La terre de chez nous, 23 avril 2009, Supplément 1
[" Tdft'si* *rr~*zn-: é^L VOLUME 19 N° 3 - AVRIL 2009 LE MAGAZINE DES PRODUCTEURS AU SER ICE DES PRODUCTEURS I 1 I DOSSIER > PHYTOPROTECTION Plusieurs croient que , l'application préventive de fongicides dans les cultures de maïs et de soya aurait un impact sur les rendements.Une analyse approfondie de cette question permet de trancher entre les espoirs et la réalité.À lire sans faute.ANALYSE Voici le temps de voir qu\u2019elles sont les prévisions d\u2019ensemencement ici comme aux États-Unis.TECHNIQUE Comment semer le soya Natto www.fpccq.qc.ca SUPPLÉMENT DE LA TERRE DE CHEZ NOUS BAYE if?¦¦ ¦¦¦\u201e¦ ;,v.-7'v\\ ,.:\t\u2022 Mm Pour un vert sain ¦Mmm STRATEGO Des champs plus verts se traduisent en de meilleurs rendements.Stratego\u201d0 appartient à une nouvelle génération en terme de protection des maladies, car il contribue à produire des champs de céréales plus verts -ce qui permet une meilleure photosynthèse - pour des rendements supérieurs.Stratego est doté de deux modes d\u2019action uniques qui offrent un contrôle prolongé en s\u2019intégrant dans la feuille pour se déplacer dans le plant.C\u2019est sa protection prolongée qui fait de Stratego un merveilleux partenaire de mélange en réservoir avec l\u2019herbicide Buctril\u201d0 M.Consultez votre détaillant pour plus de détails.Bayer CropScience -¦\t\u2019- V J*' v imm SMS®* ¦sag wmm 2 *»: Vit Vf*# «h y-Va, fjtith ¦mW ' vï'v.*.* 'S %» r/ vr- ;v < ¦ 'N V'-v vv y- v* < Wt sont V\u2018 '\u2022 0^-9742?,^ Supplément de La Terre de chez nous EDITEUR La Terre de chez nous Union des producteurs agricoles 555.bout Roland-Therrien, bureau 100 Longueull (Québec) J4H 3Y9 Tél 450 679-8483 Courriel : cultures@laterre.ca Site Web : www.laterre ca DIRECTEUR Loïc Hainon REDACTEUR EN CHEF.DELEGUE AUX MAGAZINES Michel Beaunoyer SECRÉTAIRE DE PRODUCTION Lorraine îrottier JOURNALISTES Martine Giguere Martin Ménard COLLABORATEURS André Comeau Pierre Fournier François Langevln Nathalie Martel Patrie Menard CONCEPTION GRAPHIQUE Groupe Charest COORDONNATRICE DE PRODUCTION Carole Lalancette INFOGRAPHIE Jocelyne Carrier Céline Dupras PUBLICITÉ Courriel: pub@laterre.ca DIRECTEUR DES VENTES André Savard.poste 7221 REPRÉSENTANTS AU QUEBEC Christian Gurnard, poste 7271 Sylvain Joubert.poste 7272 Sylvain Lalonde, poste 7576 REPRESENTANT HORS QUEBEC Jacques Long Tel : 905 335-5700 Téléc.: 905 335-5001 Courriel: |long@laterre.ca ABONNEMENTS 450 679-8483, postes 7274, 7413 IMPRESSION Imprimerie Solisco DEPOT LEGAL Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 1207-8131 PHOTO PAGE COUVERTURE Beatriz Salas PROCHAINE PARUTION 15 octobre 2009 RESERVATION D ESPACE PUBLICITAIRE 24 septembre 2009 MATERIEL PUBLICITAIRE 1\u201d octobre 2009 Ce magazine est publié cinq lois par année.Dans ta présente publication, le générique masculin esI employé sans discrimination el uniquement dans le but d'alléger le texte.céréales 2UDB ÉDITORIAL DDSSIER P H YTD PROTECTION -\tLes fongicides et le rendement du maïs -\tLe fongicide préventif dans le soya -\tRéussir le blé ANALYSE Les intentions d'ensemencement aux USA ANALYSE Prévisions d\u2019ensemencement au Québec TECHNIQUE ACTUALITÉS -\tAssemblée générale 2009 -\tÉlections et nouveau conseil -\tASRA : paiement en avril -\tDépôt du rapport Saint-Pierre -\tNouveau président au SPSPQ -\tEntente de principe -\tContrats récents SEMENCE De meilleures conditions pour les producteurs de semence RECHERCHE La fusariose chez les POUR NOUS REJOINDRE.Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec (FPCCQ) 555, boul.Roland-Therrien, bureau 505 Longueuil (Québec) J4H 4G4 Téléphone : 450 679-0530 \u2022 Télécopie : 450 679-6372 Courriel: fpccq@fpccq.qc.ca, Internet : http://www.fpccq.qc.ca Pour obtenir l'information.et les commentaires sur le marché des grains Service de messagerie vocale (gratuit) 1 800 361-1345 \u2022 1 800 361-9736 \u2022 1 800 361-2095 514 521-1717 - Ligne de Montréal ENVIRONNEMENT Recyclage des contenants de pesticides vides Comment semer le soya Natto CHRONIQUE DE PIERRE FOURNIER Le métier d\u2019agriculteur devrait être plus reconnu GRANDES CULTURES AVRIL 2009 3 ÉDITORIAL S\u2019unir dans une vision globale CHRISTIAN OVERBEEK Président, FPCCQ C\u2019est avec beaucoup de plaisir et une grande détermination à faire progresser les intérêts des familles agricoles que je renouvelais ma candidature à titre de président de la Fédération au mois de mars 2009.C\u2019est avec le même plaisir et une grande reconnaissance que je tiens à vous remercier de m'accorder un autre mandat à la présidence de la Fédération.L'investissement en temps que requiert ce poste et l\u2019intensité de la tâche demeurent tout de même un immense défi pour un producteur agricole.Cependant, il est extrêmement gratifiant et motivant de travailler pour la cause des producteurs de grains.Les défis sont nombreux en ce qui a trait à l'amélioration de notre environnement d'affaire, de travail et de vie.Comme je l\u2019expliquais lors de mon allocution à la dernière assemblée générale annuelle, l\u2019année 2008-2009 a été extrêmement chargée.Bien que les programmes de sécurité du revenu demeurent une pièce essentielle à la poursuite de nos activités, comme pour tous les producteurs de grains du monde qui doivent faire face aux lourdes subventions des pays exportateurs, la Fédération ne peut mettre de côté les autres dossiers pour se concentrer sur un seul.Ma compréhension des enjeux, des contraintes et des forces en présence m'amène rapidement à conclure qu'il faut gérer le tout de façon globale.Tout est lié et on ne peut laisser une pièce de côté, ou en prendre juste une, si l\u2019on ne veut pas constamment reculer à la suite de chaque pas que nous ferons.Nous devons utiliser cette force collective de façon sérieuse et stratégique.Ceci signifie en premier lieu d\u2019agir et d\u2019être reconnu, individuellement et collectivement, comme des gens responsables et engagés.L'engagement de produire selon les normes et exigences, mais avec la responsabilité de le faire sans compromettre l'avenir de nos fermes.L\u2019obtention d\u2019un maximum de revenu du marché est aussi un engagement incontournable.Ce défi ne se relève que si nous utilisons les meilleures stratégies individuelles et collectives afin de saisir toutes les opportunités.Au grand principe de répondre aux besoins des marchés, en quantité et en qualité, s\u2019ajoute celui d\u2019obtenir le prix juste et équitable afin que nos filières de mise en marché (consommation humaine, animale, industrielle) soient motivantes, dynamiques et durables.Être responsable et engagé, c'est aussi savoir s\u2019approprier toutes les informations et enjeux, et mettre l'émotivité et les idéologies de côté afin de prendre des décisions éclairées.À cet effet, combien de producteurs oublient trop souvent les raisons fondamentales de la mise en vente en commun du blé.Par exemple, que c\u2019est toute la Table filière des grains, acheteurs, centres de grains, utilisateurs, gouvernements qui, en 1996, convenait que l'on devait gérer collectivement l'uniformité des lots de blé afin de ne pas perdre nos marchés locaux.Faute d\u2019entente sur un partage équitable des revenus de cette valeur ajoutée, nous avons dû utiliser le plan conjoint pour que cela aboutisse.Si ce n'était de notre volonté d'aller de l'avant avec la mise en vente en commun du blé (SMVCB), je me demande où nous en serions aujourd'hui, probablement encore en attente et passifs.Le SMVCB n\u2019est qu'une forme active de la volonté des producteurs de se prendre en main.Il y a encore place à amélioration, certes, mais sur le simple terrain de l'objectif initial de la Filière, il faut absolument mentionner que les principaux acheteurs de blé québécois ont vu une nette différence au niveau de l'uniformité des lots selon une étude indépendante.Le projet de Système de recueil et de diffusion d'information (SROI) est une autre forme d\u2019engagement collectif et individuel envers une maximisation de nos revenus du marché.Cet outil collectif vise justement à répondre à la volonté de la Table filière d\u2019offrir une information de qualité sur les marchés à tous les intervenants.Il m\u2019est toujours difficile de comprendre pourquoi un groupe de producteurs s\u2019acharne, par des recours judiciaires, à retarder l'accès à de telles informations.Je tiens à rappeler que nous avons une responsabilité envers l'utilisation du plan conjoint et nous devrons démontrer cette année à la Régie, et à la société en général, que nous l'utilisons de façon responsable et sérieuse afin de favoriser une mise en marché plus ordonnée et plus efficace.Être responsable et engagé nous permettra de relever un grand nombre de défis.Plusieurs nous attendent dans la prochaine année.Le rapport sur le soutien aux revenus agricoles du groupe de travail du comité exécutif du gouvernement du Québec, déposé le 27 mars 2009, semble faire une complète abstraction de la réalité du secteur des grains.Collectivement, nous devrons maximiser notre force de persuasion afin de faire entendre raison et obtenir le soutien adéquat pour que nos terres agricoles demeurent productives, compétitives et rentables.Tout comme les prochaines collaborations et partenariats en recherche et en soutien technique que nous devons absolument mettre de l\u2019avant afin de faire de nos fermes des entreprises durables.Chacune de ces pièces a son importance, mais l'élément moteur qui nous rassemble et qui nous permettra d\u2019accéder à un avenir prometteur est bien entendu l\u2019union de toutes nos forces individuelles.C'est un défi considérable qui impose quelques contraintes, exige des responsabilités et requiert des engagements, mais qui apporte des gains durables pour ces acteurs passionnés.Cette entraide a fait ses preuves dans toutes les sociétés du monde et l\u2019agriculture, de par ses enjeux économiques et sociaux, est une petite société en soi qui obéit aux mêmes règles de responsabilité et d\u2019engagement.Bonne saison 2009.4 GRANDES CULTURES AVRIL 2009 ACTUALITÉS Assemblée générale 2009 La 35' assemblée générale annuelle de la Fédération et la 28' assemblée annuelle du Plan conjoint des producteurs de cultures commerciales du Québec ont eu lieu les 25 et 26 mars dernier.Les 350 participants ont profité de ce moment pour faire le point sur l'état de la situation dans le secteur des grains et sur les actions et interventions a entreprendre au cours des prochains mois.Les travaux des délégués ont été précédés de quelques conférences qui portaient, dans l'ordre, sur le regroupement canadien d'achats collectifs d'intrants Farmers of North America (Bob Friesen).les orientations de la recherche en Amérique du Nord (D Anne Vanasse), la volonté de prendre notre vie et notre avenir en main (l'acteur Hugo Dubé).les perspectives économiques et agricoles (D Maurice Ooyon) et le programme Cisaille.A la suite du processus d\u2019évaluation des objectifs et des propositions d'amélioration du service de mise en vente en commun du blé (SMVCB), les delègues ont voulu dans un premier temps confirmer leur appui a cette initiative de mise en marché.Quelques bonifications ou modifications au fonctionnement ont été proposées.Les producteurs ont demandé entre autres choses que le respect du Règlement soit renforcé et que les fautifs soient interpellés en vertu des pouvoirs de la Loi sur la mise en marché des produits agricoles et des obligations de conformité imposées par les programmes de sécurité des revenus.Un nouveau règlement sur la divulgation obligatoire des superficies pour tous les blés a aussi été ratifié en ce sens.L'élargissement du plan conjoint aux grains consommés a la ferme a reçu l'appui de plus de 2/3 des délégués.Cela permettra a la Fédération de poursuivre les demarches auprès de la Régie des marchés agricoles.Une séance publique sur la question suivra au courant de l'année 2009 et si le processus d'élargissement est accepté, la Fédération tiendrait normalement une première assemblée générale en mars 2010 durant laquelle les modalités de financement seraient établies.La contribution spéciale pour le recours en droit compensateur de 0,15 $/t prend fin à la suite du plein remboursement des frais du recours.Elle a été remplacée partiellement par une bonification de 0,10 $/t de la contribution au fonds général du plan conjoint dans le but de bonifier le budget disponible au fonds de recherche.Cette consolidation du financement des activités de recherche et de transfert technologique devient essentielle afin d'appuyer la productivité et la rentabilité des entreprises et afin de répondre aux exigences des programmes fédéraux en matière de financement partagé.Une résolution définissant un plan d\u2019action et d'intervention sur la recherche, le transfert technologique et les services-conseils venait confirmer cet enjeu majeur pour l'avenir de la production de grains au Québec.L'assemblée générale annuelle a voulu rappeler à l'ensemble de la filière agricole que son secteur est toujours menacé par de lourdes subventions mondiales.Le Farm Bill a été reconduit en mai 2008 avec les mêmes avantages en plus d'une nouvelle protection globale pour la ferme.Les délégués ont donc convenu de ratifier leurs besoins sectoriels en cette période de renouvellement de la FAOQ et des programmes.Ces besoins reposent sur des programmes de sécurité et de soutien des revenus basés sur les coûts de production, des programmes d'appoint offerts aux entreprises des régions périphériques en processus de transition vers une plus grande productivité et des programmes d'amélioration de la production et de la productivité.Les autres résolutions touchaient l\u2019équité dans le mode de tarification et le partage des coûts des déficits à l'ASRA, l'augmentation des liquidités à la ferme par le programme ASRA, le processus d\u2019approbation des dérivés climatiques et la mise en place d'un rendement probable minimal à l'assurance récolte, le crédit d\u2019impôt pour l'utilisation de semences certifiées, l'exemption de taxes municipales pour le centre de recherche CÉROM et la reconnaissance de l\u2019agriculture comme service essentiel.Élections et nouveau conseil Le président sortant, Christian Overbeek, a été réélu par acclamation pour un terme de deux ans.Les autres membres élus au comité exécutif sont : William Van Tassel (1\" vice-président), Stéphane Bisaillon (2' vice-président), Sylvain Joyal et Ghislain Beauchemin.Quelques membres du conseil d\u2019administration ont quitté leur fonction à la fin du présent mandat.Les délégués ont offert leurs remerciements à Fernand Marcoux (président du SPSPQ), Claude Carignan (vice-président du SPCC de la Mauricie) et France Lamonde (vice-présidente du SPCC de la région de Québec) pour le temps investi au sein de l'organisation à défendre et à promouvoir les intérêts des producteurs de grains.Les producteurs qui compléteront le conseil d'administration de la Fédération pour l'année 2009-2010 sont : pour le SPCC Côte-du-Sud, Dany Pelletier (p.) et Louis-J.Desjardins (v.-p.), pour le SPCC Est-du-Québec, Firmin Paquet (p.) et Dave Gauthier (v.-p.), pour le SPCC Mauricie, Heinz Grogg (p.) et Michel Massicotte (v.-p.), pour le SPCC Lanaudière, Outaouais-Laurentides, Gilles Brisson (p.) et Michel Forget (v.-p.), pour le SPCC Centre-du-Québec, Jérôme Tourigny (v.-p.), pour le SPCC Québec, Danny Welsh (p.) et Fernand Filion (v.-p.), pour le SPCC Saguenay-Lac-Saint-Jean, Pierre Murray (v.-p.), pour le SPCC Saint-Hyacinthe et Estrie, Sylvain Pion (p.), pour le SPCC Saint-Jean-Valleyfield, Yves Philie (p.), pour le SPSPQ, Paul Adam (p.) et Martin Provencher (v.-p.) et pour le SPCC Abitibi-Témiscamingue, Bernard Gauthier (p.) et Jacques Préville (v.-p.).ASRA : paiement en avril C\u2019est au mois d\u2019avril qu\u2019a lieu la T avance pour l'année d'assurance 2008.Les producteurs d'avoine, de blé fourrager et d'orge peuvent s'attendre à recevoir une avance.Au moment d\u2019écrire ces lignes, les montants n'étaient pas encore connus et les discussions se poursuivaient avec La Financière agricole à ce sujet.Pour le blé de consommation, la possibilité d\u2019une avance était moins certaine.Pour le maïs-grain, le soya et le GRANDES CULTURES AVRIL 2009 5 ACTUALITÉS canola, aucun montant ne sera versé.Pour consulter les tableaux habituels de prévisions de compensations et de versements, consultez le site Internet de la FPCCQ au www.fpccq.qc.ca.Dépôt du rapport de Michel R.Saint-Pierre : « Une nouvelle génération de programmes de soutien financier à l\u2019agriculture » C'est avec grande déception que la FPCCQ a pris connaissance de ce rapport qui n'apporte absolument rien de nouveau.Le rapport fait en premier lieu état des dérives de l'ASRA en utilisant ces arguments pour justifier la nécessité du passage à d'autres programmes afin d\u2019abandonner l\u2019ASRA qui n'a pas permis aux productions assurées de se développer logiquement en lien avec les signaux du marché.Le programme proposé, appelé PARA (Programme d'autogestion des risques agricoles), remplacerait l'ASRA d\u2019ici six ans.Il est en fait calqué sur des programmes fédéraux, comme l\u2019Agri-Investissement, anciennement le CSRN et le CSRA.Il s\u2019agirait donc d'un compte dans lequel la FADQ et le producteur effectueraient des dépôts basés sur les VNA.Le but est d\u2019y accumuler des sommes dans les bonnes années pour les retirer lors de mauvaises, au besoin.À cela s\u2019ajouteraient des CAM (Contrats d\u2019agriculture multifonctionnelle), qui verseraient un montant forfaitaire sous certaines conditions en lien avec le respect des pratiques de développement durable.Ceci permettrait ainsi d\u2019apporter un soutien supplémentaire au développement régional et pour répondre à la nécessité de maintenir une agriculture à la grandeur du territoire, malgré un niveau de rentabilité moindre dans certaines régions.Beaucoup de travail resterait à faire pour mettre en place ce genre de contrats puisque le rapport n\u2019élabore par sur le mode d\u2019application.Notons que cette approche avoisine le modèle européen.Malgré tout, saluons l\u2019ouverture du rapport face à certaines de nos revendications telles que les services-conseils, le concept d\u2019aide aux investissements productifs et l\u2019aide aux régions périphériques.Avant d\u2019en arriver à appliquer ces programmes proposés, le rapport prévoit une période de transition de six ans.Cette section du rapport est relativement étoffée et suggère d\u2019apporter de nombreux changements au programme ASRA.Par GRANDES CULTURES AVRIL 2009 exemple, l\u2019utilisation de modèles de référence plus performants, la mise en place de prix de marché minimaux, la modulation de la cotisation afin que les plus grosses fermes paient une part plus élevée de la cotisation que le tiers comme c\u2019est le cas pour tous présentement.Des mesures d\u2019accompagnement sont suggérées pour les fermes touchées.La FPCCQ craint énormément les impacts que pourraient avoir les mesures proposées dans ce rapport.Les mesures transitoires abaisseraient le soutien aux grains locaux déjà défavorisés par rapport aux grains importés.Les impacts ne pourraient être que négatifs, et le nouveau programme PARA serait bien pire.Inutile de dire que ce dossier sera étroitement suivi par la FPCCQ.PB Nouveau président au SPSPQ Le 20 mars dernier, le conseil d\u2019administration du Syndicat des producteurs de semences pedigreeüu Québec a procédé à l\u2019élection du conseil exécutif.Ce nouveau conseil sera dorénavant composé de : Paul Adam, producteur de Saint-Félix-de-Valois, en tant que président.Martin Provencher de Bécancour, a titre de premier vice-président et Daniel Dutilly de Rougemont, deuxième vice-président.On procède a une élection chaque année tel que stipule dans les reglements.Le Syndicat des producteurs de semences pedigree du Québec profite de l\u2019occasion pour remercier Fernand Marcoux du travail accompli lors de ses quatre années a la présidence.Nous le remercions également pour son implication lors de la négociation de la convention de production ainsi que dans le dossier du déménagement du secrétariat à Saint-Hyacinthe.Entente de principe Les membres du conseil d\u2019administration du SPSPQ sont fiers d\u2019annoncer qu\u2019une entente de principe est survenue le 30 janvier dernier entre le Syndicat des semences - FPCCQ et les représentants des différentes associations.La prochaine étape consistera a la redaction des conventions par la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Quebec (FPCCQ), qui demandera par la suite une revision légale.Ce processus pourrait prendre plus d\u2019un mois, car le Comité des conditions et modalités des conventions de production ne sera convoqué qu\u2019en avril ou au début mai afin d\u2019officialiser celle-ci.Contrats récents Si vous avez signé un contrat de production, veuillez vous assurer que le contrat tient compte des nouveautés de l\u2019entente de principe.Communiquez avec votre représentant afin d\u2019apporter les ajustements nécessaires.Tous les contrats de production 2009 doivent comporter ces mises a jour.Vous en retrouverez les principaux points en consultant le site Internet de la FPCCQ sous « bulletin Info Semence, spécial convention ».Tous les producteurs de semences recevront sous peu des informations supplémentaires a ce sujet. SEMENCES PRODUCTEURS DE SEMENCES PEDIGREE De meilleures conditions Les producteurs de semences de qualité supérieure (pedigree) destinées aux grandes cultures ont conclu une entente de principe dans la négociation avec les représentants des associations liées a la mise en marché des semences.Cette entente pave la voie a une convention qui répond mieux a la réalité de production des membres.Elle favorisera un meilleur équilibre entre les besoins des producteurs et ceux des marchands.Il taut se rappeler que les producteurs de semences pedigree fournissent des semences d'origine génétique utilisées dans les grandes cultures commerciales du Québec, soit celles du blé.de l'orge et de l'avoine.Ils fournissent également une partie des semences de soya.« Le contexte a beaucoup change depuis la dernière convention signée en 2003 et des modifications s'imposaient pour le bien de l'ensemble de notre secteur de production », constate Paul Adam, président du syndicat.Les producteurs sont en effet confrontes a des coûts d\u2019exploitation a la hausse compte tenu, maintenant, des plus grandes distances à parcourir pour acheminer des semences a un poste de conditionnement.Les pratiques commerciales demandent de plus en plus de souplesse pour répondre rapidement aux besoins du marché.Tout cela a un coût.« Nos membres vont pouvoir profiter de revenus adaptés aux frais d'exploitation réels et aux nouvelles exigences du marché, indique M.Adam.Par conséquent, les marchands vont profiter d'une plus grande stabilité d\u2019approvisionnement.» DES AMENDEMENTS NÉCESSAIRES Des amendements significatifs sont prévus par rapport à la convention de 2003, En particulier, deux nouveautés sont à signaler.La première touche la pratique des superficies en option.Pour assurer un meilleur approvisionnement, les marchands demandent de plus en plus souvent aux producteurs de semer des superficies en option.De cette façon, les marchands se donnent la possibilité d'acheter une portion supplémentaire de semences en plus du volume prévu dans le contrat ferme.Cette souplesse est de plus en plus appréciée de la part des marchands qui se donnent ainsi une marge de manœuvre.L'amendement concerne la compensation accordée au producteur de semences lorsque le marchand n'utilise pas le volume additionnel qu'il a demandé.Dans ce cas, le montant à verser au producteur est dorénavant un montant fixe de 50 $ par hectare.Cette somme fixe remplacera avantageusement le mode de calcul complexe utilisé jusqu'à maintenant et permettra aussi de mieux faire face aux dépenses encourues.Cet amendement apporte un correctif nécessaire et permet ainsi aux producteurs de continuer d'offrir cette souplesse.La deuxième nouveauté à signaler concerne la prime.Il s'agit du montant versé au producteur pour couvrir certains frais connexes, principalement les frais de transport des semences jusqu\u2019au poste de conditionnement et les nouvelles exigences concernant la qualité des lots de semences.Le projet de convention prévoit une prime minimale de 55 $ par tonne métrique de semences avant conditionnement comparativement à la prime minimale actuelle de 40 $.Ce montant couvrira de façon plus adéquate les dépenses additionnelles.À ces deux amendements s'ajoutent d'autres améliorations qui sont nécessaires.« Il est prioritaire pour nous de clarifier certains aspects et, de façon générale, de parfaire cet outil qu'est la convention pour qu'elle reflète l'évolution des conditions de production », conclut le président du syndicat.PRÈS DE 500 PRODUCTEURS TOUCHÉS Le Syndicat des producteurs de semences pedigree du Québec est affilié à la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec.Il compte quelque 500 membres présents dans la presque totalité des régions du Québec.Ces producteurs fournissent des semences de grande qualité, qui se démarquent par leurs caractéristiques particulières.La semence pedigreeassure la pureté génétique, réduit les risques de maladie et garantit un niveau minimal de germination.FERTILEC, UNE ALTERNATIVE PROFITABLE POUR VOS CHANPS Fanions et rubans de marquage + semences pour érosion Cultivez-vous et visitez notre site Internet www.fertilec.com et vous vivrez une aventure agricole différente Téléphone sans frais I 888 831-1085 biodiversité Télécopieur sans frais I 888 836-1915 GRANDES CULTURES AVRIL 2009 7 RECHERCHE LA FUSARIOSE CHEZ LES CÉRÉALES La saison 2008 peut-elle influencer la saison 2009?FRANÇOIS LANGEVIN, ANDRÉ COMEAU* A l'été 2008, la fusariose a été sévère dans plusieurs régions du Québec.À l\u2019approche de la nouvelle saison de culture, plusieurs interrogations demeurent concernant principalement les séquelles que peut avoir laissées l'épidémie de 2008 sur la saison à venir et les moyens à utiliser afin de réduire les risques.FACTEURS QUI INFLUENCENT LA FUSARIOSE La fusariose est une maladie complexe et difficile à prévoir.Cependant, comme toutes les maladies des plantes, elle dépend de trois principaux facteurs liés à l\u2019environnement, au niveau de sensibilité de la plante et au champignon pathogène.De manière générale, dès qu\u2019un des facteurs devient plus favorable, on note une augmentation de la maladie.D\u2019autre part, si un facteur est totalement défavorable, l'impact des deux autres facteurs devient pratiquement nul.Par exemple, un cultivar modérément sensible à la fusariose mis en présence d'une grande quantité de spores de Fusarium peut demeurer exempt de maladie si les conditions climatiques sont défavorables au champignon pathogène.Bien que la régie de culture ne puisse rien faire pour modifier le climat, elle peut cependant permettre de diminuer l\u2019impact de ce dernier sur le développement de la maladie.RÉGIE DE CULTURE POUR RÉDUIRE LES RISQUES DE FUSARIOSE Il est évident qu\u2019une saison de croissance comme celle de 2008 a été favorable à la contamination des résidus de cultures par le Fusarium graminearum.Les résidus de cultures sont bien connus comme étant une source importante de champignons pathogènes.Cependant, le taux de survie durant l'hiver du Fusarium sur ces résidus demeure imprévisible.Par la rotation des cultures, on diminuera l'incertitude associée aux résidus de culture en évitant de semer les céréales dans un champ dans lequel on a cultivé du maïs ou une céréale l\u2019année précédente.Pour la fusariose, le mais-grain est reconnu comme étant le précédent cultural le plus risqué puisqu\u2019il produit énormément de résidus de culture.Lorsque compatible avec les méthodes de travail du sol.l'enfouissement des résidus demeure une méthode efficace pour réduire l'impact des champignons présents sur eux.L'usage d'un fongicide peut réduire les risques de développement de la maladie.Pour avoir du succès avec cette approche, il est important de bien connaître et maîtriser les différents aspects entourant le choix des traitements et les méthodes d'application.En obtenant les recommandations d'un agronome, on s'assure de connaître les derniers développements en matière de contrôle de la maladie.Le CEROM a également publié des fiches techniques sur le sujet, elles sont disponibles sur le site : www.cerom.ac.ca La fertilisation peut également jouer un rôle important pour la fusariose.Lorsque l\u2019ap- l RESPECTEZ les REFUGES Voyez-le comme un refuge pour votre potentiel de profit./\u2014\u2022 Quand vous semez un refuge, vous aidez à éviter le développement d'insectes résistants.Semer un refuge protège votre maïs, celui de vos voisins et les technologies importantes qui augmentent le potentiel de rendement.Quand vous cultivez des hybrides dotés de caractères de résistance aux insectes, semez un refuge.Vous contribuerez ainsi au succès de tous et chacun.ION SANTO MC imagine Monsanto imaginévnet le logo de laHQtV \" sont de Titulaire de licence .Monsanto Canada^ Inc.i 20Û' tomme nada h 8 GRANDES CULTURES AVRIL 2009 RECHERCHE port en azote dépasse les besoins nécessaires aux céréales, elles deviennent plus susceptibles à la verse.La verse augmente inévitablement l'incidence de la fusariose.Il est également recommandé de récolter et sécher les céréales dès la maturité, car cela empêche un développement tardif du Fusarium et donc limite la production de toxines.L\u2019utilisation d'une semence certifiée traitée permet de réduire l'influence de la présence du Fusarium.Puisque les semences certifiées doivent présenter un pourcentage de germination adéquat, cela réduit les risques de semer des grains fortement infectés.Cependant, cela n'élimine pas forcément la présence du champignon sur les grains; d\u2019où la nécessité d'utiliser une semence traitée avec un fongicide qui va réduire l'impact du champignon sur les jeunes plantes.Le criblage et le vannage des grains sont également reconnus comme étant un moyen simple et efficace de réduire l\u2019incidence de la fusariose sur les céréales.Il est cependant forte- ment recommandé, lorsque c\u2019est possible, d\u2019éviter de le faire directement dans le champ afin de limiter l\u2019inoculum de Fusarium dans le champ.On choisira alors de le faire directement à la ferme de manière à pouvoir détruire ou composter les résidus contaminés.L\u2019UTILISATION D\u2019UN CULTIVAR DE CÉRÉALE MOINS SENSIBLE À LA FUSARIOSE L'usage d'un cultivar résistant à la fusariose est un autre élément important permettant de faire face à la fusariose.Depuis nombre d'années, les sélectionneurs nord-américains ont déployé beaucoup d'efforts afin d'augmenter cette résistance.Les résultats commencent à être visibles, car le niveau de résistance à cette maladie a augmenté dans les variétés disponibles.Chaque année, l'Atelier céréales des Réseaux grandes cultures du Québec (RGCQ) évalue un grand nombre de lignées de céréales.Ces lignées doivent rencontrer des normes de résistance à la fusariose afin d\u2019être recommandées.Les normes québécoises sont les plus sévères en Amérique du Nord.Les résultats mis à jour sont disponibles dans la publication du RGCQ-CRAAQ: Résultats 2008 et Recommandations 2009 des Réseaux grandes cultures du Québec ; www.cerom.qc.ca/Documentations/Resultats_RG CQ_2008.pdf.CONCLUSION Afin de se prémunir contre la fusariose, il est important de se rappeler que l'utilisation du plus grand nombre de moyens de contrôle est nécessaire.En adoptant une régie de culture optimale et en choisissant le cultivar approprié, on peut réduire les chances de voir apparaître la fusariose.L\u2019été 2008, bien qu'ayant été difficile à bien des aspects, n\u2019aura pas un grand impact sur la prochaine saison si l'on s'assure de prendre les moyens disponibles pour minimiser son influence.* Centre de recherche et de développement sur les grandes cultures, Agriculture et Agroalimentaire Canada synA0rl crji \u2014 mmm BAYER Le nouveau mode d'action pour contrôler les mauvaises herbes à feuilles larges les plus coriaces au Québec.Infinity \u2018 est une marque de commerce depose par Bayer CropScience.SYNAGRI QUÉBEC 418 832.6196 \u2022 SYNAGRI SAINT-HYACINTHE 450 799.3245 \u2022 SYNAGRI MONTRÉAL SUD-EST 450 346.5384 SYNAGRI RIVE-NORD 450 752.1081 \u2022 SYNAGRI EST ONTARIO 613 932.0275 GRANDES CULTURES AVRIL 2009 9 DOSSIER PHYTD PROTECTION Les fongicides dans le soya et le maïs : des alliés?L\u2019application préventive de fongicides dans les cultures de maïs et de soya suscite l\u2019intérêt et sème l\u2019espoir, car les fongicides auraient un impact positif sur les rendements.Mais cet espoir est-il fondé?Grandes Cultures ta\\\\ le tour de la question.Les fongicides et le rendement du maïs MARTINE GIGUÈRE L\u2019été dernier, quelques milliers d'hectares de maïs ont reçu une application fongique au Québec.Ce nouvel engouement pour les fongicides tient à de potentielles augmentations de rendement.Qu'en est-il exactement?Aux États-Unis, l\u2019engouement pour les fongicides a commencé en 2007.D'une part, la multiplication d'usines d'éthanol a stimulé la demande pour le maïs, ce qui a incité de nombreux producteurs à opter pour la monoculture.Parmi les conséquences, une augmentation des résidus de culture et de la pression des pathogènes.D'autre part, cette demande a poussé à la hausse le prix du maïs et des intrants.« Les producteurs ont alors senti le besoin de protéger leur investissement au champ », dit Carl Bradley, phy-topathologiste à l\u2019Université de l\u2019Illinois, conférencier à la journée Grandes cultures et phytoprotection du ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ), à Saint-Rémi en février dernier.Au même moment, de nouveaux outils s'offraient aux producteurs agricoles : les fongicides de la famille des strobirulines.Ainsi, uniquement en Illinois, de 20 à 30 % des superficies de maïs ont reçu une application fongique préventive: cela représente plus de 1,6 million d'hectares.Au Québec, l'utilisation de fongicides dans le maïs soulève aussi beaucoup d'intérêt.En 2008, on estime les superficies traitées à près de 4000 hectares.RENTABILITÉ MITIGÉE Pourtant, après les résultats obtenus dans les essais dans 12 États américains et en Ontario, Carl Bradley arrive aux conclusions suivantes :« L'application systématique de fongicide sans dépistage n'est rentable qu'une fois sur trois.Lorsque l\u2019hybride de maïs est sensible aux maladies, le traitement fongique est rentable une fois sur deux.En 2007, l'utilisation préventive de fongicides a été rentable dans 38 % des cas, et en 2008 dans 37 %.» (Voir le tableau 1) La kabatiellose, une maladie fongique dont les spores survivent dans les résidus de culture.10 GRANDES CULTURES AVRIL 2009 Chez UNI PNEU, on fait le poids tr Faites confiance aux experts du plus grand réseau au Québec Pouvoir d'achat multiplié Marques certifiées parmi les plus renommées Formation et compétences de pointe Service de dépannage 24 h A travers tout le Québec Un service de taille ! 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pathogène est faible, même si celle-ci permet parfois des augmentations de rendement.» Les réponses des spécialistes Q.\tFaut-il appliquer un fongicide dans du maïs endommagé par un épisode de grêle?R.\t« Non, répond Carl Bradley, phytopathologiste à l'Université de l'Illinois.Nous avons simulé des épisodes de grêle en 2007 et 2008, et il n'y a pas eu de différence significative entre les rendements des parcelles traitées et ceux des parcelles non traitées.Les champignons pathogènes n'ont pas besoin que les plants présentent des blessures pour les infecter comme c'est le cas pour les maladies bactériennes et pour le charbon commun.» Q.\tQuels risques de maladies les résidus au sol présentent-ils?R.\tGary C.Bergstrom, phytopathologiste à l\u2019Université Cornell, dans l\u2019État de New York aux États-Unis, précise que le risque de maladies augmente avec les pathogènes qui survivent dans les résidus laissés au sol.Ces pathogènes sont l'anthracnose, la kabatiellose et la tache grise.ESSAIS PEU CONCLUANTS AU QUÉBEC À l\u2019été 2008, Pierre Filion, technicien agricole au MAPAQ à Sainte-Martine, et des chercheurs du Centre de recherche sur les grains (CÉROM) ont fait des essais sur 21 parcelles.Les produits utilisés étaient le Quilt et le Headline appliqués à la sortie des panicules.« Nous avons obtenu un gain moyen de 290 kilogrammes par hectare (kg/ha) dans les par- Q.\tUn feuillage plus vert est-il un gage d'augmentation de rendement?R.\t« Non, précise Carl Bradley.Nous n\u2019avons pas observé d'augmentation significative de rendement liée à un feuillage plus vert.» Q.\tLes fongicides ont-ils un effet sur la pourriture de la tige?R.\t« Les fongicides ont un effet indirect sur la pourriture de la tige, indique Carl Bradley, et il est possible de réduire ce risque en contrôlant les maladies foliaires.Mais l\u2019application d\u2019un fongicide aura un plus grand impact pour contrer la pourriture de la tige sur des hybrides sensibles soumis à une forte pression des pathogènes.» 12 GRANDES CULTURES AVRIL 2009 TABLEAU 1 2007\t2008 Augmentation moyenne de rendement 185 kg/ha 220 kg/ha Nombre de parcelles à l'essai\t168\t137 Rentabilité ( des parcelles)\t38 %\t37 % celles traitées, précise Pierre Filion.Par contre, en tenant compte du coût du traitement (75 $ par hectare) et du prix de vente du maïs (200 $ la tonne), il aurait fallu des augmentations moyennes de rendement de 375 kg/ha pour que l'opération soit rentable.Nos résultats vont donc dans le même sens que ceux obtenus aux États-Unis et en Ontario, c'est-à-dire que l'application d'un fongicide n'est rentable qu\u2019une fois sur trois.» IMPORTANCE DU DÉPISTAGE À quel moment devrait-on appliquer un fongicide dans le mais?Logiquement, il faut traiter les plants lorsqu'un pathogène est présent et qu'il a atteint un seuil d'intervention économique.Mais comment déterminer si un champ de maïs est a risque ou non, et s'il serait avantageux d'y appliquer un fongicide?Une première approche consiste à pulvériser systématiquement le maïs ; la seconde à faire du dépistage en tenant compte de divers facteurs de risque.« Évidemment, la deuxième approche est plus logique et plus rentable pour une entreprise », indique le phy-topathologiste Bradley.Même son de cloche du côté d'Albert Tenuta : « Non seulement le dépistage permet-il de déterminer si un fongicide est nécessaire, mais c'est aussi la seule façon de voir ce qui se passe dans le champ.Les informations recueillies permettent de plus au producteur de faire des choix pour les années à venir.Par exemple, il peut privilégier les variétés résistantes ou adopter d\u2019autres méthodes de contrôle comme le travail du sol ou la modification de la rotation des cultures.» Toutefois, le dépistage de maladies fongiques dans le maïs n\u2019est pas simple, car il y a souvent un décalage entre le moment de l'infection et l'apparition de symptômes.En général, une infection qui commence juste avant la sortie des croix aura peu d\u2019impact sur le rendement.« Il faut adopter une méthode de dépistage qui tient compte de la sensibilité de l'hybride aux maladies, du stade de développement, des résidus laissés au sol et du degré d'infestation, précise Cari Bradley.Dans nos parcelles à l'essai, nous avons calculé la rentabilité d'un traitement fongicide sur des hybrides sensibles et tolérants à la tache grise [NDLR : Cette maladie est peu présente au Québec], » Comme tous les semenciers connaissent la sensibilité de leurs hybrides, M.Bradley conseille de s'informer auprès de ces derniers et de faire du dépistage en fonction de la tolérance de l'hybride que l'on a semé.Au Québec et en Ontario, Albert Tenuta conseille de dépister les champs plusieurs fois au cours de la saison.Par exemple, un premier dépistage, deux ou trois semaines après le semis, un deuxième avant iluji 'AGRO Parce que chaque dollar compte PENSEZ CENTRE] mm www.agrocentre.qc.ca Syngenta .^Pilier de rendement Primextrall MAGNUM' Agrocentre Farnham Inc.(450) 296-8205 Agrocentre St-Ple Inc.(450) 772-2475 Agrocentre Fertibec Inc.(450) 454-5155 Les Engrais Lanaudière Inc.(450) 759-1520 Agrocentre St-Hyaclnthe Inc.(450) 796-3360 Agrocentre Vlnlsol Inc.(819) 293-5851 AGRO CENTRE Consultez le cartable\ten ligne DOSSIER DOSSIER PHYTDPRDTECTIDN PHYTDPRDTECTIDN la sortie des croix et un troisième avant la récolte.La méthode est simple : on s'arrête à cinq endroits dans le champ et l'on observe de 10 à 20 plants.« Le seuil d'intervention économique est à 30 % de lésions dans le maïs, indique M.Tenuta.Mais ce seuil dépend des conditions météorologiques et de la sensibilité de l\u2019hybride.» En plus de la sensibilité des hybrides, d'autres facteurs influencent le développement de maladies fongiques : les précédents culturaux, les résidus, la date de semis et les conditions climatiques.La monoculture, le semis direct ou le travail réduit laissent plus de résidus en surface et font augmenter les risques d\u2019infection.Cependant, les semis hâtifs seraient moins à risque que les semis tardifs.Finalement, les conditions climatiques chaudes et humides favorisent le développement de maladies.Ainsi, l'application préventive de fongicides dans le maïs doit être réfléchie, car un tel traitement ne sera véritablement utile qu'avec des hybrides sensibles dans les champs en monoculture ou en présence de résidus laissés au sol et lorsque les conditions climatiques favorisent le développement de maladies.Le choix d\u2019un hybride de maïs tolérant et le dépistage sont alors les deux interventions préventives à privilégier.Le fongicide préventif dans le soya MARTINE GIGUERE Non rentable trois fois sur (/notre, l'application de fongicides en absence de pathogènes est aussi questionnable d'un point de vue environnemental.1 Comme dans le maïs, les applications préventives de fongicide dans le soya sont de plus en plus fréquentes.Le rendement est-il au rendez-vous?« Le but premier des fongicides est de réduire l'incidence de maladies fongiques », note Sylvie Rioux, phytopathologiste au Centre de recherche sur les grains (CÉROM).Au Québec, existe-t-il des maladies fongiques du soya qui nécessitent l\u2019application de fongicides?Sous notre climat, la maladie fongique causant le plus de dommages au soya est sans contredit la scléro-tinia.« Or, il n\u2019y a aucun fongicide foliaire efficace contre cette maladie, précise Sylvie Rioux.Il faut plutôt choisir des cultivars résistants, faire une bonne rotation des cultures et effectuer un travail superficiel du sol.» Des maladies des racines comme la fonte des semis peuvent aussi attaquer le soya.Encore là, aucun fongicide n\u2019est efficace.Parmi les outils de lutte : le traitement des semences qui protège le grain pour une période de sept à quatorze jours, la rotation des cultures, un sol non tassé et bien drainé.Plusieurs autres maladies peuvent s'attaquer au soya dont le virus de la mosaïque du soya et le nématode à kystes (qui n\u2019a pas été répertorié au Québec à ce jour), et sur lesquels aucun fongicide n\u2019a d'effet.Il existe aussi des maladies peu dommageables, dont l'oïdium, la tache brune et le mildiou.« Certaines maladies fongiques, comme la tache brune, le mildiou et la brûle pho-mopsienne, ne figurent pas sur la liste des pathogènes maîtrisés par les fongicides disponibles », souligne Sylvie Rioux.En fait, seule la rouille du soya nécessite l\u2019application de fongicides, mais uniquement lorsque les risques d'infection sont élevés.Car cette maladie peut causer de grandes pertes de rendement.« Mais la rouille n\u2019a toujours pas été observée au Québec », soutient Sylvie Rioux.Depuis 2004, cette maladie est en effet sous haute surveillance.Le Réseau d\u2019aver- ¦ t Faites confiance a l\u2019équipe d\u2019expérience de William Houde ¦M\t\u2014 \" '\t.~ , ~j Pour la protection de vos cultures, faites pulvériser sans souci vos herbicides, « insecticides et fongicides.A william Uhoude agro-fournitures SIÈGE SOCIAL 8, 3-\"\"rang O., Saint-Simon Québec JOH 1YO Pulvérisez sans souci ! Évitez ainsi les tracas de gestion des pesticides Contactez-nous ! Bur.: 450-798-2002 ou 1-800-663-0064 14 GRANDES CULTURES AVRIL 2009 GRANDES CULTURES AVRIL 2009 15 DOSSIER PHYTDPRDTECTIDN tissements phytosanitaires (RAP) suit des parcelles sentinelles destinées à permettre le dépistage rapide de cette maladie.Si on la détectait, des avis seraient immédiatement émis par le RAP.QUESTIONS DE RENDEMENT Les fongicides ont donc très peu d'impact sur l\u2019incidence de maladies fongiques dans les cultures de soya.Pourtant, leur application en l'absence de pathogènes est de plus en plus fréquente au Québec.C'est que ces produits à base de stro-birulines ont des effets secondaires sur les plantes : ils retardent notamment la sénescence et la chute du feuillage.De plus, des recherches ont démontré que l'application de fongicides augmente parfois le rendement.Aux États-Unis, des pulvérisations de Headline et de Quadris aux stades R2 et R3 sur 65 sites ont permis des augmentations de rendement de 270 kilogrammes par hectare (kg/ha).Cependant, ces traitements n\u2019ont été rentables qu'une fois sur trois.Au Québec, le CÉROM a fait des essais de 2005 à 2008 avec deux produits et différents cul-tivars (voir le tableau 1).L\u2019équipe du CÉROM a déterminé un seuil de rentabilité en fonction du coût de traitement (de 56 à 100 $ par hectare) et du prix du soya (425 $ la tonne).Ainsi, dans les essais effectués en 2005 et 2006, on n'a observé aucune augmentation significative du rendement.En 2007 et 2008, dans les parcelles ayant reçu un traitement fongique, on a noté une seule augmentation de rendement.Pour ces deux années, une augmentation minimale de rendements de 132 kg/ha était nécessaire pour assurer la rentabilité de la dose de 420 ml/ha de fongicides tandis que pour la dose de 840 ml/ha l'augmentation minimale requise était de 235 kg/ha.Or, pendant ces deux années, 78 % des traitements se sont avérés non rentables.CONSÉQUENCES EN VUE Non seulement, ces applications préventives n\u2019apportent pas les augmentations de rendement escomptées dans la majorité des cas, elles ont en plus des conséquences néfastes sur les cultures à long terme.Au CÉROM, on a observé une augmentation de l'incidence de la sclérotinia dans les champs traités avec un fongicide.De plus, selon François Meloche, entomologiste au Centre de recherche de l\u2019Est sur les céréales et les oléagineux d'Agriculture et Agroalimentaire Canada, les fongicides contribueraient à la pro- lifération du puceron du soya, car ils détruiraient les champignons qui les parasitent naturellement.« C\u2019est aussi une pratique questionnable du point de vue environnemental, conclut Sylvie Rioux, car il y a un risque que des agents pathogènes développent une résistance aux fongicides.» Au Québec, l'application préventive de fongicides dans le soya n'est donc pas justifiée.En fait, les résultats des essais démontrent que les traitements préventifs de fongicides ne seraient pas rentables dans 75 % des cas.En plus, les fongicides disponibles sur le marché ne sont pas efficaces contre la sclérotinia, la maladie responsable des plus grandes pertes de rendement du soya.Finalement, les spécialistes sont unanimes : les fongicides sont de précieux outils dans la lutte contre les maladies.Par contre, les essais ont démontré que leur application préventive tant dans le soya que dans le maïs est rarement TABLEAU 1 A» CEROM, on a observé une augmentation de l'incidence de la sclérotinia dans les champs traités avec un fongicide.rentable pour une entreprise agricole.Pour l'instant, le facteur clé dans la prévention des maladies fongiques et dans la course aux augmentations de rendement reste donc un choix d'hybride ou de cultivar tolérant aux maladies, jumelé à un dépistage adéquat.CINQ TYPES DE TRAITEMENTS RÉPÉTÉS TROIS OU QUATRE FOIS : 1-\taucune application fongique 2-\ttraitement préventif (Headline), 420 ml/ha.aux stades R2 etR3 3-\ttraitement curatif (Quilt), advenant la présence de la rouille 4-\ttraitement préventif (Headline), 420 ml/ha + curatif (Quilt), advenant la présence de la rouille 5-\ttraitement préventif (Headline), 840 ml/ha Les strobirulines et la santé Fongicides du groupe 11, les strobirulines sont des inhibiteurs de la respiration.Appliques en prévention, ils stoppent la germination des spores et la pénétration des champignons dans les tissus végétaux.On attribue à ces fongicides des effets positifs sur la santé des plants, notamment une meilleure tolérance à la chaleur, au froid, à la sécheresse et à l'humidité excessive.Par exemple, grâce aux strobirulines, la tige du maïs serait plus forte (moins tendance à la verse) tandis que la qualité des grains du soya serait grandement améliorée.Parmi les hypothèses soutenant cette affirmation, on note une diminution de la respiration du plant, donc de la production d'éthylène.En fin de saison, cela retarderait la sénescence du feuillage et améliorerait aussi le remplissage des grains.Aux États-Unis, l'étiquette du Headline, fongicide de la famille des strobirulines, mentionne l'effet positif de ce produit sur la santé des plants.Cette allégation est décriée par un groupe de phytopathologies américains.D'une part, ces spécialistes disent qu\u2019ils n\u2019ont pas eu accès aux études qui permettraient de valider cette affirmation.D'autre part, ils craignent que l\u2019application préventive à grande échelle de ce type de produit ne favorise le développement de champignons pathogènes résistants, de même qu\u2019un effet négatif sur les champignons bénéfiques.Enfin, ils appréhendent qu'une telle mention ne sème la confusion auprès des producteurs agricoles.16 GRANDES CULTURES AVRIL 2009 Choisissez parmi plus de 30 modèles! tracteurs utilitaires : 39.5 et 44 HP à la pdf \u2022 MX4700 et MX5100 \u2022 Série M40, modèles à cabine ou plate forme ouverte : 45 à 84 HP à la pdf \u2022 Swing Shift Plus, modèles à cabine ou plate forme ouverte : 84 à 96 HP à la pdf \u2022 Modèles Powershift à cabine : 85 à 118 HP à la pdf \u2022 Peu importe les travaux.Kubota 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applications préventives de fongicides.À Sainte-Brigide, Ernest Bernhard est l\u2019un d\u2019eux.Il cultive 80 hectares de blé sous régie intensive, dont 50 % en blé de semence.Depuis plusieurs années, il applique des fongicides préventifs.En fait, ces produits sont devenus en quelque sorte des incontournables.Cependant, leur utilisation seule n'est pas un gage de réussite, les fongicides faisant partie d'un ensemble d'interventions.Avant d'y avoir recours, il faut aussi respecter certains points de régie.À LA BASE « Tout d\u2019abord, il faut avoir une bonne rotation des cultures, souligne le producteur.Il faut briser le cycle des maladies, par exemple en introduisant du soya dans la rotation.» Ainsi, le blé fait toujours suite au soya.Ernest Bernhard fait un travail de sol conventionnel dans le maïs, du semis direct dans le soya et du travail minimum dans le blé.La lutte aux mauvaises herbes est aussi importante, le champ doit être exempt de graminées, particulièrement le chiendent.Les grands principes de base sont également de mise.Il faut s'assurer de semer le blé dans un champ nivelé et bien drainé.On privilégie les semis hâtifs, dans de bonnes conditions, et un semis suffisamment dense afin de réduire le tallage et d'avoir une maturité plus égale à la récolte.Le producteur fait aussi un semis intercalaire de trefle rouge : « Le trefle limite le choix d'herbicides.Par contre, il agit comme engrais vert et apporte de la biomasse.En plus, il apporte 30 unités de N pour le mais de l'année suivante.» Des voies d'accès sont aménagées, d'une part cela facilite le travail lors des différentes applications, d\u2019autre part, la maturité à la récolte est plus uniforme.18 GRANDES CULTURES AVRIL 2009 DOSSIER PHYTOPROTECTION MARCHER SES CHAMPS « Tous les soirs, je vais faire un tour dans le champ.J'observe le développement des plants », dit Ernest Bernhard.Cette discipline et cette présence journalière sont importantes, car les applications préventives dans le blé doivent être faites à des stades bien précis de croissance (échelle de Zadoks), et la fenêtre d'intervention est courte (48 heures).En plus du stade, le producteur tient compte de plusieurs facteurs avant de prendre la décision d'appliquer ou non un fongicide.Dans un premier temps, il porte une attention non seulement aux conditions climatiques du moment présent, mais aussi des conditions météorologiques des jours précédents et de celles à venir.Ensuite, il vérifie la valeur marchande du blé.car cela pourrait aussi influencer sa décision d'appliquer ou non les produits.UN ENSEMBLE D\u2019INTERVENTIONS Sous régie intensive, Ernest Bernhard intervient plusieurs fois au cours de la saison.La fertilisation est fractionnée en trois applications, pour un maximum de 90 kg de N total par hectare.Il applique un herbicide à feuilles larges entre le tallage et la montaison, et, lorsque la feuille étendard est à peine visible, une première pulvérisation fongique contre les taches foliaires en mélange avec un régulateur de croissance (réduction de la verse).Aux stades 50 à 54, une application préventive contre la fusarioseest effectuée (voir le tableau 1).Le producteur devance de quelques stades les recommandations du réseau d'avertissements phytosanitaires.Selon ce dernier, les stades recommandés sont théoriquement justes, mais en pratique au champ, il est souvent trop tard.Finalement, pour stopper le développement de vomitoxines, le grain est récolté a plus ou moins 18 % d'humidité et séché à 13 %.GAGE DE RÉUSSITE En plus d'être un producteur de grandes cultures, les Bernhard exploitent une ferme laitière.La rentabilité de la culture de blé est dans un premier temps liée à la vente de la récolte.Toutefois, on considère aussi la paille comme une source de revenus.En 2008, les conditions ont été difficiles pour le blé.Le producteur est convaincu que toutes les interventions effectuées lui ont permis d'obtenir de meilleurs rendements, des rendements moyens dans le blé de semence de 5,5 tonnes par hectare.Tous les ans, de petites superficies ne reçoivent pas tous les traitements, et force est de constater que le rendement n'est pas au rendez-vous, « D\u2019année en année, si on veut obtenir une récolte commercialisable, il faut recourir aux fongicides.Et, la décision de les appliquer ou non exige une présence et un suivi quotidiens.Enfin, l'application préventive de fongicides doit s\u2019intégrer à un ensemble d'interventions », indique Ernest Bernhard.ET L\u2019ORGE DANS TOUT CELA À Sainte-Élisabeth, Denis Ouellet cultive de l\u2019orge depuis 20 ans, il est producteur Select de semences pedigree.Dans l\u2019orge aussi les producteurs s'intéressent de plus en plus aux applications préventives de fongicides.« La hausse SérieT 120 à 209 HP Le régulateur de vitesse et les diverses fonctions automatiques simplifient la conduite et comme opérateur '\tvous pouvez vous concentrer sur le travail et l\u2019instrument Qualité améliorée du travail \u2022 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River Green Parkway \u2022 Duluth, GA 30096 \u2022 1 -800-767-3221 \u2022 www.agcocorp.com \u2022 Profitez de la technologie «TwinTrac » unique à VALTRA, le seul à vous l\u2019offrir sur les tracteurs de 100 à 200 forces VA234F05V01 La nature est notre laboratoire.tf*»\u2014«¦*« La meilleure façon d'apprendre à connaître la nature est encore de l'observer.C'est en étudiant de quelle façon l'arbuste callistemon citrinus empêche naturellement la croissance des plantes autour de lui que nous est venue l'idée à l'origine de Callisto.L'herbicide que nous avons alors conçu est mm 'fàwm 1 »V/\tf vi HHi %V.y >, lPJM .- _.v.«1 - - ' SSgppsft «Ü* :;^>Sm^T^-Sïk2: ræas ¦iKîi'Ty^j-'; y3gy& ;»ÊS MnliiHliK» spa ¦ stæl§*li?§ îMPft , ,»»¦ imè».lilül I \u2022 -ibii;'.î^SWjj fa larges feuilles, re ussi du t\t\u2022\ti ' \u2022\t.¦ r .avec les mauvaises herbes, surtout « îaïs.Pour en savoir ue en sc .est dou pour vos ipoutflac quez avec noi u visitez Synç PHYTDPRDTECTIQN Denis Ouellet poursuit deux objectifs twee l\u2019application préventive de fongicides : « Dans un premier temps, je veux protéger la phase végétative, car c'est elle qui assure le rendement et le poids à l'hectolitre.Ensuite, lutter contre la fusariose.» #-m ; \u201e\u2022 - - us SS* de la valeur marchande de l'orge stimule l'intérêt pour ces produits», mentionne le producteur.À la ferme Le Domaine du parc, le producteur a observé une nette réduction des maladies uniquement en améliorant le drainage et le nivellement.Denis Ouellet marche également ses champs quotidiennement.Éleveur de 3200 bouvillons d'abattage, le producteur gère des fumiers et la rotation des cultures est établie en fonction des besoins alimentaires des bouvillons.L'orge est alors ensemencée sur un retour de maïs, ainsi on enfouit les résidus afin de réduire l'incidence des maladies.Les fongicides seront à l'essai pour la troisième année cet été.Avec l'application préventive de fongicides, Denis Ouellet poursuit deux objectifs : « Dans un premier temps, je veux protéger la phase végétative, car c\u2019est elle qui assure le rendement et le poids à l\u2019hectolitre.Ensuite, lutter contre la fusariose.» Toutefois, le coût du deuxième traitement contre la fusariose est élevé.Et pour justifier le traitement, Denis Ouellet estime qu\u2019une augmentation de rendement de 315 kg par hectare est nécessaire, et ce, avec de l'orge à 200 $ la tonne.En 2009, le producteur appliquera un fongicide 14 jours avant l'epiaison sur la moitié de la superficie en orge, une application a laquelle il tient afin d'assurer le potentiel de rendement.L'autre partie recevra pour sa part deux applications, soit un fongicide préventif 14 jours avant l'épiaison et une deuxième au début de la floraison.Évidemment.Denis Ouellet tiendra compte des conditions météorologiques avant de prendre la décision de pulvériser ou non et du stade de développement de la culture.TABLEAU 1 FONGICIDES ET CÉRÉALES Les fongicides préventifs occupent une place de plus en plus importante dans la lutte aux maladies dans les céréales.Ces produits doivent être intégrés à un ensemble d'actions, notamment à la rotation des cultures, au nivellement et au drainage des champs.Toutefois, les fongicides préventifs ne sont pas un gage absolu de réussite.Selon les saisons, leurs protections varient, mais généralement ils auront des effets bénéfiques tant sur le rendement que sur la qualité de la récolte.-\tun tiers de N en présemis incorporé -\tun tiers de N à la levée avant le début du tallage -\therbicide à feuilles larges -\tun tiers de N avant aux stades de Zadoks 24-25 -\trégulateur de croissance et application fongique contre les maladies foliaires au stade de Zadoks 37 (feuille étendard est à peine visible) -\tfongicide contre la fusariose aux stades de Zadoks 50 à 54 22 GRANDES CULTURES AVRIL 2009 Photo : Martine Ciguère PUBLICITE PUBLI REPORTAGE CONTINUEZ À PULVÉRISER Le nouveau ConvergeMD XT vous offre plus de temps pour l\u2019application Nous avons gardé le meilleur d'un herbicide à large spectre pour le maïs et avons prolongé son efficacité.Converge XT procure le même excellent contrôle saisonnier des graminées et des feuilles larges que Converge et Converge PRO, avec une toute nouvelle fenêtre d'application prolongée, jusqu\u2019à la 3e feuille du maïs.\" Comparez le nouveau Converge XT - même excellent contrôle des mauvaises herbes, prolongé jusqu\u2019en postlevée hâtive du maïs.\t\t ¦\tNouveau Converge XT\tConverge / Converge PRO Temps pour l\u2019application\t\u2022\tPrésemis de surface \u2022\tPrélevée \u2022\tPostlevée hâtive jusqu\u2019à la 3e feuille du maïs\t\u2022\tPrésemis de surface \u2022\tPrélevée Mauvaises herbes supprimées\t\u2022 Large spectre de mauvaises herbes graminées et feuilles larges dans le maïs\t\u2022 Large spectre de mauvaises herbes graminées et feuilles larges dans le maïs Matière active\t\u2022 isoxaflutole\t\u2022 isoxaflutole Mode d\u2019action\t\u2022 s\u2019active et se recharge avec aussi peu que 16\" de pluie pour un contrôle saisonnier\t\u2022 s\u2019active et se recharge avec aussi peu que 16\" de pluie pour un contrôle saisonnier C\u2019est le XT du nouveau Converge XT qui vous permet plus de temps.Converge XT contient un nouvel agent adoucisseur (cryprosulfamide) pour un contrôle à large spectre des graminées et des feuilles larges en postlevée hâtive du maïs.:ience.ca ou 1 888-283-6847 au Canada.L\u2019i / '-Znr&fr .conformer aux directives de l'étiquette.Conve IropScience est membre de CropLife Canada 10092F*0i 5 i Ç! QP : * fincXî li e :>n non homoloçiuôo fl uno mai(|iicî Les horaires de pulvérisation du printemps sont déjà bien assez remplis, Converge XT vous offre d\u2019assouplir votre horaire sur environ une semaine de plus.Changez pour le nouveau Converge XT et permettez-vous plus de temps.Même excellent contrôle.Plus de temps.Continuez à pulvériser avec le nouveau Converge XT.(0\u201c) Bayer CropScience xJuit consiste en ur éposée de Bayer. ANALYSE Les intentions d\u2019ensemencement aux USA et leur impact NATHALIE MARTEL.PATRIC MÉNARD' TABLEAU 1 \t2008\t2009\tVariation \t(millions acres)\t\t(%) Maïs\t85 982\t84 986\t-1.2 Soya\t75 718\t76 024\t0,4 Tout blé\t63 147\t58 638\t-7,1 Coton\t9 470\t8812\t-6,9 Avoine\t3217\t3 400\t5,7 Orge\t4 234\t3 953\t-6.6 Autres\t13 796\t12 213\t-11,5 Total\t255 564\t248 026\t-2,9 Source : USDA TABLEAU 2 \tIntentions\tPrévisions Maïs\t84 986\t84 411 Soya\t76 024\t79 622 Blé\t58 638\t58 598 Dès décembre dernier les discussions ont commencé quant à la distribution des superficies ensemencées aux États-Unis, et les prévisions de divers analystes se sont multipliées depuis.Il faut dire que cette année, ces décisions ont revêtu un caractère tout particulier, dans un contexte où le prix élevé des intrants et la chute du prix des grains ont apporté leur lot d'hésitation auprès de tout producteur soucieux de faire le meilleur choix financier possible.Le réflexe qui fut observé était qu\u2019il valait mieux repousser cette décision autant qu'il était possible pour ainsi permettre au prix des engrais de se réajuster, et au marché de retrouver un peu de vigueur.La culture du soya nécessitant moins de fertilisants, on peut comprendre qu\u2019une tendance favorisant le soya au dépend du maïs s\u2019est rapidement dessinée.Un consensus s'est donc établi auprès des différents analystes à l\u2019effet que 2009 serait sans contredit une année record au chapitre des superficies ensemencées pour le soya américain.Pour le reste, les écarts importants entre les différentes prévisions laissaient présager que seul l'avenir pourrait révéler la réalité, ou du moins s\u2019en approcher.Cet avenir est maintenant devenu présent avec la publication des intentions d'ensemencement que le DAA (Département américain de l\u2019Agriculture) a dévoilé le 31 mars dernier.Ces intentions sont basées sur un sondage réalisé au cours des deux premières semaines de mars, auprès de 86 000 producteurs américains (tableau 1).Contrairement aux deux dernières années, les perspectives de prix des diverses cultures sont beaucoup moins reluisantes, et les coûts de production ont progressé de façon notable.La combinaison de ces deux éléments explique probablement la baisse des superficies consacrées aux principales grandes cultures aux États-Unis.Selon le DAA, les producteurs américains consacreraient 6 % plus de superficies à l'avoine par rapport à l'année dernière.La région des plaines verrait des augmentations de superficies alors que les baisses seraient concentrées dans les régions des Grands Lacs.Un fait qui peut sembler éton- Source : USDA et Reuters nant, l'Iowa est l'État avec la plus importante augmentation de superficie d'avoine, soit une augmentation de 50 000 acres.C'est comme si au Québec, le gros de l'augmentation des superficies d'avoine venait de la région de Saint-Hyacinthe.Les superficies consacrées à l'orge reculeraient de 7% pour s'établir à 3,95 millions d'acres.Le Dakota du Nord, le principal État producteur d'orge aux États-Unis, verrait ses superficies reculer de 6% pour atteindre 1,55 million d'acres.Le principal élément de surprise dans le rapport du DAA est sans contredit la faible augmentation des superficies consacrées au soya.Tous les analystes s\u2019attendaient à voir les superficies augmenter de façon notable, le soya aurait été chercher des superficies du côté du coton, du blé d'hiver et du maïs.Les analystes attendaient des superficies avoisinant les 80 millions d'acres (certains même plus de 81 millions d'acres) alors que finalement les superficies seraient d'environ 76 millions d'acres, à peine plus que l\u2019année dernière.Plusieurs intervenants analysent le ratio de prix entre les contrats de la nouvelle récolte du mais et du soya pour prévoir les ensemencements.Plus ce ratio est élevé, plus le marché favorise le soya au détriment du maïs.À l'inverse, plus ce ratio est faible, plus le maïs est favorisé (tableau 3).En 2007, le ratio contrat à terme de soya/ contrat a terme de maïs s'est situé durant une longue période entre 1,90 et 2, soit une situation qui favorise grandement l'augmentation des superficies de maïs au détriment du soya.En 2007, les producteurs américains avaient augmenté de plus de 15 millions d'acres les superficies consacrées au maïs par rapport à l'année précédente, et ils n'avaient pas semé tant de maïs depuis la fin de la seconde Guerre mondiale.Toujours en 2007, les 24 GRANDES CULTURES AVRIL 2009 I ANALYSE superficies de soya avaient reculé de presque 11 millions d'acres par rapport à 2006.En 2008, la situation était l'inverse de 2007, et une bonne partie de l'hiver, le ratio de prix soya/maïs se situait dans la fourchette 2,35 à 2,55, une situation qui favorise le soya.En 2008, les superficies de mais avaient reculé de 7,5 millions d\u2019acres, et les superficies de soya avaient progressé de 11 millions d'acres.Pour 2009, la situation était moins claire.Selon les périodes, le ratio de prix favorisait tantôt le mais, tantôt le soya.De plus, l\u2019élément qui venait ajouter a l'incertitude était le coût des intrants.Toutefois, au courant de l'hiver le prix de détail des engrais aux États-Unis semblait s'ajuster à la baisse, reflétant les conditions du marché de gros.De plus, à partir de la fin février, les mouvements de prix du mais et du soya ont graduellement favorisé le mais.*agents d'information.FPCCQ TABLEAU 3 Ratio du prix Soya/Maïs pour la récolte Récolte 2008 Récolte 2009 Mars 2009 a r Récolte 200 synAgn CONVERG Va\t^\t¦ WW* \u2022 tinuez a pulveriser Converge est une marque de commerce dépose par Bayer CropScience.Converge\" XT contient un agent adoucisseur afin que vous puissiez l'appliquer à partir du présemis, jusqu'au stade de trois feuilles du maïs.SYNAGRI QUEBEC 418 832.6196 \u2022 SYNAGRI SAINT-HYACINTHE 450 799.3245 \u2022 SYNAGRI MONTREAL SUD-EST 450 346.5384 SYNAGRI RIVE-NORD 450 752.1081 \u2022 SYNAGRI EST ONTARIO 613 932.0275 GRANDES CULTURES AVRIL 2009 25 \".\"Vi/.- -m M.,- r: -1 ANALYSE PATRIC MENARD.NATHALIE MARTEL* Comme chaque année, le Service d'information sur les marchés (SIM) de la FPCCQ émet ses prévisions d'ensemencements pour le Québec.Ces prévisions sont basées sur des discussions avec divers intervenants du milieu agricole (semenciers, conditionneurs, acheteurs, producteurs,.).Cette année, les producteurs de l\u2019ensemble de l'Amérique du Nord font face à un contexte difficile pour la prise de décision d'ensemencement : - le prix des grains a reculé de plus de 50% depuis les sommets de l'année dernière - l'avenir des prix est encore plus incertain que par le passé en raison de la crise financière qui sévit présentement - les prix des fertilisants et des autres intrants agricoles ont connu une hausse marquée comparativement à l\u2019année dernière.Vu la hausse faramineuse du coût des fertilisants, les cultures plus exigeantes en fertilisants (ex.: mais et canola) sont désavantagées par rapport aux cultures qui nécessitent moins d'intrants (ex.: soya et avoine).Au Québec, à ce jour, le prix de détail des fertilisants ne semble pas avoir suivi le recul des prix de gros.Au sud de la frontière, le prix de détail des fertilisants semble vouloir suivre la tendance a la baisse des prix de gros.Face à la flambée des prix des engrais et a la chute des prix des grains, les producteurs américains ont procédé à peu d'achats d'engrais.Les distributeurs américains étaient aux prises avec d'importants stocks d\u2019engrais achetés à forts prix et qu'ils ne parvenaient pas à écouler.Face à cette situation, les distributeurs américains semblent avoir décidé de limiter leur profit ou même encourir des pertes pour fournir leurs clients.Ce phénomène ne s'est pas étendu ici encore.Un ajustement du prix des engrais sur le marché local pourrait entraîner une remontée des superficies de mais, (tableau 1) LE MAÏS Une baisse significative des superficies de maïs est actuellement prévue.Des baisses de superficies seraient observées dans toutes les regions.Les superficies de mais reculeraient de 11 % (une baisse conservatrice selon certains) pour atteindre seulement 350 000 hectares.En 2006, les prix déprimés et un printemps catastrophique avaient incité les producteurs à ne semer que 387 000 hectares.De telles superficies n'ont pas été observées depuis 1998.Cette baisse s'expliquerait essentiellement par le fait que le mais est la céréale produite GRANDES CULTURES AVRIL 2009 Prévisions d\u2019ensemencement 2009 pour le Québec Doigts semi mobiles en acier sene \u2018S.\u201csS hi>w ^-f\\îvîj'V'' -#*«m«UnA .'.\u2019 XSPWfJ «S»' ^ Kverneland Taarup Faucheuses Performance et longévité, un nouveau standard ! Rouleau conditionneur Les faucheuses Kverneland Taarup de la série 4200 sont disponibles: ¦\ten largeur de travail de 9\u20192\u201d à 13\u2019 (13\u2019 en modèle 4000); ¦\tavec pôle centrale ou latérale; ¦\tavec éparpilleur et/ou tapis groupeur; ¦\tavec rouleau conditionneur ou doigts en acier.Tapis groupeur disponible sur tous les modèles de faucheuses WWW.KVERNELANDGROUP.COM/CA Kverneland Group North America Drummondville, QC Tél.: 819-477-2055 Fax: 819-477-9062 kverneland group GRANDES CULTURES AVRIL 2009 27 ANALYSE au Québec qui nécessite le plus important apport de fertilisants et qui a le coût de production le plus élevé.Les prix qui étaient offerts pour le maïs pour livraison à la récolte au courant de l'hiver, bien que supérieurs à la moyenne des dernières années, ne sont pas tout à fait à la hauteur du coût de production de cette année.LE SOYA Le grand gagnant du côté des superficies est sans contredit le soya.Ses avantages économiques sont nombreux cette année : c'est une plante qui peut bien performer sans apports de fertilisants minéraux et les prix actuels pour la récolte permettent de dégager un profit.Les superficies de soya progresseraient donc de 58 000 hectares (21 %) pour atteindre 280 000 hectares, un nouveau record.Les sommets précédents remontent à 2008 (232 000 ha) et à 2004 (200 000 ha).La majeure partie de l'augmentation des superficies du soya provient des superficies « délaissées » par le maïs.Toutefois, une augmentation des superficies de soya est attendue dans les régions périphériques.Contrairement à la situation observée quelques fois au cours des dernières années, les primes pour le soya non-OGM ou IP sont perçues comme étant très intéressantes par les producteurs.À certains moments cet hiver, la prime pour le soya non-OGM à la récolte atteignant 60 $/t.Certains producteurs ont aussi pu contracter certaines variétés IP à des prix avoisinant les 600 $/t.En raison de l'augmentation de ces primes, nous prévoyons une augmentation des superficies de soya non-OGM cette année.LE CANOLA L'année dernière à pareille date, l'enthousiasme était à son paroxysme à propos du canola : les prix étaient à un sommet de tous les temps et à des niveaux bien au-delà des coûts de production.Cette année est un peu différente, les prix affichent un sérieux recul, le coût des intrants a grimpé en flèche et les producteurs de certaines régions ont frais à la mémoire les déboires de 2008, alors que les conditions météo ont fait un mauvais parti aux cultures de canola.Pour toutes ces raisons, malgré le fait que les prix demeurent près des sommets historiques et qu\u2019une usine de trituration devrait ouvrir ses portes à la fin de 2009, les superficies de canola devraient reculer légèrement par rapport à l'année dernière.TABLEAU 1 2008\t2009\tVar (%) Maïs\t395 000\t350 000\t-11 Soya\t232 000\t280 000\t21 Blé\t54 500\t54 000\t-1 Orge\t100 000\t98 000\t-2 Avoine\t102 000\t95 000\t-7 Canola\t18 000\t16 000\t-11 Source : 2008, Statistique Canada.\u2022 2009, prévisions FPCCQ TABLEAU 2 Ensemensementau Québec 400,0 1998\t1999\t2000\t2001 2002\t2003\t2004 Avoine Canola 28 GRANDES CULTURES AVRIL 2009 ANALYSE La mise en service de l'usine de TRT-ETGO à Bécancour qui est prévue à la fin de 2009 devrait changer de façon notable le marché du canola.Le Québec passera d'une situation de surplus de production avec une demande ponctuelle pour l'exportation à une situation où la demande sera constante et bien au-delà de la production locale.À ce moment, la référence de prix pour le marché local sera la valeur de remplacement, comme c'est le cas depuis des années avec le maïs.CÉRÉALES A PAILLE Après plusieurs discussions avec des régions périphériques (et importantes régions productrices de céréales) plusieurs constats ressortent : les producteurs de ces régions sont également touchés par la hausse marquée des prix des intrants, dans plusieurs secteurs la récolte 2008 a été difficile en terme de rendements et de qualité, et peu de cultures permettent d'assurer un profit (comme c'est le cas présentement avec le soya).Pour ces raisons, nous prévoyons un recul des superficies ensemencées dans ces régions, car certaines superficies seraient abandonnées vu le faible potentiel de rentabilité.L'avoine a l'avantage d'avoir un faible coût de production puisqu\u2019elle est moins exigeante en intrants.Toutefois, c'est la céréale à paille qui semble pour le moment offrir les moins bonnes perspectives de marché pour l\u2019année prochaine.Sous l\u2019effet combiné de fortes superficies en 2007, d'un rendement bien au-dessus de la moyenne et d'une baisse de la demande à l'exportation en 2008, les stocks d'avoine se sont gonflés, surtout dans l'Ouest canadien, passant de 556 000 tonnes en 2006-07 à 1,2 million cette année.Agriculture Canada prévoit un niveau de stock similaire à la fin de la saison 2009, ce qui met sous pression les prix pour la prochaine récolte.Les conditions du marché expliquent le recul plus important des superficies d'avoine par rapport aux autres céréales.*agents d'information FPCCQ Les tracteurs poids lourds de la série 7400.Six modèles de 100 à 155 cv à la pdf Grice à la transmission Dyna-VT™ de série sur tous les tracteurs 7400, fini les secousses, les délais de traction, les pertes d\u2019élan ou de puissance entre les vitesses.Vous réglez les paramètres concernant la puissance, l'économie et le confort pour obtenir la performance maximale an moindre coût d\u2019opération.\t\\ y Wï MF 7400 rii i.\u2019y.iv .- \u2022 » - ' ?Aujourd\u2019hui, visitez www.masseyferguson.com LA POLYVALENCE À PERTE DE VVEk AMO NAPIERVIUE Hewitt Equipement Liée SAINT-BRUNO (Lac St-Jean) G.M.D.Inc.Agritibi R.H.Inc AMQUI Machinerie J N.G.Thériault Inc.COATICOOK Service agricole de l'Estrie LAURIER STATION Faucher & Faucher Laurier Inc.LOUISE VILLE Machineries Nordtrac Liée MONTJOll Garage Paul-Émile Anctil Liée MONT-LAURIER F.Constantineau Inc.ROUGEMONT Hewitt Equipement Liée SABRE VOIS Equipements Gulllet Inc.SAINT-ANDRE AVELLIN Garage André Parisien saint-andré-oe-kamouraska Garage N.Thiboutot Inc.SAINT-AUGUSTIN DE-DEMAURES (Québec) Hewitt Equipement Liée SAINT-CYPRIEN Alcide Ouellet & Fils Inc.SAINT-DENIS-SURRICHELIEU Groupe Symac.machinerie agricole SAINT-GEORGES-DE BEAUCE Auréllen Lessard Inc.SAINT-HYACINTHE Groupe Symac.machinerie agricole SAINT-ROCH-OE-L'ACHIGAN Machineries Nordtrac Liée AINTE-ANNE-DES-PLAINES iquipements Yvon Rivard Inc.SAINTE-JUSTINE DE-NEWTON R.Brisebois & Fils Liée SAINTE-MARIE-OE-BEAUCE Faucher & Faucher Inc.Champoui machineries Inc.Massey Ftfguson\u2019\" est une tiljie â part entière de ü société Agco Corporation, Duluth.Géorgie n agcocorp corn MASSEY FERGUSON* www.masseylerguson.com GRANDES CULTURES AVRIL 2009 29 TECHNIQUE SOYA NATTO Comment le semer ?MARTIN MENARD '.asùffk.\u2022vv;\u2019- SgSEBrça SFvtffS&fc 3*38 SC\tW' J _- ¦h !&>0*V » «Bgg^ggaaar L\u2019un des produits-vedettes lors de la dernière\t1-choix du semoir journée portes ouvertes chez le semencier Ceresco, était le soya Natto.Face à cette légumineuse plus petite, une question vient rapidement à l'esprit : y a-t-il des équipements et des méthodes plus performants pour la semer?De l'aveu de plusieurs producteurs et experts, la réponse est évidemment Commençons par le plus difficile : le choix du semoir.Techniquement, la sélection du semoir n'est pas compliquée, le problème est plutôt d'avoir l'unanimité! Car le dilemme réside entre opter pour un planteur versus un semoir conventionnel.Lequel est le meilleur?- Le planteur Comme nous le savons, le planteur a l'avantage d'être plus précis.Selon les tests effectués par Ceresco.un taux de germination de 90 % est fortement réaliste à l'aide du planteur.Ce taux éleve est le fruit d\u2019un semis oui.Votre magazine Grandes Cultures a profité de cette journée auprès des habitués du Natto pour vous présenter les points importants qui peuvent augmenter vos résultats lors du semis.plus régulier et positionné a une profondeur plus uniforme.Le point faible de cet appareil concerne son prix et l'espacement habituel entre ses rangs.En fait, plusieurs cultivateurs ont des planteurs destinés au mais espacés aux 30 pouces.Et comme nous le verrons plus loin, il est plutôt conseillé de semer le Natto selon un espacement minimal de 15 pouces.Il y a toute- 30 GRANDES CULTURES AVRIL 2009 TECHNIQUE - - LV ^ Chez les planteurs, les disques à soya (à gauche) comportent plus de rangées de trous, contrairement à ceux destinés au semis du mais (à droite).On voit ici la différence entre le soya Natto (plus petit) et le soya conventionnel.La différence au niveau des dimensions fait comprendre pourquoi il faut ajuster la machinerie spécifiquement.fois presence dans des fermes du Québec de planteurs espacés aux 15 pouces.Mais le poids supplémentaire de ce type de planteur peut être desavantageux lorsque sera venu le temps de faire du maïs, car il entraîne une plus grande consommation d'essence et un plus grand risque d'enfoncement.Cependant, pour Jacques Leclerc, un producteur de soya Natto près de Drummondville, la précision du planteur est un élément très important.Pour le citer : « le planteur représente une dépense importante, et le producteur doit avoir une superficie assez grande pour pouvoir le rentabiliser.Mais sa précision génère des économies de semence, et une croissance plus uniforme des plantes.Le Natto est une plante moins vigoureuse, et elle peut être plus affectée par un semis trop creux, ou par une trop forte population (cause de Sclerotinia) » À ceux qui veulent s'équiper pour faire du soya Natto, il leur conseille donc d\u2019opter pour un planteur à maïs aux 15 pouces, - Le semoir conventionnel Moins dispendieux, plus répandu et permettant surtout un large choix quant à l'ajustement des largeurs des semis, le semoir conventionnel représente un choix particulièrement intéressant pour ceux qui n'ont pas d'immenses étendues à cultiver.Nous connaissons cependant son côté obscur : la précision des semis, notamment au sujet des populations plantées et la profondeur à laquelle ils sont insérés.À cet égard, le taux de germination serait moindre : aux environs de 85 %.Mais, pour Pierrick Gripon, producteur spécialisé en soya Natto pour Ceresco, un bon semoir demeure l\u2019outil de prédilection pour semer du Natto.« Un semoir peut faire des rangs jumeaux, ce qu\u2019un planteur ne peut pas.De plus, une fois bien ajusté, le semoir permet de bonnes performances ».Vous lirez dans les prochaines lignes ses propres ajustements qui lui permettent du succès.Ajustementn 1 .-Population et profondeur.Le taux de population doit être fixé entre 650 000 et 700 000 plants à l'hectare.De son côté, la profondeur de semis joue entre 1 pouce à 1,5 pouce (toujours semer dans la « fraîche »).Ajustement n 2.- La vitesse.Premièrement, il y a la vitesse du mécanisme du semoir.Il est important d\u2019utiliser la plus basse des deux afin d'améliorer la précision.L'autre vitesse est évidemment celle du tracteur, qui selon Pierrick Gripon doit être comprise entre 6 et 8 km/h.Semer à une vitesse supérieure provoque souvent des blocages au niveau des tubes, entraînant des semis en paquet.Ajustement n J.-Fermer la porte.On entend par porte le petit clapet qui couvre une partie de la cannelure.Advenant que cette porte ne soit pas fermée, des grains de soya Natto supplémentaires s'écouleront par eux-mêmes sous l'effet de la vibration, ce qui augmentera de façon non désirée les populations.Ajustement n 4 ,- La largeur des semis.Chacun sa technique, mais Pierrick Gripon privilégie un semis en rangs jumeaux.Pour ce faire, il bouche deux GRANDES CULTURES AVRIL 2009 31 \\m müm Rentabilisez vo Variétés primées avec contrat de production (Cerise*o) Ü\\#C èfPrb Sè'eds)' î£' > Entreposage Grande capacité disponible Soutien techniqueV Une équipe d'àgrohomes et dà technicièm est à votre dispositiori'et ce, erTtout tdmrfi IMk.m Jf rangs à tous les deux rangs.En d\u2019autres mots, il utilise les rangs 1 et 2 de son semoir, il bouche les rangs 3 et 4, utilise les rangs 5 et 6, bouche les 7 et 8, etc.Son semoir est espacé aux 7,5 pouces ce qui, concrètement, lui donne deux rangs jumeaux espacés de 7,5 pouces, et un espace central de 22,5 pouces (voir illustration 1).Les avantages pour lui des rangs jumeaux sont nombreux.D\u2019une part, l\u2019espacement de 7,5 pouces entre les deux rangs de soya augmente la compétition, ce qui conduit à des plants plus hauts, donc plus faciles à battre.D\u2019autre part, l\u2019espacement de 21,5 pouces au centre laisse respirer la plante, diminuant les risques de maladie comme la Sclerotinia.De plus, l\u2019espacement au centre peut être pratique si vous devez asperger le champ d\u2019herbicide durant l\u2019été, car les pneus de tracteur n\u2019écraseront pas le soya.À noter que si l\u2019espacement de votre semoir est aux 6 pouces, les rangs jumeaux sont possibles, vous avez seulement moins d\u2019espace au centre (18 pouces) pour faire circuler les roues de tracteur.Pour bloquer les rangs d\u2019un semoir, il faut boucher l\u2019alimentation aux cannelures.Vous pouvez insérer une plaque vendue spécialement à cet effet, ou, au dire de Pierrick, simplement mettre du ruban à conduit (Duct tape).(Photo 6) Ajustement tf 5 : Tester le semoir.Avant d\u2019entreprendre le semis du champ au complet, il faut faire un test sur une distance de 30-40 pieds, dans une cour de gravier ou dans le champ.Il existe différentes façons de tester le semoir, mais assurez-vous que la vitesse à laquelle vous faites votre test soit la même que celle à laquelle vous avez l\u2019habitude de semer.Autrement le test sera faussé.Il est également conseillé de procéder à des contre-vérifications lors du semis en calculant les quantités de semence que vous ajoutez dans le semoir versus les distances que vous parcourez dans le champ entre chaque remplissage de semence.Ajustement n 6 .- La bonne température.Pour lui, le sol doit être bien La cannelure doit être ajustée twee soin afin de semer les bonnes populations.TYop de plants peuvent engendrer des maladies, pas assez peuvent diminuer la compétition et le rendement.© Ceresco Composez le : 450*427*3831 1*888*427*S0 YA (7692) www.bgc4siobco.com têt, ch.Grande Ligne Saint-Urbain -Premier (Québec) jos m> 32 GRANDES CULTURES AVRIL 2009 BAY ¦ LIQUIDE ¦ ¦ LIQUID Option ir>v>S .4* \\uël.> >d> *o >#' BA \u2022 Arfm 1*6847 Ik bayercropscience.cS'bu 1 888-?I TayjoUft lire el se conlorméf \"aux directives.Opti i \\:\th 5 ¦ V, LÆHNC '\u2022NOUVEAU LIQUIDE PRATIQJJE
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