La terre de chez nous, 14 octobre 2004, Supplément
[" EDITION AUTOMNALE VOLUME 3 O C T O B R E 2 0 0 4 Tmn™ D D D A i Robert Beauchemin Meunerie Milanaise / / /sommaire Photos : Dominic (iauthier/TCN Mvnuia.O L S': -Ï gggpF fe ¦ « Le plus gros frein au bio reste encore le produit le moins cher et les vendeurs d\u2019huile de serpent » -Robert Beauchemin, Meunerie Milanaise inc.En 1977, lorsqu\u2019ils débutent la culture des céréales biologiques à Milan en Estrie, Robert Beauchemin et Lily Vallières, sa conjointe, passent pour des hurluberlus.Cinq ans plus tard, devant les difficultés de vendre leurs grains bios, le couple construit une petite minoterie sur la ferme avec meule de granit rose, reconnu pour sa dureté et la qualité de sa mouture.Souhaitant développer une gamme de produits à plus grande valeur ajoutée, les propriétaires de la Meunerie Milanaise inc.décident en 1996 de produire des pâtes alimentaires biologiques à partir de leur propre farine.En 1997, l\u2019entreprise se développe, déménage au village et doit rapidement chercher à s\u2019approvisionner chez d'autres producteurs.Elle entrepose aujourd'hui environ 550 tonnes de céréales sur place et sa capacité de transformation est de 220 tonnes par semaine de farines biologiques pour une production annuelle de 5000 tonnes et de 10 000 tonnes d'ici trois ou quatre ans.L'entreprise transforme quelque 250 produits différents, à 85 % à partir du blé, et en fonction des attentes du client.Elle emploie 21 personnes.Après 27 ans dans le domaine, Robert Beauchemin connaît bien l\u2019évolution de toute la filière biologique au Québec.C\u2019est à titre de président de cette table filière que La Bio-Terre de chez nous l\u2019a rencontré au début de septembre à sa meunerie de Milan.Quinze ans Victor tarivière es quinze ans de la Fédération d'agriculture biologique du Québec, voilà un beau prétexte pour un bref retour sur les réalisations et une projection sur les défis à venir! Le présent numéro aborde entre autres sujets la certification, ses limites et la rationalisation vers un seul logo.Au niveau international, on y apprend que le bio fleurit depuis longtemps en Hollande.Pour un développement global du bio, la sélection des semences représente un défi majeur.Preuve que le bio est bien implanté chez nous, la relève prend la relève des parents, voir reportage en page 20.4 Quinze ans d'une fédération Les présidents racontent 6\tTransition « Grains de santé » aide à passer au bio 7\tCertification Des portent se ferment?Logo unique au Québec 8\tTour des régions : Laurentides À la ferme de la colline, les poulets picorent, picorent.10\tBio et agroenvironnement Le Club Bio-Action dans les Laurentides 11\tQuinze ans d\u2019histoire Chapeau aux pionniers du bio! La place du bio de mieux en mieux perçue La FABQ fête ses 15 ans Enfin un concours pour les producteurs certifiés biologiques 15\tInternational L\u2019agriculture biologique fleurit en Hollande 16\tSélection des semences bios Un défi majeur 19\tDes grains à vendre 20\tReportage Il relève le défi de la relève 22\tDates et sites 23\tD'hier à aujourd'hui Évolution de l\u2019agriculture biologique DE CHEZ NOUS Téléphone : (450) 679-8483 Télécopieur : (450) 670-4788 Site web : www.laterre.ca Courriel rédaction : bio-terre@laterre.ca Courriel publicité : pub@laterre.ca Courriel abonnement : abonnement@laterre.ca Directeur : Daniel Boulanger Responsable de la publication Victor Larivière, poste 7528 Chef de production : Carole Lalancette Secrétaire de production : Lorraine Trottier Infographie : Annie Bisaillon, Nancy Litjens Abonnements : Marie-Josée Rheault Administration : Pascale Côté Publicité : poste 7275 Directrice de la publicité - Québec : Chantal Rainville Représentants : Christian Guinard, Sylvain Joubert, Sylvain Lalonde, Réal Loiseau Représentant hors Québec : Jacques Long Téléphone : (905) 335-5700 Télécopieur : (905) 335-5001 Courriel : jlong@longcomm.net Impression : Imprimerie Transmag 2 Cette publication est un supplément en propriété exclusive de La Terre de chez nous et est éditée deux fois par année.Victor tarivière Bio-Terre - Au fil des années, vous êtes passé de la production à la transformation.Qu'est-ce qui distingue l'une de l'autre et comment cela se passe-t-il pour vous avec les producteurs?Mart Baauchcmin - Produire c\u2019est une chose, transformer c'est différent.Il faut acheter et parfois un produit est rare, d'où les limites commerciales.On ne peut pas vendre ce qu\u2019on n\u2019a pas.Il y a deux ans, j'achetais mon grain surtout en Saskatchewan et seulement 3 % venait du Québec.Cette année, je vais m'approvisionner aux deux tiers ici.Je travaille avec dix Supplément de U TERRE - Octobre 2004 producteurs.Je connais bien mes fournisseurs et on a de bonnes relations d'affaires.On mise davantage sur la qualité et le service.Pour moi, ce n'est pas uniquement une histoire de prix, mais on a décidé de payer plus cher nos producteurs pour les raisons que je viens de donner.Bio-Terre - On a toujours dit que la qualité du blé québécois ne pouvait pas rivaliser avec celle des Prairies.Qu'est-ce qui vous a fait changer d\u2019avis pour en venir à acheter québécois?\t entrevue r3^ ue \\ Robert tJeeilCbeniin - Je pense qu'on a bien exagéré le pourcentage de vomitoxine présent dans le blé d\u2019ici.Les grandes minoteries ont toujours eu le beau rôle.La qualité de nos grains s\u2019est grandement améliorée.Les boulangeries artisanales que nous fournissons en farine ne font pas du pain de mie comme dans la tradition anglaise.Elles veulent de plus en plus une croûte craquante et une mie non caoutchouteuse.Les minotiers traditionnels en Amérique du Nord font du volume avec une farine à fermentation rapide contenant 13,5 % de protéines.Pour cela, ils sont bien servis avec le grain de l\u2019Ouest.Les artisans ne mettent pas autant l\u2019emphase sur les protéines.Ils recherchent les qualités suivantes dans la farine : de l\u2019élasticité, une capacité d\u2019absorption et une teneur au pétrissage.Avec du blé à 11 ou 12 % de protéine, ils obtiennent une bonne qualité boulangère.Ils achètent maintenant en fonction d\u2019autres critères que les seules protéines et ils trouvent de plus en plus ce qu\u2019il leur faut au Québec même avec en plus un goût distinctif recherché par les fins connaisseurs.Un projet que nous menons depuis cinq ans avec le CRDA, répondant à ces critères, devrait déboucher sur des cultivars adaptés à nos attentes.Nous travaillons aussi avec Agriculture Canada sur un projet de blé bio panifiable.Il faut aussi en arriver à trouver la bonne façon de faire ici des semences bios, on s\u2019occupe de ça aussi.Les besoins pour la boulangerie artisanale québécoise sont évalués à environ 25 000 tonnes par année actuellement, un chiffre en hausse constante.Il y a donc de la place pour du développement.Bio-Terre - Vous n\u2019êtes pas la seule meunerie bio au Québec.Comment vous partagez-vous le marché?Robert Reeiicbemin - On est cinq petites minoteries bios et une seule suffirait pour combler le marché local.On doit donc se rabattre sur l\u2019exportation.Certains y vont avec des escomptes [ ta Meunerie Milanaise possède une capacité d\u2019entreposage de 550 tonnes.Ifets '\"Ç i l nJM i j** ' pour rejoindre les acheteurs.Le message qu'on envoie alors est le suivant : c\u2019est le moins cher qui passe.Un bien mauvais message, selon moi.On ne vend pas plus quand la qualité et le service passent après le prix.Si on ne change pas d'approche et qu'on met toujours l\u2019emphase sur les plus bas prix, on se tire dans le pied : des producteurs et des transformateurs sont condamnés à disparaître.De toujours répéter que notre panier d'épicerie est un des moins cher au monde signifie qu\u2019il y a des agriculteurs qui sont prêts à produire au moindre coût, souvent aux dépens de leur propre revenu et de leur environnement.D\u2019accord pour être efficace, mais il y a des limites à cela.;UNERgjr n» Vi MAINE K F,mSESlf TAMISEE C CIO COMME*!' L\u2019entreprise emploie 21 personnes.Supplément de Bio-Terre - Vous insistez beaucoup sur la qualité.Comment cela s'applique-t-il pour vous en transformation?Robert BeMbeUlin-C'est d'abord le producteur qui est reconnu bio.En usine de transformation, nous avons des fiches à remplir pour assurer la traçabilité.Dans les produits de créneaux comme les nôtres, on peut très bien être industriels sans perdre la qualité.Mais il faut définir cette qualité.Cette dernière s'applique mal en bio, surtout si on se réfère au système HACCP, qui prône davantage la sécurité.À titre d\u2019exemple, je pense que ça n'a pas de sens de tout fumiger dans un entrepôt parce qu'on a trouvé un seul insecte sur une palette de bois et même pas dans un contenant de farine.Il faut se servir de son jugement, sinon on n\u2019en sortira pas.Dans la transformation, il y a un art qu\u2019on contrôle à partir de ses sens et pas seulement avec des normes, même si celles-ci sont nécessaires.Bio-Terre - De la qualité et de la certification découle la confiance des consommateurs.Qu'est-ce qui reste à faire pour que ces derniers aient moins de doutes par rapport aux produits bios ?Le nombre d'organismes de certification n'aide pas à s'y retrouver.Robert Beeucbemin - À la filière biologique, nous avons élaboré un plan stratégique pour augmenter le niveau de confiance des consommateurs.Tout cela demeure cependant bien fragile, d\u2019autant plus qu\u2019il n\u2019existe pas encore d\u2019encadrement réglementaire obligatoire au niveau canadien, contrairement au Québec.Les normes bios dans le monde empêchent ceux qui ne sont pas reconnus d'entrer sur ce marché.On connaît les mesures de transition de trois ans avant de pouvoir vendre sous appellation bio.On doit aussi se conformer à des cahiers des charges et à des normes agronomiques de culture et d\u2019élevage.Pour que les gens s\u2019y retrouvent sur les étiquettes bios, il faudra rationaliser leur nombre un peu comme on l\u2019a fait en Europe avec souvent un seul logo par pays.Je pense malgré tout que l\u2019on fait erreur lorsqu\u2019on associe bio et santé.On n'a pas encore fait les analyses nécessaires pour maintenir cette affirmation.J\u2019aimerais bien qu\u2019on m\u2019explique comment des oeufs bios produits en été alors que les pondeuses vont picorer à l\u2019extérieur sont toujours les mêmes oeufs bios quand les poules sont confinées au poulailler en hiver?Bio-Terre - Comment voyez-vous l'avenir de la distribution des produits bio chez nous?Robert tocfa/fl-Pour un transformateur comme moi (environ 200 présentement) c'est plus facile d'exporter que de vendre aux chaînes.Ici le créneau bio c\u2019est encore un tout petit volume alors qu\u2019aux États-Unis c'est au moins 100 fois plus.Pour les producteurs (800 sont certifiés bios en 2004), les choses sont différentes.Ils ont de plus en plus besoin de regrouper l'offre, d'abord pour un meilleur contrôle de la qualité et aussi pour avoir des volumes capables de satisfaire les acheteurs.Notre marché est là, il est encore faible.Dans les grains bios, les choses vont assez bien.Le marché est en croissance continue dans tous les secteurs bios.Production et transformation se consolident.On entre dans les chaînes depuis trois ans.Après des débuts anarchiques, on en est encore aux essais-erreurs.Des grandes surfaces vont bien d\u2019autres non.On refait ce qui est arrivé en Europe.Ce sont encore les indépendants qui distribuent le plus gros volume avec environ 60 % des produits bios vendus chez nous.Leur croissance annuelle est d\u2019environ 15 % alors qu\u2019elle est de 5 % seulement dans les chaînes.Chez ces dernières, le stock se renouvelle moins rapidement.Le plus gros frein au bio reste encore le produit le moins cher et les vendeurs d'huile de serpent Elle transforme les grains en pâte et met en marché 250 produits differents en fonction des attentes du client.LA TERRE - Octobre 2004 H TP'X S/'*' j S ;\u2018 * \u2018r \\ b\u2018ologique \u2022 organ*^ {S& Aussi disponible Engrais Biologique pour grande culture VOUS DESIREZ AMELIORER LA SANTE DE VOTRE TROUPEAU NATURELLEMENT?ÆÊ' FIEZ-VOUS AUX PRODUITS DE MARQUE Z*X§!a!®0B LES ALGUES MARINES ajoutées régulièrement à votre ration améliorent \u2022\tLa fertilité \u2022\tLa quantité et la qualité du lait \u2022\tLa santé des pattes et des sabots \u2022\tEt agit de façon remarquable sur la santé globale de vos animaux LES ALGUES ACADIENNES SONT GARANTIES : \u2022\tsans OGM \u2022\tsans pesticides \u2022\tsans insecticides \u2022\tsans solvants \u2022\tet sans farine animale Distrival Canada LIMITÉE - LIMITED 1-800-881-9297 ou visitez nous au www.distrival.qc.ca lubrique par ACADIAN Seaplant, Dartmouth N.S.Supplément de LA TERRE - Octobre 2004 quinze ans d\u2019une fédération Les présidents racontent! cette initiative des producteurs en prêtant du personnel et un bureau.Jacques Tétreault était particulièrement motivé par les problèmes de mise en marché.Déjà sur sa ferme de Saint-Dominique, près de Saint-Hyacinthe, à sa première année en production, toute sa récolte de courges spaghetti lui était restée sur les bras parce que l\u2019acheteur qui avait promis de tout prendre, n\u2019a pas tenu parole.La fédération s\u2019est donc attaquée à un problème de taille, soit développer des outils de mise en marché et de certification.C\u2019est de cette initiative qu'est née l\u2019agence de vente Québec Vrai, qui se préoccupait à ce moment surtout de légumes.À partir de son siège social, à Drummondville, cette agence avait pour fonction de vendre les produits de l\u2019agriculture biologique à des grossistes.Du côté de la certification, les premiers pas de la fédération visaient à obtenir un consensus entre les adeptes des différents mécanismes de certifications existantes, dont notamment l\u2019OCIA et le MAB, autour de Québec Vrai.On voulait aussi protéger l\u2019appellation « biologique ».Jacques Tétreault a laissé la présidence en 1992\tet la production à grande échelle en 1993\tparce que son épouse était gravement malade.Il se souvient qu\u2019à cette époque, il y avait beaucoup de tension au sujet des normes de certification.Mais ce fut aussi, se rap-pelle-t-il, « une tâche très intéressante quoique très exigeante à laquelle il (allait consacrer jusqu'à trois jours par semaine ».Pris par surprise! Si d\u2019accepter la présidence de la fédération était un cheminement normal pour Jacques es programmes pour une valeur pouvant atteindre 1 M$, mis sur la table en 1989 par Michel Pagé, alors ministre de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation du Québec, ça donne un excellent coup de main quand il est question de développer un nouveau secteur.Les différents intervenants en agriculture biologique ont alors bien compris le message.Michel Dostie.journaliste à la pige Des programmes pour une valeur pouvant atteindre 1 MS, mis sur la table en 1989 par Michel Pagé, alors ministre de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation du Québec, ça donne un excellent coup de main quand il est question de développer un nouveau secteur.Les différents intervenants en agriculture biologique ont alors bien compris le message.Le ministre Pagé, souhaitant un seul répondant pour l'ensemble de l'agriculture biologique, avait alors offert ce budget spécial en spécifiant qu\u2019il serait disponible uniquement quand une fédération aurait été créée.Avant, plusieurs groupes cherchaient à obtenir l\u2019aide du ministère.Il y avait notamment le Mouvement pour l'agriculture biologique (MAB) qui regroupait principalement des consomma- teurs et des producteurs-consommateurs.Ce mouvement, soucieux de voir se développer cette forme d\u2019agriculture, accordait aussi son aide aux producteurs, allant même jusqu\u2019à rembourser les comptes de dépenses de ceux qui s\u2019impliquaient dans différentes organisations, notamment au Syndicat des agriculteurs et agricultrices biologiques réunis du Québec, dont Jacques Tétreault était président.Certains producteurs étaient aussi regroupés au sein de quelques sections québécoises du mouvement Organic Crop International Association (OCIA).C\u2019est par son implication que Jacques Tétreault a pris connaissance des intentions du ministre Pagé et qu\u2019il a bien voulu participer à la création de cette future fédération.Et comme pour lui donner naissance, il faut un minimum de trois syndicats, c\u2019est à cette première tâche que Jacques Tétreault s\u2019est attaqué de façon à en développer dans presque toutes les régions du Québec.En 1989, aussitôt que trois syndicats ont été formés, la Fédération de l\u2019agriculture biologique du Québec a vu le jour avec Jacques Tétreault comme président.L'argent promis par le MAPAQ a principalement servi, se souvient M.Tétreault, à la formation des agronomes et technologistes travaillant au ministère, car à cette époque, l'agriculture biologique était encore très mal connue.Dès la première année, l'UPA a aussi secondé inze ans d\u2019une fédération on \\ Tétreault, ce fut plutôt une grande surprise pour Serge Turcotte, de Girardville, au Lac-Saint-Jean, qui a assumé cette fonction entre 1992 et 1994.En effet, c'est avec stupéfaction que ce dernier, qui n\u2019était pas encore membre du Conseil d\u2019administration, constata qu'on venait de la proposer pour le poste de président.Le goût du défi l\u2019a finalement emporté sur l\u2019effet de surprise et il a accepté.Il se souvient qu\u2019à cette époque, le budget spécial du MAPAQ était chose du passé et qu\u2019il a entrepris son mandat avec des coffres vides.Mais il est retourné au ministère duquel il a réussi à obtenir une subvention de 10 000 $, ce qui a permis à la fédération de poursuivre ses activités.Les faibles moyens financiers de la fédération n\u2019ont pas empêché Serge Turcotte d'aller la représenter un peu partout, notamment au Conseil d'administration de l\u2019Organisme de certification intégrée de produits biologiques (OCIPB) et à la Fédération des producteurs maraîchers.Mais, c'est surtout sur l\u2019économie de la production que ses efforts ont porté.Il a notamment travaillé à convaincre les responsables du ministère et des organismes affiliés de la nécessité de modifier les différents programmes afin qu'ils répondent efficacement aux besoins de la production biologique.À cette époque, le CRÉAQ avait fait des budgets de production pour le chou et la carotte bios et il s'est servi de ces deux premières évaluations pour obtenir une couverture bien adaptée pour ces productions.Il a aussi obtenu, toujours pour la carotte et le chou, la reconnaissance des coûts d\u2019entreposage dans rétablissement du paiement anticipé.C\u2019est aussi pendant son mandat qu'est né le premier bulletin de liaison de la fédération.En 1994, après deux années à la présidence, compte tenu des distances qu\u2019il devait parcourir chaque fois qu\u2019il devait se rendre à Longueuil (six heures de route), additionné au fait qu'il aurait préféré un engagement plus marqué de la part des autres producteurs, Ser- ge Turcotte n\u2019a pas sollicité de nouveau mandat.:,v ¦¦ SM Vf < ras mm Un engagement de dix ans Il devait s\u2019agir d\u2019une époque toute particulière pendant laquelle l\u2019engagement des producteurs était à son plus bas, car la première assemblée générale annuelle à laquelle Pierre Gaudet s\u2019est présenté, à titre de producteur de céréales biologiques, a été annulée faute de quorum.Pierre Gaudet a trouvé cela « pénible et peinant ».Et pour que cette situation ne se reproduise pas, il a téléphoné à plusieurs producteurs afin de s'assurer de leur présencetors de la reprise de l\u2019assemblée.C'est pendant cette assemblée, en lieu et place d\u2019une cotisation de 25 S (15 S au syndicat et 10 S à la fédération) que Pierre Gaudet propose une cotisation de 100 S avec une ristourne de 25 $ au syndicat sous réserve de certaines réalisations.Contre toute attente, sa proposition est acceptée.Quelques minutes plus tard, on lui demandait de prendre le poste de président.\u2022' Vf IM ¦ I Aujourd\u2019hui, après dix années à la présidence de cette fédération, Pierre Gaudet se souvient de ses premières motivations.D\u2019abord, il avait pour objectif de professionnaliser le travail du producteur agricole biologique.Tout en sachant à quel point les pionniers, souvent des producteurs-consommateurs, méritaient le respect de tous, il souhaitait voir l\u2019agriculture biologique passer du « jardin au champ ».Il a aussi accepté le poste de président, car il sentait profondément que l\u2019agriculture productivité comme il l\u2019avait déjà pratiquée pendant plusieurs années, se dirigeait dans un cul-de-sac.Il rêvait de ce qu\u2019il appelait alors « une agriculture sans facture ».Depuis, il a pris conscience de la limite de ce rêve et sait combien il lui en coûte pour produire, mais sa conception de l'agriculture n\u2019a pas changé pour autant et sa motivation pour le biologique est demeurée intacte.C\u2019est pendant cette période qu'est né le Conseil de l\u2019accréditation en agroalimentaire du Québec (CAAQ), organisme qui a pour man- FABQ 15, ins dat de surveiller l\u2019appellation biologique et qui a émis des cahiers des charges pour les différentes productions.Ces normes sont en quelque sorte un minimum en dessous duquel aucun autre organisme ou agence n'est autorisé à émettre une certification.Pierre Gaudet sait aussi que la fédération, dans la foulée des démarches entreprises par Serge Turcotte, a dépensé passablement d\u2019énergie sur la question de la reconnaissance par les différents organismes agricoles comme l'assurance stabilisation.« Il reste encore beaucoup de travail à faire, admet Pierre Gaudet, mais maintenant on discute de tous les aspects de cette production alors qu\u2019avant on refusait d'en parler ».Pierre Gaudet parle aussi de la Filière bio qui est maintenant incorporée.Un élément de son plan d'action concerne le contrôle de la qualité.¦< Ce n\u2019est pas parce que c\u2019est bio qu\u2019il ne doit pas y avoir d\u2019inspection » explique-t-il.Heureusement, ajoute-t-il, *< les producteurs sont de plus en plus fiers et font une bonne job ».Enfin, l\u2019affiliation à l\u2019UPA, quoiqu\u2019encore discutée par certains, est une des bonnes décisions qu\u2019a prises la fédération au cours des dernières années.Faisant éloge du travail d\u2019équipe, Pierre Gaudet constate avec satisfaction l\u2019évolution constante qu'a connue l'agriculture biologique.D\u2019un secteur presque exclusivement réservé aux fruits et aux légumes, on retrouve aujourd'hui des producteurs qui ont fait le choix du biologique dans toutes les productions.De plus, autre victoire, ils ne sont plus considérés comme des marginaux.Après dix ans à la présidence de la fédération et bien d\u2019autres engagements au niveau de l'agriculture, de la foresterie et à la mairie d\u2019Aston Jonction, près de Nicolet, Pierre Gaudet tirera sa révérence lors de la prochaine assemblée générale.Il a d\u2019autres projets et veut s\u2019y consacrer totalement.« De toute façon, dit-il, la relève est prête et si on veut qu'elle s\u2019implique, il faut commencer par se tasser » 1 MICROPROGRAMME EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE SUR INTERNET Transition vers l'agriculture biologique Compostage et utilisation du compost en agriculture biologique Production biologique des cultures en champ Productions animales biologiques ***** ***** UNIVERSITÉ LAVAL En collaboration avec : Nova Scotla i Agricultural VjrT College y __________________MM Renseignements : Madame Louise Lapierre Département de phytologie Faculté des sciences de l\u2019agriculture et de l\u2019alimentation Université Laval, Québec (Québec) G1K 7P4 Téléphone: (418)656-2165 1 877 785-2825 poste 2165 Télécopieur: 418-656-7856 Courriel : louise.lapierre@plg.ulaval.ca \u2022 WWW.FSAA.ULAVAL.CA Centre d\u2019igricjItLre bologqjê duCanada Agriculture and Agriculture et Agri-Food Canada Agroalimentaire Canada l'acuité des sciences de ragriculture et de l'alimentation Supplément de LA TERRE - Octobre 2004 transition « Grains de santé » aide à passer au bio ierre Lachance est conseiller au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec à Saint-Hyacinthe.Il se spécialise dans la production de grains biologiques et est responsable du programme « Grains de santé ».Sylvain Rousseau, journaliste Ce service-conseil a pour principal objectif de faciliter la transition de l'agriculture conventionnelle vers le biologique.En permettant aux producteurs de grains de continuer à cultiver une partie de leurs terres de façon conventionnelle tout en ayant des parcelles exemptes de pesticides, ce regroupement rend la conversion au bio moins pénible.Selon M.Lachance, la vitesse de transition et le soutien à la recherche et au développement sont les deux aspects à privilégier pour améliorer le secteur de la culture du grain bio au Québec.D'une part, parce que la lenteur du processus d'accréditation décourage plusieurs producteurs qui souhaiteraient tenter l\u2019aventure du bio.En effet, le Conseil des appellations agroalimentaires du Québec (CAAQ) exige un minimum de trois années de culture sans pesticide pour qu\u2019un champ soit certifié bio.Trois années qui, plus souvent qu'autre-ment, sont peu rentables.D'autre part, parce que les laboratoires de recherche en amélioration végétale fonctionnent dans une logique d\u2019agriculture conventionnelle et non en rapport avec une culture qui ne reçoit pas d'in-trants chimiques.« Il faudrait encourager les instituts de recherche à investir davantage dans la création de cultivars plus résistants ou plus tolérants aux insectes et aux maladies », d\u2019affirmer M.Lachance.Malgré les obstacles, Pierre Lachance estime que la superficie des terres certifiées bios est en croissance au Québec.À cet effet, Loïc Dewavrin, président du Syndicat des producteurs de grains biologiques du Québec (SPGBQ), semble lui donner raison.« Le nombre de fermes membres du Syndicat oscille entre 85 et 90 avec une superficie moyenne de 150 hectares par ferme et cela va en s\u2019accroissant.» Selon le recensement du SPGBQ de 2001, la culture du grain bio occupe, au Québec, une superficie totale de 7727 ha.Les plantes les plus cultivées sont, dans l'ordre, le soya (2238 ha), le maïs-grain (709 ha), le blé (444 ha) et le sarrasin (443 ha).En 2002, la Fédération d'agriculture biologique du Québec (FABQ) évaluait à 114 le nombre de producteurs de grains certifiés bios au Québec.Ceux-ci se concentrent dans les régions de la Montérégie (31), du Centre-du-Québec (21), de la Beauce-Côte-du-Sud (21) et de l'Estrie (15).pUtivc^iJ^ro voL MAINTENANT APPROUVÉS pour la culture BIOLOGIQUE BioGroPur et Humix Compost tourbe et crevettes sont approuvés pour l\u2019agriculture biologique par la GarantieBio-Ecocert mer.erre! Bio Pur Algues liquides pures disponibles en format de 2 litres et jusqu\u2019à 1 000 titres L\u2019original, Compost tourbe et crevettes en VRAC et en SAC DES PRODUITS DE QUALITÉ SUPÉRIEURE FABRIQUÉS PAR AQUATFRRF.\t__ v4QUATERRE.Les produits Aquaterre sont maintenant distribues par : Les Composts du Québec inc.BUREAU DES VENTES : 1 800 463-1030 Supplément de LA TERRE - Octobre 2004 certificaticni^ Le Japon et l\u2019Europe fermeront-ils leurs portes au Canada?Logo unique et harmonisation des cahiers des charges rthur Marcoux, secrétaire coordonnateur de la filière biologique au MAPAQ, croit que le Japon et l\u2019Europe pourraient bien fermer leurs portes aux produits biologiques fabriqués au Canada.Sylvain Rousseau, journaliste Cette décision s'expliquerait par l'absence d'un système d'inspection obligatoire au sein des provinces canadiennes.Seul le Québec, par l'entremise du Conseil des appellations agroalimentaires du Québec (CAAQ), fait exception à cette règle.Toutefois, ce dernier n\u2019est pas reconnu par les partis concernés et dans les deux cas, c'est la réglementation canadienne qui a préséance.Pour ce qui est de l'Europe, le Canada a jusqu\u2019en 2006 pour se conformer aux exigences de la Commission européenne qui oblige les pays tiers à posséder un système de certification biologique faute de quoi toute exportation sera suspendue.Toutefois, si on en croit les propos de M.Marcoux, l\u2019interruption des exportations de produits bios canadiens vers le Japon pourrait survenir bien avant celle de l\u2019Europe.Ces pronostics n'augurent rien de bon pour les producteurs de grains bio et cela est d'autant plus vrai pour ceux qui cultivent le soya.En effet, Pierre Lachance, conseiller au MAPAQ à Saint-Hyacinthe et spécialiste dans la production de grains bios, estime que 90 % du soya bio produit au Québec est exporté et que le Japon et l'Europe comptent parmi les plus gros acheteurs.De quoi être inquiet.Aux États-Unis, la situation est bien différente.À la fin 2002, le CAAQ a réussi à obtenir la reconnaissance du système de certification biologique québécois par le USDA.Par conséquent, l'exportation de produits bios chez nos voisins du sud n\u2019est aucunement remise en cause.ÜurM >\tà V t-.ui : ^assess \\sjxss!am&r3tos&'1 epuis les dernières années les consommateurs ont vu de nouveaux logos et marques de certification bio s\u2019ajouter à ceux existants.Cela a eu pour conséquence de semer la confusion dans l\u2019esprit des acheteurs.C\u2019est pour palier à ce méli-mélo que l\u2019industrie du bio a procédé à certaines recommandations.tendue puisqu\u2019on procédera à l\u2019harmonisation officielle de ceux-ci au mois de janvier 2005.Enfin, Mme Gravel croit que pour favoriser la croissance des marchés le MAPAQ devrait promouvoir la loi sur les appellations réservées auprès des consommateurs.À son avis, le degré de confiance des gens envers le bio aurait tendance à augmenter si ces derniers étaient au courant de l'existence d\u2019une loi qui réglemente l'appellation des produits bios, ce qui n'est visiblement pas le cas présentement.Sylvain Rousseau, journaliste Une d'entre elles demande à la FABQ et à la table filière bio de mettre en place un logo unique regroupant les six organismes de certification accrédités par le CAAQ.France Gravel, directrice de l'organisme de certification Garantie Bio -Écocert, se dit favorable à la création de ce logo.Les États-Unis et l\u2019Europe possèdent déjà cette signature commune qui atteste que le produit identifié répond aux nonnes éta blies.L'industrie bio suggère également à la FABQ, aux syndicats et aux comités affiliés de travailler à l'uniformisation des cahiers des charges des organismes de certification.Il semble que cette requête ait été en- SSf] itcumom *c.siCiMt am mi.\\ Uatzenbichler .-TJ AGRI-\t.inc.23, De La Station, Sainte-Martine JOS 1V0 c- Études de faisabilité; >- Études d'opportunités; >- Études de marché nationale et internationale; >- Plans de marketing; Plans d'affaires; w Accompagnement en K & D; >- Évaluations environnementales.Eveline Lemieux, prés.\tPascal Billard, v-p (819) 762-2277\t(819) 797-2200 Télécopieur : (819) 797-2200 I 19, av.Rémi-Jodoin, Rouyn-Noranda (QC) J9X 5K9 Courriel : info@sol-air.net Site web : www.sol-air.net Production horticole une formation à valeur ajoutée Un diplôme d\u2019études proies hortico! de Nieolet : jyagasagaaatasaaa dessiotinelles en production ' f environnement, c est ma culture! rtieole a I Ecole d agriculture\t*- \u2018 'iSr.W\u201d1 mmÊÊ: Des compétences \u2022\tSol et fertilisation \u2022\tCompostage \u2022\tLutte intégrée Du concret \u2022\tProduction biologique en serres et en champs \u2022\tEnsemencement d\u2019engrais verts \u2022\tUtilisation de machineries agricoles De l'action \u2022\t25% de la formation en stage dans des fermes horticoles Des compétences et un DEP en K) mois! Pour information : 819-293-5821 poste 2364 Découvrez nos autres programmes www.ean.csriveraine.qc.ca Supplément de LA TERRE - Octobre 2004 Photo ; Dominic(îauthitT ICN des grains à vendre sr Grains bio ogiques certifiés en 2004 Avoine (83 tonnes) / Epeautre (20 tonnes) Ferme Bio-Nic inc.(819)293-2001 Ferme Bio-Nic inc.\t(819)293-2001 Ferme Éolie\t(819)872-3485 Avoine nue (5 tonnes) Grains mélangés\t(30 tonnes) Ferme Marierre\t(418)796-2738 Ferme Bio-Nic inc.(819) 293-2001 Blé (1215 tonnes) Alain Ravenelle Ferme Bio-Nic inc.Ferme Blé d\u2019Orge Itée Ferme Desrocailles Ferme du Vieux Chêne Ferme Giarmic inc.Ferme Hébert enr.Ferme Jeannor enr.Ferme Jytann Ferme Michel Coutu Gilbert Proulx Les Fermes Belvache SENC (450) 772-6529 (819) 293-2001 (450) 773-2409 (450) 264-2749 (819) 396-3405 (450) 794-2532 (418) 679-0574 (819) 849-6623 (450) 562-5322 (450) 759-5400 (819) 293-5515 (450) 478-2561 Lin (2 tonnes) Ferme Giarmic inc.(450) 794-2532 Maïs (2 360 tonnes) Alain Ravenelle Ferme Bio-Nic inc.Ferme Blé d'Orge Itée Ferme du Vieux Chêne Ferme Giarmic inc.Ferme Jytann Ferme Monlou enr.Gilbert Proulx (450) 772-6529 (819) 293-2001 (450) 773-2409 (819) 396-3405 (450) 794-2532 (450) 562-5322 (450) 796-1313 (819) 293-5515 Les Fermes Belvache SENC(450) 478-2561 Orge\t(47\ttonnes) Ferme biologique J.Viens & fils(450) 460-7894 Ferme Blé d\u2019Orge Itée\t(450) 773-2409 Pois\t(8\ttonnes) Ferme Desrocailles\t(450) 264-2749 Sarrazin\t(16 tonnes) Ferme biologique J.Viens & fils (450) 460-7894 Ferme Desrocailles\t(450) 264-2749 Ferme Éolie\t(819)872-3485 Seigle\t(5\ttonnes) Ferme biologique J.Viens & fils(450) 460-7894 Soya à hile clair (1230tonnes) Alain Ravenelle\t(450) 772-6529 Ferme Anrilyn inc.\t(418) 796-3251 Ferme biologique J.Viens & fils (450) 460-7894 Ferme Bio-Nic inc.Ferme Blé d\u2019Orge Itée Ferme Desrocailles Ferme du Vieux Chêne Ferme Giarmic inc.Ferme Hébert enr.Ferme Jytann Ferme Michel Coutu Ferme Monlou enr.Gilbert Proulx Les Fermes Belvache SENC Verchamps (819) 293-2001 (450) 773-2409 (450) 264-2749 (819) 396-3405 (450) 794-2532 (418) 679-0574 (450) 562-5322 (450) 759-5322 (450) 796-1313 (819) 293-5515 (450) 478-2561 (450) 583-3460 Pour tout détail supplémentaire concernant le rendement pour la production 2004, n'hésitez pas a communiquer avec le producteur ou la signataire.Joanne D'Aragon, technologiste agricole MAPAQ - Montérégie-Est Tel.: (450) 778-6530.poste 260 Téléc.: (450) 778-6540 Courriel : joanne.daragon@agr.gouv.qc.ca simplement performant Global, une gamme d'aliments biologiques disponibles en vrac ou en sacs de 25 kg Tous nos aliments sont accompagnés d'une fiche technique Volailles Porcs Moutons Vaches laitières Boeufs Chevaux mm Des programmes alimentaires parfaitement adaptés à chaque élevage Disponibles en sacs dans les Centres de services Shur-Gain participants 1 800 463-1645 Supplément de LA TERRE - Octobre 2004 ne eues mous 19 ^/reportage ÇArt.ot, m**- 3Sgu- w'xfî ';'.,*;-v.j IhS relève le défi de la relève aniel Duval est le premier des quatre enfants à prendre la relève de la ferme laitière biologique de ses parents, à Nicolet.Ce défi plein d\u2019inconnus le stimule.Hubert Bmchml, agronome et journaliste Il a une poignée de main franche et le regard généreux et volontaire.Daniel Duval vient de prendre la relève de la ferme familiale.Le troisième des quatre enfants, Daniel a toujours aimé le contact avec les animaux.Il a donc bien vite décidé qu'il travaillerait un jour à la ferme de ses parents.Même si le plein air, la nature et l'agrotourisme l\u2019attiraient aussi, Daniel a opté pour la production laitière biologique, en suivant des cours au Cégep de Victo-riaville puis au Collège d\u2019Alfred en Ontario.Geneviève, sa sœur aînée, a sa petite famille et des rêves bien à elle.C\u2019est de La Pocatière qu\u2019elle a choisi de transmettre l\u2019amour de la vie que lui ont transmis ses parents.Steve, son frère cadet, a une formation en agroenvironnement et s\u2019intéresse beaucoup à la production végétale.Sans être associé, il travaille déjà à l\u2019entretien des cultures de la ferme.Si les superficies et les circonstances le permettent un jour, c'est pour s'occuper de ce volet que Steve serait lui aussi coactionnaire de l\u2019entreprise.Quant à Karine, la cadette des enfants, elle a une formation en massothérapie et elle suit des cours en médecine douce.La jeune femme prendra la relève Dans l'ordre habituel : Simon Duval, son Ills Steve, sa fille Karine et son fils Daniel, le premier à prendre la relève de la ferme laillèreé Absentes sur la photo : la Dite aînée Geneviève et, très importante dans l'entreprise, Marthe Boucher, épouse de M.Duval el mère des quatre enfants.du volet herboristerie que sa mère a mis sur pied ces 20 dernières années.De Jean-Baptiste à aujourd'hui Daniel représente la septième génération des Duval à travailler à la ferme ancestrale.En 1794, Jean-Baptiste Duval a quitté Champlain pour s'installer ici, dans le rang Grand Saint-Esprit.Simon, le père de Daniel, a lui-même racheté la ferme de son père en 1972, qui était déjà une grosse ferme laitière de 50 vaches.« Mon père était l\u2019un des pionniers dans la production du lait nature, se rappelle Simon.Dans les années 40, il allait livrer son lait à la crémerie des Trois-Rivières avec des chevaux, en prenant le traversier.» Aujourd\u2019hui, la Ferme Duvalier inc.abrite un peu plus d'une cinquantaine de vaches en lactation.On y cultive de façon biologique les fourrages, le maïs-grain, le grain mélangé et le soya.Qu'est-ce qui a causé la transition vers l\u2019élevage biologique?« À la fin des années 1980, mes vaches avaient des problèmes de rations alimentaires, en particulier d\u2019équilibre entre le potassium et le magnésium, répond Simon.C\u2019était dû en partie à mes sols qui étaient vraiment trop riches en potasse.J\u2019ai arrêté d\u2019épandre de la potasse, car de toute façon, dans une ferme laitière, on en retourne une bonne partie au sol par les fumiers.Puis j\u2019ai eu des problèmes avec les herbicides : les mauvaises herbes devenaient résistantes, il fallait doubler, puis tripler les doses, sans grand résultat.Un jour, j'ai lu dans un article qu\u2019on avait trouvé des résidus de triazines à 100 pieds sous terre dans des puits artésiens.J'ai fini par essayer le sarcleur, que j\u2019ai adopté, et aujourd\u2019hui je complète mon désherbage en passant la houe rotative ou le peigne.» Pendant ce temps, Simon enrichit ses connaissances par ses lectures, en visitant des fermes biologiques, en assistant à des cours et à des conférences (notamment en biodynamie et en régie des sols).Dès le début, son épouse Marthe s'implique activement dans l\u2019entreprise et en devient l\u2019administratrice en chef.Parallèlement, elle démarre peu à peu un jardin de plantes médicinales et une herboristerie, fait de la cueillette en forêt, invente des recettes culinaires à base de pro- de magnésium jW«;.%wawjj3pi vV-.V-f Vv*s-.V*.; - s TRANSPORTEURS-EPANDEURS DE CHAUX AGRICOLE I DU QUEBEC certifiée parleB.N.Q.sous la norme NQ 0419-070/1998 Ce produit sain pour\t^mu m\t^ ^ m m le sol convient Dllllf OOll à toutes les cultures,\tw tout en offrant la plus grande efficacité sur le marché LES PRODUCTEURS DE PIERRE A CHAUX DU QUÉBEC U Q« NOQA4AUO - rxJ rjuduec - AMENDEZ INTELLIGEMMENT.CHAULEZ NATURELLEMENT Pour amender les sols et en corriger le pH, la PIERRE A CHAUX NATURELLE est la meilleure source de carbonate La pierre à chaux naturelle est le produit le plus Pour gagner des récoltes abondantes de première qualité, choisissez la pierre à chaux Supplément de LA TERRE - Octobre 2004 DK CHU NIIVI reportage \\ Daniel Duval estime que prendre la relève d\u2019une terme biologique est un déll stimulant qui l'oblige ù apprendre constamment.lY^the SAILOR .Y- \u2018 ' vTV.duits du terroir.et devient massothérapeu-te! « Un jour, une de nos vaches ne se relevait plus après un vêlage difficile et le vétérinaire ne savait plus quoi faire, raconte Simon.Mon épouse a préparé une teinture-mère à base d\u2019herbes.On l\u2019a administrée à la vache malade et le lendemain elle était debout, deux jours après elle mangeait et trois jours plus tard elle donnait du lait! » Le succès des produits d'herboristerie de son épouse a beaucoup rassuré Simon sur son transfert vers le lait biologique.« Ce qui l\u2019angoissait le plus, c'était le traitement des animaux malades : plus question d'utiliser des antibiotiques de façon systématique, mais plutôt des produits homéopathiques et naturels », raconte Marthe.C\u2019est ainsi qu\u2019en 2000, son mari demande une précertification bio.Plusieurs des champs étaient déjà bios, mais d\u2019autres étaient encore en transition.La ferme reçoit la certification biologique en 2002, de l\u2019organisme Garantie Bio - Écocert.Cette année, l\u2019exploitation a également reçu la norme biologique américaine N.O.P.(National Organic Program).« Une partie de notre lait est envoyée à la fromagerie U Ancêtre de Bécancour.De cette façon, elle peut exporter son fromage biologique vers les États-Unis », explique Simon.Un défi stimulant La ferme Duvalier est en plein remue- ménage : Daniel vient d\u2019arriver comme coactionnaire, Steve a commencé à travailler à plein temps, l\u2019herboristerie est en rénovation, Karine espère ouvrir une tisanerie et une table champêtre.« Tout cela demande des rencontres et des discussions qui s'ajoutent à nos tâches habituelles! » sourit Marthe, un peu essoufflée, mais philosophe.Pour Daniel, prendre la relève d'une ferme biologique est un défi stimulant.« C\u2019est nouveau et on ne répète pas des recettes toutes faites, soutient-il.On peut toujours s\u2019améliorer et apprendre.Ça prend plus d\u2019observations, mais ça nous donne un meilleur contact avec la terre sur laquelle on travaille.Évidemment, on a moins de ressources et de suppléments tout prêts pour compenser les manques.Alors, on doit apprendre à cultiver soi-même des cultures assez diversifiées pour fournir des rations équilibrées aux animaux.» C\u2019est pourquoi, entre autres, Daniel et son père cultivent des grains mélangés (avoine nue, blé, pois et peut-être de l\u2019orge aussi, l'an prochain).Avec l\u2019aide de Steve, il a également fallu accroître les superficies en fourrages.En ce moment, Daniel installe un distributeur de ration totale mélangée (RTM).En ce qui concerne sa formation en production laitière biologique, il a bien apprécié l\u2019implication de ses professeurs, mais il a constaté qu\u2019il manquait de cours et d'expertise.Comme son père, il a complété sa formation par l\u2019intermédiaire du Club de lait bio qui leur apporte selon lui un bon encadrement.Dirigé par Sonia Gosselin, le Club organise notamment des conférences avec des spécialistes, venant de France ou d\u2019ailleurs.« J\u2019apprends aussi grâce à l\u2019expertise d\u2019autres producteurs, aux échanges et aux visites dans des fermes biologiques.et par essais et par erreurs! », ajoute Daniel.« Dans les institutions d'enseignement, il y a encore des lacunes du côté de la formation de terrain, mais cela va venir à la longue », renchérit son père.Le jeune producteur avoue avoir subi des taquineries et presque des affrontements en classe de la part des fils et des filles d'agriculteurs conventionnels, étant perçu comme un peu marginal.« La même chose se produit dans les assemblées de la relève, ajoute Daniel.C'est compréhensible avec toutes les nouvelles normes environnementales, les pressions de la population, nous paraissons aux yeux des producteurs conventionnels comme des gens offrant un produit propre, sans reproche.» Daniel est père de deux jeunes enfants, Félix, trois ans et Noémie, deux ans.Peut-être seront-ils la huitième génération à diriger la ferme?Comme projets, Daniel souhaite surtout perfectionner sa production et innover avec ce qu'il a plutôt que d'agrandir.Par exemple en investissant dans les pâturages, en améliorant les rotations, en ajoutant l'agrotourisme ou la transformation des produits à la ferme.« On peut se développer et grandir par l'intérieur! », conclut-il.Les Moissons Dorées Div.M.Gaudreau inc.\u2022\tNous sommes acheteurs de soya 2e classe (animai) \u2022\tProduction à contrat -\tAvoine nue -\tBlé IP -\tautres \u2022\tGrains pour nutrition animale \u2022\tGrains pour minoterie -\tEpeautre -\tSeigle (concassé) -\tBlé (clur - mou) -\tAvoine décortiquée -\tChanvre -\tOrge (perlé) -\tSoya (concassé) -\tMaïs-grain -\tKamut -\tetc.SEntreyosage Criblage \u2018Décom'quage Torréfaction \u2018Achat-vente Cenifié \u2018Écocert 101, chemin Couture, Compton, Québec JOB 1LO Tél.: (819) 835-9308 \u2022 Fax : (819) 835-0442 www.produitsdelaferme.com/moissonsdorees/index.html m.godro@sympatico.ca Produits organiques Ecolo-Nature, une division de Les Œufs d\u2019Or inc., a développé une toute nouvelle technologie consistant à transformer le fumier des poulettes et des pondeuses en fertilisant.Le fumier de volaille provenant de la ferme Les Œufs d\u2019Or inc., est mis en compost afin de produire un fertilisant organique de haute qualité et entièrement naturel.Écolo-Nature est un engrais vert par excellence.OMR1 Approuvé pour l'agriculture biologique pur Garantie Bio \u2014 ECOCERT Ecolo-Nature \u2022\taméliore la fertilité de votre sol en augmentant sa porosité ; \u2022\taccroît la capacité de rétention des minéraux fournis par le fertilisant ; \u2022\taugmente la concentration des matières organiques ; \u2022\tajoute au sol des micro-organismes pendant qu\u2019il active la source d\u2019aliment pour ceux déjà existants.Écolo-Nature est tout indiqué pour la production horticole, les cultures maraîchères et pour les grandes cultures biologiques.Il est aussi recommandé pour les jardins et les gazons.FACILE A MANIPULER ET NE DEGAGE QUE TRES PEU D\u2019ODEUR.\t\t\t¦l^l Azote total\t5.00%\tMagnésium (Mg)\t0.50% Azote soluble à l'eau\t2.50%\tFer(Fe)\t0.20% Azote insoluble à l\u2019eau\t2.50%\tMagnèse (Mn)\t0.05% Acide phosphorique assimilable\t6.00%\tZinc (Zn)\t0,05% Potasse soluble K2O\t3.00%\tComposition organique minimum\t50.00% Calcium (Ca)\t9.00%\tTeneur maximale en humidité\t20.00% CONTACTEZ-NOUS ! LES ŒUFS D\u2019OR INC.34, rue Chénier.Val-d\u2019Or (Québec) J9P 3S3 Tél.: (819)824-4419 Téléc.: (819) 824-4418 www.ecolo-nature.com 21 Supplément de LA TERRE - Octobre 2004 \"lJa.es et sites s «v Sites Internet www.fababio.ca Les nouveautés sur le site de la FABQ : informations sur le 15' anniversaire, liste de points de vente pouvant servir autant aux consommateurs qu\u2019aux producteurs qui cherchent des intrants, étude sur l'identification des produits biologiques du Québec, rapport sur le sondage des viandes bios, définition du sirop bio, résumé de la tournée des régions réalisée à l\u2019hiver 2003.www.caaa.org Site du Conseil des appellations agroalimentaires du Québec, nouveau site.Information sur la certification biologique au Québec.www.laterre.ca On y retrouve un grand dossier sur la production bio avec les articles qui ont paru dans La Terre de chez nous.www.ota.com Organic Trade Association (Amérique du Nord) Regroupement représentant l'industrie du biologique nord-américaine.On y retrouve un répertoire de producteurs et un centre d\u2019information et de promotion du bio.www.cog.ca Canadian Organic Growers On y retrouve, entre autres, des statistiques sur le secteur biologique canadien en 2003.Dates à retenir 5 novembre 2004 Colloque ¦¦ L'agriculture biologique, c'est aussi une question d'argent et de marché! » Quai des arts à Carleton Organisé par le comité régional de développement en agriculture biologique de la Gaspésie et des îles-de-la-Madeleine Information : Carmen St-Denis au (418) 392-4466 Hiver 2005 AGA du SPLBQ, du SPVBQ et du SPGBQ Plus d\u2019informations vous parviendront prochainement 11 février 2005 Assemblée générale de la FABQ et banquet de clôture des fêtes du 15' anniversaire Lieu à confirmer, plus d'informations disponibles en novembre Information : (450) 679-0540, poste 8391 ou www.fabqbio.ca ^erme «Bio-^rd GARANTIE BIO me familiale se soucie ^ironnement - Achat de grains biologiques avec certification - Vente de moulée & de poLilet biologiqLies certifiés.Mario Bérard, président 384, rang Casimir Ange-Gardien, Québec JOE 1EO Téléphone : (450) 293-3448 Membre de Se\u20acan Semences biologiques - Saison 2004-2005 -\tBlé AC Barrie -\tÉpeautre -\tSoya OAC Champion -\tAvoine nue AC Baton -\tAvoine AC Rigodon -\tSoya AC Glengarry Char anti if % BIO J Nouveau Semences de maïs-grain Hybride biologique Hvbride\tUTM\tHvbride\tUTM 05A18\t2450\t17A21\t2725 081A2\t2600\t0850\t2775 15A21\t2725\t31F10\t2850 Réservez dès maintenant vos semences Tél.: (819) 293-2001\t/ Sans frais : 1 866 293-2001 ou par internet www.semencesrdr.com Supplément de LA TERRE - Octobre 2004 22 d\u2019hier à aujourd\u2019hui Evolution de l\u2019agricu\t\t\ttui\tre b\tioogique ÉVÉNEMENTS MAJEURS\t\t\t1988\tQuébec\tLe MAPAQ nomme 12 répondants en agriculture biologique 1790\tAllemagne\tGoethe publie ses recherches : La métamorphose des plantes\t\tQuébec\tCréation du CAB de La Pocatière (Centre d'agriculture 1840\tAllemagne\tJustus Van Liebig formule une théorie sur la nutrition minérale,\t\t\tbiologique) et publication du magazine Bio-Bulle \t\tfondement de l\u2019agriculture chimique\t1989\tQuébec\tConstitution de la Fédération d\u2019agriculture biologique du 1924\tAllemagne\tRudolph Steiner enseigne le Cours aux agriculteurs qui devient\t\t\tQuébec (FABQ) \t\tla base de la biodynamie\t1990\tQuébec\tLe MAPAQ crée la certification Québec-Vrai 1930\tSuisse\tLa méthode d\u2019agriculture biologique Müller fait son apparition\t1991\tMonde\tLa Communauté européenne adopte le règlement (CEE) 1940\tGrande-Bretagne\tSir Albert Howard publie le Testament agricole\t\t\tN.9092/91 pour le contrôle de l'appellation biologique 1950\tMonde\tPériode intensive du développement des pesticides et engrais\t\tOttawa\tDémarrage du COUP (Canadian Organic Unification Project) et \t\tde synthèse\t\t\tdu COAB (Canadian Organic Advisory Board) 1963\tEurope\tJean Boucher et Raoul Lemaire élaborent une méthode agricole\t1993\tMonde\tL7FOAM réalise les premières accréditations de certificateurs \t\tbiologique\t\t\tbiologiques 1964\tEurope\tFondation de l\u2019organisation Nature et Progrès\t\tQuébec\tCréation de la Table Filière biologique 1972\tFrance\tFondation de 17FOAM\t1995\tQuébec\tFondation de l'organisme de certification Garantie Bio \t\t(International Federation of Organic Agriculture Movements)\t1998\tQuébec\tFondation du CAO (Conseil d\u2019accréditation du Québec) 1974\tQuébec\tCréation du MAB (Mouvement pour l\u2019agriculture biologique)\t1999\tMonde\tLe Codex Alimentarius publie les directives pour l'agriculture 1981\tFrance\tAdoption de la première législation en matière de produits\t\t\tbiologique CAC/GL 31-1999 \t\tbiologiques\t\tCanada\tPublication de la norme sur l\u2019agriculture biologique 1983\tQuébec\tLa ferme Sanders de Compton devient la première ferme\t\t\tCAN/CGSB-32.310 \t\tcertifiée biologique au Québec par OCIA-Vermont\t2000\tQuébec\tApplication de la loi sur l\u2019appellation biologique réservée \t\t(Organic Crop Improvement Association)\t\tQuébec\tFondation de la Filière des plantes médicinales 1984\tQuébec\tFondation d'un premier chapitre 0CIA au Québec\t2001\tJapon\tCréation de la certification JAS, obligatoire pour les 1985\tQuébec\tRéalisation des premières certifications du MAB et publication\t\t\timportations \t\tde la revue Humus\t\tQuébec\tFondation des quatre syndicats affiliés à la FABQ 1987\tQuébec\tLes agriculteurs biodynamiques implantent la certification\t2002\tÉtats-Unis\tCréation du programme biologique national NOP-USDA \t\tDEMETEB provinciale\t2003\tQuébec\tReconnaissance de la norme bio au Québec par le NOP (National Organic Program) \t\t\tSource\tGuide de transition en agriculture biologique\t © PLANT-PROD QUÉBEC Plant-Prod Québec est fière de vous offir une vaste gamme de produits, spécialement conçus pour les professionnels de la culture biologique.\u2022\tSemences Biologiques Vitalis \u2022\tAgents de lutte Biologiques / Bourdons \u2022\tEngrais Biologiques \u2022\tInsecticides et Fongicides Biologiques \u2022\tTerreaux Biologiques(certifié OMRI) Pour de plus amples informations sur ces produits, communiquez avec votre représentant ou notre services à la clientèle.Horticulture légumière et fruitière LU Q£ LU !?Qf 3 O o o û£ O < g OQ Le seul diplôme d\u2019ÉTUDES COLLÉGIALES en AGRICULTURE BIOLOGIQUE au Québec PLANT-PROD QUÉBEC 3370 Le Corbusier, Laval, Québec, H7L 4S8 Tél : (450) 682-6110\tTélec.: (450) 682-6117 Sans Frais : 1 -800-361-9184 Télec.: 1 -877-682-6117 Cégep de Victoriaville 475 Notre-Dame Est, Victoriaville, G6P 4B3 Téléphone : (819) 758-6401, poste 2586 COURRIEL : agriculture@cgpvicto.qc.ca Supplément de LA TERRE - Octobre 2004 UK CIIKt MOU* 23 isæseàîi! -* , ÜCV \u2019 vv*.\u2022/ HHS REGARDEZ DE PRES OÙ VOUS METTEZ LES PIEDS Chef de file en agriculture biologique accrédités OMRI et OCPP approuvés Plus de 20 produits servant à la production agricole pour la biodiversité des cultures diversifiées, que ce soit production maraichère, producteurs de pommes et de petits fruits, production en serre ou autres.Fertilec, une nouvelle vague de produits s\u2019adaptant aux conditions dont vous, les producteurs avez besoin, soit la sécurité dans l\u2019application des produits.OMRI : (Organic Material Review Institute) certifie que les produits n'ont pas eu d'altération chimique d'aucune façon que ce soit.Accréditation annuelle et fiable à 100%.OCCP : (Organic crop producers and processors) signifie que les produits satisfont ou dépassent les normes organiques du Canada des États-Unis, de la Communauté Européenne ainsi que de l'organisation mondiale de la santé.Emballage par palette 40 x 25 kilos .4-4-8 + 2% fer OCCP \u2022\t9-2-2 + 1 % fer OCCP \u2022\t5-7-7 Agriculture formule balancée OCCP \u2022\t0-0-50 Sulfate de potassium OMRI approuvé Diverses granulométries \u2022\t10-0-0 Farine de plumes OMRI approuvé \u2022\t4-5-3 Fumier de poulet avec 9% calcium OMRI approuvé \u2022\tSubstrats de culture compressé 3.8 pieds cubes OMRI approuvé 30 sacs / palette.Pour production en serres pour partir vos A tous ceux et celles qui aiment les enfants, le jardinage, la verdure, les arbres et les animaux.Toutes ces passions qui font aimer la vie.Regardez attentivement vos produits de jardinage; il se peut que leur contenu ne soit pas à la hauteur de vos attentes.RECHERCHEZ DES PRODUITS BIOLOGIQUES CERTIFIÉS ET DIGNES DE CONFIANCE plants ou production totale \u2022\tAlgues en granules format de 25 kilos 1.1 %N 0.4P 2.6%K OMRI approuvé \u2022\tAlgues concentrées en liquide.Nouveauté OMRI approuvé (Cs 2 x 10 litres).Idéale pour agriculture biologique - production maraichère etc.\u2022\tNématodes : 100% naturel Demandez-nous nos catalogues par courriel.Regardez notre nouveau site internet.www.fertilec.com gosselin@fertilec.com SANS FRAIS : Tél.: 1-888-831-1085 Téléc.: 1-888-836-1915 Algues marines séchées et broyées Engrais organique tout usage "]
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