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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 2011-04-21, Collections de BAnQ.

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[" .LE MAGAZINE DES PRODUCTEURS AU SERVICE DES PRODUCTEURS www.fpccq.qc.ca SUPPLÉMENT DE LA TERRE DE CHEZ NOUS Régie Une rencontre avec des producteurs nous permet d'établir la recette du succès pour obtenir du blé pour la consommation humaine.Phytoprotection D\u2019une part, nous abordons la controverse concernant la surutilisation du glyphosate.De l\u2019autre, nous évaluons l\u2019impact de la fin du brevet sur le soya Roundup. SISU POWER MOTEURS DIESEL AGCO SISU POWER La puissance derrière Massey Ferguson 'Tvn\u2022 \u2022 /\u2022;, \u2022' \u2022 Pm\t.j/ g 8,4 litre: les modèles de UUSTI ICOMOMY 11 » Bien qu\u2019il n\u2019existe pas de mot pour exprimer en français l\u2019idée du mot finlandais «Sisu», en gros il signifie, déterminé, courageux, vaillant.C\u2019est assez près de ce qu'est le nouveau moteur 5 AGCO SISU POWER, de série sur tous la série MF 8600.Munis du système de gestion électronique du moteur 3 (EEME), les moteurs AGCO SISU POWER gardent un couple maximum entre 1185 et 1150 trs/min et livrent une puissance constante jusqu\u2019à 1570 trs/min pour s\u2019acquitter des plus durs travaux que vous pouvez trouver.Tout aussi important, de concert avec la très efficiente transmission Dyna-VT, ils assurent un pic de performance sur une grande plage d'applications.Gestion électronique du moteur (complète).Le système EEM travaille de concert avec le système d\u2019injection pour répondre nerveusement et avec précision à l\u2019accélérateur.Il communique aussi constamment avec la transmission.Il règle continuellement la quantité de carburant et les intervalles d\u2019injection selon la vitesse du moteur et sa charge.Il en résulte moins d\u2019émissions, plus de puissance, et une économie de carburant exceptionnelle.Ce n\u2019est pas tout Voici la technologie e3 pour de l\u2019air propre.De pair avec le système EEM, notre nouvelle version de la technologie e3 pour de l'air propre signifie que le moteur diesel AGCO SISU POWER fonctionne plus proprement, reste plus froid et dure plus longtemps.BE-Tr.wpnf.THrii.^a AMOS Agritibi R.H.Inc.AMQUI Machinerie J.N.Q.Thériault Inc.COATICOOK Service agricole de l'Estrie LOUISEVILLE Machineries Nordtrac Ltée MIRABEL Equipements Yvon Rivard inc.MONT-JOLI .Garage Paul-Emile Anctil Ltée MONT-LAURIER F.Constantineau Inc.NAPIERVILLE Hewitt Équipement Ltée NORMANDIN Services agricoles Normandin inc.PARISVILLE Groupe Symac, machinerie agricole POULARIES Machineries horticoles d'Abitibi inc.ROUGEMONT Hewitt Equipement Ltée ÇABREVOIS Equipements Guillet Inc.SAINT-ANDRE Garage André Parisien inc.ST-ANDRÉ-DE-KAMOURASKA Garage N.Thiboutot Inc.SAINT-AUGUSTIN-DE-DESMAURES (Québec) Hewitt Equipement Ltée SAINT-BARTHÉLÉMY Machineries Nordtrac Ltée SAINT-BRUNO / (Lac St-Jean) G.M.D.Inc.SAINT-CLET Equipement Séguin & Frères Inc.SAINT-CYPRIEN Alcide Ouellet & Fils Inc.SAINT-DENIS-SUR-RICHELIEU Groupe Symac, machinerie agricole SAINT-GEORGES DE BEAUCE Services Bivac Inc.SAINT-HYACINTHE Groupe Symac, machinerie agricole SAINT-ROCH-DE-LACHIGAN Machineries Nordtrac Ltée SAINT E-MARIE-DE-BE AUC E Services Bivac Inc.WARWICK Champoux machineries Inc.MASSEY FERGUSON* www.masseyferguson.com 146664 I I Supplement de La Terre de chei nous EDITEUR la Terre de chez nous Union des producteurs agricoles 555.boul.Roland-Therrien.bureau 100 Longueuil (Quebec) J4H 3Y9 Tel: 450 679-8483 Courriel : cultures@laterre.ca Site Web : www.laterre.ca DIRECTEUR Loïc Hamon REDACTEUR EN CHEF AUX MAGAZINES Michel Beaunoyer CORRECTRICES-REVISEURES Dorys Longpré Marielle Bouthyette JOURNALISTES Martine Giguère Thierry Larivière Martin Ménard COLLABORATEURS Yves Clavel Magali Hunot Geneviève Labrie Maxime Luciéné Salah Zoghlami MAQUETTE Groupe Charest DIRECTEUR DE L'INFOGRAPHIE Martin Potel RESPONSABLE DE PRODUCTION Carole Lalancette INFOGRAPHIE Jocelyne Carrier Pierre Loubert PUBLICITE Courriel: pub@laterre.ca DIRECTEUR DES VENTES André Savard.poste 7221 REPRESENTANTS AU QUEBEC Christian Guinard, poste 7271 Sylvain Joubert.poste 7272 Marie-Claude Primeau.poste 7538 VENTES NATIONALES Daniel Lamoureux Tel.: 1 877 237-9826 Courriel: ads@laterre.ca COORDONNATEUR MARKETING ET DISTRIBUTION Pierre Leroux, poste 7290 TIRAGE ET ABONNEMENTS Postes 7413.7274 IMPRESSION Imprimerie Solisco DEPOT LEGAL Bibliothèque et archives nationales du Quebec Bibliothèque et archives du Canada ISSN 1207-8131 PHOTO PAGE COUVERTURE Martin Menard PROCHAINE PARUTION 13 octobre 2011 RESERVATION D'ESPACE PUBLICITAIRE 22 septembre 2011 MATERIEL PUBLICITAIRE 29 septembre 2011 Ce magazine est publie cinq lois par année.Dans la présente publication, le générique masculin est employe sans discrimination el uniquement dans le but d'alléger le tente.AVRIL 20 obtenir l\u2019information.et les commentaires sur le marché des grains Service de messagerie vocale (gratuit) 1 800 361-1345 \u2022 1 800 361-9736 \u2022 1 800 361-2095 514 521-1717 - Ligne de Montréal GRANDES CULTURES AVRIL 2011 4 ÉDITORIAL N'oublions pas les familles agricoles 5 ACTUALITÉS -\tLe bilan de phosphore -\tPaiements de l'ASRA -\tConseil d'administration 2011 -\tAssemblée annuelle 2011 -PPA ü CEROM Quelle biodiversité dans le canola! PHYTO PROTECTION Herbicide au banc des accusés 1 5 RÉGIE Pourquoi certains producteurs réussissent-ils dans le blé?21 MISE EN MARCHÉ Bonnes pratiques commerciales 23 PHYTOPROTECTION La fin du brevet sur le soya Roundup est à nos portes 25 PHYTOPROTECTION Pioneer accuse Monsanto de pratiques anticoncurrentielles 26 PRÉVISIONS Intentions d'ensemencement aux États-Unis?28 CLIMATOLOGIE 2040 : du maïs en Gaspésie?Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec (FPCCQ) 555, boul.Roland-Therrien, bureau 505 Longueuil (Québec) J4H 4G4 Telephone : 450 679-0530 \u2022 Télécopie : 450 679-6372 Courriel: fpccq@fpccq.qc.ca, Internet : http://www.fpccq.qc.ca 50319990 ÉDITORIAL N\u2019oublions pas les familles agricoles PRESIDENT, FPCCQ CHRISTIAN OVERBEEK ors de rassemblée generale annuelle des 23 et 24 mars derniers, nous avons pu L.constater que les producteurs de grains étaient extrêmement anxieux à l'egard des protections qui leur seront offertes à partit de 2011 au programme ASRA.Cette préoccupation s'ajoute au fait que les mesures d'adaptation et autres tonnes de soutien visant l'amelioration de leur productivité et de leur rentabilité ne semblent pas au rendez-vous alors que le temps est compte.La Federation et les producteurs de grains multiplient les efforts pour mettre en place les éléments propices à renforcer leur rentabilité et leur compétitivité.De beaux projets sont en cours, notamment la Strategie collective en recherche, le Réseau d'innovation, le debut de consolidation 4 I GRANDES CULTURES AVRIL 2011 du CÉROM des grains, les projets de recherche en génétique avec nos producteurs partenaires des autres provinces de l'est du Canada et le nouveau groupe de concertation de représentants gouvernementaux et de l'industrie qui a cette volonté de bâtir un plan de match solide pour le secteur et ses diverses régions.Toutefois, aujourd'hui.je dois avouer qu'il m'est beaucoup plus difficile de trouver où puiser cet optimisme afin de le transmettre à mes confrères.Je sens de moins eu moins de la part du gouvernement une volonté solide de mettre en place une vraie stratégie constructive pour le secteur des grains.Les directives ministerielles du gouvernement québécois de novembre 2009 et les récentes décisions administratives de La Financière agricole du Québec ont fragilise les relations entre ce dernier et le monde agricole.Évidemment, dans un environnement de changements de cette envergure.un dialogue de compréhension, mais surtout d'ouverture, devient une plateforme minimale afin de s'assurer d'échanges constructifs.Pourtant, nous observons le contraire.La priorité donnée à minimiser l'intervention du programme ASRA au detriment de la rigueur se verdie jour après jour depuis quelques mois, ce qui va à l'encontre de l'engagement du gouvernement québécois de bien soutenir les spécificités nordiques de l'agriculture québécoise.Rien n'est fait pour rassurer la communauté agricole.L'information circule peu.À preuve, la Federation n'avait reçu aucune version definitive des coûts de production lors de leur approbation par le C.A.de la FADQ.De toute façon, la Federation n'a jamais pu disposer du minimum d'information necessaire à une evaluation pleine et entière de l'etablissement de ces coûts.Aujourd'hui, il y a donc plus de questions que de réponses.Par exemple, comment puis-je m'explique! qu'en 2011 le prix garanti du maïs, et la question se pose pour les autres cultures, puisse s'établir entre 180 et 190 S/t alors qu'il était de 190 S en 2005?Pourtant, pour la même période, les coûts variables par tonne aux Etats-Unis.incluant la croissance des rendements, mais aussi le taux de change, grimpaient de 20 %, selon les données du USDA.De l'autre côte, nous constatons que tout reste a faire en ce qui a trait à la mise en œuvre d'une vraie stratégie visant à renforcer la rentabilité et la compétitivité.Les programmes d'adaptation actuels sont très insuffisants, et le doute persiste quant à la place qu'occupent justement la rentabilité et la productivité aux yeux du gouvernement et du MAPAQ.La plupart des dernières interventions faisant suite au rapport Pronovost les touchent très peu.De plus, le Plan d'action pour la recherche et l'innovation en agroaiimen-taire dote d'une enveloppe de 23,3 millions de dollars nous semblait carrément inaccessible pour ces fins.Il est clair que les producteurs de grains n'ont pas les moyens d'investir seuls dans le développement d'une génétique qui répond aux nouveaux besoins très souvent spécifiques au Quebec.Malheureusement, la chose est devenue trop politique.Le gouvernement semble oublier que derrière ce regroupement que se donnent les producteurs pour négocier leur avenir, ce sont des milliers de familles agricoles qui.chacune individuellement.s'inquiètent et cherchent à comprendre où est leur place devant tous ces enjeux qui les dépassent.Quelle que soit la taille de la ferme, nous sommes des milliers de très petites entreprises, comparativement aux autres secteurs d'activité, qui demeureront toujours très vulnérables face à l'instabilité et à l'incertitude.Au-delà des priorités budgétaires, des modes et des theories des uns et des autres, il est evident pour moi que l'agriculture reste avant tout une affaire d'entreprises à dimension humaine qui nécessite une approche tout aussi humaine.Comme l'expliquait récemment un grand journal canadien du monde des affaires, le drame de l'agriculture et de l'alimentation évoqué le fait que ces deux grandes activités humaines ont ete trop longtemps sous-rémunérées.Ce n'est surtout pas le moment d\u2019accentuer le phénomène. ACTUALITÉS Le bilan de phosphore: de plus en plus indispensable Le Règlement sur les exploitations agricoles CREA) cadre l'ensemble des activités agricoles.Le bilan de phosphore (p) - cite à plusieurs reprises dans le REA constituait jusqu\u2019ici une section du plan agroenvironnemental de fertilisation (PAEF) qui demandait aux producteurs relativement moins de temps que la fertilisation.Désormais, cette section pourrait exiger plus de temps que le PAEF, car elle ne doit plus être prise à la légère.Historiquement, et selon la REA.le bilan de p devait traduire une capacité de disposition de 50 % en 2005, de 75 % en 2008 et de 100 % en 2010.Désormais, un bilan qui « balance » doit être remis au MDDEP avant le 15 mai de chaque année, faute de quoi le producteur court le risque d'une amende qui peut être salee.Parallèlement, l'accès aux differents programmes de la FADQ est conditionnel à la présentation d'un bilan de p équilibré.Théoriquement, la majorité des producteurs ne devrait pas avoir de difficulté à répondre à ces exigences.Car en 2010.les producteurs ont dû atteindre 100 % de capacité de disposition.À part les aspects reglementaires et les pénalités qui accompagnent la non-conformité aux exigences du REA.les aspects pratiques qui servent de toile de fond pour l'application du règlement doivent être réexamines.La teneur des sols en p est le premier élément incontournable d'un bilan.A défaut de la disponibilité de cette information (analyse du sol qui date de moins de cinq ans), c'est celle du champ voisin ou la teneur d'au moins 501 kg de p qui sera prise d'office comme valeur pour le calcul du bilan et l'appréciation de la capacité de disposition.Quelques situations pratiques peuvent être plus au moins contraignantes: \u2022\tLes producteurs qui sont à la limite de leur capacité de disposition et qui ont des sols à des teneurs en p variables et dont les analyses datent de plus de cinq ans risquent d'être penalises par l'utilisation de la valeur de 501 kg.Le bilan pour l'ensemble de l'exploitation pourrait être conforme avec des champs de teneur de 700 kg et d'autres de 200 kg.Par contre, si l'on ramène les champs de 200 kg de p à 501 kg.le bilan pourrait être non conforme.\u2022\tDe nombreux producteurs louent des terres pour bénéficier d'une plus grande capacité de disposition.Bien que le PAEF donne une idee des differents modes d'apport de p et des quantités appliquées, l'analyse de sol sera de plus en plus incontournable lors de ces transactions de location.Les exigences relatives au bilan de p risquent d'impliquer de nouvelles façons de faire pour la location des terres.\u2022\tLe bilan de p serait un point central du lien entre l'agronome et son client.Le recours aux services d'un agronome devrait viser l'accompagnement des producteurs pour améliorer les pratiques agronomiques, la productivité des exploitations, l'adoption de nouvelles techno- logies.etc.Avec la precision et la rigueur exigées pour calculer le bilan de p ce qui est légitime par ailleurs -.l'élaboration du bilan de p risque de réduire le temps consacre à l'accompagnement agronomique.Les producteurs auraient donc à couper dans certains services pour respecter leur budget du service-conseil.\u2022 Pour les exploitations à production animale, la teneur en p des engrais de ferme constitue l\u2019autre element déterminant dans le bilan de phosphore, si ce n'est pas le premier.Le protocole d'échantillonnage et d'analyse doit se faire sui la base d'une recommandation d'un agronome.Or.le recoins à des services agronomiques devient de plus en plus coûteux, surtout pour les producteurs qui veulent se prévaloir d'une large gamme de seivices et souhaitent beaucoup d'accompagnement.ASRA : paiement en avril 2011 Selon le calendrier de la FADQ.le prochain paiement au programme ASRA aura lieu eu avril 2011.(Voir tableau ci-dessous).ASRA: application du nouveau modèle de coût de production À compter de l'année d'assurance 2011.un nouveau modèle de coût de production sera utilisé pour déterminer les revenus stabilisés.Le \t\t\t\t\t\t\t\t \tProgramme d'assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) Resume des compensations puur l'année d'assurance 2010 Prévisions au 4 avril 201 t\t\t\t\t\t\t\t 2010\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t2.5 t/ha\t3.5 t/ha\t3.4 t/ha\t7,9 t/ha\t3.2 t/ha\t2.7 t/ha\t2.1 t/ha\t1 \t\t\t\t\t\t\t\t Revenu stabilisé (après retrait des fermes avec les marges les moins élevées - 25 %)\tS/tm\t271.15\t237.35\t314.74\t192.56\t242.52\t338.32\t415.51 Récupérations Agri-lnvestissement et Agri-Québec\tS/tm\t11.74\t13.13\t16.71\t13.64\t11.70\t59.04\t27.64 Revenu stabilise après récupérations Prix du marché\tS/tm S/tm\t259.41 175.00\t224.23 210.00\t298.02 260.00\t178.92 235.00\t230.82 180.00\t279.28 445.00\t387.88 480.00 Compensation brute\tS/ha\t211.03\t49.79\t129.28\t¦\t162.62\t-\t Cotisation nette\tS/ha\t102.74\t87.40\t86.91\t44.84\t116.07\t0.92\t61.94 \t\t\t\t\t\t\t\t I (compensation nette\t| S/ha\t108,29\t(37,61)\t42,37\t(44,84)\t46,55\t(0,92)\t(61,94)\t|| \t\t\t\t\t\t\t\t I Déjà reçu\tS/ha\t58.29\t(54,54)\t15,02\t(44,84)\t38,27\t(0,92)\t(61,94) i\\ 1re avance (40%) - 20 décembre 2010\tS/ha\t58.29\t19.33\t15.02\t(44.84)\t38.27\t(0.92)\t'\t(61.94) I Ajustement - 21 février 2011\t\t\t(73.87)\t\t\t-\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t Solde à recevoir\t$/ha\t50,00\t16,93\t27,35\t-\t8,28\t-\t¦ 2e avance (70%) - 21 AVRIL 2011\tS/ha\t17,51\t-\t-\t\t\t\t Paiement final - FEVRIER 2012*\tS/ha\t32\t17\t27\t\t8\t\t \u2019Prévisions de la FPCCQ\t\t\t\t\t\t\t\t GRANDES CULTURES AVRIL 2011 5 ACTUALITÉS CECPA a déposé son rapport final.Par la suite, la\tdu programme ASRA.il est à\tprévoir que les\tPour le modèle enquête en 2005.l'impact global\t FADQ doit transformer les coûts de production en\trevenus stabilises seront moins éleves que ceux\t\tde la mesure du 25 % avait été de près de 40 M$.\t revenus stabilisés et appliquer la mesure du\tprésentés aux tableaux 3 et 4.En ce qui concerne\t\tLa FPCCQ s'attend à ce quelle ait plus d'impact\t 25 %.Au moment d'écrire ces lignes, la FPCCQ\tles rendements (Tableau 2), il est plus difficile\t\tpour le nouveau modèle, peut-être plus de 50 M$.\t n'avait reçu aucune documentation de la part de\td'en prévoir les effets (baisse, stabilité ou hausse).\t\tIl est également important de considérer que les\t la FADQ, une situation quelle considère par ailleurs\t\t\t\t inconcevable.La FPCCQ avait par contre été\tTABLEAU 2\t\t\t informée que le C.A.de la FADQ avait adopté les\t\t\t\t nouveaux revenus stabilisés, en gardant la possi-\t\t\t\t bilité de certaines discussions entre la FPCCQ et\t\tModèle 2005\tModèle 2009\tModèle 2009 la FADQ.C'est donc dire que le C.A.de la FADQ a\t\t\tavant 25%\taprès 25 %* adopté ces chiffres sans même les présenter prea-\tAvoine\t2.6\t2.20\t2.20 lablement à la FPCCQ.Il est donc bien évident que\tBlé fourrager\t3.4\t3.07\t3.15 la FPCCQ n\u2019approuve aucunement le nouveau\tBlé consommation humaine\t3.2\t3.10\t3.20 modèle de coût de production du programme ASRA.\tMaïs grain\t7.9\t8.67\t8.80 En attendant que la FADQ publie les données du\tOrge\t3.1\t2.99\t3.00 nouveau modèle, la FPCCQ vous présente les don-\tSoya\t2.7\t2.51\t2.60 nées du CECPA, soit avant les coupures liées à la\tCanola\t2.0\t1.57\t1.60 mesure du 25 %.Cette dernière ayant été mise en\t^Prévisions de la FPCCQ.puisque les données ne sont pas disponibles.\t\t\t place dans le but de diminuer les compensations\ti\t\t\t 9i 'Z Modèle 2009 après 25 %* 1075 1560 Modèle 2005 Indexé 2009 Modèle 2009 avant 25 % Avoine Ble fourrager Blé consommation humaine 1207 1107 Mais grain 1752 1656 Canola 1023 'Previsions de la FPCCQ.puisque les données ne sont pas disponibles 6 GRANDES CULTURES AVRIL 2011 ACTUALITÉS chiffres présentés sont ceux de 2009.Pour les appliquer, la FADQ devra les indexer pour l'année 2011.Des baisses additionnelles sont à prévoir, puisque les prix des engrais sont moins eleves qu'en 2009.Selon les cultures, les baisses peuvent être de l\u2019ordre de 50 à 150 $/ha.En soustrayant les récupérations des programmes Agri-investissement et Agri-Quebec, très peu de compensations sont à prévoir pour l'année d'assurance 2011.ASRA: nouvelle méthodologie de rémunération de l\u2019exploitant Le C.A.de la FADQ a également adopte une nouvelle méthodologie de rémunération de l\u2019exploitant et de la famille.Ainsi, peuvent maintenant être reconnues « exploitantes » les personnes vivant sous le même toit, ce qui n était pas le cas auparavant.Cela fait en sorte que moins de salaires sont comptabilises, puisqu' a n lieu d'ètre reconnues salariées, celles-ci sont rémunérées à titre d'exploitantes.Pour le secteur des cultures commerciales, la FPCCQ estime que l'impact global de cette mesure se chiffre à 10 M$ de baisses potentielles des compensations.Conseil d\u2019administration 2011 Les delegués de l'AGA 2011 ont ratifie le choix de l'équipe d'administrateurs qui guidera la Fédération pour la prochaine année.Les membres du conseil d'administration sont, pour le SPCC Est-du-Québec, Firmin Paquet et André Roussel; pour le SPCC Côte-du-Sud, Louis-J.Desjardins et Dany Pelletier; pour le SPCC Région de Québec, Danny Welsh et Ghislain Belanger; pour le SPCC Mauticie, Heinz Grogg et Claude Carignaii: pour le SPCC Centre-du-Quebec, Sylvain Joyal et Robert Reebs; pour le SPCC Lanaudière, Outaouais-Laurentides, Gilles Brisson et Michel Forget; pour le SPCC Saint-Hyacinthe, Estrie.Sylvain Pion et Ghislain Beauchemin; pour le SPCC Saint-Jean, Valleyfield.Yves Philie et Ange-Marie Delforge; pour le SPCC Abitibi-Temiscamingue, Bernard Gauthier et Pascal Rheault; et pour le Syndicat des producteurs de semences, Martin Provencher et Éric Laflamme.Christian Overbeek a ete réélu pour un mandat de deux ans à titre de président du conseil d'administration.Il sera accompagné au comité exécutif par William Van Tassel (1\" vice-president), Sylvain Joyal (2r vice-président), Sylvain Pion (1\" membre) et Yves Philie (2\u2019 membre).i* 4 \u2019'.td *- s mèMJS Maïs grain\t222\t191\t180 Orge\t287\t261\t245 Soya\t358\t369\t335 Canola\t511\t576\t530 \u2018Prévisions de la FPCCQ, puisque les données ne sont pas disponibles.Modèle 2005\tModèle 2009 Indexé 2009\tavant 25 % Avoine\t298\t321 Blé fourrager\t287\t285 Blé consommation humaine 377 Modèle 2009 après 25 %* 300 260 335 GRANDES CULTURES AVRIL 2011 7 \u2019 Beat riz Salas TV?Assemblée annuelle 2011 La Fédération des producteurs de cultures commerciales du Quebec tenait les 23 et 24 mars derniers sa 33'1 assemblée generale annuelle et la 29 assemblée de son plan conjoint.Cette reunion en a ete une d'orientation, mais aussi de constats préoccupants.En eflet.les délégués de rassemblée générale annuelle ont pu saisir toute l'ampleur de la chute des protections au programme ASRA provoquée par une nouvelle enquête de coût, une diminution de la rémunération globale de l'exploitant et de sa famille ainsi qu'une mesure de resserrement qui retire de l'enquête du coût moyen 25 % des termes ayant les coûts les plus élevés.Les producteurs ont été surpris et très préoccupés par les chiffres préliminaires.Ils ne s'attendaient aucunement à un tel effondrement des protections offertes au programme ASRA pour l'année 2011.L'inquiétude s\u2019expliquait aussi par l'incertitude associée aux coupes occasionnées par la mesure du 25 %.Un scenario base sur l'élimination pure et simple d'une partie des regions les moins productives provoquerait une chute encore plus spectaculaire.La Fédération amorcera sous peu une série de rencontres avec la FADQ visant à mettre la dernière main à l\u2019établissement de ces coûts et protections.Les délégués se sont aussi inquiétés du fait que de vraies mesures d\u2019adaptation pour améliorer la productivité et la rentabilité ne soient pas encore au rendez-vous.Conséquemment, rassemblée generale de la Federation a exige que le gouvernement bonifie ses programmes d'adaptation pour qu'ils ciblent les entreprises à l'avenir incertain et pas seulement celles qui sont présentement en difficulté.L'assemblée generale annuelle a aussi ete le moment d'établir de nouvelles orientations dans le contexte d'une application de plus en plus restrictive des normes en matière de contenu en vomitoxines pour le ble.La Federation revendique auprès de FACIA une approche reglementaire basee sur la 8 GRANDES CULTURES AVRIL 20U science et l'équité avec les autres pays de l'OCDE.Il faut rappeler que l'industrie est devenue très hésitante et exigeante face à cette incertitude, et les producteurs s'attendent à ce que moins de blé réussisse a prendre le chemin de la transformation en farine.Le regroupement du ble a permis d'éliminer les livraisons massives de blé déclassé en debut de saison, mais les producteurs ont indiqué qu'ils préféraient simplifier le processus et avoir plus de liberté pour desservir le marché fourrager.Ils souhaitaient pouvoir eux-mêmes mettre en marche ce ble declasse dans le cadre du Règlement sur la mise en vente en commun.La Fédération enclenchera dès la prochaine reunion du conseil d'administration le processus visant à instaurer les modifications du Règlement afin que le producteur ait la pleine responsabilité de la mise en marché du ble déclassé.Evidemment, cela devra être accompagne de mesures assurant que ce ble se destine réellement à alimenter les élevages.De plus, la Regie voudra certainement connaître les raisons de ce changement et fera connaître ses exigences quant à sa mise en place.Elle devra aussi se saisir d'un projet de référendum sur l'avenir du Règlement concernant la mise en vente en commun du blé.Pour ce qui est des dossiers liés à la mise en marché, les délégués ont donné un mandat très precis à la Fédération quant à la bonification de la protection et de la sécurité financière lors de la vente de grains, mais aussi pour les grains entreposés et en consignation.Finalement, au chapitre des outils de mise en marche associés aux bonnes pratiques commerciales.les délégués ont eu droit à une presentation fort éclairante sur ce que seront les diffusions d'information à propos du marche local.De fait, ils ont pu constater l'utilisation que fera la Federation des données que les producteurs fourniront dans le cadre du Règlement sur la transmission des renseignements.dont l'entrée en vigueur est prevue le 26 juillet prochain.La page d'accueil du site Internet de la Federation mm.lpccq.qc.caaWiche l'exemple présenté.Programme de paiement anticipé (PPA) 2011-2012 La Federation offre le programme de paiement anticipé au nom (l'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC).Rappelons que ce programme d'avances en espèces a été élargi au secteur animal faisant en sorte que les grains produits et consommes à la ferme ne sont plus admissibles à ces avances: seuls les grains commercialises le sont.Ce programme permet aux entreprises agricoles admissibles d'obtenir une avance maximale de 400 000 $.dont les premiers 100 000 S.sans intérêts.Le montant est calcule selon des paramètres fixés par AAC.L'entente avec AAC pour offrir à nouveau le PPA en 2011-2012 a récemment été conclue.Les formulaires de participation sont disponibles depuis le 1\" avril.Les producteurs de grandes cultures ont intérêt à s'inscrire dès le moment des semis au printemps pour bénéficier de ce programme d'avances en espèces, plutôt qu a l'automne au moment de la récolté.Cependant, il est alors obligatoire d'être protège par l'assurance-récolte.Notez que la date limite pour vous assurer est le 30 avril 2011.Vous devrez egalement produire un rapport officiel après-récolte à l'automne et fournir une preuve d'assurance sur vos produits de ferme en stock.Programme de paiement anticipé 2010-2011 Nous vous rappelons l'obligation que vous avez de vendre votre récolte à un acheteur figurant sur notre « Liste des acheteurs autorises » pour ne pas perdre votre privilège d'un prêt sans intérêts, tout en vous assurant d\u2019aviser votre acheteur de transmettre tout paiement directement à la Federation.Dès que vous vendez votre grain à un acheteur ne figurant pas sur cette liste, notre mode d'application des directives de ce programme fait en sorte que nous devons vous facturer des intérêts.et ce.rétroactivement à la date oû l'avance vous a été émise.Il est possible egalement de vendre à un producteur-consommateur en règle avec nous.Étant donné que notre liste pourrait être incomplète au moment de son impression ou en cas de doute sur le statut de votre acheteur, veuillez communiquer avec nous au 450 679-0540.poste 8588 ou 8230.Rappelons enfin que la date limite de remboursement est le 30 septembre 2011 et que vous devez la respecter strictement.Dans le PPA 2007-2008 à 2009-2010.plusieurs dizaines de producteurs ont termine leurs remboursements après le 30 septembre.Même s'il ne s'agit que de quelques jours de retard ou de montants minimes, la base électronique de données d'AAC genère automatiquement un code « défaut de paiement ».Le producteur fautif est automatiquement « bloque » dans la base pour une période de douze mois, ce qui implique qu'il n'a plus accès au PPA pour cette duree.Veuillez donc vous assurer de ne pas tomber dans ce piège pour éviter tout desagrément hors de notre contrôle. RECHERCHE mm TVKML \u2022il¥5»V i.\u2019.'ïj' «, \u2019***'+&¦ GRANDES CULTURE^, Jj»-* Quelle biodiversité dans le canola! GENEVIÈVE LABRIE.CHERCHEURE EN ENTOMOLOGIE, CÉROM De plus en plus de producteurs souhaitent cultiver du canola, qui s\u2019intégre bien dans les rotations, apporte une bonne performance économique et peut maintenant être transformé directement au Québec, à Bécancour.Toutefois, la crainte des pertes de rendement causées par les insectes ou les maladies, ainsi que la technique particulière de récolte, en fait hésiter plusieurs.C\u2019est pourquoi une étude a été entreprise au début de l\u2019été 2009 par le CÉROM, en collaboration avec l\u2019Université Laval, Agriculture et Agroalimentaire Canada à Normandin, le ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation du Québec, plusieurs clubs agroenvironnementaux ainsi que de nombreux producteurs, afin de mieux connaître les insectes nuisibles et bénéfiques qui visitent les ijL champs de canola .à travers la province.'Bmt ¦ - ____________________ \u2022\t'\t¦ i:\\s- *\u2022\tv\u2019 RECHERCHE CÉROM COMMENT L'ÉTUDE A-T-ELLE ÉTÉ EFFECTUÉE?Afin d'évaluer la diversité et l'abondance des insectes dans le canola, un dépistage a été effectué respectivement dans 41 et 30 champs de canola en 2009 et 2010 à travers huit régions différentes du Québec.Plusieurs types de pièges et d\u2019observations ont été utilisés tout au long de la saison.Des pièges collants ou à phéromones (hormone sexuelle spécifique qui attire le mâle) et l'utilisation d'un filet-fauchoir (filet à papillons) durant la floraison ont permis de récolter plus de 100 000 insectes à travers la province.Ils ont été envoyés au CÉROM, gardés au congélateur jusqu'à leur dénombrement et identifiés durant l'année.LES PRINCIPAUX RÉSULTATS Une des surprises du projet a été la très grande diversité d'insectes retrouvée dans le canola à travers la province.Plus de 400 espèces differentes ont été observées, environ dix fois plus que dans le mais ou le soya.De plus, cette étude a permis d'observer plusieurs insectes exotiques envahissants pour la première fois dans la province ou dans certaines régions.Le principal insecte nuisible retrouvé dans le canola est le charançon de la silique.Ce coléoptère au long nez est une espèce européenne répertoriée au Quebec depuis maintenant onze ans.L etude a révélé qu'il était peu abondant dans la plupart des champs dépistés.Les larves ont la capacité de manger trois à cinq grains par silique et peuvent causer des pertes de rendement de 10 à 35 % lorsqu'elles sont abondantes.En Chaudière-Appalaches et dans la Capitale-Nationale, quelques champs présentaient des populations elevees de charançons durant la floraison.Cependant, les dommages Projets de recherche en cours (DPAI) Un nouveau projet de recherche pour le développement du canola dans l\u2019est du Canada (Initiative pour le développement des oléagineux dans l'Est canadien) débutera en 2011.Ce projet est issu d'une collaboration entre différents centres de recherche d'Agriculture et Agroalimentaire Canada en Ontario, au Québec et dans les Maritimes, plusieurs universités en Ontario et au Québec, le CÉROM, ainsi que la compagnie TRT-ETGO, afin de développer la production de canola dans l'est du Canada.Différents aspects de la production seront évalués dans les provinces : des essais de lignées résistantes aux insectes et aux maladies, des tests de fertilisation, diverses pratiques culturales, d'évaluation des rendements et du contenu et de la qualité en huile, ainsi que différents essais pour développer la lutte intégrée contre les maladies et les insectes.Au CÉROM, un des projets portera sur l'évaluation de la distribution de la guêpe parasitoïde du charançon de la silique dans l'est du Canada, ainsi que des conditions nécessaires pour élever ces guêpes en laboratoire afin de pouvoir éventuellement effectuer des lâchers dans les champs de canola.GUIDE DES INSECTES DANS LE CANOLA Comme mentionné dans le dernier numéro de Grandes Cultures, un guide sur la Gestion intégrée des insectes nuisibles dans la culture du canola au Québec sera disponible sous peu en version PDF sur le site d'Agriréseau, sur le site de la PPCQ ainsi que sur celui du CÉROM.Ce guide de 38 pages sera aussi distribué gratuitement à tous les membres de la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec qui produisent du canola.Pour des copies papier, contactez votre syndicat régional.Le charançon de la silique \u2022us pensez croissance Same Nous aussi! Ensemble, pour cultiver le succès.rolesonic.coop I 1 800 207-6642 149526 10 GRANDES CULTURES AVRIL 2011 RECHERCHE CÉROM Guêpe parasitoïde Syrplw adulte causés aux siliques n'ont jamais dépassé le seuil de perte economique (25 % de siliques trouees par le charançon).Toutefois, cet indésirable a été observe pour la première fois au Saguenay\u2014Lac-Saint-Jean et en Abitibi-Temiscamingue en 2009.Ces regions possédant des superficies importantes de canola, il faudra surveiller plus étroitement cet insecte au cours des prochaines années.Deux nouveaux insectes nuisibles ont aussi été observés dans la plupart des régions dépistées, soit la cécidomyie du chou-fleur et le méligèthe des crucifères.Bien que ces insectes soient des ravageurs importants en Europe, ils sont peu présents dans nos champs de canola et ne causent pas de problèmes pour l'instant.La plus belle découverte de cette enquête est sans contredit l'observation en 2009 et 2010 d'une guêpe parasitoïde du charançon de la silique, Trichomalus perfectus.Cette petite guêpe, qui mesure entre 1 et 2 mm.est l'ennemi numéro un du charançon de la silique en Europe et elle peut parasiter entre 50 et 90 % des larves dans un champ.Les guêpes parasitoïdes sont des insectes particuliers.Dans ce cas précis, la femelle pond un œuf sur la larve du charançon à l'intérieur de la silique.Lorsque l'œuf éclot, la larve de guêpe se nourrit de la larve de charançon jusqu\u2019à ne laisser que la tête et la peau.Une nouvelle guêpe émerge alors de la silique et cherche d'autres larves de charançon en développement pour amorcer un nouveau cycle de parasitisme.Chez nous, cette guêpe européenne a été observée jusqu'à présent au Centre-du-Québec.en Mauricie et dans la Capitale-Nationale.L'origine de son arrivée dans la province est inconnue, mais il est clair quelle est maintenant établie et quelle se disperse dans la province.D'autres insectes bénéfiques sont aussi très présents dans les champs de canola.Par exemple.12 espèces différentes de coccinelles ont été observées.Par comparaison, on ne retrouve habituellement que quatre espèces de coccinelles dans les champs de maïs et de soya.Les syrphes.des mouches pollinisatrices au stade adulte qui se nourrissent de pucerons au stade larvaire.sont très abondants et diversifiés.Les abeilles, bourdons et guêpes se présentent aussi en grand nombre durant la floraison, garantissant un meilleur rendement du canola.Cette enquête entomologique a permis de démontrer que le canola est visité par une très grande diversité d'insectes.Les principaux ravageurs du canola y sont certes présents, mais en général sous les seuils de nuisibilité.ne nécessitant pas de traitements insecticides.L'apparition dans le paysage québécois d'un ennemi naturel très important pour lutter contre le charançon de la silique fait penser qu'un équilibre naturel pourrait s'installer dans les champs de canola au cours des prochaines années.L'abondance et la diversité des insectes bénéfiques dans un champ de canola sont un atout à la ferme, ceux-ci pouvant se diriger dans les champs environnants de maïs, soya, céréales ou autres pour se nourrir des pucerons et insectes nuisibles.Semer du canola peut donc être avantageux, autant pour l'ajout d'une culture dans les rotations, pour sa performance économique, pour la biodiversité quelle apporte à la ferme, que pour ajouter de la couleur au paysage agricole.Vous pensez ¦ a m a m * fiabilité Smw Nous aussi! Ensemble, pour cultiver le succès.Erolesanic.coop I 1 800 207-6642 / ?.___________________________.149527 GRANDES CULTURES AVRIL 2011 11 CEROM © Beatriz Salas I PHYTOPROTECTION Herbicide au banc des accusés MARTINE GIGUERE Aux États-Unis, une controverse a éclaté autour de l\u2019herbicide le plus utilisé au monde : le glyphosate.Au Québec, thins des champs sans travail réduit, aucun lien n 'a pu cire établi entre gSjg l'application de glyphosate I et l'incidence de la fusariose Jpo dans le blc et l\u2019orge.Selon le phytopathologiste Don Huber, professeur retraité de l'Université Purdue en Indiana, l'application de glyphosate et l'utilisation de technologies Roundup Ready contribueraient à une baisse de rendements et favoriseraient le développement de maladies fongiques dans le sol.Ses propos sont en partie endosses par l'agronome québécois Jacques Madison : « Don Hnber a fait un rapprochement entre la surutilisation du glyphosate et la recente apparition de certaines maladies, notamment le syndrome de la mort subite du soya, un phénomène observe partout où le glyphosate est surutilisé depuis plusieurs années.Au Québec, l'utilisation intensive du glyphosate s'avère encore trop récente pour pouvoir effectuer de telles observations.» Les declarations de Don Huber ont rapidement fait le tour de la planète dans Internet: c'est pourquoi des chercheurs des universités Purdue et d'Iovva ont publie des documents afin de préciser certaines allégations.BAISSE DE LA DISPONIBILITÉ DES OLIGOÉLÉMENTS L'application de glyphosate et l'utilisation des technologies Roundup Ready interagissent-elles avec l'absorption d'oligoéléments essentiels, tels que le magnesium (Mg) ou le manganèse (Mil), pendant la croissance du soya?Don Huber explique que le glyphosate constitue un puissant element chélateur immobilisant des oligoelements dans le sol et dans la plante, entre autres, le Mil.Ces microelements sont impliques dans plusieurs activités enzymatiques essentielles à la croissance ainsi qu'aux mécanismes de défense et de regulation des plantes.En 2001.une etude de l'Université Purdue a compare la croissance d'une variété de soya RR et d'une variété conventionnelle dans un sol à faible teneur en Mil.Résultat : la croissance de la variété conventionnelle était supérieure à celle de type RR.L'essai a ete repris en Californie, au Kansas et au Brésil.Dans les essais où l'on compte plus d'une variété de soya RR.les résultats indiquent que pensez gestion Same Nous aussi! Ensemble, pour cultiver le succès.Rrolesonic.coop | 149528 12 GRANDES CULTURES AVRIL 2011 K r-\u2019f- 149529 Vous pensez croissance \u2022 \u2022 \u2022 \\xs Nous aussi! Lors de ta période des semis ou pendant les récoltes, vous devez pouvoir compter sur votre distributeur de produits pétroliers.Issue du milieu coopératif et œuvrant auprès de milliers d'agriculteurs depuis plus de 50 ans, Sonic vous assure en tout temps un service et une sécurité d\u2019approvisionnement inégalés.Same Ensemble, pour cultiver le succès.www.petrolesonic.coop | 1 800 207-6642 I GRANDES CULTURES AVRIL 2011 13 PHYTOPROTECTION i l'ensemble des RR n\u2019est pas affecte par un sol carencé en Mil et qu'aucun lien de cause à effet n'a pu être établi.Don Huber affirme que l'herbicide s\u2019accumule dans les méristèmes (points de croissance des plantes) et il se lie aux cations, possiblement avec le Mn, dans les tissus végétaux.Afin de corriger la carence en Mn.le chercheur recommande une application foliaire de Mn une à deux semaines après la pulvérisation du glyphosate.Du côté de Monsanto, Patrice Levesque, directeur des ventes - partenaires commerciaux maïs et soya chez Monsanto Canada inc., conseille plutôt aux producteurs de fertiliser normalement et de corriger les carences, si nécessaire, que la culture soit de type RR ou non : « On compte des millions d'hectares ensemencés avec cette technologie en Amérique du Nord et on ne rapporte pas de problème de production.On observe plutôt des différences variétales liées au bagage génétique de la plante et non reliées au trait technologique.Scientifiquement, les modèles de chelation n'ont pas démontré qu'une liaison dans la plante était possible.» Don Huber affirme également qu'en migrant dans le sol.le glyphosate se lie aux éléments nutritifs dans la rhizosphère (zone des racines), nuisant ainsi à la croissance des cultures.Il soutient également que le glyphosate ne se dégrade pas facilement dans le sol.À l\u2019inverse, une fois lié aux elements nutritifs, il persisterait pendant plusieurs années dans le sol.« Le glyphosate est dégradé par la microflore du sol.précise Gilles Leroux, mal-herbologiste à l'Université Laval.Lorsqu'une molécule intacte de glyphosate entre en contact avec des colloïdes du sol ou des particules de matières organiques, il se lie fortement.Ainsi, il y a probablement une part de vérité dans le fait que dans certains types de sol.par exemple un sol à faible teneur en magnésium, le glyphosate pourrait rendre en partie cet élément non disponible.» « C'est bien connu, le glyphosate se lie aux particules du sol.Cependant, celui-ci contient une quantité phénoménale de cations: la proportion qui pourrait être bloquée est infime », indique Patrice Levesque.À l'Université d'Iowa.on mentionne que les principales inquietudes soulevées par le glyphosate concernent ses impacts au niveau de la rhizosphère.Plusieurs études font état de l'effet du glyphosate sur la flore microbienne et de la complexité des réactions se déroulant dans la rhizosphère.Ainsi, l'application de glyphosate entraînerait des consequences sur le développement de pathogènes et l'absorption d'éléments nutritifs dans les cultures RR.Mais actuellement, maigre les nombreuses études et années d'expérience d'application de glyphosate au champ sur les RR, rien n'indique que ces impacts soient largement répandus.AUGMENTATION DES ORGANISMES NUISIBLES DANS LE SOL L'application de glyphosate favoriserait le développement de pathogènes - champignons nuisibles du sol -, selon M.Huber.Il soutient également avoir identifié un tout nouveau pathogène, un champignon microscopique, résultat de la surutilisation de l'herbicide.À Purdue, les anciens collègues de Don Huber émettent des réserves, car pour l'instant, aucun autre scientifique n\u2019a pu identifier ce pathogène récemment découvert.Par ailleurs, ces scientifiques mentionnent que l'application de tout type d'herbicide peut rendre une plante plus sensible aux attaques de pathogènes.Ils ont entre autres observé que certains types de champignons dans le sol infectent et tuent plus efficacement les mauvaises herbes affaiblies par le glyphosate.D'autres groupes d'herbicides, comme les inhibiteurs ALS.favorisent également le développement de champignons pathogènes s'attaquant au soya.En ce qui concerne le développement de maladies du sol.Gilles Leroux explique que « dans un champ à forte présence de végétation, comme dans les cultures de semis direct, les mauvaises herbes détruites par le glyphosate relâchent des sucres dans le sol rendant accessible une abondante quantité de nourriture à la microflore du sol.L'augmentation des champignons pathogènes constitue le résultat indirect de l'utilisation du glyphosate ».Aucun résultat de recherche n'a pu démontrer que les variétés de soya RR et de blé manifes- tent une plus grande sensibilité aux pathogènes du sol que les variétés conventionnelles, et ce.que le glyphosate soit applique ou non.soutiennent les scientifiques de Purdue.Par ailleurs, ils soulignent la nécessité d'effectuer davantage de recherche sur les interactions entre les plantes, le glyphosate et les pathogènes du sol.En Saskatchewan, deux enquêtes sur l'utilisation de glyphosate 18 mois précédant une culture de ble ou d'orge sous travail réduit ont rapporté une augmentation du pourcentage de fusariose.Au Quebec, la phytopathologiste du CËROM.Sylvie Rioux, a dirigé une étude de deux ans concernant l'Effet du glyphosate et du travail du sol sur l'incidence de la fusariose de l'epi chez le ble et l'orge.« Notre hypothèse voulait que l'application de glyphosate sur les résidus de culture stimule le développement de fusariose.Mais aucun lien n'a été établi.Les conditions climatiques et le choix du cultivar semblent générer plus d'impact sur le développement de la fusariose », relate Mme Rioux.« Le problème avec le glyphosate réside dans sa surutilisation.Au sein des grandes cultures, les producteurs pulvérisent d'une à trois fois par saison, et ce.année après année.Éventuellement, on verra apparaître de la résistance, comme c\u2019est le cas aux États-Unis et en Ontario.Au Québec, ce n'est qu'une question de temps ».affirme le malherbologiste Gilles Leroux.« Le glyphosate s'avère l'une des molécules les plus utilisées mondialement et la majorité des producteurs en fait une bonne gestion.Monsanto a développé un outil en ligne au www.weedtool.com.également traduit en français, où les producteurs peuvent évaluer le risque de développement de résistance en fonction de leur pratique à la ferme », conclut Patrice Levesque.Qualité de l\u2019eau Lors de la préparation de bouillie avec le glyphosate, l'utilisation d'une eau riche en cations (calcium, magnésium, manganèse), ou eau dure, réduit l'efficacité de l\u2019herbicide parce que ceux-ci se lient à l'herbicide et nuisent à son absorption par la plante.Pour en savoir plus : http://www.btny.purdue.edu/weedscience/2011/Glyphosateslmpactll.pdf http://www.extension.iastate.edu/CropNews/2011/0225hartzler.htm http://www.weeds.iastate.edu/mgmt/2010/glyMndisease.pdf http://www.monsanto.com/newsviews/Documents/CPU_roundup_ready_crops_ glyphosate_and_micronutrients.pdf http://www.biofortified.Org/wp-content/uploads//2011/02/257.pdf What's New in Ag Chemical and Crop Nutrient Interactions?(Fluid Journal, Spring 2010) http://www.fluidjournal.org/subscribe_archives.php 14 GRANDES CULTURES AVRIL 2011 RÉGIE j Pourquoi certains producteurs réussissent-ils dans le blé?\tI MARTIN MENARD Depuis 2008, la qualité du ble fourni par les producteurs de la Montérégie décline.Si bien qu\u2019en 2010.de toutes les récoltes livrées par les producteurs mon-térégiens à la Fédération, seulement 5 % ont réussi à se classer pour la consommation humaine.Différents facteurs expliquent cette situation, mais plutôt que de s'attarder aux points négatifs, examinons les trucs de certains producteurs qui réussissent à récolter du blé répondant aux normes de qualité en Montérégie.Gilles Audette '¦VvMWV, GRANDES CULTURES f AVRIL 201 RÉGIE è ' t V Jrr mmag Jean-Marc Dtilmc 4 (, i ' j \u2014 sh.'¥fe % André l\u2019ion JEAN-MARC IHIlillC, SAINT-ISIDORE « La ciel du succès pour moi, c'est d\u2019avoir une terre drainée et de semer tôt.Très tôt.Dès le moment où le sol peut supporter le tracteur, je suis dans le champ.Je me rappelle même avoir semé un 5 avril alors que certaines zones du champ, à l\u2019orée du bois, étaient encore recouvertes de neige.Si tu attends, la floraison risque de coïncider avec les chaleurs de l'été, et c\u2019est souvent à ce temps de l'année que les maladies se développent.» Pour semer precocement.M.Dubuc n\u2019effectue pas de travail de sol.Il sème directement dans un retour de soya.« Travadler le sol alors qu'il est encore Irais créé des mottes.Pour gagner du temps, j'utilise un semoir à semis direct avec tasse-résidus et je sème à une profondeur de quatre centimètres.Le ble tolère bien une implantation dans un sol humide et froid, il faut en profiter.» Annee après année, la récolté de M.Dubuc est vendue pour l'alimentation humaine, une réussite qui va parfois au-delà des techniques culturales.« Si leur ble est declasse.|e conseille fortement aux producteurs de le faire évaluer par une tierce personne.C'est un petit déboursé qui peut rapporter beaucoup.» supplémentaire de 18% a été enregistre pour les récoltes traitées aux fongicides, comparativement à celles qui ne l\u2019étaient pas.Le taux de vomitoxines y était de 0.8 ppm contre 1,8 ppm dans la zone non traitée.De son côté, le taux de fusa-riose était pratiquement demeuré le même à 0.81.« Appliqués au bon moment, les fongicides abaissent le taux de mycotoxines.mais ne l'amènent pas à zéro.L'application de ce produit ne garantit donc pas la qualité.Toutefois, si nous calculons tout l'investissement que représente un champ en culture.74 $ l'hectare pour les fongicides, ça vaut le coût », estime M.Pion.Sur la foi de ce producteur, la vigilance est à l'honneur lorsqu'il est question du moment d'application.« La beauté et la laideur des fongicides : il n'y a qu\u2019une seule journée dans l'été pour les employer.Bien que les avertissements phytosanitaires soient assez précis, mieux vaut évaluer soi-même et quotidiennement la progression du blé.Le moment venu, ce n'est plus le temps d'aller acheter le produit ou de vérifier l\u2019état de l\u2019arroseuse, tout doit déjà être prêt pour l'intervention », insiste-t-il.Pour qu'une application soit réussie, les semis doivent avoir une grande uniformité.« Si certaines plantes ont du retard, elles n'atteindront pas les stades de développement en même temps que les autres, compromettant l'efficacité du fongicide et celle des ANDRÉ PION, BEDFORD « Le ble de consommation humaine, c'est pratiquement une culture maraîchère, affirme Andre Pion.Pour se classer, il faut effectuer beaucoup de suivi et utiliser tous les moyens necessaires.Par exemple, nous appliquons des fongicides depuis quelques années et l'effet est positif.Avec ce produit, les plants sont en meilleure santé, la paille est de meilleure qualité et les rendements, plus eleves.» Ce producteur appuie ses dires par des parcelles témoins où les fongicides ne sont pas appliques.En 2009.les rendements des zones ayant reçu des fongicides se sont avérés 27 % supérieurs à la zone non traitée.Le taux de vomitoxines y était de 2.77 ppm comparativement à 5 ppm.De même, les cultures ayant reçu le fongicide affichaient un taux de grains fusariés de 4.9 contre 9.1 pour la partie sans fongicide.Les chiffres sont moins impressionnants pour 2010.Neanmoins, un rendement 16 GRANDES CULTURES AVRIL 2011 © Sylvain Pion Clic: l.cs Firmes Rolland & Sylvain Pion inc., an fongicide à double action est utilise pour garder le feuillage en santé et prévenir l'action du l'usariiim.Ces deux photos ont été prises en JOUI le même jour.A gauche, la parcelh sans fongicide avec un taux de vomi toxines de 1,8 ppm, et à droite, relit traitée, avec un taux de O.Sl ppm Selon André Pion, la qualité de la était aussi très différente, beaucoup plus poussiéreuse dans la partie non traitée.1 i m synAgri CULTIVONS LE FUTUR.AUJOURD'HUI en utilisant un Glyphosate CREDIT0 45 pour toutes vos tâches, du brûlage à la post-récolte.t\\ Nufarm NOUVELLE FORMULATION plus concentrée 4^- Homologué sur les cultures Roundup Ready, maïs, soya et canola Disponible en 10 L, 450 L et 1000 L Garantie de résistance à la pluie 30 minutes après l\u2019application Crédit'*1 est une marque de commerce déposée de Nufarm Itec k: www.synagri.ca Consultez votre conseiller Synagrl dès maintenant.GRANDES CULTURES AVRIL 2011 17 5 RÉGIE récoltes.Prendre la peine de descendre du tracteur pour vérifier la profondeur des semis n'est pas une perte de temps, mais un investissement.» En dépit des efforts qu'un producteur consent à déployer pour ses cultures, et malgré sa rigueur, c'est la météo qui a le dernier mot.Dans ce cas, il existe un moyen ultime pour classer la récolte.« En 2009.notre taux de fusariose était trop élevé, à 4,9 %, Nous avons décidé de maximiser les gains en achetant un cribleur rotatif.J'evalue que nous l'avons paye dès la première année.Le processus est lent, huit tonnes à l'heure, mais notre récolte a été vendue pour l'alimentation humaine.De plus, en enlevant les matières étrangères, nous avons eu droit à la prime de 6 $ la tonne! » maximiser la croissance des plants.> aujourd'hui?\u2022\tEn faisant une transaction aujourd'hui, quelle période de livraison est la plus propice?\u2022\tQuelle est la tendance de la base de prix localement, depuis les derniers jours?En plus de ces questions, une fois que la vente est complétée, il esl important de savoii quelle documentation fera elal de l'entente passée avec l'acheteur.Si l'acheteur, en tant que professionnel, inscrit la transaction dans ses livres (après tout, il aura une livraison à payer dans un tntiir plus ou moins rapproche), pourquoi le producteur ne pourrait-il pas faire de même?C'est en partie pour ces raisons que les producteurs de cultures coin- Bayer CropScience synAgri CULTIVONS LE FUTUR-AUJOURD'HUI en utilisant le ViosMC G3 L\u2019herbicide Vios\u201c G3 , en mélange avec le glyphosate, ^ est une nouvelle solution pour les hybrides de maïs Roundup\"\u201d Ready et LibertyLink1 qui s\u2019applique en un passage et dure toute la saison.BayerCiopScience.ca ou t 888-283-6847.ÎOuHX/s tfe et se conformer aux drectr.es des etiquettes UwV*.LterlyU*\" et Vos*4 sol des marqwîS Or .mmerce de Ba,cr Tous les autres produts sont (tes marques c>' commerce de te/s companies respectées Bj*» CrcçSoence est un memtze de Crcpüte Canada 03/11 -14626F Vios .' \u2022 ' » > -â \u2022\t' j ; ?V.\\ -V 'Y-m,.¦ \", www.synagri.ca Consultez votre conseiller Synagri dès maintenant.GRANDES CULTURES AVRIL 2011 21 MISE EN MARCHÉ merciales ont décidé de se doter d'outils pour mieux faire leurs transactions de grains, le principal étant celui permettant d'obtenir une information plus complété, en particulier en ce qui a trait aux composantes du marche local.Ces outils de mise en marché, associés a un ensemble de bonnes pratiques commerciales qui seront négociées avec les représentants des acheteurs, vont permettre aux producteurs de réaliser leurs transactions de manière plus éclairée et dans des conditions plus claires et plus sécuritaires.Le projet fournira aux producteurs une information fiable et pertinente livrée principalement via Internet, mais d'autres moyens de transmission seront aussi envisagés (télécopieur, téléphone.).Les informations permettront d'obtenir des réferences locales de prix (ce que la bourse ne fait pas), les tendances de la base (ou la prune), mais surtout les quantités transigées aussi bien pour les périodes immédiates que pour les périodes de livraison éloignées : par exemple, connaître en avril 2011 ce qui est vendu pour le mois d'octobre 2011.Une telle information permettra au producteur de savoir s'il est un des rares à proposer du grain pour cette période (peu de quantités enregistrées) ou s'il veut vendre comme beaucoup de ses collègues (quantités importantes déjà enregistrées).Le prix pourra bien sûr varier en conséquence.Concrètement, ces améliorations proposées pour la mise en marche des grains reposent sur la participation active des producteurs à la transmission des renseignements sur les transactions passées avec les acheteurs.En effet, chaque producteur possède le « compte rendu » de la transaction, s'il fait affaire avec un acheteur qui, selon les bonnes pratiques commerciales, lui remet un contrat ou une entente sur le prix établi.En mettant tous ces « comptes rendus » ensemble, les producteurs transforment leurs informations individuelles en une compilation d'informations qui permet d'améliorer la mise en marché de tout un chacun.Cette demarche est l'essence même du Règlement sur la transmission des renseignements approuve par la Regie des marchés agricoles et alimentaires du Québec en janvier 2011 (décision 9565) et qui entrera en vigueur le 26 juillet 2011.Ce règlement, qui a été présente aux producteurs de cultures commerciales lors de rencontres régionales et d'une assemblée générale extraordinaire en novembre 2010, prévoit que les producteurs transmettront à la Fédération toutes les informations relatives à l'établissement d'un prix dans le délai le plus court possible.Une description des principaux éléments qui constituent ce règlement se trouve sur le site Internet de la Federation (mm.lnc.cn.ne.ca) dans la rubrique « Mise en marché » sous l\u2019onglet « Outils de mise en marché ».Entre autres, en visualisant la présentation faite aux delegués lors de l'AGA 2011 en mars dernier, il est possible d'accéder à une maquette qui oriente le lecteur sur un exemple de diffusion d'information lorsque le système recevra les informations des producteurs sur une base régulière.Cette maquette peut aussi être consultée au httD://mnv.Ipccn.ac.ca/Manuettes/AGA2011/home.htm.Tout nouveau projet nécessite une preparation et suscite des interrogations.À ce titre, le personnel de la Fédération invite les producteurs qui le désirent à commencer à envoyer dès maintenant (par télécopieur au 450 679-6372 ou par courriel à contrat@fpccn.ac.ca) les documents qui établissent le prix avec un acheteur.Cela permettra de formater les grilles de saisie de l'information de façon appropriée.Egalement, d'ici le 26 juillet 2011.la Fédération continuera à informer les producteurs des nouveautés à venir.Le succès de la démarche entreprise par les producteurs dépend.des producteurs.Enfin, il est à noter que le nouveau service de connexion personnalisée au « Dossier producteur en ligne » (à l'adresse mviv.producteur, focca.nc.ca) jouera un rôle important dans ce projet.Les producteurs sont invites à s'y inscrire sans tarder.ou ms 01 MlSI IN MARCH! J .i \u2022 /H/m VOLONTAIRES 0EMAN0E S.xlérxnon^r»^nixKn iruri^lr< ulruiri^ci j'jjb-\t\u2019l)^^\t-T.^ ^ If,;- ¦ 22 GRANDES CULTURES AVRIL 2011 PHYTOPROTECTION La fin du brevet sur le soya Roundup est à nos portes MARTINE GIGUÈRE L'automne 2011 sonne l'expiration du brevet sur le soya Roundup Ready.Mais qu'est-ce que cela signifie exactement?Les producteurs seront-ils gagnants au change?Pour la saison 2011, la signature de l'Entente de gestion responsable des technologies sera toujours exigée pour les producteurs qui cultiveront du soya Roundup Ready d'origine (ROI).À l'automne, il sera interdit de conserver cette récolte.Ce n'est qu'à partir du printemps 2012 qu'il sera possible d'acheter de la semence de soya ROI certifiée, et ce, sans obligations contractuelles ni droits technologiques à payer.Ensuite, il sera permis d'engranger celle-ci à la ferme, et les grains conservés pourront être ensemencés au printemps 2013.« Le Canada constitue le premier pays où le brevet vient à échéance », précise Patrice Levesque, directeur des ventes, partenaires commerciaux maïs et soya chez Monsanto Canada inc.Ailleurs comme aux États-Unis, le brevet expirera en 2014.Le président du Syndicat des producteurs de semences Pedigrees du Québec, Paul Adam, mentionne qu'il est difficile d'évaluer l'impact qu'aura l'expiration du brevet.Selon lui, 80 % des semences de soya et des céréales ensemencées sont certifiées.« Je ne crois pas qu'il y ait de réelles économies d'échelle à utiliser de la semence produite à la ferme », signale Paul Adam.Il rappelle que l'utilisation de semences certifiées constitue un gage de qualité.On s'assure entre autres d'un taux de germination élevé et d'une excellente vigueur.D'un point de vue réglementaire, pour assurer la récolte à La Financière, tout producteur doit utiliser de la semence certifiée.Cependant, pour être admissible à l'assurance stabilisation du revenu, l'usage de semence de ferme est autorisé.Mais en cas de baisse de rendement, la compensation versee pourrait se voir réduite.Les semenciers détenant une licence de soya ROI vont pouvoir continuer à en vendre.« C'est à chacun d'entre eux de decider s\u2019il poursuivra ou non avec le soya ROI », indique Patrice Levesque.Chez Monsanto, la transition vers la technologie Genuity Roundup Ready 2 Rendement (GENRR2Y) est bien avancée.Les quantités de soya ROI disponibles dans l\u2019est du Québec en 2012 devraient être minimes.C'est l'avis d'Alain Létourneau, vice-président chez Prograin : « Actuellement, les semenciers injectent beaucoup d'argent afin d'être en mesure, dès le printemps 2012, de fournir des quantités suffisantes de variétés de soya GENRR2Y.Pour y arriver, on multiplie présentement la semence de ces dernières en Amérique du Sud.» Ou côté de Syngenta Semences, il ne restera, lors de l'expiration du brevet du soya ROI, qu'une seule variété de soya hâtif ROI (2500 UTM et moins).« Deux variétés de type ROI feront appel à la technologie SCIPS, qui confère une tolérance aux pucerons.L'utilisation de cette technologie lie les producteurs par contrat: ils ne pourront pas conserver de semences à la ferme », indique Éric Boulerice, gérant de territoire chez Syngenta Semences.« Toute la semence pour 2012 sera de type GENRR2Y », souligne Suzie Le Sauteur, de chez Pro Seeds.Le remplacement par la technologie GENRR2Y sera rentable pour les producteurs, soutient Mme Le Sauteur : « Les résultats de nos essais aux champs confirment l'augmentation de 7 à 10 % de rendement avancée, par Monsanto.» Les semenciers mentionnent egalement que l\u2019amélioration génétique sera dorénavant réalisée à partir de variétés GENRR2Y.Si la plupart des semenciers misent sur le soya GENRR2Y.la compagnie Pioneer fera classe à part.« Nous développons actuellement notre propre technologie, l'Optimum GATT, qui combinera la résistance au glyphosate et aux herbicides du groupe 2 (sulphonylurées) », signale Dave Harwood, gérant des services techniques chez Pioneer, au Canada.Cette entreprise prévoit introduire l'Optimum GATT d'ici trois ou quatre ans.« La technologie est approuvée au Canada et aux États-Unis.Cependant, le lancement s'effectuera lorsque les autorisations auront été reçues dans les principaux pays exportateurs.D'ici là, nous proposerons aux producteurs agricoles des variétés de soya ROI dont les rendements seront comparables aux soyas GENRR2Y », soutient Dave Harwood.Au niveau du prix de la semence de soya ROI, les producteurs ne doivent pas nécessairement s'attendre a une baisse marquée.« L'expiration du brevet changera la dynamique des activités com- merciales des semences, mais au bout du compte, c'est la loi du marché qui s'appliquera.Chose certaine, il ne faut pas s\u2019attendre a voir un grand écart de prix se maintenir entre les deux autres types de semences », affirme M.Harwood.A Danville, Stéphane Roy, producteur porcin et de grandes cultures, mentionne que déjà deux compagnies de semences ou il s\u2019approvisionne ont retiré du marché leurs meilleures variétés de soya ROI.Elles ont été remplacées par des produits de type GENRR2Y.et ce, des ce prin- GRANDES CULTURES AVRIL 2011 23 RiMiriz Salas PHYTOPROTECTION temps.» À l'automne 2010.j'ai obtenu le meilleur rendement de soya avec une variété de ROI.Mais celle-ci n'est plus sur le marche ».indique-t-il.Le producteur cultive 85 ha de soya et toute la lève est consommée à la ferme.Stéphane Roy ne croit pas qu'il sera nécessairement avantageux de conserver une partie de sa recolle de soya ROI comme semence.« Ce serait profitable pour le coût de la semence, mais qu'en serait-il du rendement?».questionne le producteur, qui n'y voit aucun avantage reel pour l'instant./.rr plupart des semetteiers n offriront plus de soya KOI dès ce printemps.GRANDES CULTURES AVRIL 2011 PHYTOPROTECTION Pioneer accuse Monsanto de pratiques anticoncurrentielles THIERRY LARIVIÈRE Le semencier Pioneer se trouve dans une bataille juridique avec Monsanto depuis deux ans.Le créateur de la technologie Roundup Ready (RR) a d'abord attaque DuPont et Pioneer, en 2009.pour non-respect de ce brevet.Pioneer a rapidement riposte en lançant une poursuite relative à l'abus de brevet et pour violation de la loi antitrust, destinée à contrer les pratiques anticoncurrentielles.Peu après, le Département de la Justice des Etats-Unis a ouvert une enquête sur les pratiques commerciales de Monsanto.Sur le fond.Pioneer reproche deux principales choses à Monsanto.Premièrement, la licence qui encadre l\u2019utilisation du trait génétique RR empêche de combiner celui-ci à differents profils genetiques développes par d'autres entreprises.Pioneer voudrait.par exemple, offrir un nouveau soya Plenish permettant de produire une huile de meilleure qualité.Il ne peut cependant pas presenter une version RR avant la fin du brevet.« Le RR2 constitue une nouvelle plateforme monopolistique .a déclaré James P Denvir, avocat de Pioneer, dans une conference organisée par l'entreprise, à Des Moines, le 24 février dernier.Ce professionnel estime que de développer de nouvelles variétés RR1 s'avère pratiquement irréalisable pour un semencier.notamment parce qu'il n'est pas possible d'avoir accès aux données ayant permis l'homologation de la technologie au départ.Or, comme cette information ne sera pas accessible avant 2014 aux Etats-Unis ou à la fin de 2011 au Canada, un nouvel OGM de type RR1 ne pourra pas être mis en marche avant 2016.au plus tôt.car il faut compter de cinq à dix ans pour faire autoriser une nouvelle variété modifiée génétiquement et la mettre en marché.« On ne peut pas combler cet écart », precise M.Denvir.qui ajoute que Monsanto s'arrange entre-temps pour remplacer complètement la technologie RR1 par la RR2.Pioneer espère notamment une modification des restrictions dans la licence de Monsanto et un accès aux données pertinentes, de façon à permettre à la concurrence d'accéder immédiate- ment à la technologie qui sera bientôt générique.L'avocat de Pioneer estime qu'un brevet ne doit pas dépasser son champ d'application et ne pas limiter les inventions des autres.Il compare sa cause à celle qui a oppose des créateurs de logiciels à Microsoft.Le contrôle du code source du système d'exploitation des ordinateurs de Microsoft procure, selon certains, un avantage déloyal pour la creation de logiciels compatibles.« On croit qu'on avance un argument d'intérêt public », estime James P.Denvir, qui n'est pas en mesure de prédire si la bataille juridique avec Monsanto se soldera par une entente hors cour ou devant les tribunaux.Monsanto a gagné une première décision en janvier 2010 lorsqu'elle reprochait à Pioneer de violer sa licence d'utilisation de la RR en voulant y combiner son trait génétique Optimum GAT qui permet de résister à d'autres herbicides.Pioneer estime que la question des pratiques anticoncurrentielles reste cependant entièrement ouverte.Monsanto a affirmé que l'utilisation de la technologie RR permet de masquer certains problèmes d\u2019efficacité d'Optimum GAT.Monsanto defend donc son brevet avec succès jusqu'à maintenant.James Denvir, avocat île Pioneer, lions une présentation il Des Moines, en lowtt, le 24 février 2011.NIITRI-IIERT 2003 INC.A ENGRAIS LIQUIDE EN l/RAC POUR GRANDES Jfflk CULTRES, FLEURS, PLANTES, JAROINS, ^¦F® GAZONS, HAIES DE CÈDRE, ETC.Démarreur liquide Élément mineur Engrais biologique (approuvé ECOCERT) Pièces et équipements agricoles Réservoirs ¦\u2022mm® Y'» \u2022: «- .E .-.m _v- \"0r www.nutrivertlOQ3.ca rue Principale, Dunham (< I.: 4SO 263-4126 / 888 310- GRANDES CULTURES AVRIL 2011 25 © Thierry Larivière PRÉVISIONS Intentions d\u2019ensemencement / aux Etats-Unis MAGALI IIUNOT ET MAXIME LUCIÉNE Le Département d\u2019agriculture américain (USDA) a publié le 31 mars 2011 son rapport annuel sur les perspectives d'ensemencement aux États-Unis.Il ressort de ce rapport que les producteurs américains ont l'intention d'ensemencer 92,2 millions d'acres en maïs, 76,6 millions en soya et 58 millions en ble.Les superficies consacrées au mais et au ble sont légèrement supérieures aux attentes du marché, l'espace réservé au soya étant plus faible que prévu.Par rapport à l'année dernière, les superficies de maïs et de blé se révèlent à la hausse alors que celles du soya diminuent légèrement.La majoration des prix et les faibles stocks de report rendent imperative l'augmentation des superficies pour la plupart des grains.La situation du maïs et du soya demeure serree.celle du ble reste relativement confortable.MAÏS La hausse des superficies ensemencées en maïs traduit nettement la réponse des producteurs américains aux signaux provenant du marché.Le contexte courant de la demande suggère un plus grand besoin de maïs à travers le monde.En effet, malgré les récentes hausses des prix, on constate que la consommation de maïs se poursuit à un rythme elevé.L'accélération de la production d'éthanol et la forte demande à l'exportation continuent de vider les silos aux Etats-Unis.La baisse des stocks témoigné bien de l'engouement pour le mais.Au 1\" mars dernier, ils ont ete estimés à 6,5 milliards de boisseaux, soit 1.2 milliard de moins qu'à la même période, l\u2019année dernière.Au moment d'entamer la nouvelle récolte, ils risquent de représenter à peine trois semaines d'utilisation.En se basant sur les superficies estimées, on prévoit que les rendements moyens de maïs devraient atteindre 159,7 boisseaux à l'acre pour espérer des stocks de report l\u2019annee prochaine, au même niveau que cette annee.Un tel rendement s'avère tout à lait possible et s'aligne en règle avec la tendance de la croissance des rendements sur les 15 dernières années.En 2009.les producteurs américains ont atteint un rendement moyen record de 164,7 boisseaux par acre.SOYA Le soya s'est révélé cette année le grand perdant de la bataille pour les superficies aux Etats-Unis.Il semble que les marges de profit prévues donnent l'avantage au maïs.Cependant, la Chine constitue l'un des principaux joueurs pouvant inverser la tendance.L'évolution du marché du soya se trouve fortement influencée par le comportement de la Chine.Aussi longtemps que ce pays importera de grandes \t100 000 \t80 000 'x (V\t U O\t00 000 C3\t10 000 \t20 000 / Evolution des superficies ensemencées / aux Etats-Unis Estimations ** provisions *** moyenne dos prévisions \u20221?v#V\t¦#\t# F jJ' ^ FF FÉF ' ¦** V/// ¦ Maïs I So va Blé Source : USDA 26 GRANDES CULTURES AVRIL 2011 PRÉVISIONS quantités de soya, les producteurs américains seront incités à en produire davantage.Cependant, on a constaté récemment une décélération du rythme de croissance des achats de soya par les Chinois.Ces derniers se tournent aussi de plus en plus vers le soya brésilien, qui coûte relativement moins cher.Les Brésiliens bénéficieront probablement d'une récolté record cette année, et les Chinois vont essayer de profiter au maximum de ce marche.BLÉ Les superficies ensemencées de blé sont prevues à 58 millions d'acres, en hausse de 8 % par rapport à l'année dernière.Le ratio stock/utilisation de ble peut être qualifié de confortable.Toutefois, cela pourrait changer, car le blé américain est en demande dans un contexte d'années difficiles où plusieurs aléas climatiques - dans l'Ouest canadien, la Russie et l'Australie - ont diminué la disponibilité de grains de qualité.QUE RETENIR?Malgré les intentions d'ensemencement, rien n'est joué.Dame Nature décidera en grande partie du sort des rendements et de la production finale.Il demeure donc impératif de se tenir constamment informe de l'évolution des marchés.L'USOA publiera le 30 juin prochain le rapport sur les ensemencements réalisés.À ce moment, nous verrons plus clairement ce à quoi ressemblera la prochaine récolte chez nos voisins du Sud.iMSS wm -\u2022¦i.,4 ¦X-:; Irj& r Le journal N° 1 en AGRICULTURE La Terre de chez nous Québec\tTarifs d'abonnement 2011-2012 TPS\tTVQ\t\t\tTOTAL i-f 1 an\t54,81 $\t2,74$\t4,89$\t62,44 $ i_l 2 ans\t88,31$\t4,42$\t7,88$\t100,61 $ LJ 3 ans\t107,59$\t5,38 $\t9,60$\t122,57 $ ABONNEZ-VOUS et recevez GRATUITEMENT nos publications BOVINS m La lcrrc 6§ Quebec modifie enfin fp progromme de plontoîxjn 4 fois puisait 5 fois par uoit 100-555, boul.Roland-Therrien, Longueuil J4H 3Y9 Tél.: 450 679-8483 poste 7274 ou 7413 1 800 528-3773 Retirer mon nom de la liste d'envois publicitaires ü Prix en vigueur jusqu'au 31 juillet 2012 Veuillez compléter en lettres moulées et nous retourner ce coupon U Cartes de crédit (Visa/Master Card) ?Chèque N°.: Exp.:___/__/___ NOM: ________________________________________ FERME: ______________________________________________ ADRESSE: ____________________________________________ VILLE: CODE POSTAL : _______________________________________ TÉLÉPHONE : (____.)__________________________________ COURRIEL:___________ PERMIS N\" 112835 TPS : 121 851 323 TVQ : 1006 112 605 GRANDES CULTURES AVRIL 2011 27 © Martin Ménard CLIMATOLOGIE j 2040: du maïs en Gaspésie?I.c réchauffement climatique entrainerait une hausse des catastrophes naturelles, l\u2019our les producteurs, cela signifierait des pertes de récoltes accrues.-\u2014T .or , ¦¦.; .MARTIN MENARD ET S A L A H ZOGIILAMI Les agriculteurs, habitués à consulter l'indice d'unités thermiques (UTM) et à évaluer la quantité des précipitations, reconnaissent que le concept du réchauffement climatique n'est pas une blague.Selon les données présentées par Patrice Mullier.dans le cadre du Colloque sur l'agroclunatologie tenu à Drummondville au printemps 2011.l'ensemble des régions du Quebec a connu une augmentation du nombre d'UTM.Par exemple, entre 1945 et 2004.une station météorologique situee à Saint-Hyacinthe a enregistre pendant ces 59 années une evolution des UTM allant de 2863 à 3190, un gain non négligeable de 327 unités, soit de 11 %.Durant cette même période, à La Pocatière, le nombre d'UTM a progresse de 2366 à 2559, une majoration de 193 UTM.Mais la tendance du réchauffement s\u2019est davantage accentuée ces dernières années, si bien que durant la courte période couvrant 2002 à 2006.le cumul des UTM a augmenté de 5 % en Monteregie et de 10 % en Abitibi-Témiscamingue.On prévoit même que I on cultivera du mais en Gaspesie dans 30 ans! TABLEAU 1 Régions\t1961-1990 LES REPERCUSSIONS Aucun doute : le climat change.Et parce que les grandes cultures en dépendent, des reper- cussions positives et negatives se feront sentir.Au chapitre des points positifs, les experts prédisent de meilleurs rendements, notamment dans le soya et le mais (voir tableau 1).Cette amelioration serait due à l'allongement des saisons de croissance, à une augmentation du cumul de chaleur, à une plus grande quantité de CO?dans l'atmosphère, à une utilisation de cultivars plus tardifs, etc.De moins bonnes nouvelles concernent toutefois les céréales à paille, que le réchauffement atmosphérique défavoriserait.Dans l'ensemble des grandes cultures, la hausse des temperatures de même que l'adoucissement des hivers pourraient accentuer la présence de ravageurs.A cet egard, les recherches rapportent que des maladies et des insectes déjà presents dans les cultures de certains Etats américains pourraient graduellement migrer vers le Québec.DES RAVAGEURS Le consortium québécois sur la climatologie régionale.Ouranos.a récemment ete forme afin d\u2019évaluer l'impact des changements climatiques 2010-2039\t2040-2069 Sud du Québec Mais (t/lia)________________ fL4\t10,8\t12.9 Soya (t/ha)\t3.1\t3.7\t4.3\t Centre du Québec Maïs (t/ha)\t6.3\t8,6\t10.7\t Soya (t/ha)\t2.6\t3.2\t3,7\t Bas-Saint-Laurent/Gaspésie Mais (t/ha)\t0\t0\t8\t Soya (t/ha)\t0\t0\t3\t Continental Nord Mais (t/ha)\t0\t0\t6.4\t Soya (t/ha)\t0\t0\t2.6\t Outaouais Maïs (t/ha)\t8\t10.4\t12.6\t Soya (t/ha)\t3.1\t3.6\t4.2\t Source : G.Belanger et A.Bootsma, 200, citée au colloque, par Line Boürdages et Annie Blondlot\t\t\t\t 28 GRANDES CULTURES AVRIL 2011 mmm< rM& wç2 I w£ifr EDGEVAÇ^ **' if* LES MEILLEURES MARQUES, i a CûOD POUR PLUS D'INFORMATIONS: 819.379.6551 feT-TTTr FAX: 819 379-6912 \u2022 www.machin8rle.com ^ ,edéré® el d\u2019aider les citoyens à y faire face.Un volet est spécialement dédie à l\u2019agriculture.L\u2019un de ses objectifs consiste à envisager des mesures d\u2019adaptation en phytoprotection.Au Colloque en agroclimatologie, les biologistes-entomologistes Annie-Ève Gagnon et Michèle Roy ont mentionné des données intéressantes.Le scénario agroclimatique élaboré par Ouranos prédit, pour l\u2019horizon 2041-2070.que le climat du sud de la Monteregie sera semblable à celui qui existe présentement dans les Etats américains de l\u2019Ohio, de Nndiana et de la Pennsylvanie.Par exemple, dans ces regions, l\u2019un des ravageurs émérites du maïs, la pyrale.peut produire jusqu\u2019à trois générations par année.Pour lutter contre cet indésirable, les méthodes reposent actuellement sur l\u2019utilisation d\u2019insecticides, avec traitements aux quatre à six jours, ainsi que sur le choix de cultivars BT.Les résultats présentés par les biologistes-entomologistes signalaient non seulement que la pyrale pourrait se reproduire plus souvent dans une même saison, mais que cel insecte serait susceptible d\u2019arriver plus hâtivement au printemps et que son aire de repartition pourrait s\u2019étendre vers le nord du Québec, dont il est actuellement absent.Comme autre prevision, la fusariose de l\u2019épi, dont le temps chaud et humide favorise le développement, risque d\u2019être plus abondante et sévère.L\u2019herbe à poux, dont la croissance dépend de la temperature et de la photopériode, connaîtrait quant à elle une augmentation de la production de pollen, exerçant une pression negative sur les cultures.PRECIPITATIONS Les modèles prédisant le climat fournissent moins de précisions concernant les precipitations mais, globalement, ils prévoient une diminution du nombre d\u2019averses et une augmentation des précipitations violentes, sous-entendant que les fermes qui contrôleront mal l\u2019érosion de leur terre risquent de subir une augmentation du lessivage des elements minéraux et des fertilisants.Dans cette même GRANDES CULTURES AVRIL 201 1 GAMME COMPLÈTE DE PLANTEURS ADAPTÉS AUX BESOINS SPÉCIFIQUES DES AGRICULTEURS Innovation, adaptation et performance : Bm MIfMafi a éléments qui caractérisent 1rs plantains Kimr Innovation \u2022\tDes planteurs efficaces, précis.\u2022\tDessinés et construits pour rencontrer les plus grandes exigences de l'industrie.\u2022\tLa valeur réelle de Kinze se mesure par ses performances aux champs.SEMOIR NO TILL ET MINIMUM TILL Une garantie de la régularité et la précision Un semis Great Plains \u2022\tDisponible de 6' à 40'.\u2022\tChoix multiple de l'espacement des rangs, incluant les rangs jumelés.\u2022\tOuvreur doubles disques avec bras de support parallèle.\u2022\tDistributeur de semence de grande précision exclusif.\u2022\tRoulement à billes extrarobuste (HD) sur les disques ouvreurs et les roues presseuses.\u2022\tConstruit pour les travaux lourds. HVSTSRüO MMaprapi WAJAX Les problèmes liés il la pyrale patinaient s'accentuer avec les changements climatiques.Offrez-vous un hyst pneumatique pour DISTRIBUTEUR ?ES PRODUITS DEPUIS PLUS DE 40 ANS Sujet à l\u2019approbation de Service Financier Wajax Frais de dossier en sus 1500 heures par année Condition normale d'utilisation Garantie 4 ans/6000 heures GMP Taux sujet à changement sans préavis F.A.B.à Tune de nos succursales Taxes en sus Modèle : H50CT | Année : 2011 | Moteur : Propane Élévation du mât : 187\" | Capacité : 5000 Ib - , , , , .contactez une de nos succursales la plus près de chez vous Lachine ; 800 361-9298 / Granby : 800 361-9891 Québec : 800 463-2865 / Saint-Félicien : 800 463-4916 Industrie Wajax se réserve le droit de mettre fin à cette promotion en tout temps.wajax.ca lignée, les etudes prévisionnelles annoncent une augmentation des catastrophes naturelles.PRÉVENTION ET ADAPTATION Plusieurs recherches sont effectuées au Quebec afin d'évaluer avec précision la progression des changements climatiques.Ainsi, le ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement et des Parcs (MDDEP) collecte des données à partir de 351 stations reparties sur l'ensemble du territoire québécois, dont certaines sont en activité depuis 1870.Toutefois, l'interaction des facteurs météo et leur evolution demeurent difficiles à prédire, du moins avec certitude.Or, la gravité des problèmes liés aux changements climatiques dépendra de la vitesse à laquelle le climat changera et de la capacité de s'adapter du secteur agricole.Un nouveau site météo intéressant pour les agriculteurs : www.aerometeo.org.1 30 GRANDES CULTURES AVRIL 2011 © Béatriz Sala WÊBtémi4 m ms AORIDISTRinUTION AGRI-DISTRIBUTION J.M inc.23, De La Station, Sainte-Martine JOS 1V0 Tél.: 450 427-2999 \u2022 Fax : 450 427-7224 \u2022 Cell.: 514 952-1226 1} nssottf\t\u20ac7.1 MASS AN a www.adjm.ca WtÊÊÊ SEEDS SEMENCES votre Faites de notre soya champion PAC (iigpl tot im ize Disponible en vrac ou sac, traité ou/et préinoculé avec Optimize™ Agrocentre Belcan Inc, 180 montée Sainte-Marie, Sainte-Marthe QC \u2022 Tél.: 450 459-4288 \u2022 Fax : 450 459-4216 14B4GG GRANDES CULTURES AVRIL 2011 31 h
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