La terre de chez nous, 20 mars 2013, mercredi 20 mars 2013
[" LaTerre DÎNER AUX CRÊPES PRIX DE PRÉSENCE ESCOMPTE SUR PIÈCES M0£sm DE CHEZ NOUS UOÜRNEESmOBTESIOU.VERTES :UP.TON[67AVRTg UPTON \u2022 GRANBY \u2022 MARIEVILLE VICTORIAVILLE \u2022 LA DURANTAYE CJSH CAPITAL CASE I / Vol.84, n 9 - 20 au 26 mars 2013 - www.laterre.ca - Un cahier - 40 pages - 2,25$ IKK l 'nat,on.PaSes20 nouveau \\MEiy \\ME|y A LIRE EN PAGE 3 PRÉPARÉS 'ÎÜÉO6 QUÉBEC O RG A M F unanime i IREvEN PAGE 20 ?^-Ci DEMOS CULINAIRES www.bmr.co VENEZ PLACER VOS ^ COMMANDES DE FENAISON DURANT LES JOURNÉES PORTES OUVERTES BMR AGRjZONE^ CONSULTEZ NOTRE SITE WEB POUR CONNAITRE LES DATES ET LES LIEUX DES PORTES OUVERTES Bassin refroidisseur Glacier Maîtrisez toute la puissance du Glacier™ BouMatic sait combien vos revenus dépendent de la qualité du refroidissement de votre lait.Vous avez besoin d'un bassin rapidement?BouMatic conserve en usine la plupart des modèles courants, prêts à être livrés.J23ÿ,v,ar,c BouMa 161431 77831302664109 PAGE 2 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 20 mars 201 3 ACTUALITÉ « On va avoir une bonne idée d'où le gouvernement s'en va » 9\t- MARCEL GROLEAU Une poignée de main pour bâtir une vraie politique agricole au Québec.Au dernier congrès de ITI\u2019A.le ministre de l\u2019Agriculture, I ram,ois Gendron, en compagnie du président de PUPA.Marcel Uroleau.mmmmm «\u2022'-S.' \u2022Il mm \"mm c- ^ tr Ça y est! Après des mois de réflexion et de questionnements, le ministre de l'Agriculture du Québec, François Gendron, est enfin parvenu à livrer une version presque finale du document qui servira de base de travail en vue de la rédaction finale de la politique agricole qu'il compte déposer ce printemps.Le 22 mars à Québec, à l'occasion d'une « séance de travail ».le ministre remettra aux 80 principaux acteurs de la filière agroalimentaire une copie encore toute chaude du document sur lequel il a planché ces derniers mois avec l'aide de ses hauts fonctionnaires au MAPAQ.Mais de quoi sera fait ce document qui devrait déterminer les objectifs à atteindre?François Gendron annoncera-t-il la création d\u2019une Société d\u2019aménagement et de développement agricole du Québec (SADAQ), bien capitalisée, pour permettre aux producteurs agricoles de conserver leurs terres et de repousser les spéculateurs?Donnera-t-il encore plus de moyens financiers à Aliments du Québec pour renforcer les campagnes de promotion des achats locaux dans les supermarchés?Fera-t-il un clin d'œil à la relève en lui permettant de s'exprimer et de se développer avec le soutien de l\u2019État?La Terre a demandé à Marcel Groleau.président de l'Union des producteurs agricoles (UPA).de livrer sa propre analyse de ce que devrait être la politique agricole du Québec des années 2010 et 2020.A quoi vous attendez-vous au cours de la séance de travail du 22 mars avec le ministre Gendron?« Il m\u2019apparaît évident que ce sera beaucoup plus qu'une simple séance de travail, tient à préciser le président de l'Union.On prendra connaissance d\u2019un projet de politique et on aura une bonne idée d'où le gouvernement s\u2019en va.» Il ajoute : Si on se fie aux déclarations de la première ministre Pauline Marois |lors de son discours devant la Coalition sur la souveraineté alimentaire.en décembre 2012.en marge du congrès annuel de l\u2019UPA], on a espoir , partir di 29 900 $ JD 6120-6220-6320 W LLi'.________ Vaste choix Kubota-JD-CAT-Takeushi, 3.5 à 6 0 JDS670-S660-9770-9650W À partir d 5 800$ Semoir céréales 8-12-20 pi.^.^¦irvww JD 8335R-JD 8330 JLD-Laguë desgryke et produit; QPS t qualité/prix wow 15 200 S Gros HP?JD9560R 9460R 9430 9520 JD 7200R-7230R 7260R NH5610S, 1750 h.2 SCV JD 7210-7510-7220-7320 Herse è disques, 14-18-21 pi.9550W-9400.64 500$ IvT ou Command quad.JD 8520-JD 8420-JD 8200.Tracteurs compacts Kubota-MF-JD CIH, 24 a 66HP.\t7420-7520 &o LRGUË 32 000$ 14 succursales wow 51 500$ NH T5060,212 h, 2012, renverse.SAINT-HYACINTHE Laguë 1 855 465-2483 SAINT-ANACLET Equitrac 1 888 722-7455 SAINT-ISIDORE Greentech 1 855 524-5353 .\tGROUPE JLD y mirabel ÏZÏJj'Z.jldJütJilil.SyJlJ En affaires depuis 1972\t-\tj£§ JLD inc.1 450 258-2492 6420-6430.WOW 28 750$ .White 8 rangs, boite centrale, balance. LA TERRE DE CHEZ NOUS, 20 mars 2013 PAGE 3 ACTUALITÉ que le ministre [Gendron] nous enverra des signaux clairs par rapport aux enjeux qui nous préoccupent.» Des « signaux clairs » pour faire avancer l\u2019agriculture, voilà ce que cherchera à détecter le président de l'organisation de producteurs lorsqu'il aura le document entre ses mains.Mais pourquoi produire « meilleur »?« En Ontario et même aux États-Unis, dit-il.on insiste sur l\u2019achat local et on encourage les institutions publiques à miser sur les produits locaux.Il faut aller dans cette voie.Il y a une tendance généralisée pour favoriser les achats de produits alimentaires et agricoles.» il faut travailler beaucoup plus sur la pollution diffuse.Cela implique la participation de tous les producteurs.« Protéger nos ressources, l'eau et la terre, c\u2019est un enjeu fondamental, ajoute-t-il.C'est ainsi qu\u2019on va assurer la pérennité de l\u2019agriculture au Québec.» Marcel Groleau estime que l\u2019agriculture de demain, comme il aime le répéter, a besoin d'une bonne dose d\u2019oxygène pour se déployer sur les marchés qu\u2019elle couvre et qu'elle convoite.A ce sujet, il insiste sur l\u2019importance de bien préparer la relève et de lui donner les moyens de cultiver la terre loin des spéculateurs financiers.« Nous devons nous assurer qu\u2019il n'y aura pas de spéculation par les fonds d'investissement », résume-t-il.Le président de l'UPA rappelle que son organisation souhaite la mise en place d'une SADAQ.inspirée du modèle des sociétés d'aménagement foncier et d\u2019établissement rural (SAFER) en France, pour créer un fonds dédié à l\u2019achat de terres pour les producteurs.Et pour les jeunes?« Il nous faut une politique forte pour notre jeunesse agricole », signale-t-il.Toutes ces demandes vont-elles se cristalliser dans le document du ministre?Chose certaine, Marcel Groleau croit que les demandes de son organisation sont réalistes et réalisables.« C\u2019est à travers elles que notre industrie croîtra au cours des années à venir », conclut-il.« Si on veut conserver notre position concurrentielle et profiter de la croissance de la demande, tant ici, sur notre marché, que sur les marchés étrangers où nous sommes présents, il nous faut des outils comparables [du soutien gouvernemental] à ce que les autres pays offrent à leur industrie.» L\u2019agroulimentaire de demain Marcel Groleau revient sur les « trois énoncés » de l\u2019UPA et rappelle l'importance de « produire plus, meilleur et mieux ».Il voit là des défis à relever au cours de la présente décennie, mais aussi pour les décennies à venir.« Nous devons nous donner les moyens de performer sur chacun de ces énoncés.insiste-t-il.C\u2019est un défi pour l'agriculture et pour l'agroalimentaire de demain.» Mais produire « plus » pour qui?« La population mondiale est en croissance, nous le savons tous, rappelle-t-il.Mais sait-on qu'en 2050.selon les projections démographiques, le Québec aura une population de 0 millions d'habitants, en hausse de I million?Au Canada, la population atteindra 40 millions, et il y aura encore plus de monde h nourrir aux Etats-Unis.Ce sont des marchés qu\u2019on approvisionne déjà, et il faudra se positionner pour répondre à la demande.» Et il faudra que la politique en gestation mise sur la qualité et la traçabilité.fait valoir le président de l\u2019UPA.« Le Québec a beaucoup investi dans cela, et on peut aller encore plus loin.Actuellement, la traçabilité de la ferme aux transformateurs, c\u2019est très bien fait.Par contre, c'est beaucoup moins clair dans la tête des consommateurs.Il nous faut aussi une traçabilité jusqu'à l\u2019épicerie.Si on veut avoir une vraie politique d'achat local, inévitablement, il nous faudra une meilleure politique d\u2019identification et de traçabilité des aliments jusqu'au supermarché.» Volet environnement Et comment produire « mieux »?« Il faut parler du volet environnemental.c'est un incontournable, ajoute M.Groleau.On a développé beaucoup de projets pour les bassins versants.On a beaucoup insisté pour contrôler la pollution sur les sites.Maintenant, Dernière heure : de nouveaux logos pour le bio MONTRÉAL \u2014 Ça y est : les logos Aliments du Québec Bio et Aliments préparés au Québec Bio ont été officiellement lancés! L\u2019événement a eu lieu le 15 mars dans le cadre de l'Expo manger santé et vivre vert, présenté au Palais des congrès de Montréal.« Cette initiative permettra d\u2019identifier plus aisément nos produits biologiques et elle s\u2019inscrit dans notre volonté d\u2019augmenter la part des produits québécois vendus ici ».déclarait un invité de marque : le ministre François Gendron.Les consommateurs connaissent déjà le logo Aliments du Québec.Il s\u2019avérait donc logique pour le secteur biologique de l'utiliser.Les circonstances étaient appropriées pour demander au ministre s\u2019il achetait des produits bios.« Je ne peux pas rentrer de bananes chez moi si elles ne sont pas bios.Je consomme aussi du poulet biologique », a affirmé M.Gendron.en entrevue avec la Terre.Pour l\u2019instant, ce sont 227 produits provenant de 36 entreprises qui seront ornés de l\u2019un de ces nouveaux logos.« J\u2019ai quasiment envie d'amener une copie du logo pour le faire bénir par le nouveau pape ».lance en boutade le ministre, qui s\u2019envole pour Rome afin de saluer le pape François.M.M.\\-l M £ °Éb£ DANS LA TERRE CETTE SEMAINE À TRAVERS CHAMPS : L'APPROCHE COLLECTIVE DOIT PRIMER EN AGRICULTURE PAGE 4 BOVINS : DOUBLE GIFLE POUR LES CONTESTATAIRES PAGE 7 NOUVELLE ASSOCIATION POUR TOUS LES MARAICHERS PAGE 8 HARO SUR HARPER ET SA RÉFORME DE L'ASSURANCE-EMPLOI PAGE 9 « VOUS ÊTES L'AVENIR DU QUÉBEC AGRICOLE >» PAGE 10 UNE POLITIQUE AGRICOLE AU GOÛT DES.CONSOMMATEURS?PAGE 11 FRANÇOIS GENDRON RENCONTRERA LE PAPE FRANÇOIS PAGE 13 LA FÉDÉRATION D'AGRICULTURE BIOLOGIQUE À LA CROISÉE DES CHEMINS?PAGE 17 MONTMAGNY DÉCROCHE LA FINALE PROVINCIALE DES JUGEMENTS D'ANIMAUX PAGE 20 Sur le Web laterre.ca @ Cultures \u2022\tSyndicalisafion imminente des travailleurs étrangers?@ Politique *\tHaro sur Harper et sa réforme de l'emploi p 1 Maraîchers cette union?UN CLIC POUR PLUS D'ACTUALITÉS! www.laterre.ca QUESTION DE LA SEMAINE Trouvez-vous que Montmagny est un bon choix pour la finale provinciale des jugements d'animaux?Venez répondre sur www.laterre.ca Résultats du sondage Gendron a-t-il raison d'intervenir dans le dossier de la gare de Mirabel?Oui\t67% Non\t18% Indifférent\t15% Nbre de votes\t55 \u2022 Nouvelle association pour tous les maraîchers.Que pensez-vous de Àjtlri MM ¦ PAGE 4 IA TERRE DE CHEZ NOUS, 20 mars 201 3 A TRAVERS CHAMPS L'approche collective doit primer en agriculture Cette semaine, la Terre vous livre un nouveau reportage de sa série « A travers champs ».Cette grande tournée nous permet de rencontrer, chez eux, les agriculteurs et les agricultrices des quatre coins du Québec afin de partager avec eux leurs préoccupations et de les inviter à nous confier ce qu\u2019ils envisagent pour l\u2019avenir.JEAN-CHARLES GAGNÉ cqaqnek LA BAIE \u2014 A n'en pas douter, le producteur de lait Dominic Perron, copropriétaire de la Ferme R.M.Perron et Fils, à La Baie, est un digne et pur produit du Saguenay-Lac-Saint-Jean.La fibre régionaliste et F approche collective en agriculture, très développées au pays des bleuets, lui sortent par les pores de la peau, a constaté la Terre lors de sa visite, le 12 mars dernier.Des caractéristiques qui méritent sûrement d\u2019être confirmées dans la future politique agricole du Québec.Fiche technique Ferme R.M.Perron et Fils Création : (in des années 1990 Propriétaires : Dominic, Gaétan, Eric et Réginald Perron Quota détenu : 65 kg Volume de lait : environ 6 000 hectolitres Superficie cultivée : 850 acres Les propriétaires de la Ferme R.M.Perron et Fils : Réginald.le père.Frie, l'un des jumeaux.Dominic et Gaétan.\\ I avant, on aperçoit Léo, le tils de Dominic, pour l'heure le seul rejeton susceptible de prendre la relève.Approche collective « J'ai confiance dans l\u2019effort collectif qui s\u2019exprime dans le syndicalisme et dans la coopération, a d\u2019entrée de jeu déclaré Dominic, membre de l\u2019exécutif de la coopérative Nutrinor.Avec l'individualisme, nous n\u2019aurions pas de plan conjoint ni de quota et nous ne recevrions pas le deuxième prix le plus élevé au monde pour notre lait.» Un prix qui comporte toutefois une foule de normes à respecter (qualité, salubrité.environnement, etc.) auxquelles les produits laitiers importés devraient être assujettis, s'empresse-t-il d'ajouter.Il y a quelque 350 fermes laitières au Saguenay-Lac-Saint-Jean.« Elles grossissent.mais pas au rythme nécessaire pour garder tout le quota dans la région, qui est d\u2019ailleurs globalement exportatrice de lait », estime M.Perron.Ce Baieriverain est d'avis qu\u2019il ne faut pas toucher à un autre pilier de l'approche collective : l\u2019accréditation syndicale unique en agriculture.« L\u2019Union des producteurs agricoles (UPA) doit demeurer le porte-étendard de tous les agriculteurs au Québec, même si ses détracteurs aimeraient bien la diviser pour mieux régner.» Fier régionaliste, M.Perron veut que la population du Saguenay-Lac-Saint-Jean.qui n\u2019est plus en décroissance, soit desservie par îles producteurs et des transformateurs locaux, privés ou coopératifs.« La coopérative Nutrinor.qui transforme quelque 30 millions de litres de lait par an.constitue un levier majeur pour les producteurs.Et son rôle sera d'autant plus important si.par malheur, la gestion de l'offre venait à disparaître ou à être grandement affaiblie.» Et Dieu sait que la gestion de l'offre est malmenée.« Nous sommes matraqués de tous bords, tous côtés pour laisser tomber notre système.» Dominic Perron explique que la menace vient de l\u2019extérieur, à l'Organisation mondiale du commerce ou dans le cadre des accords commerciaux internationaux avec l'Europe ou l'Asie.« L\u2019ouverture du ministre Jean-François Usée à I entrée additionnelle de fromages en provenance d\u2019Europe a été fort malhabile.bien que récupérée par le ministre |François| Gendron.» Il rappelle que la menace vient aussi de l'intérieur, des gros transformateurs laitiers, sauf Agropur.qui voudraient que le marché canadien croisse plus vite, à l\u2019image des pays sans gestion de l\u2019offre.« Nous devons maintenir la pression sur le gouvernement Harper afin qu\u2019il ne cède pas aux pressions et garde intacts les tarifs LA TERRE DE CHEZ NOUS, 20 mars 2013 PAGE 5 À TRAVERS CHAMPS Ce qu'il a dit : « Je ne suis un adepte ni du tout à l\u2019État ni du gigantisme, fût-il coopératif.Je ne souhaite pas qu Agropur devienne la seule coopérative laitière au Québec, parce que la tentation serait forte de concentrer toutes ses activités à Notre-Dame-du-Bon-Conseil, au Centre-du-Québec.» « Il y a beaucoup de veaux qui tètent après le même pis », a noté Dominic, voulant ainsi souligner que les programmes gouvernementaux profitent d\u2019abord aux professionnels agricoles, avant les agriculteurs qui engraissent bien du monde autour d\u2019eux.douaniers.Le gouvernement du Québec-doit agir comme chien de garde dans ce dossier.» I erres, efficacité, intégration Le jeune producteur laitier se méfie de l'accaparement des terres agricoles, que ce soit par la Banque Nationale ou par des fonds étrangers qui pourraient tabler sur le port en eau profonde de La Baie pour exporter la production vers leur pays.« Ce n'est pas mon modèle de production.Je milite pour des fermes indépendantes détenues par des producteurs propriétaires.» La spéculation, bien qu'indirecte, fait d'ailleurs grimper le compte de taxes.L'évaluation des terres du plateau où est localisée sa nouvelle vacherie est passée de 600 a 1 200 $ l'acre.Par ricochet.« les crédits de taxes aux agriculteurs, versés directement aux municipalités, occupent une place de plus en plus importante du budget du MAPAQ.qui demeure à peu près stable », a-t-il noté.M.Perron n\u2019était pas au parfum de l'éventuelle Société d\u2019aménagement et de développement agricole du Québec (SADAQ), qui serait dotée d\u2019un fonds destiné à protéger les terres agricoles en les gardant dans les mains des agriculteurs.Cohérent, il souhaite que les pouvoirs d\u2019une éventuelle SADAQ soient confiés aux régions.Membre d\u2019un groupe régional de gestion agricole, il a qualifié d\u2019« alarmant » le fait que seulement 43 % des producteurs de lait couvrent leur coût de production au Canada.« Les marges ont diminué avec la hausse du coût des grains, et les factures ne cessent de grossir ».a-t-il avancé comme première explication.Cela dit.cet ancien secrétaire régional de Holstein Québec n\u2019est pas un partisan du « nivellement par le bas ».« Il ne faut pas écraser, mais aider les moins efficaces désireux de progresser à améliorer leur situation grâce à des sommes ciblées, pas en saupoudrant de l\u2019argent à gauche et à droite.Mais il ne faut pas soutenir maladivement les producteurs inefficaces, car ce n'est pas avantageux collectivement ».La Stratégie pour l\u2019adaptation des entreprises agricoles constitue un bon exemple d'intervention ciblée et efficace.aux yeux de cet agriculteur de 35 ans.Mais « l\u2019efficacité a été en partie ratée » dans le cadre du remboursement relatif à la controversée mesure d\u2019efficacité de 25 % auparavant appliquée en assurance stabilisation.M.Perron aurait souhaité « que ce retour vise les producteurs qui avaient besoin d\u2019aide alors qu\u2019une bonne partie de ces sommes est allée aux intégrateurs ».D\u2019où son idée qu\u2019il faut « retravailler en profondeur l\u2019assurance stabilisation au Québec, notamment le modèle de distribution de l'argent, et l\u2019adapter au type d\u2019agriculture qu\u2019on veut pratiquer ».,-¦*3- Dominic, l\u2019aîné, est aussi membre de l\u2019exécutif de la coopérative Nutrinor.1 ihi.¦ mm, a-uS/r-AA»: L'appréhension du transfert.Les Perron ont confiance en l\u2019avenir.À preuve, ils ont construit une nouvelle étable en 2010, avec quatre rangées de vaches en stabulation entravée, et qui peut être facilement aménagée pour accueillir un robot de traite, s\u2019il y a lieu.Pour l\u2019heure, ils produisent 95 kg de quota, dont 30 kg pour La Vallinoise, victime d'un incendie l\u2019été dernier.Ils cultivent de l\u2019orge, de l\u2019avoine, du canola sur 850 acres et ils vont consacrer une soixantaine d\u2019acres au maïs-grain et au soya en 2013.La vente de sujets portant le préfixe BELU et des travaux à forfait complètent les revenus.La rareté du quota ne leur permet pas de progresser au rythme projeté lors de la construction.« C\u2019est une contrainte non négligeable, mais nous préférons avoir accès au quota à la graine au lieu de le payer 40 000 $/kg comme dans l\u2019Ouest canadien.Nous en profitons pour diversifier nos revenus et améliorer l\u2019efficacité de notre entreprise.» Même lointain, le transfert de ferme préoccupe les Perron.« Il faut investir énormément en agriculture et c\u2019est contraignant lors des transferts.De plus, ce n\u2019est pas logique que ce soient les parents qui subventionnent les transferts », a résumé Dominic.L\u2019actif de l\u2019entreprise a fortement progressé, et il anticipe les difficultés liées à sa reprise par une seule personne.Et cette personne pourrait bien être Léo, son fils, qui est « l\u2019avenir du Québec agricole », selon le ministre Gendron.« Nous allons agir pour que notre relève puisse bénéficier de terres de qualité.Nous tenterons aussi de faciliter le transfert de fermes et de valoriser les aliments de chez nous », a réitéré le ministre devant la Fédération de la relève agricole du Québec, au début du mois.Les Perron se croisent sans doute les doigts pour que ses promesses se concrétisent! J.-C.G.ïVUijil* II \t1 \t V I ¦HI La nouvelle vacherie, construite en 2010, est assez large pour accueillir un robot de traite, s\u2019il y a lieu. PAGE 6 IA TERRE DE CHEZ NOUS, 20 mars 2013 ««c* V PE RIEN.FRAN.EUH/.VOTRE SAINTETÉ/ MERCI.FRANÇOIS/ QuÉB^- \t\t ÉDITORIAL FRANÇOIS RENCONTRE FRANÇOIS WÊÊ Voir texte en page 13 ,______ MARCEL GROLEAU Président général de l'UPA DE CHEZ NOUS www.laterre.ca Directeur André Savard Directrice administrative Sylvie Martel Rédacteur en chef Michel Beaunoyer Rédactrice en chef cahiers spéciaux Richelle Fortin Ventes nationales Daniel Lamoureux Tel : 1 877 237-9826 adsfalaterre.ca Ventes Québec Christian Guinard Sylvain Joubert Marie-Claude Primeau Coordonnateur ventes et distribution Pierre Leroux Directrice de production Brigit Bujnowski Directrice Web Laetitia Parriaux Impression Imprimerie Transmag Distribution Messageries Dynamiques ABONNEMENT AU\tQUÉBEC 1\tan :\t65,54\t$ 2\tans:\t104,63\t$ 3\tans:\t136,82\t$ Paiement par chèque ou mandat à l'ordre de La Terre de chez nous Alliance lor Audited Media \t\t RÉDACTION\tPUBLICITÉ\tABONNEMENTS ET 450 679-8483\t450 679-8483\tPETITES ANNONCES poste 7270\tposte 7712\t1 877 679-7809 tcnlaterre.ca\tpub@laterre.ca\tabonnement@laterre.ca ÉDITEUR L'Union des producteurs agricoles 555, boulevard Roland-Therrien, bureau 100 ffifl longueuil (Québec) J4H 3Y9 Papier l*tu do source* rvtpomablot FSC* C011825 www.laterre.ca Dépôts légju.B.bl.othequ* nationale du QueU-c 199?Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0040 \u2022 1830 La Terre de che: nom, ISSN 0040-3830, is published weekly, 51 times per year by La Terre de chez nous do USACAN Media Corp at 26 Power Darn Way Suite SI-S3.Plattsburgn, N Y 12901 Periodicals postage paid at Plattsburgh.N Y POSTMASTE R send address changes to la Terre de cher nous.PO Bo* 2888.Plattsburgh.N Y 12901 Nous reconnaissons Iappui financier du gouvernement du Canada par lentremise du fonds du Canada pour les périodiques, qui televe de Patrimoine canadien.Convention de la poste publication fr 4006916S N d enregistrement 0/665, retourner toute correspondance ne pou.art etre ¦ .« livrée au Canàda au Si-rme des publuatiL: '.\t* ¦\t1 \u2014¦\tV_-cll lclv Ici 555.boul.Roland Therrien,longueuil0C J4M 3Y9\ti20I2-IM-U$i Assurance-emploi : il faut changer de cap Ces dernières années, peu de réformes gouvernementales auront suscité autant de mécontentement que celle de I' assurance-emploi (AE).Non pas en raison du principe de la réforme qui vise à assurer que chaque emploi disponible soit pourvu, mais à cause de son insensibilité en face des conditions d'emploi en région et de certains secteurs comme l'agriculture, la pêche, le tourisme et la foresterie.Depuis le 6 janvier dernier, les prestataires fre'quents sont désormais tenus d\u2019accepter tout emploi à 70 % de leur ancien salaire, indépendamment de leur domaine de spécialisation, pourvu que ce travail se trouve à moins d\u2019une heure de déplacement.Ainsi, un travailleur saisonnier payé 15 $ l\u2019heure sera contraint d\u2019accepter un emploi à 10,50 S l\u2019heure à 100 km de chez lui! A défaut d\u2019accepter, la personne se voit tout simplement couper ses prestations.Dans le secteur agricole, l\u2019impact potentiel de la réforme s\u2019avère préoccupant.Les producteurs agricoles québécois offrent de l\u2019emploi à 128 000 personnes, incluant les membres de leur famille.De ce nombre, 39 000 travailleurs sont saisonniers, y compris 7 (XX) travail-' es.Cette main-d\u2019œuvre formée et expérimentée en agriculture revient année après année travailler sur nos fermes.Avec les récents changements à l\u2019AE.ces travailleurs seront désormais poussés vers d\u2019autres types d\u2019emplois, les amenant dans bien des cas à se localiser ailleurs.Les agriculteurs, qui vivent déjà dans un contexte de pénurie de main-d\u2019œuvre, craignent de perdre ces travailleurs compétents quand ces derniers auront ainsi été forcés de quitter la région.Pire encore, favoriser l\u2019exode de ces travailleurs et de leur famille, c\u2019est travailler contre l\u2019économie régionale.Selon plusieurs sondages auprès des entrepreneurs, la pénurie de main-d\u2019œuvre en région représente le plus grand frein au développement de bien des entreprises.Dans le secteur agricole, pour des raisons évidentes, ces emplois sont très souvent saisonniers.Un gouvernement particulièrement sensible à l\u2019économie comme celui de NT.Harper devrait être en mesure de le comprendre et de s\u2019ajuster.Aucune consultation ou étude d\u2019impact sur les économies régionales et les secteurs les plus touchés n\u2019a été menée.Dans cette réforme, il n\u2019existe aucune reconnaissance de la saisonnalité des emplois dans plusieurs secteurs économiques.Une résolution sur la réforme de l\u2019AE demandant au gouvernement fédéral de prendre les mesures nécessaires pour qu\u2019elle ne prive pas nos entreprises de travailleurs saisonniers expérimentés et qualifiés a été adoptée lors de l\u2019assemblée annuelle de la Fédération canadienne de l\u2019agriculture (FCA), tenue du 26 février au l\" mars derniers.Issus de toutes les provinces canadiennes, les membres de la FCA s\u2019attendent à ce que le fédéral comprenne que plusieurs régions du pays considèrent comme essentiel l\u2019accès des travailleurs agricoles à l\u2019AF, ce programme contribuant fortement au maintien d\u2019une main-d'œuvre locale formée pour les travaux saisonniers.D\u2019où la nécessité d'adapter les prestations aux réalités régionales, particulièrement celles du secteur agricole.Pour bien faire entendre notre message.l'Union a pour sa part joint la Coalition québécoise contre la réforme de l\u2019assurance-emploi, aux côtés des centrales syndicales, des groupes de défense tics citoyens, de l'Union des municipalités du Québec, de la Fédération québécoise des municipalités, de Solidarité rurale du Québec, d'associations sectorielles et de tous ceux qui sont préoccupés par les effets pervers et déstructurants de cette réforme sur la vitalité de nos régions.Le gouvernement fédéral doit absolument changer de cap.sans quoi des collectivités entières se videront progressivement de leur principale richesse : les gens qui y vivent.60109 http://www.laterre.ca LA TERRE DE CHEZ NOUS, 20 mars 2013 PAGE 7 ACTUALITÉ Bovins : double gifle pour les contestataires JEAN-CHARLES GAGNÉ L enquête réclamée par l\u2019Association de défense des producteurs de bovins du Québec sur l'administration du plan conjoint des producteurs de bovins du Québec n'aura pas lieu.La Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec a en eltet refusé, le 12 mars, de tenir cette enquête qui mettait en cause l'ancien président de la Fédération tics producteurs de bovins du Québec.Michel Dessureault.L\u2019Association alléguait que M.Dessureault avait engagé un employé sur sa ferme et qu'il l'aurait payé avec de l'argent de la Fédération.La Régie a conclu
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