La terre de chez nous, 18 juillet 2002, jeudi 18 juillet 2002
[" Vol.73, n° 24 Longueuil Deux cahiers - 48 pages semaine du 18 juillet 2002 DE CHEZ NOUS Port payé à Montréal Courrier Poste Publication Enregistrement No 07665 - Contrat No 40069165 \u2018MEILLEURS IIX-PROGRAMMES Commandez (es maintenant ! Date limite 31 juillet Avis Veuillez prendre note que La Terre de chez nous ne sera pas publiée le 25 juillet 2002 Cahier spécial 15\u2018 des Agricultrices Acériculture L\u2019Union paysanne devant la Régie des marchés Page 5 PLANTEURS/SEMOIRS fsitei mat sà* Idwn* tefjfymwmékam Cm* IM »tl n» mmqm kfittii k W C*rp>«riM Cm LÉGUMES DE TRANSFORMATION La pire récolte depuis 30 ans mm rËfi\"\u2019& «Ms T ÇÊèc'i»! 'K *.a \u2022tf'v \\ Vr \u2019%; i iPanfV Susm -i Photo: Dominic Gauthier Plusieurs centaines d\u2019acres de pois destinés à la transformation ont été détruites en raison de la température détestable qu\u2019on a connue en mai et juin.ISABELLE PARADIS Les précipitations interminables qui ont empoisonné le début de la saison 2002 ont été particulièrement catastrophiques pour la culture des petits pois destinés à la transformation.Des superficies importantes ont été carrément détruites, entraînant l\u2019abandon de centaines d\u2019acres.Toutes les régions productrices ont été affectées, mais la situation est nettement plus critique dans Vaudreuil-Soulanges et au sud-ouest de Montréal, dans Saint-Jean-Valleyfield Gilles McDuff, directeur de la fédération des producteurs de légumes de transformation, ne se souvient pas de dégâts aussi majeurs depuis 1972, l\u2019année de la mise en place de l\u2019assurance-récolte.On anticipe donc des rendements très inférieurs à la normale.De nombreux champs de maïs sucré et de haricots ont également dus être réensemencés.On prévoit que la récolte sera en retard d\u2019au moins dix jours.Par ailleurs, certains n\u2019ont |nt semer leurs cornichons qu\u2019à la fin juin, les pluies ayant rendu l\u2019accès aux champs trop difficile.Intervention complémentaire Dans le secteur des légumes de transformation, plus de 95 % des producteurs sont assurés.Certains paient de grosses primes excédant parfois 10 % de la valeur, signale Gilles McDuff.C\u2019est pourquoi la Fédération estime qu\u2019une éventuelle aide cul hoc reliée à la situation actuelle ne devrait être que complémentaire afin de ne pas dissuader l\u2019adhésion aux programmes d\u2019assurance-récolte.Une équipe d'experts-conseils et de professionnels à votre service.% Analyses d'engrais de ferme Promotion Rabais de 25% &wpP£\u2019:~ ¦ Là ;fjoT?ee d'un réseau de août à octobre 2002 à votre laboratoire certifié ISO 17025 Procurez-vous les contenants adéquats et le protocole d'échantillonnage des engrais de ferme a votre coopérative. ACTUALITES ÉVÉNEMENTS À VENIR 20 juillet, 9 h, brunch des agriculteurs dans le cadre du Festival des montgolfières de Bécancour (Inf : (819)233-9242) 21-28 juillet, congrès de la Commission internationale des irrigations et du drainage CIID, au Palais des congrès, Montréal (Inf : (514)286-1050) 3 août, grand rassemblement des familles Vachon et Pomerleau, au centre de plein air de Lévis, 65 route Mgr Bourget, Lévis (Inf.: Francine Vachon (418)522-8817) 7 au 11 août, 55' exposition régionale de Montmagny ACTIVITÉS CHAMPÊTRES Mémoire et Racines Du 26 au 28 juillet de Saint-Charles-Borromée se tiendra le 8e Festival Mémoire et Racines.Une centaine d\u2019artistes animeront 100 heures de musique, danse, chansons et contes traditionnels, dans le décor unique du Parc Bosco.Au menu : Québec, Canada, Louisiane, Antilles, Maroc et Afrique.Le Festival innove cette année en invitant les participants à apporter leurs instruments et à faire valoir leur talent sur une scène spécialement réservée.Ce régal peut se savourer en famille.Avant-goût sur le site Internet : www.memoireraci-nes.qc.ca.MEC Fêtes à Saint-Paulin C\u2019est à Saint-Paulin que se tiendront du 19 au 21 juillet les Fêtes Champêtres de la Seigneurie île la Nouvelle-France.Un marché public accueillera artisans et marchands de produits du terroir.Une ferme ancestrale et plusieurs métiers du temps de la Nouvelle-France y seront également reconstitués, grâce à la collaboration de l\u2019Association d\u2019histoire vivante Québec-Canada et d\u2019Animation et Patrimoine.Des contes, des légendes, du théâtre et de la musique sont au programme.11 sera possible de connaître ou de redécouvrir les trois bières de la Nouvelle-France : l\u2019Ambrée de sarrasin, la Blonde d\u2019épautre et la Claire fontaine.Plus d\u2019informations au site www.baluchon.com ou 1 -800-789-5968.MEC SOMMAIRE Tournée des régions.6 Opinion rurale.7 Culture .9,10 Élevage .11,12,17 Chronique.13 Courrier.14 Classées.19 Économie .22 Carrières.25 Marché - Productions.28,29 Upa d\u2019est en ouest.30 FRAMBOISES Les framboises se montrent la fraise! La culture de framboises n\u2019a pas autant souffert que celle des fraises.Les framboises de l\u2019année 2002 s\u2019annoncent grosses et goûteuses, si la pluie ne fait pas défaut bien sûr.MARIE-EVE CARDINAL On prévoit une excellente saison en production de framboises chez les Roy, producteurs à Mercier.Le constat est semblable chez Louis-Marie Jutras de I.anaudière, qui s\u2019attend à de la qualité en quantité.« Les plants tint profité des derniers coups de chaleur >*, précise-t-il.En Beauce oit la température est plus fraîche, les framboises seront plutôt prêtes vers Photo: Marie-Iai Cakdina; Les cueilleurs, comme Rosemarie Carrière, apprécient la variété Festival, puisque très peu d\u2019épines jonchent ses tiges et que le fruit écarlate se détache plus facilement.la fin juillet, présage le producteur Mario Nadeau.Les framboises se sont montré la fraise il y a quelques jours et le couple de producteurs de petits fruits, Yolande et Clément Roy, était satisfait des plants chargés promettant une récolte généreuse.Quelques heures avant la rencontre des Roy, lundi, leur région avait essuyé un orage matinal, un aléas climatique toutefôis non dommageable pour les fragiles fruits.Cette manne était la bienvenue parce que leur loam sableux devenait trop sec.Heureusement, une partie de leurs terres bénéficie d\u2019une irrigation goutte à goutte.Parmi les principales variétés cultivées, la Festival est généralement la favorite.«Son fruit plus ferme se conserve mieux.Les consommateurs sont également aux anges parce qu\u2019elle est plus sucrée», explique Yolande Roy.LÉGUMES DE CHAMP Retards et maladies Les pluies diluviennes et le printemps frais laissent encore des séquelles dans les champs de légumes.Bien sûr, les cultures ont repris du mieux avec la chaleur.Mais on craint, dans certains cas, que les rendements aient été affectés de manière irréversible.Par ailleurs, les pluies diluviennes ont favorisé le développement des maladies bactériennes dans plusieurs productions, en causant des blessures aux feuilles, lesquelles ouvrent la porte aux bactéries par la suite.Les tomates ont été touchées par la moucheture bactérienne, signale Patrick Sullivan, conseiller au MAPAQ de Saint-Hyacinthe.Mais pas de signe du fameux mildiou pour le moment.On rapporte également beaucoup de pertes dans la laitue, plusieurs semis ayant été carrément noyés lors des orages violents.Les populations de pucerons et punaises seraient assez abondantes Le gouvernement fédéral investira 190 M$ pour aider les agriculteurs à faire face à la sécheresse qui sévit dans l\u2019Ouest.Quelque 110 MS serviront à améliorer l\u2019utilisation durable des terres grâce à la culture fourragère et la plantation d\u2019arbres.Le reste de l\u2019aide soutiendra des initiatives et des mesures diverses pour atténuer les effets de la sécheresse.Concrètement, des terres peu productives changeront de vocation, la superficie de pâturages et de cultures fourragè- dans la région de Québec et du Lac-Saint-Jean.Les températures élevées ont aussi favorisé la brûlure de la pointe, la montée en graine et la nécrose marginale.Bref, les laitues en arrachent.Le Réseau d\u2019avertissements phytosanitaires signale également du dépérissement pythien des racines dans la carotte ainsi que de la tache bactérienne et septorienne dans le céleri.La chrysomèle rayée du concombre est particulièrement active cette année, constate Christine Villeneuve, agronome au MAPAQ de Saint-Rémi.On croit que la clémence de l\u2019hiver a favorisé une bonne survie des populations.De plus, la croissance des plantes ayant été ralentie, elles étaient davantage vulnérables aux attaques de l\u2019insecte.Dans l\u2019ensemble des légumes de champ, les délais de récolte sont de 10 à 20 jours.I.P.res commerciales sera augmentée de manière à recouvrir davantage le sol, des haies brise-vent seront plantées, des réseaux d\u2019approvisionnement en eau seront agrandis, des reports d\u2019impôts aideront les producteurs qui ont vendu une partie de leurs animaux reproducteurs à cause de la sécheresse et le Service national sur les ressources en terre et en eau recevra 20 M$ pour améliorer ses analyses et la diffusion d\u2019information adéquate.T.L.INONDATIONS Producteurs insatisfaits L\u2019UPA de la Beauce est très déçue du peu d\u2019aide d\u2019urgence accordé par le gouvernement du Québec.Un décret du ministère de la Sécurité publique prévoit que seuls l\u2019équipement et les stocks peuvent être dédommagés.Or, les dégâts les plus importants sont liés à l\u2019érosion des terres et au dépôt de gravier et de roches sur d\u2019assez grandes superficies.Une centaine de producteurs d\u2019une trentaine de municipalités différentes ont subi des dommages importants lors des inondations du début de juillet.Les plus affectés, comme dans la région de Saint-Fphrem, estiment à 30 000 S les coûts tie réfection des berges.« Il est inacceptable que les producteurs sinistrés assument seuls les coûts de ces dommages », affirme Jean-Denis Morin, président de la Fédération de la Beauce.T.L.Incendie Dans les Cantons-de-l\u2019Fst, la porcherie de Serge Madore, située sur le chemin Madore à Barnston-Ouest, a été détruite par un incendie le lundi 15 juillet vers 14 h.En tout, 1100 porcs ont péri, soit des truies, porcelets et porcs à l\u2019engraissement.Les pompiers d\u2019Ayer\u2019s Cliff ont craint à un moment donné qu\u2019un réservoir de propane explose, car les flammes touchaient la bonbonne, mais le tout a été contrôlé.Selon l\u2019agent Jimmy Potvin de la Sûreté du Québec, la foudre pourrait expliquer ce sinistre, car il y a eu de forts orages dans cette région peu de temps avant le début de l\u2019incendie.Les dommages s\u2019élèvent à 600 000 dollars.Y.C.SÉCHERESSE Le fédéral investira 190 M$ PAGE 2 TCN La terre de CHEZ NOUS, I8 JUILLET 2002 ACTUALITES FINANCEMENT ASSURÉ DU PATLQ Le centre d\u2019expertise confirmé Plioio: Pour.-Yvon Mm;in / TON 'Hasbi JM Chaque jour, le PATLQ effectue l\u2019analyse détaillée de 15 000 échantillons de lait.Au laboratoire, Sophie Dyer s\u2019assure du bon fonctionnement des appareils de mesure.PIERRE-YVON RÉGIN Le Programme d\u2019analyse des troupeaux laitiers du Québec (PATLQ) peut poursuivre le développement de son centre d\u2019expertise en production laitière.Après avoir tiré la sonnette d\u2019alarme le printemps dernier, la Fédération des producteurs de lait du Québec, principal actionnaire, vient de conclure une nouvelle entente de financement avec le ministère de l\u2019Agriculture.L\u2019accord, d\u2019une durée de cinq ans et qui doit être entériné par le Conseil du Trésor, permettra de soutenir la recherche.Créé en 1966, le PATLQ est surtout connu pour ses analyses de lait, jusqu\u2019à 15 ()()() échantillons par jour, payées par les producteurs.Rien n\u2019échappe à l\u2019examen : taux de gras, protéines, cellules somatiques.Ce qu\u2019on sait moins, c\u2019est que le Programme fournit depuis 1994 le standard du lait.Des étalons sur la composition du lait sont acheminés à près de 95 % des usines de transformation au Québec pour calibrer leurs appareils de mesure.« Nous disposons de connaissances, d\u2019une foule de données que nous pouvons transmettre aux producteurs.Gros ou petits, biologiques ou d\u2019élite, nous pouvons les aider à s\u2019améliorer, à être à la fine pointe dans le domaine », d'affirmer le président du conseil d\u2019administration du PATLQ, Gilbert Rioux.Par le biais du centre d'expertise, illustre-t-il, les producteurs ont accès à îles services de recherches que seules les grandes corporations ont la chance de s\u2019offrir.Il estime que le PATLQ a joué un grand rôle dans l'amélioration génétique du troupeau laitier québécois pour en faire le leader canadien.Ce leadership a d\u2019ailleurs été confirmé à la veille de l\u2019an 2000 quand les quatre grandes régions productrices de lait au Canada (Atlantique, Québec, Ontario et l\u2019Ouest) ont convenu de centraliser au PATLQ la compilation des données de tout le troupeau canadien.Chaque jour, les résultats d\u2019analyses de lait effectuées sur l\u2019une des 750 000 vaches laitières inscrites sur un programme de performance au Canada sont expédiés vers le siège social du PAT LQ à Sainte-Anne-de-Bellevue sur File de Montréal.Ces informations sont par la suite partagées avec d\u2019autres centres d\u2019expertise comme le Centre d\u2019insémination artificielle du Québec (CLAQ) pour lui permettre de déterminer les meilleurs taureaux.Expliquer le savoir Des 300 employés que compte le Programme, plus de 225 agents œuvrent en région et effectuent tout près d\u2019une visite par mois chez chacun des 6700 clients (78 % des 8500 producteurs québécois).Le rôle de ces agents est jugé essentiel : l'an dernier, une portion impressionnante de 4,8 % du budget de l\u2019organisme a été consacrée à la seule formation de ce personnel., « La dimension humaine va demeurer», promet Gilbert Rioux.« Les deux tiers de notre budget, d'enchaîner Bertrand Farmer, directeur général, sont investis dans notre personnel, dans la connaissance, dans le monde qui se rend à la ferme pour donner des conseils.Si l\u2019alimentation du troupeau coûte trop cher, si les vaches vêlent trop tard, c\u2019est ça que nos agents sont en mesure de voir.» Doté d\u2019un budget de plus de 15 MS, le PA TLQ finance la majeure partie de ses activités à l\u2019aide des revenus tirés des services rendus aux producteurs laitiers.Depuis un peu plus d\u2019un an, plus de 40 % d\u2019entre eux utilisent les communications par Internet afin d\u2019obtenir les résultats de leur analyse de lait.S\u2019il faut compter une bonne semaine par la poste, Internet rend aujourd\u2019hui les résultats disponibles en moins de 72 heures, 24 heures même pour les analyses de foin! « Les producteurs peuvent s\u2019ajuster rapidement avec Internet », mentionne Bertrand Farmer.Analyses à la ferme Sans inquiéter, la diminution du nombre de fermes laitières indique aux administrateurs du Programme que les services devront être davantage spécialisés dans l\u2019avenir.Le jour n\u2019est peut-être pas loin oit le PATLQ devra offrir des analyses sur les fermes qui seront plus informatisées et plus automatisées.Des normes de qualité plus élevées, des analyses de lait oméga 3 et la chasse à la leucose font également partie des défis qui attendent le PATLQ.« Vétérinaires, syndicats de gestion et autres, on va devoir se parler pour harmoniser nos conseils.L\u2019individualisme des organisations est appelé à disparaître », croit Bertrand Farmer.Plus d\u2019aires protégées THIERRY LARIVIÈRE Le gouvernement du Québec passe finalement à l\u2019action et vient de soustraire 32 000 kilomètres carrés du territoire de toute forme d\u2019exploitation commerciale.L\u2019ajout de 11 aires protégées et de six parcs permettra de faire passer de 2,9 % à 4,8 % la superficie protégée au Québec.Le plan d\u2019action stratégique prévoit protéger 8 % du territoire d\u2019ici 2008.Les 11 territoires, situés sur la Côte-Nord, mis en réserve sont les suivants : un secteur des vieilles forêts de l\u2019île René-Levasseur; une grande partie des monts Groulx; un vaste secteur de forêt résineuse, de tourbières et de landes sèches du lac Gensart; un secteur représentatif des paysages de drumlins du lac Bright Sand; la partie nord du bassin versant de la Matamec; les massifs de forêt de pin gris, de collines et la vallée des lacs Belmont et Magpie; les buttes du Lac aux sauterelles; plus de 4000 km2 de la magnifique vallée de la rivière Natashquan; un grand territoire sur la côte rocheuse d\u2019Harrington-Harbour; de très vieilles forêts des Basses collines du Lac Guer-nesé; et des collines calcaires de la région de Brador.Québec a aussi décidé de créer cinq grands parcs nationaux au nord du 52e parallèle et un sixième parc à la limite de la forêt boréale et de la taïga.En tout, les parcs couvriront 19 000 km2 du territoire.Cette mesure va tripler la superficie de parcs nationaux de la province.Rien n\u2019est encore certain en ce qui concerne les aires protégées supplémentaires prévues plus au sud du Québec.Les annonces actuelles ne concernent généralement pas des territoires sous contrat d\u2019approvisionnement et d\u2019aménagement forestier (CAAF).Seule l\u2019entreprise Kruger a cédé quelques forêts exploitables commercialement.Le gouvernement souhaite néanmoins mettre en réserve des territoires représentatifs des différents écosystèmes de la province.Les forêts de feuillus, par exemple, devraient normalement faire partie du plan.ENCAN PRINCEVILLE Fermeture partielle Réseau Encans Les lundis d\u2019encan à Princeville sont maintenant chose du passé.La Fédération des producteurs de bovins du Québec vient d\u2019ordonner la fermeture, du moins partielle, de l\u2019Encan de Princeville dans le cadre de son projet de Réseau Encans Québec.L\u2019Encan de Princeville ne demeurera ouvert que pour les ventes spécialisées de veaux d\u2019embouche, la première étant prévue le 22 août prochain.Cette spécialisation de l\u2019Encan de Princeville limitera à huit le nombre d\u2019encans au cours de l\u2019automne.Les ventes de bovins de réforme qui avaient habituellement lieu à Princeville le lundi, ont été déplacées vers l\u2019Encan de Danville à environ une cinquantaine de kilomètres.Pour accepter ce changement, l'Encan de Danville tiendra ses ventes le mardi au lieu du mercredi, et ce, à compter du 23 juillet.U n porte-parole de la Fédération a expliqué qu\u2019un trop grand nombre d'encans au Centre-du-Québec, même après la récente réorganisation, justifiait la fermeture partielle de Princeville.De plus, la spécialisation de Princeville dans le veau d\u2019embouche va permettre d\u2019améliorer l'aspect sanitaire des installations.Pour éviter la transmission des maladies, les responsables des encans respectaient un vide sanitaire, une période d\u2019environ deux jours, entre deux ventes d\u2019animaux.En comparaison, le nouvel encan de Saint-Isidore sera doté îles équipements de nettoyage et de traitement des résidus permettant de tenir une vente de bovins de réforme le mercredi, suivie d\u2019une vente de veaux d\u2019embouche le vendredi.Dernier impact de ce réaménagement, l\u2019Encan de Saint-Stanislas de la famille Lafranee cessera complètement ses activités à compter du 1\u201d août prochain.P.-Y.B.La TERRI- DE Cl 1EZ NOUS, 18 JUILLET 2002 - PAGE 3 ACTUALITES Le Nouveau-Brunswick veut attirer Viandes du Breton\t: ALAIN LAVOIE COLLABORATION SPÉCIALE DALHOUSIE - Le gouvernement du Nouveau-Brunswick déploie des efforts importants afin de convaincre Viandes du Breton à reconstruire son abattoir dans cette province.« Il y a des pourparlers entre les gens du gouvernement du Nouveau-Brunswick et l'entreprise pour voir comment on peut les aider à rétablir leur entreprise.Si on peut les aider tout en créant des emplois au Nouveau-Brunswick et une plus grande prospérité chez nous, c\u2019est ce qu\u2019on veut.Ça fait partie de notre Plan de prospérité », a dit le premier ministre Bernard Lord au journal la semaine dernière en marge d'une rencontre de presse à Dalhousie, une petite ville du nord de la province.Bernard Lord veut transformer le Nouveau-Brunswick « en un aimant d\u2019investissements.Et, si cela peut se faire avec Viandes du Breton, tant mieux », ajoute-t-il.Photo: A1AIN IA VOIE Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Bernard Lord, en conférence de presse à Dalhousie dans le nord de la province.Ce dernier soutient que sa province est une terre fertile pour l\u2019accueil et l'avenir des entreprises.« Si cette entreprise (du Breton) est intéressée à venir dans la province, il y a certaines choses que le gouvernement du Nouveau-Brunswick peut faire.Il y a un environnement d\u2019affaires qui est très propice au développement ici.On a des plans de développement au niveau de l\u2019agriculture, de la valeur ajoutée et de l\u2019exportation.Ce sont des choses qui peuvent intéresser du Breton qui a des installations importantes au Nouveau-Brunswick.» Bernard Lord a aussi évoqué la possibilité que du Breton scinde son projet de Notre-Dame-du-Lac; une partie au Québec et une autre au Nouveau-Brunswick.«Le Nouveau-Brunswick est très familier pour cette entreprise.C'est à eux à prendre une décision d\u2019affaires pour voir si c\u2019est mieux de concentrer leurs activités aux Québec ou encore de les partager entre le Québec et le Nouveau-Brunswick.» Très discret, le premier ministre Inrd a avoué au journal que le moratoire sur le développement de l\u2019industrie porcine au Québec pourrait faciliter le déménagement de l\u2019abattoir du Breton.« C\u2019est possible! C\u2019est possible! », dit-il.Une chose est certaine, Bernard Inrd n\u2019hésitera pas un seul instant à mettre son poids dans la balance afin d\u2019inciter l\u2019entreprise beauceronne à s\u2019installer au Nouveau-Brunswick.«Des gens de notre gouvernement ont eu des discussions avec Viandes du Breton.Iæs discussions vont dans les deux sens.Et s\u2019il y a besoin pour avoir d\u2019autres discussions, elles auront lieu.Je les ai encouragés à parler parce que ce groupe connaît du succès ici, au Nouveau-Brunswick, et s\u2019ils veulent faire de l'expansion ici, tant mieux, l'ai déjà rencontré les gens de du Breton, mais c\u2019était avant l\u2019incendie.Mais s\u2019il y a un besoin dans l\u2019avenir pour que je m\u2019implique dans le dossier, ça me fera plaisir de le faire.» Rappelons que l\u2019abattoir des Viandes du Breton, à Notre-Dame-du-Lac, dans le Témiscouata, a été détruit au milieu du mois de mai dernier privant de travail quelque 450 travailleurs.I PRODUCTION PORCINE Bye-bye les cow-boys ! MARC-ALAIN SOUCY Claude Lafleur, le secrétaire général de la Coopérative fédérée de Québec, a suscité l\u2019intérêt des médias qui suivent l\u2019agriculture de près en dénonçant les producteurs de porcs « mal élevés » qui manquent de civisme, polluent et épandent leur fumier sans tenir compte de l\u2019environnement et de la population.Cette minorité de « cow-boys », comme les qualifie Claude Lafleur, ternirait l\u2019image de toute l\u2019agriculture.« .tant qu\u2019on aura cette minorité d\u2019individus mal élevés, l\u2019ensemble de la profession agricole sera méprisé, voire même détesté », écrit-il dans le dernier numéro du Coopérateur agricole.Claude Lafleur plaide pour la fierté d\u2019être agriculteur.Il invite du même souffle à « rabrouer systématiquement les collègues délinquants ».Il jette au passage un pavé dans la mare de l\u2019Union paysanne qu'il qualifie «.de paysans de fin de semaine et d\u2019imposteurs qui se réclament de la profession agricole et qui suffoquent d\u2019indignation à la moindre odeur agricole ».Le secrétaire général ne précise pas comment rabrouer les cow-boys.11 prévient cependant qu\u2019il faudra du courage et de l\u2019audace pour appliquer un tel programme.C\u2019est aussi, selon lui, le seul moyen d\u2019assurer la survie des productions animales au Québec.Clément Pouliot, le président de la Fédération des producteurs de porcs du Québec, n\u2019est pas choqué de ces propos.« J\u2019imagine que s\u2019il a fait ces déclarations c\u2019est qu\u2019il avait de bonnes raisons », dit-il.Le président n\u2019endosse cependant pas plusieurs des idées émises par Claude Lafleur dans son texte.Il n\u2019est pas d\u2019accord avec celle de dénoncer et de rabrouer les producteurs de porcs irrespectueux de l\u2019environnement et de leurs voisins.« Nous avons une façon d\u2019intervenir à la Fédération qui est basée sur la sensibilisation et la responsabilisation des producteurs.C\u2019est toujours la méthode que nous préconisons.S\u2019il fallait commencer à se pointer du doigt l\u2019un l\u2019autre où cela nous mènerait-t-il ?Les différentes productions agricoles pourraient en venir à s'accuser mutuellement.J'ai beaucoup de réserves à utiliser de telles méthodes », admet-il.Clément Pouliot se dit incapable de donner des chiffres sur la petite minorité de « cow-boys » qui ne respecte pas les normes environnementales.« Même le ministère de l\u2019Environnement ne connaît pas le nombre de ces producteurs.Cette situation sera corrigée avec l\u2019application du principe des rejets réels », a-t-il conclu.PAGE 4 - La terre de chez nous, ta juillet 2002 USINE DE NOTRE-DAME-DU-LAC Le dossier progresse.CARL THÉRIAULT COLLABORATION SPÉCIALE Quelques progrès ont été enregistrés ces dernières semaines dans le dossier de la reconstruction de l\u2019usine du Breton incendiée le 14 mai et ce même si le ton a monté entre le ministre à l\u2019Environnement et à l'Eau du Québec, André Bois-clair et la compagnie beauceronne.Le ministre voit une forme de chantage dans les hésitations de Viandes du Breton à reconstruire son abattoir de Notre-Dame-du-Lac au Témiscouata à cause des effets du moratoire sur les porcheries.« Que la compagnie se serve de l\u2019incendie pour télescoper un nouveau projet, j\u2019y vois une forme de chantage qui n\u2019honore pas ces gens qui devraient être plus responsables à l'endroit de la communauté de Notre-Dame-du-Lac.Il 11e faudrait pas profiter de l\u2019incendie pour télescoper deux débats, celui de la reconstruction et celui de l\u2019expansion de l'industrie porcine », a déclaré le ministre lors de son passage à Mont-Joli au Bas-Saint-Laurent.Du Breton tient toujours le même discours : le moratoire sur la production porcine aura pour conséquences de limiter le développement de la production porcine au Québec et la progression future de la compagnie si elle décidait de rebâtir ses installations té-miscouataines.« Quand on reconstruit aujourd'hui lentement des installations, c\u2019est pour les rendre plus fonctionnelles dans une perspective de développement », a précisé, Marie-Claire Ouellet île la firme de relations publiques National.Du côté des relations patronales-syn-dicales, tout est au beau fixe.Une entente de principe est intervenue entre la compagnie beauceronne et le syndicat des travailleurs CSN pour la signature d\u2019une convention collective d\u2019une durée de dix ans.L\u2019actuelle convention collective vient à échéance en avril 2003.Le gouvernent du Québec a aussi déposé une « offre » à la compagnie.« C'est une offre d\u2019intérêt que nous avons fait parvenir à l\u2019entreprise.Tant qu'il n\u2019y aura pas de réaction de l\u2019entreprise, on ne pourra dévoiler le contenu de cette proposition d\u2019affaires », a exprimé Stéphanie Gareau, attachée politique au cabinet du ministre de l\u2019Agriculture du Québec, Maxime Arseneau.La province du Nouveau-Brunswick a déjà acheminé son offre.Du Breton y voit plutôt une lettre d\u2019information d\u2019investissement Québec qui ne constitue pas une offre en bonne et due forme.La compagnie invoquait généralement trois raisons pour ne pas statuer rapidement sur un projet de reconstruction : la paix sociale avec le syndicat, la construction d\u2019infrastructures municipales adéquates pour le traitement des eaux usées et le moratoire sur l\u2019industrie porcine.l ACTUALITES AGENCE DE VENTE DU SIROP L\u2019Union paysanne veut un référendum QUOTA DE POULET Des coqs suscitent la controverse THIERRY LARIVIÈRE L\u2019Union paysanne poursuit sa croisade contre l\u2019agence de vente du sirop d\u2019érable.Après la tenue de huit assemblées publiques, l\u2019Union paysanne demande maintenant à la Régie de tenir un référendum pour remettre l\u2019agence de vente en question.Une requête détaillée en ce sens a été présentée devant la Régie des marchés agricoles par Russell O'Farrell et Maryse Guay au nom du comité acéricole de l'Union paysanne.« Les modalités de paiement et d\u2019hypothèque, qui sont les choses les plus graves, n\u2019étaient pas connues au moment de l\u2019assemblée de l\u2019an 2000 », avance Roméo Bouchard, président de l\u2019Union paysanne, qui craint les risques financiers liés à l'agence de vente.Selon les chiffres du comité acéricole, environ 830 producteurs ont assisté aux huit réunions organisées par l\u2019Union paysanne pour dénoncer les risques financiers qui découleraient de l\u2019agence de vente du sirop d\u2019érable.Environ 400 personnes auraient d\u2019ailleurs signé une pétition contre l'agence de vente.Rappelons toutefois que l\u2019agence avait été approuvée lors de l\u2019assemblée générale de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec par tous les délégués élus par l\u2019ensemble des quelque 7000 entreprises acéricoles du Québec.Après deux ans d\u2019attente, le paiement complet du sirop de la récolte 2000 pourrait bien être complété cet automne.Une décision de la Cour supérieure vient d\u2019obliger la Sucrerie du Sommet, dont le président est Yves Bernard, à rembourser la contribution d\u2019un cent et quart la livre retenue illégalement sur le sirop et à payer ce qui restait dû pour la récolte 2000.lxi Cour supérieure rejette la requête en révision judiciaire d\u2019une décision de la Régie des marchés agricoles.Le tribunal affirme que la Régie possède « indiscutablement » le droit d\u2019ordonner le paiement du prix minimum prévu à la convention.Plus d\u2019une centaine de producteurs acéricoles ont déjà obtenu gain de cause pour le paiement de leur sirop de 2000 en déposant un grief devant la Régie.Des requêtes collectives remplacent maintenant cette procédure longue et fastidieuse pour la Régie et pour les acériculteurs qui devaient attendre que leur dossier soit traité.Di Régie entendra donc une requête collective contre Produits alimentaires Même si Roméo Bouchard s\u2019adresse aujourd\u2019hui à la Régie pour une requête, il critique le travail antérieur de cette dernière qui possède, selon lui, un « pouvoir exorbitant » et s'apparente trop souvent à un « tribunal de l\u2019UPA ».L\u2019Union paysanne annonce d'ailleurs déjà qu\u2019elle ira en appel si la Régie refusait sa demande.Rappelons que la Financière et la Fédération ont déjà affirmé publiquement que l'agence de vente ne représente pas un risque financier déraisonnable pour les producteurs.Roméo Bouchard a « fait part » à la '/'erre d'une rumeur selon laquelle la Financière était insatisfaite de la gestion de l\u2019agence de vente et songeait à la placer sous « tutelle ».«Ce n\u2019est pas du tout le cas.L\u2019agence va au-delà de nos espérances », rétorque Dominic Vignola, responsable du dossier de l\u2019agence de vente à la Financière agricole du Québec.Ce dernier ajoute que la marge de crédit de 100 MS de l\u2019agence n\u2019est utilisée qu\u2019à hauteur de 40 M$ et qu\u2019il ne prévoit pas de hausse puisque 90 % du sirop en vrac est déjà classé.« Les acheteurs paient comme prévu et même davantage », explique Dominic Vignola.Les producteurs qui participent au programme d\u2019avances recevront un paiement de 15 % de la valeur du sirop avant le mois de septembre.Ils auront alors 95 % de la valeur île leur sirop entre les mains (pour les quatre premières classes).Ceux qui ne participent pas au programme d\u2019avance recevront bientôt un chèque qui couvre 40 % de la valeur de leur sirop, ce qui dépasse les exigences du règlement de vente.Jacques et Fils le 2 août, contre Produits de l\u2019érable du Grand Nord le 15 août et un peu plus tard contre Produits de l'érable Bolduc et Fils.Bien que les causes puissent être différentes, la décision de la Cour supérieure en ce qui concerne la Sucrerie du Sommet pourrait décourager les autres acheteurs de contester une éventuelle décision de la Régie qui serait favorable aux producteurs.Le cas de Citadelle est moins évident.La Cour supérieure a confirmé une décision de la Régie qui donnait le droit à Citadelle de ne pas payer au complet tant que le sirop n'est pas vendu.La Fédération des producteurs acéricoles ira bientôt en Cour d\u2019appel pour contester cette décision après avoir essuyé un revers en Cour supérieure.Les instances judiciaires supérieures semblent encore une fois vouloir respecter l\u2019autorité de la Régie des marchés.Même si le prix du sirop 2000, 1,56 $ la livre en moyenne, était plutôt bas, la Fédération évalue à environ 10 MS les sommes encore impayées pour cette récolte.T.L.JEAN-CHARLES GAGNÉ Des éleveurs québécois de gros coqs pestent ces jours-ci contre la Fédération des producteurs de volailles du Québec.Ils lui reprochent de ne pas prendre les mesures appropriées pour leur permettre de produire tout leur quota.Ixi fronde s\u2019organise notamment dans les régions de Lanaudière et de la Beauce.Outre la signature d\u2019une pétition, ils menacent de contester la réglementation soumise par leur Fédération devant la Régie des marchés agricoles.Ce sujet a été âprement débattu, durant quelques heures, lors d\u2019une assemblée d\u2019information tenue à Joliette, le 26 juin dernier.Les explications de la Fédération ne semblent pas avoir réussi à faire baisser la pression.Le Québec compte quelques dizaines d\u2019éleveurs de gros poulets qui produisent 10 % de l\u2019allocation dévolue au Québec par les Producteurs de poulet du Canada.Ixi planification de la production est en cause.La production de gros coqs nécessite dix semaines comparativement à huit pour le poulet de gril.Les éleveurs de gros coqs estiment que l\u2019unique calendrier de production, étalé sur huit semaines, les pénalise.« 11 y a quelques années, la production pouvait s\u2019étendre sur huit semaines ou sur dix semaines, a précisé le directeur du contingentement, François Ouellette.Mais depuis 1995, seule la période de huit semaines prévaut dans tout le Canada.Depuis cette date, a-t-il expliqué, les éleveurs peuvent toutefois regrouper leurs quotas pour éviter des pénalités de production.Un mécanisme permet de balancer leur quota à la fin de chaque période de production.Sauf que des éleveurs ont eu recours à cet outil pour éviter de produire durant les périodes moins lucratives.Pour mettre fin à ces abus, un comité formé de producteurs a proposé d\u2019ajuster la réglementation pour faciliter le travail des éleveurs de gros coqs.Ces éleveurs seraient dès lors exemptés de produire leur quota durant deux périodes non consécutives.En Ontario, les éleveurs doivent annoncer un an à l\u2019avance qu\u2019ils vont pro- Photo: Y.Giiarli bois / TC N V ^\t¦*VA> La* O duire du gros coq, a indiqué M.Ouellette.Leur marge de manœuvre est selon lui moindre que celle proposée dans la modification réglementaire soumise par la Fédération.Le président Yves Baril reconnaît d\u2019emblée qu\u2019aucun règlement ne peut habiller parfaitement tous les producteurs.« Mais la Fédération veut que les quotas appartiennent aux producteurs et soient réalisés par les producteurs.» 11 dit craindre que l'industrie ne s\u2019accapare des quotas si la Fédération autorisait leur location sur,.>rande échelle.« A la demande des producteurs, la Fédération va appliquer le règlement qui oblige chacun à produire un pourcentage de leur quota à chaque période (75 % en février 2004).» D\u2019après M.Baril, l\u2019amendement proposé au règlement n\u2019empêche pas les éleveurs de gros coqs de produire.« Cela oblige ceux qui n\u2019ont qu\u2019un poulailler à produire un élevage de poulet de gril à environ tous les quatre ans et demi, ce qui n\u2019est pas une catastrophe.» Marc Vallières, en Beauce, élève des gros coqs depuis 1976.Il dit avoir fait l\u2019expérience de la solution avancée par la Fédération qui ne reconnaît pas pleinement les besoins de cette production.« On s\u2019est ramassé avec des multiéleva-ges et avec des taux de condamnation atteignant 10 %.» M.Vallières estime que l\u2019amendement proposé élimine un élevage et demi par an alors que les abattoirs exigent un approvisionnement constant.« Nous revendiquons le droit de produire notre quota sans devoir en louer une partie ou louer des bâtisses ».Un dossier complexe La réaction des éleveurs québécois de gros coqs s\u2019expliquerait aussi par la forte régression enregistrée sur ce marché en Ontario.Une bonne proportion de ces oiseaux étaient jusqu\u2019à l\u2019automne dernier abattus dans cette province.Les éleveurs doivent ramener leurs coqs vers des abattoirs québécois qu\u2019ils ignoraient depuis quelques années.« La Fédération a toujours mal accepté que des éleveurs indépendants de gros coqs vendent directement en Ontario, a signalé M.Vallières.Si le Québec ne produit pas ces coqs, les abattoirs vont s'ap- provisionner aux États-Unis.Et si ces volailles demeurent au Québec, le prix de la volaille va baisser, surtout au moment où les inventaires sont très élevés.» La Fédération a déjà tenté de freiner les ventes de poulets vivants aux abattoirs ontariens.Elle craint que le Québec ne perde des quotas équivalents aux volumes expédiés.En 2001, ces exportations dépassaient de trois fois les entrées ontariennes.Déboutée par la Régie des marchés agricoles, la Fédération tente de régler cette question par le biais de la convention de mise en marché.Roméo Bouchard Paiement du sirop de 2000 La terre de chez nous, ui iuillet 2002 - PAGE 5 Tous droits réservés Gabourv et La Terre de chez nous TOURNEE DES REGIONS Une ferme laitière à l\u2019île d\u2019Orléans \u2019¦-'¦\u2018J?\u2019-' t Gisèle Plante, entourée de ses deux fils, Steve et Ghislain.VUS\t.L L\u2019éditorial fait encore relâche pour les trois prochaines éditions.À la place, La Terre de chez nous présente une tournée des régions agricoles.Une occasion de prendre des nouvelles des hommes et des femmes qui occupent la terre et, en cette année quelque peu mouvementée, de sonder l\u2019âme de ceux qui font l\u2019agriculture.Bonne lecture.L.H.MARIE-JOSÉE PARENT COLLABORATION SPÉCIALE L\u2019île d\u2019Orléans évoque dans l\u2019esprit de bien des gens les fraises, les pommes et les vacanciers.Mais cette île à vocation agricole à deux pas de la capitale abrite aussi des fermes qui n'ont rien à voir avec les touristes du dimanche.Parmi celles-là, la ferme du Patelin à Saint-Laurent, une entreprise laitière d\u2019une quarantaine de vaches en lactation, doit composer avec la présence de nombreux visiteurs ei l\u2019aspect patrimonial de l\u2019île.En effet, les visiteurs du dimanche ne sont pas patients avec les tracteurs sur le chemin.De plus, les résidants de l\u2019île doivent répondre à des exigences architecturales précises pour la construction de leur demeure.Mais, côté résidence, ce n\u2019est pas ce qui contraint le plus les propriétaires de la ferme, Ghislain, 30 ans, Steve, 24 ans, et leur mère Gisèle Plante.C\u2019est plutôt la mise à jour de l\u2019an 2001 de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles.Pour loger Steve, ils ne peuvent faire une annexe à la maison, mais pourraient sacrifier une partie d'un champ pour y construire une maison neuve.« C\u2019est un exemple de loi mal adaptée », croit Ghislain.Les deux frères avouent cependant que les lois sont nécessaires pour limiter les excès.« La loi a du bon sens, mais c\u2019est beaucoup de gestion », explique Steve à propos des analyses et registres exigés par le règlement sur l\u2019environnement.« Avant, on le faisait parce qu\u2019on voulait, maintenant on le fait parce qu'on est obligés », dit pour sa part Ghislain.Outre les lois, le coût exorbitant des quotas affecte ces producteurs laitiers.Pour réussir à faire vivre deux familles, plus Gisèle, ils aimeraient bien acheter 10 kg de quota supplémentaires.Malgré tout, Ghislain croit que le système de gestion de l\u2019offre est bon.Le plus beau métier Malgré toutes les contraintes et les conditions de travail qui ne se compa- reront jamais à celles des nombreux fonctionnaires peuplant Québec, Ghislain et Steve estiment qu\u2019ils font le plus beau métier du monde.Ghislain voit au troupeau et Steve est le spécialiste des champs.La production de cette année devrait d'ailleurs être bonne à tous points de vue, décrit ce dernier.La première coupe de foin a été en retard de deux semaines et elle a pris beaucoup plus de temps avant d\u2019être complétée, le 10 juillet au lieu du 24 juin.Mais la qualité est acceptable et la quantité excellente.Conséquemment au délai de la première coupe, la deuxième fauche sera également retardée.Mais les autres récoltes, maïs-grain, maïs ensilage et orge, s'annon- cent bien.Le retard a été en partie comblé avec les fortes chaleurs de la fin juin.« Tout ce qui pourrait arriver de négatif, c\u2019est une sécheresse qui nuirait au remplissage du grain », disait Steve le 12 juillet dernier.Ghislain et Steve débutent leur métier d\u2019agriculteur, depuis sept ans pour Ghislain et quatre ans pour Steve, mais ils constatent déjà qu\u2019il leur faudra détenir beaucoup d\u2019aptitudes comme gestionnaires.Leur objectif est de demeurer petits, mais d\u2019être très efficaces.Ils espèrent maintenant convaincre les juges de la 113e édition île l\u2019Ordre national du mérite agricole de cette efficacité et obtenir une médaille de bronze.LE POT DEV/ENPRA-T-IL LÉGAL f5 VOUS VOULEZ ME î?ACf4El£f?UVE PARTIE PE MON CHAMP PE MAIS T ) v LAQUELLE?/ OUSTE CELLE SociçtêdésdroguespuPueçc MOTARDS./ '¦ UTERRE DE CHEZ NOUS FONDÉE EN 1929 EDITEUR: l 'Union des producteurs ugricoles 555 bout.Roland-Thérrien, Longucuil HI! 3Y9 FAX: (450) B70-47IM1 SIT E WEB: www.laterre.qc.ca RÉDACT ION : (450) 679-8483 poste 7578 Courrier électronique: tcn@laterre.qc.ca PUBLICITÉ: (450) 679-8483 poste 7275 Courrier électronique : pub@tcn.upa.qc.ca ABONNEMENT S: (450) 679-8483 poste 7290 Courrier électronique: tirage@tcn.upa.qc.ca ANNONCES PASSÉES: (450) 679-7809 Courrier électronique: petitesannonccs@tcn.upa.qc.ca DIRECTEUR: IMNIEI.BOULANGER RÉDACTEUR EN CHEF Loïc I Limon RÉDACTEUR EN Cl IMF ADJOINT, RESPONSABLE UES PUBLICATIONS SPÉCIALISÉES Victor Carivière RESPONSABLE DE IA PRODUCTION: Carole lailancette ABONNEMENT : Micheline Courchesne ADMINISTRATION: Jocelyne Gareau DIRECTEUR DE IA PUBLICITÉ: Réal Loiseau REPRÉSENTANTS PUBLICITAIRES: Christian Goinard, Sylvain louhert, Sylvain Lalonde REPRÉSENTANT IIORS QUÉBEC: Jacques Long lël.Toronto:(905) 335-5700 l ax:(905) 335-5001 Courrier électronique : jlong@longcontni.net IMPRESSION : ImprimerieTransniag % ABONNKMI-NT: Québec I an: 40,20 $ 2 ans: (>9,02 $ 2 ans: 95,47 $ Abonnement hors Canada: I an: 100$ Chèque ou mandat à l\u2019ordre de La Terre de chez nous Dépôts légaux: Bibliothèque nationale du Québec \u2022 1002 liihiiolhrque nationale du Canada ISSN 00U) \u2022 31130 I tats-Unis deuxième classe payé C hamplain N-Y.Nous reconnaissons l'aide fmanciêie du gouvernement du Canada, par l'entremise du Programme d'aide aux nuhlicutions (PAI'J.pour nus dépenses d'enuti post,il.PAGE 6 - LA TERRE DE CHEZ NOUS, 18 JUILLET 2002 TOURNEE DES RÉGIONS De la sève comme du sang dans les veines Photo: Mauhick Gagnon J L\u2019ancien campement du grand-père, Marc Chouinard, est toujours présent sur l'érablière qu\u2019exploitent ses petits-fils, Denis et Lucien.Dès les premiers soubresauts du printemps, Denis et Lucien Chouinard, de Sainte-Perpétue, dans le comté de L\u2019Islet, sentent la sève qui leur monte dans les veines.Si Obélix est tombé dans la marmite de potion magique lorsqu\u2019il était petit, eux, c\u2019est visiblement dans un baril de sirop d\u2019érable qu\u2019ils ont été immergés.Maurice Gagnon COLLABORATION SPÉCIAL!- Les frères Chouinard ont grandi sur la cabane à sucre.Dès leur jeune âge, ils se rendent avec leur père, Clément, recueillir l\u2019eau d'érable pour en faire du sirop.L'érablière qu'ils exploitent aujourd\u2019hui appartient aux Chouinard depuis près de 75 ans.C'est leur grand-père, Marc, qui en fut le premier propriétaire avec environ 2000 entailles.Clément en fit l\u2019acquisition en 1954 et, suite à l'achat d\u2019une terre voisine, en 1965, porta le nombre d\u2019entailles à 6500.Denis et Lucien ont pris la relève de leur père en 1979.L\u2019entreprise amorce une autre phase d'expansion.De nouveaux bâtiments s'y greffent.Les frères Chouinard construisent une nouvelle cabane pour faire bouillir, puis s\u2019ajou- tent, en 1982, un chalet et une salle de transformation.La cabane de leur père est alors convertie en salle de réservoirs.Le vieux campement centenaire en bois rond de leur grand-père avoisine toujours les bâtiments modernes.L\u2019acquisition d\u2019érablières avoisinantes amène graduellement les frères Chouinard à exploiter 30 000 entailles.L\u2019entreprise couvre présentement 450 acres d\u2019érables à sucre.Toute l\u2019eau est pompée à la cabane à partir de sept stations de pompage.Aujourd\u2019hui, la Société érablière Chouinard inc., associée avec la vente de bois, peut faire vivre les deux familles.Cette année, la production a été de 2,1 livres à l'entaille.L\u2019entreprise a produit 68 000 livres de sirop, incluant les produits de transformation.« C\u2019est très ordinaire comme rendement.Normalement, la production joue entre 2 3/4 livres et 3 livres », note Denis Chouinard.Une bonne année donnera 105 000 livres de sirop, dit-il.La production est toujours tributaire des humeurs de Dame Nature.Denis et Lucien Chouinard n\u2019ont pas de gros projets de développement à court terme pour leur entreprise.Le seul changement qui s\u2019annonce est celui du système de chauffage du séparateur.Depuis 1987, celui-ci était chauffé à l\u2019aide de copeaux de bois.À compter de l\u2019an prochain, les frères Chouinard vont se convertir à l\u2019huile.Le procédé n\u2019est pas plus économique, mais, à cause du nombre d\u2019entailles, l\u2019utilisation des copeaux entraînait une interruption dans la production.« À 30 000 entailles, on devait arrêter pour changer nos casseroles et on perdait de cinq à six heures de bouillage, explique Denis Chouinard.À 15 000 ou 20 000 entailles, un producteur peut faire bouillir son eau avec les mêmes casseroles.» Les frères Chouinard sont plutôt optimistes quant à l\u2019avenir de la production acéricole.Ils voient d\u2019un oeil positif la mise en place de l\u2019agence de vente implantée en mars dernier.« Ça enlève beaucoup d\u2019incertitudes.Avant, on était à la merci des acheteurs.Maintenant, le prix est fixé et ils ne peuvent pas aller en bas de ce prix », souligne Denis Chouinard.Selon les frères Chouinard, il faudrait développer davantage les marchés d\u2019exportation et promouvoir le produit auprès des consommateurs qui sont de plus en plus attirés par les produits de qualité.Denis et Lucien Chouinard sont encore passionnés par leur travail.« Quand ça coule bien, quand on fait du bon sirop, c'est très valorisant », de conclure les lauréats du trophée de Maître sucrier 1994 du Festival de l\u2019érable de Sainte-Perpétue.OPINION RURALE Réponse à M.Beaudoin Réponse à la lettre du 20 juin de M.Onil Beaudoin, président du Syndicat des producteurs acéricoles de Saint-Hyacinthe et à l\u2019article du 23 mai de Thierry Larivière.La lettre que m\u2019adresse M.Onil Beaudoin laisse entendre que le Comité acéricole de l\u2019Union paysanne qui conteste l'Agence de vente de la f ederation de l'UPA est composé en majorité d\u2019acheteurs peu scrupuleux et d\u2019acé-riculteurs industriels et même d'exportateurs qui ont intérêt à s\u2019opposer à l\u2019Agence pour continuer à exploiter les producteurs à leur guise.Ces accusations sont injustes.D\u2019abord tous les membres du Comité sont producteurs.Certains ont une production importante, mais ceci ne les empêche pas de défendre l\u2019avenir des entreprises acéricoles familiales et la mise en marché locale.Certains sont des exportateurs, mais l\u2019Union paysanne n\u2019est pas contre l\u2019exportation, pourvu qu\u2019on n\u2019en fasse pas le but premier de l\u2019agriculture.Certains sont aussi des commerçants, car nous croyons, en tant que syndicat citoyen et non corporatif, qu\u2019il est important de tenir compte de tous les maillons de la chaîne qui va du producteur au consommateur, et que les acheteurs ont un rôle essentiel à jouer pour acheminer le sirop aux clients, ouvrir de nouveaux marchés et maintenir une saine compétition.Un système qui, à toutes fins pratiques, les exproprie et exproprie les producteurs individuels, risque fort de compromettre la mise en marché du sirop d\u2019érable.Cependant, rien ne permet à M.Beaudoin de prétendre que ceux qui participent au Comité acéricole doivent de l\u2019argent aux producteurs, à moins qu'on leur impute le fait que Citadelle, conformément d\u2019ailleurs au contrat volontaire signé avec ses membres, n'ait pas encore payé certains sirops de classe inférieure de l'année 2000 qui n\u2019ont pas encore été vendus, ou à moins qu\u2019on leur impute les dettes de patrons pour lesquels ils ont déjà travaillé.Et si on veut parler de mauvais payeur, la Fédération les bat tous par les temps qui courent.Par contre, ce qu\u2019un nombre croissant de producteurs ont en commun avec les acheteurs, les entrepreneurs, les coopératives, et même l\u2019OMC, et cela non seulement dans le sirop d\u2019érable mais aussi dans les autres produc- tions, c\u2019est leur opposition au monopole de mise en marché exercé par les Fédérations de l\u2019IJPA, avec la bénédiction de la Régie des marchés, du ministère de l\u2019Agriculture et de la Financière agricole.Mais là s\u2019arrête la ressemblance,car nous proposons, en remplacement du canal unique, une aide directe au producteur conditionnelle au respect de pratiques qui assurent la qualité du produit et la survie des entreprises familiales.À part quelques représentants de la Fédération qui y ont participé - M.Pierre Lemieux peut en témoigner puisqu\u2019il a assisté à deux des assemblées - la très grande majorité des quelque 800 participants aux assemblées publiques que le Comité acéricole a tenue à Ste-Agathe, St-Malachie, St-Marcel, St-Georges, Squatec, St-Esprit, Lac Mégantic et Ste-Cécile-de-Millon ne veulent plus d'un canal unique qui les oblige à vendre leur sirop à la Fédération, surtout assorti d'un mode de paiement qui les oblige à emprunter leur paye en hypothéquant leur sirop présent et à venir.11 est urgent, tel que le réclame une requête légale que nos avocats déposent ces jours-ci devant la Régie des marchés, de redonner aux producteurs qui le désirent et refusent toujours de se soumette à l\u2019Agence, la liberté de s\u2019en désengager et de négocier un nouveau plan conjoint qui assure les mécanismes de régulation nécessaires sans détruire la liberté des producteurs et les lois du marché qui prévalent en Occident.Roméo Bouchard, Président de l\u2019Union paysanne Votre S.V.'P.Dans le but d'offrir la chance au plus grand nombre de lecteurs possible d\u2019exprimer leurs opinions dans le journal, nous vous demandons de vous en tenir à un maximum d\u2019une page cie texte à interligne double.Les lettres peuvent être abrégées.Ne seront publiées que celles signées et accompagnées de votre adresse et de votre numéro de téléphone qui seront gardés confidentiels.La terre de chez nous, tti juillet 2002 - PAGE 7 15 ACTUALITES INTERNATIONALES COMMUNAUTÉ EUROPÉENNE Controverse sur la politique agricole Photo: Reuters TCN Hi \u2022} O.\"' mm ;S>ia*!V SJ» \u2022M,#\u2019 ; r;jf Franz Fischler (en mortaise), le commissaire chargé de l\u2019agriculture de la CEE, a semé l\u2019émoi avec une réforme révolutionnaire de la PAC.MARC-ALAIN SOUCY La Commission européenne a entériné, mercredi le 10 juillet, un projet visant à faire évoluer de manière radicale la Politique agricole commune (PAC).C\u2019est une transformation indispensable à sa survie, selon certains, mais c\u2019est également le prélude possible à son démantèlement aux yeux des agriculteurs français et allemands.Le commissaire chargé de l\u2019agriculture, l\u2019autrichien Franz Fischler, a préparé ces propositions qui rompent avec la tradition productivité.Ce dernier privilégie plutôt la sécurité alimentaire, le respect de l\u2019environnement et le développement rural.Il appuie son argumentation, entre autres, sur un sondage récent qui a révélé que neuf Européens sur dix estiment que la PAC doit leur assurer en priorité une alimentation sécuritaire et promouvoir le respect de l\u2019environnement.La pierre angulaire de ce projet consiste à casser le mécanisme actuel de subvention aux agriculteurs.Ce mécanisme lie le montant de l\u2019aide perçue à l\u2019importance du cheptel ou aux quantités produites.On reproche à cette pratique de pousser les éleveurs et les cultivateurs à produire sans cesse davantage pour profiter des subventions, ce qui entraîne des montagnes d\u2019excédents.L\u2019Europe continuera, si le projet est accepté, à soutenir les revenus de ses agriculteurs.Mais la séparation (découplage) proposée entre niveau de production et subvention devrait contribuer à réduire les surplus, croit-on.Le système actuel serait remplacé par une aide forfaitaire annuelle : l\u2019agriculteur pourrait faire des choix de production en fonction des meilleurs débouchés commerciaux, plutôt que des subventions les plus élevées.« À l\u2019avenir, les agriculteurs ne seront pas payés pour une surproduction mais parce qu\u2019ils répondront à ce que les gens veulent : des aliments sûrs, une production de qualité, des animaux bien traités et un environnement sain », a déclaré Franz Fischler.Les aides seront limitées à un plafond de 300 000 euros par entreprise à condition toutefois que celles-ci respectent des normes environnementales.Une baisse de 20 % de ces aides à la produc- tion à raison de 3 % par année entre 2004 et 2010 est également prévue.L\u2019argent ainsi économisé sera redirigé vers le développement du milieu rural.Ce qui favorisera inévitablement les petites entreprises.D\u2019ailleurs celles qui touchent moins de 5000 euros d\u2019aide ne seront pas soumises à ce 3 % de réduction.De l\u2019opposition Le nouveau premier ministre français, Jean-Pierre Raffarin, a prévenu que son pays a l\u2019intention de faire preuve de la plus grande fermeté et de s\u2019opposera toute tentative de modifier, dès à présent, la politique agricole commune.Celle-ci devait normalement se terminer en 2006.Les syndicats de producteurs français et allemands, dont les pays d\u2019origine totalisent 50 % de la production agricole européenne, estiment pour leur part que la proposition de Franz Fischler ferait perdre toute compétitivité à l\u2019Europe face aux États-Unis.Les Américains viennent tout juste d\u2019augmenter de 70 % pour, dix ans, les aides directes à leurs producteurs.L\u2019enjeu est considérable puisqu\u2019il concerne l\u2019avenir d\u2019une politique qui a absorbé à elle seule plus de 40 % du budget de l\u2019Union européenne soit, 43 milliards d\u2019euros (environ 60 milliards de dollars canadiens) en 2001.ÉTATS-UNIS ET CUBA Rapprochement commercial MARC-ALAIN SOUCY Sommes-nous en train d\u2019assister à un dégel des relations entre les États-Unis et Cuba ?Plusieurs observateurs pensent que c\u2019est le cas depuis que le gouvernement américain a autorisé la U.S.Food & Agribusiness Exhibition à organiser un grand Salon de l\u2019alimentation à La Havane, le 26 septembre prochain.Des viandes et volailles en provenance des États-Unis feront partie des produits présentés aux acheteurs cubains.Des entreprises bien connues comme Gold Kist, Perdue Farm, Cargill, Hormel Food Coq}., Bunge, Tyson et le département de l\u2019Agriculture de la Géorgie seront au nombre des exposants qui ten- mm I Photo: Reuters Pedro Alvarez le président d\u2019Alimport, l\u2019organisme cubain chargé de l\u2019importation des produits alimentaires, et Rebecca Baerveldt de la Washington Apple Commission se sont rencontrés à La Havane, le 11 juillet dernier pour superviser l\u2019arrivée de 1000 caisses de pommes américaines.Ce sont les premières à être vendues à Cuba en 42 ans.teront de convaincre les 11,2 millions de Cubains d\u2019acheter les produits de l\u2019Oncle Sam.Les organisateurs attendent entre 15 ()()() et 20 000 visiteurs à l\u2019exposition.Le gouvernement cubain a fait savoir que l\u2019entrée sera gratuite pour tous les citoyens de File le dimanche 29 septembre.Plusieurs exposants ont l\u2019intention de préparer et de donner plusieurs échantillons de leurs produits.Assouplissement des sanctions Depuis que le gouvernement des États-Unis a adopté en 2000, des assouplissements aux sanctions impo- sées à Cuba (Trade Sanctions Reform and Export Enhancement Act), les entreprises américaines ont été autorisées à vendre certains produits alimentaires à Cuba.À la condition cependant que ces achats soient payés comptants.Depuis novembre 2001, les ventes américaines ont atteint plus de 90 M$.Il s\u2019agit principalement de riz, de blé, de maïs, de poulet congelé, d\u2019œufs et de produits biologiques.Les spaghettis, haricots blancs, pommes et vins américains ont été réintroduits dans ce pays grâce à l\u2019assouplissement des sanctions.Impacts sur le Québec Pour Roxana Arriagada, conseillère en commerce international Amérique latine et Antilles, l\u2019arrivée des États-Unis sur le marché cubain n\u2019est pas une bonne nouvelle.« La situation va se corser pour la vente de nos produits.Avant, nous n\u2019avions pas de compétition.En plus des Américains, les Chiliens et les Brésiliens sont devenus de plus en plus agressifs et s\u2019attaquent maintenant à nos marchés cubains », déplore l\u2019employée du service de commercialisation du MAPAQ.Selon elle, nous continuerons à vendre du porc, du bœuf (haché), des produits à valeur ajoutée pour les touristes et la restauration ( produits laitiers, noix, etc.) mais notre poulet recule déjà à cause de ses prix trop élevés par rapport à la concurrence.Roxana Arriagada se console cependant en se disant que les Américains n\u2019auront pas la flexibilité nécessaire pour répondre aux particularités du marché cubain.« Nos entreprises sont plus petites au Québec, ce qui nous confère l\u2019avantage de la flexibilité.De plus les Américains ne peuvent pas attendre de garanties de paiement de la part de Cuba.Ils vont trouver ça difficile », croit-elle.Loin de jeter la serviette, Roxana Arriagada organise un séminaire avec des acheteurs cubains à Montréal et à Québec au cours de la semaine du 15 septembre, soit une dizaine de jours avant la U.S.Food & Agribusiness Exhibition qui se tiendra à La Havane.Des vendeurs du Québec seront invités à leur présenter nos produits et à couper l\u2019herbe sous le pied aux Américains.PAGE 8 - LA TERRE DE CHEZ NOUS, 11! JUILLET 2002 ACTUALITES Agriculteurs mécontents PIERRE-YVON BÉGIN ENVIRONNEMENT L\u2019Ontario resserre sa législation agroenvironnementale Les producteurs agricoles de la Fédération de l'UPA Saint-Jean Valley-field ne voient pas d'un bon œil le parachèvement de la ligne Hertel-Des Cantons et de l'autoroute 30.Dans les deux cas, ils ont l\u2019impression d\u2019avoir carrément perdu leur temps devant le Bureau d\u2019audiences publiques sur l'environnement.Ils ont Changé Responsable du trois fois de tracé, on a travaillé pour dossier à la Fédération, Normand Gagnon, vice-président, adresse rien, l\u2019électricité particulièrment va servir au parc ses reproches à ce industriel Bureau d audiences publiques, le Dans cas du prolongement de 45 km de la ligne Ilertel-Cantons dont 95 % en territoire agricole, c\u2019est même de guerre lasse que la Fédération a donné son accord.« On était tanné de se battre et on a fait un compromis à contrecoeur », d'affirmer Normand Gagnon, fort mécontent des deux kilomètres de ligne rpii passeront sur des terres agricoles afin d\u2019éviter le parc industriel de Chambly.Il fait remarquer que ce détour impliquera deux traversées de l\u2019autoroute 10.« Ils ont changé trois fois de tracé, on a travaillé pour rien.Le plus décevant, c\u2019est que l\u2019électricité va servir au parc industriel, ils veulent l\u2019électricité, mais pas les inconvénients et ça se fait sur le dos des agriculteurs », d\u2019ajouter Normand Gagnon.Le vice-président fait un rapprochement avec les audiences publiques au sujet du prolongement de l\u2019autoroute 30 en Montérégie sur la rive-sud de Montréal.Il estime que le Bureau d'audiences préconise exactement le contraire de ce que la majorité des organismes ont présenté devant lui.« Le Bureau a tenu compte rien que des chialeux », de déplorer Normand Gagnon.MARC-ALAIN SOUCY La loi sur la gestion des éléments nutritifs (Nutrient Management Act) que les producteurs agricoles ontariens attendaient depuis quelques mois a été adoptée le 26 juin dernier à Toronto.11 s'agit d\u2019une nouvelle réglementation qui donnera lieu, dès cet automne, à un resserrement des normes provinciales en ce qui a trait à la disposition et à l\u2019épandage des fumiers des entreprises agricoles.La tragédie de Walkerton n\u2019est pas étrangère à ce resserrement de la législation.On se souvient que la contamination de l\u2019eau (E.coli) de cette municipalité par des déjections animales avait été à la source du décès de plusieurs citoyens.Ce triste événement a incité l\u2019Ontario à revoir ses politiques agroenvironnementales et la gestion de ses fumiers.« Pour les gens qui abusent du système, il y aura de profonds changements, prévient la ministre de l\u2019Agriculture et de l\u2019Alimentation de l'Ontario, Helen Johns.Les pollueurs pourraient même être obligés de quitter l\u2019agriculture », poursuit-elle.La loi prévoit, en effet, des amendes pouvant atteindre 10 000 S par jour pour ceux qui refuseront de s'y soumettre.Un long processus Depuis la fin de 1999* Helen Johns travaille de concert avec les intervenants du milieu à l\u2019élaboration des nouvelles normes sur l\u2019épandage de ce que nos voisins appellent «les éléments nutritifs», sur les terres agricoles.Ils comprennent surtout les fumiers, mais également les engrais commerciaux, les boues d\u2019épuration municipales, les boues d\u2019épuration non traitées tout comme les boues industrielles de pâte et papier.Ces normes préciseront également les distances d\u2019épandage qui devront être respectées à proximité des puits et des cours d\u2019eau.Les quantités maximales MIS À TOUS LES PRODUCTEURS DE BOVINS DU QUÉBEC Changements importants concernant les ventes aux encans pour les bovins de réforme et les veaux laitiers : \u2022\tFermeture de l\u2019encan de Princeville à compter du 17 juillet 2002.« Pour l\u2019encan de Danville, transfert du jour de vente du mercredi au mardi et ce, à compter du 23 juillet 2002.\u2022\tFermeture de l\u2019encan de St-Stanislas à compter du 1er août 2002> Photo; Marc-Aiain Souc* Helen Jolms, la ministre de l\u2019Agriculture de l\u2019Ontario, sonne la fin de la récréation pour ceux qui ne respectent pas l\u2019environnement.de fumier qu\u2019il sera possible d\u2019épan-dre sur les terres agricoles seront également réglementées.La nouvelle loi définit une large gamme d\u2019exigences, d\u2019examens et d\u2019approbation afin de réduire les ris- ques pour l\u2019environnement.Ces exigences seront plus strictes pour les grandes exploitations d'élevage.Elles devront faire l\u2019objet d\u2019une accréditation provinciale et le plan de gestion des fumiers de ces dernières devra être approuvé.l.a loi stipule également que les propriétaires d\u2019élevage de taille moyenne qui souhaitent prendre de l\u2019expansion devront se soumettre à un examen provincial.Ces derniers, ainsi que ceux qui exploitent un élevage de petite taille, devront tenir à jour leur plan de gestion des fumiers.Il pourra également faire l'objet d\u2019un examen et d\u2019une vérification.Critiques Malgré le fait que la nouvelle réglementation répond à des irréoccupations exprimées à maintes reprises par l\u2019ensemble des citoyens, Helen Johns a essuyé des critiques de la part de ceux qui considèrent que la loi ne va pas encore .assez loin.Ils déplorent que la loi sur la gestion des éléments nutritifs ne s\u2019attaque qu\u2019aux problèmes causés par les fumiers et qu\u2019elle ne soit pas assez contraignante en ce qui a trait à l\u2019utilisation des produits phytosanitaires qui menacent également l\u2019eau de consommation des municipalités.ÜÜÉi TLi,-.! ¦£àm Recouvrez votre fosse avec nrcHiDrome LA mun A PRIX IMBATTABLES jusqu'à 70J de largeur Aussi disponible, structure d\u2019acier.Pour informations : (450) 678-4444 1 800 986-4282 Corporation d\u2019acier UNGAVA USC Itée 3100, boul.Losch, Saint-Hubert (Québec) J3Y 3V8 LA TERRE DE CHEZ NOUS, Ut IU1LLET2002 - PAGE 9 CULTURES Les pommes de transformation sont assurables Pnom: 1CN MARC-ALAIN SOUCY La Fédération des producteurs de pommes du Québec a accueilli avec satisfaction l\u2019annonce faite par la Financière agricole de l\u2019ajout des pommes tardives destinées à la transformation à la liste îles produits assurables par l'assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA).Les pomiculteurs seront également heureux d'apprendre que leur Fédération a obtenu que le minimum assurable passe de 1500 à 1000 boisseaux pour les variétés de pommes tardives de fantaisie et que le revenu annuel net stabilisé utilise dorénavant l\u2019équivalent de 90 % du salaire régulier annuel moyen d\u2019un ouvrier spécialisé pour ses calculs.Il était auparavant de 70 %.François Rochon, le président de la Fédération, se réjouit évidemment de ces bonnes nouvelles.La stabilisation des pommes tardives de transformation va, selon lui, favoriser l\u2019équité entre les producteurs de pommes du Québec.Avant cette annonce de la Financière, seules les pommes classées «extra de fantaisie» ou «de fantaisie» non transigées avec les consommateurs étaient admissibles à l\u2019assurance stabilisation.La Fédération avait d\u2019ailleurs fait valoir à la Financière que cette situation pouvait inciter des producteurs emballeurs à vendre toutes leurs pommes à l\u2019état frais.Dans certains cas particuliers, l\u2019audace de certains producteurs emballeurs aurait même été jusqu\u2019à la vente de leurs pommes trop mûres pour qu\u2019elles soient stabilisées plutôt que d\u2019acheter celles d\u2019autres producteurs.« Ces producteurs emballeurs avaient une double incitation à tout passera l'état frais tandis que les autres producteurs étaient doublement pénalisés.Ils ne pouvaient pas vendre leurs pommes à l\u2019état frais et ces dernières n\u2019étaient pas stabilisées au niveau de la transformation.C\u2019était un irritant dont nous sommes heureux de nous être débarrassé », a déclaré François Rochon à ht Terre.Daniel Ruel, le directeur général de la Fédération, évalue que le revenu an- nuel stabilisé qui utilisera dorénavant 90 % du revenu de l\u2019ouvrier spécialisé au lieu de 70 % apportera une augmentation d\u2019environ 0,50 $ du minot au niveau de la compensation.Quant à la baisse à 1000 minots de la quantité minimum assurable, il appert que la Financière estime qu\u2019elle va se traduire par une augmentation de 50 000 minots des quantités assurées à la prochaine récolté.Pas le Pérou Selon François Rochon, il n\u2019y a pas un producteur de pommes au Québec qui peut vivre uniquement de la transformation, la différence île prix du frais et île la transformation est trop grande.« Nous continuons à être condamnés à faire de la qualité.Même avec les bonnes nouvelles que nous avons reçues ce ne sera pas le Pérou.Les producteurs ne pourront toujours pas se traîner les pieds.Ils pourront tout de même être moins à la merci des facteurs en dehors de leur contrôle, comme la grêle, le gel et les intempéries », a-t-il conclu.rfa Rudolph Marla (VG-88) 2 om 21980 1-.3 6 3 3 Î44 Î33 2S0 l\u201c< ( m loi.tkir, hpo 1°' I Ci Alto [jjy Congre» 07.Horn Al An 01 Ie* «pi M Jed o oppouve lo unie ., .- , ., .R & F LIVESTOCK INC Hoek-Tex Dawston 4092 (VG-86 |S8 i ïïâà.ÊÊ ¦BUE Jeudi, le 15 août à 10 h, heure normale du Centre\t.'SUM Vente de 500 têtes - Génisses enregistrées et améliorées.Approximativement : 250 génisses ouvertes, 250 génisses accouplées, 50 génisses fraîches.Jeudi en soirée : Barbecue et rencontre de pré-vente.¦ik\tVendredi le 16 août à 10 h, heure normale du Centre\t.iHtfi Vente de 125 têtes de bétail pure race.Vaches d\u2019exposition et bétail pure race de qualité supérieure.Edlo Rudolph Danta (EX) 3 om 31087 Un 3 7 3 3 2/8 281 289 lot 5 om & In & (en Dory hpo 07 fopo let ol (on t AU Am 7000 CJnoa i Outude sAow Continental Broker Risa (EX) 3 om 191541» 3 8 34 I7S-180 185 !**\u2022 5 om (elgory Dory 0mix 0?1* 4 om ou loyolOI feser»» Al (or.odm 01 Bulrush Jed Rallie (VG-88) ?om 19621 h 3 5 34 217 204 231 lt,,5»3omColgor».Aha Dery (on 02 Iwe i (rond (on Dory hpo 07 I* Sept In Dau vtntc DolaftonRudi Galaxy (VG-89) 3 ons 25426 3 3 37 24?215 278 lc«t 4 om l Ci (oigary Dory Omuc 07 Duo en jwCtl 2002 Dayeta Leadership Emma Lee (YG-87) (moto duo le 1\"\t2002 2omptoj 22000 In 4 3 3 8 \\t,tphtmlHonUtn(olgory07 !***» 2om AyhuonOI Endroit de la vente : Saskatoon Auction Mart à l'intersection de la route 16 et 71e rue à Saskatoon, Saskatchewan, Canada.La grange de vente est située à quelques minutes seulement de l'aéroport international de Saskatoon et du bureau de vente.Pour de plus amples renseignements ou pour obtenir un catalogue de la vente, communiquez avec : R & F Livestock Inc.- Bryce Fisher : (306) 239-2298 ou cellulaire : (306) 221-2620 - Le jour de la vente : (306) 931-0088 Bureau de vcnle : Hôtel Travelodge - Circle Drive, Soskaloon, Saskatchewan, Canada (306) 242-81 11 Narfa Cows-To-U Counselor Ester IVCI/I 2SS23 Ibv 3 3 3 4 272 202-732 Une gronde bgue 5r ôgee 3 om en 0?7 omproi 189001» 3032 ltte $/ ogee 2 ons Alto Dory Congre» 07 Alright Simon Emerald Nomnee A3 (ancien i Hon Ment Al Ameikm 01 Non dtfciie t champ Jr ou Al hotte hot Spring SAow PAGE 10 - LA TERRE DE CHEZ NOUS, 18 JUILLET 2002 POMMES DE TERRE L\u2019acrylamide sous surveillance MARC-ALAIN SOUCY Les pommes de terre frites et les croustilles ont été mises au banc des accusés au cours des dernières semaines suite à la publication d\u2019une recherche suédoise voulant qu\u2019ils contiennent des taux élevés d\u2019acrylamide.Cette substance se serait avérée cancérigène lorsque consommée à fortes doses par des animaux de laboratoire.L\u2019acrylamide serait produit au moment de la cuisson à haute température de produits riches en amidon.Notons que ce phénomène ne se produit pas uniquement avec les pommes de terre mais également avec plusieurs autres aliments transformés.Les chips et les frites ont cependant été les premiers à être pointés du doigt parce qu\u2019elles exigent une cuisson à haute température et qu\u2019elles sont riches en amidon.L\u2019agronome André Lachance qui est à l\u2019emploi de Maxi-Plant inc., un groupe de producteurs de pommes de terre impliqué dans la transformation (croustilles et prépelage), suit le dossier de près.Il considère qu\u2019il est trop tôt pour s\u2019inquiéter des résultats préliminaires de cette recherche, il base son opinion sur celle de Santé Canada qui a lancé un appel au calme et a demandé aux consommateurs de ne pas s\u2019inquiéter outre mesure à ce sujet.L\u2019organisme conseille plutôt de s\u2019en tenir aux conseils du Gui-de alimentaire canadien et de se nourrir d\u2019aliments sains et variés.Même son de cloche du côté de la Snack Food Association des Htats-Unis.Cette organisation qui regroupe les industriels qui fabriquent ties croustilles et autres grignotines invite les consommateurs inquiets à se référer à l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) et à la FAO.Ces deux organismes ont conclu que d\u2019autres études étaient nécessaires avant d\u2019imposer des restrictions à la consommation des produits alimentaires à haute teneur en acrylamide.Santé Canada a lancé un appel au calme et a demandé de ne pas s\u2019inquiéter outre mesure L\u2019Organisation mondiale de la santé considère que les animaux de laboratoire utilisés au cours de l\u2019étude suédoise ont été soumis à des niveaux beaucoup plus élevés d\u2019acrylamide (70 microgrammes par jour) que celui auquel est exposé le consommateur moyen.L\u2019OMS considère également qu\u2019il n\u2019est pas possible de déterminer avec précision quel pourcentage de l\u2019acrylamide consommé par les humains provient des aliments riches en amidon.D\u2019autres aliments comme les fruits, les légumes, les viandes, les fruits de mer, les boissons et même la cigarette contribueraient aussi à l\u2019apport d\u2019acrylamide dans l\u2019organisme.W é \t ¦ -m&m ELEVAGE Nutrition 24, produit de l\u2019année Beurre allégé produit à Chambord?PIERRE-YVON BÉGIN Fermée il y a à peine un an, l'usine laitière de Lactel à Chambord au Lac-Saint-Jean pourrait rouvrir en septembre prochain pour fabriquer du beurre allégé.La Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec vient du moins d\u2019accorder une modification de permis à la coopérative laitière Agropur, aujourd\u2019hui pro- Par cette décision, la Régie autorise Agropur à produire de la matrice protéique m a 11 é a b 1 e, un concentré protéique à partir de lactosérum.En termes plus clairs, il s\u2019agit simplement d\u2019un beurre allégé, à faible teneur en gras, mais qui garde le goût caractéristique du beurre.Dans ce projet, Agropur serait associée avec une entreprise de Saguenay, autrefois Chicoutimi, Technologie Biolactis.En conférence de presse en mars dernier, l\u2019entreprise révélait qu\u2019elle négociait avec Agropur pour l\u2019utilisation de l\u2019usine de Chambord afin de produire du beurre allégé sur une base industrielle.Technologie Biolactis mène des recherches afin de valoriser le lactosérum et elle a atteint un stade de commercialisation pour son beurre allégé, un produit unique au monde, selon François Mardi, président-directeur général.La production pourrait nécessiter l\u2019embauche de 10 à 15 personnes.L\u2019approvisionnement en matières premières semble assuré puisque la région produit 40 millions de litres de lactosérum Rappelons que l\u2019usine Lactel à Chambord a été fermée en juin 2001 par Agropur peu après en avoir fait l\u2019acquisition.La fermeture de l\u2019usine a expédié 120 personnes au chômage.Agropur n\u2019a pas confirmé la nouvelle, renvoyant à François Mardi qui n\u2019avait pas retourné notre appel au moment de mettre sous presse.PJERRE-YVON BÉGIN Autre honneur important pour Agropur et sa division Natrel, le supplément Nutrition 24 vient d\u2019être déclaré produit de l\u2019année au Canada dans la catégorie des produits laitiers.Lancé en octobre dernier, Nutrition 24 aura maintenant la tâche de représenter le Canada au Salon International de l\u2019alimentation en octobre prochain à Paris.Depuis le 1er avril, Nutrition 24 est maintenant vendu en emballage de six unités.Supplément nutritionnel présenté sous la forme d\u2019une boisson, Nutrition 24 contient 24 vitamines et minéraux ainsi que des protéines et des glucides, s\u2019adresse au consommateur pressé, mais à la recherche d\u2019énergie et désireux de combler sa faim.Au Salon de Paris, le produit sera inscrit cette fois dans un concours réunissant 27 pays.« C\u2019est un produit qui a nécessité deux ans de travail en recherche et en développement », de révéler fièrement Monique Raymond, chef du développement des produits chez Natrel, qui parle du dernier-né de l\u2019entreprise comme « mon bébé ».Nutrition 24 a été couronné pro- duit de l\u2019année par le Conseil canadien des détaillants en alimentation qui a confié à un jury de 20 personnes le soin de partager les gagnants.Selon la firme de sondage A.C.Nielsen, plus de 90 % de-tous les produits honorés d'un Grand Prix sont toujours sur le marché aujourd\u2019hui.Nutrition 24 est embouteillé à l\u2019usine de Natrel à Ville Saint-Laurent sur Pile de Montréal.Il est prin- cipalement vendu au Québec et en Colombie-Britannique.Natrel envisage maintenant la possibilité de s\u2019attaquer au marché de l'Ontario.Sur les marchés francophone et anglophone, le produit est commercialisé sous le même nom.Monique Raymond se refuse à préciser les quantités de Nutrition 24 produites, disant simplement que le succès des ventes se compare à celui du lait chocolaté Moustache.2685.boul.Casavanl O., Bureau 215 Saint-Hyacinthe (Québec) J2S 8B8 Tél.: (450) 773-6326 Téléc.: (450) 778-3897 info@therriencouture.com Établie à Saint-Hyacinthe depuis 1992.THERRIEN COUTURE AVOCATS, S.E.N.C.possède une connaissance privilégiée du domaine agricole puisqu'un grand nombre de ses clients et la majorité de ses associés en sont issus.Le cabinet est à même de vous fournir tous les services juridiques reliés à l'exploitation d\u2019une entreprise agricole ou agroalimentaire et plus pariieulièrement : \u2022\tachat et vente d\u2019entreprise, transfert et planification fiscale et successorale \u2022\tlocation de terres, d'étables et autres ententes d'exploitation .relations de travail \u2022\treprésentations devant les tribunaux spécialisés (C.P.T.A.Q., Régie des marchés agricoles, etc.) Therrien T Couture L'événement à St-Hyacinthe Bienvenue jeunes agriculteurs d\u2019élite FERME DU RAPIDE-PLAT, RANG DU RAPIDE-PLAT-NORD, ST-HYACINTHE Sortie 133 de la franscanadienne (autoroute 20) Exposition de machineries et services agricoles Parcelles Démonstrations de machineries SALON\tDE L^LLcliLVULèli priétaire des lieux.agropur LA TERRE DÉ CHEZ NOUS, 18 JUILLET 2002 - PAGE 11 CHRONIQUE COUP DE PLUME Rénald Bourgeois Repères La production canadienne de poulet se situait à 438,2 millions de kilogrammes au 15 juin 2002, en hausse de 3,5 % comparativement à la même période l\u2019an dernier.Les importations ont par contre régressé de 8,4 %, selon Repères, publié par les Producteurs de poulet du Canada.Les repas de poulets importés ont enregistré une baisse de 19,8 % par rapport à l\u2019année précédente.Les stocks de poulet congelé ont régressé en juin comparativement au mois de mai 2002.Ils sont toutefois supérieurs de 6,5 millions de kilos au total enregistré au 1er juin 2001.Ces stocks ont reculé de façon appréciable en Colombie-Britannique, en Alberta et au Québec.Test de salmonelle Le National Poultry Improvement Plan, des États-Unis, a donné son aval à un test commercial permettant d\u2019identifier en moins de 48 heures la présence de salmonellose chez les volailles vivantes.Le test IGEN Pathogen a en effet démontré une plus grande sensibilité que les méthodes conventionnelles pour détecter la présence de cette maladie.Il est aussi plus rapi- de, car les méthodes conventionnelles nécessitent un délai de trois à neuf jours avant de pouvoir fournir une confirmation.Le National Poultry Improvement Plan est une agence tripartite américaine vouée au contrôle de maladies dans l\u2019industrie de la volaille.Contingentement La Régie des marchés agricoles a approuvé une demande de la Fédération des producteurs de volailles du Québec de fixer à 107, 5 % le contingentement pour la période A-47 (du 28 juillet au 21 septembre 2002).Les administrateurs des Producteurs de poulet du Canada ont alloué au Québec une production de 40,3 millions de kilogrammes de poulets en poids éviscé-ré pour cette période.Médaille d\u2019or C\u2019est une élève de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec qui a remporté la médaille d\u2019or dans le cadre du concours « Le poulet ma source d\u2019inspiration ».Il s\u2019agit de Nathalie Vé-zina qui a obtenu ce prix pour sa recette « Rouleau de volaille aux épinards et pleurotes, sauce à l\u2019hydromel de framboises ».Ce concours, organisé par la Fédération des producteurs de volailles du Québec, en est à sa deuxième édition.Seize élèves des niveaux secondaire et collégial étaient en compétition.Les Fermes Tunnel Inc.2430 rang St-Gabriel Sud, Ste-Marie de Beauce Propriété de Louis et Clément Tumnel (418) 387-4112 vous Invite à une lOURMEBi PORTE* ouvéHü Daearnoffl SœfîBQiŒB cfefl0ï®!> Et plus encore ! VENTE SILENCIEUSE D 10 GÉNISSES ÉLITE DU TROUPEAU < BEAUÇOISE.En collaboration avec : Les Constructions Suite à l\u2019expansion de l'entreprise réalisée à l'automne 2001, nous sommes heureux de pouvoir vous convier à cette journée de festivité.Vous pourrez voir sur place : .Une étable de 230' x 120' accommodant un troupeau jusqu\u2019à 210 vaches.Ventilation naturelle de 8\u2019 d\u2019ouverture et tapis de caoutchouc.Un bâtiment de 48' x 128\u2019, logeant une salle de traite DeLaval.Double 12 Herringbone modèle Contour entièrement équipée.Système de désinfection automatique des unités de traite Autoflush.^-Système de gestion informatisée de troupeau Alpro, barrière de sélection / séparation automatique des animaux.\tsT.c-.a»W*1?U0- _\t>\t\t\u2022 T1JRMEL X\t\t \t\t U
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