La terre de chez nous, 2 décembre 2004, jeudi 2 décembre 2004
[" SsS^ïiffsPP am s Depuis 1929 Cultiver les idées en semant, les mots BBtiBftMja Vol.75, n- 43 Longueuil Un cahier \u2022 40 pages semaine du 2 décembre 2004 DE CHEZ NOUS Port payé à Montréal\tCourrier Poste Publication N° d'enregistrement R 076G5 - N° de convention PP 40069165 S\" \\ *3 Photo: Yvis Chmii i mois MmÉmamÉml de plus/ha avec le N22-T8 Voir p.9 VACHE FOLLE « Il y a une limite à se faire voler » -Laurent Pellerin Page 3 YVES CHARLEBOIS COLLABORATION SPÉCIALE SAINT-CYRILLE-DE-WENDOVER -Des centaines d\u2019agriculteurs se sont levés plus tôt qu\u2019à l\u2019habitude le mardi 30 novembre pour revendiquer un prix plancher pour leurs vaches de réforme.Vers 3 h 30 du matin, les stationnements de l\u2019église et de l\u2019aréna de Saint-Cyrille-de-Wendover étaient déjà remplis.Des navettes en autobus étaient organisées pour transporter les agriculteurs du village jusqu\u2019au site de l\u2019abat- toir situé dans le rang A de Simpson.Certains agriculteurs se sont rendus dans ce village du Centre-du-Québec en autobus nolisé.VOIR VACHE FOLLE A LA PAGE 2 Des agriculteurs déterminés Mirabel L\u2019opposition force la main aux libéraux Page 4 Congrès de PUPA Pellerin s\u2019inquiète de la capacité de Québec de livrer la marchandise Page 5 Grise de l\u2019ESB Charest n\u2019exclut aucune avenue Page 5 Agneaux et moutons La vache folle fait mal Page 11 -\tAssemblée annuelle de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec -\tFaire preuve de vision et de réalisme -\tLe merveilleux monde du pin Président Bush Pas de déblocage immédiat pour les bovins canadiens Page 4 y A ne pas manquer cette semaine dans Victoire décisive! Au sujjjjjj 4ST06 vs série 39 Pioneer\tJa 457^5] \\Wiï osa» :jf iciur ¦xmé W «wJ mi 'mm* W I ACTUALITES VACHES DE RÉFORME Le prix plancher fait fuir les acheteurs i .\t.\t.\t,\t.\tPhotos : Julie Mercihr/TCN Le prix Plancher n a pas eu 1 heur de plaire aux acheteurs de vaches de réforme qui ont carrément déserté les encans, lundi dernier.Sur 470 tetes, seulement neuf ont été vendues.ÉVÉNEMENT À VENIR 7 déc., 10 h, brunch-conférence où Ton parlera, entre autres, des stratégies alimentaires pour s'ajuster au nouveau ratio SNG/G, au club de golf, 328, rang du Golf, Plessisville.Iinfo: (819) 362-7331.Pour en savoir plus j Pour suivre les plus récents événements sur le sujet, consultez notre Spécial vache folle, dans la section Production-Élevages du site Internet www.laterre.ca.Résultat du sondage hebdomadaire *\u2022 r n Croyez-vous il une levée prochaine de l'embargo américain sur le boeuf du Canada ?Oui\t24,8% Non\t70,6% Ne sait pas\t4,6% Nombre de votes :\t347 www.laterre.ca DE CHEZ NOUS FONDÉE UN 1929 ÉDITEUR: L'Union des producteurs agricoles 555, bout.Roland-Thérrien, I-on^ieuil Mil 3Y9 FAX: (450)670-4788 SITE WEB: www.lulerre.cu RÉDACTION : (450) 679-8483 poste 7270 Courrier électronique: lcn@>lulcrre.ca PUBLICITÉ: (450) 679-8483 poste7275 Courrier électronique : piib@4alcrre.ca ABONNEMENTS: (450) 679-8483 posies 7274,7290 Courrier électronique : abonneinciitCUatcrrc.ca ANNONCES CLASSÉES: (450) 679-7809 Courrier électronique: annonccsclassces@latcrre.ca DIRECTEUR: DANIEL BOULANGER RÉDACTEUR EN Cl 1EP: l-oïe llainmi RÉDACTEUR EN CHEF, DÉLÉGUÉ AUX MAGAZINES: Michel Ucuimnycr CHEF DE PRODUCTION: Carole Lalancette ABONNEMENTS: Marlc-loséeRheault ADMINISTRAT ION : Pascale Côté AGENTE DE PROMOTION : Élise llofer DIRECTRICE DE U PUBLICITÉ: Chaulai Rainville REPRÉSENTANTS PUBLICITAIRES: Christian Goinard, Sylvain loubert, Sylvain Eulondc, Réal Loiscau REPRÉSENTANT HORS QUÉBEC: Jacques Etmq Tel.Toronto :(005) 335-5700 Eux:(905) 335-5001 Courrier électronique : jlong@lon);comm.nct IMPRESSION : Imprimerie Transmag >6 ABONNEMENT: Québec I an: 51,77$ 2 ans: 112,82$ 3ans: 108,13$ Abonnement hors Canada: 1 an: 100$ Chèque ou mandai à l'ordre de Di I erre de chez nous I h'|uils Icg.iin llihlinltù'qiii' n.U n ui.île du Quebec 19*12 llihliolliriitii' IUIioii.iIi* «lu ( ,in.n|.i ISSN IHII0 ;ut tl) I i.iis lliusili-mii'iuc « I.ism'|m\\c( h.itnpl.iin N \\ Nous irtdiiiuivsoiis l'ahlr liii.iiit i«Nir «lu gnmememiht «lu < .ui.ul.i, |i.n I «'tint\t«lu l\u2019iogi.iiutm* «raideaux publu .uimis (l'AI\u2019), poui luiMlt'prnscsdVmtii (mstal (onynition tlt* la poste publication N\u201d KHHtHKib N' (remc^istrement 07i»(*r».retourner toute nirrespomlaïue tu* pouvant ètie liviiVau ( anatla au Service ties publications 555boni.Holantl-1herrien.hiiijjtieoil.Qc Mil JVît abonneiiieinPlaieire.ca JULIE MERCIER SAINT-HYACINTHE - Lundi 29 novembre, 10 h 45.L\u2019encan de bovins de réforme démarre.Les producteurs sont sur les dents, en cette première journée d\u2019application du prix plancher de 0,42 $/livre.Quinze minutes plus tard, après qu\u2019une dizaine de vaches soient passées dans le ring, Tencanteur suspend la vente.Ça ne sert à rien de continuer puisque les acheteurs n\u2019ont misé sur aucune vache.Ce scénario se répétera partout au Québec.À la fin de la journée de lundi, près de 500 vaches de réforme auront été mises à l\u2019enchère.Et seulement neuf d\u2019entre elles auront trouvé preneur, dont une à l'encan du Bic et quatre à La Guadeloupe.Du côté de Saint-Hyacinthe, quatre vaches auront été vendues sur les 125 présentées.Là-bas, plusieurs producteurs s\u2019étaient déplacés en observateurs.René Dupré, qui avait cinq vaches à vendre, avait plutôt décidé d\u2019attendre pour voir la réaction des acheteurs.En attendant le début VACHE FOLLE SUITE DE LA PAGE 1 L\u2019Union des producteurs agricoles (UPA) n\u2019a rien négligé.Deux immenses roulottes de construction alimentées par des génératrices trônaient de chaque côté de l\u2019abattoir Colbex.Même des toi-lettes chimiques ont été louées pour l\u2019occasion.Pour se réchauffer par ce temps glacial et humide, les manifestants avaient droit à quelques cordes de bois de chauffage et ils ont allumé des feux à l\u2019intérieur de barils.Vers 4 h 30 du malin, l\u2019un des organisateurs, J.Alain Laroche, un producteur laitier de Saint-Albert, a livré les consignes pour la bonne marche de la mani- ées enchères, ils étaient plusieurs à décrier les profits des abattoirs.« L\u2019argent se fait entre l\u2019abattoir et le magasin.Ils se prennent de trop grosses bouchées», faisait remarquer M.Dupré.«Vous avez toujours payé le prix que vous avez voulu.En production agricole, c\u2019est toujours les autres qui décident de notre paye.C\u2019est le temps que ça change », lançait Jean-Guy Jodoin, au terme d\u2019un échange musclé avec un acheteur.Normand Hébert, un courtier qui achète des vaches pour Levinoff, était sur place, mais n\u2019était pas preneur.« À 0,42 $/livre, c\u2019est non », soutenait-il.M.Hébert n\u2019était toutefois pas inquiet pour l'approvisionnement de l\u2019abattoir Colbex.« Ils vont en trouver ailleurs », croyait-il.Pour Alain Lefebvre, un transporteur de l\u2019Abitibi, il n\u2019était pas question de repartir avec les bêtes.«Les gars ne voudront sûrement pas les ramener », avouait ce dernier.Qu\u2019arrivera-t-il alors aux vaches entassées dans les encans du Bic, de La Guadeloupe, de Saint-Chrysostome, de festation.« On laisse passer les travailleurs, car tout comme nous, ils ont le droit de gagner leur vie.Le maire de Saint-Cyrille nous permet d\u2019être ici et, comme tout élu, il a besoin de votes, donc on serait malvenus de priver ses électeurs de travail.La seule chose qu\u2019on ne laisse pas passer, c\u2019est les camions avec des animaux vivants.Nous, notre message, c\u2019esi qu\u2019on a le droit de manger trois repas par jour comme tout le monde.» De son côté, le président de l\u2019UPA du Centre-du-Québec, Denis Bilodeau, a déclaré à la Terre: «Un producteur laitier qui a 40 vaches en lactation se voit privé par les temps qui courent d\u2019un revenu net de 15 000 $ par année à cause des prix offerts par Colbex.Il y a pas grand Saint-Hyacinthe et de Saint-Isidore ?«C\u2019est une préoccupation.Les animaux sont restés dans les encans et y resteront temps, et aussi longtemps que l\u2019on n\u2019aura pas trouvé de solution.Il faudra trouver un abattoir qui voudra bien les abattre, toujours au prix minimum, à moins qu\u2019il y ait des ententes différentes », déclarait le président de la Fédération des producteurs de bovins, Michel Dessureault.D\u2019ailleurs, au moment de mettre sous presse, M.Dessureault avouait que ça négociait fort entre le gouvernement, les éleveurs et les propriétaires de Colbex.Pour l\u2019instant, la Fédération a demandé à ses producteurs de retenir leurs vaches de réforme.Malgré cela, les encans devraient avoir lieu comme prévu pour les petits veaux laitiers et les veaux d\u2019embouche.Habituellement, des ventes de bovins de réforme se tiennent le mardi à Danville et Sawyerville, tandis que le mercredi, les encans se déplacent à Saint-Hyacinthe et à Saint-Isidore.Saint-Chrysostome termine la semaine, le jeudi.monde au Québec qui accepterait de se voir couper de salaire de ce montant-là.» La Sûreté du Québec était omniprésente et aucun incident n\u2019a été signalé.Du côté de l'abattoir Colbex, une demande d\u2019injonction a été effectuée le lundi 29 novembre.Les parties étaient convoquées le mardi 30 novembre à 14 li 15 devant un juge de la Cour supérieure a Saint-Hyacinthe.L\u2019avocat de la Fédération des producteurs de bovins et le représentant de Colbex, Me Bernard Boudreau, se sont présentés au palais de justice.L\u2019abattoir a alors décidé de retirer sa demande d\u2019injonction.Au moment d\u2019écrire ces lignes, ce mardi 30 novembre vers 16 h 30, la manifestation devant l\u2019abattoir se poursuivait comme elle avait commencé.i PAGIi 2 - La terre de chez nous, 2 décembre 2001 ACTUALITES «llya PIERRE-YVON BÉGIN QUÉBEC - Lundi matin, les vaches de réforme étaient de retour devant le parlement de Québec.Cette fois, les producteurs agricoles de la région de Québec y tenaient un encan symbolique afin de bien marquer l\u2019établissement d\u2019un prix plancher à 42 cents la livre.« Il y a une limite à se faire voler », a déclaré le président de l\u2019Union des producteurs agricoles du Québec, Laurent Pellerin.Celui-ci a répété que plus une seule vache ne sera désormais vendue en bas du prix plancher de 42 cents, invitant le gouvernement du Québec à fournir « une réponse » avant la fin du 80' congrès général qui se tient dans la capitale cette semaine.« Ce n\u2019est pas vrai qu\u2019on va laisser entrer les animaux des autres provinces », a répliqué le président aux journalistes, signifiant la volonté des producteurs d'empêcher la livraison d\u2019animaux à l\u2019abattoir Colbex.Geste illégal ?« C\u2019est illégal de se faire voler comme ça », a rétorqué Laurent Pellerin, précisant que Les Viandes Levinoff, propriétaire de l\u2019abattoir, avaient multiplié par trois leurs profits annuels évalués à 10 M$ avant la crise.« C\u2019est scandaleux », a ajouté Laurent Pellerin, reconnaissant que l\u2019entreprise avait offert de payer 25 cents la livre au cours de la dernière fin de semaine.Selon le vice-président de la Fédération des producteurs de bovins du Québec, Denys Beaudet, de 600 à 700 producteurs ont assisté à l\u2019encan inscrit au programme de La caravane de la dernière chance.Depuis le 22 De 600 à 700 producteurs ont assisté à l\u2019encan symbolique PRIX PLANCHER À 42 CENTS une limite à se faire voler» - Laurent Pellerin Photos : coi.laiiokaiion spéciale Clément Allard |H» y ih,, mm \u2022 i, r ¦*! mas?mm àVÀT 1IT73 ' ^ ^ VmS&Sp IKfe -*BJ8SE \\ V , \u2022 \u2022 Personnifiant le seul acheteur de viande de réforme au Québec, Tony Langevin, 2\u2018 vice-président de la Fédération de l\u2019UPA de Lévis-Bellechasse, s\u2019en est visiblement donné à cœur joie.« Vous ne me stressez pas et vous allez tous brailler avec vos vaches », a-t-il lancé, les pieds bien allongés sur son cochonnet, aux producteurs de bovins réunis devant le parlement de Québec pour un encan symbolique.novembre, cette campagne de mobilisation a été marquée par une douzaine d\u2019événements.Pas la charité Président du Syndicat des propriétaires forestiers de la région de Québec, Martin J.Côté était du nombre des manifestants.Entrepreneur à forfait pour les producteurs agricoles, celui-ci peut témoigner de leur situation financière catastrophique.« Ils n\u2019ont plus d\u2019argent », a-t-il confié à la Terre, précisant que l\u2019établissement d\u2019un prix plancher n\u2019enlève rien au gouvernement ni aux consommateurs.« On ne demande pas la charité », a-t-il ajouté, souhaitant voir les produits importés soumis aux mêmes normes environnementales que les producteurs québécois.Producteur de vache-veau de Saint-Lazare, Simon Goupil abonde dans le même sens disant qu\u2019il n\u2019a touché récemment que la moitié des 1000 $ qu\u2019il percevait pour un veau avant la crise.Producteur laitier de Buckland dans Bellechasse, Normand Corri-veau évalue ses pertes à près de 12 000 $ au cours de la dernière année.À ses yeux, les consommateurs sont aussi pénalisés puisqu\u2019ils n\u2019ont pas profité de la réduction des prix.Pour Réal Rousseau, producteur laitier à Parisville, l\u2019insulte est ajoutée à l\u2019injure quand il a dû acquitter des factures supérieures à 100 $ pour deux vaches de réforme « scrapées » à la vente, sous prétexte de léger défaut.« C\u2019est débile », a-t-il affirmé, s\u2019estimant aujourd\u2019hui chanceux les jours où il peut percevoir un bénéfice de 100 $ pour des vaches de réforme lui rapportant généralement entre 600 et 800 $ avant la crise.VACHE FOLLE La ministre Gauthier inondée de questions JULIE MERCIER La semaine dernière, les échanges ont été plutôt corsés à l\u2019Assemblée nationale du Québec.La ministre de l\u2019Agriculture, Françoise Gauthier, a dû répondre à une foule de questions concernant le prix plancher pour les vaches de réforme demandé par les producteurs bovins et laitiers.Janvier Grondin, député adéquiste de Beauce-Nord, a soulevé tout un tollé en déclarant en Chambre que l\u2019entreprise Les produits de viande Levinoff inc., propriétaire de l\u2019abattoir de vaches de réforme Colbex, avait fait don de 54 000 $ à la caisse électorale du Parti libéral au cours des trois dernières années.« Pendant que les agriculteurs souffrent, les petits amis du Parti libéral empochent », a déclaré M.Grondin.Le lendemain, c\u2019était au tour du chef de l\u2019Action démocratique du Québec (ADQ) d\u2019en remettre, qualifiant Colbex d\u2019abattoir « libéral ».Mme Gauthier n\u2019a pas eu l\u2019air d\u2019apprécier.« S\u2019il (Mario Dumont) a des accusations à porter, qu\u2019il ait le courage de sortir, après la période de questions, avec moi et de m\u2019accuser de malveillance, de pratique illégale », a affirmé la ministre.Le fédéralisme asymétrique Le député péquiste des îles-de-la-Madeleine et critique de l\u2019opposition en matière d\u2019agriculture, Maxime Arse-neau, a longuement questionné la ministre au sujet du prix plancher récla- mé par les producteurs québécois.« La ministre se cache-t-elle derrière le fédéral à chaque fois ?Pourquoi ne prend-elle pas ses responsabilités ?» « Si tant est qu\u2019on impose un prix plancher au Québec, l\u2019abattoir va vouloir s'approvisionner ailleurs au Canada », lui a répondu Françoise Gauthier, en insistant sur la nécessité d\u2019un prix plancher pancanadien.« La ministre pourrait-elle reconnaître qu\u2019elle a déjà eu la réponse de l'Ouest canadien et que ce sera non à cette demande », a répliqué Maxime Arseneau.La ministre n\u2019a pas voulu confirmer cette information.Le lendemain, elle a cependant avoué qu\u2019elle attendait toujours l\u2019approbation du fédéral.« (.) ce que je demande au ministre de l\u2019Agricul- ture fédéral, c\u2019est, si tant est que vous ne voulez pas appliquer un prix plancher pour l\u2019ensemble du Canada, donnez-moi les pouvoirs.Parce que l\u2019article 2 de la loi le prévoit.Donnez-nous (.) le pouvoir d\u2019établir un prix d\u2019achat pour l\u2019ensemble des viandes, puis des vaches qui viendront se faire abattre au Québec, et, nous, on va l'appliquer», a-t-elle déclaré.Maxime Arseneau a également demandé une nouvelle enquête sur le prix du bœuf.« Il y a eu des études qui démontrent effectivement que les abattoirs ont vu leurs marges bénéficiaires augmenter de façon très importante.Je n\u2019ai pas besoin d'enquête pour ça », a rétorqué Françoise Gauthier.La TERRE DE CHEZ NOUS, 2 DÉCEMBRE 2004 - PAGE 3 ACTUALITES ¦ ' iULil.Vache folle : pas de déblocage immédiat Mirabel:l\u2019opposition force la main des libéraux La visite de George Bush au Canada avait de quoi laisser les producteurs de bœuf sur leur faim.Les exportateurs qui attendent désespérément la réouverture du marché américain devront vraisemblablement patienter jusqu\u2019au printemps prochain.RÉJEAN PAULIN COLLABORATION SPÉCIAL!?OTTAWA - Totii.au plus, le président des États-Unis montré compréhensif à l'endïoîj.des Canadiens qui expriment leurs frustrations à cet égard.« Je comprends tout à fait les pressions que les producteurs subissent.» Cela dit, il se montre contraint de baisser les bras devant la lenteur de la bureaucratie américaine.« Je ne sais pas si vous avez des fonctionnaires au Canada, mais nous en avons à Washington.» Par ces quelques mots prononcés sur le ton d\u2019une boutade, George Bush voulait attribuer la lenteur du dossier à la procédure réglementaire plutôt qu\u2019au protectionnisme dont son administration fut souvent accusée.Il semble probable que les jeunes bovins, ceux âgés de moins de 30 mois, pourront circuler librement quand les frontières seront réouver- RÉJEAN PAULIN COLLABORATION SPÉCIALE OTTAWA - L\u2019opposition fédérale est parvenue à faire adopter une motion voulant que les terres de Mirabel soient rétrocédées aux agriculteurs.« C\u2019est un espoir pour les agriculteurs et les anciens expropriés de se faire dire que finalement la Chambre des communes reconnaît qu\u2019il y a eu une erreur, puis qu\u2019on devrait leur rétrocéder les terres», dit Mario Laframboise, député bloquiste d\u2019Argenteuil-Papineau-Mirabel.Ceci étant dit, il semble qu\u2019il soit encore trop tôt pour ciue les expropriés puissent crier victoire.Une motion n\u2019a pas force de loi.Rien non plus n'oblige le gouvernement à respecter un échéancier précis.Quant au ministre des Transports, Jean I.apierre, il ne se montre guère ouvert à casser le bail qui lie le gouvernement à Aéroports de Montréal.Le ministre soutient que ce sont les conservateurs de Brian Mttlroney qui ont empêché le dénouement de la crise en louant ces terres à ADM pour une période de 60 ans.Il en fait une question d\u2019intégrité en accusant les bloquistes et les conservateurs de n\u2019avoir « aucun respect pour ht loi » en proposant de casser un contrat dûment signé par un ministre.Quant aux conservateurs, bloquistes et néo-démocrates, le Parti libéral refuse tout bonnement de corriger une des pires bavures de son histoire.ADM resterait donc le maître de l\u2019usage de ce territoire jusqu\u2019en 2052.En 1988, le gouvernement Mulroneÿ avait loué ces terres à 131 agriculteurs jusqu\u2019en 2010.ADM envisage maintenant de prolonger ce bail jusqu\u2019en 2023.Il s\u2019agit selon Jean Lapierre d\u2019un arrangement convenable dans les circonstances.« C\u2019est absolument une longue période oit l\u2019on peut quand même y aller de quelques semences.» Photo: Tiiieriiv LaiuviI ri /'I t a Oui, mais un locataire n\u2019est pas propriétaire, clame Marc Lemay, bloquiste d\u2019Abitibi-Témiscamingue.Il est impossible pour ces agriculteurs «d\u2019hypothéquer, de louer, de céder et de transmettre ces terres à leurs enfants puisqu\u2019ils sont liés par un bail ».Le ministre des Transports estime par ailleurs que le moment serait mal choisi pour dépouiller l'aéroport de « ses possessions ».Il y aurait quatre projets à l\u2019étude pour relancer Mirabel, dont un très ambitieux de la firme Bombardier.Plus de deux milliards de dollars pour- raient y être investis prochainement, ce qui créerait plus de 2500 emplois.En plus, dit-il, « un avenir extraordinaire se dessine en matière de fret aérien » y allant ainsi d\u2019une prévision qui n\u2019est pas sans rappeler celle faite il y a trente ans quant aux vols commerciaux.Pour le moment, Mirabel accueille une trentaine de vols par jour, soit guère plus de deux vols à l\u2019heure.C'est bien peu comparé à des aéroports de taille équivalente où atterrissages décollages atteignent parfois un rythme de un à la minute.Les partis d\u2019opposition sont unanimes pour reprocher à Jean Lapierre de fausser le débat en associant la location des terres à la suivie de Mirabel.Les 11 000 acres dont U est question sont à l'extérieur.L\u2019aéroport n\u2019en dépend pas pour sa survie.Avec 6000 acres, il oc-cuite déjà une surface plus grande que plusieurs aéroports internationaux.Celui de Toronto se contente de 4200 acres, celui d\u2019Ottawa 4500 et celui de Los Angeles, 3500, fait remarquer la néo-démocrate, Alexa McDonough.« Comment se fait-il que 6000 acres ne suffisent pas à Mirabel?» À cet égard, le bloquiste Mario Laframboise signale que l\u2019aéroport utilise actuellement moins des deux tiers de cette sur-iace.« Il en reste 2500, ce qui est pleinement suffisant pour ses capacités et celles d\u2019ADM.» tes, puisque le président Bush a expressément désigné ce bétail dans sa réponse aux journalistes.Le premier ministre du Canada, Paul Martin, emboîte le pas au chef de la Maison-Blanche, en se faisant rassurant à son tour, sans toutefois parler de calendrier.« Nous espérons qu\u2019une solution va en sortir dans un délai raisonnable », a-t-il dit en se disant encouragé par les dernières initiatives et déclarations du président.Les autres pommes de discorde, comme le bois d\u2019œuvre par exemple, ont retenu l\u2019attention des deux hommes politiques.À cet égard, ils s\u2019entendent pour revoir les mécanismes de règlement de conflit entre les deux pays.Le tribunal de l\u2019ALENA ne répondrait plus aux besoins du vaste marché canado-américain.Les échanges entre les deux pays atteignent en effet 400 milliards de dollars par année.« Le mécanisme actuel est trop lent », dit Paul Martin, qui va dans le sens de l\u2019opinion exprimée par M.Bush.L\u2019épineuse question des subventions à l'agriculture a également trouvé écho dans les propos du président, qui se montre disposé à les abandonner parce qu\u2019elles « dénaturent les activités agricoles ».Il ne s\u2019agit poulie moment que d\u2019un énoncé d\u2019intention dont on ne prendra la mesure que lors des prochaines négociations de l\u2019Organisation mondiale du commerce.Photo: Reuters/Larky Downing Le président des États-Unis, George W.Bush, et son épouse, Laura Bush, sont arrivés à l\u2019aéroport d\u2019Ottawa, le 30 novembre, pour une visite de deux jours au Canada.B\u2014M PAGE 4 - La terre de chez nous, 2 décembre 2004 ACTUALITES Pellerin s\u2019inquiète de la capacité de Québec à livrer la marchandise PIERRE-YVON BÉGIN QUÉBEC - À quelques heures de l\u2019ouverture du 80' congrès annuel de l\u2019Union des producteurs agricoles du Québec, le président, Laurent Pellerin, doute fort que le gouvernement du Québec puisse remplir ses engagements.Crise du boeuf, programme de remboursement de taxes, amas de fumier aux champs, les trois priorités fixées par l\u2019Union ont visiblement peu de chance de trouver un dénouement heureux, du moins cette semaine.En entrevue avec les journalistes lundi soir, Laurent Pellerin a d\u2019abord indiqué qu\u2019il sera « très surprenant » d\u2019en arriver à une entente avec les propriétaires du seul abattoir de vaches de réforme, Les Viandes Levinoff.« Convoqué » par la ministre de l'Agriculture du Québec plus tard en soirée, Françoise Gauthier, le président de l\u2019Union participait à une rencontre de la dernière chance avec les représentants de l\u2019entreprise pour éviter le blocus devant l\u2019abattoir de Saint-Cyrille.« Il aurait fallu une ouverture plus grande que ce qu'on a vu hier soir», d\u2019affirmer Laurent Pellerin devant la presse, mardi matin, quelques minutes seulement avant d\u2019ouvrir le 80' congrès.11 a précisé que Philip Cola, représentant de l'entreprise, avait offert de porter le prix des vaches de réforme à 27 cents la livre.Parallèlement, Laurent Pellerin a fait état de « rumeurs » sur la répétition d\u2019un programme d\u2019aide fédéral provincial, ESB 3, qui a fourni des compensations de 320 $ par vache.Accompagné à cette rencontre des 80K CONGRÈS DE L\u2019UPA Photo: Loïc II avion VTT7777T Les trois priorités fixées par l\u2019UPA ont peu de chance de trouver un dénouement heureux.présidents des Fédérations de producteurs laitiers et de bovins du Québec, Marcel Groleau et Michel Dessureault, Laurent Pellerin a révélé qu\u2019ils avaient présenté une contre-proposition à 32 cents la livre, prix plancher qui serait appuyé par un nouveau programme d\u2019.aide sur le modèle de ESB 3.Cette contre-proposition a été rejetée du revers de la main par Philip Cola.Laurent Pellerin a ajouté que Philip Cola est « nerveux » par rapport à une éventuelle loi spéciale devant imposer un prix plancher et un volume d\u2019achats minimal.L\u2019Union, a déclaré le président, croit que cette solution est « tout à fait possible », rappelant que les producteurs désiraient toujours s\u2019associer, d\u2019une façon ou d\u2019une autre, avec les propriétaires de cet abattoir « parce qu\u2019ils sont les meilleurs » dans ce domaine.Les négociations devaient se poursuivre pendant que les producteurs entreprenaient leur blocus aux abords de l\u2019abattoir, prêts à tenir aussi longtemps qu\u2019il le faut.Taxes municipales Sur la question du programme de remboursement des taxes municipales, Luirent Pellerin doit constater que l\u2019entente négociée cet automne par le biais d\u2019un comité spécial, n\u2019a pas réussi « à passer le cap du Conseil des ministres ».Luirent Pellerin a affirmé que l\u2019argent devant être consacré au développement de l\u2019agriculture, près de 100 M$ l\u2019an prochain, est carrément « pompé » par les municipalités.Le président de l\u2019Union a précisé que des consultants ont même expliqué aux élus municipaux comment s\u2019y prendre pour percevoir le maximum de taxes chez les producteurs agricoles.En ce qui concerne la question des amas de fumier aux champs, Laurent Pellerin indique clairement que l\u2019Union ne se contentera pas de simples déclarations du ministre de l\u2019Environnement.« Ça va prendre des engagements par écrit », de répondre le président de l\u2019Union à la Terre, rappelant l\u2019échéance d\u2019octobre 2005 forçant les producteurs à se doter de structures d\u2019entreposage étanches.Luirent Pellerin soutient que le niveau d\u2019insatisfaction des producteurs « va monter d\u2019une coche » si Québec ne livre pas de solutions pour les trois priorités identifiées par l\u2019Union.DERNIERE HEURE Ajout de 11 M$ au remboursement de taxes PIERRE-YVON BÉGIN QUÉBEC - Le gouvernement du Québec confirme qu\u2019il n\u2019apportera pas de changement à la taxation municipale pour régler l\u2019épineuse question du programme de remboursement de taxes.Au moment de mettre sous presse, la ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation du Québec, Françoise Gauthier, indique qu\u2019elle ajoutera une somme de 11 M$ au programme 2005-2006 pour satisfaire les hausses de taxes prévisibles.Le programme atteindra ainsi 95 M$, ce qui devrait peut-être inciter les producteurs agricoles à mettre à exécution leur menace de refuser de payer leur prochain compte de taxes municipales.Outre l'ajout de 11 M$, la ministre de l\u2019Agriculture annonce aussi que le taux de remboursement de la portion des taxes admissibles sur les terres d\u2019une valeur supérieure à 1500 $ l\u2019hectare passera de 70 % à 85 %.Cette valeur sera aussi indexée en fonction de l'indice des prix à la consommation.En ce qui concerne les critères d\u2019admissibilité, le revenu agricole à l\u2019hectare est remplacé par un critère fondé sur le rapport entre les revenus et la valeur foncière de l\u2019exploitation.De plus, les entreprises devront faire preuve du respect de toutes les normes environnementales, l\u2019écocondi-tionnalité.Un projet de loi devrait être présenté à la reprise des travaux parlementaires en mars prochain pour officialiser le tout.CRISE DE L\u2019ESB Charest n\u2019exclut aucune avenue PIERRE-YVON BÉGIN LOÏC HAMON QUÉBEC - Loi spéciale, décret, nouveau programme d\u2019aide financière, le gouvernement du Québec n\u2019exclut aucune avenue pour venir en aide aux producteurs laitiers et de bovins aux prises avec la crise d\u2019encéphalopathie spongiforme bovine.Au moment même où s'ouvrait le 80' congrès annuel de l\u2019Union des producteurs agricoles à Québec, le premier ministre du Québec, Jean Charest, confirmait son intention d\u2019agir.« Nous ne négligerons aucun effort, aucune avenue n\u2019est exclue pour que nous puissions trouver une solution durable à cette crise », a déclaré Jean Charest à l\u2019Assemblée nationale en réponse à une question du chef de l\u2019opposition, Bernard Landry.Ce dernier s\u2019est dit prêt à endosser, sans discussion, une législation permettant de fixer un prix plancher de 42 cents la livre pour la vache de réforme tel que demandé par les producteurs.Interrogée à son tour, la ministre de l\u2019Agriculture du Québec, Françoise Gauthier, a confirmé pour sa part qu\u2019elle attendait le résultat des discussions entre l\u2019abattoir Colbex et les producteurs avant d\u2019agir.« Les parties savent très bien que nous allons prendre nos responsabilités », a répliqué la ministre à une question du porte-parole de l\u2019opposition en matière d\u2019agriculture, Maxime Arseneau.À l\u2019issue de son discours devant les délégués du congrès de l\u2019UPA, mardi après-midi, le président Laurent Pellerin, a indiqué que les négociations n\u2019avaient pas avancé depuis la veille.Il s\u2019est dit ouvert à la poursuite des négociations, mais il n\u2019était toujours pas question d\u2019accepter l\u2019offre de 27 cents la livre de l\u2019abattoir.La possibilité que le gouvernement comble la différence par un nouveau programme d\u2019aide a été évoquée, mais M.Pellerin a précisé que ce n\u2019était pas le premier choix des producteurs puisque « c\u2019est toujours à recommencer ».Il faisait ainsi écho à son discours dans lequel il a dit souhaiter un prix plancher pour toute les productions.Événement rarissime, le président de l\u2019Assemblée nationale, Michel Bisson-net, avait autorisé la tenue d\u2019un débat d\u2019urgence demandé par l\u2019opposition sur la crise qui secoue les producteurs agricoles.D\u2019entrée de jeu, Bernard Landry a rappelé le caractère essentiel de l\u2019agriculture québécoise, disant que « l\u2019agriculture québécoise n\u2019est pas compatible avec le fédéralisme canadien ».Françoise Gauthier a pour sa part répliqué que le revenu agricole avait chuté de moitié en 2002 alors que le Parti québécois était au pouvoir.L\u2019empathie du gouvernement de l\u2019époque, a-t-elle raillé, s\u2019est traduite par une révision du programme de remboursement de taxes et le transfert d\u2019un fardeau additionnel de 9 MS sur la tête des producteurs.Sur la question du prix plancher, Françoise Gauthier a répété qu\u2019elle privilégiait un prix plancher canadien, ayant discuté de la question avec son homolo- gue fédéral dès le 21 septembre.Elle a révélé que le ministre fédéral, Andy Mitchell, refusait toujours de confier cette responsabilité au Québec en vertu d\u2019un article de la loi sur la commercialisation des produits agricoles.« Le gouvernement canadien, a-t-elle dit, semble vouloir davantage se diriger vers un nouveau programme d\u2019aide, un programme de soutien aux producteurs agricoles.Ce que, nous, on dit, c\u2019est que ce n\u2019est pas la bonne solution.» Reste que la ministre pousse afin d\u2019amener les parties à une entente sur un prix plancher, rappelant qu\u2019elle pourrait intervenir par le biais d\u2019une loi spéciale.Cette loi pourrait être présentée jeudi matin, juste avant son discours devant les 400 délégués au congrès de l\u2019Union.Mardi après-midi, le chef de l\u2019Action démocratique du Québec, Mario Dumont, devait pour sa part rendre visite aux producteurs agricoles sur le barrage bloquant l\u2019accès à l\u2019abattbir Colbex à Saint-Cyrille-de-Wendover.La TERRE DE CHEZ NOUS, 2 DÉCEMBRE 2004 - PAGE 5 CONGRES 2004 N.D.L.It.: En lien et place de l\u2019éditorial habituel, nous publions, cette semaine, un compte tendu du discours que le président de l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA), M.Laurent Pellerin, a prononcé dans le cadre du 80e congrès général de l\u2019UPA.Solidaires depuis 80 ans! mm &$> bves fténcr M.Laurent Pellerin ' M.Laurent Pellerin D\u2019emblée, le président de l\u2019UPA a souligné qu\u2019il venait de traverser une année de mobilisation comme il n\u2019en avait jamais vu auparavant.Une mobilisation, reconnaît-il, qui a mis largement à contribution les producteurs et les productrices agricoles, qui ont su répondre à l\u2019appel, les a-t-il chaudement remerciés, parce qu\u2019à l\u2019UPA, « ça ne chôme pas! » En fait, s\u2019il avait à choisir, M.Pellerin, avoue qu\u2019il aimerait mieux parler des agriculteurs et des agricultrices plutôt que de la situation de l\u2019agriculture, qui en arrache ces dernières années, qu'on le veuille ou non.Il a d\u2019ailleurs tenu à adresser ses félicitations à ceux et celles qui procurent à l\u2019organisation un niveau de membership record qui atteint maintenant 94 %, un résultat qui donne tout son relief au thème du congrès: « Solidaires depuis fit) ans! » Il n\u2019y a pas de meilleur sondage, a-t-il d\u2019autre part expliqué, que les tournées de congrès régionaux qu\u2019il fait, à l\u2019automne, notamment pour prendre le pouls de ce qui se passe dans le champ.Des cas de gens en difficulté, il en a vu et il en a entendu, du fils qui a du partir travailler ailleurs et renoncer à son rêve de relève, faute de revenus suffisants sur la ferme convoitée, jusqu\u2019à cette veuve éplorée par la perte de son mari qui n\u2019en pouvait plus de toutes ces difficultés.De fait, avoue M.Pellerin : « J\u2019ai traversé l\u2019automne avec un certain malaise », comme s\u2019il avait senti qu\u2019on avait abandonné à leur sort l\u2019agriculture et ceux et celles qui en vivent.À tel point, est-il allé jusqu\u2019à dire, qu\u2019il aurait pris bien des gens dans ses bras, même si ce n\u2019est pas dans sa nature, a-t-il admis, une émotion bien palpable dans la voix.« Who cares?» a-t-il interrogé, reprenant à son compte l\u2019expression d\u2019une agricultrice de la Saskatchewan qui, dans une conférence nationale sur la sécurité du revenu, a lancé cette question aux élus, politiciens et fonctionnaires de tout acabit, censés faire quelque chose, mais qui restent là, les bras croisés, assis à regarder passer le train.« Effectivement, de dire M.Pellerin, qui s\u2019occupe de 1 agriculture?Pas grand monde à part nous.» Il a rappelé que l\u2019année 2003 avait enregistré un revenu net négatif pour l\u2019ensemble des producteurs et productrices agricoles à travers le Canada.« On s\u2019est levé de bonne heure, sept jours sur sept, on a trimé comme des malades du matin jusqu\u2019au soir, etc., pour se retrouver en fin d\u2019année avec un revenu zéro! » Ressortant son pot de cornichons de l\u2019an dernier, le président de l\u2019UPA a fait dérider la salle, faisant encore un peu de millage sur le dos de ces bons vieux « dill pickles » qu'il appelle volontiers ses « amis ».« Ce pot-là, a-t-il rappelé, se vendait 2,99 $ au moment du congrès, l\u2019an dernier.Une semaine plus tard, il passait à 3,29 $.Fier de mon coup, ma femme et moi, on s'attendait à une ristourne de 15 cents pour avoir moussé les ventes du produit, mais non.», a-t-il ironisé.« Si c\u2019est nécessaire, je vais ramener mon pot cinq fois encore parce que, paraît-il, il faut répéter jusqu\u2019à six fois avant qu\u2019on comprenne.» Le président voulait ainsi ridiculiser la valse-hésitation des gouvernements auxquels il faut répéter, répéter et encore répéter pour qu\u2019enfin ils daignent bouger un peu.Sachant, par ailleurs, que le pot en question est désormais composé de cornichons qui viennent des Indes (le grossiste s\u2019étant tourné vers une autre source d\u2019approvisionnement que le Québec), il a lancé une pointe à ceux qui veulent draper la société québécoise au complet dans les exigences du développement durable.« Dans quelles conditions sont produits ces concombres-là, avec quels pesticides, quelles subventions, sur le bord de quelles bandes riveraines.?« C\u2019est bien beau de vouloir le respect des normes ou d\u2019introduire de nouvelles règles, on n\u2019a aucun problème avec ça, mais encore faut-il qu\u2019elles soient les mêmes pour tous.On veut jouer à armes égales.Nos choix de société doivent être conséquents : on ne peut pas demander aux uns d\u2019être plus vertueux que les autres et les laisser tomber, le moment venu de passer à la caisse.Ça ne marche pas! » « Les producteurs ne sont pas des niaiseux, de dire M.Pellerin.Ils ont déjà vu neiger », faisant allusion au fait que certains profitent éhontément de la situation pour s'en mettre plein les poches, propos qui ont eu l\u2019heur de plaire à son auditoire, bien au fait de l\u2019occupàtion de l\u2019abattoir Colbex à Saint-Cyrille-de-Wendover.À ceux qui disent aux producteurs de se lancer systématiquement en affaires, eux aussi, et d instaurer ainsi une concurrence qui va rétablir les lois du marché, le président de l\u2019UPA réplique qu\u2019il veut bien, jusqu\u2019à un certain point, mais il ajoute aussitôt que le vrai problème n\u2019est pas tant dans la façon dont le marché est organisé comme dans la manière dont est répartie la richesse dans le système.« De toute façon, a-t-il poursuivi, où cela va-t-il s\u2019arrêter?Une fois transformateur, faudra-t-il ensuite se faire grossiste et après distributeur?Les agriculteurs sont d\u2019abord et avant tout des agriculteurs, c\u2019est ça leur spécialité, a-t-il insisté.Il y a sûrement moyen cependant de travailler à faire ce qu on aime et à en tirer un revenu décent qui couvre nos coûts de production, faudrait-il pour cela établir des prix planchers dans tous les secteurs.» « Si tout ce qu\u2019on produit est mangé, pourquoi n est-on pas payé pour?» voilà la véritable question qu il faut se poser à son avis.« Ça n\u2019a pas changé, c\u2019est ce que nous revendiquions hier, c\u2019est encore ce que nous revendiquons aujourd\u2019hui : un marché qui couvre nos coûts de production.C\u2019est ça, la bonne recette pour nous.» Il a cité, à cet égard, les cas du lapin, de la chèvre, de l\u2019agneau, des grands gibiers et du sirop d érable où tous ont travaillé à se prendre en main au cours de la dernière année, avec succès.C\u2019est en fait un cri du cœur qu\u2019a voulu lancer le président de l\u2019UPA à ce congrès en parlant des agriculteurs et des agricultrices.Et l\u2019occasion sera belle, a-t-il émis l'espoir, de voir les ministres fédéral et provincial montrer s\u2019ils savent véritablement faire attention à nous, la « commande » ne consistant, pour eux, qu\u2019en trois simples items : un prix plancher dans l\u2019ESB avec obligation de volumes d\u2019achat québécois, une réforme de la fiscalité municipale et la reconnaissance de la pratique des amas aux champs.PAGE 6 - La terre de chez nous, 2 décembre 2001 OPINION RURALE Ouvrir le monde à nos artisans Par Jacques Proulx Encore une fois, je viens de goûter le privilège de côtoyer pendant quelques jours une certaine avant-garde.Bien sûr que j\u2019ai bu leurs paroles à petites lampées et refusé d\u2019avaler certains de leurs dogmes.Mais convenons-en, ce que j'ai vu et entrevu là-bas mérite que l\u2019on s\u2019y attarde, car déjà cela influence l\u2019assiette et l'agriculture de demain.Et l\u2019agriculture, fusse-t-elle de grande ou de petite taille, façonne la ruralité.Donc, il y a quelques jours, à Turin (Italie), le mouvement Slow Food rééditait son fameux Salone del gusto.Quelques milliers de participants et participantes férus de goûts et de saveurs qui tiennent kiosques, font marché et gâtent les papilles gustatives des visiteurs.Cette année, pour la première fois, parallèlement à cette immense agape des terroirs du monde où les fruits du labeur de paysans et d\u2019artisans sont exposés et promus, se tenait le forum Terra Madré : trois jours de discussions, de débats et d\u2019échanges entre les délégués de quelque 1200 communautés nourricières à l\u2019oeuvre dans 130 pays, 60 séminaires se déroulant en six langues pour définir les modalités et les exigences d\u2019une alimentation qui respecterait l\u2019environnement, la dignité humaine et protégerait la santé des consommateurs.Bref, des milliers de personnes réunies à Turin pour faire contrepoids à toutes celles réunies à Paris au prestigieux Salon international de l\u2019alimentation (SIAL).En France, on cherchait les tendances globales alors qu\u2019en Italie, on louangeait les vertus de la production locale.Là-bas, les OGM étaient banalisés pendant que là oii j\u2019étais, les génétiques anciennes étaient sacralisées -deux événements aux antipodes pour passer la bouffe à table.En gros, on pourrait conclure qu\u2019à Paris il y avait l\u2019argent de la bouffe et à Turin le goût de la bouffe.Mais, ces ceux univers à huis clos ne sont perméables qu'à une seule gamme de produits : ceux du terroir.Et c\u2019est donc d\u2019Europe que j\u2019ai encore mieux pu constater les vacillantes hésitations de notre gouvernement.En effet, après des années de tergiversations, la mise en place de deux comités d\u2019experts, la rédaction de deux rapports aux deux derniers ministres de l\u2019Agriculture, les promesses du programme électoral libéral, les appels répétés des associations de consommateurs, les coups de gueule des chefs et des marchands, les succès sur la scène internationale de nos cidres de glace, de nos fromages, de nos vins, Québec est incapable de bonifier sa loi sur les appellations pour offrir aux artisans d\u2019ici les moyens de concurrencer le monde.En clair, tant et aussi longtemps que les produits fermiers ou artisanaux du Québec ne seront pas certifiés comme tels par un programme étatique coercitif, les portes des épiceries fines de Boston ou de Paris leur seront fermées.La clé de voûte de la commercialisation des produits de créneau est leur homologation, qu\u2019ils soient bio, kasher ou du terroir, ces produits, pour garder et conquérir des marchés, doivent rencontrer les normes internationales en vigueur.Une indiscrétion m\u2019a permis de lire le programme de certification sur lequel planche actuellement l\u2019équipe du MAPAQ.Que d\u2019attentes déçues! En outre, le gouvernement du Québec se propose de faire bande à part en adoptant des définitions distinctes de celles de l\u2019Europe.Pourtant, tout un comité d\u2019experts lui avait recommandé de s\u2019aligner à l\u2019Europe, car ce sont précisément ces produits qu\u2019il nous faut concurrencer.Je rappelle que ce comité a siégé pendant plus d\u2019une année.Sa présidente, la chef réputée, Anne Desjardins, avait réuni autour d\u2019elle les gens de l\u2019UPA, du Conseil de l\u2019industrie laitière, de la SAQ, de plusieurs ministères et organismes soucieux de ces questions.Mais on me dit que tout au long des travaux, les technocrates du ministère de l\u2019Agricul- ture ont été rébarbatifs.Et quand les fonctionnaires n\u2019y croient pas, ils conseillent toujours aux élus de consulter encore et encore.Résultat des courses, la ministre Gauthier veut faire consensus là où il faut au contraire faire montre d\u2019une ferme volonté politique.Comprendra-t-elle un jour que son mandat est de favoriser le développement de tous les créneaux?Et un des créneaux les plus prometteurs est celui des gourmands férus de Slow Food.Je le répète, l\u2019agriculture est le cœur battant de la ruralité.Alors, barrer la route à l\u2019agriculture de créneau signifie rien de moins que de bloquer l\u2019aorte de nos villages.Cela est d\u2019autant plus vrai qu\u2019en matière d\u2019agriculture traditionnelle, à cause de la mondialisation, nos parts de marché devraient passer aux mains de la Chine, du Brésil, de l'Argentine, de l\u2019Inde ou des États-Unis.À preuve, le miel empoté au Québec vient maintenant de Chine en raison de son coût moins élevé.Pourtant, l'inimitable Cuvée du diable, cet hydromel des Hautes-Laurentides, est l'élixir d\u2019un terroir qu\u2019oenologues et gourmands d\u2019ici et d\u2019ailleurs ont reconnu.Je suis convaincu que l'avenir du Québec rural n\u2019est pas en Chine.Tout comme je suis convaincu que la Chine est un formidable marché pour nos produits de créneau.Or, pour conquérir ce marché comme tous les autres, il faudra faire les choses autrement, notamment en arrêtant de faire du neuf avec du vieux raccommodé.La technologie qui produit» l'/UiLlî/Ui [TLUWEULi 1 DES LEADERS HYBRIDE PIONEER» éè 38G17 27oo », m PRENEZ L\u2019INITIATIVE avec les hybrides de maïs à hauts rendements de marque Pioneer,! HYBRIDE PIONEER» ^ w 38W22275» ut nouveau v, ssé Pioneer 38G17\t5 DeKalb DKC40-57 10924 10629 0.1\t35$ Pioneer 38G17\t8\t11012 Hyland Seeds HL B264\t10310 702 88% 0.0\t69$ Pioneer 38G17 NK N25-J7 28\t10592 10215 376 64% -0.8\t30$ Pioneer 38G17\t277 10473 Tous les concurrents 10197 276 63% 0.4\t32 $ HYBRIDE PIONEER® ^ ^ ** 38P04 2800 ut #2 Pioneer 38P04\t34\t12128\t1016\t94%\t-2.0\t79 $ Elite 85P57 LL\t11112 Pioneer 38P04\t25\t11702 NKN27-M3\t11225 477 80%\t-1.1\t35$ Pioneer38P04\t21\t11539\t1066 Pride A638BT\t10473 90%\t0.3\t116 $ Pioneer38P04\t947 11244 Tous les concurrents 10874 370 67%\t-0.9\t27 $ Marque/produit Nb,e\tAvant, moyen de\tRend,\tde rend.% comp.(kg/ha)\t(kg/ha) Victoires 3\t(.4 \u2022Avant.Avant, revenu/ hum.ha Pioneer 38W22\t7\t12473\t872\t86%\t1.0\t106$ DeKalb DKC42-22\t\t11601\t\t\t\t Pioneer 38W22\t29\t10680\t452\t79%\t-0.5\t40$ NK N2555BT\t\t10228\t\t\t\t Pioneer 38W22\t39\t11112\t615\t85%\t-1.6\t44$ NK N25-J7\t\t10498\t\t\t\t Pioneer 38W22\t572\t11238\t533\t76%\t-0.1\t54$ Tous les concurrents\t\t10705\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t HYBRIDE PIONEER»\t\t\t\t\t.\tCASW'A\t\u2022\t 38A26 29oo uiNouvi./itj Wt \u2022 , T«\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t \t\t\t! IH\t\t\t \t\t\t\t\t\t Pioneer38A26\t16\t11746\t991\t94%\t-1.4\t84$ DeKalb DKC42-71\t\t10755\t\t\t\t Pioneer 38A26\t9\t12605\t916\t100%\t-0.8\t84$ DeKalb DKC46-28\t\t11689\t\t\t\t Pioneer 38A26\t19\t12366\t395\t74%\t-1.2\t25$ DeKalb DKC47-10\t\t11971\t\t\t\t Pioneer 38A26\t193\t12065\t790\t83%\t-1.3\t64$ Tous les concurrents\t\t11275\t\t\t\t RECOMPENSES PIONEER LA MEILLEURE AUBAINE DE LA SAISON PREND FIN LE 10 DÉCEMBRE 2004.COMMUNIQUEZ DÈS AUJOURD\u2019HUI AVEC VOTRE PROFESSIONNEL DES VENTES PIONEER! \u2018Données recueillies de tout te Canada jusqu\u2019au 25 novembre 2004.Les renseignements et tes résultats contenus dans la présente représentent la moyenne de toutes les comparaisons dans la région indiquée.Les comparaisons peuvent être face à n\u2019importe quel nombre de concurrents.Les résultats pourraient ne pas représenter ta performance future et pourraient ne pas être complets.Les réactions des produits sont variables et sujettes à un nombre de pressions environnementales, des maladies et des ravageurs.' YieldGard, le logo YieldGard Corn Borer et Roundup Ready sont des marques de commerce utilisées sous licence de Monsanto Company.2\tTechnologie de protection contre les insectes Herculex I par Dow AgroSciences et Pioneer Hi-Bred.Herculex est une marque de commerce de Dow AgroSciences LLC.3\tMarques de commerce de Bayer AG.T Voir les étiquettes des produits pour les dispositions au sujet de cette marque.Options de marchés est une marque de certification utilisée sous licence.Consultez www.pioneer.com/cotecroissance ou communiquez avec un professionnel des ventes Pioneer pour la liste complète et la plus récentes des caractères et des cotes pour chacun des produits de marque Pioneer®.Æ\\ PIONEER.X\t) une Société DuPorvrr Les produits de marque Pioneer® sont fournis sous reserve des conditions contenues dans les documents d'étiquetage et d'achat.Pioneer est le nom de la marque, les chiffres identifient les cultivars et les produits.®, ms, mc Marques de commerce ou de service dont l'usager autorisé est Pioneer Hi-Bred limitée ©2004 PHL La TERRE DH CHEZ NOUS, 2 DÉCEMBRE 2004 - PAGE 7 ACTUALITES PRIX DU LAIT Gérard Bélanger critique la gestion de l\u2019offre Photo : TCN Mips Scion le professeur Gérard Bélanger, le prix du lait à la ferme est plus élevé que son coût de production.JEAN-CHARLES GAGNÉ La hausse anticipée du prix du lait a incité des universitaires à s\u2019improviser défenseurs des consommateurs et à attaquer la gestion de l\u2019offre, la semaine dernière.Le plus percutant, Gérard Bélanger, du département d\u2019Économique de l\u2019Université Laval, affirme que les producteurs de lait reçoivent un prix plus élevé que leur coût de production.Et ses attaques contre l\u2019Université Laval ne sont pas passées inaperçues.En entrevue, le 25 novembre, M.Bélanger a réitéré ce qu\u2019il avait écrit dans Le Journal de Québec, à savoir que « le prix du quota est l\u2019effet d\u2019un prix du lait élevé par rapport aux coûts de production.Il n\u2019est pas la cause de coûts de production élevés ».Selon lui, les difficultés financières évoquées par les producteurs de lait à cause du bas prix pour leurs vaches de réforme devraient entraîner une baisse du prix du quota.Or, ce n\u2019est pas le cas.Selon M.Bélanger, « le quota représente les profits anormaux anticipés par les producteurs.C\u2019est de la spéculation.Ce qui fait la valeur du quota, c\u2019est le pouvoir qu\u2019il donne aux producteurs de charger un prix au consommateur plus élevé qu\u2019un prix libre ».Selon son analyse, si la Commission canadienne du lait augmente le prix du lait, le prix des quotas va suivre.Les études de ses collègues, qui démontrent que les hausses du prix du lait ont été plus fortes dans les pays sans gestion de l\u2019offre ou l\u2019enquête de AC Nielsen démontrant que les consommateurs canadiens paient leur panier de produits laitiers moins cher qu\u2019aux États-Unis, ne l\u2019ébranlent pas.« Ça ne m\u2019émeut pas.Les études commanditées fournissent au demandeur ce qu\u2019il veut.» M.Bélanger ne s'appuie que sur les études de l'Organisation pour la coopération et le développe- ment économiques (OCDE), « la référence la plus fiable et neutre ».Selon Les Producteurs laitiers du Canada, moins de 30 % des producteurs couvrent leurs coûts de production.La Commission canadienne du lait s\u2019est engagée .à ce que 50 % couvrent leur coût de production d\u2019ici février 2006.Manque d\u2019éthique ?M.Bélanger accuse l\u2019UPA d\u2019avoir « soudoyé » l\u2019Université Laval en lui versant 1,5 M$ pour créer la Chaire de recherche en analyse de la politique agricole et de la mise en marché collective.M.Bélanger a précisé que « l\u2019Université Laval a manqué d\u2019éthique en acceptant une chaire qui défend un mode de vente.Les façons de mieux exploiter le consommateur seront étudiées à l\u2019université ».Ni l\u2019Union des consommateurs, ni la Régie des marchés agricoles et alimentaires, ni la Commission canadienne du lait ne défendent bien les consommateurs de lait, écrit-il aussi.D\u2019autres universitaires (Sylvain Charlebois et Robert D.Tamilia) ont aussi pris la défense des consommateurs, critiqué le prix de gros plus élevé du lait et du beurre ainsi que le prix du quota qui pénalise la relève.Le professeur Bélanger est à côté de la track.- Jean-Paul Laforest Photo : Jean-Ciiahi.es Gagni* Le discours de M.Bélanger ne résiste pas aux faits, selon le directeur du GREPA, Daniel-Mercier Gouin.JEAN-CHARLES GAGNÉ Le professeur Gérard Bélanger, de l\u2019Université Laval, a dérapé en s'attaquant aux prix du lait et du quota, ont signalé d\u2019autres universitaires à la Terre.« M.Bélanger a le droit d'exprimer son opinion au sujet du système de quotas laitiers même s\u2019il y a plein d\u2019études qui démontrent qu\u2019il est à côté de la track, a déclaré le doyen de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l\u2019alimentation, Jean-Paul Laforest.Ces études indiquent que ce système est bénéfique non seulement aux producteurs et aux consommateurs, mais à toute la filière.» Il a ajouté que « les propositions de M.Bélanger n\u2019ont aucun effet bénéfique sur le consommateur tout en ayant des effets négatifs sur les producteurs laitiers et sur le milieu agricole.Une ouverture complète des marchés entraînerait une inondation du Canada par des produits laitiers américains, ferait pression sur la taille des fermes et accentuerait l\u2019exode rural.On peut s\u2019interroger sur la capacité des entreprises de transformation canadiennes de concurrencer des géants américains ».« Ses propos sur la chaire m\u2019ont beaucoup dérangé, a noté M.Laforest.11 fait preuve d\u2019une méconnaissance de la chaire et d\u2019un manque de respect envers ses collègues et l\u2019Université.La chaire permet de soutenir le travail d\u2019étudiants gradués et les études ne sont pas orientées.Les résultats ne se- ront pas nécessairement favorables à la mise en marché collective.» Le recteur de l'Université Laval a été saisi de la question.Pas d\u2019incidence « M.Bélanger oublie que le prix du quota ne se retrouve pas dans le coût de production du lait.11 ne contraint aucunement les consommateurs à payer leur lait plus cher, a déclaré Alain Bourbeau, directeur de la recherche économique à la Fédération des producteurs de lait du Québec.La valeur du quota découle de sa rareté, dans un marché contingenté, et du mode d\u2019échange basé sur le plus offrant actuel.» M.Bourbeau ajoute qu\u2019il est démagogique de pointer ainsi le prix du quota alors qu'il s\u2019agit d\u2019un stabilisateur du revenu des producteurs de lait.« Le problème, c\u2019est plutôt la médiocrité du revenu agricole en général.Les gens n\u2019achèteraient pas de quota à un prix élevé si d\u2019autres secteurs agricoles étaient autant ou plus payants.La valeur du quota n\u2019est pas de huit milliards de dollars, car tout le quota n\u2019a pas été acheté au prix utilisé par M.Bélanger.» Théorique « Les conclusions de M.Bélanger reposent sur un raisonnement économique très strict basé sur une observation théorique qui ne correspond pas à la réalité de fonctionnement du secteur laitier, a déclaré Daniel-Mercier Gouin, professeur à l\u2019Université Laval.Le coût de production utilisé par M.Bélanger est fort différent du coût de production calculé dans le secteur laitier.De plus, il raisonne comme s'il y avait seulement une entreprise moyenne au Québec, alors que les coûts de production varient beaucoup entre les 7925 fermes laitières.En outre, le marché du quota en est un d\u2019achat marginal.Lors de transfert au sein de la famille, le quota fait l\u2019objet d\u2019un don important qui fait en sorte que sa vraie valeur se situe entre 0 $ et 26 000 $, le prix des derniers mois.La théorie de cet « économiste néoclassique militant » ne résiste pas à la réalité.« L\u2019enquête d\u2019AC Nielsen a révélé que le panier de produits laitiers était 23,6 % moins cher au Canada », a dit M.Mercier Gouin.Une étude récente conclut que la hausse du prix du lait au consommateur a été plus prononcée dans les pays sans gestion de l\u2019offre comme les États-Unis et la Nouvelle-Zélande.« Le modèle américain n\u2019a pas fait la preuve que les consommateurs sont mieux servis chez l'Oncle Sam.» PAGE 8 - La terre de chez nous, 2 décembre 2001 ACTUALITES LES RESTAURATEURS ATTAQUENT Le consommateur : une vache à lait P JEAN-CHARLES GAGNÉ « En avez-vous assez d\u2019être une vache à lait ?» Voilà la question adressée sur Internet aux consommateurs canadiens par l\u2019Association des restaurateurs et des services alimentaires, depuis le 16 novembre dernier.L'Association veut ainsi faire pression sur la Commission canadienne du lait qui s\u2019est engagée à annoncer une augmentation importante du prix du lait, le 15 décembre prochain.L\u2019Association soutient qu\u2019il faut changer le système canadien de gestion de l\u2019offre qui permet à l\u2019industrie laitière d\u2019augmenter régulièrement les prix du lait.L\u2019augmentation du prix du lait constitue l\u2019une des trois seules cer-.titudes dans la vie, avec la mort et les impôts, ironise la vice-présidente aux Approvisionnements, Stephanie Jones.La sortie de l\u2019Association vise à geler les prix des produits laitiers à leur niveau actuel.Selon l\u2019Association, « les prix du lait doivent revenir sur le plancher des vaches.Nous apprécions la fraîcheur et la qualité des produits des producteurs laitiers canadiens.Nous voulons collaborer avec l\u2019industrie afin d'accroître le marché des produits laitiers.Mais leur prix élevé oblige les exploitants alimentaires à en utiliser moins et à rechercher des ingrédients de rechange.Le prix du lait à la ferme décrété par la Commission canadienne du lait est supérieur de 135 % au prix mondial.» Les restaurateurs dépensent deux milliards de dollars par an en produits laitiers, de la mozzarella à la crème glacée, en passant par le beurre.La marge Nomination Q FÉDÉRATION DES PRODUCT EURS D'OEUFS DE CONSOMMAT ION DUOUEPE C Nom ielle ressource en communication à la Fédération des œufs.La Fédération est fière d\u2019annoncer la venue de Mme Karine Massé au poste d'agente en communication.Bachelière en communications et journalisme, notre nouvelle agente est diplômée de l'Université du Québec à Montréal et de la State University of New York at Old Westbury.Mme Massé a acquis une solide expérience ayant œuvré comme journaliste et photographe au journal L\u2019Aquilon de Yellowknife et comme directrice des communications au sein du Conseil de développement économique des Territoires du Nord-Ouest.Originaire de la région de Montréal, Mme Massé renoue avec le Québec en relevant un nouveau défi en tant qu'agente des communications pour la Fédération des producteurs d\u2019œufs du Québec.Nous lui souhaitons la bienvenue! bénéficiaire moyenne d\u2019un restaurant est de 4,6 % avant impôt, ou 28 250 $ par établissement.Invoquant des chiffres de l\u2019OCDE, l\u2019Association signale que chaque famille canadienne paie un impôt caché de 178 $ par année à l\u2019industrie laitière sous forme de subvention aux prix.Désinformation Pour le président de la Fédération des producteurs de lait du Québec, Marcel Groleau, l\u2019Association « fait de la désinformation en basant ses calculs sur le prix mondial du lait, un prix de dumping.Ils se servent en plus d\u2019une formule désuète de calcul du coût de production abandonnée par la Commission canadienne du lait parce que tout à fait inappropriée ».M.Groleau ajoute que cette organisation, qui regroupe des géants comme Pizza Hut et McDonald\u2019s, n\u2019a pas de leçon à donner aux producteurs de lait au chapitre de la transparence des coûts de production qu\u2019elle garde soigneusement secrets.« Si les producteurs obtiennent la hausse demandée de 0,07 $ le litre, cela augmenterait de six cents sur le coût du fromage sur une pizza qui se vend 14 dollars, a illustré M.Groleau.La hausse serait d\u2019un cent sur un verre de lait acheté au restaurant.» Sur une verre de lait vendu 1,95 $ au restaurant, seulement 0,16 $ reviennent au producteur qui nourrit les vaches, fait leur traite et assume le transport du lait à l\u2019usine laitière.Les Dairy Farmers of Ontario ont rappelé que l\u2019étude de AC Nielsen a révélé que les Canadiens paient leurs produits laitiers 23,6 % moins cher qu\u2019aux États-Unis.L\u2019étude a été menée dans 80 magasins de 10 grandes villes canadiennes et américaines.Pnom: PPLQ Les producteurs ne reçoivent que 0,16$ sur une verre de lait payé 1,95 $ dans un restaurant.Constatez la Performance Approuvé par l'UE NK N22-T8 vs Pioneer 39D82 2625 UTM 2650 UTM Comparaisons de rendement en maïs 2004 Les résultats utilisés par NK proviennent EXCLUSIVEMENT du Québec.Poids Nom/\tMarque Hybride Rendement Humidité Spécifique1 Endroit\t(tm/ha) (%) (kg/hl) Revenu brut/ha\u2019 Ferme Longvale Grand St-Esprit NK Pioneer N22-T8 39D82 12,102 11,244 24,5 26.0 70.0 67.0 1 277.93 $ 1 160.42 $ Ferme Maroporc\tNK\tN22-T8 St-Germain-de-Grantham\tPioneer\t39D82 8,707 8,473 25,4 25.8 69.5 64.5 907.03 $ 877.10 $ Gilles Dionne St-Zéphirin NK Pioneer N22-T8 39D82 11,400 10,659 28,2 29,2 70,6 65,2 1 136.36 $ 1 045.46 $ Ferme G.D.Martel St-Pie-de-Guire NK Pioneer N22-T8 39D82 11,572 10,989 27,4 25,8 70,5 68,0 1168.31$ 1 137.60 $ Marc Duval Nicolet NK Pioneer N22-T8 39D82 12,317 11,692 26,8 27,8 72,0 70,5 1 255.38 $ 1 172.95 $ Ferme Brillant St-Jean-Baptiste NK Pioneer N22-T8 39D82 10,871 10,646 21,7 21,6 68,9 65,2 1 196.63 $ 1 173.58 $ Rie Labont St-Placide NK Pioneer N22-T8 39D82 11,197 10,452 23,5 24,1 70.5 68.5 1 200.32 $ 1 110.39$ Ferme Pouvaco Baie-du-Febvre NK Pioneer N22-T8 39D82 11,714 10,706 24,3 24,5 71.0 68.0 1 240.75 $ 1 130.53 $ \u2019Poids spécifique au' moment de la récolte.Revenu brut/ha: 120,00 $/tm moins 1,60 $/tm pat point d\u2019humidité au-delà de 15,5 %.Sommaire de Performances\t2004 Rendement Humidité Kg/hl (tm/ha)\t(%)\t2003 Rendement Humidité Kg/hl (tm/ha)\t(%)\tRevenu brut ($/ha)' Moyenne de 2 ans NK N22-T8 Pioneer 39D82\t10,509\t26,7\t70,2 10,214\t26,8\t66,7\t10,233\t25,7\t70,0 10,139\t25,9\t67,0\t1 066,67 $ 1 044.69 $ Essais menés sur 19 sites en 2004 et sur un total de 40 sites sur 2 ans Les sommaires de perfotmances ci-haut incluent toutes les comparaisons compilées jusqu\u2019au 22 novembre 2004.L'avantage NK 32 $ de plus l'hectare en 2004 et 22 $ de plus l\u2019hectare sur 2 ans L'avantage NK 32 $ de plus l'hectare en 2004 et 22 $ de plus l'hectare sur 2 ans Pour plus d\u2019information, communiquez avec votre détaillant NK dès aujourd\u2019hui ! Ou composez le 1 888 3000147.www.nkcanada.com Courriel : nkseeds.canada@syngenta.com Tous les produits sont des marques de commerce de leur titulaire respectif Le sens de la terre,.La terre de ci iez nous, 2 décembre 2001 - PAGE 9 ACTUALITES INTERNATIONALES Vivre du coton au Bénin : un pari incertain Les enjeux du commerce international sont les mêmes pour l\u2019agriculture familiale, où qu\u2019elle se pratique dans le monde.Alors que bien des producteurs agricoles d\u2019ici se battent pour maintenir le contrôle des importations et ainsi assurer la survie de la gestion de l\u2019offre, des producteurs africains doivent faire face à la concurrence déloyale des exportations subventionnées en provenance des États-Unis, d\u2019Europe et d\u2019Asie.Cette série de quatre articles traite de l\u2019impact du commerce international sur l\u2019agriculture de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest, en parallèle avec la réalité des producteurs d\u2019ici.JULIE ROCHON COLLA B O NATION SPÉCIALE Le marché mondial présente une tendance générale à la baisse quant aux prix de plusieurs produits agricoles.Une des causes à l\u2019origine de ce phénomène est que plusieurs pays industrialisés offrent des subventions massives à leurs productrices et producteurs, entraînant ainsi une surproduction.Les pays qui ont les moyens de compenser cette dégringolade des revenus augmentent les subventions, alimentant ainsi le cercle vicieux.Dans d\u2019autres pays, les productrices et producteurs font face à la situation par l\u2019instauration de « guichets uniques » pour la vente des produits agricoles, et ce, avec peu ou pas de subventions.Ces guichets augmentent le pouvoir de négociation des producteurs en agissant comme canal unique pour l\u2019achat du produit.Ils permettent de diminuer la compétition entre les producteurs, et leur regroupement les aide à avoir plus de poids face aux acheteurs, qui sont eux-mêmes peu nombreux, ('.\u2019est le cas de la Commission canadienne du blé (CCB) du Ca-, nada et de l\u2019Association interprofessionnelle du coton (AIC) du Bénin qui, en plus d\u2019être basées sur le principe du guichet unique, ont en commun le fait de mettre en marché des produits destinés à l\u2019exportation sur un marché mondial oii les prix fluctuent constamment.Le fil de traîne de l\u2019économie béninoise Le coton assure des revenus monétaires à environ trois millions de personnes au Bénin.Avec ses 6,5 millions d\u2019habitants, le Bénin utilise la filière coton comme un outil stratégique pour lutter contre la pauvreté.C\u2019est la seule culture de rente pour laquelle un débouché est assuré, procurant ainsi aux agriculteurs environ 65 à 75 % de leurs revenus monétaires.Les producteurs béninois ont toutefois de la difficulté à vivre convenablement de cette culture, leur marge de profit variant beaucoup d\u2019une année à l\u2019autre.La faiblesse de la filière coton au Bénin est la transformation.En effet, le coton-fibre est exporté dans sa quasi-totalité, pour être transformé principalement en Europe.Paradoxalement, les magnifiques pagnes colorés portés par les Béninoises sont imprimés à partir de toile de coton importée d\u2019Europe! Tout le coton produit était autrefois acheté et commercialisé par la Société nationale pour la promotion agricole (SONAPRA), qui détenait le monopole de l\u2019égrenage.À la suite de pressions du Fonds monétaire international (I'MI) et de la Banque mondiale, le Bénin a été l\u2019un des premiers pays d\u2019Afrique de l\u2019Ouest à libéraliser la filière coton.Aujourd'hui, l\u2019AIC assure le pilotage et le suivi général de la filière, ainsi que l\u2019arbitrage financier et économique entre les différents opérateurs, permettant aux producteurs d\u2019insérer un peu plus de transparence dans la formation du prix du coton-fibre béninois et des intrants.La libéralisation présente donc des avantages, mais le FMI et la Banque mondiale, qui ont obligé la plupart des pays à réduire l\u2019intervention de l\u2019État dans l\u2019économie, ne tiennent pas forcément compte de la position spécifique des secteurs coton dans les économies, les sociétés et les politiques de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest.Malheureusement, certains tentent de contourner le guichet unique.Ce geste coupe l\u2019herbe sous le pied des producteurs regroupés au sein de l\u2019AIC, faisant descendre les prix à un niveau beaucoup moins intéressant pour eux.Le cas des producteurs de grandes cultures du Canada illustre bien cette dynamique.En juin dernier, les producteurs des Prairies qui vendaient leur blé par l\u2019intermédiaire de la CCB obtenaient 5,40 $ par boisseau.En comparaison, ceux de l\u2019Ontario, qui ne regroupaient pas leur offre, n\u2019obtenaient que 4,74 $ et contribuaient à une pression à la baisse sur les prix.Un marché téléguidé Le prix du marché mondial du coton dépend de plusieurs facteurs : le niveau de production et de consommation mondial, le niveau des stocks, l\u2019évolution des prix et le niveau de subventions liées à la production dans les principaux pays exportateurs.L\u2019Afrique de l\u2019Ouest est le septième exportateur de coton dans le monde, avec un peu plus d\u2019un million de tonnes de coton-fibre.Toutefois, comme elle ne représente que 5 % du total, elle ne peut pas influencer les prix.En août 2002, Oxfam a publié une étude démontrant que les producteurs de coton des États-Unis et de l\u2019Europe, ainsi que ceux d\u2019Afrique, se rencontrent sur le marché mondial, mais les premiers y bénéficient de tant de subventions que leurs produits non concurrentiels cassent les prix et détruisent les marchés dont dépendent les derniers.À titre d\u2019exemple, au Bénin les égre-neurs ont hérité d\u2019une subvention de 0,06 S US/kg de coton-graine en 2001-2002 par l\u2019État, leur permettant d\u2019offrir aux producteurs un prix minimal garanti.En comparaison, les subventions des États-Unis sont d\u2019un tout autre ordre de grandeur, franchissant la barre des 0,45 $ US/kg.Négociateur gagnant Le débat sur le coton et les subventions agricoles accordées aux États-Unis et en Europe est considéré comme l\u2019une des principales causes de la rupture des négociations dans le cadre de l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC).En effet, le fait marquant de la Conférence ministérielle de Cancun, en septembre 2003, est la volonté exprimée par les pays en développement de se regrouper pour mieux négocier et attirer l\u2019attention sur le fait que les règles existantes à l\u2019OMC ne leur permettent pas de se faire entendre.Refusant d\u2019être mis à l\u2019écart, les pays en développement ont clairement signifié qu\u2019ils étaient prêts à utiliser la loi du nombre pour influer sur les négociations.À la suite de leurs revendications, l'Europe a annoncé en février dernier son intention d\u2019arrêter toute subvention à l\u2019exportation de coton-fibre.Plus récemment, le Brésil a connu une victoire vis-à-vis des États-Unis en faisant condamner les subventions versées à 25 000 producteurs de coton américains.Ces développements sont de bon augure, mais ne changeront rien à court terme.Suite à l'accord-cadre sur l\u2019agriculture de juillet dernier, il a été entendu de poursuivre les négociations qui définiront des bases pour l\u2019accès aux marchés, la concurrence à l\u2019exportation et le soutien interne.La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a établi un groupe de travail international sur les produits de base, dont le coton, qui devrait également apporter un autre éclairage sur le dossier.Ce comité, formé de représentants des gouvernements, d\u2019organismes non gouvernementaux et d\u2019organismes internationaux, étudiera la situation et cherchera des solutions.La Fédération internationale des producteurs agricoles (FIPA) fera partie du groupe de travail représentant les agriculteurs.Dans le contexte des négociations, il est important pour les producteurs de s\u2019initier aux techniques de négociation, de plaidoyer et de lobbying pour qu\u2019ils puissent se faire entendre à tous les niveaux.De plus, le prix reçu par les producteurs béninois dépend non seulement du prix mondial du colon, mais aussi des capacités de négociations des organisations paysannes à l\u2019intérieur de la filière.Malgré l\u2019augmentation des coûts de production et la faible vateur ajoutée de la filière textile, les organisations de producteurs et le secteur privé ont de plus en plus un mot à dire quant à l\u2019évolution du secteur cotonnier.C\u2019est un petit pas pour la filière, mais un grand pour le sort des producteurs de coton.-\u2022 ÿY/âr mm PAGE 10 - La t ERRli DE CHEZ NOUS, 2 DÉCEMBRE 2001 Photos : UPA-D1 ffl'fi*1 jgasiff*; OT# rafjfr mÊm WMm SBs! iW&St *T'-.wf\u2022¦:;¦'\t/ ** W ';.~:t,','\u2019-v-\u2019i ' (MMfttMK.ttNMMB ÉLEVAGE AGNEAUX & MOUTONS La vache folle fait mal DRUMMONDVILLF - À l\u2019instar des producteurs laitiers et bovins, les éleveurs de moutons vivent les contrecoups de la crise de la vache folle.Lors de l\u2019assemblée annuelle de leur Fédération, le 19 novembre dernier, plusieurs ont lancé des cris du coeur.Bien que les producteurs d\u2019ici n\u2019exportent jias d\u2019agneaux commerciaux aux États-Unis, la fermeture de ce marché a redirigé une bonne partie de la production de l\u2019Ouest vers le Québec.Selon certains acheteurs, l\u2019agneau québécois aurait perdu jusqu\u2019à 20 % de parts de marché.De plus, les participants ont dénoncé les programmes d\u2019aide gouvernementaux « qui n\u2019ont pas fait la job ».« On vit tous la même situation dans nos bergeries et ça prend de l\u2019argent à court terme », a insisté un éleveur.« Ils nous ont donné de l\u2019aide d\u2019une main et l\u2019ont retirée de l\u2019autre », a renchéri une productrice.Cette crise des revenus a poussé les producteurs à réévaluer leur participation au programme d\u2019identification permanente.« J\u2019ai reçu beaucoup, beaucoup de témoignages, d\u2019appels de producteurs en détresse parce qu\u2019ils n\u2019ont pas les moyens de se payer un tel systè- Vers l\u2019agence de vente Sur une note plus positive, les délégués ont pu prendre connaissance du consensus du conseil d\u2019administration sur le projet d\u2019agence de vente.Un des gros changements par rapport à l'ébauche présentée en 2002 est l\u2019implication des organismes régionaux de mise en marché sous deux formes possibles : mandataire de service (agent accrédité) ou acheteur.Le projet prévoit aussi un nouveau type d\u2019acheteurs, qui s\u2019engageront à se procurer strictement de l\u2019agneau du Québec.Pour ce qui est des ventes, elles se feront par contrats annuels ou par ventes hebdomadaires.Les ventes directes seront également permises.Des contrats à durée déterminée (exemple : fête religieuse) pourraient être autorisés.De leur côté, les producteurs pourront signer des contrats fixes de production.Les agneaux seront vendus de façon anonyme et payés sur la base de la classification.Les agneaux spécifiques (biologique, pré-salé) seront traités à part.Quant à la gestion des surplus, elle se fera par l'intermédiaire d\u2019un fonds d\u2019intervention.Ce dernier sera financé à partir de contributions des producteurs, soit 0,05 $/kg de décembre à mai et de 0,15 $/kg de juin à novembre.Reste maintenant à négocier le prix et quelques autres détails.L\u2019agence devrait êue en opération en mars prochain.L\u2019année dernière, les producteurs avaient donné leur accord à un prélevé de 1 $/brebis pendant un an pour financer l\u2019agence, montant qui fut perçu en janvier 2004.Pour cette année, ils ont demandé l\u2019aide financière de l\u2019UPA.Les éleveurs ont également fait savoir qu\u2019ils aimeraient étendre leur expertise du côté de la transformation et de la distribution.me », a déclaré Georges Parent, un administrateur du Bas-Saint-Laurent.L\u2019an passé, les éleveurs avaient réclamé les droits exigibles sur la viande.Ils avaient aussi voté pour que le temps de pose et de gestion engendré par l\u2019identification soit inclus dans les coûts de production.Les producteurs étaient mécontents de voir qu\u2019un an après, rien de tout ça n'avait été mis en place.Mais c\u2019est une lettre annonçant que le coût du matériel d\u2019identification serait prélevé à même les compensations du Programme d\u2019assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) qui a fait déborder le vase.L\u2019assemblée a donc adopté à l\u2019unanimité une résolution proposant la suspension des procédures liées à l\u2019identification permanente.Cet interlude devrait durer le temps que les problèmes à la ferme soient réglés.« Y\u2019a rien dans cette résolution-là qui dit non à la traçabilité.File dit qu\u2019on n\u2019a pas les moyens de payer.Je n\u2019ai pas les moyens de faire couper mon chèque de stabilisation », a précisé Giovanny Lebel, un producteur de Saint-Jean-de-Dieu.Paradoxalement, la ministre de l\u2019Agriculture annonçait une semaine plus tôt une subvention de 700 000 $ pour défrayer une partie des coûts de l\u2019équipement pour la lecture et la transmission des données.« Si vous voulez prendre un break, qu\u2019est-ce que vous voulez que je vous dise ?», a avoué la 2' vice-présidente de l'UPA, Martine Mercier.File a ajouté qu\u2019elle continuait à travailler pour les droits exigibles.« On les harcèle.11 n\u2019y a pas une rencontre avec ATQ où on n'en parle pas », a-t-elle indiqué.Mme Mercier a quand même tenu à souligner que les producteurs avaient obtenu la gratuité des boucles pour la première année et la pose 30 jours après la naissance.Pour sa part, la représentante du MAPAQ au sein d'ATQ, Martine Dubuc, a fait savoir que le ministère était en train d\u2019évaluer un projet de règlement sur la viande bovine.« La demande est faite, la réponse est à venir », a-t-elle expliqué.Ce règlement devrait être terminé d\u2019ici la fin de 2005.J.M.Prograin\u2019 Un monde de Soya Je récolte les profits La terre de ci iez nous, 2 décembre 2004 - PAGE 11 ECONOMIE TABLE AGROALIMENTAIRE Comment mettre son produit en marché PHOTO iMARC-MAIN SOUCY ¦ ¦ - .\t ** M Denis Poulin, vice-président aux ventes chez D.Bertrand et Fils, estime que ses vendeurs doivent être capables de décrire en profondeur les produits qu\u2019ils distribuent à leurs clients.Parmi ses 60 représentants, plusieurs sont d\u2019anciens chefs cuisiniers qui se spécialisent dans des gammes de produits parce qu\u2019il est impossible de tous les connaître.MAKC-ALAIN SOUCY En plus des trois grands distributeurs (Loblaws, Metro, Sobeys) qui dominent le marché québécois, plusieurs types d\u2019intermédiaires et de détaillants peuvent contribuer au succès des petits producteurs artisans et rendre leurs produits plus accessibles aux consommateurs.C\u2019est pour élaborer sous le thème « Alternatives en distribution alimentaire » que la Table agroalimentaire de Chau-dière-Appalaches (TACA) et le Conseil de l\u2019agriculture et de l\u2019agroalimentaire pour le développement de la région de Québec (CAADRQ) ont organisé, le 4 novembre dernier à Sainte-Foy, le colloque « Rendez-vous agroalimentaire Québec-Chaudière-Appalaches ».Intermédiaires Trois entreprises sont venues témoigner de leur expérience dans la mise en marché des produits artisanaux.Nancy Portelance, de Plaisirs Gourmets, a développé avec son conjoint un centre de distribution pour des fromageries artisanales québécoises.Selon elle, beaucoup de producteurs transformateurs en viennent à leur confier la distribution de leurs fromages parce qu\u2019ils doivent consacrer toutes leurs énergies à leur production plutôt que de sillonner le Québec à la recherche de clients.L'entreprise compte maintenant 12 fromageries comme clientes et vend leurs produits dans 300 boutiques spécialisées.Plaisirs Gourmets déclare se garder une marge de profit de 16 %.Denis Poulin est vice-président aux ventes pour D.Bertrand & Fils, de Charity.Cette importante entreprise de distribution alimentaire offre toute la gamme des produits secs, surgelés, laitiers, fruits et légumes, poissons, viandes fraîches et congelées à quelque 5000 clients.Ces derniers oeuvrent principalement dans les secteurs de l\u2019iiôtellerie, des chaînes de restauration, les marchés d\u2019alimentation, les centres hospitaliers et les centres d\u2019accueil.Le vice-président rapporte que la philosophie de son entreprise est de confier à des spécialistes certaines lignes de produits.Plusieurs de ses 60 représentants sont d\u2019anciens chefs cuisiniers qui les présentent aux clients, discutent de leurs besoins et portent une attention particulière aux emballages.Des soupers thématiques sont également organisés pour leur présenter les nouveaux produits.Évidemment, la logistique est d\u2019une importance capitale pour la livraison des commandes.« Nos camions parcourent plus de cinq millions de kilomètres à chaque année.S\u2019il faut retourner une deuxième fois chez un client parce que le produit n'est pas au point, c\u2019est très coûteux.Les prb: élevés de l\u2019essence, actuellement, nous donnent bien des maux de tête », a-t-il avoué.Avis aux artisans, Denis Poulin évalue à environ 16 % la marge que se garde son entreprise sur les produits vendus.Yves Labrecque, vice-président alimentation chez Groupe GP, n'a pas précisé le pourcentage de marge que se garde son entreprise.11 avoue cependant qu\u2019une fois toutes les dépenses payées, il ne reste plus que 2 % de profits pour la chaîne.« C\u2019est le volume qui nous tient en vie », a-t-il déclaré.Les participants ont écouté attentivement les propos du vice-président puisqu\u2019il a admis que l\u2019intégration des grands réseaux de distribution et la centralisation de leurs achats dans de grands centres d\u2019entreposage avaient pour effet de fermer les portes à leurs produits.« Nous, chez Groupe GP, nous fonctionnons à contre-courant.Nous ne voulons pas travailler pour assurer la rentabilité d\u2019un grossiste, mais pour les consommateurs qui demandent des produits régionaux.Groupe GP a donc pris la décision de faire de la place aux artisans et cela depuis cinq ans », a-t-il expliqué.En plus des expériences telles que Na-tur-Bœuf, développée avec l\u2019UPA du Bas-Saint-Laurent, et les Tentations du Chef, Groupe GP a procédé au lancement, en 2002, de kiosques Marché du Terroir, dans ses épiceries.Ce concept est voué à la commercialisation des produits régionaux et du terroir.« Nous n\u2019exigeons pas un sou des artisans pour rentrer chez nous, mais nous leur demandons de supporter leurs produits en faisant de la promotion, des dégustations en magasins, etc.Nos tablettes ne sont pas élastiques, pour y demeurer, il faut vendre », dit-il.Yves Labrecque avoue que ses rapports avec les artisans sont davantage axés sur des relations humaines.Ces derniers ont besoin d\u2019aide contrairement à de grandes entreprises comme Molson, ou autres.Cohérence des PPPP Selon le conférencier Stéphane Mai-sonnas de l\u2019UQAM, il semble, en effet, que plusieurs artisans aient besoin d'aide pour maîtriser le concept de la cohérence des PPPP si cher aux détaillants en alimentation.11 s\u2019agit de la judicieuse interaction de l\u2019originalité du Produit, de la Place qu\u2019il occupera dans le marché par rapport à ses concurrents, du Prb: auquel il devra se vendre pour être rentable pour l\u2019artisan et attrayant pour les consommateurs et, finalement, de la Promotion que son fabricant fera pour s\u2019assurer des ventes.Un autre conférencier, Richard Bourdeau, coordonnateur des marchés intérieurs, au MAPAQ, estime que malgré cpie les chaînes laissent peu de place aux producteurs et transformateurs de petits volumes, ces derniers peuvent tout de même percer les marchés.Il suggère aux artisans de travailler avec de petits distributeurs qui sont prêts à développer leur marché.« Il faut fouiller dans des banques de données pour les identifier », suggère-t-il.11 considère également avantageux pour les artisans de faire des partenariats et des alliances et possiblement se doter de services de distribution, à l\u2019intérieur d'une région.Selon lui, chacun doit se bâtir une bonne stratégie.Quatre ateliers Catherine Monna, de la Ferme Monna de l\u2019île d\u2019Orléans, a déploré le manque de cohésion entre les producteurs et l\u2019individualisme qui prévaut dans le secteur de la mise en marché des alcools du terroir.« Les producteurs ne se parlent pas d\u2019une production à l\u2019autre.Nous serions davantage écoutés par les gouvernements si nous réussissions à leur parler d\u2019une seule voix », a-t-elle déclaré à la Terre.Ces propos faisaient suite à la tenue de quatre ateliers de discussions en-tre producteurs transformateurs sur la façon de distribuer ses alcools, ses produits laitiers (fromages), ses viandes et ses produits biologiques.Dans l\u2019atelier sur les alcools, Louise Riopel, de la Société des alcools du Québec, a expliqué aux producteurs présents les services que son organisme peut leur rendre au moment de la préparation de leurs produits grâce à un guichet unique mis à leur disposition.Les participants ont déploré la nouvelle réglementation qui causerait beaucoup d\u2019incertitudes dans le milieu et des contraintes qui leur enlèvent-de bonnes occasions d'affaires.Bâtiments nrcHiDrome 1 '* mm TOUS LES AVANTAGES DE L\u2019ACIER Que cc soit pour: A UN PRIX PLUS QUE COMPETITIF À qualité égale nous garantissons les meilleurs prix sur le marché.Malgré les augmentations de l'acier, nos prix demeurent à son niveau le plus bas.Plusieurs modèles de 12' ù 70\u2019 do largeur.Garage .Machinerie .Enlrcpèt .Fosse à fumier .Arèna pour chevaux.«Une force québécoise au service des agriculteurs»-^ Appelez-nous i 450.678.4444 ou 1.800.986.4282 Un produit de UISIC Corporation d\u2019acier UNGAVA USC Itée 3100, boul.Losch, Saint-Hubert (Québec) J3Y 3V8 PAGE 12 - L _A TERRE DE CHEZ NOUS, 2 DÉCEMBRE 200-1 ^ ELEVAGE APICULTURE «La Fédération n\u2019est pas un club social» -Pierre Villemure MARC-ALAIN SOUCY Martine Mercier, la 2' vice-présidente de l'UPA, aura réussi à choquer encore une fois Pierre Villemure, le président de la Fédération des apiculteurs du Québec.Elle a déclaré au cours de son assemblée générale annuelle des 25 et 26 novembre, à Drummondville, que la Fédération ressemblait davantage à un club social.« Syndicalement vous n\u2019avez pas besoin d\u2019une Fédération pour faire des achats de groupe », a-t-elle' fait savoir.Elle a invité les apiculteurs à se structurer et à faire de la mise en marché ordonnée de leur produit.Pierre Villemure a trouvé ces propos choquants.« C\u2019est sûr qu\u2019on profite de nos réunions pour faire des achats et des échanges.Je qualifierais plutôt nos actions comme du syndicalisme modéré », a-t-il rétorqué à la Terre.Le président souligne d\u2019ailleurs que des tentatives de création de plan conjoint ont été défaites devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec en 1982 et en 1992.« Il serait peut-être plus intéressant pour nous de regarder du côté de la création d\u2019une chambre de coordination avec un supermarché », croit-il.Le président précise cependant qu\u2019aucune option n\u2019a été écartée à la Fédération et qu\u2019une résolution de l\u2019assemblée générale demande de trouver des façons d'implanter une mise en marché ordonnée dans le secteur.Priorités Même si la saison 2004 a été moins dramatique que l\u2019an dernier avec seulement 26 % de pertes, selon le sondage du MAPAQ, Pierre Villemure insiste sur l\u2019importance pour la Fédération de presser l\u2019Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) pour qu\u2019elle homologue l\u2019acide oxalique et le thymol.Ces deux produits sont disponibles et acceptés dans le secteur des productions biologiques, mais ils sont encore illégaux en production apicole.Une production qui en aurait pourtant grand besoin pour combler la perte de l\u2019Apistan auquel le varroa a développé de la résistance.La Fédération a également reçu le mandat de tout faire pour contrer les importations de miels, particulièrement ceux en provenance de la Chine.« Ces importations ont un impact majeur sur les prix du miel.Il y a trois ans, le miel chinois entrait à volonté au Canada et notre prix est descendu à 0,67 $ la livre.Quand les inspecteurs canadiens l\u2019ont interdit parce qu\u2019il contenait du chloramphénicol, nos prix sont remontés à 2,47 $ la livre », explique-t-il.Mais les Chinois auraient trouvé le moyen de faire transiter leur produit par des pays non producteurs, la Tanzanie entre autres, et de passer leur miel à l\u2019ultra-filtration pour en extraire le chloramphénicol.Une opération qui aurait pour effet de dénaturer le miel.La bonne nouvelle dans ce dossier ^pasteurized n°n pasteurisé \u2022 litp1'1 da No.1 white ' satis nom\u2022» PHOTOS : MAHC-A1-AIN SOUCY Pierre Villemure, estime que le PCSRA, le programme d\u2019aide du Québec et l\u2019assurance-récolte ont permis aux apiculteurs de se tirer d\u2019affaire en 2004.II est cependant plus inquiet pour l'année à venir.La Fédération demande à l\u2019ACIA d\u2019obliger les transformateurs à réserver la catégorie Canada # 1, 2 ou 3 que pour les miels 100% canadiens.Ceux qui ont une proportion de miels importés devraient arborer la mention Importation # 1, 2 ou 3.vient de l\u2019Agence canadienne d\u2019inspection des aliments (ACIA) qui demande aux apiculteurs de faire connaître leurs besoins dans ce dossier.Ces derniers veulent que seulement le miel à 100 % canadien puisse être classé et étiqueté dans les catégories Canada # 1,2 ou 3.Les pots contenant une proportion de miels importés pourraient être classés dans les catégories Importation # 1,2 ou 3.La Fédération travaille beaucoup en collaboration avec le Conseil canadien du miel dans ce dossier.Les services-conseils sont également une priorité de la Fédération des apiculteurs du Québec.Ils ont d\u2019ailleurs fait l\u2019objet d\u2019une résolution de l\u2019assemblée.Pierre Villemure et le conseil d\u2019administration de la Fédération travailleront en collaboration avec le Club-Api et le Centre de recherche en santé animale de Deschambault (CRSAD) pour en venir à l\u2019engagement d\u2019un coordonnateur.Ce dernier aura le mandat de vulgariser les recherches en apiculture et de les transmettre aux agriculteurs.Même si le dossier de l\u2019enregistrement obligatoire a donné lieu à quelques commentaires négatifs au cours de l\u2019assemblée et que les apiculteurs ont voté une résolution pour ne pas payer les frais de 15 $ qui y sont associés, la grande majorité d\u2019entre eux y voient un moyen efficace de contrer les épidémies comme la varroase.« C\u2019est la meilleure façon d\u2019assurer le suivi sanitaire de notre production », a conclu Pierre Villemure.OiiiüiJ /JJ U JJ Vous avez le choix du produit jusqu\u2019à sac semences LIBERTY iïfèpïMicstù : Prvijramm la façon i/italiiya/ttÿ du ClàuUc m\tdj\tHo iel\tna\tLtUJ i\t\t\t JT 1\t¦\t/\t La TERRE DE CHEZ NOUS, 2 DÉCEMBRE 2004 - PAGE 13 ACTUALITES PROJET DE LOI MULCAIR L\u2019environnement sain deviendra un droit Photo: Dominic Gauthier Le ministre de l\u2019Environnement, Thomas Mulcair, a déposé le fameux plan vert promis par les libéraux en présentant un projet de loi sur le développement durable.THIERRY LARIVIÈRE Le droit de chacun de vivre dans un environnement sain et respectueux de la biodiversité fera partie de la Charte des droits et libertés du Québec.C\u2019est sans doute la plus grande nouveauté du projet de loi sur le développement durable déposé la semaine dernière par le ministre de l\u2019Environnement, Thomas Mulcair.Pour le reste, la principale autre mesure consiste en la création d\u2019un commissaire au développement durable, comme au fédéral, auquel tous les ministères et les organismes publics devront soumettre un plan et répondre de leurs actions.« Nous deviendrons le leader en Amérique du Nord en matière de développement durable », a déclaré le ministre Mulcair en conférence de presse.Ce dernier a reconnu que le droit à un environnement sain serait toutefois « balisé » et qu\u2019il ferait partie des droits économiques et sociaux et non pas des droits fondamentaux de la Charte.Le gouvernement a aussi élaboré un Plan d\u2019action québécois sur la diversité biologique 2004-2007 qui reprend plusieurs objectifs environnementaux déjà annoncés par divers ministères.Notons que le gouvernement prévoit la création d\u2019un Fonds vert de 50 M$ qui pourra soutenir les organismes sans but lucratif et les municipalités oeuvrant dans le domaine de l\u2019environnement.Il n\u2019y a cependant pas vraiment d\u2019indication sur la façon dont le gouvernement souhaite s\u2019y prendre pour financer les très nombreuses mesures de son plan d\u2019action.Le tout fera l\u2019objet d\u2019une consultation publique avant d\u2019être adopté à l\u2019automne prochain.Peu de nouveau en agricidture Pour l\u2019agriculture, ce Plan réitère la volonté de construire des ouvrages d\u2019entreposage étanches pour 100 % des lieux d\u2019élevage qui doivent le faire selon le Règlement sur les exploitations agricoles Pour une des rares fois, Greenpeace a qualifié de « prometteuse » la nouvelle initiative du gouvernement en matière de développement durable.Le groupe écologiste n\u2019est cependant pas le seul à mettre un bémol en disant surveiller de près l\u2019application du plan de développement durable dans les prochaines années.Équiterre et le Regroupement national des conseils régionaux de l\u2019environnement du Québec abondent dans le (REA).On parle d\u2019offrir un soutien technique et financier pour ce faire en incluant les « méthodes alternatives ».Comme indicateur de performance, on mentionne la concentration en phosphore, en nitrates et en pathogènes dans même sens.Équiterre souligne également certaines contradictions dans les actions du gouvernement avec, notamment, l\u2019approbation d\u2019une centrale thermique à Bécancour.Bref, pour plusieurs commentateurs, le projet est un pas dans la bonne direction, mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres.L\u2019Union des producteurs agricoles étudie toujours le projet de loi et interviendra plus tard.les puits de sept bassins versants à vocation agricole.On sait d\u2019ailleurs qu\u2019une étude sur ce sujet tarde toujours à être dévoilée.Le Plan prévoit aussi l\u2019application, dès cette année, du principe québécois d\u2019écoconditionnalité dans les programmes de soutien financier destinés aux producteurs agricoles.Quelques lignes parlent du Plan agroenvironnemental de fertilisation (PAEF) qui doit être réalisé avec un soutien technique et financier.Le gouvernement devra offrir des solutions aux producteurs en surplus de fumier avec notamment les technologies visant là réduction des volumes de fumier.En ce qui concerne les pesticides, les dernières règles annoncées devront être adoptées (Code de gestion) et la stratégie phytosanitaire se poursuivra.Le texte met l\u2019accent sur la protection des bandes riveraines et le retrait des animaux des cours d\u2019eau qui devront s\u2019appliquer pour 100 % des entreprises dès cette année.On parle aussi de soutenir l\u2019établissement de corridors boisés en lien avec les milieux naturels.Le respect des boisés, les haies brise-vent et les écrans boisés font aussi partie de la stratégie gouvernementale.Le Plan réserve également une mesure pour l'agriculture biologique en garantissant, d\u2019ici 2005, que les productions d\u2019OGM ne risquent plus de contaminer les productions non-OGM.Notons que la création de nouvelles aires protégées et de protection pour les écosystèmes exceptionnels pourrait s\u2019appliquer sur certains boisés privés du sud du Québec.Plusieurs autres mesures visant à protéger la biodiversité sont également dans le projet de loi.Les écologistes applaudissent Sept projets de transformation du porc au Québec Pnom: Archives TCN ^SisSsr- -1\t» àtlél .\\ .J Le porc dit « naturel » pourrait faire son entrée dans les usines du Québec prochainement.Sans tambour ni trompette, pas moins de sept promoteurs, pour un total de l ,7 million de porcs par année, ont récemment fait évaluer des projets de transformation du porc au Québec pour obtenir un appui financier du gouvernement.« Pas moins de 50 % de ces projets proviennent de producteurs », explique Pierre Mathieu, responsable des équipes de spécialistes sectoriels du ministère de l'Agriculture du Québec (MAPAQ).Les propositions sur la table représenteraient l ,7 million de porcs par année et sont situées dans cinq régions différentes.Le MAPAQ est responsable de donner des avis sectoriels qui influencent par la suite les décisions d\u2019organismes comme La Financière agricole du Québec, Investissement Québec, Développement économique Canada et la SGF Soquia.Les promoteurs écartés par le MAPAQ peuvent quand même modifier leur projet ou chercher du financement privé.« Il faut que les projets soient vraiment porteurs.Il ne sert à rien de déshabiller Pierre pour habiller Paul », soutient Pierre Mathieu, qui pense que le meilleur créneau est dans la deuxième et troisiè- me transformation de porcs, quitte à devoir importer des animaux d\u2019Ontario.Pas moins de l,4 million des porcs dont on parle sont d\u2019ailleurs déjà dans le réseau actuel d\u2019abattage.M.Mathieu estime que les marges de profits pour l\u2019abattage des porcs sont assez faibles en comparaison du secteur du bovin.« Tout comme dans le bœuf, les producteurs ont intérêt à aller vers la transformation », estime justement le spécialiste.Certains projets se basent sur des produits « naturels » soit sans farine animale ou sans hormone de croissance et, dans la majorité des cas, traçables.Le porc bio ne ferait pas l\u2019objet d\u2019une proposition précise pour l\u2019instant.L\u2019absence d\u2019OGM dans l\u2019alimentation n\u2019a pas encore attiré les promoteurs.Le porc différencié, ou de niche, pourrait éventuellement porter des appellations telles que « porc naturel », « porc vert » ou « porc biologique ».Il s\u2019agit dans tous ces cas de se distinguer de l\u2019offre de pays très compétitifs comme le Brésil ou le Chili.La politique du gouvernement sur les appellations n\u2019est toutefois pas encore connue.Deux projets du secteur porcin sont déjà plus médiatisés.Il s\u2019agit premièrement de Qualiporc qui est une coopérative de producteurs et de Roger Éthier (Viandes Lorraine) avec la fabrication de prosciutto au Témiscamingue.Les cinq autres sont donc probablement liés, en majorité, à des abattoirs existants.Le MAPAQ ne peut pas préciser l\u2019identité de ces joueurs puisqu\u2019il agit comme conseiller d\u2019institutions financières auxquelles on a confié ces projets.Selon un document présenté à la Table filière porcine au printemps, le tout pourrait représenter 50 M$ et 500 emplois.Notons que le nouveau Programme d\u2019appui stratégique à l\u2019investissement (PASI) vient tout juste d'être lancé par le gouvernement Charest le 29 octobre.Pas moins de 75 M$ seront donc investis dans les secteurs importants pour l'économie du Québec.Il s'agit toutefois d\u2019une diminution du budget par rapport à l\u2019ancien programme.T.L.PAGE 14 - La fERRE DE CHEZ NOUS, 2 DÉCEMBRE 2004 U PA ANNUELLE DE LA QUEBEC FARMERS\u2019 ASSOCIATION Informer et servir les producteurs anglophones RÉNALD BOURGEOIS SAINTE-ANNE-DE-BELLEVUE \u2014 La Quebec Farmers\u2019 Association entend continuer d\u2019informer et de servir dans sa langue, au mieux de ses capacités, la communauté agricole anglophone du Québec.Si on ajoute les syndicats de producteurs anglophones affiliés à l\u2019Union des producteurs agricoles, les producteurs disposent d'outils professionnels pour pouvoir continuer d\u2019exploiter leurs entreprises dans de bonnes conditions.La QFA veut continuer de leur fournir de l\u2019information dans leur langue, de les représenter et de faire entendre leur voix collective là où cela compte.Pour la présidente sortante, Mme Cindy Duncan-McMillan, la QFA doit se concentrer sur la clientèle agricole malgré le fait qu\u2019elle ait aussi depuis longtemps joué un rôle social au sein de la communauté rurale anglophone.Il n'est pas question d\u2019exclure qui que ce soit, mais de concentrer les efforts, compte tenu des ressources limitées de l\u2019Association.Depuis trois ans, en effet, cette dernière connaît des difficultés financières qui l\u2019ont obligée à couper drastiquement dans ses dépenses.Elle a réduit le personnel au minimum et déménagé, vendredi le 1 ' octobre, son siège social du Campus Macdonald de l\u2019Université McGill à Sainte-Anne-de-Bellevue à la Maison de l\u2019UPA à Longueuil.Ces informations ont été présentées aux quelque 180 participants à l'assemblée générale annuelle tenue, le 23 novembre dernier.Il s\u2019agissait d\u2019une mise au point attendue puisque plusieurs s'interrogeaient sur l\u2019avenir de leur regroupement.Certains ont reproché le rapprochement avec l\u2019UPA.L\u2019opposition s\u2019est manifestée par des démissions au sein du conseil d\u2019administration et des groupes locaux, principaux responsables de la vie de l\u2019Association.Les réalités économiques ont forcé les administrateurs à prendre des décisions difficiles.Mais, celles-ci étaient dans le meilleur intérêt de l\u2019Association, poursuit Mme Duncan-McMillan.« Notre profession et notre mode de vie reposent sur l\u2019agriculture et ils représentent un défi important à relever en ces temps difficiles.C\u2019est ce que nous nous proposons de faire pour assurer l\u2019avenir.Nous avons cependant besoin de l\u2019appui de tous pour continuer de travailler et de construire », poursuit-elle.Transmis avec beaucoup d'émotions, ce message a visiblement touché les participants qui sont conscients du vieillissement de la population rurale anglophone du Québec.Les jeunes quittent les milieux ruraux pour les villes.Les jeunes sont donc rares au sein de la QFA.Les agriculteurs ont d\u2019autres moyens pour obtenir de l\u2019information dans leur langue, Internet et les publications spécialisées des autres provinces et pays.Il y a pourtant selon les statistiques quelque 2100 agriculteurs anglophones alors que la QFA a quelque 800 membres dont beaucoup de retraités qui participent aux activités sociales, voyages organisés, concours de recettes et de cultures, activités de financement, conférences.Les administrateurs feront donc des efforts pour rejoindre et faire adhérer un plus grand nombre d\u2019agriculteurs en concentrant leurs services à cette clientèle.Le vice-président, M.Gib Drury, a présenté des prévisions budgétaires pour les cinq prochaines années, soit de 2004 à 2008.Selon ces projections, les revenus devraient augmenter de 256 000 $ à 416 000 $.Le frein donné aux dépenses a permis de les réduire de quelque 100 000 $, de 216 000 $ qu'elles étaient au cours de l\u2019année terminée en août 2004.Les principales réductions viennent de la diminution du nombre d\u2019employés et des frais de location des bureaux.Les services dont l\u2019Association a besoin seront acquis sur une base forfaitaire.Les administrateurs de la QFA sont confiants qu'avec ces mesures ils sauront redonner un dynamisme nouveau à leur association.Ils ont pour cela besoin de l\u2019appui de la communauté rurale anglophone.I'iioto: Krnai m Bourgeois Présidente sortante, Mine Cindy Duncan-McMillan seal UN APPUI FIRME nouveau Programme d appui financier à la relève agricole Vivez votre passion, réalisez votre vision et mettez à profit votre formation ! Ce programme offre, entre autres : ¦\tune subvention à l\u2019établissement pouvant atteindre 40 000 $ dans le cas du titulaire d\u2019un BAC ou d\u2019un DEC en agriculture ¦\tune subvention au démarrage pouvant atteindre 10 000 $, accessible aux entreprises exploitées à temps partagé ¦\tune subvention à l\u2019encadrement pouvant atteindre 1 500 $ pour des services-conseils en gestion ¦\tde meilleures protections contre la hausse des taux d\u2019intérét ¦\tl\u2019expertise de nos spécialistes en financement disponible partout au Québec 1 800 749-3646 www.finandereagricole.qc.ca La Financière agricole Québec ci ci La TERRE DE CHEZ NOUS, 2 DÉCEMBRE 2004 - PAGE 15 ELEVAGE inscrivez-vous l&'.'/V;, WÏÏW mm Le Québec a son Conseil du poulet de volailles du Québec, qui en assume la présidence, Olymel, Exceldor, Les Rôtisseries St-Hubert et PFK Québec.« L\u2019objectif du Conseil est de valoriser le poulet du Québec, de démystifier des faussetés à la vie dure et de faire prendre conscience au consommateur que la biosécurité est au cœur de tout ce qu'on fait, de la ferme à la table, a déclaré son président, Christian Dauth, directeur du marketing à la Fédération.L\u2019industrie du poulet va bien et la consommation atteindra un record de plus de 32 kg par personne en 2004.Il s'agit de bâtir sur nos forces.» Le poulet est la viande la plus consommée au Canada.Le Québec est la deuxième province productrice de poulets au pays.Plus de 700 éleveurs fournissent 162 millions de poulets par an.L\u2019industrie avicole québécoise a un chiffre d\u2019affaires supérieur à deux milliards de dollars par an.« Le Conseil n\u2019est pas né pour réagir aux attaques ou aux menaces envers l\u2019industrie avicole », a signalé M.Dauth.Entre autres contrecoups, signalons les campagnes sur le bien-être des animaux par People for Ethical Treatment of Animals (PETA), [\u2019influenza aviaire en Asie avec son risque de pandémie, la grippe aviaire en Colombie-Britannique ou le recours collectif contre les toxi-infections dues à la consommation de volailles.Chef de file Le Conseil vise à informer sur les conditions d\u2019élevage et sur le contrôle rigoureux de la qualité des poulets au Québec.« Les hormones ne sont plus utilisées depuis plus de 40 ans et sont formellement interdites depuis 1973 », rappelle la Dre Martine Boulianne, professeure titulaire à la Chaire en recherche avicole de la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal.De plus, les poulets ne sont pas élevés en cage, mais au sol, sur une épaisse litière de copeaux de bois frais.Ils ont accès en permanence à de l\u2019eau et de la nourriture, et la densité respecte les nonnes sur le bien-être des animaux.Toutes les volailles du Québec sont nourries de grains (maïs, blé, orge) auxquels on ajoute des tourteaux de soya ou de canola riches en protéines végétales ainsi que des suppléments (minéraux et vitamines).La spécificité des poulets dits « de grain » ou « tout végétal » repose sur le fait qu\u2019ils ne consomment pas de graisses ou de farines animales, des apports en énergie et en acides aminés.« Les méthodes d\u2019élevage et de transformation du Québec font figure de modèle à l\u2019étranger », souligne M.Dauth.Des programmes d\u2019assurance de la qualité et de la salubrité, basés sur les principes du système HACCP et à la fine pointe des standards internationaux, encadrent la production avicole de la ferme à la table.Au Québec seulement, une trentaine de vétérinaires et une centaine d'inspecteurs de l\u2019Agence canadienne d\u2019inspection des aliments (ACIA) contribuent à maintenir un haut niveau de qualité dans les abattoirs.91M51 2850 UT H.JEAN-CHARLES GAGNÉ Le poulet du Québec est élevé au sol, pas en cage.Photo: Dominic Gauthier Cinq grands joueurs de l\u2019industrie avicole du Québec ont créé « Le Conseil du poulet du Québec » afin de bien informer les consommateurs sur les qualités du poulet d\u2019ici.Ce Conseil, rendu public le 24 novembre dernier, comprend des producteurs, des transformateurs et des restaurateurs qui mettent leurs intérêts propres entre parenthèses afin d\u2019assurer le développement économique durable de cette industrie qui fournit plus de 20 000 emplois au Québec.Le Conseil regroupe la Fédération des producteurs Les cultivars de soja de nouvelle génération de « série-IVI » de marque Pioneer offrent un punch offensif jumelé à une solide défense.Défendez vos et maximisez vos rendements.Voyez votre professionnel des ventes Pioneer pour plus de renseignements sur la nouvelle génération de cultivars de soja Pioneer.Pour les détails, à www.pioneer.com/cotecroissance.90M20 2550 UT B.90M60 2600 UT La technologie qui produit ' Roundup Rutf/ Kl uns marpui déposés utilisée sous Ksnce du More» Compaq.Mà rsy liWm f\t\\ PRODUITS DE MARQUE Çb) PIONEER ui, \u201c Marque de commerce et de service dont l'usager autorisé est Pioneer Hi-Bred limitée.Toutes les ventes sont sous réserve des conditions contenues dans les documents d'étiquetage et d'achat.© 2004 PHL 04PHS0018P220FVB PAGE 16 - La TERRE DE CHEZ NOUS, 2 DÉCEMBRE 2004 W IBHi '£$ê?V£-:; \u2022 fl i^ts meilleur SpBSS SSeSS&ESf* smm m&ïTifà mm PSfSI llliiSSi V,.'- ~0 il \u2022¦¦¦S iü&îkl Is A t \u2022'\u2022'¦¦, «Ha! mm mmm rides de maïs profitent de m :e et de notre reputation M mm TERRITOIRE ANNUELLE DE L\u2019UNION PAYSANNE Beaucoup de pain sur la planche RÉNALD BOURGEOIS SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU - Les participants au quatrième congrès annuel de l\u2019Union paysanne ont adopté des résolutions qui demanderont un immense travail aux membres, malgré des ressources financières limitées.Le dossier de l\u2019accréditation pour mettre fin au monopole syndical de l\u2019Union des producteurs agricoles demeurera la priorité même si on est conscient qu\u2019il faudra encore du temps avant qu\u2019il ne progresse significativement.Le problème a été soulevé, il ne suffit pas de voter des résolutions, de demander la création de comités.Il faut des membres prêts à travailler pour que les comités et les unions sectorielles dans les diverses productions agricoles puissent fonctionner.Mais la défense des intérêts des familles et des individus qui pratiquent la culture et l\u2019élevage est une urgence devant la mondialisation qui fait passer la production avant les personnes.Sous le thème Nous, paysans du monde, le congrès s\u2019est tenu la fin de semaine des 27 et 28 novembre.Il a attiré de 60 à 100 personnes selon les activités.Il semblait y avoir autant de petits agriculteurs que de citadins, tous préoccupés par la qualité de leur production, de leur alimentation et de l\u2019environnement.Les paysans du monde sont cependant confrontés à des défis considérables.Mais des visions souvent diamétralement opposées s\u2019affrontent quant aux actions à entreprendre et aux stratégies à adopter.Les agriculteurs sont souvent impuissants face aux décisions qui viennent des grandes entreprises de commercialisation et des grandes puissances comme les États-Unis.En s\u2019engageant dans l'aventure de l'exportation, ils se retrouvent piégés et vulnérables aux pressions déflationnistes qui les obligent à toujours produire plus pour réduire les coûts.C\u2019est donc une fuite en avant qui oblige à toujours poursuivre un objectif de production de masse trop souvent au détriment de la qualité.L'Union paysanne s\u2019est donc prononcée en faveur de la tenue d\u2019États généraux sur l\u2019agriculture, en collaboration avec tous les intervenants du secteur agricole.Cette rencontre permettrait une redéfinition de la politique agricole dans le sens d'une agriculture durable.Il faut un débat de société car tous les citoyens sont concernés par leur alimentation qui doit être de qualité pour maintenir leur qualité de vie.Si les agriculteurs réclament l'aide de la société, ils doivent aussi rendre des comptes.La ministre sévèrement blâmée Le congrès de l\u2019Union paysanne a sévèrement blâmé la ministre de l\u2019Agriculture, Mme Françoise Gauthier, qui n\u2019a pas agi dans plusieurs dossiers, contrairement à ses promesses et à celles de son parti.Elle a refusé l\u2019instauration de l\u2019étiquetage obligatoire des aliments contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM).Elle n\u2019a pas encore établi de politique sur les appellations.Elle n\u2019a pas réglementé la mise en marché des produits laitiers artisanaux.Elle n\u2019a pas revu la loi sur la protection du territoire agricole.Elle n\u2019a rien proposé pour revoir le modèle de la production porcine avant la levée du moratoire.Elle laisse La Financière agricole assujettir ses interventions au paiement de la cotisation et des prélevés à l\u2019UPA.Elle n\u2019a rien fait pour aider les producteurs de bovins aux prises avec la crise causée par la maladie de la vache folle.Elle laisse les acériculteurs avec leurs difficultés en raison de la mauvaise gestion du plan conjoint.Elle n\u2019a pas facilité l\u2019ouverture de petits abattoirs pour la production de viande d\u2019origine.Elle n'a rien fait pour arrêter le financement du volume de production, ce qui défavorise les petites fermes et la relève.Elle n\u2019a pas arrêté l\u2019irradiation des aliments.Elle n'a pas soutenu convenablement l\u2019agriculture biologique.Elle n\u2019a pas rétabli la liberté syndicale en agriculture.Le premier ministre Jean Charest sera avisé du peu de maîtrise des dossiers agricoles dont elle fait preuve au moment où l'agriculture est en crise et passe rapidement sous le contrôle des grandes firmes d\u2019intégration.Photo : D.Gautiiii.h/TCN Maxime Laplante et Roméo Bouchard, respectivement président et directeur général de l\u2019Union paysanne.En terre d\u2019Hyland, nous prenons la qualité très au sérieux.Nous savons que nos ^ agriculteurs exigent un rendement maximal.C'est pourquoi nos techniciens chercheurs |S travaillent sans relâche à créer une gamme complète d'hybrides toujours performants, \u2018u dont des variétés Roundup Ready\u201cD, Bt, conventionnelles et à ensilage.En fait, Semences /; Hyland possède le plus important programme privé de développement de produits semenciers au Canada.Nous sommes une entreprise familiale et nous traitons nos @ clients comme des membres de la famille.Parlez a votre détaillant Hyland des variétés les plus productives dans votre région et consultez les résultats des essais sur notre site Internet www.semenceshyland.com Roundup Readywest une marque de commerce déposée de la Compagnie Monsanto.Farnham (450) 293-6472 \u2022 Saint-Anselme (418) 885-9892 Saint-lsidore-de-Laprairie (450) 454-7578 \u2022 Saint-Thomas-de-Joliette (450) 759-4700 Saint-Hyacinthe (450) 799-3225 \u2022 Upton (450) 549-4888 jpmico (800) 263-3225 www.semenceshyland.com La terre de chez nous, 2 décembre 2004 - PAGE 17 FORET SIROP D\u2019ÉRABLE Hausse de production demandée /itff.A\u2019 Photo : Vu s Chahi i bois Les régisseurs de la Régie des marchés agricoles tenaient une audience dans un hôtel de Victoriaville le lundi 22 novembre pour écouter, une fois de plus, un dossier sur le sirop d\u2019érable.YVES CHARLEBOIS COLLABORATION SPÈCIALE VICTORIAVILLE - La Fédération des producteurs acéricoles du Québec s\u2019est adressée à la Régie des marchés agricoles le lundi 22 novembre pour demander qu\u2019on accroisse le contingentement de certains producteurs acéricoles.Actuellement, le contingentement de tous les producteurs québécois est de 86 millions de livres et la Fédération souhaite l'accroître à 92 millions de livres.On espère améliorer le calcul de contingentement pour certaines entreprises afin de leur donner un statut plus équitable.Certaines d\u2019entre elles ont augmenté leur nombre d\u2019entailles en 2002, ce qui n\u2019avait pas été pris en considération lors de la livraison de leur contingentement.D\u2019autres ont eu des problèmes de récolte ou de qualité en 2003, à cause de leurs installations déficientes ou parce qu\u2019elles se trouvaient dans un secteur où la récolte a été faible en 2003.De plus, certains producteurs viennent d\u2019acheter une érablière en production qui avait un historique de production très faible.La demande de la Fédération toucherait 43 % des entreprises acéricoles québécoises qui ont un contingentement.En tout, six millions de livres seraient ajoutées au contingentement actuel.À noter que 57 % des entreprises acéricoles n\u2019auraient aucun changement ap- porte à leurs quotas.Pourcentage des entreprises 20% 11 % 9% Augmentation prévue 10 % (au plus) 10 à 20 % 20 à 50 % 3 %\t50 % et plus Un des acériculteurs, André Bolduc, craint que cette hausse du contingentement fasse baisser les revenus de l\u2019ensemble des producteurs.Selon lui, comme la Fédération ne paye que 75 % du quota produit dans l\u2019année, il craint qu\u2019avec l'augmentation du contingentement, elle ne paierait, par exemple, que 70 %.Le président de la Fédération, Pierre Lemieux, a répondu qu\u2019il allait s\u2019adresser à La Financière agricole pour accroître le financement ou obtenir un programme spécial.L\u2019acériculteur et transformateur Pierre Germain ainsi que son avocate, M1 Madeleine Lemieux, ont proposé qu\u2019on utilise un autre scénario que celui présenté.L\u2019avocat de la Fédération, M' Louis Co-allier, a mentionné que le scénario proposé en cette journée du 22 novembre devant la Régie est celui qui avait été choisi parmi trois autres par l\u2019assemblée annuelle de la Fédération, le 4 novembre dernier.M' Coailier n\u2019avait pas d\u2019objection à ce qu\u2019on remette à la Régie une copie des trois autres scénarios étudiés lors de l'assemblée générale.Les régisseurs ont pris tout le dossier en délibéré.SIROP D\u2019ÉRABLE AU NOIR Des rouleux de barils se font pincer THIERRY LARIVIÈRE La Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ) est confiante de mettre à jour la ou les filières de vente de sirop d'érable au noir au Québec.Près d\u2019une dizaine d\u2019acbeteurs ont transigé à leur insu, souvent en argent comptant, avec un enquêteur embauché par la FPAQ sans respecter les règles de mise en marché.« On est très confiant de trouver le ou les transformateurs impliqués », affirme Charles-Félix Ross, secrétaire général de la Fédération.L\u2019information détenue par la FPAQ provient en bonne partie des producteurs qui ont signé des ententes à l\u2019amiable pour régulariser leur situation auprès de l\u2019agence de vente du sirop d'érable.À partir de ces aveux, les enquêteurs sont remontés jusqu\u2019aux premiers acheteurs.Près d'une dizaine de ces derniers sont dans le collimateur de la Fédération et devront s'expliquer devant la Régie des marchés agricoles du Québec sur les raisons qui ont motivé ces transactions au noir documentées par les détectives.Il est possible que ces enquêtes mènent par la suite à un ou des transformateurs qui achètent et écoulent probablement le sirop au noir de plusieurs rouleurs de barils.« Cette fois la Fédération va aller jusqu\u2019au bout, ça fait des années que certaines entreprises bafouent les règles », insiste M.Ross, qui évalue à « plus d\u2019un million de livres » le volume de sirop visé par la dizaine de cas actuels.Achat au noir 101 Les enquêtes menées jusqu\u2019à maintenant sont très instructives sur la façon dont le sirop au noir se transige au Québec.Le cas d\u2019un acheteur agronome est l\u2019un des premiers qui sera entendu par la Régie.Un vendeur d\u2019équipement d\u2019érablière sera également convoqué puisque l\u2019agronome offrait des pièces d\u2019équipement d\u2019érablière de cette compagnie et travaillait parfois dans leur établissement pour conclure des transactions.Après un rendez-vous téléphonique, la livraison du sirop s\u2019effectuait à la résidence de l\u2019acheteur.Ce dernier a vendu de l\u2019équipement de même que la revue acéricole américaine Maple Netus pour ensuite donner un rendez-vous chez le marchand d\u2019équipement pour compléter la deuxième partie du paiement toujours en argent comptant et sans facture.Deux enquêteurs différents ont confirmé cette méthode de travail.La FPAQ estime que le sirop au noir n'est pas classé ni inspecté, ce qui pourrait être risqué pour le public.Les fiscs provincial et fédéral ont également reçu un avis puisque ces transactions se font vraisemblablement sans payer les taxes de vente et éventuellement les impôts sur le revenu.Les enquêtes démontrent également la créativité des rouleux de barils.Par exemple, un des acheteurs travaille en collaboration avec un homme d\u2019affaires de l\u2019île-du-Prince-Édouard qui verse les paiements par virement électronique quelques semaines après la livraison en pensant ne pas laisser de trace.Un autre est situé au Nouveau-Brunswick et estime qu'il n\u2019a pas de compte à rendre au Québec.Il devra également s\u2019expliquer à la Régie puisque, selon les avocats de la FPAQ, les règles d\u2019un plan conjoint québécois s\u2019appliquent, peu importe la destination du produit.Le sirop québécois qui transite par le Nouveau-Brunswick pourrait d\u2019ailleurs expliquer en partie le fait que plusieurs transformateurs disent s'approvisionner de plus en plus dans cette province qui n\u2019a pourtant pas doublé sa production du jour au lendemain.Par ailleurs, un autre acheteur sous enquête présentement distribue son sirop en petits contenants directement dans une grande chaîne bien connue.Il faudra toutefois attendre les enquêtes officielles de la Régie pour confirmer toutes ces informations et en savoir plus.:-.a ¦.l'Sïl&ii&s'Ü \u2014~ Rendement Poid Humidité Revenu Hybride Technologies Maturité\t\t(TM/acre)\tspécifique (kg/hl)\t(%)\t(S/acre)* \t2800\t4,42\t66,9\t25,3\t$349,61 TRPfM\tHerculexMC/ 3HI U4\tLibertyLinkMD\t2800\t4,39\t65,3\t27,5\t$327,93 20 essais au Canada sur une période de 2 ans.\t\t\t\t\t DKC37-12 Conventionnel\t2725\t3,81\t65,2\t25,9\t$298,21 38R69\tConventionnel\t2700\t3,75\t64,3\t27,5\t$280,92 20 essais au Canada sur une période de 2 ans.\\\t\t\t\t\t DKC33-08 Conventionnel\t2550\t3,56\t69,9\t23,2\t$298,66 39D81\tConventionnel\t2575\t3,53\t66,6\t25,3\t$278,94 Uc 'o'/iüssnyvoô ûe k jorvfut 69 essais au Canada sur une période de 4 ans.'Prix $2,50/bu moins $0.05 par point d humidité au-delà de 15.5% Monsanto en Direct1*0 1-800-667-4944 DEKALB1*\u2019 et son logo sont des marques déposées de DEKALB Genetics Corporation.Monsanto en Direct1*0 et son logo sont des marques déposées de Monsanto Technology LLC.Titulaire du permis : Monsanto Canada Inc.Science.Semence.Excellence.1* est une marque de commerce de Monsanto Technology LLC.Titulaire du permis : Monsanto Canada Inc.Hercule*1* est une marque de Dow AgroSciences LLC.Libertyünk1*1 est une marque déposée de Bayer CropScience.Science- Semence- Excellence- PAGE 18 - La IERRE DE CHEZ NOUS, 2 DÉCEMBRE 2004 ali KM Identification des ovins 700 000 $ pour faciliter la collecte et T acheminement des données a ministre de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation du Québec (MAPAQ), Mmc Françoise Gauthier, a annoncé récemment qu\u2019elle engageait 700 000 $ dans un programme de soutien financier lié à l\u2019identification des ovins (traçabilité).Ce programme permettra de faciliter la collecte et l\u2019acheminement, par les personnes intéressées, des données concernant les ovins (moutons) à Agri-Traçabilité Québec inc., l\u2019organisme qui s\u2019est vu confier la gestion du système de traçabilité.Pour ce faire, le MAPAQ paiera, selon le cas, une partie ou la totalité des coûts se rapportant à l\u2019automatisation de la lecture et de la transmission électronique des données.Cette nouvelle mesure permettra d\u2019améliorer la rapidité de transmission des renseignements relatifs aux ovins.Ainsi, en cas d\u2019urgence sanitaire, il sera possible d\u2019intervenir encore plus efficacement.L\u2019aide financière concerne les coûts d\u2019acquisition et d\u2019installation du matériel de collecte et de transmission électronique de données numérisées, certains coûts d\u2019aménagement pour l\u2019installation de ce matériel dans les établissements de vente aux enchères d\u2019animaux vivants, une part des coûts liés au développement d\u2019un logiciel de transfert électronique des données ainsi qu\u2019une partie des coûts de mise à niveau de certains systèmes informatiques déjà existants.Ce programme s\u2019adresse aux établissements et aux entreprises où transite un volume important d\u2019animaux.Les sommes sont disponibles dès maintenant et couvrent les frais engagés depuis le 17 mars 2004.Le programme est en vigueur jusqu\u2019à épuisement des crédits prévus.Pour profiter de cette aide financière, les entreprises peuvent s\u2019enquérir des conditions du programme auprès du MAPAQ, en adressant leur demande à Mme Louise Matte, à l\u2019adresse suivante: Direction de la qualité et des services à la clientèle 200, chemin Sainte-Foy, 11e étage Québec (Québec) G1R 4X6 Pour plus d\u2019information sur la traçabilité, consultez le site Web du MAPAQ, au portail « Productions animale et végétale » : www.mapaq.gouv.qc.ca.L\u2019ITA lauréat d\u2019un prix en santé et sécurité au travail L\u2019Institut de technologie agroalimentaire (1TA), campus de La Pocatière, s\u2019est vu remettre un prix de reconnaissance en santé et sécurité au travail pour les modifications apportées au puits de captage localisé dans la salle des machines du Centre de compostage de la Ferme-école LAPOKITA.Ces modifications avaient pour objet d\u2019éliminer les émanations de gaz s\u2019échappant du puits et se propageant dans le milieu de travail des employés et des élèves.Ce prix a été remporté dans la catégorie «Organismes publics ayant innové en matière de santé et de sécurité».Cette reconnaissance permettra, entre autres choses, de mettre en valeur l\u2019innovation de l\u2019ITA auprès des producteurs agricoles.Un problème à résoudre Le Centre de compostage, inauguré au mois d\u2019octobre 2002, est un bâtiment moderne qui sert tant à l\u2019entreposage qu\u2019à la recherche sur le compostage à la ferme.En novembre 2002, des employés de la ferme, ainsi que des professeurs et des élèves ont mentionné qu\u2019ils étaient incommodés par de fortes odeurs.Les examens ont permis de relever des concentrations de gaz trop élevées.Les membres du comité de santé et de sécurité au travail ont dû innover en installant un système de ventilation muni d\u2019une prise de captation de gaz à l\u2019intérieur même du puits en question afin de prévenir toute émanation gaz toxique.Le local de travail est depuis tout à fait sain.Beaucoup plus importantes que le prix remporté, les améliorations apportées au Centre de compostage permettent aux travailleurs de la Ferme-école LAPOKITA, aux professeurs et aux élèves de l\u2019ITA, de travailler dorénavant dans un endroit sûr et salubre - ce qui, pour l\u2019ITA, est une priorité! www.ogm.gouv.qc.ca Qu\u2019est-ce qu\u2019un OCM?En trouve-t-on ici au Québec?À quoi servent-ils?Qui décide qu\u2019un OGM peut être développé et commercialisé?Quels sont les risques pour la santé et l\u2019environnement ?Un nouveau site Internet, que vient de lancer le gouvernement du Québec, permet de trouver réponse à toutes ces questions, et bien d\u2019autres.Il s\u2019agit du www.ogm.gouv.qc.ca.Ce site se veut une source d\u2019information destinée à un large public en s\u2019appuyant sur l\u2019état actuel des connaissances, notamment en ce qui concerne l\u2019utilisation des OCM dans l\u2019agriculture intensive ou industrielle.Une brochure a également été produite pour celles et ceux qui n\u2019ont pas accès à Internet; elle est offerte dans les centres de services du MAPAQ, les bureaux de Communication-Québec et dans les CLSC.Agriculture, Pêcheries et Alimentation y i ES ES Québec es es www.mapaq.gouv.qc.ca La terre de ci iez nous, 2 décembre 2004 - PAGE 19 ON SE PREPARE POUR LES ENFOUISSEMENTS a*.»- fjÇtrs'y: Wr Wml* !*w****fl mJKrs-sj %tr>* .VÎV j ¦ y.y '¦ læi&S -SRrf->\u2022 \u2022 àyâÊM S»» «©& Pnom: Pii uni: Bcaiii.iiui « Requiem » anticipé pour 100 vaches CAMILLE BEAULIEU COLLABORATION SPÉCIALE ROUYN-NORANDA - Exaspérés par 18 mois de vache folle, ils ont voulu souligner l\u2019urgence d'un prix plancher.C\u2019est fait ! Le trou de cinq mètres par 50 mètres creusé par une centaine de producteurs, lundi dernier, rang Val-mont à Rouyn-Noranda, est leur ultimatum : ils exigent un prix plancher de 42 cents la livre à l\u2019abattoir d'ici le 10 décembre, sinon le trou sera rempli, et, même cordées serrées, 100 vaches, ça prend de la place ! Il faisait un froid de canard si tôt lundi matin et, pour plusieurs, le site d\u2019enfouissement a du sembler bien loin de la maison.Mais l\u2019indignation motive son homme et.l\u2019huissier aux fesses aussi.L\u2019Abitibi-Témiscamingue, oit 85 % des agriculteurs sont directement affectés, bruit d'histoires d\u2019horreur dans la foulée de la crise de la vache folle.Six collègues ont fermé boutique, d\u2019autres sont près de basculer, et le manque à gagner régional de 17 MS représente 20 000 $ en moyenne par agriculteur.Le président de la fédération régio- nale, Rosaire Mograin, ne craint pas d\u2019exhiber dans le journal régional « La Frontière » un chèque de 41 cents en paiement de deux de ses vaches.D\u2019autres, comme Maurice Migneault, avouent avoir enterré des dizaines de bêtes sans tambour ni trompette : « Ça n\u2019était pas la peine de les transporter ! » Sautillant pour se réchauffer autour de la fosse, les manifestants ont scandé les slogans inscrits sur leurs pancartes : « On est tannés de se faire voler ! On est prêts à aller jusqu\u2019au bout,! » Levinoff aussi, évidemment, était de la fête.Prêts à aller au bout !.sans doute.Enthousiastes! c\u2019est une autre paire de manche.« J\u2019espère qu\u2019on n\u2019aura pas à la remplir cette fosse », a confié Alain Richard, le président d\u2019un syndicat régional du bœuf, conscient de l\u2019impopularité des abattages publics.Une façon de dire que tous espèrent encore que Québec assumera un jour ses responsabilités.Mais une façon de dire aussi que le temps presse et que les producteurs, comme Réjean Sarrazin de Ville-Marie, sont convaincus d'avoir épuisé « tous les moyens de négociation honnêtes ».Une manifestation originale YVES CHARLEBOIS COLLABORATION SPÉCIALE LAURIER-STATION - Plus d\u2019une centaine de producteurs de lait du comté de Lotbinière ont trouvé une façon originale pour démontrer leur frustration face aux prix qu\u2019ils obtiennent pour leurs animaux de réforme.Le jeudi 25 novembre, ils se sont rendus à Laurier-Station devant le bureau de la députée de Lotbinière à l\u2019Assemblée nationale, Sylvie Roy, pour faire un enterrement.Pour l\u2019occasion, ils ont acheté un cercueil et ont creusé un trou sur un terrain vague.Avant la mise en terre, ils ont placé à l\u2019intérieur du cercueil un litre de lait et plusieurs modèles réduits de tracteurs et de granges.Comme tout rituel qui se respecte, ils ont prononcé une prière en joignant Jean Cha-rest et Paul Martin à se repentir.La députée Sylvie Roy a été invitée à traire une vache et elle s\u2019est bien acquittée de sa tâche.En prenant la parole, elle a rappelé que la veille à l\u2019Assemblée nationale, son parti, l'Action démocratique, avait dénoncé le fait que les propriétaires de l\u2019abattoir Col-bex, soit la famille Cola, étaient de généreux donateurs à la caisse électorale du Parti libéral du Québec avec des dons totalisant 18 000 $ par année, et ce, depuis trois ans.Photo: Yves Ciiakleiiois \t dkc37- HYBRIDE UTM HYBRIDE UTM Science.Semence-gxcellence- Avec si lier ii DKC26-78 dkc26-79 dkc29-97 dkc29-98 dkc30-02 DKC33-10 DKC33-11 DKC35-00 dkc35-02 dkc35-03 DKC37-12 2175 2350 2400 2475 2550 2575 2625 2650 2650 2725 3 2725 dkc37-14 dkc37-15 DKC39-42 dkc40-56 dkc40-57 DKC42-17 DKC42-23 dkc46-24 dkc46-25 dkc50-20 2725 2725 eaux hybrides DEKALB, il est plus simple que jamais de miser sur un gagnant ! 2800 2800 2800 2850 2850 2950 2950 3050 Twçzpmti des rendements etieves et mnsfmrfs fournis pair Bai pmssanœ DEKALB.Au cours des deux dernières années, DEKALB a lancé 22 nouveaux hybrides à rendement supérieur, dotés d\u2019une technologie novatrice.Soyez dans la course -profitez de la performance DEKALB.Monsanto en Direct*® et son logo sont des marques déposées de Monsanto Technology LLC.Titulaire du permis : Monsanto Canada Inc.Science.Semence.Excellence.MC est une marque de commerce de Monsanto Technology LLC.Titulaire du permis : Monsanto Canada Inc.DEKALB*® et son logo sont des marques déposées de DEKALB Genetics Corporation.1-800- i Direct1 -4944 \u2022 «HF mm# Un geste de RÉNALD BOURGEOIS SAINT-BRUNO - Au Lac-Saint-Jean, plus de 150 producteurs agricoles se sont donné rendez-vous et ont lancé un ultimatum à la ministre de l\u2019Agriculture et responsable de cette région, Françoise Gauthier.Les producteurs ont invité la presse pour démontrer le sérieux de leurs revendications en creusant une fosse, dans laquelle jls menacent d\u2019enfouir des centaines de bovins de réforme qu\u2019ils abattront dans un abri de fortune.Sur la photo, André Tremblay et Karl Blackburn député libéral, tiennent la pelle pour amorcer le creusage.2400 PRODUCTEURS BOVINS SONT AUSSI PRODUCTEURS FORESTIERS Des boisés devenus le seul vrai gagne-pain y, trand Bélanger est aussi confronté aux conséquences de la crise de la vache\" * folle sur son exploitation de Saint-Charles-Garnier dans le haut pays de Rimouski.« J\u2019ai un petit troupeau de 30 vaches à bœuf, environ le tiers de mes revenus.Mais le coup est bien moins dur qu\u2019un producteur bovin qui a un troupeau de 100 à 110 vaches », explique le producteur.Il y a 1100 producteurs de bovins au Bas-Saint-Laurent.En nombre de fermes, la production bovine est la plus importante.Depuis le début de la crise de la vache folle, les pertes nettes pour les producteurs de boeuf du Bas-Saint-Laurent sont évaluées à 27 M$, soit de 12 000$ à 150 000$ en moyenne par producteur.Lundi, les producteurs de bovins du Bas-Saint-Laurent ont creusé une fosse sur les terres de la Ferme Frali à Saint-Simon, le long de la route 132 entre Rimouski et Rivière-du-Loup, pour y enfouir, s\u2019il n\u2019y a pas un dénouement de la crise, des carcasses de vaches qui ne pourront être vendues d\u2019ici le 3 décem- * bre.CARL THÉRIAULT COLLABORATION SPÉCIALE RIMOUSKI - Le président du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, Bertrand Béland, craint que les producteurs forestiers n\u2019en viennent à couper leurs boisés pour combler les pertes de revenus de leur ferme bovine.Au Bas-Saint-Laurent, 2400 producteurs bovins sont aussi des producteurs forestiers, ce qui représente le quart des 9500 propriétaires forestiers du Bas-Saint-Laurent.« On sait que des producteurs vont couper plus de bois pour arriver à faire leurs paiements.S\u2019il n\u2019y a rien de fait, la situation sera catastrophique parce que plusieurs agriculteurs ne pourront plus rembourser leur marge de crédit, assumer le coût de leur machinerie ou des investissements faits pour répondre aux lois de l'environnement », déclare Bertrand Béland, président du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent.Les tentations sont grandes puisque le bois de la forêt privée est en grande demande compte tenu des dégâts eau- forêt publique sont en baisse pour les sés par les nombreux ouragans aux scieries.États-Unis et que les allocations sur la Comme producteur agricole, Ber- Photo : Gracieuseté U PA BAS-SA INT-LAURENT Bertrand Béland en compagnie d\u2019Adéodat Saint-Pierre, président du Syndicat des producteurs de bois du Québec.ROVIBEC VOUS OFFRE UNE BONIFICATION INSTANTANÉE SUR VOS FUTURES ÉCONOMIES ! ROVIBEC PSK fessa.DEMANDEZ-NOUS CE QUE ROVIBEC PEUT FAIRE POUR VOUS PASSEZ VITE CHEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE ET DEMANDER VOTRE CHÈQUE DE RABAIS WWW.ROVIBEC.COM / 1-866-599-2260 ROVIBEC PAGE 20- La TERRE DE CI lEZ NOUS, 2 DÉCEMBRE 2004 La TERRE DE CHEZ NOUS, 2 DÉCEMBRE 2004 - PAGE 21 Photo : Jean Briand/Comunimage-.net TERRITOIRE QUÉBEC - ONTARIO Le commerce des viandes est difficile ABITIBI- TÉMISCAMINGUE Quand la traçabilité devient payante CAMILLE BEAULIEU COLLABORATION SPÉCIAL!:.ROUYN-NORANDA - Le commerce interprovincial des viande au pays est régi par l\u2019article 8 de la Loi sur le transport des viandes, une loi administrée par l\u2019Agence canadienne d\u2019inspection des aliments (ACIA).À la recherche de plus de souplesse dans le commerce interprovincial des viandes, Québec réclame que cette juridiction soit transférée aux provinces.À plus court terme, a précisé en entrevue Laval Tremblay, directeur de l\u2019Inspection des viandes au MAPAQ pour l\u2019Abitibi-Témiscamingue et le Nord-du-Québec, nous négocions avec Ottawa et l\u2019Ontario, en faveur d\u2019une certaine tolérance dans l\u2019application de la Loi sur le transport des viandes.Jusqu\u2019à récemment, les choses s\u2019annonçaient bien, reconnaît-il.Viandes SMG bénéficiait par exemple depuis plusieurs mois d'un feu vert officieux d\u2019Ottawa et de Québec pour faire abattre à l\u2019abattoir Giroux de North Bay du bœuf québécois revendu par la suite dans des épiceries témiscabitibiennes.Tout le monde y trouvait son compte.Le gouvernement fédéral préservait sa juridiction.Le gouvernement ontarien encaissait des dividendes à l\u2019abattoir et chez le transporteur routier ERB Ltée.Le MAPAQ facilitait l\u2019établissement d\u2019un réseau de vente du boeuf dans une région bovine privée d\u2019abattoir, mais sise à quelques kilomètres de la frontière ontarienne.L\u2019abattoir Giroux, il va sans dire, a dès le départ reçu la visite et le feu vert des inspecteurs québécois.Or, l\u2019Agence canadienne d'inspection des aliments s\u2019est ravisée la semaine dernière.Elle interdit la poursuite de ces échanges interprovinciaux au motif que l'abattoir Giroux n\u2019est approuvé que par l\u2019Ontario.Photo: Camille Beaulieu ¦ .mm .wm.V- C\u2019est qu\u2019un grain de sable s\u2019est glissé entre les partenaires.Un quidam a porté plainte pour dérogation aux règles sur la concurrence en matière de commerce interprovincial.Après quelques hésitations, le partenaire fédéral n\u2019a eu d\u2019autre choix que le respect scrupuleux de ses propres règlements.Le commerce interprovincial de Viandes SMG est donc suspendu pour l\u2019instant, et Lionel Valladont se voit contraint de chercher un abattoir québécois pour recevoir ses bêtes.« Celui qui a porté plainte se met un doigt dans l\u2019oeil s\u2019il croit m\u2019empêcher de vendre.On a travaillé trop fort ! » Mardi dernier, l\u2019Inspection des viandes en Abitibi-Témiscmaingue confirmait que, loin d\u2019être rompues, les négociations se poursuivent entre les parties.tv4^.r:*3 * 'V i \u2022 .lie déposa.; Rich-J SOSAeT TV Meneur mondial pour le lait! Lait - 3333 kgs (Épreuves MACE Nov.2004) Pedigree Manfred X Bellwood Contactez votre Représentant Genex Beauce - Jeannot Gravel 418-453- 2895 Cantons de l'Est - Chuck Fowler 819-876-5117 Bedford - Luc Brais 450-248-2240 Sud-ouest Québec - Eric Gibeault 450-601-3359 Est de l'Ontario - Anton Heinzle 613-874-1067 Gérant des Ventes - Neil Richardson 450 825 1392 Genex est votre partenaire e profit! ÎL .:\u2022 mmnns Genex Cooperative, Inc.your \\partner A lUjuüwiy c4 rwiwniM lten*«r«« knnmMml ?L0 62SI3W wwwcrVttluxn CAMILLE BEAULIEU Collaboration spéciale ROUYN-NORANDA - Ce petit code sur les pièces de viande informera éventuellement le consommateur de l\u2019origine, de l\u2019âge et du mode de nutrition de la bête cà la source de sa côtelette de bœuf.Pour l\u2019instant toutefois, ce système de traçabilité permet à des producteurs bovins d\u2019Abitibi-Témis-camingue de développer un réseau de mise en marché d\u2019un bœuf régional de qualité garantie et constante.C\u2019est la vache folle qui a tout déclenché, à en croire Lionel Valladont, un producteur bovin de Fabre au Té-miscamingue devenu récemment promoteur de Viandes SMG.« Je me suis retrouvé avec un surplus de bouvillons dont les prix descendaient, mais je connaissais des Français qui avaient surmonté un épisode de vache folle en 1999-2000, en développant un marché régional de vente directe.» Fort de ce précédent, M.Valladont s\u2019est jeté à l\u2019eau, appuyé du MAPAQ et assisté de quelques collègues fournisseurs.Les bêtes sont abattues en dehors de cette région privée d\u2019abattoir, mais le système de traçabilité permet d\u2019en contrôler la provenance jusque sur l\u2019étal du boucher.L\u2019expérience s\u2019avère un succès.« Je vends deux à quatre bœufs par semaine, constate Lionel Valladont, mais j\u2019aurais de la demande pour 10 ou 20 bêtes! » Un client content Son principal client à Rouyn-Noran-da, Benoît Tremblay, propriétaire de la Maison des viandes, apparaît enchanté.« Je suis rendu avec un standard que personne d\u2019autre n\u2019a dans la région ! » Le numéro de traçabilité lui permet d\u2019écarter les arrivages indésirables : « J\u2019ai reçu plusieurs plaintes l\u2019an dernier, la viande était dure.J\u2019ai donc pu écarter définitivement ce fournisseur.Et je suis pleinement satisfait maintenant des gens avec qui je fais affaire.» Le projet-pilote abitibien est complexe, reconnaît Benoît Tremblay, ce qui indirectement l\u2019arrange, puisque les grandes chaînes pourront difficilement l\u2019adopter.Chaque quartier, chaque pièce de viande, de même que la facture remise au consommateur portent le numéro de traçabilité.D'où un surcoût que M.Tremblay évalue à entre 5 et 10 % du prix initial.« Certains consommateurs sont prêts à payer, mais pas tous», rappelle-t-il cependant.7e ÉDITION Prix de estion des sources umaines EN HORTICULTURE Ce prix souligne le savoir-faire et le sens de l\u2019innovation d\u2019une entreprise horticole qui reconnaît l\u2019importance d\u2019une saine et efficace gestion des ressources humaines.(ZOiJXs Le Potager Mont-Rouge enr.de Rougemont Les Paysages Rodier inc.de Saint-Hyacinthe Les Jardins Paul Cousineau & Fils inc.de St-Constant Le prix sera attribué à la Soirée Méritas, le 10 février 2005 dans le cadre de la Semaine horticole à l\u2019Hôtel Mortagne de Boucherville.Information : (450) 774-3456 ilQRHH GROUPE GMT RBC Groupe Financier PAGE 22 - La terre de chez nous, 2 décembre 2004\\ 1 FORET RECHERCHE La forêt boréale au secours des victimes de cancer Pnom: ('aiiii iiim Hihgiuon .4 Jean Legault et André Pichette, deux professeurs de l'Université du Québec à Chicoutimi, effectuent des recherches prometteuses sur les fonctions curatives des essences de la forêt boréale.Et ils s'attaquent au plus coriace.des ennemis contemporains, le cancer, ce qui n'est pas sans intéresser les compagnies pharmaceutiques.CATHERINE BERGERON COLLABORATION SPÉCIALE CHICOUTIMI - Jean Legault et André Pichette sont professeurs au Département des sciences fondamentales de l\u2019Université du Québec à Chicoutimi et oeuvrent au Laboratoire d'analyse et de séparation des essences végétales (LASEVE) du même endroit.Le premier est spécialisé en biologie, le second en chimie.Un complément efficace poulie laboratoire fondé il y a environ trois ans, qui oeuvre dans la recherche des fonctions curatives des essences de la forêt boréale.Et les résultats sont déjà prometteurs.« On regarde l'activité anticancéreuse, antibiotique, antifongique, antioxydante et anti-inflammatoire », explique Jean Legault.Leur champ de recherche: les arbres et herbacés de la forêt qui les entoure (le bouleau, le pin et le sapin baumier, par exemple).Leur source: « On se base sur la médecine traditionnelle amérindienne », continue le scientifique, qui explique que des documents anciens expliquant les propriétés des essences d'arbres ont été retrouvés, ce qui leur a permis d\u2019orienter leurs recherches.Aux fins de leurs recherches, ils ont développé des laboratoires contenant l'équipement nécessaire pour extraire les molécules et déterminer celles qui sont responsables de l'activité ainsi que leur mécanisme d'action.Les laboratoires comptent une vingtaine d'employés, des étudiants de maîtrise pour la plupart, mais aussi de postdoctorat.Deux découvertes majeures occupent le laboratoire.La première, l'al-phaumulène, découverte dans les épines de sapin baumier, présente des propriétés anticancéreuses.La seconde, le EPL-99, bien que ne présentant pas de propriétés anticancéreuses, augmente l'effet des agents actifs de la première.Combinée à la première, elle présente des effets encourageants sur le cancer du sein, du poumon et des ovaires.Reclierches prometteuses Les compagnies pharmaceutiques s'intéressent grandement aux découvertes et ont entrepris des recherches cliniques.Déjà, elles en effectuent sur le taxol, qui provient d'une molécule nommée paclitaxel, provenant de l'if du Canada, découverte dans le Pacifique, et cherchent maintenant des fournisseurs à l'est.Le potentiel économique d'une telle découverte est estimé à 12 milliards de dollars.Déjà, des producteurs locaux collaborent avec le laboratoire en leur fournissant du matériel.«Un de nos objectifs est de développer des petites entreprises de biotechnologie», expose Jean Legault.La valorisation des résidus, une préoccupation des producteurs, est aussi une avenue possible pour le laboratoire dans des perspectives de développement à long terme.Des séries pour tous partenaire en force Idées novatrices.Tracteurs intelligents.Des séries pour tous partenaire r;; feSaé,; ¦ DES TRACTEURS EN Série A FONCTION DES SPECIFICATIONS CLIENT, DE FAÇON A REPONDRE AUX .J?EXIGENCES LE$Jyi PLUS RIGOURE AMOS Agritibi RH inc.AMQUl Machinerie J N G.Thériault inc.BROMPTONVILLE Les Équipements R M.Nadeau CHICOUTIMI Cam-Trac Sag-Lac inc.HUNTINGTON Les Équipements Colpron inc.LAC MÉGANTIC S.C.A.Lac-Mégantic Lambton LAURIER STATION Les Entreprises M.Girouard inc.LORRAINVIllE Garage J.G.Neveu inc.MASKINONGÉ Gagnon Équipement inc.MONT-LAURIER F.Constantineau & Fils inc.NORMANDIN Service agricole Normandin inc SABREVOIS Les Équipements Guillet inc.ST-ANDRÉ AVELIN Garage André Parisien inc.ST-BENOiT MIRABEL Les Entreprises R.Mainville ST-CYPRIEN Alcide Oueltet et Fils inc STE-BRIGITTE Les Entreprises M Girouard inc.ST-CIET Équip.Séguin & Frères inc ST-DENIS-SUR-RICHEUEU Groupe Symac, machinerie agricole ST-EUGÈNE Machinerie AM ST-GERVAIS Goulet & Fils inc.ST-HILARION Garage Guy Gauthier inc.ST-HYACINTHE Groupe Symac, machinerie agricole STE-MARTINE les Équipements Colpron inc.STE ROSE DE POULARIS Machineries Horticoles dAbitibi ST-THOMAS, CTÉ J0UETTE Gagnon Ferme Équipements inc.VICTORIAVILLE Les Entreprises M.Girouard inc.WATERLOO Équipements Agricole Pickens inc.Valtra Canada Inc.Tél.: (905) 852-0293 Fax : (905) 852-6821 www.valtra.com .- .IP&X; lÉSÉi mm lyisÊÉüi .-J wmËSk Maxi dégonfle à Rouyn-N oranda Photo: Isabi.i.ll BTiiubé Loblaw Provigo vient de revoir à la baisse, de 45 000 à 37 000 pieds carrés, la surface du Maxi qu\u2019elle construira prochainement à Rouyn-Noranda.La municipalité a vainement tenté cet automne d\u2019interdire par référendum l\u2019avènement de cet- te épicerie.Le débat, très vif, aura au moins mis les produits régionaux en vedette, à preuve des épiceries de la chaîne Metro prévoient revêtir bientôt leurs commis de gilets vantant les produits agroalimentaires témis-cabitibiens.C.B.La TERRE DI: CHEZ NOUS, 2 DÉCEMBRE 2004 - PAGE 23 TERRITOIRE CAFÉ ÉQUITABLE À L\u2019UPA AGRICULTEURS D\u2019ÉLITE Pour un juste prix aux producteurs Les gagnants sont choisis ' I®|1 Cenbraide \u2022s l LE CAFÉ ÉQUITABLE rëpl L\u2019Ontario exige 5 % d\u2019éthanol Le gouvernement d'Ontario a adopté la semaine dernière une loi qui exige que l\u2019essence vendue sur son territoire contienne une moyenne de 5 % d\u2019éthanol d\u2019ici 2007.« L\u2019éthanol est un carburant combustible plus propre.Cela signifie donc de l\u2019air plus propre.Il est fait à partir de récoltes.Cela signifie donc une importante mesure de relance pour nos collectivités rurales.El c\u2019est une bonne nouvelle poulies producteurs d\u2019éthanol, qui peuvent maintenant faire de nouveaux investissements et créer de nouveaux emplois, ce qui va aider l\u2019Ontario à devenir un chef de file dans la nouvelle bio-économie », a déclaré le premier ministre Dal Photo: Tcn ton McGuinty, à Chatham, lors du dévoilement de sa politique.Pour atteindre l\u2019objectif de 5 %, les pétrolières pourront utiliser de l\u2019éthanol à base de maïs ou de cellulose de même que des crédits sur le carburant renouvelable.Rappelons que le gouvernement du Québec étudie présentement une offre qui consiste à détaxer l\u2019éthanol lorsque le prix du pétrole est trop bas.T.L.Nos représentants québécois, Pascal Lemire et Chantal Blanchette, de La Visitation, sont revenus bredouilles de leur passage au concours Jeunes Agriculteurs d\u2019élite dont le volet canadien s\u2019est déroulé à Winnipeg le 19 novembre dernier.Ce sont plutôt des couples de producteurs agricoles des deux extrémités du Canada qui ont remporté les honneurs.Sept couples rivalisaient cette année pour l\u2019obtention de cette distinction.La ferme Windy Acre, plus grand producteur indépendant de poulets à griller de Colombie-Britannique, et la ferme laitière West River Holsteins, de Nouvelle-Écosse, ont remporté les honneurs.Le concours des Jeunes Agriculteurs d\u2019élite du Canada est un concours annuel qui reconnaît les agriculteurs qui incarnent l\u2019excellence dans leur profession et qui font la promotion de l\u2019agriculture.Le concours est ouvert aux jeunes de 18 à 39 ans qui tirent la majorité de leurs revenus de l\u2019agriculture.Les participants sont choisis dans sept régions du Canada et deux gagnants sont choisis au niveau national.Le concours des Jeunes Agriculteurs d\u2019élite du Canada vient de célébrer son 25' anniversaire et compte plus de 150 anciens couples gagnants.M.B.Photo kaui usi Tf.Jeunes Aghk.ui n m-2X51 SCIERIE MOBILE GILBERT INC CENTRE D'EQUIPEMENT FORESTIER Scieries 13-20-25 HP à partir de 4,695$.base soudée prête à scier.Déligneuse 13 HP Honda.5,295$.Fournaise a eau chaude extérieure \"Empyre\" Tracteurs, chargeurs, treuils forestiers, fendeuses et produits NovaJack ABITIBI: (819)768-2804 ESTRIE: (450)263-6403 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pourraient vous pire très utiles.Sommos acheteur de troupeau et roulant de formo complet.^ Vous voulez fairo encan.Contactez-nous * BERTRAND PELLETIER St-Octave-de-Métis, ^ Cté.Matane (418) 775-4966 Cell.: (418) 725-9013 Les petites annonces de la TC N L'hypermarché du monde agricole québécois s______________ La TERRE DE CHEZ NOUS, 2 DÉCEMBRE 2004 - PAGE 33 FORET BRÈVES Citadelle veut changer la .SX- I\u2014W % \\r*A x- _ NORTH LANCASTER.ON I Saint-Ferdinand Un accident de la circulation a fait deux morts le vendredi 26 novembre vers 20 h 50 face au 823 du rang 10 à Saint-Ferdinand entre Plessis-ville et Thetford Mines.L\u2019une des victimes, Ken Douville, 21 ans, était le fils de Charlotte Morin et Danny Douville, des producteurs de bovins de boucherie et acériculteurs.Le jeune homme prenait place à bord d\u2019une voiture conduite par son ami Jean-François Payeur, 19 ans, de Saint-Pierre-Baptiste, également décédé dans l\u2019accident.Ils ont été percutés par une camionnette alors qu\u2019ils sortaient de l\u2019entrée de la ferme familiale.Une passagère de 15 ans qui se trouvait avec eux a subi des blessures qui ont nécessité son hospitalisation à Québec.Le conducteur de la camionnette, un jeune homme de 21 ans, a été légèrement blessé.Y.C.Saint-Simon de Bagot Un incendie a décimé 250 veaux le vendredi 26 novembre vers 21 h au 800 du rang 3 Ouest à Saint-Simon près de Saint-Hyacinthe.Les policiers ont dû fermer ia route 224 une partie de la soirée en raison de la présence de réservoirs d\u2019essence et de gaz propane.Le bâtiment d\u2019élevage, propriété de Raymond Huot, est une perte totale évaluée entre 300 000 et 400 000 $.La Sûreté du Québec avance que l\u2019origine du feu serait électrique.Y.C.Victoriaville Le juge Guy Lambert au palais de justice de Victoriaville a condamné Mathieu Cyr, 24 ans, de Victoriaville à cinq mois de prison avec sursis, pour sa participation au vol du tracteur de M.Louis Hébert, survenu le 22 septembre 2004 dans le rang 12 à Saint-Valère dans les Bois-Francs.Cyr ainsi que deux complices se sont rendus chez M.Hébert pour y dérober un tracteur John Deere d\u2019une valeur de 150 000 $.M.Hébert a rejoint la police, et les trois hommes ont été arrêtés peu de temps après le vol.Très effronté, le jeune Cyr a également plaidé coupable à une accusation d\u2019introduction par effraction dans une résidence commise plus tôt à Saint-Albert où il s\u2019est emparé de clés John Deere pour aller commettre son larcin à Saint-Valère.De plus, lors de son arrestation, il lui était interdit de posséder un téléphone cellulaire, et il s\u2019est fait prendre en pleine conversation.Le juge lui a imposé d\u2019être à son domicile entre 23 h et 7 h du matin.Il a été prévenu qu\u2019à sa prochaine incartade, il finira au pénitencier.À noter que depuis le vol, Cyr séjournait à la prison de Trois-Rivières.Ses deux complices connaîtront leur sort dans les prochains mois.Y.C.Centre-du-Québec Un nouveau journal quotidien vient de voir le jour pour toute la région du Centre-du-Québec, soit Drum-mondville, Nicolet et les Bois-Francs.Ce nouveau média n\u2019est accessible que par le réseau Internet à http://www.lepicentre.ca/.Ce quotidien paraîtra du lundi au vendredi et donnera les principales nouvelles de la grande région.Y.C.CARRIÈRES & PROF E S S IONS loi sur la mise en marché THIERRY LARIVIÈRE La coopérative de sirop d\u2019érable Citadelle emprunte maintenant la voie politique pour défendre son lien d\u2019usage avec ses sociétaires qu\u2019elle estime en danger depuis l\u2019arrivée de l\u2019agence de vente provinciale.Après quelques défaites devant les tribunaux de première instance, la coopérative tente en effet d\u2019obtenir l\u2019appui d\u2019une majorité de ses membres pour « renforcer » l\u2019article 2 de la loi sur la mise en marché qui prévoit déjà que l\u2019application des plans conjoints ne doit pas gêner ou concurrencer les coopératives.Une tournée provinciale est commencée pour faire signer un « appui coopératif pour la défense du lien d\u2019usage ».== Cette nouvelle offensive de la coopérative fait suite à une demande des membres lors des neuf assemblées annuelles régionales de septembre dernier.« Depuis 2002, je ne transige aucunement avec ma coopérative.Je me questionne sur l\u2019intérêt que j\u2019ai à transiger avec une entreprise qui ne répond plus à l\u2019essence de sa création et à mes besoins.J\u2019ai signé une entente contractuelle avec mon entreprise coopérative de mise en marché et je veux qu\u2019elle soit respectée », peut-on lire dans la lettre que signent les membres.Citadelle n\u2019a pas encore complété sa tournée et ne peut donc pas donner le nombre d\u2019acériculteurs qui soutiennent la cause pour l\u2019instant.La Fédération dénonce La Fédération des producteurs acé- La Fédération pense que Citadelle est en mesure de respecter son lien d\u2019usage ricoles du Québec (FPAQ) dénonce, dans un communiqué, le document que fait circuler Citadelle le qualifiant d\u2019« inexact », ne résistant pas à l\u2019analyse et montre que la coopérative est « victime de son propre entêtement ».La FPAQ rappelle que Citadelle a tenté de faire valoir ces mêmes revendications devant la Régie des marchés agricoles et la Cour supérieure du Québec à deux reprises.Les juges Ross Goodwin et Sylviane Borenstein ne lui ont pas donné raison.Ces deux décisions sont toutefois en appel.Sur le fond du problème, la Fédération estime que Citadelle a profité et profite toujours de l\u2019agence de vente.Citadelle a choisi de recevoir la moitié moins de sirop en : 2002, ce qui lui permet d\u2019écouler ses propres inventaires de sirop foncé de l\u2019an 2000.Par ailleurs, le sirop des sociétaires de la coopérative présentant des défauts de saveurs a été retourné dans les inventaires de l\u2019agence de vente.Citadelle a également signé un contrat d\u2019entreposage avec la Fédération qui fait l\u2019envie de certains de ses compétiteurs.Sur le lien d\u2019usage, la Fédération estime que Citadelle peut toujours recevoir l\u2019ensemble du sirop d\u2019érable de ses membres et continuer à fournir les barils nécessaires.Elle peut emballer le sirop de ses membres, le mettre en citerne sans le payer dans le but d\u2019assurer sa conservation et le commercialiser partout dans le monde.Bref, la Fédération pense que Citadelle est en mesure de respecter son lien d\u2019usage, mais qu\u2019elle fait présentement le choix de ne pas prendre tout le sirop de ses membres.Citadelle s\u2019estime lésée dans ses droits coopératifs.Offre d\u2019emploi Représentant(e) production laitière Afin de représenter Wilfrid Major Ltd, une meunerie Shur-Gain de l\u2019Est de l\u2019Ontario (division du Québec).Nous sommes à la recherche d\u2019un(e) représentant(e), pour le secteur laitier dans la région de I Est de l\u2019Ontario et de l\u2019Ouest du Québec.IE PROFIL RECHERCHÉ : -\têtre agronome ou technologiste en santé/nutrition animale -\tposséder de l\u2019expérience dans l\u2019alimentation des bovins laitiers -\taimer le développement des affaires -\têtre dynamique et habile communicateur bilingue -\tune expérience dans ce domaine serait un atout Salaire et condition de travail très concurrentiels Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae à l'attention de : Wilfrid Major Ltd M.Jean C.Major 21118 Concession 5 North Lancaster, Ontario K0C 1Z0 wmajor@direcway.com PAGE 34 - L\\ TERRE DE CHEZ NOUS, 2 DÉCEMBRE 2004 CHRONIQUE Photo : Yves Charlkbois La lieutcnante Caroline Guay pose en compagnie de son prédécesseur le capitaine Alain Lebel.Tiens.v\u2019ià le bonheur AGRIGOLEMENT VÔTRE Maria Labrecque Duchesneau Lundi soir, Max se prépare à sortir et lance à Sa mère en riant : « Je sors avec les gars ce soir, on va jouer au hockey.» « Amuse-toi bien, de répliquer sa mère, et.sois prudent!» Sans préavis, au cours de la soirée, un gros nuage se glisse au-dessus de la vie de Max et de sa famille.C\u2019est en prenant une courbe un peu serrée que l\u2019accident est arrivé.Le nuage se fait noir, se fait inquiétant, voire même angoissant.L\u2019alerte est donnée, la famille et les amis sont dans l'attente et craignent le verdict du médecin.Max est dans le coma.11 a subi un traumatisme crânien et sa condition est critique.11 doit être transféré d\u2019urgence dans un autre hôpital afin d\u2019assurer un meilleur suivi.La famille est en état de choc; on ne peut se prononcer avant 72 heures.Maudit nuage, que nous réserves-tu?Damné nuage, quand passeras-tu?Tous les membres de la famille s\u2019accrochent, se disent dans le silence, se parlent aux larmes, s'égrènent des prières.On surveille, on questionne et on essaie de comprendre tous les appareils qui semblent être les seuls indicateurs de vie.Le temps est lourd, l\u2019attente est pénible.Et un jour, le « miracle » demandé se produit.Max réagit, il cherche à ouvrir un œil.Il n\u2019en fallait pas plus pour créer la magie, l\u2019espoir.un petit bonheur est né.On s\u2019accroche, on cherche les autres signes.Cela prend un certain temps puisque notre homme fort est semi-comateux; on reste toutefois patient et confiant.Puis on constate qu\u2019il bouge un doigt, puis un pied et on remercie le ciel de ce cumul de « petits bonheurs ».Tout n'est pas gagné, Max demeure dans sa bulle et on se questionne toujours.Mais c'est moins lourd, plus acceptable, jusqu\u2019au jour où il sort de son silence et dit sa première phrase : « Chu tanné, j\u2019veux m\u2019en aller chez nous.» Quel bon moment! C\u2019est un feu d\u2019artifice de bonheur, une joie tellement grande que le cœur semble à l\u2019étroit.Pour Micheline, sa mère, c\u2019est comme une renaissance.Nul doute que cette expérience ressemble à la joie d\u2019entendre « maman » pour la première fois.Tiens.v\u2019ià bonheur avec un grand « B ».Le bonheur tant recherché est à la portée de tous, mais d\u2019un autre côté il n\u2019est pas possible de vivre une vie heureuse de « tous les instants ».La vie est ainsi faite.Famille Bruneau, vous avez toute mon admiration parce que vous avez surmonté cette épreuve en cherchant tous les petits bonheurs, en demeurant de braves soldats devant la difficulté et vous avez semé dans le cœur de vos semblables l\u2019importance de l\u2019amour.Plessisville La Sûreté du Québec vient de nommer la lieutenante Caroline Guay à titre de directrice du poste de police de la MRC de l\u2019Érable.C\u2019est la deuxième fois dans l\u2019histoire de ce corps de police qu\u2019une femme est nommée directrice d'un poste.La seule avant elle fut Jocelyne Garon de la région de Québec, aujourd\u2019hui retraitée.La Sûreté du Québec compte dans ses rangs 27 % de femmes panni tous les policiers.À l\u2019Institut de police de Nicolet, 42 % des étudiants sont des femmes.À la Sûreté du Québec, sur les 400 officiers, seulement neuf sont des femmes, soit 2,25 %.ILa lieutenante Guay compte 15 années d\u2019expérience comme policière.Elle a principalement oeuvré en Abitibi où elle a même été enquêteuse à l\u2019Escouade du crime organisé.Elle est mariée à un policier qui oeuvre à Nicolet et est mère de deux enfants.Elle dirigera 34 policiers et policières ainsi que trois employés civils sur un territoire qui compte 11 municipalités.Y.C.Une nouvelle approche pour sélectionner vos hybrides l Votre sélection d\u2019hybrides vous permet-elle de réaliser des gains?Votre choix d'hybrides fait-il la différence?Si le gain net découlant d\u2019un judicieux choix d'hybrides est multiplié avec la diversité des hybrides sur le marché, il en va de même des coûts et de la valeur associés à un choix d\u2019hybrides non optimal.kl meilleure façon de commencer est d'évaluer votre processus de sélection actuel, en identifiant ses forces et les points à améliorer.Le temps des plans de culture et des achats de semences pour 2005 bat son plein actuellement.Cette période constitue la première étape, et probablement la plus importante, de votre prochaine saison de culture.Quand les marges de profit sont minces, le moindre gain réalisé aux chapitres de la constance, du rendement et des revenus prend une importance capitale.Pour bien sélectionner vos hybrides, vous devez : ?\tdéfinir vos objectifs; ?\tutiliser des données fiables; ?\topter pour une combinaison d\u2019hybrides; ?\tévaluer leur rentabilité.Vous ne pouvez décider du temps qu\u2019il fera, mais vous pouvez décider des hybrides que vous sèmerez.Vous trouverez dans le présent article des informations qui devraient vous aider à augmenter vos revenus à l\u2019hectare.Stéphane Chaume, agronome Représentant aux services agronomiques, NK 1 1 2 Pour chaque question, encercle: un chiffre de I à 5 (I signifiant « pas du tout d'accord » et 5 « tout à fait d'accord ».) Additionne: ensuite ms réponses pour évaluer mire mode de gestion de la génétique 1.\tJ\u2019utilise un processus établi pour sélectionner mes hybrides.2.\tJe sème toujours une combinaison d\u2019hybrides.3.\tJe sème des hybrides convenant à mes champs et mes pratiques de régie.4.\tJe consulte les résultats d'essais sur plusieurs sites et plusieurs années.5.\tJe calcule les revenus nets que je prévois réaliser par unité.6.\tJe choisis des hybrides en fonction des objectifs économiques de ma ferme.ÉVALUATION\tTotal - 27-30 Exceptionnel.Votre mode de gestion de la génétique favorise une rentabilité élevée et constante à l'hectare.23-26 Très bon.Perfectionnez votre processus de sélection des hybrides pour hausser votre marge de profit à l\u2019hectare.20-23 Bon.Vous connaissez les principes de base.< 20 Améliorer votre processus de sélection des hybrides est probablement la meilleure façon d\u2019augmenter vos revenus.Le sens de la terre.Adoptez une approche globale pour sélectionner vos hybrides Un bon processus de sélection vous aidera à faire les meilleurs choix pour votre ferme.Identifiez vos objectifs, puis réunissez la combinaison d\u2019hybrides qui vous permettra de les réaliser.Vous devez utiliser plus d'un ou deux hybrides.Parce que c\u2019est votre meilleure protection contre le caractère imprévisible de mère Nature.Parce que vous pouvez préférer les hybrides plus vigoureux ou plus robustes.Parce que vous pouvez vendre votre récolte ou la servir à vos animaux.Parce que vos sols peuvent être légers ou lourds, et que vous pouvez labourer ou non.Insistez pour obtenir des données fiables Les données fiables sont celles qui proviennent de plusieurs sites, sur plusieurs années.Nous aimons tous savoir quel hybride a le mieux performé chuis le voisinage, mais ce résultat ne tient compte que d\u2019un seul site, d\u2019une seule année.A moins que les conditions de température, de sol, d\u2019infestation et autres ne soient identiques l\u2019aimée suivante, les résultats peuvent être fort différents.La performance de certains hybrides varie beaucoup d\u2019un milieu de production à un autre.D\u2019autres maintiennent très bien leur potentiel de rendement.Les deux peuvent être de bons choix d'hybrides, à condition toutefois de présenter les caractéristiques qui conviennent à votre exploitation.Demandez conseil à votre expert en semences Discutez de vos besoins avec votre détaillant NK.Il possède les qualifications requises et peut compter sur les meilleurs services agronomiques qui soient pour vous aider à faire le choix d\u2019hybrides qui convient parfaitement à votre ferme.C\u2019est faire preuve d\u2019un bon sens de la terre.NK et le logo NK sont des marques déposées d'une compagnie du groupe Syngenta Le sens de la terre est une marque de commerce d'une compagnie du groupe Syngenta.La TERRE DE CHEZ NOUS, 2 DÉCEMBRE 2004 - PAGE 35 PROVENDES Prix de fermeture au 26 nov.2004 Prix de vente des céréales fourragères ($/t.m.) Centres rég.st-Jean Québec & St-Hyacinthe Blé\t143,93\t126,13 Avoine\t127,40 orge\t145,15\t166,58 Mais no 3\t119,95\t116,72 Fève de soya\t251,71\t241,63 Prix de vente des Ingrédients à Montréal (S/t.m.) Son de blé, gru de blé\tN.O.Tourteau de soya 48 %\t243,05 Tourteau de canola 34 %\t181,70 Luzerne désydratée\t270,00 Bourse de Chicago (SUS/boIsseau) Maïs: Fève de soya: Source Section des études et de l'analyse de marché Agriculture + agroalimentaire Canada Bourse de Winnipeg (Scan/tm) le 26 nov.2004 Janv.Mars Mai Nov.Canola :\t283,30\t287,10\t292,80\t296,30 Valeurs de remplacement (S/t.m.) le 26 nov.2004 St-Hyaclnthe/Québec Maïs des États-Unis (bateau\t125,65 Blé\t126,00 Orge\t139,55 Avoine à Minneapolis\t137,70 Prix de la fève soya livrée aux élévateurs portuaires du St-Laurent livraison récolte 2004:251,15 Source : FPCCQ Options Fermeture en date du 26 nov.2004 (SUS/bolsseau) 26 nov.2004\t\tDe la semaine\t Fermeture Variation\t\thaut\tbas déc.04 1,97\t0.01\t1,98\t1.97 mars 05 2,07\t0.01\t2,08\t2,07 janv.05 5,49\t0.13\t5,61\t5.49 mars 05 5,51\t0,13\t5.65\t5.51 Maïs\tChicago\tCalls\tPuts 24 -1,90\t\t0,07\t0,00125 Z4 - 2,00\t1,9700\t0,00125\t0,03 Z4 - 2,10\t\t0,00125\t0,13 Z4 \u2022 2,20\t\t0,00125\t0,23 Z4 - 2,30\t\t0,00125\t0,33 Z4 - 2,40\t\t0,00125\t0,43 H5- 1,90\t\t0,19\t0,02 H5 - 2,00\t\t0,11625\t0,04625 H5-2.10\t2,07\t0,0675\t0,0975 H5 - 2,20\t\t0,03875\t0,1675 H5 - 2,30\t\t0,02125\t0,25 H5 - 2,40\t\t0,0125\t0,34 K5 - 2,00\t\t0,19125\t0,04625 K5 - 2,10\t2,1475\t0,13375\t0,08625 K5 - 2,20\t\t0,09\t0,1425 K5 - 2,30\t\t0,05875\t0,21125 K5 - 2,40\t\t0,03875\t0,29 Fève de soja Chicago\t\tCalls\tPuts H5 - 4,80\t\t0,7525\t0,04125 H5 - 5,00\t\t0,585\t0,07375 H5 - 5,20\t\t0.44\t0,13 H5 - 5,40\t5,5125\t0,3225\t0,21 H5 - 5,60\t\t0,2275\t0.315 H5 - 5,80\t\t0,1625\t0,4475 K5 - 5,00\t\t0,5425\t0.17 K5 - 5,20\t\t0,4275\t0,2525 K5 - 5,40\t5,5775\t0,335\t0,355 K5 - 5,60\t\t0,26\t0,48 K5 - 5,80\t\t0,2025\t0,62 K5 - 6,00\t\t0,1575\t0,775 N5 - 5,20\t\t0,66\t0,2125 N5 - 5,40\t\t0,5425\t0,29 N5 - 5,60\t5,6525\t0,45\t0,395 N5 - 5,80\t\t0,3675\t0,515 N5 \u2022 6,00\t\t0,3025\t0,645 Janvier ' F\tAvril \u2019 J\tJuillet ' N\tOctobre ' V Février ' G\tMai ' K\tAoût ' Q\tNovembre ' X Mars ' H\tJuin ' M\tSeptembre ' U Décembre ' Z\t Source : FPCCQ Mm rêsnfâmis 41 sites\tp.s.\thum %\tkg/ha 39T70\t66.8\t29,5\t9 016 39A26\t66,8\t25.5\t7422 39H85\t66,3\t31,5\t8 670 46T06\t71.0\t31,0\t9 042 \u2022 Résultats depcrcelhs au Québec et Est Onlarioau r novembre 2004.Rendement en tgftx> corrigé à IS.5% d\u2019humidité.Mis résultats peuvent varier.davantage de rendement est calculé à 150 Sytrn à 15.5% d'humidité moins 1.18 S par point dhumi-drté/tm pour le séchage.882 kg/ha avantage 60,91$! An ü'jjjjjjj-ii \"I '/'jr Isj J w w J'W 0SIU& VOLAILLES volailles vivantes Semaine se terminant le 5 décembre 2004 Prix aux producteurs au Québec POULETS(1) 1.65\tkg vivant et moins\t1,254 S 1.66\tkg à 1,70 kg vivant\t1,274 S 1,71 kg à 1,75 kg vivant\t1,284 S 1,76 kg à 1,80 kg vivant\t1,289 S 1,81 kg â 1,85 kg vivant\t1,279 S 1,86 kg à 2.10 kg vivant\t1,249 S 2,11 kg à 2,35 kg vivant\t1,269$ 2,36 kg à 2,50 kg vivant 2,51 kg à 3,00 kg vivant 3,01 kg vivant et plus DINDON À GRILLERO) Dindon à griller femelle Dindon à griller mâle FEMELLE LOURDE(1) Produite en dindon à griller Produite en femelle lourde MÂLE(1) Prix aux producteurs en Ontario POULETSd) 1,84 à 1,95 kg (prix de référence) 2,65 à 3,2 kg (Prix de référence) 1,249$ 1,239$ 1,339$ 1,560$ 1,525 S 1,525 $ 1,480 S 1,645 S 1,269$ 1,309 S DINDONS (1) Dindon à griller Femelle lourde Mâle A- 1,590$\tU-1,500 S A- 1,550$\tU- 1,440 S 1.625$ Semaine se terminant le 21 novembre 2004 POULES (Ontario) (2) Moins de 2,3 kg 2,3 kg et plus POULES (Québec) Moins de 2,3 kg (2) 2,3 kg et plus (3) Prix fournis par : (V Fédération des producteurs de volailles du Québec (2)\tAgriculture et Agro-Alimentaire Canada (3)\tSyndicat des producteurs d'oeufs d'incubation du Qc Bas ooc\tHaut ooc\tLa plupart 00 c 00 c\tooc\tOOC 00c\tooc\tOOC \t35C\t Ottawa menace de surtaxer des aliments américains THIERRY LARIVIÈRE Ottawa prépare un plan dans le but de surtaxer de 100 % plusieurs produits américains importés, comme les porcs vivants, plusieurs poissons et fruits de mer, les oeufs et laitances, les haricots et pois secs, les pizzas et quiches, les cornichons, etc.En tout, une valeur de cinq milliards de produits importés serait visée dont, menace ultime, le sirop d\u2019érable américain.La manœuvre fédérale peut être vue comme une manière d\u2019inciter les États-Unis à négocier à l\u2019approche de la visite du président américain au Canada.Ce plan est d\u2019ailleurs tout à fait légal du point de vue du commerce international puisque le Canada, l\u2019Australie, le Brésil, le Chili, la Corée du Sud, l\u2019Inde, l\u2019Indonésie, le Japon, le Mexique, la Thaïlande et l\u2019Union européenne ont obtenu de l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC) le droit d\u2019imposer des mesures de rétorsion contre les États-Unis.Le tout remonte à l\u2019année 2000 lorsque l\u2019administration Clinton avait introduit l\u2019amendement Byrd qui permet, en substance, de verser l\u2019argent des droits compensateurs et antidumping directement à l\u2019industrie américaine concernée.Cette mesure encourage les litiges commerciaux puisque ceux qui se plaignent peuvent ainsi avoir un avantage pécuniaire direct si des sanctions commerciales sont imposées.L\u2019OMC a jugé l\u2019amendement Byrd illégal en janvier 2003 donnant aux Américains jusqu\u2019au 30 décembre 2003 pour retirer cette législation.Comme rien n\u2019a été fait avant cette date, les pays touchés ont demandé de pouvoir exercer des mesures de représailles en janvier 2004, ce qu\u2019ils ont finalement obtenu le 31 août dernier.« Il va de soi que la rétorsion n\u2019est pas la voie que privilégie le Canada, mais les États-Unis ont manqué à leurs obligations commerciales internationales en ne révoquant pas l\u2019amendement Byrd », a indiqué le ministre du Commerce international, M.Jim Peterson.La consultation sur le plan de mesures de rétorsion est ouverte et il n\u2019y a pas de date précise prévue pour l\u2019entrée en vigueur possible des différentes surtaxes qui seront approuvées par les Canadiens.Bien que les mesures de rétorsion actuellement autorisées par l\u2019OMC s\u2019élèvent à seulement 10 ou 20 M$ US par année, le seul conflit du bois d\u2019œuvre pourrait gonfler ce montant d\u2019environ un milliard de dollars par année à partir de 2007.En effet, 3,6 milliards de dollars de sanctions sur le bois canadien dorment, pour l\u2019instant, dans une fiducie.Il est d\u2019ailleurs intéressant de noter que le plan canadien a été rendu public quelques jours après l\u2019introduction d\u2019une législation du sénateur américain, Mark Baucus, qui vise à verser cet argent du bois d\u2019œuvre à l\u2019industrie de son pays.Bref, l\u2019argent pourrait s'évaporer avant même que le tribunal de l\u2019ALENA n\u2019ait le temps de se prononcer sur la procédure d\u2019appel extraordinaire logée par Photo: Thierry Lariviéki: Le ministre du Commerce international du Canada, Jim Peterson, affirme que les États-Unis ont manqué à leurs obligations commerciales internationales dans le dossier de l\u2019amendement Byrd.les États-Unis qui persistent à maintenir leur surtaxe de 27 % sur le bois canadien malgré les décisions défavorables de l\u2019ALENA et de l\u2019OMC.Taxer le bœuf américain?Alors que les producteurs de bœufs canadiens écoulent difficilement leurs animaux sur le marché canadien, il pourrait être utile de limiter par une surtaxe de 100 % l\u2019entrée du bœuf américain qui est toujours présent sur le marché local.L\u2019huile de beurre ou d\u2019autres produits agricoles américains pourraient aussi être une cible de choix.Les Canadiens sont d\u2019ailleurs encouragés à soumettre toute suggestion au gouvernement fédéral d\u2019ici le 20 décembre.L\u2019ajout d\u2019un autre produit sur la liste nécessiterait toutefois une deuxième consultation publique.Des appellations contrôlées en 2005 Un projet de loi pour encadrer des appellations de produits agricoles comme «fermier», «artisanal», «terroir» et selon le lieu d\u2019origine sera déposé au printemps 2005.«Il s\u2019agit carrément de modifier la loi sur les appellations réservées», précise Paille Dallaire, l\u2019attachée de presse de la ministre de l\u2019Agriculture du Québec.L\u2019idée d'enregistrement volontaire des appellations a été laissée de côté après un accueil plutôt froid, notamment de la part de Solidarité rurale.La loi qui encadre déjà l\u2019appellation «biologique» sera donc élargie pour permettre d\u2019inclure de nouveaux cahiers des charges associés aux appellations ou dénominations citées plus haut.L'organisme responsable de superviser les appellations ou les dénominations n\u2019est pas encore décidé, mais le Conseil des appellations agroalimentaires du Québec (CAAQ) et le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) ont déjà manifesté leur intérêt auprès du ministère de l\u2019Agriculture (MAPAQ).On ne sait pas non plus qui va payer pour ces nouvelles certifications.Le sous-ministre associé Jean-Yves Lavoie, responsable du projet au MAPAQ, donne toutefois l\u2019exemple de l'appellation biologique dont le coût est transféré à l\u2019utilisateur, mais avec-un soutien du gouvernement.Est-ce que le nouveau cadre réglementaire va permettre de créer de nouvelles appellations comme celle de « porc végétal »?« Il est soiîvent prévu, en Europe, que pour utiliser le mot fermier, ça signifie sans farine animale», indique Jean-Yves Lavoie, qui ajoute que des demandes en ce sens ont été formulées par des Québécois.L\u2019appellation selon le lieu d\u2019origine pourrait aussi permettre de définir le type d\u2019alimentation des animaux d\u2019élevage, comme c\u2019est le cas pour l\u2019agneau de Charlevoix qui fait l\u2019objet d\u2019un projet pilote du MAPAQ.T.L.PAGE 36 - La terre de ci ihz nous, 2 décembre 2004 ŒUFS D'INCUBATION Prix des oeufs d\u2019incubation de poulet à chair (base poussin) Québec Ontario 36,81 c 37,66 c ŒUFS Prix des oeufs.Semaine du 28 novembre 2004 Producteurs Québec A-Extra Gros\t1,55$ A-Gros\t1,55 $ A-Moyens\t1,46 s A-Petits\t0,80 S A-Pewee\t0,24 $ B\t0,50 $ C\t0,30 $ LAIT Péréquation Octobre 2004 fplq Production intraquota Matière grasse Protéine S/kg S/kg 6,4700 La.s.Valeur d\u2019un hl S/kg de référence (2) S/til 9,8239 1,4862\t63,20 AVIS- À compter du 1\u201c août 2003 aucun paiement (OS) ne sera effectué pour la production hors quota (2) Hectolitre de référence (FPLQ) Matière grasse 3,60 kg/hl Protéine\t3,20\tkg/hl La.s.\t5,70\tkg/hl PRODUITS LAITIERS Beurre, lait en poudre Prix en vigueur à partir de septembre 2004: Prix de soutien du beurre ire catégorie selon la Commission canadienne du lait: 6,2968 S/kg.Marché de Montréal, prix du gros au détail-pains (moyenne hebdomadaire) 7,13 S/kg.Poudre de lait écrémé: ventes de 25sacs ou plus.Pulvérisée.Canada He catégorie, sacs 5,59 S/kg.Aliments du bétail: \u2014 Poudre de lait de beurre, animale: - Poudre de lait de beurre comestible, pulvérisée 4,59 S/kg.Poudre de lactosérum (petit lait de fromage) comestible, pulvérisée 0,98 S/kg.Animale 0,87 S/kg.BOIS Prix moyens de vente des scieries aux grossistes à Montréal (taxes non incluses) le 26 nov.2004.(S/1 000 p.m.p.) 2 x 4 po L/A (vert) construction/standard : 420 S utilité:\t295 S 2X4X8\tcolombage:\t410S Source : Conseil de l'industrie forestière du Québec CHEVRES Vente du 29 novembre 2004 \tQté\tS Chevres\t70\t10,00-85,00 Boucs adultes\t15\t45,00-175.00 Chevreaux\t55\t10,00-50,00, Source : Réseau Encans Québec.\t\t(C ni FRUITS ET LEGUMES Prix vendus par les grossistes à Montréal le 26 nov.04 BETTERAVE : attachées 18,70/12, en (euilles 7,00/10 x 5 Ib BROCOLI : 24,50/14 CANNEBERGE : 34,25/24 x 340 g CAROTTE : en botte 1*2,25/12; feuilles 7,00-10,00/10 x 5 Ib, 7,00-10,55/24 x 2 Ib.Jbo 6,50/50 Ib CÉLERI : cœur 16,25/24; céleri-rave 8,50-11,85/20 Ib CHOU : vert 7,50-9,50/45 Ib, rouge 10,00/40 Ib, de Savoie 9.50-13,35/30 Ib, de Bruxelles 17,25-25,25/25 Ib LAITUE : hydroponique Boston verte 26.00-28,20/24; Boston verte de serre 17,00-18,00/12 sous dôme NAVET : blanc 8,00-12,00/25 Ib OIGNON : à bouillir 1,10/10 Ib; jaune 6.25/10 x 5 Ib, 6,25- 10,00/24 x 2 Ib, 6,50/50 Ib PANAIS : 10,00/20 Ib POIREAU : 5,75-7,70/12 RADIS : 7,50-10,55/14 x 454 g TOMATE : de serre : rose 35,00-40,00/15 Ib.rouge 38,50-44,00/15 Ib Prix minimum de la pomme tardive destinée à l'état frais \u2022 Récolte 2004 POMMES RÉFRIGÉRÉES Variétés\tPrix minimum payé aux producteurs (pommes destinées en sac et cell-pack)^ _ McIntosh, 8,50 S le minot Canada Fantaisie a compter du Spartan, 20 sept, jusqu'à l'ouverture des chambres à Empire et\tatmosphère contrôlée (en sac) Cortland\t8,50 S le minot Canada Fantaisie à compter du 20 sept, jusqu'au 3 nov.(en cell-pack) 11.00S le minot Canada Fantaisie à compter du 4 nov jusqu'à l'ouverture des chambres à ______________atmosphère contrôlée (en cell-pack) 10,00 S (en sac) et 12,00$ (ceil pick) le minot Canada Fantaisie à compter de l'ouverture des chambres à atmosphère contrôlée Mc Intosh, Spartan, Empire Cortland 11.00\tS le minot Canada Fantaisie à compter de l'ou- verture des chambres à atmosphère contrôlée (en sac) 13.00\tS le minot Canada Fantaisie a compter de l'ouverture des chambres à atmosphère contrôlée (en cell-pack) Toutes\tPour le marché américain : cell-pack 80 P et 100 P : variétés 9,00 S le minot Canada Fantaisie à compter de GROS du 9 novembre 2004 calibre Pour les marchés canadien et américain : Tray-pack 72,80 et 88:11.00S le minot Canada Fantaisie à ________________compter du 9 novembre 2004________________ Les membres du comité de fixation des prix des pommes destmees a la consommation à l'état frais se reuniront le 17 janvier 2005 a 13h30 par conference téléphonique pour évaluer le marche de la pomme sous atmosphère contrôlée.Prix minimum : pomme tardive pour la transformation - récolte 2004 en date du 30 août 2004 Date\tPommes à jus Pommes à sauce et standards pommes à jus opalescent  compter du Tardives\tTardives début de la pomme 0,055 S la livre ou 2,31 S 0,08$ la livre ou 3,36$ tardive\tle minot de 42 livres le minot de 42 livres - (pour déclassement) A compter du début\t.0,085 $ la livre ou 3,57 $ de la pomme tardive\tle minot de 42 livres (pour entreposage) POMMES DETERRE Prix déterminés à compter du 3 décembre 04 Ronde blanche\t\tRouge\tJaune\tLongue Vrac 100 livres\t8,00\t11,60\t11,60\t10,70 Master 16X3 livres\tN.D.\tN.D\tND.\tN.D.Sac 5 livres\t1,00\t1,25\t1,30\t1,00 Master 5 livres\t10,00\t12,50\t13,00\t10,00 Sac 10 livres\t1,40\t1,80\t1,85\t1,70 Master 10 livres\t8,00\t10,00\t10,25\tN.D.Sac 15 livres\t2,05\tND.\tN.D.\tN.D.Sac 20 livres\t2.75\tN.D.\tND.\tN.D.Sac 50 livres\t6.50\tN.D.\tN.D.\tN.D.Boite 50 livres table 12,00\t\t12,50\tN.D.\tN.D.Boite 50 lb/petite\t12,00\t12,50\tND\tN.D.Sac 50 lb/grosse\t5,50\t9,00\t9,00\t8,00 \u2022Équivalent Canada #1.Pour la longue, la norme est de 2\" et\t\t\t\t plus.Vrac livré au poste d'emballage.Emballé et livré à un entrepôt d'un grossiste-distributeur.Pour les livraisons au détail, ces prix doivent être majorés de 15%.Info.: 1 877 728-2837 ou http://www.fpptq.qc.ca D'Ici le 30 nov., Inscrivez-vous au PCSRA 1-800-749-3646 BOVINS Vaches de réforme Veaux de lait\" Semaine Semaine Semaine 29 nov.04 22nov.04 précédente (prévision) MARCHÉ DU QUÉBEC VENTES DIRECTES AUX ABATTOIRS (S/100lb carcasse sans peau) 265-275 265-275 MARCHÉ EXTÉRIEUR Centre-Nord des É.-U.(veaux produits à contrat)' (1) « Packers base market 266-278\t269-281 î D'ÉLEVAGE (Pour abattage dans le futur) Centre-Nord des É.-u.\t272-301\t275-305 Pour obtenir le prix avec peau, multiplier par 88 % Unité : SCAN/100 Ib carcasse chaude sans peau Sources : USDA et FPBQ Veaux d\u2019embouche Semaine du MARÇHÉOU QUÉBEC MARCHÉS EXTÉRIEURS 22 nov.04 ENCANS ENCANS RÉGULIERS SPÉCIALISÉS ENCANS RÉGULIERS ET SPÉCIALISÉS EN SAISON ONTARIO ALBERTA Volume total \tLundi\tSemaine\tSemaine\tde veaux\t324\t2 611\t9 294\t57 216 \t29 nov.04\t22 nov.04 urécédente\t\tMaies \u2022 catégoüçsiîi-02-\t\tU1-M2\t\t MARCHÉ DU QUÉBEC\t\t\t\t400-500 Ib\t95,83\t119,74\t108,43\t117,56 Volume total\t\t\t\t500 600 Ib\t88,83\t113,89\t105,22\t104,92 de vaches (têtes)\t474\t1 633\t2 101\t600-700 Ib\t85,63\t107,23\t95,76\t96,12 ENCANS VIVANTS (1)\t\t\t\t700-800 Ib\t79,20\t98.61\t88,62\t91,61 Bonnes (2A, 4A)\t42,00\t18,45\t18,09\t800-900 Ib\t*\t92,65\t85,36\t89,78 Moyennes (4B, 5A, 5B)\t42,50\t15,85\t15,40\t\t\t\t\t Autres (4C, 5C, 9, 10)\t.\t13,19\t12,10\t400-500 Ib\t77,05\t103,33\t91,89\t103,66 Toutes catégories\t44,ÛO\t15,97\t15,56\t500-600 Ib\t75,17\t96,75\t89,37\t94,13 ENCHÈRE ÉLECTRONIQUE (2)\t\t\t\t600-700 Ib\t72,67\t92,63\t81,19\t86,32 Bonnes (2A, 4A)\t-\t-\t-\t700-800 Ib\t74.00\t87,44\t75,57\t84,05 MARCHÉ EXTÉRIEUR\t\t\t\t800-900 Ib\t\t83,56\t76,79\t83,18 PRIX CIBLE É -U (1)\t\t\t\tUnité : SCAN/100 Ib vif\tSource : FPBQ.CANFAX\t\t\t\t (eq/ SCA/100 Ib viO)\t*\t58,24\t58,57\tMARCHÉ À TERME DE CHICAGO\t\t\t\t (1) unité : SCAN/100 Ib vif, (2) Unite : SCAN/100 Ib carcasse\t\t\t\t«Feeder Cattle»\t\tlundi\tLundi\tAnnée Sources : FPBQ.USDA\t\t\t\t\t\t29 nov.04\t22 nov.04\tprécédente Taureaux de réforme\t\t\t\tJanv.2005\t\t104,050\t99,525\t100,700 \tLundi\tSemaine\tSemaine\tMars 2005\t\t100,250\t95,500\t94,300 \t29 nov.04\t15 nov.04\tprécédente\tAvril 2005\t\t99,150\t94,300\t91,100 MARCHÉ DU QUÉBEC\t\t\t\tMai 2005\t\t98,800\t94,950\t91,925 ENCANS VIVANTS\t\t\t\tAoût 2005\t\t225,000\t97,800\t92,100 Bons - Laitier\t\u2022\t24,67\t22,26\tUnité : SUS/100 Ib vif\t\t\t\t Bons - Boucherie\t42,10\t32,16\t30,42\tSource : Chicago Mercantile Exchange, fermeture des\t\t\t\t unité SCAN/100 Ib vif\t\tSource : FPBQ\t\tcontrats\t\t\t\t Une offre,,, PAS COMME LES AUTRES ï SERVICE PAYER AVANT MARS 2005 fcfEW HOLLAND » CREDIT PIÈCES CERTIFIÉES œfthCXLAiC www newholland corn na j Prix du boeuf désossé Semaine Semaine 22 nov.04 précédente MARCHE EXTERIEUR BOEUF DÉSOSSÉ US 85% maigre (éq.SCA/100 Ib Unité: SCAN/1001bvif 153,26\t151,35 Source : FPBQ Veaux laitiers Lundi\tSemaine\tSemaine 29 nov.04 MARCHÉ DU QUÉBEC Volume total\t22 nov.04\tprécédente de veaux (têtes)\t1 562 ENCANS VIVANTS\t2 841\t2 998 Mâles-Bons (90-120 Ib)-(B) 1,87\t1,70\t1,51 Mâles -Bons(121-140Ib)-(B) 1,76\t1,63\t1,46 Mâles-Moyens (90-140 Ib)-(M)\t1,43\t1,30\t1,24 Femelles-Bonnes (90-120 Ib)-(B)\t1,40\t1,25\t1,12 Divers (tous poids)\t0,63 MARCHÉS EXTÉRIEURS ENCANS VIVANTS É.-U.\t0,62\t0,66 Males - Bons (100-120 Ib) - (B)\t2,19\t2,21 Femelles - Bonnes (100-120 Ib) - (B)\t4.44\t4,69 Abattage\t-\t0,28 Unité ; SCAN/ 1001b vif\tSources :\tFPBQ.USDA Ligne info prix pour les vaches de réforme et veaux laitiers (0,75 S par appel) 1 900 451-8328\t\t Veaux de grain Semaine Semaine 22 nov.\tprécédente MARCHÉ DU QUÉBEC ENCHÈRE ÉLECTRONIQUE Volume annoncé\t1 704\t1 821 Volume vendu\t1 705\t1 838 Écart de prix (S/lb)\t1,975-2,105\t1,955-2,155 Prix moyen (S/lb)\t2,046\t2,082 Gestion des surplus tS/tête)\t0,00\to.oo PRIX NET (S/LB) (2)\t2,046\t2,080 ( 1 ) Unite SCAN / Ib carcasse chaude sans peau.- Source FPBQ (2) Tenant compte du coût de ta gestion des surplus et d'un poids carcasse de 345 livres.Veaux lourds de l\u2019Ontario Lundi Semaine Semaine 29 nov.04\t22 nov.04 précédente MARCHÉ EXTÉRIEUR ENCANS VIVANTS DE L'ONTARIO Total / Moyenne Volume\t-\t561\t646 Écart de prix (S/lb) \u2022\t0,785-2,430 0,623-2,181 Prix moyen (S/lb)\t-\t1,685\t1,664 UnHé : SCAN.' JU, caoasso chaude sans peau, S4.S * rerckmém\tSource ; OCA Bouvillons d'abattage MARCHÉ DU QUÉBEC\tsemaine BOUVILLONS ET Semaine 22 novembre 04\tprécédente TAURES ABATTUS Volume Ecart Prix moyen Prix moyen Bouvillons et taures de toute catégorie 3 104 128,00-133,00 130,56\t126,91 Chargements complets de bouvillons A1-A2 2 010 128,50-133,00 .130,73\t127,18 ENCHÈRE\tJeudi 25 novembre 04 Jeudi precedent ÉLECTRONIQUE\tVolume\tÉcart\tPrix moyen prix moyen Chargements complets de bouvillons A1-A2\t.(1) Ces écarts de prix peuvent inclure des lots dont l\u2019abattage a été retardé.Unité : SCAN/100 Ib carc.Transport aux frais de l'abattoir.Source : FPBQ Ligne Info prix pour les bouvillons d'abattage : 1 450 679-3882 MARCHES CANADIENS VENTES DIRECTES AUX ABATTOIRS DF L'ONTARIO Semaine\tSemaine 22 nov.04\tprécédente Bouvillons A1-A2\t130,00-133,00\t127,00-130,00 Taures A1-A2\t129,00-131,00\t127,00-129,00 unité : SCAN/100 Ib carc , FAB abattoir\tsource : CANFAX VENTES DIRECTES AUX ABATTOIRS DF I 'Al HFRTA Bouvillons A1-A2\t135,50-140,50\t125,20-135,00 Unité : SCAN/100 Ib car., FAB abattoir.Poids vil moins 4 % (freinte) Source : CANFAX MARCHE ETATS-UNIS VENTES DIRECTES AUX ABATTOIRS Bouvillons lots « 50 % Choice et 50 % Select » 85,00-85,00 85,00-85,00 Unité : SUS/100 Ib vit\tSource : USDA MARCHÉ A TERME DE CHICAGO «Live Cattle»\tLundi\tLundi\tAnnée Déc.2004\t29 nov.04\t22 nov.04\tprécédente \t90.225\t84,650\t99,025 Fév.2005\t90,150\t86,000\t Avril 2005\t86,100\t83,100\t84,000 Juin 2005\t81.550\t79,075\t76,900 Août 2005\t81.350\t79,150\t74,950 Unité : SUS/100 Ib vif Source Chicago Mercantile Exchange, fermeture des contrats Prix de gros du boeuf A1 à Montréal (estimé)\tSemaine\tsemaine\tAnnée 22 nov.04 précédente précédente (S/100 Ib carcasse froide) -\t-\t116,00 unité : SCAN/100 Ib carcasse Iroide\tSource : CANFAX Prix des abats dans l\u2019est du Canada (estimé)\tsemaine\tSemaine\tAnnée 22 nov.04 précédente précédente Bouvillons (S/téte)\t90,93\t90,93\t106,71 unité : SCAN/bouvilion\tsource : CANFAX Taux de change Semaine\tSemaine\tAnnée 22 nov.04 précédente précédente 0,8460\t0,8350\t0,7641 Agriculture Canada Infori Québec 166,17 75,37 116,25 52,73 108,74\tOntario 140,13 63,56 108.83 49,36 NO\tÉ:U.LH 51-52% 109,05\tND\t 180,69\tNO\tN.D.126,77\tND\t130,03 Période\t\tPrix (SCA/100 kg à l'indice 100)\t\t du CLD\tsemaine\tse terminant le vendredi\t\tVar.(en S) \t\t\t\tpar rapport sem \t12 nov.\t19 nov\t26 nov.\tprécédente Janv.05\t140.60S\t140,24$\t141,79$\t1,55$ Fév.05\t150,92$\t150,60$\t151,99S\t1,39 S Mars 05\t140,28$\t140,58S\t141,25$\t0,67$ Avril 05\t147,61$\t147,94$\t148,49$\t0,55$ Mai 05\t136,15S\t136,60$\t135,98$\t-0,62 S Juin 05\t147,56$\t148,06$\t147,25$\t-0,81 $ Juil.05\t138,48$\t138,55S\t138,49$\t\u20220,06$ Août 05\t133,23$\t136.49S\t134,83$\t1,66$ Sept 05\t128,63 S\t132,31$\t132,02$\t-0,29$ Catégorie\tNombre\tÉcart\tPrix \t\tde prix\tmoyen (S/lb) Lait moins 50 Ib\t265\t1,25-2,40\t1,78$ De 50 é 64 Ib\t433\t1.00-2,00\t1,61 S De 65 à 79 Ib\t234\t1,08-1,56\t1,40$ De 80 à 95 Ib\t127\t0,80-1,36\t1,19$ De 96 à 109 Ib\t90\t0,80-1,28\t1,16 S Plus de 1101b\t54\t1,00-1,20\t1,10$ Brebis\t309\t0,10-0,65\t0,28 S Béliers\t10\t0,46-0,82\t0.555 Source : f.p.am.Q.Marchés publics de l'Ontario le 22 nov.2004 Catégorie Écart de prix (S/100 Ib) 50 Ib et moins\t22\t111,82-148,18\t134,23 50 à 64 Ib\t579\t119.43-166.73\t139,49 65 à 79 Ib\t568\t115,67-139,09\t128,11 80 à 94 Ib\t447\t100,79-117.84\t112,58 95 à 109Ib\t204\t98,79-117.85\t108,74 110 Ib et plus\t111\t87.46-111.22\t100,98 Source : Agriculture Canada LAPINS Lapins vivants livrés à l'abattoir Prix en vigueur à compter du 4 août 2003 LAPINS RÉGULIERS Poids moyen\tPrix (Ib) Lapin de moins de 2.24kg\t1,53 S/lb Lapins de 2.25 à 2.34 kg\t1,57 S/lb Lapin de 2.35 à 2.44 kg\t1,63 S/lb Lapins de 2.45 à 2.54kg\t1.70 S/lb Lapin de 2.55 à 2.64 kg 1,77 S/lb Lapins de 2.65 kg et plus\t1,85 S/lb LAPINS DE RÉFORME Tous les lapins de réforme 1,05 S/lb (y compris poids minimum de base) Prix (kg) 3,37 S/kg 3,46 S/kg 3,60 S/kg 3,75 S/kg 3,90 S/kg 4,08 S/kg ,315 S/kg iPtQI 2 SIROP D'ERABLE ¦entai 04 s 2004 disponi 30 septembfi 4 332 340 Ib; C : O Ib - C régulier 14 742 117 Ib L contenants de la récolte ; A 1 990 453 lb.B ; 2 53 >p d\u2019érab Fédérât* 35 S/lb.\t2,30 s/lb.\t2.20 S/lb, 1.7\t5 S/lb.\t1.35 S/lb Dur les i\t\t.AA, A.B.C.1\tDei NC\t eufs pu\tuvent ad\ticier du strop\t) d'érat\t>le de la \ta ses ei\tltropots aux\tprix mi\tminiums lue Is s'\t\tles frais do n\t\tmarché is par la\tiFPAQIe\t20 mai derme\tr\t ale régu\tliter on gr;\ttnds content\tits de 1;\t ion des\tproducte\t\t.du Qu\tèboc au \tAA 4 2.\t32 400 lb.A !\t\t59 Ib.B 380 018 lb.D l\t\tJ lb.NC 0 It\t».Total\tdu sirop \tres pour 1\te sirop biolog\t\tï grands I dispof\tiibles â la\ti Fédération d\t\tJucteurs ïdu 30:\tseptèmbrf\t2 2004 son! ,\tAA 64i\t6 491 Ib, ?4 Ib, c\t: 673 14'\t1 Ib.D 0 Ib.\tNC : 9!\tj 192 Ib.MIEL Prix aux producteurs à Montréal le 24 nov.2004: En baril : 1,92 S/livre Crémeux blanc: 75,31 S/12 x 1 kg liquide blanc: 74,75 S/12 x 1 kg Source: Fédération des apiculteurs du Quebec ormatlon sur les marchés - FPBQ : www.bovln.qc.ca PORCS Prix de pool Semaine se terminant le 27 novembre 2004 POOL (5/100 kg) POOL (S/100 Ib) an préc.(S/100 kg) an.préc.(S/100 Ib) md de classement'\u2019 ann.préc.Revenu de vente (5/100 kel à l'indice année precedente Source : Encan électronique du porc Volume de porcs abattus (Tètes) Semaine se terminant le 20 novembre 2004 Québec Ontario Éai, Abattages\t153 260\tND\t2 114000 an.préc.\t153532\t117086\t2 141 000 Source : Encan électronique du porc Prix du porcelet et truie de réfotme par région au 26 nov.2004: DONNÉES NON DISPONIBLES Prix du porcelet selon la grille de prix.Semaine se terminant le 27 nov.2004 Prix du porcelet à 33 1/2 Ib : 53,74 S Prix des kg supplémentaires : 1,10 S/kg Porcelet issu d'un troupeau moyen (truies F1, verrats pur sang, troupeau de 150 truies) Reste à négocier les primes pour: la génétique : le statut sanitaire ; le volume : les conditions de marché.Prime suggérée pour les porcelets issus de site aqc : 0,56 S/tète Suggestion des prix des reproducteurs du Québec (sur le P.E.G.et vendus à la ferme d'élevage).Sujets\tindice\tPrix Truies de race pure\tBase 100\t500 S Verrats de race pure\tBase 100\t850 S Truies hybrides\tcontrôlées\t325 S Source Société des éleveurs de porcs du Québec.TOUS LES ACHETEURS SE DOIVENT D'EXIGER LE CERTIFICAT SANITAIRE ET LE CERTIFICAT D'ÉPREUVE OFFICIELLE DU CDPQ CHEZ LEUR FOURNISSEUR (kg de poids supplémentaires, indice de classement supérieur, vaccins 8.transport en sus) Prix de fermeture des contrats du SGRM de la FPPQ sources : Service de Gestion du Risque du Marché (FPPQ) Note importante: La tonnule de prix des CLD utilise la base el l'indice de classement pour chaque pônode de livraison AGNEAUX Encan de Saint-Hyacinthe du 29 nov.2004 La terre de chez nous, 2 décembre 200-1 - PAGE 37 MAURICIE LES FEDERATIONS D\u2019EST EN OUEST TRIBUNE DES PRÉSIDENTS Péril en grange Les producteurs de bovins de boucherie et laitiers ainsi que les autres producteurs de ruminants traversent une crise sans précédent qui laissera sûrement des séquelles.Les impacts financiers sont de plus en plus apparents puisque plus de 40 % des dossiers traités concernent un refinancement d'entreprise.Les principales conséquences risquent d'être à un autre niveau.De telles situations Claude Guimond, président, UPA \u2014- peuvent entraîner une detresse Bas-Saint-Laurent me jamais, mais d'une mobilisa que l'opinion publique nous est très favorable.Tout le monde reconnaît qu'une bonne partie de la solution réside dans la possibilité d'intervenir auprès de quelques individus qui contrôlent l'industrie de l'abattage et de nous aider en mettant en place des programmes adéquats pour amener des liquidités aux entreprises.Je sens actuellement que nos troupes sont mobilisées com- profonde et, à plus long terme, un découragement qui pourrait en inciter plusieurs à abandonner la production.Voilà qui augure bien mal pour le maintien à 32 000 du nombre de fermes au Québec, l'impact est d'autant plus grand pour une région comme la nôtre.Dans un tel contexte, je suis toujours étonné de voir le peu de soutien sur lequel on peut compter de la part de nos gouvernements, et en particulier de nos ministres de l'Agriculture pour qui nous sommes tout de même la clientèle qui justifie leur existence.Cela est d'autant plus étonnant tion qui tient davantage du dépit que de la revendication traditionnelle.Chose certaine, nous sommes prêts à mener cette bataille jusqu'au bout et l'intensité des moyens mis de l'avant ira en s'accentuant jusqu'au moment où nous aurons obtenu des réponses qui permettront aux producteurs de vivre décemment de leur profession.Si nous pouvons compter sur l'appui de l'ensemble de nos collègues de toute la province, je suis convaincu que nous obtiendrons un support adéquat pour passer à travers cette terrible crise.Des jeunes écoliers pour la qualité de l\u2019eau Le 3 novembre dernier, une vingtaine de jeunes de sixième année de l'École Masson de Sainte-Thècle ont participé à un projet de revégétalisation des berges de la rivière des Envies.Au cours de cette demi-journée, les jeunes ont été sensibilisés à l'importance de protéger les cours d'eau en milieu agricole, ils ont également posé des gestes concrets pour supporter M.Michel Lebel, producteur agricole, dans sa démarche agroenvironnementale.Cette demi-journée de démonstration vient conclure les activités réalisées durant la saison 2004 dans le cadre du projet-pilote d'amélioration de la qualité de l'eau de la rivière des Envies.M.René Perreault, producteur agricole et responsable du comité d'action et de promotion de l'agriculture durable (CAPAD) à la Fédération de l'UPA Mauricie, a profité de l'occasion pour dénoncer la lourdeur administrative qui, malheureusement, ralentit la réalisation des projets sur le terrain.« Nous sommes en mode solution pour protéger l'environnement et je ne pense pas que c'est en multipliant la paperasse et les procédures afférentes que nous serons plus efficaces.», a-t-il déclaré.Dorénavant, l'approche par bassin versant fera sans doute partie de notre vocabulaire et plus particulièrement en Mauricie.À l'instar, de la rivière Sainte-Anne, de la Saint-Maurice et de la Batiscan, deux autres rivières, soit la rivière du Loup et la rivière Maskinongé, feront l'objet d'études et d'actions concertées suite à la mise en place d'organismes de bassin versant.VOLAILLES Séance d\u2019\u2019 \u201c spéciale Une invitation a été lancée à tous les producteurs de poulet du Québec pour venir assister à l'une des trois séances d'information spéciales portant sur la Convention arbitrée de mise en marché du poulet.Nous rappelons que la dernière séance aura lieu à Yamachiche le 8 décembre de 13 h 30 à 17 h.Coordonnées : Portes de la Mauricie Salle Lac Saint-Pierre 4, bout.Saint-Anne Ouest Yamachiche Nous vous attendons en grand nombre! Calendrier des périodes 2005 La Fédération procède à la touche finale du Calendrier des périodes 2005.Ce calendrier comporte des dates précises pour toutes les activités d'une période.Il est un outil de travail indispensable pour la planification de la production périodique de volailles.Le calendrier sera acheminé aux producteurs de volailles vers le 10 décembre.CULTURES COMMERCIALES Coût de production : nouvelle enquête en 2005 L'année 2005 marquera la mise à jour du coût de production dans le secteur des grandes cultures.C'est le MAPAQ qui a été chargé de réaliser les travaux d'enquête.Il est à noter que ce nouveau coût de production ne sera en application qu'en 2007.La Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec (FPCCQ), par sa présence au sein du comité de travail sectoriel, participera au suivi de cette enquête.Elle pourra donc faire valoir son point de vue et faire ses recommandations au regard du choix de l'échantillon, de la cueillette des données et de leur analyse.La FPCCQ tient à souligner aux producteurs qui participeront à l'enquête qu'ils peuvent en tout temps communiquer avec le personnel de la FPCCQ pour obtenir du support dans cette démarche ou encore des informations sur tout aspect de l'enquête.Mobilisation contre la politique agricole La FPCCQ est en discussion avec les Producteurs de grains du Canada (PGC) afin de mobiliser les producteurs sur un dossier capital dans la production de grains, soit la sécurité du revenu des producteurs de grains.À cet effet, le préjudice commercial causé par les subventions européennes et américaines frappe toujours les producteurs de cultures commerciales et l'absence de compensation du gouvernement du Canada compromet leur avenir.Cette mobilisation semble des plus nécessaires pour les producteurs québécois dans le contexte des prix des grains anémiques de ce début de campagne de commercialisation.Dans ce contexte, l'incapacité du Programme canadien de stabilisation des revenus agricoles (PCSRA) à sécuriser adéquatement les revenus et la viabilité des entreprises de grandes cultures fait plus mal que jamais.Précisons enfin que les PGC ont commencé à évoquer la possibilité de manifester publiquement auprès du gouvernement les besoins de leurs membres après avoir constaté l'efficacité de la mobilisation des producteurs québécois en avril dernier.Une décision quant à une éventuelle mobilisation sera prise après l'assemblée annuelle des PGC le 2 décembre.Planification stratégique Le conseil d'administration (C.A.) de la FPCCQ tiendra une session de planification stratégique le 7 décembre prochain.L'exercice consiste à repositionner la FPCCQ dans ses interventions syndicales, économiques et politiques.Les membres du C.A.profiteront de l'occasion pour clarifier ou redéfinir la vision, la mission, les objectifs et les priorités de la Fédération.Cette planification stratégique découle du plan d'action en vie syndicale adopté par le C.A.en juin dernier.Ce plan stipulait que le C.A.devait voir à l'élaboration d\u2019une planification stratégique avant d'engager toute autre action contenue dans le plan.CÔTE-DU-SUD De nouveaux adhérents à la défense de la gestion de l\u2019offre Au cours d'une rencontre le 12 novembre dernier avec les représentants de la production laitière, bovine et de l'UPA, le ministre Claude Béchard et le député Norbert Morin du Parti libéral ont démontré significativement leur intérêt à ce que les producteurs puissent continuer de satisfaire les besoins des consommateurs canadiens et de retirer la totalité de leur revenu du marché, sur la base de leur coût de production, incluant une rémunération équitable pour leur travail et pour le capital qu'ils ont investi dans leur entreprise en signant la déclaration d'appui à un modèle agricole équitable, la gestion de l'offre.Mobilisation dans le dossier de la vache folle Le 12 novembre dernier, plus de 160 producteurs se sont réunis afin de faire le point sur l'impact de la crise de l'ESB depuis les 18 derniers mois et les stratégies régionales à développer dans le but d'influencer positivement les deux paliers gouvernementaux à livrer au congrès général de l'UPA l'annonce d'un programme d'aide adapté aux réclames faites par les producteurs de bovins.Depuis cette réunion, différents événements et actions ont pris forme.Les producteurs y sont allés de conférence de presse, de rencontres des députés, d'une opération d'affichage de plus de 6200 slogans dénonçant l'injustice dont sont victimes les producteurs de viande bovine ainsi que la publication de lettres d'opinion dans les journaux régionaux.Plan et devis pour la rivière Fouquette La Fédération de l'UPA de la Côte-du-Sud, le comité de bassin de la rivière Fouquette et cinq producteurs agricoles se sont associés pour assurer la réalisation de plans et devis de trois secteurs de la rivière Fouquette pour la restauration de zones riveraines.Ce projet a donc permis la réalisation de la première étape avant d'entreprendre les travaux de correction.Ces travaux permettront d'améliorer la qualité de l'eau en aval des sites et, par le fait même, la qualité des conditions de fraye pour l'éperlan arc-en-ciel.De plus, il limitera grandement les pertes de sol que subissent les agriculteurs concernés, une berge bien aménagée est un milieu très important pour la conservation des sols, la qualité de l'eau et la faune.Le projet a été réalisé dans le cadre du programme Interactions communautaires du plan d'action Saint-Laurent vision 2000-phase 3.Des changements au conseil exécutif Le conseil d'administration de la Fédération de l'UPA de la Côte-du-Sud vient de procéder à la nomination de Mme Claire Lajoie à son conseil exécutif.Mme Lajoie est présidente du Syndicat des agricultrices de la Côte-du-Sud.Le nouveau conseil exécutif est donc formé des personnes suivantes : M.Louis-J.Desjardins, président M.Charles Proulx, T\u2019vice-président M.Bruno Nicole, 2\" vice-président M.Hervé Dancause, membre exécutif Mme Claire Lajoie, membre exécutif À noter aussi qu'il y a eu aussi un changement au sein du conseil d'administration puisque Mme Céline Dumont a été nommée présidente du Syndicat de base de Saint-Alexandre.PAGE 38 - La terre de chez nous, 25 novembre 2004 0151 r,\\ ùde pvaûo^e r^v -*e*-*^.âsfei® Hvdïo Les moteurs efficaces, un nouveau champ de performance énergétique \u20222^1\ti^Â*' Découvrez les avantages d'un des moteurs she des wo\\.ev«s eXU\\ÂV\\sa\\Xorv à\\a^exrc\\e Sé\\ecX\\on eWvcaces é\\ecxnc\\ues \u2022.«j Procurez-vous un exemplaire gratuitement en composant le 1 800 ÉNERGIE OU le 514 ÉNERGIE (région de Montréal).Notre expertise à votre service.' e s l /affaire: Hydro Québec La TERRE DE CI IEZ NOUS, 2 DÉCEMBRE 2001 - PAGE 39 ïlteiÿf i ï -t/i'i'M -Jj1 ¦zïk.\u2019i-TiWX.t Wï Wm HJ'&fA' IMS*® :> -jrAW.V.t kirnss< ÆSSÏS; sggw?SSf S»i3!8 Shi à-»: ;3Pk«§| -cr^ r» ~,'j-A ¦\u2022¦>¦¦¦\u2022«¦'-, &s®£Ui j fe ife^ tÉtâ&&î3Î g agtSiFraE x j .yvt.iî.'n/b: \u2022*.V-.v-t rj i\u20141 5@sfiï \u2022 ¦ v ssi§®ra»isS læsél mm mmm mm Mlb: ŒfÆ îtvT»- CAsmé \u2022-.» \u2022ft.'C'/ RffliBj CAAUÉt flMH jflSW ROUGE ram TOUJOURS \u2014 mhmb mé m ¦¦¦ mi TOUJOURS GAGNANT, chez votre réseau île concessionnaires du Québec! BERTHIERVILLE BENOÎT BELLEROSE INC.C0ATIC00K J.M.CHAGNON INC.GRANBY LES ÉQUIPEMENTS ADRIEN PHANEUF INC.HÉBERTVILLE / LAC-ST-JEAN CENTRE AGRICOLE SAGUENAY UC ST-JEAN INC.HUNTINGDON LES ÉQUIPEMENTS LAZURE ET RIENDEAU INC.UCHUTE LES ÉQUIPEMENTS R.MARSAN (LACHUTE) INC.U DURANTAYE JEAN-GUY & DENIS BOLDUC INC.U GUADELOUPE GARAGE BROCHU INC.LYSTER GARAGE E.BOISSONNEAULT INC.MARIEVILLE ÉQUIPEMENT BOUCHER INC.NAPIERVILLE CUUDEJOYAL INC.NICOLET CENTRE AGRICOLE NICOLET/YAMASKA POINTE-AU-PÈRE LES ÉQUIPEMENTS ANDRÉ BELLAVANCEINC.PONT-ROUGE LES MACHINERIES PONT-ROUGE INC.ST-CLÉMENT SERVICE AGRO-MÉCANIQUE INC.ST-CLET LES ÉQUIPEMENTS LAZURE ET RIENDEAU INC.ST-DENIS-SUR-RICHELIEU CLAUDE JOYAL INC.ST-ESPRIT, CTÉ MONTCALM LES ÉQUIPEMENTS R.MARSAN INC.ST-GUILUUME CUUDEJOYAL INC.STE-MARTINE LES ÉQUIPEMENTS LAZURE ET RIENDEAU INC.ST-MAURICE R.CLÉMENT & FILS ST-PASCAL-DE-KAMOURASKA SERVICE AGRO-MÉCANIQUE INC.STANBRIDGE STATION CLAUDE JOYAL INC UPTON LES ÉQUIPEMENTS ADRIEN PHANEUF INC.VICTORIAVILLE GARAGE MAURICE LEBLANC WOTTON GARAGE E.COMTOIS INC.La marque des professionnels Visitez notre site Internet http://www.caseih.com Case IH et Case Crédit sont des marques déposées de Case UC m / -\u2014\t/ mmm SYSTÈME AUTO-GUIDÉ H O F Si m 3g z9f gOZ §Ü3 SON MOTEUR RELEVÉ DE 5 POUCES ET AVANCÉ DE 21 POUCES PROCURENT LES AVANTAGES SUIVANTS : \u2022\tMeilleure répartition du poids = meilleure traction.\u2022\tPlus d\u2019espace pour les roues avant = meilleur rayon de braquage.\u2022\tDiminution de la révolution du moteur grâce au boîtier réducteur entre le moteur et la transmission = meilleure augmentation de couple.= économie de carburant.LE SEUL TRACTEUR SUR LE MARCHÉ AVEC MOTEUR AVANCÉ POSSÉDANT UN CHÂSSIS QUI ABSORBE LE STRESS SANS LE TRANSMETTRE AU MOTEUR.PAGE 40 - La thkiœ df ciifz nous, 2 dûcf.mbkh 200-1 "]
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