La terre de chez nous, 24 décembre 1998, Supplément 1
[" WÛÈgËz \u2022aV -/***v mm - - .lliH ::\t¦\u2022\u2022v\u2018 V^A ppt hi SOSSSStK li$§ !#*/ .«*.\u2022gm .\u2022 \u2019Rlvr»\" ' ïàg** -V'-v.?wMm \u2022yee nr Two» »if| y -JW&, i-wl^-'ïJüirTvt .¦\u2022¦ >\u2022 .'* 2$3?' \u2022 \u2022- \u2022*.!\u2019 .WÊËâ Ferme Sé; v >1,,- «WK ¦ SEMENCE DE MAÏS NOUVEAU Leaders en rendement L\u2019an dernier, cette affiche était le symbole d\u2019une performance révolutionnaire de nouveaux hybrides de maïs de semence fournissant un rendement à l\u2019hectare avantageux de 615 kilogrammes en moyenne.Mais. éditorial cultures Un mandat clair Vol 8 no 3, juilletl998 Supplément de La Terre de chez nous (TCN), publié en collaboration avec la FPCCO.Éditeur La Terre de chez nous Union des producteurs agricoles 555, boul.Roland Therrien Longueuil (Québec) J4H 3Y9 (514) 679-0530 Directeur Hugues Belzile Rédactrice en chef France Groulx Rédacteur en chef adjoint, responsable de la publication Victor Larivière Responsable de la production Carole Lalancette Infographistes Karyne Bradley Céline Dupras Secrétaire de production Lorraine Trottier Collaborateurs Denis Dallaire, Jacques Denis, Jean Doyon.Serge Fortin, Stéphane Gagné, Mario Lapointe, Jacques Légaré, Armand Mousseau, Denis Pelletier, Régis Simard Sortie sur films et pelliculage Préimpression AD HOC Le Groupe Impression Transcontinental Prestige Directeur de la publicité Réal Loiseau Représentants publicitaires Christian Guinard, Sylvain Joubert, Robert Bissonnette Représentant hors Québec Jacques Long (905)335-5700 Fax (905) 335-5001 Administration Jocelyne Gareau Tirage et abonnements Micheline Courchesne Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 1207-8131 PROCHAINE PARUTION: 1ER OCTOBRE 1998 DATE DE TOMBEE PUBLICITAIRE: 4 SEPTEMBRE 1998 Le magazine Grandes Cultures parait quatre lois par année.Dans la présente publication, le générique masculin est employé sans discrimination et uniquement dans la but d'alléger le texte.Photos couverture: Jean Doyon et Patrick Vincent Depuis la tenue de notre dernière assemblée générale annuelle, j\u2019ai l\u2019honneur de vous représenter à titre de président de notre Fédération.Je suis très conscient que chausser les souliers de mon prédécesseur ne sera pas une tâche facile.Au fil des ans, M.Germain Chabot s\u2019était acquis une grande crédibilité et il avait le respect de tous.Sa grande connaissance de tous les dossiers défendus par la Fédération le rendait très efficace à toutes les tables de travail auxquelles il participait.Je profite de l\u2019occasion pour le remercier au nom de tous les producteurs de grandes cultures du Québec et lui souhaiter bonne chance dans les nouveaux défis qu\u2019il relèvera.Je possède cependant plusieurs atouts pour m\u2019acquitter adéquatement de cette tâche.Mon implication à la présidence du CPVQ.organisme de concertation chargé d\u2019identifier les besoins et priorités de recherche et de développement, a contribué à parfaire ma connaissance des divers intervenants du domaine des productions végétales.De plus, au cours de ma participation au poste de vice-président de la Fédération durant les dix dernières années, j\u2019ai véritablement acquis une excellente connaissance des dossiers.Par ailleurs, je suis persuadé que l\u2019assistance d\u2019une équipe d'administrateurs dynamiques et impliqués ainsi que du personnel expérimenté sont des facteurs déterminants dans l\u2019exécution de cette fonction.Finalement un mandat clair, tracé par les délégués lors de nos dernières assises annuelles.La priorité sera assurément dirigée vers la défense de nos régimes de stabilisation du revenu, lesquels ont fait la preuve de leur efficacité au cours des ans.À mon avis, nos régimes de stabili- sation sont actuellement remis en question sous de faux prétextes.Une assurance, dont le coût de la prime équivaut à supporter le tiers de la perte et qui compense en fonction du coût de production des fermes les plus efficaces, m\u2019apparaît véritablement une sécurité minimale dont nous avons besoin pour continuer à investir en agriculture.Si l\u2019État n\u2019est pas prêt à garantir ce minimum et laisse la situation se détériorer, les coûts n\u2019en seront que plus élevés pour nos gouvernements pour rebâtir les structures de production.Cependant, il faut nous assurer de tout mettre en oeuvre pour réduire les paiements du gouvernement du Québec.C\u2019est pourquoi nos délégués nous ont mandatés d'aller chercher tout ce qui nous revient auprès du gouvernement fédéral en participant au programme CSRN et, en second lieu, en investissant davantage dans la recherche afin d\u2019améliorer notre compétitivité et, par le fait même, en réduisant les coûts de nos programmes de soutien.Un autre aspect qui doit retenir notre attention est sans contredit l\u2019agriculture durable.Nos délégués ont d\u2019ailleurs réagi très positivement en nous demandant de mettre en place un Plan de gestion responsable en environnement.Je crois qu\u2019il est primordial que la Fédération soit proactive à l\u2019égard de cette question, car nous devons immédiatement agir si nous voulons obtenir des résultats positifs au cours des prochaines années.Loin de moi l'idée qu\u2019il nous faille changer toutes nos techniques culturales actuelles.Par ailleurs, je suis persuadé qu'il y a place à l\u2019amélioration et qu\u2019une démarche graduelle permettra de produire en utilisant des méthodes plus respectueuses de l\u2019environnement, tout en maintenant la rentabilité de nos fermes.Bien qu\u2019il y ait plusieurs autres dossiers à défendre, je perçois la sécurité de revenu et l\u2019agriculture durable comme étant les dossiers prioritaires pour 1998.Je compte sur l'appui de tous pour les mener à bien.* Président de la Fédération des producteurs de cultures commerciales Denis Couture' GRANDES CULTURES Juillet 1998 page 3 Un rendement accru \u2014 que seule la nouvelle génération d'hybride de maïs de semence de marqu : :oneer® peut vous offrir.Des études ont démontré qu'ils permettent d'obtenir une meilleure récolte, donc un meilleur rendement a l'hectare, ce qui signifie une augmentation de vos r 'v mus.La performance révolutionnaire associée à Pioneer continue de s\u2019améliorer! «Vous n\u2019avez encore rien vu» 2250 à 2725 UTM 2750 à 2900 UTM 2950 à 3200 UTM 3250 à 3400 UTM PIONEER PIONEER PIONEER PIONEER PIONEER PIONEER PIONEER PIONEER 39K72 PIONEER 39K73 Bt [miiismi] PIONEER 39B42 PIONEER 39J69 Bt NOUVEAU 2250 UTM NOUVEAU 2250 UTM NOUVEAU 2325 UTM NOUVEAU 2350 UTM PIONEER 39T68 NOUVEAU 2350 UTM PIONEER 39K38 /§5\\ PIONEER f W « \"W'W I ESSE Bt PIONEER 38B50 2400 UTM NOUVEAU 2625 UTM NOUVEAU 2650 UTM NOUVEAU 2725 UTM #=hl drill\t\t\t\t¦1 \t2750 UTM\t\tBt 4?,\t2800 UTM \t\t\t\t Æ6\\ PIONEER\t\t\tPIONEER\t \t\t\t\tWH* \t2750 UTM\t\t\t \t\t\t\t2850 UTM PIONEER\t\t\t/36\\ PIONEER\t renE ^.Service de mise EN MARCHÉ DES GRAINS ^Planification des cultures \u2022 Gamme complète \u2022\tENGRAIS \u2022\tPESTICIDES \u2022\tSEMENCES \u2022.CÉRÉALES ET SOJA DE MARQUES PRIVÉES ET PUBLIQUES \u2022_ GRAINES FOURRAGÈRES MAPLESEED + 1_maïs ZENECA \u2022 CANOLA H.L.99 180, montée Ste-Marie, Ste-Marthe (Cté Vaudreuil) Québec JOP1W0 (514) 459-4288 1-880-363-5146 Fax : (514) 459-4216 avis Une épidémie de marijuana dans les champs de maïs Que faire pour combattre le fléau ?Stéphane Gagné Automne 1996.Un producteur de maïs de la région de Saint-Hyacinthe que nous nommerons Claude récolte son champ.Soudain, il découvre des trous où des plants ont été mis et ensuite récoltés.Il recueille un échantillon et réalise qu\u2019il s\u2019agit de plants de marijuana.L\u2019an dernier, il a fait la même découverte lors de la récolte et il s\u2019attend à ce que les planteurs clandestins reviennent aussi cette année.Il se sent impuissant face à cette situation.« J\u2019ai 400 hectares de terres répartis en plusieurs parcelles, dit-il.Il m'est impossible de surveiller tout l\u2019été le va et vient sur mes terres.» Les pertes financières ( plutôt minimes ) rattachées à ces opérations sont secondaires pour lui.Ce qui le dérange le plus ce sont les coûts sociaux liés à ce genre d\u2019activités (ex.: accoutumance à une drogue illégale chez les jeunes) en plus de l\u2019atteinte à sa propriété.Ajouter à cela qu'il aurait pu endommager sa machinerie en raison de la présence à certains endroits de piquets de fer ( pour des raisons qu\u2019il ignore ).Le cas de Claude est loin d'être unique.Dans les régions de la Montérégie, de Lanaudière et de la Mauricie, la plantation clandestine de marijuana dans les champs de maïs a pris des allures épidémiques.La région de Saint-Hyacinthe est la plus touchée : en 1997, plus du tiers des 42 000 plants saisis au Québec l\u2019ont été dans cette région.Dans certaines municipalités ( comme Saint-Pie ), un producteur de maïs sur deux avait des plants de marijuana dans son champ.Pourquoi le maïs?À cause de la qualité des sols et de la hauteur du maïs qui dissimule bien les plants de marijuana.Résultat: plus des deux tiers des plants de « pot » mis en terre au Québec se retrouvent dans les champs de maïs, selon André Potvin, agent d'information à la GRC de Saint-Hyacinthe.L\u2019autre tiers se retrouve dans les boisés ( souvent près d\u2019un point d\u2019eau pour un arrosage plus facile ) et les érablières.Même si certains plants sont saisis, l\u2019opération demeure rentable pour les narcotrafiquants (membres des nombreuses gangs de motards criminalisés) puisqu\u2019un plant mature vaut 2000$ sur le lucratif marché de la drogue.TOLÉRANCE ZÉRO Pour contrer ce fléau, les producteurs de la région de Saint-Hyacinthe ont décidé d\u2019agir.À l\u2019automne 1997, ils ont adopté une résolution visant à combattre la présence de marijuana dans leur champ.Avec la collaboration des corps policiers, ils espèrent enrayer ce problème.Une première règle consiste à aviser les corps policiers ( police municipale, la Sûreté du Québec ou la GRC ) dès la découverte de marijuana sur ses terres.Souvent les plants sont répartis en plusieurs petites zones dans le champ du producteur.Il ne faut pas les arracher soi-même ou tenter de les détruire avec de l\u2019atrazine ou du roundup, affirme André Potvin.Certains producteurs ont tendance à « étouffer l\u2019affaire » pour ne pas mêler la police à l'affaire et avoir des problèmes ( genre représailles ), par la suite, avec les planteurs clandestins.Or, M.Potvin tient à rassurer les producteurs.Aucune représaille n'a été rapportée, à ce jour, chez les producteurs qui ont signalé la présence de marijuana sur leurs terres.À la GRC comme dans les autres corps policiers, on prend toutes les précautions nécessaires pour éviter que le producteur dénonciateur ait des problèmes.« La dénonciation est faite sous le couvert de l\u2019anonymat, affirme André Potvin.La GRC ne demande pas le nom du producteur et celui-ci n'a pas à aller témoigner en cour.Lors des grosses saisies, aucun nom n\u2019apparaît dans les communiqués de presse.» Ne pas dénoncer peut comporter certains risques, selon M.Potvin.« Un producteur qui garde le silence peut se retrouver un de ces jours nez à nez avec un planteur car ceux-ci retournent souvent sur les lieux de plantation pour les entretenir (mettre de l\u2019engrais, arroser.) dit M.Potvin.Et quelques fois, ces gens sont armés.» Selon M.Potvin, il y a de multiples façons de détecter la présence de marijuana sur une terre agricole : traces de véhicule inhabituelles, véhicules stationnés en bordure du chemin à la brunante, phares éteints, va-et-vient inhabituels.Certains planteurs sont moins discrets: ils se déplacent en hélicoptère ou en avion sur les lieux de leurs plantations ! En échange de sa collaboration avec les corps policiers, le producteur peut exiger de la discrétion dans les opérations d\u2019arrachage de plants.Il peut, par exemple, demander à ce que l\u2019opération se déroule lorsque ses enfants sont à l\u2019école.Les corps policiers acceptent aussi de prendre toute la responsabilité de la découverte des plants pour éviter que les producteurs aient des problèmes avec les planteurs.La marijuana dans les champs de maïs est très facile à repérer du haut des airs.« Tout policier expérimenté sait très bien le faire, dit André Potvin et cela, même, si les techniques de dissimulation se raffinent.» M.Potvin cite le cas d\u2019une plantation où on avait attaché des épis de maïs aux plants de marijuana pour mieux les cacher.Le stratège s\u2019est toutefois avéré peu efficace : les plants ont quand même été découverts.Lors de l\u2019arrachage des plants par les corps policiers, tout dommage causé aux plantations de maïs peut faire l\u2019objet d\u2019une réclamation.M.Potvin tient toutefois à préciser que les dommages faits par les planteurs ne peuvent être compensés.Les opérations des corps policiers chez les producteurs ont toutes les mêmes objectifs : réduire le commerce illicite de marijuana et développer un lien de confiance avec les producteurs de façon à éliminer la présence de l\u2019herbe au moins sur les terres agricoles.Car les policiers ne sont pas naïfs: ils savent très bien que le « pot », ça pousse bien partout.GRANDES CULTURES Juillet 1998 page 12 coût de production Le coût de production de l\u2019avoine et de l\u2019orge Denis Pelletier* Après vous avoir présenté le coût de production du maïs-grain dans notre numéro d\u2019avril, ce mois est consacré aux cultures de l'avoine et de l\u2019orge.La dernière mise à jour concerne la saison de production 1996.L\u2019indexation de l\u2019année 1997 sera effectuée vers le mois de novembre lorsque le prix moyen de vente de la récolte sera connu définitivement.Un espace vous a été réservé afin que vous puissiez y inscrire les données s\u2019appliquant à votre exploitation.Dans le tableau 1, la ferme-type à laquelle s'applique le coût de production vous est présentée.Il est important de préciser qu\u2019à l'origine, c\u2019est à dire au moment de réaliser l'enquête de coût de production en 1991, la ferme-type comptait les deux tiers de ses superficies en maïs-grain.Le tiers qui restait était composé de trois cultures parmi les quatre suivantes: le blé de consommation humaine, le blé fourrager, l\u2019orge ou le soya.Il n\u2019y avait pas de coût de production prévu pour la culture de l\u2019avoine.Le coût de production de l\u2019avoine a ensuite été dérivé des cul- Tableau 1 :\t\t DESCRIPTION DE LA FERME-TYPE DE 1991\t\t Ferme-type\tDans une zone de plus de 2 500 UTM, 250 ha en culture dont 166,6 ha de maïs-grain et 83,4 ha de céréales ou de soya (3\t \tcultures de 27,8 ha).\t Fonds de terre\tPropriété = 159,9 ha dont 150,9 ha drainés (94,4 %) Location = 90,1 ha dont 41,8 ha drainés (46,4 %)\t Bâtiments\tPlan de séchage avec séchoir continu et capacité d\u2019entreposage\t \tde 1 146,6 tm.\t \tAvoine\tOrge Actif\t73 834,00 $\t75 068,00 $ Passif\t34 682,00 $\t35 955,00 $ Avoir propre\t39 152,00 $\t39 113,00 $ \tRendement\tTravail \t(tm/ha)\tExploitant\tSalarié (Heures)\t(Heures) Avoine\t3,13\t153,5\t89,5 Blé fourrager\t3,4\t154,6\t90,9 Blé humain\t3,4\t158,4\t93,8 Maïs-grain\t6,6\t1 036,4\t855,2 Orge\t3,4\t154,6\t90,9 Soya\t2,7\t152,6\t125,1 MAROT msw I, :?ÎSl > Il V.¦ | - 'Ü .«M Manutention Séchage Mjm Nettoyage Entreposage LES INDUSTRIES MILPRO INC.LAW-MAROT INC.1150, Brouillette St-Hyacinthe, Qc J2T2G8 Tél.: (450) 771-2404 poste Fax: (450) 771-4340 Concepteur ,a6S\"é preneur A\u2019exfiéncence d 'une yéuénution, lu d une tradition GRANDES CULTURES Juillet 1998 page 13 coût de production \tAvoine Votre ferme\tOrge\tVotre ferme Semences\t\t\t Taux de semis (kg/ha)\t116.3\t150\t Prix ($/sac)\t14.92\t16.46\t Fertilisants et chaux N (kg/ha) P (kg/ha) K (kg/ha) Chaux (kg/ha) Prix de la chaux ($/t.m.) Location de terre (drainée ou non) (1)\tPrix ($/ha) x ha loués (2)\tSuperficie totale (louée ou proprio) (1)/(2) (montant à inscrire au tableau 2) Main d\u2019oeuvre Salarié ($/heure)\t8.89\t____________ 8.89 Contributions patronales ($/heure)\t1.92\t____________ 1.92 Carburant et lubrifiant Consommation diésel coloré (litre/ha)\t83.8\t_____________ 83.8 Prix ($/litre)\t0.33\t_____________ 0.33 Propane Coût ($/litre)\t0.257\t 0.257 Consommation (litre/t.m.total)\t4\t 3 Humidité du grain début\t18%\t 18% Transport hors-terme Coût ($/t.m.)\t7.13\t____________ 7.13 Poucentage de grain livré\t70.8%\t____________ 53.1% Assurances diverses (ne pas inclure ASRA et ass.-récolte) Autres trais Téléphone, honoraires, cotisations UPA et FPCCQ, fournitures Formation, immatriculation, frais d\u2019adm.du paiement anticipé Amortissement Mach., bâtiment et drainage Méthode linéaire Dépend de la durée de vie économique, de la valeur de récupération et de l\u2019âge à l'achat Travail de l\u2019exploitant Ouvrier spécialisé ($/heure)\t23.09\t_____________ 23.09 Rémunération de l\u2019avoir du prop.\t7.66%\t_____________ 7.66% Avoir ($)\t39 152\t_____________ 39 113 50 20 20 0.26 30.79 70 30 20 0.42 30.79 GRANDES CULTURES Juillet 1998 page 14 coût de production Tableau 2 : COÛTS DE PRODUCTION DE L\u2019AVOINE ET DE L\u2019ORGE DE JANVIER À DÉCEMBRE 1996 Récolte d\u2019avoine 1996\t(A)\ttonnes\t\t\tRécolte d\u2019orge 1996 (A)\t\ttonnes Superficie en avoine\t(B)\tha\t\t\tSuperficie en orge (B)\t\tha Rendement (A-^B )\t(C)\ttm/ha\t\t\tRendement (A * B) (C)\t\ttm/ha 1 acre = 0,4047 hectare\t\t\t\t\t\t\t \t\tAVOINE\t\t\t\tORGE\t \tModèle\tD\tE\tF Modèle\t\tD\tE\tF \t$/ha\t$/tm $ total\t$/ha\t$/tm\t$/ha\t$/tm $ total\t$/ha $/tm \t\t\t(D -r B)\t(E t C)\t\t\t(D + B) (E- C) Semences\t49.75\t15.89\t\t\t61.73\t18.15\t Fertilisants et chaux\t60.91\t19.46\t\t\t96.01\t28.24\t Pesticides\t13.53\t4.32\t\t\t13.53\t3.98\t Location de terre\t75.23\t24.03\t\t\t75.23\t22.13\t Main-d\u2019oeuvre\t34.80\t11.12\t\t\t35.35\t10.40\t Entretien mach.\t47.69\t15.24\t\t\t47.96\t14.11\t Carburants et lubrifiants\t26.84\t8.57\t\t\t26.96\t7.93\t Gaz propane\t3.24\t1.03\t\t\t2.62\t0.77\t Électricité\t5.16\t1.65\t\t\t5.16\t1.52\t Cotis.ass.-récolte\t15.51\t4.96\t\t\t16.63\t4.89\t Transport hors-ferme\t15.80\t5.05\t\t\t12.87\t3.79\t Intérêts emprunts CT\t12.50\t3.99\t\t\t12.76\t3.75\t Frais variables totaux\t360.95\t115.32\t\t\t406.81\t119.65\t Cotisation ASRA\t90.63\t28.96\t90.63\t\t76.83\t22.60\t76.83 Entretien bâtiments\t7.13\t2.28\t\t\t7.42\t2.18\t Entretien fonds de terre\t3.71\t1.18\t\t\t3.71\t1.09\t Assurances diverses :\t9.02\t2.88\t\t\t9.21\t2.71\t Taxes foncières\t2.09\t0.67\t\t\t2.11\t0.62\t Intérêts emprunt MLT\t75.15\t24.01\t\t\t75.59\t22.23\t Autres frais\t13.89\t4.44\t\t\t15.03\t4.42\t Frais fixes totaux\t110.98\t35.46\t\t\t113.07\t33.25\t Amortissement\t98.10\t31.34\t\t\t98.99\t29.12\t Travail de l'exploitant\t127.68\t40.79\t\t\t128.51\t37.80\t Rémun.avoir du proprio\t107.88\t34.47\t\t\t107.77\t31.70\t Frais non-monétaires\t333.66\t106.60\t\t\t335.27\t98.61\t Coûts de production\t896.21\t286.33\t\t\t931.98\t274.11\t GRANDES CULTURES Juillet 1998 page 15 coût de production tures de blé et d\u2019orge.Les actifs de l\u2019entreprise consacrés aux cultures de l\u2019avoine et de l\u2019orge s\u2019élèvent respec- tivement à 73 834 $ et à 75 068$.Le rendement moyen du modèle pour ces cultures a été établi à 3,13 tonnes Photo: Patrick Vincent métriques par hectare pour l\u2019avoine et à 3,4 tonnes métriques par hectare pour l\u2019orge.C\u2019est ce rendement qui est utilisé pour le versement des compensations au régime d\u2019assurance-stabilisation des revenus agricoles.Dans le cadre du programme d'assurance-stabilisation des revenus agricoles (ASRA), les compensations ne sont pas versées en fonction du coût de production mais plutôt du revenu stabilisé, aussi connu sous le vocable de prix garanti.Le revenu stabilisé diffère du coût de production en 4 points (voir tableau 3) : on déduit les cotisations à l\u2019ASRA et à l\u2019assurance-récolte, 10 % du travail de l\u2019exploitant et la rémunération de l\u2019avoir du propriétaire.Pour l\u2019année 1996, les producteurs étaient assurés de recevoir 75 % du coût de production dans la culture de l\u2019avoine.77 % dans la culture de l\u2019orge et 85 % dans la culture de maïs-grain ( le maïs-grain a été rajouté ce mois-ci en raison d\u2019une erreur d\u2019impression dans notre numéro d\u2019avril ).La différence de couverture d\u2019une culture à l\u2019autre provient surtout de la cotisation à l\u2019ASRA qui est reliée à l\u2019écart historique entre le prix du marché et le revenu stabilisé.Donc, toute proportion gardée, la culture de l\u2019avoine a reçu des compensations plus élevées que la culture du maïs-grain.Pour cela, on remarque qu\u2019en 1996, la cotisation à l\u2019ASRA dans l\u2019avoine équivalait à environ 10 % du coût de production alors que dans la culture du maïs-grain, elle ne représentait que 3 %.En conclusion, la notion de revenu stabilisé implique que les producteurs doivent être efficaces pour demeurer en production, surtout lorsque les prix du marché traversent de longues périodes de déprime.¦
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