La république, 1 janvier 1876, samedi 1 janvier 1876
[" * ditear-propri \u201d pan perde note route | régliqua LA REPUBLIQUE JOURNAL HEBDOMADAIRE, Vol I.Numéro XIV.H.BEAUGRAND, Rédacteur-Editeur.BOSTON, MASS, SAMEDI, 16 JANVIER, 1876.ADMINISTRATION.\u201cIa Republique\u201d Parait tous les samedis.Les abonnements parteut du ler et du 15 de chaque mols, Lag Sais de port sont à le charge de l'E- L'abonnement est invariablement pays ble d'avance.Nous ne faisons jamais exception à cette règle.Abonnement.Unan + - « = = «= » = = 82-50 mols 1.50 Mames prix en or pour le Canada.Le numero 6 cents.SUREAUX DU JOURNAL 33 Bromfield Street, BOSTON, MASS.BUREAUX A LOWELL.130 Rue Centraic, LOWELL, MASS.Annonces.Une insertion dix lignes où moins.$1.00 Dix cents ls ligne premiere insertion et cinq cents la ligne pour chaque insertion subséyuente.Payable d'avance.Une remise edie sers faite pour les annonces à long terme.Toutes Correspondances, lettres d\u2019af- lettres chargées, communications, ete devront être adressées à H.Beaugrand., Rédacteur-Editeur, \u201cLa Republique\u201d 33 BROMFIELD STREET, BOSTON, MASS.Box 230.CHASE & ander.Voici en effet, parait-il, une des conçu l'horrible projet qu'il a mis récemment à exécution, il aurait conclu avec un autre juif, pauvre il va sans di- coreligionnaire s'engageait, moyennant une somme de $45, A prendre sur sa CHRONIQUE.Une dépêche de Shenandoah (Pennsylvanie) annonce que l'archevêque de Philadelphie a lancé dimanche dernier un décret d'excommunication contre la société désignée indifféremment sous les deux appellations de \u2018Molly Maguires\u201d ou \u2018\u2018Ancient Order of Hi- bernians.\u201d Il ya quelques jours, seize prisonniers s\u2019échappaient de la prison du comté de Henderson (Kentucky).Le géôlier de la prison, un honnête homme du nom de Denton, en fut tellement affecté qu'il se décida à mettre fin à ses jours.Il se tiraun coup de pistolet dans la tête après avoir écrit les lignes suivantes qui ont été trouvées près de son cadavre : **Je fais cette déclaration en face de la mort.Je n'ai rien su de l'évasion jusqu'au matin, lorsque j'ai vu que les prisonniers avait disparu ; le sentiment public sera contre moi, je le sais, mais je n'en suis pas moins pur de toute complicité dans l'affaire.Puisse Dieu avoir pitié de moi etde ma pauvre famille I La superstition peut donner parfois de fatales inspirations, comme en pourra juger peut-être Rubenstein, 1'assassin présumé de sa cousine, Sarah Alex- charges qui se dresse contre lui.Le 12 novembre dernier, alorsqu'il avait déjà re, un arrangement par suite duquel son pli du même train, lorsque le second cheval fit comme le premier et, s'arré- tant sur place, déclara qu\u2019il en avait assez.| Les témoins étaient, du reste, du | méme avis que le cheval, et ils déclart- rent le pari gagné parce terrible piéton, qui aurait finit par mettre sur les dents | tous les chevaux de la Compagnie gé-| nérale.\u2014- { 11 peut arriver qu'on s'endorme au prement le nom de panthère, appartien- ; chat sauvage ; c'est un des animaux fles fut qu'au bout de longues et patientes : | minutes, et le second allait être accom- {les griffes d'un animal féroce; ce ne, yeux.George Dougherty gisait À terre ; | salaire qu'elle retirera de son travail dans une mare de sang avec une af- puiste contribuer à nourrir ses enfants ?recherches qu\u2019ils trouvèrent lé dit ani- | freuse entaille qui lui avait ouvert la mal, c'était un immense cougquar, qui | avait été frappé à mort dans lalutte.| Le couguar, qui est aussi connu sous le nom de lion d'Amérique et auquel les habitants de l'Ouest donnent impro- nent à la même famille que le tigre et le plus redoutables qu'on puisse rencontrer dans les bois.théâtre.Allez entendre une comédie de | La découverte du susdit cougouar ne Kotzebue, par exemple, l'effet soporifi- | mettait pas encore un terme aux re- que en est infaillible; mais ayez soin\u2019 cherches de nos gens ; il leur restait à au moins de vous réveiller à temps pour ; retrouver deux chasseurs, les frères quitter le théâtre, sans quoi vous ris- , Blæm.Heureusement là leur tâche fut queriez bien d'avoir plus d'émotion en- ; | facile; ces deux chasseurs, qui s'étaient core que vous n\u2019en désireriez.Ecoutez | séparés de leur compagnon, étaient ren- plutôt la mésaventure qui vient d'arri- ; trés au village ; aussi s'empressèrent-ils ver a un pauvre jeune homme de Was- | de se rendre à la rencontre de céux qui hington.Il était entré au National : les cherchaient et de dissiper toutes les Théâtre ; il avait commis, il faut le dire ! inquiétudes qu'on pouvaient avoir en- I'imprudence de se griser, en sorte qu'il : core à leur égard.n'y a rien d'étonnant à ce qu'il se soit profondément endormi à peine assis au\u2019 * Le président du comité urganisé par balcon.La représentation marcha son \u2018les résidents français et les Canadiens- train, les spectateurs s'en allèrent, no-: Français de Kankakee (Illinois) dans tre individu dormait toujours du som-\u2018le but de recueillir des souscriptions meil des justes.À la finil se réveilla, | j dans cette localité et les environs pour mais le gaz était éteint déjà, en sorte | venir en aide aux victimes des inonda- qu'en tachant de sortir il ae trompa de : tions du Midi a reçu l'accusé de récep- côté et tomba lourdement du balcon sur | tion suivant ponr l'envoi de fonds fait l'orchestre, une hauteur de 18 pieds, | par lui le 14 octobre dernier : s'il vous plait.Dans sa chute il cassa trois ou quatre \u2018 fauteuils, mais aussi, ce qui est plus triste, trois ou quatre de ses propres côtes, et il se fit de plus une large bles-.maison Ballin et Cie de Paris, la som- sure à la tête.Le bruit de la chute avait .heureusement attiré quelques employés \u2018 me de 1,130 fr.provenant de souscrip- des, tions recueillies à Kankakee et aux en- du théâtre qui s'empressèrent de lui fai-, ! virons en faveur des inondés du Midi re prodiguer les soins réclamés par son \u2018 Paris, 3 novembre 1875.Monsieur, Vous avez adressé à Mme la maréchal de MacMahon, en une traite sur la propre conscience tous les péchés que Rubenstein pourrait commettre jusqu'au état.de la France.Mme la maréchale me charge d'avoir SARGENT Un immense assortiment \u2014 DE-\u2014 MARCHANDISES DE GOUT POUR LE JOUR DE L\u2019AN.NOUVEAUTES en Linge, Cols et Cravates.Gants et Caps en Fuurrure.| i MARCHANDISES NOUVELLES tous les jours.i :vre le marcheur dans la voiture.i i CHASE & | SARCENT Tailleurs et Drapiers 5 RUE CENTRALE Feuïleton de \u201cLa Repulique.\" LES REVENANTS PAR Paul F'eval.1 LE MOULIN DE GUILLAUME FERU.(Suite.) \u2014Fanchette, dit-elle, ferme la fenêtre.Par ce vivlent orage, l'intérieur du pauvre moulin, qui servait à la fois d\u2019habitation et d'étable, dégageait des miasmes étouffants.Pour celles qui sont là, murmura Fanchette en s'approchant de la croisée, l'air, c'est la vie! Ferme la fenètre | répéta la dosairière.\u2014Fanchette obéit.La vieille femme s'accroupit contre le mur, sur la terre mouillée.Ces joyeux compagnons, qui narguaient la tempête en chantant, étaient maintenaut si près qu\u2019on pouvait les voir avancer dans l'ombre.\u2014Eh bien ! s\u2019écria l\u2019un d'eux avec une imperturbable galté, on ae pey pas dire que nous amenons le beat temps aa.: pays, mon Mathurin ! - \u2014Fourve.'que nous - n'ayons jour de sa mort.juif en ft part à sa femme qui, ignorante que lui des véritables prescriptions de la loi mosaïque, en fut positivement effrayée et Je conjura de rompre ce traité.Il finit par y consentir ; mais Rubenstein ne voulut rien entendre et l'affaire fut portée devant le rabbin Joseph Ash qui décida, cela va tein.\u201cheures, deux fois le tour des fortifica- i tions de Paris.Il s'agissait de plusieurs ; bouteilles de champagne à boire entre camarades.Jugez si c'était intéressant.! Meudon trois étudiants : le jeune Yan- { deux, pendant trois.| gréce.Le marché une fois conclu, le pauvre aussi sans dire, que le marché était absolument nul.Il a seulement condamné le demandeur à dire tous les jours un certain nombre de prières pour Rubens- Nous lisons dans un journal parisien : Un jeune Américain, M.W.5.étudiant en médecine, avait parié, le 1er décembre, qu'il ferait à pied, en 13 Donc le 2, à sept heures du matin, une voiture amenait à la porte du Bas- kee et deux Français, qui devaient sui- Le jeune homme descend et aussitôt prend le pas accéléré.Le cocher met ;son cheval au petit trot; ils vont, ils { vont pendant une une heure, pendant Mais il y a quelqu'un qui demande le cheval.À une station qu'on rencontra, on dut changer de voiture.Le marcheur, lui, était aussi leste et aussi dispos qu'au départ.Le premier tour de Yaris avait été accompli en cing heures trente sept \u2014\u2014 l\u2019autre.Attends donc! j'aperçois une lumière.\u2014Digne diguedou, bon cidre doux! voilà une lumière qui vient fort a oropos! mais en- tends-tu ce tapage?Ils s'arrêtèrent.\u2014=Je crois que c'est un moulin, commença Mathurin.\u2014Parbleu ! s'écria celui qui avait parlé le premier.Je me reconnais ! Nous sommes dans le chemin qui descend à la Pierre- des-Paiens, et c'est le moulin de Guillaume Féru.\u2014Quel diable de sabbat fait-il donc dans son moulin, ce soir, le père Guillaume?\u2014Si tu veux le savoir et te sécher un peu, nous n'avons qu'a frapper à la porte.Mathurin hésita un instant Douairière Le Brec retenait son souffle.=\u2014Quand il tomberait des obus et des baïonnettes, dit enfin Ma- thurin, la première maison où j'entrerai cette nuit sera la maison de mu mère.C'est ici que nous allons nous séparer, ami Roland.Tu vas tout droit, moi, je tourne à gauche.Embras- sons-nous, et am revoir | La voix du joyeux chanteur s'imprégna de mélancotie, \u2014C'est vrai, dit-il, toi, tu as une mere, Un second éclair brilla en ce H y a un Dieu pour les ivrognes, dit; le proverbe.Pour une fois la sagesse | des nations s'est trompée.«l'honneur de vous en accuser réception : et de vous prier de vouloir bien être, j auprès des souscripteurs, l'interprête de i | tous ses remerciements pour la sympa- Une terrible tragédié vient de mettre i he qu'ils nous ont ainsi témoignée.en émoi le village de Martinsville (Pen-' Recevez, etc, nsylvanie).Le 16 décembre trois habi- LE COLONEL D'ETAT-MAJOR, tants de cette localité, connus tous! ; Chef du cabinet du maréchal-Président, trois comme des chasseurs émérites, D'ABzAC.les frères Blæm et leur beau frère, J.Frailey, quittaient le village pour aller ; donner la chasse à un ours qui avait été Francisco : aperçu à quatre ou cinq milles de a Un assassinat commis dans des cir- sur le mont Welsh.Près de quarante-: constances atroces, si l'on considère la huit heures s'écoulèrent, pendant les- futilité de la cause qui l'a amené avait ; quelles la neige tomba avec abondance mis samedi en émoi tous les habitants et le froid atteignit quatre dégrés au de la rue Dupont.Voici les renseigne- dessous de zéro, sans qu'on reçut aucu-' ments qui nous sontparvenusace sujet : Nous lisons dans le Courrier de San ; ; paient malheureusement pas: ne nouvelle d\u2019eux : fort inquiets sur leur sort, malgré leur habileté bien connue, Mitchell étaient associés depuis peu! contribuer le plus que nous pourrons à les habitants du village organisèrent avec un nommé George Dougherty \u2018leur rendre la vie supportable, car c'est alors une grande battue pourles retrou-' pour tenir en commun un commerce de \u2018 une chose horrible à penser que la con- .boucherie, au coin des rues Filbert et | dition dans laquelle se trouvent, pen- tous de grands et; Dupont.Il parait que Dougherty avait | dant\u2019les froids qui sévissent en ce mo- \u2018l'habitude de déposer chaque soir, à la , ment, ceux qui ne reçoivent de salaire ils fouillèrent une bonne partie des grocerie voisine, le produit de la recet- * d'aucun chef d'industrie.bois sans rencontrer aucune trace des te du jour dont le réglement entre les | chasseurs, lorsqu'enfin ils découvrirent associés avait lieu le lendemain.Or, sa- queront pas de s'écrier certaines gens à un petit monticule de neige ; en je sun- medi soir, la somme de 40 à $45 avait | pardessus bien ouatés, entourés de dant ils s'aperçurent qu'il devait recou- ; été déposée comme toujours l'endroit \u2018 fourrures et resplendissants de santé.vrir un corps humain ; ils ne se trom- * désigné par Dougherty, mais, pour un après motif qui est resté inconnu, celui-ci facile à conseiller aux misérables pour avoir déblayé la neige amassée à la sur- avait ensuite retiré le dépôt en question.\u2018se dispenser de leur faire l'aumône ; face its découvrirent le cadavre de J.Frailey; bien qu'il fat horriblement fait, vinrent en demander compte à \u2018facile à trouver que cela l'hiver à Paris, meurtri, il était évidemment que la: leur co-associé.À la suite de l'alterca-! il n'est nullement prouvé que, même en , ver.Vingt hommes, hardis gars, partirent a leur recherche; mort n'avait pas été causée directement \u2018 que par le froid.Quant au blessures même, il était sommet du côteau, deux jeunes gens revêtus de l'uniforme qui se tenaient embrassés.C'étaient deux beaux soldats; mais à l'épaule de l'un deux pendait une manche vidc.Les yeux de douairiere le Brec s'ouvrirent tout grands.\u2014Oh! fit-elle en respirant avec force, Roland Montfort a perdu son bras droit.Gabriel a du bonheur.L\u2019éclair était passé.\u2014Bonne chance ! dit Mathu- rin.\u2014Bonne chance! Roland.Mathurin prit le sentier qui conduisait & la forét, Roland appuya contre son épaule le bâton qui soutenait son petit paquet de voyage et se dirigea tout droit vers la porte du moulin.II DEUX SERGENTS.Quelques heures auparavant, sous le porche dc la dernière mais ondufaubourg de Redon que rejoint la route de Vannes, nos deux soldats étaient attablés, le dos à la muraille, et causant comme de vieux amis.Îl avait fait une chaleur étouffante toute la journée, et leur uniformes, ceuverts de poussière, témoi- répondit moment; la lande inondée sortit Les deux frères William et Thomas : Les frères Mitchell ayant appris le, tion qui s'ensuivit, Thomas Mitchell | Des voisins, accourus à ces cris, pénétrèrent dans l'établissement et reculèrent d'horreur à clair qu'elles avaient été infligées par | la vue du spectacle qui s'offraiy A leurs couronné dc mousse qui était entre eux deux avait été rempli ct vidé plusicurs fois.C'était un cabaret d'assez bonne apparence: fenêtres basses et larges, à rideaux en toile- à matelas bleue ct rouge, gros bouchon de gui à la porte, avec un chapelet de pommes cnfilées, café, eau de-vie, liqueurs.On loge à pied et à cheval.Par la porte cochère qui était au delà de la devauture, onpou- vait voir unc cour assez vaste et et une écurie tout ouverte, ou trois ou quatre petits cheveux du pays prenaient leur provende du soir.Nos soldats étaicnt gradés et portaient tous les deux les galons de sergent.Le plus âgé pouvait approcher'de la trentaine; l'autre, celui qui avait un bras de moins, ne paraissait pas avoir plus de vingt-deux ou vingt-trois ans: c'était un beau garçon, à la physionomie franche et gaie, dont le front, se couronnait de cheveux noirs bouclés.\u2014Voilà ! mon vieux Mathu- tin, dit-il en laissant échapper un gros soupir, quand on a la tte cassée, il faut choisir entre Invalides et le village.Jai mieux édité revenir ici voir si gnant des fatigues d'une longue a poitrine.Une telle blessure n'avait pu être faite qu\u2019au moyen d'un couteau de boucher.Le malheureux ne respirait plus et son corps dut être transporté à la Morgue.Quant à l'assassin, il avait disparu.Mais les détectives Jones et Coffee furent mis à sa recherche, et vers neuf heures du soir, il était arrêté et écroué à la prison de ville sous l'inculpation de meurtre.L'Echo universel donne le tableau suivant des forces respectives des divers groupes de l'Assemblée : GROUPES DE DROITE.63 72 Extréme droite.Droite modérée.Centre droit.107 Groupe de Clercq.30 Groupe Pradié.40 312 GROUPES DE GAUCHE.Union républicaine.Gauche républicaine.314 Centre gauche.GROUPES PLACES EN DEHORS DES DEUX COALITIONS.Intransigeants de l'extrême droite.10 Bonapartiges.30 Groupe Lavergne.45 Songeons aux pauvres.L'hivers'était longtemps faitattendre.Dissimulé derrière l'été de la Saint- Martin, il y faisait si peu sentir son approche, qu'on pouvait croire qu'il ne se montrerait en France qu'après la présente année expirée.Sa fin alors se confondant avec les premières effluves du printemps, on n'aurait eu de la dure saison que quelques mauvais jours, et tout aurait été pour le mieux sous notre beau ciel.Oui, c'était là le rêve que nous autres | frilleux nous faisions encore il y a dix jours : mais, depuis, il nous en a fallu rabattre de nos illusions et nous convaincre que le sombre vieillard qui s'abat tous les ans sur Paris dès que novembre s'annonce n'avait perdu cette ; année aucun des droits qu'il s'arroge sur la souffrance humaine.Si l'hiver a reculé son échéance dans nos climats, pour m'exprimer comme une vieille chanson, c'est pour se montrer aussi rigoureux que possible, et nous le voyons bien à son intensité.1] faut donc songer aux pauvres et \u2014Qu'ils travaillent, alors !\u2014ne man- Travailler ! travailler! La chose est ; mais, outre que le travail n'est pas si travaillant, certaines personnes puissent par les blessures, mais bien par la per-, ! sortit tout à coup en s'écriant: \u2018\u2019Mon ' échapper à la faim et au froid.te de sang qu'elles avaient causée ainsi! ! frère a tué George! Voici, une mère de famille malheureuse, par exemple ! Eile est veuve eta trois ou même deux enfants en bas Âge Il est donc de toute nécessité qu'on soulage ces infortunés, même s'ils travaillent, et que tous les contribuables de Paris prêtent un concours efficace aux maires Ce leur arrondissement.Les feuilles de souscriptions, envoyées par les bureaux de bienfaisance, commencent à se montrer dans les maisons particulières.Il faut les couvrir de dons en argent en pensant au bien que les plus minces, offrandes accumulées peuvent faire.*.* L'été, on peut se montrer moins charitable envers les pauvres que maintenant, car le ralentissement des sentiments fraternels chez ceux qui sont à leur aise, n'a pas d'aussi grands inconvénients pour les cdéshérités qu'à l'heure triste et glacée où nous sommes.En effet, l'été, quand le soleil brille, que les chemins sont propices à la marche, les champs aux excursions et qu\u2019à chaque rue de la grande ville on trouve des coins pour s'asseoir, s'abriter ou se blottir, le pauvre peut s'y établir en permanence, opérer là son petit campement et dans cet humble poste guetter le passant pour lui demander la charité ou seulement lui montrer les témoignages muets de son indigence.Il peut se transporter, lui et sa famille, d'une commune à l'autre et solliciter la pitié des autres ; mais l'hiver, hélas ! la bise glaciale lui cingle la figure, lui coupe les mains, l'aveugle et lui fait éprouver le plus cruel des supplices, comment vou- lez-vous que ce misérable ne meure pas sil\u2019on ne va pas le chercher jusque sous les toits où il grelotte et pleure?Sous les toits !\u2014Bien heureux encore ceux qui peuvent attendre dans la mande la paix, le brave homme alla quérir quelqu'un de ses camarades qui l'aidèrent à secourir la pauvre Marie Bault et à la transporter d'urgence à l'hôpital Saint-Antoine.*a* Eh bien, est-ce que ce n'est pas là un drame affreux?Et n\u2019y a-i-il pas de quoi remplir de tristesse l\u2019âÂme des honnêtes gens?Ce maitre d'hôtel était certainement dans son droit; mais quel horrible droit! Et comme il eût mieux fait de ne pas I'exercer ! Swmmeusn jus, sum- ma injuria! 11 faut donc que tous, selon nos moyens et nos facultés, si petits qu'ils soient nous fassions e sorte d'alléger ces misères par notre bonne volonté à répondre aux appels de nos magistrats municipaux.A Paris, nous autres hommes, nous sommes souvent exposés à ne pas prier Dieu régulièrement et même à oublier les formules de la prière, ces douces et saintes adjurations que nos mères nous ont apprises quand nousétions enfants.Eh bien, faisons constamment la charité, c'est encore là la meilleure des prières pour ceux qu'emporte le tourbillon du monde.Dans notre propre intérêt même, nous devons nons montrer faciles à ouvrir notre bourse aux indigents : Qui donne aux pauvres prête à Dieu.et, comme le dit si excellemment Victor Hugo aux riches : Donnez, afin qu'un jour à votre heure [dernière, Contre tous vos péchés vos ayez la prière D'un mendiant puissant au ciel.VICTOR COCHTNAT.ayant amené auprès d'elle un gardien paru sarde qu'on vienne à leur secours ! Car Les grandes misères de la combien n\u2019y en a-t il pas de ces abandonnés qui n'ont même pas un taudis, si affreux que l'on voudra, où il leur soit permis de végéter.Tenez, nous lisions ici même, dans une des colonnes de ce journal, une chosc affreuse, épouvantable, commise par le maître d'une maison garnie de Paris, le sieur X., envers une de ses locataires, et c'est ce récit qui nous a engagé à faire la chronique suppliante que vous nous faites l'honneur de lire en ce moment.=\u201c x = Une pauvre fenime, nommée Marie Rauit, âgée de vingt-sept ans, habitait une misérable chambre ouverte à tous les vents et à la pluie, dans un hôtel garni situé dans le voisinage de la rue des Amandiers.Elle avait toujours Lien payé son terme ; mais se trouvant en ce moment en ceinte, prête d'accoucher, elle avait été forcée d'interrompre son travail et se trouvait arriérée pour son loyer.Cela ne faisait pas le compte de son propriétaire.Cependant celui-ci attendit encore quelques jours; mais, s\u2019impatientant de la lenteur de la locataire à l'expiration de la quinzaine, il la mit; tout simplement à la porte.: La pauvre femme phle et défaite se sentir défaillir sur l'escalier de son galetas.Néanmoins elle put descendre encore dans la rue des Amandiers, mais là elle ressentit les douleurs de l'entantement.ct elle se coucha dans la neige, ne pouvant même se trainer jusqu'au poste le plus voisin.Elle resta ainsi on ne sait combien d'heures à la belle étoile, flagellée par le vent cruel à sa charge.Croyez-vous que le mince ; de l'ombre.Douairière Le Brec [route ; aussi, avaient-ils l'air de ma main gauche cest encore.vit à quelques pas d'elle, sur le ; savourer avec délice cet instant bonne à planter des choux.de repos, et le pichet de cidre, tristesse.\u2014C\u2019est dommage, fit Mathu- sûr devenu capitaine.y avait-il de temps que tu étais à l'année?\u2014Quinze mois quand j'ai reçu cette maudite balle.sergent déjà depuis du temps.\u2014Alors, ce n'est pas capitaine, s'écria Mathurin, c'est colonel que tu aurais été avant d'avoir la moustache grise ! Roland trempa ses lèvres dans son écuellée de cidre.On eût dit qu'il buvait du fiel.\u2014\u2014Tiens, mon vieux, s'écria-t- ilen posant brusquement son écuelle sur la table, ne parlons pas de ça, car mes yeux me picotent et il ne te servirait à rien de me faire pleurer comme un enfant.Mathuria lui tendit la main en silence.\u2014Comme ça, reprit Roland, ta mère t'a touché un mot ou deux dans ses lettres de ce fameux abbé Gabriel ?Il faisait de son mieux pour 1 ; ; A .sourire ; mais, derrière cette gai- té forcée, il y avait bien de la rin; du train dont tu marchais, i mon ami Roland, tu serais pour ; Combien : Et j'étais | de muscadin, plus savant que les de la nuit, jusqu'à ce que la Providence : livres, qui était lc neveu ou bien le filleul de douairière Le Brec, et qui devait un jour ou l'autre remplacer le vieux recteur.Roland fronça le sourcil.\u2014\u2014De sac à charbon, dit-il en (citant un proverbe du pays, on ine peut tirer de blanche farine.Celui-là n\u2019est pas encore prêtre, malgré son habit de séminariste- S'il le devient, ce sera lc diable dans le bénitier ! zon et se cachait déjà derrière ; la base carrée de cette tour cn forme d'obélisque, où quelques avaient soutenu l'assaut de l\u2019armée républicaine.Un cavalier vêtu de noir et monté sur un cheval qui semblait rendu de fatigue, parut au détour de la rue.I marcha tout droit vers le cabaret.au bourg d'Orlan?demanda-t-il au maître de l'auberge, qui s'avançait pour le recevoir.Les deux sergents dressirent l'oreille.\u2014Il va chez nous, dit Roland.\u2014\u2014Et c'est un Anglais, ajouta Mathurin ; j'ai appris à connaître \u2014Pas grand'chose.La bonne dit à la question de l'étranger.femme m\u2019'a dit qu'il y avait au Duatre lieves de pays.presbytire d'Orlan uhe manière L'étranger hésita un finstast, puis il jeta la bride à l'aubergie- (laissé lire quelques-unes des Messénies- ne Le soleil descendait à l'hori-.\u2014Combien y a-t-il encore d'ici | vie.POESIE ET TABAC.Madame Durand était une brave et industrieuse femme, qui avait amassé une espèce d\u2019aisance relative, dans un petit commerce, et qui, grâce à des protections et à son titre de veuve d\u2019un ancien militaire, avait obtenu pour son fils André une demi-bourse au collège de son chef-lieu d'arrondissement.Notre jeune homme avait dépensé dix des meilleures années de sa vie à absorber une quantité considérable de grec et de latin, très peu de mathématiques, quelques bribes d'histoire, et pas du tout d'expérience du monde réel.Il savait de mémoire l'Æwnéide de Virgile, l\u2019//ade d'Homère, les Odes d'Horace, ce que la censure universitaire lui avait laissé lire des chants d\u2019Anacréon et des poésies de Lucain ; bref, une foule de beiles choses, mais pas un grain des choses humaines, sauf le petit coin qu'il en avait entrevu à travers le prisme d'une journée de congé ou de sortie générale.Pour lui, le faite de la gloire était de maçonner un dictionnaire, comme celui de M.Napoléon Landais, une grammaire qualifiée de française comme celle de MM.Noël et Chapsal, ou un traité des synonymes comme celui de l'ahbé Girard.Quant aux écrivains modernes, il connaissait à peu près le nom de Chateaubriand, il avait une vague intuition de celui de Victor Hugo, on lui avait nes de Casimir Delavigne, qui avaient depuis dix ans à l\u2019époque où se passe ce récit très authentique, et il savait vaguement qu'il existaitun écrivain appelé Lamartine, dont les débuts n'étaient pas absolument inglorieux.Des illustrations étrangères contemporaines on ne lui avait même pas dit le nom.Et cependant, cœur chaud, tête gë- néreuse, ce rayonnement effacé de nos gloires avait fait germer en lui les plus beaux rêves.Il ressentait au cerveau de vagues aspirations, pareilles à ces nuées chargées de chaleur et d\u2019électricité que promènent dans l'atmosphère les tièdes journées du printemps.Il s'était bâti son château en Espagne: un château poétique.ll entrevoyait une carrière honorable d'écrivain, de savant.Il aspirait après l'heure qui lui ouvrirait les grilles de son clan pour se lancer dans ce monde d\u2019élite.Pauvre enfant ! ne rions pas trop de lui: qui de nous, à dix huit ans, n'a pas éprouvé ce délire?Donc.quand il eut reçu de son gérant de philosophie la couronne de dissertation latine et le prix de physique : \u2014quelle physique !.Quand il fut rentré sous le toit maternel, madame Du- rand ôta ses lunettes et le fit asseoir auprès d'elle, à son comptoir, devant les diverses boîtes de cigares et les pots de poudre sternutatoire, dontelle tenait débit, de par leroi.Après avoir, par manière de préambule, caressé sa chatte angora, couchée au milieu des sacs : \u2014André, fit-elle du ton d'une sibylle qui va rendre son oracle, vous voici instruit et savant, il s'agit de choisir un état.Men fils, si votre pauvre père était encore ici, il vous dirait comme moi: c'est une chose.Elle allait achever sa période emprun tée à un bouquin qu\u2019elle avait lu avant de le découper en cornets, lorsqu'une pratique vient demander \u2018pour cinq liards A priser, et une pipe d'un sou.\u201d Le système décimal ne régnait pas encore en ce temps-là sous peine d'amende.La brave femme remit ses lunettes et pesa sa marchandise le sourire aux là- vres.tout en discutant sur le poids, que le chaland trouvait trop juste.\u2014Faut pas y regarder de si près, ma petite mère, disait-il en prenant, de sa propre autorité.une pincée dans le bocal principal.\u2014Fichue pratique! grommela-t-elle quand il eut le dos tourné : ces gens-là ruineraient une maison, avec leur bon peids., hum! hum! Je lui en ai donné pour un liard de trop!.Le beauprofit!.hum ! hum ! ma petite mère ! ma petite mère !\u2026 Vieux ladre ! je me passerais bien de ses cajoleries ; ça laisse tomber d'inanition son pauvre chien.que je lui donne moi-même des restes les trois quarts du temps !\u2026 Mais revenons à nos moutons.Il faut que tu te décides sur le choix d\u2019un état.André avait préparé de longue main un magnifipue choix de fleurs de rhétorique pour répondre à cette question prévue.Mais devant le prosaïsme avec lequel elle lui fut posée, il se sentit tout d\u2019un coup transplanté d\u2019une région factice dans un monde positif dont il ne s'était pas fait une idée; il tomba du ciel sur la terre: et tout étourdi de sa chute : \u2014Je veux être un savant, fit-il tout simplement.Madame Durand ouvrit de grands yeux.\u2014Un savant! Eh! mais, garçon, te.Il mit pied à terre et défit lui-même les courroies de sa valise qu\u2019il chargea sur ses épaules, sans vouloir accepter l\u2019aide cempressée du garçon d'écurie.\u2014Une chambre seule, dit-il, | un bon dîner, si ça sc peut, et un cheval frais dans une heure.\u2014II paraît qu\u2019il y a quelque.chose de bon dans la valise, dit | Roland.\u2014Ces goddem, répliqua Ma- thurin, ça ne fait rien comme les | autres.\u2014Mais que le diable as-tu \u2018donc contre cette pauvre bonne années auparavant les chouans'femme Le Brec?ajouta-t-il quand l'étranger eût franchi le : seuil de l'auberge.\u2014La sorcière damnée ! gronda Roland.Elle a essayé bien des fois de jeter un sort à Tre- guern.Mathurin éclata de rire.Roland le regatda en face d\u2019un air mécontent et reprit : \u2014Il y a trop longtemps que tu as quitté le pays, toi.Tu ne crois plus à rien ! \u2014Si fait, interrompit Mathu- rin, je crois au bon Dieu; mais tu l'aimes donc bien, ton Tre- guern?l'accent de ces goddem ! Oui, répondit Roland avec Le maître de l'auberge répon- |simplicité, je l\u2019aime bien.Je ne l\u2019aimerais pas mieux il - était mon frère.Mathurie se mordit le: livre conme si eût vouta rotonit »a \u2018 voilà tantôt dix ans que tu vis au collè- mot prêt à s'échapper.Roland continuait d'un accent réveur.\u2014Cecla fut toujours ainsi entre | Treguern et Montfort: était bon seigneur: Monfort était vassal el fidèle.Mathurin haussa les épaules.\u2014Seigneur ! vassal ! répéta-t- il; par exemple, voilà de l'histoire ancienne ! \u2014\u2014Mon grand-père avait cinq fils, poursuivit Roland comme s'il n\u2019avait point entendu, cinq ; beaux jeunes gens, forts et braves comme des lions.Ils suivirent en Amérique l'avant-dernier comte de Treguern, qui allait là se battre contre les Anglais.Mon grand-père mourut en mettant sa poitrine au devant de la poitrine de Treguern.Il dit à ses fils: Faites comme moi ; et ses fils obéirent.Quand Tre- guern revint en Bretagne, il n'avait plus avec lui qu'un seul des cing fils de Montfort: les quatre autres étaient morts en lui sauvant la vie.J'ai vu sur le front de celui qui restait, et qui était mon père, un grand coup de se- bre qu\u2019un dragon anglais destinait au front de Treguern.Ea mourant, mon père m'a dit: Fais comme nous ; et je ne regréite- rais pas tent mos bras droit, si ge, et tu demandes à devenir un savant! à Qu'as-tu donc appris durant ce ?hom ! bum !.aurais-tu cat Fr \u2014Je sais, reprit vivement André, pour calmer l'orage qui it à l'horison, je sais I' Endide par j connais Homère, je pourrais réciter les discours de Cicéron, la tragédie de P4s- lactète, histoire universelle de Rollin; je peux à mon gré soutenir une thèse en latin où en grec ; et je prétends tirer parti de ces connaissances.La mère Durand fut émerveillée.Elle était bonse femme au fend, quoi- - Que un peu médisante, un peu bavarde, un peu tracassière.\u2014Je voudrais un métier qui rapporte, fit-elle pourtant ; et je ne sais pas ce que l'on gagne avec celui-là.Est-ce que tn voudrais faire des livres par hasard?.\u2014Précisément ! C'est là mon but, ma vocation ! \u2014\u2014Hura ! hum ! faudra voir !\u2026 faudra voir.Attends, je vas te conduire chez M.Beaudrichard, une de mes pratiques, bibliothécaire de la mairie; il a une fièvre répntation de savant, celui- 13, et il m'a promis de s'intéresser toi.Ce M.Beaudrichard, bibliothécaire et secrétaire de l'académie de Dom- front, car c'est en cette ville, située à cheval sur l'Anjou et sur la Normandie, que se passait tout ceci; ce M.Beau- drichard, donc, était un homme d'une quarantaine d'années, très-mince, très- sec, très-grave et d\u2019une incomparable dignité.Il eût craint, s'il eût jamais souri, de compromettre sa réputation d'homme éminent dans sa localité.11 possédait, du reste, à lui seul autant de vanité et d'égoïsmé que tous ses confrères les savant réunis; ce n'est pas peu dire.Les deux visiteurs le trouvèrent assis devant un bureau chargé de livres fort sales, fort poudreux, et d'une montagne de brochures.Il salua avec majesté et fit signe aux nouveaux venus de s'asseoir.\u2014Monsieur, dit madame Durand, je vous amène mon garçon, dont je vous ai parlé, qui est joliment instruit, et avec qui je voudrais que vous, qui êtes si savant, vous causiez un peu, M.Beaudrichard fronça le sourcil, et toisant le jeune homme d'un air superbe : \u2014Quelle branche vous proposez-vous d'adopter, mon cher monsieur ?Toute cette mise en scène serrait étrangement le cœur d'André.\u2014fe voudrais devenir homme de lettres, écrivain ; je sens, monsieur, qu\u2019il y a chez moi des idées.\u2014Mon cher ami, reprit de son ton pédantesque ce fruit-sec qui n\u2019avait pu atteindre qu'à un poste ridicule, et qui se croyait un aigle, \u2014ce sont là des illusions de rhétoricien ! Il est si facile, si doux de se croire du génie !\u2026.Ah! quand on veut vivre de acience, il faut avoir beaucoup travaillé, comme moi et posséder, comme moi aussi, il appuyait | complaisamment sur ce chiffre, \u2014une bonne quinzaine de mille livres rente ; sans quoi l\u2019on meurt de faim dans un grenier! C'est triste, mais c\u2019est vrai.J'y vais franchement avec vous.Moi, tel que vous me voyez, quand je veux publier un travail, je suis obligé de subir les frais de l\u2019impression!.Oui, mon jeune ami!\u2026\u2014Que cela ne ne vous chagrine point, s\u2019il vous plait ; prenez un bon état, vous me saurez gré de mes conseils, et me trouverez toujours aussi disposé à vous obliger.La-dessus cet homme illustre, qui ne croyait pas qu'on put jamais monter plus haut que lui dans les sciences, et qui barrait la route aux autres, faute d'avoir pu arriver lui-même, congédia ses visiteurs, en mettant dans les bras d'André une douzaine d'opuscules qu'il avait composés sur les ovéfares et les vévipares.Le pauvre jeune homme fut brisé.Il avait cra jusqu'alors à la fraternité entre ceux qui se vouent aux culte des lettres ; à un appui du fort au faible.Je l'ai dit, il n\u2019entendait rien aumonde.Îlne désespéra pas pourtant, reprit courage, s'enferma dans sa mansarde comme dans une cellule de bénédictin, et faut de savoir diriger ses efforts, il marcha dans la seule voie que ses études lui indiquassent: il composa une vait dit, pourtant, mon pauvre * Roland, s'interrompit-il, que tu lui avais donné mieux que cela?Le beau visage du jeune soldat devint grave et triste.\u2014C'est vrai, répliqua Roland Montfort, je lui ai donné mieux que cela.\u2014Les'plus belles années de ta jeunesse.voulut ajouter Ma- fhurin.\u2014HMieux que cela encore, dit Roland.\u2014Quoi donc?\u2014Je lui ai donné mon bonheur.Mathurin se rapprocha etem- plit les deux écuelles.\u2019 ~ \u2014Quand tu partis pour l'ar- fi mée, toi, Mathurin, reprit Roland, Geneviève était tout esifant, n'est- \u2026 ce pas?i 3 24 i + # 3 À san og 4 ad \u2014Huit ou dix ans, au plus.\u2014 Te n'as pola gard souve- a air d'elle! Co 4 \u2014Si fait?La plus jolie fillette Que j'aie rencontrée en ma vie! \u201cElle à dû être bien belle quand ; ses seize ans?\u201cY Bien belle! répéta Roland, \u201cdont In voix g'altérs; belle comte les anges du paradis! elle a © \"mB oh} At Mathurld alors] \u201cest une histoire d'amour?| o \u2018Ta mère ne Va pes dit dans , 200 Jottres le nom fin Ja femme Lt 7.7 d ot concienci rad et de Plaute.; 1e Î que dura l'ouvrège, il vit d peu dpgens, il se déroba si n aux - legibs de sa mère con % mr je |guilitiques, qu'il put-encore vivre ¢ sions.Seulement, quand il mettait le pied dans la boutique, il s'indignait de ce prosaisme, et se répétait qu'assurément les mères de ses auteurs et de ses modèles n'avaient point siégé dans une rangée de pipes, entre deux cartons de cigarettes.La fin de son travail ramena toutes ses pcines, tous ses embarras.Or, quand comment, à quel titre, lui obscur, n'ayant que du talent, voulait-il trouver ua éditeur?\u2014II ze rappela l'exemple de M.Beaudrichard, et persuada A sa mire qu'il devait, pour réussir, se faire imprimer à ses frais.La bonne femme y consentit et tira en gémissant de son coffre, le prix de l'impression.La traduction obtint un éclatant suc- cds.A Domfront.André ea écoula jusqu'à quatre exemplaires ! Le libraire de l'endroit, ennuyé de garder le reste en magasin, le lui renvoya un beau jour.\u2014\u2014Sais-tu, dit se mère, cc qu'il faut faire de tout cela?.Prends ma place au comptoir, je suis vicille et puis te laisser mon débit.Plante-moi de côté tes savants, qui son des sots, fais des cornets de tes livres, et vends du tabac aux pratiques: c'est plus sûr et moins ennuyeux.André poussa un gros soupir.\u2014I1 y à, poursuivit la débitante, une place vacante à la paroisse ; une piace qui dépend de M.Beaudrichard en sa qualité de marguiller ; c'est celle de bedeau.Le traducteur de Térence courut a sa chambrette, et de rage il composa un long poëme, en vers hexamètres, sertation sur les poëtes du Bas-Empire.Je ne saurais dire comment on ac- publiés à Domfront comme les autres, quelque peu négative, car depuis lors, J de Nels nowy aisocions à gps condipyens @miéricains pour #8- luer avec reset t reconnpls- sance le preutier joûg,ge l'annee centenaire de l'indépendance de notre patrie d'adoption.La grande République du Nouveau Monde compte un passé court mais glorieux: cent, ans, d'une liberté jusqu'alors incormue dans l\u2019histoire du monde; cent ans d'un progrès merveilleux dans les découvertes des sciences et de l'industrie; cent ans d\u2019une prospérité matérielle qui a étonné le monde civilisé.L'Américain peut porter haut la tête en pensant que la poignée de braves qui levait I'étendard de l'indépendance à Concord et à Lexington jetait les bases de la grande nation qui compte aujour- d'hui quarante millions d'habitants.Les mânes des héros de la révolution doivent frémir d\u2019orgueil au bruit du canon qui réveille les échos des bords de l'Atlantique et du Pacifique pour célébrer le centième anniversaire de la naissance de la grande {République des Etats-Unis d'A- métique.Réjouis toi! à peuple souverain.Tu as prouvé que la démocratie intelligente peut produire dans un siècle ce que la LA REPUBLIQUE + \u2018Montréal.Comme il n'avait pas ide billet de passage.le conduc- {teur du wagon dortoir le ques- tionaa sur le bat de son voyage.|L'cafant avec un tact étonnast fabriqua une héstoire d'où il ves- sortait clairement que notre ga- :min n'était ni plus ni moins que ile fameux Charlie Ross.Grande jexcitation parmi les passagers.On savait qu'une récompense de $20,000 était offerte pour qui retrouverait le malheureux enfant de M.Ross, mort ou vif.On s\u2019empressa autour du gamin qui soutint son rôle en acteur consommé.On le combla de caresses ct on le conduisit chez un des premier citoyens de St.Al- bans qui se déclara heureux d'héberger le pauvre petit.Le télégraphe se saisit de l'affaire et le lendemain on se répétait des bords de l'Atlantique aux bords du Pacifique que Chartie Koss, le célèbre Charlie Ross étaitenfiaretrouvé.Hélas l\u2019heureuse nouvelle était controuvée.Le pays était la dupe d'un enfant de huit ans quimentait déjà comme un dentiste ou un marchand de parapluies.Le père du faux Charlic Ross a ramené son fils au bercail et nous ne serions nullement étonné que Barnum n\u2019entre en négociationsavec lui, pour jexposer ce prodige du menson- i ige précoce.sur l'absurdité du sort et l'injustice de la société, puis successivement une dis- cueillit ces deux ouvrages imprimés et mais il est À croire que la réussite fut tyrannie basée sur les différences | En de castes et de prévilèges n'a! MM.Grau et Chizzola avaient jamais su enfanter, même aux réservé une charmante surprise jours de la gloire des combats à la population française de Bos et des conquêtes.Washington ! ton, comme cadeau du premier Lafayette! Ombres des héros!de l'an.L'excellente troupe dra- qui ont combattu pour la sainte |matique française qui, depuis cause de l'indépendance et de la |trois mois, fait les délices du pu- liberté! Vos dcscendants ont'blic de New-York nous arrive gravé en lettres inefaçables sur pour une semaine au Becthoven l'autel du patriotisme et de la #a/l.Nous aurons donc une reconnaissance, l'histoire de vos série de six représentations et madame Durand ne s'assied plus à son comptoir que par moments, lors, par exemple, que son fils traîne une belle victoires.Ils les célèbrent au- jourd\u2019hui en saluant l'aurore de la centième année d'une prospé- soutane rouge sur les dalles de l'église Hélas! oui, André a changé la poésie contre un débit de tabae.Voilà où l\u2019a conduit la protection du savant M.Beaudrichard.Ah! j'oubliais, cette même auguste protection lui a valu un diplôme de membre de l'Académie des sciences de Domfront ! coût dix francs.La moralité de ceci, c'est que si la bienveillanceetle sens commun s'étaient retirés de notre globe, il serait inutile d'aller les chercher sous la robe d'un savant.OCTAVE FERE.rer er \u201cLA REPUBLIQUE.\u201d Samedi, rer Fanvier 1876.AU PUBLIC.À.N.Lamoureux cst notre seul agent autorisé à recevoir des abonnements à LA REPUBLIQUE et a donner quittance ca notre nom, ponr les affaires concernant l'administration du journal.H.BEAUGRAND.Rédacteur-Editeur.Notre Prime.Plusieurs de nos abonnés qui n\u2019ont soldé leurs souscriptions au journal que pour six mois nous écrivent pour s'enquérir des conditions qu'ils ont à remplir pour recevoir le portrait de JAc- QUES CARTIER que nous offrons en prime.Les voici: Chaque abonné de six mois ui nous remettra la somme de $1.00 avant le 1er Février prochain aura droit à la prime et son abonnementse trouvera payé pour un an, à dater du premier numéro de La République qu\u2019il aura reçu.\u2019 \u2014 Roland passa les doigts de sa main gauche sur son front.\u2014Nous étions du même âge, Filhol et moi, reprit-il; la maison de Treguern était devenu si pauvre qu'on nous avait élevés ensemble, de pair à compagnon.J'étais comme le frère de Filhol et, jusqu\u2019à l\u2019âge de vingt ans, je ne pense pas avoir passé un seul jour sans partager ses peines ou ses plaisirs.Uu soir, nous venions d'atteindre notre dix-huitième année, il y avait fête au uanoir, malgré le malheur des temps ; ce qui restait de gentilshommes au pays était réuni dans la grande salle, Le bruit avait couru que le commandeur Malo s'était fait tuer par les bleus, dans cette tour que tu vois là audessus des maisons de la rue, Il y avait plusieurs mois qu\u2019on ne l'avait vu: il entra tout à coup ce soir-là, sans se faite annoncer, et vint se mettre debout au milieu du cercle qui entourait le cheminée.\" ; ~\u2014Ah ça! interrompit Mathu- rin, je auis bien aise d'être fixé sur ton commandeur Mulo.Est- il sorcier ou est-il fou?) aL commanders Malo est cadet de Treguern, répartit Roland d'un ton sévère ; Nl faut prononcer son nom avec éapect.As-tu enteddu parler 88 voile?\u2014Quel voile?\u2014Le voile qui annonce la Fre rité merveilleuse et d'une liberté continuelle.+ * = Les deux grandes universités de la Nouvelle-Angleterre, Yale et Harvard, sont àse chamailler sur les journaux à propos de courses de canots.Le sujet nous parait assez futile pour que nous nous étonnions que des hommes sérieux qui aspirent aux honneurs universitaires trouvent le temps de parler canots et avirons, tout comme si le salut du pays était en jeu.Nous comprenuns assez bien qu'aux heures de loisir que leur donnent le repos nécessaire à leurs études, MM.les étudiants fassent des courses en canot, à cheval ou en vélocipède si le cœur leur en dit.Mais, qu'on prenne au sérieux ces passetemps d'écoliers pour en porter la discussion sur les grands journaux, c'est ce qui surpasse l'idée que nous nous étions faite des études dans les grands collèges amé- ricains.Les parents qui veulent faire des bateliers de leurs enfants sont bien fous, selons nous, de payer les cours d'université; mieux vaudrait les engagercomme mousses sur le premier navire venu.Ils deviendraient plus forts sur la navigation et cela ne couterait pas un sou aux braves pères de familles qui, le plus souvent, s\u2019imposent des privations pour donner une bonne éducation à leurs enfants.*» .La presse entière s\u2019est occu- péc, cette semaine, des agissements d'un gamin de huit ans qui a su en imposer à nos bons voisins du Vermont.Un enfant à figure intelligente prit passage mardi dernier à Nashua, N.H.mort.\u2014Ah! ah! fit Mathurin dont le gros rire devint un peu forcé.Le voile de Treguern ! Oui, oui, j'ai entendu parler de cela.Et en vérité, je crois qu\u2019on change dès qu'on se retrouve au milieu de nos landes.Je n'avais pas songé à toutes ces diableries depuis dix ans, et Dieu sait que j'aurais ri comme un bossu, si on m'avait conté quelque histoire de revenants à l'armée de Sambre-et-Meuse.Maintenant voilà que j'ai presque la chair de poule ! \u2014Si tu as entendu parler du voile de Treguern, poursuivit Roland dont l'accent était mélancolique et calme, tu sais que depuis le grand chevalier Tanne- guy, dont le tombrau est dans l\u2019église d'Orlan, tous les mâles du sang de Treguern ont le don de prévoir 1% mort de leurs amis et de leurs ennemis.\u2014=Si bien que quand ce Malo me regardait entre les deux yeux autrefois, grommela Mathurin, moi qui n'étais pourtant ni son ami, ni son enneuri, je prenais ma course comme di j'avais vu le diable!: + cg Ce soir-là, donc, fa boane comtesseé, taère de Filho!, était assise sous le manteau de la che- minée.Elle portait son deuil de tions.luttes, de vos épreuves et de vos une matinée et nous pourrons lapplaudir les artistes dans les meilleures pièces du répertoire français; ce qui n\u2019est pas peu dire.Maintenant, il nous reste à nous, MM.nos compatriotes, le soin de prouver à la direction que nous savons apprécier de bons artistes quand par hasard, ils nous arrivent, en faisant chaque soir salle comble à la salle Beethoven.Nous devons tenir à | cœur à ce que ces messieurs nous quittent en emportant avec eux un bon souvenir de nos bravos et une recette quiles engage à revenir plus tard.Chronique de Londres.Londres, 15 Décembre 1875.I! semble que cette époque de l'année soit celle des catastrophes souterraines, dont le récit seul fait frissonner d'épouvante.Lundi arrivait à Londres la nouvelle de deux explosions de feu grison.La première avait eu lieu au puits | Duffreyn, à New Tredegar, près de Newport.Vingt travailleurs tués sur le coup ! La seconde explosion avait eu pour théâtre le puits Alexandra, à Hai- £h, où se trouvent les mines de la Wi- gan Coal and Iron Company.Sept mineurs ont été renversés des étais qui leur servaient d'échafaudage et précipités dans l'immensité du puits, à une profondeur de plus de 120 mètres.Inutile de dire que les malheureux ont été jrelevés sans vie et horriblement muti- ilés.Mais le bilan de la semaine ne faisait que s'annoncer.Lundi, à neuf heures et demie du matin, une explosion formidable bouleversait les mines de Swai- the Main, situées à Swaithe, commune de Worsbro' à trois mille de Barnsley.Le puits est un des plus considérables du comté de York.Trois cents hommes y étaient descendus le matin, à la reprise des travaux ; en quelques secondes, cent-vingt d\u2019entre eux étaient foudroyés.Elle à ét£ trop souvent retracée la scène offerte par les habitants d'un district houiller le jour d\u2019une explosion ! sur le train express de nuit pour j Tout ce qui vit aux alentours se préci- mort l\u2019année d\u2019auparavant.Le Commandeur Malo la regarda et devint tout pâle.\u2014Madame ma cousine, dit-il, il faut songer à Dieu.La comtesse était une sainte femme; elle se leva et s'en alla tout droit au commandeur.\u2014Monsieur mon cousin, lui dit-elle, depuis que le comte mon époux nest plus de ce monde, je ne songe qu'à Dieu.La joie s'était glacée sur tous les visages, et de l'extrémité du salon où Filho! et moi nous dansions avec les jeunes filles, nous nous entendimes ce mot répété tout bas parmi le silence : \u2014Le voile ! le voile! La comtesse appela Filho! et lui dit d'aller chercher un prêtre.Je me zouviens bien que Geneviève, la pauvre enfant, dansait avec moi.Elle tremblait toute pâle entre mes bras, elle murmurait, sans savoir qu'elle parlait: \u201cCelle-là serait bien hardie, qui oserait entrer dans cette famille de Treguern |\u201d La bonne comtesse mourut en chrétienne avant d'avoir revu le soleil.Le commandeur Malo restà au manoir Jasqu'après l\u2019enterrement, puis il partit, suivant sa coutume, sans dire où il allait.Filho! n'avait plus ni père ni mère ; il était maître de ses ac- Une grande tristesse, je veuve, parce que le comte était orifices, Les feaunes gémissent, recherchant leurs époux, et souvent leur enfants.Dans le voisinage d'une mine, il n'y à pas d'habitants qui ne soit le parent où l'ami de quelques-uns des mal, heureux engagés dans le trou de désolation.Un cherche d'abord à trouver les vivants, lorsqu'il y en a, et à chaque cadavre qui remonte, ce sont des pleurs et des exclamations déchirantes, qui se mélent aux cris de soulagement que fait naître l'arrivée de chaque échappé.Les statistiques sont toujours utiles ; en voici une qui ne manque pas d'intérêt.Des entrepôts de Londres, il est sorti cette semaine 3,313,966 livres, pesant do thé.Sur cette quanté, 2,16ÿ,- 352 étaient destinées à la consommation intérieure, 836,228 livres ont été remises à côte, 269,535 livres exportées, 87,418 livres embarquées pour exportation, 3,363 livres employées comme puovisions de navires.Les droits perçus se sont montés à £54,184.Le même produit avait fourni au fisc la semaine précédente £52,316.Si l'on prenait la moyeane de ces deux chiffres on trouverait que l'impôt sur les thés passant par la place de Londres produit annuellement £2,7 56,000.Ça et là.\u2014Les dépêches de Naples disent que l'agitation du mont Vésuve augmente, et que l'on s'attend à une grande éruption.\u2014On télégraphie de Madrid : \"Il est officiellement annoncé que le général Jovellar s'embarquera le 20 courant, pour aller occuper le poste de capitaine général de Cuba.\u201d \u2014H a été abattu à Chicago, dans le courant de l\u2019année, quatre millions de porcs, 500,000 moutons et 900,000 bê- tes à cornes.Le chiffre d'affaires représenté par ces abattages est de $100,- 000,000.\u2014Une dépêche de la Havane dit que beaucoup d'officiers supérieurs ont requis l'ex-capitaine général Valmaseda de signer un ordre les autorisant à quitter Cuba et à retourner avec lui en Espagne, mais qu'ila refusé d'accéder à cette demande.\u2014Une dépêche de Vienne au Zaily News dit que 80 délégués insurgés, assemblés à Jamnetza, en Bosnie, pour discuter le firman du sultan proposant des réformes, l'ont rejeté comme indi- £ne de confiance et ont formé une sorte de gouvernement provisoire.\u2014Une exécution a eu lieu, dans la cour de la prison de Guelph (Canada) ; c'était celle d'un homme de couleur, Henry White, convaincu d'avoir assassiné sa femme.Sur l'échafaud le meurtrier a confessé son crime, et a donné des signes du plus profond repentir.\u2014On télégraphie de St.Paul (Minnesota) : Le schooner Stranger, de Superior City, a sombré pendant une tempête.Il yavait à bord quatre hommes, qui ont tous péri, savoir : le capitaine Isaac Clark et les matelots George Coburn, Joseph Codage et James Lafaure.\u2014D'après un télégramme de la Havane, le bruit court dans cette ville que William M.Tweed est arrivé à Cuba, mardi dernier, sur une goëlette.Plusieurs New-Yorkais qui connaissent Tweed de vue affirment l'avoir rencontré, mercredi et jeudi.dans différents quartiers de la Havane.\u2014On dit que le point principal de la proposition des trois empereurs relative aux réformes en Turquie est que les ambassadeurs des puissances neutres à Constantinople exerceront une surveillance permanente sur l'exécution des réformes «ans les provinces insurgées.\u2014Le bruit court que le khédive a ouvert des négociations en vue de la vente de ses actions de fondateur du canal de Suez.Le gouvernement de la Grande Bretagne ct un groupe de capitalistes français représentés par M.de Lesseps, sont les acheteurs probables.Ce dernier a offert quarante cinq millions de francs pour les actions.\u2014Les arrivages d'émigrants dans le port de New-York depuis le rer janvier 1875 jusqu'au 25 décembre ont atteint le chiffre de g9, 512 contre 149,762 en | semblait que nos deux cœurs | fussent jumeaux.Les circonstances qui avaient précédé la mort de la bonne comtesse nous avaient frappés vivement, et nous ne occupions plus que des choses surnaturelles.Ce fut en ce temps que nous échangeâmes une promesse solennelle et bizarre, une de ces promesses dont l'accomplissement est au-dessus du pouvoir de l\u2019homme et que la volonté de Dieu seul peut ratifier.Quelle promesse ?demanda Mathurin.Et ce n'était plus en vérité le joyeux vivant de tout à l'heure.Le soleil s'était couché derrière les pignons aigus du faubourg; la nuit tombait rapidement ; le ciel qui se chargeait de nuages à l'horizon semblait près de confondte sa ligne circulaire et sombre avec la ligne plrs foncée des montagnes de Saint-Pern.La route, au-delà du faubourg, montait une rampe tournante et allait se perdre entre deux murs d'ardoise.Au-delà encore, c'était le noir, la lande immense et déserte, la lande qu\u2019on allait être obligé de traverser de nuit.pite, en quête de nouvelles, vers les 1874.La plume grande partie de ces aus déjà, dPune tumeur cancéreuxe à la éenigrants nent allés ve mer dans l'ouest.tête.- oo Le Herald dit d'autre part que le nom- Le marl n'a jamais fumé, ce qui est bre des ét qui ost été rapatriés un argument contre l'usage du tabac; par les consult, pendant l'année, est mais le femme, elle, fume au contraise d'un tiers maindre qu'en 1874.régulièrement depuis plus d'un demie \u2014Nous avons reçu de MM.\u2018Thomas siècle, ce qui serait au contraire un ar- W.Price et Cie.405 Minor St.Phila.EUMent pour les fumeurs.Enfin cet delphie, un almanach pour 1876, intitu.beureux couple à une nombreuse lignée lé Cemtenmial Historical Calendar, or- de descendants dans la ville de Catlin.né d\u2019ua fronfispice représentant la (a-' UT TT meuse salle de l'Indépendance.On y Chosen ct autres.remarque aussi l'excellent dessin des \u2014Une assez forte secousse de trem- médailles commémoratives du Cente- | blement de terre s'est fait sentir mercre- naire, qui doivent être frappées par la di à minuit moins vingt minutes à Rich- Monnaie des Etats-Unis.mond (Virginie).La secousse a été \u2014La Correspondance politique rap- Téssentie dans toute la ville, causant un porte que le sultan dépense tout l'ar Bruit sourd et prolongé qui fut pris d\u2019agent dont il dispose A armer en toute bord pour celui d une explosion qui se hâte ses forces de terre et de mer.1] a *TAit produite dans les mines de char- fait des commandes de navires et de | LON du comté de Chesterfield.La po- canons pulation se précipita aussitôt toutentiè- On a découvert en Turquie une cons.é* daus les rues de la ville, craignant piration contre les chrétiens, et 36 Turcs 4\" quelques maisons ne vinssent à is da A ; t s'effondrer.11 n'en a heureusement rien arrêtés J » daus cette affaire ont été été et l'on n'a pas de désastres à déplo- 24 AR rer.\u2014La Fpoca de Madrid dit que lors- Il ne serait nullement étonnant que or Finsurree tion carliste Sea SUPPHI-| co tremblement de terre eût quelque Cuba nie Armée sera eae à relation avec celui qui s'est produit ré- 1 p * {cemment à Puerto-Rico ainsi qu'avec | es défenses de la côte seront pourvues |.cdi hsp : darmes degroscalibre.Enméme temps © PHO\" prédite du V'ésuve.gr Pp ; \u2018 va .l'Espagne proposera aux Etats-Unis un \u2014la ville de Boston vient d être at, nouveau traité de commerce offrant des tTistée p ar un épo uvantable accident.| avantages mutuels.Des souscriptions Mercredi de la semaine dernière, quel- sont déjà ouvertes en vue de défrayer ques minutes avant sept heures, la con- le coût de fabrication de gros canons: duite de §az quipasse sous le tablier du pour la défense de Cuba.{ pont de Federal street et sous la chaus- | \u2014Vendredi soir, un pauvre diable sée qui unit ce pont à South Boston, a \u2018dans notre tristesse, car nous ai- nommé Asa P.Perry s'est hrulé la cervelle parce qu\u2019un certain S.F.James, dit Stickeen, lui avait enlevé sa ferame, Le prétexte est faible.Nous avons vu des hommes se suicider pour de bien meilleures raisons.Entre-autres les pauvres hères qui ont du se suicider pour un motif diamétralement opposé : Parce que personne n'aurait voulu leur enlever leur moitié.\u2014On mande de Philadelphie : \u2018On vient de recevoir en cette ville une acceptation formelle par Pie IX | d'une invitation adressée par les autori- | tés du Centenaire à Sa Sainteté, la re-: quérant de témoigner qu'elle reconnait ; l'entreprise, par l'envoi à l'Exposition ! d'œuvres d'art des galeries du Vatican! ou d'ateliers placés sous sa dépendance.Les lettres du pape sont conçues dans les termes les plus amicaux pour les Etats-Unis.\u201d \u2014 Il y à quelques jours plusieurs jeunes filles de la Nouvelle-Orléans se rendaient à l'église Ste.Marie, dans la rue de Chartres, afin de s'y faire recevoir comme membres de la Société des Enfants-Marie.Elles étaient toutes vé- tues de blanc, portant un long voile flottant et tenant à la main un cierge allumé.Tout à coup.pendant qu'elles étaient debout auprès du maitre-autel, le voile d\u2019une d'entre elles, la jeune Annie Julia Planchard, âgée de 14 ans, prit feu, et en quelques instants la pauvre enfant se vit environnée de flammes.Malgré tous les efforts tentés pour lui porter secours, elle n'a pas tardé à expirer au milieu d'atroces douleurs.fait explosion.La chaussée a été pres-| i que entièrement détruite, les pavés ont ! été projetés dans les airs, sur une dis- | | tance de plus de cent cinquante pieds.| | Le désastre, malheureusement, ne se; | Lorne pas à des pertes matérielles.Une : dizaine de personnes ont été tuées sur le coup ou précipitées dans la rivière et] i noydes ; quatre ou cing autres ont été, | mortellement blessées et une quinzaine! ! environ ont reçu des blessures ou des.| contusions de moindre gravité.! | Quant à la cause du sinistre, on sup- se que le tuyau, qui a cinq pieds de diamètre, aura éclaté par suite des derniers froids et que le gaz dont le sol se sera ainst imprégné, aura pris (eu par quelque raison inconnue dont l'effet aura déterminé l\u2019exulosion.\u2014Une triste et étrange histoire vient d'émouvoir péniblement la population de South Greece, un village des environs de Spencerport.Mme Prendegast habite cette localité avec son mari et deux enfants.une petite fille et un petit arçon, âgée respectivement de deux et trois ans.Comme elle revenait, samedi dernier, de laver du linge, en se penchant sur une citerre attenant à la maison, elle aperçut tout à coup sa petite fille qui venait de tomber dans l\u2019eau : n'écoutant que son cœur, elle se prévi- pite dans la citerne, retire de l'eau l'enfant qui ne donnait presque plus signe de vie, et élevant les bras au-dessus de la tête la dépose sur le sol; mais elle s'aperçoit alors qu'elle même ne peut sortir: elle crie à son petit garçon de courir jusqu'à l'atelier où travaillait son \u2014Les troubles de la frontière de Californie menacent de devenir sérieux.| Des bandes d'insurgés mexicains ve- , nant de la Sonora sont arrivées sur le ; territoire de l'Arizona pour échapper à i la poursuite des troupes du général | Pesquiera.Le gouverneur de l'Arizona a immédiatement télégraphié au général Kautz, commandant fédéral du dis- | trict, pour lui demander de concentrer | de troupes sur la frontière afin de refouler les bandes mexicaines en Sonora et de prévenir de nouvelles violations du territoire américain Le général Schofield vient d'envoyer ; un escadron de cavalerie à San Diego pour surveiller la frontière de la Basse- Californic, dans lesenvirons du Campo.\u2014On nous signale l'existence, dans le comté de Montgomery (Illinois) d'un couple de centenaires, M.et Mme! Fruits, âgés le mari de 113 ans, et Ia] femme, de 111 ans.Voilà maintenant 85 ans qu'ils sont mariés.Le mari se\u2018 tient encore droit comme un if et four- | nit chaque jour une somme respectable de travail.La femme a été plus éprou- : vée, vu qu\u2019elle souffre, depuis quarante | \u2018lui et moi, nous sommes encore \u2018de cc monde.Maintenant que je iréfléchis, je pense bien que l'a- \u2018mour était pour quelque chose mions tous les deux et à l'insu l\u2019un de l'autre.Pourquoi ce mystère entre nous, qui mettions tout en commun?je ne sais.Nous aimions cependant Ja même femme ; èt, si l\u2019un de nous eût risqué un aveu, notre double secrct aurait été découvert bien vite.Mais nous étions des enfants, et, quant à moi, jamais je n'aurais osé dire à Geneviève : \u201cJe vous aime ! Gencviève devenait de jour en jour plus belle; j'avais de les.poir; il mc semblait que ses meilleurs sourires étaient pour moi.Parfois des crainter me venaient, car l'amour véritable et profond n\u2019est jamais tranquille.Filhol était si beau et si bon! Mais Filhol ne m'avait jamais rien confié, et je me souvenais malgré moi de cette parole de Geneviève : \u201c Celle-là serait bien hardie qui oserait entrer dans cette famille de Treguera!\u201d Au mois de mai 1798, voilà deux ans de cela, nous avions atteint tous les deux, Filho! et La promesse que nous échangeâmes, Filho! de Tre guern et moi, reprit Roland, ne pouvait s'accomplir of l'an l'éprouvais moi-même, car il mol, notre vingt-tième année.Nous tirâmes ensemble à la conscription.Jeus un bon numéro, tomba au sort.de nous mourait, et, Dieu merci ! L'homme nait égoïste.Je ne père et de lui dire de venir la retirer de la position embarrassante où elle se trouvait : le petit garçon ne comprend pas et se précipitant vers la citerne y tombe à son tour.La courageuse femme ne perd pas sa présence d'esprit, parvient à déposer son petit garçon sur le sol comme elle avait fait de la petite fille et lui réitère l'ordre d'aller chercher son père : pendant l'absence de l'enfant elle arrive à - se hisser jusqu'à l'orifice de la citerne, et assiste ainsi à l'agonie de sa pauvre\u2019 petite fille qu'elle avait retirée de l'eau, trop tard, hélas ! pour lui sauver la vie.Enfin, le père arrive et dégage la malheureuse mère qui tombe sans connaissance entre ses bras, épuisée de fatigue ct brisée d'émotion ; un médecin aussitôt appelé a déclaré qu\u2019il était fort à craindre qu'elle ne perdit la raison.\u2014On dit que le khédive négocie pour | la vente des actions égyptiennes des fondateurs du canal de Suez.Des offres sont faites, d\u2019une part par le gouverne- \u2018ment de la Grande-Bretagne, de l'autre par M.de Lesseps, représentant un groupe de capitalistes français.Ces: ern ters offrent $9,000,000 des actions.| songeai d'abord qu'à Geneviève, ce qui était songer à moi-même.En revenant au manoir tout joyeux que j'étais, j'entendis qu'on pleurait derrière la haie du verger; mon cœur se serra, car je me dis: Voici Marianne de Tre- guern ct sa petite sœur Laurence qui pleurent le départ du pauvre Filhol.La fcuillée n'était pas encore bien épaisse; j'approchai mon œil de la haic, ct je vis Genc- viève avec ses grands cheveux blonds épars, qui sanglotait, les mains dans lcs mains de Filhol.\u2014Ami Mathurin, s'interrompit ici Roland, quand on m'a coupé mon bras droit je n'ai pas ressenti une semblable douleur.Je pris ma course vers le manoir, où l'on m'avait donné place dans les anciens communs, car j'étais déjà, comme Filhol, sans pèrc ni mère.Je fis un petit paquet de mes hardes ct je dis à ma sœur Marion: Je suis tombé au sort.Adieu! je pars.Sois heureuse.On était encore cn guerre; len conscrits devaient partir le soir.pour Redon.Je mis mon paquet 39333333 \u201cBEETHOVEN HALL\u201d La Compagnie Dramatique FRANCAISE DE NEW-YORK donaera 3 Boston, & < Tleethoven Hall ** une Série de réprésontations qui se composera de Six Soirées et une Matinée, commençant Lundi 8 Janvier et se continuant pendant une semaine Le succès que cette Compa- gnic a obtenu à New-York au Lyceum est un gage de l'excellence des artistes qui la composent.Le répertoire a été choisi parmi les Meilleures productions de la Scénc Francaise et se composera des pièces suivantes.Le Gendre de M.Poirier, .Comédie en 5 actes de MM.E.Augier et J.Sandeau.Frou-Frou.| Comédie en 4 actes de MM, Meilhac et Halévy.Nos Intimes \u2018Comédie en 4 actes de Victorien Sar- dou.LA DAME AUX OAMELIAS.Comédic en 5 actes de A.Dumas fils.LA PRINCESSE GEORGES.Comédie en 3 actes de A.Dumas fils.La Maïtrese Legitine LES CHEVALIERS DU PINOE-NEZ.LE HOMARD.LES DEUX SOURDS ; La souscription est ouverte + CHEZ LMM.SCHOENHOF çt ! MOELLER, No.go Winter St.\u2014AU\u2014 | \u201cPARKER HOUSE\" et au contrôle, au \u201cBEETHOVEN HALL.\" \u2018sur l'herbe en remerciant Dieu, \u2018tandis que Filhol me pressait contre son cœur.Geneviève ! je vois encore ses grands yeux bleus humides levés vers le ciel! Je ne l'avais jamais admirée si belle ! i Filho! et moi nous allâmes au bourg, et nous fimes, cn présence du maire, l'échange de nos numéros.Je partis le soir même, et Filho! vint me conduire jusqu'à Redon.Ce que je fis pour Filhol, Fil- ho! l'aurait fait pour moi.~Peut-8tre., murmura Ma- thurin.\u2014D'ailleurs j'obéissais au dernier commandement de mon père.Depuis lors j'ai reçu deux lettres du pays : l\u2019une par laquelle Filho! m'annonçait son mariage avéc Geneviève, l'autre qui m'apprenait la naissance de son premier enfant, la petite Olympe de Treguern, Roland se tut et sa tête inclinée pendit sur sa poitrine.\u2014\u2014Combien y a-t-il de temps que tu as requ la seconde lettre?manda Mathuria.-Unan, =Et ta sœur ne t's point donné de nouvelles?\u2014Ma sœur Marion ne sait pas sur mes épaules au bout d'un [écrire bâton, et je revins toujours courant au manoir oû Filho! et Geneviève étaient encore ensemble.Is me devinèrent, et peut-être qu'ils s'étaient attendus à cela, \u2014Et maintenant que tu reviens au pays, Roland, dit Ma- thurin tout ému et comme s'il n'eût pu retenir cette parole, si car Geneviève se jeta à genoux tu retrouvais toujours (Asurvag.) ope APE 94 a iy ~~ \u2014\u2014 oe. \u2018A nou lecteurs.\u2014\u2014 Nous trait de Jacques Cartier que nous offrirons en prime à toutes personnes qui paieront d'avance un an d'abonnement à La République.Ce portraitd'une grandeur de 14 pouees sur 20 pouces et exécuté expressément pour nous, dans un des premiers ateliers lithographiques de Boston, est un magnifique souvenir du héros qui, le premier, implanta le pouvoir de la France sur le continent américain.Nous l'offrons donc comme prime à toutes personnes qui paieront d'avance un an d'abonnement à La République.PRIX DE VENTE POUR LE PUBLIC 850 cts.la copie.Chaque portrait parfaitement emballé dans un étui de carton sera envoyé franco par la poste.S'ADRESSER A H.Beaugrand, rédacteur de La République.Box 2839 BOSTON, Mass.Bulletin Telegraphique.FRANCE.\u2014Le président MacMahon a écrit une lettre à M.Buffet, ministre de l'Intérieur, pour le remercier du discours qu'il a prononcé vendredi pendant la discussion de la loi sur la presse.M.MacMahon approuve complétement ce discours.M.Thiers a bien accueilli l'offre des habitants de Belfort ; il se portera comme candidat au Sénat.Il n'a pas accepté des offres analogues faites par onze autres départements.Les chefs républicains ont la confiance que, lors des élections générales, les partisans de la République modérée obtiendront la majorité dans les deux chambres de la nouvelle Assemblée.Les princes d'Orléans refusent de poser leurs candidature, soit au sénat, soit à l'assemblée nationale.\u2014Le Herald publie deux longues dépêches, l'une de Londres, l'autre de Paris, racontant comment la fête de Noël a été célébrée dans ces deux grandes villes.Ces narrations ne manquent pas d'intérêt, mais nous n'y trouvons à ublierons vers le ler janvier 1876 un magnifique por- on célèbre cette fête.Noël n'est plus qu'une saturnale où l'on ne retrouve même pas les formes pittoresques et les Jeux du paganisme.Comment douter de l'attachement qu'ont les Anglais pour la Næl lorsqu'on voit ceux qui la fêtent parcourir les rues en titubant et encombrer le lendemain les postes de police?La Noël anglaise est donc généralement observée em se livrant à la boisson.Les classes laboricuses profitent de la fête pour se priver de la raison et du sentiment.\u201d La fête a été célébrée dans la plupart des églises de Londres avec les cérémonies habituelles.\u2014La barque russe Feway, capitaine Kastelin, partie le 5 novembre de Pensacola pour Bristol, s\u2019est totalement perdue sur la côte de Galles.\u2014Les troupes britanniques à Malacca sont arrivées devant Kintah, où elles se trouvent en présence d\u2019une force considérable commandée par les maharajahs Ismail et Lela.Le général Colbor- ne a demandé des renforts.\u2014Le Times a reçu le télégramme suivant de Penang: Le général Colborne annonce qu'il a pris Kintah sans coup férir.Les maharajahs Ismail et Lela se sont enfuis A Palane.\u2014Une dépéche de Berlin à la Fall Mall Casette dit que Thomassen, ou Thomas, l'auteur de la tentative de destruction du steamer Mosel! avec de la dynamite, était natif de Bocholt, dans a Westphalie prussienne, mais qu\u2019il avait été emmené en Amérique à l\u2019âge de 2ans.\u2014 SUISSE.sur la Noël où il blème la manière dont M.Munex, commissaire diplomatique de la République cubaine près le gouvernement du Salvador, à été accrédité en la même qualité auprès des Etats conférérés, et 1 espère obtenir d'eux la reconnaissance de l'indépendance de Cuba.Don Andres Valles est candidat au poste de président du Salvador, et son élection est probable.\u2014Le père Pals- cios, instigateur des désordres de san Miguel, à été condamné à mort par le tribunal militaire.l\u2019a décrochée, et comme elle ne La po litique Anglaise.revenait pas à elle, on s\u2019est déci- Voici en quels termes le jour-|dé à l'envoyer à l'Hôpital de nal Les Etats Unis de l'Europe| Charité, où elle est encore.apprécie la politique de l\u2019Angle-| Si elle en réchappe, elle pour- terre: ra se vanter d'être revenue de \u201cSans verser une goutte de |loin.sang, sans brûler une chaumière, sans léser un fellah, pour cent millions payés au Khédive en échange de 176,000 actions, que .celui-ci lui a vendues, l'Angle-| 18 nombreux amis de notre agenouillée devant la porte, le cou placé dans une sorte de nœud coulant, fait avec des lambeaux de sa robe et attaché par par les deux bouts au grillage en fer.La malheureuse femme respirait encore, mais était complètement privée de sentiment.On Cadeau de Noel.LA REPUBLIQUE.en retraite, il a refoulé son émotion ct a ouvert bravement la porte.Il a trouvé alors Joséphine COOK, TAYLOR & OIE.48 RUB MERRIMACK ET 125 RUE CENTRALE.M.M.A.Aubertin sera au comptoir de la rue Merrimack comme par le passé et M.Frank Geoffroy servira les pratiques de langue française au magasin de la rue Centrale.GRANDE VENTE SPÉCIALE DE MARCHANDISES POUR LES FETES terre estdevenue, pacifiquement, excellent agent M.N.Lamou- maîtresse du canal de Suez, |TEUX se sont rendus chez lui, le Tunnel de Douvres à Calais, |J°Ur de Noël dernier, et lui ont chemin de fer de Calais a Brin-|C3us\u20ac une agréable surprise en disi par Paris, Marseille et le|lUi présentant une magnifique Mont-Cemis, canal de Suez, voi-|Pague en or surmontée d'une là, par l'accord facile de trois|3Mméthyste de prix.MM.Guillet puissances, l'Angleterre, la Fran- °t Turcotte prononcèrent quel- ce et l'Italie, le commerce et|AUÉS paroles appropriées à la l'industrie de l'Europe assurés.circonstance et offrirent les sou- quand on le voudra, contre la haits des donateurs à M.Laguerre.Une telle alliance vau-|Moureux a l'occasion du vingt drait bien celle des Trois Empe- sixième anniversaire de sa nais- reurs.M.Seebohm très bien *ance.M.Lamoureux les remer- montré que, par le développe- |!# Par un joli discours que nous \u2014On a reçu la nouvelle d'une terri- ment de son commerce et par la ble catastrophe qui s'est produite dans [complication de ses intérêts, canton d'Argovie.On célébrait la fête [l'impuissance heureuse, non seu- de Noël dans la maison d'école de cette lement de faire des conquêtes, dé.Quatre vingts personnes ont étéjune guerre sérieuse, obligée, par tuées et cinquante ont reçu des blessu- conséquent, de faire la politique res plus ou moins graves, de la paix, et tenue de se mettre i _, RUSSIE.à la tête de cette politique.La ~L'/nvalide Russe dit que des émis- prépondérance que, par la pos- saires de Khokand ont poussé la ré-| session du caual de Suez, elle se volte les tribus sujettes de la Russie, donne, non-seulement dans la \u2018oisi \u201cU 2 MAS .dans le voisinage d'Urapete.Les trou-! question d'Orient, mais dans la pes russes les ont attaquées, et après politique générale, montre que avoir été d'abord repoussées, ont rem-| \u201cAss la maison sont traitées au comptant F.D.HAMILTON, PROVIDENCE & WORCESTER.3 ¢ la majorité de! né nes Ja vie ; = \u201cx ue Middlesex, Lowell, Mass ___ 2 ee 7 ire .\u2018 dine mande qu J te | sures nécessaires pour leur don- perdre la ve pat suite de cone firi Membre de la Chambre Locale des \u2018Tirce- TT te prgrant, Wepre ae 12 theme Troy hee M.F.Rouleau, le candidat con ner effet.; .brutalité inqualifiable.Il doit ATE, M.TR THA cui our 3104 NE \u201cLa a Mo Stat rence, Norcrater v servateur, est de prés de soo! joute que la le.Porter plainte contre l\u2019assaillant\u2018 = Ë République\u201d ent assuré pour £3,000, é E.BEAUDREAU, tations intermidisiv: 7.408.0.11.4 voix sur M.le Dr.Morisctte fe Le Globe ajoute que la lé- ee tl P :
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