La terre de chez nous, 22 mai 1997, Supplément 1
[" de chez Forêt de chez nous, mai 1997 ¦'^ass^'rSP ¦ - vjW \u201e ¦^V_\t./¦\u2022*'-¦ j C-i-r.\"\\ iff-: iiHf* \u2022\"W Chez Maurice Cyr de Matapédia Propriétaires de lots boisés dans l\u2019Est du Québec : Fragment d'un portrait ______ Oleg Stanek * majorité des cas, on n\u2019en retire aucun revenu monétaire appréciable.La demande pour de nouveaux lots est pourtant forte : plus de 40 % des 16 000 propriétaires de la région souhaitent en acquérir davantage alors qu'à peine 8 % seraient disposés à vendre.Pourquoi en est-il ainsi ?Pour répondre à cette question, il faut comprendre qui sont les propriétaires et quels sont les véritables motifs de la possession des lots.Dans l\u2019Est du Québec, la propriété foncière forestière est en général petite.Seulement une faible minorité des propriétaires possèdent plus de 100 ha et ceux qui ont une superficie suffisante pour aspirer à créer une « ferme forestière » se comptent sur les doigts d\u2019une main.Les revenus provenant de l\u2019exploitation de ces lots contribuaient en 1993 en moyenne pour 4 % au budget familial des propriétaires.C\u2019est dire que vivre de l\u2019exploitation du boisé est un phénomène tout à fait exceptionnel et que, dans la Forêt de chez nous, mai 1997 2f \u2022eu O y > o O x= CL QUI SONT LES PROPRIÉTAIRES ?Tout d\u2019abord, il ne s\u2019agit pas d\u2019un groupe « professionnel ».Ils exercent toutes sortes de métiers et même ceux qui se définissent comme « travailleurs forestiers » ( 17 % des propriétaires ) ne le font pas en raison de leur statut de propriétaire.La propriété forestière obéit cependant toujours à la filiation traditionnelle remontant à la colonisation : les agriculteurs et les travailleurs forestiers, qui ne représentent que respectivement 6 % et 4 % des travailleurs du Bas-Saint-Laurent.forment 20 % et 17 % des propriétaires.Ajoutons qu'une forte proportion habite toujours les rangs ( 44 %; dans le Bas-Saint-Laurent, c\u2019est même la majorité ).Les motifs de possession de lots sont, dans la majorité des cas, non économiques : il s'agit souvent d'un « loisir productif ».du maintien du patrimoine familial, etc.S\u2019il existe, parmi les propriétaires, une « élite » d\u2019environ 10 % qui se préoccupe beaucoup plus que la moyenne de la mise en valeur de leurs boisés, il faut aussi signaler qu\u2019un propriétaire sur trois est à peu près insensible à toute préoccupation d\u2019aménagement.PROPRIÉTAIRE JUSQU\u2019À UN ÂGE TRÈS AVANCÉ Parmi les propriétaires de lots boisés, nous observons un décalage considérable de la pyramide des âges vers les groupes les plus âgés, surtout lorsque nous les comparons aux agriculteurs.Cela traduit tout d\u2019abord le fait que, contrairement à l\u2019agriculture, les lots boisés sont le plus souvent conservés jusqu\u2019à un âge très avancé et ce n\u2019est, en règle générale, qu\u2019à la mort du père que la génération suivante entre en leur possession.Qui plus est, il y a peu de velléités d\u2019associer les fils à la propriété forestière du vivant du père.Les propriétaires de lots for- ment un groupe nerement me culin : non seulement ;s lots bois se transmettent, de vénération génération, entre les mâles mais marché foncier est, clans ce cas, affaire essentiellement des homm- s et ce sont aussi eux qui assurent la majeure partie du travail.Les femmes ( environ 5 % ), sauf exception, ne font que combler les vides laissés par le décès de l'époux surtout, outre quelques « joint ventures » entre non apparentés, se fait sentir l'influence des pratiques agricoles.Or il ne semble pas qu\u2019il s\u2019agisse d'une attitude susceptible de changer rapidement : près de quatre propriétaires sur cinq déclarent avoir l'intention de conserver leurs lots après leur retraite.Plusieurs différences apposent la propriété forestière à la propriété agricole et fournissent autant d'indices pour comprendre le clivage entre les attitudes face à celles-ci.Tout d'abord les formes de gestion : en agriculture, la tenue de la comptabilité est devenue une contrainte sine qua non.Dans les opérations forestières, il s'agit d'une pratique plutôt exceptionnelle : quatre propriétaires sur cinq ne tiennent aucune comptabilité de leurs opérations.INVESTISSEMENT FAIBLE ET NIVEAU DE DETTES TRÈS BAS.Les investissements dans les équipements sont en général faibles, leur valeur est inférieure à 10 000 $ chez deux propriétaires sur trois et 25 000 S pour 90 %.Ajoutons un niveau très bas de dettes contractées pour exploiter les lots boisés et un recours encore plus sporadique à la marge de crédit.Qui plus est.l\u2019exploitation forestière n'est d'habitude pas exercée dans le cadre formel d\u2019une entreprise enregistrée ( 89 % ); s\u2019il y a des exceptions, la plupart s'expliquent par l\u2019inclusion des activités forestières dans les activités plus vastes d'une entreprise agricole.LA MAJORITÉ AMÉNAGE SON LOT La majorité des propriétaires de l'Est du Québec participait, en 1993, aux programmes d\u2019aménagement : 28 % à celui d\u2019aide regroupée ( OGC ), 37 % à celui d\u2019aide individuelle ( désigné alors Plan de l\u2019Est ).Les prélèvements de la matière ligneuse demeurent toutefois aléatoires et inégaux.La très grande majorité se contente tout au plus de récolter quelques cordes de bois de chauffage pour leur consommation personnelle et quelques ventes sporadiques.En 1993 ( qui cependant n'a pas été une très bonne année en ce qui concerne les prix ), environ 20 % ne déclaraient aucune production.Par ailleurs, 40 % de propriétaires n'ont jamais ou rarement ( une fois par huit ans ou encore moins souvent ) coupé du bois de sciage et à pâte.La contribution des autres ressources de la forêt au bilan productif est insignifiante : quatre personnes sur les 963 interrogées disent avoir retiré quelques revenus de la chasse, cinq de la pêche, cinq des activités récréo-touristiques, etc.La majeure partie de la production concerne donc la récolte du bois et du sirop d\u2019érable et elle est concentrée dans un groupe fort restreint.Cela ne veut cependant pas dire que l\u2019importance économique de la propriété forestière soit négligeable : si les revenus nets des propriétaires sont modestes, ils achètent des intrants et produisent des extrants d\u2019un volume important ( on n'a qu\u2019à se rappeler l\u2019importance stratégique de la petite propriété dans l\u2019approvisionnement des scieries, la récolte du sirop d\u2019érable, etc.).De plus, la petite propriété, dans les activités d\u2019aménagement et de récolte, crée de nombreux emplois, que ce soit pour les travailleurs dans les équipes des OGC ou pour ceux embauchés par des entrepreneurs ou encore pour les travailleurs autonomes et les profes- sionnels de la forêt.POSSÉDER UN LOT.POUR LA QUALITÉ DE VIE Le fait que la possession de lots boisés s\u2019explique surtout par des raisons extra-économiques comporte certes autant de désavantages que d\u2019avantages.Pour ceux qui voudraient se tailler à même la forêt privée un domaine susceptible de servir de base à une exploitation forestière viable, la concurrence des « gentlemen farmers >> constitue une barrière difficile à franchir.Par contre, en raison même de leur faible dépendance à l\u2019égard des revenus provenant de l\u2019exploitation de leurs lots, les propriétaires forestiers ne subissent pas les contraintes auxquelles sont soumis les agriculteurs.Il en découle une plus grande ouverture à certains modèles d'aménagement, notamment en ce qui a trait à l\u2019aménagement intégré des ressources, la préservation d\u2019une certaine biodiversité, l'aménagement faunique, etc.Qui plus est, tout en remplissant une fonction économique stratégique, cette forme de propriété ouvre l'accès à 16 000 familles ( et sans doute à autant de parents et amis ) à un territoire de loisir et de liberté.Cela ne fait-il pas partie de cette qualité de vie souvent invoquée comme attrait principal de la vie en région ?* UQAR-GRIDEQ La plupart des résultats auxquels nous faisons référence proviennent d'une étude réalisée en 1994 auprès d'un échantillon de 963 propriétaires de lots boisés de l'Est du Québec.Cette étude a été rendue possible grâce à la collaboration des syndicats et de l'Office des producteurs de bois de la région et à l\u2019appui financier du Service canadien des forêts Les résultats plus complets peuvent être trouvés dans Oleg Stanek.Propriétaires de lots boisés dans l\u2019Est du Québec : quelques résultats d'une enquête.Rimouski.UQAR-GRIDEQ.1994.260 p.?\u2022 Forêt de chez nous, mai 1997 Statistiques de mise en marché 1996 VOliTMES MIS EN MARCHÉ, PAR SECTEUR D'ACT f\tEN 1996 (TOUTES ESSENCES) M êtres cubes solides De janvier à décembre 1996, 5,3 millions de mètres cubes solides de bois ont été vendus aux usines de pâtes et papiers, sciage, panneaux et autres utilisations.De ce volume, 2,4 millions de mètres cubes solides ont été livrés aux usines de pâtes et papiers, 2,3 millions de mètres cubes solides aux usines de sciage et 625 000 mètres cubes solides aux usines de panneaux et aux autres utilisations.Syndicats et ofiiees AIUTIIU-TÉMISCAMINOUE\tPâte N.A.\tSciage et déroulage 122 513\tPanneaux autres utilisatior\tTotal 325 645\t BAS-SAINT-LAURENT BEAUCE\t208 456\t860 -¦(> N.D.\t0\t112) 052 208 456\t CÔTE-DU-SUD\t93 S\t-N D\tÀ 1\t03 065\t1400 ESTRIE\t502 018\t306 451\t2 098\ti!\t811 469\t GASPÉSIE\t80 ) i\t! 69 0 2 7\t\" 1\t252 132\t1200 GATINEAU\t6S 038 Une machine de 1550 livres qui se transporte dans un pick-up et s\u2019installe en moins d'une demi-heure Forêt de chez nous, mai 1997 62 Lanaudiere > ' L'exploitation de ses forêts, une histoire inédite Syvain Gaudet * - * , Au coeur de l'histoire de cette industrie majeure qui modela le faciès de la région, un seul nom évoque ses débuts lointains au siècle dernier : Joliette.C'est en jetant les bases d'un moulin à scie sur la rivière L'Assomption dans Saint-Paul en 1823 que le seigneur « entrepreneur » de Lavaltrie.le notaire Barthélémy Joliette.inaugura une ère nouvelle en transformant des billots de pin en madriers.C'est par son chemin de fer ou à « lisses » inauguré en 1849-50.reliant sa « ville » à Lanoraie sur le Saint-Laurent puis en goélette que le fondateur du village d'industrie, rebaptisé Joliette en 1864.exporte son bois vers le marché anglais par Québec.DU BOIS CARRÉ AU MADRIER Le commerce du bois de pin équar-ri au début du XIXe siècle sur les rivières Bayonne.Ouareau et l'Assomption cédera progressivement la place à celui du bois de sciage qui dominera tout le long de la seconde moitié du XIXe siècle.Les successeurs de Joliette, mort en 1850.De Lanaudière, Leprohon et surtout Édouard Scallon vont créer une société pour s\u2019attaquer aux forêts du contrefort laurentien, toujours plus loin en amont de l'Industrie sur la L\u2019Assomption, en obtenant les premières concessions forestières le long de ses berges.Un ciraveur à l'oeuvre avec sa gaffe sur un -boom - de bois de sciage remorqué par le îr i * * journaliste et consultant M - \u2022- * Ces combinés * sont en inventaire et prêts pour une démonstration VENEZ L\u2019ESSAYER Ouvert le samedi mmm J \\ \u2019 -T-I _ ^ LES OUTILS PARFAITS CONÇUS POUR VOUS 'ÿ;Vr> * r-m 'r .1*3054 tS&S&jii TRACTEUR : REMORQUE : 5379, rue King Est, Ascot-Corner, Sherbrooke (Québec) JOB IAO Fax: (819) 820-0490 Té!.: (819) 821-2015 Les Distributions taon / MÉTAvic 1914\t20,5\tc.v.,\tavec M85A 2554\t26\tc.v.,\tavec\tM1050A 3054\t30,5\tc.v.,\tavec M1050A 4 roues motrices - Barrage du différentiel arrière - Freins à disques dans l'huile - Pneus arr.8 plis - Chaînes à glace - Arceau de sécurité version forestière - Protecteurs de valves sur les roues du tracteur et de la remorque -Largeur 56\" - PTO 540 et 1000 tr/min - L'attelage trois points est toujours disponible pour touts autres outils.Essieu tandem - pneus 11L15 8 plis -Largeur 56\u201c pour suivre les mêmes traces que le tracteur.CHARGEUSE À BOIS î Modèle M85A : capacité de levage 1000 livres, longueur du mât 8'6\".Modèle M1050A : capacité de levage 1500 livres, longueur du mât 10'6\", grappin continu.lusieurs tracteur Kubota usagés disponibles pour le combiné.LB LK LK 23 Forêt de chez nous, mai 1997 ; .ale \\jl' Vous êtes un producteur forestier reconnu et vous désirez acquérir un boisé, construire une remise ou encore acheter de l'équipement et offrir des services d'aménagement forestier?La Société de financement agricole du Québec vous propose maintenant un prêt forestier pouvant atteindre 500 000 $.Son taux d'intérêt est basé sur les taux hypothécaires résidentiels, qui sont généralement les plus bas sur le marché.En outre, vous pouvez fixer le taux sur une période de un, trois ou cinq ans.SOCIÉTÉ l)E FINANCEMENT AGRICOLE En a f fai ro n v e c v o u s Québecss "]
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