La terre de chez nous, 28 mai 2009, Supplément 1
[" ws\traaaa i§ J\tI U\t\tB du\t\tQuébec\t\t gdfb lp Si w\ti\tiSf ¦\t\t SUPPLÉMENT DE LA TERRE DE CHEZ NOUS - PRINTEMPS 2009 Retour sur T AG A La Salers gagne à être connue Recherche vtSr \u2019 4': .» life ¦ tÿ -V'fev\".\u2022' mk, *S' ^fÉ«p tl^Vr .¦ ¦ ¦¦.-, - ¦*.^ il., .*»\u2022*,< ï- ISS w$W- ¦.y .¦> Mmm\u2019 atùmi&ï'i WWw SlVÎiflÈ.îHflÜI!»< tryf-X mmm :*'Jï 4# .sjeftâ, W.M.V; im: n ç- ^ r- 7 ynT+.yr?.few**\" > La facilite de vêlage de la Salers profite à la qualité de vie des éleveurs tandis que sa rusticité et son faillie taux de mortalité contribuent à abaisser le coût de production.Contrairement à ce que son nom laisse croire, la Salers est une race française.Elle est d'ailleurs considérée comme l'une des plus vieilles races d'Europe.Elle doit son nom à la ville de Salers, un village moyenâgeux de L'Auvergne, région d'anciens volcans.agricoles.« Au début, c'était pour faire connaître la race », précise l'un des fondateurs de l'Association québécoise Salers, qui visite religieusement les expos de Richmond et de VictoriaviIle.Gerald et son épouse Mona apprécient ces moments en famille, où leurs trois filles Joanne, Christine et Tammi, viennent leur donner un coup de pouce.Pour couronner leurs années d'effort, en novembre 2008, un de leurs taureaux au nom prédestiné de Windbec Superstar remportait le titre de Grand Champion à la Farm Fair International d'Edmonton, en Alberta.« Quand il est venu au monde, c'était un petit veau qui n'avait rien de spécial, doux et tranquille, mais après trois ou quatre semaines, il profitait quelque chose de spécial! », se rappelle M.McGee.À deux ans, il faisait osciller la balance à 2015 livres! « C'est la première fois en 25 ans que c'est un taureau du Québec qui est Grand Champion de la race Salers au Canada », souligne fièrement Gerald McGee.Une belle tape dans le dos pour l'éleveur, qui a fait le pari d'investir il y a plus de 30 ans dans une race méconnue.BOVINS du Québec \u2022 printemps 2009 Cl Bill! Importante recherche ¦ les attributs santé du boe tKANCINE IQDOIN Directrice îles communications lin Quebec, CIH Le Centre d'information sur le bœuf iCIBl est un des partenaires du programme de recherche multipartite d'une durée de cinq ans sur les gras trans d'origine naturelle.Celte recherche est réalisée au Alberta Institute lor Human Nutrition de l'Université d'Alberta sous l'égide du CLA Network (réseau sur l'acide linoléique conjugué).La recherche du CLA Network s'est concentrée sur l'acide linoléique conjugué (ACL), un acide gras naturel pro- duit uniquement par les ruminants et dont on a démontré les caractéristiques d'antioxydant, d'anticancéreux et d'autres propriétés bénéfiques pour la santé.Des études ont établi que l'ALC, qui est techniquement un gras trans, pourrait procurer des bénéfices pour la santé humaine qui va au-delà de la nutrition de base.Ces bénéfices incluraient la prévention et la lutte contre le cancer, les maladies cardiaques, l'obésité, le diabète, les maladies rénales, le syndrome métabolique et l'amélioration de la densité osseuse.Le Cllî investit dans la recherche en nutrition humaine qui étudie les bénéfices santé de l'acide vaccénique, un précurseur de l'ALC, un gras trans naturel trouvé dans le bœuf et les produits laitiers.Le potentiel de cette recherche consiste à revitaliser l'image des gras trans naturels en découvrant le rôle qu'ils exercent sur la santé humaine.Des recherches précédentes de l'Université d'Alberta et du CLA Network ont indiqué que la plupart des gras trans naturels trouvés dans le bœuf et les produits laitiers ne seraient pas nuisibles, mais posséderaient plutôt des propriétés pour améliorer la santé.Cette nouvelle recherche vise à établir et à comprendre ces propriétés par des essais menés sur les humains.synA9rl avec les fourragères ^Qfll ICO Luzerne GAIA Trèfle rouge Scarlett Lotier Pardee Fléole des prés AC APEX 108\t104 Fléole des prés Tiffany Rendement relatif* Regain mUVBAU SYNAGRI QUEBEC 418 832.6196 \u2022 SYNAGRI SAINT-HYACINTHE 450 799.3245 \u2022 SYNAGRI MONTREAL SUD-EST 450 346.5384 SYNAGRI RIVE-NORD 450 752.1081 \u2022 SYNAGRI EST ONTARIO 613 932.0275 BOVINS du Québec \u2022 printemps 2009 9 ¦ IIIDossier recherche Destination : bio -impédance MARCEL MARCO U X Al.Sc., professionnel (le recherche CANDIDO POMAR Pli.I)., chercheur scientifique Centre de recherche et île développement sur le bovin laitier et le porc, AAC, Sherbrooke Au cours des dernières années, la mise en marché des bovins de réforme au Québec a subi des changements majeurs.Dans cette nouvelle réalité, la nécessité de garantir aux producteurs un classement uni- formisé des bovins de réforme a amené la Fédération des producteurs de bovins du Québec (FPBQ) à rechercher une nouvelle méthode de classement.Un projet de recherche a été réalisé au Centre de recherche d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) à Sherbrooke afin d'établir un système de classement des bovins de réforme issu de mesures objectives et utilisant des critères de qualité liés à la valeur marchande des carcasses.OBJECTIFS L'objectif premier d'un système de classement des bovins de réforme est d'assurer aux producteurs un juste prix de la qualité de leurs produits.Le projet visait à développer une méthode classement technique et objective des carcasses de bovins de réforme.Celte méthode doit prédire le poids de \\ iande désossée et dégraissée (viande hachée maigre) ainsi que le poids de muscles nobles contenus dans chaque carcasse de vache réforme.De plus, elle doit satisfaire à certaines exigences de l'industrie : Intérieur \u201e .\t.\twen ue ronde carca Bloc cpaulc Découpe et désossa|>c d'une demi- carcasse.10 BOVINS du Québec \u2022 printemps 2009 -\tIn precision des prédictions, -\tl'utilisation d'une technologie robuste supportant les conditions du milieu commercial, -\tun coût de mesures simples, -\tun contrôle méthodique de la qualité des mesures.DÉCOUPE ET DÉSOSSAGE Cent quatre-vingt-dix-neuf vaches réformées ont été retenues par le projet.Toutes les vaches provenaient du Québec.Les différentes races retrouvées dans les troupeaux québécois étaient représentées.Une demi-carcasse rie chaque carcasse a été découpée et désossée afin de séparer les os, la viande hachée et les muscles nobles (figure 1 ).Le pourcentage de gras dans l.i viande hachée a aussi été déterminé par analyse en laboratoire afin rie calculer le poids de l.i viande hachée 100 % maigre.Les résultats sont compilés au tableau 1.L'analyse des données des 10e) carcasses permet d'alïirmer qu'il est possible de prédire le poids de viande hachée maigre et le poids de muscles nobles avec un niveau élevé de précision.La technologie de bio-impédance a été retenue pour avoir satisfait à toutes les exigences demandées.LONCTIONNEMENT DU NOUVEAU SYSTÈME La mesure de bio-impédance nécessite d'insérer quatre électrodes aux extrémités de la carcasse et d'enregistrer les mesures de résistance et de réactance (figure 2).En plus de cette mesure, le poids de la carcasse chaude et la distance entre les électrodes sont pris en compte.Toutes ces mesures font partie de l'équation mathématique qui prédit la quantité de viande hachée maigre et de muscles nobles de chaque carcasse de vaches de réforme.K ÉS U LT ATS Il\tétait\tprimordial\tque\tle déve' ment du système de classement permette de comparer la qualité des carcasses sur une même base.En déterminant, grâce à la bioimpédance, le poids de la viande hachée maigre et le poids des muscles nobles de façon objective et équivalente\tpour\ttoutes les\tcarcasses, l'équipe de recherche d'AAC est convaincue que la qualité prédite et la valeur\tréelle\tcommerciale des\tcarcasses\tseront d'autant\tplus\trap- prochées.TABLEAU I mu DONNEES MOYENNES PROVENANT DES 199 CARCASSES DÉCOUPÉES ET DÉSOSSÉES .* » a* C5-V ,-pm: « » ' \u2022\u2019>' mdd ' r.ut rri*y.,/:yy Données (199 vaches)\tUnité\tMoyenne Poids vif\tIb\t1374,5 Poids de la carcasse chaude\tIb\t642,0 Viande hachée\tIb\t363,9 Taux de gras dans la viande hachée\t%\t17,5 Muscles nobles\tIb\t153,0 Os\tIb\t120,6 Tendons non comestibles\tIb\t2,7 Note : la porte moyenne de 1.8 Ib entre le poids de la carcasse chaude et la somme des pièces découpées froides est attribuable surtout au ressuyage de la carcasse.PROCHAINES ÉTAPES Au cours des prochains mois, un grand nombre d'échantillons de mesures seront pris sur la chaîne d'abattage.Par la suite, la nouvelle méthode de classement sera adaptée au milieu commercial afin de permettre son implantation.IIIIH QU'EST-CE QUE LA BIO-IMPÉDANCE ?La technologie de bio-impédance (figure 2) fournit des mesures de résistance et de réactance bioélectrique obtenues suite au passage d'un faible courant électrique, non détectable par l'humain, à travers la carcasse.Une faible valeur de résistance indique la présence d'une grande masse musculaire, car le courant passe plus librement dans la carcasse.Cela vient du fait que le muscle contient beaucoup d'eau et d'électrolytes comparativement au gras et aux os et que ces composantes facilitent la conductivité du courant électrique.BOVINS du Québec \u2022 printemps 2009 81 ¦IIIDossier recherche Escherichia coli Notre projet cle recherche visait ci identifier les circonstances contribuant à l'incidence des bactéries pathogènes chez les bovins de boucherie, plus spécifiquement E.coli 0157:H7 et à déterminer s'il existe des corrélations avec de telles circonstances et la sélection de souches plus adaptées aux conditions environnementales changeantes (souches hypermutables).Les effets de l'utilisation d'antibiotique, d'iono-phore et d'implants hormonaux sur l'incidence des bactéries ont été testés.Nous avons démontré que l'utilisa- tion du Rcvalor-S est bénéfique pour le bovin de boucherie aux parcs engraissement.Toutefois, les résultats ne permettent pas de confirmer ou infirmer l'effet possible de ce composé sur la microflore et l'excrétion de pathogènes.Nos recherches ont révélé que bien que les isolats 0157:H7 d'origine bovine sont génétiquement distincts des isolats humains, ils possèdent un potentiel de virulence comparable.Notre étude a également révélé que le bovin peut être colonisé par des souches d'E.coli atypiques dont l'importance au niveau de la salubrité alimentaire reste à être démontrée.Le rapport (le recherche est disponible à la Federation des producteurs (le bovins (lu Québec.Moussa Sory Diana, l\u2019acil'ic -\\gri-Food Research Centre.Agriculture and ¦\\gri-Food (AAFC-AAC), Agassi/.UC Gabriel Roy.Centre de recherche et de développement sur le bovin laitier et le porc.AAFC-AAC.Lennoxville.QC Brigitte Lefebvre et François Malouin.Centre dt< Valorisation delà diversité microbienne (CFVDMi, Département de biologie.Faculté (les sciences, Université de Sherbrooke.Sherbrooke - 5 \u2014 irneHe qui a toutes recherchées dans les irçs d\u2019engraissement! Avantage ** Nouveau ** Fieldman commercial pour le Québec Wayne Gallup 819-826-3026 waynegalluplSinetrevolution.com Ne manquez pas votre chance de bénéficier des divers programmes de \"BOEUFANGUS\" Tel que le programme de McDonald's Canada.Utiliser l'étiquette ANGUS ifATQ sur tous vos veaux possédant 50K ou * de génétique Angus.Les taureaux Angus, qu'ils soient utiliser à des fins terminales ou maternelles, produissent des veaux éligibles aux étiquettes ATQ-Angus.Vous êtes éligible si vous possède! un taureau Angus enregistré Rouge ou Noir.Contacter-nous ou ATQ pour plus d\u2019informations.Jugements Angus Venez rencontrer nos exposants ! Vente de Femelles ANGUS Samedi, le 17 octobre 2009 Expo St-Hyacinthe Expo Québec Expo Cookshire Expo Ayer's Cliff Expo Brome Expo Boeuf 24 juillet 2009 19 août 2009 22 août 2009 29 août 2009 4 septembre 2009 10 octobre 2009 m» lü - (Quebec ANGUS Association Angus du Québec Trudy Beaton, secrétaire 3 ch.North Hill, Gould, QC JOB 2Z0 Tél.: 819-877-5461 ~ Fax: 819-877-3845 www.quebecangus.ca ~ quebecangus@llve.ca ANtSUS Association canadienne Angus 142,6715 - 8th Street N.E.Calgary, AB T2E 7H7 Tél.: 403-571-3580 ~ Fax: 403-571-3599 1-888-571-3580 ~ www.cdnangus.ca \t\t\t \t\t\t \t\t\t \t\t\t \t\t\t 12 BOVINS du Québec \u2022 printemps 2009 Dossier RecherchellllM Gestion des élevages NAT II Al II CÔtf Agente .1 l'environnement et à l'assurnme\tF/\u2019/IQ Voici le deuxième et dernier article sur l'élude de différents scénarios d'élevage prometteurs pour l'élevage vache-veau réalisée entre 2001 et 2007 en Abitibi-Témiscamingue.Nous aborderons cette fois la comparaison du temps d'opération et des frais annuels requis pour ( hacun des scénarios étudiés.TEMPS D'OPÉRATION REQUIS Distribution dos fourrages Le projet démontre que les systèmes de distribution des fourrages dans les enclos à faible densité avec des « man-geoires-andains» sont plus efficaces au plan des opérations que les autres systèmes.Celte efficacité vient du fait qu'il est possible de servir une plus grande quantité d'aliments pour une période plus longue (soit une semaine ou plus) diminuant ainsi le temps requis par jour à la distribution du fourrage (tableau I).Distribution dos litières De manière générale, le temps de distribution des sciures et des planures est moindre que celui réservé à l'application de la paille.Les sciures et planures étant des matériaux en vrac faciles à épandre, ils exigent un temps d'opération moins élevé que les balles de paille et de vieux foin qu'il faut détacher et décompresser avant d'épandre.Grattage et gestion dos (limiers Très peu d'entreprises ont utilisé la technique de grattage des aires d'alimentation hormis celles qui avaient un système d'aire d'alimentation bétonnée qui les obligeait à gratter plus fréquemment pour une question de confort et d'hygiène des animaux.Au niveau de la gestion des fumiers, tout débute avec la mise en tas du fumier qui prend entre six à dix heures (temps « machine ») dans les enclos à faible densité.Dans les enclos à haute densité, il faut compter de quatre à cinq heures.Cet écart s'explique par l'utilisation du tracteur de ferme, par le temps de séjour plus court dans l'enclos à haute densité et donc par un volume de fumier moindre et finalement par une superficie plus restreinte de l'enclos à haute densité.L'utilisation d'un bouteur hydraulique pourrait être avantageuse lorsque la superficie est vaste et que la couche de fumier est mince.Une pelle -nim RAPPEL DES SCÉNARIOS SCÉNARIO I Enclos à faible densité, enclos à haute densité avec monticule, lit d'écorce et aire bétonnée 5 nvVvache-veau, désigné ici par solution enclos.SCÉNARIO 2 Utilisation d'installations existantes (bâtiment et cour); ajout d'un purot et épandage par irrigation, désigné ici par solution mixte.scénario :t Étable froide fermée avec aire d'écurage et mise en amas du fumier au champ, désigné ici par bâtiment.mmm -tsf'yTj;- A V > * \u2022\tJ»: ' v ,1\t-rn f.Um'A'- h#©; j.fcOJÜG taureau ¦ \u2018 \u2022 * -l , r \"rx TTÏTT msum P® mm être livrés .ma « Ferme SAG-E 8tan@xplomct.cow www.fermesage.ca 4-67-2979 Lac Sainte-Marie, Québec BOVINS du Québec \u2022 printemps 2009 13 TABLEAU 1 III! \t\tCOMPARAISON DU TEMPS D'OPÉRATION REQUIS Scénario 1\tScénario 2 (enclos)\t(solution mixte)\t\t\t\t\tScénario 3 (bâtiment) \tSite\tSite\tSite\tSite\tSite\tSite\tSite \t1\t2\t3\t4\t7\t5\t8 UA observées\t219\t175\t171\t228\t172\t165\t144 Temps de séjour (jrs)\t155\t199\t192\t136\t165\t115\t106 Temps* d'opération pondéré (min/jr)\t\t\t\t\t\t\t Distribution de l'aliment\t119,0\t35,4**\t41,0\t53,3**\t67,4\t52,0\t210,0 Épandage des litières\t0\t3,7**\t5,4**\t0\t4,8**\t27,6\t18,0 Grattages\t0\t5,1**\t0\t0\t0,7**\t1,8*\t52,0 Déneigement et entretien\t6,0\t7,4**\t4,4**\t9,0**\t26,2\t3,0\tn.d.'temps machinerie + homme, pour la durée totale de la prise de données\t* * données incomplètes au niveau du temps homme pour les sites 2.J, 4, t.7 n.d.non déterminé hydraulique est recommandée pour les enclos plus compacts, un amoncellement de fumier plus important ou pour le grattage de couches minces du « icepack » (mélange de fumier + litière).Il faut noter que la mise en tas du fumier avant le transport n'est pas nécessaire en étable froide.Déneigement et entretien des sites On constate ici d'importantes variations au niveau du temps d'opération.Dans le cas du site 7, le temps élevé s'explique par le type de clôtures choisies pour ceinturer les enclos, le gel des abreuvoirs ainsi qu'un aqueduc déficient qui a obligé le producteur à transporter de l'eau à l'enclos.Le temps d'opération est plus élevé pour les entreprises soignant le troupeau quotidiennement puisqu'il est nécessaire de déneiger plus souvent l'accès au site.FRAIS ANNUELS D'EXPLOITATION Pour des installations similaires (sites 7 et 2), les coûts de distribution des aliments varient grandement.Cette constatation s'explique principalement par la fréquence de distribution des aliments, l'un étant basé sur une distribution journalière et l'autre sur une distribution hebdomadaire.Les frais de distribution sont plus élevés en bâtiment parce que la nourriture était tout d'abord hachée et ensuite fournie deux fois par jour (tableau 2).Du côté des frais annuels d'épandage de litière, le scénario enclos est celui qui a été le moins dispendieux.La faible quantité de litière épandue dans les enclos à faible densité explique en grande partie ce phénomène.Le coût le plus élevé revient au scénario solution mixte ce qui s'explique par une plus grande quantité de litière utilisée (2,41 kg/jour) et une fréquence de distribution journalière.Finalement, le scénario bâtiment s'est révélé moins dispendieux malgré une importante quantité épandue (4,41 kg/jour) puisque la fréquence de distribution était moins régulière.Quand on parle de manipulation des fumiers, c'est le scénario solution mixte où les coûts sont plus élevés, car il faut tout d'abord gratter l'enclos pour mettre le fumier en tas et ensuite le transporter pour la mise en amas tout comme dans le scénario enclos.Le producteur a dû aussi vider son purot pour épandre le lisier.De façon globale, les frais annuels d'opération varient de 0,65 S/UA/jr à 2,05 S/UA/jr.Le scénario enclos demeure le plus économique tant pour ses frais de loyer que pour les frais récurrents alors que le scénario bâtiment s'avère le plus élevé.Ainsi, à moins d'avoir un taux d'endettement inférieur à la moyenne ou de construire à bas coûts (en dessous 70 $/m ), il serait pratiquement impossible de rentabiliser la construction d'un bâtiment d\u2019élevage.CONCLUSION Ce projet démontre que le scénario enclos à faible densité combiné à un enclos à haute densité est plus économique comparativement au scénario bâtiment, et ce, malgré les frais récurrents.De plus, l'utilisation du pâturage tardif, combiné à un enclos à faible densité pourrait réduire davantage les coûts liés à l'hivernage des animaux.Cet article a été rédigé à partir du rapport final du projet Etude comparative de scénarios prometteurs sur la gestion des lumiers de bovins de boucherie ».Ce projet a été rendu possible grâce à la participation financière du CDAQ.du MAPAQ et de l'UPA Ahilibi-Témscamingue.TABLEAU 2\tIIIM COMPARAISON DES FRAIS ANNUELS D'EXPLOITATION Scénario 1\tScénario 2 Scénario 3 (enclos)\t(solution mixte) (bâtiment) Site Site\tSite\tSite \t7\t2\t5\t8 Dépréciation + entretien + taxe\t7 %\t7%\t5 %\t5 % Intérêt (sur coût net)\t4%\t4%\t4%\t4 % Loyer/an (S)\t5 473\t8 087\t7 250\t17 716 Litière/an ($)\t5 533\t3 095\t3 616\t3 811 Écorce et fond d'enclos/an*(S)\t510\t2 405\t-\t- Total pour loyer et enclos ($)\t11 516\t13 587\t10 866\t21 527 Distribution alimentaire\t4 126\t2 251\t2 724\t6 376 Épandage de litière\t305\t325\t1 485\t573 Entretien des aires\t1002\t314\t104\t1666 Manutentino et épandage du fumie\tr 1986\t2 654\t3 346\t1 162 Total des opérations/an ($)\t7419\t5 544\t7 659\t9 777 Total pour 2001-2005 ($)\t18 935\t19131\t18 525\t31 304 Total/UA/an ($)\t108,3\t131,03\t105,86\t217,30 Total/UA/jour ($)\t0,65\t0,70\t0,79\t2,05 * Renouvellement sur 15 ans pour les cnpc\t1aux de cèdre\tet 8 ans pour les copeaux de\t\trésineux 14 BOVINS du Québec \u2022 printemps 2009 Dossier Recherchellli Bandes végétatives filtrantes \t AN PRL D'ASTOUS Lmir-L.iu inc.En 2003, Envir-Eau a été mandatée1 par le Centre de recherche et de développement technologique agricole de i'Outaouais (CREDETAO) pour mener un projet expérimental sur l'efficacité d'un système d'abattement de la charge (SAC) afin de réduire les exigences techniques concernant la conception de la bande végétative filtrante (13VE).Ce système devait permettre une réduction de la charge en nutriments de l'eau de ruissellement sortant des enclos d'hivernage de bovins de boucherie avant l'arrivée de cette eau dans la BVF située en aval.Il devait s'agir d'un système simple et nécessitant un entretien minimal.Le projet a consisté en un essai à l'échelle réelle pour deux fermes dans la région de I'Outaouais.Le projet, d'une durée de trois ans, a débuté à l'automne 2003 et s'est terminé à l'été 2006.Les données recueillies pendant la durée de l'expérimentation permettent d'effectuer les constats suivants : Les débits de ruissellement les plus importants au printemps sont reliés à la fonte des neiges plutôt qu'aux précipitations.En effet, la période critique survient lors de la relativement courte période de la fonte des neiges.Cette période correspond à environ 80 % de la charge de l'eau de ruissellement printanière mise en circulation.Le SAC permet de réduire la charge introduite dans la BVF.Celui-ci s'est montré en général plus performant à réduire Ptot, DB05 et la DCO que le Ntot et se montre très efficace au niveau des décomptes bactériologiques.Les résultats provenant de la BVF confirment son efficacité à réduire de façon significative la charge de l'eau de ruissellement, même lorsque la neige est encore présente.Ce projet a été rendu possible grâce à la participation de plusieurs partenaires dont le CDAQ.Le rapport final est disponible à la Fédération des producteurs de bovins du Québec.CHUTE AJUSTABLE HYDRAULIQUE îblllP.% \u2022 OUtULC.CAN Aussi disponible Barrière 5 ou 6 barres ¦ Mangeoire diagonale ' Balance électronique ¦ Guillotine Mangeoire à carcan ¦ Cage de palpation j Mangeoire à balle ronde\tJ CHUTE STANDARD & PORTE AUTOMATIQUE CHUTE TAILLE SABOT CHUTE AJUSTABLE MANUELLE & PORTE AUTOMATIQUE\tET PORTE HYDRAULIQUE r\tr Portes interchangeables sur chacune des cages ABREUVOIR CHAUFFANT A Équipement PF.B.Wickham (Québec) JOC ISO Tél.: 819 398-7112 Fax : 819 398-5276 Contactez-nous pour connaître le concessionnaire P.F.B le plus près de chez vous.J BOVINS du Québec \u2022 printemps 2009 15 ¦ IlISpécial AGA Assemblée 2009 SONIA DUMONT Agente de communication, I t\u2019ll Q Sous le thème : « Soyons les artisans de notre succès », 265 delègues et invités se sont réunis ci Sainte-Foy, les 8 et 9 avril dernier pour participer a rassemblée générale annuelle des producteurs de bovins du Québec.Dans les pages qui suivent, les lecteurs retrouveront les faits saillants de cette importante rencontre.DOSSIER SPÉCIAL ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE Soyons les artisans NOTRE SUCCÈS Fédération des producteurs de bovins du Québec MERCI A NOS COMMANDITAIRES! Ce rassemblement annuel stratégique est rendu possible notamment grâce à nos fidèles commanditaires.La Fédération tient à les remercier pour leur contribution au rayonnement de notre assemblée.Ainsi, pour une 10 année consécutive, la Banque Nationale du Canada s'engageait en tant que commanditaire exclusif du banquet.Intervet-Schering-Plough santé animale était de nouveau cette année le commanditaire majeur de l'assemblée.C'est la compagnie Pfizer-Draxxin qui commanditait exclusivement le cocktail alors qu'Agribrands Purina Canada inc.s'associait aux pauses-café.150* H Ari «ai* \u2022«*01» H lit* PURINA BANQUE NATIONALE GROUPE FINANCIER Draxxin cfî> Intervet i 16 BOVINS du Québec \u2022 printemps 2009 ¦œmê LES GRANDES LIGNES En ouverture d'assemblée, le président de la Fédération, Michel Dessureault mentionnait d'entrée de jeu que la période actuelle était difficile et morose et qu'il fallait plus que jamais « se serrer les coudes».Le rapport St-Pierre déposé récemment annonce des jours peu réjouissants.« La sécurité du revenu est un pilier de l'agriculture.Il faut être prudent avant de toucher à des piliers.Comme producteur, on a le devoir d'être les artisans de notre succès et de trouver ensemble des solutions pour s'en sortir», affirmait-il devant l'ensemble des délégués.Dans son message, M.Dessureault a également insisté pour que le gouvernement modifie le Règlement sur les exploitations agricoles (REA) afin que la technique d'entreposage des fumiers en amas au champ soit urgemment reconnue.La réglementation environnementale doit également être adaptée à la réalité des enclos d'hivernage.M.Dessureault rappelait également aux producteurs qu'il fallait plus que jamais « contrôler la mise en marché de nos produits afin d'en sécuriser l'écoulement.» Le président a rappelé l'importance d'être solidaires des choix collectifs que les producteurs se sont fixés eux-mêmes.« Los producteurs de bovins du Québec font partie de cette classe de gens qui sont les propres artisans de leur succès ».- Michel Dessurcault On retrouve pour l'entreprise Lévinoff-Colliex : faut Dupont, secrétaire du conseil d'administration, Diane Martel, contrôleure corporatif et Serge Michel, président du conseil d'administration.C'est en des termes similaires que Serge Michel, président du conseil d'administration de Levinoff-Colbex, accompagné de Paul Dupont, secrétaire du conseil, se sont exprimés devant les producteurs en salle plénière.« C'est important l'approvisionnement, la fidélité.C'est votre abattoir », commentaient-ils à l'effet que plusieurs bovins de réforme sont commercialisés à l'extérieur de la province ce qui réduit l'approvisionnement, élément clé qui aggrave les pertes de l'entreprise.Malgré des résultats difficiles, les dirigeants de l'abattoir ont transmis avec transparence les informations concernant les pertes d'exploitation ainsi que la réévaluation à la baisse de la valeur de l'entreprise.Ils ont terminé leur présentation en invitant, eux aussi, les producteurs à devenir les artisans du succès de leur abattoir.BOVINS du Québec \u2022 printemps 2009 17 Gill Drury, president du CBEF, et Brad Wildeman, president de la CCA.Celui-ci a affirmé que « Les producteurs de bovins sont des défenseurs de l'environnement et de la biodiversité ».générale Assemblée jri '¦ r.-'w.- i Améliorer l'accès au marché du bœuf canadien est, sans contredit, une priorité de la Canadian Cattlemen's Association (CCA).C'est ce que M.Wildeman, président, est venu dire aux producteurs.Lors de son allocution, il a expliqué la stratégie de la CCA concernant la marque Canadian Beef Advantage.Il a également dressé le bilan de plusieurs actions menées par son association dans le cadre du dossier mCOOI.aux États-Unis et illustré les efforts des producteurs en matière d'environnement.Gib Drury, président du Canadian Beef Export Federation (CBEF) s'est également exprimé devant l'assemblée.Il a mentionné que cette priorité de développer l'identité du bœuf canadien et les marchés d'exportation rejoint les objectifs de CBEF.Il affirmait que dorénavant, le producteur doit penser en termes de coupes de bœuf et de marketing plutôt que de considérer uniquement son produit comme un animal à élever.Toujours selon M.Drury, « plus un producteur élève bien ses bêtes, plus son produit est exporté ».Dans un discours attendu des producteurs, Christian Laçasse, président de l'UPA, s'est interrogé principalement de la valeur du rapport sur la sécurité du revenu déposé par Michel St-Pierre.Les attaques lancées aux piliers de l'agriculture sont selon lui inacceptables.Inacceptables aussi les sous-entendus de l'auteur à l'effet que le soutien de l'Etat aux agriculteurs québécois serait de loin supérieur à celui de leurs homologues américains ».Pour le président, il est clair que ce rapport « est un appel à la mobilisation pour prendre notre avenir en main ».C'est en ces termes très mobilisateurs que M.Laçasse a développé son message aux producteurs.« Le rapport St-Pierre est méprisant, dégradant pour l'agriculture et pour les agriculteurs ».- Christian Laçasse 18 BOVINS du Québec \u2022 printemps 2009 au -TGVRaGG qu on voit ua ClIFFGRGnCG Wf-ytc \t\t\t\t\t\t \t1\t\t1 1\t\t\t \t ^'îips* V\t/^CANADIAN CHAROLAIS 1*1 /y BtÊÈÈÈBÊ LL.\t.\t \t\t \t» www.charolais.com\t vl\tf Association Canadienne Charolais Tél.: 403 250-9242 cca@charolais.com\t \twww.charolais.com\t\\ .harolais Québec Association Charolais du Québec Tel.: 450 799-2433 info@charolaisquebec.qc.ca www.charolaisquebec.qc.ca ÉLEVEURS CHAROLAIS m I WÊÊ^ CHAROPLAIS, Aimé Jacob Ste-Sabine, tél.: 450 293-0769 R0N0S, Steeve Poulin St-Odilon, tél.: 418 464-4221 FERME JEAN-FRANÇOIS CARDIN Saint Bonaventure, tél.:819 396-1968 FERME LOUBER, Bernard Bégin Ste-Marie, tél.: 418 387-7514 PEE VEE CHAROLAIS, Philippe Hardy Mansonville, tél.: 450 243-0249 FERME PATRY DE WEEDON, Ranch Ostiguy, Pierre Ostiguy\tJean-Pierre Patry\tDUBUC CHAROLAIS, Gilbert Dubuc St-Césaire, tél.: 450 469-4472\tWeedon, tél.: 819 877-2450\tSte-Eulalie, tél.: 819 225-4298 ¦M LE CONSEIL D'ADMINISTRATION EN 2009 Au terme de l\u2019assemblée, le conseil d\u2019administration de la Fédération a procédé à l\u2019élection de son comité exécutif.Le comité actuel a été reconduit.Il est composé de Michel Dessureault réélu à la présidence pour un nouveau mandat de deux ans et cpii entame une seizième année à titre de président de la Fédération.Denys Beaudet demeure le vice-président de la Fédération; Claude Viel ainsi (pie Michel Daigle et Alain Juneau complètent le comité exécutif.PP?- sait ML* «lïiiiiifiMV'iy DEUX NOUVEAUX VISAGES r\u2014- U PRESIDENT DE LA FEDERATION Michel Dessureault (3) LES PRÉSIDENTS DES COMITÉS DE MISE EN MARCHÉ Bouvillons d'abattage\tMichel Daigle (4) - membre du comité exécutif Bovins de réforme et veaux laitiers J.Alain Laroche (16) Veaux d'embouche\tAlain Juneau (1 ) - membre du comité exécutif Veaux de grain\tGérard Lapointe (7) Veaux de lait\tJohanne Poulin (13) LES PRÉSIDENTS DES SYNDICATS DES PRODUCTEURS DE BOVINS ABITIBI-TEMISCAMINGUE Maurice Migneault (18) BAS-SAINT-LAURENT Claude Viel (5) Membre du comité exécutif BEAUCE Thérèse G.Carbonneau (11) CENTRE-DU-QUÉBEC J.Alain Laroche (16) CÔTE-DU-SUD Jean-Yves Gosselin (9) ESTRIE André Tessier (15) GASPÉSIE Marc Cyr (14) LANAUDIERE André Ricard 112) MAURICIE René Perreault (19) OUTAOUAIS-LAURENTIDES Gib Drury (18) QUÉBEC Denys Beaudet (2) Vice-président de la Fédération SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN Carol Tremblay (6) SAINT-HYACINTHE Yvon Boucher (10) SAINT-JEAN-VALLEYFIELD Eddy Proulx (17) ET CHANGEMENT DE CHAISE Deux nouveaux élus viennent joindre les rangs du conseil d'administration.Il s'agit de Carol Tremblay (6) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, en remplacement de Robert Collard qui a cessé ses activités syndicales et d'Eddy Proulx (17) qui reprend la présidence de Jean-Claude Charrette qui quitte également la vie syndicale, dans la région Saint-Jean-Valleyfield.J.Alain Laroche, président du Syndicat du Centre-du-Québec, remplace également Orner Bouchard à titre de président du comité de mise en marché des bovins de réforme et des veaux laitiers.Nous remercions sincèrement Robert Collard, Jean Claude Charrette et Orner Bouchard pour leur engagement et le travail accompli au cours des dernières années au sein de la Fédération.20 BOVINS du Québec \u2022 printemps 2009 ORIENTATIONS DES SECTEURS LAGA de la Fédération permet aussi aux producteurs d\u2019un même secteur de se retrouver pour discuter des grands VEAUX D'EMBOUCHE Alain Juneau, président du Comité de mise en marché « En 2009-2010, le comité de mise en marché du veau d'embouche poursuivra ses actions afin de rendre la mise en marché plus ordonnée et plus efficace.Plusieurs résolutions ont été adoptées en ce sens à l'égard des encans spécialisés.Le comité s'emploiera également à développer des services accrus aux producteurs.Optimiser la gestion de nos fermes sera aussi dans les priorités à retenir pour l'année à venir.Sans contredit, le dossier de la sécurité du revenu fera partie de nos actions régulières ».enjeux qui les concernent et se fixer des priorités de travail.Cette année encore, de nombreuses résolutions qui guident les actions des comités BOUVILLONS D'ABATTAGE Michel Daigle, président du Comité de mise en marché « Dans un environnement commercial en constant changement, les producteurs de bouvillons d'abattage parviennent à s'adapter.Le contexte actuel oblige le comité à redoubler d'ardeur afin de maintenir et d'obtenir un revenu net amélioré pour nos producteurs.Privilégier la mise en marché ordonnée, efficace et ponctuelle de nos bovins demeure notre priorité et un défi de taille pour la prochaine année.de mise en marché y ont été débattues.Sans surprise, plusieurs résolutions concernant la sécurité du revenu, le sujet sur toutes les lèvres lors de l\u2019AGA 2009, ont été adoptées VEAUX DE LAIT Johanne Poulin, présidente du Comité de mise en marché « Dans la foulée de la mise en place du règlement de mise en marché clans notre secteur, le comité en assurera l'application afin que les producteurs de veaux de lait puissent maintenir le contrôle de l'offre de leur produit.Des informations concernant les conditions d'élevage seront largement diffusées et le comité travaillera sans relâche pour qu'une aide financière adéquate soit octroyée aux producteurs de veaux de lait afin de modifier leurs installations d'élevage s'il y a lieu.En 2009-2010, nous désirons continuer à innover et à faire connaître notre produit de qualité.» dans chacun des secteurs.Voici les priorités de chacun des cinq secteurs de production de la Fédération pour l\u2019année 2009-2010 tel qu\u2019exprimées par les présidents des comités de mise en marché.VEAUX DE GRAIN Gérard Lapointe, président du Comité de mise en marché « Les priorités en 2009-2010 seront surtout orientées vers la gestion des historiques de référence sous deux angles principaux : d'une part, permettre au secteur, dans son ensemble, de maintenir son dynamisme dans le marché et, d'autre part, de permettre à chacun des producteurs de poursuivre le développement de sa propre entreprise.Également, nous continuons à investir dans la mise en marché afin de retirer du marché lui-même une plus grande proportion de nos revenus.» BOVINS DE RÉFORME ET VEAUX LAITIERS J.Alain Laroche, président du Comité de mise en marché « L'année 2009-2010 se fera sous le signe de la consolidation.Le comité bovins de réforme et veaux laitiers s'emploiera à consolider et à développer la livraison directe à l'abattoir.Ce que nous préconisons également, c'est le renforcement du canal unique pour les bovins de réforme, l'amélioration de la mise en marché des veaux laitiers et le soutien des producteurs à leur entreprise.» BOVINS du Québec \u2022 printemps 2009 21 RESOLUTIONS EN PLENIERE Au cours de l'Assemblée, 35 résolutions ont été adoptées, dont huit en séance plénière.Entre autres sujets, les changements apportés à l'assurance stabilisation, le dossier ATQ et l'entreprise Levinoff-Colbex ont fait partie des débats.De nouvelles contributions ont également été adoptées dans les secteurs des veaux d'embouche et des bouvillons d'abattage.Enfin, les producteurs de veaux de grain profitent d'une baisse de leurs frais de mise en marché.Voici un résumé des résolutions approuvées en plénière, réparties ci l'intérieur de huit grands sujets.Elles s'inscrivent au plan d'action des administrateurs de la Fédération pour l'année en cours.I.Nouvelle politique agricole au Québec La résolution adoptée en séance plénière vise à s'assurer que tous les acteurs concernés travaillent de concert afin que le gouvernement du Québec développe et mette en oeuvre une politique agricole qui soutienne le développement de la production bovine et assure aux producteurs de bovins une rémunération juste et équitable.2.Intégrité (le la base (le données (l'ATQ Par le biais de cette résolution, les producteurs désirent que l'information circule avec plus de fluidité entre les producteurs, ATQ et la FADQ, qu'elle s'opère avec transparence afin d'éviter toute erreur dans la base de données ou le cas échéant, qu'elles puissent être corrigées le plus rapidement possible afin d'éviter des pénalités possibles pour les producteurs.J.Rétention (les identifiants Toujours dans le dossier de l'identification, la résolution vise principalement à trouver des solutions pour que les identifiants soient le plus performant possible et assurent réellement une identification permanente des bovins! 4.Services-conseils Il est demandé au gouvernement d'accorder les ressources nécessaires à la mise en place de programmes permettant d'améliorer la productivité des entreprises bovines québécoises et de les soutenir dans les processus menant à des changements dans leur régie de production, le cas échéant.La mise en place d'un centre d'expertise est réclamée fermement.>.Programme de Ht) A IS du gouvernement fédéral pour renforcer l'industrie canadienne de l'abattage Les producteurs demandent qu'un soutien financier soit accordé à l'entreprise Levinoff-Colbex à l'intérieur du programme de 50 MS adopté par le gouvernement fédéral, sous forme d'équité et non d'un prêt.(>.ASRA - Établissement du modèle de coûts de production Cette résolution, qui s'adresse principalement à la FADQ, demande que les données de l'ensemble des fermes soient retenues pour l'établissement du revenu stabilisé et de continuer à inclure dans le calcul, l'ensemble des contributions prélevées auprès des producteurs de bovins.Elle demande également à l'UPA de réunir, de façon régulière, les représentants des secteurs assurés afin d'établir une stratégie d'action concertée auprès de la FADQ.7.Assurance récolte foin La salle plénière appuie l'UPA et les fédérations régionales dans leurs démarches visant à améliorer de façon durable le mode d'évaluation et de compensation des pertes dans le Programme d'assurance récolte foin.Les producteurs réclament le maintien de la pression exercée par l'UPA ITMOü-quiBlt SAGUfNM 4 auprès de la FADQ pour que les producteurs affectés en 2008 reçoivent les indemnisations auxquelles ils ont droit.II.Suites au rapport de Michel R.St-Pierre Les producteurs sollicitent le rejet du rapport St-Pierre et s'opposent à la mise en oeuvre des recommandations qu'il contient.Ils proposent également de mettre en oeuvre les moyens de pression nécessaires afin que le gouvernement du Québec maintienne, dans les programmes de sécurité du revenu, les principes qui sont h la base de l'ASRA, soit la couverture du coût de production et l'obtention d'une juste rémunération du travail, équivalente à d'autres professions comparables dans la société.Les producteurs demandant aussi que le gouvernement fasse preuve de cohérence dans la démarche de redéfinition des outils de soutien au secteur agricole et qu'il mette en place des mesures d'accompagnement nécessaires afin d'améliorer la performance et la rentabilité des entreprises.Nouvelle Station Unique Limousin 921, Quest Road, Sherrington (Québec) JOL 2N0 Administrateur : Robert Douglas Kyle / .V «te»#*® Pour information: Carmelle Caux, secrétaire STATION UNIQUE DE TAUREAUX LIMOUSIN DU QUÉBEC 817, rue des Tulipes St-Jean-Chrysostome (QC) C6Z 2V6 Tél.: (418) 839-8071 \u2022 Fax: (418)304-1855 «fc- t Lors de la vente de la station Limousin de février, LES VERGERS BLAIR de franklin se sont portés acquéreur du meilleur taureau Limousin (CTA85T) provenant de la FERME ATJCLA d\u2019André Lussier.A ne pas manquer notre prochaine vente femelles Limousin 200i \"S cet automne IMOUSIN Lors de la vente d\u2019avril, la FERME DM ^¦MAHEU inc.de St Martin de Beauce s\u2019est portée acquéreur du meilleur taureau Limousin RDN3616U, propriété de la FERME EDPA de M.Raymond Durivage.Claude Lavallée,\tTél.: 450 464-6493 secrétaire propagandiste\tFax: (450) 464-9401 989 Gadbois, Beloeil (Québec) J3G 3X6 C.élec.: Claude.lavallee@sympatico.ca 22 BOVINS du Québec \u2022 printemps 2009 BOVINS du Québec printemps 2009 23 IfflfliilGestion Entrepreneur agricole La recette du succès VIRGINIE SIMARD Economiste agricole, Direction de la recherche et de la planification La Financière agricole du Québec LE CHEF À la base de toute recette, il y a un grand chef, et c'est pourquoi les caractéristiques personnelles du producteur contribuent grandement à la réussite de son entreprise.Parmi les plus importantes, soulignons le profil entrepreneurial du producteur, c'est-à-dire son leadership, sa débrouillardise, sa confiance en lui, son bon jugement, sa facilité à communiquer et à travailler avec les autres, etc.Pour connaître le succès, le producteur doit aussi être capable de reconnaître ses erreurs et de consulter les personnes qualifiées, au besoin.LES INGREDIENTS DE RASE Les entrepreneurs agricoles qui se distinguent par leur performance semblent maîtriser trois éléments d'importance.Tout d'abord, ils savent gérer leurs opérations afin de maîtriser les coûts de production.Comme il n'est pas toujours possible d'avoir le contrôle sur le prix des produits, il est d'autant plus important de limiter les dépenses d'exploitation.Ainsi, la proportion cjue représente le bénéfice net sur les ventes nettes est maximisée.RENTABILITÉ Bénéfice net Ventes nettes Ensuite, les bons gestionnaires priorisent et rationalisent leurs investissements en se tournant vers des investissements productifs et en évitant GESTION DE L'ACTIF Ventes nettes Actif total Finalement, les producteurs qui obtiennent des résultats économiques supérieurs gèrent leurs emprunts efficacement.En effet, le crédit est un levier qu'il convient d'utiliser avec justesse, c'est-à-dire lorsque les rendements la surcapitalisation.En effet, la valeur de l'actif agricole a tendance à augmenter plus rapidement que le nombre d'unités productives.Dans un secteur oii il faut en moyenne 5 S de capital pour générer I S de revenu, on se doit d'atteindre l'efficacité maximale du capital productif.24 BOVINS du Québec \u2022 printemps 2009 LES INGRÉDIENTS CLÉS DE LA RECETTE DU SUCCÈS -\tCaractéristiques personnelles -\tGestion des opérations\tA -\tInvestissements productifs -\tLevier financier -\tFormation\tA -\tRéseau socioprofessionnel -\tForces et faiblesses\t.attendus sont supérieurs au coût de l'emprunt.Cela permet d'optimiser la proportion de l'actif total du propriétaire, tout en évitant le surendettement.OPTIMISER LE LEVIER FINANCIER Actif total Avoir (lu propriétaire La préparation Une fois que l'on a un grand chef et les principaux ingrédients, il faut passer à la préparation de la recette du succès et y ajouter quelques assaisonnements.Tout d'abord, la formation du producteur est intimement liée au succès de son entreprise, particulièrement dans le contexte agricole actuel où la gestion de la ferme devient de plus en plus complexe.Puisque les entreprises agricoles sont en éternelle mouvance, les aptitudes du producteur doivent évoluer elles aussi, et la formation continue devient alors un atout supplémentaire.En outre, le succès est facilité lorsque l'entrepreneur possède un bon réseau socioprofessionnel.Composé de membres de sa famille et de professionnels du milieu, ce réseau lui permet de faire des échanges et d'obtenir du soutien.Un bon gestionnaire doit aussi être capable d'évaluer ses forces et ses faiblesses, de même que celles des personnes qui travaillent avec lui.Il peut ainsi compter sur ses forces et, complémentairement, sur celles des membres de son équipe.Quant aux lacunes, elles peuvent être comblées avec l'apport des experts du réseau de professionnels.Finalement, une autre caractéristique observée chez les bons entrepreneurs est le contrôle qu'ils tentent d'avoir sur les situations qu'ils rencontrent, c'est-à-dire qu'ils choisissent de réagir aux événements plutôt que de les subir.La touche finale La recette du succès ne peut être suivie à la lettre, il faut plutôt s'en inspirer et l'adapter à sa propre situation.Toutefois, un dernier ingrédient est tout de même à ne pas oublier : la planification.En effet, les producteurs qui réussissent sont capables de se projeter dans l'avenir pour savoir où ils s'en vont et comment ils y parviendront.Découvrez Vavantage Simmentall Gain de poids * Musculature * Lait \\mb ünnmitai, luiLjauv d& pouls éimô poule utv ïe/uhtnentj pcujaiîtl SIMMENTAL JjÉBEfe René Larose, président - Sandra Berthiaunie, secrétaire 530, route 239, Saint-Germain (Québec) JOC 1 KO Téléphone et télécopie : (819) 395-4453 \u2022 www.simmentalquebec.ca \u2022 info@simmentalquebec.ca BOVINS du Québec \u2022 printemps 2009 25 \t «PMI I Environnement Portrait agroenvironnemental Le suivi 2007 NATHALIE CÔTÉ Agente à l\u2019environnement et à l\u2019assurance qualité, FPIIQ Le suivi 2007 du portrait agroen-vironnemental des fermes du Québec est une initiative concertée du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ), de l'Union des producteurs agricoles (UPA) et d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC).L'acquisition des données environnementales a été réalisée au moyen d'un sondage qui a permis de rejoindre 4264 répondants sur 5095 exploitations échantillonnées au hasard, soit un taux de réponse de 84 %.Parmi ces répondants, on retrouve 593 entreprises de bovins de boucherie (bœuf et veau confondus).QUELQUES DONNÉES A RETENIR SUR L'ENTREPOSAGE DU FUMIER Les données entre 1998 et 2007 indiquent que les modes d'entreposage en production bovine ont évolué.Ainsi, en 1998, 33 % des déjections étaient entreposées en \u2022\tO»; y2.\u201d Les producteurs de bovins ont de moins en moins recours au tas au sol pour l'entreposage des fumiers.' WSB rKW< ¦rCf-ï, Hk I 1r mm wm 5.» ' \u2022SsieSs?- KaSK-ît; «l».mm ; 5~iT TABLEAU 1 \u2014 IIIIH MODES D'ENTREPOSAGE DES ENGRAIS DE FERME DANS LES ENTREPRISES BOVINES EN 2007 (% DES UNITÉS ANIMALES) Structure étanche1\tAu bâtiment\t\tEnclos aménagé\t\tSans structure* Réservoir' Plate-\tTotal forme1\tÉpandage direct ou exportation4\tEntreposage au champ4\tÉpandage direct\tEntrepose au champ\t 18\t18\t36\t5\t13\t12\t7\t25 'Les structures étanches comprennent les plateformes et les réservoirs.\u2019Les réservoirs comprennent les fosses avec matériaux conventionnels (ex.: béton), les lagunes en sol et les caves à lisiers.\u2018Les plateformes comprennent les plateformes avec murets, avec ou sans purot.4L'entreposage au bâtiment concerne l'élevage en régie solide sur litière.Les fumiers sont, soit épandus directement au champ, exportés hors de la ferme ou entreposés au champ.5L'entreposage sans structure comprend les tas au sol et les dalles sans muret.» i i 26 BOVINS du Québec \u2022 printemps 2009 Photo IPBQ TABLEAU 2 ¦Minai PLAN AGROENVIRONNEMENTAL DE FERTILISATION (PAEF), ANALYSE DE FUMIER ET REGISTRE ANNUEL D'ÉPANDAGE CHEZ LES ENTREPRISES DE BOVINS DE BOUCHERIE (% DES ENTREPRISES) 1998\t2003\t2007 % détenant un PAEF\t211\t\t65J\tB2! % réalisant des analyses de fumier\t8'\t\t50*\t4V % qui maintiennent un registre annuel d'épandage\tn.d.\t\t40\t53 Tn 1998, toutes les entreprises sont considérées et le plan de fertilisation doit c ompreiulre un minimum d'une analyse de sol récente et représentative des parcelles.In 2003 et 2007, seules les entreprises devant détenir un IAEF sont considérées et le IA EF constitue le plan de fertilisation.En 1998, toutes les entreprises spécialisées en production animale sont considérées.4 En 2003 et 2007, seules les entreprises spécialisées en production animale et visées par le RE A sont considérées.structure étanche.Ce nombre est passé à 35 % en 2003 pour atteindre 36 % en 2007.Du côté de la catégorie sans structure, les nombres ont décru de 67 % en 1998, à 34 % en 2003 pour atteindre 25 % en 2007.La plus grande variation vient du fait que les producteurs de bovins ont de-moins en moins recours au tas au sol ou aux dalles sans muret pour l'entreposage des déjections de leurs animaux (tableau I ).LES PAEF, LES REGISTRES D'ÉPANDAGE ET LES ANALYSES DU FUMIER On peut constater une nette progression clans le secteur bovin de-boucherie pour le recours au plan agroenvironnemental de fertilisation (+61 % depuis 1998) et au registre d'épandage (+13 %) alors que du côté des analyses de fumier, il y a eu régression entre 2003 et 2007 (-8 %) (tableau 2).L'ACCÈS AUX COURS D'EAU Les résultats du portrait indiquent une baisse remarquable pour l'intervalle 2003-2007.Ainsi, le pourcentage des UA ayant potentiellement accès au cours d'eau est passé de 62 à 25 % entre 2003 et 2007.LE CHEPTEL AVEC GESTION LIQUIDE La proportion du cheptel bovin de boucherie, dont les déjections sont gérées sous forme liquide, a légèrement augmenté entre 1998 et 2003 passant de 11 à 16 % pour demeurer assez stable par la suite (17 % en 2007).Le risque de perception des odeurs est influencé par le mode d'épandage.Ainsi, l'utilisation d'une rampe d'épandage permet de réduire les odeurs.On constate que les entrepri- ses de bovins de boucherie qui gèrent les déjections sous forme liquide et qui ont recours à cet équipement ont fait un bond de 52 % entre 2003 et 2007 (tableau 3).DES PROGRÈS SIGNIFICATIFS Les progrès réalisés sur les fermes bovines du Québec démontrent que les producteurs ont pris en main les questions environnementales et ont mené des actions concrètes pour protéger l'environnement.Les efforts devront se poursuivre pour perpétuer la mise en œuvre des bonnes pratiques.TABLEAU 3 JIM POURCENTAGE DES VOLUMES DE LISIERS ÉPANDUS PAR RAMPE CHEZ LES ENTREPRISES DE BOVINS DE BOUCHERIE 1998\t2003\t2007 11\t16\t68 Federation des groupes conseils cgricoles du Quebec pour one yevr.on ijlulxi e 555, boul.Roland-Therrien, Longueuil (Québec) J4H 4E7 Tel.450 679-0530, poste 8227 Courriel : lucie.gauthier@fgcaq.com www.fgcaq.com C\t-N Nouvelles productions maintenant ajoutées : \u2022\tBouvillons \u2022\tVache-veau et veaux de grain \u2022\tOvins \u2022\tCaprins \u2022\tAcéricoles Productions déjà existantes : \u2022\tPorcs, lait et grandes cultures V________________________________y BOVINS du Québec \u2022 printemps 2009 27 ^¦¦¦IIPATBQ La nouvelle AS RA PIERRE DEMERS Agronome, conseiller .un entreprises de viande bovine, MAPAQ-Eslrie Les ABC ou Across Breed Comparison, qui signifie comparaison interraces, comptent parmi les outils de sélection les plus efficaces que les producteurs commerciaux puissent utiliser pour améliorer les performances de leurs troupeaux.Ceux-ci fonctionnent à la manière des ÉPD (écarts prévus chez les descendants), mais h cette différence près que les ÉPD permettent de comparer des sujets d'une même race alors que les ABC permettent de comparer tous les sujets, qu'ils soient d'une même race, de races différentes et même croisées.Les ABC, comme les ÉPD, sont réputés être beaucoup plus précis Les ABC, ce sont des ÉPD sans frontières de races, ni contraintes de croisements.que les indices comme outils de sélection.Pourquoi?Simplement parce qu'en plus des performances des sujets sous contrôle, les performances des sujets apparentés (père, mère, demi-frère, demi-sœur, etc., et leurs descendants, s'il y a lieu) peuvent s'ajouter et venir préciser les écarts génétiques qui existent entre eux.Les ABC demeurent les indicateurs les plus fiables du mérite génétique même lorsque la répétabilité n'est pas très élevée pour un caractère donné.À l\u2019heure où l'ASRA incite les producteurs de veaux d'embouche à accroître les performances de leurs élevages sur la base des livres de *4* JT «,?l4 ts 28 BOVINS du Québec \u2022 printemps 2009 Photo : Pierre Demers veaux vendus, les ABC pourraient s'avérer être de précieux alliés.Pour un producteur commercial, l'objectif premier doit, bien sûr, être centré sur les besoins de son marché tout en tenant compte à la fois de la régie de son troupeau et de ses installations.De plus, il doit prendre en compte que le maximum de compensation à l'ASRA ne peut être atteint qu'avec des veaux de 750 ib ou plus.Dans ce contexte, plusieurs stratégies peuvent être envisagées : période de vêlage plus hâtive, alimentation plus riche et potentiel génétique plus élevé.Et selon cette dernière, les ABC devraient s'avérer fort utiles.Ainsi, pour optimiser le* nombre de livres de veaux vendues par vache par année, certains caractères gagneront à être passés sous la loupe des ABC publiés par le Programme d'analyse des troupeaux de boucherie du Québec (PATBQ).Il est intéressant de noter qu'à la lumière des ABC, certaines races démontrent (en moyenne) des avantages marqués pour certains caractères, ce qui rend l'outil très pertinent dans l'élaboration d'un programme de croisement et le choix des mâles reproducteurs qui seront utilisés.IIIM- LES ABC NE SAURAIENT LIVRER TOUTE LEUR EFFICACITÉ SANS L'APPLICATION DES QUELQUES PRINCIPES DE BASE SUIVANTS : -\tRechercher l'équilibre entre les caractères plutôt que les hautes performances sur un ou deux caractères seulement; -\tAccorder autant d'importance à l'examen visuel de la conformation de l'animal (stature, musculature, membres, ligne de dos, profondeur, etc.) et de son tempérament; -\tSelon le marché visé, chercher à optimiser la vigueur hybride.Utilisés correctement, les ABC pourraient s'avérer très efficaces pour orienter le développement des élevages commerciaux.Pour plus de détails sur les ABC, je vous invite à prendre contact avec votre conseiller du MAPAQ www.agcocorp.com Valt ra PLUS DE BENEFICES AVEC UNE PUISSANCE SUPÉRIEURE Série N 88 à 152 HP Ces tracteurs sont les plus versatiles dans leur catégorie et sont motorisés par des 4 cylindres de 4,4 et 4,9 litres de moteurs SisuDiésel,J les plus puissants au monde.Série A 74 à 98 HP iÇes modèles sont bien adaptés à une foule de travaux agricoles et d\u2019élevage en toutes saisons.Sa transmission à puissance directe économise le carburant.«.\\ % AMOS Agritibi RH inc.AMQUI Machinerie J.N.G.Thériault inc.COATICOOK Service Agricole de l\u2019Estrie inc.LAURIER STATION Les Entreprises Michel Giroüard inc.MONT-LAURIER F.Constantineau & Fils inc.NORMANDIN Service agricole Normandin inc.SABREVOIS Les Équipements Guillet inc.SAINT-ANDRÉ AVELIN Garage André Parisien inc.SAINTE-BRIGITTE Les Entreprises Michel Giroüard inc.SAINT-CLET Équipements Séguin & Frères inc.SAINT-CYPRIEN Alcide Ouellet & Fils inc.SAINT-HILARION Garage Guy Gauthier inc.SAINTE-MARIE DE BEAUCE Services Bivac inc.SAINTE-ROSE DE POULARIS Machineries Horticoles d'Abitibi VICTORIAVILLE Les Entreprises Michel Giroüard inc.Valtra est une marque mondiale de AGCO Corp.Duluth.GA©2005 AGCO Corp.4205 River Green Parkway \u2022 Duluth.GA 30096 1-800-767-3221 \u2022 www.agcocorp.com VA234F05V01 BOVINS du Québec \u2022 printemps 2009 29 jjHIII I Financement Paiement anticipé Bilan 2008-2009 et nouvelles conditions DENIS MASSEY Chef comptable, PPA LE BILAN C'est le 31 mars dernier que la première campagne de Programme de paiement anticipé (PPA) mis en place par le gouvernement fédéral prenait fin.La campagne 2008-2009, considérée comme « de secours » offrait aux agriculteurs des conditions plus souples que la campagne 2009-2010 actuelle, de type « standard » dans laquelle les règles gouvernementales du programme ont été resserrées comme vous pourrez le constater dans l'énumération des conditions que vous retrouvez dans l'encadré.Au cours de cette première année d'activité, ce sont 464 avances qui ont été versées et plus de 45 M$ accordés à titre de paiement anticipé, aux producteurs de bovins qui en ont fait la demande.LE SURSIS Le 23 janvier 2009, le ministre fédéral de l'Agriculture, Gerry Ritz a accordé «à tous les producteurs qui ont obtenu un paiement anticipé au cours de la campagne 2008-2009, la possibilité de bénéficier d'un sursis pour le remboursement de leurs avances.Dorénavant, pour toutes les avances dont le remboursement devait être effectué avant le 30 septembre 2009, le ministre permet, sous certaines conditions, de retarder les paiements à l'automne 2010 (50 % pour le 15 octobre 2010 et 50 % pour le 15 novembre 2010).Pour s'en prévaloir, le producteur Au cours de cette première année d'activité, ce sont 464 avances qui ont été versées et plus de 45 M$ accordés à titre de paiement anticipé, aux producteurs de bovins qui en ont fait la demande.En autres conditions pour 2009-2010, le troupeau doit être cédé en garantie de même que l'ASRA et l'inventaire doit être maintenu de façon permanente.OBB m : 30 BOVINS du Québec \u2022 printemps 2009 IIBlHi QUEUES SONT LES CONDITIONS D'ADMISSION PARTICULIÈRES POUR LA CAMPAGNE 2009-2010?-\tLe troupeau doit être cédé en garantie (cession de créancier privilégié); -\tL'ASRA doit être cédée en garantie; -\tL'inventaire pour lequel l'avance est demandée doit être maintenu de façon permanente; -\tLe remboursement doit être effectué douze mois après le versement de l'avance ou au plus tard le 30 septembre 2010; -\tLes producteurs qui ont choisi l'option de sursis peuvent profiter de la campagne 2009-2010, sous certaines conditions; -\tLes frais d'administration sont de 0,75 % pour les avances de 0 à 100 000 $, de 0,75 % plus 0,25 % pour les avances de 100 000 à 400 000 $ pour un minimum de 300 $ et un maximum de 1250 $; -\tUn dépôt d'intérêt de 5 % est prélevé sur les avances portant intérêt; -\tUn dépôt de garantie de 1 % est prélevé pour couvrir la responsabilité de la FPBQ.Il sera remis au producteur lors de son remboursement final.Afin de leur simplifier la tâche, tous les producteurs ayant participé à la campagne 2008-2009 recevront des formulaires avec coordonnées préinscrites.Les adhérents devront confirmer les informations, compléter les données et signer la documentation.Un formulaire sommaire de demande accompagné d'une lettre explicative sera transmis aux nouveaux participants éligibles.Ils devront le compléter et le retourner afin de recevoir une entente complète.devra signer une lettre d'entente dans laquelle il fera la demande de sursis et acceptera les conditions.De plus, il devra acquitter les frais d'administration pour la gestion de son dossier.Les mêmes conditions avec lesquelles les avances ont été octroyées demeurent en vigueur pour le sursis.LES COOPÉRATIVES DE FINANCEMENT Les producteurs membres d'une coopérative conforme au « Cadre d'intervention en financement pour les coopératives de producteurs de bovins de boucherie » de La Financière agricole du Québec (FADQ) peuvent maintenant bénéficier d'une forme adaptée du PPA.Ainsi, les membres coopérants peuvent profiter d'un remboursement d'intérêt sur les emprunts de 100 000 $ et moins, consentis par leur coopérative.Les conditions de participation sont beaucoup moins exigeantes que celles d'un PPA « standard ».Elles ne demandent aucune garantie sur le troupeau et sur l'ASRA, par contre, toutes les transactions doivent passer par l.i coopérative.LE PROGRAMME VOUS INTÉRESSE, VOUS AVEZ DES QUESTIONS SUR SON FONCTIONNEMENT?Contactez notre équipe à la Fédération au 450 679-0540, poste 8994.C'est avec plaisir que nous vous aiderons et répondrons à vos questions.Afin de mieux répondre aux besoins de plusieurs d'entre vous, nous désirons également vous informer qu'à la suite d'un sondage fait au début de l'année, certaines de nos procédures ont été ajustées.Le site Internet de la Fédération pourra également vous guider sur tous les changements qui concernent le programme.De plus, vous y trouverez tous les formulaires nécessaires à votre demande.BOVINS du Québec \u2022 printemps 2009 31 jflmilMarché Perspectives 2009 Une tempête à traverser ANN FORNASIER, Agrocconomiste, F I\u2019ll Q C'est sur une trame de récession économique que s'est déroulée l'incontournable conférence sur les perspectives agricoles 2009 du Département d'agriculture des États-Unis (USDA), les 26 et 27 février dernier.La situation est si grave que la croissance économique mondiale pourrait être négative en 2009, conjoncture inédite depuis la Deuxième Guerre mondiale.DES PRÉVISIONS MOROSES POUR 2009 C'est donc sur un ton particulièrement morose que les conférenciers ont exposé leurs prévisions de marché pour 2009.Ainsi, on y apprend que les exportations mondiales seront en chute libre et on ne pourra compter sur la demande intérieure qui sera, elle aussi, durement éprouvée.Les consommateurs délaisseront la restauration haut de gamme pour se tourner vers la restauration rapide.Les achats seront davantage axés vers les protéines bon marché et les coupes économiques.Côté détail, les grandes surfaces qui offrent des formats et valeurs économiques auront la cote.On sait déjà que les producteurs de viandes rouges aux États-Unis ont subi des pertes importantes en 2008, attribuables aux faibles prix de vente et aux pertes d'équité découlant de l'effondrement des cours de la Bourse.De surcroît, la hausse des coûts de production (grains, énergie, etc.) a entraîné d'importantes pertes.En 2009, la production de viande devrait connaître une nouvelle contraction de 2 %, ce qui devrait, théoriquement, résulter en une hausse du prix de vente.Toutefois, cette croissance des prix est fortement compromise par l'ampleur et la durée de la récession.Et si ce n'était pas suffisant, les analystes prévoient que les effets de la crise pourraient vraisemblablement perdurer jusqu'en 2010.(tableau 1 ) À l'exception de la volaille, source de protéine animale plus écono- mique, les prix des porcs et des bovins devraient demeurer relativement faibles en 2009, en raison de la faible demande.Le prix du lait sera particulièrement touché à cause d'une baisse importante de la demande de fromage.Mince consolation, les coûts de production devraient être davantage Tableau 1 45 000 Production de viande aux États-Unis 40 000 35 000 30 000 25 000 20 000 15 000 § § § -Volaille \u2022Boeuf - Porc 20 S Tableau 2 Prix des bouvillons d'abattage, poulets et porcs aux États-Unis -Bouvillons d\u2019abattage ( 1 ) -Poulets (2) -Porcs (3) O \u2014\t- nr~-, »*\t\t\t\t\t/\u2014\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t 1 JV\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \tjanv\tfévr\tmais\tavril\tmai\tjuin\tjuil\taoût\tsept\toct\tnov\tdcc -\u2022-2009\t170\t164\t165\t167\t\t\t\t\t\t\t\t \u2014 200R\t130\t134\t140\t140\t144\t154\t163\t162\t159\t150\t162\t164 VACHES DE RÉFORME Ventes sur base carcasse du Québec (carcasse : calcul avec 44 % de rendement) 2008 vif 2009 taxe.VEAUX LAITIERS D'ENGRAISSEMENT Encans publics du Québec Bons mâles de tous poids -2008 VEAUX DE GRAIN Ventes aux enchères par ordinateur du Québec Moins les frais de gestion des surplus -2008 VEAUX DE LAIT Ventes directes aux abattoirs du Québec \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\\\t\t\t\t\t\t\t 2\u2018>0 ¦\t\t\t\t\t\ts\t\t\t\t\t\t \t\t\t\tT*\t\t¦\\\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \tjanv\t1é\\T\tman.\tavril\tmai\tjuin\tjuil\taoût\tsept\toct\tnov\tdéc \u2014#-?009\t297\t296\t298\t289\t\t\t\t\t\t\t\t 2008\t323\t314\t306\t311\t302\t288\t277\t280\t287\t297\t327\t319 46 BOVINS du Québec \u2022 printemps 2009 Sc&tctft & e*tÿaÿe Services techniques et prophylaxie animale UN PARTENARIAT L\u2019ÉLEVEUR ET LE TECHNICIEN lVINGTsNEUF/ANS: nuw ' -d La constance de nos recnerohej élevage, l\u2019assistance la mieux ai Afin de satisfaire aux conditions sanitaires, d\u2019hygiène, de qualité supeneml^iqMiUiHHut meilleure rentabilité de leurs activités, notre équipe de techniciens spécialisés offre aux éleyeurs une combinaison d\u2019efforts et de conseils pour leurs installations, système de ventilation et agencement des bâtiments.Ils apportent également une aide précieuse au niveau de la prophylaxie, grâce aux concepts élaborés dans les grandes entreprises européennes, leader mondiaux dans la Kpduction vitellière.Ces productions animales doivent s\u2019adapter en permanence à un environnement en constante évolution.Pour cela, chacun doit maîtriser parfaitement ses techniques d\u2019élevage et les faire évoluer en tenant compte des contraintes imposées par la .jjjfl disponibilité des animaux ainsi que par les besoins des consommateurs.V*/* ¦ *.\" Ce savoir-faire à un vecteur Une équipe de techniciens qui sait écouter et conseiller.n»-»rr SIÈGE SOCIAL 5470, rue.Martineau, .Saint-Hyacinthe (Oc) J2RU8 Tel:: (450) 7^6-5874- / Fax : (4501) 796-4345 ; CENTRE D\u2019ABATTAGE 1591 Chemin Sainte-Claire, La Plaine (Qc) J7M1M2 Tél.: (450) 478-2055 / 1 800 251-2055 fm.Fax:(450) 478-4589 www.ecolait.com Ælm, \u2022V-i.rf/W ( occupe c\\e \u2022\tContrat d\u2019élevage et financement disponibles.\u2022\tProduits conçus et fabriqués au Québec.\u2022\tNouveaux aliments d\u2019allaitement pour veaux de lait.\u2022\tGamme complète de produits pour veaux de grain.\u2022Veaux sevrés disponibles en tout temps.\u2022\tService d\u2019achats et livraison de petits veaux.\u2022\tService de transport disponible.Le chef de veaux de lait et au Québec 3700, bout.Laframboise Saint-Hyacinthe (Québec) J2R 1L1 Tél.: 450 773-5282 Téléc.: 450 250-3700 Courriel : delimax@delimax.com Internet : www.delimax.com UNE EQUIPE DE PROFESSIONNELS À VOTRE SERVICE f\\FSij "]
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