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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 1998-10-15, Collections de BAnQ.

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[" DU QU *Œ5*«*»- , Comment améliorer les performances des taureaux, veaux, génisses et vaches de réforme ?Les prix des vaches de réforme varient selon \\es encans * * Reportage Chez Nicole et Claude Saint-Onge de Huntingdon \t\t \t\t \titou**?\tJ a MJ \t\t 1 nUK frôlait HXV.U \u2022 **.»! SIËGE SOCIAL 540 Rue Martineau SAINT-HYACINTHE (Québec) J2S8B1 Tel.: (450) 773-9927 Tél.: (450) 771-1160 Fax: (450) 796-4178 CENTRE D\u2019ABATTAGE 1591 Chemin Ste-Claire LA PLAINE (Québec) J7M 1H2 Tel.: (450) 478-2055 Tel.: 1 800 251-2055 Fax: (450) 478-4589 mes *i au Québec veaux de lait lourds Notre force Avant tout un partenariat producteurs et techniciens Vétable l SOM MAI R Vol.12 no 4 Automne 1998 Supplément de La Terre de chez nous (TCN), publié en collaboration avec la Fédération des producteurs de bovins du Québec (FPBQ) Éditeur La Terre de chez nous Union des producteurs agricoles 555 Roland Therrien Longueuil (Québec) J4H3Y9 (514) 679-8483 Responsables du magazine à la fédération Gaétan Bélanger Chantal Mantha Directeur Hugues Belzile Rédacteur en chef par intérim André Belzile Rédacteur en chef adjoint et responsable de la publication Victor Larivière Secrétaire de rédaction Lorraine Trottier Responsable de la production et de la mise en page Carole Lalancette Infographistes Karyne Bradley Jocelyne Carrier Collaborateurs Éric Aubin.Dominique Baronet.Yvan Bastien.Hélène Boivin, Gaétan Bonneau.Jacques Charlebois.Yves Charlebois, Anne-Marie-Christen, Geneviève Côté, Yvon Couture.Réal Daigle.Jacques Denis.Gilles Fecteau.Ann Fornasier.Alain Fournier.Stéphane Gagné Louis Hébert, Jocelyn Jacob.Guy Lapointe, Michel Major.Chantal Mantha Chantal Paul.Michel Santerre Montage La Terre de chez nous Sortie sur films et pelliculage Préimpression AdHoc Le groupe Impression Transcontinental Directeur de la publicité Réal Loiseau Représentants publicitaires Christian Guinard, Robert Bissonnette, Sylvain Joubert Représentant hors Québec Jacques Long Tél.(905) 335-5700 Fax(905)335-5001 Administration Jocelyne Gareau Tirage et abonnements Micheline Courchesne Photos page couverture: Victor Larivière et Stéphane Gagné Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0832-5634 Prochaine parution 11 FÉVRIER 1998 Date de tombée publicitaire 8 JANVIER 1998 Note les idées exprimées dans ce magazine n engagent que la responsabilité des auteurs Dans la présente publication, le genre masculin est employé sans discrimination et uniquement dans le but d'alléger le texte Éditorial Réorganisation de la mise en marché FPBQ INFO Nouvel usage pour la garantie de paiement Les Américains tentent de freiner les importations de viande canadienne Rencontre en haut lieu 5-6 Bossier; régie d\u2019élevage Votre taureau: un champion Les soins du veau nouveau-né Gérer le colostrum Pour de meilleures génisses Critères pour la mise à la réforme 8 à 14 Chronique vétérinaire Objectif: zéro médicament dans la viande 15 Recherche Vacciner ou non ?16 Épidémiosurveillance Les zoonoses 17 Gestion financière 34M$ dans le boeuf en 97-98 18-19 Gestion Coût de production du bouvillon 20-21 Bien-être des animaux Des suces pour les veaux 22 Nouvelles des races pures 24 'WW: Races Reportage chez les Dubuc de Sainte-Eulalie 26-27 Voyage Le choc de l'Ouest 28-29 Congrès Les visites du congrès du boeuf 1998 30-31 Équipement Les balles rondes, du champ à l'entreposage Guide d'achat de machinerie d'occasion 32 à 35 Environnement Les boues comme engrais La stratégie de l'UPA en environnement 36 à 41 Commercialisation Statistiques révélatrices pour les vaches de réforme Résidus d'antibiotiques et frais supplémentaires 42 à 45 Sélection Caractéristiques d'une bonne vache de boucherie 46 et 48 Marché et statistiques 50-51 Chez Nicole et Claude Saint-Onge de Huntingdon .3.2; à.d\tm &\u2022/¦?5 ¦ y >; >a-; -, \u2022 \u2022 WÈS&Si® \u2022 \u2019\u2019is ISRSHL ¦ 1 ;;, ¦ - ¦ # .Y/¦>î r ¦ Bovins du Québec/Automne 1998 g CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR. - EDITORIAL eawaii 'HttgwuMi MittiwiMiwimraww\u2019iia^ Réorganisation de la mise en marché Notre détermination résiste à l'épreuve du temps Il aurait été bien réjouissant d'annoncer, à la rentrée d'automne, l'entrée en vigueur des grands changements qu'il a été convenu, plus tôt cette année, d'apporter à la mise en marché des bovins.Le projet de certification des veaux de grain de même que la réorganisation de la mise en marché des bovins de réforme, des veaux laitiers et des veaux d'embouche ont été adoptés par l'Assemblée générale de la Fédération ( des votes favorables à 73% et 81% I) comme des solutions pertinentes à des problèmes de commercialisation reconnus depuis longtemps par tous les intervenants.Malheureusement les changements arrêtés au printemps dernier tardent à se concrétiser.Les producteurs continuent donc à supporter les pertes occasionnées par les inefficacités du système actuel de mise en marché.Dans les deux cas, la mise en place des mesures correctrices suppose pour la Fédération d'obtenir la collaboration d'autres intervenants de l'industrie.Et c'est là que ça se complique.Les veaux de grain Dans le veau de grain, les derniers mois ont apporté leur lot de préoccupations.La certification n'en demeure pas moins une avenue incontournable pour aller de l'avant.Sa mise en place est complexe toutefois et requiert de franchir une à une plusieurs étapes décisives.Celle qui occupe actuellement le Comité de mise en marché et le personnel de la Fédération consiste à rallier les abattoirs en établissant avec eux des ententes claires qui répondent aux préoccupations de chacun.Le niveau d'adhésion obtenu aujourd'hui est garant du succès de demain.Bientôt la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ) tiendra des audiences sur les modifications réglementaires déposées au cours de l'été.Tous les producteurs de veaux de grain seront convoqués cet automne pour faire le point sur ce dossier.Bovins de réforme, veaux LAITIERS ET VEAUX D'EMBOUCHE En ce qui a trait à la mise en marché des bovins de réforme, des veaux laitiers et des veaux d'embouche, rappelons que les changements proposés visent comme objectif premier l'augmentation du revenu net des producteurs pour la vente de leurs animaux.L'écart entre les prix au Québec et les prix cibles établis en fonction de nos marchés de référence, ainsi que l'écart entre les prix obtenus d'un encan à l'autre au Québec, témoignent trop bien de l'inefficacité du réseau actuel des ventes à l'encan.Pour remédier à ces situations aberrantes, le règlement en vigueur doit être modifié de manière à répondre aux besoins du marché.Ceux-ci commandent d'augmenter le nombre d'animaux par vente afin d'attirer un plus grand nombre d'acheteurs, la seule façon d'arriver à bonifier les prix.Le projet prévoit également pour tous les producteurs un service de commercialisation dans un rayon de moins de 100 kilomètres.Ayant obtenu au printemps l'accord des producteurs, le Comité de mise en marché des bovins de réforme et des veaux laitiers s'est préparé à déposer à la RMAAQ les modifications réglementaires nécessaires à la mise en place des changements proposés.Les encans sont divisés Or, en cours de processus, un mouvement de discorde est survenu au sein de l'Association des marchés publics d'animaux vivants du Québec (AMPAVQ), provoquant une scission.Une demande d'accréditation a été déposée par huit des quatorze anciens membres de l'AMPAVQ désireux d'être désignés par la RMAAQ pour représenter tous les encans dans les discussions avec la Fédération.La Régie a donc entrepris des audiences afin de déterminer qui allait être le représentant accrédité des encans.Des séances ont eu lieu le 25 juin à Québec, le 23 juillet à Drummondville, le 28 août à Sainte-Foy et, au moment d'écrire ces lignes la quatrième journée d'audience, prévue pour le 2 octobre à Drummondville, venait d'être reportée à une date ultérieure, encore à confirmer.Cette longue démarche est à l'origine du retard dans la mise en oeuvre de la réorganisation.La Fédération a dû retarder le dépôt de ses modifications réglementaires en attendant de savoir quelle association d'encans sera son interlocuteur.On ne peut qu'espérer que la RMAAQ rende rapidement sa décision pour qu'on puisse enfin enclencher l'implantation de mesures qui ont été longuement explorées par tous les intervenants de l'industrie.Les producteurs qui, en attendant, continuent à subir des pertes attribuables à une mise en marché inadéquate doivent user de patience devant les manoeuvres délibérées de certains encans pour retarder toute modification au réseau de mise en marché.Les étapes à venir seront cruciales et la Fédération a besoin de l'appui de tous.Si près du but, ce n'est certainement pas le moment de fléchir.2 Michel Dessureault k ^ Bovins du Québec/Automne 1998 F P B Q INFO - Un nouvel usage pour la garantie de paiement Chantal Mantha * Les producteurs de semi-finis et de bouvillons d'abattage se voient faciliter l'accès aux encans spécialisés de veaux d'embouche.En effet, ils n'auront plus désormais à verser de cautionnement lorsqu'ils achètent pour eux-mêmes et uniquement pour leurs propres fins d'engraissement, et ce, pour des achats ne pouvant excéder 150 000 S (pour la semaine la plus achalandée de l'année).La sécurité de paiement sera quand même préservée puisque les fonds de garantie de paiement seront mis à contribution pour couvrir ces achats.Advenant un défaut de paiement d'un parc d'engraissement du Québec, le fonds de garantie de paiement des producteurs de bouvillons d'abattage sera utilisé pour couvrir le tiers du montant dû, soit un maximum de 50 000 $.Dans le cas d'un défaut de paiement d'un semi-finisseur, le fonds de garantie de paiement des producteurs de veaux d'embouche tiendra lieu de cautionnement pour le même montant maximum de 50 000 $.Le fonds de garantie de paiement se découvre ainsi une deuxième vocation : non seulement protège-t-il les producteurs-vendeurs face aux acheteurs mais il offre aussi maintenant un avantage aux producteurs qui se font acheteurs dans les encans spécialisés du Québec.Ces modifications aux règlements sur la garantie de paiement, proposées par la Fédération des producteurs de bovins du Québec, ont été approuvées par la Régie des marchés agricoles le 28 août dernier.L'exemption de cautionnement est en vigueur depuis le 23 septembre.Les producteurs de veaux d'embouche et de bouvillons d'abattage avaient été consultés sur ces modifications dans le cadre des assemblées générales des syndicats régionaux de février et mars 1998.Ils avaient majoritairement approuvé les propositions de la Fédération à ce sujet.L'idée d'assurer collectivement la sécurité de paiement par les fonds de garantie de paiement plutôt qu'indi-viduellement par un cautionnement répondait à l'origine à une préoccupation des producteurs de bouvillons d'abattage désireux de simplifier leurs achats dans les encans.Les Américains tentent de freiner les importations de viande canadienne La Fédération a dénoncé au début de septembre un amendement, adopté le 15 juillet par le Sénat américain, qui exige des détaillants de viande l'identification du boeuf, du veau et de l'agneau importés.Michel Dessureault, président de la Fédération, estime que cette mesure abusivement protectionniste aura, sur l'industrie bovine canadienne et québécoise, un impact désastreux, compte tenu que 50 % de la production bovine canadienne est exportée et que 90 % de ces exportations sont dirigées vers les États-Unis.La Fédération a fait part de ses préoccupations aux ministres de l'Agriculture du Canada et du Québec, messieurs Lyle Vanclief et Guy Julien, ainsi qu'aux ministres fédéral et provincial responsables de l'Industrie et du Commerce, messieurs Sergio Marchi et Bernard Landry.L'entrée en vigueur de la loi amendée, qui pourrait survenir au cours du premier semestre de l'année 1999, signifiera très certainement pour le Canada : \u2022\tune baisse des exportations canadiennes de bovins vivants et de viande de boeuf et de veau vers les États-Unis en raison du peu d'attrait que présenteront les produits importés, compte tenu des coûts additionnels et de la complexité de la tâche imposés aux détaillants obligés de se conformer à la législation; \u2022\tune baisse du prix du boeuf en raison de la déstabilisation du marché consécutive à l'obligation de rechercher de nouveaux débouchés ; \u2022\tune baisse de la compétitivité de l'industrie nord-américaine du boeuf ainsi privée d'avantages découlant du libre-échange.Au Québec plus particulièrement, il y a tout lieu d'appréhender les effets de l'application de l'amendement.Le Québec est en effet : \u2022\tun important exportateur de viande de veau (environ 50% de la viande des veaux de lait abattus au Québec est exportée aux États-Unis, soit environ 50 000 veaux / an) ; suite à la page 6 Bovins du Québec/Automne 1998 g F P B Q INFO ¦\"¦¦¦¦I suite de la page 5 \u2022\tun important exportateur de viande de boeuf (environ 30 à 40% de la viande des bovins de réforme abattus au Québec est exportée aux États-Unis, soit environ 50 000 vaches / an).De plus, le boeuf de l'Ouest traditionnellement expédié vers les États-Unis sera de toute évidence redirigé vers l'Est, occasionnant une suroffre sur le marché canadien et une baisse des prix aux producteurs.Des conséquences négatives découleront, aux États-Unis même, de l'application de l'amendement : \u2022\tune baisse de la consommation due à une inévitable hausse des prix aux consommateurs ; \u2022\tune baisse des exportations américaines vers le Canada, le Mexique et l'Asie en raison de l'augmentation de l'offre canadienne sur ces marchés ; \u2022\tdes pertes d'emplois dans les abattoirs américains s'approvisionnant au Canada, contraints de fermer leurs portes ou de réduire considérablement leur production.La Fédération a félicité le ministre fédéral de l'Agriculture, monsieur Lyle Vanclief, qui a protesté auprès de son homologue américain et qualifié l'initiative du Sénat de contre-productive pour l'industrie du boeuf nord-américaine.La Fédération a demandé au ministre Vanclief ainsi qu'au ministre fédéral de l'Industrie et du Commerce d'intervenir énergiquement auprès de leurs homologues américains respectifs pour expliciter l'analyse canadienne de l'impact de l'amendement et exprimer l'ampleur de l'indignation qu'il suscite.La même requête a été adressée à monsieur Raymond Chrétien, ambassadeur du Canada à Washington.Des appels pour un appui officiel dans ce dossier ont aussi été lancés par la Fédération au gouvernement québécois.« Dans son souci de contribuer à la croissance de l'agriculture au Québec, estime Michel Dessureault, le Premier Ministre Bouchard sera certainement sensible à la menace que fait peser l'amendement américain sur l'industrie bovine québé- coise et disposé à faire connaître sa désapprobation.» En outre, la Canadian Cattlemen's Association (CCA) a obtenu un avis légal à l'effet que cet amendement constitue une violation des obligations du gouvernement américain en vertu de l'Accord de libre échange nord-américain (ALÉNA) et des ententes établies avec l'Organisation mondiale du commerce (OMC).Le Secrétaire américain à l'Agriculture, Dan Clickman, se défend bien de vouloir faire de ce dossier un enjeu de commerce extérieur.Il invoque plutôt des considérations liées à la sécurité alimentaire et à l'intérêt des consommateurs.Sachant cela, il est étonnant de le voir appuyer un assouplissement à l'amendement qui exclurait la viande hachée importée de l'obligation d'être identifiée.Les contradictions sont nombreuses du côté américain et les avis très partagés.La Fédération travaille en étroite collaboration avec la direction de l'UPA pour poursuivre les représentations dans ce dossier.À suivre.Rencontre en haut lieu Les administrateurs de la Fédération en Mauricie A chaque année, le Conseil d'administration (C.A.) tient sa réunion de fin d'été en région dans le but de resserrer les liens et de rapprocher les administrateurs des réalités des autres régions.C'est également l'occasion de rencontrer les administrateurs de la région.Cette année, la rencontre a lieu en Mauricie, à l'Auberge Le Baluchon de Saint-Paulin, les 13 et 14 août.Après la réunion formelle du C.A.le jeudi, les administrateurs ont visité quelques lieux d'intérêt de la région : la ferme laitière d'Alphonse Pittet et Claire Desaulniers à Saint-Tite, .'\u2022\u2018'\"-\"'«U P\".\t wÊk/\t le parc d'engraissement de Michel et Claude Trudel à Sainte-Thècle, etc.Le tout s'est clôturé par un méchoui sur la ferme du président de la Fédération, Michel Dessureault, en présence d'un autre Mauricien bien connu : le ministre Guy Julien, qui a bien voulu faire le tour.de quelques dossiers.Claude Carignan, président de la Fédération régionale, et Christian Laçasse, premier vice-prési dent de l'UPA, étaient auss de la partie.2 *Agente l communicatk et de promotion, FPB 0 Bovins du Québec/Automne 1998 Brigitte Bergeron, secrétaire 144 Grande Barbue, St-Césaire, (Qc) JOL 1T0 Tel; (514) 469-4472 Fax: (514) 469-2775 email: charolais@endirect.qc.ea OPTEZ CHAROLAIS .génétique prévisible par des éleveurs .fc-.Cfiarolais réputés - DOSSIER : RÉGIE D\u2019ÉLEVAGE \u2014 Votre taureau : un champion Gaétan Bonneau* À RETENIR Hé oui ! Votre taureau joue une grande influence dans la productivité de votre troupeau.C'est le joueur le plus important de votre équipe.Il apporte 80 % de l'influence et la qualité des veaux produits.Comment protéger votre investissement, votre joueur vedette?Voici un programme d'entraînement pour garder votre « Wayne Gretsky » à son meilleur.Camp d'entraînement pré-saison Cette période dure 60 jours minimum avant la période de saillies.La fabrication complète du sperme s'échelonne sur 60 jours.Donc on doit préparer le taureau sur 90 jours préférablement.Soyons assurés de sa bonne condition physique.Le taureau doit être en excellente forme pour le début de la saison de saillies.On ne cherche pas un taureau trop gras car il serait moins actif.De plus, une perte excessive de poids durant la période de saillies va diminuer la fertilité du taureau.Un taureau de un à deux ans doit prendre environ deux livres par jour pendant la période de pré-saillies.On doit bien l'alimenter pour ce gain.Un taureau de deux ans vise environ un livre de gain par jour pour atteindre son poids adulte.On surveille l'état de chair d'un taureau adulte.S'il est trop maigre, ça lui prendrait plus que des fourrages.Un programme alimentaire complet est à suivre ( fourrage et grain ).Dans le cas de jeunes taureaux provenant de station d'épreuve, on prendra soin de baisser sa ration en graind'un maximum de 10 % par semaine jusqu'à ce qu'il atteigne le changement drastique dans l'alimentation va influencer la production du sperme.C'est important d'y aller graduellement.L'exercice est important au cours de cette période.Le taureau aura à parcourir une bonne distance pour les saillies.Une bonne façon, c'est d'éloigner l'abreuvoir et la mangeoire.Un programme de vaccination et de vermifuge est important même pour votre taureau.Il ne faut pas l'oublier, souvent les corrals sont mal adaptés pour le taureau adulte, mais il faut bien les traiter pour garder leur meilleure forme.Des problèmes aux pieds et aux membres peuvent être causés par la stature, le poids ou le résultat de combat avec d'autres taureaux ou d'accident et d'infection tel le piétin.C'est le moment de tailler les sabots pour leur permettre de revenir en forme pour la période de saillies.Les membres en santé sont essentiels pour des saillies de qualité.On doit vérifier si les deux testicules sont de même grosseur et si le scrotum est symétrique sinon en parler avec votre vétérinaire pour un examen plus approfondi.Un scrotum asymétrique peut être un signe de dégénérescence du testicule entraînant une infertilité.Donc y voir c'est important.-\tPré-saillies : minimum 60 jours avant les saillies -\tÉvaluer la condition de chair -\tDiminuer la ration de grain graduellement -\tEnclos d'exercice adéquat -\tTailler les sabots au besoin -\tVaccination et traitement vermifuge -\tExamen du scrotum et du pénis -\tPrévoir en hiver une protection adéquate contre le vent et de la litière pour éviter le gel du scrotum Votre but est de voir le plus grand nombre de vaches saillies rapidement pour obtenir des lots de veaux uniformes pour la vente.Pour atteindre ce but, votre taureau doit être fertile et être en mesure d'accoupler les vaches en chaleur.Le ratio de taureaux varie selon plusieurs facteurs.La grandeur du pâturage est un facteur et le type de rotation des pâturages.La condition du taureau selon son âge, son état de chair, sa fertilité et son statut social.On retrouve un ratio variant de un à 20 à un taux de 1 :80 ( en complément de la synchronisation des chaleurs ).Un taureau mature va saillir de 30 à 40 vaches tandis qu'un jeune taureau, 15 à 20 vaches.Vous devez observer votre taureau à l'ouvrage.Vous êtes le « boss »; vous devez voir à ce que votre champion soit toujours à son meilleur.Certains problèmes peuvent survenir pendant la période de saillies, certains taureaux peuvent « tomber sur le neutre » à cause d'épuisement ou par accident On doit les retirer du pâturage et le rem placer si c'est possible.Un jeune taureau ne devrait pas reste plus de 45 jours avec son groupe d vaches.Après ce temps, il continuera Le coffre à outils à vérifier À CHAQUE ANNÉE Début de saison de saillies 0 Bovins du Québec/Automne 1998 ¦DOSSIER : RÉGIE D\u2019ÉLEVAGE perdre du poids ce qui peut être dommageable à son développement futur.Après le retrait, le placer à part des taureaux adultes pour lui permettre de bien s'alimenter et pour le faire revenir en pleine forme pour la prochaine période de saillies.À RETENIR -\tSurveiller la qualité d'alimentation -\tSurveiller tout accident ou démarche boiteuse -\tCondition de chair du taureau -\tSupplément de grain au besoin -\tMouches et puces à traiter -\tJeune taureau maximum 45 jours avec les vaches -\tLimiter à 15 vaches un jeune taureau -\tEnlever taureau adulte après 60 jours Fin de saison : le repos Cette période est souvent difficile pour les producteurs.On ne veut pas le taureau autour des vaches, mais on doit bien surveiller clôtures, barrières ou équipement à cause de celui qui est improductif à ce moment et parfois mal commode.Plusieurs producteurs gardent leurs taureaux à l'extérieur jusqu'à la saison suivante ce qui cause des problèmes à la prochaine saison de saillies.Groupez vos taureaux selon leur âge et leur état de chair afin de les alimenter selon leur besoin.Prévoir des enclos permettant aux taureaux de faire de l'exercice et de réduire les combats.Attention, l'hiver à l'extérieur, il faut éviter les engelures au scrotum et prévoir une bonne litière à cet effet.À RETENIR -\tEnlever taureau après la période de saillie -\tRegrouper les taureaux de même état de chair et d'âge -\tBon apport de minéraux et de sel -\tÉvaluation de l'état de chair En tenant compte des retombées importantes sur votre entreprise, votre taureau a besoin d'un soin spécial.Les taureaux de qualité doivent être tenus en forme et on doit leur permettre de retrouver leur santé pour transmettre leur potentiel.Négliger un taureau de qualité vous mène à de pauvres performances, diminue votre récolte de veaux, donne des veaux plus légers au sevrage et diminue vos revenus.Vous ne pouvez pas laisser votre champion sur le banc, il doit être en pleine forme pour vous mener au championnat.2 * Responsable de la production bovine dans la région de l'Outaouais ENTREFILET- Dans les petits pots, LES MEILLEURS ONGUENTS Selon une étude citée par Torn Hamilton, chercheur au ranch de bovins de boucherie de New Liskeard en Ontario, les vaches gravides dont la condition de chair monte dans l'échelle durant l'hiver non seulement coûtent plus cher à maintenir, mais elles donnent des veaux plus léthargiques.Plus la condition de chair de la mère estt élevée, plus les veaux nouveau-nés sont léthargiques.Les veaux dont la mère est grasse mettent plus de temps pour se lever et plus de temps avant de commencer à téter.Le plus important n'est pas tant le niveau élevé de la condition de chair atteint par la vache au moment du vêlage, mais l'importance du changement dans la condition de chair pendant la gestation.Source : Don Stoneman, Farm & Country, mars 1998 Leurs matières premières de qualité supérieure les rendent PLUS DIGESTIBLES ET PLUS ASSIMILABLES.Exclusif à ISF l\u2019ajout d\u2019HERBAGEUM stimulent mon appétit, ma salivation, ma digestion, ma fécondité et diminuent les frais de vétérinaires.Avec les producteurs DE BOVINS DEPUIS PLUS DE 90 ANS International Stock Food Ltée 25 DISTRIBUTEURS AU QUÉBEC Bureau régional Léonard Leblanc 5121, boul.Hébert Saint-Thimotée, Québec tél.: (S14) 377-8732 ou 1 800 263-8732 Bovins du Québec/Automne 1998 REGIE D\u2019ELEVAGE -DOSSIER : Les soins du veau nouveau-né Gilles Fecteau* L'adaptation à la vie extra-utérine est une étape essentielle «à la survie de tous les nouveaux-nés.D'abord, des phénomènes physiologiques complexes modifient les composantes du système cardio-vasculaire permettant au sang de s'oxygéner adéquatement à partir des poumons qui sont maintenant fonctionnels.Le nouveau-né devra développer les aptitudes nécessaires à sa locomotion et à sa nutrition.Finalement, un élément à ne pas négliger dans notre climat, il devra maintenir sa température corporelle.Il doit aussi s'adapter à un environnement plus ou moins contaminé ( bactéries, virus, parasites ).Certains de ces microbes sont des organismes pathogènes, alors que d'autres sont inoffensifs et contribuent à l'établissement de la flore normale.La flore normale ( surtout bactérienne ) contribuera à prévenir l'établissement des bactéries pathogènes par le phénomène de compétition.Les anticorps de la vache ne traversent pas la barrière placentaire.Le veau naissant est donc dépourvu d'anticorps.Par contre, le colostrum de la vache est riche en anticorps.Pendant les deux à trois semaines qui précèdent le vêlage, la glande mammaire concentre les anticorps dans ce qui deviendra éventuellement le colostrum.Le transfert de l'immunité de la mère vers le veau est appelé transfert de l'immunité passive.Pour que ce transfert s'effectue adéquatement, on dépend de trois principaux facteurs : soit le moment de tétée, la qualité du colostrum ingéré et la quantité.On vise à diminuer au minimum le délai entre la naissance et la première tétée.En effet, l'intestin ( entérocytes ) absorbe de moins en moins bien les anticorps à mesure que les heures passent.Après 24 heures d'âge, l'absorption des anticorps est pratiquement nulle.La qualité du colostrum, quand à elle, sera influencée entre autres par l'alimentation en fin de gestation et la -J Q Bovins du Québec/Automne 1998 parité de la mère.La quantité ingérée est difficile à contrôler dans le système d'exploitation vache-veau et tous les efforts doivent être faits pour que la première tétée ne soit pas interrompue.La diarrhée néonatale : POURQUOI ?Le terme « complexe des diarrhées néonatales » fait référence à la trilogie environnement, animal et microbe ( voir figure 1 ).On veut ainsi exprimer que plus que la seule présence du microbe dans une exploitation, une combinaison de facteurs contribuera à l'apparition d'un problème de diarrhée néonatale dans un troupeau.Lorsqu'un facteur de risque est présent, il augmente les chances pour un individu ou un troupeau de développer un problème de diarrhée.Quoique plusieurs facteurs aient été examinés dans de multiples études à travers le monde, il est difficile d'extrapoler les conclusions de ces études d'un pays à l'autre ou d'un système d'exploitation à un autre.Citons un exemple afin d'illustrer ce concept.Les veaux issus d'un vêlage difficile risquent plus de développer de la diarrhée que les autres.On considère le vêlage difficile comme un facteur de risque.Tous les veaux issus de vêlage difficile ne développeront pas de diarrhée, mais on dit qu'ils ont plus de chance de développer de la diarrhée que leurs contemporains issus d'un vêlage normal.Parmi les facteurs importants au maintien de la santé du nouveau-né, on sous-estime souvent le transfert de l'immunité passive ( TIP ).On peut évaluer le succès du transfert en analysant le sang du veau dans la première semaine de vie.Plusieurs tests sont utilisés à cette fin.On sait que la concentration en anticorps dans le sang influencera l'apparition de plusieurs maladies du jeune veau, y compris la diarrhée néonatale.Figure 1 Le triangle de la maladie Environnement Microbe Chez les rumnanls, il rïy a pas do transferts danticoips u ) dans I utérus Le veau naît sans anticorps Lo transfort d anticorps de la mere au veau est possibl; via le colostrum.La prévention des diarrhées néonatales vise deux grands principes : diminuer la pression d'infection et augmenter la résistance aux infections.La pression d'infection réfère à la quantité de microbes présents dans l'environnement.La résistance aux infections dépend quant à elle de la présence d'anticorps contre un agent en particulier ( immunité spécifique ) ou encore des facteurs qui aident le système immunitaire à lutter contre les microbes en général ( immunité non spécifique ).Par exemple, l'alimentation, la teneur en oligo-éléments.2 * m.\\ Faculté de médecine vétérinaii Adapté d'une conférence présenti lors du Congrès du boeuf tenu à Lav, en août demi DOSSIER : REGIE D\u2019ELEVAGE Gérer le colostrum pour des veaux en santé Tom L.Bailey* La gestion du colostrum est le moyen le plus direct d'assurer la bonne santé des veaux, d'après le Collège régional de médecine vétérinaire Virginia-Maryland, du Virginia Tech.Cette gestion, ajoutée aux soins donnés aux veaux pour qu'ils soient propres, bien installés et au sec pendant la période de l'allaitement, revêt une importance décisive quand on veut qu'ils soient dans une condition optimale au moment du sevrage.Une recherche réalisée au Collège de médecine vétérinaire du Virginia Tech montre que le colostrum offre un niveau de protection variable selon les vaches, la concentration d'immunoglobuline ( l'anticorps contenu dans le colostrum absorbé par le veau ) pouvant osciller entre 200 et plus de 9000 mg/dl, soit un variance proche du 1 : 50.On peut ignorer la concentration exacte du colostrum, mais on ne peut plus ignorer que la concentration ou la protection qui l'assure peut varier de manière considérable, d'une vache à une autre.La couleur ou l'épaisseur du colostrum ne permet pas de connaître cette variation.Mais celle-ci se manifestera par le fait que le veau nourri avec du colostrum contenant une concentration de 200 mg/dl ne sera pas bien protégé contre les bactéries et les virus présents dans le milieu.L'étude a également montré que le volume absolu de colostrum produit par la vache laitière peut diminuer la concen- tration de la protection.Nos essais d'alimentation ont montré qu'un veau Holstein normal devrait absorber un gallon de lait, soit 10 % de son poids à la naissance, dans les 12 premières heures de sa vie, mais que ce sont les aliments reçus avant l'âge de 6 heures qui assurent la meilleure protection, auxquels est ajouté un gallon additionnel au cours des 12 heures suivantes.On a donné ces aliments en 2X2 pintes, séparées par un intervalle de 4 à 5 heures, en commençant dès l'âge de 2 heures.Que faire pour assurer la meilleure protection possible ?Mesurez le niveau de protection avec un colostromètre à la température de la pièce, puis congelez et entreposez la meilleure qualité pour l'alimentation des 24 premières heures.Le colostrum de qualité faible ou moyenne pourra à l'occasion remplacer le lait.L'absorption du colostrum dans l'estomac du veau est réduite de 33 % à l'âge de 6 heures, et de 50 % à l'âge de 12 heures.La meilleure qualité doit donc être absorbée avant l'âge de 6 heures.Assurez-vous de toute façon que le veau absorbe deux gallons de colostrum de bonne qualité au cours des 24 premières heures en le nourrissant à l'aide d'un biberon ou d'un nourrisseur œsophagien.N'oublions pas que, selon les études, au moins 25 à 40 % des veaux laissés aux soins de la mère ne reçoivent pas une protection adéquate, soit parce que la concentration du colostrum est trop faible pour assurer un bonne protection, parce que le veau ne tète tout simplement pas, ou parce qu'il n'absorbe pas suffisamment du lait de vaches ayant une très faible concentration d'anticorps.Votre vétérinaire peut vous aider à bien gérer le colostrum en prélevant au hasard des veaux de moins de 10 jours afin de mesurer la quantité des anticorps dans leur sang.La clé d'un bon départ réside dans la qualité du colostrum et dans les soins permettant aux veaux de demeurer propres et au sec, et d'être bien installés.2 *Vétérinaire Extrait du Daily Pipeline mars 1998 \t Essayez un des prémélanges ou micro-prémélanges\t?enrichi en potassium, magnésium et soufre ?améliore la croissance et la conversion alimentaire BOVI KMS\t?meilleurs membres et sabots \t?meilleure santé et résistance aux maladies Pour des lots d'animaux homogènes et payants\t1-800-361-7082\tbôIlSlô pour une production qui évolue Bovins du Québec/Automne 1998 -| -| DOSSIER : REGIE D\u2019ELEVAGE Pour de Pour réduire le coût du développement des génisses, il faut avant tout viser un taux élevé de gestation.Les génisses fécondées tôt ont plus de chances d'être rapidement gravides le reste de leur vie.Voici sept mesures à prendre pour assurer un taux de grossesse élevé.1.\tGroupez les génisses séparément pour le vêlage et les nouveaux accouplements.D'après Gerry Kuhl, spécialiste de l'alimentation bovine à l'Université d'État du Kansas ( KSU ), le rendement d'un troupeau de vaches est lié directement à la célérité avec laquelle on s'occupe des génisses.Car celles-ci ne peuvent concurrencer les vaches plus âgées ni sur le plan physique ni sur le plan de l'alimentation.Les besoins alimentaires des génisses sont tellement plus importants qu'elles ne peuvent donner leur plein rendement si elles sont nourries avec les vaches.2.\tLa fertilité des génisses dépend de la génétique.De l'avis de Robert Cope, vétérinaire de I'Idaho, le taux de grossesse est d'abord affaire de génétique chez les génisses, tandis que, chez les taures et chez les vaches ayant déjà vêlé, il devient une affaire de gestion et d'alimentation.En sélectionnant en fonction de la fertilité et d'une puberté précoce et en misant sur une saison d'accouplement brève et sur la réforme systématique des génisses non saillies, l'on augmente rapidement la fertilité du troupeau.Deux autres facteurs peuvent favoriser cette fertilité : l'emploi de taureaux qui arrivent rapidement à maturité ( ils ont tendance à avoir un scrotum de plus grande circonférence, à être plus fertiles et à engendrer des génisses qui atteignent plus rapidement la puberté ) et la sélection des génisses des vaches les plus fertiles qui s'accouplent de manière régulière et qui vêlent tôt.Harlan Ritchie, spécialiste de l'élevage des bovins à l'Université d'État du Michigan ( MSU ), conseille d'écourter la saison du vêlage et de sélectionner, meilleures génisses en vue du remplacement, les génisses les plus fertiles, c'est-à-dire celles que les vaches qui ont vêlé tôt ont eues en premier et qui sont les plus grosses.Ce mode de sélection comporte toutefois un risque, car les génisses plus grasses ont des dépôts de gras dans le pis et pourraient avoir plus de difficulté à donner du lait que les vaches moins grasses.3.\tL'importance de la puberté précoce.Plus une génisse commence tôt son cycle, plus grandes sont les chances qu'elle vêle avant l'âge de 24 mois, d'après M.Ritchie.L'âge atteint à la puberté - un caractère de moyennement à très transmissible - revêt une grande importance dans le taux de reproduction.Les génisses doivent avoir leur cycle et ovuler avant d'être mises en présence du taureau.Deux études réalisées aux laboratoires Fort Keogh, à Miles, pour le compte du ministère de l'Agriculture des États-Unis, montrent l'importance que les génisses atteignent la puberté bien avant la saison des accouplements.D'après Robert Short, physiologiste attaché à la première recherche, portant sur les chaleurs prépubères, les génisses qui ont des chaleurs prépubères ont tous les signes extérieurs du rut sans pour autant ovuler.Jusqu'à 35 % des génisses de remplacement, ajoute-t-il, ont eu ce type de chaleurs au cours d'une année donnée.Ces chaleurs sont suivies parfois de chaleurs fertiles véritables, mais le plus souvent elles sont suivies d'autres chaleurs prépubères se prolongeant un bon moment sans autre activité sexuelle.Robert Short conclut que quelques observations de monte chez les génisses de remplacement ne signifient pas qu'elles soient pleinement pubères et prêtes pour l'accouplement.La deuxième étude visait à déterminer si les premières chaleurs à la puberté étaient aussi fertiles que les chaleurs plus tardives.« La moitié des génisses ont été accouplées aux premières chaleurs de la puberté; les autres, à la troisième période de rut.Le taux de grossesse a été 21 % plus élevé dans le second groupe.Ces résultats montrent qu'il est avantageux que les génisses atteignent la puberté un bon moment avant la saison d'accouplement de manière à ne pas être fécondées dès les premières chaleurs.» Quand on n'est pas certain que les génisses ont atteint suffisamment tôt leur puberté, Harlan Ritchie, de la MSU, suggère de les palper un mois avant la saison d'accouplement à l'aide du système de cotation mis au point par l'Université d'État du Colorado.Ce système gradué de l à 5 de l'immaturité jusqu'à la fertilité permet de décider de mettre à la réforme les génisses cotant 1 ou 2, c'est-à-dire non encore matures sexuellement.Pour Gerry Kuhl, de la KSU, les génisses dont le cycle retarde au moment de la puberté risquent de devenir des vaches qui resteront toujours lentes à féconder.Cela donne des veaux tardifs et un poids au sevrage qui est plus faible.Chaque journée additionnelle sans saillir entraîne une journée de retard quand arrive la saison du vêlage.Cela signifie un veau plus léger quand arrive l'automne et moins de chances pour un nouvel accouplement.Ces journées perdues sont difficiles à compenser.Sans compter qu'une génisse qui vêle tardivement risque fort d'être toujours en retard.Par contre, des études montrent que des stimuli sociaux peuvent accélérer l'arrivée de la puberté.La présence d'un taureau incite les génisses à commencer leur cycle plus tôt; Robert Short suggère également d'envoyer un taureau stérile avant la saison d'accouplement afin de stimuler les chaleurs.4.L'alimentation.L'importance de la puberté précoce renvoie à l'importance d'un bon programme alimentaire.« Le taux de gain des génisses sevrées durant les mois d'hiver, aura une influ ence décisive sur leur âge et leur poid quand arrivera la puberté, de mênn que sur leur potentiel de reproductio pour l'avenir.Les génisses ayant un tau -| 2 Bovins du Québec/Automne 1998 de gain élevé seront, au moment de la puberté, plus lourdes et plus jeunes que celles ayant un plus faible taux de gain.» Un faible taux de gain retarde vraiment la puberté.Les génisses seront donc plus petites au moment de commencer leur cycle.« Résultat : un taux de grossesse moins élevé, des problèmes importants au moment du vêlage, un taux de survie moins élevé chez les veaux, et un potentiel de reproduction moins élevé », précise Robert Short.Une autre étude effectuée au Montana confirme les répercussions du taux de gain des génisses après sevrage et avant accouplement.Trois groupes de génisses ont été nourris avec des aliments différents donnant un taux de gain faible, moyen et élevé.« Chaque degré supérieur dans le taux de gain a réduit de 22 jours l'arrivée de la puberté, soit la durée d'un cycle œstral.Et, ajoute Robert Short, le poids à la puberté était plus élevé de 25 livres pour chaque demi-livre de gain additionnel par jour.» Vingt pour cent des génisses ayant reçu les aliments à faible taux de gain n'ont pas atteint la puberté durant les 45 jours de la saison d'accouplement ; à l'automne, seulement 50 % étaient gravides, ajoute Robert Short.Mais toutes les génisses des groupes à taux de gain moyen et élevé ont atteint la puberté avant ou pendant la saison d'accouplement, et 86 % d'entre elles étaient gravides cet automne-là.Short conclut de l'étude qu'un faible taux de gain causé par une alimentation impropre peut faire baisser le taux de vêlage de trois façons : I ) moins de génisses atteignent la puberté à temps pour s'accoupler; 2) les génisses arrivant à la puberté ont un taux de grossesse moins élevé; et 3) le taux de mortalité chez les embryons est plus élevé.Si l'on en croit l'étude, les aliments à taux de gain élevé offrent très peu d'avantages par rapport aux aliments à taux de gain moyen.« Si les génisses sont bien nourries, précise Short, un surplus alimentaire ne se traduit pas nécessairement par un rendement additionnel.Les génisses nourries aux OSSIER : RÉGI aliments à taux de gain élevé pesaient deux livres de plus que celles nourries aux aliments à taux de gain moyen, mais leur taux de grossesse était le même au moment de la conception.» Les aliments du premier groupe ont coûté plus cher et n'ont donné aucun rendement additionnel au plan financier.D'après M.Kuhl, de la KSU, les génisses devraient avoir atteint 65 % de leur poids de maturité au moment de l'accouplement ( 650 à 700 livres pour les races anglaises, et 750 à 800 livres pour les races continentales, plus grosses ), et de 80 à 85 % de leur poids de maturité au moment du vêlage ( beaucoup de chair mais pas de graisse ).Une génisse trop grasse atteindra son poids visé trop rapidement, avant d'avoir l'ossature ou la maturité requises.5.\tAccoupler les génisses avant les vaches.Des éleveurs commencent à accoupler les génisses quelques semaines avant le reste du troupeau.Cette pratique a des inconvénients; elle donne des résultats uniquement si les génisses sont assez grosses et si leur alimentation est adéquate.Le coût de nourrir une génisse qui vêlera tôt et qui sera en lactation jusqu'au sevrage du veau peut éclipser les avantages qu'il y a à sevrer un veau plus lourd et à réaccoupler aisément la génisse.Cela est faisable mais dépend de la manière de le faire.La disponibilité de la main-d'œuvre au moment du vêlage peut déterminer s'il vaut la peine - ou non - dé faire vêler les génisses avant les vaches, selon Terry Gœhring, spécialiste des bovins, de l'Université d'État du Dakota du Sud.« Si quelqu'un est prêt à consacrer tout son temps aux génisses avant de s'occuper des vaches, alors il vaut la peine d'accoupler les génisses trois semaines plus tôt que le reste du troupeau durant une brève saison de 45 jours.» 6.\tLa difficulté à vêler.De nombreuses études le prouvent : plus le travail avant le vêlage se prolonge, plus la génisse met de temps pour récupérer et pour s'accoupler à nouveau par la suite.Pour Robert Cope, de l'Idaho, il E D\u2019ELEVAGE- est toujours préférable d'aider la génisse qui a de la difficulté à vêler, même si elle aurait pu y arriver seule ; le stress sera moins grand pour la vache et son veau.D'après une étude réalisée au Montana, 87 % des génisses aidées dès le début du vêlage ont eu des chaleurs dès le début de l'autre saison d'accouplement, comparées à 70 % chez les génisses qui n'avaient pas été aidées suffisamment tôt au moment du vêlage.Et 88 % des génisses qui avaient été aidées assez tôt étaient gravides à la fin de la saison d'accouplement, comparées à 68 % chez celles qui avaient reçu une aide tardive.7.Le vêlage précoce fait rester les génisses plus longtemps dans le troupeau.D'après Robert Short du Montana, on réforme les vaches vers cinq ou six ans en moyenne.Or, il est possible de prolonger la vie reproductive d'une vache de quelques années en sélectionnant les génisses et en les élevant de façon qu'elles s'accouplent et vêlent plus tôt.Les génisses qui vêlent tôt ont tendance à le faire toute leur vie et à demeurer dans le troupeau plus longtemps que les génisses qui, la première fois, vêlent durant la seconde moitié de la saison des vêlages.Non seulement « ces génisses sèvrent-elles leurs veaux plus tard alors qu'ils sont plus lourds, mais elles ont également plus de veaux ».2 Source : Beef, avril 97 Bovins du Québec/Automne 1998 -| DOSSIER: RÉGIE D\u2019ÉLEVAGE Quels critères appliquer pour la mise à la réforme ?Le temps est-il venu de refaire l'inventaire de votre troupeau et d'identifier les vaches bonnes pour la réforme ?De nombreux facteurs entrent en jeu qui sont d'ordre biologique ou qui ont rapport avec le marché, avec les coûts de production, avec le type de gestion retenu, avec une combinaison des facteurs biologiques et de marché, ou tout simplement avec la composition même de votre troupeau.Sur quels critères doit alors reposer une bonne décision ?Disons de façon générale qu'une vache est bonne pour la réforme quand elle ne satisfait pas aux normes minimales établies par le producteur au chapitre de la production, de la reproduction, de la santé, en raison de son caractère ou pour toute autre raison jugée importante.Problème de reproduction Placez en tête de votre liste de réforme les vaches et les génisses non saillies.Le contrôle de gestation et la réforme des vaches non saillies donnent un rendement de 30 $ par vache exposée.Si le fourrage se fait rare ou dispendieux, rien ne justifie de conserver et de nourrir une vache non saillie jusqu'à la prochaine saison d'accouplement.Suivent ensuite les vaches avec une faiblesse aux pattes, aux pis ou aux yeux, qui vêlent avec difficulté ou d'une manière irrégulière ou qui ont tout autre problème structurel.Ces bêtes coûtent cher en nourriture et en frais de vétérinaire, sans compter que leur valeur et leur santé risquent de baisser rapidement pendant les mois d'hiver.Poids au sevrage Revoyez également le poids au sevrage ajusté des dernières années; identifiez les vaches dont la production a toujours été inférieure à la moyenne du troupeau et mettez à la réforme les 10 % moins productives.Ces vaches rapportent moins que les autres et elles sont peut-être moins efficaces.Une fois effectué ce premier « écrémage », si votre troupeau est encore trop gros en regard des aliments que vous avez prévus pour l'hiver ou si le coût de ces aliments est trop élevé, mettez à la réforme d'autres vaches parmi les moins productives.Couvrir ses frais Une vache doit au moins couvrir ses frais.Ainsi, est bonne pour la réforme la vache qui coûte plus cher que la moyenne du troupeau pour rencontrer les normes minimales du producteur, celle qui coûte plus cher en maintenance que ce que rapporte le veau qu'elle sèvre, celle qui sèvre un veau de bonne taille mais qui a de gros trayons, ou un pis ou une patte mal en point, ou tout autre problème exigeant des soins spéciaux et donc des déboursés additionnels, celle qui a mauvais caractère, qui saute les clôtures ou qui exerce une influence néfaste sur le troupeau, ou qui est simplement singulière sans toutefois réussir à se distinguer.La décision de mettre une vache à la réforme peut également dépendre d'autres facteurs, de la saison par exemple, un veau de printemps pouvant coûter plus ou moins cher qu'un veau d'automne; de la productivité de la vache, qui varie légèrement à la baisse si elle a à son côté un veau prêt pour la vente; du coût d'une génisse portante de remplacement; du prix moyen d'un bouvillon et d'une génisse pesant de 400 à 500 livres; de même que du prix que l'on peut obtenir, à tel ou tel moment, pour une vache de réforme.2 Sources : Ministère de l'agriculture de l'Ontario, Université d'état du Mississippi et Département de l'agriculture de l'Arizona.Bovins du Québec/Automne 1998 CONSULTER VOTRE VÉTÉRINAIRE.Schering-Plough Santé Animale Division de SCHERIIMG CANADA INC.Pointe-Claire (Québec) H9R 1B4 iCCPPj \u2022 Nuflor est une marque déposée de Sobering Canada Inc CHRONIQUE VETERINAIRE* RÉSIDUS MÉDICAMENTEUX Objectif : zéro Jacques Charlebois* J'ouvrais mon journal ce matin et que vois-je en première page ! Encore ce journaliste à la pige, ce spécialiste des faits divers qui titre son article à sensation : « En mangeant votre boeuf, vous avalez vos antibiotiques du même coup.» Effarant tout ce qui peut s'écrire parfois pour attirer le regard du lecteur assoiffé de petits scandales qui alimentent la conversation de l'heure du lunch.Anodin pour certains mais, pour le consommateur soucieux de son alimentation, il pourrait y avoir là des conséquences désastreuses sur ses habitudes alimentaires.Du coup, il en résulterait une diminution des achats de boeuf au comptoir.Que ferait-on des T-bones, des surlonges.dormants, alignés dans les présentoirs des supermarchés?Certes, on ne peut concevoir nos élevages à l'abri des problèmes de santé.Il faudra bien à certains moments recourir à l'utilisation d'antibiotiques pour soigner une mauvaise pneumonie ou placer des bolus utérins à une vache ayant mal délivrée.ou que sais-je encore ! Voici quelques recommandations pour le bon usage des médicaments courants.D'abord un diagnostic doit être posé.S'agit-il d'une condition qui nécessite l'administration d'un produit rendant la chair de l'animal impropre à la consommation.La fièvre chez l'animal est habituellement indicatrice d'un problème infectieux.Il faut alors préciser le site, le foyer d'inflammation pour caractériser le problème, puis choisir l'antibiotique le plus spécifique à cette situation.En l'absence de hausse de la température corporelle, il pourrait s'agir d'un problème digestif, cardiaque, locomoteur.alors, dans l'incertitude, il serait sage de contacter votre vétérinaire avant l'administration de quoi que ce soit.Vous avez décidé ou on vous a recommandé l'utilisation d'un produit X, le dosage doit être en relation avec le poids de l'animal.La répétition de l'injection ou du traitement, quel qu'il soit, doit respecter les recommandations du fabricant.Ce n'est que lorsqu'utilisé selon ses recommandations que vous éviterez des problèmes de contamination.Si pour quelque raison que ce soit, les dosages, les renouvellements.étaient augmentés au-delà des normes prescrites, cette utilisation dite « hors étiquette » nécessiterait d'augmenter les périodes d'attente.Il en va de même pour l'utilisation de médicaments hors des champs d'activités reconnues par les autorités compétentes.Il sera, là encore, plus important de se fixer des délais plus longs que trop courts pour ne pas mettre en danger la santé des consommateurs.Certaines autres conditions peuvent malgré nous diminuer l'élimination naturelle de médicaments chez l'animal.Un animal âgé ou souffrant de problème hépatique ou rénal, ou recevant plusieurs médicaments simultanément peut voir ses capacités d'élimination des drogues diminuées, d'où une augmentation de la période d'attente.Les sites d'injection ( sous-cutanés, intramusculaires ) présentent aussi des Photo: V.Charlebois caractéristiques d'absorption ( donc indirectement d'excrétion ) différentes pour de nombreux médicaments.Le volume injecté en un même site est aussi à considérer.On ne devrait pas, si possible, injecter plus de 10 ml par site d'injection, améliorant ainsi les performances du traitement.Tout intervenant a donc à agir selon le bon usage avec tout médicament.Avec de la concertation et une bonne connaissance des divers médicaments d'utilisation courante, on évitera les situations semblables à celle de notre journaliste à la pige.En cas de doute, contactez les personnes-ressources capables de bien vous renseigner.Votre vétérinaire figure parmi ceux-ci.Il en est de même des compagnies pharmaceutiques qui ne demandent pas mieux que d'éviter des situations douteuses pouvant mettre en jeu leurs médicaments, combien utiles à la santé animale.À vous tous de manipuler sécuritaire-ment la panoplie pharmaceutique et d'atteindre un objectif de « zéro condamnation».2 * m.v.Bureau vétérinaire de Warwick Bovins du Québec/Automne 1998 g -RECHERCHE Projet Deschambault : résultats Vacciner ou non ?Yvon Couture* V A nouveau cet automne, le dilemme se posera: quel est le meilleur programme de vaccination ?Doit-on vacciner ces animaux achetés récemment ?Quel type de vaccin utiliser ?Nous rapportons d'abord les résultats obtenus lors de projets de vaccination réalisés à la station Deschambault sur un groupe d'environ 120 bouvillons par année.Nous avons comparé deux grands groupes : pré-vacciné - vaccination à la ferme d'origine - suivi d'un vaccin tué ou vivant atténué à l'entrée des animaux en station et non pré-vacciné, suivi du même type de vaccin.Les résultats nous indiquent que les animaux pré-vaccinés suivis du vaccin tué ont été moins atteints au cours du premier mois d'engraissement.De plus, ce groupe d'animaux a affiché un gain de poids significativement supérieur pour toute la période d'engraissement.En fait, cette augmentation de gain de poids s'est manifestée au cours du premier mois en parc et maintenue au cours de toute la durée d'engraissement.Vaccin vivant versus VACCIN TUÉ Au cours de la deuxième année, les animaux n'étaient pas pré-vaccinés.Nous avons comparé un vaccin vivant versus un vaccin tué, les deux administrés à l'arrivée des animaux en station.L'analyse des données nous révèle que les animaux soumis aux vaccins vivants ont été touchés de façon plus marquée par les problèmes respiratoires comparés aux animaux qui ont reçu le vaccin tué.Cependant cette différence n'est pas significative.Les performances zootechniques sont comparables pour les deux groupes.Le meilleur choix, la prévaccination À LA FERME D'ORIGINE Vaccin intranasal versus vaccin intramusculaire Au cours de la dernière année, nous avons comparé l'usage d'un vaccin intranasal suivi d'un rappel avec un vaccin vivant atténué intramusculaire, confronté à un vaccin tué suivi de son rappel.Les résultats nous indiquent que l'indice de maladie ( nombre d'animaux malades ) n'est pas différent entre les deux groupes et que les performances zootechniques sont comparables.Il est important de signaler qu'au cours de ces trois années, il n'y a pas eu de mortalité durant le premier mois d'engraissement.D'une année à l'autre, les animaux n'ont pas été atteints, de façon différente, par des problèmes respiratoires et la réponse aux traitements conventionnels de ces problèmes a été favorable et comparable d'une année à l'autre.Anticorps contre IBR ( rhino-trachéite infectieuse ) L'analyse des titres d'anticorps de ces animaux contre la rhinotrachéite infectieuse nous a permis de constater une baisse importante de ces titres d'anticorps quatre mois après la vaccination.Un rappel de ce vaccin, à cette période, entraîne une réponse rapide de la part du système immunitaire de l'animal.Cette réponse, plus rapide lors d'une deuxième vaccination est due à ce que l'on appelle la « mémoire » du tissu immunitaire.Selon le type de production ( entrée d'animaux régulièrement, etc.) un rappel de la vaccination contenant l'antigène de la rhinotrachéite infectieuse ( IBR ), environ 15 semaines après l'entrée en parc d'engraissement, pourrait s'avérer un choix judicieux.La méthode de prévaccination à la ferme d'origine des animaux, au moins deux semaines avant l'achat de ces derniers, suivi d'un rappel à leur entrée en parc d'engraissement s'avère le meilleur choix.Le choix d'un vaccin contenant des antigènes vivants atténués administrés à l'entrée des animaux en parc d'engraissement lorsque ces derniers ne sont pas pré-vaccinés pourrait avoir certains avantages : réaction plus rapide du système immunitaire et moindre coût.Cependant ce mode de vaccination comporte un certain risque puisqu'il s'agit d'un important regroupement de jeunes animaux, d'origines diverses, dont on ne connaît pas le statut immunitaire, statut qui se trouve compromis en situation de stress.Même certains de ces individus pourraient être en période d'incubation de l'une des maladies affectant le système respiratoire.Dans ces conditions, l'administration d'un vaccin vivant atténué pourrait être dommageable.2 * médecin vétérinaire Faculté de médecin vétérinaire Département de sciences cliniques Saint-Hyaçintht -| g Bovins du Québec/Automnel 998 L Les zoonoses Collaboration multiple* Les zoonoses sont des maladies pouvant être transmises à l'être humain par les animaux.Plusieurs zoonoses ( brucellose, cys-ticercose, encéphalopathie spongiforme des bovins, fièvre charbonneuse, gale, rage, trichinose et tuberculose ) sont à déclaration obligatoire sous l'égide d'une réglementation fédérale.Les autres zoonoses sous surveillance sont les suivantes : campylobactériose, chlamydiose, cryptosprodiose, fièvre Q, giardiose, leptospirose, listériose, salmonellose, toxoplasmose, tularémie et yersiniose.Lorsque l'un de ces agents de zoonose se retrouve au sein d'une population animale, les mesures sanitaires habituelles de la protection des individus exposés deviennent encore plus importantes à suivre.En voici quelques-unes Dans l'élevage, il est conseillé : \u2022 D'isoler ( ou d'éliminer ) les animaux malades ou positifs aux tests de laboratoire et de les traiter ( s'il y a lieu ).De limiter les stress ( entassement, mauvaise ventilation, etc.).\u2022 De s'occuper des animaux malades en dernier ( médication, traite, etc.) et de bien désinfecter l'équipement après l'utilisation.De revêtir des vêtements protecteurs et des gants.\u2022 D'éviter de boire, de manger ou de fumer dans l'étable, surtout après avoir manipulé des animaux malades.\u2022 De placer les animaux en quarantaine lorsqu'ils viennent d'être achetés ou lors de retours d'exposition.\u2022 De nettoyer et de désinfecter les endroits contaminés ( porter gants et vêtements longs ) et de garder les bâtiments propres et secs.\u2022 De placer un couvercle sur le chariot à moulée, pour éviter une contamination par les rongeurs ou les chats.\u2022 De ne pas garder de chiens ou de chats dans l'étable.\u2022\tD'avoir un bon programme de contrôle des mouches, de la vermine et des oiseaux sauvages.\u2022\tDe surveiller attentivement les allées et venues sur la ferme des camions et conducteurs de véhicules des compagnies de récupération.Ils peuvent être une source de contamination.\u2022\tD'obliger le nettoyage et la désinfection des bottes à chacune des entrées de l'étable en y plaçant un « bain de pieds» avec désinfectant et brosse.\u2022\tDe se laver les mains à fond, d'enlever ses vêtements de travail et ses bottes à la sortie de l'étable.\u2022\tDe limiter l'entrée de visiteurs ( surtout les jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées ou celles déjà affaiblies par une autre maladie ).\u2022\tD'utiliser deux ensembles d'instruments de nettoyage ( fourche, gratte, balai, etc.).L'un doit servir à nourrir les animaux et l'autre au nettoyage ( les faire tremper périodiquement dans deux bassins distincts de désinfectant ).\u2022\tD'éliminer sans délai les carcasses d'animaux morts.Dans l'environnement, il est conseillé : \u2022\tD'assécher les mares d'eau stagnante dans les pâturages et d'interdire l'accès aux ruisseaux.\u2022\tD'épandre le purin ou le fumier contaminé sur des champs destinés à la culture et ce, de préférence avant le labourage.\u2022\tDe n'utiliser aucun fumier ou purin contaminé pour la fertilisation des jardins potagers.À la maison, il est conseillé : \u2022\tDe ne pas consommer de lait cru ou de viande insuffisamment cuite.\u2022\tD'adopter de bonnes mesures d'hygiène ( se laver les mains régulièrement, surtout après un contact avec une personne ou un animal malade, de la viande crue toujours avant de préparer les repas ).De bien laver les légumes et les fruits du jardin.ÉPIDÉMIE - \u2022\tDe faire bouillir l'eau si elle est soupçonnée d'être la source de contamination.\u2022\tDe porter des gants pour jardiner.\u2022\tD'isoler les animaux de compagnie malades jusqu'à leur guérison et d'interdire leur accès à l'élevage.\u2022\tD'éviter que les femmes enceintes, les jeunes enfants, les personnes âgées ou celles déjà affaiblies par une autre maladie manipulent les animaux malades ou à risque, ainsi que leurs sécrétions et produits.Il s'agit là de recommandations d'ordre général, à l'égard de la prévention des maladies.Consultez votre médecin vétérinaire pour des recommandations plus complètes et adaptées à l'entreprise.Dans chaque région, un ou une médecin-vétérinaire du MAPAQ, appelé Vet-RAIZO, assume la responsabilité de l'enquête épidémiologique et des prélèvements biologiques sur les animaux soupçonnés.L'identification de la source de contamination permet de formuler les recommandations appropriées pour la circonscrire.Cependant, le rôle du Vet-RAIZO dans le contrôle des zoonoses ne se limite pas à intervenir en aval du problème.Il est également chargé de surveiller la situation lorsque les agents de ces maladies sont détectés au sein des populations animales.Il assure alors un suivi pour déterminer la nature du risque encouru par les humains.2 * Dre Dominique Baronet Dre Geneviève Côté Dr Michel Major, coordonnateur RAIZO Téléphone : 418-646-5759 Télécopieur : 418-644-3049 Internet : mmajor@agr.gouv.qc.ca Bovins du Québec/Automne 1998 -| y GESTION 1997-1998 : 34 M$ de financement garanti pour la production bovine Hélène Boivin* L'année 1997-1998 a encore été marquante pour ce qui est des investissements agricoles et du financement accordé par la Société de financement agricole.Les activités annuelles de la Société ont atteint 663 millions de dollars, pour plus de 7 000 demandes d'emprunt.Profitant d'un contexte de taux d'intérêt toujours favorable, les entreprises agricoles ont encore investi massivement cette année.Les entreprises bovines ne sont pas en reste puisqu'elles aussi ont poursuivi leurs investissements, marquant ainsi une cinquième année consécutive de croissance.En effet, les prêts sont passés de 21,4 millions de dollars en 1993-1994 a 33,6 millions en 1997-1998.Répartition du financement À TERME La production de veaux d'embouche accapare plus des deux tiers du financement à terme accordé cette année dans le secteur bovin, avec 23 millions de dollars et 346 prêts.Par ailleurs, près de 4,3 millions de dollars, répartis entre une trentaine d'entreprises, ont été consentis aux parcs d'engraissement, ce qui représente une hausse de 24 % par rapport à l'année dernière.Enfin, les pro- ducteurs de veaux lourds ont obtenu 6,3 millions de dollars, pour 76 demandes.En 1997-1998, les entreprises bovines qui se sont vu accorder un prêt cette année avaient un avoir net moyen de 41 %, pour un actif de 436 000 $.Elles Prêts consentis par la SFA en 1997-1998 en production bovine\t\t Région administrative\tNombre\tMontant (M $) Bas-Saint-Laurent\t41\t2,0 Saguenay-Lac-Saint-Jean et Côte-Nord\t18\t1,1 Québec\t7\t0,6 Mauricie\t9\t1,0 Estrie\t72\t5,7 Outaouais\t26\t1,6 Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec\t50\t3,0 Gaspésie-îles-de-la-Madeleine\t19\t0,7 Chaudière-Appalaches\t52\t4,8 Lanaudière\t9\t0,8 Laurentides\t24\t2,5 Montérégie\t58\t5,5 Centre-du-Québec\t65\t4,3 Total\t450\t33,6 Consultez votre vétérinaire toom :*¦*\u2022\u2022* aMicotil' 100nL aMicotil\" WÊaaVgL aMicotil llKtStfjï, aMicotil aMicotil\" iwasM*&L nunce***^ 300 mgfnL oSAS» vert*** suai*'*'*1 Tints* tf3* TIM***** raittai 300 mg/'\"*- usmc !*VU 300mo.',\u2019L ir>wu 'f\u2018 s*uu*«nT 300 mg/*1- S2!Stë# utMi .PROfEL ProO/l 0» prwr** OJaré pou % r»«cr V^éror» MICOTIL® est une marque déposée de Eli Lilly and Company.PROVEL® Division Eli Lilly Canada Inc.est un utilisateur autorisé.|ccpp| -J g Bovins du Québec/Automne 1998 GESTION Prêts autorisés par la SFA en 1997-1998\t\t Production principale\tNombre\tMontant (M $) Vaches-veaux\t346\t23,0 Bouvillons\t28\t4,3 Veaux de lait\t35\t3,4 Veaux de grain\t41\t2,9 Total\t450\t33,6 prévoyaient engendrer des revenus bruts de l'ordre de 255 400 $ par ferme et des dépenses de 211 200 $.La part des revenus consacrés au paiement du capital et des intérêts est de 12 %, ce c|ui devrait leur permettre de dégager un solde monétaire destiné à l'autofinancement de 5,6 %.Rappelons que ce profil moyen correspond à des entreprises qui ont des structures fort différentes.Ainsi, celles à temps partiel représentent plus du tiers des prêts autorisés avec 174 demandes d'emprunt pour 11,6 millions de dollars.Des emprunts.à quelles fins ?En 1997-1998, c'est près de 60 % des sommes prêtées dans la production bovine par la Société, soit 20 millions de dollars, qui serviront à des fins de développement.Ainsi, l'achat de fermes en accapare 29 %, la construction, 23 %, et l'achat d'animaux, 7 %.Les emprunts destinés à l'achat de machinerie sont assez importants puisqu'ils s'élèvent à 4,3 millions de dollars, soit 13 % des sommes prêtées.La partie utilisée à des fins de consolidation demeure toutefois au-dessus de la moyenne, avec 15 % des montants.2 * MBA, agente de recherche Direction de la recherche et de la planification Société de financement agricole Évolution des prêts consentis psr la SFA on production bovine 40 1993-1994\t1994-1995\t1995-1996\t1996-1997\t1997-1998 LA FORMATION CONTINUE POUR DÉFIER L\u2019AVENIR ! POUR PLUS DE RENTABILITÉ DES ENTREPRISES Début des cours : 14 et 25 septembre 1998 COURS OFFERTS : O Amélioration génétique des bovins O Gestion de la reproduction et de la santé du troupeau O Gestion des ressources humaines O Gestion des sols Date limite d'inscription : 26 août 1998 PROGRAMME NOUVELLEMENT CRÉÉ RENSEIGNEMENTS : 656-2131 poste 4322 DIRECTION GÉNÉRALE DE LA FORMATION CONTINUE Raymonde Gagnon Tél.: ( 41 8 ) 656-2131 poste 4322 frais virés acceptés ou 1800 561-0478, poste 4322 (sans frais) JJ.r.« Ultr de» science» g», rte I«artrutturr \u2022 et rte I alimentation 3 E3 UNIVERSITÉ 3.EB LAVAL LE SAVOIR DU MONDE PASSE PAR ICI Bovins du Québec/Automne 1998 -| Q GESTION ¦BHMHHBBnHHI ë Coûts de production du bouvillon Evaluer la rentabilité sur une base globale Réal Daigle* En étudiant les résultats de plusieurs entreprises oeuvrant dans le secteur du bouvillon d'engraissement, nous constatons des écarts importants de rentabilité.Nous remarquons aussi que les causes de non-rentabilité sont propres à chaque entreprise: certains producteurs font de l'argent grâce aux bouvillons, d'autres en perdent à cause des bouvillons.La recherche des véritables solutions pour un développement durable passe inévitablement par une bonne connaissance des coûts de production de chacune des activités de l'entreprise, autant les bouvillons que les cultures.Afin d'illustrer ces propos, nous utiliserons les données 1997 de quatre producteurs présentant des résultats très différents les uns des autres.Le tableau 1 présente le revenu standardisé par unité de travail-personne (RST/UTP), globalement pour la ferme et pour chacune des activités, soit les bouvillons et les cultures.Des plus et des moins Dans chacune de ces entreprises, sur la base des résultats de 1997, une activité s'est avérée positive et une autre déficitaire, empêchant ainsi de réaliser des profits maximum.Toutefois, dans chaque cas, ce n'est pas la même activité qui est en cause.L'ampleur des profits et des pertes est aussi fort différente d'une ferme à l'autre et d'une activité à l'autre.Les correctifs à apporter, s'il y a lieu, seront alors probablement très différents dans chaque ferme et devront être ciblés adéquatement.Les producteurs A et D ont probablement des correctifs à apporter en ce qui concerne l'engraissement de bouvillons.Tandis que les producteurs B et Tableau 1 Producteurs RST GLOBAL ET PAR ACTIVITÉ A RST/UTP global\t($)\t52 150 RST/UTP boeuf\t($)\t(13 435) RST/UTP culture\t($)\t66 017 Analyse\t\t Rentabilité globale\t\t++ Activité boeuf\t\t\u2014 Activité culture\t\t++ B\tC\tD 43 253\t18 947\t(6 696) 59 363\t57 110\t(39 275) (27 408)\t(4 050)\t17 371 ++\t+\t_ ++\t++\t\u2014 \u2014\t-\t+ Le RST/UTP est un calcul de bénéfice standardisé pour rémunérer le travail.La standardisation se fait au niveau des charges d'intérêt en remplaçant les intérêts réels payés par un intérêt standard sur la valeur totale des actifs moyen et long termes et sur les charges d'opération directes de chaque activité (considérant ainsi un même niveau de marge de crédit d'opération pour tous les producteurs).Tableau 2 Résultats par livre de gain de poids Producteurs\tA\tB\tC\tD \tcents/lb de gain\t\t\t Produit total\t64,4\t81,4\t85,5\t69,9 Charges variables\t56,4\t56,8\t53,4\t79,7 Charges fixes\t22,1\t21,3\t29,1\t12,5 (-) revenus divers répartis\t(0,4)\t(0,5)\t(0,9)\t(0,0) Coûts production\t78,1\t77,6\t81,6\t92,2 Produits moins coûts\t-13,7\t3,8\t3,9\t-22,3 Notes : Les produits incluent les ventes, revenus d'ASRA et variation d'inventaires moins les achats.Les charges variables incluent toutes les charges directes des bouvillons, dont les céréales et les fourrages produits et consommés sur la ferme, au prix de 90 $/tms pour les fourrages et au prix moyen du marché pour les céréales.Cela comprend aussi les frais d'intérêt sur le court terme.Les charges fixes ont été réparties entre les cultures et les bouvillons, de sorte que les résultats ci-dessus représentent uniquement la portion des bouvillons.C devraient sans doute améliorer leurs performances aux champs.Combiner bons revenus ET FAIBLES COÛTS La recherche des véritables solutions passe par une bonne connaissance des coûts de production et des performances techniques.C'est donc dire que chacun des éléments composant les coûts de production doit être scruté à la loupe.Le tableau 2 présente les coût de production des bouvillons d'engraissement pour les mêmes quatre producteurs.20 Bovins du Québec/Automne 1998 HH GESTION Les producteurs B et C affichent des résultats positifs dans leur activité bouvillons.Ils ont su combiner « bons revenus » et « faibles coûts de production ».En revanche, le producteur A produit à des coûts légèrement sous la moyenne, mais ses revenus ( marge entre les ventes et les achats ) sont très faibles.Quant aux résultats du producteur D, l'effet de la combinaison faible marge et coûts élevés a entraîné des pertes importantes.Une fois les coûts de production bien établis, il faut poser un bon diagnostic pour détecter les points faibles.Une analyse plus détaillée des performances techniques et commerciales des ateliers bouvillons ( tableau 3 ) chez les quatre entreprises étudiées nous permet de mieux comprendre les résultats économiques précédents.Le taux de mortalité bas, le gain de poids quotidien, la conversion alimentaire sont des critères importants à analyser.Ils contribuent grandement à la réussite financière d'une entreprise.L'aspect commercial est aussi prépondérant.De bonnes performances techniques ne peuvent compenser totalement les faiblesses dans les achats et ventes.À cet effet, les meilleurs achats ne sont pas nécessairement ceux qu'on paie le moins cher.C'est un bon rapport qualité-prix qu'il faut rechercher pour des animaux performants.La planification mensuelle des ventes en fonction de la croissance des animaux et de la demande du marché permet aussi d'aller chercher de meilleurs prix en moyenne.Tableau 3 Performances techniques et commerciales Producteurs\t\tA\tB\tC\tD Taux de mortalité\t(%)\t0,0\t3,4\t1,7\t2,8 Gain poids moyen/jour\t(lb)\t2,1\t3,0\t2,5\t2,0 Qté conc./kg gain\t(kg)\t4,1\t7,4\t5,4\t7,6 Qté MS fourr./kg gain\t(kg)\t3,5\t2,3\t2,8\t5,6 conversion alimentaire totale\t(kg ms)\t7,1\t8,7\t7,5\t12,2 Prix d'achat (et inv.début)\t
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