La terre de chez nous, 24 octobre 2012, mercredi 24 octobre 2012
[" Fondée en 1929 Nous sommes Pioneer iir notre publicité sur la page 7\t§ Vol.83, n° 39 - 24 au 30 octobre 2012 - www.laterre.ca - Un cahier - 56 pages - 2,25$ iÿl * W! UNE SIGNATURE QUI PASSERA À L'HISTOIRE L'UPA et les Nations unies s'engagent sur le terrain du développement international de l'agriculture À LIRE EN PAGE 3 Joies et déceptions aux Congrès régionaux DA/TICC P»C OCDnDTArC emsmM i.>VPf7V.fiMjgSîi?M.i.>VPf7V.~W*y£*ÿ***\u2018 S/fM I ' \u2018 _________ w.bmr.co 1G048J NOIRE CHEZ NOS MARCHANDS BMR AGRIZONE Messageries Dynamiques 77831302664139 PAGE 2 U\\ TERRE DE CHEZ NOUS, 24 octobre 201 2 À LA UNE Sauvons les citrouilles! Louise Gagnon porte fièrement le carré orange afin de sensibiliser la population au gaspillage de citrouilles.» JL* MW L\u2019Halloween approche, et certains s\u2019inquiètent de l\u2019incroyable gaspillage de citrouilles qui se produira encore cette année quand la fêle sera terminée.Un groupe de citoyens de Montréal s\u2019est organisé sous le nom de Mouvement écoresponsable pour la réhabilitation des citrouilles injustement sacrifiées (MERCIS).Le symbole île ces militants hors norme : le carré orange.Même la présidente de Québec solidaire, Françoise David, a déjà arboré ce signe distinctif inspiré du mouvement étudiant lors d\u2019une journée au marché.La chroniqueuse cuisine du magazine Châtelaine, Louise Gagnon, est à l\u2019origine du MERCIS.La citrouille permet de cuisiner des tartes, des potages, et ses graines peuvent être grillées au four.Plus surprenant, on peut aussi l\u2019utiliser pour faire de la crème glacée, des croustilles, des frites, du chutney ou des muffins.« Il faut rendre ses lettres de noblesse à la citrouille », explique Louise Gagnon, qui estime qu\u2019une majorité de la population semble avoir honte de ce légume et n\u2019a pas d\u2019expérience culinaire vraiment satisfaisante avec lui.Avec de belles et bonnes recettes, la passionnée de cuisine estime qu\u2019on pourrait remettre la citrouille en valeur et contribuer à hausser les ventes.« Il y a de la conscientisation à faire à tous les niveaux », ajoute-t-elle, citant en exemple le refus de certaines institutions publiques de cuisiner la citrouille par peur des blessures aux employés qui devraient la couper.La chroniqueuse a publié un livre intitulé Sous le charme des courges et des citrouilles qui fait le lourdes possibilités.Elle participe également au blogue culinaire « Bouchées doubles ».On y note, par exemple, une recette de citrouille à l\u2019érable qui consiste à évider une minicitrouille, à la remplir de sirop d\u2019érable avec un peu de beurre et à la cuire à 350°C pendant une vingtaine de minutes.L\u2019objectif premier du groupe MERCIS est de sensibiliser la population au gaspillage alimentaire.Dans les pays occidentaux, quelque 30 % de la nourriture et 50 % des fruits et légumes sont perdus, d\u2019où l\u2019idée de renverser la tendance en incitant les gens à « consommer » leur citrouille d'Halloween.Usine de transformation de la citrouille?Les recettes à la maison et la transformation à la ferme permettent d\u2019éviter le gaspillage de milliers de cucurbitacées, mais l'arrivée d\u2019une usine pourrait faciliter l\u2019introduction d\u2019un ingrédient local dans plusieurs recettes de l\u2019industrie agroalimentaire.On pense, entre autres, aux potages ou à la fameuse sauce aux prunes qui est fabriquée à base de citrouille.Une partie de la purée utilisée par l\u2019industrie agroalimentaire provient d\u2019aussi loin que lu Chine.« On se fait souvent demander de la purée », soutient Catherine Lauzon, productrice au Centre d\u2019interprétation de la courge à Saint-Joseph-du-Lae, qui déplore que le marché de la citrouille prenne fin chaque année le 31 octobre.Les trois producteurs consultés par la Terre estiment qu\u2019il y aurait assez de citrouilles pour alimenter une telle usine au Québec.En fonction de la température, les citrouilles destinées à F autocueillette restent parfois au champ, tout comme les légumes fendus, difformes ou trop petits.Les producteurs ne sont pas contre l\u2019idée d\u2019une telle usine, mais estiment que de nombreuses embûches se dressent devant un tel projet.« La main-d\u2019œuvre est trop dispendieuse au Québec », estime Guy Genest, de lu Ferme Genest, de Saint-Nicolas, qui rappelle que la citrouille est un légume difficile à travailler et à transporter.La Fenne Genest vend néanmoins des cubes de citrouille aux communautés religieuses responsables de soupes populaires.M.Genest, qui produit environ 110 (XX) citrouilles par an, avait essayé de vendre des cubes à la ferme, mais les gens n\u2019étaient pas intéressés à autre chose que la décoration d\u2019Halloween.« C\u2019est vu comme un légume de pauvres », estime-t-il.« J\u2019ai déjà envisagé de produire des graines à grande échelle », affirme de son côté Normand Renaud, de la Ferme Production Renaud, de Mirabel.La machine fabriquée en Allemagne coûtait environ 100 000 $, et le marché n\u2019était pas assuré.11 aurait néanmoins été possible de transformer la chair, en plus d\u2019extraire les graines.M.Renaud réussit déjà à écouler 125 000 citrouilles chez Metro et ne souhaiterait pas augmenter sa production, car cela nécessiterait l\u2019achat d\u2019une récol-teuse.Le marché de la transformation industrielle est habituellement moins lucratif que celui du frais.LHJ £>3Di\t¦ 3-t'JiJjUJ) J* U LAGUI Ami meilleitr wqqpM qqaljté/(jfri« A partir de 37 900$ JD9550W-9560W-9500 9650W-9600.Gros HP?JD 9520-JD9320-JD9300 JD 9670-9660-9650-9770-9760STS.Kubota M7040-M108X-M125X A partir de W0W! 28 900$ 57 500 $ 189 000 $ Tracteurs compacts de 24 à 66HP, vaste choix.JD 6430-6420-6410-6400 Choix de presses NH-JD-Krone Claas-CIH.Fendt 936IVT, suspension, 300HP.JD 6400.4RM, cabine, chargeur.White 8810, 240HP.trans.PST LEGUE C omjiicc di W0W ! WOW ! A partir de succei mGE-GfWEn\u2022 PHERMER-ST-WfCHME immES\u2019SHBmohtE\u2022 ammoH WWW.LAGUELTEE.COM «1-855 GO LAGUE \t1155065 29 000 $ 17 500$ Coflre pour boite de camion 7AC6975TB-A (1 seul en inventaire).CIH MXU100-MX135-MX80C Anderson unrobeuso tubulaire.ans CONTRACTEURS, AGRICULTEURS, DENEIGEURS POUR L\u2019ACHAT D'UN ÉQUIPEMENT USAGÉ IA TERRE DE CHEZ NOUS, 24 octobre 20)2 PAGE 3 À LA UNE L'UPA partenaire des Nations unies Marcel Grolcau, président général de l'Ul\u2019A, et José Gra/.iano da Silva, directeur |>énéral de la FAO, à Koine le 15 octobre.JÂUUJl'; THIERRY LARIVIÈRE L\u2019Organisation des Nations Unies pour l\u2019alimentation et l'agriculture (FAO) vient de signer avec l\u2019UPA la toute première entente de collaboration de son histoire avec une organisation de producteurs agricoles.Le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, et le président de l\u2019Union des producteurs agricoles.Marcel Groleau, ont conclu cette entente le 15 octobre à Rome.« C\u2019est une reconnaissance par la FAO de l\u2019utilité de la mise en marché collective et du renforcement des organisations d\u2019agriculteurs pour combattre l\u2019insécurité alimentaire dans le monde », a commenté Marcel Groleau dans une entrevue avec la Terre peu après la signature.Le mémorandum vise plus précisément la mise en œuvre « d\u2019actions communes visant à promouvoir le développement d\u2019une agriculture familiale performante, économiquement viable, socialement solidaire, équitable et durable, structurée au sein d\u2019organisations professionnelles et insérée dans le marché ».Le président de l\u2019UPA rappelle que de grandes organisations comme le Fonds monétaire international (FMI) ou l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC) ont beaucoup misé sur le commerce pour réduire la pauvreté et la faim dans le monde.« Encore faut-il quelqu'un pour commercer », lance M.Groleau, qui estime que la FAO vient « légitimer » le renforcement des organisations de producteurs et la mise en marché collective comme deux moyens supplémentaires pour arriver à combattre la malnutrition.« Si on peut vendre les surplus de sa production et en tirer un revenu intéressant.on améliore la situation des producteurs », fait valoir le président de l\u2019UPA.11 estime que c\u2019est seulement de cette façon que le commerce peut s\u2019installer tout en permettant aux familles agricoles de produire les aliments nécessaires localement.Celles-ci évitent ainsi de tout risquer à l\u2019exportation.« Le réseau qu\u2019on a construit et qu'on continue d\u2019agrandir ainsi que la reconnaissance de la FAO nous donnent une voix et une notoriété à l\u2019échelle internationale », conclut le président de l\u2019UPA.qui se dit fier de cette nouvelle reconnaissance, tant pour les producteurs que pour le Québec.Notons que la Fédération nationale des syndicats d\u2019exploitations agricoles (FNSEA), de France, devrait signer prochainement un mémorandum similaire avec la FAO.Reconnaissance d\u2019UPA 1)1 Par ce geste, la FAO reconnaît aussi l\u2019expertise d'UPA Développement international (UPA Dl), qui a adopté une approche particulière d'aide au développement de l\u2019agriculture familiale en misant sur les organisations d\u2019agriculteurs.Cette nouvelle collaboration fait d\u2019ailleurs suite à une volonté de la FAO de rencontrer UPA Dl plus tôt en 2012.L\u2019organisation onusienne s\u2019intéressait alors particulièrement au soutien qu\u2019offre UPA Dl aux agriculteurs et qui combine un volet de formation, un appui financier et l\u2019accompagnement sur une longue période des producteurs îles pays en développement.L\u2019organisation Faso Jigi, du Mali, a reçu à diverses reprises le soutien d\u2019UPA Dl depuis 19 ans et a récemment remporté un prix d\u2019excellence décerné par la Fondation AGRA, qui a à sa tête Kofi Annan.« L\u2019idée de base, c\u2019est que le développement de la sécurité alimentaire passe forcément par le développement de l\u2019agriculture et le soutien à l\u2019agriculture familiale », explique Paul Langelier, directeur de la programmation à UPA DI et représentant de l'organisation lors d\u2019un premier contact avec la FAO en avril dernier.Initiatrice de ce premier contact avec l\u2019organisation québécoise, Florence Rolle s\u2019occupe des liaisons entre la FAO et d\u2019autres organisations internationales comme la Banque mondiale et le Programme alimentaire mondial (PAM).À terme, UPA Dl pourrait participer à une table d\u2019experts internationaux qui aurait comme mandat de conseiller ces grandes instances internationales sur les meilleures façons de développer l'agriculture familiale dans une perspective à long terme.Pour UPA Dl, l\u2019un des facteurs qui sont souvent négligés dans l\u2019aide au développement agricole est le regroupement d\u2019agriculteurs.« Les producteurs ont besoin d\u2019organisations de producteurs pour avoir accès à des services pour les intrants, pour la mise en marché et pour participer à l\u2019élaboration des politiques agricoles nationales», résume Paul Langelier.Le mémorandum du 15 octobre pourrait également mener à d\u2019autres projets concrets.« C\u2019est certain que ça ouvre des portes à la FAO », précise M.Langelier, qui ajoute qu\u2019UPA Dl joue déjà un rôle conseil dans un nouveau projet d\u2019aide au développement agricole au Niger.Dans la TERRE cette semaine UNE VACHE DU QUÉBEC\tVOTRE CAHIER SPÉCIAL CHAMPIONNE SUPRÊME À MADISON PAGE 10 OLYMEL MISE 65 MS SUR BIG SKY FARMS PAGE 13 LA RECHERCHE PUBLIQUE TOUJOURS EN SUSPENS PAGE 21 DE BONS RENDEMENTS SANS HERBICIDES PAGE 24 LE PRODUCTEUR DE SARRASIN DEVENU MEUNIER PAGE 30 Le FMI) assaut ¦MH leur appartient! La FRAQ du futur p n Un bol avonlr devant soi p.F» Los Journéos FRAQassantos p.fe mmgtmarjmri^sux: Un pionnier do In rolèvo p.fo Sur le Web laterre.ca @ Politique \u2022\tLes producteurs.et le lock-out dans la LNH @ Vie rurale \u2022\tPrévenir plutôt que guérir.Lait \u2022\tLe prix du lait contrarie des producteurs.Ont-ils raison de réclamer une intervention de la FPLQ?UN CLIC POUR PLUS A D'ACTUALITÉS! j www.laterre.ca QUESTION DE LA SEMAINE Allez-vous manger votre citrouille (THalloween?Venez répondre sur www.laterre.ca Résultats du sondage La culture de légumes sur les toits urbains menacera-t-elle la production conventionnelle?Oui\t7% Non\t85% Mitigé\t8% Nbre de votes\t130 PAGE 4 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 24 octobre 2012 «toi**; nMflgj À LA UNE Christian St-Jacques élu président de rilPA de la Montérégie Réjouit Bessette, président de l\u2019UPA de Saint-Hyacinthe, a tiré sa révérence.lait état des nombreux dossiers (agricultrices, relève, verglas, inondations, etc.) où son apport avait fait la différence.Faire en sorte que les agriculteurs vivent bien de leur profession et en soient tiers constituaient les deux grands axes de sa vision soumise à l\u2019assemblée.Encore peu connu du milieu agricole, le candidat Maurice Talissé, producteur pomicole et serricole (Les Jardins Talissé) à Mercier, de la région de Saint-Jean-Valleylield.a livré une prestation qui a étonné plusieurs délégués tant par son assurance que par les thèmes abordés.Des délégués n\u2019hésitaient pas à lui prédire un parcours prometteur en syndicalisme agricole, lui qui n\u2019a que 45 ans.Résultats Au premier tour.M.St-Jacques a obtenu 149 votes sur les 313 exprimés contre 1 (K) pour M.Bessette et 64 pour M.Talissé.Il lui manquait sept votes pour avoir la majorité absolue.Un deuxième tour était donc requis.Selon la procédure convenue, M.Talissé a été retiré de la course parce qu\u2019il était arrivé au dernier rang.M.St-Jacques a alors récolté 189 votes contre 107 pour M.Bessette.Près de 200 délégués, sur les 600 potentiels, étaient des producteurs de la région de Saint-Hyacinthe.Il n\u2019y a pas eu de scrutin aux postes de vice-président.Jérémie Letellier, producteur de grandes cultures à Napierville, occupera la première vice-présidence.Normand Teasdale, producteur de poulets et de grandes cultures à Saint-Mathieu-de-Bcloeil, agira comme deuxième vice-président.Le président de la nouvelle Fédération de PUPA de la Montérégie, Christian St-Jacques, au centre, est entouré de Jérémie Letellier (à gauche) et de Normand Teasdale, ses vice-présidents.Soyez sûrs que les intérêts des agriculteurs vont toujours passer en premier dans quelque décision que ce soit.» Avant la tenue du scrutin, M.St-Jacques avait affirmé avoir « l\u2019agriculture dans le sang ».Il s\u2019était engagé à défendre toutes les productions et les fermes de toutes tailles.Entre autres dossiers, il avait souligné la nécessité de protéger le territoire et les activités agricoles, d\u2019instituer des normes de réciprocité, de conserver la gestion de l\u2019offre, de soutenir les spécialités en difficulté et d\u2019améliorer le taux de participation des producteurs aux assemblées syndicales.Il s\u2019est présenté comme un homme d\u2019équipe, qui croit à la concertation et à l\u2019action collective.« Je veux faire reconnaître et faire respecter l'importance économique de l\u2019agriculture dans notre région auprès des instances concernées et des décideurs.» Défaits Producteur de lait et de grandes cultures à Saint-Jean-sur-Richelieu et président de l\u2019UPA de Saint-Hyacinthe depuis cinq ans.Réjean Bessette a perdu la bataille au deuxième tour de scrutin.Ce verdict démocratique survient après 40 ans d'action syndicale au sein de l\u2019UPA, aux secteurs spécialisé et général.« C\u2019est avec fierté que j\u2019ai toujours défendu les producteurs agricoles.J\u2019ai donné le maximum de ce que je pouvais.J\u2019ai toujours l\u2019agriculture tatouée sur le cœur et je serai toujours présent pour donner un coup de main ».a-t-il déclaré après sa défaite.En début de soirée.M.Bessette avait 11 aura fallu deux tours de scrutin pour obtenir une majorité absolue.Québec avec près du quart des agriculteurs et près de la moitié de la production agricole de la province.Les délégués l\u2019ont préféré aux candidats Réjean Bessette, président de l\u2019UPA de Saint-Hyacinthe, et Maurice Talissé.président du syndicat de Roussillon de l\u2019UPA de Saint-Jean-Valleyfield.Il aura toutefois fallu deux tours de scrutin secret pour que M.St-Jacques obtienne une majorité absolue.Impliqué dans le syndicalisme agricole depuis 30 ans.ce copropriétaire de la Ferme Gapajo était deuxième vice-président de l\u2019UPA de Saint-Hyacinthe depuis 2011.Encore sous le coup de l\u2019émotion.M.St-Jacques a déclaré vers 23 h 30 : « Je vous remercie de votre confiance, car je suis conscient que la présidence de cette nouvelle fédération n\u2019est pas une petite affaire, que c\u2019est quelque chose de grand.Nous allons avancer ensemble.JEAN-CHARLES GAGNÉ jcgagne@lalerie.ca SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU \u2014 Plus de 300 délégués ont écrit une page d\u2019histoire du syndicalisme agricole au Québec, le 16 octobre, en Montérégie.Réunis en assemblée générale spéciale, ils ont en effet créé la Fédération de l\u2019UPA île la Montérégie et choisi leurs trois premiers dirigeants.C\u2019est Christian St-Jacques.producteur de porcs et de grandes cultures à Saint-Pie.qui a été élu à la présidence de la nouvelle fédération, issue de la fusion des fédérations de Saint-Hyacinthe et de Saint-Jean-Valleyfield.une démarche qui découle île l\u2019UPA du futur.M.St-Jacques se retrouve ainsi à la tête de la plus importante fédération agricole au LA TERRE DE CHEZ NOUS.24 octobre 201 2 PAGE 5 À LA UNE De l'émotion, des déchirements.et un plan de financement qui ne passe pas Lucc Bisson, présidente de ht Fédération de Lévis-Bcllechnsse.Luce Bisson s'y attendait.La résolution en vue de faire accepter le plan de financement 2012-2017 de l'Union-et la hausse de cotisation qui en découlera -a été battue.WON LAPRADE ylapiade@lalertex.a SAINTE-FOY \u2014 « Je suis un peu déçue, mais ce rejet était prévisible.Dans les réunions de secteur, ça ne passait déjà pas », confiait à la Terre, le 17 octobre, la présidente de F U PA de la Fédération de Lévis-Bellechasse.Ce sujet chaud a monopolisé une partie de la journée lors du congrès régional des trois fédérations (Lévis-Bellechasse, Rive-Nord et Lotbinière-Mégantic).Dans la salle où étaient réunis plus de 150 délégués et participants, les interventions ont été nombreuses et parfois cinglantes.Un producteur est allé au micro pour dire qu'il était « tanné de voir des gens ne pas verser leurs contributions ».D\u2019autres ont exprimé leur frustration face à « un paquet de nos membres qui ne paient pas leur part ».« 11 y avait dans la salle une très grosse majorité de producteurs mécontents du fait qu'eux, ils versent des contributions tandis que d'autres ne le font pas.Ces gens-là ont donc accroché sur cet enjeu », a analysé après coup la présidente de la fédération régionale.Elle a tout de même eu espoir que l\u2019intervention du premier vice-président de l'UPA, Pierre Lemieux, permette d'en arriver à un consensus.Ce dernier a notamment insisté sur le « contrôle et la gestion rigoureuse des dépenses au sein de l'Union ».Ses explications n'ont pas suffi à convaincre les producteurs opposés au statu quo.C'est ainsi que.dans plusieurs productions où il n\u2019y a pas de plan conjoint, les producteurs ne sont pas tenus de verser des contributions.C'est le cas, notamment, des productions maraîchères.Apres 65 ans.Mais au-delà de ces questions sur le financement de l'UPA pour les cinq prochaines années, le congrès régional des trois fédérations a donné lieu à des témoignages touchants venant de la part de producteurs attachés à leur fédération respective.« On peut parler il\" une belle assemblée », a résumé Luce Bisson.Une assemblée « historique », selon bon nombre de producteurs.Le 31 juillet 2013, l'association unissant les trois fédérations régionales sera dissoute, après 65 ans de collaboration, dans le cadre de la mise en place de l'UPA du futur.Cela donnera lieu à la création de deux fédérations à compter de janvier 2014 : celle de Chaudière-Appalaches - qui sera la deuxième en importance au Québec (avec environ 5700 fermes), après celle de la Montérégie - et celle de la Capitale-Nationale/Côte-Nord avec environ 1100 fermes.Luce Bisson a elle-même constaté que les producteurs présents dans la salle étaient attentifs.« On aurait pu entendre voler une mouche », a-t-elle noté.Elle a admis que les producteurs îles trois fédérations vivent « un deuil important » et qu\u2019ils devront s\u2019habituer à travailler dans un nouvel environnement.« On ne connaît pas d\u2019autres modèles.On a développé au (il des années une manière bien à nous de communiquer, de nous concerter.C\u2019était unique.Ça n\u2019existe nulle part ailleurs au Québec dans le monde agricole.C\u2019était un ménage à trois qui nous obligeait à respecter les idées des autres », a-t-elle dit.Puisqu\u2019il fallait mettre un terme à cette association, le 3 octobre, les conseils d\u2019administration des trois fédérations régionales ont voté en faveur de sa liquidation.Le processus venait de s\u2019enclencher.Vl S Plastique.?!?Anchor nasties Ihc/ltii.\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022 Spécial d'automne pour livraison avant le 15 décembre 2012 0, Saint-Étienne, L'Assort 800 964-9771 ext.22f nformation@anchdfpfI .anchorplastics.qc.ci nyiEjii,\tlit ZD -»\tafiifeuu.» tuM-uir E4& ¦j\t, > ÎÜ L'Jüliiit ¦Jlrl Wp'V-!111 «J 1hip|ô)i i(>|fifi\til'Ult 35 gâte\tr\u2014* & flf1*\tI LJ llËliifc L ¦ '' W n ; -My\t.yJ. PAGE 6 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 24 octobre 201 2 ÉDITORIAL UPA-FAO : un moment historique La signature d\u2019un mémorandum de collaboration entre l\u2019Union des producteurs agricoles et l\u2019Organisation des Nations Unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture (FAO), le 15 octobre dernier, est significative à bien des égards.Tout d\u2019abord, elle reconnaît la qualité du travail d\u2019UPA Développement international (UPA DI) et la justesse de nos actions depuis 20 ans.Un grand coup de chapeau aux nombreux employés, collaborateurs, producteurs et productrices agricoles qui ont participé par leur travail et leur engagement aux différentes missions que nous avons menées durant toutes ces années.Bravo aussi aux visionnaires qui ont imaginé le rôle prépondérant que pourrait jouer une organisation comme UPA DI.Cette entente historique s\u2019inscrit dans une nouvelle conception adoptée par la FAO concernant les problèmes de la pauvreté et de la faim.Depuis les années 1990, le commerce et l\u2019ouverture des marchés constituaient les stratégies privilégiées par l\u2019ONU et les institutions comme la FAO, l\u2019OMC, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale pour lutter contre ces fléaux.Or, lorsque est survenue la crise alimentaire planétaire en 2008, nous avons pu constater les limites de cette approche.Les stocks mondiaux étaient peut-être suffisants, mais la crainte d\u2019une éventuelle rareté a convaincu plusieurs pays de fermer leurs frontières à l\u2019exportation.Un geste légitime de souveraineté alimentaire face à une crise dont l\u2019origine était purement spéculative.La FAO estime aujourd\u2019hui qu\u2019il s\u2019avère essentiel de favoriser une agriculture locale pour se protéger de la volatilité des prix des denrées agricoles.Elle estime également que le meilleur moyen d\u2019y arriver, c\u2019est par le travail d\u2019organisations paysannes fortes, outillées pour prendre leur place dans le marché.C\u2019est ce à quoi s\u2019emploie chaque jour UPA DI, et l\u2019entente de collaboration entre l\u2019Union et la FAO constitue la preuve d\u2019une reconnaissance indéniable de nos réalisations.Faso Jigi, un regroupement d\u2019agriculteurs du Mali avec qui nous collaborons depuis 19 ans et qui a reçu cette année le prix de la meilleure organisation paysanne d\u2019Afrique remis par la Fondation AGRA, sous la présidence de l\u2019ancien secrétaire général de l\u2019ONU, M.Kofi Annan, constitue un beau succès à souligner.Nos interventions auprès des groupes d\u2019agriculteurs du Sud consistent essentiellement à les amener vers ce que nous pratiquons avec succès au Québec : l\u2019approche collective.Il est évident que des pays comme le Mali, le Niger ou le Burkina Faso n\u2019ont pas les moyens de financer des politiques agricoles comme les nôtres.Les organisations paysannes doivent donc développer des stratégies collectives qui réduisent les risques individuels de leurs membres et mutualisent les bénéfices : l\u2019accès au crédit, les paiements anticipés ou les garanties de paiement sont autant de moyens simples qui ont fait leurs preuves chez nous et qui permettent aussi d\u2019améliorer la productivité ainsi que l\u2019approvisionnement des marchés.Naturellement, il faut adapter ces mesures selon les besoins de chacune des organisations, leur situation et leur capacité.Mais surtout, il faut prendre le temps de bien les accompagner.Le mémorandum place donc les organisations paysannes au cœur des politiques agricoles et alimentaires que devraient adopter les États.Il reconnaît l\u2019apport incontournable de la famille en agriculture et affirme que la sécurité alimentaire passe d\u2019abord par la production agricole locale.Ces déclarations de la FAO plaident fortement pour des politiques agricoles, alimentaires et commerciales cohérentes, déterminées par un seul objectif, celui de la sécurité alimentaire.Il ne s\u2019agit pas de renier le rôle du commerce des denrées agricoles dans le monde, mais bien de le subordonner à l\u2019impératif de la sécurité alimentaire qui assurera la stabilité politique et économique nécessaire au bon fonctionnement du commerce.Le monde agricole québécois peut donc être fier de ce mémorandum fortement teinté de ses traditions et valeurs collectives.À l\u2019heure où un nombre important d\u2019organisations mondiales ont pris une direction claire vers un développement durable et équitable de l\u2019agriculture, il nous donne toute la légitimité requise pour consolider, développer et promouvoir notre action, tant dans le secteur syndical que commercial.GROLEAU Président général de l\u2019UPA MARCEL LE QUEBEC VERS UNE NOUVELLE CRISE SOCIALE Fondée en 1929 m\t PRINTEMPS\t érable\t \th Sauvons la CITROUILLE ff i EST notre O 0 jmkwiE! QPSPllLAGE- '©er O \\ ¦ï ' Directeur André Savard Directrice administrative Sylvie Martel Rédacteur en chef Michel Beaunoyer Rédactrice en chef cahiers spéciaux Richelle Fortin Directeur des ventes Claude Leclerc Ventes nationales Daniel Lamoureux Tél.: 1 877 237-9826 ads@laterre.ca Ventes Québec Christian Guinard Sylvain Joubert Marie-Cl laude Primeau www.laterre.ca Directrice de production Brigit Bujnowski Directrice Web Laetitia Parriaux Coordonnateur marketing et distribution Pierre Leroux Impression Imprimerie Transmag Distribution Messageries Dynamiques Abonnement au Québec 1\tan :\t65,54\t$ 2\tans :\t104,63$ 3\tans:\t136,82$ Paiement par chèque ou mandat à l'ordre de\tp La 7bne de chez nous REDACTION 450 679-8483 poste 7270 tcn@laterre.ca PUBLICITE 450 679-8483 poste 7712 pub@laterre.ca ABONNEMENTS ET PETITES ANNONCES 1 877 679-7809 abonnement@laterre.ca EDITEUR L'Union des producteurs agricoles 555, boulevard Roland-Therrien Bureau 100' Longueuil (Québec) J4H 3Y9 £5 Pnpiar luu da sources responsables FSC* C011825 www.laterre.ca IVjve> legaux ; Bibliothèque il *la Tenu de chez *«»*.ISSN c/o l S \\C.\\N Media Corp ai ;r> |\\*»cr |>j paiJ ai PUudturgh.NY l\\)STM ASTER sen Pbitdxiryh.NY 12901 N.w nvtxuumun I' KwtK du Canada pua le» pèmvliqucv qui rcW N 40069165 N \u2019d'enregistrement 07M retourner toute correspondance ne pouvant i hvnv au Canada au Senior de» puMieatnwu 5 Nul Roland Thcmon.Lonpucuil QC J4H JY *ule du Quetxv 1^2 Bibliothèque natnmalc du Canada ISSN 0OU>- 3X30 UU 3830.is published ucvilt.50 limes per >car hy la Terre de chez nom m May Suite SI -S3, PlatitKirgh.N Y 12901.Periodicals postage end adJress change» to la Tenu de cher nom.P.O Bot 2KX8.\u2018 l'appui linancia du gouvernement du Canada par l'entremise du elèse de Fatnmoine canadien Convention de la piste publication i*l Canada http://www.laterre.ca LA TERRE DE CHEZ NOUS, 24 octobre 2012 PAGE 7 CONGRÈS RÉGIONAUX La Côte-du-Sud prépare le terrain pour l'UPA du futur i \u2019 Ém JULIE MERCIER jumercier@latene.ca LA POCATIÈRE \u2014 Comme le veut la tradition, les agriculteurs de la Côte-du-Sud se sont réunis le 17 octobre à l\u2019occasion de l\u2019assemblée générale annuelle de leur fédération régionale.Une rencontre cordiale où planait toutefois le spectre de la disparition de leur organisation en 2014.En vertu du projet de modernisation de l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA), la Fédération de la Côte-du-Sud se voit scindée entre les régions du Bas-Saint-Laurent et de Chaudière-Appalaches.La nouvelle structure devrait être en place le 1er janvier 2014.Au cours de la dernière année, ce projet, baptisé UPA du futur, a fortement occupé les élus de la Côte-du-Sud, a affirmé d\u2019entrée de jeu le président de l\u2019organisation.Hervé Dancau.se.« Bien que ça reste encore difficile pour nous de perdre notre entité régionale, nous avons accepté d\u2019aller de l\u2019avant et de travailler pour que nos productrices et producteurs puissent bénéficier de services de proximité ».a-t-il déclaré devant l\u2019assemblée.En effet, les fédérations du Bas-Saint-Laurent et de Chaudière-Appalaches se sont engagées à maintenir un bureau de services à La Pocatière, un endroit stratégique pour desservir les agriculteurs du territoire de la Côte-du-Sud qui.avec le redécoupage, occupera l\u2019ouest du Bas-Saint-Laurent et l\u2019est de Chaudière-Appalaches.Les délégués ont d\u2019ailleurs adopté une résolution demandant aux deux fédérations régionales de réitérer leur engagement à maintenir le centre de services pocatois.Présent à l\u2019assemblée annuelle, le deuxième vice-président de l\u2019UPA.Denis Bilodeau, a salué l\u2019orientation prise en Côte-du-Sud.Résolution Outre l\u2019avenir de leur fédération, plusieurs participants à l\u2019assemblée se sont dits préoccupés par les difficultés à obtenir une place sur les tablettes îles épiceries québécoises pour les produits locaux.De plus, la situation des éleveurs porcins indépendants a soulevé l\u2019inquiétude.Les délégués étaient également préoccupés par la protection du territoire agricole.Ils ont demandé, par voie de résolution, qu\u2019aucun règlement municipal ne vienne entraver leur droit de produire en zone verte.Ils Réclament également plus de vigilance à la Commission de protection du territoire agricole du Québec.Au chapitre de l\u2019environnement, l\u2019assemblée a exigé du ministère de l\u2019Agriculture du Québec (MAPAQ) plus de souplesse dans l\u2019administration du Règlement sur les exploitations agricoles (RFA) afin que les producteurs et les conseillers qui les accompagnent puissent consacrer leur temps et leur énergie aux pratiques sur le terrain plutôt qu\u2019à la « paperasse ».Les délégués ont demandé par ailleurs au MAPAQ de continuer de soutenir les services-conseils en agroenvironnement et de faire la promotion de la formule des clubs agroenvironnementaux.Ils lui proposent aussi d\u2019allouer des montants pour la valorisation de l\u2019agriculture.Les 108 délégués ont aussi exigé de Québec une politique d\u2019achat de produits d\u2019ici dans les institutions publiques.Finalement, le plan de financement 2012-2017 de l\u2019UPA, qui prévoit une hausse de la cotisation annuelle de 34 $ en 2013 puis de 5 $ par année de 2014 à 2017, a été adopté à la majorité.droit ^PIONEER Les héros ont de multiples visages et ne ressemblent pas toujours à ceux que l\u2019on retrouve au cinéma ou à la télévision.Ce sont des gens qui apparaissent au bon moment et qui peuvent trouver le mot juste pour nous insuffler le courage dont nous avons besoin à un moment précis de notre vie.Parfois, ils iront même jusqu\u2019à remuer ciel et terre afin que tout se déroule bien.L\u2019agriculture exige parfois des efforts héroïques, surtout quand Dame Nature vous pousse dans vos derniers retranchements.C\u2019est alors que vous avez besoin de toute l\u2019aide et de tous les conseils dont vous pouvez disposer.C\u2019est exactement le genre d\u2019appui que vous offre votre représentant local en tout temps.Agriculteurs, héros du quotidien.Nous sommes Pioneer.Le logo ovale OuPont est une marque déposée DuPont.' Marques de commerce et de servico dont l\u2019usager autorisé est Pioneer Hi-Bred limitée. 2012 PHL.PR231.Hero.LT.BF www.pioneer.com PAGE 8 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 24 octobre 2012 CONGRÈS RÉGIONAUX Des producteurs étranglés.et des spéculateurs qui rôdent YVON IAPRADE SHAWINIGAN \u2014 Depuis un an, le nombre de producteurs de porcs a chuté de moitié en Mauricie.Ils étaient 155 en 2011; ils ne sont plus que SS.Dans le secteur bovin, même constat.« Nous avons des producteurs à bout île souille », a convenu le président de l\u2019UPA de la Mauricie, Martin Caron, lors du congrès régional le 16 octobre.La llambée des prix des grains, entre autres facteurs, continue de faire des ravages.Des producteurs cessent leurs opérations, tandis que d\u2019autres remettent à leur banquier les clés de leurs bâtiments.Et il y a ces spéculateurs fonciers qui rôdent, qui ont flairé la bonne occasion.« Personne ne souhaite vendre sur le coup de l\u2019émotion et prendre une décision regrettable », soumet-il.Or, les producteurs en manque de liquidités se font approcher par des agents immobiliers qui leur proposent de mettre en vente leurs «Prendre le problème par la racine» - FRANÇOIS L'ITALIEN, CHERCHEUR À L'IRÉC Les enjeux de lu Mauricie sont pris au sérieux.De gauche à droite : Jean-Marie Giguèrc, Denis Uilodcnu, Martin Caron et Natacha Desnoyers.¦w.v fermes et leurs terres.« C\u2019est préoccupant », résume Martin Caron, qui ajoute : « Le temps est venu de lever le Jlcif> pour éviter qu\u2019un trop grand nombre de producteurs se fassent emporter par la vague spéculative.Nous devons éviter qu\u2019ils deviennent de simples opérateurs sur leurs propres fermes ou encore qu\u2019ils changent de métier.» Une résolution pour intervenir L\u2019accaparement des terres agricoles, et tout ce qui entoure le phénomène, a d\u2019ailleurs fait l\u2019objet de longues discussions lors du congrès régional de l\u2019UPA de la Mauricie.Les délégués ont adopté une résolution demandant aux institutions de « favoriser les producteurs environnants lors de la mise en vente » de terres agricoles, en plus de s\u2019assurer « que les terres ne soient pas achetées par des corporations étrangères afin de protéger la capacité de la province de se nourrir ».Une autre résolution a porté sur La Financière agricole et l\u2019abolition récla- mée de certaines mesures de resserrement à l\u2019assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA).Mail in Caron est formel sur la question touchant la propriété des terres.« Il faut y voir maintenant parce que les décisions qu\u2019on s\u2019apprête à prendre auront une incidence sur l\u2019agriculture québécoise au cours des prochaines décennies.Il faut parler du transfert de nos fermes et faire preuve d\u2019imagination pour y arriver », insiste-t-il.Il faut s\u2019attaquer au problème rapidement, « au moment où, dit-il, le gouvernement (Marais) veut prioriser la souveraineté alimentaire ».SHAWINIGAN \u2014 L\u2019auteur de l\u2019élude de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine (1RÉC) sur l\u2019accaparement des terres agricoles, François L\u2019Italien, croit qu\u2019il faut « prendre le problème par la racine ».Et pour repousser les spéculateurs, il revient sur sa proposition de créer un fonds d\u2019investissement dédié à l\u2019agriculture.« Nous sommes à la croisée des chemins, et il est temps d\u2019agir.Il y a une fenêtre qui s\u2019ouvre sur des solutions concrètes à mettre de l\u2019avant ».confie-t-il.François L\u2019Italien a captivé son auditoire, le 16 octobre, lors du congrès régional de F UFA de la Mauricie en y allant d\u2019images fortes pour démontrer la nécessité d\u2019intervenir dans le foncier agricole québécois.L\u2019économiste préconise la mise sur pied d\u2019un fonds d\u2019investissement pour donner aux producteurs un-levier économique pour intervenir directement dans la prise de décisions au sein de leur industrie, mais aussi dans la distribution .et la transformation alimentaires.Ce fonds pourrait s\u2019inspirer d\u2019un fonds de travailleurs, comme le Fonds de solidarité FI\u2019Q ou encore Fondaction CSN.« On lui ferait jouer un rôle actif au sein des conseils d\u2019administration de grands distributeurs alimentaires ou de joueurs de l\u2019industrie de la transformation.C\u2019est par la finance que les producteurs doivent prendre leur place », explique-t-il.11 verrait très bien ce fonds s\u2019investir à la fois comme actionnaire et comme un éventuel membre du conseil d\u2019administration de la chaîne québécoise Metro, qui compte parmi ses plus gros détenteurs d\u2019actions le réputé gestionnaire Stephen Jarislowsky, de la firme Jarislowsky Fraser.« Les producteurs doivent rester éveillés pour suivre les tendances du marché, et s\u2019ils ont un siège au C.A.de Metro, ils pourraient avoir leur mot à dire dans une éventuelle vente à un étranger de ce fleuron québé- cois », résume le chercheur.François L\u2019Italien ne cache pas que le débat sur l\u2019accaparement des terres ne fait que s\u2019amorcer.Après avoir posé un diagnostic éclairant sur le sujet en mars 2012, l\u2019IREC doit faire part de ses propositions en novembre avec la publication d\u2019un nouveau document.Une SAFER québécoise?Le chercheur maintient par ailleurs que le monde agricole est maintenant prêt à se doter d\u2019un « outil de financement pour l\u2019achat de terres » et pour s\u2019impliquer dans les prises de décisions des grands transformateurs et distributeurs alimentaires.« Ça peut se faire avec une SAFER québécoise », précise-t-il.En France, le modèle des sociétés d\u2019aménagement foncier et d\u2019établissement rural (SAFER) est en place depuis 1960.Ces sociétés exercent une surveillance étroite sur les transactions foncières agricoles.Chaque année, elles se prévalent de leur droit de préemption pour faire avorter des transactions impliquant des acheteurs qui n\u2019avaient pas l\u2019intention de cultiver la terre.« La France s\u2019est dotée de ce mécanisme pour que la campagne française demeure sous le contrôle de ses campagnards, rappelle le chercheur.Au Québec, il faut déterminer quel modèle d\u2019occupation du territoire on souhaite se donner.Mais on voit déjà apparaître le phénomène de la salarialisation du producteur qui a vendu sa ferme pour devenir un simple exploitant.» François L\u2019Italien croit que le Québec agricole des décennies 2010 et 2020 sera plus accessible aux jeunes producteurs de la relève, qui pourront acheter des terres aux agriculteurs désireux de prendre une retraite pleinement méritée, et à des « conditions satisfaisantes ».« Mais pour cela, conclut-il, il faudra développer des mécanismes favorisant les transferts.» Y.L.7TCN F LA TERRE DE CHEZ NOUS, 24 octobre 2012 PAGE 9 CONGRÈS RÉGIONAUX 60 ans et de l'optimisme en Gaspésie et aux Iles ALAIN LAVOIE Collaboration spéciale NEW RICHMOND \u2014 Assemblée générale historique, le 12 octobre dernier, lors de la rencontre annuelle des producteurs agricoles de la Fédération de l\u2019UPA de la Gaspésie-Les îles, dont c\u2019était le 60' anniversaire de fondation.Fort enthousiaste, Christian Côté, président de la fédération régionale, a reconnu qu\u2019en « 60 ans d\u2019actions collectives en Gaspésie et aux îles, nous avons obtenu de bons résultats.Plusieurs de nos entreprises laitières, bovines et ovines sont plus performantes et peuvent se comparer avantageusement aux autres régions agricoles du Québec.Nous avons une place importante à prendre dans I économie gaspesienne ».Cet enthousiasme contagieux s\u2019est aussi transporté dans les différents rapports des syndicats affiliés à l\u2019UPA.Pour plusieurs secteurs comme le lait, le bœuf, les pommes de terre, l\u2019agneau et l\u2019acéri-culture, tout va très bien.Même les producteurs forestiers, qui ont connu une lente et difficile descente aux enfers ces dernières années, commencent à voir poindre la lumière.Leur président.Berthold Gagné, a insisté pour dire qu\u2019il « constatait avec soulagement qu\u2019il devient à nouveau possible d\u2019évoluer dans un contexte beaucoup plus favorable au marché du bois ».La reconduction du plan régional de développement D\u2019aucuns se souviendront de la rare unanimité qui s\u2019est faite autour de la réussite du Programme régional de développement de P agroalimentaire (PRDA) entre 2006 et 2010 en Gaspésie et aux îles.La tin de ce programme n\u2019a pas empêché les entreprises agricoles de la région de continuer de bénéficier de l\u2019aide de Québec.« Le gouvernement s\u2019est inspiré de notre PRDA pour en développer d'autres dans l\u2019ensemble des régions.À l\u2019intérieur de ces programmes, nous sommes quand même allés chercher environ 1,4 M$ », précise le directeur régional Charles-Edmond Landry.Ce dernier est très confiant quant à une deuxième phase pour le PRDA.« Actuellement, l\u2019entente spécifique n\u2019est pas encore signée.Avant cette signature, le ministère de l\u2019Agriculture demande un portrait de l\u2019ensemble du secteur bioalimentaire de la région.» Une nouvelle entente spécifique, approuvée par plusieurs ministères et | I organismes de la région, a été présentée récemment au gouvernement.Tout un succès C'est en septembre 2006 que Québec annonçait une somme de 2,5 M$ pour appuyer la planification stratégique du secteur agroalimentaire de la Gaspésie et des îles.Le programme régional de développement a remporté un énorme succès auprès îles producteurs agricoles.Les 2.5 MS ont généré plus de 12 M$ en investissements dans plus de S0 dossiers.Selon Charles-Edmond Landry et Christian Côté, il s'agit d'un immense succès.« Ce premier plan a permis, entre autres, une mise à niveau de la production laitière et a servi de levier économique important pour plusieurs autres producteurs », rappelle M.Côté.Par ailleurs.les producteurs ont adopté quelques résolutions, dont une appuyant le plan de financement de la Confédération de l\u2019UPA cl une autre, l'abattoir des îles-de-la-Madeleine.Ils ont également résolu de lutter contre les modifications d\u2019Ottawa à la Loi sur l'assurance-emploi.mm !?« iô ib genuity Le résultat?Vous récoltez plus de grains par gousse, plus de kilogrammes par hectare.Communiquez avec votre détaillant DEKALBMD, et ouvrez-vous à un meilleur potentiel de rendement.DEKALB.ca SOYA ROUNDUP READY 2 RENDEMENT 158477 Votre meilleure saison de soya est dans ce sac.UNE FORCE DURANT TOUTE LA SAISON Cumulant des générations d\u2019expérience, vous pouvez compter sur les soyas de marque DEKALBMD pour vous faire profiter d\u2019une combinaison gagnante de génétique et de caractères technologiques PAGE I 0 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 24 octobre 2012 ACTUALITÉ La Holstein Hailey, Championne Suprême à Madison! Mario Comtois, copropriétaire avec Lison Laroche de la Ferme Gen-Com, à Notrc-Dame-du-Bon-Conseil, au Centrc-du-Qucbec, pose fièrement avec Hailey, Championne Suprême de la World Dairy Expo 2012.< y,.: y-Oi Ç ¦HH Oi-.ü JEAN-CHARLES GAGNÉ La génétique laitière du Québec s\u2019est à nouveau démarquée à la World Dairy Expo, à Madison, au Wisconsin.La Holstein RFGoldwyn Hailey, propriété de Gen-Com, à Notre-Dame-du-Bon-Conseil, au Québec, a en effet remporté le prestigieux titre de Championne Suprême lors de l\u2019édition 2012 de la compétition.Hailey a ainsi devancé quelque 3000 autres concurrentes, toutes races confondues.Elle y a aussi raflé les titres de Grande Championne et de Championne Senior.On peut dire, sans exagérer, que cette Holstein est la vache la mieux cotée du monde.« Forte d\u2019un quatrième vêlage, Hailey a impressionné les juges par la qualité de ses membres et de son pis », a déclaré à la Terre le copropriétaire de Gen-Com, Mario Comtois.« C\u2019est un peu comme aux Jeux olympiques, a-t-il poursuivi.Il faut que la vache soit en excellente santé, bien préparée, prête à livrer une prestation sans faute lors du jugement.La compétition est extrême à Madison, c\u2019est très stressant.» M.Comtois n\u2019a pas voulu mettre de chiffre sur la valeur de cette championne, une vache d\u2019origine canadienne achetée aux Etats-Unis il y a trois ans pour un gros montant.Chose certaine, « les Japonais, les Australiens et les Allemands veulent des embryons de Hailey ».a-t-il souligné.M.Comtois est d\u2019autant plus content du résultat que Hailey a failli mourir à Madison en 2010.Elle avait passé la World Dairy Expo aux soins intensifs et subi deux opérations à l\u2019hôpital vétérinaire qui y est rattaché.Hailey n\u2019en est pas à ses premières récompenses! En 2011, cette EX-97-2E avait décroché plusieurs titres lors de la Royale de Toronto, dont ceux de Grande Championne de Réserve et de Meilleur pis du Show.Hailey a aussi été décorée des titres Reserve All-Canadian and Reserve All-American pour les vaches Holstein âgées de cinq ans en 2011.Autres gagnants La Ferme Boulet, à Montmagny, a aussi île quoi fêter.Boulet Goldwyn Clialou (EX-95-2*) a été couronnée Grande Championne Propriété & Elevée et s\u2019est classée au deuxième rang chez les vaches adultes.Copropriété de Pierre Boulet et Ferme Vilmer, Clialou est aussi repartie avec le titre de Championne Senior de réserve et une Mention honorable Grande Championne.La Ferme Jacobs a, pour sa part, remporté la bannière d\u2019éleveur Holstein, en plus de gagner la classe de troupeau d\u2019éleveur.Les fermes Rayon d\u2019Or, Co-Vale Farm et Lookout Holstein ont également récolté des prix.Mentionnons, du côté des Holstein Rouge et Blanc, que Blondin Redman Seisme, élevée par Ferme Blondin et Pierre Boulet, a décroché le titre de Grande Championne grâce à son système mammaire, son style et sa stature.Le prix du lait contrarie des producteurs Il y a maintenant six mois que les producteurs de lait du Québec reçoivent un prix insuffisant pour couvrir leurs coûts de production.Des voix s\u2019élèvent pour réclamer une intervention de la Fédération des producteurs de lait du Québec (FPLQ) afin de remédier à la situation.« Nous ne sommes jamais fiers que le prix du lait ne soit pas au niveau prévu, a déclaré le directeur général de la FPLQ, Alain Bourbeau, le 5 octobre dernier.Le revenu des producteurs est une préoccupation constante, des administrateurs qui cherchent à le bonifier à travers les conventions de mise en marché ou d\u2019autres mécanismes pour capturer le coût des intrants dans le prix du lait.» Le prix du lait par hectolitre à la ferme a été de 71,50 $ en mill's, 66,63 $ en avril.72.82 $ en mai.71.19$ en juin, 70,84 $ en juillet et 71,16 $ en août.La Commission canadienne du lait (CCL) a établi le coût de production canadien à 76,19 $/hl en novembre 2011.Causes M.Bourbeau a identifié deux causes principales au phénomène actuel.D\u2019une part, « les prix des classes spéciales de lait, alignés sur le marché américain, ont été à la baisse au dernier semestre ».Le prix global du lait, qui résulte d\u2019un pool de vente des différentes classes de lait, peut être influencé à la.hausse ou.à la baisse selon le cycle des classes spéciales.Les classes régulières (lait de consommation, crèmes, yogourt, fromages, beurre, etc.), à prix très stable, représentent plus de 90 '/ du prix du lait.D\u2019autre part, les surplus structurels (convertis en poudre de lait écrémé) écoulés dans les derniers mois ont aussi fait chuter le prix global du lait.Ces surplus structurels de solides non gras (SNG) ont par ailleurs été plus importants en 2012 en raison de la reconstitution des stocks de beurre.Ils sont pour une moitié exportés, pour l\u2019autre refilés à l\u2019alimentation animale au prix mondial.« On peut présumer qu\u2019il y a un peu moins de la moitié des producteurs qui couvrent leurs coûts de production au Québec », a reconnu M.Bourbeau.Cela dit.« le prix du lait à la ferme s\u2019est apprécié de.0,95 S/lil.pour la.période.de 12 mois terminée le 31 juillet dernier, a-t-il précisé.La bonification est de 1.25 S/hl sans les classes spéciales ».Remèdes « Nous avons demandé à la CCL d\u2019ajuster le prix de la classe 1 (lait de consommation) pour tenir compte de la hausse du coût des intrants (des céréales notamment) survenue au cours des derniers mois », a noté M.Bourbeau.Cette indexation entrerait en vigueur le L' février 2013.Des mécanismes d\u2019ajustement existent aussi pour d\u2019autres classes régulières, a-t-il rappelé.Par ailleurs, la redirection du lait écrémé vers la fabrication de yogourt et de fromage, avant qu\u2019il ne soit transformé en poudre, constitue une avenue prometteuse.Les producteurs .pourraient ainsi tirer plus .de 4 $/kg de ce lait écrémé, au lieu d\u2019environ 0,35 $/kg pour la poudre de lait écrémé.« Le principe est accepté, mais il reste à négocier les conditions de la mise en place entre les provinces », a expliqué le directeur général.J.-C.G.'¦rrt a\tQutsrc LA TERRE DE CHEZ NOUS, 24 octobre 2012 PAGE 1 1 ACTUALITÉ Quand on se compare.JEAN-CHARLES GAGNÉ C'est seulement à la fin de 2013 et en 2014 que les fermes laitières américaines renoueront avec la rentabilité, avec des récoltes de maïs et de foin normales, bien sûr.C\u2019est en tout cas ce qu'avançait le Livestock Marketing Information Center (LMIC), le 26 septembre dernier, d'après Dairyherd Network.De quoi relativiser les critiques qui ont cours au sujet du prix du lait au Québec ces temps-ci.Selon le LM 1C, le prix moyen du lait à la ferme, toutes classes confondues, devrait se situer à 48,24 $ CA/hl (17,65 $ US/100 lb) en 2012.11 devrait osciller entre 56 et 63 $/hl en 2013, et peut-être plus si la réduction du cheptel laitier amorcée au deuxième semestre de 2012 est plus agressive.L'été dernier, l\u2019abattage de vaches laitières a dépassé de 5000 têtes par semaine le niveau de l'été 2011.Le LMIC anticipe des prix records (de 62 à 67 $/hl) durant la première moitié de 2014, alors que la baisse du cheptel laitier devrait avoir atteint sa limite.Toujours aux prises avec de fortes variations du prix du lait, les fermes américaines sont dans la tourmente depuis 2008.L\u2019année 2009 passera à l\u2019histoire comme la pire pour l'industrie laitière depuis la Grande Dépression.Les producteurs ont connu un léger répit en 2010.Les prix records enregistrés en 2011 ont, à toutes fins utiles, été annihilés par des coûts d\u2019alimentation anormalement élevés.Le ratio entre le coût d'alimentation et le prix du lait (milk-feed'cost ratio) a atteint un niveau historiquement bas en juillet dernier ( 1,29).Selon le département de l\u2019Agriculture des États-Unis (USDA), il devient rentable de produire du lait quand ce ratio est de 3.Un producteur peut alors acheter trois livres d\u2019aliments pour chaque livre de lait vendue.Secrétaire à l\u2019Agriculture des Etats-Unis.Torn Vilsack a déclaré au début du mois, à la World Dairy Expo, que l'intervalle entre les périodes de bons et de bas prix se rétrécit, si bien que les producteurs n\u2019ont pas le temps de se remettre à flot.Il a noté que les améliorations contenues au Farm Bill, dont une assurance pour couvrir l'écart entre le prix du lait et les coûts d'alimentation, aideraient les producteurs laitiers à se prémunir contre l'instabilité et la volatilité observées au cours des K) ou 15 dernières années.Ce Farm Bill est toutefois bloqué au Congrès.Selon M.Vilsack, l'absence de consensus au sein de l\u2019industrie laitière et même entre producteurs n\u2019aide pas à dénouer l\u2019impasse.L\u2019industrie est divisée au sujet du mécanisme visant à décourager les producteurs de hausser leur production quand les profits ne sont pas au rendez-vous.M La spéculation va bon train à propos du prix du lait à la ferme en janvier 2013, si le Farm Bill, expiré depuis le 30 septembre, n\u2019est pas renouvelé d\u2019ici là.Une loi adoptée dans les années 1940, qui comportait un prix de parité (parity pricing), prendrait alors le relais pour déterminer le prix île soutien du lait.Des analystes avancent que le prix pourrait se situer à 103 $ CA/hl (38 $ US/100 lb), et même plus.Les producteurs de lait en seraient sans doute enchantés, mais l\u2019impact sur la consommation de produits laitiers serait majeur.Prograin Prograln Un monde de Soya Primes à la hausse.Rentabilité à la hausse Avec une rentabilité supplémentaire minimale de 50 $ l\u2019acre* en comparaison avec le soya transgénique, le soya IP Prograin n'aura jamais été un choix aussi profitable pour 2013.S^pSaSS» V Basé sur une étude économique des données de rendement de trois ans (2009, 2010, 2011) du RGCQ et de données privées Prograin, incluant une comparaison de 55 variétés conventionnelles et 76 variétés transgéniques comparées dans les mêmes essais.t Entente contractuelle obligatoire.® Le logo Prograin est une marque déposée de Semences Prograin inc.1 800 817.3732 1 PAGE 1 2 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 24 octobre 2012 ACTUALITÉ Les coopératives agricoles doivent vite s'internationaliser Associé responsable du secteur des coopératives agricoles chez PricewaterhouseCoopers, Yves Pelle (à droite) a illustré l\u2019avance des industries agroalimentaires privées sur les coopératives agricoles à l\u2019échelle internationale.À gauche, on reconnaît le chef de la direction de La Coop fédérée, Claude I.afleur.effet à un dixième de celui des entre- JEAN-CHARLES GAGNÉ QUÉBEC \u2014 Les coopératives agricoles doivent vite effectuer des choix stratégiques si elles ne veulent pas être déclassées par les entreprises privées à Eéchelle mondiale.Globalement, le chiffre d\u2019affaires des 40 entreprises agroalimentaires privées les plus importantes (1096 G$) dépasse de près de quatre fois celui des 40 principales coopératives agricoles du monde.C\u2019est ce que révèle l\u2019étude « Cartographie et grands enjeux du monde coopératif agricole » réalisée par PricewaterhouseCoopers (PwC) et dévoilée lors du Sommet international des coopératives 2012.« L\u2019Europe vient en tête avec 62 des 100 plus importantes coopératives agricoles du monde », a noté Yves Pelle, de PwC, lors du forum sur l\u2019agriculture et l\u2019agroalimentaire présidé par Claude Lafleur, chef de la direction de La Coop fédérée.Ces entreprises enregistrent un chiffre d\u2019affaires de 171 G$, soit 60 % de celui qui est généré par les industries agricoles et agroalimentaires privées du Vieux Continent.Le poids relatif des 24 plus grosses coopératives agricoles en Amérique du Nord est nettement plus faible.Leur chiffre d\u2019affaires (65 G$) correspond en prises privées.La Coop fédérée et Agropur sont les seules du Québec à tigurer dans ce palmarès, derrière les géantes que sont CHS Inc., Dairy Farmers of America et Land O\u2019Lakes.C\u2019est en Asie qu\u2019on trouve un équilibre entre ces deux grandes forces que sont l\u2019industrie privée et la coopération, avec un chiffre d\u2019affaires d\u2019environ 50 G$ chacune.On trouve aussi cinq grandes coopératives en Amérique du Sud évoluant dans le café, le sucre et les céréales, quatre en Océanie (dont Fonterra en Nouvelle-Zélande), trois en Asie et deux au Moyen-Orient, en Israël notamment.Le secteur privé a devancé les coopératives agricoles au chapitre de la progression du chiffre d\u2019affaires (plus de 10 % contre 8 %), des performances financières et de la consolidation des activités durant la période 2007-2011.« Les performances financières des coopératives agricoles restent un frein pour dégager une capacité d\u2019autofinancement suffisante pour assurer un développement ambitieux », a signalé M.Pelle.Par ailleurs, les plus importantes opérations de fusions et acquisitions (plus de 190 MS) ont été réalisées par Cargill et Glencore au cours des trois dernières années.S\u2019internationaliser Pour demeurer compétitives à l\u2019échelle mondiale, les coopératives agricoles doivent transformer leur modèle économique tout en gardant leur spécificité.selon PwC.Entre autres défis, elles doivent ainsi atteindre une taille cri- tique par fusions et acquisitions.Elles sont bien ancrées dans leur territoire, ce qui leur assure une sécurité d\u2019approvisionnement en matières premières, un avantage concurrentiel de taille.Mais les coopératives doivent s\u2019impliquer encore plus dans la dernière transformation, la distribution et la vente afin de capter toute la chaîne de valeur.Et elles doivent aussi diversifier leurs débouchés en s\u2019internationalisant.Des projets qui requièrent un financement accru que les profits des coopératives ne peuvent combler entièrement.Or, l\u2019ouverture du financement des coopératives à des investisseurs externes risque d\u2019en compliquer la gouvernance, ne serait-ce qu\u2019en réduisant l'influence des sociétaires sur les décisions stratégiques, a souligné M.Pelle.Forum Participant à ce forum, l\u2019ex-président de la CSN.Gérakl Larose, a déclaré que « les coopératives agricoles œuvrent dans un secteur névralgique pour les populations, et la récente crise alimentaire nous a démontré qu\u2019on ne peut faire confiance à la logique infernale du marché pour nourrir le monde ».Marie-Paule Robichaud, du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité, a demandé si les coopératives agricoles vont prendre le leadership de la transition vers une agriculture intensivement écologique à l\u2019heure où les ressources en pétrole servant à la fabrication d\u2019engrais et de pesticides s\u2019amenuisent.Demande habilement esquivée par M.Lafleur.Ferme Avicole Marie Pierre vous dit merci ! Marielle et Pierre Choinière, de la Ferme Avicole Marie Pierre, tiennent à remercier chaleureusement tous les gens qui ont participé à la journée portes ouvertes organisée le 10 octobre dernier, à Roxton Pond.Cette activité a connu un succès retentissant.Un merci particulier aux nombreux partenaires impliqués : V\tAvipor Ltée V\tBMO V\tBurnbrae Farms V\tCaisses Desjardins V\tConstruction G.Bazinet Inc.\u2022J Consumaj V\tFinancement agricole Canada V\tF.Ménard Inc.V\tJolco V\tNutri-Expert V\tOlymel V\tPromutuel LA TERRE DE CHEZ NOUS, 24 octobre 2012 PAGE 13 ACTUALITÉ Olymel mise 65 M$ sur Big Sky Farms JULIE MERCIER Figure de proue de la transformation porcine au Québec, la compagnie Olymel a annoncé le 18 octobre qu\u2019elle met 65 MS'sur la table pour acquérir Big Sky Farms, deuxième producteur de porcs au pays.En sérieuses difficultés financières, l'entreprise de la Saskatchewan s'était placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies en septembre.Le total de ses créances dépasse 80 M$.Avec un cheptel de plus île 40 000 truies et un million de porcs commercialisés par année, Big Sky est considérée comme le Le géant JBS prend XL Foods en charge Le plus grand transformateur de viande du monde, le brésilien JBS, prend en charge la gestion de l\u2019abattoir albertain de XL Foods, source d\u2019un vaste rappel de bœuf contaminé à la bactérie E.coli.Dans un communiqué, la division américaine de JBS annonçait la semaine dernière qu\u2019elle assumera dorénavant la gestion de l\u2019abattoir Lakeside Packers de XL Foods.Au cours des dernières semaines, la production de cette usine située à Brooks, en Alberta, a été l'objet d\u2019un vaste rappel de bœuf par crainte de contamination à la bactérie E.coli.Depuis le mois de septembre, près de 2000 produits pour plus de deux millions de livres de viande ont ainsi été retirés des tablettes.De plus, 15 personnes ont été infectées par la bactérie.Achat potentiel L\u2019entente entre JBS et XL Foods comprend une option d\u2019achat sur Lakeside Packers, qui transforme 4000 bovins par jour, et l\u2019usine XL Fine Foods de Calgary ( 1000 têtes par jour), un parc d\u2019engraissement d'une capacité de 70 000 bêtes en Alberta, et les 6600 acres (2670 hectares) de terres adjacentes.Du côté des États-Unis, JBS se propose d\u2019acquérir deux abattoirs de XL au Nebraska et en Idaho, pour une capacité totale de transformation de 2200 bovins par jour.Selon Jeremiah O\u2019Callaghan, responsable des relations avec les investisseurs chez JBS, la transaction est estimée à 100 M$, dont la moitié en actions.J.M.} numéro deux de l\u2019élevage porcin au Canada.Un appel d\u2019offres a été lancé récemment pour liquider ses actifs.La québécoise Olymel a été la pre- mière à faire connaître son intérêt, a confirmé à la Terre Richard Vigneault.porte-parole de l\u2019entreprise.Son offre de 65 M$ vise à sécuriser ses approvi- sionnements en porcs dans l\u2019Ouest.Le processus d\u2019appel d\u2019offres prendra tin le novembre.Si d\u2019autres entreprises déposent des offres on peut penser notamment à Maple Leaf -, une enchère pourrait servir à déterminer l'acheteur de Big Sky Farms.Le processus devrait se terminer au plus tard en janvier.mm EXIGEZ genuity ROUNDUP READY[2|RENDEMENT ÊÉËSi » PS\u201d\" POUR PLU PAR HECTARE IL Y A UNE DIFFERENCE genuity Le soya Genuity\"0 Roundup Ready 2 Rendement** possède un caractère Intégré de potentiel de rendement supérieur à celui du soya Roundup Ready \" original: les producteurs obseivent en effet davantage de gousses à 3,4 et 5 grains.les produits de la série Y de Pioneer™ contiennent la technologie du caractère Roundup Ready original qui date de 1996.SOYA ROUNDUP READY 2 RENDEMENT VISITEZ VOTRE DETAILLANT DE SEMENCES OU GENUITYTRAITS.CA Pour produire plus de grains par gousse et plus de kilos par hectare, exigez que votre soya profite de la technologie qui mène à un potentiel de rendement supérieur.Exigez le 2.CHAQUE GRAIN COMPTE POUR NOUS, PARCE QUE CHAQUE KILO COMPTE POUR VOUS VEUILLEZ TOUJOURS SUIVRE LES RÈGLES APPLICABLES A LA COMMERCIALISATION OES GRAINS ET A TOUTES LES AUTRES PRATIQUES D'UTILISATION RESPONSABLE AINSI QUE LES DIRECTIVES FIGURANT SUR LES ÉTIQUETTES DES PESTICIDES.Ces règles sont décrites en détail dans l'Avis aux producteurs sur l'utilisation responsable des caractères qui est imprimé dans cette publication.Genuity et le logo\u201d0.Roundup Ready 2 Rendement^ et Roundup Ready5'3 sont des marques de commerce de Monsanto Technology LLC.Titulaire de licence : Monsanto Canada.Inc.O 2012 Monsanto Canada.Inc.158457 ¦ _ «'\u2022¦\u2022\u2022J.\t-y m \\'~'TTj7pP\tgBH\t\tmsm\t B\t\\\t'I \u2019 ' ?.aH\t\\\t\\ -|t\tL T» i\tÊÊÊÊÈÊÈI\t\tiPSI\tI PAGE 14 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 24 octobre 20 ! 2 ACTUALITÉ GRANDS PRIX DE LA RURALITÉ Il n'y a pas de territoires sans avenir La troisième mouture de la Politique nationale de la ruralité (PNR) devrait inclure un programme particulier pour la rénovation et la mise en valeur des places de village, du patrimoine bâti et des paysages.PIERRE-YVON BÉGIN QUÉBEC \u2014 C\u2019est la suggestion formulée par Bernard Vachon, spécialiste en développement local et régional, qui a été honoré lors du faites-vou SEtfQlfiQ.Gâte-toi, mon homme! Avar : Vente 1 Service A -! A 145 à 240 HPpto A ^ A vtvi S Vvwo Vente Service Cet automne, récoltez les fruits votre travail et plaisir en vous payant une belle gâterie! A jJn 700 d 145 à 240 www.bosse-frere.com 275, avenue Bossé MONTMAGNY (Québec) G5V 2P4 c\u2019est LA place! un dévoilement des lauréats des 5CS Grands Prix de la ruralité, à l\u2019Assemblée nationale.La cérémonie a été assombrie par le décès de Gilles Roy, chef de file des Opérations Dignité au début des années 1970.« 11 n\u2019y a pas de territoires sans avenir, il n\u2019y a que des territoires sans projets », a paraphrasé Bernard Vachon au moment de recevoir le prix Mérite à la recherche, décerné pour la première fois par le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l\u2019Occupation du territoire.Le lauréat a précisé que ce slogan, lancé en France dans les années 1970, est toujours inspirant chez les intervenants du milieu rural en Europe.Membre du Comité de travail pour conseiller Québec quant à la prochaine mouture de la PNR, Bernard Vachon estime que notre ruralité est en pleine transformation.Longtemps considérée comme terre d\u2019exode et d\u2019abandon, a-t-il déclaré, la campagne québécoise est aujourd\u2019hui rêvée, convoitée, fréquentée et occupée.« Un peu partout, on perçoit un puissant désir de campagne », a-t-il affirmé, après avoir reçu son prix des mains du ministre délégué aux Régions et responsable de l\u2019application de la Politique nationale de la ruralité, Gaétan Lelièvre.Gilles Roy L\u2019un des trois curés en colère qui ont piloté la résistance à la fermeture de 75 villages au Bas-Saint-Laurent au début des années 1970, Gilles Roy, a rendu l\u2019âme le mercredi 3 octobre, à la veille de la cérémonie des Grands Prix de la ruralité.C\u2019est donc à titre posthume qu\u2019on lui a remis le prix Hommage, la plus haute distinction décernée par l\u2019État québécois pour honorer les figures de proue du développement rural.Gilles Roy a défendu la ruralité pendant plusieurs décennies.En 1971, il a été l\u2019un des trois curés à signer le Manifeste des cures en colère à Esprit-Saint, au Bas-Saint-Laurent.Tête dirigeante des Opérations Dignité, il devient animateur rural pour le projet de développement communautaire au Témiscouata, le J AL (Saint-Juste-du-Lac, Auclair et Lejeune).Il sera l\u2019un des instigateurs de la mise en valeur LA TERRE DE CHEZ NOUS, 24 octobre 201 2 PAGE 1 5 ACTUALITÉ a .
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.