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Titre :
L'écho de Montmagny : journal indépendant, religieux, agricole et littéraire
Éditeur :
  • Montmagny :A. Caron,1894-[1902]
Contenu spécifique :
vendredi 15 novembre 1895
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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L'écho de Montmagny : journal indépendant, religieux, agricole et littéraire, 1895-11-15, Collections de BAnQ.

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[" No.6 es AGNY Journal Independant, Religieux, Agricole et Litteraire PARAISSANT TOUS LES VENDREDIS EDITEUR-PROPRIETAIRE, À.Caron.L'INFLUKNCE DE LA FEMME DANS LES AFFAIRES Le temps n\u2019est pas éloigné où une foule d\u2019ecceupations, aujour- d\u2019hui entre les mains des hommes, deviendront le partage des femmes.C'est alors que nous verrons l'homme forcé de rester à la mai son pour surveiller les enfants, faire le ménage et la cuisines.Déjà la plupart des bureaux n'ont que des fcinm>s comme sténographes, clavigraphes et assistant-compta.bles.A mes yeux, cet état de choses est un renversement de l\u2019ordre social, qui ne peut produire rien de bon.Sans doute que la femme de mê me que l\u2019homme.doit subir la loi du travail, mais on veut que l\u2019ordre de la nature ne soit pas changé : il faut éviter avec soin tout ce qui peut contribuer à détiuire l'influence de la femme dans la famille.Il est de toute nécessité de lui rendre facile l'étendue de ces industries qui lui sont parti- cul'èrement propres, de lui ouvrir des évoles de couture où on lui enseignera la coupe et la confection des vêtements et de lui donner enfin les moyens d\u2019apprendre l\u2019art culinaire, si méconnu d\u2019un grand nombre.su boulangerie domestique, par exemple, pratiquée davantage, serait Une économie très considéiable pour la famille ourvri- ère.1l y auruit aussi le blanchissage et le repassage du linge qui tend de plus en plus à sortir de la maison, pour aller s\u2019user avant le temps dans les buanderies publiques.Et puis, que de travaux à l'aiguille et au crochet, qui à l\u2019aide de l'étude et du dessein pourraient rapporter aux ouvrièresbeau coup plus qu\u2019elles ne gagnent ac- tuellemeut dans les magasins, les bureaux et les usines.Je luisse à ceux qui, par leur position sociale, sont plus spécialement chargés de veiller au véritable bien-être de leur concitoyens, de bien réfléchir sur les avantages matériels et moraux qui découleraient d'un tel enseignement.Une localité pas bien éloignée de Montréal possède plusieurs grandes fabriques, où les ouvrières sont plus nombreuses que les hommes.Or qu'arrive-t-il ?C\u2019est que la mère et ses filles sont au travail de 7 heures du matin à 6 heures du soir, sauf le temps nécessaire pour venir chez elles.Le père et le fils n\u2019ayant à peu près rien à faire ont soin du logis\u2014plus ou moins bien-\u2014et puis s'amusent, oui s'amusent, et je n\u2019ai pas besoin de vous dire comment.Je voudrais ppuvoir-faire toucher du doigt tous les désordres qui découlent d'un pareil état de choses.Mais je ne pourrais le faire sans blesser les convenances et révéler des dessous déplorables, inconnus du public en général.Aux Etats-Unis, si le courant actuel va toujours s\u2019aécentuant.avant 10 ans, la femme aura supplanté l'homme.Des centaines de femmes ne portent-elles pas au- jourd\u2019hui la culotte que l\u2019on appelle \u201c blooiners\u201d?ll faut enrayer ce mouvement et conserver a la femme ses grâces, ses charmes, sa caudeuret son amour de la fami le.\u2014\u2014_\u2014 TOUJOURS NEUF - Un vieux rentier avait reçu d'uf ami trente-deux bouteilles de box vin.Comme il voulait les conserver sdigneusement, il les rangea lui- iême dans sa cave ; mais, comme il voulait aussi ne pas toujours aller les chercher, il appela son domestique et lui montra le tas habilement rangé, lui faisant bien remarquer qu\u2019il y avait neuf bouteille sur chaque côté : A 1 71 1 7 1 1 Fn allant chercher d'autre vin, le domestique fut tenté, et pour son propre Usage ii prit quatre bouteilles Pour cacher son larcin, il trou- Va une autre combinaison, et il déposa ainsi les vingt-huit bouteilles restantes : 2 5 2 5 5 2 5 2 Le rentier trouva toujours neuf sur chaque rang.Le domestique succomba une seconde fois et prit encore quatre bouteilles.Une nouvelle combinaison dissimula sa gourmandise et il disposa les vingt-quatre bouteilles restantes comme suit: 388 \u2019 8 838 C'était toujours neuf sur chaque rang ! Le croirait-on! Une troisième fois il fit sa provision, et toujours de quatre bouteilles.Il n\u2019en restait donc que vingt.Le gaillard sut encore les ranger, il mit : 1 We \u2014 a 1 Ainsi l\u2019infidèle serviteur avait | Fais ce que dois | entier s\u2019éteignirent.les fils de communication furent \u201cJe vondrais pouvoir Ajouter mon té- moignare à celui de tant d\u2019autres qui ont fait usage des Pilules d\u2019Ayer, et dire que f'en prends depuis plusieurs années et que j'en ai toujours obtenu les meilleurs résultats.Pour l\u2019Estomac et pour les maladies du foie ainsi que pour la ruérisen des migraines causées a parces dlérangements, les Pilules d\u2019Ayer sont s*us égal.Quand mes amis me demandent quel est le meilleur remade pour les désordres de l\u2019estomae, du Foie et des Intestins = leur réponds {nvariahlement: \u2018les flules d\u2019Ayer\u2019 Prises à temps elles arréteront Un rhume.empécheront la frippe- couperont Ja fièvre et régleront es organes digestifs.Elles sont faciles à prendre et Sont les Meilleures médecines de famille que j'aie jamais connues.\u201d \u2014 Mrs.MAY JOHNSON, 368 Rider Ave., New York City.LES PILULES d\u2019AYER Les plus hautes Récompenses à l\u2019Exposition Colombienne.La Salseparetile d\u2019Ayecr pour lo Sang.réussi à enlever jusqu\u2019à douze bouteilles de trente-deux, et à laisser voir toujours le même nombre à chaque rangée.Le drôle n\u2019était pas trop bête ! Ce qui ne l\u2019empêcha pas d\u2019être mis à la porte.a LES RATS ET L'ELECTRICITE Un singulier accident s\u2019est produit dans une station d'éclairage électrique de Baltimore.Tout a coup les lampes d\u2019un quartier A l'usine, brûlés et le tableau de distribution trèsendommagé.On rechercha vainement la cause de l'accident.Un expert fut désigné.Il suivit des yeux la canalisation ; tout paraissait en ordre.Il allait renoncer à ses investigations quand il aperçut, immobille, encastré entre deux conducteurs REDIGE EN COLLOBORATION.électriques.un énorme rat.Le rat ne bougeait pas, et pour de bonnes raisons : il était foudroyé.C\u2019est lui qui avait produit l\u2019accident et l\u2019extinction des lampes.Il était évidemment venu d'aventure à passer sur les deux conducteurs à la fois, il avait établi un court circuit et reçu la décharge.Le courant, au lieu d\u2019aller aux lampes éclairer la ville, avait trouvé plus court de passer directement par le corps du rat.Le poil de l'animal était tout brûlé etson corps rendu si rigide par l\u2019extricité qu\u2019on eut dit qu\u2019il était gelé.La décharge se renouvelant sous forme d\u2019étincelles de proche en proche le long des bornes d'attache des fils, avait brûlé les substances isolantes et mis le feu aux boiseries.Les électriciens auront à se défier des rats.LES VEUVES À la dernière session de la législature de la province d\u2019Ontario, il a été passé une loi à l\u2019effet qua dans le cas d\u2019un mari mourant sans testament, avec des biens valant pas moins de $1,000, tout revient à sa veuve.Quand il meurt riche de plus de mille dollars, sa veuve n\u2019hérite de pas moins de mille piastres dans tous les cas.Ainsi, à l'avenir les veuves ne rouffWront pas autant de la négligence de leurs maris qui négligent de faire un testament.ÇA ET LA \u2014Il y a eu à Montréal, l\u2019an dernier, 10,714 naissances, 2,188 mariages eu 6,594 décès.\u2014Avant la fermeture de la navigation il y aura plus de 5,000,- 000 de minots de froment exportés du Manitoba.\u2014On calcule qu\u2019il y a 2,000,000 de personnes qui montent à la bi- cycletje aux Etats-Unis.\u2014On a construit 48 navires de guerre en 1895,en France.En 1896, on en construira douze.Ces soixante navires coûteront 72,000, 000 de francs.\u2014IMn spectacle horrible a été offert, la semaine dernière, au Texas.Une foule de plus de 7,000 person nes s\u2019est emparée d\u2019un nègre qui Venait de tuer une jeune femme et on l\u2019a fait brûler vivant.Le supplice a duré cinquante minutes.C\u2019est le mari de la victime qui a mis le feu au bûcher. ~~ 4 -~ a _\u2014_\u2014_\u2014\u2014eeees Lorsqu'ils furent arrivés au pouvoir, les grâces de ses méandres à travers | jeu, HEURES DE BUREAU : 8 hrs A, M.ces messieurs du parti des honnêtes gens, |le district de Québec, M.Thomas| Lorsqu\u2019il reprit sa place de député à à 9 hrs P.M.qui vous avaient juré leurs grands dienx Chapais, fut pris de l\u2019auri sacra fames, |l'assemblé législative, les ministres Dr.A.Lantier, DENTISTE 69 Rue St-Jean, Québec.Téléphone : 1024 ON ADMINISTRE LE GAZ VÉGÉTAL.Ce MoNTMAGNY, 15 Novembre 1895 L\u2019EMPRUNT TAILLON Lans ma dernière correspondance, je remettais à plus tard de discuter le désastreux emprunt fait j ar notre premier ministre Taillon.Je ne saurais différer plus longtemrs, et je crois intéresser les lecteurs en leur mettant sous les yeux, quelques-uns des traits saillants qui refisortent de cette transactior.Reportont-nous une dizaine d\u2019années en ariière, et considérons un peu la position dans laquelle ge trouvait notre province.D'abord, en arrivant au pouvoir, l\u2019hon.M.Mercier trouva la caisse publique absolument vide et le crédit de la province fort endommagé.IL lui fallat donc faire face & cette situation embarrassante.Aidé de ses collègues chacun dans leur ministère res- pectit, et avec ea grande habileté, M.Mercier réussit à éguilibrer d\u2019une manière satisfaisante nos finances provinciales, et dars le but de rétablir notre crédit vis-à- vis des institutions financières étrangères, il fit un voyage en Europe.Pendant son absénce il s\u2019occupa exclusivemet de faire valoir devant las financiers toutes Jes ressources de sa province, et s-s projets qui devaient la rendre de plus en plus prosy ère.Les emprunts avantag ux qu\u2019il contracta plus tard prouvèrent, d'une façon suffisante, le succès de la mission qu'il s\u2019était imposée.Revenu parmi nous, M.Mercier songes à la réalisation de quelques-uns de ses 1ê- ves dans lesquels il avait entrevu sa me.vince grande et prospère, £a chère proviu- ce qu\u2019il aimait tant et à laquelle il a don- ré la meilleure partie de sa vie, il voulait la voir avancer l'égale des autres pays.C\u2019est avec ces généreuses intentions qu\u2019il inangura sa politique de chemins ae fer qui devait contribuer dans une si grande mesure à l\u2019avancement, au pregrés du pays, et pour laquelle tout le peu; le de la province qui en a bénéficié, lui est redevable.Mais, comme le dit ie proverbe : \u201c Pour faire de J'arg>nt, ii faut qu\u2019ils n'emprunteraient plus, furent obligés, eux aussi, d\u2019emprunter malgré l'augmentation des revenus qu\u2019avaient dû apporter la taxe qui pèse maintenant sur le peuple de cette province.Ils étaient au pouvoir depuis un an à peine, qu\u2019ils avaient déjà dépensé quatre millions faisant partie des dix millions empruntés par M.Mercier, et il fallait déjà emprunter.Mais quel emprunt ont-ils négocié ?Ont-ils eu à cœur comme M.Mercier de maintenir à sa hauteur la réputation de la province ?Non, ils se donnent la peine de traverser l'océan pour aller détruire de leurs propres mains notre crédit que M.Mercier avait réussi à relever au prix de thnt de labeurs, qui lui ont été payés d\u2019ingratitude.J'ai dit que M.Tailon était allé en Europe pour détruire notre crédit et voici comment.Contre chacuu de ses emprunts, M.Mer cier avait toujours réussi a échanger nos débentures 4'100 cts.dans la piartre, c\u2019est-à-dire à leur pleine valeur, et voilà que notre financier à longue barbe s\u2019en va offrir ces mêmes débentures aux banquiers parisiens à 77 cts.tandis qu\u2019il aurait pu avoir à Londres 95et même 97 cts.,comme les bauquiers parisiens les ont eux-mêmes revendus huit jours plus tard.Qui donc a profité de la balance, quelque chose comme un demi million ?Certainement pas la province, et c'est là une chose dont M.Taillon devra vous rendre compte, électeurs de la province de Québec ; car à la manière dont il a agi, il devait savoir que la vente se ferait ainsi.Au lieu d\u2019attendre les demandes des financiers qui savaient bien qu\u2019il était là pour opérer ces transactions, il a fait comme un pauvre diable qui n'a plus le sou et qui va mettre sa montre cu son habit au clou, de sorte qu'il a sacrifié notre propriété.Voilà ce qu\u2019a fait le chef des sauveurs du peuple.Et pour en venir à une conclusion, supposons qu\u2019un de vous, honnêtes cultivateurs qui avez acquis vo re bien au prix de rudes travaux, pour une raison ou pour une autre confierait à un notaire ou a toute autre personne la charge de vendre une partie de son bien, et ,ue cette perronne consentirait à vendre à un tel pour $400 une propriété pour jaquelle il aurait pu avoir $600 du voisin.Je n\u2019hésite pas à dire que vous ne laisseriez pas une minute de plus vos affaires entre les mains a\u2019un pareil administrateur, et vous swiez ra'- son.Eh bien, c\u2019est ce qu\u2019il faudia faire à la prochaine occasion avec les aventuriers que, dans un moment d\u2019excitation vous avez placés a la téte du pays.Il ne faut de l'arg-nt,\u201d il fallait à M.Mercier de l'agent pour mener tous s.s projets à profit.C\u2019est alors que, s3 fiant sur les revenus suffisants de la province, il négocia | *en Europe son emprunt de dix milligps, qui fit lever les yeux au ciel, et crier comme des désespérés, tous ses adversaires qui, à cause de leurs antécédents, n'avaient jamais pu s\u2019attirer autant de con- flauce.Dans cette transaction, M.Mercier s\u2019ctait montré l\u2019homme d'affaires qu\u2019- il était, ct malgré tous les cris jetés par les bleus enragés, laissez-moi vous dire, que cet empruat fut le plus avautagsux que jamais législateur ne négocia, pour notre province du moins.\u201d , Mais si cette transaction était appelée à faire beaucoup de bien, elle n\u2019en fut pas moins une des causes de la chute du gouvernement libéral.Mal interprétée avec intention devant des électeurs trop crédules, les conservateurs s'en eervirent comme d\u2019une arme contre leurs adversaires pour arriver au but dicté par leur ambition plutôt que par leur pas leur laisser le temps de manier une | minute de plus nos finances ; car on pourrait voir quelque bon matin le j asillon flotter sur la citadelle de Québec, annonçant que la province sera vendue à l'encan pour payer ses creancieis.Il faudra aux prochaines élections chasser à coups de votes ces cyniques farceurs du gouvernement, conme un jour Notre- Seigneur chassa à coups de fouets, les vendeurs du temple.J.A.R.UN VERTUEUX M.Thomas Chapais, de Québec, et son Courier du Canada, font les vertueux depuis quelque temps et pourtant on sait de quel bois ça se chauffe.Le meilleur moyen de discuter avec ces honnêtes gens-là, c\u2019est de leur faire relire leurs p'tits papiers.Aux jours fleuris du McGreevysme, alors que le Pactole promenait dis- désir de bien administrer.crètement les richesses de ses flots et pas pour lui mais pour Kamouraska, et il adressa à l\u2019oncle Tom un mandement resté célèbre dans lequel il est question de ficelle et d\u2019écus.On était en temps de guerre, il est vrai, mais cela n\u2019en est pas moins amusant.Pour votre édification et celle de vos admirateurs, bon M.Chapais, permettez-nous de vous remettre sous les yeux ce poulet que vous connaissez bien.Ajustez vosdunettes, ajustez-les bien, puis.Lisez, lisez le document, comme l\u2019on chante dans la Fille du Tambour-Major.Saint-Denis, 15 février 1887.Honorable McGrazvr, Québec.Cher monsieur, Voulez-vous être assez bon de m'envoyer par express le reste de l'argent destiné a Kamouraska, soit $1,500.J'ai déjà reçu pour nos dépenses légitimes un total de $1,500, pour quoi je vous ai donné piéces justificatives.J'accuserai réception par le retour du courrier.Adressez le paquet comme ceci: Monsieur Charles Dionne, Riviére Ouelle.Sivous pouvez m\u2019envoyer cela dans une boite bien ficelde, tant mieux.Nous sommes guettés de tous colds.11 m\u2019est impossible d\u2019aller à Québec.C\u2019est pour- quoidge vous demande d\u2019envoyer l'argent par l\u2019express.Je vous demande surtout d'être d\u2019expédition.Les affaires vont magnifiquement ici.Encore un effort et tout ira bien.Charles Dionne, à qui js vous demande d'envoyer l\u2019argent, est un homme sûr.C'est mon cousin germain.Je ne puis trou \u2018er le temps d\u2019aller à Québec.Ma présence ici est essentielle.Bien à vous, THoMAB CHAPAIS.Le reconnairs z vous ce petit billet à M.McGreevy ?Huit années déjà ont secoué let» poussière grise sur sa robe blanche.mais c\u2019est bien ça n'est-ce pas, la firelle, nous sommes guettés, $( 500, présence essentielle, et au bas, tout au bas.Thomas Chapais.Les poètes enseignent qu\u2019il n\u2019y a rien de bon come de se réchauffer l\u2019âÂme à la flambée des souvenirs, alors vous ne nous es voudrez pas, nous l'espérons.de vous avoir fait revivre un jour de février 1887.C'etait le beau temps! Salsepareille d\u2019 Ayer.Son passé de quarante ans est un constant triomphe sur les maladies du sang.L\u2019ANNIVERSAIRE Que'le qu'ait été la cause immédiate de la mort d'Honoré Mercier, et bien qu'il ne soit pas juste d\u2019en faire peser la responsabilité entière sur ceux de ses adversaires politiques qui se sont faits ses persécuteurs acharnés, ils n\u2019en res tent pas moins coupables d'une audacieuse tentative de perdre ce grand homme dans l'estime publique et de le fiétrir par une condamnation criminelle.Ce sera l'étonnement de l\u2019histoire et la honte du gouvernement qu'un pareil homme ait été traîté devant les tribunaux pour y répondre à l'accusation de détournemients des deniers publics.© Nous ne connaisgons pas d\u2019exemple mieux caractérisé de l\u2019abus du pouvoir exécutif pour faire servir l\u2019administration auguste de la justice à la satisfac tion d\u2019une vengeence politique.Le mode de nomination des juges en faisait des iustruments et des complices aux mains du ministère publie, qui donnait au monde le spectacle attristé de partisans de la veille devenus des arbitres et chargés comme tels de faire le procès d\u2019un anciens adversaire C'est devant ce tribunal que Mercier dut paraître ; c\u2019est là qu'après plus d'une année de luttes et d\u2019angoisses dont nul ne connaîtra jamais l'amertume, il confondit ses accusateurs, et gagna la suprême bataille, celle où l'honne&r de son eurent peur : ils l'avaient cru bien mort pourtant, et voilà qu\u2019il revegait troubler leur orgie de pouvoir.Ils se sentirent petits devant ce colosse, et ne fnrent rassurés qu\u2019en comptant et recomptant, pour se donner du cœur, la majorité servile qui se massait derrière eux.Ce fut le triompne écrasant du nombre.Qnelle revanche ! Le ministre Taillon et le ministre Hall se donnaient l\u2019accolade ; le ministre Nantel et le ministre Flynn se regardaient dans les yeux ; le ministre Pelletier et le Ministre Casgrain, après des années de séparation, se rappelaient leurs tendresses.d'autrefois et se juraient un éternel amour.Et tous, voyant celui qui fut leur maître, affaibli par les chagrins et la maladie, se dirent, parodiant les paroles du poète : L'avenir, l'avenir, l\u2019avenir est à nous ! Non, l'avenir n\u2019est pas aux misérables !.\u2026.\u2026.Depuis cette session de 1893, le colosse est tomhé, il est vrai, pour ne plus se relever.Le 30 octobre 1894, ceux que la peur de Mercier hantait toujours éprouvèrent un grand soulagement.Il était mort enfin.Mort !\u2026.oh ! non, détrompez-vous.Mort !.celui à qui le peuple canadien a fait nne apothéose comme ce lle du 2 novembre dernier\u2026.Mort !.celui dont le nom gagne encore des batailles qui\u201d s'appellent Bonaventure et Montréal-centre.Mort !.celui dont la presse de tous les grands pays a vanté le génie et le patriotisme.Mort |.celui à qui tout un peuple a été rendre visite il y a quelques jours.Mort |.celui en l'honneur de qui on parle d'élever un monument par souscription nationale.Non, de tels hommes ne meurent pas.Demandez le plutôt à ces pauvres ministres, si orgueilieux en 93, aujourd\u2019hui s1 divisés et si moroses Demandez le à cette majorité législative, si réduite aujourd\u2019hui, si anxieuse, si peu confiante en ses chefs.L'houme du jour, ils vous le diront, c\u2019est Honoré Mercier.Coïncidence étrange que cet anniversaire marquant la date d'ouverture d\u2019une session législative, quo ce gouvernement moribond aux prises avec ie grand disparu qui le domine et va le terrässer.Ils ont beau faire, pas plus que le peuple quil'a connu et qui l'aime, les ministres, qui l'abhorrent, ne l'ont oublié C\u2019e-t encore sa politique qui se dresse en face de leur politique oppressive et mesquine ; c\u2019est son nom qui absorbe le leur, quoi qu ils en fassent ; c'est sa popularité grandissante dans la nation qui leur fait entrevoir, à courte échéance, ia rétribution de leurs forfaits.Ils le savent, et au diner d'Etat, instinctivement ils regardent aux murailles, craignant d\u2019y voir la main mygtérieuse qui signe leur déchéance.Stimulez les facultés, activez la cireu- lation, purifiez le sang, par l'emploi de la Salsepareille d'ayer.» Nous vous recommandons, chers lecteurs, de lire bien attentivemeut ce que l*Flecteur \u201d publiait lundi dernier, et vous aurez une jusie idée du ministre de la Justice, Sir G.H.Tupper : L'INCIDENT LAURIER-TUPPER On se rappelle l\u2019incident Laurier- Tupper.M.Laurier avait dit à Brockville que la façou dont le gouvernement avait res MM.McGreevy et Cou- nolly en liberte, avant l\u2019expiation de nom, de sa famille et de sa race était en |leur sentence, attestait son hypôcri- A VENDRE wire Magnifique maison à deux étages, ayant une épicerie dans le bas et une licence d\u2019hôtel, située à St-Thomas de Moutmagny, Rue du Dépot.Chance exceptionnelle pour celui qui désirera continuer ce commerce.L\u2019acheteur aura l\u2019avantage de don- fer tan\u2019 par année.S'adresser a F.-S.BERNATCHEZ 6 m.8 Nov.Montmagny, P.Q.sie eu poursuivant des gens qui n\u2019avaient détourné l\u2019argent du public que pour en faire bénéficier des ministres et députés bleus.Le gouvernement, avait ajouté M.Laurier, ne montre pas autant de sollicitude pour bien des malheureux qui gémissent dans leurs cachots el que leur réclusion tue.Le ministre de la justice Tupper télégraphia alors à M.Laurier pour lui dire : \u201c Nommez-les,\u201d \u201cIls sont légion \u201d répondit sur le champ M.Laurier à M.Tupper.Uf avocat de Toronto, M.G.M Gardriïer, vient de révéler un cas des plus pénibles à l\u2019appui de l\u2019assertion de M.Laurier.Le 9 mai 1393, John Anderson, de Toronto, fut trouvé coupable d'avoir voulu faire passer uv timbre qui avait déjà servi.Le ministre de la justice le fit condamner à une pena- lité de $500 et à deux ans de péniteu- cier.Un an plus tard une requête fut présentée au ministre de la justice représentant que Andersor était atteint d\u2019une maladie grave et mourrait certainement s\u2019il w\u2019était libéré.Les médecins les p'us éminents endossèrent cette requête.Le ministre Tupper rejeta la re quéte et un mois plus lard, le 21 aoûu 1894, Anderson mourait dans sa cellule, Le pauvre malheureux avait été dépouillé de tous ses biens pour payer les 8500 ; il avait en outre passé uu an dans un cachot, et cn avait exigé en plus sa vie même.pour s'être se: vi d\u2019un timbre de trois ventins déjà oblitéré ! Pendant ce temps- à le même ministre Tupper remet'ait en liberté après deux mois de réclusion, deux hommes qu\u2019il avait fait déclarer coupables de s\u2019être approprié un million de piastres destiné à améliorer le port de Québec et de l\u2019avoir distribué pour des fins électorales sur l\u2019ordre de Veux ministres sir Hector el sir Adolphe.N\u2019est-il pas temps d'avoir un changement ?CORRESPONBANCES Montmagny, 11 novembre 1895 M, l'Editeur, loi qui l\u2019ont précédé au conseil, l\u2019ont été sans protestation.Celle du 17 lsopoessie, à Été passée uniquement dans le but d\u2019effectuer un changement de créancier, et n\u2019a pas eu pour effet d\u2019augmenter la dette de la cor poration.Les prétentions de M.le Maire ont été rejetées, parce que les réparations au pont Régent n\u2019étaient pas urgentes, quoiqu\u2019il en dise, et que le conseil n\u2019avait pas regu des contribuables de mandat spécial peur augmenter les obligations de la ville.De plus un homme d\u2019expérience ie doit pas chercher à se disculper en affirmant que d\u2019autres ont fait aussi mal que lui-même.Bien à vous, Cyrias Rov.OA Montmagny, 12 Nov.1895.À M, Alp.Caron, Editeur propriétaire de l\u2019Echo DE MONTMAGNY.Monsieur, 1l est évident que votre correspondant, M.J.-C.Lislois, digère très difficilement le jugement dans la cause de Déry contre la Corporation.Mais est-ce la une raiso.1 qui lui permette d\u2019insuller gratuitement un homme gi, loin de s\u2019occuper des déboires que notre maire essuie dans sa vie publique, gère par suite de maladie difficitement ses propres affaires.Lorsqu'il pouvait le faire.mou père par devoir.et par interèl, il l\u2019avoue, eb 11 n'appartient pas a M.Lislois de l'en blâmer, a suivi de près l\u2019adnn- uistration de nus affaires munictpa- les; il a parie ouvertem ul et n'a jamais senti le besoin de s\u2019abriter sous le nom d\u2019une @mpaguie.En termes polis nn braillard est celui qui se plaint; mon pére el la majorité des contribuables recounals- seit, avec M.Lislois, que cepuwrs quel ques mois nos iuteréls muuicipaus sont entre bontes matus et ne Su plai- grient plus.Inutile pour M.le maire de se défendre de subir l'iuflrenc de M.Coulombe & Cie.; nous avons assez de son aduninisbration des affaires pubii- ques pour le juger, sis seruter les motifs qu'il a de choisis ses aviseurs, Mais il dit faux en atfirinant que mon pere a pousse l ingratitude jusqu\u2019a se plaindre de M.St-Aubi , qui en juin 1886 a propose qu'une iteence lui fut accordee.Une autre iaussete, c\u2019est celle de dire quil ait ete question de vente de sa maison a M.Cymile Coulombe, auquel mon pere à toujours laissé la liberté de pruniouvoir ses intérêts de la wmanjere qu\u2019il jugeait convenable.M.le maire s\u2019est probablement aperçu de l\u2019'humiliation qu\u2019il a tait subir récemment dans un magasin de cette ville, à des consuillers qui l\u2019ont toujours fidèlemeut appuyé, en Veuillez donc me permettre d\u2019ex.! déclarant que ces conseillers, et non pliquer, vu que votre correspondant, M.J.-C.Listois, maire, feint de ne,la pas comprendre, la différence qui existe entre l'effet du jugement inre Déry contre la Corporation, qui semble l\u2019avoir tant désillusionné, et l\u2019effet dg la résolution du 17 septembre dernier, passée par le conseil de la ville de Montmagny.M.Lislois a consenti à s\u2019exposer à payer aux avocats un montant d\u2019argent qui, suivant lui et beaucoup d'autres, aurait été mieux placé dans nos chemins, pour avoir l\u2019opinion d\u2019une cour de justice sur ia légalité d\u2019une résolutihn adoptée sur division, en sa présence et conformémËnt à ses avis.Le sort luia été défavorable, et de là ses efforts pour faire partager sa responsabilité avec ses prédécesseurs, et la faire endosser par les autres membres du conseil qui osent siéger lorsqu\u2019il est absent.Les resolutions adoptées par les hommes de \\ \u2019 lui même, 11 y à cing ou siy ans ba- saieut leur opinion de condeillers sur les exigences de MM.Létourneau.Qu'il écrive autre chose que ce qu\u2019il dit et pense, qu\u2019il se soit décidé à blanchir par écrit, la réputation de conseillers qu\u2019il avait noudie avec ou sans raison de vive voix, c\u2019est son affaire ; mais de grâce qu\u2019il ne fasse pas intervenir dans cette double opération des hommes qui n\u2019ont rien à Y voir.Bien à vous FonrtuUNAT S.BERNATCHEZ.La Banque Nationale \u2014 Nous croyons intéresser nos lecteurs en reproduisant de l\u2019Æ-ecteur de same ii der nier l\u2019article intitulé : La BANQUE Na71I0- NALE.Ces quelques ligaes donnent :a note juste du sentiment qui devait animer tout notre commerce cauadien-français.Cette banque tant éprouvée renaît plus vivace et plus forte, et est à même de rendre les services les plus eonsidérables.Elle a un bureau de direction bien disposé, avec l'intell\u2018gence nécessaire pour réussir, et pour s\u2019en convaincre il suffit de songer que le president actuel est M.Rodolphe Andet, un des associés de la maison Thi- baudeau Frère & Cie.et le caissier M.L1- france qui est maintenant réellement et non pas seulement simple commis comme sous l\u2019ancienne direction.« Ce matin, il y avait foule à la Banque Nationale.L>s actionnaires y venaient joyeux retirer leur dividenie en exprimant en même temps, leur satisfaction de la manière dont lenr b'arrau de direction conduisait les affaires.Ils constataient une grande amélioration eù une confiance cons dérablement atgmentée du public envers cette institution Québecoise.Les mauvais jours de cette banque sont passés, et aujourd\u2019hui, appuyée sur une base solide, avec un a :tif epuré, elle concentre autant que possible ses affaires dars Québec pour aider l'in lustrie et le commerce local, elle y rencontrera l'encouragament que cette conduite :ag3 et patriotique lui mérite.Son capital de $1,200,000 intact, un surplus et la double responsabilité de ses actionnaires, qui représente un autre million et demi, offrent une garantie sûre et fera contribuer l\u2019épargae par ces dé- FÔts à la srosr-érité de la banque, I] ne vera pas dit qu» cette institution où plutôt nor e ins'itution, car el e représente surtout lrs cayitaux des canadiens- français de Q -ébec, il ne sera pas dit yu\u2019 elle ne sera pas supportée et encouragée si elle cortinue à suivre la 1 gne de conduit+ progressive inaug rée il y asix mous.AVIS Avis public est par le présent donné qu\u2019une demande sera faite à la législature de la province de Québec, à sa prochaine session, pour obtenir la passation d\u2019un projet de loi à l\u2019effet de detacher du comté de Bellechasse pour l'annexer au comté de Montmagny, la partie non organisée du township d'Armagh.BELLEAU, STAFFORD & BELLEAU, Proc.Requérant.Québec, 15 octobre 1895.TERRES À VENDRE L'hon.juge Fournier ayant décidé de vendre les magnifiques propriétés qu\u2019il possède dans le comté de Montmagny.les annonce en vente ; les dites propriétés sont comme suit : To.Une terre de 100 arpents en su- perticie située près de l\u2019église de Ber- thier ; DO.Un circuit de terre de 40 arpents en superficie, aussi dans la paroisse de Berthier ; os Une terre d'environ 109 acres en superficie, située à St Paul de Montminy.Toutes ces propriétés sont en parfait ordre, ainsi que toutes les bâtisses.?Les conditions seront très libérales.Pour plus amples-informations, prix et conditions de vente, etc, s'adresser à M.le notaire J.-S.Gendron de St-Frangois de Montmagny.Notes Locales \u2014En cette ville, le 13 courant, Mme Narcisse Lemieux jr., une fille.\u2014 M.le doctenr Paradis, médecin-vi- siteur de la cour de Montmagny, des Forestiers catholiques, est allé hier à St- Aubert, visiter un malade appartenant à cet ordre.\u2014 Douze aspirants se sont présentés hier soir pour être admis dans l'ordre des Forestiers.Nous sommes heureux des progrès toujours croissants, «Jue fait cet ordre à Montmagny.\u2014Nous regrettons d'apprendre que MM.Thomas Thibeault et Jacques Collin sont encore assez sérieusement malades.Nous leur souhaitons un prompt rétablissement.\u2014 Depuis le commencement de la semaine nous avons été favorisés d\u2019un temps exceptionnellement doux et beau.L\u2019été de la St-Martin, ou des sauvages comme disent les anglais.\u2014Mardi, le 12 courant, M.Edmond Laurendeau, fils de M.Germain Laurendeau, conduisait à l\u2019autel Mlle Ansel- mie Nicole, fille de M.Joseph Nicole.Nos meilleurs souhaits de bonheur à l\u2019heureux conple.\u2014Une dépêche de St-Jean DesChail- lons nous apprend que M.P.C.Levas- seur, vieux patriote de 83 ans et oncle de Mme P.R.Martineau de cette ville, est décédé hier.M.Martineau, P.C.8.est parti pour assister aux funérailles.\u2014On nous informe que nos jeunes filles sont à organiser une jolie soirée pour être jouée le jour de la fête Ste- Catherine.Nous leur souhaitons le même succès que celui qu\u2019elles ont remporté il y a quelques mois.\u2014 Plusieurs pères de famille et quelques jeunes gens commencent à partir pour les chantiers.Ce sont, la plupart, des Jeunes gens, tous gais lurons, fredonnant \u2018un air populaire, tout en attendant le train qui va les transporter pour l'hiver, loin du foyer, laissant une femme, une mère ou une amante.Tous sont confiants et partent avec l'espoir de faire un bon hiver et de revenir le gousset bien garni.Revien- dront-ils, tous sains et saufs ?Un acei- dent est bientôt arrivé : un arbre auquel un courageux bûcheron s'attaque, armé de sa grande hache, s\u2019abat tout à coup sur celui qui s\u2019acharne à lui, et voilà un malheureux estropié pour la vie, s'il ne succombe pus loin des siens, au milieu de la forêt.Cela arrive souvent.Nous souhaitons donc aux bûcherons qui s\u2019en vont s\u2019enfoncer dans la forêt, un hiver prospère, exempt de tout danger et un heureux retour.\u2014La lettre de M.le maire Lislois, que nous avons publiée la semaine y nière, a eu du retentissement si un ên juge par tout ce qui se dit à ce sujet, et par les réponses que nous publions dans ce numéro.M.le maire a bien défendu sa position et ses remarques ont été, en général, approuvées par la très grande majorité des contribuables.Tout en ne voulant pas discuter le mérite des questions soulevées dans cette lettre, vu qu\u2019il ne s'occupe nullement des affaires municipales M.Choquette nous a cependant prié de déclarer qu\u2019il avait soutenu devant la cour, comuue il l\u2019avait fait,pendant qu'il a été conseiller, que le conseil avait le droit de faire, par simple résolution, un emprunt temporaire de quelques mois, pour les fins de l'administration des affaires de la ville et pour l'entretien et les réparations de ses propriétés, au moment qu'i est déclaré dans la dite résolution, comme cela y était dit, que si à l'échéance, les revenus ordinaires de la ville ne suffisent pas à le rencontrer, il sera alors fait un emprunt permanent par règlement, avec les formalités nécessaires en pareil cas.Qu\u2019en conséquence, si des avocats, au sujet de ces emprufits, ont changé d\u2019opinion ou se contredisent, d'après ve que M.le maire laisse entendre, M.Choquette prétend que cela ne peut as s\u2019appliquer 4 lui.PERSONNEL \u2014 Mlle Flore Côté qui depuis quelques années, a l'habitude d'aller passer les hivers en Floride doit partir .undi pour ce beau pays.\u2014-Dame Rumeur veut qu\u2019une de nos charmantes jeunes fi.les, pour qui l\u2019avenir est cependaut plein de promesses et d\u2019espérances, doit prochainement entrer dans un couvent de Québec pour y prendre l\u2019habit religieux.\u2014 Nous regrettons d'apprendre que M, Rob Ritchie, l\u2019actif agent général de la maison Price Frère & Uie, ait douné sa démission.M.Ritchie se propose de partir prochainement, aveu Mme Kitchie, pour un long voyage en Ecosse et eu Angleterre.11 est probable quo M.Owen qui connait bien :es affaires de lu maison Price lui succèdera et que M, Oscar LeBlanc prendra la place de M.Owen. venmmemesmeen Une très jolie pièce de vers inédite de M.McDonald, duc de Tarente : LES ILLUSIONS Les illusions sont des hirondelles Dont les tires-d\u2019ailes S\u2019envolent aux cieux ;- Quand on voit passer en troupes agiles Ces êtres fragiles, On les suit des yeux.Les illusions comme les opales Ont des teintes pâles, Des éclairs d'argent ;\u2014 Les illusions n\u2019ont pas de mémoire : Leur robe est de moire A reflet changzant.Les illusions sont comme la lune, Qu'on voit de la dune Monter dars la nuit ;\u2014 Quand le jour revient la lune s\u2019efface Sans laieser de trace, Sans faire de bruit ; Les illusions sont des hirondeÿes.Mais leurs tires-d\u2019ailes Se perdent aux cieux ;\u2014 Les illusions sont comme les femmes Qui, prennent nos âmes, Font pleurer nos yeux.MacnoNaLD, Duc DE TARBNTE.Pauvre Matthieu (HISTOIRE D\u2019ATELIER II Suite Il revint en effet quelques heures plus tard, et trouva le jeune artige assis dans le meilleur fau- teull, entre Marie et sa mère, toutes deux empressées à renouveler sur son front blessé des compresses d\u2019eau froide.A tout homme moins sûr de lui que Valdroche, ce \u2018spectacle aurait suffi pour détruire toutes ses espérances ; mais en jetant Un regard sur son antagoniste, qui.à la vérité, n\u2019était rien moins qu\u2019un Antinoüs, et en voyant eu même semps sa propre image reproduite dans une glace, il ne put lui venir un instant a l\u2019esprit que la laideur de Matthieu dû un jour triompher de sa beauté.Il attribua a cet instinct de charité qui git au cœur de toutes les femmes, les soins et les attentions dont mademoiselle Marie entourait le jeune peintre, et s\u2019estima heureux d\u2019avoir provoqué des circonstances si favorables à ses projets.Toutefois, il crut devoir se donner des airs de repentir et des fagons d\u2019homme %ttendri, afin de regagner un peu de terrain que le pugilat du matin lui avait fait perdre dans le cœur de la jeune fille.Après avoir salué les deux dames, il alla donc droit au jeune artiste, et s\u2019inclinant devant lui avec plus de souplesse qu\u2019il ne s\u2019en serait lui-même cru capable : \u2014Mon cher Matthieu, lui dit-il.je viens solliciter de vous mon pardon et vous prier d\u2019oublier ma brutalité.Matthieu tendit aussitôt à Val- droche sa main affaiblie et lui dit avec un accent de véritable émotion dansla voix,que sa démarche lui allait au cœur et qu\u2019il lui en savait meilleur gré que du plus grand service rendu.Valdroche, en entendant ces paroles chrétiennes, dut se croire un bien grand scélérat ou s\u2019estimer un bien habile diplomate.Il ne s\u2019arrêta pas en si beau chemin, et, tenant la main du jeune homme, il ajouta : \u2014Me permettrez-vous à l\u2019ave- + nir de prétendre conquérir votre estime et votre amitié ?\u2014Ce que vous venez de faire, répondit Matthieu, vous donne tout droit à l\u2019une comme à l\u2019autre.Une étreinte nouvelle sembla sceller ce serment pour l\u2019avenir.Puis, Valdroche s\u2019adressant à la jeune fille : \u2014Maintenant, Mademoiselle dit- il, excuserez-vous le regrettable spectacle que je vous ai donné ce matin.Si j'avais pu soupçonner votre présence, je crois que la colère m'aurait plutôt étouffé que de devenir pour vous une cause de scandale et d\u2019effroi, un motif malheureusement trop juste de reproches et de sévère accusation.La jeune fille regarda Valdroche sans répondre.Evidemment, elle n\u2019avait pas pardonné la brutalité de l'artiste.La mère répondit pour elle.\u2014 Nous savons bien, monsieur Valdroche, que vous êtes un peu tapageur, un peu mauvais sujet, et que tout le monde a peur de vous dans le quartier ; mais, au fond, je vous crois un bon garçon.Et puis, il faut bien pardonner quelque shose à la jeunesse et surtout aux artistes.Ces artistes ne sont jamais faits comme les autres hommes.Est-ce aussi l'avis de mademoiselle Marie.demanda Valdro- che ?\u2014Oui, monsieur ; mais je crois aussi que les artistes divent se montrer plus grands et meilleurs que les autres homes, parce qu\u2019- ils doivent être d'une naturd et d\u2019une intelligence plus élevées \u2014 Voilà de nobles et justes paroles, fit Matthieu d'uve voix faible, et tout homme véritablement artiste devrait être jaloux de les justifier.\u2014C'\u2019est presque un due! que vous me propos.z.Matthieu.dit Valdroche en jetant sur Marie un ccup d'œil significatif.ma:s un duel avec des arines meilleures et plus courtoises que celles dont j'ai voulu faire usage.Eh bien, soit, je l\u2019accepte ; et mademoiselle, si madame veut bien me le permettre, sera le jage du camp.La mère de Marie n\u2019avait pas bien compris le sons allégorique de ces paroles, et elle demandait du regard a sa fille ce que ce beau garçon de Valdroche avait voulu + \u201c Thomas A.Johns, Une Affliction Commune Guérie radicalement par l'usage Salsepareille d'AYVER HISTOIRE D'UN COCXER DE FIACRE, \u201cJal été, pendant huit ans, affiigé deo Salt Rheum.Durant ce temps-là, j'ai essayé un grand nombre de médecines qui étaient fortement recommandées, mais aucune d'elles ne m'a soularé.A la fin on me conseilla d\u2019essayer la Salsepareille d'Ayer et un ami me dit d\u2019en acheter six bouteilles que je devais rendre en me conformant aux instrue- ions.Je cédai à son désir, j\u2019achetai les stx bouteilles et en pris troïs sans remarquer aucun résultat décisif.J'avais à peine fini la quatrième que mes maius étaient entièrement Débarrassées d'Éruptions.Mon occupation, qui est celle de cocher, m'oblice à être dehors au froid et à l'humidité.souvent sans gants.et l\u2019éru tion n\u2019a jamais reparu.\u2019\u2014 THOMAS À.JouNs, Strat?rd, Ont.LA SALÉE: AREILLE D'AYER Seulo Admise à l'Exposition Colombienne, Les Pilules d\u2019A yer nettoientles Intestins.apporter ici leurs palettes, nous verrons à le- installer le plus commodément possible.\u2014 Mais ma mère, y pensez-vous ?dit la jeune fille en rougissant ; c\u2019est une indiscrétion !.\u2026.\u2014L'indiscrètion serait-elle moins grande s\u2019il s'urissait de faire mon portrait ?Allons.allons, petite.je sals encore ce que je dis ; ces messieurs aiment mieux s'inspirer de ton visage que du mien.\u2014Voil+ donc qui est convenu, mademoisvlle, reprit Valdroche ; madame votre mère le veut, nous ferons votre portrait.Quand com- mencerons-nous ?Pour moi, je dire.Celle-ci intervint.\u2014Ces messieurs dit-elle, prétendent maintenant devenir de bons amis et nous donner le spectacle lent tous deux faire votre portrait, ma mère ; dites, le voulez-vous ?\u2014 Mon portrait! à quoi bon ?à mon âge, on n\u2019a plus rien de beau à montrer, et, par conséquent, il est inutile de le faire reproduire ; mais au tien, petite, et quand on a ton charmant visage, il est bon de se faire voir et de se faire peindre: on se prépare ainsi de bons souvenirs pour les vieux jours, et c\u2019est encore du bonbeur, quand on est vieille et laide, de pouvoir dire,en montrant un joli minois dans un vieux cadre: \u2018Tenez, regardez donc comme j'étais jolie quand j'avais dix-huit ans.\u201d Donc, ce n\u2019est pas moi que ces messieurs doivent peindre, c\u2019est toi petite, et pourvu qu\u2019ils veuillent bien suis tout prêt.À Continuer de leur lutte pacifique: ils ro) Vins Canadiens RECOMMANDE PAR NOS MEILLEURS MEDÉCINS Comme étant des Vins très fortifiants et naturels.A vendre en gros et en détail par L.C.DUPUIS St-Thomas.12 Oct.94, | an R.LESPERANCE, MARCHAND de Provisions, Groceries, Vaisselle, Verreries, Marchandises RUES ST-JEAN-BAPTISTE ET ST-THOMAS.ABONNEMENTS Comtéde Montmagny.$0.50 CANADA.cccncanoncee ses 1.00 Pays EfRANGERS.1.00 ANNONCES de MONTMAGNY.C.Coulombe & Clie.RUE S1-Louis - Case ape re J'ai l\u2019honneur d'informer mes nombreuses pratiques et {2 public en général que Jai toujours en mains nu Stock de Farine, Son, Moulée, Saindoux, stc., etc.Je vendrai @ des prix défia Ltoutr compélitrn.Avant aussi et mains Loutes esp tes de Boissons et Liqueurs, j'invite le public et nues pratiques denouvean à venir faire une visite, PL VONS VOIS convaitierez que s'est lel que recom.mands depuis que jai obleun ma licence.ATTENTION POUR DAMES Nous avons tonjours en mains le plus bel assortiment que l\u2019on puisse voir en fait de Marchandises seches, Etoffes a robes, Cachemire noir Coton blanc, jaune en pièce de 30 verges pour l\u2019usage des familes.PELLETEPTES Nous verons justenr nl de recevoir nn lot de COLLERETIFS en Pella- terie que nous vendrons de §% a 83, Nong avons auss: santres Pelleteri s que nous venirons très bon marrhé.POUR MESSIEURS- + Un assortiment de COLS les plus choisis, Cravates.Gants.Valises, Chapeaux dans les formes les plus nouvelles.Tweeds à pantalons Chemises blanches, de Cou leurs et de Fantaisie, Ete., Ete.Uue modiste d'expérience pour garnir les chapeaux est constamment au magasin, et donnera pleine et entière satisfaction.Une visite est : espectueusement sol-s liciteé.MELLES M.ET B.PICARD.14 Décembre 94.! an.AU MAGASIN DE CHARLEY WINTER RUE DU DEPOT Vout y trouverez : Habits en Tweed pour hommes.Hardes en Tweed pour hommes.Pantalons en Tweed 1.0ur hommes.Pardessus d'automne.Pardessus d'hiver.Imperméubles, Etc., Fic.\u2014\u2014 Fournitures d\u2019hommes Chemises pour le travail Chemises hlanches, Fauz-cols, Cravates, Chapeaux.Caloites, etc.etc.POUR DAMES : Etoffes à robe et Cachemire de toutes sortes.e Toutes ces Marchandises sont vendues à très bon marché.Une visite est sollicitée 11 Oct.6 m.Abonnez-vous à \u2019EcCHO DE MONT4 MAGNY."]
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