La terre de chez nous, 4 mars 2010, Supplément 1
[" WWW, ]-.y.VOLUME 20 N° 2 - MARS 2010 :3Wf.\u2018^Tr«*r SERVICE DES PRODUCTEURS LE MAGAZINE DES PRODUCTEURS AU www.fpccq.qc.ca SUPPLÉMENT DE U TERRE DE CHEZ NOUS Equipement Les nouveautés du AG Expo de Californie.Les producteurs à l'amende.Technique Sécher le maïs par air forcé.Fertilisation L'azote en postlevée dans le maïs-grain en semis direct.Technique Réflexions sur le semis direct. Série 800 160 à 200 HP pto LES SÉRIES \u2022 \u2022\u2022\u2022 ' ïïïïïïïïïïT Regarde mon *¦ Gérard, ton 936 est déjà dans U- *IS3|I \u2019 .V V.;; J I '#n*i**- \u2018«-V H VASTE CHOIX DE MODÈLES DANS Série 700 100 à 155 HP Série 900 220 à 360 HP 418 248-0955 275, Avenue Bossé (Québec) G5V 2P4 MONTMAGNY www.bosse-frere.com Pour les leaders /V>-, .< \\y.y 'V TECHNIQUE Notre journaliste Martine Giguère nous présente un article sur une technique intéressante permettant de sécher un grain de qualité sans utiliser de carburant fossile.32 MARCHÉ Les faits saillants 36 ASRA Des changements fondamentaux POUR NOUS REJOINDRE.Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec (FPCCQ) 555, boul.Roland-Therrien, bureau 505 Longueuil (Québec) J4H 4G4 Téléphone : 450 679-0530 \u2022 Télécopie : 450 679-6372 Courriel: fpccq@fpccq.qc.ca, Internet : http://www.fpccq.qc.ca et les commentaires ' Pour obtenir l\u2019information, sur le marché des grains Service de messagerie vocale (gratuit) 1 800 361-1345 \u2022 1 800 361-9736 \u2022 1 800 361-2095 514 521-1717 - Ligne de Montréal GRANDES CULTURES MARS 2010 Supplément de La Terre de chez nous ÉDITEUR La Terre de chez nous Union des producteurs agricoles 555, boul.Roland-Therrien, bureau 100 Longueuil (Québec) J4H 3Y9 Tel.: 450 679-8483 Courriel : cultures@laterre.ca Site Web : www.laterre.ca DIRECTEUR Loïc Hamon RÉDACTEUR EN CHEF Michel Beaunoyer SECRÉTAIRE DE PRODUCTION lorraine Trottier JOURNALISTES Martine Giguère Martin Ménard COLLABORATEURS Luc Belzile, Jules Blanchette Maude Bujeauld-Bolduc Pierre Filion, Marc Labelle Patrie Ménard, Marie-Hélène Parent Éric Thibault, Gilles Tremblay CONCEPTION GRAPHIQUE Groupe Charest DIRECTRICE A L\u2019INFOGRAPHIE Brigitte Charbonneau RESPONSABLE DE PRODUCTION Carole Lalancette INFOGRAPHIE Jocelyne Carrier Nancy Liljens PUBLICITÉ Courriel: pub@laterre.ca DIRECTEUR DES VENTES André Savard, poste 7221 REPRÉSENTANTS AU QUÉBEC Christian Guinard, poste 7271 Sylvain Joubert, poste 7272 Marie-Claude Primeau, poste 7538 VENTES NATIONALES Daniel Lamoureux Tel.: 1 877 237-9826 Courriel: ads@laterre.ca TIRAGE ET ABONNEMENTS Postes 7413,7274 IMPRESSION Imprimerie Solisco DÉPÔT LÉGAL Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 1207-8131 PHOTO PAGE COUVERTURE Martine Giguère PROCHAINE PARUTION 22 avril 2010 RÉSERVATION D\u2019ESPACE PUBLICITAIRE 1\" avril 2010 MATÉRIEL PUBLICITAIRE 8 avril 2010 Ce magaiine est publié cinq lois par année.Dans la présente publication, le générique masculin est employé sans discrimination et uniquement dans le but d'alléger le texte.MARS 2010 4 ÉDITORIAL Une réforme injuste 7 TECHNIQUE Les tristes rendements des deux dernières années soulèvent le questionnement sur la pratique du semis direct.Un article qui remet les choses en perspective.12 ET 18 SPÉCIAL ÉQUIPEMENT Notre journaliste Martin Ménard n\u2019a pas ménagé son kilométrage pour nous offrir deux articles sur la question des équipements agricoles destinés aux cultures commerciales.Tout d\u2019abord, il nous présente un tour d\u2019horizon des nouveautés vues au gigantesque salon World AG Expo de Californie.Ensuite, plus près de chez nous mais toujours aussi pertinent, un regard sur les contraventions routières à éviter pour nos producteurs.5 ACTUALITÉS Agri-lnvestissement Coût de production PPA 2010-2011 PPA 2009-2010 Coalition AIA ASRA et paiement final pour 2008 22 FERTILISATION La fertilisation azotée en postlevée et ses effets sur le maïs-grain en semis direct.24 LDGICIEL Rotation CCAE : un outil d\u2019évaluation des rotations de cultures. ÉDITDRIAL Une réforme injuste CHRISTIAN OVERBEEK PRÉSIDENT, FPCCQ Les bouleversements qui entourent la Financière agricole du Québec (FADQ), et la refonte des paramètres du programme d'assurance-stabilisation des revenus agricoles qui l\u2019accompagne ont tout lieu de nous préoccuper maintenant que nous en connaissons davantage les détails et leurs conséquences envers les entreprises céréalières québécoises.En fait, c'est particulièrement les effets combinés de cette réforme qui soulèvent le plus d'inquiétudes.Le plafonnement des volumes assurables à l'ASRA représente un élément extrêmement préoccupant pour notre secteur, notre production étant parmi les plus touchées par cette mesure.On ne peut en effet y voir qu\u2019un exercice comptable ayant pour principal objectif l\u2019atteinte de cibles budgétaires dictées par des motivations politiques.Cette mesure ne tient nullement compte des particularités de notre production, la plus hétérogène des principales productions agricoles québécoises, tant par sa diversité de production, les besoins des marchés auxquels elle répond que par l\u2019espace qu\u2019elle occupe.Dans le même souffle, l'exclusion des données des enquêtes de coûts de production des entreprises représentant la tranche des 25% moins efficaces envoie un message extrêmement préoccupant.Pourquoi une telle mesure lorsque le MAPAQ reconnaît lui-même les effets pervers si elle s\u2019applique unilatéralement?Tous savent que cette mesure pénalisera plus gravement les fermes familiales qui évoluent souvent avec un ensemble de ressources sur lesquelles elles ont une influence bien limitée dans un environnement modelé par la mondialisation.Une mesure interpellant vivement notre secteur est la nouvelle modulation de la rémunération du travail des exploitants et des membres de leurs familles.Initialement, une correction améliorait l\u2019équité entre les exploitants, les conjoints et leur relève; mais par une gymnastique mathématique inexpli- quée, l\u2019amélioration attendue se solde par un manque de revenu qui néglige les efforts déployés par les agriculteurs qui dirigent leurs entreprises.Une autre mesure pour laquelle il est difficile de trouver un quelconque fondement est celle visant l\u2019exclusion unilatérale de la tranche des prix les plus bas parmi la gamme des prix enquêtés.Cette disposition se fondant que sur des règles statistiques, on ne peut y déceler qu\u2019une restriction visant à limiter les compensations aux producteurs, et ce, sans élément de vision claire de la part du gouvernement.L'action du gouvernement du Québec, et du MAPAQ en particulier, en matière de recherche agricole nous laisse tout autant dubitatifs quant aux intentions des autorités.Un manque d\u2019investissement flagrant à ce chapitre dans les deux dernières décennies a compromis la productivité des fermes québécoises.Une cohérence accrue, en plus des fonds nécessaires, aurait permis d\u2019atténuer partiellement les effets de la réforme de la FADQ.Nous pouvons faire un parallèle similaire au regard de l\u2019agroenvironnement.Pendant que la société hausse continuellement ses exigences en la matière, l'État demeure incapable de proposer une politique agroenvironnementale de long terme prévoyant la rétribution des biens et des services agroenvironnementaux fournis par les agriculteurs à la société, tel que le recommandait la Commission Pronovost.Tous ces éléments ont tout pour rendre inquiets les producteurs de cultures commerciales, comme tous les autres agriculteurs, au regard de la politique agricole à venir de la part du gouvernement du Québec.Il devient alors impératif de nous serrer les coudes et de ne pas tomber dans le piège de la division.La situation commande de sérieux échanges entre les représentants du secteur de la production agricole et les décideurs gouvernementaux, sinon la réforme de la FADQ ne pourra être jugée que comme une réforme arbitraire.4 GRANDES CULTURES MARS 2010 ACTUALITÉS teur.Pour toute i il,, communiquer av^ ),\\|v 450 679-0540, posl / - ¦ y \\ 4.* «iX GRANDES CULTURES \u2019 MARS Ü>T\\J à cet effet.Cela a également fait en sorte que les grains produits et consommés à la ferme ne sont plus admissibles au PPA; seulement les grains commercialisés sont admissibles.Au moment d'écrire cet article, nous étions toujours en attente d'une réponse d'AAC au niveau de notre demande de participation pour vous offrir le PPA à nouveau en 2010-2011 et qui devrait être offert à compter du 1\" avril 2010 (envoi des formulaires).Veuillez prendre note que ce mode de fonctionnement du PPA fait en sorte que les producteurs de grandes cultures devraient penser à s\u2019inscrire au printemps pour bénéficier adéquatement de ce programme d'avances en espèces, car la logique de ce programme vise à vous permettre de bénéficier de liquidités supplémentaires dès le moment des semis plutôt que d\u2019attendre à l'automne au moment de la récolte.Cependant, il vous sera alors obligatoire d'être protégé par l\u2019assurance récolte.Il est important de vous rappeler que la date limite pour vous assurer est le 30 avril 2010.Agri-lnvestissement : n\u2019oubliez pas de faire votre dépôt Comme expliqué dans la dernière édition, la FPCCQ rappelle aux producteurs qu'il est important de répondre à l'avis de dépôt envoyé par la FADQ et de respecter les délais pour faire le dépôt afin de s\u2019assurer de recevoir la contrepartie gouvernementale prévue au programme.Enquête de coût de production Le processus d\u2019enquête est toujours en cours.Les producteurs concernés en sont rendus, dans certains cas, à la deuxième visite de leur enquê- hésitez pas ène Parent au Programme de paiement anticipé (PPA) 2010-2011 Nous vous rappelons que la Fédération offre ce programme de paiement anticipé au nom d\u2019Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et que nous devons faire une demande de participation annuellement à AAC pour avoir la permission d\u2019offrir celui-ci à nos producteurs de grains.Il en sera à sa quatrième année d'existence sous cette forme au printemps 2010.Ce programme permet aux entreprises agricoles d'obtenir une avance maximale de 400 000 $, dont le premier 100 000$ sans intérêts.Le montant est calculé selon des paramètres fixés par AAC.Ce mode de prestation du PPA a impliqué plusieurs modifications au niveau du fonctionnement administratif tel que vous l'aviez connu auparavant, tout en demandant d'échanger les données de votre dossier électroniquement avec AAC, en accord avec les nouvelles exigences d'AAC ACTUALITÉS Programme de paiement anticipé 2009-2010 Nous vous rappelons l'obligation que vous avez de vendre votre récolte à un acheteur figurant sur notre « Liste des acheteurs autorisés» pour ne pas perdre votre privilège d\u2019un prêt sans intérêts, tout en vous assurant d'aviser votre acheteur de transmettre tout paiement directement à la Fédération.Dès que vous vendez votre grain à un acheteur ne figurant pas sur cette liste, notre mode d'application des directives de ce programme fait en sorte que nous devons vous facturer des intérêts, et ce, rétroactivement à la date où l'avance vous a été émise.Il peut vous être possible également de vendre à un producteur-consommateur étant en règle avec nous.Étant donné que notre liste pourrait être incomplète au moment de son impression ou en cas de doute sur le statut de votre acheteur, veuillez communiquer avec nous (450 679-0540, poste 8588 ou 8230).La date limite pour recevoir tout remboursement à nos bureaux est le 30 septembre 2010.Coalition des agriculteurs pour l\u2019investissement en agriculture (AIA) En janvier dernier, la FPCCQ a joint une nouvelle coalition canadienne des producteurs de grains qui feront pression sur le gouvernement du Canada pour que celui-ci réinvestisse dans la recherche publique agricole.La coalition des Agriculteurs pour l'investissement en agriculture (AIA) regroupe 100 000 producteurs de grains de partout au Canada par l\u2019entremise de ses orga- nisations membres qui sont, en plus de la FPCCQ, les Producteurs de grains du Canada, les Grain Farmers of Ontario et le Atlantic Grains Council.La coalition revendique que le gouvernement fédéral rétablisse le niveau d'investissement en recherche agricole au niveau qu'il était en 1994 en dollar constant.Rappelons que le budget de la recherche publique agricole canadienne a chuté de 40 % depuis 16 ans, et ce, en tenant compte de l\u2019inflation.En termes & absolus, cela veut dire que ce budget devrait être aujourd'hui de 460 M$ alors qu'il est de 280 M$.La coalition AIA réclame donc un réinvestissement de près de 200 M$ d\u2019ici les dix prochaines années.Rappelons que la recherche publique agricole est très rentable pour le gouvernement autant que pour la société en général.Plusieurs études estiment en effet que le rendement économique social de la recherche agricole publique varie de 40 à 60%.L'action de l\u2019AIA a déjà attiré l\u2019attention de plusieurs médias agricoles et généralistes partout au Canada.ASRA : paiement final pour l\u2019année 2008 Au moment d\u2019écrire ces lignes, la FPCCQ venait tout juste de terminer les discussions avec la FADQ au sujet du paiement final pour 2008.Si bien que les montants finaux n\u2019étaient pas encore connus.Le tableau 1 présente donc les prévisions connues à ce moment.Le paiement devrait parvenir aux producteurs avant le milieu du mois de mars.Une mésentente au sujet du prix moyen de vente est à l'origine de ce retard de paiement.En effet, nous avions expliqué dans la dernière édition que la FADQ devait dorénavant appliquer une nouvelle mesure visant à exclure de l\u2019enquête de prix les prix qui se situent sous un certain seuil par rapport à la moyenne.La FADQ a finalement pris en compte les arguments de la FPCCQ et accepté d'apporter certaines modifications à cette mesure, permettant ainsi d'en amoindrir l'impact sur les compensations.La FPCCQ maintient cependant son désaccord avec cette mesure dans son ensemble.Programme d'assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) Résumé des compensations pour Tannée d'assurance 2008 Prévisions au 16 février 2010 2008 \t\t\t\t\t\t |\t2.0 t/ha\tI\t3.4 t/ha\t|\t3.2 t/ha\t|\t7.9 t/ha\t|\t3.1 t/ha\t|\t2.7 t/ha\tI\t2.0 t/ha\t| Revenu stabilisé\t$/lm\t293,23\t261,27\t363,70\t202,45\t271,60\t354.02\t468,54 Récupération Agn-lnvestissement\tSAm\t11.00\t9.77\t16.01\t15.96\t10,74\t27,85\t13,93 Revenu stabilisé après récupération\tSAm\t282,23\t251.50\t347.69\t186.49\t260,86\t326,17\t454,61 Prix du marché\tSAm\t186.47\t212,56\t269,18\t196,21\t186,88\t435.91\t455.47 Compensation brute\tThâ\"\t248,99\t132,41\t251,22\t-\t229,34\t-\t¦ Cotisation nette\til ha\t114.43\t69,07\t110,65\t77,72\t137,06\t14,05\t71,15 [Compensation nette\" |$/ha|\t134É56\" 63,34\t|\t140,57 (77,72)\t|\t92,28 (14,05) JZ1M |0*|4 reçus\tTütr\t\t55T5-\t\t3575\t\tPT\t\t(7773T\t\t5ï!7\t\tÎTO35r\t\t(7057\" |Solde à recevoir (paiement final)\t5/ha\tè*7,7é\t£0,59\t\t-\t\t*\t* Primons ds U FPCCQ 6 GRANDES CULTURES MARS 2010 exions sur le semis direct TECHNIQUE MARTINE GIGUERE sï-.'SSJi '*mW7rk [igcSS'ii»* :,T*J 'T rendements des deux dernières années ont été décevants pour plusieurs.Certains pointent du doigt le semis direct, à tort ou à raison?410, route 133 Pike-River, Qc JOJ 1P0 \u2018 TL SANS FRAIS : 877 246-3383 Y www.equipementsdussault.com iB LES ÉQUIPEMENTS DUSSAULT: DU SOLIDE! Silo à grains fond plat & conique Plusieurs grandeurs eu stock Système à l\u2019air Élévateur h çodets aussi disponible Silo séchoir batch ou continu Profitez de nos i Séchoir batch/continu informatisé Récupérateur (le chaleur disponible GRANDES CULTURES MARS 2010 7 TECHNIQUE ¦pP9**?!*; Vc-;.ïï'T*-V PLANTEURS À RANGS JUMELÉS L\u2019équipementier Great Plains avait une nouveauté pour les producteurs plus petits désirant également bénéficier de la technique des rangs jumelés : trois modèles de planteurs, respectivement de 4, 6 ou 8 rangs.Le représentant de la compagnie mentionne que ceux-ci font partie de la gamme Yield-Pro, laquelle a été soumise au plus ambitieux projet de tests mis en place par Great Plains.De fait, plusieurs années ont été nécessaires pour paramétrer tous les aspects avec comme résultat un niveau d\u2019espacement des semis dont la précision est évaluée à 99,5 %.Ces trois planteurs peuvent être configurés en rangs jumelés ou rangs conventionnels de 30 pouces.Un ventilateur hydraulique fournit une pression d\u2019air positive qui permet de mesurer la quantité de semences sans se soucier d\u2019une éventuelle fuite du vacuum.La capacité des planteurs est d\u2019un boisseau par rang, et une glissière métallique située à l\u2019extérieur permet de bloquer l\u2019écoulement de semences, et ce, individuellement pour chaque rang.Mentionnons aussi la présence d\u2019une jauge de pression à l\u2019avant du planteur, permettant au producteur de connaître le débit d\u2019air.Les trois modèles sont livrables en version portée ou tirée, et en option, différentes formes d\u2019application de fertilisants peuvent être ajoutées et l\u2019injection peut s'effectuer autant dans le rang, sur le rang ou entre les rangs.www.greatplainsmfg.corn 14 GRANDES CULTURES MARS 2010 SONDAGE Élargissement du plan conjoint des producteurs de cultures commerciales L'élargissement du plan conjoint des producteurs de cultures commerciales (PCPCC), c\u2019est.I Actuellement, la contribution au PCPCC est perçue uniquement sur les volumes de grains commercialisés ; 4 Ce système de contribution pourrait être élargi aux grains consommés à la ferme ; 4 On parlerait ici de l\u2019élargissement du PCPCC puisqu'il s\u2019agit simplement de donner un sens plus large à la définition du produit visé.1.Pour une question d\u2019équité : 4 Plusieurs services offerts par la FPCCQ bénéficient à tous les producteurs sans égard à la façon qu\u2019ils écoulent leur récolte de grains : \u2022\tInvestissement en recherche tie 4>0 000 S annuellement ; \u2022\tReprésentations tie la FPCCQ sur la sécurité du revenu (ASRA, assurance-récolte, programmes fédéraux) ; \u2022\tService d'information sur les marchés (SIM) : de l'information diversifiée et pertinente pour tous les producteurs de grains du Québec -, \u2022\tReprésentation sur plusieurs autres dossiers : lois et réglementations, fiscalité municipale, agroenvironnement, etc.I Jusqu\u2019à maintenant, seuls les producteurs commercialisant, en tout ou en partie, leurs grains doivent contribuer au PCPCC ; 4 À l\u2019avenir, tous les producteurs de grains pourraient contribuer au PCPCC : \u2022\tLes producteurs tpii commercialisent leur récolte ; \u2022\tLes producteurs tiui commercialisent une partie de leur récolte et consomment l'autre partie à la ferme ; \u2022\tLes producteurs tpii consomment à la ferme l'ensemble de la récolte.2.Pour stabiliser la capacité de financement des activités de soutien à la production de grains : I À partir de contributions versées par les divers plans conjoints, l\u2019UPA finance des activités profitant à tous les producteurs de grains ; I Par souci d\u2019équité, les grains consommés à la ferme sont ciblés comme des produits agricoles devant contribuer au financement de l\u2019UPA ; 4 Le levier financier actuel s\u2019appuie sur environ 600 000 ha en production de grains commercialisés ; 4 Cela s\u2019avère insuffisant et il faut y adjoindre les 300 000 ha en production de grains consommés à la ferme.555 boul.Roland-Therrien, bureau 505, Longueuil, J4H 4G4 Tél.: 450 679-0530 \u2022 Fax : 450 679-6372 \u2022 Courriel : fpctq@fptcq.qc.ca Fédération des Producteurs de Cultures Commerciales du Québec GRANDES CULTURES MARS 2010 15 i Le besoin de financement en provenance des superficies de grains consommés à la ferme est de 840 000 S, ce qui représente 2,80 S/ha ; I Ce montant financerait les actions suivantes : \u2022\t1/3 du financement ries activités rie recherche (430 000 S X 1/3 = 150 000 S) -, \u2022\t1/3 ilu financement ries activités syndicales et d'information reliées à la j>roriuction (900 000 S X 1/3 = 300 000 S) ; \u2022\tcontribution à l'UPA pour le grain consommé à la ferme (390 000 S), t Deux options s\u2019offrent aux producteurs : I ) les contributions par tonne rie grains commercialisés restent inchangées.O augmentation du financement tics activités actuelles rie soutien à la production.Z) .ou elles sont réduites d\u2019un montant équivalent à la nouvelle contribution ries grains consommés à la ferme.O effet financier neutre.I L\u2019élargissement du PCPCC n\u2019augmente pas les revenus de contribution de l\u2019UPA : \u2022 ce que l'UPA obtient par le biais d'une nouvelle contribution sur les grains consommés à la ferme, soit 390 000 S, elle en réduit les contributions qui lui sont versées par les autres offices de mise en marché.I S\u2019informer : \u2022\tAvec le présent bulletin et lors de l'assemblée générale annuelle (AGA) de votre syndicat ries producteurs de cultures commerciales (SPCC) I Répondre au sondage : \u2022\tPossiblement, dès maintenant, en répondant au coupon-réponse ci-dessous -, \u2022\tPréférablement, après l'AGA de votre SPCC où vous y obtiendrez plus d\u2019information et des réponses à vos questions ; < L'entrée en vigueur (si les producteurs adoptaient l\u2019élargissement du PCPCC) : \u2022\tlors d'une première assemblée générale du plan conjoint élargi, où les délégués décideraient du niveau de contribution pour les grains commercialisés et consommés à la ferme, et des modalités d'application.555 boul.Rolond-Therrien, bureau 505, Longueuil, J4H 4G4 Fax : 450 679-6372 \u2022Courriel : fptcq@fpctq.qc.ta U JE SUIS UN PRODUCTEUR QUI : \u2022\tCommercialise tout mon grain Q \u2022\tCommercialise une partie du volume de mon grain et consomme le reste à la ferme ?\u2022\tConsomme tout mon grain à la ferme I I JE SUIS.En accord ?En désaccord ?.avec la proposition de modifications au Plan conjoint des producteurs de cultures commerciales du Québec £ LES RAISONS POUR MON ACCORD / DÉSACCORD SONT : Mes coordonnées sont : Nom :_________________ Ville : ______________ Adresse : Téléphone : Courriel : 16 GRANDES CULTURES MARS 2010 I Protection requise C\u2019est un crime.Uémpiètement par les maladies peut voler vos rendements, diminuer la qualité du grain pour finalement vous priver de votre argent durement gagné.Assurez la sécurité de votre blé et de votre orge en utilisant les produits de protection les plus avant-gardistes de Bayer CropScience.Faites confiance au fongicide ProlineMC pour un contrôle incomparable de la brûlure fusarienne de l'épi dans votre blé ou votre orge.Il diminue également de façon remarquable les teneurs en mycotoxines - particulièrement la déoxynivalénole (DON) - procurant ainsi un meilleur classement, une qualité améliorée et des rendements supérieurs.Les propriétés curatives, protectrices et éradicantes de Proline lui permettent d\u2019établir une nouvelle norme en terme de protection contre les maladies.Protégez votre blé avec le fongicide Folicur^.Folicur procure une protection contre la gamme de maladies foliaires la plus complète, incluant les rouilles et la tache bronzée.\tK 'l \\ Pour plus de renseignements au sujet de Proline et de Folicur et sur la meilleure façon de les intégrer dans votre système de production des céréales, visitez CerealCentral.ca\t/I jH Bayer CropScience PROUNE^ Folicur BayerCropScience.ca ou 1 888-283-6847 ou communiquez avec votre représentant de Bayer CropScience.Toujours lire et se conformer aux directives des étiquettes.Folicur' et Prolme sont des marques de commerce de Bayer.Bayer CropScience est un membre de CropLife Canada a - 139479 ¦S g fB mSat ****&:' .\u201c1 ' ;¦\u2022 i rrrrrrï |PP / î*$iÔ3 SiTT-', ' £pS'.-i :V>iîlt«î SBflBf irî-.roVi' .5* M; ««w \u2022svT^\u2019;-iÿ¥vi;>.HV mmm MiC-'t- *-'~.:ÜL''\u201cW3 jnB^M [m: i **v X ÉQUIPEMENT Les producteurs à l\u2019amende ! MARTIN MÉNARD ous entendons de plus en plus d'histoire de contraventions remises à des producteurs agricoles.De fait, plusieurs cultivent maintenant des terres qui sont éloignées de leur ferme, augmentant ainsi le nombre de déplacements.Et certains équipements utilisés en grandes cultures sont soumis à des règlements routiers stricts.Voici donc pour l\u2019occasion les cinq types de contraventions qui semblent avoir le plus été émises à des producteurs agricoles, ces dernières années 1- VOTRE PERMIS! Assez simple direz-vous, mais des agents de la paix contactés ont mentionné que plusieurs producteurs agricoles avaient eu de frustrantes contraventions pour ne pas avoir eu leur permis de conduire sur eux.En fait, lorsqu\u2019un agent intercepte n\u2019importe quel conducteur, que ce soit pour une simple inspection, vous connaissez la fameuse question : « Puis-je voir vos papiers?» Par 18 GRANDES CULTURES MARS 2010 T DuPont\" Gardien- Herbicide Les mauvaises herbes ne peuvent échapper à la puissance de Gardien\" L'herbicide Gardien'de DuPont™ va au-delà du glyphosate seul contre les mauvaises herbes coriaces comme le pissenlit, le souchet comestible, et le laiteron potager.De plus, il protège contre la résistance et les changements de population.Pour brûlage en pré-semis dans le soya ou pour utilisation en postlevée sur le soya tolérant au glyphosate(GT), libérez la puissance de Gardienmd.Maintenant faites-en encore plus contre les mauvaises herbes avec le nouveau contenant géant de Gardien\" MEGA pour 400 acres.Des questions?1-800-667-3925/ www.dupo Avec lout produit de protection des cultures, lire et suivre le mode d'emploi sur l'étiquette.Le logotype de l'Ovale de DuPont.DuPont™, Les miracles de la science™, Gardien™ et Gardien™ MEGA\u201csont des marques déposées ou de commerce de E.I.du Pont de Nemours and Company ou ses affiliés.DuPont Canada est un utilisateur autorisé.Membre de CropLife Canada.©Droits d'auteur.DuPont Canada 2010.Tous droits réservés.mt.ca (flDPlî) Les miracles de la science\u2022 138749 ÉQUIPEMENT ÉQUIPEMENT Attention aux surcharges ! Des contraventions onéreuses ont appris à des producteurs que les limites de charge, notamment en période de dégel, s\u2019appliquent également aux machineries agricoles! Certains agriculteurs sont toujours très mécontents de cette réglementation puisqu'elle les force à diminuer les quantités de lisier transportées.Le ministère des Transports du Québec, en « collaboration » avec l\u2019LIPA, entrevoit toutefois la possibilité de revoir certaines dispositions afin de permettre aux producteurs d'augmenter les charges.Le MTQ est présentement à effectuer une série de tests sur des citernes à lisier, et les résultats recueillis\t' jusqu a maintenant indiquent\t.que deux empreintes de pneu créeraient moins\t> de dommages à\t/rjjj^ la chaussée.\t\\ Selon Gervais\tà Corbin, cela pourrait signifier une augmen-tation des limites de charges : « Si nous prenons l\u2019exemple d\u2019une remorque à deux essieux, la charge maximale en période de dégel est présentement de 13 550 kg.Utilisée avec certains types de pneus de marque Alliance et Galaxy, la charge permise pourrait éventuellement être majorée à 16550 kg.Similairement, une remorque à triple essieu pourrait voir sa limite de charge jpasser de 18000 kg à 22 000 kg, etc.» M.Corbin mentionne que les changements de règlements, s\u2019ils surviennent, seront effectifs à temps pour la saison 2010.conséquent, même si vous conduisez un tracteur et que votre équipement est conforme, si vous n\u2019avez pas un permis de conduire en votre possession, c'est une amende de 52 $ qui vous tombera entre les mains! Car n\u2019oublions pas que toute personne circulant sur le circuit routier avec un véhicule mû par un moteur doit avoir son permis de conduire.2-\tCE BON VIEUX TRIANGLE ORANGE.Qu\u2019il soit tombé par erreur ou simplement demeuré à la grange, une machinerie sans triangle orange, qui circule sur la route, est passible d'une amende de 52 $.3-\tLES CHAÎNES! Sachons que toute remorque ou machine agricole doit être munie de chaînes destinées à la retenir en cas de bris du mécanisme d'attelage.Ici, il y a double problématique.D'une part, plusieurs producteurs agricoles n'ont pas de chaînes sur leur remorque, et d\u2019autre part, certaines machineries récentes sont manufacturées avec une seule chaîne.Or, dans la loi, le terme «chaînes» est au pluriel.Cela signifie qu\u2019un agent de la paix zélé pourrait émettre une contravention de 274 $ au producteur qui n'a qu'une seule chaîne, et ce, en dépit du fait qu'elle ait été ^ installée par le manufacturier.Règle générale, certains agents de la paix n\u2019auront pas l\u2019habitude d'émettre de billets d'infraction si le dispositif de retenue est de force adéquate et en bon état.4-\tUN SURPLUS DE POIDS.Lors du transport de lisiers, ou celui des grains récoltés, il y a des remorques de ferme en surplus de poids.Et à ce sujet, des charges maximales sont clairement établies en fonction du nombre d\u2019essieux d'une remorque et conformément à la capacité des pneus indiquée par le fabricant.De plus, en période de dégel, la charge maximale permise diminue considérablement, même pour les remorques agricoles.Bref, K\u2019Î;V' advenant une surcharge, l\u2019amende peut être très désagréable.Minimum 300 $, auxquels est additionné un certain montant par tranche de 1000 kg excédentaire.Dans certains cas, c\u2019est 100 $ pour chaque 1000 kg en trop, en plus des frais.5-\tGARE AUX DIMENSIONS EXCESSIVES! Une somme de 1150 $, voilà le montant de l\u2019infraction qui a été payé par un producteur de Maskinongé, et ce, pour avoir circulé sur la voie publique avec un élévateur à grains.« Ma vis fait 71 pieds, et je dois parfois la déménager.L\u2019an dernier sur la route 138, j\u2019ai reçu une amende très salée.Et l\u2019agent n\u2019a pas été des plus sympathiques; après lui avoir demandé pourquoi j\u2019avais eu le droit à une telle contravention, il m\u2019a dit que c\u2019était écrit sur le billet d\u2019infraction.En me renseignant, j\u2019ai vu que la loi interdit les remorques dont la structure dépasse quatre mètres après l\u2019essieu.Donc même une vis à grains plus petite, comme celle de mon voisin qui fait 51 pieds, serait jugée hors normes ».Ce producteur a raison : la majorité des vis à grain sont autant de remorques hors normes aux yeux de la loi.Et non seulement parce que la partie arrière dépasse de 4 mètres l\u2019essieu (13 pieds), mais aussi, Gervais Corbin, ingénieur au ministère des Transports du Québec, mentionne que la longueur totale d\u2019une L\u2019épandeur à lisier fait partie des machineries considérées comme des remorques.Et ce type de remorques doit avoir une largeur maximale de 3,75 mètres comprenant les roues, et 2,60 mètres sans les roues.remorque ne doit pas dépasser 12,5 mètres (41 pieds).M.Corbin ajoute que pour l\u2019instant, si un agriculteur veut circuler légalement avec ce type d\u2019équipement, il doit demander un permis spécial auprès de la SAAQ.Mais les problèmes de dimension ne concernent pas uniquement les vis à grain.Loin de là! Les voitures à grains et débardeurs à grains (grain car) sont également soumis à une réglementation précise.Si elles empruntent la voie publique sans chargement, elles peuvent avoir une largeur maximale de 3,75 mètres (12 pieds).Mais une fois chargées, ce ne sont que les voitures à grains ayant moins de 2,6 mètres (8,5 pieds) qui peuvent circuler sur la route.L\u2019objectif est de permettre aux débardeurs à grains, généralement plus larges que 2,6 mètres, de se rendre au champ, mais le Ministère les trouve trop larges pour qu\u2019ils fassent la navette DES CHANGEMENTS À L\u2019HORIZON?Présentement, les tracteurs de ferme, moissonneuses-batteuses, machineries agricoles (herse, semoir, etc.) ne sont pas soumis à aucune largeur maximale.Mais les choses pourraient changer.Le Ministère veut réglementer les dimensions de ces véhicules, de sorte que plus les machineries sont larges, plus ils seront soumis à des normes de sécurité et de visibilité (escortes, etc.).De son côté, l\u2019UPA demande à ce que ces normes ne soient pas trop contraignantes, de plus, elle exige certains assouplissements de règlements, notamment afin d\u2019augmenter la largeur permise pour les remorques transportant du grain, permettre une seule chaîne comme système de retenue, faciliter le transport de certains équipements hors normes, etc.D\u2019ici un an, nous serons en mesure de connaître les futurs règlements, mais entre-temps, sachez que la réglementation présente fait force de loi; alors pour éviter des contraventions aussi élevées que frustrantes, il faut être conforme, et dans le doute, renseignez-vous.Sources : Jean-Yves Gagnon, contrôleur routier au Bas-Saint-Laurent et Gervais Corbin, ingénieur, MTQ Des normes complexes ?Lors de sa conférence, le 13 janvier dernier à Saint-Hyacinthe, Gervais Corbin du ministère des Transports du Québec expliquait aux producteurs que certains équipements agricoles sont bel et bien soumis à une réglementation routière.Et il en a fait ricaner plusieurs lorsqu'il a mentionné que celle-ci était simple.Mais face aux quelques boutades, sa réplique fut intéressante: « Au départ, la loi est claire et elle s\u2019applique à tout le monde; les véhicules qui circulent sur la voie publique doivent respecter une longueur de 12,5 mètres (41 pieds), une hauteur de 4,15 m (13,6 pieds), une largeur possible de 2,6 mètres (8,5 pieds), et un poids maximum.Sauf dans le domaine agricole! En fait, les producteurs font l\u2019acquisition de machineries de plus en plus grosses, et ils demandent alors des exceptions aux règlements routiers.Or, plus il y a d'exceptions, plus la réglementation est alourdie.Un agriculteur dans la salle s'est alors levé : « Il serait important que le Ministère soit proactif plutôt que réactif.Car de nouvelles machineries s'en viennent avec des pneus basse pression de largeurs supérieures.Les règlements devraient être évolutifs et prévoir que ces nouvelles machineries seront encore plus larges.» M.Corbin a alors répondu : « Je comprends qu'il y ait de nouveaux produits, mais à la base, c'est le producteur qui décide de l'acheter.Et s\u2019il doit utiliser le réseau routier avec sa machinerie, il devra en tenir compte lors de l'achat.Car il y aura une limite à ce que nous pourrons accepter comme dimensions hors normes maximales.» sur la route, entre la ferme et le champ.Pour ce type d'utilisation, ils incitent alors les producteurs à utiliser des camions, ou des voitures à grains aux largeurs raisonnables.Concernant les épandeurs à lisier et pulvérisateurs, les règles sont différentes : le corps de la remorque ne doit pas dépasser 2,6 mètres de largeur.Toutefois, les roues peuvent dépasser en largeur, pourvu que la largeur totale, avec les roues, n\u2019ait pas plus de 3,5 mètres de largeur.20 GRANDES CULTURES MARS 2010 GRANDES CULTURES MARS 2010 21 Fertilisation azotée en po: du maïs-grain sous semis ¦ ¦¦- - \u2019 Deux fois sur trois, l'application d\u2019urée à la volée sans incorporation au sol a permis d\u2019obtenir des rendements équivalents à ceux obtenus lorsque l\u2019urée est incorporée au sol.Le semis direct en grandes cultures est une pratique agricole de plus en plus courante au Québec.Lors du semis, on apporte généralement une fraction de l\u2019engrais nécessaire au bon démarrage de la culture (azote, phosphore et potasse).Pour répondre aux besoins importants en azote de la culture du maïs-grain, il est recommandé d'apporter la majeure partie de l\u2019azote lorsque le maïs atteint le stade phénologique de six feuilles.Après l'atteinte du stade six feuilles, la croissance du maïs progresse de manière exponentielle, de même que ses besoins en éléments fertilisants.En régie conventionnelle, l\u2019azote est apporté sous différentes formes (urée, nitrate, ammoniac) en l\u2019incorporant au sol plus ou moins à proximité du rang de maïs selon les quantités appliquées.En semis direct, certains producteurs apportent l'azote nécessaire au maïs-grain sous forme d'urée à la volée, sans incorporation au sol.Cette pratique pourrait se traduire par des pertes potentielles sous forme d'ammoniac (NH3) vers l'atmosphère et ainsi contribuer aux gaz à effet de serre (GES) responsables du réchauffement climatique mondial.Certaines conditions peuvent favoriser les pertes sous forme d\u2019ammoniac lorsque l\u2019urée est appliquée à la volée et non incorporée : l\u2019absence de pluie suivant l'application, la quantité des résidus présents à la surface du sol, les températures élevées, les pH élevés du sol, les sols avec de faibles contenus en argile ou en matière organique, et l'application sur un sol humide suivie de conditions asséchantes.Afin de vérifier le bien-fondé agronomique de cette pratique, douze essais scientifiques ont été réalisés, généralement sur des sols argileux avec de faibles pentes qui étaient pratiquement tous en semis direct depuis au moins cinq ans.La moitié de ces essais ont été réalisés dans la région de Lanaudière et l'autre moitié en Montérégie.De plus, nous avons aussi comparé deux formes d\u2019azote, l'urée et le nitrate, dans sept des douze essais.De cinq à six doses ont été évaluées dans chaque essai.La quantité de démarrages lors du semis était de 50 à 55 kg N/ha et les quantités ajoutées au stade de trois à six feuilles ont varié de 70 à 190 kg N/ha pour un total variant de 50 à 240 kg N/ha.Plus de 600 parcelles à la ferme ont ainsi été réalisées au cours des sept dernières années.Nous discuterons avant tout des rendements obtenus, mais nous avons aussi évalué la teneur en eau et le poids spécifique des grains.Nous n\u2019avons pas évalué les pertes potentielles d\u2019azote sous forme d\u2019ammoniac, car cette évaluation exige de l'équipement sophistiqué dont nous ne disposions malheureusement pas.RÉSULTATS OBTENUS Le rendement moyen mesuré sur l'ensemble des 600 parcelles a été de plus de 10 000 kg/ha.L'apport d'azote a été significatif sur les rendements en grains dans onze des douze 12 essais.L'ajout d\u2019azote en postlevée a donc eu un effet significatif et a permis d'obtenir des rendements en grains plus élevés.L\u2019apport d\u2019urée à la volée et non incorporé au sol a donné des rendements équivalents ou supérieurs aux rendements obtenus lorsque l'urée était incorporée au sol dans huit des douze essais, soit deux fois sur trois.En consultant les données climatiques des stations météorologiques les plus EFFET DE L'APPDRT D'URÉE À LA VDLÉE ET INCORPORÉE SUR LES RENDEMENTS EN MAÏS-GRAIN EN SEMIS DIRECT 12000 11000 10000 9000 8000 7000 6000 123456789\t10 11 12 Axe des ordonnées (Y) : Rendements en kg/hal Axe des abscisses (X) : Numéro de l\u2019essai au champ INCORPOREE VOLEE 22 GRANDES CULTURES MARS 2010 proches des quatre sites d\u2019essai (voir graphique, essais 1, 4, 5 et 11) où les rendements ont été supérieurs lorsque l\u2019urée était incorporée, nous avons constaté qu'il n\u2019y avait pas eu de pluie en quantités significatives (5-10 mm) au cours des cinq journées suivant l'application de l\u2019engrais.Les doses économiques optimales (DEO) ont varié de 130 à 180 kg N/ha dans dix des douze essais.Ces doses optimales sont similaires à celles recommandées dans les grilles du CRAAQ, recommandations qui sont fixées de 120 à 170 kg N/ha.Dans les deux derniers essais, les DEO ont été de 220 et 230 kg N/ha.L'absence de pluie cumulée à des températures élevées au cours des journées suivant l\u2019apport d'azote a sans doute fait augmenter les pertes par volatilisation dans ces deux essais.Nous avons comparé deux formes d'azote: urée et nitrate.L\u2019utilisation à la volée ou incorporée du nitrate a permis d\u2019obtenir de meilleurs rendements dans deux des sept essais.L'urée s\u2019est avérée meilleure que le nitrate dans un seul essai.Dans les quatre derniers essais, les rendements obtenus étaient similaires.Dans une étude réalisée à Saint-Lambert-de-Lévis sur un loam limoneux, il a été démontré qu\u2019il y a eu près de 60 % de pertes sous forme d'ammoniac suivant l\u2019apport d\u2019urée à la volée en absence de paille et de pluie au cours des 30 jours suivant son application.La présence de 4 tonnes/ha de paille d'orge à la surface du sol permettait de réduire à 35 % ces pertes.Une pluie de 12 mm au cours des trois heures suivant l'application permettait de réduire à 15 % ces pertes.L\u2019incorporation de l\u2019urée au sol permettait de réduire les pertes de 60 à 32 %, soit l'équivalent des pertes mesurées lorsqu'il y avait présence de 4 tonnes/ha de paille.En semis direct, les résidus présents à la surface du sol dans des rotations maïs-soya représentent au bas mot 4 tonnes/ha.Il serait alors raisonnable de croire que les pertes d'ammoniac associées à l'ajout d'urée à la volée en système de semis direct pourraient être équivalentes à celles mesurées dans le traitement où il y avait 4 tonnes/ha de paille (35 %).Ces pertes sont aussi équivalentes à celles mesurées (32 %) dans l\u2019expérience de Saint-Lambert-de-Lévis réalisée sur un retour de céréales où la paille avait été exportée et où l\u2019on avait incorporé l\u2019urée au sol.Il y aurait beaucoup à gagner à réaliser une expérimentation similaire à celle de Saint-Lambert-de-Lévis sur un ou des sites en semis direct depuis au moins cinq ans dans la grande région de Montréal.Selon les résultats obtenus de parcelles réalisées chez des producteurs de semis direct des régions de Lanaudière et de la Montérégie au cours des sept dernières années, l\u2019utilisation d'urée à la volée permettrait d'obtenir des rendements équivalents à ceux obtenus si l'urée était incorporée au sol dans deux cas sur trois.Pour le tiers restant, l'efficacité de l\u2019urée apportée à la volée aurait été grandement améliorée si cette application avait été réalisée en tenant compte des niveaux de probabilité des pluies à venir émises par les prévisions météorologiques régionales.Gilles Tremblay, agronome, CÉROM Jules Blanchette, agronome, MAPAQ Éric Thibault, agronome, club Pleine Terre Pierre Filion, technicien agricole, MAPAQ Profitez du plein potentiel de rendement de vos sols et de la génétique du maïs-grain LES PROGRAMMES DE FERTILISATION 3 ET 5 aident à répondre aux besoins élevés des hauts rendements synAgri avec MES synAgri^ CULTIVONS LE FUTUR.AUJOURD\u2019HUI Sur 31 sites d\u2019essais entre 2006 à 2009, le taux de réussite des engrais 3 et 5* avec MES sur toutes les autres sources de phosphore est de 79 %.La moyenne d'augmentation des essais du quart supérieur du groupe de plus de 10 tm/ha obtenue par l'utilisation des démarreurs 3 et 5* est de 1,12 tm/ha.SYNAGRI QUEBEC 418 832.6196 \u2022 SYNAGRI RIVE-SUD 450 346.5384 \u2022 SYNAGRI RIVE-NORD 450 752.1081 SYNAGRI EST ONTARIO 613932.0275 GRANDES CULTURES MARS 2010 23 LOGICIEL ROTATION CCAE Un outil d\u2019évaluation des rotations de cultures MAUDE BUJEAULT-BOLDUC* L'équipe de coordination des clubs-conseils en agroenvironnement (CCAE) a récemment mis à la disposition des producteurs agricoles du Québec un logiciel de promotion et d\u2019évaluation économique des rotations de cultures.Cet outil, dont les bases avaient été élaborées par le Club Sol-Art, aujourd\u2019hui ConseilSol, a été bonifié par l'Équipe de coordination des CCAE et fait ressortir la rentabilité à long terme de diverses rotations de cultures.Depuis plusieurs années, le prix des grains stagne et celui des intrants augmente, si bien que la marge économique nette des cultures diminue.Il devenait donc impératif de trouver des moyens de réduire les coûts de production afin de maintenir la compétitivité des exploitations agricoles.Une rotation des cultures bien planifiée et bien gérée apporte de nombreux bénéfices, qui se traduisent à la fois par une augmentation des rendements, ainsi que par l\u2019obtention de rendements plus constants d\u2019une année à l'autre.Ce logiciel permet aux producteurs de définir un portrait plus réaliste des rotations de cultures et de comparer différentes rotations, en utilisant les données propres aux producteurs agricoles.Ainsi, ils seront outillés pour choisir les rotations qui leur conviennent le mieux.Cet outil, très important pour le secteur agricole, est disponible gratuitement pour tous les producteurs agricoles québécois.Ceux-ci peuvent le télécharger sur la page d\u2019accueil du site Internet des CCAE au www.clubsconseils.org.Notez que la réalisation de ce projet a été rendue possible grâce à la contribution financière du Programme pour l\u2019avancement du secteur canadien de l'agriculture et de l\u2019agroalimentaire (PASCAA).Ce programme d\u2019Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) est livré par l'intermédiaire du Conseil pour le développement de l'agriculture du Québec (CDAQ).Notons également que les CCAE bénéficient du soutien financier des gouvernements du Canada et du Québec, par l'entremise de l\u2019Accord Cultivons l'avenir et du programme Prime-Vert.Ils sont également financés par les producteurs agricoles accompagnés par l'entremise d\u2019une cotisation annuelle ou par la facturation de services-conseils individuels.Conseillère aux communications CCAE «.fcrJI.il f;v»W\\ Dormez trcin On travaille pour vous! MH Avec plut de 20 ans d'expérience auprès des producteurs de soya non OGM, Ccresco continue d'otfrir des variétés de soya à prime supérieure.Ceresco se démarque en offrant un soutien aux producteurs.Une équipe d'agronomes et de techniciens est à votre disposition et ce, en tout temps, pour ainsi maximiser vos revenus.1 888 427.SOYA (7692) www.sgcercsco.com Faire du soya une culture Nos variétés : Apalit et Loriot\t2600-2700 UÏM Q\tKatuichit\t2550 UÏM (J Calao (Tyft ufai\t2750 UUI\tPS36\t2570 UTM C Colibri irrrrs*n*i\t2500 uni ^\tToki (i>f* r./.j\t2650 UTM ^ Ibis tirr*s*tu>\t2675 UTM £\tRÜ-714\t2600 uni (J .La Ceresco 4 5 0 4 2 7 - 3 8 3 1 \u2022 1 8 8 8 4 2 7 - SOYA (76 9 2) 24 GRANDES CULTURES MARS 2010 V ÎVVji > »*iir V'i Roundup 1 Ultra^jk TOUJOURS LIRE ET SUIVRE LES DIRECTIVES APPARAISSANT SUR LES ÉTIQUETTES.RoundUp et RoudUp Ultra2 sont des marques de commerce enregistrées de Monsanto Technology LLC, Monsanto Canada, Inc.licencié © 2010 Monsanto Canada Inc.Obtenez la performance recherchée avec une marque de confiance.Cela vaut un sourire Les travaux printaniers approchent et vous avez beaucoup de choses à préparer.L'herbicide RoundUp Ultra2® vous offre un contrôle légendaire des mauvaises herbes en présemis, les meilleures garanties de l'industrie et la confiance d'une marque renommée.Un herbicide extraordinaire, une décision facile.Vous souriez toujours?Pour plus d'information, consultez votre détaillant. TECHNIQUE Sécher le maïs par air forcé MARTINE GIGUÉRE Lu nouvelle instullutinn Une technique novatrice séchage de grain suscite l\u2019i en Montérégie.Un système qui n\u2019utiiise aucun carburant fossile et qui permettrait d\u2019améliorer la qualité du grain.avec le système Pressure Cure à lu ferme LU PA.26 GRANDES CULTURES , MARS 2010 A l\u2019hiver 2009, le producteur Raymond Durivage, de la ferme EDPA à Saint-Édouard, visite l'exposition agricole de Louisville au Kentucky.Un des kiosques attire son attention, celui de CMC-Pressure Cure.On y présente une technique de séchage de maïs par air forcé.Raymond Durivage explique qu\u2019il était à la recherche d\u2019une méthode alternative pour faire sécher le grain :« On avait besoin d'augmenter notre capacité d\u2019entreposage, mais aussi de trouver une façon de réduire les coûts de séchage.» De plus, il avait comme objectif d\u2019améliorer la qualité du grain.Et les avantages du système Pressure Cure sont justement d\u2019augmenter le poids spécifique et la qualité du grain, d\u2019utiliser comme source d\u2019énergie l\u2019électricité (aucun carburant fossile), de réduire les frais de séchage et d\u2019infrastructure.« Puisque le prix de l'électricité est fixé par la Régie de l'énergie du Québec, son prix est stable et cela permet une meilleure planification des coûts de séchage », affirme Raymond Durivage.Les agronomes Nadia Surdek et Cari Bérubé s\u2019intéressent à cette méthode et élaborent un projet'.Tout d'abord, il fallait calculer les frais variables d'un tel système comparativement aux systèmes existants.Parmi les hypothèses de départ, on estime le coût de séchage avec un séchoir conventionnel à 16 $/t (propane à 0,50 $/l et une consommation de 32 l/t) et à 10 $/t avec le système Pressure Cure (0,07 $/kWh).« Les objectifs du projet sont de démontrer si cette technique est adaptée au Québec et de comparer la performance de ce système avec les méthodes traditionnelles quant à la consommation d\u2019énergie, la qualité du grain et la rentabilité économique », indique Cari Bérubé.PRESSURE CURE : TECHNIQUE ET FONCTIONNEMENT « En théorie, il faut récolter le grain à 25 % d'humidité et réduire au maximum la proportion de grains cassés, idéalement à moins de 2 %.Un tamis installé sur la vis permet de le nettoyer.Pour un silo de 14,5 m (48 pieds), trois gros ventilateurs propulsent de forts volumes d'air à température ambiante avec idéalement une humidité relative de moins de 70 % », précise Nadia Surdek.Parmi les particularités du système, le plancher perforé breveté et muni de spacers afin de faciliter le mouvement de l'air (photos A et B), un système de ventilation adapté (photo C) et un répartiteur de grains (photo D).Pour suivre l'évolution de la température dans le silo, on a installé des FONCTIONNEMENT PRESSURE CURE Pas de cône, grains nivelés, légèrement concave Grains humides St v?~* \u2022\u2022'\u2022\u2022Ï,\tyj,ÎÎ.'T;; i t Grains secs : T° + T ext Front séchant, se déplace vers le haut au fur et à mesure que le grain sèche Plancher perforé breveté ATTENTION AUX GRAINS CASSÉS.Empêche l'aération adéquate GRANDES CULTURES MARS 2010 27 TECHNIQUE 1WW sondes descendant jusqu'à 0,9 m du plancher perforé.Enfin, à la surface, le grain doit être nivelé manuellement pour lui donner une légère forme concave (photo E).Dès l\u2019entrée du maïs dans le silo, il faut partir les trois ventilateurs de 30 HP (branchés sur le 550 volts).L\u2019air circule par le plancher perforé et au fur et à mesure que le grain sèche, .\\\\ x NAP IERVILLE Hewitt Equipement Liée SAINT-BRUNO (Lac St-Jean) SAINTE-JUSTINE DE-NEWTON Agrilibi R.H.Inc.G.M.D.Inc.Machinerie J.N.G.- SERIE 8600 270 A 350 HP .\u2014, EN INVENTAIRE PRESENTEMENT Plus de 6,22 uf (67 pf)\t_ en surlace titrée._______________flLT Disponible chez vos concessionnaires MF Le capot enveloppant, en pente; le nouveau châssis sculpté, les échappements latéraux, contribuent à la vue panoramique Munis du système de gestion 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\u2022\tPerformance des ventilateurs \u2022\tMesure de l\u2019ampérage \u2022\tLecture des compteurs \u2022\tPropane GRAIN : \u2022\tVolume \u2022\tTempérature dans les silos Pressure \u2022\tCure \u2022\tHumidité \u2022\tPoids spécifique COÛTS DES OPÉRATIONS RÉDUCTION DES GAZ À EFFET DE SERRE DURÉE DU SÉCHAGE 2009 : SAISON DIFFICILE Grains cassés, taux d'humidité élevé, pourritures en grande quantité, la saison 2009 a tout de même permis de faire avancer les connaissances de ce nouveau système et d\u2019y apporter des correctifs pour 2010.« Habituellement, le remplissage du silo doit se faire sur une période de trois jours avec du maïs à 25 % d\u2019humidité », mentionne Nadia Surdek.Impossible de procéder ainsi cette année, car l\u2019humidité varie d\u2019un bout de champ à l\u2019autre passant de 28 à 36 % dans certains cas.Ainsi au lieu de remplir en une seule fois le silo, la compagnie américaine propose un remplissage séquentiel en trois temps pour permettre au taux d\u2019humidité de baisser naturellement au champ.BAYER Liberty Le coût de l\u2019herbicide Liberty\u2019® est maintenant sous $ 12/acre* pour un excellent contrôle d\u2019une vaste gamme de mauvaises herbes dans tous vos hybrides de maïs Herculex1®, Agrisure\u2019-\u2019\" et Smartstax\u2019® contenant le trait LibertyLink™.Fait partie de la famille des cultures LibertyLink tolérantes aux herbicides.(«0) Bayer CropScience Toujours lire et se conformer aux directives de l\u2019étiquette-Libert/*\u2019 et LibertyLink^\u2019 sont des marques de commerce déposées de Bayer.Bayer CropScience est un membre de Cropüfe Canada.01/10-11716F-02 Tous les autres produits mentionnés sont des marques de commerce de leurs compagnies respectives.'Selon une dose de 1.0 litre/acre au PDSM.139485 Le se GRANDES CULTURES MARS 2010 29 pMiPIHlU ¦y&s.\u2019- rJ-X ',f' TECHNIQUE 20s?On recommande de remplir le silo en trois jours, avec \u2022¦'.¦J'At.'i dtimokÀ XfiÆdMmidMeUndins, Les piètres conditions météorologiques lors du séchage, notamment l\u2019humidité relative élevée (plus de 70 %) ralentit le séchage.Grâce aux sondes de température, les deux conseillers et Raymond Ourivage font un suivi serré de l'évolution de la température dans les deux silos équipés du système Pressure Cure.Ils effectuent également de l'échantillonnage en profondeur (à trois positions et cinq profondeurs dans le silo) afin de mesurer le poids spécifique.RÉSULTATS PRÉLIMINAIRES Le système Pressure Cure permet-il d'améliorer le poids spécifique?Pour y répondre, on a pris des mesures à l\u2019entrée et une fois le maïs séché.Selon ces données préliminaires, le système Pressure Cure a permis un gain de plus de 2,35 kg/hl.Cependant, ce n\u2019est qu\u2019une fois toute la récolte vendue qu\u2019il sera possible de valider cette information.Quant aux vomitoxines, leur présence n\u2019est pas reliée à la méthode de séchage.Les toxines étaient présentes en grande quantité au champ et le séchage du grain ne fait que limiter leur propagation.« En gros, on sèche ce que l\u2019on récolte », mentionne Nadia Surdek.Du côté économique, de nombreuses données sont en voie d'être colligées : frais varia- bles et fixes de chaque système, le coût de séchage par tonne de maïs, poids spécifique.«Mais l'analyse économique complète est à venir.Chose certaine, nous avons ventilé pendant 69 jours au lieu des 30 jours recommandés.Il y a donc eu plusieurs heures de ventilation inutiles à cause de la saison difficile et de l'apprentissage de cette nouvelle technique de séchage », affirme Cari Bérubé.Un bilan énergétique a été fait pour chacun des systèmes et le système Pressure Cure arrive en tête avec une consommation de 72 % comparativement à 100 % pour le séchoir en continu et 143 % pour le silo-séchoir.MODIFICATIONS POUR 2010 Lors de l\u2019échantillonnage en profondeur, on s'aperçoit que le front séchant passe sur les côtés du silo.« Dans le plan original, on suggère d'installer une jupe non perforée sur le pourtour du plancher.La jupe aurait forcé l\u2019air à passer par le centre », précise Cari Bérubé.L\u2019absence de jupe et des quantités élevées de particules fines et de grains cassés ont nui au séchage.« En plus d\u2019installer une jupe, nous allons modifier et relocaliser les sorties de ventilation, et placer le nettoyeur à grain plus haut sur la vis », ajoute Cari Bérubé.D'autres améliorations pourraient être apportées au répartiteur de grain et ils envisagent de passer le grain dans un crible rotatif avant de remplir le silo.L\u2019essai de ce système de séchage est une première québécoise.L'intérêt est grand, car le système Pressure Cure permet de planifier les coûts de séchage.Le prix de l'électricité est stable par rapport à celui des carburants fossiles dont les fluctuations peuvent réduire de beaucoup les marges bénéficiaires.Éventuellement, la réduction des gaz à effet de serre pourrait également devenir un enjeu économique.Enfin, ce système permet aux grains de compléter leur maturité physiologique et d'améliorer la qualité.Un projet à suivre et qui se poursuivra l\u2019automne prochain! 'Le requérant du projet est la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec et le codemandeur est la ferme EDP A inc.*Une partie du financement de ce projet a été assurée par Agriculture et Agroalimentaire Canada par l\u2019entremise du Programme canadien d'adaptation agricole.Au Québec, la part destinée au secteur de la production agricole est gérée par le Conseil pour le développement de l\u2019agriculture du Québec.JL 30 GRANDES CULTURES MARS 2010 5.Uï Q.0 1 FAIT W Halex GT Halexuc GT est le premier herbicide de postlevée qui agit en une seule application.Il maîtrise les mauvaises herbes durant toute la saison en combinant la commodité du glyphosate et une activité résiduelle à large spectre.Un seul traitement suffit même pour venir à bout des mauvaises herbes les plus récalcitrantes.Pour vos cultures de maïs, facilitez-vous la vie en optant pour Halex GT, la solution en un seul passage.Pour en savoir plus, parlez-en à votre détaillant, communiquez avec notre Centre de ressources pour la clientèle au 1 -87-SYNGENTA (1-877-964-3682) ou visitez Syngenta.ca/fr syngenta 139375 MARCHÉ Faits saillants du marché PATRIC MÉNARD* , v 5 ' ¦ .-, H : W01i mm M mmm jÿ* r.îrrïïSil SfcÆ r.i'li'.É. V .-¦ : m: I-J V'/ ; »* Au Québec, l\u2019été 2009 a été un des plus difficiles des dernières années pour la production de grains.Le temps anormalement frais et les précipitations souvent excessives ont influencé les rendements et la qualité des grains.MAÏS Malgré un semis hâtif et dans de bonnes conditions, le maïs a affiché d\u2019importants retards de développement à l\u2019été et l\u2019automne passés.Les importantes précipitations ont causé des dommages dans plusieurs secteurs.En ternies de dommages causés au maïs par les conditions météo, l\u2019année 2009 se situe entre 2000 et 2006.En 2006, le rendement moyen provincial a été de 7 t/ha, comparativement à 7,5 t/ha en 2007, mais le rendement était plus variable en 2009.De plus, en 2006, «seulement » 3,1 % des superficies de maïs ont dû être abandonnées alors que 5,5 % des superficies l\u2019ont été cette année.Finalement, la qualité du maïs est inférieure cette année-ci.Selon l\u2019enquête des prix réalisée par La Financière agricole, en 2006, 70,4 % du maïs avait été classé 2,27,2 % avait été classé 3 et seulement 2,27 % du maïs avait classé été 4 ou 5.Cette année, il y aura assurément moins de maïs classé 2 et beaucoup plus de 4 et de 5.Le maïs américain est lui aussi de qualité inférieure à la normale.Ce dernier est beaucoup plus léger que la norme, et quoi qu\u2019ait dit la Bourse de Chicago en novembre dernier, les toxines y sont beaucoup plus présentes qu\u2019au cours des dernières années.De plus, beaucoup de maïs américain a été récolté et mis en entreposage à des taux d\u2019humidité plus élevés qu\u2019à la normale.Pour cette raison, certains intervenants craignent une détérioration de la qualité lorsque les températures remonteront.SOYA Des superficies historiques ont été ensemencées en soya cette année au Québec.Une production record était attendue, mais elle ne 32 GRANDES CULTURES 1 MARS 2010 BAYER CONVERGE DU PRÉSEMIS À U 3* FEUILLE \u2022w, CONTINUEZ A PULVERISER Avec l\u2019herbicide ConvergeMD XT, vous pouvez profiter d\u2019une plus grande fenêtre d\u2019application, d\u2019une excellente sécurité pour la culture et du même contrôle saisonnier des mauvaises herbes graminées et à feuilles larges qu\u2019avec Converge PRO.L\u2019agent adoucisseur breveté vous permet d\u2019appliquer Converge XT en pleine confiance, à partir du présemis de surface, jusqu\u2019au stade de trois feuilles du maïs.Vous pouvez donc continuer à pulvériser et pulvériser et pulvériser.(°a|e\") Bayer CropScience BayerCropScience.ca ou 1 888-283-6847 ou communiquez avec votre représentant de Bayer CropScience.\t01/1012602F Toujours lire et se conformer aux directives de l'étiquette.Converge'-'0 est une marque de commerce déposée de Bayer.Bayer CropScience est membre de CropLife Canada.139370 s\u2019est jamais matérialisée en raison des faibles rendements.Le rendement moyen du soya été de 2,2 t/ha, un recul de plus de 15 % sur l\u2019année précédente, et le plus faible rendement depuis 2001.Au cours des derniers mois, la vigueur du dollar canadien est venue affecter les bases locales du soya.En effet, sur le marché mondial, le soya est transigé en dollars américains.Lors de la conversion de devise, l\u2019effet du taux de change se répercute sur la base locale (qui représente l\u2019écart entre le prix local et des contrats à terme à la Bourse de Chicago).Ainsi, toute appréciation du dollar canadien face au billet vert induit une baisse des bases locales, comme le montre le graphique.Contrairement aux années passées, au début de février, les producteurs du Québec avaient transigé très peu de soya de la prochaine récolte 2010.Cela s'explique par les conditions actuelles du marché.Tel que mentionné précédemment, la vigueur du dollar canadien vient réduire les bases pour la prochaine récolte qui sont à un niveau inférieur à ce qu\u2019elles étaient l'année dernière à pareille date.Ce recul des bases locales, combiné à des marchés à terme inférieurs à l'an passé font en sorte que les prix offerts aux producteurs sont plus bas que ceux transigés l'an passé.Au début de février, les offres pour le soya à la récolte 2010 étaient d'environ 365 $/t livré, comparativement à environ 420 $/t à la même période l\u2019année dernière.CÉRÉALES À PAILLE Les conditions météo de l'été 2009 ont durement affecté la qualité des céréales à paille.On dénote la présence de vomitoxines dans beaucoup plus de lots qu\u2019au cours des dernières années, ce qui s'est traduit par une pression sur les prix.De plus, en période de récolte, on observait à nouveau une grande faiblesse des prix des céréales.Les prix se sont raffermis par la suite, plus particulièrement pour l\u2019avoine.CANOLA Par le passé, les livraisons de canola avaient majoritairement lieu à l\u2019automne.Ainsi, au cours des dix dernières années, en moyenne, 80,6 % du canola était livré dans la période s\u2019échelonnant de septembre à janvier.Pour la récolte 2009, seulement 29 % du canola a été livré dans la période de septembre à décembre.Ce ralentissement des livraisons s\u2019explique par ÉVALUATION DE LA BASE DE SOYA POUR LA RÉCOLTE 200B ET DU TAUX DE CHANGE Bases ($Can) .\u2014 Base pour livraison de la récolte 2009\t-Taux de change le recul des prix par rapport aux dernières années, mais aussi par le fait que plusieurs producteurs ont reporté leurs ventes pour destiner leur canola à l\u2019usine de trituration de Bécancour.À la fin de 2009, TRT-ETGO a commencé ses achats de canola du Québec pour desservir l\u2019usine.Le début des réceptions est prévu en mars 2010.La mise en service de cette usine fera en sorte que le Québec passera d\u2019exporta- teur à importateur net de canola, l\u2019usine devant utiliser 600 000 tonnes de canola alors que le Québec n'a jamais produit plus de 33 000 tonnes.Cela influencera la structure de prix du canola, qui devrait normalement refléter les prix d'importation du canola, soit la valeur de remplacement.*agent d'information, FPCCQ \tAvoine'\tBlé fourrager1\tCanola'\tMaïs\tOrge'\tSoya' Mise en marché jusqu'au 31 décembre 2009 (milliers de tonnes)\u2019\t\t\t\t\t\t 2009-10\t50\t22\t6\t658\t41\t295 2008-09\t72\t27\t18\t781\t54\t363 2007-08\t92\t30\t11\t830\t84\t328 Total commercialisé durant l'année (milliers de t.m.)\u2019\t\t\t\t\t\t 2009-10?\t130\t45\t19\t2 000\t105\t475 2008-09\t127\t52\t27\t2 398\t106\t583 2007-08\t175\t51\t16\t2 866\t146\t466 % commercialisé jusqu'au 31 décembre\t\t\t\t\t\t 2009-10\u2019\t38\t48\t29\t33\t39\t62 2008-09\t56\t51\t69\t33\t52\t62 2007-08\t53\t59\t70\t29\t58\t70 Commercialisation avoine, blé et orge : 1\" août au 31 juillet canola et soya : 1\" sept, au 31 août maïs : 1\" oct.au 30 sept.\u2018Semences incluses \u2019Prévisions 3Arrondis au millier de tonnes près Source : FPCCQ 34 GRANDES CULTURES MARS 2010 www.farm-king.com &0M \\ W£î% 139486 Écluse Soufflante Raccords a cylindres excentriques Farm Kin 7\t.\t:.\t:: V.©2010 BuhlerTrading Inc.450.455.4840 info@buhler.com www.farm-king.com Le nettoyeur à grain Farm King représente une manière efficace de transporter le grain de la trémie au camion, d'une trémie à une autre, de l'entreposage au camion et d\u2019effectuer un nettoyage de base de la trémie.La succion à vide poussée transporte la récolte sur un coussin d'air et aide à nettoyer les particules de débris alors que la récolte passe dans le nettoyeur à grain.La polyvalence des boyaux de nettoyage et des tubes permet à l'utilisateur de pénétrer les endroits difficiles d\u2019accès pour un nettoyage supérieur.L'optionnel système hydraulique autonome offre aussi l\u2019usage entièrement opérationnel du nettoyeur à grain, sans avoir à utiliser les distributeurs hydrauliques du tracteur.Farm King Visitez votre concessionaire Farm King ou : 450.455.4840 ASRA Des changements fondamentaux à l\u2019ASRA MARIE-HÉLÈNE PARENT* Au moment de l\u2019annonce du nouveau budget alloué à La Financière agricole du Québec (FADQ), à la fin de 2009, le monde agricole vivait dans l\u2019incertitude et l\u2019inquiétude.Quelques mois plus tard, nous sommes mieux en mesure d'estimer les impacts qui en découlent pour le programme ASRA.Si certains ont craint à un moment de voir la disparition du programme d'assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA), ils peuvent être rassurés de voir l'ASRA maintenue.Cependant, les fondements du programme changeront substantiellement.Et les grands paramètres imposés par le gouverne- ment du Québec à la FADQ font en sorte que celle-ci jouit maintenant d'une marge de manœuvre limitée quant aux applications qu'elle peut en faire.Cela étant dit, cinq modifications principales sont à l\u2019origine des ajustements que pourraient devoir faire les producteurs de cultures commerciales dans la gestion de leurs entreprises.En premier lieu, il faut mentionner le plafonnement global des compensations ASRA.Dorénavant, la FADQ ne pourra, au cours d'une même année, verser plus de 759 M$ en compensation.S'il advenait que les demandes de compensation soient supérieures à ce montant, tous les producteurs devraient subir une coupure afin de respecter la limite maximale de 759 M$.Cette contrainte est absolue, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle doit être respectée par la FADQ pour tous les produits assurés peu importe la fréquence des compensations, l\u2019état des fonds et les besoins relatifs.Une deuxième mesure de plafonnement s\u2019appliquera sur les hectares (ha) assurés.À ce titre, le plafonnement se fera en deux volets, collectif et individuel.Sur le plan collectif, la limite sera de 842 000 ha, toutes cultures confondues.Si ce plafond est dépassé, tous les assurés subiront une coupure du même pourcentage.Par exemple, s\u2019il y avait une demande de superficies à assurer de 880 000 ha, tous les producteurs verraient leurs superficies assurables être coupées d\u2019un peu plus de 4 %.Un producteur qui voudrait assurer 100 ha serait alors limité à 96 ha assurables.Toujours selon cet exemple, les compensations et les cotisations de toutes les cultures assurées du producteur seraient diminuées d\u2019environ 4 %.Au regard du plafonnement individuel, la FADQ établira celui-ci en fonction de la moyenne de 2007 à 2009 des superficies assurées de chaque producteur.Si un producteur a un plafond individuel de 100 ha, basé sur sa moyenne 2007-2009, ce dernier ne peut plus assurer davantage de superficies au risque de subir une coupure proportionnelle.Par exemple, si ce producteur produit 150 ha de cultures assurables dans le produit Céréales, maïs-grain et oléagineux, les 50 ha additionnels ne sont pas assurables et le producteur subit une coupure de 33% de ses compensations et cotisations pour qu\u2019un équivalent de 100 ha soit assuré.Des exceptions sont prévues dans chacun des types de plafond comme de permettre à la relève d\u2019atteindre une fois le modèle.CARTES PRDFESSIDNNELLES LIBRES-SERVICES ag\"cdM J £ ft! ! m&w Ferme «\u2019\u2019ÏFFahce* JR! I Beausoleil Fermette Wm Terre agricole (450) 779-9933 F 1 Terre à bois IMUUimilBl\u201d .Membre du .rciiq.com Un système de drainage souterrain, ça s'entretient! 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moins dommageable possible de mettre en application les mesures de plafonnement dans le secteur des cultures commerciales.La troisième mesure d'intérêt concerne la détermination du modèle de ferme retenu pour l\u2019enquête sur le coût de production.Lorsque ce NIVELEUSE un;SOL NORMAND www.cienormand.com 340.RUE TACHE.SAINT-PASCAL QC GOL 3Y0 Sans Irais: 1 BBB.GGG.7G2G Toi.: 410.492.2712 Fax: 41 B.492.9363\tnormanduucionormaiul.com -\tÉconomie de carburant jusqu'à 50 % -\tNivèle trois fois plus rapidement -\tObtenez jusqu'à 25 % plus de rendement L'EFFICACITE A SON MAXIMUM Disponible en 32, 34 et 36 pieds.Autoportante et directionnelle avec teflon anti-friction.Rétractable de la cabine en 30 secondes.Pour tracteurs à partu de I40 HP Depuis 1857, La Compagnie Normand Ltée un gage de qualité,de robustesse et de fiabilité CONSTRUCTION & FORESTERIE / MANUTENTION / MINIER / PRODUITS D\u2019UTILITÉ QUEBEC\tMARITIMES Lachine :\t800 361-9298\tDartmouth:\t800 222-9729 Granby:\t800 361-9891\tMoncton:\t866\t579-2529 Québec:\t800 463-2865\tCorner Brook :\t877 686-0777 Saint-Félicien : 800 463-4916\tMount-Pearl :\t877 686-0777 LABRADOR Wabush : Contactez la succursale la plus près de chez-vous Région de l\u2019Est ?\tVENTES y SERVICE\t?FORMATION ?\tPIÈCES\t?LOCATION\t?FINANCEMENT Beaucoup plus que de l\u2019équipement D'un océan à l'autre pour vous servir wajax.ca 709 282-3626 GRANDES CULTURES MARS 2010 37 ASRA Déjà 80 ans et toujours le journal N° 1 en AGRICULTURE DE CHEZ NOUS ABONNEZ-VOUS et recevez GRATUITEMENT nos publications myillijun LA TERRE Un frein à la croissance Agropur franchit le cap des 3 milliards de dollare BOVINS ¦;s5S\u2018 Tarifs d'abonnement 2009-2010 Québec\tTPS ?\t1 an\t54,00$\t2,70$ ?\t2 ans\t87,00$\t4,35 $ ?\t3 ans\t106,00$\t5,30$ TVQ\tTOTAL 4,25 $\t60,95 $ 6,85$\t98,20$ 8,35$\t119,65$ Prix en vigueur jusqu'au 31 juillet 2010 par année » éppaEmi par annee, par annéej par annee] Veuillez compléter en lettres moulées et nous retourner ce coupon ?\tCartes de crédit (Visa/Master Card) ?\tChèque No.: ______________________________________________ Exp.:__/___/__ NOM : ______________________________________________ FERME: _____________________________________________ ADRESSE: ___________________________________________ VILLE: _____________________________________________ CODE POSTAL :_______________________________________ TÉLÉPHONE :(_____) _________________________________ COURRIEL :__________________________________________ PERMIS N° 112835 TPS : 121 851 323 TVQ : 1006 112 605 100-555, boul.Roland-Therrien, Longueuil J4H 3Y9 Tel.: 450 679-8483 poste 7274 ou 7413 1 800 528-3773 Retirer mon nom de la liste pour envois publicitaires Q\t01CA1109 modèle sera mis à jour, seules les fermes représentant la tranche de 75 % des entreprises les plus efficaces seront conservées pour établir la moyenne du coût de production.Autrement dit, les fermes représentant les entreprises du groupe des 25 % les moins efficaces, même si elles ont été enquêtées, seront rejetées du calcul final.La FPCCQ estime que c'est la mesure qui aura le plus d'impact dans le secteur des cultures commerciales puisqu\u2019on peut anticiper une baisse des compensations de l'ordre de 15 à 20 % selon les cultures.La quatrième modification au programme d'ASRA dans les grandes cultures touche l\u2019annualisation des rendements.Par le passé, le rendement était mis à jour en même temps que le coût de production, soit à peu près aux cinq ans.Dorénavant, le rendement sera mis à jour annuellement, tout comme le sont les coûts de production.Ainsi, les gains d\u2019efficacité seront pris en compte chaque année.La FPCCQ croit que cette mesure affectera principalement le maïs et que les impacts seront relativement importants.Selon les années, l\u2019impact pourrait être de 20 $/ha.Finalement, la modulation de la prime d\u2019assurance constitue le cinquième élément susceptible de se faire sentir concrètement par les producteurs.Les fermes dont les superficies sont supérieures à 899 ha devront payer 50% de la cotisation, au lieu de 33%, pour les hectares qui dépassent ce seuil.Par exemple, une ferme de 1500 ha devra payer 33 % de la cotisation sur 899 ha et sur le reste des hectares, soit 601 ha (1500 - 899), elle devra en payer 50%.La méthode de calcul verra à ce que le coût de la cotisation soit considéré dans chaque culture afin que le producteur ne puisse pas choisir dans quelle culture il souhaite payer 50 % de cotisation.Cela étant dit, cette mesure touche très peu notre secteur, soit moins de 12 producteurs.Les mesures comprises dans la réforme de la FADQ risquent de faire très mal à plusieurs producteurs de cultures commerciales.C\u2019est pourquoi, comme l\u2019exprime le président de la FPCCQ dans l'éditorial de ce numéro, celle-ci sera très vigilante dans les semaines à venir pour faire en sorte que les impacts soient le moins dommageables possible.*agent en économie, FPCCQ 38 GRANDES CULTURES MARS 2010 inscrivez-vous pour de meilleurs rendements unités thermiques 451 kg/ha de plus Année après année, les producteurs de maïs du Québec ont confiance que les hybrides de maïs de marque Pioneer® battront ceux de la concurrence.Les résultats s'accumulent : encore une fois, les hybrides meneurs de Pioneer produisent les meilleurs rendements ! Demandez à votre représentant Pioneer de vous recommander nos meilleurs hybrides pour vos champs.Agissez dès maintenant pour profiter des avantages payants de ce programme.Données de rendements sur 2 ans recueillies à travers du Canada (2008 et 2009 jusqu'au 4 décembre 2009).À moins d'indications contraires, les informations et les résultats décrits dans ce document représentent la moyenne de toutes les comparaisons sur toute la superficie indiquée.Les résultats peuvent ne pas prédire la performance future et n'être pas complets.Les réponses du produit sont variables et sujettes à différentes pressions provenant de l\u2019environnement, des maladies et des parasites.Technologie de protection contre les insectes Herculex par Dow AgroSciences et Pioneer Hi-Bred.\u201c Herculex et le logo HX sont des marques de commerce de Dow AgroSciences LLC UBERTY, LibertyLink et le logo gouttelette d'eau sont des marques de commerce de Bayer.' Roundup Ready est une marque déposée utilisée avec l'autorisation de la compagnie Monsanto.> ms wc |yiarqUes de commerce et de service dont l'usager autorisé est Pioneer Hi-Bred limitée.Toutes les ventes sont sous réserve des conditions contenues dans les documents d'étiquetage et d'achat.© 2009 PHL.PR655 CVUJ_ GC_AF_V4 PIONEER.Une Entreprise Dupont Science et service : succès assuréus PIONEER.W /2g\\ PIONEER.PWOOUTTB OC MARQUE\t\u2022\\^ÜZ£LJ PROOUIT8 DC MARQUI 38B13 TTT7 LIBERTY » ^ LiNitcg?38N88 PIONEER.PAOOUrre M MARQUE 38M58 2675 unités thermiques\t< *^489 kg/ha ¦ de plus ¥ J^PS m LIBERTY y LINK.t& 800 unités thermiques mr > 326 kg/ha r de plus !\\ 38B13 de marque Pioneer4 contre tous les compétiteurs\t N1\"' de comparaisons\t554 Avantage de rendements (kg/ha)\t489 % Victoires\t73% 38N88 de marque Pioneer4 contre tous les compétiteurs\tT\t de comparaisons\t979 I Avantage de rendements (kg/ha)\t451 1 % Victoires\t68% 1 38M58 de marque Pioneer4 contre tous les compétiteurs\t NKe de comparaisons\t1393 Avantage de rendements (kg/ha)\t326 % Victoires\t67% 138748 »»¦ Voyez comme la traçabilité est facile Faites le suivi de vos cultures légumières avec Gestionnaire de champs PRO ' Commandez dès aujourd'hui et |courez la chance de gagner un l VTT d'Arctic Cat* , Vos clients veulent des produits traçables.Avec Gestionnaire de champs PRO, vous pouvez faire le suivi de vos intrants, coûts et activités.Augmentez la qualité marchande de vos cultures légumières et obtenez une vue d'ensemble complète de votre production et de vos registres agricoles.Gestionnaire de Champs PRO comprend un logiciel pour ordinateur de bureau et un logiciel pour ordinateur de poche.Composez le 1-877-926-0064 ou visitez www.logicielsfac.ca.* Pour connaître les détails du concours, visitez www.logicielslac.ca/(rvo m ' GctTinu GlSTI ON NlTfïfl Financement agricole Canada Pour l'avenir de l'agroindustrie Canada "]
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