La terre de chez nous, 8 juillet 2010, Supplément 1
[" Supplément de LA TERRE DE CHEZ NOUS mwam \u2019Ttsrr-' FRANCINE OUELC Agricultrice de l'année 2 - La terre de chez nous, a juillet 2010 tÿjfqUciulïiced MOT DE LA PRÉSIDENTE Une mission centrée sur vos préoccupations La Fédération des agricultrices du Québec représente toutes les femmes en agriculture quel que soit leur statut.Si vous explorez le site Internet de notre Fédération (www.agricultrices.com), vous pourrez y découvrir notre mission, soit : valoriser l'agricultrice en tant que professionnelle dans son milieu; étudier, défendra et développer les intérêts sociaux, économiques et moraux de toutes les agricultrices tout en favorisant l'appartenance afin de créer un lieu d'échanges et de concertation entre les régions; préserver la voix des femmes sur l'orientation de l'agriculture.Représentées dans 12 régions du Québec, les agricultrices traitent les dossiers en lien avec la mission de leur Fédération et les besoins de leurs membres.L'amélioration de la qualité de vie est au cœur des préoccupations lors des activités régionales et provinciales.Être informée des programmes existants, établir un réseau de partenaires, sont des outils permettant de mieux défendre les dossiers.Parmi les dossiers traités par la Fédération des agricultrices et ses syndicats régionaux, la conciliation famille-travail et la valorisation de la profession ont fait partie intégrante des démarches des dernières années.Parmi les autres projets réalisés, il y a eu la participation au sondage du MAPAQ ayant pour but d'actualiser le portrait des agricultrices afin de mieux connaître les besoins d\u2019aujourd'hui et qui a donné naissance à deux projets pilotes en région dans le dossier conciliation famille-travail.II y a aussi eu le montage d'un document historique de la Fédération des agricultrices depuis ses tout premiers débuts, qui a été distribué à divers organismes et particuliers à travers la province.Pour devenir membre de notre Fédération, vous pouvez consulter le site Internet ou communiquer avec nous par téléphone.Vous aimeriez connaître davantage l'histoire des agricultrices du Québec?La Fédération des agricultrices du Québec, en collaboration avec Condition féminine Canada, l'UPA et Culture, Communications et Condition féminine Québec, est heureuse de.vous offrir l'opportunité de connaître ses 20 ans d'histoire par le biais d'un DVD : oèBATlON ,ES ACSP'^L >u Q'jèee* L'histoire de la Fédération racontée par ses présidentes Persévérance, détermination et volonté sont des mots qui reflètent bien l'histoire des1 femmes qui ont fondé la structure syndicale qu'est la Fédération des agricultrices du Québec.Il y a plusieurs années, ces femmes ont pris conscience de la force qu'elles auraient en se regroupant Elles voulaient être reconnues, vivre de leur agriculture, mais aussi participer à part entière aux décisions de leur entreprise et du monde agricole.Aujourd'hui, c'est grâce à ces agricultrices qui s'impliquent et à d\u2019autres qui prennent le relais que cette histoire progresse depuis sa fondation en 1987.Coût modique de 15 $ incluant taxes et frais de manutention pour avoir la chance d'obtenir ce DVD.Veuillez SVP retourner ce coupon avec votre chèque libellé à l'ordre de la Fédération des agricultrices du Québec, à l\u2019adresse suivante : Fédération des agricultrices du Québec 555, boul.Roland-Therrien Longueuil (Québec) ]4H 4E7 u O Nom du contact : Nom de l'entreprise : Adresse et téléphone : Quantité désirée : Montant total : GALA SATURNE Une histoire de reconnaissance \u2022> r Julie Roy Cela fera 22 ans cette année que la Fédération des agricultrices du Québec rend hommage aux femmes qui œuvrent en agriculture.Évidemment, la formule a changé au cours des années, mais le but reste toujours le même, soit souligner l'apport inestimable des agricultrices tant par leur présence soutenue à la ferme que dans leur milieu social et syndical.C'est en 1988 que le premier évènement pour leur rendre hommage a eu lieu.Il se nommait alors Concours de l'Agricultrice de l'année.À cette époque, le prix était remis lors de l'assemblée générale annuelle.En 1992, la formule évolue et le concours devient un gala-bénéfice.Les sommes amassées servent principalement à offrir des bourses de formation à des agricultrices.Deux récompenses sont offertes: l'une pour avoir complété trois attestations d'études collégiales et une autre, pour avoir démontré un intérêt certain pour la formation syndicale.En 1996, cette soirée reconnaissance prend le nom de gala Saturne, un vocable qui tire son inspiration de la mythologie romaine, Saturne représentant le dieu des champs et des récoltes; Depuis, cet évènement rend hommage au travail des agricultrices au sein de leur entreprise ou dans leur milieu social.11\tse veut également une occasion de souligner les compétences, la créativité, l\u2019entre-preneuriat, le courage, la passion, les réalisations de ces femmes qui ont toujours à cœur de faire évoluer leur profession.Encore aujourd'hui, chaque candidate est la vedette de sa région puisqu'elle représente non seulement son entreprise, mais également le savoir-faire d'un village, et ce, de tous les coins de la province.En effet, 12\tlauréates régionales, venues de toutes les , régions du Québec, participent * concours.NDJjsvivs zmv AGRICULTRICE DE L\u2019ANNÉE 2009 Une défricheuse d'une nouvelle foresterie AGRICULTRICE ENTREPIÆNEURE 2009 Lucie Cadieux, l'agriculture comme combat Rassembleuse et travailleuse acharnée, Francine Ouellet a voulu redynamiser son village de Sainte-Rita en misant sur une nouvelle forme de foresterie.SiHï QU6r ' ]ulie Mercier SAINTE-RITA - Francine Ouellet n'a jamais compris d'où lui venait cet amour de l'agriculture.Un coup de cœur qui l'a menée à débroussailler des cultures agroforestières tombées dans l'oubli.Francine a développé très tôt un intérêt pour l'agriculture.L'été, tous les jours, la petite Francine parcourt un mile en bicyclette pour se rendre chez l'agriculteur voisin où elle donne un coup de pouce lors de la besogne.« Mes parents n'étaient pas agriculteurs, mais ça m'a toujours passionnée.Je me suis toujours sentie bien », confie la dame.Il y a 16 ans, Francine pose ses valises à Sainte-Rita, un village de 360 âmes.Son conjoint Yvan et elle y exploitent une entreprise forestière et une érablière.Déjà à cette époque, la métayère développe un intérêt pour les produits forestiers non ligneux, une richesse dont peu de gens tirent profit.Puis la crise forestière frappe brutalement Sainte-Rita.Conseillère municipale, Francine se donne la mission de redynamiser le village.L'idée de fonder une coopérative de solidarité arrive peu après.«Ce qu'on voulait, c'est un véhicule pour rassembler les producteurs », explique Francine.S'amorcent alors deux ans de dur labeur.« Le pire, ç'a été de trouver un endroit.On était sans abri, mais on tenait à ce que ça reste à Sainte-Rita.» Francine doit surmonter une autre épreuve de taille : une tumeur cancéreuse à un rein.« On commençait la coop.Je n'avais pas le temps d'avoir un cancer », confie la dynamique dame.Heureusement, l'opération se passe bien.«Ça remet les valeurs à la bonne place.Il y a des endroits où je ne mets plus d'énergie», admet cette battante.Nouvelle foresterie Aujourd'hui, la Coopérative de solidarité des Basques crée cinq emplois, un apport énorme pour une petite paroisse.Des cinq membres fondateurs, la Coop en compte maintenant 125! « On commence à être pris au sérieux, j mais ç\u2019a vraiment pris de la persévérance », reconnaît Francine, qui s'occupe de la gestion, de la mise en marché et donne aussi un coup de main aux autres volets de l\u2019entreprise d\u2019économie sociale.\t> Avec comme mission de préserver les ressources agroforestières, l'organisme offre des services de formation et encadre l'implantation de plantes médicinales dans les érablières.La Coopérative valorise aussi les produits forestiers non ligneux [tête de violon, églantier, thé du labrador, menthe sauvage, champignon, quenouille, etc.) qu'elle transforme et commercialise sous l'appellation BlOproduits de Sainte-Rita.Elle est également l\u2019une des pionnières de la culture de la camerise, un petit fruit qui ressemble au bleuet.« Pourquoi copier les autres?C'est quelque chose que personne ne faisait.On a plutôt débroussaillé », indique celle qui cultive un grand jardin de camerises d'environ 1000 plants.Mairesse, préfète suppléante, conférencière, administratrice à l'Union des - producteurs agricoles et au Centre local de développement, Francine donne de son temps généreusement.« Un soir où je n'ai pas de réunion, je suis en peine de moi! » plaisante-t-elle.Malgré toutes ses responsabilités, l'agi icultrice garde du temps pour sa famille.« C'est sacré », insiste la jeune grand-maman.Son titre d'Agricultrice de l'année 2009 constitue « une réelle surprise.J'ai monté mon dossier le plus simplement possible.J'ai laissé parler mon cœur», termine la dame.Émélie Bernier Collaboration spéciale LES ÉBOULEMENTS - Lors du Gala Saturne, Lucie Cadieux a sursauté en entendant la catégorie de sa nomination.Entrepreneure de l'année, elle?« La labellisation de l\u2019agneau, ce sont mes valeurs sociales qui m'y ont motivée : le maintien et la revitalisation de l'agriculture, la possibilité de permettre de garder des jeunes, offrir un produit dont on connaît les origines, travailler en collectivité.Oui, j\u2019ai des qualités entrepreneuriales, mais c'est parce qu\u2019on l'a fait en collectivité qu'on est allé aussi loin », tient-elle à dire d'entrée de jeu.Lucie Cadieux est née et a grandi en ville.« Ma sœur avait cinq ans de plus que moi.Elle a choisi l'agriculture et elle cultivait des fraises, élevait des lapins.Je passais toutes mes fins de semaine et mes étés chez elle.J'adorais les chiffres aussi et l'agroéconomie m'a permis de conjuguer mes deux passions.» La rencontre avec son conjoint et partenaire d'affaires Vital Gagnon sera déterminante.« On a acheté la terre et choisi une production que je pourrais mener toute seule pendant les cinq ans où Vital devrait continuer de travailler à l'extérieur.Pendant cinq ans, j'ai géré le troupeau en élevant nos trois enfants.J\u2019ai aussi toujours fait mon métier, soit conseillère en gestion.Ça a toujours été dans nos valeurs de dynamiser le milieu par notre implication », résume-t-elle.Fille et garçon, même combat! Quand on lui demande comment la place des femmes en agriculture a évolué au cours des dernières décennies, elle devient songeuse.« J'ai toujours pensé qu'en tant que femme, il ne fallait pas attendre qu'on nous donne la place, mais qu'il fallait la prendre.Cette attitude a fait que je n'ai jamais eu de problèmes en tant que femme.Quand les enfants arrivent dans le décor, ça fait une autre tâche, mais peu iriporte le domaine, toutes les femmes vivent ce défi.Pour les jeunes agricultrices, il y a certains acquis récents comme les congés de maternité.L'accès à l'éducation, à la propriété, ç'a mis tout le monde sur un pied d'égalité.Pour les jeunes qui veulent s'en aller en agriculture, garçons ou filles, y en n'aura pas : de facile », estime-t-elle.Lucie Cadieux ne se gêne pas pour afficher sa désillusion et exprimer sa perte de confi- ji* ¦ Malgré le contexte difficile et une certaine désillusion, Lucie Cadieux mènera son combat jusqu'au bout pour préserver l'agriculture.ance dans l'appareil étatique.« Je crois en l'agriculture et surtout en ceux qui la font, mais on n'a pas un ministre de l'Agriculture qui y croit.Les nouvelles mesures vont nuire aux agriculteurs, surtout dans des produits de niche comme l'agneau de Charlevoix! D'un côté, on nous encourage,.de l'autre, on nous plante des couteaux dans le dos », constate-t:elle, indignée.Elle craint une chose : que les agriculteurs sortent des fermes.« Le moral est bas dans notre secteur.Si on sort les agriculteurs des fermes, ils ne reviendront pas.» Elle est là pour rester, parce que le combat n'est pas fini! «Yai toujours pensé qu'il ne fallait pas attendre qu'on nous donne la place, mais qu'il fallait la prendre.» La terre de chez nous.8 juillet 2010 - PAGE 3 PAGE 4 - La terre de chez nous.8 iuiujtt 2010 S lu tien/h iced AGRICULTRICE DE PASSION 2009 JEUNE AGRICULTRICE 2009 La passion et l'amour de la vie selon Murielle Les prix, ça ne change pas le monde sauf que.Murielle Beaulieu est comblée par sa vie, entourée de ses huit enfants et de son amoureux de toujours, malgré les aléas du métier qu'elle a choisi.Audrey Coutu n'a pas remporté ces prix par charité chrétienne.Au contraire, elle les a bien mérités.mm» Émélie Bernier Collaboration spéciale SAGUENAY - À l'heure où la détresse psychologique des agriculteurs fait de plus en plus la manchette, Murielle a le sourire collé aux lèvres, le regard gamin et le bonheur contagieux.Entourée de ses huit enfants et main dans la main avec son amoureux de toujours, Aimas Simard, Murielle vit d'une agriculture en marge des grands courants.En voie d'être certifiée biologique, sa ferme maraîchère offre des petits fruits et des légumes sains.Ici, les fraises poussent au milieu des marguerites, et c'est tant mieux ainsi.« C\u2019est beau une ferme toute propre, avec des rangs bien droits et pas une mauvaise herbe autour, mais je ne suis pas sûre que je mangerais ce qui pousse là-dedans! » rigole notre agricultrice de passion.Ce titre, elle a été la première surprise à se le voir accoler lors du dernier Gala Saturne.« Je savais que j'étais nominée et juste de voir les CV des autres femmes en lice, des femmes qui gèrent d'énormes fermes, tandis que moi j'ai une binerie, c'était un honneur incroyable! Quand une juge est venue me dire que mon histoire les avait touchés, ça m'a émue.» Après leurs études en agriculture (production ovine pour Murielle et horticulture pour Aimas), les deux amoureux de la terre ont longuement cherché l'endroit où planter leur histoire.C'est finalement à un jet de pierre de la maison familiale de Murielle qu'ils ont trouvé.Mais de ferme, point! « On est parti de zéro.C'était une grande terre, pas de maison, pas d'eau, pas d'électricité, rien! On avait déjà quatre enfants.C'est peut-être ça qui m'a valu le titre de passionnée », lance Murielle avec un éclat de rire.Si la vie d'agricultrice n'est pas rose tous les jours, Murielle Beaulieu sait que les femmes ont un rôle vital à jouer sur les fermes du monde.« La mère, c'est l'âme de la ferme! Derrière chaque fermier, il y a une grande fermière », croit-elle mordicus.« Il faut l'avoir dans les tripes, pour durer.Comme femme, comme fille, il faut batailler plus, parce que les fermes se transmettent du père au fils, traditionnellement.Ça évolue, mais il y a toujours place à l'amélioration.» La transmission est d'ailleurs au cœur de ses préoccupations, ces temps-ci.Quelques-uns de ses huit enfants ont la piqûre de l'agriculture.« La phase I de la ferme, c'était les premiers 25 ans.La phase deux, c'est les enfants.Ils sont tous sur un pied d'égalité.C'est eux qui vont décider ce qu'ils veulent faire et je suis confiante qu'ils le feront dans l'harmonie.» Julie Roy SAINT-THOMAS - Agricultrice de l'année dans Lanaudière, jeune agricultrice de l'année du Québec et personnalité d'affaires de l'année pour la région de Lanaudière, 2009-2010 est sans aucun doute l'année d'Audrey Coutu de la Cannebergière Coutu.Malgré cette profusion de prix prestigieux, l'agricultrice demeure humble devant toute cette reconnaissance.Elle ne désire qu'une seule chose, que ces récompenses rejaillissent sur l'ensemble de la profession.De tels prix n'apportent pas de subventions et n'amènent pas non plus davantage de clients, mais pour Audrey, c'est une très belle tape dans le dos.« Ça te dit lâche pas, ce que tu fais ce n'est pas pour rien.Mais dans le fond, tout ce que je souhaite, c'est que cela fasse connaître la culture de la canneberge au Québec et si ça peut donner le goût à une jeune femme de se diriger en agriculture, j'en serais très heureuse », mentionne Mme Coutu.En effet, selon elle, cette reconnaissance des femmes en agriculture est très importante, car le monde agricole est encore et avant tout un monde d\u2019hommes.« je suis une maman comme tout le monde, mais quand tu fais le bilan, tu te rends compte de tout ce que tu réalises.Tout ce que l'on peut faire dans une journée, c'est assez incroyable, je suis certaine que si les femmes faisaient cet exercice, elles aussi en auraient beaucoup à dire.» Loin de se sentir diminuée, Audrey considère que ses forces complètent très bien celles de son père, son frère et son conjoint, qui sont partenaires dans les deux entreprises dans lesquelles elle possède des parts.« On a chacun nos forces et nos départements.Je n'ai pas le choix, car je sais que je ne suis pas aussi foiie physiquement qu'un homme.Même avec mon orgueil, je sais que je suis mieux de soulever une balle de foin à la fois, sinon j'en paie le prix le soir », raconte-t-elle.Le fait de travailler avec son conjoint ne la dérange pas outre mesure, car elle a su développer une belle complicité avec lui.Même pour la belle gamme de produits transformés par l'entreprise, Audrey souligne qu'elle est allée chercher des gens qui avaient les compétences requises.« Il faut savoir s'entourer.Je ne suis pas chocolatière ni cuisinière.Il y a des gens compétents qui savent très bien comment faire.» Audrey a choisi l'agriculture par passion, mais aussi pour donner davantage de temps.à ses enfants.Son sourire démontre bien qu\u2019elle a fait le bon choix.« Je suis là quand mes enfants panent à l'école et à leur retour.Si j'ai à travailler, ils peuvent venir avec moi.Je n'ai pas fait des enfants pour qu'ils me dérangent, mais pour être avec eux.» Même si la culture de canneberges ne va pas très bien ces temps-ci, les prix ayant baissé en bas du coût de production, Audrey ne s'en fait pas trop, elle considère cela normal, compte tenu du fait que l'agriculture est un domaine cyclique avec des hauts et des bas.Malgré tout, voudrait-elle modifier quelque chose à sa vie?« Rien, ah oui! Peut-être avoir Internet haute vitesse », dit-elle avec un sourire resplendissant de bonheur.«La mère, c'est l'âme de la ferme! Derrière chaque fermier/ il y a une grande fermière».lut 11 Roy AFFICHES DE PRÉVENTION rSétyiiciuiuced une La sécurité des enfants, priorité pour les agricultrices La prévention est au coeur des préoccupations des agricultrices.C'est pourquoi, la Fédération des agricultrices du Québec a conçu des affiches pour sensibiliser la population aux dangers qui entourent une exploitation agricole.Une première affiche intitulée Attention a nos enfants s'adresse aux conducteurs de véhicules qui circulent dans les chemins privés menant aux fermes.Une deuxième affiche, Danger gardez cette porte fermée, a été conçue pour prévenir notamment les accidents près des fosses à fumier.Cette dernière est aussi pertinente en contexte urbain pour les risques d'accident près des piscines et cabanons.Mentionnons que ces deux affiches ont remporté des prix lors de concours de prévention.Celles-ci sont disponibles, à prix modique, auprès des syndicats régionaux d'agricultrices ou encore à la Fédération des agricultrices au 450 679-0540, poste 8469.Micheline Beaudry-Bruneau Beauce Nancy Caron Bas-Saint-Laurent Rita Martel Danielle Ferland Val-lean Raymonde Plamondon Fédération des agricultrices Beauce Dorion Abitibi-Témiscaminguel Rita Martel\tfbertnor@sogetel.net 418 774-2330\t23 septembre II septembre Diane Ouellet-Cilbert Saguenay-Lac-Saint-lean Présidentes et secrétaires des syndicats régionaux RÉGIONS PRÉSIDENTES SECRÉTAIRES GALA Abitibi-Témiscamingue Estelle Dorion estelle_dorion@hotmail.com 819 728-2671 Bas-Saint-Laurent Nancy Caron gsanterre@upa.qc.ca 418 723-2424 18 septembre\t\u2014 24 septembre\t2 octobre Centre-du-Québec\tJacqueline Rossier\tsacqcentreduquebec@hotmail.com 819 858-2091\t22 septembre\t14 novembre Côte-du-Sud\tClaire Lajoie\tedube@upa.qc.ca 418 856-3044\t30 septembre\t6 mars Estrie\tMonia Grenier\tmiss_begin@hotmail.com 819 872-3354\t19 janvier\t19 novembre Lanaudière\tDiane Brisson\tjolianel@hotmail.com 450 759-8004\t29 septembre\t19 septembre Mauricie\tIda Carpentier\tmcbiron@upa.qc.ca 819 378-4033 # 239\t26 janvier\t(aux deux ans) Québec\tAmélie Tremblay ^~^\tm_gourdel@hotmaiI.com 418 872-0770\t21 septembre\t\u2014 Saguenay\u2014Lac-Saint-Jean\tDiane Ouellet-Gilbert\tfermevimy@hotmail.com 418 545-6775\t1\" octobre\t1\" octobre Saint-Hyacinthe\tMicheline Beaudry-Bruneau fbourgeois@upa.qc.ca 450 774-9154 #223\t\t\t18 septembre Val-Jean\tDanielle Ferland\tthifil@hotmail.com 450 427-2680\t2 septembre\t2 octobre Fédération des agricultrices\tRaymonde Plamondon\tfed.agricultrices@uparqc.ca 450 679-0540 # 8469\t15 octobre\t16 octobre moment de mettre sous presse, la date n'était pas fixée.Amélie Tremblay Québec lacqueline Rossier Centre-du-Québec Claire Lajoie Côte-du-Sud Monia Grenier Estrie Diane Brisson Lanaudière Ida Carpentier Mauricie o La terre de chez nous, a juillet 2010 - PAi PAGE 6 - La terre de chez nous, s juillet 2010 I I < C/y i icu/fri ieed 1 iln L'Union do* producteurs agricoht -1 I \u2022 Une tire U PA LANAUDIÈRE grande dame sa révérence .À la retraite de l'UPA Annette Coutu ?Seulement à 70 %, car elle continue de s'impliquer dans certaines organisations, surtout au Conseil de développement bioalimentaire de Lanaudière (CDBL).Elle s'investit aussi totalement à sa ferme, dont la spécialité est la pomme de terre.Marcel Coutu, le mari d Annette, a toujours soutenu sa conjointe dans son implication et l'a même souvent accompagnée dans différents évènements.]ulie Roy jOLIETTE - Après plus de 15 années passées à la tête de la Fédération de l\u2019Union des producteurs agricoles de naudière (FUPAL), c\u2019est sans regret et avec le sentiment du devoir accompli qu\u2019Annette Coutu a fait ses adieux lors de la dernière assemblée générale annuelle de la FUPAL.faut dire que\u2018cela faisait maintenant deux ans que Mme Coutu avait annoncé son intention de ne pas renouveler son mandat à la tète de la présidence.« J\u2019ai eu le temps de me préparer.Si j\u2019étais partie il y a deux ans, c\u2019est certain que j\u2019aurais fait une dépression.Après tout ce temps, j\u2019étais prête à passer à autre chose et il faut faire de la place à la relève.» C\u2019est justement parce qu\u2019elle avait envie de vivre autre chose et de consacrer plus de temps à sa famille que Mme Coutu a pris cette décision.Évidemment, toutes ces années d\u2019engagement laissent > dans le coeur et les esprits beaucoup de souvenirs et Mme Coutu est loin d\u2019avoir oublié les évènements qui l\u2019ont amenée à occuper ce poste durant toutes ces années.« C\u2019était en 1979, j\u2019ai reçu un appel de Clémence Ducharme-Rivest, qui souhaitait que je devienne secrétaire à la Fédération.Au départ, j\u2019ai refusé.Par la suite, après avoir \u2019 réfléchi, j\u2019ai finalement accepté.J\u2019ai tenu ce rôle pendant neuf ans.Cependant, lorsque tu occupes cette place, tu n\u2019as pas le droit d\u2019émettre tes opinions et j\u2019avais envie de dire ce que je pensais.En 1988, je suis donc devenue administratrice et un à un j\u2019ai gravi les échelons.» C\u2019est officiellement en 1996 que Mme Coutu deviendra présidente.« Jamais je n\u2019aurais pensé occuper le rôle de présidente, mais quand tu commences à t\u2019impliquer, tu attrapes rapidement la piqûre.La première fois où j\u2019ai été élue prési- Annette Coutu\tdente, j\u2019ai, n'a jamais eu peur de se mouiller politiquement et plus que jamais elle est persuadée de l'importance sociale des agriculteurs.par contre, trouvé que c\u2019étaient de grosses bottines à chausser.» Il faut dire que son baptême à ce poste ne sera pas de tout repos.En effet, la nouvelle venue se retrouvera en pleine tempête avec le dossier de l\u2019abattoir de Saint-Esprit et de la désaffiliation du Syndicat des producteurs de porcs.L\u2019histoire se terminera finalement bien, mais elle ne sera qu\u2019une prémisse à une multitude de dossiers auxquels aura à faire face la présidente.Parmi tous ceux-ci, Mme Coutu est particulièrement fière de la concertation du milieu qui s\u2019est créée au fil des ans et du sauvetage de la Ferme-École de Saint-Thomas.« Cela n\u2019a pas été facile, mais je suis heureuse que nous ayons trouvé une solution pour conserver la formation Pas de nourriture appliquée.» Même si elle laisse plusieurs dossiers entre les mains de son successeur, Mme Coutu compte se tenir au courant de quelques-uns d'entre eux dont, entre autres, les avancées de l'UPA du futur, un sujet qui lui tient particulièrement à cœur.« La structure administrative de l\u2019UPA est trop lourde.C'est trop long pour faire avancer les dossiers.» Un appel aux femmes Le départ de Mme Coutu s'ajoute à celui d'autres femmes qui ont quitté des postes de direction dans le domaine agricole au cours des dernières années.Malheureusement, la relève féminine est rare, une situation que s'explique mal et qui désole Mme Coutu.« Il faut que les femmes s'impliquent, il y a de la place pour elles.Les femmes n'ont pas les mêmes idées que les hommes, nous sommes complémentaires.On m\u2019a toujours écoutée et le fait d'être une femme ne m'a jamais nui.» Évidemment, Mme Coutu se rappelle très bien le commentaire qu'un homme d\u2019environ 70 ans lui avait fait lors de son accession à la prési- dence.« Il m'a félicitée, mais il m'a dit que si un homme avait brigué le poste, je n'aurais probablement jamais été élue.Depuis ce temps, je crois que les choses ont beaucoup évolué.» À celles qui auraient peur de s'impliquer de peur de perdre leur famille, Mme Coutu est un exemple à suivre.En effet, malgré toutes ses implications, la famille a toujours été au cœur même de son existence.« J'ai gardé ma place au sein de ma famille, je laissais toujours un moment de libre pour mes enfants et mon conjoint Marcel.D'ailleurs, celui-ci a toujours été très ouvert et il ne chialait pas.Il me suivait dans les différentes activités.On peut s'impliquer tout en conservant un espace pour notre vie de famille.» Cette manière de faire, Mme Coutu avoue la tenir de son père.Elle raconte que tout en portant plusieurs chapeaux dont ceux d'homme d'affaires, d'agriculteur» de citoyen engagé, son père, Joseph Alphonse Hildelge Harnois, a réussi à toujours garder sa famille, qui comptait 14 enfants, au centre de ses priorités.« Même s'il était très occupé, mon père était très présent.En plus de cet exemple, je crois qu'il m'a .aussi donné la piqûre de l'engagement.» S'il y a une chose qui a été au centre des priorités d'Annette Coutu c\u2019est bien la famille.Mme Coutu compte bien passer encore plus de temps en compagnie de ses trois enfants, de ses six petits-enfants et de son mari.S/aïicuÛuced \u2019i.rrâ^T'.V:'f;f ' ¦' t ¥71 .te' P.v:, .' \u2022 Xk>V caTmeiConnaifl! mm C\u2018èst pour-cetté raison vâgÿ queje faisiOO % confiances aux produits Massey Ferguson et l a série 1.600, répond entièrement armes besoins Avorte- S3'- \u2022 .-T E.-SS\t^ e»\\\t\\ r V \\ \u2022v\tM Six modèles de 35 à 60 HP Choix de 22 configurations AVEC ou SANS cabine.AMOS Agrlllbl R.H.Inc.AMQUI Machinerie J.N.Q.Thériault Inc.COATICOOK Service agricole de i\u2019Estrle LAURIER STATION Faucher & Faucher Laurier Inc.LOUISEVILLE Machineries Nordtrac Ltée MIRABEL Equipements Nordtrac Ltée MONT-JOLI Garage Paul-Émile Anctll Ltée MONT-LAURIER F.Constantlneau Inc.NAPIERVILLE Hewitt Equipement Ltée ROUGEMONT Hewltt Equipement Ltée SABREVOIS Équipements Quillet Inc.ST-ANDRÉ-DE-KAMOURASKA Garage N.Thlboutot Inc.SAINT-AUGUSTIN DE-DESMAURES (Québec) Hewltt Equipement Ltée SAINT-BARTHÉLÉMY Machineries Nordtrac Ltée SAINT-CLET Équipement Séguin & Frères Inc.SAINT-BRUNO (Lac St-Jean) G.M.D.Inc.SAINT-CYPRIEN Alcide Ouellet & Fils Inc.ST-DENiS-SUR-RICHELIEÙ Groupe Symac, machinerie agricole ST-GEORGES DE BEAUCE Service Blvac Inc.SAINT-HYACINTHE Groupe Symac, machinerie agricole SAINT-ROCH-DE-L\u2019ACHIG AH Machineries Nordtrac Ltée SAINTE-MARIE-DÉ-BEAUCÈ Faucher & Faucher Inc.WARWICK Champoux machineries Inc.MASSEY FERGUSON www.masseyferguson.com 141328 La terre de chez nous, s juillet 2010 - PAGE 7 PAGE 8 - La terre de chez nous, b juillet 2010 Slaiicuillicai AGRICULTRICE DE LA RELÈVE Une jeune femme de tête Troisième génération sur l'entreprise, Isabelle est une jeune femme dynamique et persévérante « pour ne pas dire tête de cochon! » plaisante-t-elle.Pour Isabelle, ses employés sont une deuxième famille.« La petite est devenue grande.Ils m'ont vue me promener en tricycle! » sourit la jeune entrepreneur.\u2022 ¦¦ wWffgfcr\u2019 i.3 Ï\t!\tJfx Ife#\t \t ]ulie Mercier L/ISLET-SUR-MER - Quand Isabelle Caron a une idée en tête, elle ne ménage aucun effort pour la mener à bien.« D\u2019habitude quand j'entreprends quelque chose, je le termine », sourit l'horticultrice de 29 ans primée à plusieurs reprises malgré une carrière encore toute jeune.Il y a 57 ans, les grands-parents d'Isabelle, Henri et Lucienne, fondaient Les Serres Caron.Au départ, l'entreprise se consacre surtout à la production maraîchère.« Ma grand-mère s'est dit tant qu'à semer des légumes, on va semer des fleurs », raconte Isabelle.Lucienne en profite pour donner des fleurs aux gens qui viennent acheter des légumes.Puis le père d\u2019Isabelle, Michel, prend la relève.Dès son arrivée, il construit de nouvelles serres jumelées, une nouveauté au Québec.Il est aussi l'un des premiers à utiliser des semoirs automatiques.« Mon père était avant-gardiste», note la jeune femme.Au fil des ans, Les Serres Caron se bâtissent une réputation d'excellence.Lors de la visite du pape en 1984, leurs fleurs ornent le podium du souverain pontife.L'entreprise rafle également quatre prix aux Floralies internationales de Québec.Malheureusement, Michel décède en 1999.«C'était mon père qui avait toutes les responsabilités et il ne déléguait pas beaucoup.C'était tout un saut pour poursuivre la tradition d'excellence, mais l'équipe s\u2019est serré les coudes et les clients n\u2019ont pas vu la différence », témoigne la jeune femme.À l'époque, son frère Jean-François n'a que 23 ans.Pour sa part, Isabelle est âgée de 18 ans et étudie en Sciences de la nature « pour s'ouvrir le plus de portes ».Son cœur balance entre la physiothérapie et les communications, mais l'horticulture ne lui sort pas de la tête.« J'ai toujours aimé ça.Quand on était petits, en arrivant de l'école, on lançait nos sacs sur la pelouse et on allait au centre-jardin.C\u2019était notre deuxième famille », confie l'horticultrice en herbe qui faisait du repiquage en multicellule dès l'âge de 5 ans.Isabelle prend finalement la branche de la Technologie de la production horticole et de l'environnement au campus de Saint-Hyacinthe de l'Institut de technologie agroalimentaire (ITA).Intégration L'horticultrice caresse le projet d'ouvrir une petite boutique.En 2004, Isabelle rejoint sa mère Denise et son frère Jean-François sur l'entreprise familiale.Son implantation dans la compa- gnie se fait tout naturellement.« On n\u2019a pas fait ça du jour au lendemain.-J'ai fait mes preuves », assure Isabelle.Cette intégration a été saluée.par l'Ordre du mérite agricole, mention spéciale de la relève féminine.Pendant que sa mère et elle se partagent la gestion du personnel et le contact client, son | frère jean-François s\u2019af- Elle attend patiemment f^re àc [a Production- J «Mon frère était cop-le moment propice.J tent que j\u2019arrive sur l'entreprise parce qu'on se complète.Moi, c\u2019est plus le marketing et le contact client.Les clients, c\u2019est super important », insiste Isabelle.Les Serres Caron se divisent en deux volets : la jardinerie et la vente en gros.L\u2019entreprise compte d'ailleurs dans son carnet de commandes des grandes chaînes telles que Canadian Tire et Rona, ainsi que des municipalités.« On livre beaucoup dans le Bas-du-Fleuve, la région de Québec et le Nouveau-Brunswick.Grâce à leur relation d'affaires avec l'Université Laval, leurs fleurs embellissent la fontaine de Tourny.Environ 700 variétés en paniers suspendus, jardinières, potées fleuries, cais- settes, arbustes, plants de légumes, etc., verdissent la jardinerie de L'Islet-sur-Mer.« On est parti de rien à 60 000 pieds carrés de production.On a une renommée : la qualité.Les clients peuvent vraiment nous faire confiance.Ils n'auront pas de surprise à la livraison », décrit fièrement Isabelle, qui trouve le temps de s'impliquer dans sa communauté.Elle a entrepris la conception d'une mosaïque florale sur le parterre de son ancienne école primaire et un projet de potager intergénérationnel avec les élèves de 3e année et les aînés de la résidence pour personnes âgées du voisinage.Isabelle a été récompensée à maintes reprises, notamment au concours Tournez-vous vers l'excellence de La Financière agricole du Québec de même qu'au Prix relève Fédération interdisciplinaire de l'horticulture ornementale du Québec - La Coop fédérée.La femme d\u2019affaires a encore beaucoup d'idées derrière la tête.« Quand ma boutique va être debout, ça va être encore mieux », confie-t-elle.Depuis son passage à l'ITA, l'horticultrice caresse le projet d'ouvrir une petite boutique.Elle attend patiemment le moment propice.«Chaque année, je réévalue, mais je ne veux pas le faire à moitié », insiste Isabelle.Quand on vous disait que c\u2019était une femme de tête ! lunt Mirchr/TCN Marie-Claude, son époux lean-Claude et leur fils lean-Pierre s mutuellement.L de la surveillance des truies, des soins lisses F.PORCINE AUDESSE tSéqUcu/fïieed 77 '\t- Productrice de porcs avant tout ]ulie Mercier SAINTE-MARGUERITE - Productrice de porcs, Marie-Claude Bisson se consacre corps et âme à l\u2019entreprise familiale.Portrait d\u2019une agricultrice qui prend son métier à cœur.« Je suis une femme simple, lance d\u2019entrée de jeu Marie-Claude.J\u2019ai été élevée sur une ferme où il y avait quelques vaches à lait, une dizaine de truies et quatre ou cinq poules.Je n\u2019étais pas une personne d\u2019intérieur.Je me sauvais à l\u2019extérieur pour travailler avec mon père! Je ne me faisais pas prier! » se remémore la dame.Dès son plus jeune âge, la jeune fille espérait faire sa vie avec un agriculteur.Son vœu est exaucé lorsqu\u2019elle croise Jean-Claude Audesse, qui deviendra son mari.Lors de leur rencontre, ce fils d\u2019agriculteur est en pleine construction d\u2019une première maternité d\u2019un peu plus de 100 truies.Infirmière de métier, Marie-Claude travaille à l\u2019extérieur les premières années de leur mariage, puis le rejoint sur l\u2019entreprise.D\u2019une année à l\u2019autre, Marie-Claude et Jean-Claude investissent dans leur entreprise.Une année, iis ajoutent un engraissement.L\u2019autre, ils construisent une moulange à la ferme, une des premières de la province.«C\u2019est la meilleure chose qu\u2019on a faite», spécifie l\u2019agricultrice.Aujourd'hui, l'entreprise F.Porcine Audesse possède 270 truies, une centaine d'acres en culture et met en marché environ 6000 porcs par année.Le couple a deux fils.Le cadet, Gilbert, vient de graduer de l'Université Laval en Génie civil.L'aîné, Jean-Pierre, se prépare à prendre la relève de la ferme.Depuis ia fin de ses études en Gestion et exploitation d'entreprise agricole (GEEAJ, le jeune homme épaule ses parents sur la ferme.Jean-Pierre se concentre davantage sur l\u2019alimentation et la reproduction, des tâches que lui a déléguées Elle aimait beaucoup s'occuper de la pesée des animaux.«J'avais l'oeil», assure-t-elle.graduellement sa mère.« Ce que j'aimais beaucoup faire avant que Jean-Pierre arrive dans l'entreprise c'était la pesée des animaux.J'avais l\u2019œil! assure la jeune cinquantenaire.Aujourd'hui comme bien des femmes, je m'occupe de la comptabilité.Et mon chum en fait encore beaucoup : achat de grains, meunerie, entretien, champs », précise Marie-Claude.Selon son mari Jean-Claude, Marie-Claude est «minutieuse et perfectionniste».« J'observe.Quand ce n'est pas fait comme ça devrait, ça me fatigue.Moi, c'est la production avant tout.Prendre le temps de le faire bien », maintient l'éleveuse.Femme de cœur Chaque matin, cette lève-tôt fait sa tournée.« Je regarde si tous les animaux sont bien.C'est comme une grosse garderie.C'est important pour moi de venir tous les jours voir mes animaux.» Le bien-être et la santé du troupeau lui tiennent particulièrement â cœur.« C'est le plus important.Les problèmes de maladies c'est pire que les problèmes de prix », estime Marie-Claude.Son cœur de mère s'inquiète d\u2019ailleurs pour sa relève.« Mon chum me rappelle qu'au début on a eu des problèmes et qu'on est passé au travers.Il y a de meilleurs jours à venir », croit celle qui sera bientôt grand-mère.\t, Quand l'occasion se présente, Marie-Claude aime parler de son quotidien avec des consœurs agricultrices.« J'aime discuter avec d'autres femmes de producteurs pour voir comment elles vivent.On a souvent de la misère à décrocher », admet la dame.Après une trentaine d\u2019années en production porcine, Marie-Claude est fière « d'être encore là aujourd'hui.On n\u2019est pas les meilleurs, mais on cherche à s'améliorer de jour en jour », conclut l'agricultrice. PAGE 10 - L\\ TERRE DE CHEZ NOUS.8 RIIU.ET 2010 ADMINISTRATRICE A HOLSTEIN CANADA ET AU CRAAQ Élyse Gendron, digne fille de son père contre le cancer.Ifs m mm üüii 1 Pierre-Yvon Bégin SAINT-POLYCARPE - Élyse Gendron a profité de l'exemple de son père.Aujourd'hui, l'agricultrice de 41 ans est administratrice au Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ) et à Holstein Canada.Copropriétaire de la ferme Val-Bisson de Saint-Polycarpe depuis 2001, elle s'intéresse vivement à la génétique afin d'améliorer si possible son troupeau d'élite.« )e n'ai pas vraiment le temps de m'impliquer de la sorte, mais ça compense pour les vacances qu'on ne prend pas », affirme Élyse Gendron pour expliquer son engagement.Elle reconnaît qu'elle tient un peu de son père, René, qui a cumulé quelques présidences, dont celle de la Coopérative agricole de Verchères, du Club Holstein, de la Société d'agriculture de Verchères et de l'Exposition agricole de Saint-Hyacinthe.Originaire de Saint-Antoine, Élyse Gendron a poursuivi des études en agronomie à l'Université Laval.Elle est arrivée à Saint-Poiycarpe au printemps 1993 afin d'y rejoindre son conjoint, jean Bissonnette, déjà établi sur la ferme familiale.Son beau-père, Gilles Bissonnette a remporté la médaille d'or du concours du Mérite agricole en I97S.Elyse Gendron a entre autres participé au défi des têtes rasées au profit de la lutte Sans enfant, Élyse assume la présidence du comité bovin laitier du CRAAQ depuis deux ans.C'est à ce titre qu'elle est devenue membre du conseil d'administration.« C'est très stimulant pour les rencontres, les discussions et le réseautage, dit-elle.Au début, j'étais un peu impressionnée.Ce sont tous des gens de l'industrie, des vétérinaires, des agroéconomistes, des directeurs du ministère de l\u2019Agriculture et de coopératives, tous des références dans leur domaine respectif.Ils sont bien sympathiques et comme on a tous le même intérêt, j'y ai vite trouvé ma place.Nous travaillons tous pour le développement de l'agriculture.» « Je trouvais ça intimidant au début, ajoute-t-elle.Je me demandais ce que je pouvais apporter comme contribution.Je m'aperçois que j'ai un côté très terre à terre et j'ai le don de ratnener au concret des discussions bien philosophiques parfois.Pour moi, c'est une expérience de haut niveau.» Depuis le printemps dernier, Élyse Gendron siège au conseil d'administration de Holstein Canada.Elle a été proposée à ce poste par Serge Blanchette de La Présentation, une connaissance de jeunesse.Sans prétention, elle indique que son troupeau laitier fait partie d'un noyau d'élite, avec des performances supérieures à la moyenne.En juillet prochain, elle participera à la première s A l'automne 2003, une nouvelle étable solaire a été construite pour les génisses et sujets de remplacement.Les génisses semblent apprécier ce confort.Pu rri-Yvon B(cin/TCN \u2022A Série 800 160 à 200 HP Vous i aviez raison ' M.Bossé.Un Fendt, c'est un Fendt 275, avenue Bossé (Qc) G5V 2P4 MONTMAGNY d d,\\ ?\u2022 fr*'* Vente Service ment la gestion du troupeau et la planification de la génétique.« Mon conjoint s\u2019en occupe également, mais il oublie parfois qu'il a des vaches, confie Élyse d'un ton moqueur.Même si nous partageons les mêmes objectifs, nous avons rarement la même opinion.On discute beaucoup et on aime bien argumenter.Moi, j'aime à développer des familles de vaches élite, maintenir un haut niveau tout en allant chercher des primeurs, des nouveautés, je vise à maintenir un bon niveau de conformation dans le choix des taureaux, parce que si on reste avec trois ou quatre génisses, je tiens à ce qu'elles correspondent à nos objectifs.» Élyse Gendron est contente de son choix d\u2019agricultrice.Son seul regret est de ne pas avoir eu d'enfants, ce qui en fait « une tante très gâteuse » pour les neveux et nièces.Depuis les travaux de construction d'une étable solaire et d'un système d'évacuation des fumiers en 2003, Élyse juge que l'entreprise a atteint un point d'équilibre parfait pour les deux propriétaires.« J'aime ma vie, confie-t-elle, mais je ne refuserais pas davantage de vacances.J\u2019adore la diversité du travail et j'ai la satisfaction de vL ïicultïtced TT bons résultats.Tant qu\u2019à traire des vaches, aussi bien le faire avec des vaches performantes.Je ne me vois pas partir à l'usine avec ma boîte à lunch le matin.Je n\u2019envie pas mes voisins qui doivent se rendre à Montréal.» « C'est formidable de travailler au développement de notre entreprise, enchaîne-t-elle.Une fois la rentabilité assurée, on se trouve de nouveaux défis.J\u2019aime bien être propriétaire de mon entreprise, être maître de mon horaire.Il y a des bouts plus durs comme traire les vaches à Noël, mais ce n\u2019est pas toujours une course folle ici.» Éleveuse Holstein avertie, Élyse Gendron entraîne présentement une fille de Maya, la vache vedette de la ferme, pour l'exposition régionale.réunion du conseil d'administration au siège social de Holstein Canada à Brantford en Ontario.« Mon implication dans différents organismes, estime-t-elle, me permet de relativiser certaines choses.Avec Holstein Québec, par exemple, on s'est donné des structures, des conseillers qu'on ne retrouve pas ailleurs au pays.Auparavant, je croyais que c\u2019était partout pareil au pays.Cela me fait réaliser que nous avons quelque chose de bon au Québec.Quand je discute avec mes voisins de l'Ontario à une dizaine de kilomètres d'ici, je m'aperçois que l'ASRA est une bonne chose.Nous partageons le même climat, le même type de sol, et des années nous recevons un chèque et pas eux.» Ferme Val-Bisson La ferme Val-Bisson compte 135 têtes de bétail, dont 65 vaches, 53 en lactation au début juin-avec un quota de 75 kg m.g./jour.La production moyenne de lait, atteint Il 500 kg et le troupeau détient le 27' rang au Canada pour l'IPV.La ferme couvre I56 hectares, cultivés en parties égales entre le maïs-grain, le soya et les fourrages.Depuis cinq ans, la ferme est en transition vers le semis direct.Elle compte sur les services d'un employé permanent, Daniel Cadieux, et confie à des forfaitaires une bonne partie des gros travaux (semis, épandage, pressage des grosses balles et battage).Les taureaux sont vendus pour l'insémination tandis que Mes embryons sont destinés au marché international.Élyse prend charge d'environ le tiers des traites.Elle se définit comme la remplaçante de service, « le dépanneur qu'on appelle à dix minutes d'avis quand il manque quelqu'un ».Elle touche un peu à tout, sauf les gros travaux aux champs.Comme bien des femmes agricultrices, elle assume la comptabilité, « le bout plate ».Elle supervise le soin des veaux et affectionne particulière- Faire ie bon choix d\u2019un tracteur est primordial pour une entreprise agricole.C\u2019est pour cette raison que de plus en plus d\u2019agriculteurs et agricultrices choisissent un FENDT.418 248-0955 www.bosse-frere.com 141329 » La terre de chez nous, e iuillet 2010 - Page 11 y \u2019¦ ' ; «I K&îlîâ»a»c iîÿksï »»
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