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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
Supplément
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 2006-04-06, Collections de BAnQ.

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[" ¦; r- .A\t, VOLUME 16 N° 3 - AVRIL 2006 LE MAGAZINE DES PRODUCTEURS AU SERVICE DES PRODUCTEURS t H M M H I REPORTAGE MARC-ANDRÉ CHAGNON DE SAINT-ANTOINE-SUR-LE-RICHEUEU Une approche des herbicides à la carte Le point sur le puceron du soya Les recommandations des plantes fourragères DOSSIER PESTICIDES Vers la sécurité alimentaire au Mali La chronique de Pierre Fournier www.fpccq.qc.ca SUPPLÉMENT DE LA TERRE DE CHEZ NOUS MM| Infos : Prix mais * 135 S/tm, coût technologique additionnel 20 S/ha Source : B sites 2003.2004 et2005 - Ferme Techno-Champs.Un choix qui rapporte ¦MM Hyper P maïs HYPER P Sü Nos essais sont sans équivoque.L\u2019Hyper P a le dessus sur le phosphore conventionnel.Avec un rendement additionnel de 592 kg/ha et un coût technologique marginal de 20 $/ha, vous disposerez de 60 $/ha de profit supplémentaire.Voilà un choix payant ! COOP Consultez votre expert-conseil.reseau 2DDG is explique pesticides fBSBSM iéwll La sécurité alimentaire au Mali H AVRIL 2006 Supplément de La Terre de chez nous (TCN) EDITEUR Direction des publications Union des producteurs agricoles 555, bout.Roland-Therrien longueuil (Québec) J4H 3V9 Tél.: (450) 679-8483 Courriel : cultures@laterre.ca Site Web : www.laterre.ca DIRECTEUR PAR INTÉRIM Hugues Belzile RÉDACTEUR EN CHEF.DÉLÉGUÉ AUX MAGAZINES Michel Beaunoyer SECRETAIRE DE PRODUCTION Lorraine Trottier JOURNALISTE Rénald Bourgeois COLLABORATEURS Bernard Belzile.Hubert Brochard.Pierre Fournier.Stéphane Larose, Claude Parent.Michèle Roy et toute l'équipe de la Fédération des producteurs de cultures commerciales.CONCEPTION GRAPHIQUE Groupe Charest CHEF DE PRODUCTION Carole Lalancette INFOGRAPHISTE Annie Bisaillon IMPRESSION Imprimerie Solisco DIRECTRICE DE LA PUBLICITE - QUEBEC Chantal Rainville REPRESENTANTS PUBLICITAIRES Christian Guinard.Sylvain Joubert.Sylvain Lalonde.Réal Loiseau DIRECTEUR HORS QUEBEC Jacques Long Tél : (905) 335-5700 Téléc.: (905) 335-5001 TIRAGE ET ABONNEMENTS Marie-Josée Rheault DÉPÔT LEGAL Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0832-5634 Prochaine parution : 10 août 2006 Date de tombée publicitaire : 12 juillet 2006 Le magazine \u2022 Grandes Cultures » parait cinq fois par année Dans la présente publication, le générique masculin est employé sans discrimination et uniquement dans le but d'alléger le texte.PHOTO COUVERTURE : Michel Beaunoyer AVRIL ÉDITORIAL Le temps d\u2019une réflexion REPORTAGE Le producteur Marc-André Chagnon nous comment il intègre la gestion des dans sa régie des cultures.ACTUALITÉS -\tProgramme de paiement anticipé -\tProgramme d\u2019avance de crédit printanière ¦\tASRA ¦\tDroits compensateurs ¦\tMise en vente du blé SOYA Le point sur le puceron du soya et stratégie d'intervention MARCHÉ Une révolution nommée éthanol CULTIVARS Les recommandations de plantes fourragères MARCHÉ Faits saillants du marché DOSSIER PESTICIDES -\tDu nouveau pour votre pulvérisateur -\tUne mauvaise herbe récalcitrante -\tRouille du soya -\tLa fusariose et folicur INTERNATIONAL Des producteurs de céréales contribuent à la sécurité alimentaire du Mali CHRONIQUE Pierre Fournier, agronome-conseil de renommée, fait le point sur la protection des cultures ,,'L« ai S à, POUR NOUS REJOINDRE.Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec (FPCCQ) 555, boul.Roland-Therrien, bureau 505 Longueuil (Québec) J4H 4G4 Téléphone : (450) 679-0530 \u2022 Télécopie : (450) 679-6372 Courriel: fpccq@fpccq.qc.ca, Internet : http://www.fpccq.qc.ca puceron ou soya Pour obtenir l'information.et les commentaires sur le marché des grains Service de messagerie vocale (gratuit) 1 800 361-1345 \u2022 1 800 361-9736 \u2022 1 800 361-2095 (514) 521-1717 - Ligne de Montréal 4 I GRANDES CULTURES AVRIL 2006 ÉDITORIAL Le temps d\u2019une réflexion X A la fin février 2006, le Journal de Montréal rapportait des propos des représentants de la Coop fédérée qui laissaient entendre que ceux-ci auraient déclaré que les producteurs de porcs connaissaient des difficultés financières en partie en raison du prix élevé des grains.Dans l'édition du 16 mars 2006 de La Terre de chez nous, Claude Lafleur, directeur général de la Coop fédérée, s'adressait aux producteurs pour apporter des précisions à ces propos.Il jugeait alors nécessaire de clarifier la situation suite, entre autres, à une lettre que j'avais adressée au président de la Coop fédérée dans laquelle je lui demandais que celle-ci ajuste son discours.Cet épisode, dont il faut se garder d'exagérer la gravité, doit tout de même susciter une réflexion sérieuse, dans tout le monde agroalimentaire comme dans la société en général, sur le modèle d'agriculture que nous désirons au Québec.Nous avons souvent souligné à la FPCCQ le bagage historique de l'agriculture québécoise alors que nous mettions en place, il y a plus de trois décennies, une série d\u2019outils et d\u2019institutions qui devaient nous aider à rendre le Québec autonome sur le plan alimentaire.Dans notre secteur, c\u2019est principalement par le programme d\u2019assurance stabilisation des revenus agricoles qui devaient donner aux producteurs de cultures commerciales le filet de sécurité nécessaire à l\u2019obtention de l'au-tosuffisance en grains.Dans d\u2019autres productions, cela aura été le contingentement de l'offre ou une autre forme de mise en marché collective.Chaque groupe a instauré les outils qu\u2019il jugeait le plus à propos.A voir le haut niveau de compétitivité de notre agriculture aujourd'hui, malgré les adversités que nous traversons, force est de constater que le modèle agricole a su relever les défis qui se sont présentés à lui.Cependant, notre modèle ne nous a pas mis à l'abri de deux phénomènes très influents du développement agricole dans tous les pays industrialisés.D'une part, les producteurs agricoles de plusieurs de ces pays voient un étau se resserrer sur eux par la mondialisation qui est souvent présentée avec fatalisme par des institutions comme l'OMC qui semblent plus ani-par un esprit mercantile que Dans des pays comme le semblent avoir oublié les motifs profonds du soutien à leur agriculture, cette pression de la mondialisation exige aux agriculteurs de toujours encaisser le choc des politiques de concurrence déloyale comme les subventions octroyées aux producteurs de maïs américains.Il en résulte une course vers la spécialisa- tion où les producteurs espèrent s\u2019en sortir en réalisant les économies d'échelle permises par cette spécialisation.Nous nous retrouvons donc aujourd'hui à parfois nous affronter entre collègues agriculteurs québécois sur des débats économiques qui ne voient pas assez loin dans l\u2019avenir.Un passage de la réaction de M.Lafleur m'a donné cette triste impression de vision incomplète.En dénonçant le recours aux droits compensateurs et antidumping qu\u2019ont exercé les producteurs de maïs du Canada, ce dernier me laisse perplexe sur le désir de certains intervenants agricoles de conserver les fondements du modèle agricole québécois.Car trop rarement les médias grand public ont-ils souligné le fait que ce recours était utilisé après d'âpres luttes auprès du gouvernement fédéral qui se sont malheureusement avérées vaines pour obtenir une nouvelle politique de sécurité du revenu.Nous espérons que le recours que nous exerçons aujourd'hui sera perçu pour ce qu'il est : un cri d\u2019alarme à tous nos collègues des autres productions agricoles comme à la société en général afin de repenser le modèle d'agriculture que nous voulons.Dans ce modèle, la concurrence doit-elle être au centre de toutes les orientations définissant les politiques agricoles?Cette concurrence, qui sévirait entre les agriculteurs comme dans tout autre pan de l'économie aux structures complètement dissemblables, serait-elle au service du bien public?En sommes-nous venus à dire qu\u2019il est justifié de délaisser notre capacité d'autosuffisance dans un secteur pour l'essor des exportations de l'autre?J'invite tous les agriculteurs du Québec à réfléchir à ces questions, car, en y pensant bien, elles sont aussi à l\u2019origine d'autres enjeux comme l'agroenvironnement, la recherche publique en agriculture, la cohabitation rurale et l'autonomie alimentaire de notre nation.DENIS COUTURE, PRÉSIDENT FPCCQ GRANDES CULTURES AVRIL 2006 MARC-ANDRÉ CHAGNON DE SAINT-ANTOINE-SUR-LE-RI CH EUE U REPGRTAGE REPORTAGE 'w:; ' fÊ&ïïg ftjj! ngenta 12 GRANDES CULTURES AVRIL 2006 ACTUALITÉS Tableau 1 : Programme d'assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) Résumé des compensations pour l'année d'assurance 2005 Prévisions au 6 mars 2006 2005\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t3.2 t/ha\t3.3 t/ha\t3.1 t/ha\t7.2 t/ha\t3.5 t/ha\t3.0 t/ha\t2.3 t/ha Revenu stabilisé\tS/tm\t249.04\t271.52\t295.97\t198.03\t240.91\t298.56\t451.72 Prix du marché\tS/tm\t114.00\t117.00\t165.00\t127.00\t111.00\t280.00\t220.00 Compensation brute\tS/ha\t432,12\t509,93\t406,00\t511,39\t454.69\t55,68\t532,95 Cotisation nette\tS/ha\t140,83\t138,35\t102,60\t155,25\t155,14\t17,67\t91,37 Compensation nette\t$/ha\t291,29\t371,58\t303,40\t356,14\t299,55\t38,01\t441,58 Déjà reçus\tS/ha\t119.08\t144.67\t121.36\t177.02\t124.02\t36.78\t139.83 Solde à recevoir\tS/ha\t172,21\t226,91\t182,04\t179,12\t175,53\t1,23\t301,75 Pour plus de details, consultez le site Internet de la FPCCQ au www.fpccQ.Qc.ca à la section Soutien des revenus du Centre do documentation Tableau 2: Programme d'assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) Résumé des versements nets à recevoir (S/ha) Présidons au I, mars dtllllj |\t;\t| Annéo\t\tDato approximative du versement\t\t\t\t\t\t\t 2e avance\t2005\tAvril 2006\t84,82\t115,44\t91,02\t72.28\t85,67\t.\t169,28 Paiement Hnal\t2005\tFévrier 2007\t87,39\t111.47\t91.02\t106.84\t89,87\t1,23\t132,47 Pour plus de details, cunsuhez le site Internet de U FPCCQ eu srww.fuccu uc ce i la aectian Soutien des rerenus du Centre de documentation.plus disponible à compter du printemps 2007 et la seule façon de participer à ce programme sera en s'adressant directement à la Fédération sur une base de participation volontaire et selon les exigences d'AAC au niveau des formulaires à remplir.Cela s\u2019explique par la nécessité de gérer les données personnelles de chaque individu, aspect impossible à gérer en termes d'échange d'information avec la FADQ et certains aspects juridiques liés.Ainsi, nous avons réussi à obtenir un sursis d'un an à cet effet de la part d\u2019AAC pour l\u2019offrir à nouveau en 2006 via la FADQ, mais cela deviendra impossible pour 2007.Il est important de noter que pour participer au PACP via la Fédération (inscription volontaire), il est obligatoire de participer au programme d'assurance récolte et d'en fournir la preuve avant de pouvoir obtenir son avance.ASRA Erreur dans le paiement final 2004 La FPCCQ a été informée qu'une erreur s'était glissée lors de l'émission du paiement final 2004 à l\u2019ASRA, que les producteurs ont reçu en février 2005.Ce sont les producteurs de soya qui ont été affectés.En effet, un problème informatique a fait en sorte que le remboursement prévu n\u2019a pu être fait.Les producteurs ont donc reçu trop d\u2019argent.Une récupération devra donc être faite lors du prochain paiement.Année d\u2019assurance 2005 Au moment d'écrire ces lignes, la FPCCQ était sur le point de commencer les discussions entourant le versement d'avril (2' avance de 2005) avec la FADQ.Le tableau 1 présente les montants de compensations qui sont actuellement prévus.Cependant, certaines informations ont été obtenues à l\u2019effet que certaines cotisations pourraient être revues à la hausse.Il va sans dire que la FPCCQ s'opposera si tel est le cas.Les prévisions de versements qui sont présentées au Tableau 2 sont donc, aux yeux de la FPCCQ, inférieures à ce qui est souhaité.Des représentations continueront donc en ce sens.Année d\u2019assurance 2006 De même, les informations concernant les montants de crédits printaniers versés via le programme ASRA n\u2019étaient pas connues au moment de mettre sous presse.Le tableau 2 ne présente donc pas, contrairement à ce que nous souhaitions, les prévisions de versements pour cette nouvelle année.Nous vous tiendrons informés en temps opportun par des publications sur le site Internet de la FPCCQ.Droits compensateurs et antidumping Le 15 mars 2006, l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a rendu sa décision définitive à l'égard des droits compensateurs et antidumping.Elle a alors confirmé la décision provisoire qu\u2019elle avait rendue le 15 décembre 2005 à l\u2019effet que la production de maïs des États-Unis est l'objet de « subventionnement » et de «dumping » sur le marché canadien.Par conséquent, l'ASFC a maintenu provisoirement les droits compensateurs et antidumping imposée le 15 décembre 2005 au montant de 75 $ CA/t (1,65$US/boisseau), et ce, jusqu'à la décision finale que rendra le Tribunal canadien du commerce extérieur (TCCE) le 18 avril 2006.Le TCCE est en effet responsable de déterminer si le « subventionnement » et le « dumping », causent un dommage ou menacent de le faire aux producteurs de maïs du Canada.Si le TCCE devait en conclure ainsi, l'ASFC a d'ores et déjà déterminé le montant des droits permanents qui devraient être imposés aux importateurs de maïs américain.Ces droits compensateurs et antidumping seraient alors, pour une période de cinq ans, établis à quelque 68 $ CA/t (1,47 $ US/boisseau).Par ailleurs, le 20 mars 2006, la coalition des Producteurs de maïs du Canada (PMC), dont fait partie la FPCCQ, s\u2019engageait dans une étape cruciale du processus conduit par le TCCE alors que GRANDES CULTURES AVRIL 2006 13 I i ACTUALITÉS *.*v \u2022/-/ T' j .» I.+L' if i Ls \u2022 * V t^Xy^.W ¦sam '2$M SjfHg&gj fFte*** pgal mmmm ¦>PCXj(; V»L .i- ' SitS&MjjP «üti -A»- tgsS; 1~V*V/V«SmK KJ^SBîr \u2022>v-; ifejnEËf jtt&pipt P»:, ?IM^ a* 7J>Yv >V'Vf£j2$ MM te't-; i Stïw « rviy ÿi -tl œ afeltè ce dernier entamait ses audiences pour approfondir son examen des dommages.Par ses audiences, et d'autres éléments composant son enquête, le TCCE sera en mesure de rendre sa décision définitive le 18 avril 2006.Au moment d'écrire ces lignes, il était trop tôt pour analyser avec précision les impacts à court terme sur les marchés de la décision de l'ASFC.Toutefois, la FPCCQ espérait que le marché se réajuste en fonction des éléments fondamentaux du marché.Ainsi, il était à espérer que les prix offerts aux producteurs québécois se rapprochent d'une valeur de remplacement qui refléterait mieux le fait que l\u2019Ontario aurait besoin d'une importation de 1,3 million de tonnes de maïs pour suffire à sa demande.Mise en vente en commun du blé de consommation humaine Nous tenons à rappeler à tous les producteurs qui prévoient produire du blé de consommation humaine en 2006 qu'il est primordial de compléter et d'envoyer à la Fédération votre fiche d\u2019inscription avant le 10 juin 2006.Cette fiche a été envoyée à tous les producteurs de cultures commerciales en même temps que l\u2019avis de convocation à l'Assemblée générale annuelle 2006 au début mars.Si vous avez égaré cette fiche et que vous avez l\u2019intention de produire du blé de consommation humaine en 2006, nous vous prions de communiquer avec la Fédération au (450) 679-0540, poste 8599.Vous pouvez aussi communiquer avec nous si vous désirez prendre connaissance de toute la documentation d'information relative à la vente du blé de consommation humaine.À cet effet, la FPCCQ a produit un guide du producteur de même que deux bulletins Info-blé qui peuvent être très utiles à tous les producteurs.Ces documents sont aussi accessibles sur le site de la Fédération, à la section « Blé panifiable » du >< Centre de documentation » (http://www.fpccq.qc.ca/ cgi-bin/bbsconsult.cgi).Mentionnons que le guide sera mis à jour en avril.14 GRANDES CULTURES AVRIL 2006 Photo : Dominic Ganthicr/TCN SDYA Le point sur le puceron du soya et la stratégie d\u2019intervention en 2006 MICHELE ROY*, CLAUDE PARENT\u201d Détecté pour la première fois au Québec en 2001, le puceron du soya s'est depuis bien établi et est devenu un ennemi dont les producteurs doivent tenir compte.Plusieurs projets de recherche et de transferts technologiques ont démarré afin de mieux le connaître et ainsi permettre de développer une stratégie d'intervention adaptée à nos conditions de production.D'abord dans le cadre de la stratégie phytosanitaire du MAPAQ (2002-2003) et depuis 2004 dans le cadre d\u2019un projet de recherche MAPAQ-Université Laval, un réseau de surveillance a été mis en place dans les neuf principales régions productrices de soya.Les données issues de ces projets ont permis de suivre la progression du puceron du soya depuis son arrivée et au Réseau d\u2019avertissements phytosanitaires (RAP) en grandes cultures de communiquer cette information aux producteurs.En 2005, plusieurs projets de transferts technologiques ont démarré dans le cadre du Volet 11 du programme Prime Vert.Ils visent à établir la sensibilité des cultivars de soya, à mettre au point une technique de dépistage simple et efficace, à valider un seuil d\u2019intervention basé sur la densité des populations de pucerons et sur le stade phénologique ainsi qu'à évaluer l\u2019efficacité des traitements insecticides.Après seulement un an de travaux, il n'est pas encore possible d\u2019émettre des recommandations précises aux producteurs.Cependant, des pistes s\u2019annoncent prometteuses et continueront d\u2019être explorées au cours des travaux qui se poursuivront en 2006! D'abord, on est bien confiant de mettre au point une technique de dépistage adaptée du « speed scouting» américain.De plus, on devrait être en mesure de préciser les seuils d'intervention à partir d'une série d'essais réalisés chez les producteurs.Le puceron du soya est bien implanté et peut causer des pertes significatives de rendement.Cependant, il n\u2019est pas encore possible de prévoir la gravité des infestations à l'échelle d'un champ en particulier.Dans ce contexte, voici les éléments essentiels à considérer dans la stratégie actuelle proposée : PERFORMANCE LEGENDAIRE J\tto 9\t\" to .AMOS (819) 732-6296 (819) 782-5604 AGRITIRI RM.1SC.MONT-JOLI (418) 775-3500 Garage Paul-Émile Anctil Ltée MONTMAGNY (418) 248-0955 Bossé et Frère Inc.SAINT-BRUNO Lac St-Jean 1 877 343-2033 %® s: SAINT-HYACINTHE 450) 799-5571 1 866 615-5571 syjvtA c umiïriBaj SAINT-ROCH DE L'ACHIGAN (450) 588-2055 MACHIHIHIIS _R_: NORDTRAC disponible sur 700 - 800 - 900 Allez-y A FIELOSTAI vïfc/çE Voyez vos concessionnaires d\u2019élite KNOT AGCO FINANCE j^p^vww.fendt .com GRANDES CULTURES AVRIL 2006 15 SDYA A ¦¦ VS3f \u2022 w»,v* Mewl* - A-\u2014.- ' I» \u2022VS: smm 3>T MN»KCC Dur à battre 4205 River Green Parkway.Duluth.GA 30096 800-767-3221.wvAv.agcocorp com AGCO\u2019 is a Reg TM ol AGCO Corporation 2001 AGCO Corporation GRANDES CULTURES AVRIL 2006\t3 5 TEXTE IMPRIME SUR FOND GRIS OU DE COULEUR Groupe d'enfants devant quelques greniers de céréales assurant la sécurité alimentaire des familles du village de Kcndé (cercle de Bankass).VÛ-.V INTERNATIONAL \\fjgi a# nsi C\u2019est dans ce contexte que le gouvernement malien s\u2019intéresse à des organisations paysannes telles que celles issues du PACCEM afin d'assurer un transfert efficace des céréales des zones excédentaires vers les zones déficitaires.La stratégie proposée par U PA DI consiste en la mise sur pied d\u2019un programme de subvention au transport avantageux à la fois pour l\u2019État, les producteurs et les consommateurs de céréales, il s\u2019agirait d'un programme rappelant celui qui a permis le développement de la production de céréales dans l'Ouest canadien tout en donnant accès aux producteurs de l'est à des céréales à moindre coût, programme connu sous le nom « Nid de corbeau ».Cette subvention au transport permettrait d\u2019approvisionner les zones de déficits céréaliers permanents tout en faisant bénéficier les cultivateurs des zones productrices de prix sensiblement plus élevés pour leurs céréales.En contrepartie, les organisations paysannes devraient réserver une partie de leur stock pour l'approvisionnement des régions déficitaires.À long terme, ce partenariat entre l'État et les organisations paysannes pourrait agir à titre de solution de rechange pour remplacer le stock national de sécurité et contribuer davantage à la sécurité alimentaire du Mali.* conseiller-expert UPA DI Le membres de l'équipe d\u2019UPA DI en mission au Mali : Bernard Belzile, Mamadou Niang, Bassa Diané Dicko et Gino Pelletier.Grains avoine blé canola maïs orge sarrasin soya Sous-produits Semences Services: séchage, criblage, entreposage.Mise en marché: au comptant et à terme.> w w w pro c o*m pr-Svalcid.NOTRE PARTICIPATION A VOTRE ALIMENTATION Achat et vente de grains et sous-produits 4572, boul.Marie-Victorin, Varennes (Québec) Canada J3X 1P7 Téf.: (450) 652-3916 Sans frais: 1 877 652-3916 Fax:(450)652-7959 36 I GRANDES CULTURES AVRIL 2006 Protéger ses cultures et bien les alimenter, c\u2019est assurer son revenu PIERRE FOURNIER* j*«i \\ ».Les produits phytosanitaires ne sont pas nouveaux, de même que les engrais commerciaux.Pour le grand public, il faudrait réduire leur utilisation et, pour certains, carrément les abolir.On pense que ces produits nuisent à la « santé » des sols et des humains.pour plusieurs, ils n\u2019ont plus leur utilité.Un des « défis » de notre agriculture, c'est de produire « plus » sur « moins » de surface.Regardez ces statistiques de sols arabes disponibles par personne : en 1971, nous avions 0,40 ha, en 2002, seulement 0,24 ha et, en 2025, on parle de 0,20 ha/personne sur la terre.En Chine, à date, c'est moins de 0,09 ha/personne.Que faire pour continuer de satisfaire les besoins de 100 millions de nouvelles bouches chaque année sur la terre?Il faudra continuer à appliquer ce que la Recherche nous apporte, c\u2019est-à-dire, technologie et produits.Parlant de produits, voici les résultats d\u2019une étude commandée par le gouvernement américain concernant les produits phytosanitaires et les engrais minéraux.La question que l'on pose : Quel serait l\u2019impact de la non-utilisation d'engrais et de phytos, pendant cinq ans, sur la production alimentaire, aux États-Unis?sur la productivité des sols sur le coût de l\u2019alimentation sur l'environnement sur la balance économique.L\u2019économiste John M.Urbanchuk, de GRC Economies, Washington O.C.a tiré ces conclusions basées sur des faits scientifiques.1-\tUn moratoire de cinq ans sur les produits phytosanitaires réduirait l\u2019approvisionnement en nourriture par personne et la consommation de certains aliments dus à leur prix plus élevé.La disponibilité des fruits et légumes pourrait être coupée en deux.2-\tSans engrais, ni phytos pendant cinq ans, la quantité de maïs pourrait chuter de 43 %, celle du soya de 36 %, du blé de 40 %, du coton de 73 % et du riz de 69 %.3-\tIl pourrait y avoir jusqu\u2019à 45 % d\u2019augmentation du prix du panier d\u2019épicerie.La qualité nutritive des aliments étant plus basse, le risque pour certains types de cancer et de maladies du cœur serait plus élevé.La sécurité nutritive alimentaire serait affaiblie par la présence de toxines naturelles, certaines étant reliées à des types de cancer.Les personnes à plus faible revenu verraient leur pouvoir d\u2019achat restreint et pourraient dépenser jusqu\u2019à 1000 $ de plus, par année, pour se nourrir.4-\tCôté environnemental, pour produire la même quantité d\u2019aliments aux États-Unis, il faudrait utiliser 15,1 millions d'acres supplémentaires de terre, certaines étant classées « fragiles ou terres humides » et en défricher d'autres (déboisement).5-\tLes exportations agricoles pourraient chuter de cinq milliards de dollars par année et affecter la main-d\u2019œuvre, et en même temps, on devrait importer davantage d'autres pays, utilisateurs d\u2019engrais et de produits phytosanitaires.Cinq ans, ce n\u2019est pas long en agriculture, mais ce scénario pourrait bel et bien exister en l\u2019absence de produits que l'homme a découverts, vérifiés, utilisés, comparés et acceptés.Il n'est pas question, ici, de vouloir utiliser à tout prix, tel ou tel produit: entre l'émotion et la science, il y a tout un monde, soulignait le D Ariel Fenster, au 2' colloque sur l\u2019environnement, tenu à Sherbrooke.La recherche se raffine tous les jours et améliore sa performance.Il faut produire ce que la planète exige.de la nourriture.Une dernière statistique pour réfléchir : il se produit environ deux milliards de tonnes de diverses céréales (avoine, blé, orge, maïs), de soya, de canola, etc.chaque année autour de la planète.Que représente ce volume?Une ceinture de grains de 20,1 mètres de largeur par 2,6 mètres d\u2019épaisseur autour de la terre, soit 40,000 kilomètres (niveau de l\u2019Équateur).Et cette ceinture rallonge de 1045 km chaque année.Avant de penser à tout bannir ou de blâmer l\u2019utilisation d\u2019intrants agricoles, il faudrait plutôt aider l\u2019agriculture à valoriser au maximum chaque action qu\u2019elle apporte au champ pour continuer à nous fournir un coût d\u2019aliments des plus bas dans le monde.Une mauvaise année de rendement ou de qualité pour le consommateur, ça n\u2019existe pas.Les chaînes alimentaires débordent de produits, mais pour le producteur agricole, une mauvaise année en est une de trop! *agronome conseil Réf: U.S.D.A.et Across the table byJ.M.Urbanchuk.GRANDES CULTURES AVRIL 2006 37 ' rerre de chez nous .T*,\t\u2022 - Uÿj» »-fL-C _ Abonnements \u2014 Adresse : Les bienfaits du grain entier Ville : Nous savons déjà que d\u2019intégrer des céréales de grains entiers dans notre alimentation avec des effets bénéfiques sur notre santé.Une étude préliminaire du Service de la recherche agricole du Département de l'Agriculture des États-Unis, a poussé un peu plus loin les sources de ce bienfait.La consommation de grains entiers a un effet sur les niveaux de certains gras dans le corps.Pour saisir comment agissent les grains sur notre corps, une étude pratique a été menée auprès de dix volontaires féminins.La moitié d'entre elles ont mangé, pendant trois jours, des repas comprenant des grains transformés alors que les cinq autres ont adopté un menu constitué de céréales complètes.Pour Depuis 1929, La Terre de chez nous est le pilier de l'information agricole au Québec.Chaque semaine, plus de 100 000 lecteurs la consultent.Avec votre abonnement, vous recevrez aussi les publications suivantes : Bovins du Québec \u2022 Forêts de chez nous \u2022 La Bio-Terre Grandes Cultures \u2022 L'Utili-Terre ¦ Agri-Portrait Code postal : Téléphone : (___) 555, boul.Roland-Therrien Abonnez-moi à La Terre de chez nous pour : Québec O 1 an: 55,22$\t02 ans: 85,12$ O3 ans: 109,28$ (Taxesincluses) fertilec llée/llil Gestion écologique de la végétation \u2022\tGamme complète dans les engrais granulaires ou liquides : minéraux - biologique OMRI approuvé.\u2022\tGamme complète dans les semences : revégétation - couvre sols - gazon - fleurs sauvages, etc.\u2022\tGamme complète de produits contre l'érosion : instruments ae mesure, de précision, etc.Contacter Pierre Fournier, agronome-conseil Tél.: 1-888-831-1085 1260, chemin Filteau\tFax : 1 -888-836-1915 Saint-Nicolas, Québec G7A 2M1 Courriel : gosselin@fertilec.com Une récente étude américaine explique comment le grain entier contribue à abaisser la présence de gras indésirable dans notre organisme.le premier groupe, par exemple, le plat d\u2019accompagnement était composé d'orge perlée et pour l'autre, de riz blanc.Une prise de sang effectué sur les participantes a démontré une différence notable sur les particules, dans le sang, qui y assurent le transport des matières grasses.Les consommatrices de repas comportant des farines et grains transformés avaient un taux plus élevés de triglycérides sur ces particules que celles ayant la diète à base de grain entier.Un taux de triglycérides élevé est associé à un risque plus élevé de maladies du coeur.Il est recommandé de consommer trois portions de produits de grains entiers quotidiennement.La plupart des Américains n\u2019en consomment pas une.¦¦mam DE CHEZ NOUS Nom : Je m'abonne Longueuil (Québec) J4H 3Y9 ?Chèque\t?Cartes de crédit (Visa/Master Card) Ci-Joint la somme de :_____________$ No.:_________________________________ (450) 679-8483 poste 7274 www.laterre.ca WÊÊÊÊÊÊIÊÊÊIÊÊÊEÊlÊÊIÊÊÊÊÊIÊÊItÊIÊÊIKMi TPS : R 1218 5132 3\t.\t/ j TVQ : 1006 1126 05\t- Prix en vigueur au Québec jusqu'au 31 juillet 2006\t_________________ Extérieur au Québec : contactez-nous.\tSignature 38 GRANDES CULTURES AVRIL 2006 Photo : USDA DuPont Battalion herbicide Soyez maître de la situation dès le début \u2022 Appliquez Battalion\"0 en prélevée, avant que les graminées nuisibles et les mauvaises herbes à feuilles larges aient une chance de s\u2019établir \u2022 Assure le meilleur contrôle des mauvaises herbes sorties de terre dans sa catégorie -élimine même le chiendent \u2022 Exige une moins grande quantité de pluie pour l\u2019activation dans le sol et donne des résultats plus constants que les autres herbicides de prélevée \u2022 La plus large fenêtre d\u2019application de tous les produits à application unique - de l\u2019ensemencement au stade 3 feuilles - ce qui représente près de 27 jours1 Des questions ?Adressez-vous à votre détaillant, composez le 1 800 667-3925 ou encore, visitez www.dupont.ca/ag D'après la moyenne des données Growth Stage recueillies sur une période do 30 ans Comme avec tous les produits de protection des cultures, suivre attentivement les instructions sur l\u2019étiquette.© 2006 DuPont.Tous droits réservés, le logotype ovale DuPont\u2019, DuPont \", les miracles de la science'1 et Battalion ' sont des marques déposées/de commerce de E.I.du Pont de Nemours and Company.La compagnie E I.du Pont Canada est un usager licencié.Membre de CropLife Canada.Les miracles de la science~ 3? to/m( z 150 £ 100$ GRAINS Infos : Profit incluant les coûts technologiques Pris du grain i lût SA et pris de la paille à ISO SA>alle Source : S sites ferme Techno-Champs en 2003,2004 et 200S.Un choix qui rapporte sur le «champ Orge Cyane CYANE CHAPAIS mm Les résultats sont stupéfiants.L'orge Cyane devance sans contredit l\u2019orge Chapais.Avec un rendement additionnel de 371 kg/ha de grains et un surplus de 37 balles/ha de paille, vous obtiendrez un profit supplémentaire de 77 $/ha.Voilà un choix payant ! COOP Consultez votre expert-conseil.La force d\u2019un réseau 1\t \t______ \\ \t;\t¦ /v:ï I;'\u2019.' r; !\t il\tPAILLE \tmmt "]
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