Le Canada français, 24 février 1999, Cahier 3
[" - témoignent ces pliotos prises { di même.hdroit.Ea 1929, 1a Place ¥ ~~ > \u20ac xo Wu Eo À re ee V ., Ut incluant trousse d'installation GRATUITE d'une valeur de 100$ = Bell ExpressVu Syst ir \u2018Choice incluant *Systeme Exépreds V0 Ii ; is de programmation de 100$ a rabais de programmation de À sur abonnement appétit EBER™ 100$ avec abonnement au à : pour la durée du .cré vice argent ou plus.3 mmunications ; #391, du Séminaire Nord, St-Jean-sur-Richelieu - 348-9377 SAN } Des élégantes du Vieux- Saint- Jean ê Ë z \u201d g | ] ur Pe HE tJ Ë Es EE PRE = Félix-Gabriel Marchand, l'un des fondateurs du Canada Français et premier ministre Cette grande demeure du Vieux-Saint-Jean fut construite en 1868.Elle fut la propriété libéral du Québec de 1897 à 1900, à habité cette magnifique maison victorienne de la rue de deux personnages connus à leur époque, Charles-Joseph Laberge et Arcade Décelles.Saint-Charles, tout près de l\u2019école Marguerite-Bourgeoys.Elle est située sur la rue Saint-Charles, à côté du Palais de Justice.Propriété de l'Hôpital du Haut-Richelieu, la maison Bouthillier, une pièce actuelle- La Maison Macdonald.rue Jacques-Cartier Nord.a été la propriété de Duncan Macdo- ment négligée de notre patrimoine architectural, à été la propriété du Dr Alexis Bou- nald, maire de Saint-Jean entre 1886 et 1889 et l\u2019un des principaux actionnaires de la Mt thillier, maire de Saint-Jean et député à l\u2019Assemblée législative.N'a vendu cette résidence John's Stone & Chinaware Co.la plus célèbre des usines de poterie et de céramique de la aux Soeurs Grises en 1932, qui l'ont transformée en école d'infirmières.ville.On retrouve plusieurs pièces produites à cette usine au Musée de la Place du Marché.F4, pL , I sn rer ni \u201d cd Pet, § La ye bel ey Gi / I fe AM s, a \u2019 & I] gauche à droite : Philippe Lasnigr, Germain PL \u20ac yz , A PF pa 3 = ï Michelle Od Yvan Berthelot, M.le Maire Myroslaw aE \u2018 ) on \u2019 4 Yves Denis; June Galipeau, Germain Granger et Bernard Langlois x 240672-9c37-n _ _\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 2 \u2014- pp e\u2014 (Photos Rémy Bolly) 240673-9¢37-n Le symbole graphique Adopté en re 1985, le symbole graphique de la Ville de Saint- Jean-sur-Riche- lieu se veut le reflet d'une image nouvelle pour la Ville.Il est utilisé pour identifier la municipalité et ses équipements.Des droits d'auteur ainsi que cer- tlaines normes quant aux couleurs et à l\u2019utilisation qui en est faite se rattachent à ce symbole graphique.Ses trois formes exactement identiques.regroupées en triangle tourné vers le haut.svm- bolisent à la fois la devise de Saint- Jean-sur-Riche- lieu et le regrou- Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu pement des et- tovens d'une même communauté.La partie du bas.de couleur bleu marine.rappelle tant par sa forme que par sa couleur la rivière Richelieu qui est à la base même de l'histoire et du développement de Samnt-Jean-sur-Ri- chelieu.La partie de gauche.de couleur verte et dont la forme rappelle le profil d'un arbre.reflète la qualité de vie du milieu johannais tant par sa verdure que son potentiel touristique.Enfin.la partie de droite.de couleur d'azur et avant l'aspect d'un nuage.suggère la vocation aéronautique de notre ville.Ces trois parties, rivière.ciel et terre.veulent exprimer de façon imagée le passé, le présent et l'avenir de Saint-Jean-sur-Richelieu.La signature promotionnelle Au printemps 1998.une toute nouvelle signature promotionnelle est adoptée par la Ville de Saint-Jean-sur- Richelieu.Celle-ci crée dorénavant une homogénéité visuelle avec l'image corporative du Festival de montgolfières dont le prestige et le succès commandait une image à la mesure de l'événement.Son concept.qui porte la signature de l\u2019affichiste de réputation internationale Vittorio.propose une image dépouillée aux couleurs vives.Sa forme carrée rappelle celle d'un timbre-poste.Le message véhiculé par la nouvelle signature est simple: Saint-Jean-sur- Richelieu «Capitale des montgolfè- res».La montgolfière épurée au centre de la signature comporte un visage \", EEN * E \u201cES.5) brandt sur Co bed! a ject de spe SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU : : { sympathique et souriant orné d'une couronne dont la symbolique réfère à l'appellation «Capitale des montgolfières».14 ASC Une vue aérienne du quartier Normandie, où s\u2019est principalement concentré le développement résidentiel et commercial de Saint-Jean-sur-Richelieu depuis le début des années 1970 avec la construction de deux institutions majeures, l'Hôpital du Haut- Richelieu et de la polyvalente Chanoine-Armand-Racicot.Les armoiries Le 2 décembre 1929.le conseil municipal de Saint-Jean, ayant à sa tête le maire Georges St-Germain, adopta la résolution qui permit enfin à la ville de se doter d\u2019armoiries.Préparées d\u2019après les suggestions de M.l'abbé Armand Chaussé, celles-ci connurent, au cours des années, certaines modifications.Par une résolution du conseil munie1- pal.le 15 février 1966, la Cité de Saint- Jean faisait enlever le drapeau de 'Union Jack au-dessus de l'aigle qui conférait au blason la forme d\u2019un écu anglais.Aujourd'hui, le blason.tel qu\u2019il se présente, adopte plutôt ta forme d'un écu français.À l'instar des autres blasons, les armoiries de Saint-Jean-sur-Richelieu ont un langage et une signification qui leur sont propres.La partie inférieure du blason.de couleur verte.symbolise le sol: le centre argenté représente les eaux de la rivière Richelieu et la partie supérieure, sur fond bleu.rappelle l\u2019azur.En outre.l'aigle tenant un laurier dans son bec symbolise la paroisse Saint-Jean-l'Evangéliste, autrefois indépendante de la Cité de Saint-Jean.Les ailes de l'aigle sont déployées en guise d'envol et corroborent la devise de Saint-Jean-sur-Richelieu: «In Alta» qui signifie «Vers les sommets».Rappelons que les armoiries ont servi autrefois a identifier tout ce qui appartenait à la municipalité.Aujourd'hui, ces couleurs sont utilisées dans des eircons- tances exceptionnelles ou encore pour les cérémonies plus officielles.net pd 2+-iniscomenète.Distributeur autorisé de = MEDIA SYSTEMS Fabricant des stands modulaires Seulement 150 ans ?Bien que le Fort Saint-Jean existe depuis plus de 330 ans, l\u2019incorporation de la municipalité ne date que de 150 ans.Des ressources très modestes ont été consacrées à souligner cet anniversaire.Grâce à de précieuses collaborations, comme celles de la Société d'Histoire du Haut-Richelieu, du Musée régional et à de nombreux commanditaires, certains projets intéressants ont quand même pu être entrepris.Soulignons la mise à jour et l'arrangement pour publication d'un guide des rues de la ville déjà répertoriées par François Boutin.une exposition de photos anciennes qui a suscité passablement d'intérêt dans différents lieux publies et enfin, une fête champêtre populaire très animée qui s'est tenue par une superbe journée de juin dernier.Le Canada Français a accepté de publier ce cahier spécial qui.à l'origine.devait paraître sous forme de chroniques.C'est un simple essai: il n'a pas la prétention de faire le tour de l\u2019histoire johannaise.Ces textes venus de différentes sources forment une espèce de collage qui laisse entrevoir certains aspects de notre passé.Quelques pages ne suffisent pas à raconter des siècles.Pour rappeler nos origines et notre histoire, ce cahier ne présente donc que des instantanés de la vie de chez nous.à un moment donné, au fil du temps.Avec le soin et la précision qui caractérisent ses écrits, notre jeune historien François Boutin nous brosse d\u2019abord un tableau clair et concis de nos origines, de l\u2019organisation municipale et du développement de la «grand\u2019rue».Jusqu'à récemment.le Fort Saint-Jean était.après Québec, le plus ancien site militaire toujours occupé en Amérique du Nord.Il y a donc des militaires à Saint- Jean depuis fort longtemps mais il est tout à fait récent qu\u2019ils aient été contraints à déserter le fort.Il se pourrait bien qu\u2019un jour, les générations futures jugent sévèrement la décision qui a motivé ce geste.aussi bien que la désinvolture actuelle face à la protection.la conservation et la mise en valeur de ces lieux historiques.Bien placé pour parler de l\u2019histoire de ces lieux, un de ses ex commandants.Yvon Lafrance.nous en dresse un rapide tableau.Au fil des ans.des colons.dont certains anciens militaires, se sont établis lentement le long des rives du Richelieu.Il est rapidement devenu nécessaire de se procurer quelques marchandises: monsieur de Bleu- rv a été le premier à en produire et en faire commerce, suivi un peu plus tard de Christie et Hazen.deux hommes d affaires écossais et américain.Commerce et industrie ont done pris place très tôt dans le Haut-Ri- chelieu.Un poste de douanes devient né- vessaire: on le construit en 1787.Lors de la Révolution américaine en 1775.apres 45 jours de siege.le Fort Saint- Jean tomba aux mains des Américains.Ce délai avait cependant permis de retarder les Américains dans leur marche vers Québec et par le fait même, sans doute évité que nous ne devenions tous sujets américains.Après le départ des Américains.le fort dz-osn Lise Dallaire-Durocher est converti en chantier naval.Le commerce et les multiples combats se passant en partie sur l\u2019eau.il est devenu utile de produire des bateaux.La petite cité devient alors port militaire et chantier naval.Ces années de travaux maritimes contribuent à apporter un peu de prospérité.On fait le commerce de bois de pulpe.de foin et de charbon par bateau entre Montréal à New York (16 jours de trajet) on traverse le Saint-Laurent par le bateau de La Prairie et on vient de La Prairie en diligence.Marchand.Mc Nider el Durette font commerce de bois sous la\u2019 raison sociale Gabriel Marchand & Compa gnie.> Le village compte désormais une centaine de maisons dont quelques hôtels et magasins sur la rue Front (la «grand\u2019rue»).Il se peuple en bonne partie de loyalistes américains chassés par la révolution.d\u2019où le caractère anglophone du village qui prend le nom de Dorchester même si les francophones continuent à l'appeler Saint- Jean.Il aura son Bureau de poste vers 1815.On commence à construire des temples : les églises St.James et Saint-Jean-l'Évangéliste et le temple méthodiste Weslevan datent respectivement de 1816.1828 et 1841.En raison du commerce qui s\u2019intensifie, 11 faut bientôt songer à améliorer les moyens de communication.En 1826.le pont à péage Jones est construit entre Saint-Jean et Iberville.Vers 1830.on commence a envisager l\u2019idée d\u2019un canal contournant les Rapides; 11 sera ouvert à la navigation en 1843.Avec l'arrivée du premier tronçon du chemin de fer canadien entre La Prairie et Saint-Jean en 1830.on se tournera vers le rail et Dorchester prendra de plus en plus d'importance.On recense en 1831.800 personnes à Saint-Jean.En fait.la population croît à un rvthme beaucoup plus rapide qu au- jourd\u2019hui puisqu\u2019en 1841.elle est déjà de 1.315 habitants.Pierre-Paul Demaray.ancien patriote, est élu maire de la municipalité de paroisse en 1845.Depuis quelques années, les occupants du petit village sont désireux de s\u2019incorporer et ils sont prêts à le faire.Comme aujourd'hui.ils devront cependant passer par les aléas des tracasseries administratives pendant plusieurs années avant d'y arriver.Vores done un tableau sommaire du début de cette aventure johannaise.Plusieurs personnes ont contribué à vous présenter la suite des événements, comme ls Sen souviennent où qu'on leur à rapporté.C'est avec un très grand plaisir que j'ai recueillt pour vous ces textes, La grande diversité des auteurs et celle de leurs sujets alguisent notre curiosité et nous découvrent la petite histoire.Quand des photos étaient disponibles.ils accompagnent les textes, Soulignons que parmi nos auteurs.tous ne sont pas entraînés à produire des textes.Ceux qui le sont avaient souvent d'autres occupations en tête, La plupart ont accepté volontiers de faire les efforts voulus pour apporter leur contribution à ce collage.Nous leur en sommes très reconnaissants.Nous avons effleuré multiples sujets: Tes fortifications.les routes, les gares.l'arrivée de ce train que nous n'avons plus.le port de Saint-Jean.le creusage du canal et ses fone- tions.Nous évoquons les industries venues et reparties comme les poteries ( St-John*s Stone Chinaware Co.).machines à coudre Singer.Fonderie, usines de chapeaux, (St- John\u2019s Straw Hat.C.Molleur).et le rôle qu'elles ont joué dans la vie des Johannais.Nous rappelons l'importante place de l\u2019Église.celle du Séminaire.de l'Évêché.l\u2019évolution de l'éducation, ete.Pour retracer l\u2019histoire du Palais de Justice, de nos hommes de loi, de certaines causes célèbres de l\u2019époque.nous avons obtenu l\u2019aide précieuse du juge Roland Tremblay.Toujours d\u2019intérêt.nous parlons des soins de santé qui ont progressé en particulier grâce aux Sœurs Grises, de l\u2019hospice.de l'Hôpital Saint-Jean.de l\u2019école des infirmières et des médecins comme le docteur Bouthillier.Nous touchons un mot de la vie sociale et culturelle au fil du temps.Lors du 125e, en 1973.le Canada Français à publié des textes qu'il pourrait vous plaire de relire et peut-être même conserver comme je Fai fait jadis.Nous en glissons quelques-uns à travers nos textes.Le but de ce cahier souvenir est de vous rappeler votre histoire où de vous la faire connaître.c'est selon.St votre fierté S'en trouve plus grande.nous serons bien contents de vous l'avoir présenté.Si vous le conservez, dans quelques années.vos enfants le Hront peut-être à leurs enfants pour retrouver avec eux une certaine trace de ceux qui ont fait Fhistoire de leur ville.Note: ln merer tout spécial aux ouvriers de la première heure qui ont réfléehr avec moi à la facon d assembler ces idées et de faire une recherche d'auteurs et qui ont eux-mé- mes rédigé un ou des textes, Il s'agit de François Boutin, Philippe Lasnier.Mare- Olivier Girard et Nicolas Paquin.Merci à Nicole Poulin de la Société d'Histoire qui a toujours trouvé un moment pour nous conseiller et répondre à nos interrogations.À la ville.Anne Potvin a accepté d'assumer le support technique.Merci au Musée régional du Haut-Richelieu pour sa précieuse collaboration par le biais de la collection de photos Pinsonnault.Et finalement.merci au journaliste Marc-Olivier Trépanier qui a eu l\u2019imposante tâche de débrouiller et de mettre en forme cette imposante masse d\u2019écrits et d'images dans le cahier-souvenir que vous tenez en vos mains.Lise Dallairne-Durecher, présidente du Comité des Fêtes du 150: Une promenade à pied dans le Vieux-Saint-Jean, c\u2019est une marche à travers une longue et riche histoire.i 4 2 } re 3 ¥ a.SI T( Saint-Jean-sur-Richelieu a fêté en 1998 son 150\" anniversaire d\u2019incorporation.La municipalité a été érigée en village en juillet 1848 suivant la proclamation du gouverneur général Lord Elgin.Le premier maire, Nelson Mott, préside le conseil du mois d\u2019août 1848 à juillet 1850.Les premiers conseillers sont Benjamin Burland, Robert H.Wight, Louis Fréchette, Charles S.Peirce et Édouard Bourgeois.C\u2019est l\u2019arpenteur Hiram Corey qui à la veille de l\u2019incorporation du village a fait la verbalisation des rues et la description de leur tracé.Les règles et les normes régissant l\u2019organisation de la municipalité sont adoptées le 28 mai 1849.La gestion est régie par l\u2019Acte des municipalités et des chemins du Bas-Canada à partir de 1855.Le village est administré par le conseil, qui crée les comités de finance et perception, de marché, de chemins et rues, de feu, de règlements de la police et santé.Le suivi des dossiers est assumé par le secrétai- re-trésorier Thomas-Robert Jobson, notaire qui reçoit en 1848-1849 un salaire annuel de Les premières années 30 livres.De 1848 à 1859, l\u2019administration ainsi que la tenue des assemblées se déroulent en son étude notariale, située au coin des rues Saint-Jacques et Champlain, côté nord- est.Cette pratique sera en vigueur jusqu\u2019à l\u2019ouverture de l'édifice du marché.C\u2019est l\u2019inspecteur du village qui est responsable des travaux et de l\u2019observance des règlements municipaux.Au cours des premières années s\u2019ajoutent le surveillant des chemins, des rues, des ponts, le sous-voyer et les inspecteurs de clôtures.En février 1852, le poste de sous-voyer sera aboli.Durant l\u2019année 1853, le conseil municipal prend position en faveur de l\u2019abolition de la tenue seigneuriale.En 1856, Saint-Jean obtient une charte de ville grâce au travail acharné du maire de l\u2019époque, l\u2019avocat Joseph Delagrave.Le premier corps de police est formé en septembre 1851 sous le mandat du maire Pierre-Paul Démaray.Les premiers agents se nomment Joseph Luc, Pierre Benoit et Louis Colombe, père.Au chapitre de la lutte contre les incendies, il s\u2019organise des compagnies a i ta .SJ Au 188 Jacques-Cartier nord Si son architecture a été modifiée, l\u2019hôtel de ville n\u2019a pas changé d\u2019adresse depuis le début du siècle, comme en témoigne cette carte postale.En face, l\u2019hôtel National, qui n'a toujours pas perdu de son charme.de sapeurs: la Dorchester Protecting Fire Co.et la Richelieu Fire Engine Co.qui auront de la difficulté à atteindre l\u2019efficacité.Le conseil municipal et le Dr Pierre-Moïse Moreau mettent sur pied le Board of Health for the Municipality of the Village of St-John en 1849.A l\u2019origine, les rues de Saint-Jean ont une largeur d\u2019environ 36 pieds français et sont en terre battue recouverte de pierre.Elles sont éclairées à l\u2019huile grâce à des réverbères.Les trottoirs sont faits de bois que le conseil municipal achète sous forme de madriers.En avril 1850, sous le règne du maire Mott, un règlement est adopté pour prolonger la rue Saint-Georges vers l\u2019ouest.Le 23 mai 1854 on vote un autre règlement pour ouvrir une nouvelle rue située entre Longueuil et Champlain: la rue Victoria.Le 1\" décembre 1856, les élus johannais décident de contribuer pour 50% avec le conseil de comté au projet de construction du «Half Way House Bridge» du pont Jones.En décembre 1857, William Ryder et Félix Côté sont engagés respectivement à titre d\u2019architecte et d\u2019entrepre- 5 neur pour ériger l'édifice de la Place du Marché qui ouvrira ses portes au printemps 1859.Cet immeuble servira d\u2019hôtel de ville durant plusieurs années par la suite.La rue Montcalm naît au cours des années 1860.Le prolongement de la rue Mercier est possible jusqu'aux limites sud de la ville grâce à la cession d\u2019une lisière de terrain par le gouvernement fédéral en juin 1871.L'année 1872 voit naître la compagnie de l\u2019aqueduc de Saint- Jean.C\u2019est aussi à la même époque qu'\u2019est mise en chantier la construction du réseau d\u2019égouts dans les rues de la ville.On constate que durant les premières années, l\u2019organisation municipale à Saint-Jean a connu un développement modeste, mais avec l'implantation des industries tout se structure.Une grande faiblesse demeure, c\u2019est la lutte contre les incendies.Les rues Richelieu et Champlain seront grandement endommagées par le feu dévastateur, surtout en 1867 et 1876.François Bouts Le Club nautique Cette photo d\u2019une carte postale de Pinsonneault nous montre le Club nautique-St.Johns Yacht Club au début du siecle.- La législation créant des syndics de village est adoptée par le Parlement du Canada le 1\u201d avril 1818, en vertu de la loi 2 Georges IV.Le 8 janvier 1825, les propriétaires du Village de Saint-Jean connu sous le nom de Ville de Dorchester élisent cing svndics: les Sieurs Etienne Patenaude, Louis Marchand, John Gray, William Watson et Frangois Marchand, propriétaires dudit Village.- La loi de l'Acte d'Union passée le 15 avril 1841 par Lord Sydenham divise le territoire du Bas-Canada en vingt-deux districts.La Municipalité régionale ou le district municipal de Saint-Jean est formée: le préfet est William McGinnis, pere de Saint-Athanase de Bleury, nommé le 12 juin 1841; le greffier est Pierre Gamelin, notaire de Saint-Jean.nommé le 11 décembre 1841.Les résidents de la paroisse Saint-Jean-l'Évangéliste sont représentés par M.Gabriel Marchand, cultivateur.- La loi érigeant les municipalités de paroisse est votée: la loi 8 Victona, chapitre 40, entre en vigueur le 1\u201c juillet 1845.La Municipalité de la paroisse Saint-Jean-l\u2019Évangéliste de Dorchester forme son premier conseil le 14 juillet 1845.M.Pierre-Paul Démaray, notaire, est nommé maire le 28 juillet 1845.- Le territoire de la Municipalité de la paroisse Saint-Jean-l'Évangéliste est intégré à celui de la Municipalité du comté de Chambly le 1\u201d septembre 1847 en vertu de l\u2019Acte 10-11 Victoria, chapitre 7.- Une proclamation de Lord James Elgin, Gouverneur-général de l'Amérique du Nord érige le Village de Saint-Jean en municipalité; l\u2019entité municipale est située dans la baronnie de Longueuil et dans le comté de Chambly.L'acte est passé à Montréal le 20 juillet 1848.- Le 26 août 1848.le conseil municipal du Village de Saint-Jean désigne le premier maire de la Municipalité du Village de Saint-Jean M.Nelson Mott.écuyer, marchand.M.Tho- mas- Robert Jobson, notaire, remplit la fonction de secrétaire-trésorier.- L\u2019acte des municipalités et des chemins du Bas-Canada, la loi 18 Victoria, chapitre 100 entre en vigueur le 1\u201c juillet 1855 créant les municipalités de comté.Les comtés munic1- paux de Saint-Jean et d\u2019Iberville sont formés.La municipalité du comté de Saint-Jean comprend alors six municipalités locales: les paroisses Saint-Bernard-de-Lacolle, Saint-Jean- l\u2019Évangéliste, Village de Saint-Jean, Saint- Les grandes dates de l'organisation municipale Luc, Sainte-Marguerite de Blairfindie et Saint-Valentin.- La Municipalité de la paroisse Saint-Jean- l\u2019Évangéliste est de nouveau érigée par l\u2019Acte cité ci-dessus, le 1\u201d juillet 1855.Le maire en poste est M.Samuel Vaughan.- La Municipalité du Village de Saint-Jean reçoit sa charte de Municipalités de Ville de Saint-Jean le 15 septembre 1856 par une proclamation publiée dans The Canada Gazette.Le maire qui préside aux destinées de la Ville est M.Joseph Delagrave.- La Ville de Saint-Jean par une loi du Parlement de Québec de 1916, chapitre 71 est érigée en cité et devient la Cité de Saint-Jean le 22 décembre 1916.Le maire est M.Joseph- Laurent Pinsonnault.- Le conseil municipal de la Cité de Saint- Jean dote la Ville de ses premières armoires, le 2 décembre 1929.Le maire en poste est M.Georges Saint-Germain.- Une nouvelle municipalité est érigée par la fusion de la Municipalité de la paroisse Saint-Jean-l\u2019Évangéliste et la Cité de Saint- Jean sous le mandat du maire, M.Bruno Choquette.Cette nouvelle entité municipale sera connue sous le nom de Ville de Saint- Jean par la proclamation du 11 mars 1970 publiée dans la Gazette officielle du Québec, | le 25 avril 1970.| - La Ville de Saint-Jean se fait maintenant connaître sous l\u2019appellation Ville de Saint- Jean-sur-Richelieu par un arrêté en conseil | du lieutenant gouverneur daté du 11 octobre | 1978.Ce changement est publié dans la Gazette officielle du Québec le 11 novembre | 1978.- Une nouvelle entité régionale remplace la Corporation du comté de Saint-Jean et la Corporation du comté d\u2019Iberville.La Municipalité régionale de comté du Haut-Richelieu est constituée par lettres patentes entrées en vigueur le 1\u201d janvier 1982 à la suite d\u2019un décret du Conseil des ministres du gouvernement du Québec adopté, le 2 décembre 1981.Elle regroupe vingt municipalités locales.| NDLR: Informations tirées du volume de Lionel Fortin, Les municipalités du Haut-Ri- chelieu, des origines à nos jours, Saint-Jean- sur-Richelieu, 1996, 237 pages.Compilation: Société d'histoire du Haut-Richelieu. Ja proclamation du 20 juillet 1843 Province du Canada Par Son Excellence le très-Honorable James, Comie d\u2019Elgin et Kincardine, Chevalier du Très-Ancien et Très-Noble Ordre du Chardon, Gouverneur-Général de l\u2019Amérique du Nord, et Capitaine Général et Gou- vermeur-en-Chef, dans et sur les Provinces du Canada.de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau Brunswick et de l\u2019Isle du Prince- Édouard.et Vice-Amiral d\u2019icelles, ete.ete.ete.À tous ceux qui ces présentes verront- Salut: Proclamation Attendu que par et en vertu d\u2019un Acte du Parlement de la Province du Canada, fait et passé dans la session tenue dans les dixième et onzième années du Règne de Sa Ma- Jesté, chapitre sept.et intitulé: «Acte pour faire de meilleures dispositions pour l'établissement d'Autorités Municipales dans le Bas-Canada», 1l a été entr\u2019autres choses statué de fait.Qu\u2019à la première Session d\u2019aucun des Conseils Municipaux établis par icelui, qui se tiendra après la présentation d\u2019une pétition par les habitants ayant droit de voter aux élections de Conseillers Municipaux dans tout village ou ville non encore incorporé.contenant quarante maisons ou plus, dans un espace de trente arpents ou acres en superficie, au Conseil Municipal dans lesquel tel village ou ville sera situé.lui demandant de fixer des limites et bomes au dit village où ville pour les fins du dit Acte, il sera du devoir du Conseil de la Municipalité du Comté de fixer les limites et bornes du village ou de la ville ce requérant.et de les désigner par écrit.et le Gouverneur en Conseil aura pouvoir, sur réception d\u2019une copie dûment attestée des procédés adoptés par tel Conseil de la Municipalité du Comté.et après avoir constaté la suffisance de la désignation des limites et bornes v mentionnées, de déclarer par proclamation qu\u2019icelles seront les dites limites et bornes: et qu'il est établi par le dit Acte que rien de contenu en icelui n'autorisera le Conseil d'aucune Municipalité à restremdre les Himites d'aucune ville, bourg ou village déja établies par autorité compétente, ainsi que la chose appert plus amplement en référant au dit Acte, Et attendu que le Consesl de ta Municipalité du Comté de Chambly.dans te District de Montréal.a.en vertu et en conformité des dispositions de l\u2019Acte ¢1- dessous.mentionné et en partie récité.fant un rapport de (+ L'histoire du F ort-Saint-Jean et le CMR Situé le long d\u2019une voie navigable reliant le fleuve Saint-Laurent et l\u2019océan Atlantique, le site fut choisi dès le début de la colonisation par les Français.En 1666, on décida d\u2019y construire un fort afin de mieux protéger la rivière appelée à l\u2019époque la rivière aux Iroquois.Il s'agissait d\u2019une petite fortification à double pa- hissade de bois, Les soldats du régiment de Ca- rignan-Salières le défendirent jusqu'en 1672 alors qu\u2019une accalmie S'instaura entre les Français et les Iroquois.Le fort portait le nom de Fort I'Assomption du nom de la fête religieuse la plus près de sa date de construction comme le voulait la très religieuse coutume française ce l'époque.Au 18 siècle.les tensions entre la France et l'Angleterre.lesquelles provoquèrent la guerre de Sept-Ans (1756-1763) amènent les Français a construire une nouvelle fortification a Saint- Jean.On craignait une attaque du sud par les \\nglais et leurs alliés les Troquois lorsqu'on demanda à Joseph-Chaussegros de Léry de préparer des plans pour la construction d\u2019un fort qui ara la forme d'un quadrilatère en bois avec des bastions aux quatre coms.Construit en FOI sera vise et fortifié après la visite de Montcalm en 1757.Ce dernier subira la défaite à Québec et mourra le 13 septembre 1750 aux mains des Anglais.Quelques mois plus tard soit en août 1960 les Anglais approchent de Saint-Jean.Isolés et voulant éviter le pire soit la prise du fort les soldats français reçoir- vent l'ordre de brûler le fort et de l'abandonner.La signature du traité de Paris en février 1763 met fin à la guerre de Sept-Ans et à l'aventure française en Amérique.Les années qui suivent apportent avec elles de nouvelles menaces pour la région.En effet, au sud les habitants de la Nouvelle-Angleterre refusent de se laisser gouverner par la mère patrie.En 17750 un an avant de décréter leur indépendance, ils tentent dé pousser leur frontière vers le nord.Sous les ordres du Général Montgomery on met en exécution un plan d'in- Vasion visant à prendre Québec en remontant le Richelieu et par la suite joignant une force navale à attaquer Québec.Or à Saint-Jean.qu\u2019il pensait prendre rapidement.Montgomery rencontre une vive opposition.En effet.le Ma- Jor Preston défend héroïquement le fort pendant 45 jours.Ce délai cause un retard tel que toute l'opération d'invasion échoue.Montgomery n'attemdra Québec qu'en décembre avec des troupes amoimndries et souffrant du froid.C\u2019est cette défense héroïque du Fort-Saint-Jean qui amena plusieurs historiens à dire que le Fort- Saint-Jean en 1775 avait sauvé le Canada.Montgomery fut tué a Québec et ses troupes se replièrent en 1776.Durant les années qui suivent Saint-Jean demeure un endroit stratégiquement important.On v retrouve un chantier naval.Le canal de Chambly est construit afin d'éviter les rapides.[a révolution américaine amène dans la région un nombre important de Loyalistes.c\u2019est-à-dire ceux qui veulent garder leur allégeance à l\u2019Angleterre.Le fort sert alors de poste de douane de 1783 à 1812.Entre 1812 et 1815 les Américains sont en guerre contre l'Angleterre.Ils tentent alors d'envahir notre région.Le Fort Saint-Jean ne sera pas directement menacé mais servira d\u2019ap- A, Pp pre PE \\ Le 22 février 1994, Ottawa annonce la fermeture du CMR qui est depuis devenu le Campus du Fort Saint-Jean.pur logistique aux combats qui se déroulent à la frontière.En 1817 un incendie rase le Fort- Saint-Jean.On détruira par la suité ce qui reste afin de faire place a un projet de construction d'une nouvelle forteresse, projet qui ne se réalisera Jamais.De nos jours.seuls les remparts et des vestiges enfouis sous lerre témoignent du vieux Fort-Samt-Jean.Suivent des années de prospérité pour la région alors que les conflits ont pris fin.En 1822 on reconnaît Saint-Jean comme quatrième pont Intérieur en importance au pavs.Un pont payant.construit en bois.relie les villes riveraines en 1824 et le premier chemin de fer au Canada est mauguré entre Saint-Jean et Laprairie en 1836.Surviennent alors les hostilités avec les Patriotes en 1837.Toute la vallée du Richelieu et les environs sont en pleine effervescence.Les Patriotes vont jusqu'à contrôler par les armes le pont reliant Saint-Jean à Iberville.Le gouvernement canadien voit alors la nécessité d'une présence militaire dans la région et choisit l\u2019ancien site du Fort-Saint-Jean pour v construire une gamison.[es bâtiments du vieux quadrilatère datent de cette époque.L'entrée se faisait du côté nord où est situé un poste de garde (actuel musée).le Massey sera construit cent ans plus tard soit en 1937.Entre 1839 et 1952 des milliers de soldats servent à la garnison militaire de Saint-Jean alors que les régiments s'y succèdent.Les lieux et les champs avoisinants servent à l\u2019entraînement de plusieurs régiments avant leur départ pour les conflits mondiaux de 1914-18 et 1939- 45.C\u2019est à Saint-Jean que l\u2019on forme le premier régiment canadien-français de l\u2019armée canadienne en 1914, le 22° Bataillon canadien-fran- çais qui allait s'illustrer et devenir le Royal 22° Régiment dont la maison mère est aujourd\u2019hui La Citadelle de Québec.En 1952 face à un problème de recrutement - nérgl \u201cMésanique 9 \u201c& mécanig et de rétention des jeunes francophones dans le Corps des officiers des Forces armées canadiennes on décide d'ouvrir au Québec un collège militaire.Le collège doit aider les jeunes francophones et anglophones à s'intégrer avant d'aller au Roval Military College créé en 1852.Les villes de Québec.Trois-Rivières.et Saint- Jean sont considérées.C'est sur celle dernière ville que le choix s'arrête.Les premiers élèves- officiers s'installent dans les vieux bâtiments de 1839 et on exproprie les terrains au sud le long de la rivière.Les décennies qui suivent amènent de nouvelles constructions et voient le Collège militaire royal de Saint-Jean devenir une université et grandir en prestige.le 22 février 1994, Ottawa annonce la fermeture du Collège militaire royal de Saint- Jean.le 31 août 1995 lors d\u2019une courte céré- ~ Animation - Ascenseurs - Sale de bains privée - Système d'intercom - Buanderie - Entretien ménager - Visites médicales - Menus variés & ne équipe chaleureuse active hia depuis bientôt 10 ans en résidence vous accueille avec une foule d'agréments bien attentionnés.Au cœur du centre-ville - Accès à la Cathédrale monte on descend pour la dernière fois le drapeau du CMR en présence de militaires et d\u2019un groupe important d'anciens.représentants des 8000 élèves-officiers qui ont fréquenté ces lieux historiques entre 1952 et 1995.La cérémonie est sous le commandement du Major Benoît Lalonde lui-même un ancien.Parmi le groupe des anciens on retrouve un général en uniforme.des présidents de compagnies.des fonctionnaires et même un ancien député: preuves de la contribution significative du CMR partout dans notre société.La descente de ce drapeau signifie aussi la fin d'une présence militaire vieille de 329 années au Fort- Saint-Jean et celle d\u2019une riche histoire dont nous devons tous assurer la protection.oa M.Bruno Prairie | Président-fondateur 222, rue Jacques-Cartier Nord Saint-Jean-sur-Richelieu 358-2090 Un groupe de militaires photographiés par Pinsonnault en 1950.490g En 1945, alors que la guerre n\u2019était pas encore terminée, la vitrine de la Pharmacie Régnier, sur la rue Richelieu.Une affiche traite de repas substantiels pour aider l\u2019effort de guerre au Canada.FIRST-AID TO WARTIME {ELLY EXPERTS CONSEILS INC.Une firme de génie à l'avant-garde de la technologie et au service de ses clients à la grandeur de la Nous sommes fers de souligner les 150 ans de la ville de Saint- Jean-sur-Fiichelieu Bernard Rousseau, ing.Yves Fallu, ing.chargé de projets Johanne Brodeur, ing., chargée de projets lent TE Julie Cormier, ing., M.SC.A.de d'impacts Te EEE SE - | Pierre Ethier, ing.Gérance de projets I Christian Faubert, Ing., M.Sc.A.og EDIFICE DE BLEURY \u2014 R EAC BUREAU 203 Génie ( urbain Tout le pays s\u2019est ému du désastre qui, si tôt après celui de Québec, est venu fondre sur la ville de Saint-Jean.Lundi matin, le 19 juin, les citoyens de Montréal se rencontraient le front triste, le regard plein d\u2019alarmes.La sympathie pour le malheur de leurs voisins de Saint-Jean semblait les absorber.Lincendie de dimanche formait l\u2019unique sujet de conservation, «Saint-Jean est détruit», se disait-on, «les pertes sont au-delà de 1 500 000 $; il y a des centaines de familles sans logement; les marchands sont ruinés».D\u2019autres s'apitoyaient sur les pertes immenses que devaient subir les compagnies d'assurances.Et tous n\u2019avaient que trop de raisons pour leurs lamentations.En effet, dimanche le 18 vers huit heures du matin, on découvrit que le feu exerçait des ravages dans des piles de planches en arrière du moulin à scie de M.Bousquet.L\u2019incendie se propagea rapidement et bientôt tout le bois et la scierie furent consumés.Un fort vent du sud soufflait alors, et les flammes se répandirent avec une grande rapidité.Origine Le feu prit son origine dans les moulins de M.Bousquet, qui ont toujours fait la terreur des hommes d\u2019affaires de Saint-Jean, à cause de leur position au sud de la ville.Un vieux marchand disait qu\u2019il ne s\u2019était jamais couché sans éprouver de crainte de ce côté, parce que le vent du sud souffle aussi régulièrement que le dimanche arrive chaque semaine.Aujourd\u2019hui, cet homme est ruiné, ayant subi 20 000 $ de pertes et n\u2019ayant que 5000 $ d\u2019assurance.Rue Partition Vers 8h45 a.m., le feu s\u2019était étendu jusqu\u2019au coin de la rue Partition, après avoir détruit la maison de douane, les bureaux de poste, du télégraphe et de l\u2019express.À 10h45 a.m., toute l\u2019étendue de la rue Richelieu, du sud au nord, était en proie à l\u2019élément destructeur.Pas une seule bâtisse n\u2019a échappé au désastre sur cette rue, la principale de Saint-Jean et le centre des affaires.Le pont Le feu se communiqua au pont qui conduit à Saint-Athanase et à deux berges, et au steamer Montréal qui fait le service de remorqueur: les berges brûlèrent complètement et le steamer fut conduit au milieu de la rivière et ne souffrit que peu de dommage.Les autorité municipales télégraphièrent à Montréal et à Saint-Albans pour du secours.le service de l'aqueduc étant presque inutile.Ces deux villes s'empressèrent d\u2019envoyer des engins et leurs brigades de pompiers, qui firent de grands efforts pour arrêter l\u2019incendie.Ceux de Saint-Albans s\u2019en retournèrent vers cinq heures du soir.La brigade de Montréal resta jusqu\u2019à minuit et ne s'en alla qu\u2019après avoir maîtrisé complètement le feu.Les banques La succursale de la banque des Mar- Le grand feu de 1876 a Saint-Jean Tout le centre-ville y avait passé! (7 ee No.1096 \u2014 Vue des ruines, du Pont Jones regardant vers l'Ouest après le grand Incendie chands et la banque de Saint-Jean furent brûlées, mais les voûtes sont en parfait état et ne souffrirent pas de l\u2019incendie.L'argent, les billets et les documents de toute espèce se trouvent sauvés.La bâtisse de la banque de Saint-Jean était pleinement assurée.Ces deux institutions financières ne souffrent donc d\u2019aucune perte.Les flammes se propagèrent de l\u2019extrémité sud jusqu\u2019à l\u2019extrême limite nord de la rue Richelieu.Les deux seules bâtisses qui furent sauvées sont la résidence de M.Bull, contremaître du moulin, et la maison de M.F.Monette, dans la partie nord de la ville.La nouvelle terrasse récemment construite par M.Ryder à quelque distance de là, vers le nord, fut aussi conservée.Le vent Le vent qui, durant ce temps, soufflait avec violence.emportait les étincelles en dehors de Saint-Jean, et les granges et dépendance de M.Samuel Vaughan en dehors des limites de la cité furent détruites.Sa demeure échappa au désastre comme par miracle.Tous les principaux hôtels étant en ruines.grand nombre de personnes se logèrent provisoirement dans les casernes.Désolant Une promenade dans le quartier incendié offrait au regard le plus triste et le plus désolant spectacle.On voyait des marchands contemplant les décombres qui étaient hier des établissements ayant des fonds de commerce de cinquante à soixante-quinze mille No.1003 \u2014 Vue des ruines, coin des res Champlain et SL Jacques regardant vers l\u2019Est après le grand Incendie du 18 Juin 1876 St.Jean P.Q.du 18 Juin 1876 St.Jean P.Q.dollars, aujourd\u2019hui tout réduits en cendres, et des familles sans abri et sans argent se livrant à l\u2019angoisse la plus poignante.On dit que deux personnes devinrent la proie des flammes.Les ossements de madame Lynch, ont depuis été trouvés.Toutes les places d\u2019affaires un peu importantes de la ville furent détruites.On évalue les pertes à près de deux millions de dollars.Les pertes se divisent à peu près comme suit entre les différentes compagnies d\u2019assurance: Royale Canadienne 64 000 $ Citoyenne 17 800 $ Provinciale 28 000 $ Nationale 22 000 $ Agricole 6 400 $ Stadacona 53 200 $ Rovale d'Angleterre 50 000 $ 10 000 $ Liverpool London Group Phoenix 20 000 $ Arizona 20 000 $ Northern 20 000 $ Scottish Imperial 12 000 $ AETna 12 000 $ Western 5000 $ Commercial Union 5 000 $ British American 5 000 $ North British & Mercantile 5 000 $ Total environ 385 400 $ Quant à l\u2019origine du feu, on est d\u2019accord que c\u2019est l\u2019oeuvre d\u2019un incendiaire.L'heure était choisie avec une science infernale; car c\u2019était précisément le moment, paraît-il, où l\u2019ingénieur, ayant laissé tomber les feux qui produisaient la vapeur, force motrice des pompes de l\u2019aqueduc vidait les chaudières pour les nettoyer.La conséquence fut que, pendant qu\u2019on remettait l\u2019eau dans la chaudière et que la vapeur s'élevait, le feu consumait les maisons, et fondant les tuyaux donnait mille issues par lesquelles la force de l\u2019eau se perdit, lorsqu'on voulut la diriger sur les maisons en flammes.La ville se rebâtira sans doute tout de su1- te: et nous pensons bien que le service des chaudières à vapeur sera doublé, afin d\u2019en avoir toujours une qui fonctionnera pendant qu\u2019on répare l\u2019autre.Les gravures que nous donnons des diverses scènes de l'incendie font voir, plus complètement que ne le pourrait la description la plus circonstanciée, la triste ruine qui occupe le terrain jadis couvert de bâtisses élégantes et solides, et de rues que le commerce et l\u2019industrie égayaient de leurs joyeux bourdonnements! Cet article est extrait de l\u2019édition du 29 juin 1876 du journal montréalais L\u2019Opinion publique. I.incendie du S mars 1904 au centre-ville Une trentaine d'années après l\u2019incendie de la rue Richelieu à Saint-Jean, au mois de juin 1876, une autre conflagration d\u2019importance s\u2019acharna sur le centre-ville le vendredi 5 mars 1904.Relisons un compte-rendu de cet incendie, tel que décrit par M.Jean Frédérick dans Le Canada Français du 9 mai 1940.Notre rue Richelieu semble bien, au cours de l\u2019histoire de notre ville, avoir été la victime de prédilection des conflagrations dont Saint- Jean fut victime.On sait en effet que le grand incendie de 1876 avait anéanti la presque totalité de la rue Richelieu.Quant à l\u2019incendie de 1904, c'est encore contre cette même rue qu\u2019il s\u2019acharna; mais plus au nord: c\u2019est-à-dire à partir de la rue Saint-Charles, et du côté ouest.C\u2019est le vendredi 5 mars 1904, par un froid de loup, nous disent quelques concitoyens qui s\u2019en souviennent que cet incendie prit naissance au magasin de fourrures de M.Ulric Nor- mandin, pour s'étendre ensuite à tout un pâté de maisons.Vers 8 heures Mais laissons la parole à un témoin du temps, Le Canada Français du 11 mars 1904: « Vendredi soir, vers 8 heures, l\u2019alarme appelait notre brigade sur la rue Richelieu, au magasin de fourrures de M.U.Normandin.Nos pompiers, en arrivant, n\u2019aperçurent qu\u2019une épaisse fumée.Même s\u2019il était impossible de déterminer l\u2019endroit précis du fover de l\u2019incendie.les pompiers, avec une promptitude qui leur fait honneur, et avec le concours de la manufacture «Corticelli», dont la pompe avait généreusement été mise à leur disposition se mirent à l\u2019oeuvre et pointèrent leurs jets du côté du magasin de M.Normandin.Mais ce n\u2019est que vers les 9 heures que l\u2019on constata combien avaient été inutiles les efforts de nos pompiers, en voyant la flamme qui avait enfin trouvé une issue, s\u2019élancer à l\u2019assaut par tous les côtés à la fois.Luite inégale Alors commence pour notre brigade, une lutte malheureusement inégale contre le feu, qui eut bientôt fait d\u2019envahir tout le pâté d\u2019immeubles occupés par les établissements de commerce de MM.Charles Harbec, marchand de ferronneries.D.Rancourt, marchand de nouveautés, J.-E.McNulty, marchand de nouveautés, F.Payette, marchand-tailleur, W.McNulty, marchand de chaussures, et U.Nor- mandin, marchand de fourrures.«Les pertes causées par l\u2019incendie atteindront d\u2019après les apparences, le chiffre énorme de cent mille dollars.» Pompiers bien traités Nos pompiers ont toujours été volontaires; et ils le sont encore.Rien n'empêche pourtant nos gens d\u2019apprécier à leur valeur leurs gestes de dévouement.Ainsi, par exemple, de ce même numéro du Canada Français du 11 mars 1904, en marge du feu dont nous venons de parler plus haut, il fait curieux d\u2019extraire cet entrefilet, d\u2019une atmosphère tout à fait familière.Nos braves pompiers nous demandent de vouloir bien remercier publiquement M.O.Langlois et Fils, marchand de meubles, ainsi que MM.Percy Smith et Chester Wilkinson, qui ont eu l\u2019amabilité de servir du thé de boeuf et du café durant le terrible incendie de vendredi dernier.En 186/: un «gros feu» avant le «grand feu» de 1876 Le prolifique Jean Frédérick rapporte, dans l'édition du 4 janvier 1940 du Canada Fran- gas.une autre conflagration (celle du 4 octobre 1867) qui menaga «de réduire en cendres toute la partie sud de la rue Richelieu.» Ce que l'on sait peut-être moins.c'est qu'avant le «grand feu de 1876».11 v eut une autre conflagration.celle de 1867.moins considérable évidemment.mais qui menaça tout de méme de réduire en cendres toute la partie sud de la rue Richelieu.n'eut été le calme de la température.Fait à noter et que nous extrayons des échos parus subséquemmient, c\u2019est le maire du temps, M.Laberge avait mandé d\u2019urgence les pompiers de Montréal.Mais comme l\u2019on contrôlait l'incendie, on avertit de ne se point déranger, la brigade était déjà prête à partir à bord d\u2019un train spécial du Grand-Tronc.Comme notre municipalité voulait dédommager la métropole de son geste de bienveillance, et qu\u2019elle refusa carrément, notre conseil adressa 50 $ à l\u2019oeuvre de bienfaisance des pompiers.giroux, vadnais, architectes Voici le sommaire que notre journal publiait le 4 octobre 1867: Hier, vers 6 heures du soir.le feu se déclara dans les hangars situés en arriére des magasins de MM.Langelier et Decelles.et Lefebvre et Porlier.et aux maisons voisines.«L'incendie prit des proportions telles que pendant un certain temps.l'on craignait ne pouvoir le maîtriser.\u2026«Voici la liste des bâtisses incendiées.avec les noms des propriétaires: MM.Langelier et Decelles: 3 maisons, 2 hangars, 3 remises, 3 écuries; Nelson Mott, 2 maisons, l hangar, 2 remises et autres dépendances.Les personnes qui ont souffert de l\u2019incendie.sont les suivantes: MM.Lefebvre et Porlier, épiciers; Mlle Poutré, modiste; Mme Lefebvre, marchande de chaussures; J.McDonaugh, tailleur; Mlle Lecours, modiste.Siete d\u2019être associé à cet événement Ban 150° anniversaire 125, rue Saint-Charles, Saint-Jean-sur-Richelieu Tél.: (450) 346-6888 Téléc.: (450) 346-7943 arbres given.La «Columbia Matches» ou l'usine d\u2019alumettes, sur la rue Saint-Louis.Un immeuble qui existe encore dans le quartier Notre-Dame-Auxiliatrice.Les véhicules du service des Incendies devant le stade municipal en 1962, ravagé par le feu le 26 novembre 1964 quelques années plus tard.«Le stadium n\u2019est plus», avait titré Le Canada Français dans son édition du jeudi 3 décembre 1964, en écrivant que «le plus important édifice sportif de la ville n\u2019est plus que cendres et poussière».Croquis de la Villa Saint-Jean, détruite par le feu au début des années 70.C\u2019est à cet endroit que se trouve aujourd\u2019hui l\u2019immeuble des «cent logis» pour gens âgés.346-6625 262, rue Bouthillier Saint-Jean-sur-Richelieu 047620-3c38-m Z( plus tard Fe EUR Sur ces deux photographies représentant la même section de la rue Richelieu, la première prise en 1945 et la seconde en 1999, on remarquera que ce ne sont pas seulement les modèles d'autos qui es ont changé.Les parcomètres étaient placés différemment parce qu\u2019à a ) l\u2019époque, sur le flanc ouest de la rue Richelieu, le stationnement était » en diagonale.On remarquera aussi de l\u2019affichage unilingue anglais comme le «Try our special italian spaghetti 40¢».NS A Nos hommages! La direction et le personnel de Déry Toyota souhaitent rendre hommage a la ville de Saint- Jean-sur-Richelieu pour ses 150 ans d\u2019existence.En 1940, I'intersection des rues Saint-Jacques et Richelieu offrai ; ; EE Saint-Jacq ; irait un paysage Votre concessionnaire différent.La rue Saint-Jacques était alors une artère routière majeure.Les plus vieux citoyens reconnaîtront le magasin de souliers «Montreal Ltée» et le magasin de coupons et de tissus à la verge «G.Beauregard».Construction G.CP.254, rue Saint-Pierre, Saint-Jean-sur-Richelieu 346-4444 Internet : dery.toyota.qc.ca denis 490-0000 047333-9C38-c Un jour.des éléphants n'ont pas voulu le traverser Le pont Jones, construit en 1826, relia Saint-Jean et Iberville jusqu'en 1917 «En 1826, Robert Jones obtint le privilège de bâtir son pont de bois.Ce pont blanchi à la chaux, communément appelé «pont blanc», construit par Jones mesurait 1754 pieds de longueur», c\u2019est ce que raconte Yvonne A.Labelle dans «En notre région» (Monographie d\u2019Iberville).Toujours selon l\u2019historienne bien connue d\u2019Iberville, il fallut un statut du Bas Canada, accordé le 29 mars 1826, pour autoriser son constructeur à le bâtir.Voici un extrait de cet acte: «.\u2026 pour autoriser Robert Jones à bâtir un pont de péage sur la rivière Richelieu, à Saint-Jean, dans la paroisse Saint-Luc, près des rapides, pour fixer les droits de péage 1celui et qui pourvoit des règlements pour le dit pont.«Le pont-levis sur la rivière Richelieu à la ville de Dorchester, Saint-Jean, près du haut des rapides de la dite rivière, dans le comté de Huntingdon, c\u2019est-à-dire entre les propriétés appartenant à Ephraim Molt sur le terrain maintenant appartenant à Robert Hall et occupé par lui dans la sus dite Ville de Dorchester, maintenant appelée Saint- Jean.augmenterait de beaucoup l\u2019aisance et la facilité de la communication de beaucoup de paroisses et concessions voisines et du public en général, etc.«.1l sera loisible au dit Robert Jones, ses héritiers exécuteurs, curateurs et ayants cause, de temps a autre, et en tous les temps de demander et exiger, recevoir et prendre à leur propre usage et profit, pour le pontonage, sous le nom de péage ou droit, avant de permettre le passage sur le dit pont, les différentes sommes suivantes, c\u2019est-à-dire.Pour chaque voiture à quatre roues, tirée par deux chevaux, un chelin et trois deniers courant; Pour chaque cheval additionnel, quatre deniers courant; Pour chaque cabriolet, calèche ou wagon, propre et tiré par un cheval, huit deniers courants; Pour chaque cheval additionnel quatre deniers courant; Pour chaque charette ou wagon, tiré par une paire de boeufs ou chevaux additionnels, huit deniers courant; Pour chaque voiture à quatre roues propre et tirée par deux chevaux douze deniers courant; Pour chaque cheval additionnel, quatre deniers courant; Pour chaque carriole ou sleigh tirée par un cheval, six deniers courant; Pour chaque cheval additionnel quatre deniers courant; Pour chaque sleigh tirée par une paire de boeufs, dix deniers courant; Pour chaque paire de boeufs additionnels six deniers courant; Pour chaque cheval de selle et son cavalier, six deniers courant: Pour chaque cheval, mule ou autre bête de somme, chargée ou non chargée trois deniers courant; Pour toute autre description de bêtes à cornes, deux deniers courant chaque; Pour chaque personne à pied, trois deniers courant; Pour chaque mouton, veau, cochon, un denier courant.Durant les dernières années de son existence, le pont Jones a eu mauvaise réputation après avoir défoncé sous le poids d\u2019une voiture.On a trouvé en 1937, dans la cave de la Banque Nationale, à Iberville, le tableau de bois fixant les tarifs écrits en langue anglaise du droit de passage sur le pont Jones.Ce tableau mesurait trois pieds de largeur par cinq pieds de hauteur.Il était placé autrefois à l\u2019entrée du pont.Les mots étaient en lettres noires moulées sur fond peint en gris.Les tarifs imposés pour les enfants étaient de 1 cent.Pour les voitures, aller et retour, 17 cents a chacun des trajets.Sur le tableau du pont blanc n\u2019apparaissait pas le mot «éléphant».Un jour, il arriva un cirque des États-Unis à Iberville, se dirigeant vers Saint-Jean.Les voitures s\u2019engagèrent sur le pont mais lorsque l\u2019éléphant toucha le plancher de bois, il recula prudemment.Il refusa d\u2019avancer et tous les éléphants préférèrent traverser la rivière par la voie d\u2019eau, plus bas: ce fut un spectacle extraordinaire pour les citoyens d\u2019Iberville.Sur le pont, il était défendu d\u2019aller plus vite que le pas.«Toute personne ainsi contrevenante encourra pour une telle offense une amende qui n\u2019excédera pas la somme de quarante chelins courant.» De 1826 à 1917, le pont Jones traversa la rivière.Il était érigé au bout de la 8\" avenue, à Iberville, et finissait a la rue Saint- Charles, a Saint-Jean, reliant les deux villes soeurs.Le pont était suspendu et construit par les frères Howe d\u2019Angleterre qui s\u2019établirent à High Brooke, Mass.Il était à deux voles.Les gardiens du pont furent Ryder, Jos.Bonin, François Chaput et M.Choinière.Avant la rébellion de 1837, le Dr Davi- gnon et le notaire Desmaray, maître de poste de Saint-Jean, demandèrent l\u2019abolition du péage sur le pont qui reliait Saint-Jean et Iberville.Le colonel R.Jones propriétaire du pont, résidait dans son château construit de pierres des champs sur les hauteurs d\u2019Iberville.Il n\u2019aimait pas les patriotes.Pendant la révolte de 1837-38 il commandait la milice de Missisquoi.Il avait organisé son bataillon afin de se protéger lui et ses amis.Les officiers de Saint Armand surtout se hâtèrent d\u2019accourir à son appel avec le plus de recrues qu\u2019il fut possible de rassembler.En quelques jours, Jones réussit à enrôler et à équiper 250 hommes.Les patriotes furent mis ainsi dans l'impossibilité de bouger.Jones arrêta les patriotes de l\u2019endroit.Il fut aidé par plusieurs espions et délateurs.Il n\u2019y eut pas de bataille de livrer à Saint-Athanase; cependant, un coup de canon fut tiré du pont, mais Jones n\u2019eut pas à combattre.Il contrôlait Saint-Jean et les environs.(Filteau) Dans les dernières années de son existence, le pont Jones eut vraiment une mauvaise réputation lorsqu\u2019une voiture de la maison Cousins, de Saint-Jean, chargée de grains s\u2019aventura sur le pont qui défonça et voiture, chevaux et, conducteur, tombèrent Propriétaires: Claude Bissonnette & Normand Ouellette Nous sommes fiers À être au service de la population de Saint-Jean-sur-Richelieu go\u201d * Salles de réception * Mariages * Buffets chauds ou froids 15, rue Jacques-Cartier Nord, Saint-Jean-sur-Richelieu RÉSERVATIONS : 346-5045 i | mission Scolaj, depuis toujours! DES HAUTES-RIVIERES Partenaire 210, rue Notre-Dame Saint-Jean-sur-Richelieu 359-6411 240670-9c38-1 dans la rivière.Heureusement que tout fut tiré de ce bain forcé.À la suite de cet accident, le gouvernement provincial songea sérieusement à construire un pont plus solide.Cependant, on accorde au pont Jones le bon souvenir de ses parapets de bois.Saint-Jean (1865): ville consulaire Il fut un temps où Saint-Jean figurait comme siège consulaire.En témoigne, cet entrefilet du Franco-Ca- nadien du 13 avril 1865 et rapporté par M.Jean Frédérick dans sa chronique hebdomadaire «Au fil de nos souvenirs» du Canada Français du 9 novembre 1939.Lentrefilet se lisait comme suit: «Consul à Saint-Jean - M.G.J.Morehouse a été nommé consul américain pour cette ville».La présence d\u2019un consul américain attaché à Saint-Jean, de poursuivre M.Jean Fré- dérick, s\u2019expliquait à cette époque à cause du transit international intense qui passait par notre ville alors à la tête de la navigation fluviale du Richelieu et centre de chemin de fer de premier plan.C.E.M.l.inc.Consultation électromécanique maintenance installation Fe cil! con\u201d / J 0 ans Jean-Guy Perrault François Paquet Claude Halpin 755, rue Gaudette fl Saint-Jean-sur-Richelieu A al! ; Tél.: (450) 349-0936 pe\" Téléc.: (450) 349-0936 04439 -3¢38-ml TL MN nT om amp oe m- IE M.1a- da se se te qv3557 IC 38-mi À passer sur le pont ces jours-ci et à voir l\u2019eau couler librement entre les arches, comme aux plus beaux jours du printemps, qui pourrait s\u2019imaginer que se trouvait là (les plus de trente- cinq ans se souviennent) le fameux pont de glace qui unissait Saint-Jean à Iberville, dans ces temps où nous avions de vrais hivers canadiens.Le pont Gouin n\u2019existait pas alors: c\u2019était le vieux pont Jones, situé environ 200 verges en aval du pont actuel, qui prenait à la rue Saint- Charles pour déboucher à droite du presbytère d\u2019Iberville.Ce vieux pont de bois, il va sans dire, rendit pendant nombre d'années d\u2019inappréciables services; mais.¢\u2019était un pont de péage!.et nos gens, on le sait, ont toujours abhorré les ponts de péage.Contraints d\u2019y passer durant trois saisons, ils se revanchaient l\u2019hiver! Dès que la glace était assez ferme pour porter un homme, beaucoup délaissaient le pont de péage.Au lieu de débourser la somme fabuleuse de deux sous, chaque traversée, les piétons de nos deux villes soeurs, avides de libertés et caleulateurs de sous, préféraient le pont de glace.Mais qu\u2019était-ce donc que ce pont de glace?C\u2019est justement ce que nous allons voir.À l'endroit exact où l\u2019on a jeté le pont Gouin en 1916, au débouché de la rue Saint-Jacques était autrefois le fameux pont de glace.C\u2019était le sentier favori des piétons.[es premiers froids sérieux étaient à peine arrivés, que quelques braves s\u2019avançaient prudemment sur la glace nouvelle, parfois même en décembre, le plus souvent en janvier, pour en sonder la solidité.Dès que le sentier offrait une garantie de fermeté suffisante, on le balisait de jeunes sapins et les piétons affluaient empressés et Entre Saint-Jean et Iberville Pour éviter de payer deux sous, on utilisait le «pont de glace» défilaient entre deux haies de conifères, humant, par les froids secs, l\u2019air pur et la senteur résineuse des balises.Plusieurs autres sentiers servaient aussi: par exemple, de la rue Saint-Georges au quai du gouvernement à Iberville.Quelquefois même, par les plus grands froids, on piquait en biais, des hangars à grain Cousins, (magasin Langlois actuel) vers l\u2019église d\u2019Iberville.Le Richelieu était tout zébré de chemins où l\u2019on enjambait les crevasses et les craquelures.Chose remarquée par les observateurs du temps, deux endroits gelaient toujours en demier lieu: un cercle à quelques verges en haut de l\u2019embouchure du canal à Saint-Jean, et une pointe aux environs du vieux quai du gouvernement à Iberville.Mais le sentier le plus coutumier et le plus sûr, était bien celui qui débouchait rue Saint-Jac- ques, juste au-dessous du pont actuel.Tout l\u2019hiver, on allait allègrement, passant le Richelieu d\u2019un pas rythmé, que scandaient, durant les grands froids, les craquements secs et peu rassurants de la glace.Quelques jeunes filles travaillant à Saint- Jean, partaient même, le matin, avec leur traîneau; peut-être trouvaient-elles en chemin un bras bénévole se prêtant à la traction (sans jeu de mots).un témoin interviewé sur ce sujet n'a pas voulu préciser.«La glace du Richelieu est ferme entre Iber- ville et Saint-Jean, les piétons traversent continuellement, de même que les voitures légères.Pendant ce temps le collecteur du pont à du bon temps».(Le Franco-Canadien, 19 janvier 1877).Quant aux voitures dont parle le journal d'alors, elles avaient adopté un autre trajet.Le sentier Infographie e Pelliculage ! \\ félicitations * PO kb UR VOS , Sw .2 ; 1 ~ ~~ J w 1996 MPs, | Le DC des piétons abordait à Saint-Jean par deux escaliers - qui permettaient d\u2019escalader les jetées du canal: l\u2019accès en était donc impraticable aux voitures.Ces voitures descendaient juste en amont du pont du Grand Tronc, au coin du parc Laurier.Une pente douce sur les deux rives, telles on les voit encore, permettait d\u2019atteindre facilement la glace.Les voitures lourdes, même chargées de bois et de divers produits de la ferme, y passaient pendant plusieurs mois, selon la rigueur des hivers.Certains engagés économes, s\u2019aventuraient même, nous raconte-t-on, assez tard le printemps, par ce chemin pour transporter leur bois à la scierie Mc Ginnis; et gardaient dans leur gousset l\u2019argent requis et obtenu de leur bourgeois, pour droits de péage.Mais le truc fut éventé: on paya, dès lors, avec des «bons».L'argent servait ainsi à ses fins propres et le bois, dans la saison avancée, se rendait avec moins de risques.D'ailleurs durant plusieurs hivers, il n\u2019y avait aucune imprudence à traverser, même avec de lourdes charges, sur la glace: puisque certains vieux Journaux nous apprennent (et ce sera une joie pour les tenants des anciens hivers froids) que «en 1880 la saison froide fut si dure et la gla- z3 Au port de Saint-Jean Au début du siecle, le port de Saint-Jean perdait de plus en plus de son importance au profit du chemin de fer et du développement du réseau routier.Halées par des chevaux tout au long du canal Chambly, d\u2019immenses barges de bois venaient rejoindre, à la hauteur de Saint-Jean, de puissants petits bateaux à vapeur comme le «Defender», qui se chargeaient de les traîner jusqu'aux États-Unis.On est loin de la navigation de plaisance d\u2019aujourd\u2019hui.ce si ferme.que dès la deuxième semaine de janvier.un chemin de fer fut jeté sur la glace entre Longueuil et Montréal.On y posa les rails et on y fit traîner les wagons par les chevaux.Le 30 janvier, les chevaux étaient remplacés et une locomotive de 50 000 livres y fit le service jusqu'au 15 mars! On revint à la traction animale jusqu\u2019au 1\u201d avril, on enleva alors les rails.» (Terrill) Les coutumes ont changé et les hivers ont varié beaucoup depuis 50 ans.«En 1883-86 11 y eut assez de neige et il fit suffisamment froid pour permettre d\u2019ériger d\u2019énormes palais de glace lors du carnaval annuel».(E.Mayrand, Noëls anciens, p.37).Quel contraste, avec cet hiver du moins, où l\u2019on peut à peine garder une mince couche de glace sur les patinoires, où le Richelieu coule presque comme aux jours de la belle saison.Vraiment, c\u2019est à s'écrier comme Villon! «Mais où sont les neiges d'antan?» l .H ° Ce texte est tiré de la chronique «Promenades des Trois Vivants» de l\u2019abbé Lucien Messier, de l\u2019édition du 4 février 1937 du journal Le Richelieu.a mn 0771 i la ville dé Saint-Luc % | .où à coute sa I @® Ces VUE échelieu.C collaloration § ot Yd echange on tisser des BAT a Nous savons tous que le pont Gouin remplace le pont Jones.Le 4 septembre 1916, l\u2019inauguration du pont Gouin, qui relie Saint-Jean à [berville, donne lieu à de belles fêtes.Beaucoup de citoyens des deux villes soeurs se rappellent la bénédiction du pont.Les souvenirs des merveilleuses paroles de Son Excellence Mer l'archevêque de Montréal, Mgr Bruchési, hantent encore les mémoires.Les deux villes Saint-Jean et Iberville s\u2019étaient unies pour recevoir dignement les invités d'honneur ainsi que les nombreux visiteurs des comtés voisins accourus pour célébrer l\u2019inauguration d\u2019un pont libre.Le programme détaillé des fêtes nous donne l'horaire de cette journée, qui marquait la dernière étape d\u2019un pont de péage.Programme des fêtes 10 h 25 a.m.- Amvée de Sir Lomer Gouin et autres Invités.10 h 30 a.m.- Adresse au premier ministre par Son Honneur le Maire J.L.Pinsonneault.10 h 45 a.m.- Promenade des invités par les rues de Saint-Jean et d'Iberville, en automob1- les.12 h 30 p.m.- Banquet aux invités dans la grande salle du Collège de Saint-Jean.2 heures p.m.- Bénédiction du pont Gouin par les autorités religieuses.2 h 45 p.m.- Parc Public à Iberville, adresse à Sir Lomer Gouin par son Honneur le Maire P.Contant d\u2019Iberville, suivie de discours.5 h 40 p.m.- Départ de Sir Lomer Gouin.8 heures p.m.- Concert au Parc Marchand par le Cercle Philharmonique de Saint-Jean et concert au Parc Public à Iberville, par l\u2019Union musicale.Dès l\u2019arrivée des distingués visiteurs parmi lesquels on remarque Son Excellence Mgr Bru- chési, Sir Lomer Gouin, le sénateur Dandu- rand, le juge S.P.Pelletier, le Dr Choquette, Cc © -sur-Richelieu 5.Le 4 septembre 1916 La bénédiction du pont Gouin conseiller législatif, une adresse de bienvenue leur fut lue par M.le maire Pinsonneault.Avant de se rendre dans la salle du collège, où devaut avoir lieu le banquet, les invités visitèrent les deux villes.Évidemment au dîner il y eut discours et de ces discours tous des plus intéressants, je ne citerai que le passage, extrait de l\u2019allocution de Mgr Bruchési: «Je ne me lève pas pour parler du pont magnifique que nous inaugurons aujourd\u2019hui.Je bénis Dieu qui a permis que cette fête trouve sous ce toit, au Collège de Saint-Jean, avec Monsieur le Premier ministre, les membres du clergé, les maires des municipalités voisines et beaucoup d\u2019autres notables.» « Vous êtes, Messieurs, dans mon collège; M.le premier ministre, vous serez bientôt sur votre pont; laissez-moi vous dire que si ce pont a été l'objet de vos pensées, ce collège a été l\u2019objet de mes sollicitudes et très souvent de mes peines».«J'ai trouvé facilement comme supérieur (M.l\u2019abbé Papineau aujourd\u2019hui évêque de Jo- liette) l\u2019homme qu\u2019il fallait pour cette grande oeuvre.Nous avons eu tous les dévouements, toutes les énergies qu\u2019il fallait.I] n\u2019y a qu\u2019une chose qui fait défaut: c\u2019est l\u2019or ou l\u2019argent.La réputation du collège est faite, les succès des élèves sont connus et je crois qu\u2019il est appelé, ce collège, à faire grand bien dans cette belle partie du diocèse.Mais il nous faut du secours.Ah! M.le premier ministre, si le collège de Saint-Jean pouvait en quelque sorte dépendre de vous comme le pont en dépendait».Après le banquet, eut lieu la manifestation principale de la journée; la bénédiction du nouveau pont par sa Grandeur Mgr Bruchési, suivie du chant de l\u2019Ave Maris Stella.A Iberville, M.P.Contant souhaita au nom de ses concitoyens la plus cordiale bienvenue aux visiteurs.Sir Lomer Gouin dans son discours, qui lui valut beaucoup d\u2019applaudissements remercia M.le maire et termina par ces Des festivités ont marqué l\u2019inauguration du pont Gouin en 1916.mots à l\u2019égard de Mgr Bruchési: «C\u2019est un grand honneur que vous faites à toute la population, à toute cette belle fête en venant assister à l\u2019inauguration de ce pont et au nom de tous, je vous remercie de tout coeur».D'autres discours suivirent celui du premier ministre et s\u2019il est trop long de vous les citer, il me semble cependant qu\u2019il vous serait fort agréable de lire quelques paragraphes de la belle allocution prononcée par Son Excellence Mgr Bruchési.«Permettez-moi, dit sa Grandeur, de donner au vieux pont Jones un souvenir.Il a donné bien des services; de nombreuses générations l'ont traversé.Vous avez demandé un nouveau pont, vous l\u2019avez obtenu.Aujourd\u2019hui vous l\u2019ouvrez et vous célébrez cette fête de façon plus belle qu\u2019en d\u2019autres pays, au Canada.Car partout les autorités civiles et religieuses ne s\u2019entendent pas, mais ici l\u2019Église et l\u2019État marchent ensemble lorsqu'il s\u2019agit de l\u2019intérêt du peuple et se donnent la main.On m\u2019a demandé de venir bénir le pont, et en cela on a été fidèle aux vieilles traditions de l\u2019Église catholique, qui n\u2019est pas indifférente à rien de ce qui touche au bonheur des peuples.À côté, des prières pour les écoles, les universités.l'Église a mis une prière pour les ponts.Cette prière est touchante et permettez que je vous la dise: «Exaucez-nous Seigneur Saint, Père tout- Puissant, et daignez envoyer du ciel vos saints Anges, qu\u2019ils gardent, visitent et défendent le pont et tous ceux qui le traverseront.Par le Christ Notre-Seigneur».L'histoire des ponts dans le monde forme une des oeuvres les plus intéressantes de l\u2019Église Catholique.Ce sont d\u2019abord les Grecs et les Romains qui ont fait des merveilles de ces ponts.En France, jusqu\u2019au 12\" siècle, on traversait les rivières sur des bacs.Mais alors, apparut un ordre qu\u2019on appelait les Frères Pon- tistes ou Pontifes, qui avaient pour but de construire des ponts afin de rendre plus pratiques les communications entre fidèles et favoriser des pèlerinages vers les lieux de piété.N'est-ce pas lecteurs, que j'ai eu raison de rappeler ces magnifiques choses et qu'il est bon de les confier à une chronique de peur qu\u2019elles ne tombassent dans l\u2019oubli à tout jamais?Alle Lucier Messier * Résidence pour personnes âgées autonomes * Chambres et appartements * Personnel disponible 24 heures sur 24 * Infirmière sur place e Nourriture Pour vous récharffer le coeur 395, 5° Avenue, Iberville 346-5878 pd am a int\u2019 al?1.5 MmYmY] on cam ALEXA XN n port militaire et un chantier maritime (1776) Une vingtaine d\u2019années avant l\u2019Invasion aménicaine (1775) suite a laquelle Saint-Jean est devenue un important port militaire doté d\u2019un non moins important chantier maritime (nous en parlerons plus loin), un certain Monsieur de Bleury (un officier qui combattit sous les ordres de Montcalm et auquel le Roi de France accorda vers 1733 la Seigneurie du même nom) fut à l\u2019origine de la construction de barques devant transporter munitions et vivres au Fort lointain de Saint-Frédéric, à la Pointe- à-la-Chevelure (aujourd\u2019hui Crown Point, en territoire américain).«Le bois ne manquait pas mais bien le goudron, rapporte le Révérend Père Jean-Domini- que Brosseau dans «Saint-Jean-de- Québec».pour rendre étanches ces embarcations de fortune construites à la hâte.Tout auprès du Fort de Sainte-Thérèse, Bleury se construisit un four à goudron.Les pins et autres résineux abondaient sur l'Île Sainte-Thérèse, rien de plus facile que d\u2019en recueillir la poix (.) Lorsque le Fort de Saint-Jean fut reconstruit en 1748, le magasin et tout le matériel du fort de Sainte-Thérèse y fut transporté.Le four dut continuer encore à y fonctionner.aussi longtemps du moins qu\u2019on eut besoin de ses services pour la construction des bateaux ».Combats maritimes Aussi surprenant que la chose puisse paraître aujourd'hui.la rivière Richelieu fut en effet le site de combats mantimes.Les plus importants sans doute.opposant les résistants anglais à l'invasion américaine.Un exemple en particulier.retiendra notre attention: la bataille navale du 17 mai 1775 devant Saint-Jean.Un dénommé Amold qui commandait deux cents hommes lors de la prise du Fort de Carillon au début de mai 1775.se presenta de grand matin devant Saint-Jean le 17 du même CURE er Saint-Jean- mime 31, rue Fron we | Des, mois.Les hommes d'Arnold s\u2019emparèrent d\u2019une barque qui portait le nom de George et était armée de sept hommes et de deux canons de six en cuivre.Pour la défense du Fort Saint- Jean, le major Preston avait à sa disposition une autre barque, armée également sans compter une sorte de galère et plusieurs bateaux montés en canonnières.Après quelques échanges, le combat n\u2019ayant duré que quelques heures, les hommes du dénommé Arnold saisirent tous les effets du fort et firent prisonniers douze hommes de troupe avant de repartir sur les deux heures du matin.«Peu de choses assurément cet armement de fortune, nous dit le père Brosseau, pourtant il a rendu service et montré l\u2019importance d\u2019une force maritime sur une étendue d\u2019eau comme le lac Champlain.Il y eut, et à plusieurs reprises, des combats maritimes sur ses eaux si paisibles à présent».En pleine activité On voit l'importance d\u2019un chantier de construction navale, et en 1776 ce chantier était en pleine activité.«Deux grandes barques furent amenées à Chambly.Elles furent démontées, transportées par terre à Saint-Jean pour y être remises à flot.Un bateau de 189 tonnes fut amené de Québec et reconstruit de la même manière.À cette flottille, le Père Brosseau affirme qu\u2019on ajouta trente longues barques et une gondole de 34 tonnes.Le 4 octobre 1776.le général Carleton laissait Saint-Jean pour aller attaquer la flotte américaine sur le lac Champlain».«1! commandait un vaisseau important.deux petites corvettes.un radeau a fond plat.la gondole et vingt canonnières.Tout cela lui permettait de mettre en batterie 42 canons.Cet armement.rapidement mis en ligne.lur permit de balaver la flotte américaine devant le Fort de Ticonderoga.» a 047536-9c38-j | 25 Un timbre sur le canal Chambly En juin 1998, Postes Canada émettait une série de timbres sur les canaux du Canada, «lieux d'agrément».Une série sur laquelle le canal Chambly côtoie notamment le canal Lachine et la Voie maritime du Saint-Laurent.On parlait d'un canal en 1745 «Le Richelieu a été le chemin des Iroquois: celui ensuite des explorateurs, des missionnat- res et des martyrs puis finalement des mulitai- res et de leurs incursions diverses.C'était une belle et large avenue où filait rapidement le canot d\u2019écorce: ceux qui lui imprimaient sa vive allure avaient bon bras et le pied solide, et deux ou trois portages ne les embarrassaient pas trop.ils étaient si durs à la misère.La construction, puis l\u2019approvisionnement des forts fit naître l\u2019idée d\u2019un canal contournant les deux rapides les plus importants».Voilà comment le Révérend Père Jean-Do- minique Brosseau, dans son livre intitulé «Saint-Jean-de-Québec», traite des débuts du canal Chambly.«Il ne s\u2019agissait plus du portage d\u2019un léger canot et du sommaire bagage d\u2019un trappeur mais de traîner des canons et de lourdes charges et provisions, poursuit M.Brosseau, en 1745 un premier travail fut entrepris pour rendre plus commode la voie naturelle barrée d\u2019obstacles si malencontreux.Ce fut, en réalité, le début du canal Chambly.Il s'agissait du Rapide de Saint-Ours, à 14 milles au-dessus de Sorel.Pour y passer leurs bateaux plats et leurs gabares, les ingénieurs français enlevèrent aux basses eaux les quartiers de roches qui nuisaient davantage au passage de leurs transports».Guerre de 1812 «La guerre de 1812 révéla l'importance du projet.Le gouvernement anglais n\u2019entendait pas voir recommencer l'invasion de 1775, 1] fallait pour l'éviter faire la dépense d\u2019une voie de communication plus rapide et plus commode.En 1818.un bill fut passé à l\u2019Assemblée du Bas-Canada autorisant la formation d\u2019une compagnie chargée de creuser le canal et bâtir les écluses».«Il fallut attendre jusqu\u2019en 1823 l\u2019appropriation des fonds nécessaires à la construction.On reprit le travail commencé à Saint- Ours».En 1830 «En 1830, toujours selon l\u2019historien, il avançait très lentement: un projet succédait à un autre sans nulle entente, avec grandes pertes de temps et d\u2019argent.Tout de même, en 1836, la communication existait entre Chambly et Saint-Jean.Après l\u2019Acte d\u2019union des deux Canada, les fonds requis furent obtenus pour les écluses du Bassin (de Chambly) et, en 1844, celles de Saint-Ours déterminées: le canal fut pratiquement ouvert à la navigation».«En 1864, le canal avait coûté la somme de 643 711 $.Il avait neuf écluses sur une distance de treize milles et montait les barges à une hauteur de soixante-quatorze pieds».1953 établie 1976 à 1981 1979 1981 1985 Beauchemin 1998 Dominic, fils LES HUILES THUOT ET BEAUCHEMIN INC.DEPUIS 1963 LES HUILES THUOT ET BEAUCHEMIN @ Bientôt une troisième génération @ M.Ubald Beauchemin prenait possession d\u2019une compagnie pétrolière qui était sous le H.Montbourquette Enr.depuis 1935 et ce, jusqu\u2019en 1976.M.Mario Beauchemin prenait possession de l\u2019entreprise familiale qui est devenue Ubald Beauchemin et Fils Enr.M.Mario Beauchemin achetait la compagnie Z.O.Thuot enr.M.Mario Beauchemin fusionnait deux compagnies pour n\u2019en faire qu'une au nom de Les Huiles Thuot et Beauchemin Inc.DG a l\u2019expansion du mazout, M.Mario compagnie Alexandre Marcil Enr.s'intègre dans l\u2019entreprise familiale.Saint-Jean-sur-Richelieu (450) 359-4440 nom de les faisait l\u2019acquisition de la de M.Mario Beauchemin 775, rue Gaudette, 047808-9c38-1§ En 1792, il fallait au moins 16 jours pour se rendre de Montréal à New York.On traversait le Saint-Laurent par le bateau de Laprairie.De Laprairie, la diligence menait à Saint-Jean.On prenait alors le bateau pour Whitehall à la tête du lac Champlain.Une autre diligence portait le voyageur au bateau desservant la rivière Hudson, soit d\u2019Albany ou Troy jusqu\u2019à New York.Mais avec l'amélioration graduelle des divers moyens de transport, le trajet en 1830 ne durait plus que trois jours.le commerce grandissant entre le Canada et les États-Unis ayant amené un nombre toujours croissant d\u2019hommes d\u2019affaires à cireu- ler entre New York et Montréal via Saint- A Saint-Jean.vers 1860 1 Une flottille de 30 à 40 voiliers, de 6Ù pieds de long par 16 pieds de large construits 1\u20ac: Jean.Mais c\u2019est grâce à la voie fluviale du R:- chelieu que le commerce maritime de Saint- Jean prit continuellement plus d\u2019importance, la valeur totale des produits importés et exportés de Saint-Jean atteignait à ce moment, soit vers 1830, 2 700 000 $, ce qui était considérable pour l\u2019époque.Canal Chambly En 1864, le canal Chambly qui n\u2019était après tout qu\u2019un simple tronçon de la route fluviale Montréal-New York avait coûté la somme de 643 711 $ mais avait tout de même rendu d\u2019immenses services au com- RICHELIEU SAINT-LAURENT La Société nationale des Ë (4 50) 141 « Télécopieur: (450) 346-2953 Courriel: sngrichelieu@qc.aira.com merce entre le Canada et les États-Unis, surtout pour le bois de pulpe ou de construction, le foin, le charbon et l\u2019argile qui était utilisé par certaines industries de Saint-Jean, dont la prospérité a suivi le mouvement économique des échanges et varié suivant les politiques opposées de «l1- bre-échange» ou de «protectionnisme».Vers cette date, soit autour de 1860, le manoeuvre qui posait des rails de chemin de fer, par exemple, gagnait 0,75 $ par jour.Par contre, les résidents de Saint-Jean qui exerçaient le métier de navigateur et qui, d\u2019ailleurs, construisaient eux-mêmes, leur voilier, mesurant habituellement 60 pieds de long par 16 de large et pouvant porter 50 tonnes ou plus, étaient leur propre patron et avaient évidemment un revenu un peu plus élevé.Bois et sable Ils transportaient habituellement du bois de corde acheté à Noyan et les environs pour être revendu à Saint-Jean et aussi, beaucoup de sable provenant du lac Champlain, surtout après le grand feu de 1876 pour la reconstruction de notre ville.Grâce à cette flottille de 30 à 40 voiliers.ces équipages de bateliers, des deux côtés de la rivière, contribuaient à leur façon, au commerce maritime de Saint-Jean par les importants contrats de transport qu\u2019ils pouvaient entreprendre, par exemple, pour la fourniture de sable, de gravier et de la pierre pour la construction du barrage de Chambly, la réparation des écluses de Saint-Ours, le port de Saint-Jean, les phares des îles de Sorel, aussi le sable pour le filtre de Saint- Jean.Le déclin du port causé par le chemin de fer et le canal trop peu profond Si Saint-Jean, par son commerce manti- me, joua un rôle important au 19\" siècle.il servit en plus de lieu de transit des voyageurs entre le Canada et les États-Unis.Les «Journaux de l\u2019Assemblée législative de la province du Canada» ont d\u2019ailleurs publié le nombre de passagers arrivés et partant du port de Saint-Jean durant les années 1836 à 1840.Sont arrivées au port de Saint-Jean.4524 personnes en 1836, 4515 en 1837.2978 en 1838, 4179 en 1839, et 3480 en 1840.On ne connaît pas le nombre de passagers qui ont quitté le port de Saint-Jean en 1836 et 1837 mais l\u2019on sait qu\u2019en 1838 pas moins de 2907 ont quitté, 5588 en 1839 et 5256 en 1840.Émigration Autre aspect moins intéressant du site que Saint-Jean occupait tout près de la frontière américaine, il servit de port d\u2019embarquement pour les habitants qui, lorsque les affaires vinrent à aller moins bien.décidaient d'émigrer aux États-Unis.C'était déjà un signe avant-coureur de la diminution de l'importance commerciale de Saint-Jean, mais les causes principales qui semblent avoir contribué au déclin du grand commerce au port de Saint-Jean furent la concurrence du chemin de fer a liaison directe Montréal-New York via Portland.soit le «Saint-Lawrence & Atlantic Railway.et l'inadaptation du canal Chambly au tirant d'eau trop facile.Mais, malheureusement, Saint-Jean ne put profiter de cette situation privilégiée qu\u2019aussi longtemps qu\u2019il put tenir lieu d'avant-port à Montréal.sur le lac Champlain.Dès que Montréal se dota d\u2019un port de mer et d\u2019une ligne ferroviaire directe sur l\u2019Atlantique, son commerce maritime alla en décroissant et fut graduellement remplacé par l\u2019industrie.CONSTRUCTION Dix ENTREPRENEURS GÉNÉRAUX www.Optilog.com/ConstructionDLT 89, boul.Saint-Luc Saint-Luc Tél.: (450) 348-6833 Téléc.: (450) 348-2923 047538-9¢38-m ne Ée a- de ur en § 047538-9¢38-m Le chef de gare se souvient du 21 juillet 1836 La Dorchester mit deux entre Laprairie et Saint Les convives aux cérémonies d\u2019inauguration de l\u2019ancienne gare du Canadien National ont eu droit, le 6 août 1992, aux mémoires du chef de gare présent à l\u2019arrivée de la Dorchester, première locomotive à vapeur à circuler au Canada le 21 juillet 1836, entre Laprairie et Saint-Jean.«Le lieu où nous sommes présentement occupe le même terrain que celui qui accueillait la première gare de bois, construite en même temps que le chemin de fer de la Champlain & St.Lawrence Railroad Company», a rappelé le chef de gare, personnifié par l\u2019ancien président de l\u2019Office du tourisme, le restaurateur Pierre Moreau.Le 21 juillet 1836, «Je me souviens de cette journée comme si c\u2019était hier.Quelque 300 personnes quittèrent Montréal à bord du Princess Victoria, le tout nouveau traversier à vapeur menant les voyageurs en 50 minutes à Laprairie, point de départ inaugural de la Dorchester».a dit le chef de gare.Même si seulement 14.5 milles séparent Laprairie de Saint-Jean, la locomotive Dor- chester mit deux heures pour atteindre Saint-Jean en raison d\u2019un problème de chaudière.Le retour fut moins long, tout juste une heure, la locomotive ayant refroidi.«Quelle journée mémorable ! Le soleil brillait.À cette époque, il faisait chaud en juillet! Les dames étaient toutes plus jolies les unes que les autres et les messieurs, sur leur 36, discutaient joyeusement alors que les discours des dignitaires présents nous arrachèrent des larmes.Bref, ce fut l\u2019un des \u201887, rue Saint-Charles, Saint-Jea eures Jean Une réplique miniature de la Dorchester, cette locomotive qui, le 21 juillet 1836, a servi a I'inauguration du premier chemin de fer au plus beaux jours de ma vie et les invités s\u2019en sont souvenus longtemps, d\u2019autant plus qu\u2019ils durent passer la nuit à Laprairie puisque le traversier Princess Victoria s\u2019était échoué», raconte le chef de gare Moreau.Il se rappelle qu\u2019ensuite les Montréalais, grands amateurs d\u2019excursions, venaient pique-niquer en train à Saint-Jean.Une sortie qui prenait toute la journée et qui coûtait 4 19 - Georges E Brault: 1988 Canada, entre La Prairie et Saint-Jean.sept shillings et six pences par adulte, toutes taxes incluses! Dix-sept ans après l\u2019arrivée du premier train, en 1853, Saint-Jean, avec ses 3000 habitants, comptait 17 magasins, 12 auberges, 11 boucheries, 8 cordonneries et 5 épiceries.«Le nombre d\u2019auberges me porte à croire que les voyageurs étaient nombreux et les soirées bruyantes», a dit le chef de gare.PRÉSIDENT (450) 347-3763 «C\u2019est ce que vous appelez aujourd\u2019hui les retombées économiques du tourisme», a conclu le chef de gare en levant son verre à la vieille gare qui accueillera à nouveau les touristes venus découvrir Saint-Jean-sur- Richelieu et le Haut-Richelieu, une ville et une région qui se distinguent par son passé glorieux, son hospitalité particulière et sa gastronomie.Marc-D.Trépanienn Michel \u2018Brault 1988 a maintenant PRES n-sur-Richelieu\u2019 IDENT La vieille gare du Canadien National, qui abrite maintenant les bureaux de l\u2019Office du tourisme et des congrès du Haut-Richeheu, a été construite en 1891, soit 55 ans après l\u2019inauguration de la première ligne de chemin de fer au Canada entre Laprairie et Saint-Jean le 21 juillet 1836.Il s\u2019agit de la seconde gare construite sur ce site.La première gare était en bois et fut remplacée en 1891.Le bâtiment actuel a été agrandi à deux reprises, précise Jean-François Perreault, architecte à la ville de Samnt- Jean.L'édifice est de style néo-roman avec son grand toit à quatre versants, la tête arrondie des fenêtres, les briques travaillées jeux de briques) et ses consoles de bois retenant les corniches.Les travaux de rénovation, autant dans le choix des luminaires installés sous les corniches que dans la réfection des briques et le remplacement des fenêtres, ont été exécutés dans le souci du respect du patrimoine architectural pour ce qui est de l\u2019enveloppe extérieure du bâtiment.À l\u2019intérieur, la structure du bâtiment a été mise à jour, laissant à la vue des fermes Construite en 189] ajourées de toit en bois.Les traces de la cheminée originale ont été conservées au milieu de la pièce centrale de cet édifice d\u2019une su- perficie de 3000 pieds carrés.La partie ouest abrite les bureaux administratifs de l\u2019Office du tourisme tandis que La gare, un édifice de style néo-roman La gare du Canadien National, au début du siècle.la partie centrale servira à l'accueil des groupes de visiteurs et la partie est sera notamment utilisée comme salle d\u2019exposition.Il y a 74 ans, nos grands-pères ne semblaient pas bénéficier de communications par chemin de fer particulièrement accommodantes.Des trains en retard, ou qui ne venaient pas du tout pendant trois ou quatre jours; d\u2019autres qui «courageusement» se rendaient jusqu\u2019à Lacadie pour faire preuve, rendus là d\u2019épuisement irrémédiable; d\u2019autres qui quittaient notre ville au cours de la matinée, arrivaient en vue du pont Victoria, qu\u2019ils ne traversaient d\u2019ailleurs pas, passé l\u2019heure du midi; pour finir par faire goûter jusque tard, dans la soirée, les plaisirs de l\u2019immobilité, à leurs clients, affamés de représailles autant que d\u2019aliments.C\u2019est l\u2019état de choses que nous dépeint notre journal à maintes reprises, au cours de l\u2019hiver de 1865 - Et d\u2019abord, le 17 janvier: 1865: Sain t-Jean-Montréal Les chemins de fer du «bon vieux temps» «Dimanche, vers deux heures p.m., une locomotive précédée d\u2019une charrue, revenait de Montréal et travaillait à nettoyer le chemin, lorsqu\u2019elle rencontra un énorme banc de neige qui paraissait avoir élu domicile sur la voie ferrée pour tout l'hiver.«La locomotive tente de se frayer une voie à plusieurs reprises, sans succès.Enfin, mettant en jeu toutes les forces de la vapeur, elle retourna à distance et revint sur l\u2019obstacle qui lui opposa une telle résistance, que la charrue fut projetée à plusieurs pieds de distance du chemin, et que la locomotive se trouva sur le travers des lisses.Inutile de dire le travail qu\u2019il fallut pour remettre la locomotive «à sa position normale».Puis la «panne» de trois Jours que notre journal signale, en date SEE a.) 4 /i LT LA LIL LA du 17 février 1865.«Notre ville et toutes les paroisses du district d\u2019Iberville, ont été trois jours, cette semaine, sans recevoir de malle de Montréal.Jamais cela n\u2019est arrivé avant cette année.Quand la ligne d\u2019ici à Saint-Laurent était aux mains de la Cie «Champlain» il nous est bien survenu quelques rares accidents de cette nature, mais des tempé- tes de neige extraordinaires seules en étaient la cause.Depuis que le Grand- Tronc fait l\u2019acquisition de cet embranchement, on ne sera pas surpris d'apprendre que la négligence la plus impardonnable l\u2019incurie la plus complète interceptent seules nos voies de communication avec Montréal.Avant- hier, par exemple, les trains ont passé toute la journée à 3 milles du débarcadère.I] nous semble que rien n'était plus facile de nous faire parvenir la malle.D'ailleurs nous ne voyons pas pourquoi les trains du Grand-Tronc ne peuvent pas faire le court trajet de Saint-Jean à Montréal tous les jours.quand les convois du Central Vermont nous arrivent régulièrement de Saint- Albans deux fois par jour.«Un grand nombre de personnes qui avaient de pressantes affaires à Montréal, se sont rendues hier matin à la gare, à 8 heures a.m.et sont revenues ayant appris qu\u2019elles couraient encore le risque de ne s\u2019y rendre qu\u2019à la fin de cette semaine.«On nous informe que la ville de Saint-Jean doit faire une requête pour être adressée à qui de droit afin de voir s\u2019il n\u2019y aurait pas possibilité de lui donner des voies de communication aussi faciles que par le passé».En date du 24 février, Le Franco- Canadien paraissait avoir trouvé la clef de l\u2019énigme, qui consistait dans une faiblesse assez caractéristique des locomotives comme on pourra le voir: « Avant-hier soir un convoi de voya- » > > : « geurs s\u2019est rendu jusqu\u2019à Lacadie.à quatre milles d\u2019ici, et est retourné à Montréal pour ne revenir qu\u2019hier matin.On vient de découvrir le grand mystère: la force des locomotives a été diminuée, nous disent quelques em- .quel] ployés, voila elles ne vont pas aussi bien que par le passé».que par p Jean Frédérick Ce texte a été écrit en 1939.Le déraillement de L' «Dimanche matin, le 15 courant, plusieurs de nos jeunes gens de Saint-Jean prenaient le train du Central Vermont, pour aller passer la journée à Montréal.Tout alla bien jusqu\u2019à Lacadie, où la nouvelle voie céda sous le poids du train.Cet accident fit dérailler la locomotive, qui continua à côté de la voie, pendant un demi arpent, pour s\u2019arrêter brus- Acadie: quement.Le contrecoup du choc fut tel que le wagon fumoir télescopa avec le wagon aux bagages sur presque toute sa longueur.Parmi ceux qui se trouvaient dans ce moment dans le wagon à fumer et qui ont été blessés, on nous mentionne M.Alfred L'Écuyer, qui n\u2019a reçu heureusement que d\u2019insignifiantes blessures; et M.Martin, commis chez M.1904 J.P.Meunier, qui a deux côtes brisées.On nous rapporte également MM.Eugene Normandin, Hercule Trahan, et quelques autres jeunes gens de notre ville, qui s\u2019en tirèrent heureusement sans la moindre blessure.I] y avait aussi quelques autres voyageurs étrangers dont les blessures nous font craindre pour leur vie».TALES: 145, boul.Saint-Joseph Saint-Jean-sur-Richelieu POUR TROUVER CHAUSSURES À VOS PIEDS.ies CHAUSSURES (450) 349-4747 Re 048154-9¢38-t 1 n ef e Ci En juin 1939, Saint-Jean accueille le roi George VI et la reine Elizabeth Le lundi 12 juin 1939, le roi George VI et la reme Elizabeth d'Angleterre faisaient un arrêt à l\u2019ancienne gare du Canadien Pacifique.rue Foch a Saint-Jean.au grand plaisir des quelque 35 000 personnes massées pour l'occasion le long de la voie ferrée.Cette visite faisait partie d'un voyage d\u2019un mois où les deux souverains eurent l'occasion de traverser le Canada d\u2019un bout à l\u2019autre.des Maritimes jusqu'à la Colombie-Britannique.Arrivés à bord de leur batean «Empress of Australia» à Québec le 15 mai 1939.accueillis alors triomphalement par la population de Qué- hee en présence notamment du Premier ministre du Canada.Mackenzie King.George V1 et Elizabeth visitèrent plus d\u2019une cinquantaine de villes canadiennes dont Montréal.Otawa.Toronto.Winnipeg, Calgary et Vancouver.Le lendemain de leur arrivée à Québec.leur train fit un arrêt à la gare Jean-Talon de Montréal où près de deux millions de personnes.dont quelque 62 000 écoliers rassemblés au pare Lafontaine et au stade Delorimier et des milliers de religieux et religieuses.assistèrent aux différentes cérémonies en leur honneur.Invités à dîner à l'hôtel Windsor par la Ville de Montréal.les deux souverains durent interrompre leur repas à deux reprises afin de satisfaire.en apparaissant au balcon de Fhôtel.la foule qui les réclamait à grands eris.Dans son édition du 25 mas 1939.Le Canada Français trait les conclusions politiques du succès remarquable qu'avatent obtenu les deux souverains lors de leur passage à Montréal: «Jamais Montréal n\u2019a connu pareille démonstration de lovalisme et de patriotisme.Nil se trouvait quelque esprit fumeux pour douter de \u2018allégeance spontanée de tous les Canadiens à la Couronne.C'est la journée de jeudi dermer qui l'aurait confondu par la qualité de Fexalta- tion dont tous furent saisis à la vue du charme extraordmaire émanant des figures royales Après leur visite de l'Ouest canadien et un court vovage de quatre jours aux États-Unis où ls furent les invités du président Roosevelt.le couple royal régagna en train la frontière cana- do-américaine.Au matin du 12 juin 1939, Saint-Jean fut donc leur premier arrêt en terre canadienne, À 10 heures 26 précises, heure avancée, le train entra à gare entouré d\u2019une foule nombreuse.fort agitée et avide de manifester son grand enthousiasme aux invités royaux.Quelques jours avant.Le Canada Français.en première page.invitait la population de Saint-Jean.d'Iberville et des environs à venir accueillir comme 11 se doit George V1 et la reine Elizabeth.Ainsi, les employeurs étaient priés de permettre à leurs salariés de se rendre sur les lieux de l'événement.Les commissions scolaires.quant à elles.étaient appelées à mobiliser quelque 3000 élèves.ID n'était cependant pas question seulement du nombre de personnes, mais aussi de la force avee laquelle la population accueillerait leurs Majestés: «(.) il convient que la manifestation avec laquelle NOUS FECEVIONS nos souverains en terre canadienne soit la plus chaleureuse qui soit.C\u2019est par la densité de la foule.la vigueur de son enthousiasme qu'il nous sera donné de témoigner concrètement de notre lovalisme.» Une semaine avant.la Ville de Samt-Jeun formait un comité spécial chargé d'organiser l'événement.Ce comité.qui disposait d'un budget de 500 dollars.était formé entre autres du maire de Saint-Jean et des représentants de la Chambre de commerce, de l'Association des \\ étérans.des Scouts.de la Fanfare.des commissions scolaires et de la police municipale.Dès T heures du matin.le 12 jum.des gens commencèrent à arriver sur les heux de l'événement en vue de se réserver de bonnes places.Lorsque le train bleu-de-roi décoré d'argent \u201cimmobilisa à là gare de Saint-Jean.plus de 3 heures plus tard.quelque 35 000 personnes La gare du Canadien Pacifique le parc Félix-Gabriel Marchand En 1886.1a compagnie de chemin de fer, The Atlante and North West Ranlway Compa- nv fihale du Canadien Pacifique.acquiert des lots sur le côté nord de la Ja ons 39 «Tel est Saint-Jean, douceur d'eau, \u2026) et grande générosité de coeur» Le mercredi 16 octobre 1974, à l\u2019Hôtel de ville de Saint-Jean, se déroulait une réception civique au cours de laquelle les autorités municipales accordaient la citoyenneté honorifique à l\u2019une des plus illustres et des plus émérites femmes de la région, la poétesse Rina Lasnier, née à Saint-Grégoire.La semaine précédente, Rina Lasnier recevait des mains du ministre des Affaires culturelles le prix David 1974.Monsieur le Maire, Messieurs les Conseillers, la Direction des Éditions du Richelieu, Mesdames et Messieurs, et chers amis.En ne me dispensant pas d'adresser ici la parole, vous vous exposiez au danger de ma loquacité, et cela pour trois raisons.D\u2019abord parce que, moi aussi, Je suis une Iroquoise du Richelieu, et que je réponds par une flèche à toute provocation.Puis, j'arrive du tapis rouge du Parlement de Québec où j'ai été exposée à la contamination de l\u2019éloquence nationale.Enfin, et surtout, ici, au milieu de vous tous, me sentant chez mol, 1] se peut que mon coeur s\u2019oublie plus volontiers, plus longuement qu\u2019ailleurs dans une sorte d\u2019intimité spontanée.Alors.endurez-vous, puisque c\u2019est parmi vous que j'ai vécu mes années les plus importantes, les plus décisives, les années des sources délivrées et qui, aujourd\u2019hui, voudront passer de la poésie à cel entretien que nous nous accordons.Avant tout, laissez que je vous remercie d\u2019avoir voulu m\u2019accueillir si largement et si chaleureusement, certes non comme l'enfant prodigue puisque je n\u2019ai rien renié des deux enfances et des solitudes qui m\u2019ont retenue ici, et dont j'ai tiré tout mon bien.Double enfance, ai-je dit; celle qui passe de la jeunesse à l\u2019adolescence dans la dépendance normale d\u2019une famille; puis enfance ouverte de mes premiers essais en écriture, d\u2019abord comme journaliste, puis comme au- teur-débutant, grâce aux Éditions du Richelieu et à mes audacieux emprunts à la banque de monsieur Harbour qui croyait dévoir compter sur mon père pour ne pas faire faillite, mais J'ai eu à Gatien Lapointe, 1962-1969 Parler de Gatien Lapointe que j'ai connu\u201d M.Marcel Colin, que je tiens en haute estime.me l'a souvent proposé, voire même demandé.On vient encore de le faire pour la publication de ce cahier spécial sur le cent cinquantième anniversaire de Saint-Jean-sur-Richelieu.Et cette fois-ci aussi j'hésite sans trop savoir pourquoi.Peut-être que je préfère garder silencieusement en moi ce bout de vie d\u2019une grande intensité.Nous sommes en 1963, je suis de cette région depuis peu et, déjà, je signe la page littéraire dans Le Canada Français.Gatien Lapointe, professeur au Collège militaire depuis 1962, vient de publier L\u2019Ode au Saint-Laurent et reçoit le prix du Gouverneur général.Ce recueil lance la collection des Poètes du jour aux ditions du même nom.Un livre bouleversant, d\u2019un grand souffle et que je lis et relis avec émotion.Je ne me souviens plus dans quelles circonstances mais la directrice de la bibliothèque municipale, qui a organisé une rencontre avec Gatien, me demande de le présenter au public invité.Mais je ne le connais pas du tout.Je prends rendez-vous et il me reçoit dans sa petite chambre au Collège militaire.Il est simple, tout aussi inquiet que moi de la soirée à venir et je sors de chez lui à la fois ému et grandi.Le moment venu, je choisis de le présenter en lisant quelques-uns de ses vers: Montrez-moi aussi l\u2019homme en proie au doute Cherchant une vérité d'homme Dans les battements de son sang Cherchant dans l\u2019arbre divisé son coeur jumeau Montrez-moi une image de l\u2019homme très jeune Plantant son corps dans l\u2019espace et le temps Amimant un paysage à sa taille Monirez-moi cet homme de mon pays Alors je répondrai du destin qui m'habite.Ce fut une belle soirée, une rencontre dense et riche.On promit de se revoir.Ce qui fut le cas de temps en temps.J\u2019ignore en quelle année (sans doute en 1966) mais Gatien s\u2019est trouvé une petite maison à L\u2019Acadie alors que je me mariais et m\u2019installais rue Saint-Michel.Il a alors pris l\u2019habitude d\u2019arrêter chez nous pour un oui, pour un non.Pendant plus d\u2019un an il venait souper à tous les soirs.I] ne voulait surtout pas manquer la soirée du samedi parce qu\u2019il adorait le club Canadien et considérait les grands joueurs de cette époque comme des dieux.Nous avons vécu ensemble des moments qui pouvaient être ¢ ie 2 1 wY® Place\u201d.: » ot Saint-Jean et ses marchands s'unissent pour rendre hommage au 150- de la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu 400, boul.du Séminaire Saint-Jean-sur-Richelieu (450) 348-6935 048048-9C38-j très drôles.d'autres plus fragiles quand il était uniquement habité par l'écriture et qu\u2019il écri- vail en doutant beaucoup de lui-même.Jugez-en par ce mot qu'il me faisait parve- mr le 21 avril 1967: «J'ai encore, après la troisième correction des épreuves, le même sursaut de victoire et de fierté.Mais je sais que le doute va revenir, et la douleur me reprendre».Il travaillait, à ce moment-là, sur son prochain recueil, Le premier mot, dont il me montrait souvent des pages en insistant pour que je lui dise ce que j'en pensais.Je faisais aussi de la poésie à cette époque et il tenait à ce que je lui montre mes brouillons.C\u2019est ainsi que Gatien Lapointe fut mon maître en écritures.C\u2019est d\u2019ailleurs lui qui a porté mon premier manuscrit aux Éditions du Jour.Quelle chance que j'ai eu d\u2019apprendre à lire et écrire avec le plus grand poète de cette génération ! Puis, en 1969, il est devenu professeur à l\u2019Université de Trois-Rivières et nos rencontres se sont lentement espacées.Qu\u2019importe, il a été à l\u2019origine des Écrits des Forges, de la carrière de nombreux poètes comme Bernard Po- zier ou Gaston Bellemare, ce grand organisateur du grandiose Festival international de poésie qui se tient chaque année à Trois-Riviè- res.Puis, un matin, j'ai lu dans le journal que Gatien Lapointe avait été trouvé sans vie dans sa maison.Il souffrait depuis longtemps d\u2019arté- rlosclérose.Alors, j'ai relu Le premier mot et je le relis encore a I'occasion, tout comme L'Ode au Saint-Laurent qu\u2019il a dédicacé de la façon suivante: «À Jean-Yves et Monique qui ont entrepris la même quête et qui ont fait le même pari.Mourrons-nous quand même?» Vean-Yues Thdlenge A votre service depuis plus de 40 ans.UNE BELLE HISTOIRE QUI CONTINUE N 150 ANNIVE 30 1 rAd Rina Lasnier honneur de m\u2019en tirer seule, et j'ai réussi.exploit sans profit matériel mais revigorant pour l'avenir.Que de préjugés sur l'enfance, soit qu\u2019on la privilégie soit qu'on la livre à elle-même.La vérité n\u2019est ni le Petit prince à la rose ni Poil de Carotte dans ses bourrasques familiales, L'enfance.C\u2019est ce curieux mélange d'impondérables qui permet à l'enfant de réagir différemment des adultes, d\u2019étonner et de décevoir à la fois.comme quelqu'un qui tient un secret et ne peut le livrer.L'enfant est À VOUS, chers parents.mais il n'est pas AVEC vous, car 1] faut qu\u2019il vovage seul, dans la nuit de ses 1gnorances, dans l\u2019effroi et la joie de l\u2019imaginaire si précieux pour l\u2019artiste ou le savant qu\u2019il sera demain.Or, au- Jourd\u2019hui, ce qui manque le plus au foyer comme à l\u2019école, c\u2019est justement le respect de l\u2019imagination créatrice.Il faudrait que cesse ce bruit autour de la lente maturation de l'intelligence inventive afin de ne pas risquer de la fatiguer et de l\u2019éteindre.Quels bruits\u201d Bruit quotidien de la rue comme de la maison.ET SURTOUT, bruit de l\u2019image.Depuis qu\u2019on a braqué l\u2019enfant devant le poste téléviseur, depuis qu\u2019on met entre ses mains des manuels et des livres TROP illustrés, la faculté imaginative de l\u2019enfant ou a été affolée ou a été réduite à une sorte de passivité.Un seul exemple: tous les enfants qui ont vu BLANCHE- NEIGE ont gardé en mémoire la même image de cette petite héroïne; mais les enfants qui ont lu ce conte, sans illustration, ont chacun dans leur imaginaire leur propre film sur BLANCHE NEIGE.L'image impose, la lecture silencieuse recompose.Un philosophe disait: «Bien éduquer, c\u2019est retarder ce choix, il faut donc MESURER la stimulation par l\u2019image et surtout, SURTOUT, ne pas orienter l\u2019enfant dès l\u2019adolescence; en effet, l\u2019orientation prématurée ajoute à la fragilité et à la dispersion de l\u2019esprit.La méthode éducative ne peut changer sa base fondamentale: elle doit former plus qu\u2019informer.Et si nous voulons demain, non seulement des artistes, des écrivains, mais des hommes de sciences, des économistes, des travailleurs manuels consciencieux, enfin des hommes, cherchons des maîtres, et moins de Is fiomesre spécialistes.Que reste-t-il d\u2019un peuple, d\u2019une civilisation\u201d Des monuments, des livres, des légendes de force et de sainteté.Donnez-vous donc des générations qui délivrent ce qui en l\u2019homme se nomme épanouissement humain et aspiration spirituelle.Des êtres capables d\u2019émerveillement; et savez- vous d'où nous vient depuis quelques années, ce don de l'émerveillement, déjà contemplateur\u201d De la science de la recherche.À force d'observer l\u2019étoile et l'atome, ces hommes découvrent ce que l'art perçoit mal: la joie et\u2026 l'humihté.Tout se tient, et au fond, nous sommes tous les modestes ouvriers de l'Oeuvre, et C'est par le travail que les mains et l'intelligence RETENTISSENT ENSEMBLE dans le grand silence créateur.Le laudateur obligé de cet effort humain, c'est le poète, le danseur, le musicien, tous chargés de franchir en eaux ce dieu brisé et empenné d'une seule aile.Si Vos artistes ne vous donnent pas, un instant, l'élan du dieu redressé en vous.ils ont passé outre à leur profond destin.Pour terminer, un sourire, un souvenir.Vou- lez-vous connaître mes premiers maîtres en temps efficacement perdu.retrouvé, reperdu en réverie active?Je vous le donne en mille.Ce furent les pécheurs à la ligne de la rivière et surtout, ceux du canal.Quel exemple de patience.dde détachement, de persévérance me donnèrent ces hommes suspendus au bout du fil de leur canne à pêche! Chaque jour, je les croisais dans mes interminables promenades sur le chemin de halage.Et, à la fin, J'avais surpris leur secret.Dans leurs yeux remplis de songe.je voyais passer l\u2019escadre des souvenirs ou les petites barques des petits désirs; et le grand manteau de la rivière n\u2019était pas pour eux un filet poissonneux, mais bien un miroir intérieur les renvoyant au rêve indéfini.Nous ne nous parlions pas pour ne déranger ni les poissons des ombres ni les oiseaux des soleils, mais nous nous souriions comme des gens de même appartenance.Puis, un jour, comme j'allais m\u2019asseoir à mon point favori, dans l\u2019herbe et sous un grand saule à racines rouges, l\u2019un d\u2019eux se décida, s\u2019approcha de moi et me dit: (ô délicatesse de la complicité) «Vous venez ici si souvent et vous ne prenez même pas de coussin pour vous asseoir à terre.Voulez-vous, nous allons vous apporter un banc et le clouer à votre saule».VOTRE SAULE dis- ait-il, car celui qui aime possède sans accapa- remment\u2026 et eux possédaient toute la rivière.Tel est Saint-Jean, douceur d\u2019eau, dynamisme d'arbres par-dessus l\u2019asphalte, et grande générosité de coeur, comme un réseau de routes accessibles.Gardez bien notre rivière qui nous marie à la hauteur des canards, des nuages et des vents porteurs de pérennité; gardez nos arbres qui écrivent l\u2019histoire de la terre à portée de fruits comme à distance d\u2019astres.Et si vous avez des enfants-créateurs, respectez leur effacement et leur solitude, car elle est une lutte au sommet, comme la danse, le chant et la muette prière.Riss Lassmier 485, rue Saint-Jacques Saint-Jean-sur-Richelieu 347-0388 - 347-0389 EN AFFAIRES DEPUIS 1957 Alcide Côté, le ministre des Postes Alcide Côté est né le 19 mai 1903.Il était le fils de Trefflé Côté et d\u2019Éléonore Hében.II descendait en ligne directe de Jean Côté, l\u2019un des premiers colons à s'établir en Nouvelle-France.Il fait ses études classiques au Séminaire de Saint-Jean, situé à l\u2019époque dans l\u2019actuel Centre culturel Fernand-Charest, et obtient une licence en droit de l\u2019université de Montréal.Admis au Barreau du Québec le 1\" juillet 1928, il commence sa carrière d\u2019avocat le 3 septembre de cette même année.Il fait sa cléricature chez Me Archambault et pratique à l\u2019étude Marcotte et Lanctôt de Saint-Jean avant d\u2019ouvrir son bureau à Saint-Jean.Sa pratique en était une surtout de droit civil et commercial.Lon dit qu\u2019il avait une bonne renommée comme avocat.Il à pratiqué le droit au 27 Place du Marché.Un homme impliqué Alcide Côté s\u2019implique beaucoup dans sa communauté et ce, bien avant son entrée en politique entre autres à la Chambre de commerce des jeunes de Saint-Jean, aux Chevaliers de Colomb, au club Kinsmen et à la Saint-Vincent de Paul.II a notamment été membre-fondateur et premier président de l'Association des jeunes hommes d'affaires de Saint-Jean et Iberville, de 1936 a 1938.Carriere politique En février 1945, Aleide Coté est élu maire de Saint-Jean.ll est réélu par acclamation en 1947.En 1949, il quitte ses fonctions.C\u2019était un maire populaire.Georges Lan- glois, correspondant de La Presse et du journal Je Richelieu a dit de lui à son décès: «Il n\u2019avait que des amis.On ne pouvait connaître Alcide Côté sans l\u2019aimer.» Cette immense popularité lui assure d\u2019énormes majorités lorsqu\u2019il se présente député fédéral, pour une première fois en 1945 dans le comté de Saint-Jean-Iberville-Napierville.Aux élections générales de 1949 et 1953, il est réélu sans difficultés.Accession au cabinet fédéral Reconnaissant son esprit de travail, sa vive intelligence, son bon jugement et sa loyauté, le premier ministre du Canada, le très honorable Louis Saint-Laurent, décida de le nommer ministre des Postes le 13 février 1952.Il avait alors 52 ans.À l\u2019époque, en plus d\u2019être député, Alcide Côté pratique le droit à plein temps.Il n\u2019était pas question pour lui de négliger sa profession pour la politique.Alcide Côté ne s'attendait pas à accéder au cabinet.L'on raconte d\u2019ailleurs que lorsque le premier ministre Saint-Laurent le convoqua pour lui annoncer sa nomination, Côté était à ce point convaincu qu\u2019il voulait lui parler d\u2019autres choses qu\u2019il n\u2019apporta aucun vêtement de rechange avec lui à Ottawa, croyant qu\u2019il pourrait revenir le soir même! Il a donc dû se procurer des vêtements de rechange à Ottawa, dont une cravate noire pour souligner le décès récent du roi d\u2019Angleterre, George 6.Comme ministre, Alcide Côté travaillait sans relâche.Souvent, il travaillait à son bureau d'Ottawa jusqu\u2019à 3 heures du matin, après quoi il prenait le train en direction de Montréal où des réunions l\u2019attendaient en début de journée.Son ministère en est un de détails et de petits problèmes locaux.Néanmoins, il a conclu, quelques semaines avant son décès, une entente avec la Russie sur la distribution du courrier.Il a également doté la ville de Saint-Jean d\u2019un nouveau bureau de Postes, l\u2019actuel édifice Al- cide-Côté construit à l\u2019intersection des rues Champlain et Saint-Charles et l\u2019on dit qu\u2019il a contribué à améliorer la distribution du courrier dans la ville d\u2019Iberville.Maladie et décès d\u2019Alcide Côté Il semble qu\u2019Alcide Côté se soit usé à la tâche comme ministre.Le 1\u201d février 1955, il subit une attaque cardiaque qui le ralentit considérablement dans son travail.Hospitalisé au cours de ce même été, il demande à être transporté à son domicile de la rue Laurier à Saint-Jean, ce qui est fait deux semaines avant son décès survenu le dimanche matin 7 août 1955.MARQUE DÉPOSÉE ® FORMIC Tél.: (450) 347-7541 Mt: (450) 658-6604 24, rue Mercier, Saint-Jean-sur-Richelieu Avant d\u2019être ministre des Postes, Alcide Côté a aussi été maire de Saint-Jean, de 1945 à 1949.Alcide Côté est mort victime de la politique.laissant dans le deuil trois frères, trois soeurs, une belle-soeur, un beau-frère ainsi que plusieurs parents et amis.Des funérailles d Etat Des funérailles d\u2019État eurent lieu le mercredi 10 août 1955, en la Cathédrale de Saint-Jean en présence de milliers de personnes.Plu- sieurs centaines durent rester à l\u2019extérieur, selon les journaux de l\u2019époque.Parmi les personnages publics présents au service funèbre, mentionnons les noms de Paul Beaulieu, député de Saint-Jean et ministre de l\u2019Industrie et du Commerce du Québec, Adé- lard Godbout, ancien premier mimstre libéra! du Québec, Jean Drapeau, maire de Montréal.Ceorges-Émile Lapalme, chef du Parti libéral du Québec et chef de l\u2019opposition à l\u2019assemblé( législative du Québec, Jean Lesage ainsi que presque tous ses collègues du cabinet fédéral.Alcide Côté fut exposé en chapelle ardent à l\u2019hôtel de ville de Saint-Jean.Il repose dan- le terrain familial au cimetière de Saint-Jean.Alcide Côté semblait vraiment être un hon:- me de consensus.Selon l\u2019éditonaliste du journal Le Richelieu, «Alcide Coté était un homme imbu de sens social.un chrétien convaincu~ De l\u2019aveu général, «il était la loyauté même.aucunement arriviste, il n\u2019avait d\u2019autre amb1- tion que celle de faire de son mieux.» Disposant d\u2019une carrure d\u2019athlète, d\u2019un teint rosé et de tempes à peine grisonnantes, il ne paraissait pas ses 52 ans.C\u2019était un homme au physique agréable avec une belle prestance.DLL l .secrétaire de la Société d\u2019histoire du Haut-R1- chelieu Avec l\u2019aimable collaboration de: Nicole Poulin.présidente de la Société d'histoire du Haut-Richelieu, Maitre Fernand Lalonde, de |: firme d\u2019avocats Leduc, Leblanc, de Mare-Oli- vier Girard et de François Boutin et du Barreau du Québec.Le presbytère de l\u2019Évêché du diocèse de Saint-Jean, en 1940.Transformé aujourd\u2019hui en résidence pour personnes âgées, ce splendide immeuble de la rue Longueuil a été construit en 1881.) ans chelle $Y { 1848 1998 au service de la communauté - Jean Chartrand Fic LOU-CEC 363, boul.Industriel, Saint-Jean-sur-Richelieu 346-4407 ® ses dhe dere a sur, se- ents au le Paul stre de , Adé- libéra: ntréal.libéral emblés 1s1 que déral.ardent e dans Jean.n hom- u jour- 10mme neu» même.amb- n teint 5, il ne 1me au nce.aut-Ri- Nicole ire du >, de lu re-Ol;- arreau 11 en © a nro # a nee [1 fut un temps.«Passe encore de bâtir; mais planter à cet âge.» C\u2019est un peu l\u2019état d\u2019esprit dans lequel je me * suis trouvé, à 82 ans bien sonnés, lorsqu'on m\u2019a demandé de rédiger quelque chose à l\u2019occasion du 150 anniversaire d\u2019incorporation de notre Cité de Saint-Jean.Et puis, réflexion faite, c\u2019était un peu retourner à mes anciennes amours de collaboration journalistique au Canada Français.C\u2019est un peu l\u2019impression dans laquelle je me trouvais.Bien entendu, il ne sera pas question de décrire de nouveau l\u2019histoire de Saint-Jean depuis sa fondation au milieu du 17\" siècle, presque concurremment avec Chambly; ce qui nous place en troisième position par droit d\u2019aînesse, après Québec, Montréal et Trois-Rivières.Que l\u2019on se rassure, 1l ne sera pas non plus question de l\u2019historique Fort de Saint-Jean ni de son héroïque résistance de 1774 qui contribua, pour beaucoup, à la défaite de l\u2019invasion américaine qui s\u2019est terminée sur les murs de Québec, après avoir piétiné trop longtemps chez nous avant de nous conquérir.J\u2019ai pensé qu\u2019il serait plus intéressant pour tous de se reporter à des événements moins anciens et qui ne sont pas si loin de nous.Évoquer notre passé sans parler du premier À Saint-Jean, j'ai perdu le nord Quand je suis amy à Saint-Jean d\u2019Iberville (comme on disait à l\u2019époque), soit en 1962, je ne sais pas pourquoi mais j'ai perdu le nord.J'ai aussi perdu bien d\u2019autres choses mais j'en ai gagné tellement d\u2019autres que je ne regrette rien depuis que je vis dans le Haut-Richelieu.D'abord, je dois dire qu\u2019en 1962 on ne parlait pas encore du Haut-Richelieu, cela est venu lentement comme un sentiment d\u2019appartenance tout comme à cette époque on commençait à parler de la littérature québécoise.Avant, souvenez-vous en, on parlait des Canadiens français qui sont devenus par la suite des Québécois; convenons que c\u2019était un grand pas en avant.Or, fait bizarre, en arrivant à Saint-Jean, Je ne sais par quelle opération (du Saint-Esprit peut-être), je me suis rendu compte que le nord, qui devait être vers Iberville, s\u2019était déplacé.Iberville était dorénavant à l\u2019est et La- colle au sud puisque le Richelieu va du sud au nord.Depuis ce temps, je dois toujours faire attention parce que les pôles ici ne sont pas à la bonne place.Je sais bien que j'ai tort mais sans savoir pourquoi (vaut-il la peine de savoir pourquoi?) j'ai perdu le nord.Peu importe puisque j'ai découvert beaucoup d\u2019autres choses.Par exemple: moi qui ne m\u2019intéressais pas du tout à l\u2019histoire de mon patelin d\u2019origine (pour tout vous dire, je viens du Bas-du-fleuve), je suis tombé en amour avec le passé du Haut-Richelieu.Vous dire que j'ai fait toutes les routes de la région, visité chaque village, lu tout ce qu\u2019il y avait sur chaque monument, marché dans tous les cimetières, pris le temps de tout lire les ouvrages sur la région, fouillé les archives et découvert que cette région avait une telle richesse qu\u2019il me faudrait beaucoup plus d\u2019années pour en connaître tout le long et le large.J\u2019ai donc perdu le nord, sans toutefois perdre la tête, mais dans mes errances jai rencontré tellement de gens agréables qui avaient tant à dire sur ce coin de pays que parfois je crois que je suis né ici.C\u2019est, en tout cas, ici que J'ai fait ma vie d'homme, signé quelques livres et que j'ai mis au monde deux enfants.N'est-ce pas assez pour dire que mes racines sont d\u2019ici.J'ai peut-être perdu le nord mais je me retrouve dans mes papiers, dans mes rues du centre-ville, dans mes amis, dans mon coin de terre et dans mon pays qu\u2019est le Québec encore à venir.Reste que j'aimerais bien un jour que la ville de (maintenant) Saint-Jean-sur-Richelieu se donne un plan de ville avec le nord en haut de la carte comme cela existe partout dans ce bas monde.C\u2019est vraiment agaçant que l\u2019on nous propose une carte avec le nord à droite.Cela ne me facilite pas les choses, ni à moi, ni aux touristes qui viennent nous voir.Veas-Yues Theberge (LaF ontaine) temps dont, malheureusement, il ne reste plus de souvenirs, sinon cette espèce de monument avorté fait d\u2019une vague pierre, au bas de la Place du Marché, sur la rue Champlain, où s\u2019élevait alors un somptueux abreuvoir pour chevaux fait de granit.Je ne sais plus quel conseil de ville, s\u2019apercevant qu\u2019il n\u2019y avait plus de chevaux, à trouvé ce beau monument complètement démodé et lui a tout simplement coupé la tête.C'était une relique du passé qu\u2019il aurait pourtant été facile de conserver.Combien d'autres exemples d\u2019autodestructions volontaires de la part des autorités du temps, sont venus effacer un passé tout aussi intéressant.Qui se souvient.par exemple.de cette vieille tradition qui prévalait dans l'église de Saint-Jean, alors que l'autorité de l'époque.ce brave curé Coursol, se faisait un devoir.avant les messes de minuit de Noël, de sortir sur le parvis de l\u2019église pour aller serrer la main des deux ministres protestants qu\u2019il y avait à Saint- Jean et de les conduire à des prie-Dieu d\u2019honneur à l\u2019avant de l'allée centrale.un pour l\u2019anglican et l\u2019autre pour le pasteur méthodiste.Tout cela est évidemment disparu avec l\u2019arrivée de l\u2019évêché.Tant pis pour l\u2019recuménisme! (Photo Ken Wallett) Le juge Jean Frédérick, lors d\u2019une entrevue avec le journal en 1985.chemin de fer canadien que l\u2019on nous fait l\u2019honneur de venir fixer ici, jusqu\u2019à Laprairie, serait impardonnable.C\u2019est dans le même ordre d\u2019idée que.encore ce brave curé Coursol, lors de l\u2019acquisition de l\u2019actuel carillon de cinq cloches à son église de Saint-Jean, avait cru bon de se départir de la plus petite des cloches du vieux carllon, pour la donner au St-John\u2019s High School, alors situé au coin des rues Saint-Georges et Jacques-Cartier, face à l\u2019église anglicane actuelle.Je me rappelle encore les murmures de protestations de certaines de nos bonnes âmes à l\u2019endroit d\u2019un beau geste.Ce n\u2019est évidemment pas pour nos beaux yeux.(d\u2019alors) que nous avons mérité cette distinction.C\u2019est que, en venant fixer ici le terminus du premier chemin de fer, l\u2019on réussissait, en même temps, à raccourcir considérablement la durée du transit entre Montréal et New York, puisque l\u2019on était alors obligé de se rabattre sur la navigation, via la rivière Richelieu et le lac Champlain.Le raccourci était d\u2019importance pour le transport qui se faisait plutôt par eau, parce que beaucoup plus économique.Soulignons ici qu'il est dommage, pour nous, que les autorités d'autrefois n\u2019aient pas pensé à nous garder le moindre petit souvenir de cette relique historique.I] y en a bien d\u2019autres, mais passons.Mettons un point final a ce déferlement de vieux souvenirs qui, je l'espère.pourront peut- être trouver moyen d\u2019intéresser quelques lecteurs curieux de notre passé pourtant pas si lointain, du moins à mes propres yeux.Mais, En matière de souvenirs du passé, on pour- il est vrai que les choses sont tellement relati- rait aussi évoquer le vieux pont pour chevaux et Ves: piétons qui reliait Saint-Jean et Iberville, à partir du bout de la rue Saint-Charles.C\u2019était alors Jean Frédérick, le pont Jones, hérité d\u2019un riche philanthrope du Juge retraité ainsi que tous les ancien membres Richelieu.Une bons souvenirs.Gala du 50* anniversaire Samedi 15 mai 1999 Soirée dansante Au pavillon Dextraze 15, rue Jacques-Cartier Nord Cocktail: Saint-Jean-sur-Richelieu 18 h 30 Rens.: Tous les membres Richelieu ou R/ Jacques Charette Souper: (450) 346-1750 Coût: S0$/pers.19h30 Le Pensionnat de la Cong «Nous trons a la Vigne, 6 mon âme, un ma- tn, Et vendangeant nos souvenirs en des corbeilles, Tout le poids du Passé sera lourd à nos bras».Ce texte de Louis Mercier a servi de thème, un jour, lors de la remise des diplômes de Lettres-Sciences octroyées par la Faculté des Arts aux élèves graduées du Pensionnat de Saint-Jean.Et voilà qu\u2019à cinquante ans de distance, je vous invite à m'accompagner pour la vendange.à la Vigne aux souvenirs.La vie au Pensionnat.je l\u2019ai expérimentée pendant quatre ans.Aujourd'hui.avec le recul du temps, mon appréciation n\u2019a pas varié: de mes années de pensionnaire.je n'ai que de bons souvenirs.l'antique maison de pierre grise à l\u2019entrée majestueuse ne manquait pas d\u2019impressionner les adolescentes qui arrivaient de l\u2019école primaire.Et, le seuil franchi, la vue des religieuses à l\u2019austère robe noire et à la cornette gothique annonçait le sérieux des dix mois de formation qui allaient suivre.Mais la chaleur de l'accueil, le dévouement total que nous percevions dès les premiers jours nous mettaient en confiance.Nous étions encadrées, pour la vie quotidienne, dans un règlement marqué au coin du bon sens; nous ne nous sentions pas brimées ni prisonnières.Nos maîtresses de pensionnat étaient jeunes, à peine dans la trentaine, elles nuançaient de tolérance leur indiscutable autorité; elles savaient fermer les yeux sur les peccadilles de notre exubérante jeunesse.Il ne faudrait surtout pas juger avec les normes d\u2019aujourd\u2019hui la façon de vivre d\u2019il y a cinquante ans! Le couvent d\u2019alors s\u2019accordait aux valeurs et aux moeurs de l\u2019époque.La sobriété, pour ne pas dire l\u2019austérité, était alors de règle dans les familles toutes soumises aux rigides directives de l\u2019Église.Quand je l\u2019ai connu, notre couvent était déjà presque centenaire.Il avait ses traditions, ses souvenirs qui nous étaient transmis par l'histoire orale du Passé.Nos devancières avaient sans doute porté la longue robe noire, le noeud papillon et les fameux cols durs auxquels les hommes de l\u2019époque étaient aussi assujettis.De mon temps, la robe s\u2019était allégée et le col montant s\u2019ornait d\u2019un liséré blanc, tout comme les poignets.Plus tard, l\u2019uniforme sera de crêpe bien foncé avec le col claudine bleu aviateur (rappel de la guerre), avec le monogramme brodé PSJ.Durant ces années 40, Saint-Jean accueillit des régiments en garnison et un camp d\u2019aviation servit à former des pilotes de combat venant d'Europe et même d'Australie.Or, un soir où la promenade quotidienne avait conduit les pensionnaires jusqu\u2019à Iberville, a peine étaient-elles engagées sur le pont qu\u2019un régiment de «Black Watch» arrivait à l\u2019autre extrémité.Les élèves et les soeurs s\u2019alignèrent le long du parapet pour laisser le passage.Mais les soldats s\u2019immobilisèrent aussi et le pensionnat eut droit à une aubade à la cornemuse, entre deux saluts militaires des plus réussis.Un avion-école s\u2019écrasa, un jour.dans la ville; les deux éleves-pilotes bien que de croyances différentes, eurent des funérailles communes a la cathédrale.Car Saint-Jean avait un évéque depuis peu, et conséquemment, l\u2019église prenait le rang de cathédrale.Cet évêque, Mgr Forget, obtint du Département de l\u2019Instruction Publique la fondation d\u2019une École Normale dirigée par la Congrégation de Notre- Dame.Ce qui valut à la vieille maison grise l\u2019ajout d\u2019une grande construction de brique blanche où logeront à la fois les classes de Normale et celles du pensionnat.La multiplication des locaux favorisa le recrutement des pensionnaires, mais la restriction des matériaux réservés à l\u2019effort de guerre força les aînées du pensionnat à vivre en campement, durant de longues semaines, dans le spacieux dortoir tout neuf: un lit de camp (prêté par la maison Le- Sieur), une chaise et une mallette furent le seul mobilier des «grandes» en attendant la livraison des «vrais lits» et des bureaux! Chacune contribuait à sa façon à gagner la guerre! Et les avions qui décollaient à tou- .om Coir == LeBerçail a, 9 IN 4 Le Bijou Joi Le RIT Construction 0 Spécialiste dans la maison de qualité au meilleur prix! OA A - Gt re of y rp Constructeur : NAT | Le COQUEt Garage en sus _ La Familiale a > BP SE Bureau des ventes: 126, rue Jean-Baptiste, PCI RITEES 349-4229 | régation de Notre-Dame CAEN FN 0 3Y ria 45) Em Le couvent des Soeurs de la Congrégation Notre-Dame, vers 1900.tes les cinq minutes en rasant le clocher de notre chapelle où brillait la lumière rouge.ces avions au moteur bruyant nous forçaient au silence.pendant la classe.Là encore, on subissait les ennuis du vrombissement en faisant le V de la Victoire! Pour rompre la monotonie du quotidien, il y avait bien autre chose que la guerre, heureusement! Il y avait, après le lever matinal, l\u2019assistance à la messe, les heures de classe, la promenade et l\u2019étude, il y avait les récréations! Celles des jours chauds, avec le tennis, les courses sous les arbres, le repos dans les balançoires, les joutes de baseball où excellait autant la soeur responsable des jeux que les meilleures frappeurs! Et les feux de camp organisés par la J FE C qui orientait alors la Vie Etudiante avec ses mots d\u2019ordre: Voir, Juger, Agir.C\u2019est là que nous avons compris qu\u2019après avoir reçu, il faut savoir donner.C\u2019est là que notre jeunesse a appris le sens du devoir et des responsabilités.Aux jours d\u2019hiver, la patinoire devenait le centre d\u2019attraction.Des âmes dévouées se chargeaient de l\u2019arrosage de minuit pour que la glace soit rutilante, le lendemain, quitte à «piquer un somme» à l\u2019heure de la philo ou des maths! On organisait des fêtes costumées sur glace, aux jours de carnaval.Se reconnaîtront-elles, les cinq pensionnaires qui avaient personnifié les bébés jumelles Dionne sur la longue traîne sauvage conduite par deux mousquetaires?Quand le mauvais temps nous confinait à la salle de récréation.il nous arrivait souvent de danser au rythme des derniers disques parus: une de nos maîtresses de pensionnat ayant fait venir de Montréal l'orthophoni- que qu'elle possédait.alors qu'elle enseignait à la CECM.En ces temps lointains, nos jeunes frères du grand Séminaire avaient droit à des vacances seulement après les Rois; or, les \u2018pensionnaires devaient rentrer au couvent le soir des Rois! Pour faciliter une rencontre, un professeur du Collège apporta des disques et accompagna les séminaristes pour une soirée de musique dans la «classe des graduées».Chaque année, il y avait le «party de la St-Valentin> organisé par les élèves de langue anglaise (car le couvent était bilingue et ne connaissait pas les «Deux Solitudes»); au party de la St.Patrick.les élèves de langue française rendaient la politesse à leurs compagnes.Un autre souvenir heureux: celui des «sleigh rides» où.avec le concours de la Ville.sur les longues voitures traînées par deux che- Vaux.s'enlassaient pensionnaires.reli- gleuses et aumônier, filant vers la campagne au son des grelots.Après un goûter aimablement offert par les parents d\u2019une élève, le retour à la brunante était agrémenté d\u2019un souper aux «hot dogs» dans le gymnase orné pour la circonstance.En évoquant toutes ces occasions de petits bonheurs, je me garde bien d'oublier les grandes occasions qui tenaient à la fois de la récréation et de l\u2019étude: les séances, les causeries littéraires ou scientifiques, les récitals qui mettaient en valeur le travail ardu d\u2019un semestre ou d\u2019une année.Devant un public gagné d\u2019avance, on joua La Fille de Roland.Le Jeu de la Voyager.L'Histoire de Cendrillon, on analysait Le Grand Meaulnes ou Menaud-Maître-Dra- veur - ce qui nous valut une lettre élogieuse de l\u2019auteur, Mgr F.-A.Savard.Cependant que la maîtresse de diction faisait ressortir l\u2019humour des Fables de Li- Fontaine ou la dramatique des pièces de Victor Hugo.La démonstration de culture physique était aussi une fête pour les yeux: le professeur nous faisait passer allègrement de la danse écossaise (avec costumes) à la valse des vagues aux longs envols de mousseline, puis à la prestation des benjamines dansant le menuet avec grâce.en comptant bien leurs pas, le tout accompagné d\u2019une musique entrafînante et de jeux de lumière qui ajoutaient à la féerie du spectacle.Et les fêtes de graduation couronnant quatre années d\u2019études programmées par l\u2019Université de Montréal! Quelle fierté et quelle joie étaient nôtres lorsque, revêtues de la toge blanche, nous allions recevoir les prix et les diplômes dus au mérite.avant de monter à la chapelle pour une dernière consécration à Notre-Dame.avant l\u2019ultime départ! On a dit que l'Histoire est une continu- té.Le déroulement de son cours est pone - tué d'étapes où l\u2019on s'arrête pour regarder en arrière.afin de nous rappeler de qu nous sommes Issus et quel doit être le hut de nos cheminements.La Ville de Saunt- Jean vit l\u2019une de ces étapes en célébrant \u2018+ 150\" anniversaire de son existence.\\u nom du Pensionnat qui a contribué à ma formation comme à celle d\u2019un grand nombre de femmes de notre région, je suis heureuse de participer à cette fête en vous 1n- vitant à la vendange, dans la Vigne aux Souvenirs.Et je cite.pour terminer, quelques !i- gnes de l\u2019allocution que Rina Lasnier (une des gloires de notre Pensionnat), pronoi - çait en 1947, lors du Centenaire du Couvent: « Qu'est-ce qui nous lie en ce moment?Est-ce l'évocation des épisodes de lu rie commune?est-ce ce regard ému vers les etu- pes franchies\u201d est-ce la joie des visages 1r- trouvés et marqués de tant de destins di} rents\u201d C'est tout cela et beaucoup plus en 0 re.(est la communion dans la durée.Four que nos souvenirs ne deviennent pas un tre retour vers un passé à jamais absent.il nous faut en extraire ce qui ne se perd ni ne se corrompt et qui constitue déjà l\u2019immortelle \u201c Jeunesse de nos âmes: l'amour reçu, l'amour \u2018 donné.Réjouissons-nous de posséder déjà la réponse apprise au Pensionnat, car c'est ce «oul», ce consentement au don de soi qui forme la glorieuse durée des souvenirs de notre couvent et l\u2019impérissable jeunesse de nos vies.» Béatrice Granger, C.N.D.PS J classe 37-41, actuellement recher- chiste au Bureau des Études, directrice de l\u2019Association des Anciennes Élèves C.N.P.ti cat 1 Jouail yagere, sait Le e-Dra- logieu- diction de Lices de culture s yeux: llègre- costu- envols on des grâce.accom- > et de féerie pnnant es par erté et vêtues \u2018CEvoIr rérite.ur une , avant win:- pone - garder de qui le hut Sarnt- rant 'e e.\\u à ma noiii- s heu- us !- e aux r (une ono - Cou- ment\u2019 Ua rie s eta- ex re- clip en 0 Pour tr te iol He se rtelle jt la st ce hi qui e noe nos here de N.D.mour Les cinq cloc RE diese, FA.Si Pon vous demandait comme ça, combien l'église Saint-Jean I F vangéliste compte-t-elle de cloches\u201d Que Jest lear nom?Quelle est lear pesanteur?Quelle est leur tonalité musicale?De quelles inscriptions sont-elles recouvertes\u201d Que répondriez-vous?Vous qui avez souvent entendu leur carillon.avez-vous réponses à toutes ces questions\u201d Si vous l'ignorez, voter leur petite histoire et ces renseignements.Des bénédictions [a pre mière bénédiction de Féghise Saint-Jean I Fang géliste se déroula le O novembre 1524 3 suil- vie de la bénédiction des deux premières cloches le 18 décembre 1853 et d'une troisième cloche le 19 mar 1667.La fabrique de la pa- Saint-Jean l'Evangéliste se portait auparavant acquéreur des premières orgues en février 16/65 et le Maître-Autel était consacré en quillet de la même année.On répara le portail de l'église en 18106.et l\u2019on agrandit la sacristie l'année suivante.La chapelle de la sacristie fut construite en 1851.« rorsse achevee en 1833.L'église restaurée en 1923.était maugurée en 1921 par le Délégué \\postolique Mer Pietro di Maria tandis que la bénédiction des cing nouvelles cloches (qui existent toujours) eut lieu le 23 novembre 1021.Noms, poids, tonalité La première cloche, où plutôt lune des cinq cloches.nom de «Saint-Jean».Son poids est de 8385 livres.sa tonalité LA dièse et son inscription: «St-Jean (évangéliste).les \\r- mes de Mgr Gauthier.le Sacré- Coeur.Croix.le pape Pie XI.Georges V Roi.Mer Georges Gauthier.\\rchevêque.et Mes- Jos.Ed.Coursol.Curé».Sa devise: «Aimez-vous les uns les autres \\.D.1921> porte le une sire La seconde cloche Sappelle «Sarnt-Paul>.pèse 3508 livres et sa tonalité est RE dièse.Elle est à l'effigie de Saint-Paul.de l'Immaculée Conception.porte les Armes de Mer Bruchési.une Croix et les marguilliers de 1923-1921: labelle.FX.se est: Heves Paul Wille Bourgeois et Vichambanlt, NPS «J'ai combattu le VD 1021.I le nom de la quatrième cloche.à tonalité SOL et de 1520 livres.A Pef- figie de Saint-Jean Baptiste.de Pierre Trahan.maire.de \\.J.Benoit.MP.et du Dr \\ Bou- thillier.MPP.Sa devise: «Tu es le prophète du Très Haut AD.1921».La cinquième cloche.la plus petite avec ses TOE livres et sa tonalité LA dièse, porte en effi- Sur le site de la Cathédrale, la plus vieille église catholique de Saint-Jean, telle qu\u2019elle était en 1905.PCA RE hes de la Cathédrale: A diese, SOL, LA diese vie Saintes noe of Sand - François.Son nom Sainte Vine.et sa devise Bonne Sarnte-\\nne.priez pour 17 \\ hn Richard Lafontaine |?novembre nous [92] JOT oars i .> .\u2014- L'église Saint James est le plus ancien temple religieux de Saint-Jean.Elle sert aujourd\u2019hui à la fois d'église anglicane et d'église catholique pour la paroisse, de langue anglaise, Saint Thomas More.Les dates de fondation CS ParOIss Paroisses catholiques CS Saint-Thomas he A pret & éc ono mique de la région ; More (p.anglaise) 1958 Saint-Jean l'Evangéliste 1828 sainte-Marie- Lu de-la-Visitation 1989 Notre-Dame-Auxiliatrice 1906 Paroisses d\u2019autres Saint-Edmond 1930 ar 5 TE confessionnalités Notre-Dame-de-l ourdes 1952 Église anglicane oo ; ; _ Saint James 1816 Saint-Gérard-Majella 1956 ; l'emple Saint-Lucien 1957 méthodiste-Weslevan 1841 Église Saint-Fugène 1958 baptiste évangélique 1963 GREGOIRE, GAUTHIER, AVOCATS Me Gilles W.Grégoire Me Patricia Gauthier > $ PAIX ET BONHEUR | FF > » E 196, rue Jacques-Cartier Nord i .Saint-Jean-sur-Richelieu à En 1930, la Cathédrale offrait une architecture que Téléphone: (450) 347-5055 Télécopieur: (450) 347-9129 $ l\u2019on retrouve encore aujourd\u2019hui.5 EJ .oi er io, S ign Ls a Joar A ë 1 - André Archambault se souvient de ses années 50 La vie au Séminaire, comme je l'ai connue C\u2019est par un samedi du printemps de 1949 que j'ai pris le premier contact avec le Séminaire de Saint-Jean.Pour un jeune de onze ans, venant d'une école de village, le choc a été marquant.Inutile de vous dire qu\u2019à côté de l'école des garçons d'Henrvville.le Séminaire paraissait énorme.trônant au haut de sa petite colline.Nous devions bien être une centaine, des garçons seulement bien sûr - l'ère des collèges classiques mixtes devrait attendre une bonne quinzaine d'années encore - qui vénions passer les examens d\u2019admission.Je ne me souviens absolument pas du contenu des examens.Je ne me souviens même pas des résultats que j'ai obtenus.J'étais accepté.le reste n'avait au fond aucune importance.Les études Je me retrouve donc.au début de septembre 1949, sur les banes du Séminaire, en Eléments latins B.en train de suivre mon premier cours de latin.Première découverte.cette langue comprend des noms qui se déclinent.qui changent de forme selon leur fonction dans la phrase: rosa.rosa, rosae\u2026 Je ne savais pas encore (que ces «chinoiseries» me serviraient pour mieux comprendre mon français.Je crois que J'ai gardé de cette étude du latin et du grec.un peu plus tard.une sorte de réflexe d'analyse grammaticale automatique permanente lorsque J'écris.Ça ne nuit pas.comme dirait l\u2019autre.Je ne connaissais aucun des vingt-cinq autres élèves de la classe.Durant les premiers Jours, J'en ai vu quelques-uns qui avaient les veux rougis.J'appris qu\u2019il s'agissait de pension- naitres.Pour ma part.je bénéficiais du privilège de l'externat.Être externe comportait certes des avantages tels que de manger chez ses parents et dormir à la maison.mais il fallait quand même se rendre au collège tous les Jours.y compris le samedi et le dimanche.Le samedi était une journée de cours comme les autres.Le programme de cours du samedi avant-midi comprenait toutefois les mini- cours à saveur culturelle tels que le solfège et la diction.Je me souviens encore de notre professeur de diction, monsieur Gérard Vle- minckx, qui nous faisait lire à haute voix, avec les pauses et les intonations requises, des textes choisis.Je m'entends encore réciter: «Avant qu\u2019à Carpentras, l\u2019heureuse carpe entrât\u2026» les congés étaient le mardi, le jeudi et le dimanche après-midi, jusqu'à 16 heures seulement.Les externes avaient droit à l\u2019un ou l'autre des congés du mardi ou du jeudi mais il fallait en demander la permission au Directeur des étudiants, à l\u2019époque, le grand responsable de la discipline.Le dimanche matin, la grand-messe était suivie d\u2019une période d\u2019étude obligatoire.Les externes étaient évidemment tenus d'assister à la messe et à l'étude qui finissait à midi.À 16 heures, retour au collège pour les Vêpres suivies d\u2019une autre période d\u2019étude fréquemment consacrée à des auditions musicales commentées.J'y ai découvert et appris à aimer la musique classique.En semaine, les cours commençaient à 8 heures.Il y avait récréation de 10 heures à 10h30 et cours jusqu\u2019à midi.L'enseignement reprenait après dîner à 13h15 et se poursuivait Jusqu\u2019à 15h30, puis après une récréation d\u2019une heure venait la période des devoirs qui se terminait à 18 heures, le samedi inclus.La vie religieuse occupait une grande place dans la vie quotidienne d\u2019un séminaire diocésain dont le but premier était de former des prêtres et des religieux et.accessoirement.des futurs professionnels dans diverses disciplines telles que: le droit, la médecine, le génie, les finances (on commençait à peine).La messe tous les matins, le salut du Saint Sacrement tous les soirs, les prières au début de chaque cours, rythmaient la vie pédagogique.l\u2019omniprésence de la religion se traduisait aussi dans l\u2019obligation faite à tous les élèves d'avoir un directeur de conscience choisi parmi un certain nombre de prêtres-professeurs du séminaire.J'ai la conviction que plusieurs élèves ont été soutenus et aidés dans leurs études par ces conseillers qui étaient avant tout des pédagogues dans l'âme.Les offices religieux revétaient, lors de grandes fêtes, une solennité qui n\u2019était pas sans impressionner.Elles étaient aussi l\u2019occasion de recevoir au Séminaire un personnage qui ne manquait jamais de susciter de l\u2019émoi dans la communauté, avec son costume de Chevalier de l\u2019ordre du Saint Sépulcre (épée au côté, tricorne à plume blanche et bedaine assortie): le L'architecte Félix Racicot a conçu les constructions originelles de 1911.chevalier Albion Jetté.La vie de pensionnaire La vie de dortoir dans un séminaire est un phénomène qu\u2019il faut avoir véeu pour saisir ce qu'était la vie d\u2019un collège à l'époque.J'y ai personnellement goûté.suite à la décision de mes parents de me mettre demi-pensionnaire (ce qui comprenait le coucher au collège mais le repas du midi à la maison) afin de faciliter mon travail scolaire.mes notes avant dramatiquement chuté après ma première année.J'ai done goûté au pensionnat et au dortoir qui en constituait le centre, Le silence y était de rigueur.l'extinction des feux était le moment le plus propice aux mauvais coups.C\u2019est alors que certains objets pouvaient voler à l\u2019aveuglette à travers le dortoir pour atterrir sur une victime que le hasard seul déterminait Mais qui ne manquait jamais de laisser entendre une plainte lui valant souvent d\u2019être identifié comme le fauteur de trouble par un surveillant trop heureux de pouvoir désigner un coupable.Le silence et les rangs Parmi les pratiques qui faisaient partie de la vie du collégien de l\u2019époque, le silence et la circulation en rangs dans les corridors et les escaliers constituaient des constantes.Au son de la cloche.à la fin des récréations, il fallait garder le silence et venir prendre nos rangs par classe dans la salle de récréation.Détenteurs du privilège de l\u2019aînesse, les élèves de Philosophie I et II n'avaient plus à prendre leurs rangs et ils pouvaient monter en classe en devisant discrètement entre eux.Le silence était aussi de rigueur dans la cafétéria durant les repas.Quant aux déplacements en rangs, ils étaient évidemment de rigueur.Il est même encore possible aujourd'hui d\u2019avoir la confirmation de cette pratique en regardant l'usure des escaliers dans la section la plus ancienne de l\u2019édifice.On comprendra qu\u2019une vie ainsi réglée au chronomètre dans les plus petits gestes quotidiens avait pour effet d\u2019accumuler, à la longue.un besoin irrésistible d\u2019éclater dans des fous rires inextinguibles survenant aussi bien à la chapelle (par exemple lorsque le célébrant du salut du Saint Sacrement disparaissait littéralement dans\u201cla chape brodée d\u2019or en faisant sa L'architecte Gérard Charbonneau a réalisé le pavillon collégial en 1961.L'auteur de ces lignes.André Archambault.à fait ses études classiques au Séminaire.génutlexion devant l'autel).où à la cafétéria ou dans les salles d'étude.Un lieu de culture Lau vie culturelle et artistique était développée au Séminaire, lv avait bien sûr la chorale pour les offices religieux.une harmonie (qu'on appelait à l'époque une fanfare).un ciné-club (qui nous Initiait aux oeuvres importantes et aux grands classiques.Le théâtre occupait également une place privilégiée.Nous avons eu la chance d'avoir des metteurs en scène, les abbés Hébert et létourneau.qui successivement nous ont initiés à tous les aspects du théâtre.v compris les imprévus.I n'y a rien comme certains oublis pour vous bousiller l'atmosphère dramatique d\u2019une pièce.comme par exemple le prisonnier qui.s'évadant par la fenêtre de sa prison avec de multiples contorsions.s'aperçoit après quelques secondes qu\u2019il a oublié à l'intérieur de la prison le câble lui permettant de descendre.On le voit tout à coup réapparaître dans la fenêtre pour venir discrètement chercher la corde salvatrice pendant que son père essaie de pleurer ce fils qu'il vient de perdre pour toujours.le tout dans un immense éclat de rire de la salle.Les sports Les sports occupaient une place de choix dans la vie collégiale à cette époque.La parti- Cipation à des activités sportives était à toutes fins utiles obligatoire.Les compétitions sportives opposaient les groupes-classes et.dans plusieurs cas.c\u2019était la totalité des 25 élèves du groupe qui participaient.Les courtes récréations de l\u2019avant-midi servaient à des compétitions de ballon chasseur et de drapeau.En hiver.on remplaçait ces sports par le soccer sur glace qui mettait aux prises deux équipes formées d\u2019un groupe-classe au complet chacune.Un autre sport très populaire en hiver était le hockey à pied qui se jouait en équipes de cinq ou six joueurs.La difficulté de ce sport résidait dans le fait que nous jouions transversalement sur la patinoire et qu\u2019il y avait une dizaine de parties qui se jouaient en même temps sur la même patinoire.Parallèlement à ces activités de participation, il y avait les clubs officiels qui représentaient le Séminaire dans des compétitions in- ST Og » Maquette du Séminaire des années 1960.Se sont ajoutés, en 1969, le complexe sportif du cégep l'arrière, puis une aile de salles de cours reliée à la façade, en 1991.ter-collégiales.Ces équipes officielles qu\u2019on appelait les grands clubs portaient les couleurs du collège.le rouge et l\u2019or ainsi que le nom des Aiglons (en l'honneur de l\u2019Évangéliste Saint- Jean.le patron du Séminaire).Les sports à l'honneur étaient le baseball.le hockey et le basket-ball.Je me souviens également qu'il fallait avoir des résultats scolaires supérieurs à TO% pour pouvoir faire partie de l\u2019une ou l\u2019autre de ces équipes officielles.Le sport out.mais les études avant tout: le message était on ne peut plus clair.Le programme de formation En plus des études du français.du latin et du grec.la base de la formation classique était constituée par l'étude de la Intérature française.du Moyen-Age à la période contemporaine.des mathématiques.de Lu biologie.de la chimie et de la physique.deux années d'étude de la philosophie à raison de est créé et distribué régulièrement aux quatre- vingts membres.On v retrouve: le mot du président.des nouvelles de chacun des membres, les naissances.les décès, on mentionne l'ouverture de nouveaux commerces tout en parlant des activités régulières: les soupers du printemps et d'automne.le premier p1- que-nique à l\u2019O.T.J.(aujourd'hui le Centre de plein air Ronald-Beaure- gard).et par la suite.les autres à l'Île- aux-Noix, épluchette de blé d'Inde.etc.Au souper du pnntemps.devant les familles italiennes et ami(e)s de celles- er la coutume est d'offrir une plaque honorifique à celui ou celle avant termine ses eludes universitaires.Ceci dans le but d'encourager les jeunes 1ta- liens et italiennes à poursuivre leurs études.Quelques années plus tard.lorsque l\u2019idée du Festival Johannais est lancé par feu Fernand Charest, alors conseiller municipal.on fait appel au Club Italien pour l\u2019organisation du souper durant les festivités du festival.Cette soirée très bien préparée se tient au restaurant Chez Mano.avec la participation du club des folkloristes de Saint-Jean et d\u2019un accordéoniste qui agrémente l\u2019ambiance du repas.La présence de cinq cents (500) personnes démontre le succès de cette activité.où règne une atmosphère de fête bien vivante avec orchestre et mus- clens.Plusieurs membres furent tour à tour président du Club Italien et je les nommerai par ordre alphabétique.Ce sont messieurs: Salvatore Cantarella.Mario Coletti.Livio Geromin, Evasio Massignani.Nick Pisano.Angelo Saran.Aniceto Vatn, Agostino Vello.Monsieur Vello assume la présidence durant dix-sept (17) années non consécutives.Il sait agrémenter les soirées en offrant une ou deux chansons de son répertoire.Avec sa belle voix.il sait charmer son auditoire.Les années passent, les enfants des membres s'intéressent plus ou moins aux activités du Club Italien.Ceux-ci ont grandi et vécu en terre d'adoption.et se sont intégrés à la culture québécoise.Seule la soirée annuelle du Club Italien.demeurera jusqu\u2019en 1993.Malgré les efforts et la bonne volonté de certains membres et la participation de nombreux johannais et johan- naises, les activités du Club Italien cesseront.Le dernier souper du Club Italien a lieu au Centre des Aînés.le 15 mai 1993: près de trois cents (3001 personnes y participent dont à peine une vingtaine de membres italiens et leurs familles.Vu la faible participation des membres.l'avenir du Club Italien est incertain.Lors de la demière assemblée du 10 novembre 1993, les membres présents décident que le Club Italien soi dissous et que le solde accumulé sou distribué comme suit: Fondation de l'hôpital du Haut-Richelieu 2000 2: Société canadienne du cancer 1000 $: maladies du coeur 1000 $.La communauté italienne de Saint- Jean-sur-Richelieu, a contribué à sa manière, à la croissance de notre région tant sur le plan culture].économique que social.Nous nous réjouissons de cet apport enrichissant inserit dans notre histoire johannaise.Marie Ss +G se 365, boul.du Séminaire Saint-Jean-sur-Richelieu 3 irapraneur peysagse \u2014 53 @ 345-1191 @0 HR en i] 347-1462 poe § @ votre 150-@ Heureux de souligner anniversaire Evaluation de paysagement gratuite nt M fa nu le qu se na qu du ch sie tio po pr éte tra col été tol as] lec sel Fle «Vv n.est ébec - fête nusI- our a Je les e.Ce rella.Vasio o Sa- N 1dens Non rT les \u2018han- belle s des noins UX-C] pion.uébé- Cluh olon- C1pa- han- alien Club és.le (300) perne ns el mem- neer- ée du ; pre- n soil é soit m de OO =: 00 $: saint- à sa re ré- nomi- ssons dans be 15-9c38-L Joseph-Laurent-Justinien Pinsonnault.est né le 3 septembre 1862 à Saint-Jacques-le- Mineur.Il était l\u2019aîné du deuxième lit de la famille de huit enfants de Camille Pinson- nault et de Sophie-Adéline Morin.Vers 1869, te père abandonne son entreprise agricole el Canstalle à Saint-Jean.Très tôt, à l'âge de 12-13 ans.Joseph-Lau- rent quitte l\u2019école pour travailler comme emballeur chez le négocrant en vaisselle Ran- sav de la rue Richelieu.Le commerce à comme voisin le studio de photographie de Pier- re-Lucien Brault où le jeune Pinsonnault Sumtie à la photographie et travaille le dimanche.Revêtus de leurs plus beaux habits.les gens en profitent pour venir, après la grande messe, se «faire tirer le portrait».Peu après.Joseph-Laurent devient l\u2019assistant à temps plein de Brault mais ouvre son propre studio rue Richelieu (actuellement le 245) en 1884.En 1890, monsieur Brault vend son studio à J.Ludger Morin qui le vend finalement en 1891 à Pinsonnault.En 1905, Alfred-Zénon, un de ses frères qui opère aussi un studio de photographie à Sherbrooke, s\u2019associe à Joseph-Laurent et ensemble fondent la maison d\u2019édition Pinson- nault Frères édit.St-Jean et Sherbrooke P.Q.Can.C\u2019est le début de leur carrière dans l'édition de cartes postales.Parmi les séries de cartes postales éditées par les frères Pinsonnault, 200 clichés baptisés Canada Pittoresque et Galerie historique, réunissant des portraits de personnages ayant ~~ Joseph-Laurent Pinsonnault, photographe L\u2019hétel Windsor, I'une des nombreuses photographies de la collection Pinsonnault que l\u2019on retrouve au Musée.marqué l\u2019histoire canadienne.Plus localement, Joseph-Laurent a édité seul, une série régionale (1200 clichés) qui contenait des photographies des principaux édifices de Saint-Jean ainsi «qu\u2019une foule de vues des plus pittoresques de la région».Désireux d\u2019exploiter plusieurs aspects de son métier, Pinsonnault a aussi réalisé des reportages pour des associations.De plus, il a produit en 1912, des photographies ayant servi à l\u2019édition de la brochure St-Johns P.Q.Canada et le Centre manufacturier par excellence, publié par la Chambre de commerce.Il produira également une quantité 1m- pressionnante de photographies sur notre région qui seront abondamment reproduites dans des ouvrages.Dès le début des années 1920, il laisse à son fils Aimé le soin de la photographie extérieure pour oeuvrer désormais qu\u2019en studio et effectuer le travail de retouche et de coloriage des épreuves, alors très en vogue à l\u2019époque.Sa fille Marthe est l\u2019une de ses plus précieu- St ses collaboratrices.Les photographies étaient développées selon le procédé «Sépia», leur donnant une finition au ton cuivré.Une solution à base d'or était nécessaire pour développer ces photographies.Lorsque ce produit venait à manquer, Joseph-Laurent allait cher- cherun 5 $ enor àla banque.le faisait fondre chez le forgeron et versait le métal liquide dans la solution chimique! Joseph-Laurent a imtré ses frères et sa soeur au métier de photographe.Leur apprentissage ternuné, ceux-ci le quittent pour ouvrir leurs propres studios où travailler pour un autre membre de la famille.Tout comme ses frères, Joseph-Laurent était un homme d\u2019affaires.Il offrait dans son magasin différents produits tels: matériel photo, développement, agrandissements.papier, cartes postales, ete.Très actif au sein de la communauté johannaise, il fut membre de la Commission scolaire de 1917 a 1935, conseiller mumecipal entre 1900 et 1915 et maire de février 1915 à février 1917.Joseph-Laurent Pinsonnault mourut le 17 juillet 1956 à l\u2019âge de 93 ans et avait cessé de travailler à son commerce que cinq semaines avant son décès.Grâce à Joseph-Laurent Pinsonnault, nous possédons aujourd\u2019hui un patrimoine photographique exceptionnel, permettant de perpétuer notre mémoire collective.Source: «Joseph-Laurent Pinsonnault ar- tiste-photographe> publié par le Musée régional du Haut-Richelieu en 1993.Devenu le Musée québécois de la céramique Le Musée du Haut-Richelieu a vingt ans Issu de la Corporation des musées historiques de Saint-Jean et du groupe « le Comité du musée», le Musée régional du Haut- R:- chelieu a été institué au cours de l\u2019année 1979.Cela fait suite à l'élaboration de plusieurs projets de mise en valeur et à des actions de sensibilisation menées auprès de la population.L'édifice de la Place du Marché qui accueille dès lors le nouvel organisme présente un caractère patrimonial important étant un vestige de la vieille ville et un lieu traditionnel de rassemblement populaire et de commerce.Les deux salles du musée aménagées au Ze étage présentent les grandes étapes de l\u2019histoire régionale et nationale ainsi que plusieurs aspects de la vie quotidienne des ancêtres de la vallée du Richelieu.Au fil des ans, une collection d\u2019objets témoins du passé a été rassemblée à l\u2019aide de dons, d\u2019achats et de prêts de simples citoyens et de collectionneurs.A compter de 1982, la création du Prix Fleur Bleue et l\u2019enrichissement continuel de la collection dans le secteur de la céramique incitent les membres du conseil exécutif du musée à ajouter la périphrase « Musée québécois de la céramique» à la dénomination reconnue du musée.Des collections homogènes de poteries et de faïences identifiées aux grandes fabriques et aux artisans de la région intègrent les réserves du musée.Une préoccupation pédagogique détermine la programmation du musée axée sur la production de maquettes, de diaporamas, de jeux et de parcours historiques, d\u2019expositions thématiques.Soucieux d\u2019être impliqué dans sa communauté, le musée mène parallèlement à ces activités muséales, des actions de récupération et de restauration du patrimoine du Haut-Richelieu.Le musée maintiendra ses opérations au cours de la décennie suivante principalement grâce une subvention annuelle accordée par la ville de Saint-Jean et de plus, par des activités de financement, des subventions ponc- FADOQ en Montérégie Depuis 30 ans (a FADOQ en Montérégie est au service des ainés de (a région.Nous tenons à souhaiter à tous nos membres et à (a popula JOYEUX 150: ANNIVERSAIRE FADOQ - Région Rive-Sud-Suroit inc.| (450) 347-091 tion we coms dle Lvs ange ot MUSÉE régional du Haut-Richelieu 25 Fr red is RR i tuelles accordées par la M.R.C, les gouvernements provincial et fédéral.L'engagement d'un directeur général sera rendu possible de même que l\u2019élargissement des espaces d\u2019expositions qui comprennent dès 199], le rez- de-chaussée de l'édifice de la Place du Marché.Les années 90 seront marquées par la présentation d'expositions itinérantes au musée, l\u2019organisation d\u2019activités culturelles et commaunautaires, la restructuration de l\u2019exposition permanente en fonction de la prépondérance accordée à la mise en valeur de la collection de céramiques québécoises qui se veut d\u2019un intérêt national.Une rigoureuse politique d'acquisition aura permis au musée de consolider cette vocation et d\u2019acquérir en 1995 une collection majeure de poterie et de vaisselle (collection Lebeau) servant de référence à l\u2019étude de la production industrielle de la céramique au Québec.DANIEL LUSSIER Le Canada Français fêtera 140 ans en l'an 2000 Paru pour la première fois le 1\u201d juin 1860, le Franco-Canadien qui deviendra plus tard Le Canada français fêtera ses 140 ans d\u2019existence en l\u2019an 2000.Jamais depuis sa fondation il n\u2019a cessé de publier, s\u2019enorgueillissant d\u2019être le vice-doyen de la presse francophone en Amérique (Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été fondé en 1853).La création de ces deux journaux au milieu du siècle dernier n\u2019est pas étrangère à toute l\u2019effervescence qui règne alors tant sur le plan politique que des idées.La presse vit un âge d\u2019or au Québec qui voit fleurir des idées progressistes telles que la liberté d\u2019opinion, la lutte pour l\u2019instruction publique, la séparation de l\u2019Église et de l\u2019État et même l\u2019annexion aux États-Unis.Quelque trois cents Journaux nouveaux apparaissent entre 1840 et 1867, année de la Confédération.De toutes ces publications, peu survivront jusqu\u2019à aujourd\u2019hui.F.-G.Marchand Que ce soit à titre de rédacteur ou de propriétaire, le nom de Félix-Gabriel Marchand puis celui de son fils Gabriel seront étroitement associés au Franco-Canadien et au journal Le Canada Français, durant un demi siècle, de sa fondation jusqu\u2019en 1910.Marchand, notaire de profession, homme d\u2019affaires et de lettres connaîtra une carrière politique brillante le menant de simple député libéral du comté de Saint-Jean en 1867 à premier ministre du Québec (1897-1900).Ainsi au pnntemps 1860, avec un autre notaire, Valfroy Vincelette d\u2019Iberville, 11 convainc les imprimeurs Pierre Cérat et Isaac Bourguignon qui publient déjà à Montréal un journal à saveur humoristique, La Guêpe, de fonder un journal qui sera l\u2019organe accrédité» du Parti libéral dans les comtés de Saint-Jean, Iberville et Napierville.Une souscription populaire a permus d\u2019amasser 800 § pour lancer le nouveau journal.Dans le premier numéro daté du 1\u201d juin 1860, un Prospectus annonce la couleur du journal.D'abord le comité des rédacteurs note qu\u2019il y a trop peu de journaux français dans le pays.Il souligne aussi que ces journaux soni tous à peu près les organes exclusifs d\u2019un parti, défendant la politique du gouvernement actuel, ou combattant dans les rangs de l'opposition.Mais Marchand et Vincelette sont eux-mêmes des militants libéraux tout comme les deux imprimeurs.Ils en feront un journal étroitement associé aux intérêts des libéraux qui à l'occasion défendra des idées plus progressistes comme la valeur de l'instruction publique et la création d'un ministère de l'Education.En 1860.le contexte politique est au changement constitutionnel et le noureau Journal pré- vou une luite imminente entre le Haut (Ontario) et le Bas-Canada (Québec).Le journal dit vouloir sy impliquer en faisant valoir non pas des intérêts partisans maus nationaux.Il veut être l'organe du district.donc défendre avant tout les intérêts d la région sans par contre les faire passer devant ceux du pays.« Nous désirons que notre feuille sans cesser d'être canadienne.sou surtout franco-canadienne ».Sans être une feuille religieuse.le journal sera catholique comme ses rédacteurs.Débuts modestes À ses débuts, le journal paraît les mardis et les vendredis.Le coût annuel de l\u2019abonnement n\u2019est que 2$.I] ne compte que quatre pages d\u2019un format de 14 pouces sur 21.La publicité annonce les pilules fortifiantes pour les femmes faibles, les omements d\u2019église, un assortiment général d\u2019effet de groceries, etc, Ses pages font place à la nouvelle locale touchant l\u2019agriculture, la vie politique, les mariages mais aussi font écho aux événements de la vie montréalai- se.Ils relatent les débats parlementaires.Les nouvelles d'Europe et des Etats-Unis occupent beaucoup d\u2019espace.L'avocat Charles-Joseph Laberge sera le premier rédacteur en chef.I] fut maire d\u2019Iber- ville, député et même brièvement ministre sous l\u2019Union.Il fonda l\u2019Institut canadien d\u2019Iberville.Félix-Gabriel Marchand lui succédera à la tête de la rédaction (1861-1863).Mais Marchand y reviendra de 1867 à 1878 alors qu\u2019il est occupe pourtant le siège de Saint-Jean à l\u2019Assemblée législative du Qué- jy = \u2014- L'Hebdo du Haut-Riche 1280 ANNÉE NO 69 LE MERCREN 27 AYE SANT 144 Pi eri Node.: >.Les services adeninistracify 64 de distribiotion fonction: -_scot normalement: Tous les dossiers des clients of des + Soummissoant dn jourual out tt Eparputs par Jes (umes Malgré le feu qui rase ses installations dans la nuit du 23 au 24 avril 1988, le Canada Français réussit à publier comme à l\u2019habitude.bec.Lhistorien Robert Rumily ira jusqu\u2019à parler du journal comme «l\u2019organe presque personnel de Marchand».Au cours du XIX\" siècle sont associés aussi les noms des juristes Alfred-Napoléon Char- land (1863-1865), Jean-Éphrem-Zéphirin Bou- chard (1878-1882).puis Gabriel Marchand (1882-1885) et Léon Lorrain (1885-1892) a la direction de la rédaction.Les débuts ne sont faciles.L'année de la Confédération.Bourguigon vend le journal à Marchand pour qu'il lui donne un nouvel essor.Ce dermier lance un appel à la solidarité des Canadiens-Français pour défendre la langue et la religion de leurs pères.I s'emploie à donner plus de consistance au contenu et à renouveler sa typographie.Grand Feu Mais le 18 juin 1876 survient le Grand Feu détruisant les trois quarts de la ville.Le journal doit se doter d\u2019un nouvel équipement.Le format passe à 18 pouces sur 24 et fait plus de place aux illustrations.La première nouvelle illustrée paraîtra en octobre 1877.Par ailleurs le journal accorde plus d\u2019importance aux nouvelles canadiennes et de la région.Jusqu\u2019en 1879, le journal compte toujours quatre pages mais il commence alors à publier trois fois par semaine, les mardis, jeudis et samedis.Mais cette fréquence est abandonnée et à compter de septembre 1883, il ne paraîtra plus qu\u2019une fois.Le prix de l\u2019abonnement annuel est réduit à 1$.Quelques années auparavant, en 1876, le journal était revenu la propriété de Bourguignon.Affrontement Mais Félix-Gabriel Marchand alors chef du Parti libéral et chef de l\u2019opposition n\u2019en continue pas moins à s\u2019intéresser de près à la scène Saint-Jean et au journal.Mécontent du contenu du Franco-Canadien adoptant à ses yeux une direction politique trop molle, il se lance dans une nouvelle aventure: la fondation le 6 juillet 1893 du journal Le Canada Français, journal libéral du district d\u2019Iberville.Marchand invoque une entente conclue avec Bourguignon qui aurait fait en sorte de lui remettre le titre du journal s\u2019il l\u2019abandonnait.Il dénonce des pourparlers entre le propriétaire du Franco-Cana- dien et la famille Rolland, d\u2019allégeance conservatrice, pour vendre les équipements du journal.Bourguignon se défend de mal défendre les intérêts du Parti libéral et plaide plutôt le manque d'argent.Commence alors une âpre lutte entre le Franco-Canadien et le Canada Français dont la facture est presqu\u2019identique et est publié le même jour.l'avocat Alphonse Morin.un ami de Marchand.en est le propriétaire et l'éditeur.Deux ans plus tard.Marchand reprend possession du Franco-Canadien en vertu d\u2019un contrat enregistré devant notatre à l'effet qu'adve- nant l'insolvabilité de Bourguignon le journal revienne à Marchand.Le 4 octobre 1895 parait le premier numéro du journal Le Canada Français / Le Franco-Ca- nadien qui conservera cette double appellation durant près de 70 ans.Mais peu à peu les gens prirent l\u2019habitude de l\u2019appeler Le Canada Français et plus familièrement Le Canada.Tournant du siècle En juin 1898, le journal devient la propriété du fils de Marchand, Gabriel qui lui insufflera une nouvelle vie.L'édition du 26 août 1898 a six pages.L'année suivante, le journal a huit pages et grimpe à dix en 1905.Une première étape de l\u2019histoire du journal prend fin.Gabriel Marchand qui suivra les traces de son père en se faisant élire député de Saint- Jean à l\u2019Assemblée législative du Québec en 1908, conserve la propriété du journal jusqu\u2019à cette date puis le vend à une compagnie « Le Canada français limitée», propriété d\u2019un avocat de Montréal.Il continue cependant à en être l\u2019éditeur jusqu\u2019à son décès en 1910.Arsène Bessette, rédacteur en chef qui succède au fils Marchand aura aussi marqué l\u2019histoire du Journal par sa plume, ses idées patriotiques et son style coloré.Au cours de son histoire, le journal à occupé divers locaux dans le Vieux-Saint-Jean.Tantôt logé sur la rue Champlain ou encore sur la rue Saint-Jacques, c\u2019est en 1910 que la Compagnie propriétaire acquière le terrain et l'édifice situé au 16, rue Richelieu et y élit domicile en 1911.Aujourd\u2019hui l\u2019emplacement porte le numéro civique 84 et le journal y à toujours pignon sur rue.Louis-Omer Perrier En 1918, Louis-Omer Perrier originaire de Saint-Valentin devient le directeur général de la Compagnie.Deux ans plus tard, il en fait l'acquisition pour la somme de 18 000 $.Jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, l\u2019histoire du journal restera lié à sa famille.Car à sa mort en juin 1958, son petit-fils, Yves Gagnon, prend la relève.À l\u2019époque des débuts de L.O.Perrier, le journal commence à paraître le jeudi et publiera cette journée jusqu\u2019au 4 décembre 1968.Depuis il paraît le mercredi.Si durant les quinze première années de son règne, le journal ne change pas d\u2019allure, il passe en 1935 à seize pages.Il en compte vingt en 1940 puis quarante en 1953.Tout en demeurant à tendance politique libérale.le journal cesse cependant en 1937 de se dire «organe libéral» pour se présenter comme «hebdomadaire dévoué aux intérêts de toute la région».Il n'en demeure pas moins associé aux libéraux puisque Perrier est organisateur politique tant aux élections provinciales que fédérales.Par ailleurs c\u2019est lui qui fait vraiment du journal une publication à vocation régionale donnant une place plus considérable à la nouvelle locale.En effet durant son règne de quarante ans, il associe à la rédaction du journal des dizaines de correspondants dans toutes les municipalités et villages allant de La Praine à Frelighsburg.Cette nouvelle orientation fera le succès du journal jusqu\u2019à aujourd\u2019hui.Gagnon-Paradis À la mort de Perrier en 1958, Yves Gagnon.avocat de profession qui devient par la suite directeur de l\u2019École de journalisme de l\u2019Université Laval, assume seul la direction.Il mise sur la qualité de l'information pour gagner la bataille de la concurrence et faire du Canada français.l'hebdomadaire du Haut-Richelieu.De publication partisane, il en fait un journal d'information.Indépendant de toute formation politique depuis cette époque, sa position éditoriale n'est pas pour autant neutre.Au référendum de 1980.1e journal sera un des seuls méchas québécois reconnus à prendre position pour le Oui.En 1964 Yves Gagnon fonde la compagnie Les Editions Le Canada Français limitée et S'adjoint des collaborateurs dont Robert Paradis au poste de chef de l'information qui devient par la suite son associé et assume à compter de 1970.la direction générale du journal puis ensuite la présidence de la compagnie au décès de Yves Gagnon en février 1986.Jusqu'à ce jour, le journal est resté propriété d\u2019intérêt- locaux.indépendant et échappant aux tentacules des grands conglomérats de presse.À partir des années 60, tout comme le Québec, le journal vit sa Révolution tranquille bâtissant sa crédibilité.Son contenu rédactionnel se diversifie.I] devient l\u2019hebdomadaire régional le plus important du Québec tant par son tirage, son volume que l'importance de sa salle de rédaction.Durant les années 70, il atteint pour la première fois de son histoire une stabilité financière.I] se donne une politique d\u2019information.En 1976, la rédaction est une des premières au Québec à se doter d\u2019un code d\u2019éthique .En juin 1985, le journal fête ses 125 ans et prend un nouveau virage technologique.Il tire alors à 17 056 copies et publie en moyenne 177 pages.Survient dans la nuit du 23 au 24 avril 1988, un autre incendie qui allait détruire toutes les installations du journal dont ses archi- ves-photos.Mais six mois plus tard, le journal aménage dans un édifice neuf au coeur du Vieux-Saint-Jean.-\u2014 = \u2014 ou A a \u2014 I r & upé ntot mie itué J] |.) Cl- sur \\ de | de fait Jus- tera son r, le lie- 68.UIn- | ne >}ze ran- h- de Om- Ou- ~S0)= THE iles du ale Ou- ua- mal lex je à a le on.di- rsi- r la ille dls.Wr- na- I ni ul- Jot ne 1rai- de- np- nal au ua rêts cu- ué- ba- nel 10- | tille int bi- indes de 125 ril pU- hi- nal du 57 Photographe depuis 25 ans au CANADA FRANCAIS acques Paul, un chasseur d'images | Qui ne connaît pas Jacques Paul\u201d Le photographe du CANADA FRANÇAIS sillonne less rues de la ville depuis 25 ans.Toujours en qué- te d'images fabuleuses, 11 se laisse guider par les événements et croque sur le vif les moments qui marqueront l\u2019histoire, Pour ce chasseur d'images, la routine n'existe pas.It adore l\u2019imprévisible.Peut-être l\u2019avez-vous déjà croisé sur votre route, au volant de son Jeep, avec ses fidèles compagnons Sniffer.Chacal et Zorba.Ses trois chiens l'accompagnent dans tous ses déplacements.Jacques est un grand amoureux de la nature et des animaux.Entre deux rendezvous, il n'hésite pas à faire une pause pour permettre à ses chiens de se dégourdir les pattes! «Je suis arrivé à Samnt-Jean-sur-Richelieu à l\u2019âge de 8 ans.J'ai grandi dans la famille de l\u2019ancien ministre Paul Beaulieu.C'est son père qui m'a élevé.Je me souviens qu\u2019à l\u2019époque, Paul venait à la maison tous les week-ends.J'appelais ça les dimanches politiques.J'ai appris ce qu'était la vie de ministre, la vie politique», raconte-t-il.Sans savoir qu'il deviendra photographe de presse et que son métier lui permettra de cô- tover le monde politique sur une base régulière, Jacques décide d'acheter un premier appa- reil-photo vers l'âge de 12 ans.«I m'a coûté 27 &>, lance-t-il, en riant.Son intérêt pour la photographie ne cesse de grandir.Durant la saison estivale.Jacques travaille dans un centre équestre.Il profite de ses temps libres pour immortaliser plusieurs 1mages.Il affectionne plus particulièrement les paysages.Sa caméra, il la traîne toujours avec lui.«Vers l\u2019âge de 18 ans, je me suis lié d\u2019anntié avec une ballerine de Saint-Jean, Jocelyne Fer- ron.Elle est devenue ma grande amie et c'est elle qui m\u2019a encouragé à faire de la photo», ajoute-t- il.Jacques décroche un emploi dans une imprimerie.Il oeuvre dans la reproduction de photographies.«J'ai suivi un cours à l'Académie des arts à Montréal pour apprendre les différentes techniques.La théorie, très peu pour moi.Je préférais aller en studio», dit-il.Petit à petit, Jacques développe un intérêt marqué pour la photographie de personnalités connues.Encore aujourd'hui, 11 adore se retrouver sur un plateau de tournage pour le magnétisme qu\u2019il s\u2019y dégage.«Je suis allé à l'Expo 67 sans carte de presse.À l\u2019époque, Je trippais sur les vedettes de cinéma.Lors du bed tn de John Lennon et Yoko Ono à Montréal.J'ai pu les approcher grâce à Paul Lachapelle, qui était promoteur de spectacles à Saint-Jean.Il avait réussi à obtenir un entretien avec eux et la journaliste Françoise Penven devait réaliser l'entrevue.À la dernière minute, elle n\u2019a pas pu venir et Paul m'a appelé pour que j'aille prendre des photos».re- prend-il.fièrement. La petite h dans la rég depuis | aussi endant avis de 1964.tration ampu- duit en Inçais.ut nou- dès le VTE Ses nce; le st Inau- e Sain- la Visi- ré fon- res ou- ale des \u20ac com- jeunes n de là e-Ray- mais le athlète istique ant est tés des ora de | popu- iche I\u201d entier 1ement le 325 du pa- fice du | struc- yal de 2 était xt faire Ion de nes.Le ités de ' par la nllions golt de télése- Vieux- ve du Usqu'i Saint- er offi- lent au ude de au 290 ont faut dans le 1onale Plus de e d'as- Je 96.8 jeu.de açante.Monté- à suite squ'au -andale 1 quar- de re- IVIrOn- 1e de là 1entale n char- ntami- n $.1ission ège so e com- ille, de ans le r nous société éméri- Les premiers ballons qui ont sillonné le ciel de Saint-Jean-sur-Richelieu ont non seulement suscité beaucoup d'admiration chez les grands el les petits mais beaucoup dintérét chez les futures et futurs adeptes.Les membres de la famille Béland de Saunt- Jean.furent les premiers as miter a Fant du pilotage.leur enthousiasme s'est propagé à d\u2019autres connaissances el apres quelques mois de balbutiement.la pratique de la montgolfière devait prendre son et connaître un essor formidable dans la région.pour permettre à Samnt-Jean-sur-Richelieu de devenir la Capitale de la montgolfière au Canada.Le premier exploit impliquant une montgolfière à Saint-Jean eut heu le premier septembre 1923.La population de Saint-Jean-d'Iberville.aujourd'hui Samt-Jean-sur-Richelieu, fut témoin d'un événement pour le moms musité.Un parachutiste vient y faire un saut de 1500 pieds suspendu à une montgolfière sans nacelle.Un poêle chauffé au bois et muni d'un long tuyau de tôle sert au gonflement.Le décollage s'effectue du terrain d'exposition sur le boulevard Gouin.Le parachutiste se posa dans un champ sur la rue Saint-Charles et le ballon sur une voie ferrée.L'événement fit jaser.Des dizaines d'années plus tard.en juillet 1980.l'Association montgolfière du Québec (AMO) fut fondée.à Montréal.par quelques membres qui déboursèrent 100 $ chacun pour assurer la mise de fonds nécessaire pour paver les frais d'incorporation.C\u2019est un événement qui a son importance, car quelques années plus tard l'Association se fusionna avec la Coop des aérostiers du Québec.elle-même formée de p1- lotes de la région de Saint-Jean.La Coop fut quant à elle fondée en 1983 par des passionnées et des passionnés de la montgolfière.Pilotes.élèves-pilotes et équipiers en font partie.La Coop fut le premier club de montgolfière du Québec.et probablement du Canada.a dispenser des cours de pilotage et offrir au grand public des envolées.De plus la Coop fut le premier organisme, et sera le seul.à produire et publier un carnet de vol.totalement en français.pour les pilotes de ballon.En 1984 les membres de la Coop ont apporté leur soutien et leur collaboration au comité d'organisation du premier Festival de montgolfières de Saint- Jean.Le premier ballon à s'approprier le ciel de Saint-Jean fut une montgolfiere rouge et verte.arborant fièrement pendant plusieurs années.une bannière commerciale faisant la promotion du journal local.Le Canada Français, D'abord la propriété de la famille Béland.le ballon fut vendu en 1988 à la Cie Vol-au-Vent.regroupant trois adeptes du ballon de la région.Après avoir effectué près de 600 heures de vol, la montgolfière remisée depuis ce temps.demeure encore dans un excellent état.Elle pourrait bien retrouver le goût de voler.d'ici peu! En août 1984 la ville de Saint-Jean-sur-Ri- chelieu est en effervescence.Elle présente la première édition de son festival de montgolfières qui avec les années deviendra le plus grand rassemblement du genre au Canada.Au-delà Les nuits magiques offrent un spectacle inoubliable.de 60 000 spectateurs.plus de 20 pilotes présents avec leur ballon.C\u2019est la frénésie! Le spectacle séduit la population et acquiert ses lettres de noblesse.L'événement s'installe pour des années à venir.Au fil des années le nombre de spectateurs ne cesse de croître, les pilotes sont de plus en plus nombreux.les commanditaires de plus en plus impliqués.les premiers décollages se font de l'aéroport municipal converti pour la circonstance en lieu de fête champêtre.Les adeptes locaux de la montgolfière commencent à se rendre compte de l'importance de l'événement et des développements possibles.Sylvain Béland devient le premier johannais à obtenir une licence de pilote de montgolfière.Pour les futurs pilotes de la région.l'aéroport demeurera le lieu de prédilection pour effectuer tout au long de l'année.même en Inver, des décollages en groupe.Les pilotes locaux forment au cours des années un groupe assez spécial.Animés d'une même passion, ils proviennent de toutes les sphères de la société.Pour eux.la montgolfiere devient an moyen d'évasion.l'occasion d\u2019un changement de la routine quotidienne.Leur nombre croît d'année en année mais lentement cependant: les cours de pilotage n'étant pas facilement accessibles, surtout à cause du coût de l'investissement initial.du temps de disponibilité requis et de la pénurie d'instructeur, En 1988.la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu reçoit à l'occasion de la Fiesta mondiale plus de 100 pilotes provenant de 12 pays différents.Près d\u2019une dizaine de pilotes de la région participent à l'événement.Un an plus tard.en 1989.à l'occasion de la grande Fiesta marquant le cinquième anniversaire du Festival de montgolfières.le nombre des pilotes locaux dépasse la chzaine.Les pilotes locaux fréquentent de plus en plus les festivals extérieurs.En juillet 1989 se tient le plus grand rassemblement au monde jamais organisé à ce jour.l'événement a lieu à Metz.en France.dans le cadre du bicentenaire de la révolution française: plus de 800 pilotes inscrits.La majorité des pilotes de Saint-Jean participent à cette grande fête.En août 1991, les pilotes de la région seront La Fraternité des policiers de Nous le 15 Saint-Jean-sur-Richelieu sommes heureux de souligner à la population johannaise, protection et sécurité de même qu\u2019une gamme.- de services annexes.ee * a * + aux premières loges pour vivre l'événement le plus prestigieux en aérostation.les champron- nats mondiaux.Saint-Jean-sur-Richeheu devient la & ville au monde à accueillir l\u2019élité mondiale.l'émotion est palpable chez les pilotes locaux, 166 pilotes de 27 pays sont présents.Les cérémonies d'ouverture et de clôture sont grandioses.Les pilotes locaux reçoivent une médaille-souvenir pour leur participation au volet fiesta.À ce moment le nombre de pilotes atteint 12 000 mondialement.300 au Canada.55 au Québec.35 dans le Haut-Richelieu.dont une quinzaine dans la région de Samnt-Jean-sur- Richelieu.l\u2019histoire de la montgolfière à Saint-Jean- sur-Richelieu est intimement liée à l'histoire du Festival de montgolfières.En 1996 le nombre de pilotes de la grande région de Saint-Jean atteint le nombre record de 28.soit la plus grande concentration de pilotes au pays.Depuis ce temps toutefois.la pratique de montgolfiere S+ istoire de la montgolfière ion racontée par un pilote connaît une baisse de popularité à cause prier palement de l'augmentation phénoménale des coûts d'exploitation.Toujours en 1996.Damel Turcotte, un des pilotes de la région.devient balloonmenster du festival en compagnie de deux autres pilotes du Québec.Jus gens de Ja région Simpliquent de plus en plus à titre de membres d'équipes de poursuite.Près de 100 personnes travaillent à la récupération des montgolfièresTors de l'édition 96 du festival de Saint-Jean.Fon 1998.au moment où le festival fête ses 15 ans.Ja réputation des pilotes de da régron dépasse les frontières locales.Ce sont des pilotes chevronnés avant atteint un excellent niveau de formation.et sécuritaires.Depuis les premiers vols dans les années 70.aucun accident grave n'est survenu sur le ternitoire québécois.Les pr- lotes de la région ont eux ausst échappé aux malchances\u2026 aveun accident sérieux et majeur n'étant à déplorer depuis 19844.Plusieurs facteurs expliquent Fessor continu qu'a connu le développement de l'aérostation dans la région.La région de Saunt-Jean-sur-Ri- chelieu bénéficie d'une situation géographique parfaitement adaptée aux envolées en montgolfière.Les conditions climatiques permettent aux aérostiers de pratiquer leur sport dans des conditions quasiment idéales.l'aéroport municipal constituant un lieu idéal pour un rassemblement champêtre.est en plus un lieu de prédilection pour les décollages de montgolfières tout au long de l'année.La population à toujours manifesté un enthousiasme débordant.non seulement lors des rassemblements du mois d'août mais toute l'année lors des envolées des pilotes locaux.À Saint-Jean-sur-Richelieu.la petite histoire de la montgolfière est non seulement hée à l'histoire du Festival mais aussi à celles de la municipalité et de sa population.Vues Landry, pilote = re ca \u2014 ee En 1998, le Festival de montgolfières a f NDLR: Pendant que Saint-Jean célébrait son 150e anniversaire d\u2019incorporation municipale le 20 juillet 1998, le Festival de montgolfières fétait son quinzième anniversaire.Voici le texte qui avait paru dans notre édition du 5 août 1998.C'est fou comme le temps passe vite.Le Festival de montgolfieres de Saint-Jean-sur-Ri- chelieu à déjà quinze ans.Oui, déjà quinze ans d'envolées.de magie.de spectacles et de progression constante.Quinze ans d'histoire qui font la fierté des Johannais.Tout à commencé en 1984, alors que la Chambre de commerce, l'Office du tourisme et le conseil économique du Haut-Richelieu cherchaient un moyen de développer économiquement la région durant la saison estivale.Les résidents du Festival 1984 Claude Roy 1985 Daniel Béland 1986 Daniel Béland 1987 Daniel Béland 1988 Denis Tougas 1989 Gilles Perreault 1990 Marco Genoni 1991 Charles Hamel 1992 Delbert Deschambault 1993 Jean Grimard 1994 Jean Grimard 1995 Robert Lafontaine 1996 Robert Lafontaine 1997 Robert Lafontaine 1998 Robert Lafontaine 1999 Yves Denis 20 ballons et 60 000 visiteurs en 1984 En 1998, à l\u2019occasion de son quizième anniversaire, 22 formes spéciales ont participé au quizièm : i particip Festival de montgolfières.Deux amateurs de montgolfieres répondant au nom de Bob Burch et Dave McLeod.ont alors eu l\u2019idée de proposer l'organisation d'un festival de ballons.Ces deux résidents de la région montréalaise s\u2019étaient alors rendu compte que la région de Saint-Jean constituait une zone exceptionnelle pour des vols en montgolfières.Le premier Festival de montgolfières du Haut-Richelieu (il était alors connu sous ce nom) s'est avéré une réussite.Durant les quatre jours de festivités.on a reçu 20 montgolfières dans le cadre d\u2019un championnat nord-américain.Pas moins de 60 000 visiteurs avaient alors envahi les lieux.le Festival était officiellement lancé.Structure permanente l\u2019année suivante.en 1985, le Festival s'est doté d\u2019une structure permanente.Cet événement était là pour rester.En 1986, il devait être l'hôte des & Championnats canadiens.Un an plus tard.en 1987.Saint-Jean-sur- Richelieu désigne formellement la ville «Capitale des montgolfières».Cette année- là.on assiste à la Grande fiesta mondiale.En 1988.1e Festival est hôte des F Championnats nord américams et présente la coupe Défi Can-Am.L'accueil chaleureux de la population fait alors du Festival de montgolfières du Haut-Richelieu un événement hautement apprécié des pilotes.En 1989.pour la 6 édition du Festival, la région accueille La Grande Fiesta avec plus d'une centaine de ballons, L'année suivante.en 1990.l'événement était l'hôte des 12\" Champ- lonnats canadiens de montgolfières.Le Mondial En 1991.et plusieurs s\u2019en souviendront.Saint-Jean-sur-Richelieu présentait l'événement le plus prestigieux du domaine de l\u2019aéro- station.à savoir la 10\" édition du Championnat mondial de montgolfières.Cette compétition internationale était présentée pour la première fois au Canada et réunissait une centaine d'aé- rostiers venus de 27 pays.La présentation du Mondial a alors positionné le Festival comme événement par excellence de l\u2019aérostation du Canada.24 poses 200 ISO Fier À Une en Aa depuis | Canon BESOIN DE FILMS?35MM Kodak Développement inclus illord photo Le plus vendu Le plus des 35mm Mini APS reflex! zoom! Automatique Acier brossé ou manuel Date.Zoom 28-80 à Saimd-Jeam de \u20ac0 sas SUPER SPECIAL JUSQU\u2019AU 3 MARS Advantix Kodak 200 ISO PED 25 poses $ développement Inclus È 3 669, boul.du Séminaire Nord Saint-Jean-sur-Richelieu (voisin du McDonald) (450) 348-7569 été ses 1d ans Malheureusement, cette présentation du Mondial s\u2019est soldée par un lourd déficit tenvi- ron 250 000 $) qui aurait pu avoir raison du Festival.Il en à d\u2019ailleurs découlé une sérieuse remise en question.Cest d'ailleurs pourquoi cet événement est devenu le Festival de montgolfières de Saint- Jean-sur-Richelieu en 1992 avec une toute nouvelle équipe et des objectifs axés sur la famille.En 1993.pour la première fois.on devait utiliser les pares municipaux pour les envolées du matin et le site de l'aéroport pour les envolées du soir.On commence également à présenter de grands spectacles sur la scène priner- pale.Fn 1994 pas moins de 130 000 visiteurs viennent s'amuser sur le site où envolées, an mation et spectacles pour toute la famille sont l'honneur.l'édition 1995 est marquée par le plus grand rassemblement de formes spéciales au Canada.avec 23.toutes plus spectaculaires les unes que les autres.L'édition suivante.soit celle de 1996.passera à l'histoire du Festval comme avant été celle des Backstreet Boys.Pas mous de 62 000 personnes avaient alors envahi le site pour às- sister à ce spectacle mémorable.Tout s'étant déroulé dans Fordre et le calme.malgré une foule en délire.Ce record d'assistance ne sera Jamais égalé par la suite.l'an dernier, pas moins de 250 000 visiteurs ont franchi les tourniquets du Festival pour entre autres y découvrir une nouvelle exposition interactive sur la montgolfière ainsi qu'une aire d'animation nettement améliorée.Il s'agissait d'un nouveau record d'assistance pour une édition du Festival.Et maintenant.place à la 15\" édition du Festival de montgolfières de Saint-Jean-sur-Riche- lieu.Avant même que cette grande fête de la montgolfière ne débute.il est déjà acquis qu'un autre record sera éclipsé avec la participation de 150 ballons.dont 22 formes spéciales.Aucun autre festival au pays n\u2019accueille autant de ballons.Le Festival de montgolfières est une fête familiale par excellence.(450) 347-6323 Téléc.: (450) 347-6572 ÉBÉNISTERIE LÉGARÉ-MÉNARD mn du (envi mn du leuse nt est Naint- toute Ja fu- leva \u2018olées erivo- A pré- rinel- teurs dn sont « plus es au les les ddsste- é cel- 2000 Ur (ts- L'état é une * sera Iteurs ur et- sition e aire issait ¢ édi- 1 Fes- iche- de la qu'un sation .Au- int de le 2-3C38-9 k (04439: Les locaux d'Iberville ont été inaugurés en 1990.a 2 Le CLSC/CHSLD Champagnat de la Vallée des Forts offre un point de service à Venise-en-Québec.Les CLSC/CHSLD Champagnat de la Vallée des Forts lation, visant la santé et le mieux-être de notre collectivité.Dans le Haut-Richelieu, le CLSC dispense des services depuis 1983 alors que l'Établissement était géré par le CLSC des Jardins du Québec.Le CLSC Vallée des Forts a été fondé officiellement le 9 février 1984 lors de l'émission de la charte par le ministère de la Santé et des Services sociaux.À l'époque, le CLSC tenait pignon sur rue à Saint-Jean-sur- Richelieu, dans la Maison Bouthillier située dans le quartier Saint-Eugène.C'est en 1990 que les nouveaux locaux ont été inaugurés à Iberville.Lors de l'inauguration du CLSC à Iberville, le conseil d\u2019administration était présidé par Ghyslaine Chartier-Giguère et regroupait les personnes suivantes : Paul Boisclair, Jocelyne Guay, Mario Lafrenière, Carole Lévesque, Ghislaine Paquette, Jean-Pierre Renaud, Nicole Fluet-Couture, Fernande Hébert, Aimé Lebeau, Thérèse Scott-Lussier, Daniel Pothier et Augustin Robichaud.Au cours de ces 15 ans le CLSC a connu un développement constant.Né du transfert des services offerts par le Département de la santé communautaire, à savoir les services de soins et d'aide à domicile et les programmes 0-5 ans, vaccination, visites postnatales, etc., le CLSC offre maintenant une gamme de programmes s'adressant à la petite enfance, à la jeunesse, aux personnes âgées, aux personnes souffrant d'une déficience intellectuelle ou physique ainsi que des services médicaux, de santé et psychosociaux.En 1996 le CLSC et la résidence Champagnat fusionnaient pour devenir un seul établissement et prendre le nom de\u2019 CLSC/CHSLD Champagnat de la Vallée des Forts.Le CLSC-CHSLD Champagnat de la Vallée des Forts dispense aujourd'hui ses services à quatre endroits : à Iberville (rue Champlain), au point de service de Venise-en-Québec, à la résidence Champagnat et aux Halles Saint-Jean pour la santé et la sécurité au travail.D'ici la fin du mois de février, un cinquième point de D epuis déjà 15 ans le CLSC est au service de la popu- Un autre point de service du CLSC ouvrira prochainement dans le quartier Nord, à Saint-Jean-sur-Richelieu, rue Normand.15 ans au service de la population CHSLD service sera ouvert dans le quartier Nord à Saint-Jean-sur-Riche- lieu, plus précisément au 365 Normand (local 1).Le CLSC/CHSLD est, comme établissement du réseau de la santé et des services sociaux, un acteur socio-économique important dans la communauté.Il emploie tout près de 350 personnes et son budget s'élève à 14 millions de dollars.Aujourd'hui, le conseil d'administration est présidé par Alain Beauchamp qui est appuyé par Alfred Croisetière (vice- président), Gilles Charest (secrétaire), Robert Rome, Jean-Paul Rolland, Martha Roy-Chalifoux, Madeleine McKenzie, Pierre- Armand Tremblay, Marcel Chouinard, Luc Daneau, Marie- Christine Lanciault, Daniel Pothier, Pauline Fortier, Micheline Frégeau et Marguerite Saint-Laurent.Comment nous joindre : CLSC (874, Samuel de Champlain a Iberville) : 358-2572; Résidences Champagnat (370, 5e Avenue a Iberville) : 347-3769; Venise-en-Québec (311, Avenue Venise Ouest) : 244-5825; Santé et sécurité au travail (145, boul.Saint-Joseph, local 205, aux Halles Saint-Jean) : 359-8185; Info-Santé : 349-3000.Appuyons la Fondation! © La Fondation CLSC et CHSLD Champagnat de la Vallée des Forts a été fondée en mars 1996, quelques mois seulement avant la fusion du CHSLD et du CLSC survenue en novembre de la même année.Au départ, la mission de la Fondation était de doter Champagnat d'équipements supplémentaires pour le soin aux malades en hébergement et pour aider les personnes âgées qui ont besoin de soins palliatifs à domicile.Mais avec la fusion, un volet communautaire s'est ajouté à la mission de l'organisme qui amasse des Fonds pour OLO (or- anisme qui fait la promotion d'une saine alimentation auprès des emmes enceintes) et qui aide à améliorer la condition de vie de jeunes malades retenus à la maison.Depuis qu'elle existe, la Fondation CLSC et CHSLD Champagnat de la Vallée ges Forts a acheté des équipements d'une valeur totale de 71 500 $.En 1999, l'objectif est d\u2019amasser 46 500 $.Appuyons la Fondation CLSC et CHSLD Champagnat de la Vallée des Forts! Les résidences Champagnat sont situées à Iberville, au 370, 5e Avenue. A LA 2 5 # > ih Jy Des gen g tn > ia \u2018Librairie L'Encrier $ Pod 3 GL TT Odessa 3 \u201c+ Te - ve hee cf Le te (0/1.[TT Martine ps a, Depuis plus de 13 an es re st _guent & Charcutérie fe ntif À des produi spécialisés de J Jans un décor qui év.,ue l'ambiar £ , Ris re LE fe she s Viheges e ropée ropriétaires et employes contrib; dr CSS hors vous offrant une qualité à Lx al CP Vrus 0 notr principale spécialité est a od du commun 7 jours f ft traiter ¢ comme \u201cpersonne tout en étant à l'écou.a 7 A ill vos besoins car Be vous tes plus 4 fa ét i éné ne client.Après ces 13 années d Poet BA he a mn 2d fa a >.ry et de relation brivilégiée wr JM ea rem YA, Py = N31 ej* ok?avec vous, on peut La £0 oa RL hs be % {ict PP Pa - Fer toute i i 4 Seo vous 5, 1 ik J IQU fa plus que yc?i A a Um £1 2 Jie.s parije de i \u20ac \u2014_\u2014 [le] ASL 13 as x 7} LES SY ; 4 4 Cou 4 f we 4 / [5 Lo 4 y LI > / \u2014 4 5 Le 7 CA = 2; i) of] Le #7 ey bok A; 3 AN 5 / £2 JETUCSILIUNIES \u201c \\ « ; 57 Le TT0LCS = \u201cane elt Wo lols / ered + v Fa bed ah V \\ i Pa Me): em \u2014\u2014\u2014\u2014 52 dates A } 4 as des A $ ne 0 = al Aus, pe) a He seu Ass A + \u201c.ARS EL A res 4; Ju \u2014 .- J AL Bisje iy RE \u2018 A, vu od 24, eis ur EE Se [17] LE J 2 Ei Li A mga 7 oF 8 of a, ks y od FSX Fs ME #2 Skee Je i i 5 @ ry sé ho = \u201c2 re i a 5, 57 =a a -PJHIANPI®E-SQ [od x Le LAN æ 2O 3 be Ay ag Fan?ca wr Mr ir dr £ 4 % i # WY fi wf He \u201d e* es Ft 2 j ly sé 74 Fe) 1 5 (il § [r- Ré 0 (7455 te 0 siogpif I édesltic A La fo Res "]
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