marque déposée Merck & Co., Inc., Whiteliouse Station.N.J.É.-U./\t.________ Merck Frosst Canada Inc.U I\t[ CCTI11\tIVM0-4-2503-JA-F tracs* A MERCK AGVET Jfnfl \u2022; \\\tMerck Frosst Canada Inc., Kirkland, Québec fm Condamnations de bovins au Québec en 1993 Michel Blanchette* En 1993, dans les abattoirs soumis à l\u2019inspection fédérale au Québec, 210 555 bovins ont été abattus.Le terme bovins englobe les vaches de réforme, les taureaux, les bouvillons et les taures.Ces bovins provenaient du Québec, de l\u2019Ontario et des états du nord-est des États-Unis.Deux mille trois cent dix-huit carcasses ont été condamnées.Des teneurs élevées en résidus d\u2019antibiotiques ont été détectées dans la musculature de 34 carcasses tandis que diverses conditions pathologiques ont entraîné la condamnation de 2 284 carcasses.Le tableau ci-joint résume les principales conditions rencontrées en 1993.Conditions\tNombre de carcasses Lymphosarcome\tcondamnées par 10 000 bovins abattus 18 Émaciation\t17 Arthrite\t14 Péritonite\t8 Contusions\t8 Oedème\t7 Abcès multiples\t7 Toxémie\t6 Tumeurs malignes d\u2019origine inconnue\t4 Péricardite\t4 Pneumonie\t3 Myosite eosinophilique\t3\t Cancer de l\u2019oeil\t2 Congestion\t2 Ictère\t1 Métrite\t1 Nécrose musculaire\t1 Nous avons décrit dans un article précédent, publié dans Bovins du Québec/août 1994, cinq conditions pathologiques: les lymphosarcomes, l\u2019émaciation, les arthrites, la péritonite et les conditions musculaires.Ces cinq conditions étaient à elles seules responsables de 62 % des carcasses condamnées.Nous allons maintenant décrire dans le présent article cinq autres conditions pathologiques.L\u2019oedème: L\u2019oedème est une accumulation excessive d'un liquide clair comme de l\u2019eau ou légèrement jaunâtre dans les tissus de la carcasse.La présence d\u2019un oedème dans les tissus sous-cutanés se révèle chez l'animal vivant, par un gonflement indolore, sans rougeur et sans chaleur de la peau qui garde quelque temps l\u2019empreinte du doigt après avoir compressé la zone examinée.Lorsqu\u2019un oedème est localisé, qu\u2019il a une origine physiologique (oedème des tissus sous-cutanés de la paroi abdominale chez certaines vaches après la mise-bas par exemple) ou qu\u2019il est la conséquence d\u2019un traumatisme, la carcasse est acceptée pour la consommation humaine après avoir enlevé la partie atteinte.Lorsque l\u2019oedème est généralisé et qu\u2019il tire son origine d'une défaillance cardiaque (péricardite traumatique, endocardite) d\u2019une affection rénale sévère, d'une tumeur, d\u2019une septicémie ou d\u2019une toxémie, la carcasse est condamnée.On observe alors la présence d\u2019un liquide clair comme de l'eau ou légèrement jaunâtre dans le gras intestinal, au niveau des poumons, dans les tissus sous-cutanés et dans les espaces intermusculaires des parois thoraciques et abdominales.Abcès multiples Le terme abcès multiples est utilisé lorsqu\u2019on découvre à l\u2019examen postmortem d\u2019une carcasse la présence dans plusieurs organes de la cavité abdominale (foie, rein, rate) et de la cavité thoracique (poumons) de plusieurs abcès.Ces abcès sont formés dans ces organes à la suite du déversement dans la circu- lation sanguine de bactéries en provenance d\u2019un site primaire d\u2019infection soit de l\u2019utérus lors d\u2019une métrite, de la glande mammaire lors d\u2019une mam-mite, soit de la perforation du réseau par un clou ou une broche ou soit de l\u2019ombilic chez le jeune veau.Le déversement dans la circulation sanguine de bactéries peut également provenir d\u2019un abcès dans le foie qui a rongé la paroi d\u2019un vaisseau sanguin ou d\u2019une infection au coeur appelée endocardite végétante.Lorsqu\u2019une carcasse présente à l\u2019examen post-mortem des lésions d\u2019endocardite végétante au coeur, on observe fréquemment, associés à ces lésions, de multiples abcès aux poumons, des lésions rénales, des abcès dans la paroi thoracique et des lésions d\u2019arthrite.Toxémie La toxémie est l\u2019accumulation dans le sang de toxines bactériennes ou de quantités anormales de déchets du métabolisme.Les toxines bactériennes sont des substances toxiques fabriquées par certaines bactéries lors d\u2019une infection (mammite, métrite par exemple).Des substances toxiques produites normalement dans le tractus digestif sont évacuées avec les matières fécales.Toute obstruction au niveau du tractus digestif (indigestion aiguë, torsion de la caillette, obstruction intestinale par exemple), lorsqu\u2019elle est sévère et qu\u2019elle n\u2019est pas corrigée immédiatement, est suivie de l\u2019accumulation dans le sang de ces substances.Toutes les cellules de notre corps produisent des déchets qui sont enlevés du sang par le foie ou les reins.Dans certaines maladies rénales ou hépatiques, ces déchets ne pouvant plus être éliminés, s'accumulent dans le sang.Le tableau clinique est presqu\u2019iden-tique dans tous les cas de toxémie.23 Bovins du Québec/Février 1995 L\u2019animal est dépressif, léthargique et se tient à l'écart du groupe.Lorsque la toxémie est d\u2019origine bactérienne il y a de la fièvre.En phase terminale, l\u2019animal est couché et est incapable ou a beaucoup de difficulté à se lever.Un état comateux s\u2019installe ou des convulsions apparaissent avant la mort.A l\u2019examen post-mortem de la carcasse, nous suspectons une toxémie lorsque nous observons, en plus de la cause primaire, (mammite, métrite, pneumonie, torsion de la caillette, torsion intestinale, torsion utérine par exemple) des lésions de dégénérescence au foie, aux reins, au coeur et une apparence anormale de la carcasse.La péricardite L'estomac des bovins occupe chez l\u2019adulte à peu près les trois quarts de la cavité abdominale.Il se compose de quatre compartiments: le rumen, le réseau, le feuillet et la caillette.Le réseau est le plus petit des quatre compartiments.Il est localisé en avant de la cavité abdominale, appuyé sur le diaphragme.Il n\u2019est situé qu\u2019à quelques centimètres du coeur qui lui est localisé dans la cavité thoracique.La présence de corps étrangers dans le rumen et le réseau est chose courante chez les bovins, étant donné que ces derniers ne manifestent qu'un discernement limité dans le choix de ce qu\u2019ils mangent.La perforation du réseau par un bout de fil de fer ou par un clou est régulièrement observée dans les abattoirs spécialisés dans l\u2019abattage des vaches de réforme.Aussitôt que le corps étranger a atteint le péritoine, une péritonite aiguë, fibrineuse, localisée est initiée.Si l\u2019organisme contrôle l\u2019infection lors de la perforation, de fortes adhérences entre le réseau et les structures adjacentes succéderont à la péritonite aiguë localisée.Si la progression du corps étranger n\u2019est pas arrêtée, il traversera le diaphragme pour atteindre une enveloppe qui entoure le coeur qu\u2019on appelle le péricarde.La perforation du péricarde par un corps étranger ouvre la porte à des infections bactériennes et provoque l\u2019apparition d\u2019une inflammation appelée péricardite traumatique.Si la progression du corps étranger est arrêtée et que l\u2019animal combat l\u2019infection, les dommages créés au coeur seront minimes.On observera à l\u2019exa- men post-mortem de la carcasse de cet animal des adhérences autour du coeur.Si l\u2019animal a de la difficulté à combattre l\u2019infection, les dommages causés au coeur et aux tissus avoisinants seront considérables.Le coeur sera avec le temps, entouré par du matériel purulent.Il aura de la difficulté à battre.La carcasse présentera des lésions de défaillance cardiaque: congestion du foie, oedème au niveau des intestins et oedèmes dans les tissus sous-cutanés.L'infection s\u2019étendra dans la cavité thoracique.Fréquemment, une odeur répugnante se dégage de la cavité thoracique lors de l\u2019éviscération.Une carcasse qui présente de telles lésions est condamnée.Pneumonie Les poumons sont constitués de millions d\u2019alvéoles qui sont de petites cavités microscopiques, entourées de vaisseaux sanguins, au sein desquelles s'effectuent les échanges gazeux entre l\u2019air et le sang.L\u2019air se rend aux alvéoles par une série de conduits: le nez, le pharynx, le larynx, la trachée qui se subdivise en bronches.Les bronches se subdivisent à leur tour en bronchioles.Les bronchioles se subdivisent en canaux alvéolaires lesquels communiquent avec les alvéoles.La pneumonie est une inflammation du tissu pulmonaire.Cette inflammation du tissu pulmonaire est habituellement accompagnée d\u2019une inflammation des bronchioles et de bronches.C\u2019est pourquoi le terme «broncho-pneumonie» est souvent employé dans ces cas.Cette inflammation du tissu pulmonaire a plusieurs origines.Elle peut être causée par une infection bactérienne, par une infection virale, par une infection parasitaire ou elle peut faire suite à une fausse déglutition.Dans la majorité des cas, la pneumonie est le résultat d\u2019une action synergique entre des virus et des bactéries.La respiration d\u2019un animal affecté d\u2019une pneumonie est rapide et peu profonde.La toux est habituellement présente.L\u2019écoulement nasal n\u2019est pas constant.L\u2019animal peut être fiévreux.A l\u2019examen post-mortem, la pneumonie présente différents visages selon les origines de l\u2019infection et sa sévérité.Une carcasse qui présente des lésions de pneumonie localisées à certaines régions des poumons sans aucune autre manifestation est livrée à la consommation humaine après un examen minutieux pour la recherche de sites d\u2019injection d\u2019antibiotiques.Une carcasse qui présente des lésions de pneumonie accompagnée de lésions de septicémie, de toxémie ou d\u2019émaciation est condamnée.3 * Vétérinaire en chef à Agriculture Canada, Montréal Note: Dans un prochain article, nous allons décrire les autres conditions inscrites au tableau.?\t?\t?\t?MUSCULATURE ?\t?\t?\t?\t?Reconnu comme le taureau charolais le plus MUSCLÉ, disponible en I.A La critique est unanime : \"Les veaux de TYRAN sont EXCEPTIONNELS\u2019 SATISFACTION ASSURE : 100% des producteurs pur sang ou commerciaux, rachètent de la semence dès l\u2019arrivée des premiers veaux de TYRAN.?FERME CLAUDALE 1246 St-Jacques Ouest, Princeville, (Qc) G0P1E0 Tél.: / Fax: (819) 364-5005 rés.: (819) 364-2944 Une visite vous convaincra à coup sûr! * * ?\t?\t?FACILITÉ QE VÊLAGE ?\t?\t?\t?\t?Plus de 100 FILLES (Fils) de TYRAN i\\ w&m Brochure disponible Bovins du Québec/Février 1995 GENETIQUE STATION D\u2019ÉPREUVES Mes taureaux passent-ils?(2e partie de 2) Anne-Marie Christen* Claude avait mis ses trois veaux mâles en station.Malheureusement, un seul est sorti gagnant.Claude est maintenant avec Julie et ils regardent ensemble le rapport final et la fiche de performance.Avec le rapport final, Claude peut comparer ses taureaux avec les autres du même groupe de contemporains.Pour être reconnu taureau reproducteur, le taureau ne doit pas obtenir des cotes sous les seuils minimaux suivants: Un de ses taureaux avait de très mauvais membres arrière malgré de bonnes performances de gain, alors, avec une cote de 3, il sera envoyé à l\u2019abattoir directement de la station.Son autre taureau avait une circonférence scro-tale de 28 cm.Le seuil minimal de sa race était de 32 cm.Alors, 32 cm moins le 2 cm sous l\u2019exigence de la race égale 30 cm.Donc, tous les taureaux appartenant à cette race devaient avoir un minimum de 30 cm pour ne pas être éliminés uniquement sur la base de ce caractère.Comme celui-ci n\u2019était pas encore prêt pour l\u2019abattoir, Claude a demandé à le ramener à sa ferme pour finir de l\u2019engraisser; avant de quitter la station, le taureau sera castré.Claude et Julie examinent ensuite la fiche de performance de son taureau CLAU 67D.Claude a décidé de ne pas le ramener à la ferme et de le mettre en vente lors de l\u2019encan organisé par le groupement d\u2019éleveurs qui gère la station.Dans le haut de la fiche, Claude retrouve l\u2019identification de la station, la date d\u2019entrée, l\u2019identification du taureau et sa généalogie.Viennent ensuite les performances naissance-sevrage fournies par Claude lors de l\u2019inscription.Avec le poids au sevrage, on peut calculer le gain moyen quotidien (GMQ) entre la naissance et le sevrage ainsi que le poids corrigé à 200 jours.Ils regardent ensuite les résultats de l\u2019évaluation.Le poids initial du test est une moyenne de 2 poids déterminés par 2 pesées sur 2 jours de suite pour tous les taureaux du test.Ce poids moyen est le début officiel du test.Le poids final est aussi une moyenne des poids des jours 139 et 140 du test et c\u2019est le poids fmal officiel.Le gain sur test est donc de 500 - 285 = 215 kg; 215 kg ^ 140 jours = 1, 536 kg/j.Le poids corrigé à 365 jours est égal au poids corrigé à 200 jours + (GMQ sur test x 165 jours).Le poids par jour d'âge est le poids final divisé par l\u2019âge final (500 -r 398 = 1,256 kg/j).Le gras dorsal est mesuré à l\u2019aide d\u2019un appareil à ultrasons, la hauteur aux hanches, avec un garromètre utilisé à la pointe des hanches plutôt qu\u2019au garrot, et la circonférence scrotale, avec un galon métallique gradué en centimètres.Ces mesures sont prises par des gens qualifiés et ayant suivi une clinique de standardisation.Les valeurs corrigées ramènent la mesure à l\u2019âge de 365 jours pour mieux permettre la comparaison entre les taureaux au même âge.Ah! c\u2019est bien beau, dit Claude, mais comment calcule-t-on la valeur globale maintenant?La valeur globale se calcule comme suit à partir du petit tableau: (50 % x indice gain) + (15 % x indice poids par jour d\u2019âge) + (15 % x indice circonférence scrotale) + (3 % x indice d\u2019apparence générale) + (7 % x indice de musculature) + (3 % x indice membres antérieurs) + (7 % x indice membres postérieurs).Julie calcule ensuite les différents indices.Un indice, c\u2019est toujours la valeur du taureau divisée par la valeur du groupe et c\u2019est multiplié par 100.Seules les 4 cotes de conformation ne sont pas divisées par la moyenne du Indice gain= (1 536-r 1 377) x 100 = 112 Indice poids par jour d\u2019âge= (1 256 ^ 1 235) x 100 = 102 Indice circonférence scrotale= (32,1 v 34,0) x 100 = 94 Indice apparence générale= (7 * 5) x 100 = 140 Indice musculature= (7 -r 5) x 100 = 140 Indice membres antérieurs= (6 * 5) x 100 = 120 Indice membres postérieurs= (6-r 5) x 100 = 120 Paramètres\tSeuil minimal\tContribution au calcul de la valeur globale Valeur globale\t96\t Indice gain\t86\t50% Indice poids par jour d\u2019âge\t86\t15% Circonférence scrotale\t< 2 cm du min.de la race\t15% Apparence générale\t4\t3% Musculature\t4\t7% Membres antérieurs\t4\t3% Membres postérieurs\t4\t7% 30 Bovins du Québec/Février 1995 r : a Débroussailleuse ORSI »'\\>s » \u2022pébroüssailleusé; jj$ prbfesSipnrtelje; v, fp^4'::OrsjM)ûüi1p à1,\": l'entretien le .J/i longdéS routes '^V\";etdescpurs.k.'Md'ëau difficile mm 1720, boul.de la Rive-Sud, C.P.2100\tv- St-Romuald, Que.Canada G6W 5M3 \u2022 Tel.: (418) 839-4127 Fax: (418) 839-3923 groupe niais bien par la valeur 5 qui représente la valeur moyenne entre 1 et 9.Comme les cotes de conformation ne sont pas données par les mêmes personnes dans toutes les stations, on ajuste la valeur globale finale du taureau par un facteur de correction.Ce facteur est élevé lorsque beaucoup de cotes de conformation sont égales ou supérieures à 5, et le facteur est petit lorsque beaucoup de cotes sont égales ou inférieures à 5.Alors, après ajustement, tous les taureaux de toutes les stations du Québec se retrouvent sur un même pied d'égalité.Sur le rapport final et sur la fiche de performance, ce sont les cotes brutes données lors de l\u2019évaluation de la conformation qui apparaissent.En regardant les cotes de certaines stations, on croit que les taureaux y sont favorisés mais sois sans crainte, dit Julie, ils sont tous réajustés par un plus gros facteur de correction.C'est le meilleur moyen, jusqu'à maintenant, de pouvoir ramener tous les taureaux sur une même base peu importe l'équipe d'évaluateurs.Alors, ceci dit, reprenons le calcul de la valeur globale de ton taureau: (50 % x 112) + (15 % x 102)+ (15 % x 94) +(3 % x 140) + (7 % x 140) + (3 % x 120) + (7 % x 120) = 56 + 15,3 + 14,1 + 4,2 + 9,8 + 3,6 + 8,4 = 111,4 de valeur globale brute.Comme ton taureau a eu 106 de valeur globale, le facteur de correction était d'environ 5 et des poussières pour tous les taureaux du groupe.Alors, 111,4 -5,0 = 106,4 donc 106.En fait, le facteur de correction est égal à la moyenne des valeurs globales brutes du groupe de contemporains - 100 = 5,0.Huit décimales sont toujours gardées dans les calculs, seules les valeurs arrondies apparaissent sur les rapports et fiches.¦\tDéportée du centre du tracteur jusqu'à 29 pieds ¦\tConstruite selon vos exigences ¦\tPour l'herbe ou i Choix de contrôle hydraulique, électrique et automatique pour suivre le contours des terrains accidentés.les branches Distribué par: 9\\omeau& Thibodeau GENETIQUE Alors voilà, c\u2019est comme ça que se calcule la valeur globale.La seule valeur inconnue est le facteur de correction mais on peut le trouver en soustrayant la valeur globale imprimée sur les rapports de celle que tu calcules à partir des données sur la fiche de performance.'¦ Agronome, M.Sc.Division des bovins de boucherie MAPAQ La première partie de ce texte a été publiée dans le numéro d\u2019octobre 1994.(suite à la page 38) S.V.P.faites-moi parvenir un dépliant 0RSI Nom_____________________________________ Adresse_________________________________ ___________________________________________Tél.:_____________________ Tracteur________________________________Modèle:__________________H.P.Bovins du Québec/Février 1995 ^ j STATISTIQUES Prix au 100 Ib (S) 140-1\u2014 130 120 110 100- \u2014 90\u2014 80 70 Veaux d\u2019embouche * Janv.Fév.Mars Avril Mai Juin Juillet Août Sept.Oct.Nov.Déc.' 1992 et 1993: Marché aux bestiaux de l'Ontario (Toronto).mâles de 500-600 Ib.1994: Marchés publics de l'Ontario, mâles de 500-600 Ib.1992 - - 1993 180 170\u2014 Prix au 1001b\t160- (S) 150- 140- 130 120 min Bouvillons d\u2019abattage I 1994 Janv.Fév.Mars Avril Mai Juin Juillet Août Sept.Oct.Nov.Déc.\u2022 Ventes aux enchères par ordinateur du Québec , carcasse chaude, chargements complets de bouvillons ¦¦A1-A2», FAB terme.Prix au 100 Ib (S) Janv.Fév.Mars Avril Mai Juin Juillet Août Sept.Oct.Ventes aux enchères par ordinateur du Québec, carcasse chaude, catégorie 4 (désossage), centre du Québec.Vaches de réforme * Prix au 100 Ib (S) Veaux laitiers d\u2019engraissement* Dr il 111 III Juin Juillet Août \u2018Les encans de la Ferme, St-Hyacinthe, poids vif, veaux choix et bons.Veaux de lait lourds * Prix au 100 Ib (S) 290 -r\u2014 280 - Janv.Fév.Mars Avril Mai Juin Juillet Août Sept.\u2018Ventes aux abattoirs de la région de New-York, en équivalent SCan/1001b, carcasse chaude avec peau.Oct.Nov.Veaux de grain Janv.Fév.Mars Avril Mai Juin Juillet Août Sept.Oct.Nov.Di \u2018 Ventes aux enchères par ordinateur du Québec, carcasse chaude, prix moyen payé pour les veaux de grain \"A2\" à St-Hyacinthe.32 Bovins du Québec/Février 1995 ECONOMIE Ann Fornasier * PRODUCTION DE DOEUFAU QUÉBEC 04,810 tm CONSOMMATION DE BOEUF AU QUÉBEC 267,085 tm désossé découpé bouvtflons de réforme découpé de reforma ^ ,-'\u2022 Catégories de qualité du boeuf CANADA Persillage peu abondant CANADA Persillage très peu abondant CANADA Traces de persillage La compétence s\u2019écrit en toutes lettres ! mm Le Groupe Mallette Maheu Vérification \u2022 Fiscalité \u2022 Consultation Bovins du Québec/Février 1995 jjg REPO RT  G E Ferme Jam-Mi-Li Relever le défi de l\u2019engraissement Rénald Bourgeois Quoi de plus normal, pour un fils de cultivateur, que de s\u2019acheter une ferme et de se lancer dans l\u2019élevage?Jean-Marc Brouillette, après 25 ans dans la construction, n\u2019a pu résister à l'appel.Il s'achète une ferme abandonnée à Joliette en 1986.L\u2019année suivante, il se construit une étable pour loger 100 vaches de race Hereford dont la moitié proviennent de Saskatcheman et les autres du Québec.L\u2019entreprise doit être rentable Il engage un employé pour faire les travaux.Mais il en faut un deuxième pour le remplacer pendant les vacances et pour aider en période de pointe.Dès lors se pose le problème de la rentabilisation de l'entreprise.Jean-Marc Brouillette a voulu relever le défi.Certains lui disaient qu\u2019il ne pourrait pas rentabiliser l\u2019élevage.Il a donc étudié la question, consulté des experts, fait des visites dans l\u2019Ouest où les éleveurs possèdent une longue expérience de l\u2019élevage.Il a ensuite, rapidement, établi l\u2019entreprise qui lui permettrait d\u2019atteindre ses objectifs.La position de départ de Jean-Marc Brouillette était claire: la ferme doit être rentable par elle-même.Il arrive à la conclusion qu\u2019il faut y ajouter un parc d\u2019engraissement important pour pouvoir étaler l\u2019écoulement de sa production sur toute l\u2019année.Il se construit donc un parc d\u2019engraissement pour 200 têtes en 1988.Il aggrandit à 400 têtes l\u2019année suivante et passe à 800 en 1990.En 1991, il allonge encore l\u2019étable pour atteindre une capacité de 1250 têtes en engraissement.Jean-Marc Brouillette peut dès lors faire de l\u2019engraissement en rotation.A toutes les deux semaines, il peut envoyer 50 têtes à l'abattoir et chaque mois voit entrer 100 nouvelles têtes dans le parc.Les avantages d\u2019une telle rotation ne sont plus à démontrer.Les entrées et les sorties d\u2019argent s\u2019étalent tout au long de l\u2019année, réduisant les frais d\u2019intérêt et permettant de tirer le maximum du marché en expédiant des animaux régulièrement.Autre avantage, l\u2019expédition se fait par semi-remorque complète, permettant des économies importantes au chapitre du transport.Vache>veau Le fait de mettre l\u2019accent sur l\u2019engraissement n\u2019a pas entraîné l\u2019abandon du vache-veau.Le troupeau compte toujours 100 vaches de race Hereford.Les sujets, qui ne sont pas gardés pour le remplacement, sont tous transférés au parc d\u2019engraissement quand ils ont atteint le poids requis.Jean-Marc Brouillette ne fait pas d\u2019effort particulier pour vendre des sujets de race, à moins qu\u2019on ne lui en demande.Ne se spécialisant pas dans l\u2019élevage de race, il estime plus intéressant de les engraisser.Ils se comportent d\u2019ailleurs très bien dans les parcs et se vendent avec les hybrides.Incorporée en 1993 sous le nom de Jam-Mi-Li, la ferme s\u2019approvisionne en bovins auprès d\u2019acheteurs spécialisés qui lui fournissent les veaux de qualité à tous les mois.Il faut parcourir le Canada d'est en ouest pour s\u2019approvisionner sur une base régulière, tous les mois de l\u2019année.Nous faisons affaire avec des acheteurs qui connaissent nos spécifications, affirme-t-il.Création d\u2019emplois Les bovins sortent du parc quand ils pèsent entre 1300 et 1400 livres.Jean-Marc Brouillette remarque que le Québec représente un marché de quelque 650 000 têtes alors qu\u2019on n\u2019en engraisse que quelque 60 000.Il y aurait donc place pour un développement de la production et, conséquem- Le propriétaire de la ferme Jam-Mi-Li, Jeau-Marc Brouillette 36 Bovins du Québec/Février 1995 '**&&¦ SHSKT Y&.'L mm /.Avr REPORTAGE ment, de l\u2019emploi.La ferme Jam-Mi-Li emploie quatre personnes, dont trois à temps plein, sans compter le propriétaire.La production bovine fournit un marché pour les céréales fourragères.L\u2019augmentation de l'une ne va pas sans l\u2019autre.La base de l\u2019alimentation provient de l'ensilage de maïs, du maïs en épis et de litière de poulet.L\u2019entreprise récolte quelque 750 arpents de maïs et 400 arpents de foin et de céréales sur ses 1150 arpents de terre en culture.Le mélange des diverses composantes est réalisé à partir des analyses et des recommandations des nutritionnistes.Les animaux sont logé dans 40 000 pieds carrés de bâtisses ouvertes.Le plancher du parc est fait de ciment et les animaux se couchent sur une litière de sciure de bois.Cela permet de retenir les liquides.Les parquets sont nettoyés en rotation et le fumier est entreposé en tas dans les champs.Le surplus est vendu à des producteurs de pommes de terre et de tabac des environs qui procurent un marché intéressant.Un camion fait constamment du transport, pour le nettoyage du parc et pour la livraison du fumier.La demande de fumier dépasse l\u2019offre.Les bovins ayant atteint le poids requis sont mis en vente par l\u2019encan électronique de la Fédération des producteurs de bovins du Québec.Les animaux vendus bénéficient ainsi d\u2019une garantie de paiement et M.Brouillette n\u2019a pas à faire une tournée téléphonique des abattoirs pour négocier la vente.Jean-Marc Brouillette est satisfait du service rendu qui lui permet d\u2019aller chercher le prix du marché avec un minimum La ferme Jam-Mi-Li .en bref Propriétaire Jean-Marc Brouillette \u2022\tAcquisition en 1986 \u2022\tCheotel: 100 vaches Hereford 1250 bouvillons à l\u2019engraissement \u2022\tCultures: 750 arpents de maïs-épis 400 arpents de foin et de petites céréales \u2022\tEmplovés:Denis Dupont, Sylvain Rocheleau, André Bonin, Marc Grégoire jftjWBfe.V *j- feed mixer \u2022-saw Denis Dupont, Sylvain Rocheleau, André Bonin, les employés avec le propriétaire de la ferme de M.Brouillette.Marc Grégoire n\u2019était pas présent au moment de notre visite.d\u2019efforts.Le boeuf peut être rentable au Québec.La ferme Jam-Mi-Li en est la preuve.^ i \u2022 Bovins du Québec/Février 1995 Des recommandations d\u2019experts du travail minimum du sol Voici quelques conseils donnés par six agriculteurs ontariens, adeptes du travail minimum du sol et totalisant 84 ans d\u2019expérience dans le domaine.Ils participaient, l'an dernier, à une rencontre de quelque 600 agriculteurs à Etobicoke.Attitude positive \u2022 Ayez toujours une attitude positive même si les choses ne se déroulent pas exactement comme prévu.\u2022 Consultez, écoutez et travaillez toujours fort.\u2022 Quand vous appliquez une nouvelle technique, réduisez les risques et les dépenses en l\u2019essayant d\u2019abord sur une petite surface.\u2022 Notez vos observations pour pouvoir en faire l\u2019analyse les années suivantes.\u2022 Ne prenez pas de décision importante à partir des résultats d\u2019une seule année d\u2019essais.\u2022 Soyez détendus.Un peu de pluie ce n\u2019est pas la fin du monde.Vous parviendrez à faire vos travaux plus tard.\u2022 Adoptez un système complet de conservation des sols, plutôt que seulement le travail minimum.La régie forme un tout.Contrôle des mauvaises herbes \u2022 N\u2019épandez pas de fertilisants à la volée.C\u2019est une perte de temps car vous nourrissez les mauvaises herbes plutôt que de nourrir la culture.\u2022 Diversifiez les espèces dans la rotation pour réduire les problèmes de maladies et d\u2019insectes parasites.\u2022 Ayez un bon programme de contrôle des mauvaises herbes.11 ne faut pas les laisser prendre le dessus, car le problème grandira l\u2019année suivante.\u2022Tuez la végétation avec un herbicide les premières années, sinon vous aurez des problèmes de régie.\u2022 N\u2019utilisez pas de 2,4-D avant de Bovins du Québec/Février 1995 semer du soya, car le produit réduit les rendements.Equipement \u2022\tRemplacez les pièces tordues, car pour donner un rendement optimum, une machine doit fonctionner à pleine capacité.\u2022\tGardez suffisamment d\u2019espace pour opérer jusqu'à ce que vous maîtrisiez parfaitement les techniques de culture.\u2022\tNe vous hâtez pas trop pour aller au champ.Il faut attendre que les conditions le permettent pour éviter d\u2019endommager le sol.\u2022\tEvitez de compacter le sol, séparez les zones de culture des zones de circulation.\u2022\tLestez suffisamment votre semoir pour qu\u2019il pénètre dans le sol.\u2022\tN\u2019utilisez pas de pneus radiaux pour les cultures sur billons.Fertilisation et besoins du sol \u2022\tInjectez 40 livres d\u2019azote pour le départ de la culture.\u2022\tAppliquez le phosphore et la potasse en bandes près de la plante pour qu\u2019elle puisse en profiter rapidement.\u2022\tPrenez les échantillons de sol pour analyse sur les bandes pour avoir une idée plus juste de la fertilité.\u2022Tenez compte des données météorologiques locales, plutôt que de données qui viennent de loin.Régie \u2022Surveillez régulièrement vos champs, les changements surviennent rapidement.\u2022\tFaites vous-mêmes vos essais de variétés pour déterminer celles qui conviennent le mieux à votre ferme.\u2022\tEvitez les plantes de couverture au début.Ne les introduisez que lorsque vous aurez maîtrisé les techniques de base du travail minimum.\u2022\tNe hachez pas les tiges du maïs, cela ralentit l\u2019assèchement et le réchauf- fement du sol.\u2022\tEnlevez ou enfouissez les tiges de maïs.\u2022\tNe craignez pas de faire des essais, c\u2019est ainsi que les techniques s'améliorent.^ (d\u2019après le Quebec Farmers\u2019 Advocate) Suite de la page 31 STATION D\u2019ÉPREUVES C\u2019est pas des rumeurs, c\u2019est vrai! \u2022\tLes stations d\u2019évaluation gouvernementales pour les bovins de boucherie n\u2019existent plus.Elles sont maintenant gérées par des groupements d\u2019éleveurs privés et c'est également eux qui gèrent les ventes.\u2022\tLe Comité consultatif provincial (CCP), qui adopte les normes des stations, est constitué de 11 éleveurs de boeuf et de 8 représentants d\u2019Agro-alimentaire et Agriculture Canada, CIAQ, MAPAQ et Université.\u2022\tEn 1993-1994, la façon d\u2019indexer les taureaux a changé; elle est passée d\u2019un caractère d\u2019élimination à 7.\u2022\tEn 1992-1993, 20% des taureaux étaient castrés ou abattus et cela basé uniquement sur l\u2019indice gain.\u2022\tEn 1993-1994, 28% des taureaux étaient castrés ou abattus et cela basé sur l\u2019indice gain, l\u2019indice poids par jour d\u2019âge, la circonférence scrotale et la conformation.\u2022\tSur 1 204 taureaux admis en 1993-1994: 29 (soit 2,4%) ont été éliminés uniquement à cause d\u2019une circonférence scrotale trop petite; 13 (soit 1,1%) ont été éliminés uniquement à cause de pieds et membres indésirables; 1 seul a été éliminé uniquement à cause d'un poids par jour d\u2019âge trop faible. RAC## Faire la promotion des taureaux de qualité Comité conjoint des races de boucherie Les taureaux testés en stations d'épreuve n'obtiennent pas les prix auxquels on pourrait s'attendre.Le prix moyen obtenu par ces animaux a encore baissé l\u2019an dernier.Devant cette situation, le Comité conjoint des races de boucherie a décidé de s\u2019impliquer dans la recherche de solutions pour que les taureaux de qualité se vendent mieux.Le mandat du Comité en est un de promotion des races et de commercialisation, affirme son directeur général, Yves Saint-Vincent.Il est donc normal que, avec l\u2019accord des associations de race, le Comité étudie la question et prenne les mesures qu\u2019il juge appropriées.En accord avec la Fédération des producteurs de bovins, les responsables de ce secteur au ministère de l'Agriculture, le comité de génétique de la Table-filière, le Comité va s\u2019impliquer pour augmenter la promotion.Nous profiterons de toutes les occasions pour promouvoir l'utilisation de taureaux de qualité.Les éleveurs ne sont pas suffisamment sensibilisés à la rentabilité de l\u2019utilisation de géniteurs de qualité supérieure.Le Comité offre donc ses services aux institutions d\u2019enseignement pour sensibiliser les étudiants.Il sera présent dans les médias et sur toutes les tribunes qui lui permettront de rencontrer les éleveurs.2 R.B.il-' rj 0i©i«m ^\t\u2014 * I L\u2019hybride idéal Quel est le croisement idéal?La plupart des chercheurs américains impliqués dans l\u2019évaluation des croisements s\u2019entendent pour recommander 50% de race anglaise et 50% de race continentale.Ce croisement correspond presque parfaitement aux conditions nord-américaines.Si les bêtes doivent vivre dans des conditions plus difficiles, il est souhaitable d\u2019augmenter la part de sang anglais.Dans des conditions d\u2019abondance alimentaire ou pour augmenter le rendement en viande, on pourrait augmenter l\u2019apport des races continentales.Dans les régions subtropicales, l\u2019introduction de 25 à 50% de l\u2019espèce Bos indicus dans les croisements est généralement recommandé.Enfin, il ne faut pas oublier que pour conserver la vigueur hybride, les producteurs doivent éviter de trop utiliser une seule race.(d\u2019après Harlan Ritchie, Feedstuffs, 17 octobre 1994) éwuwi t'eMViruMM&HeHt, étal utdiàe une peiutu/ie cuite HMrfoxique à &ue dt peucOie t ssu'!c*;% nniuj'\"'1\"\u2019\"\".I 2K231 Le partenaire idéal pour déchûtueter vos grosses halles.-\u2014\u2014-\\ Ag ri Metal _\t____M«Nllf»CTV)WitH OtttUPtUtWr QÇ f£RU{ Tél.: (819) 398-6883 Fax: (819) 398-5311 Grâce à son design exclusif, l\u2019AGRI-CHOPPER vous donne un rendement inégalable Quatre minutes suffisent pour déchiqueter une balle de 4'x 4\u2019 Travaille aussi bien dans la paille que dans le foin sec ou humide Démonstration gratuite sur demande Bovins du Québec/Février 1995 39 0 Blonde d\u2019Aquitaine Charolais Piémontais Comité conjoint des racés de boucherie ~C.P.1650, Berthierville (Québec) Canada JOk 1A0^ Tél.: (514) 836-'iï992 Télécopieur : (514) 836-6769 Simmental Limousin Hereford Aberdeen LES BOVINS DE BOUCHERIE DU QUÉBEC "]
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