La terre de chez nous, 8 mars 2007, Supplément
[" \u2022\u2022\u2022 \u2022 VOLUME 17 N° 2 - MARS 2007 ?ES PRODUCTEURS AU SERVICE DES PRODUCTEURS i DOSSIER FERTILISATION Nos journalistes vous ont préparé un dossier très élaboré sur la gestion de la fertilisation azotée.MARCHE Dans une analyse précise, Amina Baba-Khelil nous présente un portrait clair sur les rouages de la production de l'éthanol et son impact sur le marché des grains.www.fpccq.qc.ca SUPPLÉMENT DE LA TERRE DE CHEZ NOUS REPORTAGE Michel Adam et la fertilisation en semis direct UE MABAZINE 101059 02-07 L'azote se liquéfie et forme une solution à l'intérieur de la protection.La vitesse de passage de la solution vers le sol correspond à la courbe de demande en N de la culture.La vitesse de libération de l'Azote Réflexe est déterminée par la température et l'humidité du sol.Ce sont ces deux mêmes facteurs qui conditionnent la croissance de la plante et sa demande en nutriments.En harmonie avec l'environnement, l'Azote Réflexe permet de maximiser chaque dollar investi.réflexe naturel ! L'Azote Réflexe est un fertilisant azoté protégé d'une couche de polymère qui libère son contenu de façon contrôlée en symbiose avec les besoins de la culture.\u2022\t¦ \\ / v i La mince pellicule de polymère flexible réagi aux conditions environnementales -, .JK' \u2019-f qui prévalent et rend l'azote disponible quand les plantes en ont réellement besoin.La protection unique à base de polymère permet à l'eau de diffuser vers, l'intérieur du granule en dissolvant l'azote qui s'y trouve.mm N entre dans le sol nu moment où la plante en a le plus besoin N devient en solution dans le granule L\u2019eau pénètre à travers la protection de polymère Pour en savoir plus sur l'Azote Réflexe ou les fertilisants à Réflexe Naturel, veuillez consulter l\u2019expert-conseil de votre coopérative.Azote! www.reflexena turel.com CO-OP La force d\u2019un réseau MARS 2007 Supplément de La Terre de chez nous (TCN) ÉDITEUR Direction des publications Union des producteurs agricoles 555, boul.Roland-Therrien Longueuil (Québec) J4H 3Y9 Tél.: (450) 679-8483 Courriel : cultures@laterre.ca Site Web : www.laterre.ca DIRECTEUR Loïc Hamon RÉDACTEUR EN CHEF, DÉLÉGUÉ AUX MAGAZINES Michel Beaunoyer SECRÉTAIRE DE PRODUCTION Lorraine Trottier JOURNALISTES Rénald Bourgeois Martine Giguère COLLABORATEURS Amina Baba Khelil, Luc Belzile, Hubert Brochard, Pierre Fournier, Patrie Ménard, Christian Overbeek CONCEPTION GRAPHIQUE Groupe Charest CHEF DE PRODUCTION Carole Lalancette INFOGRAPHISTE Nancy Litjens IMPRESSION Imprimerie Solisco REPRÉSENTANTS PUBLICITAIRES Christian Guinard.Sylvain Joubert, Sylvain Lalonde.Réal Loiseau DIRECTEUR DES VENTES DE PUBLICITÉ Jacques Long Tél.: (905) 335-5700 Téléc.: (905) 335-5001 TIRAGE ET ABONNEMENTS Marie-Josée Rheault DÉPÔT LÉGAL Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0832-5634 Prochaine parution : 12 avril 2007 Date de tombée publicitaire : 22 mars 2007 Le magaeine \u2022 Grandes Cultures \u2022 parait cinq lois par année.Dans la présente publication, le générique masculin est employé sans discrimination el uniquement dans le bul d'alléger le texte.PHOTO COUVERTURE : Michel Beaunoyer Si ssss,.: 5 mm i ' V\u2019\u2022'(VCi o.y'A ¦ ï.v wV.'\u2022> v> i vV / 7t ÉDITORIAL Les fruits de notre persévérance MARS 2 ?7 Dans le cadre de notre dossier portant sur la fertilisation, nous avons rencontré Michel Adam, à Saint-Prosper de Champlain, qui pratique le semis direct depuis quelques années, pour saisir comment il gérait la fertilisation dans ce contexte particulier.ACTUALITÉS -ASRA paiement final 2005 -\tMise en vent en commun du blé -\tAjustements pour l\u2019année d\u2019assurance 2006 -\tPrix du blé de consommation humaine -\tEnquête du coût de production 2005 -\tOutils de mise en marché -\tNouveau programme de paiement anticipé (PPA) -\tProgramme de paiement anticipé 2006-2007 DOSSIER FERTILISATION (AZOTE) -Azote et climat -\tMesurer les nitrates en postlevée -\tLes effets de la saison -\tL\u2019azote en semis direct 24 MARCHÉS Grains et biocarburants : vers quel horizon?28 MARCHÉS Faits saillants du marché 32 PATHOLOGIE Quand les racines du maïs voient rose! 38 CHRONIQUE Pistes de réflexion pour la gestion des sols POUR NOUS REJOINDRE Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec (FPCCQ) 555, boul.Roland-Therrien, bureau 505 Longueuil (Québec) J4H 4G4 Téléphone : (450 ) 679-05 3 0 \u2022 Télécopie : (450) 679-6372 Courriel: fpccq@fpccq.qc.ca, Internet : http://www.fpccq.qc.ca » \u2022 Vi \u2018-\u2018«N ' A \u2022 * » l! Pour obtenir l'information.et les commentaires sur le marché des grains Service de messagerie vocale (gratuit) 1 800 361-1345 \u2022 1 800 361-9736 \u2022 1 800 361-2095 (514) 521-1717 - Ligne de Montréal 4 GRANDES CULTURES MARS 2007 ÉDITDRIAL Les fruits de notre persévérance Le 8 janvier dernier, les ministres fédéraux du Commerce international et de l\u2019Agriculture, David Emerson et Chuck Strahl, ont annoncé que le Canada demandait, dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), des consultations avec les États-Unis sur les subventions destinées à leurs producteurs de maïs, mais aussi sur l\u2019ensemble des subventions agricoles de ce pays.Le ministre Strahl expliquait lors de cette annonce que le Canada mettait en œuvre un tel recours parce qu'il jugeait que ces subventions des États-Unis portaient toujours préjudice aux producteurs de maïs du Canada.Les Producteurs de maïs du Canada (PMC), qui réunit les associations du Québec, de l'Ontario et du Manitoba, revendiquaient un tel recours depuis 18 mois.Bien que ces consultations puissent prendre plus de 12 mois, les provisions relatives aux règlements des disputes prévues à l'OMC permettent au Canada de demander la mise en place d'un groupe spécial si les consultations ne permettent pas de régler la dispute à l'intérieur d\u2019une période de 60 jours.Tous s'accordent pour dire que la démarche vise principalement à faire pression sur la machine politique américaine qui est en pleine période de renouvellement du Farm Bill.Ceci est en soi une bonne nouvelle.Dans un premier temps, avec l\u2019appui exprimé par un grand nombre de pays exportateurs, cette démarche permettra de donner plus de vigueur à la volonté de réduire les subventions internationales.Du même coup, par cette contestation et l'annonce qui y est associée, le Canada reconnaît publiquement le préjudice causé au secteur des grains et, conséquemment, son obligation d\u2019y remédier.Cependant, nous devons être prudents.Il ne faut pas que cette contestation devienne un moyen d'acheter du temps pour le gouvernement fédéral.Les producteurs de grains du Canada n\u2019ont toujours pas de filet de sécurité adéquat pour pallier une chute des prix.Les risques sont toujours là.D'ailleurs, la proposition de modification du Farm Bill par l'administration Bush démontre à quel point les États-Unis sont excessivement hésitants à diminuer leurs subventions au secteur des grains.Cette dernière proposition vise essentiellement à abaisser les seuils maximums d\u2019intervention par entreprise et à rendre plus « verts » certains programmes.Cependant, en général, les sommes versées aux entreprises productrices de grains pourraient demeurer dans le même ordre de grandeur, c'est-à-dire très généreuses.En fait, en période de prix élevés, les sommes versées sous forme de paiements fixes par hectare pourraient même être à la hausse.Autre inquiétude, l'augmentation du budget des États-Unis pour les programmes de conservation et d'environnement permettra d\u2019atteindre de nouveaux objectifs dans ce pays qui pourront devenir une référence ici, mais sans les budgets nécessaires.La Fédération suit donc avait intérêt les débats et analyses liés au renouvellement du Farm Bill des États-Unis, il est évident que les orientations du Canada évolueront aussi au fil de ce processus qui a cours au sud de la frontière.De notre côté, nous utiliserons, seul et en collaboration, tout l'espace que nous donne actuellement les consultations fédérales et l'approche de la campagne électorale fédérale afin de rappeler l'existence du préjudice économique et le besoin incontournable d\u2019offrir des programmes fédéraux aptes à contrecarrer les effets passés et présents du Farm Billies États-Unis.En agissant ainsi sur plusieurs tableaux, nous sommes confiants qu\u2019une accumulation de gains nous mènera à la victoire tant espérée, soit celle de l\u2019équité et de la pérennité pour nos entreprises familiales.Nous pourrons alors dire que notre persévérance a donné tous ses fruits.CHRISTIAN OVERBEEK GRANDES CULTURES MARS 2007 5 REPORTAGE REPORTAGE MICHEL ADAM DE SAINT-PROSPER DE CHAMPLAIN ^ « - - ** !*.« -JSi Converti au semis direct depuis longtemps, et le pratiquant sur resemble de ses terres depuis 2004, Michel Adam sait que la j^tilisation se présente d\u2019une façon bien différente dans ce contexte Le fait de ne plus labourer la terre a complètement changé son approche en fertilisation.L GRANDES CULTURES MARS 2007 GRANDES CULTURES MARS 2007 MICHE! BEAUNOYER IIEXTE El PHOTOS! \u2018XfP.[J: BSS ¦f ffl KI1 mm Mai, vous savez, c'est rendu que je trouve ça beau de voir des cotons de maïs dans la neige.» SSP REPORTAGE CJ est en 1991 que Michel Adam a commencé à s'intéresser au semis direct.En fait, dès qu\u2019il a converti la ferme paternelle d'élevage de bovins aux grandes cultures, la technique du semis direct a piqué sa curiosité.« En partant, la charrue, j'haïs ça, «tranche-t-il avec un sourire complice.Il a donc procédé à des essais graduels, notamment en établissant diverses parcelles comparatives, avant d'y aller uniquement avec cette méthode de semis sur l'ensemble des 243 hectares de sa ferme.Il faut dire que là où il se trouve, sur le lit de l'ancienne mer de Champlain, la terre est particulièrement fertile.De plus, situés entre fleuve et montagne, ses champs bénéficient d'un microclimat favorable, permettant d\u2019accumuler souvent quelque 2600 unités thermiques.Ceci étant dit.même avec des terres fertiles et un producteur compétent, en semis direct, rien n'est aussi simple qu'il n\u2019y paraît.Avec cette approche, la structure du sol.son aération et son drainage, ainsi que sa fertilité sont affectés.« Je savais qu\u2019en adoptant cette pratique j'allais devoir compter au moins trois ans avant de voir les rendements se stabiliser, » explique M.Adam.Mais dans son calcul, ce sacrifice temporaire de rendement en valait le coût.Il considère que sa terre ne s'est jamais aussi bien portée depuis et rapporte des hausses de rendement de 10 à plus de 20% dans le maïs, comparativement aux résultats d'avant le semis direct.M « Une des conséquences importantes du semis direct, c'est qu'il faut savoir comment ajuster la fertilisation, explique Michel Adam.En fait, un des dangers, c'est de ne pas réduire les engrais au rythme de l\u2019enrichissement du sol.J\u2019ai des amis qui s\u2019adonnent au semis direct qui ont passé de 200 unités d\u2019azote à 130, dans le maïs, en l\u2019espace de 15 ans.» Dans son cas, les apports ont été réduits de façon beaucoup moins radicale.On parle ici d'un taux d'azote partant de 150 unités réduit à 130 unités dans le mais.En ce qui concerne le soya, qui partage avec le maïs et les petites céréales le tiers des superficies, aucune fertilisation supplémentaire n'est apportée.Le soya est planté directement sur le retour de maïs, et le plant trouve dans le sol tout ce qui lui faut pour se développer.La méthode d'application de l'azote et des autres engrais minéraux a été adaptée pour bien répondre aux besoins de la plante.Concrètement, on parle ici d'un fractionnement de l'azote en trois étapes dans le maïs.La première est faite en démarrage, en combinaison avec le phosphore, dans le planteur.À l'étape des deux feuilles, une cinquantaine d'unités d'azote et de la potasse seront appliquées à la volée.Comme l\u2019explique M.Adam, ce passage vise principalement à accélérer la décomposition des résidus de soya ou de blé au sol.On évite ainsi que cette décomposition détourne l'azote destiné à la croissance du plant de maïs.Le dernier apport d'azote est injecté dans le sol.sous forme liquide, lorsque le plant a atteint le stade des cinq à huit feuilles.« C'est à la suite de cette dernière étape que je vais pouvoir totaliser les apports d'engrais, explique Michel Adam.En juin, je vais savoir si j\u2019ai mis 130 ou 150 unités d'azote.» Évidemment, l\u2019analyse des rendements permettra par la suite au producteur d'évaluer sa stratégie, et de l'ajuster au besoin.« En semis direct, résume-t-il.dans le soya, c'est la terre qui fait tout le travail.Dans les petites céréales, on fait la fertilisation selon le même scénario que dans le maïs, mais à plus faible dose.» Une des particularités du semis direct, lorsqu'il est temps de semer du maïs sur un retour de blé.c'est qu'un coup de herse est nécessaire au préalable afin d'enfouir les résidus qui.dans ce cas spécifique, pourraient nuire à la croissance des plants.Pour Michel Adam, le semis direct est une façon de réduire considérablement l'utilisation de fertilisants.Cela s'explique par la richesse du sol et de sa vie microbienne, mais aussi par des facteurs comme la réduction de l'érosion de la couche fertile du sol, grâce à la présence de résidus, ou encore le réchauffement plus rapide du sol au printemps.« Moi, vous savez, c'est rendu que je trouve ça beau de voir des cotons de maïs dans la neige, » conclut le producteur.Avec un scclwir et lu capacité il'entreposer (Ml tonnes île grainM Michel Adam a de la flexibilité| lorsqu 'il est temps de mettre récolte sur le matïhé.w J ¦ sa I ilM ,1 tfi ii M lit ii ria h « S I :\t!\t!-j A la récolte, on laisse les tiges de maïs.ÏJàw 4 Elles protégeront le sol de l'érosion.\\Leur décomposition enrichirp Iç sol 'au printemps.I______» « S» J ZÀÉ&SÏ.X:- s-Kx îm i*W \u2022 » .-ÏX-îigSi.H m ï-r-r Ai A CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT EN RAISON DU TEXTE IMPRIME SUR FOND GRIS OU DE COULEUR base brute (les frais ne sont pas déduits) f.t rv i.t .\u2022 ¦V'-Î-V-'V' JfcA* < ;t» '.rV< M* ê ?i-vQiV JTl i V.J BJ&î-iJi «ma GRANDES COLT ASRA PAIEMENT FINAL 2005 Au moment d\u2019écrire ces lignes, les producteurs étaient sur le point de recevoir un paiement d\u2019ASRA (février 2007).Les montants sont présentes dans le tableau suivant.Ce paiement touche deux années d\u2019assurance : le paiement final de 2005 et un ajustement pour 2006.\tPaiement final\t1\"avance \t2005\tajustement 2006 \t(S/ha)\t(S/ha) Avoine\t101.04\t15.37 Blé d\u2019alimentation animale\t111.26\t12.21 Blé d\u2019alimentation humaine\t159.89\t3.49 Maïs grain\t187,67\t-82.90 Orge\t103,94\t16,58 Soya\t-5,55\t-13.14 Canola\t162.31\t-57.01 AJUSTEMENTS POUR L\u2019ANNEE D\u2019ASSURANCE 2006 La FADQ profite de l\u2019émission d\u2019un paiement pour procéder à des ajustements de compensation.Les ajustements font en sorte que des sommes sont enlevées du paiement final, donc que les producteurs doivent faire un remboursement dans certaines cultures (c\u2019est le cas du maïs grain, du soya et du canola).Pour les autres cultures, les ajustements résultent en des sommes supplémentaires qui sont versées aux producteurs.RETENUES PPPCO La FADQ procède également à la retenue du solde du PPPCO.soit du montant que les producteurs ont reçu en octobre 2006.Il a ete décide que cette aide soit versée dans le fonds d\u2019assurance, en reduction du deficit.Ces montants sont individuels et sont indiqués sur la fiche de paiement des producteurs.PRIX DU BLÉ DE CONSOMMATION HUMAINE Avec la mise en place du service de mise en vente en commun du blé de consommation humaine à compter de 2005, certains changements ont été apportés au revenu stabilisé et au prix de marché.Les frais de mise en marché (frais chargés aux producteurs et aux pools) sont inclus dans le coût de production et le revenu stabilisé.Ainsi, le prix de marché est présenté sur une U MARS 2007 AUTRES INFORMATIONS Les tableaux 1, 2 et 3 présentent les différents paramètres de calculs à l\u2019ASRA ainsi que des prévisions pour l'année 2006.Pour plus de détails, vous pouvez consulter notre site Internet ou communiquer avec Marie-Hélène Parent de la FPCCQ au 450 679-0540, poste 8468.MISE EN VENTE EN COMMUN DU BLÉ Les marchés des blés ont connu de fortes fluctuations depuis l\u2019automne.Les cours des blés panifiables ont grimpé en octobre en raison d\u2019une sécheresse désastreuse en Australie.Cette hausse du blé fut amplifiée par la flambée des cours du maïs qui entraîna à son tour une forte hausse des prix du blé fourrager au Québec, d\u2019autant plus que les provinces de l'Ouest canadien ont très peu de grades fourragers cette année.Mais la hausse des blés pani- fiables fut très vite freinée en novembre et décembre par une hausse des ensemencements en blés d'hiver aux États-Unis et de bonnes précipitations dans les États producteurs américains.Les marchés des blés se sont à nouveau redressés en janvier en raison de la très forte pression exercée par le maïs.Les marchés mondiaux ont connu un resserrement marqué de la différence de prix entre les blés de qualité supérieure et inférieure, doublé d\u2019une flambée des cours fourragers.Les prix des blés fourragers se sont donc rapprochés des blés panifiables.La campagne de commercialisation de l\u2019agence de vente du blé a eu deux objectifs fondamentaux : essayer de capitaliser sur les fortes poussées de prix pour augmenter les ventes dans la mesure du possible tout en positionnant l\u2019agence comme un fournisseur fiable et régulier par rapport aux clients.Les principaux marchés ciblés ont été les minoteries du Québec, qu'elles Tableau 1: Programme d'assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) Résumé des compensations pour l'année d'assurance 2005 Données finales 2005\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t3.2 t/ha\t|\t3.3 t/ha\tj\t\t3.1 t/ha\t|\t7.2 t/ha\t|\t\t3.5 t/ha\t3,0 t/ha\t2,3 t/ha Revenu stabilisé\tS/tm\t249.45\t273.33\t336,90\t201.87\t242.99\t298,80\t465,73 Prix du merché\tS/tm\t112.00\t120.33\t182.00\t117.30\t109.40\t282,67\t210.92 Compensation brute\t$/ha\t439,83\t504,91\t480,19\t608,88\t467,56\t48,40\t586,07 Cotisation nette\tS/ha\t135,38\t131,22\t111,08\t158,60\t150,75\t17,17\t94,30 Compensation nette\t$/ha\t304,45\t373,69\tH 369,11\t|\t450,28\t\t316,81\t31,23\t491,77 \t\t\t\t\t\t\t\t loéja retu»il;\tI S/ha |\t304,45\t|\t373,69\t|\t369,11\t|\t450,28\t|\t316.81\t|\t31,23\t|\t491,77\t| (1) Les montants déjà reçus Incluent le paiement final de février 2007.Ce paiement aura été reçu au moment de lire ces lignes.Pour plus da détails, conuhu h slta Intsrost da la FPCCQ su ¦wwJkççagxi I la action Soutm du nvtmu du CantnikàoajamMon.\t\t\tTableau 2: Programme d\u2019assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) Résumé des compensations pour l'année d'assurance 2006 Prévisions au 2 février 2007\t\t\t\t\t\t\t 2006\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \tI\t\t!\t3,2 t/ha\t|\t3,3 t/ha\t|\t3,1 t/ha\t|\t7.2 t/ha\t|\t3.5 t/ha\t|\t3.0 t/ha\t|\t2.3 t/ha\t|\t\t\t\t\t\t\t \tRevenu stabilisé\t$Am\t257,67\t281.18\t34765\t204,66\t249.68\t325,74\t471.43\t \tPrix du marché\t$Am\t126.00\t160.00\t234.00\t168,00\t133.00\t290,00\t285,00\t \tCompensation brute\t$/ha\t421,34\t399,88\t352,31\t263,94\t408,37\t107,22\t428,79\t \tCotisation nette\tS/ha\t142,73\t146,09\t117,89\t163,72\t158,19\t14,19\t166,60\t \t[Compensation nette |$/ha|\t278,61\t|\t253,79\t|\t234,42\t|\t100,22\t|\t250,18\t|\t93,03\t|\t262,19\t\t\t\t\t\t\t\t\tI \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \tDéjà reçus u'\tI S/ha\t125,37\t114,21\t105,49\t45,10\t112,58\t41,88\t117,99\t \tSolde à recevoir\tr$7iüT\t153,24\t139,58\t128,93\t55,12\t137,60\t51,17\t144,20\t \t(1) Les montants déjà reçus incluent l\u2019ajustement fait lors du paiement de février 2007.Ce paiement aura été reçu au moment de lire ces lignes.Pour b lus da détails, consuhu II dta kitsmst da la FPCCQ au www.focctjijc.ci à la nctioii Soutkn cks rtrma du Ùtntn tk àxunientitioa.\t\t\t\t\t\t\t\t\t Tableau 3: Programme d'assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) Résumé des versements nets à recevoir ($/ha) Ertoütent m litofcciflfll \tAnnée\tDite approximative du versement\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t 2e avance*\t2006\tAvril 2007\t69,65\t63,45\t58,61\t25,05\t62,55\t23,26\t65,55 Paiement final*\t2006\tFévrier 2008\t83,58\t76,14\t70,33\t30,07\t75,05\t27,91\t78,66 \u2022PrHàkKtàk fPŒO b *atatCTXwwfKCTKCT àhMrtM Xwdwifarmn Ai CwOrAifari\u2014iftrtw- 10 GRANDES CULTURES MARS 2007 ACTUALITÉS I soient industrielles ou artisanales.Le plus gros défi cette année-ci a été les blés déclassés en raison des conditions agronomiques difficiles en 2006 caractérisées par de fortes pluies pendant le printemps et de l'été passés.L'agence a travaillé étroitement avec les centres de service accrédités au niveau de la ségrégation des lots et du criblage des blés.Le programme de ventes a fortement progressé, avec des expéditions prévues jusqu\u2019au mois de juillet.Les prix ont donc été fixés pour une grande proportion des pools, mais une partie importante de ces contrats de vente pour les mois à venir n\u2019a pas encore été expédiée.Cependant, l\u2019agence de vente a été en mesure de bonifier certains paiements préliminaires au mois de février.Pour tous les blés panifiables entreposés à la ferme, cette bonification a été de 40,50 $ la tonne tandis qu'elle se situait à 20,50 $ la tonne quant au blé fourrager (livré à la récolte ou entreposé à la ferme).Tous les producteurs recevront à la fin du printemps un paiement intérimaire.On s\u2019attend à une légère baisse des volumes de blés commercialisés par l\u2019agence en 2006-07 par rapport à l\u2019année précédente.Enquête du coût de production 2005 Les travaux reliés à l'enquête de coût de production sont toujours en cours.Dès que ce sera possible pour la FPCCQ, les syndicats régionaux seront informés des résultats.Les règles reliées à la confidentialité pourraient toutefois empêcher la divulgation de certaines données.Nous vous rappelons que ces nouveaux coûts de production seront mis en application pour l\u2019année d'assurance 2007.Outils de mise en marché Si, en tant que producteur de cultures commerciales, l'expression « Outils de mise en marché » commence à vous être familière, c\u2019est que, au moins, vous avez : -\tlu la section « Actualités » de la présente revue publiée en novembre 2006 -\tlu la documentation qui vous a été envoyée personnellement sur ce sujet début décembre 2006 -\trépondu au court sondage qui vous était proposé dans cet envoi (dans ce cas, merci pour votre collaboration) -\tconsulté les documents explicatifs sur le projet des « Outils de mise en marché » déposés depuis décembre 2006 sur le site Internet de la FPCCQ (www.fpccq.qc.ca) dans le « Centre de documentation », catégorie» Mise en marché» À travers ces différents moyens de communication, vous avez donc bien retenu que le premier outil de mise en marché qui vous est proposé, le système de recueil et de diffusion de l\u2019information (SRDI), est en cours d'élaboration.Vous avez également bien compris qu\u2019il ne s\u2019agit pas de la mise en place d'une agence de vente obligatoire pour quelque grain que ce soit, mais qu\u2019il s'agit tout simplement d\u2019un outil qui permettra au producteur d\u2019obtenir une information plus objective et plus exhaustive (prix ou base de prix, région, période de livraison) sur les transactions réellement établies entre les producteurs et les acheteurs.Cette information disponible en temps réel sera donc plus utile au producteur pour les décisions journalières qu'il a à prendre lui-même pour la mise en marché de ses grains.Soyez tranquille avec.la Solution Orange Produisez en toute confiance et obtenez les résultats attendus grâce aux solutions offertes par votre expert Agrocentre.LE MEILLEUR CHOIX POUR VOS CULTURES Semences \u2022 Fertilisants \u2022 Chaux \u2022 Protection des cultures Application à forfait \u2022 PAEF \u2022 Agriculture de précision Financement d'intrants sur place Igs Poin ranges Tous I» détails h voir* Agroctntre.AGRO CENTRE AGROCENTRE ST-PIE INC Saint-Pie-de-Bagot Saint-Valérien I 888 772-5140 AGROCENTRE VINISOL INC Nicolet 819-293-5851 I 800 567-7971 LES ENGRAIS LANAUDIERE INC Saint-Thomas-de-Joliette 450-759-1520 1800 363-1755 AGROCENTRE FARNHAMINC.Stanbridge Station Farnham 450-296-8205 1 800 522-8205 AGROCENTRE FERTIBEC INC Saint-Rémi Sainte-Martine Huntingdon 1877 FERTIBEC (1877 337-8423) AGROCENTRE ST-HYACINTHE INC Saint-Hyacinthe Saint-David Saint-Aimé 450-796-3360 1 800 363-2476 GRANDES CULTURES MARS 2007\t1 1 12 Ce rééquilibrage de la disponibilité de l'information entre acheteurs et producteurs dirigera ces derniers vers l\u2019objectif ultime de l'ensemble des outils de mise en marché : favoriser en priorité la consommation de grains locaux et l\u2019obtention d\u2019un prix équitable.D'un point de vue pratique, il était prévisible que le rythme imposé par la FPCCQ pour l\u2019implantation du SRDI ne serait pas nécessairement celui des acheteurs dans le contexte de leurs propres contraintes et obligations d'affaires.Incidemment, ceci retardera l\u2019échéancier de mise en place qui prévoyait une diffusion d'information au début du mois de mars 2007.Souhaitons que ce retard permette d'encore mieux adapter le projet aux besoins de chacun des intervenants du marché, et en premier lieu, à ceux des producteurs de cultures commerciales qui cherchent à mieux éclairer leurs décisions pour réaliser eux-mêmes la mise en marché de leurs grains.Nouveau programme de paiement anticipé (PPA) Nous désirons premièrement vous rappeler que la Fédération offrira ce nouveau programme de paiement anticipé au nom d\u2019Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et que nous devons faire une demande de participation annuellement à AAC pour avoir la permission d'offrir celui-ci aux producteurs qu\u2019elle représente.Nous vous rappelons que le nouveau PPA fera disparaître les trois programmes d'avances en espèces qui étaient offerts en 2006, soit le programme d\u2019avance de crédit printanière, le programme d\u2019avances printanières bonifié et le programme de paiement anticipé automnal.Tel que mentionné dans la dernière année, la Fédération doit obligatoirement harmoniser ses procédures administratives avec celles des autres organisations offrant ce programme au Canada; cela implique plusieurs modifications au niveau du fonctionnement administratif tel que vous l'avez connu au cours des dernières années, tout en demandant des modifications énormes au niveau de nos programmes informatiques permettant de traiter vos dossiers et d'échanger le tout électroniquement avec AAC, en accord avec les nouvelles exigences d\u2019AAC à cet effet.Ces exigences de base sont spécifiées dans les lignes directrices du PPA établies par AAC qui a la responsabilité de l\u2019administration de celui-ci sous la Loi sur les programmes de commercialisation agricole (LPCA).Cela se fait dans un souci que tous les agents d\u2019exécution offrant ce programme au Canada respectent les mêmes exigences de base pour y participer.Nous vous rappelons que chaque producteur agricole individuel se voit attribuer un code de producteur unique au Canada par AAC, par l\u2019entremise de son adresse personnelle et sa date de naissance.Ainsi, tout individu qui se retrouve impliqué dans plusieurs entreprises agricoles ou plusieurs productions agricoles différentes devra en premier lieu être identifié en tant qu'individu et se voir attribuer un numéro de producteur unique avant de pouvoir bénéficier d'une quelconque avance en espèces par AAC, par l\u2019entremise des différents agents d\u2019exécution offrant ces programmes au Canada.Le nouveau PPA élargira la disponibilité de ces programmes d\u2019avances en espèces au secteur animal, tout en augmentant les plafonds d\u2019avances disponibles à 100 000 $ sans intérêts (au lieu de 50 000 $) et à un montant maximum total de 400 000 $ (au lieu de 250 000 $).Il faut donc en déduire que les grains utilisés pour consommation à la ferme ne seront plus admissibles à de terlles avances.Au moment d\u2019écrire cet article, nous commençons à recevoir les direc- GRANDES CULTURES MARS 2007 tives d'AAC pour le nouveau PPA qui sera offert à compter du 1\" avril 2007.Cependant, veuillez bien prendre note que le fonctionnement de celui-ci devrait faire en sorte que les producteurs de grandes cultures devraient dorénavant penser à s'inscrire au printemps pour bénéficier adéquatement de ce programme d'avances en espèces, car la logique de ce nouveau PPA visera à vous permettre de bénéficier de liquidités supplémentaires dès le moment des semis plutôt que d'attendre à l'automne au moment de la récolte.Cependant, il vous sera alors obligatoire d'être protégé par l\u2019assurance récolte et il est important de vous rappeler que la date limite pour vous assurer est le 30 avril 2007.Étant donné que ces modifications vont provoquer de nombreux éléments de complexité pour notre administration de ce nouveau programme pour l\u2019année 2007, nous n\u2019aborderons pas les nombreuses particularités dans cette revue et il sera préférable de communiquer avec le personnel de la Fédération pour en connaître davantage (Guylaine Bélair, 450 679-0540, poste 8588, Josée Pellerin, poste 8230 ou Denise Benoit, poste 8232).Veuillez cependant prendre note à nouveau que plusieurs éléments sont hors de notre contrôle et que nous demandons votre collaboration pour essayer d'assurer une période de transition la plus harmonieuse possible pour tous.Ce n\u2019est peut-être pas évident pour vous de vous y retrouver dans tous ces changements, mais ce n\u2019est pas évident pour nous non plus d'avoir à administrer tous ces programmes et leurs modifications en si peu de temps, avec tous les impacts reliés à celles-ci.Programme de paiement anticipé 2006-07 Nous vous rappelons l\u2019obligation que vous avez de vendre votre récolte à un acheteur figurant sur notre Liste des acheteurs autorisés pour ne pas perdre votre privilège d\u2019un prêt sans intérêts.Dès que vous vendez votre grain à un acheteur ne figurant pas sur cette liste, les directives de ce programme font en sorte que nous devons vous facturer des intérêts, et ce, rétroactivement à la date où l\u2019avance vous a été émise.Il peut vous être possible également de vendre à un producteur-consommateur ayant signé une entente avec nous.Étant donné que notre liste pourrait être incomplète au moment de son impression ou en cas de doute sur le statut de votre acheteur, veuillez communiquer avec nous (450 679-0540, poste 8588, 8230 ou 8232).De plus, nous vous rappelons également que tout participant à ce programme a la responsabilité de mentionner à son acheteur de transmettre le paiement de toute vente de grains à la Fédération.Advenant le cas où l'acheteur vous retourne par erreur le paiement de votre transaction, vous devez endosser le chèque et nous le faire parvenir accompagné des preuves de pesée dans les plus brefs délais.À défaut de ce faire, nous ne pourrons pas tenir compte des preuves de tonnage vendu et le montant sera appliqué en remboursement direct avec intérêts.Nous vous mentionnons à nouveau que ce programme vise à vous permettre de supporter les coûts de votre inventaire temporairement et qu\u2019il faut viser une mise en marché ordonnée au fil des mois de l'année pour soutirer le maximum possible des prix du marché.Ainsi, il ne faut pas attendre dans les derniers jours précédant la date limite de remboursement pour écouler votre inventaire en entier, car vous risquez alors de vous retrouver face à un marché saturé et avec un remboursement passé la date limite face à AAC.Nous n'aurons alors d'autre choix que de vous facturer des intérêts rétroactivement à la date d'émission de votre prêt, ce qui peut représenter plusieurs centaines de dollars. Azote et climat ¦ ¦1.EMIW.FERTILISATION AZOTE MARTINE GIGUÈRE Grandes Cultures vous présente une série d'articles sur l\u2019azote.En fait, le printemps dernier a soulevé plusieurs questions sur la fertilisation azotée.Doit-on ajouter un supplément d'azote suite à d'abondantes pluies?Quels sont les effets de la saison sur l'azote?Quelle quantité d'eau faut-il pour lessiver l'azote épandu en présemis?Pour justifier de nouveaux épandages, des outils prévisionnels et de diagnostics sont disponibles.LJ image qui nous revient du printemps 2006, c\u2019est la pluie.Les impacts de cet excès d\u2019eau sont nombreux : retard des travaux de semis, d'application d\u2019engrais, et des pulvérisations.Mais aussi, doit-on ajouter de l'azote dans le maïs pour s'assurer d'un rendement optimum?Si oui, combien?Parmi les dix facteurs qui influencent le plus le rendement, on retrouve au premier rang le drainage et au dixième rang la fertilisation.Selon le chercheur Gilles Tremblay du CÉROM : « Il faut remettre la fertilisation dans son contexte.» En 2006, les producteurs ont pour la plupart rencontré des problèmes hydriques.Il importe alors d\u2019améliorer la rétention en eau des sols par de bonnes pratiques culturales telles que les rotations, des apports de fumier, etc.Car malgré un printemps fort pluvieux, les rendements obtenus en 2006 sont dans la moyenne.Par ailleurs, ce n\u2019est pas la première fois que nous connaissons un printemps pluvieux comme celui-là, rappelez-vous le printemps 2002.À la différence, la sécheresse du mois de juillet 2002 a grandement affecté le maïs et les rendements étaient en dessous de la moyenne.Ainsi, la fertilisation n\u2019était pas mise en cause.FACTEURS ET RISQUES DE LESSIVAGE Certaines formes de nitrates sont plus sensibles au lessivage.« Cependant, il y a peu de différence entre la forme de nitrate appliquée et le rendement, mentionne Gilles Tremblay.C'est le producteur qui avec ses contraintes choisit la forme d\u2019engrais azoté selon le prix, le moment d\u2019application, etc.» « La meilleure stratégie à adopter c'est le fractionnement », soutient Gilles Tremblay (Voir aussi l\u2019article Les effets de la saison).En fait, le fractionnement permet d'apporter l'azote après la période la plus critique au lessivage, donc d'être à l'abri des fluctuations climatiques et de minimiser les pertes.En plus, le stade six à hui feuilles correspond au moment où le maïs a un grand besoin d'azote.« En semis direct, souligne Gilles Tremblay, les producteurs épandent l'urée à la volée aux stades six à huit feuilles, sans l'incorporer.» Ainsi, ces producteurs maximisent l\u2019utilisation de l'azote.« S\u2019il y a lessivage et que l'on a mis 40 à 50 unités d\u2019azote au démarreur, les pertes seront minimes et lors du fractionnement on pourra apporter de 10 à 20 unités de plus que la dose totale prévue ft ¦l'SPi-h /, \u2022»*«\tPHOTO: CHUS TKFMBIAY, CÙtOM Au Québec, le maïs prélève au mieux 50 % 1 :}\u2022¦-}> de l\u2019azote des engrais minéraux applii/ués.U (\u2019\t\\ -\t*\t' v \\ y.Mil Le saviez-vous.- à des doses de 30 à 70 kg N/ha, on obtient dans 34 % des cas le meilleur rendement économique; UI« -J ¦JO, à des doses de 160 à 170 kg N/ha, on obtient dans 82 % des cas le meilleur rendement économique; www i A >% à 180 kg N/ha, on obtient dans 25% des cas une baisse de rendement.Source.- Gilles Tremblay, CEROM GRANpCS CULTURES ,1 DOSSIER FERTILISATION AZDTE au départ.» Pour décider d'ajouter 10 à 20 unités de plus, il faut tenir compte du type de sol.« Au printemps 2006, les sols légers et les coteaux, précise Gilles Tremblay, ont répondu à un apport supplémentaire d'azote.Par contre, les sols lourds ont plus bénéficié d\u2019un léger travail de sol - par exemple de picoteuse - que d'un apport supplémentaire d'azote.» L\u2019intensité des précipitations le printemps dernier a permis d'observer les endroits où les systèmes d'évacuation de l'eau étaient peu efficaces.« À l\u2019heure actuelle, sous nos conditions, il n\u2019y a pas suffisamment d'informations pour affirmer que X centimètres d\u2019eau provoquent du lessivage », affirme Gilles Tremblay.LE MOUVEMENT DE L\u2019EAU Le spécialiste en hydrologie et circulation de l\u2019eau de l\u2019Université Laval, Robert Lagacé, mentionne qu'il faut avant tout comprendre le mouvement de l\u2019eau dans le sol.À partir de l'automne (mi-septembre, début octobre), et ce, jusqu'au printemps, la nappe d\u2019eau est haute, le sol est saturé.« Toute précipitation additionnelle occasionnera le lessivage des nitrates », mentionne Robert Lagacé.Parmi les outils à la disposition des producteurs : le contrôle de nappe d\u2019eau et le système de drainage.« Il ne suffit pas d'avoir un système de drainage, indique Robert Lagacé, il faut aussi avoir un système de contrôle de nappe, c'est lui qui permettra de minimiser les pertes de nitrates et de faire des gains importants en terme d'environnement.» Il y a aussi tout le phénomène de minéralisation - la transformation de l'azote organique en azote minéral - qui pour l'instant n\u2019est pas considéré lorsque l\u2019on parle de lessivage des nitrates, mais qui représente certes des proportions importantes.Selon Robert Lagacé, les producteurs qui vont être les mieux outillés pour prendre des décisions éclairées, lors de périodes importantes d\u2019accumulation d'eau, seront ceux qui vont bien comprendre les cycles hydrologiques et de l\u2019azote.Üh.', UUVOMC, La Financière agricole indemnise Des producteurs de pommes de terre et de maïs seront indemnisés pour les applications d\u2019engrais azoté supplémentaires effectuées en 2006.Ces applications seront couvertes par le programme de travaux urgents de La Financière agricole.Pour déterminer si oui ou non des travaux d'urgence, telle l\u2019application d'azote, sont admissibles au programme, la Financière s\u2019appuie sur les recommandations du MAPAQ publiées par le Réseau d\u2019avertissement phytosanitaires.Évaluer les pertes On peut se baser sur la quantité d\u2019eau qui a pénétré dans le sol pour évaluer les pertes.Sur les sols limoneux ou argileux, la pluie abondante ruisselle et pénètre moins dans le sol.Dans ces sols, 2,5 cm de pluie entraîneront les nitrates à 10-15 cm de profond dans le sol.15 cm de pluie transporteront les nitrates à 60 - 100 cm de profond.À cette profondeur, les nitrates se retrouvent toujours dans la zone des racines.Tandis que dans les sols légers, 2,5 cm de pluie entraîneront les nitrates à plus 30 cm de profond dans le sol.Avec 15 cm de pluie, les nitrates seront transportés à l\u2019extérieur de la zone de développement des racines.Source : Pioneer LEXIQUE Azote sous toutes ses formes : On retrouve l\u2019azote sous forme ammoniacale (urée, sulfate d\u2019ammonium, etc.), sous forme nitrique (nitrate de calcium), et sous une forme combinée (nitrate d\u2019ammonium, etc.).L\u2019azote ammoniacal se transforme, plus ou moins rapidement selon la température, en nitrates dans le sol.L'engrais azoté organique est peu ou pas affecté par le lessivage.Lessivage : Phénomène qui se produit suite à d'abondantes pluies.Une fois la capacité au champ - la quantité d\u2019eau maximale qui peut demeurer dans le sol sans percoler - atteinte, l\u2019excès d\u2019eau entraîne les nitrates avec lui.Seuls les nitrates sont solubles et complètement mobiles dans l\u2019eau.La profondeur à laquelle le nitrate descend dans le sol est influencée par la texture du sol et la quantité d\u2019eau qui s\u2019infiltre.Dénitrification : Phénomène qui se produit dans des sols saturés d\u2019eau.Des bactéries dénitrifiantes récupèrent l\u2019oxygène des nitrates (N03\") et les transforme en gaz : azote gazeux (N2) et en oxyde nitreux (N20).Les pertes d'azote par dénitrification sont de 1 à 2 % par jour (en sol saturé) à des températures inférieures à 13 à 16 \u2018C.Les pertes augmentent de 4 à 5 % par jour (en sol saturé) lorsque les températures passent au-dessus de 18 à 21 °C.14 GRANDES CULTURES MARS 2007 irÿ'Æj; &asy / î&Stfê \\v /.es miracles de la science Un désherbage de haute performance et plus de temps pour arroser SYNAGRI QUEBEC CHARNY, QC TEL: 418 832-6196 Battalion SYNAGRI SAINT-HYACINTHE SAINT-HYACINTHE, QC TEL: 450 799-3245 SYNAGRI MONTREAL SUD-EST MONT SAINT-GREGOIRE, QC TEL: 450 346-5384 SYNAGRI RIVE-NORD SAINTE-ÉLISABETH, QC TÉL: 450752-1081 SYNAGRI EST ONTARIO CORNWALL, ON Les miracles de la sciencemc, et Battalionmc, sont des marques de commerce/déposées de la société E.l.du Pont de Nemours.Dupont Canada est un usager licencié.TEL: 613 932-0275 FERTILISATION AZDTE PIIOTDS: JEAN CANTIN, MAPAQ mm k«- v f**: DOSSIER mte* \u2022 J* * .?».« x) *\"** ,- ' * -vJ j, »\u2022*/\u2022 v j».> ?r- -\t.\t.-/\t* ¦.-^;V Sr.< O' .\t.>v! To >>- EUS! FERTILISATION AZOTE DOSSIER FERTILISATION AZOTE 22 agroenvironnement des zones de 2500 à 2900 unités thermiques pour le maïs et analysés par Gilles Tremblay du CÉROM, Centre de recherche sur les grains, ces résultats indiquent qu'il est possible, dans certains cas, de réduire les applications d'azote.Toutefois, les nombreux facteurs influençant la biodisponibilité de l\u2019azote font qu'il n\u2019y a pas d'autre moyen actuellement que les essais comparatifs pour parvenir à des recommandations adaptées au site et aux conditions particulières d'un sol.Afin de distinguer les besoins en fertilisation azotée en fonction des pratiques culturales de travail minimum du sol, Stéphanie Mathieu, agronome au Club Consersol Ver Cher a comparé les essais réalisés en semis direct avec ceux réalisés en travail conventionnel du sol.Les 16 essais en semis direct identifiés ne se sont cependant pas distingués dans la masse des essais.Ils sont distribués sans qu'il soit possible de déterminer une tendance.Les essais se poursuivront cette année et les années suivantes pour augmenter le nombre d'essais et éventuellement déceler une tendance qui pourrait donner lieu à des recommandations plus précises.Le semis direct est une méthode de culture qui consiste à réduire le travail de préparation du sol pour le protéger de l'érosion et de la déstructuration.Les résidus de culture laissés en surface réduisent l\u2019érosion.Le semis se fait sans autre préparation que de tasser les résidus sur le rang pour placer les semences.De plus, en réduisant le travail du sol, on préserve la structure et on laisse les mécanismes naturels se produire plus librement.Le drainage en est facilité notamment par un sol mieux aéré et une hausse de la population de vers de terre qui se nourrissent de la matière organique et la laissent plus disponible aux plantes.Les canalisations laissées par le passage des vers facilitent le drainage et le développement des racines.Évidemment, l\u2019adoption du travail minimum du sol demande une adaptation de la régie, donc un apprentissage pour les producteurs.On estime généralement qu\u2019il faut quatre à cinq ans pour en tirer les bénéfices escomptés par la diminution du travail.Il faut également résoudre certains problèmes comme la compaction du sol.DISPONIBILITÉ DIFFICILE À QUANTIFIER Quand on parle de fertilisation azotée pour le maïs-grain, les essais récents donnent une quantité de 160 à 170 kilogrammes d'azote à l\u2019hectare pour le rendement économique optimal.GRANDES CULTURES MARS 2007 Les l'ers île terre prolifèrent lions un champ où on ne travaille pas le sol.Laisses au sol, les resulus de hunilture précédente se décomposent lentement par l'action des microoreanismesc' GRANDES CULTURES MARS 2007 Il faut cependant estimer tous les apports, engrais minéral, fumiers et libération par le sol pour éviter la surfertilisation comme la sousfertilisation.La première entraîne un coût supplémentaire et augmente les risques de pollution de l'eau.La seconde nuit au rendement optimal visé pour la culture.Le maïs doit disposer d\u2019une quantité suffisante d'azote assimilable pour répondre à ses besoins tout au long de la saison.Pour l\u2019azote, plus que pour les autres fertilisants, l\u2019expérimentation est importante pour connaître ce qu\u2019il faut apporter chaque année à la culture.L\u2019analyse de sol doit se faire au printemps au moment du semis pour évaluer la disponibilité des nitrates aux plantes.Elle peut aussi se faire un peu plus tard et donner ainsi une idée plus juste de la disponibilité des nitrates.L\u2019application de fumier, les légumineuses en précédent cultural et la fraîcheur du sol nuisent à l\u2019exactitude des analyses de nitrates.Ces analyses souffrent de limi- tations dues à une mauvaise connaissance du rythme de mise en disponibilité des réserves du sol.De nombreux facteurs affectent la disponibilité de l'azote résiduel et de celui apporté par la fertilisation.Notons particulièrement les pratiques culturales, le type de sol, les précédents culturaux, les conditions climatiques, la température du sol et le drainage.Il y a donc une marge d'incertitude quant à ce que seront les disponibilités de l'azote aux plantes au cours d'une saison de croissance.Les pluies abondantes peuvent aussi emporter l\u2019azote.Le sol saturé d'eau nuit à la disponibilité de l\u2019azote.Il peut également y avoir volatilisation de l'azote.La mise sur pied d\u2019un réseau d'essais est un moyen pour mieux connaître la dynamique de l\u2019azote dans le sol sous les diverses conditions environnementales.Elle permet, à long terme, de faire des recommandations plus précises. I MARCHÉS Grains et biocarburants : vers quel horizon ?AMINA BABA-KHELIL* Production de l'éthanol et utilisation du maïs pour l'éthanol aux Etats-Unis 12000 10000 8000 o 4000 4000\t 3500\tX 3000\t£ \" A m 2500\tE « _ if) 2000 1500\t11 1000\t c 5 -2 500\t= 1 I Production de l'éthanol - Utilisation du maïs Le maïs destiné à la fabrication de l\u2019éthanol aux États-Unis représente actuellement près de 20% de la demande totale.Selon l\u2019association des carburants renouvelables (RFA), la production d\u2019éthanol a atteint cinq milliards de gallons en 2006 aux États-Unis.Avec les 111 usines en opération et les 78 autres en construction, la capacité totale devrait atteindre 11,7 milliards de gallons lorsque l\u2019ensemble des expansions et des constructions sera achevé.Ceci suggère une utilisation de 4,25 milliards de boisseaux de maïs en 2008, soit le double de l\u2019utilisation prévue cette année.Pour donner une indication sur la rapidité de l\u2019expansion de ce secteur, la capacité prévue il y a six mois se situait autour de 7,4 milliards de gallons soit 4,3 milliards de moins que les estimations actuelles.Le premier facteur quia joué en faveur de cette expansion est sans nul doute la hausse des prix du pétrole, mais on peut citer également les prix relativement bas du maïs jusqu'à l\u2019automne dernier, les crédits de taxes fournis par le gouvernement (0,51 $ US/gallon) et enfin la taxe à l\u2019importation (0,54 $ US/gallon) pour encourager la production locale.Il faut signaler que le programme des crédits de taxes est en vigueur jusqu\u2019en 2010.D\u2019autres facteurs ont par ailleurs été favorables à cette expansion jusqu\u2019à la fin des années 1990, à savoir l'amélioration du rendement d\u2019éthanol par boisseau de maïs.Les coûts de l\u2019énergie qui prévalaient étaient également relativement bas.Selon une étude réalisée par le DM, les coûts de production de l\u2019éthanol se mesuraient à 0,95 $ US/gallon jusqu'en 2002.Dès lors, ces coûts se sont élevés à environ 1,45 $ US/gallon.Selon cette même étude, chaque augmentation d\u2019un dollar du prix du maïs accroît les coûts de l'éthanol de 0,36 $ US/gallon en supposant une constance dans les prix des coproduits et de 0,24 $ US/gallon avec une hausse proportionnelle des prix de la drêche de distillerie à celle du maïs.Il est évident que la croissance de la production de l'éthanol va dépendre de la profitabilité de ce produit.Après avoir doublé au cours des cinq dernières années, le prix de l\u2019éthanol a connu un déclin suite aux hausses des prix du maïs et de la baisse de ceux du pétrole.La profitabilité de l'éthanol est en fait reliée à la fois aux marchés des grains et à ceux du pétrole.Les coûts de production de l\u2019éthanol proviennent à 75 % du maïs.Les prix du maïs ont atteint les niveaux les plus élevés depuis cette dernière décennie.Le contrat de mars 2007 a fermé à 4,12 1/4 $ US/bois-seau sur la bourse de Chicago le 18 janvier 2007, soit une hausse fulgurante de près de 65 % par rapport à l\u2019an dernier à la même date.Ce boom est fondamentalement drainé par la croissance rapide de la demande de l\u2019éthanol dans un contexte de flambée des cours des produits pétroliers comme nous le mentionnions plus haut.Pour ce qui est des prix du pétrole, ils ont connu un recul de 31 % depuis le record de juillet dernier, à l\u2019heure où est écrit cet article (février 2007).La baisse de 0,40 $/gallon de l'éthanol en janvier s\u2019explique essentiellement par le glissement du prix du pétrole.Selon les données en provenance de l\u2019industrie, la plupart des usines aux États-Unis ayant utilisé le maïs de la récolte 2005 ont obtenu un 24 GRANDES CULTURES MARS 2007 MARCHÉS retour sur l\u2019investissement allant de 35 à 40 % avec des prix de maïs et d\u2019éthanol de 2,50 $ US respectivement au cours de l\u2019été dernier.La combinaison du prix du maïs à 3,50 $ US/boisseau et celui de l\u2019éthanol à 2 $/gallon a baissé les gains.Ces derniers ne représentent plus que 5 à 13 % pour la grande majorité des usines nouvellement installées.Compte tenu de la complexité reliée à l\u2019enchevêtrement des marchés et parfois à la divergence des intérêts des hommes politiques et des autres groupes tels que les multinationales, il serait trop candide de croire au hasard.Au cours de la semaine du 22 janvier, le président américain a donné un discours dans lequel il a présenté son plan.Celui-ci prévoit la réduction de la consommation d\u2019essence de 20 % au cours des dix prochaines années en augmentant l\u2019objectif de la production des biocarburants à 35 milliards barils/an d'ici 2017.La loi en vigueur prévoit seulement 7,5 milliards d\u2019ici 2012.Au-delà de la rhétorique concernant l'indépendance vis-à-vis des importations du pétrole du Moyen-Orient et le souci d'un avenir plus respectueux de l'environnement, il faut savoir que les discours servent toujours une cause que la masse ne détecte pas de prime abord.D\u2019ailleurs, les antagonistes à ce discours, entre autres les compagnies fortement productrices d\u2019éthanol telles qu\u2019ADM (l\u2019une des plus importantes aux États-Unis) ont réagi rapidement.Ces derniers sont très sceptiques quant au plan du président Bush.Selon eux, l'éthanol ne pourra jamais constituer une part significative dans l'utilisation américaine d'énergie en raison des limites de la production de maïs dans ce pays.Pour atteindre l\u2019objectif du président, cela requiert plus de 12,5 milliards de boisseaux de maïs, soit au-dessus de l\u2019ensemble de la production américaine de maïs récoltée en 2006.Il est évident que si la forte demande pour l\u2019éthanol est maintenue cela entraînera la constance dans la hausse des prix du maïs.De plus, la forte expansion de l'éthanol se traduit par celle de la production des coproduits.C'est incontestable, les producteurs d\u2019éthanol veulent éviter la saturation et la déstabilisation des marchés.Par ailleurs, certains analystes annoncent qu'il est théoriquement possible pour les produc- teurs américains de fournir du maïs pour la fabrication de 20 milliards de gallons d'éthanol par an, en jouant sur les rendements.Seulement, cette situation va indéniablement avoir un impact sur d\u2019autres secteurs, utilisateurs de maïs.À titre d'information, la production de 20 milliards de gallons d\u2019éthanol requiert sept milliards de boisseaux d'éthanol.Si on suit le scénario selon lequel la norme devient 15 milliards de boisseaux de maïs, les exportations devront s\u2019annuler et la demande domestique se réduire de 25 % par rapport au niveau actuel, sans oublier la forte perturbation qui sera causée au niveau des superficies accordées au maïs au détriment des autres cultures.Il faut également noter les répercussions d'un tel scénario sur la production animale (volaille et porc entre autres).Les coûts de production pour ce type de production devraient augmenter entraînant la hausse des prix sur le marché du détail.Les consommateurs américains seraient-ils consentants à sacrifier leurs acquis pour réduire la dépendance américaine vis-à-vis du pétrole?La réponse est quasiment connue.Compte tenu des limites de la production du TôSTwS ESTE sewiencecebtif^ certified K -u.40 : le chiffre de la semence québécoise Syndicat des producteurs de semences pedigree du Québec Fite* vi'iiÉs éÈ&è&i Tout agriculteur peut connaître l\u2019origine de la semence généalogique qu\u2019il achète.Il suffit de vérifier le Numéro de certificat de récolte apparaissant sur l\u2019étiquette de semence.Sur ce numéro, les deux premiers chiffres après le premier trait d\u2019union identifient le lieu d\u2019origine.Les chiffres 4 et O, ou 40, sont ceux du Québec.En achetant des semences généalogiques dont le Numéro de certificat de récolte contient 40, vous investissez dans la recherche de nouveaux cultivars adaptés au Québec en plus d\u2019encourager vos confrères producteurs de semences québécois.GRANDES CULTURES : MARS 2007 25 MARCHÉ I dans ce sens.GRANI ' Production de biodiesel et utilisation d'huile de soja pour le biodiesel 01-02\t02-03\t03-04\t04-05 ¦ Production biodiesel Utilisation de rhuile de soja maïs, la solution de l'éthanol fabriqué à base de produits ligno-cellulosiques est présentée comme une alternative pour réduire davantage les importations de pétrole.Le premier protagoniste d\u2019une telle solution est le Président américain qui en a fait mention à plusieurs reprises.Cependant, la faisabilité demeure encore de l'ordre du défi.En effet, les rendements de l'éthanol à partir de ces produits demeurent faibles comparativement au maïs et la transformation requiert des enzymes plus coûteuses.Les opérations de récolte, d'entreposage et de transport sont également plus dispendieuses et demandent des infrastructures spéciales.La seconde alternative serait l\u2019augmentation des importations d'éthanol en provenance du Brésil surtout si le système des droits à l\u2019importation de l\u2019éthanol mis en place actuellement était abrogé dans le futur.Enfin, le biodiesel fabriqué à base de soya pourrait également prendre part pour répondre à ce nouveau besoin.Le programme des biocarburants initié par le DAA en 2000 et prévoyant des subventions aux producteurs a été le coup d'envoi pour le développement du biodiesel aux États-Unis.Le programme devait prendre fin en 2006, mais il a été reconduit jusqu'en 2008 avec une augmentation du crédit de taxes à 1 $ US pour chaque gallon de biodiesel produit.Le DAA estime cette production à 250 millions gallons en 2006, soit une hausse de 173 % par rapport à 2005.Aux États-Unis, la production de biodiesel provient à 90 % d'huile de soja.Pour 2005-06,8 % de la demande totale domestique d'huile de soja a ité utilisée pour la production de biodiesel,Cette r portion passerait à 13 % en 2006-07.Pour l\u2019an prochain, la production de biodiesel passerait à 400 millions de gallons selon certaines prévisions.Cela étant dit, est-ce que les matières cellulosiques vont définitivement remplacer le maïs pour la fabrication de l'éthanol?Peut-être partiellement, car la demande pour les biocarburants est telle que le maïs en tant que matière première pour l\u2019éthanol a une chance de résister.De plus et comme nous le disions antérieurement, les coûts de production avec les produits cellulosiques sont plus élevés que ceux du maïs.Cependant, il faut garder à l'esprit que des ressources tant publiques que privées sont investies aliser des recherche La production d'éthanol en particulier et des biocarburants en général jouera un rôle prépondérant dans le processus de réorganisation de l\u2019agriculture américaine dans le futur tant pour la production animale que végétale.Pour l\u2019instant, la production de l\u2019énergie est rentrée en forte compétition avec la production animale compte tenu du fait que la même matière première est utilisée par les deux secteurs.Comment le partage devra se faire dans l'avenir?Ce sera la prochaine étape que l\u2019ensemble de l'agriculture américaine devra vivre et que nous devrons suivre.*analyste de marché, FPCC DuPont Guardian Gardien de DuPont herbicide pour le soya Les mauvaises herbes ne peuvent échapper au nouveau Gardien\".Voici le premier herbicide résiduel destiné au soya Roundup Ready\".Il défendra vaillamment votre culture pendant toute la saison.\u2022\tUne percée qui révolutionne le technologie du glyphosate.\u2022\tContrôle efficacement toutes les mauvaises herbes sur lesquelles le glyphosate agit, et D\u2019AUTRES EN PLUS, comme le souchet comestible, le pissenlit et le laiteron commun.\u2022\tProduit à application unique qui vous fait épargner temps et argent.\u2022\tJoue également le rôle de gardien contre la résistance des mauvaises herbes.\u2022\tActivité résiduelle aidant à garder vos champs propres durant toute la saison.Des questions ?Adressez-vous à votre détaillant ou composez le 1 800 667-3925 ou, encore, visitez www.dupont.ca/ag © Copyright 2006.Comme avec tous les produits do protection dos cultures, suivre attentivement les instructions sur l'étiquette.L'ovale DuPont, DuPont\", Les miracles do la science et Gardien\" sont des marques doposoos/do commorco do E.I.du Pont do Nemours and Company.DuPont Canada ost un usager licencié.Roundup Ready\" ost une marque déposée de Monsanto Technology LLC.Membre de CropLito Canada.Les miracles de la science- MARCHÉ Faits saillants du marché PATRIC MÉNARD* MAÏS Dame Nature a été capricieuse cette année.Malgré un printemps exécrable sur le sud-ouest de la province, un été pluvieux avec seulement quelques semaines de temps chaud en juillet et un automne très pluvieux, les gels mortels sont arrivés suffisamment tardivement pour permettre à la majorité de la récolte de maïs d\u2019être d'une qualité satisfaisante.Selon Statistique Canada, le rendement moyen au Québec était de 7,2 t/ha et la production totale 2 730 000 tonnes.Il faut toutefois mentionner que seulement 60 % du maïs était récolté au moment de l'enquête.Avec un tel niveau de production, il ne fait aucun doute que le Québec est un importateur net de maïs pour 2006-07.Un autre rebondissement majeur pour le marché du maïs a été la hausse marquée des cours du maïs à la Bourse de Chicago depuis l\u2019automne dernier.Ainsi, le contrat courant du maïs à Chicago a varié de 2,30 $ US/boisseau le 1\" septembre, à 4,08 $ US/boisseau le 17 janvier, une progression de 77 %.Les valeurs de remplacement ont suivi la même tendance haussière.Ainsi, le prix cible exprimé en fonction du coût du maïs américain livré par rail a bondi de 113,40 $/t f.a.b.ferme dans la région de Saint-Hyacinthe le 1\" septembre, à 200,40 $/t le 17 janvier.Ces hausses ont entraîné les prix locaux qui se sont toujours tran-sigés en deçà du prix cible.En période de récolte, les écarts étaient en moyenne de 9 $/t, alors que depuis le début de l\u2019année 2007, l'écart se creuse et est plutôt de 18 $/t.Une offre plus abondante des producteurs voulant profiter des niveaux de prix élevés et une certaine réticence de certains utilisateurs à acheter à l'avance d'importants volumes à de tels niveaux de prix peuvent expliquer cet écart grandissant.Finalement, notons qu\u2019à la fin de janvier, l'usine d'éthanol de Varennes a reçu ses premiers chargements de maïs pour amorcer sa période de rodage.Lorsqu'elle sera en opération, cette usine consommera environ 25 000 tonnes de maïs mensuellement.Le début des opérations était prévu en février.28 GRANDES CULTURES j MARS 2007 MARCHÉ t SOYA Les conditions météo de 2006 ont été, en bout de ligne, plus favorables au soya.Ainsi, en plus du printemps tardif qui a gonflé les superficies consacrées au soya, les rendements ont été supérieurs à ceux des six dernières années à 2,8 tonnes/hectares, de sorte que la production totale de 540 000 tonnes est à ce jour la plus importante pour le Québec.Au-delà de cette production record, les stocks de début étaient très importants à 50 000 tonnes.Ainsi, des volumes record de soya devraient être commercialisés cette année.Les ventes de septembre sont une manifestation de l'importance de ces stocks de report.Ainsi, malgré que les récoltes en étaient à leurs premiers balbutiements, plus de 36 000 tonnes de soya ont été vendues en septembre.Les prix au comptant ont suivi la tendance haussière des contrats à terme.Un élément ressort cependant.La demande est très forte pour le soya durant la période d\u2019automne.Les bases ajustées pour le taux de change étaient très élevées en octobre alors que les producteurs peinaient à sortir la récolte du champ en raison de la météo défavorable.De plus, de nombreux programmes d'entreposage dans les installations portuaires étaient proposés aux producteurs pour que le soya puisse être livré en période de récolte.PRINCIPAUX INDICATEURS DE LA MISE EN MARCH 2DDB-2DD7 \tAvoine1\tBlé fourrager1\tCanola1\tMaïs1\tOrge1\tSoya1 Mise en marché jusqu\u2019au 31 décembre 2006 (milliers de tonnes)\u2019\t\t\t\t\t\t 2006-07\t79\t16\t6\t628\t60\t256 2005-06\t65\t23\t4\t723\t75\t210 2004-05\t60\t37\t8\t579\t60\t200 Total commercialisé durant l\u2019année (milliers de t.m.)\u2019\t\t\t\t\t\t 2006-07\u2019\t125\t40\t11\t2 100\t125\t475 2005-06\t125\t45\t10\t2 303\t138\t388 2004-05\t126\t72\t16\t2 212\t121\t426 % commercialisé jusqu\u2019au 31 décembre (calculé sur le tonnage exact mis en marché) 2006-07\u2019\t63\t41\t55\t30\t48\t54 2005-06\t52\t52\t39\t31\t55\t54 2004-05\t48\t52\t50\t26\t49\t47 Commercialisation:\tavoine, blé et orge :\t: 1\" août au 31 juillet\tcanola et soya :\t: 1\" sept, au 31 août\tmaïs : 1\" oct.au 30 sept\t 'Semences incluses \u2019Prévisions \u2019Arrondis au millier de tonnes près Source : FPCCQ M \\ V, N V, v ¦% ¦N ¦> * ¦> V GRANDES CULTURES MARS 2007 29 \u2022Vf1* 'W vtw*- MARCHÉ BLE FOURRAGER (HORS AGENCE) L\u2019excellente qualité de la récolte de blé panifiable dans l'ouest a eu un impact majeur sur le marché du blé fourrager en réduisant presque à néant l'offre de blé fourrager de l\u2019ouest.Cette diminution de l\u2019offre s\u2019additionnant à la hausse générale du prix des grains a fait bondir la valeur de remplacement du blé fourrager.Localement, les prix ont suivi cette tendance.Alors qu\u2019en période de récolte, le blé fourrager se négociait entre 115 et 130 $/t, les prix ont atteint jusqu\u2019à 200 $/t livré chez l\u2019utilisateur dans plusieurs secteurs.On note toutefois une grande variabilité dans les prix du blé fourrager selon les régions et parfois parmi les acheteurs d\u2019une même région.L\u2019écoulement régulier et ordonné effectué par l\u2019agence de vente de la Fédération du blé déclassé et le faible volume de blé déclassé qui a dû être écoulé sur le marché fourrager ont contribué à limiter l\u2019offre de blé fourrager sur le marché local et à favoriser la remontée des prix.ORGE Dans les régions périphériques, la qualité de l'orge a été bonne et les rendements ont été généralement supérieurs à ceux de l\u2019année dernière.Les MARCHÉ - * \u2022t * V : '\u2022 -\u2022 'fcr^\u2014r écoulements sont moins avancés que l'année dernière à pareille date essentiellement en raison de l'absence de demande pour l\u2019exportation en période de récolte cette année.En début d\u2019année de commercialisation, les prix étaient déprimés en raison de la faiblesse générale des prix des céréales et des pressions induites par les importantes récoltes dans certaines régions.Le prix de l\u2019orge a suivi la tendance haussière des prix du maïs avec toutefois un certain retard.Ainsi, entre septembre et la fin novembre, les prix du maïs se sont redressés d'environ 45 $/t, alors que dans plusieurs secteurs, les prix de l\u2019orge n\u2019avaient progressé que de 10 à 25 $/t.À l\u2019heure actuelle, une importante variabilité existe entre les différentes régions et même parfois entre les acheteurs d'une même région.AVOINE La hausse des prix des grains a touché également l'avoine.Dans les principales régions productrices, les offres au comptant en période de récolte pour l\u2019avoine n°2 étaient généralement inférieures à 115 $/t livrées alors qu\u2019en début d\u2019hiver, les offres à 160 $/t f.a.b.ferme sont monnaie courante.Cette année encore, la qualité est fortement valorisée dans l\u2019avoine.LA SAISON 2007 APPROCHE À GRANDS PAS Bien que beaucoup d'eau coulera sous les ponts d'ici le printemps, certaines indications commencent à circuler sur les intentions d'ensemencements des producteurs locaux.Ainsi, le consensus général veut que les superficies de maïs soient en progression et les superficies de soya en recul.Il faut mentionner que pour des raisons d\u2019ordre agronomique, plusieurs producteurs mentionnent ne pas vouloir trop chambouler leur rotation.Les offres pour le maïs à la récolte à des prix entre 170 et 180 $/t ont incité les producteurs à amorcer les ventes pour la récolte à venir.Il en est de même pour le soya où les prix avoisinant les 330 $/t f.a.b.fermes ont convaincu bon nombre de producteurs d\u2019amorcer les ventes.Notons finalement que dans certains secteurs, les producteurs ont commencé à vendre la prochaine récolte de canola.*agent d\u2019information et de communication, FPCCQ Note : Cet article a été rédigé ie 8 février.GRANDES CULTURES MARS 2007 31 PATHDLDGIE Quand les racines du maïs voient rose! HUBERT BROCHARD* Des chercheurs ont découvert au Québec une maladie des racines du maïs, la maladie des racines roses, qui est peut-être là depuis longtemps.Peu visible dans nos champs sur les parties aériennes du mais I ¦ o \u2022 \u2022\t*vy*t __ii- I .J !.\taIIa rlnnLnnrl'Ao /I n* rn n a m n nf p ineminnnnnooc?\t' é X ertès'ïlè;\u2019rendements insoupçonnées?cette maladie causerait-elh^e si la maladie des racines roses est plus discrète et cause peu de symptômes sur la partie aérienne du maïs, Chez nous, tivement ses rendements.mmm vmpvmMËMM#\t\t\t1j }Æ\tBaEÆsi] lAWnÊi\tfSi\t\t 32 GRANDES CULTURES MARS 2007 PHOTO: HUBERT BROCHARD De 1999 à 2003, des chercheurs du Centre de recherche d\u2019agriculture et agroalimentaire Canada (AAC) à Québec étudient les effets des rotations sur la santé des racines du maïs.Les recherches ont lieu à Saint-Hyacinthe.Durant ce projet, les scientifiques notent sur de nombreux plants de maïs des racines de couleur rose à rouge carmin ou brun foncé.Ces racines sont nécrosées, peu abondantes et peu ramifiées, prenant parfois l\u2019aspect d\u2019une « queue de rat ».La base des plantes affectées arbore une couleur rosée (plus foncée qu'en cas de fusariose de la tige).À part cela, en surface, le seul symptôme parfois visible est un retard de croissance, en début de saison seulement.Mais de quoi s\u2019agit-il donc?D'une maladie en progression depuis la fin des années 1980 aux États-Unis, la maladie des racines roses, ou « red root rot » en anglais.« La maladie des racines roses avait déjà été observée en Ontario, en 1961 », relate Stéphan Pouleur, agronome phytopathologiste et membre de l\u2019équipe de recherche d'AAC.Lors d\u2019un dépistage réalisé en 2004 et 2005, l'équipe de chercheurs confirme effectivement la présence de cette maladie au Québec et en Ontario.« Puisque nous l'avons observée dans la plupart des champs inspectés, elle est peut-être chez nous depuis longtemps », dit le D'Pouleur.Ces dernières années, dans les États américains de l\u2019Atlantique, les zones les plus affectées, les racines roses ont entraîné des pertes de rendements allant jusqu\u2019à 20 %.Là-bas, cette maladie provoque souvent la mort prématurée des plants de maïs, avant le remplissage de l'épi, puis la verse.« La maladie semble se manifester avec moins d\u2019intensité chez nous qu\u2019aux États-Unis, PHOTO: LUC COUTURE.AAC A-MMMJsI# Le O' Stéphan Pouleur a décelé la maladie des racines roses du maïs chez nous, une maladie très dommageable aux États-Unis.ajoute le scientifique.Mais elle pourrait affecter significativement le rendement de notre maïs.» DANS L\u2019OIGNON AUSSI « Notre technicien a vite reconnu le principal champignon impliqué, le Phoma terrestris, pour l\u2019avoir étudié dans l'oignon », relate M.Pouleur.Car ce champignon microscopique cause aussi la maladie des racines roses de l\u2019oignon, commune dans cette culture, quoique généralement peu importante.Dans le maïs, cependant, la maladie est causée à la fois par le Phoma terrestris, le principal coupable, et par des champignons des genres Fusarium et Pythium.Les recherches menées à Saint-Hyacinthe par le D'Pouleur et ses collaborateurs, suggèrent que la rotation des cultures aide à prévenir la maladie.En effet, dès la deuxième année en monoculture Engrais Litho Physio L'innovation pour une agriculture rentable et durable Cocktail 16 usines d\u2019engrais pour mieux vous servir Compton\tSaint-Jacques-le-Mineur Henryville\tSaint-Jude Laurierville\tSaint-Léonard d'Aston Louiseville\tSaint-Narcisse agro-fournitures éKSX smrw.willianihoudo.com Saint-Biaise\tSaint-Polycarpe Saint-Oamase\tSaint-Rémi (div.horticole) Saint-Franqois-du-Lac Saint-Simon (siège social) Saint-Hermas\tSaint-Thomas DAquin SIÈGE SOCIAL 8,3* rang ouest, Saint-Simon Québec JOH1YO 1-800-663-0064 GRANDES CULTURES MARS 2007 33 %y,-T wmm m sg
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